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suara le journal de l’Église en mission Trimestriel » 20ème année n°78 » décembre 2019 - janvier - février 2020
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Dieu avec nous changer de regard » pleins feux sur le Carmel au Congo » missionnaire à Deurne
éditorial
sommaire
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dans ce numéro
Plus que quelquefois dormir, comme disent les enfants, et Noël sera là. Avec ses célébrations festives, ses réjouissances et ses retrouvailles familiales. En cette période de fêtes, n’oublions pas de porter dans notre prière tous les chrétiens de par le monde qui sont persécutés parce qu’ils affirment leur foi en Jésus-Christ. Pensons aussi à ceux qui luttent pour survivre, comme au Venezuela, en Syrie, en Irak, en République Démocratique du Congo, en Algérie , en Inde et dans bien d’autres lieux. Partout où elle est présente, l’Église a pour mission de manifester l’amour de Dieu à ces personnes de toutes origines et de toutes confessions pour qui la vie est un combat quotidien. Le rôle de Missio est précisément de soutenir les Églises locales qui ont peu de moyens dans cette tâche d’évangélisation.
« N’oublions pas de porter dans notre prière tous les chrétiens persécutés et ceux qui luttent pour survivre. » Au fil de ce numéro, vous découvrirez comment, sur tous les continents, les baptisés se mettent quotidiennement au service de leurs frères. C’est notamment grâce à vos prières et à votre générosité qu’ils peuvent accomplir leur mission. En leur nom nous vous en remercions et vous souhaitons d’être à votre tour pour vos proches des messagers de l’Évangile.
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Léguer à Missio c’est miser sur l’avenir ! En inscrivant dans votre testament un legs au profit de Missio, vous aiderez les communautés chrétiennes à annoncer l’Évangile dans le monde de multiples manières et à se mettre au service des plus pauvres et des plus fragiles. Renseignez-vous auprès de votre notaire ou contactez le père Michel Coppin, directeur de Missio-Belgique, au 02 679 06 37 ou par email legs@missio.be
focus
Joyeux Noël © Ron Doke
ARMELLE GRIFFON
Se connecter à la source Projet | Enfants des rues au Venezuela Pleins feux sur le Carmel de Kabwe-Kananga Merci | Une église pour la paroisse de Yalgo Belgique, terre de mission Billet Missions et missionnaires
Toute l’équipe de Missio-Belgique vous souhaite de belles fêtes de Noël et une bonne année 2020. Qu’elle vous apporte la paix et la sérénité et que l’amour incarné en Jésus-Christ illumine votre quotidien et vous guide jour après jour.
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Avec Jésus, changer de regard Depuis de nombreuses années, l’association « Sortir de la Violence » s’attache à offrir à un large public une réflexion sur la non-violence et un espace d’entraide et d’entraînement pratique pour désamorcer la violence dans différentes situations. Rencontre avec Ariane Thiran, une des responsables du mouvement en Belgique. ARMELLE GRIFFON
Quelle est la source de votre démarche ? Dès le départ, nous avons été inspirés par la non-violence de Jésus(1). Évidemment, la non-violence n’est pas seulement le fait des chrétiens ; on retrouve cette approche dans de nombreux courants philosophiques ou religieux. Cette non-violence naît de le force de l’amour. Elle s’oppose à toutes les relations destructrices. Il s’agit de tout ce qui atteint l’intégrité des personnes humaines.
« Nous sommes inspirés par la non-violence de Jésus. » Ariane Thiran explique le principe del a roue du changement de regard lors d’une session de formation.
Votre association propose des formations à la non-violence. Sous quelle forme ? Nous organisons des retraites-formations, des retraites basées uniquement sur l’Évangile et des formations pluralistes. Nous faisons aussi de l’accompagnement de groupes ou de personnes. Les retraites-formations visent à faire le lien entre la vie spirituelle et la vie pratique. Dans les milieux chrétiens, beaucoup de gens participent à des retraites et suivent des formations
© Sortir de la Violence
sans établir de connexion entre les deux types d’activités. Notre but est d’apporter une pratique et non une morale, pour permettre à chacun d’entrer en relation de façon non-violente. Il s’agit finalement d’incarner les valeurs évangéliques dans nos relations. Les retraites plus spécifiquement spirituelles, visent à explorer les problématiques de la violence et de la non-violence à travers une lecture de l’évangile de Marc.
Les sessions pluralistes s’adressent à un public plus large. On y travaille uniquement sur les outils de la non-violence, comme par exemple la roue du changement de regard. Nous faisons aussi de l’accompagnement de groupes ou de personnes. Il s’agit avant tout de la supervision d’équipes dans le secteur associatif et, plus ponctuellement, de couples ou de familles qui demandent de l’aide pour gérer un conflit. →
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se connecter à la source « La non-violence n’est pas synonyme de gentillesse. »
Quel est votre programme pour 2019-2020 ? Ces sessions ont lieu au centre La Pairelle, à Wépion. • Du 22 au 24 Novembre 2019 a eu lieu une session pluraliste sur le thème : Conflit de groupe, sortir de l’impuissance • Du 21 au 23 Février 2020 : Ça casse ou ça passe… Et si on vivait l’autorité et les émotions autrement ? • Du 27 au 29 Mars 2020 : S’adoucir ou s’endurcir... Mon corps au cœur de la relation à moi-même, à l’autre, à Dieu • Du 29 Juin au 5 Juillet 2020 : La crise, une opportunité de croissance. Les 7 clés de la Transition au fil de l’Évangile de Marc • Du 9 au 11 Octobre 2020 : Ni paillasson, ni hérisson.Un chemin de non-violence à la suite de Jésus
« Jésus nous appelle à un changement de regard sur l’autre. » Dans l’Évangile, certaines attitudes de Jésus peuvent paraître violentes. Y aurait-il une bonne ou une mauvaise violence ? La violence dont nous parlons va dans le sens de la destruction. Elle porte atteinte à l’intégrité de la personne. Jésus peut-être ferme et virulent car la non-violence n’est pas synonyme de gentillesse. La fermeté de Jésus n’est pas tournée vers les personnes mais vers le
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C'est sa faute.
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mal et l’injustice que leur comportement génère. Certains gestes de Jésus qu’on perçoit comme violents sont des gestes prophétiques. Et l’on sait que le propre du prophète est de bousculer les consciences. Qu’est-ce que la foi chrétienne et l’Évangile peuvent apporter à la société occidentale sécularisée ? Jésus nous appelle à un changement de regard, sur l’autre, sur la société, sur nous-mêmes. Mais cette attitude peut être adoptée par toute personne qui veut sortir de l’agressivité dans les relations humaines. Notre regard est souvent beaucoup plus violent que nous ne le pensons. Changer de regard c’est comprendre que l’autre peut exister avec ses différences. Accueillir le point de vue de l’autre ne veut pas dire l’approuver mais cela lui donne plus de chances d’entendre mon propre point de vue. L’outil de la roue du changement de regarde démonte ce mécanisme par lequel nous nous réagissons comme si l’autre était le seul à avoir des comportements violents. Il est composé de deux disques dont l’un est mobile. Le disque inférieur est divisé en 2 parties, verte pour ‘moi’, blanche pour ‘l’autre’. Le disque supérieur également avec une moitié rayée et une autre transparente. La violence naît quand je crois
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être le seul à avoir raison sans prendre en compte le point de vue de l’autre (je le vois tout rayé), ni même lui reconnaître le droit d’avoir un point de vue différent du mien. On découvre que ce mécanisme relationnel conduit toujours, et à toutes les échelles, à une violence destructrice, si chacun de prend pas la peine de reconnaître sa part de ‘rayé’, et donc de responsabilité dans la violence de la relation. Quels échos avez-vous des personnes qui ont recours à l’association ? Beaucoup de chrétiens sont touchés par cette lecture de l’Évangile, à la fois parce qu’elle propose une pratique non-violente et parce qu’elle nous relie à nos propres expériences conflictuelles : notre expérience éclaire notre compréhension de l’Évangile qui à son tour éclaire notre expérience. Cela nous rend ‘plus chrétiens’, c’est à dire capable de voir Dieu agir dans notre quotidien. (1) Ariane Thiran a co-écrit avec son mari Benoît une trilogie intitulée Jésus non-violent.
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Chacun porte sa part de responsabilité.
Le premier tome de la trilogie : Jésus non-violent.
AIDEZ-LES EN FAISANT UN DON SUR LE COMPTE DE MISSIO BE19 0000 0421 1012 Communication : 207 formation Venezuela
Le produit des activités pratiquées génère un revenu et encourage à se former.
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projet
Développer ses talents à Caracas Nous avons tous entendu parler de la situation catastrophique du Venezuela, en proie à une crise économique et politique sans précédent. La dégradation des conditions de vie de la population a pour corollaire un accroissement du nombre de marginaux, en particulier dans certains quartiers de la capitale, Caracas. ARMELLE GRIFFON & GILBERTO VIVAS
Le projet de formation consiste en des cours donnés dans les quartiers Lomas de Urdaneta et Isaías Medina à Catia, un faubourg de Caracas. C’est une initiative de la paroisse Santos Angeles Custodios, dirigée par le Père Gilberto Vivas, pour venir en aide à une population vivant dans des conditions économiques précaires et particulièrement touchée par la décomposition sociale que connaît le pays. DÉVELOPPER SES TALENTS
L’idée de départ était de permettre aux participants de découvrir leurs talents et de les développer par l’apprentissage de techniques. Celles-ci sont enseignées par des professionnels et des non-professionnels,
« Permettre aux personnes de découvrir leurs talents. » engagés dans l’Église et bénéficiant d’une expérience solide dans l’exercice de différents métiers : cuisine, coiffure, jardinage, fabrication de décorations pour les fêtes, bijoux. Il est aussi possible d’acquérir des connaissances de base en physiothérapie, électricité. Enfin des ateliers de développement personnel et orientation professionnelle sont également proposés.
Les participants reçoivent en outre des notions d’entrepreneuriat commercial qui leur permettront de s’insérer dans le marché du travail par la vente de produits et services qu’ils apprennent à exécuter. Ainsi, le produit des activités qu’ils développent génère un revenu immédiat contribuant à améliorer leur qualité de vie. Les personnes qui suivent ces formations sont le plus souvent des chômeurs adultes, des femmes au foyer et des personnes âgées. SOLIDARITÉ
Ce n’est qu’une goutte d’eau dans un océan de difficultés, mais elle aide la communauté à vivre en ces temps troublés. C’est pour nous une source de satisfaction qui nous encourage à vous demander de nous porter dans vos prières et de nous aider à obtenir les ressources économiques nécessaires pour continuer ce beau travail. En faisant un don à Missio vous contribuerez à aider des Vénézuéliens en difficulté à retrouver leur dignité en s’intégrant dans le circuit du travail.
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pleins feux sur
Le Carmel de Kabwe-Kananga Dans le Suara 77, nous évoquions le premier Carmel d’Afrique subsaharienne fondé il y a 85 ans à Kabwe, au Kasaï, dans ce qui allait devenir la République Démocratique du Congo. L’œuvre missionnaire des carmélites se poursuit aujourd’hui à Kananga mais aussi dans plusieurs autres diocèses de la RDC. ARMELLE GRIFFON & ERIK DE MAEYER
L’installation d’un Carmel en Afrique Centrale était une véritable aventure. En premier lieu parce que les missionnaires présents au Congo émettaient de sérieuses réserves : la Règle du Carmel s’adapterait-elle au climat équatorial? La vie contemplative serait-elle compatible avec la spiritualité du peuple congolais ? Dans le contexte de crise traversé par l’Occident, le soutien financier d’une fondation en Afrique serait-il possible ? Toutefois en 1926, le Pape Pie XI publiait l’encyclique «Rerum Ecclesiae», invitant les contemplatives à s’établir en pays de mission, fournissant ainsi un appui solide aux quelques carmélites de Matagne-laPetite, dans le diocèse de Namur, qui avaient conçu le projet d’ouvrir un Carmel au Congo.
« Le pape pie XI invite les contemplatives à s’établir en pays de mission. » HISTOIRE D’UNE FONDATION
Six ans s’écouleront entre le feu vert donné par le vicaire apostolique du Congo au supérieur général de l’ordre du Carmel et l’arrivée sur place des sept premières religieuses venues de Belgique. Mère Charlotte du Cœur de Jésus, Prieure de 1928 à 1931 à MatagneLa-Petite, est désignée par les Supérieurs pour guider la nouvelle communauté. Parties de Lisbonne en octobre 1934, elles arriveront
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à Kabwe en novembre. Elles y sont accueillies chaleureusement par le recteur du Grand Séminaire à proximité duquel elles s’établiront dans un logement provisoire en attendant la construction du monastère. Rejointes par six consœurs, elles prendront possession des lieux en 1937 tandis que la chapelle sera inaugurée et bénite le 19 mars 1938. Ce premier Carmel de l’Afrique subsaharienne s’appellera « le Carmel du Saint Enfant-Jésus », comme pour signifier qu’il serait le berceau de la vie carmélitaine en Afrique noire. La fondation se livre pleinement à la Miséricorde de Dieu pour sa survie et sa croissance. CARMÉLITES ET MISSIONNAIRES
La vie des carmélites s’ordonne en effet autour de trois piliers : • Une vie de prière solitaire et silencieuse qui se noie dans l’oraison communautaire pour la gloire du Seigneur. • Une vie de travail qui prend en charge les besoins de la communauté et certains besoins des communautés ecclésiastiques environnantes. • Une vie de fraternité qui engendre la joie du monde. Rien donc d’incompatible avec la vision de la mission développée par le Pape Pie XI dans «Rerum Ecclesiae. Thérèse d’Avila ellemême recommandait aux moniales de « faire converger leur totale consécration sur la promotion et le salut de tous les hommes ».
« Les moniales ont donné le témoignage d’une vie de travail et de prière. » Mais la vie contemplative implique aussi de la part de celles et ceux qui s’y engagent une volonté de ne pas vivre aux crochets des autres. D’où l’incitation à travailler pour subvenir à leurs besoins. C’est ce témoignage d’une vie de travail et de prière qu’ont donné dès le début les moniales aux gens de Kabwe. Il ne fallut pas attendre bien longtemps pour que des jeunes congolaises demandent à rejoindre le Carmel. Thérèse Bilonda y fut accueillie en février 1940 et prononça ses premiers vœux en 1946. Elle fut suivie rapidement par deux autres jeunes filles. C’est à travers son idéal de solidarité par la prière et l’esprit fraternel que le Carmel a su prendre sa place dans le paysage de l’Église congolaise, puis « faire tache d’huile » avec la fondation de nouvelles communautés au Rwanda et au Congo. On trouve aujourd’hui des carmélites à Kinshasa, Goma, Lubumbashi, Bunkeya, Bukavu, Matadi. 30 ANS PLUS TARD…
Monique Wodon, petite-nièce de Sœur Charlotte, la fondatrice, a pu apprécier de ses propres yeux le rayonnement du Carmel de Kabwe. Jeune enseignante, elle est par-
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tie en 1969 en coopération à Luluabourg comme professeur de latin. Elle a effectué plusieurs visites au monastère où vivait encore une autre de ses tantes. Elle raconte : « J’ai été frappée par la situation difficile d’accès du Carmel, en plein cœur de la brousse, entre les bâtiments du séminaire. J’étais jeune et c’était une découverte d’entrer en contact avec ces vies données à Dieu avec un esprit joyeux qui rayonnait dans la région.
L’arrivée des 7 premières carmélites à Kabwe en 1934.
« Aujourd’hui le Carmel rayonne au Kasaï par l’accueil offert à tous. »
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À l’époque, il y avait un petit noyau de religieuses africaines, mais leur nombre a continué à croître. En 2014, on y comptait 17 sœurs, toutes africaines. Elles témoignent : « Nous sommes dans un milieu qui est fort marqué par le Carmel depuis de longues années… Dès le départ, notre peuple Kasayi a manifesté sa gratitude et son estime en accueillant les moniales carmélites comme ‘les sauveurs de la mission’».
Le premier ‘carmel’. Le monastère ’en dur’ sera inauguré en 1937.
En 1984, le Carmel s’est déplacé à Kananga, dans le quartier de Malole où avait été également transféré le Grand Séminaire de Kabwe. Aujourd’hui le Carmel rayonne au Kasaï par l’accueil joyeux réservé sans distinction à tous ceux qui se présentent. Par leur humble présence en terre africaine, les carmélites sont aujourd’hui un pôle d’évangélisation. À leur manière discrète, elles affirment la présence agissante de l’amour de Dieu au cœur d’un pays déchiré par des conflits et des tensions dont les congolais sont les principales victimes.
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NOUVEAU DÉPART
Les carmélites de Kananga fêtent leur fondatrice. Aujourd’hui, toutes les carmélites de ce monastère sont africaines.
rétrospective
Nivelles, 20 octobre 2019
Journée Transmission et dimanche
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↙ Un atelier Missio pour les jeunes de la catéchèse à la journée Transmission, sur le thème : 'Être sel de la terre' ou comment être missionnaire dans son milieu de vie.
Merci à nos animateurs bénévoles !
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↘ Un atelier Missio pour les jeunes de la catéchèse à la journée Transmission. Thème : les chrétiens du Moyen-Orient, témoins du Christ sur les lieux mêmes du berceau du christianisme.
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de la mission
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↙ Le stand Missio à la journée Transmission. Les jeunes ont fait un geste de partage en déposant leurs 'pièces jaunes' dans une urne transparente.
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↘ Célébration de la clôture de l’année missionnaire extraordinaire dans le Brabant Wallon et du dimanche de la mission universelle de l’Église. L’Eucharistie était présidée par le Cardinal De Kesel, à la collégiale de Nivelles.
rétrospective
Tournai, 20 octobre 2019
Dimanche de la mission
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↙ Ouverture de la célébration du dimanche de la mission
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↘ L’Eucharistie du dimanche de la mission était présidée par Mgr Harpigny et concélébrée, entre autres, par le P. Michel Coppin, directeur de Missio Belgique.
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↙ Le P. Michel Coppin remet un cadeau au P. Alex Prévôt, référent de Missio dans le diocèse depuis de nombreuses années. Il quitte cette fonction pour raisons de santé.
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↘ Mgr Harpigny entouré des concélébrants.
merci
Les jeunes mamans de Sangouiné vous remercient En 2018, vous avez été nombreux à soutenir le projet d’aide aux mamans adolescentes de Sangouiné, en Côte d’Ivoire, que nous vous avions présenté dans le cadre de notre campagne Connecte-toi à Jésus. Aujourd’hui, grâce à votre soutien, plusieurs de ces jeunes filles ont pu poursuivre leur scolarité. C’est une situation récurrente en Côte d’Ivoire où des jeunes filles en âge scolaire, mal informées des risques de grossesse et des mesures de prévention, se retrouvent enceintes alors qu’elles n’ont pas achevé leurs études secondaires, et même parfois en fin d’école primaire. La plupart du temps, ces adolescentes quittent définiti-
vement l’école. Sans formation, elles n’ont que peu d’espoir de trouver un travail qui leur permettra d’assumer cette charge. Or, la plupart du temps, les pères n’assument pas leurs responsabilités et les futures mamans doivent affronter la réprobation de leur famille qui se retrouvent avec une bouche de plus à nourrir.
Grâce à vos dons, Missio a pu accorder un subside de 2000 € au diocèse de Man pour financer ce projet. Ce fonds a permis de couvrir les frais de garde et de nourriture de 60 nourrissons. Un suivi médical des mamans et des enfants a également été dispensé. Cette aide est indispensable pour que ces très jeunes femmes puissent terminer leurs études. ACCOMPAGNEMENT DES MÈRES
Des séances d’écoute ont été organisées pour les jeunes mères, leur donnant l’occasion d’exprimer leurs craintes et leurs difficultés par rapport à ces maternités non désirées qui leur imposent trop tôt des responsabilités de « chef de famille ». Cet accompagnement leur a permis de voir l’avenir avec plus de sérénité, sachant que leurs enfants seraient pris en charge tandis qu’elles pourraient poursuivre leur scolarité.
5 janvier 2020 Journée de l’Afrique L’Église de Belgique soutient les projets pastoraux des communautés ecclésiales au Burundi, en République Démocratique du Congo et au Rwanda
Dans toutes les églises de Belgique la collecte sera faite au profit des projets pastoraux de trois pays d’Afrique : Burundi, RD Congo et Rwanda \
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Votre contribution à la collecte lors des messes des 4 et 5 janvier leur est destinée Vous pouvez également faire un don via Missio asbl BE19 0000 0421 1012 avec la communication : ‘212 Journée de l’Afrique’
Vos prières et votre soutien seront précieux pour ces communautés
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Les projets pastoraux ne peuvent pas bénéficier de l’exonération fiscale. E.R. : Michel Coppin, Bld du Souverain 199, 1160 Bruxelles - Exempt de timbre art. 198 - Photo: Amy Rathgeb
Enfin, comme il vaut mieux prévenir que guérir, le Père Michel Zoh, curé de la paroisse, a mis sur pied des séances de conseil à la prévention de la grossesse et des MST.
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Sr Mary peut désormais, dans la même journée, assurer les séances de catéchèse et rendre visite à des personnes âgées ou malades.
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Une moto pour Sœur Mary Comment assumer sa mission d’évangélisation quand le secteur pastoral s'étend sur un rayon de plus de 30 km et que les transports en commun sont inexistants ? C’était la difficulté que devait quotidiennement surmonter Sr Maria, dans sa paroisse Sts Pierre et Paul, dans le diocèse de Kalay, au Myanmar. Sr Maria appartient à la communauté des religieuses « de la petite voie de Ste Thérèse », dont le charisme est d’accomplir des petites tâches avec un grand amour. C’est pourquoi ces religieuses se mettent au service des plus nécessiteux, des plus délaissés, des moins privilégiés. Elles assument des tâches d’enseignement, d’animation pastorale, de catéchèse, de visite aux malades. DES DÉPLACEMENTS DIFFICILES
Dans ce pays, si la démocratisation est en marche, le gouvernement ne peut encore assurer un réseau de transport en commun performant, surtout dans les zones rurales. C’est pourquoi les déplacements se font principalement en moto ou en voiture.
« Sr Maria et ses consœurs gagneront un temps précieux. »
Sr Maria s’est tournée vers Missio-Belgique pour une aide à l’achat d’une moto qui lui permettrait de rejoindre les secteurs les plus éloignés du centre paroissial. Grâce à notre subvention de 2000 €, elle a pu acheter une moto Honda dont la paroisse a financé une petite partie. La communauté des religieuses en assumera les frais d’assurance et d’entretien.
Au Myanmar, les catholiques sont peu nombreux et dispersés. Ainsi, dans le secteur pastoral, on compte 1791 catholiques sur 34573 habitants. Une des communautés chrétienne se trouve à une quarantaine de kilomètres, l’autre à plus de 15 km. Grâce à son nouveau véhicule, Sr Maria gagnera un temps précieux pour se rendre dans les groupes de catéchèse, visiter les malades et leur famille, porter la communion aux personnes âgées. De tout cœur, elle vous remercie pour votre générosité !
MISSIO REÇOIT TOUS LES ANS DE NOMBREUSES DEMANDES DE FINANCEMENT SEMBLABLES Votre aide est toujours bienvenue sur le compte BE19 0000 0421 1012
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la Belgique, terre de mission
Missionnaire à Deurne Par un mercredi après-midi pluvieux à Deurne j’ai rencontré le père scheutiste Thomas Hendrikus. Il a évoqué son enfance : comment, très jeune s’est senti appelé à la vie de missionnaire et comment il assume maintenant ce rôle en Flandre. C’est une histoire d’intégration et de travail religieux, mais aussi de contacts interreligieux . TOM LUYPAERTS
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Thomas a grandi à Flores, une île de l’archipel indonésien. Dans un journal chrétien il a découvert la congrégation des missionnaires scheutistes et les a rejoints . Quand avez-vous découvert votre vocation missionnaire ? Ma tante et mon oncle se souciaient de mon éducation. Ils travaillaient pour les missionnaires de Steyl et ont rapporté à la maison beaucoup d’histoires fascinantes. C’est d’abord l’inconnu et l’aventure qui m’ont attiré. Mais les Missionnaires de Steyl exerçaient principalement en Indonésie, alors j’ai opté pour le Scheutistes, afin d’aller dans d’autres pays.
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Comment nouez-vous ces contacts ? Je vais personnellement rendre visite aux imams. À leur tour, ils me mettent en contact avec d’autres imams ou musulmans, y compris ceux qui ont une attitude attentiste. Quand nous nous connaissons mieux, nous nous invitons les uns les autres à des fêtes religieuses. J’apprends aussi beaucoup des initiatives qui existent, comme les ‘Maisons d’Abraham’ que l’on trouve notamment dans le diocèse d’Hasselt. Différentes communautés chrétiennes et musulmanes en font partie. Les relations sont importantes pour vous. Est-ce pour cela que vous vivez en communauté ? J’habite à Deurne avec Fabio et Ghislain. C’était évident pour nous, même si je constate qu’en Belgique, ce n’est pas habituel. Mais cela aide à nous répartir les tâches ménagères et aussi simplement à partager la vie quotidienne. Nous pouvons dire ce que nous avons sur le cœur et nous conseiller les uns les autres. Qu’est-ce qui vous frappe le plus en Belgique ? La sécularisation est bien sûr très forte ici. C’est malheureux, et je vois aussi que beaucoup de gens sont en rupture de ban avec la société. Mais il faut également voir les côtés positifs. Par exemple, le fait que l’État ne regarde pas votre croyance pour déterminer si vous obtenez de l’aide ou non.
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Vous êtes aujourd’hui dans le diocèse d’Anvers. Quelles tâches assumez-vous ? D’une part, je suis engagé dans les paroisses de Deurne et Borgerhout Extra Muros. D’autre part, je travaille à améliorer les relations avec la communauté musulmane. De par mon origine indonésienne, j’ai de l’expérience dans ce domaine. Les musulmans sont largement majoritaires en Indonésie, tandis que les chrétiens ne sont qu’une petite minorité. De bonnes relations sont importantes. Les missionnaires m’ont donc envoyé suivre une formation spéciale pour le dialogue interreligieux au Caire et à Rome.
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billet
MICHEL COPPIN DIRECTEUR DE MISSIO-BELGIQUE
Je vous écris ce billet du Burundi. J’aime les Burundais : ce sont des gens simples et sympathiques qui ont une vie religieuse profonde. Et cela, malgré la situation difficile dans leur pays. Actuellement, le Burundi exporte peu ou pas de matières premières ou de denrées. Le pays produit un café délicieux, mais ne parvient pas à le mettre sur le marché mondial. Dans ce contexte la pauvreté est omniprésente. Quant à la situation politique, elle est loin d’être enviable. Partout, les dirigeants politiques voient des
ennemis qui veulent leur enlever leur pouvoir. Pour éviter que cela ne se produise, ils recourent massivement à la police et à l’armée, ce qui ne cadre pas vraiment avec le caractère pacifique des Burundais. De plus, de nouvelles élections sont imminentes, et cela contrarie les plans du président actuel qui préfèrerait rester au pouvoir.
évêques sont presque les seuls à la défendre. Ils pourraient faire davantage s’ils avaient plus de ressources.
Les évêques burundais, quant à eux, ne restent pas les bras croisés. Ils osent en effet aborder les situations et signaler les erreurs du gouvernement. Ils parlent haut et fort, et les politiciens leur en veulent pour leur franc-parler. La population pauvre, bien sûr, les soutient, parce que les
Voilà pourquoi les évêques du Burundi se sont tournés vers MissioBelgique. Ils veulent travailler en faveur de la réconciliation entre les différentes factions belligérantes et de plus de justice au Burundi. Un centre pastoral avec des formations sociales inspirées de l’Évangile devrait y contribuer. Grâce à vos dons, la construction de ce centre bat son plein. Les évêques et chrétiens du Burundi m’ont explicitement demandé de vous remercier pour votre soutien et votre prière.
« Les évêques burundais, quant à eux, ne restent pas les bras croisés. »
J’espère que ces quelques pierres apportées à la réconciliation vous apporteront à vous aussi la paix de Noël. Avec mes vœux les plus sincères pour la nouvelle année.
Missions et missionnaires
Bienvenue à Tom Luypaerts Depuis septembre 2019, je remplace Elly à Missio. Bourlingueur de 40 ans, j’ai eu l’occasion de voir une partie du monde et de travailler pour la solidarité entre les personnes. Vers 20 ans, je suis parti pour Putumayo, la région frontalière entre le Pérou et la Colombie, dans la forêt amazonienne. J’y ai travaillé pendant cinq ans pour une association de coopération péruvienne et flamande, sur la création et le démarrage d’une entreprise autochtone (MOK+A+). Cette entreprise cultive un riz savoureux, sain et respectueux de la nature, dont bénéficie la population de cette région . J’ai également travaillé sur un système de bourses de formation pour la jeunesse locale, en coopération avec les sœurs missionnaires guatémaltèques qui sont actives dans cette région. À 30 ans pas-
sés, je suis parti au Burundi avec Enabel (agence belge de développement), pour travailler sur un projet de restructuration administrative. Deux ans plus tard, j’ai eu l’occasion de participer à un projet pour
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l’Union européenne, ayant pour but de recenser la population carcérale du pays. Au total, 14 000 dossiers et 8 000 demandes de mise en liberté ont été presentés au le ministère burundais de la Justice. Un coup d’État raté et les émeutes qui ont suivi les élections présidentielles ont mis ce projet en veilleuse. Je suis aujourd’hui chargé de la formation à Missio. Ma principale tâche du moment est la préparation des Chanteurs à l’ étoile : les gilets fluos sont imprimés, le matériel de campagne est en cours d’élaboration, .... tout cela pour faire de cette édition des Chanteurs 2020 un super événement ! Les bénéfices de cette action iront entièrement à notre projet de jeunesse au Venezuela, au sujet duquel le Suara 77 vous a donné une information détaillée. (Voir aussi notre site web : missio.be).
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suara Rédacteur en chef Michel Coppin Rédaction finale Armelle Griffon Ont collaboré Michel Coppin, Erik De Mayer, Catherine De Ryck, Armelle Griffon, Tom Luypaerts, Ariane Thiran Photos Carmel de Kananga, Anouk Delafortrie, Thomas Hendrikus, Missio, Shutterstock / Anneka, Wilfredo Rodriguez, Sortir de la Violence, Shutterstock / Voyata Mise en page et impression Halewijn nv Éditeur responsable Michel Coppin, Bld du Souverain 199, 1160 Bruxelles Info et contact Bld du Souverain 199, 1160 Bruxelles, 02 679 06 30, info@missio.be, www.missio.be Abonnements et changements d’adresse suarafr@missio.be Réactions et suggestions communication@missio.be Missio Wallonie-Bruxelles Boulevard du Souverain 199, 1160 Bruxelles, 02 679 06 47 wallonie@missio.be, formations@missio.be
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