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suara le journal de l’église en mission Trimestriel » 19ème année n°75 » mars - avril - mai 2019
Conversion les jeunes, présent et avenir de l’Église » l’engagement de l’Église en RDC » les deux roues de l’évangélisation © Shutterstock / Vera Petrunina
éditorial
sommaire
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dans ce numéro
La conversion ça décoiffe ! ARMELLE GRIFFON
Un vent de conversion soufflerait-il sur l’Église catholique ? On voudrait le croire quand on lit le document final du synode de cet automne sur les jeunes et le discernement vocationnel ou les comptes rendus des Journées mondiales de la Jeunesse de Panama. Ça tombe bien puisque nous sommes en carême. Quelque chose change sur la manière dont les responsables ecclésiaux perçoivent le jeunes (non pas l’avenir mais le présent de l’Église), les femmes (dont l’absence appauvrit le débat et le chemin de l’Église), les fidèles (à associer aux tâches pastorales dans un esprit de coresponsabilité). Le cléricalisme dénoncé par le Pape François comme un des grands maux de l’institution ecclésiale - les scandales qui l’ont tout récemment secouée en sont une nouvelle preuve - pourrait bien en prendre pour son grade.
« La mise en cause du cléricalisme, signe prometteur de conversion. » Dans ce numéro, nous vous proposons un petit parcours de ces signes prometteurs de conversion à travers le monde et les événements de la société civile ou religieuse. Ils nous rappellent quelques évidences du monde et de l’Église que nous refusons parfois de prendre en compte, persuadés qu’il suffit de faire comme on a toujours fait : la diversité, la variété des sensibilités, l’universalité, la multiplication des modes d’expression et de communication. Et pour ce qui est du christianisme, la dynamique missionnaire qui lui est constitutive. Bon chemin de conversion !
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Les jeunes, présent de l’Église JMJ et chocolats solidaires Projet | Maison pour le prêtres âgés en Côte d’Ivoire Pleins feux sur : l’Église au en RDC Merci | Projets Moyens de Transports Congrégations missionnaires | Les Augustins de l’Assomption Billet
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à noter Nous n’aurons pas trop de six mois pour préparer le mois missionnaire extraordinaire annoncé en octobre dernier par le Pape François. Une occasion pour chacun de déployer la dimension missionnaire de son baptême. Vous avez sûrement des idées et des talents. Si vous disposez d’un peu de temps, rejoignez l’équipe de bénévoles de Missio. Relayez le mois missionnaire dans votre unité pastorale, accueillez un témoin de Missio, organisez une vente de chocolats au profit de Missio… ou plus si affinités.
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02 679 06 30 - communication@missio.be
Bientôt les premières communions et confirmations Pensez à nos croix de Bethléem, disponibles au prix de 3,00 €/pièce 02 679 06 30 commandes@missio.be www/missio.be/fr/webshop
dossier les jeunes dans l’Église
Les jeunes, présent et avenir de l’église Qu’y a-t-il de novateur dans le document final du synode sur la place et la vocation de la jeunesse dans l’Église ? En quoi est-il le signe d’une conversion dans les pratiques ecclésiales ? Y trouvet-on quelques pistes concrètes pour les Églises locales ? ARMELLE GRIFFON
Le synode a bien perçu les causes de l’éloignement des jeunes par rapport à l’Église en reconnaissant « la respectabilité de la prise de distance » de certains, qui s’enracine dans des raisons sérieuses : scandales sexuels et économiques, inadéquation des homélies, rôle passif assigné aux jeunes dans la communauté chrétienne, difficultés de l’Église à justifier ses positions doctrinales et éthiques. Des attitudes qui appellent une conversion des pasteurs car, comme l’ont affirmé le synode et le Pape François aux JMJ de Panama, les jeunes sont l’aujourd’hui de l’Église avant d’être son avenir.
« Proposer aux jeunes une spiritualité plus adaptée, une plus grande écoute. »
Les jeunes sont l’aujourd’hui de l’Église.
© Servizio Fotografico Vaticano
faisait remarquer Anneleen Boon à l’issue du pré-synode. Une remarque qui reste pertinente aujourd’hui. On sent une réelle évolution quand le synode «constate que l’absence de la voix et du regard féminins appauvrit le débat et le chemin de l’Église, en soustrayant au discernement une contribution précieuse. Et demande que tous prennent conscience de l’urgence d’un inéluctable changement ». UN PEU DE CONCRET
« Les jeunes sont à la recherche de lieux, communautés, où ils peuvent se sentir à la maison, où ils peuvent être eux-mêmes. Le sentiment d’appartenance et les expériences de groupe sont importants pour la formation de l’identité de chaque jeune, dans l’Église comme ailleurs»,
Le document final du synode ouvre quelques pistes concrètes. Notamment : passer d’une pratique de délégation des tâches pastorales à une implication directe des fidèles, dans une logique de coresponsabilité ecclésiale ; proposer aux jeunes une spiritualité qui tienne
compte de la dimension corporelle, de l’affectivité et de la sexualité ; développer au sein des communautés une plus grande écoute, des relations de qualité, des gestes d’accueil quotidiens communiquant la joie de croire ; organiser des temps forts pour les jeunes. VOCATIONS ET FORMATION
Le synode prône enfin une conception extensive et non exclusive de la notion de vocation, incluant tous les chemins auxquels les jeunes peuvent être appelés. Il demande par ailleurs d’inclure, dans la préparation des candidats à la prêtrise et à la vie religieuse, l’intervention de laïcs, hommes et femmes, et de couples chrétiens ainsi que des modules consacrés à la pastorale des jeunes.
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dossier les jeunes dans l’Église
JMJ et chocolats solidaires Un lien inattendu s’est tissé entre les Journées Mondiales de la Jeunesse 2019 au Panama, et la Côte d’Ivoire, le pays phare de notre campagne missionnaire 2019. Un pas de plus sur le pont qui relie le Sud et le Nord, l’Afrique et l’Amérique, et les jeunes de tous les continents. ARMELLE GRIFFON
Le Panama au-delà des clichés Durant les pré-JMJ, le groupe de Belges mené par les équipes de la pastorale des jeunes a été accueilli dans la région du lac Alajuela. Un prêtre belge, le père Patrick Hanssens, y vit depuis de nombreuses années et y a monté un projet d’écotourisme. ÉCOTOURISME ET TRAVAUX AGRICOLES
Ce projet est soutenu par l’asbl Proma, petite sœur de Missio, qui accompagne des initiatives d’éducation et de formation dans les pays du Sud. Durant quelques jours, les jeunes ont été logés dans les familles et ont pu toucher du doigt la réalité des petits paysans panaméens, Partager leur quotidien, profiter de leur savoir-faire dans l’écotourisme. Dans leurs bagages, à la suite d’un partenariat entre Missio et la firme Belvas qui produit nos fameuses pralines, les jeunes emportaient des tablettes de chocolat offertes
© Missio
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par Belvas et fabriquées avec du cacao de Côte d’Ivoire, notre pays de campagne 2018. Elles ont été offertes aux familles d’accueil.
Le projet de Belvas en Côte d’Ivoire La chocolaterie Belvas, avec laquelle nous travaillons depuis des années, n’utilise que des produits issus du commerce équitable. Elle garantit aux coopératives de production un prix minimum. Avec son projet Côte d’Ivoire, une nouvelle gamme de chocolat élaboré à partir de cacao de Côte d‘Ivoire, elle va encore plus loin. La différence ? C’est que, tout en assurant un revenu décent aux producteurs, elle se préoccupe aussi de leurs enfants. En Côte
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d’Ivoire en effet, le prix minimum imposé du cacao et pratiqué par la plupart des acheteurs ne permet pas aux planteurs de vivre décemment. Aussi utilisent-ils une main d’œuvre gratuite : leurs propres enfants. UNE PRIORITÉ : LA SCOLARISATION DES ENFANTS
Thierry Noesen, le directeur de Belvas, a voulu faire quelque chose pour eux. Il a conclu un accord avec une coopérative de production pour reverser aux planteurs la différence entre le prix usuel (1350 €/tonne) et celui offert par Belvas (2400 €/tonne), soit 1100 € en plus par tonne. Dont 250 € ne seront versés que si le directeur de l’école confirme la présence des enfants dans l’établissement. Le projet vise en outre à développer la diversification des plantations et l’émancipation des femmes, tout en préservant la biodiversité. Les producteurs Ivoiriens sont motivés et très enthousiastes, nous dit Thierry Noesen. En Belgique la diffusion de la gamme reste assez confidentielle. Or, en achetant une tablette de la collection Côte d’Ivoire on offre 15 centimes aux planteurs ivoiriens. Qui a dit que la gourmandise est un péché ?
un projet à soutenir
Une maison de retraite pour prêtres âgés en Côte d’Ivoire On imagine souvent que la question de prise en charge des personnes âgées et dépendantes est facilement résolue en Afrique par les membres de la famille qui les accueillent sous leur toit. ARMELLE GRIFFON
L’urbanisation est cependant un phénomène qui touche tous les continents, dont l’Afrique, créant dans ce domaine du grand âge les mêmes difficultés qu’en Occident. URBANISATION
La ville de San Pedro, au sud-ouest de la Côte d’Ivoire, en offre une belle illustration. Petite bourgade jusqu’aux années 1960, elles s’est développée avec la construction d’un port de commerce. Elle a vu, au cours des dernières décennies, sa population augmenter fortement par l’afflux de personnes venues des pays environnants et des autres régions de Côte d’Ivoire. De 31.600 habitants en 1975, elle est passée à près de 400.000 aujourd’hui La croissance démographique a entraîné notamment la venue de fonctionnaires et entrepreneurs qui ont quitté la région en fin de carrière.
ACCUEILLIR LES PRÊTRES ÂGÉS
C’est pourquoi le diocèse a décidé de construire une maison de repos qui permettrait de
prendre soin des prêtres âgés ou invalides. L’établissement pourrait accueillir une centaine de personnes. La construction des bâtiments est déjà bien commencée mais de nombreux aménagements restent encore à faire : plomberie et électricité, portes et fenêtres. Pour assurer les finitions, le diocèse devrait trouver une somme de 16.373,17 €. Il fait donc appel à Missio pour arriver à boucler son budget..
UNE VIEILLESSE HEUREUSE POUR DES PRÊTRES ÂGÉS BE19 0000 0421 1012 - BPOTBEB 1 Communication : ‘207 – projet San Pedro’ Par virement bancaire ou en ligne sur www.missio.be. Merci !
« Il est important de prendre soin des prêtres âgés ou invalide éloignés de leur familles. » De nombreux prêtres du diocèse, issus de ces familles, arrivent à un âge où ils ne peuvent plus habiter seuls. Leurs parents, frères, sœurs, cousins ne se trouvant pas à proximité, ils ne peuvent compter sur eux pour finir leur vie dans le cadre familial.
San Pedro, une ville à forte croissance démographique.
© Wikimedia Commons / Axe
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pleins feux sur
L’engagement de l’Église en RDC
En 2016, le président Kabila repoussait l’organisation des élections légalement prévues, au grand dam des Congolais.
Depuis décembre 2016, l’Église catholique de la République Démocratique Congo s’est résolument engagée dans le jeu sociopolitique. Elle fait figure de pionnière dans une attitude qui tranche sur la réserve pratiquée par certaines conférences épiscopales dans ce domaine. Rencontre avec Mgr Marcel Utembi, archevêque de Kisangani et président de la conférence épiscopale. MGR MARCEL UTEMBI, ARCHEVÊQUE DE KISANGANI
Qu’est-ce qui a motivé l’engagement de l’Église comme médiateur entre l’opposition et le pouvoir en place ? Le mandat du président en place arrivant à sa fin, des élections auraient dû être organisées, comme l’exige la constitution, dès 2016. Or le président semblait ne pas être prêt à quitter ses fonctions. Cela a créé un climat tendu entre l’opposition et la société civile d’une part, et le pouvoir en place de l’autre. Comme partie de la nation congolaise, l’Église locale ne pouvait que se sentir concernée par la situation.
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Quand enfin des élections ont eu lieu, quel a été le rôle de l’Église dans le processus électoral : vote et décompte des voix ? Dès cette époque l’Eglise a fait figure de médiateur entre les deux parties entre lesquelles il n’y avait plus de dialogue possible. Il s’agissait d’éviter et un soulèvement populaire qui aurait conduit à un bain de sang. Cette médiation a permis de faire évoluer la situation grâce à l’accord politique global et inclusif signé par les différentes parties-prenantes, soutenu par le peuple
© Shutterstock / Alexandros Michailidis
et reconnu par la communauté internationale ; c’était pour tous la meilleure voie à suivre pour sortir la RD Congo de la crise sociopolitique provoquée par la non tenue des élections présidentielles, législatives nationales et provinciales. L’accord dit de la Saint-Sylvestre, signé le 31 décembre 2016, s’articulait essentiellement autour du processus électoral et a finalement abouti à la tenue d’élections le 30 décembre 2018. Comment cette action a-t-elle permis de faire évoluer la situation et comment les laïcs ont-ils été impliqués ? La CENCO (Conférence épiscopale nationale du Congo), par l’entremise de sa commission épiscopale Justice et Paix, a pris part active dans la mission d’observation électorale en formant 41 026 observateurs, laïcs pour la plupart, parmi lesquels 39 824 ont été effectivement déployés dans les 21 784 centres de vote établis par la CENI sur le territoire national. Pour recueillir les résultats, notre mission d’observation s’est dotée d’un
Centre de collecte et de traitement des données avec un Call Center composé de 408 agents qui étaient en interaction avec les observateurs sur le terrain. Ceci a permis de collecter des données de plus de 13 110 999 suffrages exprimés sur les 18 329 318 annoncés par la CENI. Quel était l’objectif de l’Église en s’impliquant aussi fortement dans le contrôle des élections ? Il s’agissait de crédibiliser le processus, de veiller au respect de la volonté du peuple exprimée dans les urnes. C’est aussi un devoir de transparence et de justice, indispensables à la consolidation de la paix post-électorale. Pourquoi la conférence épiscopale du Congo a-t-elle contesté le résultat officiel des élections ? Par respect de la vérité des urnes. En conscience, la vérité doit être proclamée avec courage et le mensonge dénoncé. C’est un devoir éthique et de justice envers une population qui a souffert pendant des décennies de la carence des pouvoirs publics, et qui avait mis tout son espoir dans ce scrutin.
pasteurs font un avec le peuple dont ils ont le soin pastoral. Ils ne peuvent pas rester indifférents à la misère du peuple. L’engagement social de l’Église a toujours existé, mais avec des accents particuliers selon les circonstances de temps et de lieu. Aujourd’hui, la sécularisation lui donne une grande liberté pour intervenir dans la sphère publique car elle n’est pas inféodée au pouvoir. Les prises de position des évêques s’inscrivent dans le cadre de leur rôle prophétique et de la doctrine sociale de l’Eglise. Il y a des liens historiques entre la Belgique et la RDC. Les Belges ont-ils quelque chose à apprendre des Congolais et réciproquement ? La foi en Jésus-Christ fait de nous des frères et des sœurs. Chaque peuple a quelque chose à apporter aux autres. C’est vrai pour les Belges et les Congolais en raison des liens multiformes qui les unissent de par l’histoire. Ces liens ont perduré par-delà les changements de structure. Les Belges se sentent concernés par tout ce qui arrive aux Congolais et ces derniers ont développé assez spontanément une certaine confiance envers les Belges.
« Les prises de position des évêques s'inscrivent dans le cadre de leur rôle prophétique et de la doctrine sociale de l'Eglise. » Avez-vous un message pour les catholiques de Belgique ? La plupart des pionniers de l’évangélisation du Congo sont venus de Belgique. Nous en sommes reconnaissants et fiers. Nous sommes heureux de voir qu’aujourd’hui, des agents pastoraux originaires de RDC prennent une part active dans la nouvelle évangélisation de la Belgique. La présence des catholiques congolais est significative en Belgique. C’est une opportunité et une richesse pour l’Église de chez vous. Ces Congolais ont besoin d’être accueillis et se sentir intégrés dans les paroisses en vue de partager leur foi avec les catholiques de Belgique.
« En vertu de leur charge pastorale les évêques du Congo devaient prendre un engagement clair. » Dans plusieurs pays d’Afrique, les évêques catholiques ont pris position et se sont engagés dans le champ politique. Cela dénote-t-il un changement dans l’Église catholique en général, et si oui lequel ? Le champ politique est un lieu ouvert pour annoncer l’Evangile. C’est à ce titre que les Évêques ont un mot à dire aux dirigeants et aux citoyens. Les
Près de 40.000 observateurs laïcs indépendants ont formés par l’Église.
© MONUSCO / Alain Likota
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Les deux roues de l’évangélisation La mobilité est un facteur-clé de l’évangélisation. Missio Belgique la soutient grâce à son action MTM—Moyens de Transport pour la Mission.
Les trois motos de la Sainte-Famille La religieuse qui trône au centre de la photo ci-dessous, sur une moto-dame flambant-neuve, est Sœur Chantal Karumbu, directrice de l’École professionnelle de la Sainte Famille de Nazareth à Mwene-Ditu, en République Démocratique du Congo. À ses côtés, deux collaborateurs.
Missio étant limités, nous ne pouvions en financer qu’une, à concurrence de 2.500 €. Grâce à un cofinancement assuré par l’Abbaye Notre-Dame de Leffe, Missio a pu offrir un subside de 4.490 €. Nous tenons à remercier au passage le père Hervé Dierickx qui a permis ce co-financement. 3 POUR LE PRIX D’1
« Ne plus faire 15 km à pied pour venit travailler : quel gain de temps ! »
Cerise sur le gâteau, l’école a pu bénéficier d’une promotion exceptionnelle lors de l’achat et s’offrir ainsi trois véhicules au lieu de deux. Les deux autres ont été attribués à l’intendant de l’école et à un enseignant. LE TEMPS C’EST DE L’AGENT !
Par l’intermédiaire de l’abbé Anastas, référent de Missio dans le diocèse de Namur, le collège avait fait appel à l’action Moyen de Transports de Missio pour se doter de deux motos. Les budgets de
Désormais, ce professeur ne doit plus faire 15 km à pied pour se rentre au travail ou dépenser 2 $/ jour pour emprunter les transports en commun (une somme importante quand on sait qu’un
La directrice et deux membres du personnel étrennent leurs vélomoteur.
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© Missio
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enseignant gagne en moyenne 161 $/mois en RDC). Quant à Sr Chantal, elle apprécie particulièrement ce nouveau mode de déplacement « (qui lui) permet de gagner un temps précieux et de faire des petites économies qui serviront à acheter soit un sac de chaux, soit une boîte du peinture ou d’autre matériel pour garder les bâtiments de l’école en bon état. » MERCI !
Sr Chantal nous écrit : « C’est d’un cœur joyeux et reconnaissant que je vous exprime notre gratitude pour avoir accepté le projet moto pour notre école ». Grâce à ce co-financement, l’action MTM a fait des heureux. Merci à l’abbaye de Leffe et à tous les donateurs de Missio qui nous permettent de continuer à aider les prêtres, religieuses et religieux, laïcs engagés dans l’Église, à mener au mieux leur mission.
MERCI D’AVOIR SOUTENU NOTRE ACTION MOYENS DE TRANSPORTS Pour continuer à aider les communautés chrétiennes à se mettre en route, faites un don sur le compte de Missio BE19 0000 0421 1012 • BIC: BPOTBEB1 Communication : 180001 Moyens de Transport Les projets pastoraux ne peuvent légalement pas bénéficier de l’attestation fiscale
Une moto pour Mahila le Sud De l’Inde, en Andhra Pradesh, l’association Mahila œuvre pour la promotion des femmes des régions rurales, en particulier de celles qui sont exploitées et victimes de violences. Mahila développe des programmes d’alphabétisation, d’hygiène, de gestion des ressources hydrauliques, d’initiation à une
« L'association aidera mieux les communautés villageoises. »
agriculture respectueuse de la nature. Elle intervient aussi en cas de catastrophes naturelles : cyclones, raz-de-marée, épidémies, sécheresse… Pour rejoindre plus facilement les femmes des zones les plus reculées Mme Jyothi Pavuluri, présidente de l’association, a sollicité l’aide de Missio pour l’achat d’une moto. La demande a été appuyée par l’évêque du diocèse, Mgr Poola et nous avons pu transférer la somme de 882,00 € sur le compte bancaire du diocèse. Mme Pavuluri nous a adressé de chaleureux remerciements pour ce don qui permet à l’association de mieux aider les communautés villageoises les plus pauvres, dont les besoins sont immenses. Merci à toutes les personnes qui ont contribué à soutenir ce projet.
Mme Pavuluri et un collaborateur avec la moto. © Missio
Un scooter missionnaire La communauté des sœurs du Cœur Immaculé de Marie (CICM) de Kanyakumari, dans le Tamil Nadu (Inde du Sud) a acquis en 2018 un scooter financé par l’action Moyens de Transports de Missio. Cette congrégation d’origine belge – elle est liée aux Scheutistes présentés dans le précédent numéro de Suara – a pour vocation l’éducation des enfants les plus pauvres. Les sœurs de Kanyakumari se consacrent plus particulièrement aux filles du district rural de Palliady. L’activité économique principale est le tissage. La population est majoritairement composée d’ouvriers et de travailleurs saisonniers dont le salaire moyen oscille entre 50 et 70 roupies par jour, soit environ 75 centimes d’euro. La plupart vivent au jour le jour, sans savoir de quoi demain sera fait. Bien souvent, les filles arrêtent très tôt l’école pour pouvoir gagner
de l’argent. Les sœurs estiment que leur action pour inciter les filles à fréquenter l’école le plus longtemps possible fait partie de leur mission d’évangélisation ; il en va de la dignité de ces jeunes filles qui, sans instruction, seront can-
© Missio
« Inciter les filles à poursuivre leurs études c'est aussi l'évangélisation. »
tonnées à des emplois non qualifiés et à des salaires de misère. Elles parcourent donc les villages pour essayer de convaincre les filles et leurs parents de la nécessité d’une scolarité plus poussée. Leur argument de choc : si les 1100 familles des villages permettent aux jeunes d’étudier et de se former, elles assurent leur propre sécurité financière pour l’avenir. Les quatre religieuses de la communauté de Kanyakumari vous remercient de tout cœur !
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congrégations missionnaires
Les Augustins de l’Assomption, missionnaires par vocation La congrégation des Augustins de l’Assomption a vu le jour en 1845 à Nîmes (France). Son fondateur, le P. Emmanuel d’Alzon, est à l’époque le jeune vicaire général du diocèse (35 ans). Sa visée est résolument apostolique, plutôt que spécifiquement mariale. Il s’agit de restaurer l’esprit chrétien dans une société française fortement sécularisée. P. LAURENT BODART, ASSOMPTIONNISTE
EN ROUTE POUR L’AMÉRIQUE
La devise des Assomptionnistes, Adveniat Regnum tuum (Que ton Règne vienne) est à la fois suffisamment générale et explicitement missionnaire. SORTIR DES FRONTIÈRES
Les premières fondations sont françaises (Nîmes et Paris) mais bien vite l’appel à sortir des frontières se fait ressentir. En 1860, une première mission lointaine de l’Assomption vise l’Australie, ni plus ni moins. Elle durera 15 années. En 1862, une mission importante débute en Orient chrétien, encouragée par le pape Pie IX. Elle se proposait de ramener les
Communauté assomptionniste de Sokodé (Togo).
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encore présente dans cette partie de l’Europe, malgré les nombreux troubles et les persécutions que subiront les communautés religieuses suite aux guerres successives et à l’installation du régime communiste. Il existe également des communautés en Israël et en Turquie.
« En Afrique, les Assomptionnistes aident à la formation du clergé diocésain. »
Églises orthodoxes à l’Église catholique, selon la vision de l’époque. Cette mission prendra vite de l’ampleur, initiée par un seul religieux, le P. Victorin Galabert. Aujourd’hui, l’Assomption est
© P. L. BODART
Entretemps, la Congrégation connaît des difficultés en France autour de 1900. Le pouvoir politique, voyant en ses religieux des opposants, dissout la Congrégation. Celle-ci en profite pour se déployer davantage en Europe (Belgique, PaysBas, Espagne, Italie, Angleterre). Les vocations sont alors nombreuses, provoquant un nouvel essor missionnaire. Ainsi, la mission se déploie vers les autres continents. Au Chili en 1890, puis ce sera l’Argentine, le Brésil, la Colombie et le Mexique. Arrivée aux États-Unis en 1895, l’Assomption se lie aux minorités du pays, avant de s’installer au Québec canadien (1917). DE L’ASIE À L’AFRIQUE
En 1935, trois premiers religieux débarquent en Mandchourie. Leur objectif : former et installer un clergé diocésain. La mission s’arrêtera en 1954 après bien des déboires. En 1991, retour de l’Assomption en Asie, à Gwangju en Corée, puis au Vietnam et aux Philippines. Elle compte aujourd’hui plus d’une centaine de religieux asiatiques. En Afrique, les premiers pays touchés par la mission assomptionniste sont le Congo belge (Nord-Kivu) et Madagascar. Les religieux aident à la formation du clergé diocésain et contribuent à l’édification de paroisses, avant d’accueillir des vocations autochtones. Aujourd’hui, la fondation d’Afrique (RDCongo) s’est déployée vers l’Est (Kénia, Ouganda, Tanzanie), alors qu’une jeune mission a pris son essor en Afrique de l’Ouest (Togo, Burkina Faso). La congrégation compte plus de 60 religieux malgaches.
billet L’armée a même tiré sur les jeunes de notre paroisse. Ensemble, nous avons découvert comment les sœurs vénézuéliennes s’engagent auprès des pauvres avec leurs sœurs belges. P. MICHEL COPPIN (SDS) DIRECTEUR DE MISSIO-BELGIQUE
En février, je suis allé en Amérique du Sud avec l’évêque d’Anvers, Mgr John Bonny. Celui-ci m’a rejoint au Venezuela après une visite aux jeunes anversois participant aux Journées mondiales de la jeunesse au Panama.
« Vénézuela, Brésil, Chili, trois pays, trois contextes socio-politiques. » C’est dans la capitale vénézuélienne, Caracas, que nous nous sommes retrouvés dans un contexte très perturbé.
Après cela, nous nous sommes rendus à Juazeiro do Norte, dans le nord-est du Brésil, un lieu de pèlerinage pour les nombreux pauvres de la région. Surtout autour de la fête de CANDLEMAS (la Chandeleur), où des milliers de pèlerins affluent pour prier Marie, mère des douleurs. Le fondateur du pèlerinage, Cicéron Batista (1844-1934), un prêtre local, est vénéré comme un Saint, parce qu’il s’est engagé sans relâche auprès des pauvres. Mgr Bonny et moi-même avons aussi visité plusieurs missionnaires belges actifs dans la région. Parmi eux, trois évêques. Au Chili, dernière étape de notre voyage, nous avons rencontré quatre missionnaires d’Anvers : deux femmes,
un prêtre et un diacre permanent. Ils font un travail admirable. Ainsi avons-nous découvert trois pays très différents, notamment en ce qui concerne leurs options politiques allant de la gauche dure à la droite dure. Mais malgré leurs différences, ils ont en commun leur lamentable incapacité à construire une société où tout le monde trouve sa place. L’enrichissement personnel et le goût du pouvoir semblent être les priorités des politiciens. Cependant, la pauvreté collective augmente. Le message de Jésus offre alors réconfort et soutien. De nouvelles communautés confessionnelles se rassemblent autour de sa Parole libératrice. Elle leur donne de l’espoir, une nouvelle énergie et de l’enthousiasme. Missio veut aider ces nouvelles communautés solidaires à réaliser leurs projets. Et inversement, leur enthousiasme peut nous donner un nouvel élan. Si Dieu le veut !
missio, un nom, des personnes Le dimanche de l’Épiphanie, les Chanteurs à l’étole de l’Unité pastorale de Baelen-Welkenraedt étaient fidèles au rendez-vous malgré le froid piquant. Chaleureusement accueillis par les habitants, ils ont récolté 1.106 €. Merci les chanteurs !
Les Chanteurs à l’étoile de Baelen-Welkenraedt. Cérémonie d’envoi à Membach. © Missio
Les chanteurs prêts à partir.
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L’accueil chaleureux des habitants.
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Longue vie à vous et à votre générosité ! Les années passeront, mais l’Église continuera, en dépit de tout, à annoncer l’Évangile en aidant les plus pauvres et les plus fragiles. En inscrivant dans votre testament un legs au profit de Missio, vous continuerez à soutenir l’action des communautés catholiques dans le monde. Ce testament peut être manuscrit (écrit de votre propre main, daté et signé par vous) ou fait devant notaire.
Renseignez-vous auprès de votre notaire ou contactez le directeur de Missio Belgique, le Père Michel Coppin : legs@missio.be ou 02 679 06 30.
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suara Rédacteur en chef Michel Coppin Rédaction finale Armelle Griffon Ont collaboré Juliette Binyungu, P. Laurent Bodart, P. Michel Coppin, Catherine De Ryck, Armelle Griffon, Mgr Marcel Utembi, Robert Vastmans Photos Missio, © MONUSCO / Alain Likota, P. L. Bodart, Servizio Fotografico Vaticano, Shutterstock / GOLFX, Shutterstock / Alexandros Michailidis Mise en page et impression Halewijn nv Éditeur responsable Michel Coppin, Bld du Souverain 199, 1160 Bruxelles Info et contact Bld du Souverain 199, 1160 Bruxelles, 02 679 06 30 info@missio.be, www.missio.be Abonnements et changements d’adresse suarafr@missio.be Réactions et suggestions communication@missio.be Missio Wallonie-Bruxelles Bld du Souverain 199, 1160 Bruxelles Tél.: 02 679 06 47, wallonie@missio
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