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Vivai 2014 4 fr

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Le magazine

du bien-être et du développement durable

04/2014

Partager au lieu de posséder: la mobilité de l’avenir Combiner et renforcer: les nouveaux mix sportifs Masser et huiler: des soins complets pour les pieds

Le pain Denrée universelle à partager


Au rythme de la nature.

Une partie de


Chère lectrice, cher lecteur, Les experts de ce numéro Dr David Fäh

Physiologiste nutritionniste, il est chercheur et enseignant à l’Institut de médecine sociale et préventive de l’Université de Zurich. Il nous conseille pour les sujets ayant trait à la nutrition et à la santé. Christina Daeniker Roth

Spécialiste de l’alimentation et de la santé à la Fédération des coopératives Migros, Christina Daeniker possède de vastes connaissances dans le domaine de la nutrition et connaît bien les préoccupations des consommateurs. Elle nous conseille pour les articles portant sur ces thèmes et en rapport avec des produits Migros.

Photo de couverture: Simon Iannelli © Roland Tännler, Joschi Herczeg, Keiko Saile

Marianne Botta Diener

Ingénieure en technologie alimentaire, enseignante à l’EPF, elle est mère de huit enfants. Pour ce numéro de Vivai, elle s’est intéressée aux boissons isotoniques. Jörg Beckmann

Directeur de l’académie de la mobilité, un think tank fondé par le TCS, qui réfléchit aux perspectives de la mobilité durable. Pour Vivai, ce sociologue spécialisé dans le trafic automobile s’exprime sur la «comobilité».

Personne ne maîtrise mieux que les femmes et les commerçants de détail l’art d’exercer la puissance subtile du parfum. Car ce n’est plus un secret pour personne: l’odeur du pain frais est une arme imparable pour attirer la clientèle. Pain – rien que le mot met l’eau à la bouche. Je renoncerais à un steak de bœuf de Kobé pour du pain frais et croustillant. Même les régimes qui le bannissent ne pourraient m’en empêcher. Il faut dire qu’il s’accompagne des plus beaux souvenirs. Les discussions interminables entre amis où pain, fromage et vin s’invitaient à l’heure de l’introspection. L’image désinvolte et stylée d’une Française décoiffée, en trench-coat, sortant d’une boulangerie une baguette sous le bras. Moi, le pain me rappelle Monsieur Knecht, le boulanger de mon village. Quand je rentrais de l’école vers 14 heures, il était assis sur son banc, tenant entre ses doigts robustes (pétrissage oblige!) une cigarette. Il rayonnait de la satisfaction, certes fatiguée, de ceux qui ont le sentiment du devoir accompli. Nous échangions un sourire et savions tous deux que nous ne remuerions plus le petit doigt de la journée. Dans cette édition Vivai, nous avons bien plus qu’une tranche de pain à vous mettre sous la dent. Vous serez surpris par toutes les miettes ramassées en Suisse et dans le monde. Et si une fois de plus, vous n’avez pas pu résister à la corbeille de pain au restaurant, je vous recommande les dernières tendances fitness (page 52). Comme pour le pain, de nouveaux ingrédients y sont testés.

Rédactrice en chef

PS: depuis mes 16 ans, je porte des chaussures plates uniquement pour le sport. C’est mauvais pour les pieds, je sais. D’où les conseils de pédicure page 48 et suiv. Vivai 4/14

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La conscience tranquille, l’esprit lÊger.

Une partie de


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10 Le pain: un aliment essentiel, même s’il est souvent mal vu dans les régimes à la mode 14 Au curry à Tokyo, bis à Hambourg, Wonder Bread à Los Angeles: un tour du monde du pain 20 Combien en mangeons-nous? Lequel préféronsnous? La consommation de pain en Suisse chiffrée 22 Quel rôle joue le pain dans la religion? Comment se forme la croûte? Des experts nous répondent 24 Du rapport entre le pain et la biodiversité 28 Autopartage, covoiturage ou partage de e-bikes: la mobilité, c’est encore mieux partagée 38 Boissons isotoniques: que renferment ces liquides colorés? Quand et pourquoi sont-ils bons? 48 Pédicure maison et autres soins: chouchouter ses pieds, c’est se faire du bien ailleurs aussi

© Luca Gabino, GettyImages, illustration: Anja Kroencke

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52 Du neuf avec de l’éprouvé: les nouvelles activités de fitness combinent des techniques connues 7 9 36 41 42 46 56 58

Ça fait plaisir On aime Produit culte: l’esquimau vanille Sain et léger: salade de pastèque Le caddie sous la loupe En fait, c’est quoi l’intuition? Aire de jeux: concours Vivai Chronique

I MPRESSUM Editeur: Fédération des coopératives Migros Directeur des médias Migros: Lorenz Bruegger Directeur des éditions: Rolf Hauser

Adresse de la rédaction: Magazine Vivai, case postale 1766, 8031 Zurich, vivai@mediasmigros.ch www.migros.ch/fr/vivai

Directrice des publications: Monica Glisenti Rédactrice en chef: Susanna Heim Adjointe: Christine Kunovits Coordination: Dagmar Madelung Edition allemande: Lukas Hadorn Edition française: Sylvie Castagné Edition italienne: Cora Gianolla Directrice artistique: Dora Siegenthaler Rédactrice photo: Cornelia Thalmann Traitement d’images: Reto Mainetti Révision (F): Martine Rivier

Imprimerie: Vogt-Schild Druck AG, CH-4552 Derendingen Papier: sans bois, FSC-Mix Emissions de CO2 compensées par un projet au Brésil ISSN: 1663-716X Tirage total de Vivai: 250 000 D: 173 000, F: 60 000, I: 17 000 exemplaires

Commandez gratuitement Vivai par e-mail à: abonnements.vivai@ mediasmigros.ch ou par téléphone au: 0800 180 180 Vivai 4/14

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La nature est dans le prĂŠ.

Une partie de


Moins d’efforts

Une tartine de confiture au petitdéjeuner, c’est le plein d’énergie pour la journée! Ce serait dommage de ne pas pouvoir ouvrir le pot.… Enfants, personnes âgées ou atteintes de rhumatisme peinent souvent à dévisser le couvercle. Pour eux, Migros lance le couvercle Easy-Open qui requiert deux fois moins d’effort à l’ouverture. Dès à présent, toutes les confitures Extra sont équipées de ce système recommandé par la Ligue suisse contre le rhumatisme.

Plus de conscience écolo

© Illustration: Shutterstock (montage Vivai), photos: Plainpicture, Paolo Dutto

Plus de conseils

Moins de PET

L’eau Aproz se fraie un chemin jusque dans la vallée à travers les roches du Trias, dans les Alpes valaisannes. Des roches vieilles de millions d’années. Et c’est une très bonne chose, car l’eau se charge ainsi en précieux minéraux, notamment en calcium et en magnésium. Quant aux emballages de la marque, ils ont été rajeunis. Les bouteilles d’eau minérale Aproz ont été repensées, sur le plan esthétique et écologique. Le nouveau design utilise moins de PET, soit une économie de près de 71 tonnes d’emballage par an. Buvons à cette bonne nouvelle!

Après l’été, l’automne ne tarde jamais à revenir. Et comme chacun sait, c’est la saison des courses. Il n’est pas trop tard pour s’inscrire afin de participer aux magnifiques épreuves que réserve l’arrièresaison: marathon de la Jungfrau (12/13.09), Greifenseelauf (20.09), Stralugano (27/28.09), course Morat-Fribourg (05.10) ou Hallwilerseelauf (11.10). En tant que simple spectacteur aussi, on peut apprécier ces courses qui se déroulent dans des décors grandioses. Mais si vous préférez être au cœur de l’action, vous trouverez chez SportXX l’équipement idoine et pourrez profiter des conseils des experts de Ryffel Running.

Combien votre dernier caddie comptait-il de produits durables? Désormais, avec Cumulus Green, il est facile de le savoir. Capable d’estimer automatiquement le nombre d’articles durables achetés par rapport à l’ensemble des achats effectués, cette fonction identifie les produits dotés de l’un des douze labels durables (entre autres, Migros Bio, Max Havelaar, UTZ, Alnatura…). Ces produits sont listés sur le relevé de compte ou la page d’accueil Cumulus, le programme de bonus gratuit de Migros. Le projet développé en collaboration avec le WWF vise à renforcer la prise de conscience des consommateurs sur la durabilité des produits. www.migros.ch/cumulus-green

www.sportxx.ch/ryffelrunning

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Fatigué, fatigué, fatigué, fatigué...

Energie et vitalité avec FLORADIX® A base de substances végétales • Agit rapidement • Se prend facilement • Bien toléré • Sans additif artificiel • Contient du fer organique • Convient aux végétariens

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Le rire qui déstresse

Un éclat de rire par jour, ce devrait être la dose minimale. Tel est notre avis, que partagent médecins et psychologues. Quand nous rions, notre corps sécrète des endorphines qui aident à réduire le stress, à atténuer la douleur et à ressentir du bien-être. Comme la vie n’est pas toujours drôle, nous recommandons une initiation sur Internet, avec des politiques espagnols (recherche YouTube: «Fou rire général Espagne»), des animateurs de télévision américains («Chute mannequin») ou des joueurs de tennis plutôt doués («Federer Nadal fou rire»).

Le golf qui respecte la nature

© Raffael Waldner, Plainpicture, iStockphoto

La cuisine qui plaît aux enfants

Cuisiner pour des enfants n’est pas une sinécure. Les recettes doivent être goûteuses, équilibrées, appétissantes et variées. Et le plus souvent, il faut pouvoir les préparer rapidement. Green Gourmet Family, le nouveau livre de cuisine pour toute la famille, dévoile comment concilier ces exigences dans la même casserole, tout en étant éco-responsable. Fruit d’une collaboration entre Migros, Cuisine de Saison et le WWF, ce projet propose 70 recettes de saison, des conseils pour cuisiner en respectant l’environnement et des astuces pour y intéresser les enfants. Green Gourmet Family est en vente dans tous les magasins Migros jusqu’à fin septembre.

Un marais, plusieurs étangs, des vergers, une boulaie, une étendue gravelée et de vastes zones humides. Ce qui semble décrire une réserve naturelle est en fait un terrain de golf. Enfin, ce devrait bientôt en être un. Du moins, c’est ainsi que la coopérative Migros Zurich imagine celui qu’elle souhaite ouvrir à Wädenswil à proximité du lac de Zurich. Pour l’heure, des entreprises spécialisées et des experts travaillent à l’élaboration du projet. A Wädenswil comme dans tous les Golfparcs Migros, les parcours représenteront seulement un tiers de la superficie tandis que des surfaces de compensation écologique, laissées à l’état naturel et exploitées de manière extensive occuperont le reste.

La radio qui fait réfléchir

Il n’y a rien à faire, si ce n’est écouter et suivre le raisonnement de deux intervenants (germanophones). C’est ce que propose la «Philosophische Radio» de la station thématique allemande WDR 5. Une véritable mine pour tous ceux qui se posent des questions et aimeraient bien trouver des réponses à des sujets tels que «l’égo tunnel» ou «la spéculation morale». L’animateur Jürgen Wiebicke se fait l’avocat de l’inculture et interroge son invité philosophe jusqu’à ce que l’auditeur, confortablement installé dans son fauteuil, s’exclame: «Eurêka, j’ai compris!» www.wdr5.de/sendungen (podcasts à télécharger)

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Le pain

Notre pain quotidien Aliment de base consommé et apprécié aux quatre coins de la planète, bien culturel de l‚humanité, dont elle se nourrit depuis des siècles, le pain est avant tout une denrée dont la production influe sur la biodiversité. Le pain est sans cesse réinventé, pour répondre aux modes et aux exigences santé. © GettyImages, iStockphoto (arrière-plan)

Texte: Marianne Botta Diener Illustrations: Flavia Travaglini

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le pain

p

our la plupart d’entre nous, avant de faire naître une image, l’évocation de pain frais suscite une odeur. Et les parfums étant étroitement liés aux souvenirs, le pain éveille de nombreuses émotions. «Le pain, aliment de base dans notre société, est omniprésent durant notre enfance. Bien des expériences positives lui sont associées», fait remarquer le chercheur en nutrition David Fäh. Il y a les souvenirs de petits-déjeuners pris en commun, des soupers de nos jeunes années ou des délicieux sandwiches que nous emportions lors des courses d’école. En fait, le pain «sent» aussi l’énergie. L’être humain est ainsi constitué qu’il choisit en priorité les aliments énergétiques comme le pain. Pour nos aïeux, qui ont connu des périodes de vache maigre, il s’agissait d’un instinct de survie. Il apparaît toutefois que l’envie de consommer du pain soit toujours aussi forte. La sensibilisation croissante aux questions de santé n’a cependant pas épargné le pain. Mais nous y reviendrons plus loin. Laissons tout d’abord libre cours à notre enthousiasme. Ces effluves! Ces saveurs! Ce craquant! D’où viennent-ils? Le goût unique du pain résulte de la vaste palette d’arômes de cuisson et de grillé contenus dans sa croûte. A ce jour, non moins de 500 arômes ont été identifiés, dont une grande partie dépend de l’espèce de céréales utilisée pour sa fabrication. L’épeautre n’a ni le même goût ni la même odeur que l’avoine ou le seigle. La fermentation de la pâte, à l’aide de levure ou de levain, constitue une phase cruciale pour le développement des arômes. Et d’autres arômes de grillé se forment lors de la cuisson. Afin de décrire les saveurs du pain, le professeur Michael Kleinert, directeur de l’Institut d’innovation alimentaire à la Haute école zurichoise des sciences appliquées (ZHAW), a créé une «roue des arômes», répertoriant les familles d’arômes qui, associées les unes aux autres, constituent la saveur caractéristique du pain. Ainsi, tout comme le vin, le pain peut faire l’objet d’une description détaillée. Voici 12

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par exemple celle d’un pain d’épeautre par le professeur Kleinert: «Une touche fraîche de notes fruitées qui se développent en association avec des arômes de levure mûrs. En bouche, l’arrière-goût de noisette est typique de l’épeautre.»

Quand le pain ne passe pas Intolérances et allergies

Tout le monde ne digère pas le pain. Vivai a interrogé aha! Centre d’Allergie Suisse et livre ici l’essentiel des informations recueillies. Maladie cœliaque ou hypersensibilité au gluten Qu’est-ce que c’est? Une intolé-

rance de l’intestin au gluten, un mélange de protéines visqueuses contenues dans certaines céréales (blé, orge, avoine, épeautre et seigle). Si la maladie cœliaque n’est pas diagnostiquée, il s’agit alors d’une hypersensibilité au gluten. Quels sont les symptômes possibles? Diarrhée, constipation,

fatigue, carence en fer, troubles psychiques. Chez les enfants, également pleurnicheries ou arrêt de la croissance. Quelles sont les alternatives?

Le pain et les aliments exempts de gluten, p. ex. millet, maïs, riz, quinoa ou amarante. Allergie au blé Qu’est-ce que c’est? Une véritable

allergie aux protéines du blé qui, particulièrement chez les enfants, compte parmi les allergies alimentaires les plus courantes.

Quels sont les symptômes possibles? Tout un éventail, allant des

symptômes du rhume jusqu’à l’asthme, en passant par des troubles digestifs.

Quelles sont les alternatives?

Le pain fabriqué à partir d’autres céréales que le blé (idem maladie cœliaque) ou 100 % à base de farine de seigle.

Peu d’ingrédients nécessaires

Il n’y a guère d’aliment plus élémentaire que le pain, puisqu’il est composé de farine, d’eau, de levure ou de levain et d’un peu de sel. Le pain sortant des boulangeries Jowa du groupe Migros est fabriqué à environ 90 % avec des matières premières suisses. Afin d’obtenir, chaque jour, une qualité élevée et constante, Jowa utilise les adjuvants avec parcimonie. Et en principe, ceux-ci contiennent des ingrédients naturels déjà présents dans la farine. Il convient de rappeler que la farine est un produit naturel et qu’elle varie donc en fonction du temps et de la qualité du sol. Comme tout produit de consommation, le pain connaît également des tendances. A l’heure actuelle, de nombreux clients veulent du pain pétri à la main et fabriqué à partir de matières premières de la région. «Pour répondre à cette demande, Jowa a créé des boulangeries maison. Intégrées aux magasins, ces boulangeries sont la plupart du temps ouvertes et visibles par les clients», explique Daniel Hiestand, directeur du marketing, du développement et des achats chez Jowa. L’offre est impressionnante: Jowa à elle seule propose quelque 200 sortes de pain. Le choix n’a jamais été aussi vaste. Depuis quelques années toutefois, la consommation de pain baisse légèrement au plan européen. Deux raisons peuvent expliquer ce phénomène: les régimes «low carb», soit comportant un minimum de glucides, et les intolérances, supposées ou réelles (voir encadré). Cette constatation inspire au docteur David Fäh la réflexion suivante: «Il vaut certainement mieux manger du pain que des sucreries ou des snacks riches en graisse.» A l’exception du pain blanc, le pain est une bonne source de fibres ali-


© Leo Patrone

mentaires et de vitamines du groupe B. Il fournit en outre des minéraux, p. ex. du zinc et du magnésium, ainsi que des substances végétales bioactives. Le nutritionniste déconseille de consommer du pain blanc régulièrement, car il contient comparativement peu de substances bénéfiques pour la santé et quantité de glucides. Si ces derniers apportent de l’énergie, ils incitent l’insuline à faire des réserves, tout en ralentissant la décomposition du sucre et des lipides dans le sang. Ce qui est un problème surtout pour les personnes qui ne font pas suffisamment d’exercice et sont en surcharge pondérale. Qui surveille son poids devrait, selon le Dr Fäh, renoncer à manger du pain ou toute autre source de glucides le soir. L’organisme puisera alors dans ses réserves durant la nuit. Une bonne nouvelle pour tous les amateurs de pain: toutes les sortes de pain n’ont pas le même effet regrettable sur la silhouette. Lorsque l’on consomme du pain riche en fibres alimentaires et en substances muci-

lagineuses (des substances visqueuses qui gonflent au contact de l’eau), tel que le pain à l’avoine ou le pain de seigle, le sucre passe plus lentement dans le sang. Les lipides aussi diminuent l’index glycémique, ainsi que les ingrédients comme les noix et le soja. David Fäh préconise de consommer plus souvent du pain de seigle valaisan: «Selon moi, il est meilleur pour la santé, notamment parce qu’il est soumis à une plus importante fermentation lors de la fabrication.» Cette spécificité le rend plus digeste pour beaucoup de gens. Quant au levain, il lui confère une saveur particulière. Le pain valaisan se conserve aussi plus longtemps. Le pain protéiné, pauvre en glucides, répond à la demande des personnes soucieuses de leur silhouette. Mais même si la santé est une préoccupation centrale, il ne faut pas oublier une chose essentielle: le plaisir! Car, franchement, une tranche de pain frais avec du beurre, c’est pas le bonheur ça?●

Du pain pour la ligne Pain protéiné

Migros propose du pain protéiné depuis deux ans déjà. Ce pain compte seulement 6 g de glucides pour 100 g, tandis que les pains classiques en contiennent 30 à 45 g pour 100 g. Les protéines supplémentaires sont fournies par du blé, du soja et des lupins, tandis que des graines de lin, de tournesol et de sésame apportent des lipides de bonne qualité. Avec sa mie foncée et moelleuse, il est vraiment délicieux grillé. Il séduit les personnes suivant un régime pauvre en glucides («low carb»), p. ex. Atkins, LOGI ou Montignac, ainsi que les diabétiques qui veillent à éviter le plus possible les glucides dans leur alimentation. Vivai 4/14

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Le pain

Le pain des autres A la farine de maïs, fourré au curry de légumes ou en baguette croustillante, le pain se retrouve sur les tables du monde entier. Texte: Harald Braun, Lisa von Ortenberg, Karen Naundorf, Simone Ott, Judith Reker, Silke Bender, Petra Koci Illustrations: Flavia Travaglini

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XXXXxxxxxxx

© Luca Gabino (Japon), Sabine Braun (Allemagne)

” Au Japon, on ne peut pas se plaindre de ne pas avoir le choix!„ «Je mange du pain assez souvent, à peu près quatre à cinq fois par semaine. J’aime bien la baguette. Je m’en fais des tartines avec du beurre et de la confiture. Mais en dehors des types de pain européens, il y a quantité de pains typiquement japonais. Je pense que le plus populaire parmi les Tokyoïtes est le pain au curry, fourré avec un épais curry de légumes. Il y a également le pain yakisoba, fourré avec des nouilles sautées et le korone, une sorte de brioche à la vanille et à la crème au chocolat. Chez nous, il est considéré comme du pain, tout comme le anpan, qui contient une purée de haricots rouges sucrée. Au Japon, le nom générique du pain est pan. Nous distinguons également les pains vendus en tranches, appelés shoku-pan, les variantes sucrées, kashi-pan, et les snacks nourrissants, ouzaipan. On ne peut vraiment pas se plaindre de ne pas avoir le choix!» Miki Sudo, employée dans un institut de beauté, Tokyo, Japon

” Une grosse miche de pain bis nous fait la semaine.„ «Pour acheter du vrai bon pain bis, je traverserais la moitié de la ville. La petite boulangerie bio de Hambourg où j’achète de préférence mon pain s’appelle Rettungsbrot («pain de secours»). Leur pain aux noix est mon favori du moment. Mais j’aime aussi beaucoup la grosse miche de pain bis de la boulangerie du quartier de Sankt Pauli. Elle nous fait la semaine.»

Oliver Zimmermann, banquier, Hambourg, Allemagne

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” En Argentine, les gens se sont habitués à manger du pain blanc, mais nous n‚en voulions plus!„ «En Argentine, il y a du pain à chaque repas. Le matin, nous mangeons un toast ou des viennoiseries. A midi et le soir, quel que soit le menu, il y a du pain blanc ou du pain au son. Malheureusement, les boulangeries vendent surtout du pain blanc qui n’a pas vraiment de goût, mais contient beaucoup de conservateurs. Les Argentins s’y sont habitués. C’est pourquoi, lorsque nous avons ouvert notre café-restaurant, nous avons décidé de ne pas en servir. Nous voulons revenir à des recettes traditionnelles. Dorénavant, nous faisons non seulement du pain complet et du pain de seigle, mais aussi de la focaccia au romarin et aux olives ainsi que des croissants aux amandes. Sans levure industrielle, la pâte fermente naturellement. Il est vrai que cela nécessite beaucoup d’expérience. Heureusement, notre boulanger Diego maîtrise bien la fabrication.» Dario Muhafara, propriétaire du café-restaurant Malvón, Buenos Aires, Argentine

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Le pain

”A Los Angeles, cela fait 15 ans que nous trouvons du bon pain.„ «J’ai grandi avec du Wonder Bread, un pain industriel, tout mou, à la farine blanchie. On en fait des sandwiches, avec de la viande, un peu de salade et plein de mayonnaise. Avant, je trouvais cela délicieux. Aujourd’hui, je ne touche plus aux pains qui comptent plus de six ingrédients. La Brea Bakery, à Los Angeles, a joué un rôle important dans ma prise

de conscience de ce que signifie la qualité en matière de pain. Cette boulangerie a provoqué une véritable révolution il y a 15 ans. On pouvait enfin trouver à Los Angeles du bon pain, fait selon la tradition européenne. Depuis lors, des artisans boulangers ont ouvert boutique un peu partout dans la ville. Ce que je préfère, c’est le pain au levain fait avec de la levure sauvage, de la farine non blanchie, de l’eau et du sel. Je peux en manger une miche entière.»

Steve Chagollan, rédacteur en chef de «Variety», magazine du cinéma et des spectacles, Los Angeles, USA

© Karen Naundorf (Argentine), Alberto Engeli (USA), Sally Shorkened (Afrique du Sud)

”Je mange toujours du pain au petitdéjeuner. Quatre tranches de pain blanc légèrement grillées.„

” En Inde, le pain doit être rond et de forme régulière.„ «Non seulement j’aime manger du pain, mais j’aime aussi faire mon pain moi-même. C’est beaucoup de travail, certes, et c’est tout un art que seule une mère peut transmettre correctement. Le pain doit être rond, souple et d’une forme régulière. J’ai appris à faire le pain quand j’étais enfant. J’ai surtout toujours aimé préparer la pâte. Aujourd’hui, je mange un pain rond à la farine de

blé, frais du jour, à chaque repas. Selon la saison, j’essaie différentes sortes de farine, de la farine de maïs par exemple, ou de sorgho en hiver. Mon préféré, c’est le pain avec plusieurs céréales. Je le trouve meilleur pour la santé que le pain complet. Cette variété de pains est un élément important de la cuisine indienne. J’aime bien aussi essayer de nouvelles recettes de pain fourré. Par exemple avec des pommes de terre, du cottage cheese ou des légumes verts. Non seulement c’est sain, mais c’est aussi délicieux.

Anusha Soni, journaliste, New Delhi, Inde

«A la maison, nous mangeons du pain blanc en tranches. Je l’achète emballé au supermarché. Il est bien moelleux. C’est parfait pour ma petite fille de six ans qui n’a pas encore de dents devant. Je travaille dans un café où nous faisons nousmêmes notre pain. Celui que je préfère, c’est le pain de seigle. Son petit goût acide me plaît. Mais j’en emporte rarement à la maison, car mon mari et ma fille aiment mieux le pain blanc. Je mange toujours du pain au petit-déjeuner. Quatre tranches légèrement grillées. Avec ça, deux œufs au plat, un demiavocat et un peu de tomate. Je ne beurre jamais mon pain. Les œufs sont déjà assez gras comme ça. Le soir, lorsque nous mangeons vers 7h-7h30, nous prenons souvent du pain. A ce moment-là, je ne le fais pas griller, mais je coupe simplement les tranches en deux. Pour le repas du soir, je trouve que ça accompagne parfaitement le foie de poulet ou le curry à la viande de mouton.»

Fiona Dube, serveuse originaire du Zimbabwe, vit à Johannesburg, Afrique du Sud Vivai 4/14

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” Il m‚arrivait trop souvent d‚avaler la moitié de la baguette en chemin.„

Stéphanie Valère, sophrologue, Paris, France

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” Pour d‚obscures raisons, les enfants préfèrent le pain à toasts blanc et tout mou.„ «Nous consommons pas mal de pain. Je prépare des sandwiches, que mes deux filles emportent à l’école pour midi, en alternant différentes sortes de pain complet, des petits pains blancs ou bis et des bagels. Le matin, nous prenons un petit-déjeuner traditionnel, mais rapide, avec des flocons de céréales et des toasts. Pour d’obscures raisons, les enfants préfèrent le pain à toasts blanc et mou. Mais je n’en achète qu’exceptionnellement. En règle générale, nous prenons du pain sans gluten pour mon mari et, pour nous, du pain blanc dit «bloomer bread». De temps en temps, nous apprécions aussi des spécialités typiquement anglaises, telles que les «hot cross buns», ces petits pains sucrés aux épices, ou le «cottage bread», légèrement sucré.» Fiona Corby, professeure de natation et mère d’Anna, 16 ans, et d’Ella, 14 ans, Purley (Surrey), Angleterre

© Julien Benhamou (France), Andrea Artz (Angleterre)

«Il y a près de 10 ans que je ne mange plus ni croissants ni pains au chocolat. C’est trop sucré et trop gras. Et j’achète de la baguette fraîche uniquement lorsque j’ai des invités. Quand la baguette est toute chaude et bien croustillante, qu’elle sent délicieusement bon, il m’arrivait trop souvent d’en avaler la moitié sur le chemin entre la boulangerie et la maison. Une baguette ne conserve sa bonne odeur de pain frais que le jour même de sa fabrication. Et c’est trop pour moi toute seule. Le pain à toasts complet du supermarché est beaucoup plus pratique et moins tentant. A midi, quand je n’ai pas le temps de cuisiner, je m’en fais griller une tranche et je mets du fromage, du jambon et des tomates dessus. Cela peut aussi me faire un en-cas. Au petit-déjeuner, en principe, je bois seulement une tasse de thé que j’accompagne de trois ou quatre petits gâteaux au chocolat bio.»


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C’EST BON POUR MON BÉBÉ.


Le pain

Le pain passe à table En Suisse, on consomme près de 50 kilos de pain par personne et par an. Comparé aux autres pays, le pain est très présent sur nos tables. Recherche: Lukas Hadorn Illustration: Flavia Travaglini

135 g 77 % des Suisses

de pain consommé par Suisse, par jour (2010). Soit

mangent régulièrement des fruits

presque 50 kilos par an.

61 % mangent régulièrement des pâtes

84 % des Suisses mangent régulièrement du pain (2006).

Comparaison internationale

(en grammes par personne et par jour)

55 %

450 g

mangent régulièrement de la viande

Jusqu’à Europe de l’Est

250 g

Jusqu’à Australie, Argentine, Allemagne, Italie, France, Espagne, Pays-Bas, Israël

160 g

77 % mangent régulièrement du riz

Jusqu’à Angleterre, Suède, Canada, Suisse, Autriche, États-Unis

régulièrement 44 % mangent des pommes de terre

80 g

Jusqu’à Brésil, Asie

Prix du pain bis en Suisse (prix marché en CHF, pour 500 g)

1.75

2.00

1.74

0.98 0.28

0.18

1926

1936

0.24

0.29

1946

1956

0.43 1966

1976

1986

1996

2006


Composition du prix moyen du pain en Suisse (2013)

Sources: Office fédéral de l’agriculture OFAG, association Boulangers-Confiseurs suisses, l’Information suisse sur le pain ISP, Migros, JOWA

JOWA

La société JOWA fut fondée en 1931 par Gottlieb Duttweiler, tout d’abord en tant que fabrique de chocolat. Aujourd’hui leader en Suisse, elle compte 10 boulangeries régionales, un moulin à blé dur, une fabrique de pâtes, un site de production sans gluten et plus de 90 boulangeries maison dans toute la Suisse.

24 %

92 128 133 kg

Salaires de production

de pain cuit par Jowa en 2013. Dans les 125 boulangeries que compte Migros au total, la farine est transformée chaque jour en 200 sortes de pains. Migros vend 350 000 pains frais par jour.

18 % Il faut 2 m2 de surface céréalière cultivée une fois par an pour faire un kilo de pain.

Un kilo de céréales moulues fournit 730 grammes de farine, nécessaires pour la cuisson d’un kilo de pain.

Frais de vente

15 %

Coût de la farine

9 ,5 % Autres frais d’exploitation Aucun pain Migros n’est autant apprécié que la couronne croustillante. Il s’en vend chaque jour 30 000 pièces, devant la tresse et la couronne soleil bio.

7%

Retours/Pertes

5%

Frais d’administration

5%

Risque entrepreneurial

5%

Energie

550 t

12 570 t

de beurre / matière grasse

de farine

495 t de crème / lait / lait en poudre

328 t de levure

Consommation de matières premières des boulangeries maison JOWA (en tonnes par an, état en 2013)

208 t d’œufs

232 t

4%

Amortissements

4%

Autres matières premières

2 ,5 %

TVA

149 t de sucre

1% de sel

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Le pain

De la mie à la croûte Le pain suscite bien des questions. Voici les réponses à quelques-unes de nos interrogations.

© iStockphoto

Texte: Petra Koci

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Quelle est la meilleure façon de conserver le pain? Le mieux est de le laisser dans son emballage d’origine (la plupart du temps un sac en papier) et puis de le mettre dans un linge. Une fois le pain entamé, couvrir la surface coupée d’un film alimentaire. Gordana Tomljenovic, atelier de cuisine njam njam, Wettingen

Peut-on distinguer le pain frais de celui qui est simplement cuit sur le point de vente? Aujourd’hui, il n’y a plus guère de différence entre ces deux types de pain. Le pain surgelé cuit en magasin a parfois une croûte plus dure, très craquante. Martin Marthaler, responsable du développement de produits chez JOWA

Qui a inventé la biscotte? La biscotte était déjà connue dans l’Antiquité. Le nom «biscotte» a été forgé au XVIIe siècle. Il vient de l’italien «biscotto» («bis coctus panis» = pain cuit deux fois). Musée de la culture du pain, Ulm (Allemagne)

Pourquoi le pain à toasts a-t-il une forme standard? Par souci de commodité, ou de «convenience» comme disent les professionnels. A l’origine, les tranches de pain devaient convenir à tous les grille-pain courants. Aujourd’hui, ces tranches peu épaisses et régulières servent souvent à confectionner des sandwichs. Elles offrent ainsi un rapport pain-garniture optimal. Aldo Kern, directeur de Hegnauer Bäckerei AG

En matière de pain, y a-t-il des spécificités régionales? Au Tessin et en Suisse romande, les pains à la mie claire ont la faveur des consommateurs, tandis qu’en Suisse alémanique,

les pains bis ou complets ont la préférence. Mais on ne peut pas vraiment parler de «fossé du pain», comme pour les röstis. Et puis, les habitudes de consommation ont changé ces dernières années avec l’arrivée du pain paillasse. L’Information suisse sur le pain ISP

Peut-on donner du vieux pain aux animaux? Dans la mesure où il n’est pas moisi et ne sent pas le pourri, le pain sec peut servir à nourrir les animaux, mais en petite quantité. Il apporte beaucoup d’énergie et, selon l’animal, il peut impacter fortement la fonction des bactéries présentes dans l’estomac et l’intestin. Je n’en donnerais donc qu’à titre de récompense, par exemple aux chevaux, et en très petites quantités, notamment aux canards et aux cygnes, en adaptant toujours la quantité de pain à la taille de l’animal. Le pain peut engendrer l’obésité, surtout chez les petits animaux, lapins nains, canards, etc. Professeur Annette Liesegang, vétérinaire, directrice de l’Institut pour l’alimentation animale, Vetsuisse Zurich

Comment se forme la croûte du pain? La croûte du pain se forme durant la cuisson, par évaporation de l’eau. La chaleur du four lui confère sa couleur brune. Entre 140 et 220°C se forment des arômes grillés et de cuisson, qui résultent de la caramélisation du sucre et de la liaison des protéines et des sucres du pain, sous l’effet de ce que l’on appelle la «réaction de Maillard». Protection contre les altérations mécaniques ou biologiques, telles que la moisissure, la croûte contribue efficacement à la conservation du moelleux et des éléments nutritifs du pain. Une croûte impeccable a un aspect régulier; elle est sèche et non fissurée. Professeur Michael Kleinert, analyste sensoriel spécialisé dans le pain, directeur de l’Institut pour l’innovation alimentaire, Haute école des sciences appliquées de Zurich (ZHAW)

Pourquoi offre-t-on du pain et du sel lors d‚une pendaison de crémaillère? Le pain et le sel sont de très anciennes denrées, symbolisant les liens qui unissent les hommes, la bonté et l’hospitalité. Ils sont censés apporter richesse, fécondité et santé aux nouveaux habitants du logis.. Musée de la culture du pain, Ulm (Allemagne)

Quel rôle joue le pain dans la religion? Les chrétiens considèrent le pain comme un don de Dieu. Jésus a partagé le pain avec les pauvres. Le soir de la Cène, il fait appel au pain et au vin pour s’adresser aux apôtres. En récitant le «Notre Père», le croyant prie pour son pain quotidien. Qu’il faut aussi partager avec les autres! Professeur Edmund Arens, faculté de théologie, Université de Lucerne

Et dans la religion juive? Le pain «soutient le cœur de l’homme» (Psaume 104, 15). Une prière est prononcée au-dessus du pain au début de chaque repas, surtout les jours de Shabbat et de fêtes juives, pour remercier Dieu qui nous nourrit. Pour les juifs, la nourriture spirituelle, soit la religion et la métaphysique, est aussi essentielle que le pain. David Bollag, rabbin, Institut pour la recherche dans la culture judéo-chrétienne, Université de Lucerne

Quelles sont les prochaines tendances en matière de pain? Les petites portions devraient gagner du terrain, et les produits, offrir une plusvalue en termes de commodité (conservation plus longue, pain déjà tranché, etc.), en termes de santé (pain protéiné, sans gluten, sans protéines de lait), d’authenticité (pâte au levain, pas de poudre à lever, céréales anciennes, etc.) ou de durabilité (TerraSuisse, De la région). Martin Marthaler, responsable du développement de produits chez JOWA ●

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Un champ pour maison Il y a un rapport entre le pain que nous mangeons et la promotion de la biodiversitĂŠ. A Klettgau, un projet ambitieux illustre les interactions entre la culture du blĂŠ et la faune. Texte: Atlant Bieri Photos:Markus Jenny Illustrations: Flavia Travaglini

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Du blé pour le pain

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es champs de blé fournissent le principal ingrédient de notre pain quotidien et favorisent le développement d’une faune et d’une fl ore d’une intéresflore sante richesse. Cependant, l’agriculture moderne a transformé la majorité des champs de blé en déserts verts, où il devient rare d’apercevoir la queue d’une alouette des champs ou le bout des oreilles d’un lièvre. Scientifiques et protecteurs de la nature cherchent des moyens de ramener la diversité dans nos champs. A Klettgau, dans le canton de Schaffhouse, ça a même bien marché. Auparavant, les environs comptaient parmi les régions agricoles les plus polluées de Suisse. Au début des années 1990, les nappes phréatiques étaient tellement contaminées que les autorités cantonales ont mis sur pied un ambitieux programme de protection des eaux souterraines et de promotion de la biodiversité. De bonnes mauvaises herbes

La nature reprend ses droits: grâce au programme de promotion de la biodiversité, il y a quatre fois plus de lièvres dans les champs de blé de Klettgau.

Le plan de sauvetage prévoyait pour commencer de réintroduire sur les terres cultivées des espèces rares de «mauvaises herbes», soient des spécimens d’un groupe d’environ trois cents espèces de plantes sauvages dont l’habitat de prédilection est le champ de blé. Parmi ces végétaux: la dauphinelle consoude ou pied d’alouette, l’adonis, le caucalis à feuilles de carotte, le miroir de Vénus. «L’utilisation immodérée d’herbicides a éliminé ces précieuses plantes», déplore Markus Jenny, biologiste à la Station ornithologique de Sempach. Cette disparition a entraîné celle d’insectes qui dépendaient de ces plantes. Et au bout de la chaîne ali-

mentaire se trouvaient des espèces d’oiseaux qui couvent à même le sol. Alouettes des champs et perdrix ne trouvant plus de quoi se nourrir, elles ont quitté définitivement les champs de blé. Pour mener à bien la réintroduction de végétaux disparus, les agriculteurs ont semé entre les champs de blé des jachères florales, qui ne reçoivent aucun complément d’engrais azoté, ni herbicide ni pesticide. Elles forment de précieux habitats pour la flore compagne, par exemple les coquelicots ou les bleuets. Markus Jenny et ses collègues du canton de Schaffhouse ont en outre incité les agriculteurs à passer à la production intégrée IP-SUISSE, soit à utiliser moins d’engrais et de pesticides. Les diminutions de rendement induites ont été compensées par la Confédération sous la forme de paiements directs. Le rôle clé de la flore compagne

Le plus extraordinaire, c’est que ces mesures ont entraîné le retour d’espèces végétales qui avaient disparu en Suisse. «Des germes, contenus dans des graines qui sommeillaient dans le sol depuis des dizaines d’années se sont mis à pousser», raconte Markus Jenny. Un autre aspect de la stratégie employée consistait à limiter les engrais. Bien sûr, les céréales étaient moins denses, et il y avait des endroits où elles n’avaient pas poussé du tout. Une chance pour les alouettes et les bruyants proyers, deux espèces d’oiseaux rares, car ils pouvaient à nouveau y bâtir leur nid. «A Klettgau, la population de bruyants proyers est passée de pratiquement zéro à plus d’une vingtaine de couples nicheurs», mentionne avec plaisir Markus Jenny. Même les lièvres se sont multipliés. A l’heure actuelle, sur le territoire étudié, il y a environ 14 lièvres par kilomètre carré. «Près de quatre fois plus qu’avant», ajoute le biologiste. Au niveau national, la part de surfaces précieuses du point de vue écologique, telles que les jachères florales, est à l’heure actuelle d’environ 2%. Il faut Vivai 4/14

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Une hespérie butinant un bleuet, des escargots Helicella dans l’engrain (au centre), des signes encourageants pour la biodiversité. Des jachères florales qui servent d’habitat, notamment aux perdrix (ci-dessous).

Des alouettes des champs d’une huitaine de jours sur le sol d’une jachère florale.

atteindre les 5% pour constater le retour des lièvres et d’autres espèces qui avaient disparu des champs. L’Office fédéral de l’agriculture OFAG s’est fixé des objectifs ambitieux: il vise à plus ou moins long terme une part de 10% de ces zones. De bonnes nouvelles pour la diversité de la flore et de la faune dans les champs de blé. Agroscope poursuit ses recherches sur d’autres surfaces écologiques pouvant être intégrées aux cultures. L’institut agronomique développe par exemple une technique de prolifération ciblée d’insectes «utiles», qui s’attaquent aux nuisibles, par le biais de plantations de fleurs sauvages. Semées en bordure des champs de blé, ces fleurs servent de «réservoir à nectar» aux insectes utiles, par exemple les coccinelles, les syrphes, les chrysopes et les guêpes parasites. Ces dernières s’introduisent dans les champs de blé où elles chassent les pucerons et autres insectes ravageurs de cultures. Un bon moyen pour l’agriculteur de tirer directement profit de la biodiversité dans ses champs. ● 26

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Acheter Terra Suisse

et favoriser la biodiversité Migros a développé le label TerraSuisse en 2007, en collaboration avec la Station ornithologique suisse de Sempach et IP-SUISSE. Les agriculteurs IP-SUISSE qui produisent les matières premières TerraSuisse prennent notamment des mesures pour favoriser la biodiversité, c’est-àdire le vivant dans toute sa diversité. Ils aménagent par exemple des jachères florales ou des habitats pour les insectes, les lièvres et les oiseaux, en installant des tas de pierres ou en plantant des haies entre leurs champs. Depuis 2010, ces agriculteurs ont accru de 50 % les espaces dédiés à la biodiversité sur leurs exploitations. Et en termes de chiffre d’affaires, TerraSuisse est devenu le deuxième label Migros. La collaboration avec la Station ornithologique de Sempach et avec IP-SUISSE n’est

certainement pas étrangère à ce succès. Un contrat de cinq ans, conclu entre Migros et les producteurs IPSuisse, garantit à ces derniers un débouché pour leurs céréales servant à faire du pain ainsi qu’une prime fixe. La région de Klettgau est un exemple de belle réussite initiée par TerraSuisse. Quand on voit une famille de lièvres s’ébattre dans un champ à l’aube et que l’on aperçoit des alouettes dans les céréales, il ne fait plus aucun doute que production agricole et biodiversité peuvent faire très bon ménage. En achetant des produits TerraSuisse, les clientes et clients Migros participent à créer d’autres zones vouées à la biodiversité.


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Pas à pas, (se) faire du bien. La randonnée pédestre est l’une des plus belles traditions suisses. Cette activité familiale si appréciée permet de passer du temps ensemble et de se créer des souvenirs communs. Pour préserver ceci à l’avenir aussi, NIVEA soutient l’association faîtière Suisse Rando.

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andonner, c’est se plonger dans la nature à chaque pas, avec pour seul guide l’envie d’aventures. En famille, une excursion en montagne peut devenir un voyage passionnant riche en découvertes. NIVEA a rassemblé dans une brochure 26 magnifiques itinéraires qui conviennent aussi bien aux petits qu’aux grands. Sentir l’herbe entre ses orteils le long du sentier à parcourir pieds nus dans l’Appenzell, nourrir les petits rongeurs sur le sentier des écureuils à Arosa ou s’émerveiller devant les trois châteaux de Bellinzone, partager de nouvelles aventures et atteindre ensemble un but, ça fait du bien et ça crée des liens. Pour que vous puissiez profiter encore longtemps de ces moments si particuliers en pleine nature, NIVEA apporte son soutien à l’association faîtière Suisse Rando. Et vous pouvez y contribuer vous aussi. En effet, pour chaque randonnée que vous aurez accomplie et validée avec le Pass Randonnées parmi les 26 itinéraires proposés, NIVEA verse CHF 5.– à l’association faîtière Suisse Rando.

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La mobilité collaborative

Ma voiture est ta voiture La mobilité collaborative: une expression rébarbative, mais un concept qui devrait conjurer l’engorgement du trafic. Comment ça marche et pourquoi tout le monde aurait intérêt à partager. Texte: Lukas Hadorn Illustrations: Anja Kroencke

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ROULETTE AFRICAINE Chaque gorgée d’eau contaminée représente un risque mortel. Pour agir: www.helvetas.ch


La mobilité collaborative

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es embouteillages paralysent la Suisse. Et pas seulement durant les vacances d’été, mais tout au long de l’année. Comme l’annonçait récemment l’Office fédéral des routes, entre 2010 et 2012, la durée totale des embouteillages a augmenté de 34 % rien que sur les routes nationales. Particulièrement engorgées sont les villes de Zurich, de Genève, de Lausanne et de Berne. Les principaux facteurs responsables de cette regrettable situation sont la croissance démographique ainsi que les revenus plus élevés et l’augmentation de la distance entre le domicile et le lieu de travail. Le constat est sans équivoque: les modèles de mobilité classiques – en première ligne la circulation automobile individuelle aux heures de pointe – ont atteint leurs limites. La Suisse est au bord de l’asphyxie. Les solutions ne manquent pas. Elles comprennent notamment les routes à péage, l’aménagement de goulets d’étranglement ainsi que le transfert de la route au rail. Quant au concpet de «mobilité collaborative», il en est encore à ses balbutiements. Parce qu’il constitue une forme plus ingénieuse que la mobilité traditionnelle telle que nous la connaissons actuellement, c’est ce concept qui devrait désamorcer la crise de la circulation en seulement quelques années. Son principe est simple: il s’agit de partager les véhicules mais aussi les trajets, les services et les infrastructures pour une meilleure exploitation (comprenez: plus efficace) des ressources existantes. Sachant qu’en moyenne une voiture particulière est immobilisée 23 heures sur 24 dans un parking ou un garage, l’idée s’impose d’elle-même de mettre le véhicule à disposition d’autrui pendant qu’il n’est pas utilisé. Idem pour les places de stationnement vacantes, les sièges passagers inoccupés, les surfaces de chargement disponibles: tout ce qui n’est pas utilisé est prêté. Et ce en temps réel, grâce à Internet et aux appareils mobiles. Fournisseurs et utilisateurs communiquent vite, sans aucune difficulté. A moyen terme, ces solutions conduisent non

seulement à diminuer le besoin absolu de véhicules mais aussi de carburants, de services et d’infrastructures. Economique, écologique et social

Selon Jörg Beckmann, la mobilité collaborative est durable. «Elle est durable d’un point de vue économique parce qu’elle exploite mieux les capacités existantes et ne nécessite aucun investissement supplémentaire dans les infrastructures. Parce qu’elle préserve ainsi les ressources limitées, elle est donc durable sur le plan écologique. Au niveau social aussi puisqu’elle encourage de nouvelles formes de mobilité collective». Jörg Beckmann sait de quoi il parle: il est directeur de l’académie de la mobilité, un think tank fondé en 2008 par le TCS. Chaque année, afin de réunir des idées et des acteurs de ce secteur en plein essor, il organise à Berne un congrès au drôle de nom: wocomoco – pour World Collaborative Mobility Congress. L’expérience que nous vivons actuellement, avec l’apparition d’offres de car sharing (ou autopartage), de vélopartage, de centrales de covoiturage, de services de taxis privés ou de réseaux de stationnement marque le début d’une nouvelle ère dans la mobilité. «Avant, le monde de la mobilité était caractérisé par un rideau de fer entre le trafic individuel motorisé, privé, et les transports collectifs, publics», affirme Jörg Beckmann. «Il fallait se positionner d’un côté ou de l’autre, mais entre les deux, il n’y avait rien. La mobilité collaborative décloisonne le secteur. Ainsi, les transports publics deviennent plus individuels et les transports privés, plus publics.» Compte tenu de ces nouveaux services, le futurologue Lars Thomsen parle également de changement de paradigme. «L’accès prend le pas sur la propriété», dit-il. C’est ce que le sociologue américain Jeremy Rifkin, grand théoricien de la société de l’accès aurait déjà identifié il y a 15 ans. Monsieur Rifkin expliquait comment la valeur traditionnelle d’accession à la propriété, symbole d’autonomie

Mobility Car sharing / autopartage

La Suisse est une championne du car sharing. Et le succès de cette formule en Helvétie porte un nom: Mobility. Depuis 1997, la coopérative basée à Lucerne propose ses voitures rouges à la location temporaire sur près de 1400 emplacements à travers tout le pays. Et 112 000 personnes abonnées à ce service se passent de véhicule personnel ou d’une deuxième voiture. Une voiture de Mobility remplacerait pas moins de neuf voitures privées. Gérée de façon centrale et propriétaire de sa flotte, Mobility fait partie de l’ancienne garde des services d’autopartage. Le futur serait plutôt aux réseaux «peer to peer» qui relient directement les particuliers. mobility.ch/fr

tooxme Car pooling / covoiturage

Déjà implantée en Suisse romande, Tooxme s’affirme en tant qu’acteur de la «mobilité sociale». Le principe: un conducteur ou une conductrice qui se rend d’un point A à un point B le fait savoir via l’app Tooxme. Une personne désireuse de faire le même trajet au même moment peut se manifester via l’app et effectuer le voyage avec ledit conducteur ou ladite conductrice, contre participation. Ainsi, les deux parties y gagnent. Mais vu que cette formule profite aussi à des conducteurs aux intérêts purement commerciaux, les oppositions sont vives, surtout de la part des taxis. Le service Uber p. ex. doit faire face à d’importantes protestations dans plusieurs villes et a même été interdit à Bruxelles. tooxme.com Vivai 4/14

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La mobilité collaborative

et de liberté, perdait du terrain face à un nouveau concept: l’optimisation de l’accès. «Peu à peu l’idée qu’il n’est plus nécessaire de posséder une chose pour en tirer bénéfice gagne le grand public», indique Lars Thomsen. «De nos jours, les jeunes écoutent bien de la musique toute la journée, sans posséder un seul support matériel.» Bientôt, il en sera de même avec la voiture. Quand il est possible d’emprunter une voiture à tout moment, pourquoi en posséder une, alors que cela implique de l’acheter, de l’entretenir, de s’occuper des réparations et de l’assurance? D’après Migros, la Suisse doit jouer un rôle décisif dans ce processus de développement. «Nous figurons déjà parmi les pays leaders dans le domaine de la mobilité collaborative», souligne HansJörg Dohrmann, directeur de m-way AG, une filiale de Migros spécialisée dans la vente de véhicules électriques. Il cite Mobility Carsharing, le prestataire de services en la matière, au deuxième rang mondial. m-way aussi joue sur le tableau de la mobilité partagée, notamment avec la plateforme de car sharing Sharoo et le projet eMOTION Zurich, une combinaison unique au monde entre mobilité électrique et partage de véhicules proposant à des particuliers d’acquérir une voiture électrique à des conditions avantageuses s’ils sont disposés, en échange, à la partager quand ils ne l’utilisent pas. «C’est génial que Migros soutienne activement la naissance de ces nouvelles formes de mobilité», ajoute Hans-Jörg Dohrmann. «Nous ne savons pas encore quels modèles s’imposeront à l’avenir. Et nous ne sommes pas à l’abri d’imprévus ou de ratés. Ainsi va l’entreprenariat. Du pur Duttweiler!» Stefan Schöbi est le responsable du fonds de soutien Engagement Migros, par le biais duquel le groupe Migros encourage des projets porteurs de prestations pionnières dans le développement durable. Lui aussi pense que la Suisse peut exceller dans le domaine de l’innovation au service de la mobilité collaborative.

Dans ce secteur, nous n’en serions qu’à la phase de «découverte créative», précise Stefan Schöbi. Et c’est justement ce qui rendrait la branche si intéressante (voir aussi l’interview page 34). La commodité, clé de la mobilité «Les gens ont intégré le fait que la mobilité collaborative n’était pas une solution de seconde classe», constate le futurologue Lars Thomsen. «Aujourd’hui, les utilisateurs du car sharing ne sont pas seulement des personnes qui ne peuvent pas se permettre d’avoir leur propre voiture. Beaucoup ne le veulent pas.» Pour réaliser une plus grande percée, il serait décisif que les services soient meilleurs, moins chers et plus pratiques que les solutions de transport existantes. Le grand public prendra alors le train de la mobilité collaborative en marche. Il est évident que la formule n’est pas au goût de chacun. «Mais si 20 à 30 % de tous les usagers optaient pour la mobilité partagée, cela représenterait un marché énorme», fait remarquer Lars Thomsen. En qualité de futurologue, il a une vision de ce à quoi la mobilité collaborative pourrait ressembler à l’avenir. «Le jour viendra où il nous suffira de nous poster au bord d’une route et, simplement en effleurant une touche sur notre smartphone, nous pourrons commander à distance un véhicule qui se présentera à nous. Nous n’aurons alors plus qu’à monter à bord. Dans l’habitacle, nous serons connectés avec nos contacts, nous pourrons travailler ou bien écouter de la musique. La conduite sera entièrement automatique. Le véhicule nous déposera à destination et se parquera tout seul. Ou bien, il poursuivra sa route pour rejoindre un autre lieu, où se trouvera une nouvelle personne désireuse d’emprunter le véhicule pour un autre trajet qu’elle viendra de réserver sur son smartphone.» Bien sûr, souligne Lars Thomsen, il faudra encore attendre un peu avant que cette forme de mobilité collaborative s’impose dans nos sociétés. «Disons d’ici 2019», ajoute-t-il. ●

sharoo Autopartage «peer to peer»

Le principe de sharoo est simple: je propose à d’autres d’utiliser ma voiture lorsque je n’en ai pas besoin. Tout le monde peut s’enregistrer sur la plateforme et proposer la location temporaire de son véhicule à autrui – ou uniquement à ses amis ou voisins. Lancée en mai à Zurich, Lucerne et Berne, l’entreprise associée à m-way, filiale de Migros, à La Mobilière et à Mobility, souhaite bientôt couvrir toute la Suisse. Actuellement à la recherche de pionniers à Bâle, à Saint-Gall et à Winterthour, sharoo a reconnu que la facilité d’utilisation, la sécurité et la confiance étaient essentielles pour se faire accepter. Par exemple, une remise des clés est inutile car l’accès au véhicule se fait via smartphone. Chaque trajet est automatiquement assuré et les adhérents sont évalués par la communauté. www.sharoo.com

CaKi-Bike Partage de e-bikes

CaKi-Bike est l’abréviation de CargoKinder-Bike. Tout est dit: le vélo cargo électrique permet de transporter des charges mais aussi ses enfants. Une alternative intéressante à la voiture, surtout pour les jeunes familles résidant en ville ou en agglomération. Un projet lancé à Berne depuis quelque temps permet à trois familles minimum de postuler ensemble à un CaKi-Bike. Si la communauté obtient l’attribution, le véhicule lui est prêté gratuitement pendant trois mois. Et la demande dépasse de très loin l’offre. www.ewb.ch/de/angebot/mobilitaet/ electrodrive/caki-bike.html Vivai 4/14

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La mobilité collaborative

"La Suisse peut marquer le développement de la mobilité collaborative„ La Suisse peut-elle marquer le développement de cette nouvelle forme de mobilité?

Oui, nous en sommes convaincus. Etant donné sa superficie restreinte et la qualité de ses transports publics, la Suisse fait figure de modèle. Elle peut tracer la voie et expérimenter des solutions de mobilité innovantes à petite échelle. Si nous réussissons dès aujourd’hui à instaurer un cadre pour une mobilité durable, la Suisse pourra encore davantage s’imposer comme une terre d’innovation dans le domaine de la mobilité. Monsieur Schöbi, la mobilité collaborative est l’un des domaines qu’Engagement Migros soutient financièrement. Pourquoi?

Parce qu’il s’agit d’une nouvelle forme de mobilité dont le développement est indispensable vu la densification de notre habitat. Nous tentons de promouvoir des idées et des projets qui font avancer la société. Concrètement, nous soutenons toutes les initiatives proposant des prestations pionnières. Toutes celles qui misent sur la nouveauté, osent le changement, font preuve de créativité et sont tournées vers l’avenir. C’est effectivement le cas de la mobilité collaborative. Quels projets encouragez-vous concrètement dans ce domaine?

© Tomas Dikk

Nous soutenons l’académie de la mobilité, un think tank pour la mobilité suisse, dans la mise en œuvre du congrès wocomoco. Cette manifestation rassemble les acteurs du secteur et fait progresser de nouveaux concepts de mobilité collaborative. Notre objectif est de contribuer de manière décisive au développement de standards et à une large application de concepts durables. 34

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Publibike Vélos en libre-service

PubliBike est aux vélos ce que Mobility est à la voiture. Tout abonné peut prendre un vélo ou un e-bike dans plus de 100 stations en Suisse. Comme beaucoup de services de mobilité collaborative, PubliBike est conçu pour compléter l’offre de transports en commun et couvrir les derniers kilomètres entre le terminus et la destination finale. Contrairement à une idée reçue, ces services ne visent pas à concurrencer les transports en commun mais à les compléter en encourageant leur usage. L’application PubliBike permet une info en temps réel. www.publibike.ch

Quels autres domaines et projets le fonds soutient-il?

Actuellement, il promeut une demidouzaine de projets de développement durable. Parmi eux, la recherche d’alternatives à l’huile de palme dans les détergents, un projet-pilote pour la conception d’emballages durables à base de matériaux biologiques et de déchets ainsi qu’une étude de faisabilité concernant un projet de magasin Migros qui s’approvisionnerait en poisson et en légumes dans sa propre ferme urbaine, installée sur les toits. Ces projets ont un point commun: ils sont tous susceptibles d’échouer. Mais nous prenons le risque, car c’est le seul moyen d’éviter que d’éventuelles solutions d’avenir finissent au fond d’un tiroir.

Stefan Schöbi, 37 ans

est directeur du fonds de soutien Engagement Migros, créé en 2012. Initiative volontaire du groupe Migros, ce fonds finance des projets dans les domaines de la culture, du développement durable, de l’économie et du sport.

Parku Stationnement partagé

«Parquez-vous sans chercher», tel est le slogan du réseau suisse de stationnement Parku. Tout propriétaire d’une place de parc dans un endroit prisé peut la louer quand il ne l’utilise pas. Une application affiche en temps réel les emplacements libres ainsi que leur prix. A leurs détracteurs qui craignent que cette formule entraîne une hausse du trafic privé en centre-ville, les partisans rétorquent que l’optimisation des zones de stationnement ne peut que diminuer la circulation liée à la recherche d’une place et donc réduire le volume général du trafic. Parku ne se limite plus aux villes suisses mais a depuis peu investi la capitale allemande. www.parku.ch


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La glace à la vanille

A sucer glacé L’emballage de l’esquimau Migros n’a pas changé d’un iota depuis les années 1970. Son goût également n’a pour ainsi dire pas varié. C’est souvent le destin des bonnes choses. Texte: Monique Rijks Photos: Yves Roth

s

ur les podiums du monde entier, la mode estivale se décline sur toutes les couleurs de l’arc-en-ciel. Cette tendance affiche son omniprésence au quotidien, de la rue jusque dans les congélateurs. Les dernières créations de crèmes glacées sont ainsi fluo ou marbrées, et leur enrobage s’agrémente d’éclats de fruits à coque, de caramel ou de nougat. A leurs côtés, l’esquimau à la vanille présenté dans son sobre emballage bleu paraît aussi incongru qu’une fenêtre de style Bauhaus sur une façade baroque. Ce grand classique qui figure depuis 1975 dans l’assortiment Migros a pourtant les qualités d’un bon esquimau: une base constituée d’une excellente crème glacée à la vanille, un enrobage de chocolat et un bâtonnet en bois, joli, écolo et plus agréable au toucher que le plastique. Quelque dix millions de ces délicieux esquimaux à la vanille se vendent ainsi chaque année, preuve qu’on ne se lasse pas des bonheurs simples. Le besoin de moderniser leur emballage bleu orné d’une otarie noire imaginé par le graphiste Hans Uster ne s’est jamais fait ressentir. Seules quelques améliorations minimes ont été apportées à la recette de base afin de répondre à l’évolution des attentes des consommateurs. L’enrobage de chocolat est aujourd’hui fabriqué avec des graisses non hydrogénées, tandis que 36

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„Près de

40 ans et pas une ride! „

l’arôme vanille a été adapté au désir d’authenticité des consommateurs. Les modifications apportées sont toutefois si subtiles que même les aficionados de la première heure peinent à les remarquer. Il semblerait toutefois que nos préférences gustatives dépendent fortement des habitudes alimentaires acquises durant l’enfance. Le fait que l’on aime les desserts plus ou moins sucrés, ou les fromages plus ou moins affinés dépend moins d’un arbitrage éclairé en matière de «bon goût» alimentaire que de la familiarité que l’on a ou non avec les aliments en question. Le parfumeur Serge Lutens est convaincu que nous nous constituons un vaste répertoire d’images et d’impressions olfactives ou gustatives durant les sept premières années de notre vie. Or ce qui est simple marque mieux les esprits. Ce catalogue très personnel serait la base à partir de laquelle chacun établirait ses préférences: la reconnaissance constitue toujours un préalable. Selon Serge Lutens, c’est alors seulement que nous pouvons construire une relation à un objet, un livre ou un goût. Ainsi notre esquimau à la vanille serait-il l’équivalent en bâtonnet glacé de la «petite robe noire» de notre dressing. Egalement intemporelles, la robe et la glace allient sobriété et authenticité. l


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Un dopant légal La vague du fitness a déferlé sur le rayon boissons. Isotoniques, elles promettent d’améliorer les performances. Mais qui en a besoin? Texte: Marianne Botta Diener Photo: Yves Roth

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’image du sportif et de sa bouteille est bien connue des téléspectateurs. C’est par exemple Roger Federer qui, lors du changement de côté, plonge la main dans son sac pour en extraire une gourde. Ou les footballeurs qui, pendant la pause ou après le match, se désaltèrent à la hâte. Et sur le Tour de France, chacun se demande: quel liquide contiennent au juste ces bidons que les cyclistes portent périodiquement à leurs lèvres? Disons-le franchement: il s’agit d’un dopant légal. En effet, ce que les sportifs de haut niveau avalent à grandes rasades est, à part de l’eau, le plus souvent une boisson isotonique qui leur fournit rapidement de l’énergie. Ces bouteilles aux couleurs vives garnissent aussi depuis longtemps les rayons des supermarchés et se vendent plutôt bien. Sans doute les sportifs amateurs comme les employés de bureau souhaitent-ils également se conformer à l’image de l’homme actif et performant. Mais au fait, en quoi une boisson isotonique se distingue-t-elle d’une bouteille d’eau ordinaire? La différence réside dans les additifs. Soit des sels minéraux, des vitamines et des glucides pour l’essentiel, dont le dosage varie d’une boisson à l’autre. Lors du choix du produit, ce sont surtout les glucides ajoutés (notamment différents sucres) qui méritent une attention particulière. Mario Müller, directeur d’un Fitnessparc à Lucerne, constate que nombre de ses clients préfèrent les boissons isotoniques à l’eau, pourtant tout aussi utile. «Nous veillons toutefois à pro38

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• Les joggeurs novices perdent davantage de sodium que les coureurs entraînés. Aussi, les débutants choisiront une boisson sportive plus riche en sodium. • Tenez compte de la météo. Une chaleur ou un taux d’humidité élevés favorisent la transpiration. Si le temps est froid ou sec, la perte d’eau se fera plutôt par la respiration. •

Les boissons contenant du sucre et des sels minéraux peuvent accélérer l’absorption de liquide.

•

En cas d’entraînement intense durant plus d’une heure, veillez à ce que la boisson soit aussi enrichie en glucides.

•

En bref

Sportifs, buvez malin! • Les boissons dites sportives, électrolytiques ou isotoniques allient eau, glucides et sels minéraux. •

Avant l’effort, évitez de boire en trop grandes quantités et renoncez au café (sans parler de l’alcool). • Règle empirique: boire de 0,5 à 1 litre de liquide par heure d’effort physique.

•

Si l’effort dure une heure ou moins, l’eau reste la meilleure des boissons.

Buvez à petites gorgées et pas plus de 2 dl à la fois.

•

Les boissons ne devraient pas être réfrigérées ni contenir de gaz carbonique. Choisissez-les ni trop sucrées ni trop acides.

• Alternatives: tisanes, jus de légumes ou mélange maison, p. ex. du jus de pomme coupé d’eau minérale riche en sodium.


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Boissons isotoniques

poser des boissons très peu caloriques. Le but n’est pas que les clients absorbent plus de calories qu’ils n’en brûlent en venant s’entraîner chez nous», assure-t-il. Le «carburant» dont les sportifs (surtout les amateurs) ont réellement besoin est le sodium. En fournissant un effort physique, nous perdons par la transpiration ce sel minéral essentiel pour la tension artérielle, les neurones et la musculature. Dans une boisson isotonique, des sels minéraux sont dissous dans de l’eau pour obtenir une solution dite électrolytique, qui a la propriété de conduire le courant. Les substances solubles que sont le sodium, le magnésium et les glucides modifient la pression osmotique de la boisson; le liquide est absorbé plus rapidement dans l’intestin grêle et passe plus rapidement dans la circulation sanguine. L’effet est tangible: le corps reçoit de l’énergie plus rapidement. Or, il se trouve que notre corps dispose en principe de réserves suffisantes dans lesquelles il peut puiser en cas d’effort. Ce n’est qu’après environ 60 minutes de jogging que l’organisme se met à dégrader intensivement du glycogène, c’està-dire les réserves de glucose stockées dans les muscles et le foie. Nous ressentons alors une baisse de régime, et c’est là qu’une boisson isotonique peut apporter un coup de fouet sous forme d’énergie rapidement disponible. «Si l’on vise la performance, les boissons isotoniques peuvent aider», confirme le nutritionniste David Fäh. Il s’empresse toutefois d’ajouter: «Mais dans le cadre d’une activité sportive normale, l’eau suffit. Lors d’un entraînement plus soutenu, une prise additionnelle de glucose sous forme de sucre de raisin, mais non pas de fructose, peut être judicieuse.» David Fäh conseille aussi de veiller à la quantité de sels minéraux lors de l’achat. Il recommande 0,5 g de sodium par litre ainsi que d’autres électrolytes comme le magnésium. Avant de s’en remettre à la potion magique, il est donc utile de jeter un coup d’œil attentif aux informations en petits caractères sur l’étiquette. l Vivai 4/14

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En général, tout ce qui est vert est sain! Les pistaches contiennent beaucoup de fer, d’acides gras bons pour la santé, de protéines et de fibres alimentaires.

Pastèque à la vinaigrette Clairement sous-estimée, la pastèque a pourtant beaucoup à offrir, aussi bien sur le plan nutritif que culinaire. Notamment en accompagnement sucré de plats salés et relevés. Texte: Lukas Hadorn Recette: Daniel Tinembart Photo: Ruth Küng

© iStockphoto (montage Vivai)

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a pastèque, ce gros melon à la pulpe gorgée d’eau, est si rafraîchissante en été! Certes, melon sucrin, ça sonne bien. Et le melon cantaloup apporte une note exotique. Mais avec ses 96 % d’eau, c’est bien la pastèque qui s’impose comme un réservoir de liquide quand le besoin de se désaltérer se fait sentir. Pour autant, il est injuste de la réduire à cette seule fonction. Après tout, des chercheurs américains ont récemment prouvé que la consommation de pastèque pouvait diminuer la tension artérielle. Un effet dû à la citrulline, un acide aminé vasodilatateur. Un journal allemand s’est même risqué à comparer le fruit à chair rouge à une célèbre petite pilule bleue: la

pastèque agirait comme le Viagra! Nous n’irons pas jusque-là et nous contenterons de faire mousser les qualités culinaires, également sous-estimées, de la pastèque. Grâce à son goût sucré, elle accompagne à merveille des plats salés ou relevés. Particulièrement en salade avec de la féta salée, de l’oignon piquant, de la menthe fraîche et des éclats de pistaches croquants. A déguster le week-end, sur la pelouse fraîchement tondue, accompagnée d’une bonne viande grillée. Ingrédients et préparation (4 pers.)

4 cs d’huile d’olive, 3 cs de vinaigre balsamique blanc, 1 cc de miel, poivre du moulin, sel, 800 g de pastèque, 1 petit oignon

rouge, 200 g de féta, ½ bouquet de menthe, 2 cs de pistaches. Pour la vinaigrette, mélanger l’huile, le vinaigre et le miel. Saler et poivrer. Couper la pastèque en morceaux et l’oignon en fines rouelles. Effeuiller un peu de menthe et réserver pour la décoration. Hacher fin le reste de menthe. Emietter la féta. Mélanger les bouchées de pastèque avec la féta, les rouelles d’oignon, la menthe et la vinaigrette. Hacher les pistaches et parsemer sur la salade. Décorer avec les feuilles de menthe réservées et servir. Préparation: env. 20 min. Par personne, env. 22 g de lipides, 11 g de protéines et 21 g de glucides (330 kcal). ● Vivai 4/14

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L’analyse du psy

Des calories en pagaille La personne qui a réalisé ces achats aime faire des gâteaux, tout en veillant à avoir une alimentation équilibrée. Le psychologue est catégorique: cette personne est curieuse de tout et aime la vie. Photo: Nick Hunger

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ntuitivement, je vois bien que, cette fois-ci, je suis devant une analyse qui semble simple au premier abord, mais cache des mystères que je dois éclaircir. La photo des courses déposées sur le tapis roulant qui m’a été fournie trahit des comportements alimentaires évidents. Et il y a toutefois autant de zones d’ombre. Il est clair que notre client ou notre cliente adore faire des gâteaux, a un faible pour le Tessin et la cuisine 42

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asiatique et aime bien assaisonner ses plats avec des herbes fraîches. Peu d’aliments cependant renseignent sur la catégorie d’âge ou le sexe. Il semble que mon flair va être mis à rude épreuve… A quoi pourraient bien servir l’anis étoilé et le basilic, par exemple, ainsi que les framboises, les œufs et la farine d’épeautre? Quel plat principal? Quel dessert? Cette sélection d’ingrédients pique ma curiosité. Tous mes senseurs sont

activés. Ces produits serviront sans aucun doute à préparer de délicieux menus. La personne ayant fait ces achats recherche visiblement à associer le plaisir des papilles à une alimentation équilibrée. Comme le prouve l’index fruits et légumes, soit le nombre de fruits et légumes achetés divisé par le nombre total d’articles, multiplié par 100. Le contenu de ce caddie a un très bon index. Notons toutefois que l’apport énergétique que repré-


Cette photo a été prise à une caisse de Migros Limmatplatz, à Zurich.

sentent 1 kg de beurre, 20 œufs, 1 kg de sucre et 3 kilos de farine s’élève à plus de 20 000 kcal. C’est énorme! Deux facteurs sont essentiels: la période durant laquelle ces ingrédients vont être employés et le nombre de becs à sucre à satisfaire. Pour ce qui est de l’apport énergétique, avec les autres aliments non présents dans ces achats, on peut facilement répondre aux besoins de trois adultes durant une semaine. Dès lors, deux pistes s’offrent à moi: soit ces courses ont été faites pour une occasion spéciale, soit nous avons affaire à un foyer comptant trois ou quatre personnes qui prennent au moins un repas par jour toutes ensemble. Je privilégie la deuxième option, car les produits achetés permettent de cuisiner méditerranéen mais aussi asiatique. Il est bien possible que le foyer compte deux chefs de cuisine qui alternent aux fourneaux. L’une des personnes de ce mé-

„L’une des

personnes de ce ménage a un talent pour le jardinage.

„

Le psychologue de la nutrition Le Dr Robert Sempach est responsable du projet Santé pour le Pour-cent culturel Migros. Son projet Tavolata a pour but de réunir des personnes âgées autour d’une table. Infos sur: www.tavolata.net.

nage a en outre un talent pour le jardinage. Elle plante des herbes sur son balcon, ou pas loin de chez elle, et récolte notamment elle-même sa roquette. Il y a certainement aussi d’autres légumes et de la salade pour compenser les produits riches en amidon au plan énergétique. Bien qu’il y ait plus de jardins potagers à la campagne, je pense que ces achats ont été faits en ville. La mode de l’urban gardening a rendu les herbes aromatiques et les graines attractives aussi aux citadins. Vu qu’elle est adoptée surtout par les jeunes, je mise sur un couple branché, sportif ou, ce qui me semble plus probable, dont les enfants, qui vivent toujours à la maison, vont bientôt quitter le nid. Je m’avance peut-être un peu en disant cela, mais une chose semble sûre: ces achats ont été réalisés pour des personnes ouvertes d’esprit et pleines de joie de vivre. Qui se cache derrière ce caddie? Vivai 4/14

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n

La solution C’est Ralph Schelling, cuisinier de 27 ans, qui a fait ces achats. Il habite Zurich et crée des recettes pour tous les jours pour le magazine Cuisine de Saison. Il donne aussi des cours de cuisine.

on vraiment, je ne suis pas un bon jardinier. Mais je trouve ça cool de faire pousser des herbes et de la salade sur mon balcon et de les utiliser ensuite en cuisine. J’ai préparé un risotto tessinois, que je vais servir avec de la truite suisse, pour ma petite coloc’. Je veille à avoir l’alimentation la plus équilibrée possible. C’est pourquoi il y a toujours différentes sortes de fruits à la maison. Les chips sont riches en calories, c’est vrai, mais comme je fais beaucoup de sport, je peux bien en manger de temps en temps. Et c’est aussi pourquoi j’ai un grand besoin de protéines, que me fournissent les œufs et la volaille. J’achète de préférence des poulets entiers pour le «sot-l’y-laisse», ce petit morceau effilé que je fris comme un chicken nugget. Vu que je suis souvent en déplacement à cause de mes jobs de catering, je cuisine très peu pour moi seul. Lorsque je suis à la maison, j’aime bien essayer de nouvelles recettes. Avec le lait de coco, j’ai fait des boulettes à la banane accompagnées d’une sauce aux cacahuètes que nous avions faites dans l’un de mes cours de cuisine. Avec les différentes farines, j’ai testé plusieurs sortes de pain. Avant de partir faire les courses, je fais une liste de tout ce dont j’ai besoin. Et il y a toujours des choses que j’achète en avance, par exemple du beurre, que je congèle, ou des pâtes. ● Propos recueillis par Anettte Thielert

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En fait, c‚est quoi l‚intuition? Tout le monde en a. Plus ou moins. Certains la suivent parfois, d’autres ne jurent que par elle. Nous avons demandé à plusieurs personnes de nous dire quel rôle joue leur intuition dans leur vie. Propos recueillis par Simone Ott

„

Mon intuition me dit si la nourriture est bonne ou pas. Ce n’est pas une question de goût ou de plaisir des sens, mais tout simplement de qualité des ingrédients et de façon de les accommoder. Si celles-ci ne sont pas satisfaisantes, la nourriture reste sur l’estomac et vous ôte tout dynamisme. Si elle est bonne, on se sent au contraire bien, en forme, et plein d’énergie.

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Patrick Zbinden, analyste sensoriel, spécialiste de la gastronomie et auteur de livres de cuisine

„et deMonmélodies. ventre est plein de rythmes „dansL’intuition a joué un rôle décisif Si je me laisse ma décision de démissionner

d’un bon poste dans un groupe international pour fonder ma propre entreprise. L’intuition est composée de centaines d’impressions et d’expériences passées enregistrées inconsciemment. En cela, elle constitue une boussole essentielle. Avant d’envoyer ma démission, j’ai réfléchi plusieurs semaines, pesant le pour et le contre, afin de laisser mon intuition s’exprimer. J’ai eu le sentiment que c’était la bonne chose à faire. J’ai su qu’il fallait que j’ose.

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Priska Schoch, fondatrice de GRYPS, un portail de devis en ligne

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guider par mes sensations, je me mets à danser. Les mouvements nés du centre de mon corps me rendent heureuse car, lorsque mes hanches décrivent des cercles, mes pensées cessent de tourner dans ma tête.

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Maya Farner, danseuse du ventre et chorégraphe


Question et réponses

L’intuition est une connaissance directe et immédiate de la vérité.

„pense, Contrairement à ce que l’on „monJ’aiventre une conscience aiguë de „le ventre Le siège de l’intuition peut être le ventriloque ne parle pas uniquement ou n’importe quelle autre zone du corps. Ce peut être un sentiment, car l’intuition résulte des expériences passées. Mais elle peut mener dans la mauvaise direction. Par conséquent, il ne faut pas se fier simplement à son intuition. Afin d’avoir une base solide pour prendre une décision, il est également nécessaire de faire appel à son bon sens, comme à un «deuxième conseiller».

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© iStockphoto

Maja Storch, docteur en psychologie et auteure

avec le ventre, mais il applique une technique particulière de respiration et d’articulation impliquant à la fois les cordes vocales, le diaphragme, le larynx et la concentration. C’est pourquoi je ne ressens rien de particulier au niveau du ventre lorsque je pratique la ventriloquie. Mais en tant qu’artiste, l’intuition est très importante pour moi. C’est un mélange de flair et d’expérience. Comme un deuxième cerveau qui me permet de voir rapidement avec qui je peux interagir dans le public, qui je peux appeler sur scène ou pas.

quand je suis enceinte. Parfois, j’ai l’impression qu’une équipe complète joue au foot dans mon ventre. Et on dirait aussi que c’est le cas. Enfin, mon ventre peut être proéminent sans que j’en aie honte. Après l’accouchement, tout à coup, il n’est plus au centre. Et c’est bien comme ça. En tout cas jusqu’à la prochaine grossesse.

Lilly Anderegg, déjà mère d’un enfant de deux ans, en attend un deuxième. Elle est dans son neuvième mois de grossesse.

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Urs Kliby, ventriloque des marionnettes Kliby et Caroline

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Zoom sur les pieds Nous prenons appui sur eux tout au long de notre vie, et pourtant, nous leur accordons rarement beaucoup d’attention. Au-delà de l’aspect esthétique que revêt leur entretien en période estivale, le soin des pieds contribue aussi grandement au bien-être du corps tout entier. L’éventail de conseils en la matière est presque aussi vaste que pour le visage et les cheveux. Texte: Gisela Femppel

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Pédicure maison

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artie terminale et complexe de nos membres inférieurs qui nous portent toute notre vie sur une distance moyenne d’environ 120 000 km, nos pieds sont constitués, grosso modo, de 26 os, de 33 articulations, de 20 muscles, de 114 ligaments, de 1700 terminaisons nerveuses, d’une voûte plantaire longitudinale et d’une voûte plantaire transversale, d’un talon, de cinq orteils et d’un coup-de-pied. Est-il besoin de rappeler qu’avant l’invention du vélo et de l’automobile, la marche à pied était le moyen de locomotion le plus courant? Si la marche bénéficie aujourd’hui, pour des raisons tant écologiques que sanitaires, d’un regain d’intérêt, les pieds sont encore trop souvent les grands laissés-pour-compte. Ils passent de longues heures enfermés, ficelés, comprimés, dissimulés... et finalement oubliés. Des maltraitances qui se payent par des brûlures, des blessures, des cors ou des callosités disgracieuses. Les pieds finissent par s’aplatir, s’affaisser ou s’étaler. Le secret pour des pieds en pleine forme: de bonnes

"Les

pieds sont souvent enfermés, ficelés, comprimés, dissimulés..„

chaussures. Une lapalissade que confirme l’orthopédiste Alexej Barg, chef du service de chirurgie du pied et de la cheville de la clinique orthopédique de l’hôpital universitaire bâlois. Les chaussures ne doivent pas serrer le pied ni avoir des talons trop hauts. «Un soulier, selon le Dr Barg, doit s’ajuster parfaitement et confortablement à la morphologie du pied, tout en le maintenant fermement.» Les talons hauts ne lui disent rien de bon. Certes, ils attirent les regards, ajoute le spécialiste, mais leur hauteur et leur forme ne plaident pas en leur faveur. Un bon soulier doit remplir sa fonction. Or dans ce cas, elle n’est qu’esthétique. Une chose est sûre: un randonneur a besoin de chaussures robustes et stables et le coureur amateur, de chaussures de sport confortables. Le médecin conseille surtout de remplacer ces dernières fréquemment, car elles perdent en stabilité avec le temps. Les joggeurs doivent avant tout bénéficier d’un équipement adéquat. Le Dr Barg recommande en particulier aux débutants d’éviter l’asphalte et de préférer Vivai 4/14

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Cure de bien-être et jolis pieds 1. Wellness Foot Bath Salt Pedic

Ce sel de bain vivifie et rafraîchit les pieds fatigués grâce à l’huile de jojoba, à l’aloe vera et au thé vert.

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2. Stick SOS anti-callosités Pedic

Régénère les pieds calleux et fendillés. L’urée assouplit sensiblement la peau. S’applique facilement.

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3. Bain crème pour les pieds Pedic

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Aux huiles d’arbre à thé, de camomille et de romarin qui traitent les pieds très secs et agissent également sur les durillons. 4. Crème pieds Kneipp

L’extrait de calendula et l’huile de romarin procurent une agréable sensation de bien-être.

5. Déospray pour les pieds Pedic

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Une solution efficace contre la transpiration des pieds. Ce spray prévient la sudation et rafraîchit. 6. Crème pour les pieds I am Natural

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Une crème qui rend aux pieds secs souplesse et fraîcheur grâce au beurre de karité, à l’huile de jojoba et à l’extrait de romarin issu de l’agriculture biologique qu’elle contient.

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7. Lime à callosités Pedic

Cette lime spéciale permet d’éliminer les excès de corne en quelques minutes. 8. Vernis à ongles

Le vernis à ongles reste le principal accessoire de beauté pour les pieds. La palette de couleurs, à assortir à sa tenue et ses chaussures, est presque illimitée. Les vernis à ongles Maybelline se déclinent en une palette de teintes intenses, faciles à appliquer grâce au nouveau pinceau. Le vernis Covergirl séduit par son aspect brillant et la formule gel du Super Stay 7 Days de Maybelline offre une excellente tenue. Tous ces articles sont disponibles chez Migros.

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les sols meubles. Même la marche pieds nus, réputée si saine, ne doit pas être pratiquée avec excès. Il convient là aussi de bien choisir le terrain, l’idéal étant une plage de sable fin. Le spécialiste souligne néanmoins qu’il n’existe pas de conseils universels. Ce sont l’âge et l’état de santé qui permettent de déterminer ce qui est bon pour nos pieds. Après une longue marche ou une station debout, c’est encore un remède de grands-mères qu’il préconise: les vivifiantes douches écossaises. Soins maison

Si l’orthopédie s’intéresse surtout aux os, aux articulations, aux ligaments et aux muscles, la podologie traite les affections telles que les ongles incarnés, les cors et les callosités persistantes. La pédicure, en revanche, est davantage un programme de soin que de réparation, un traitement cosmétique à suivre chez soi. Commencer par un bain de pieds de cinq minutes, à moins de 38 °C, afin d’éviter que la corne ne gonfle trop. Puis, avec un coupe-ongles, une pince à ongles ou une paire de ciseaux à bouts ronds, couper les ongles bien droits pour empêcher la formation de pointes susceptibles de s’incarner. Les ongles ne doivent pas non plus être taillés trop courts. L’idéal est de se baser sur l’extrémité des orteils. Le bord de l’ongle est ensuite égalisé, poli avec une lime fine, dans un


Pédicure maison

© GettyImages

existe aussi des crèmes pour empêcher leur réapparition, mais il est nécessaire de les appliquer régulièrement. Le soin mai­ son se termine par un massage hydratant: dépourvus de glandes sébacées, les pieds en sont friands. Une bonne crème se com­ pose d’huiles végétales, d’agents réhy­ dratants tels que la glycérine ou l’urée, ainsi que de substances parfumées rafraî­ chissantes. Enfin, au printemps et en été, l’application d’un vernis à ongles complète le programme, avec une couche de base et une de finition, qui garantit une tenue longue durée.

mouvement allant du bord vers le centre. Les cuticules gênantes peuvent alors être repoussées délicatement avec un bâtonnet de bois plat. Au besoin, un dis­ solvant peut en quelques minutes venir à bout des plus récalcitrantes. Et pour éviter le développement excessif des cu­ ticules, masser régulièrement les orteils avec un peu d’huile. Il est préférable d’éliminer les callo­ sités à l’aide d’une lime plate, plus douce que la râpe ou le rabot, ou d’utiliser une ponceuse électrique, plus pratique. Il

Enduire, pétrir et masser

Les pieds apprécient d’être enduits de crème après la douche. Un petit massage les comblera. Un antitranspirant peut aider en cas de sudation désagréable, tandis que des sprays rafraîchissants et des coussinets au gel soulagent effica­ cement les sensations de brûlure. A la fois tonique et relaxant, le bain de pieds s’impose après une randonnée ou une excursion citadine prolongée. Si la solli­ citation a été particulièrement intense, des pansements pour ampoules protège­ ront la peau d’éventuelles infections.l

Massage des pieds Comment s’y prendre? La réflexologie plantaire est une thérapie douce axée sur le massage de certaines zones du pied. Chacune de ces zones réflexes cible un organe, une glande ou une partie du corps, tandis que les pressions exercées sur ces points favorisent la circulation de l’énergie et le processus de régénération. Il est ainsi possible de soulager aussi bien des tensions de la nuque que des problèmes intestinaux. Le massage des zones réflexes est en principe effectué par un praticien formé à cette technique. Rien n’empêche toutefois les novices de s’y initier. Afin d’apprendre les bons gestes, mieux vaut suivre une formation dispensée par un professionnel. L’Ecole-club Migros propose des cours de base ou de perfectionnement et des ateliers à thèmes. Les participants y acquièrent des connaissances de base en anatomie et sur les zones réflexes des pieds, tout en s’appropriant les techniques de base de la réflexologie plantaire. Plus d’infos sur: www.ecole-club.ch.

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Remix réussi Bokwa? Piloxing? Des noms barbares pour de nouvelles tendances dans le domaine du fitness – qui en est friand. Il s’agit en fait de croisements de deux disciplines, qui permettent plus d’efficacité. Nous avons testé. Texte: Petra Koci

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La nouvelle forme

Aroha, une danse guerrière

© Keystone, piloxing.com, Heidi Krauss Bokwa B.E.S.T./bokwa-fitness-switzerland.com

Quiconque a regardé l’équipe de Nouvelle-Zélande avant un match de rugby connaît le haka, la danse rituelle des guerriers maori. Cette déclaration de guerre proclamée, langue tirée et en roulant des yeux, vise à intimider l’adversaire. Le programme de fitness aroha s’inspire du haka et allie des éléments de sports de combat et de tai-chi à cette danse rituelle. Les pas se font genoux fléchis, tandis que le haut du corps est bien droit et tonique. Kicks et coups de poing explosifs alternent avec des mouvements de tai-chi fluides. Le rythme est soutenu et porté par des tambours et une musique envoûtante spécialement composée pour la pratique de l’aroha. Une heure intensive de cette discipline permet de renforcer tout à la fois abdos, fessiers, ainsi que bras et jambes. Et l’on quitte la salle droit comme un «i», la tête rouge et les yeux exorbités, signes de l’énergie bouillonnante qui circule en nous.

Bokwa, la nouvelle zumba

Même si la dernière tendance fitness mondiale tire son nom de la contraction de boxe et de kwaito, une danse africaine, inutile de maîtriser ces deux disciplines. Sur fond de tubes et de house, les pas de base dessinent des lettres et des chiffres. Des mouvements vifs des bras et des hanches ainsi que de petits sauts, les bounces, viennent rythmer l’ensemble. Le bokwa s’affiche comme la nouvelle zumba. Certes la succession de pas et le type de musique divergent mais, comme son aînée, le bokwa est une activité cardiovasculaire dynamique qui stimule la mobilité et la coordination. Aussi, le schéma de lettres facilite nettement la chorégraphie. Les poings qui fusent parfois marquent l’unique hommage à la boxe. La danse africaine quant à elle se manifeste clairement au travers de certains pas, de coups de hanches et d’expressions comme «waka, waka». Mais le bokwa est avant tout une authentique séance d’aérobic – une heure suffit à se dépenser, être de bonne humeur et laisser quelques calories sur le carreau.

Piloxing, le Pilates dansé

Le Pilates est généralement associé à une gymnastique douce. Ce n’est plus le cas lorsqu’on y intègre des pas de danse et de la boxe sur une musique entraînante. Appelé piloxing, ce nouveau cocktail explosif repose sur un entraînement par intervalles intensif, qui renforce le corps tout en permettant de travailler endurance et souplesse. Et on s’en donne à cœur joie en lançant des crochets du gauche et des crochets du droit, en alternant poings à hauteur des oreilles, puis pointés vers le bas, tout en veillant à garder les épaules relax. Il est aussi possible de corser l’exercice en enfilant des gants lestés. Mais avec ou sans poids, le piloxing fait travailler en profondeur les muscles des bras. Et s’avère idéal pour évacuer le stress. Inspirés de la méthode Pilates, des mouvements des bras et des jambes de faible amplitude induisent rapidement la sensation de brûlure musculaire. La séance se termine par des exercices au sol pour renforcer fessiers et centre du corps, avec exercices de Pilates, appuis faciaux et flexions du tronc. Durant une heure, entraînement cardio et renforcement musculaire se livrent un duel musclé. Et là aussi, contre toute attente, l’union improbable de la méthode Pilates et de la boxe se révèle finalement une formule des plus plaisantes! Vivai 4/14

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La nouvelle forme

Yogalates, un bon mariage La salutation au soleil, le poirier, ou encore le cobra me sont devenus familiers suite à ma longue pratique du yoga. Je me suis également intéressée à la méthode Pilates, mais sans vraiment accrocher, en dépit de son principe séduisant axé sur le renforcement du centre du corps. Dès lors, pourquoi ne pas tenter de combiner ces deux disciplines? Qu’en est-il alors de la respiration, faut-il respirer par le nez comme au yoga, ou par la bouche, comme au Pilates? Eh bien, on alterne les deux, au rythme des exercices de yoga et des mouvements de Pilates, qui s’enchaînent. Alors que le Pilates vise essentiellement à mobiliser les muscles profonds du

ventre et du dos, le yoga s’attache davantage à travailler la souplesse. Lors des enchaînements, l’accent est mis sur la stabilité du centre du corps et sur l’exécution précise des mouvements, la concentration contribuant à apaiser le mental. Le yoga-Pilates apparaît ainsi comme une combinaison aussi heureuse qu’harmonieuse, qui évite un choix cornélien aux personnes tentées par ces deux disciplines et qui ne savent laquelle choisir.

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Crossfit, un programme complet

Ici, point de studio de fitness huppé, mais une vaste salle qui rappelle un gymnase de club de gym local. Rameurs, haltères, barres fixes, anneaux et médecine-balls attendent les adeptes. L’entraînement ne se fait pas en solo, mais en petits groupes, sous la houlette d’un coach. Après une séquence d’échauffement aux rameurs, s’ensuit un entraînement de la force avec des haltères ou un entraînement cardio intense alternant appuis faciaux, flexions du tronc et saut à la corde sur un rythme rapide. Le crossfit combine entraînement de la force, athlétisme et gymnastique. Ce mix très efficace et ultra complet

permet en effet de travailler tout à la fois la force, l’endurance, la souplesse, la coordination et la rapidité. Je m’attendais à trouver une majorité de jeunes mâles musclés et une ambiance quelque peu militaire. Que nenni. L’atmosphère est conviviale et stimulante, les participants de tous âges sont les bienvenus et ce, quelle que soit leur condition physique. Chacun exécute des exercices adaptés à son niveau, tandis que le coach corrige les mauvaises postures et motive sa troupe. Le crossfit s’avère une formule hautes performances avec courbatures garanties, où l’entraînement en groupe rend l’effort plus ludique. ●

Où en faire? Ecole-club et Fitnessparcs L’Ecole-club Migros propose des cours de bokwa, d’aroha et de piloxing (www.ecoleclub.ch). Le piloxing peut aussi se pratiquer au Fitnessparc Migros Puls 5 à Zurich et le bokwa au Fitnessparc Migros Heuwaage à Bâle (www.fitness-park.ch). Une carte des prestataires crossfit en Suisse est disponible sur le site www.crossfit.com.

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(Fr. 1.–/appel, tarif réseau fixe). Indiquez le mot mystère sur le répondeur ainsi que vos nom et adresse. Par SMS: envoyez un message contenant VIVAI F, le mot mystère, vos nom et adresse, au numéro 920 (Fr. 1.–/SMS).

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Les gagnants seront tirés au sort parmi les bonnes réponses des éditions de Vivai dans les trois langues et avisés par écrit. Les prix ne peuvent pas être convertis en espèces. La voie juridique est exclue. Aucune correspondance ne sera échangée au sujet du concours. Les gains n’ayant pas été retirés dans les trois mois suivant le tirage au sort sont considérés comme caducs. Ils ne donnent lieu à aucune contrepartie. Les collaborateurs de la Fédération des coopératives Migros ne sont pas autorisés à participer au concours. Le mot mystère ainsi que le nom du gagnant ou de la gagnante seront publiés dans le numéro 5/14 de Vivai.

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Vivai 4/14

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Des valeurs toujours actuelles

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Corinne Bloch

i Corinne Bloch est journaliste free-lance. Elle tient cette chronique depuis les débuts de Vivai, qui fête ses 5 ans.

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l y a 100 ans débutait la Première Guerre mondiale. Il y a 70 ans avait lieu le débarquement en Normandie. A moins d’être mort ou dans le coma, on ne peut l’ignorer: toutes les télés en ont parlé, tous les journaux, tous les magazines. Sans oublier les centaines de livres sur le sujet qui occupent les rayons des librairies. Il y a cinquante ans, à Lausanne, avait lieu l’Expo 64, symbole de l’entrée de la Suisse dans la modernité. Là encore, difficile depuis quelque temps d’échapper au petit train monorail, à la machine à Tinguely et au mésoscaphe du professeur Piccard. En 1914, je n’étais pas née (et vous non plus d’ailleurs que je sache). En 1944, je n’étais pas née non plus (mais peutêtre que vous, si). Et en 1964… ben non, toujours pas. C’est dire si toutes ces célébrations me laissent songeuse. Certes, j’ai bien aimé le nouveau documentaire colorisé sur la Grande Guerre, ça nous a changés des dix anniversaires précédents (des quatre en ce qui me concerne). Et puis les tranchées en couleurs, ça fait quand même plus vrai. Pas mal aussi les archives de la RTS sur la construction de l’autoroute GenèveLausanne à l’occasion de l’Expo, parce qu’il est amusant d’imaginer qu’elle n’a pas toujours été là, même si au fond je m’en doutais un peu. Quant au film Le Jour le plus Long – qui a déjà été diffusé un bon millier de fois à la télévision (alors qu’on attend toujours la dernière saison de Dexter sur les chaînes publi-

ques!) − j’ai passé mon tour. Je pourrai toujours le revoir l’an prochain, lorsqu’on célébrera le septantième anniversaire de l’armistice de 45. C’est fou cette manie irrépressible de regarder en arrière, non? Car cette année, nombreux sont également les événements en Suisse et en Europe destinés à célébrer les 1200 ans de la mort de Charlemagne, les 450 ans de celle de Calvin, les 150 ans de la naissance de Toulouse-Lautrec, les 60 ans du CERN et plein d’autres que j’oublie. Justement, il paraît que toutes ces commémorations, c’est pour ne pas oublier. Bon, pour les guerres, je veux bien. Même si, soyons honnêtes, ce n’est pas non plus comme si on tirait des leçons du passé. Les médias, en tout cas, très concernés par nos problèmes d’Alzheimer, s’en donnent à cœur joie. Même la Télé, la première chaîne privée de Suisse romande, a profité de son cinquième anniversaire (déjà!) pour nous bombarder d’émissions spéciales. Je connais en Afrique des tribus qui ne fêtent même pas les anniversaires car personne ne sait ni quel jour, ni quelle année il est né. Ils pourraient le savoir, notez bien, mais quelle importance puisque hier n’existe plus et que demain ne viendra peut-être jamais? L’avantage, dès lors, c’est que l’on n’a pas d’âge et que la notion de temps se dissout dans le présent. Car le temps est un concept aléatoire et s’en préoccuper en permanence est le plus sûr moyen de le faire passer vite, beaucoup trop vite. ●

© Photo: Nicolas Righetti/REZO

Chronique du temps qui passe


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Le respect dâ&#x20AC;&#x2122;abord. Le plaisir des papilles en plus.

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