Le magazine
du bien-être et du développement durable
02/2014
Comment vit-on en famille aujourd’hui?
Quelles exigences la construction durable pose-t-elle? En quoi la flore et la faune peuventelles nous inspirer?
Vive le vert ! Couleur du printemps par excellence, le vert vous veut du bien
La nature est dans le prĂŠ.
Une partie de
Les experts de ce numéro Dr David Fäh
Physiologiste nutritionniste, il est chercheur et enseignant à l’Institut de médecine sociale et préventive de l’Université de Zurich. Il nous apporte ses conseils pour les sujets ayant trait à la nutrition et à la santé. Christina Daeniker Roth
Spécialiste de l’alimentation et de la santé à la Fédération des coopératives Migros, Christina Daeniker possède de vastes connaissances dans le domaine de la nutrition et connaît bien les préoccupations des consommateurs. Elle nous conseille pour les articles portant sur ces thèmes et en rapport avec des produits Migros.
Photo de couverture: Chrisine Benz, montage photo: Vivai © Roland Tännler, Joschi Herczeg, Keiko Saile, Christoph Köstlin, iStockphoto
Marianne Botta Diener
Ingénieure en technologie alimentaire, enseignante à l’EPF, elle est mère de huit enfants. Dans ce numéro de Vivai, elle s’intéresse aux aliments verts et à leurs effets bénéfiques sur la santé. Laurent Sédano Animateur socioculturel et responsable des questions ayant trait aux médias auprès de la fondation Pro Juventute, il traite dans ce numéro de Vivai de la relation des jeunes avec le monde virtuel et conseille les parents sur l’attitude à adopter.
Chère lectrice, cher lecteur, Récemment, je suis de nouveau tombée sur la famille parfaite. C’était chez Globus, au rayon déco. Elle semblait tout droit sortie du catalogue publicitaire de la maison: le père, la mère et leurs deux filles, les uns plus proprets que les autres. Et tellement attentionnés! Ici un gentil sourire, là de patientes explications. Et polis, avec ça! La fillette d’à peine 8 ans s’est excusée le plus sérieusement du monde de m’avoir bloqué le passage pour un bref instant. Et que je ne vous entende pas vous écrier que cela ne correspond pas à la réalité. Je le sais bien. Mais d’une certaine façon, chacun d’entre nous porte en soi des images nostalgiques de la famille. Elles sont marquées par les expériences personnelles et, parfois, déformées par une surconsommation de publicités et de télévision. Quant à moi, c’est La Famille des collines, une série américaine des années septante, qui a façonné mon concept de la famille. Celle-là se retrouvait autour d’une longue table en bois avec, aux deux bouts, le père et la mère qui veillaient sur leurs six enfants. Que de plaisir partagé, de rituels réconfortants! Cela nous a donné l’idée de vérifier si la table était toujours «the place to be» pour les familles en 2014. Réponse dans notre dossier. Inutile de dire que nous n’avons pas trouvé de famille similaire à celle de la série TV. Mais la famille, c’est précisément ce que l’on vit lorsqu’on ne pose pas devant une caméra ou devant une inconnue en train de faire son shopping seule au rayon déco. Je vous souhaite une agréable lecture.
Rédactrice en chef
Bien sûr, nos aïeux savaient déjà que la «verdure» était bonne pour la santé. Mais une fois de plus, c’est aux Etats-Unis que l’atout santé s’est mué en tendance (lire p. 30). Vivai 2/14
3
Au rythme de la nature.
Une partie de
10
10 Les familles se réunissent-elles toujours autour d’une table aux heures des repas? Enquête 16 Laurent Sédano de Pro Juventute lève les craintes des parents sur l’apprentissage du monde virtuel 22 Entre Migros et les jeunes, c’est une longue histoire 24 La construction aussi se veut durable, mais qu’est-ce que cela implique concrètement? 30 Couleur phare de la saison, le vert gagne nos assiettes. Et notre santé, qu’est-ce qu’elle y gagne?
30
42 Merle siffleur, pissenlit odorant, la nature qui s’éveille est une source d’inspiration 46 Un joli sourire est non seulement séduisant, il fait aussi paraître plus jeune et accroît le bien-être 52 Course à pied, yoga ou zumba, c’est plus sympa et plus motivant pratiqué en groupe
© Christophe Köstlin, Christine Benz, illustration: Hannah Rollings
42
7 9 36 38 50 56 58 IMPRESSUM Editeur: Fédération des coopératives Migros Directrice des publications: Monica Glisenti Directeur des médias Migros: Lorenz Bruegger Directeur des éditions: Rolf Hauser ISSN: 1663-716X Tirage total de Vivai: 250 000 D: 173 000, F: 60 000, I: 17 000 exemplaires Adresse de la rédaction: Magazine Vivai, case postale 1766, 8031 Zurich, vivai@mediasmigros.ch www.migros.ch/fr/vivai
Ça fait plaisir On aime Sain et léger: l’omelette au cottage cheese Caddie sous la loupe Produit culte: le body pour bébé en coton bio Aire de jeux: concours Vivai Chronique
Rédactrice en chef: Susanna Heim Adjointe: Christine Kunovits Coordination: Dagmar Madelung Edition allemande: Lukas Hadorn Edition française: Sylvie Castagné Edition italienne: Alda Viviani Directrice artistique: Dora Siegenthaler Rédactrice photo: Cornelia Thalmann Traitement d’images: Reto Mainetti Révision (F): Martine Rivier Imprimerie: Vogt-Schild Druck AG, CH-4552 Derendingen Papier: sans bois, FSC-Mix Emissions de CO2 compensées par un projet au Brésil
Commandez gratuitement Vivai par e-mail à: abonnements.vivai@ mediasmigros.ch ou par téléphone au: 0800 180 180 Vivai 2/14
5
Le respect d’abord. Le plaisir des papilles en plus.
Une partie de
Apprendre et se détendre
Communiquer, bouger et cuisiner sont les trois activités auxquelles nous consacrons le plus volontiers du temps et de l’argent durant nos loisirs. En témoigne le palmarès des cours de l’Ecole-club Migros. Les cours les plus fréquentés en 2013 sont ceux d’allemand et d’anglais, talonnés par la zumba et la cuisine. Respectivement en 6e et 7e position, le Pilates et le bodytoning font aussi partie du Top 10. Créer et recycler
Sélectionner et soutenir
Cette année, le label Migros «De la région.» fête ses 15 ans. Germée en 1999 au sein de la coopérative Migros Lucerne, l’idée est devenue un vaste programme national. Véritable réussite qui plus est: près de 8000 produits de qualité portent actuellement le label aux montagnes bleues et au beau soleil. Une garantie de diversité régionale et de qualité irréprochable.
Nous avons consacré le premier numéro de Vivai de cette année à l’upcycling et vous avons invités, chers lectrices et lecteurs, à nous faire part de vos projets et idées en la matière. L’écho fut énorme. Nous avons notamment reçu un courrier de Petra Moor, dont la collègue Susanne Kneidl fabrique des étoiles à partir de canettes de bière (dosensterne.de). Pascale Treichler s’est également manifestée: elle transforme d’anciens livres de poche en adorables souris porte-mémos (gartenkraut.blogspot.ch /Blog-Archiv / 2013 / Dezember / Memomäuse). Helena Matzinger quant à elle pratique l’upcycling depuis quelques années déjà. Elle crée des bijoux modernes, entre autres avec des billes de déodorants roll-on usagés et des bouchons d’oreilles Ohropax – neufs, précise-t-elle! (unicata.ch). Ursula Gysin revalorise des cabas du monde entier – y compris ceux de la Migros en PET recyclé – en sacs originaux, allant de la pochette pour maillot de bain à la trousse de maquillage (facebook.com/bagtobag.petrecycling.bags). Gabriella Widmer nous a dévoilé ses astuces pour réutiliser les sacs de la Migros – les sachets blancs et fins de la caisse – au lieu de les jeter: elle s’en sert comme sac poubelle dans la salle de bain, protection contre les gouttes quand elle se colore les cheveux ou pochette antifuites pour les liquides dans la trousse de toilette. Il lui arrive également d’y envelopper ses pieds enduits de crème et d’enfiler par-dessus une paire de chaussettes épaisses pour avoir les pieds tout doux le lendemain. Il fallait y penser! Avez-vous également un feed-back à partager? De bonnes idées ou un sujet captivant à nous soumettre? Envoyez-nous un e-mail à vivai@mediasmigros.ch. Au plaisir de vous lire!
© Katarina Lütscher, GettyImages
Enrichir et prévenir
Migros a élargi son offre de produits à teneur élevée en bêta-glucane d’avoine. En effet, depuis peu, outre les mueslis, yogourts et crackers contenant du bêta-glucane d’avoine, on trouve aussi du pain moulé et des petits pains cœur. La consommation quotidienne de 3 grammes de cette fibre alimentaire naturellement présente dans le son d’avoine peut contribuer à réduire le taux de cholestérol sanguin. Vivai 2/14
7
Fatigué, fatigué, fatigué, fatigué...
Energie et vitalité avec FLORADIX® A base de substances végétales • Agit rapidement • Se prend facilement • Bien toléré • Sans additif artificiel • Contient du fer organique • Convient aux végétariens •
Particulièrement bénéfique aux femmes
WWW.FLORADIX.CH
Vous alimentez-vous correctement?
Combien de litres buvez-vous au quotidien? Avez-vous mangé des saucisses de Vienne ces trois derniers jours? Utilisez-vous de l’huile d’olive ou de carthame pour cuisiner? Voilà un échantillon des questions du test que Migros propose en ligne dans le cadre de son programme Génération M afin de vous aider à optimiser votre alimentation. Les résultats sont assortis de conseils pratiques. Vous pouvez également effectuer un test de besoin calorique.
© GettyImages, iStockphoto, Shutterstock; photo utilisée avec l’aimable autorisation de Bob Ross Inc., tous droits expressément réservés à Bob Ross Inc.
Retrouvez ces tests sur Internet en vous rendant sur: www.migros.ch/generation-m/fr – rubrique Manger & Cuisiner / Test d’alimentation et Test de besoin calorique
Ressentez-vous un besoin d’évasion?
Accordez-vous 20 minutes en compagnie de Bob Ross. Les vidéos de ce peintre décédé en 1995 sont culte. A juste titre. Le ton béat qu’il emprunte pour décrire sa technique et la façon de représenter les sapins ou les sommets enneigés détendent plus vite que n’importe quel massage. Pour reprendre ses paroles: «You want bad stuff? Watch the news.»
Pensez-vous à louer?
La vie est jalonnée de surprises. Tantôt il vous faut un nettoyeur haute pression, tantôt une remorque à vélo, voire une raquette de tennis pour le weekend. Les sites http://e-syrent.ch et Sharely.ch sont dédiés à la location d’objets plus ou moins usuels. Surfer au fil des offres peut donner des idées. Par exemple de louer un vélo-gril pour la journée…
Connaissez-vous les algues qui croustillent?
Ces derniers temps, ça croustille à fond à la rédaction de Vivai. Faute au Nori Snack Saitaku, très en vogue par chez nous. Ces feuilles d’algues extrafines, salées et arrosées d’huile d’olive avant séchage, sont certes efficaces contre l’angoisse de la page blanche, mais définitivement trop croustillantes pour être grignotées en réunion. En vente chez Migros. Vivai 2/14
9
La famille en 2014
Flavia Sutter
Markus Merk
Tous à table Les experts ont constaté que prendre ses repas à la table familiale avait conservé son attrait. Et pourtant, il est devenu difficile de rassembler toute la famille. Ou bien est-ce justement à cause de cela? Texte: Lukas Hadorn Photos: Christoph Köstlin Illustrations: Kathrin Frank
10
Vivai 2/14
Valeria
Matteo
l
es familles heureuses se ressemblent toutes; les familles malheureuses sont malheureuses chacune à leur façon.» Ainsi commence Anna Karénine, le roman de Tolstoï publié en 1877. Le principe énoncé par l’écrivain russe implique que plusieurs facteurs doivent être réunis afin qu’une famille connaisse le bonheur, mais qu’un seul élément fasse défaut et elle peut sombrer dans le malheur. Tolstoï pensait à la religion, au sexe, à l’argent et aux beaux-parents. Pour nous, c’est la table familiale. Car la capacité d’une famille à se réunir et à échanger aussi conditionne son bonheur. Or ses membres communiquent surtout lors des repas. En tout cas, il en était ainsi il y a peu de temps encore. «Quand j’étais enfant, il n’y avait pas d’autre endroit où s’alimenter que la table familiale», fait remarquer Urs Kiener, psychologue pour enfants et jeunes chez Pro Juventute. Ce n’est plus le cas. Et pas seulement à cause du fast-food. Il y a d’autres raisons à cela. Beaucoup de gens travaillent loin de chez eux, ou les parents sont actifs tous les deux, et la garde des enfants n’est alors pas assurée par la famille. Il faut dire aussi que nous vivons dans un monde libéral et individualisé. Que représente la table familiale dans ce contexte? Selon une récente enquête de l’Office fédéral de la statistique (OFS), elle conserve, étonnamment, une grande importance. Il n’y a qu’en Italie, en France et en Hollande que l’attachement aux repas en famille est plus fort. Nous avons demandé leur point de vue sur le sujet à plusieurs familles et avons constaté que la table familiale résiste plutôt bien à la vie moderne. Vivai 2/14
11
La famille en 2014
Iven
Famille Sutter-Merk: Flavia Sutter, 44 ans, femme au foyer et journaliste, Markus Merk 52 ans, informaticien, avec Matteo, 13 ans, et Valeria, 9 ans Chez les Sutter-Merk, la règle veut que celles et ceux qui se trouvent sous le toit familial mangent ensemble. Et bien que ce soit irrégulier, il arrive assez souvent que toute la famille soit réunie. Matteo se lève très tôt le matin. Pour les élèves du secondaire, quatre jours par semaine, la cloche sonne dès 7 heures. A midi, Matteo et sa sœur Valeria rentrent manger à la maison. La plupart du temps, Flavia, qui travaille aussi chez elle, cuisine pour eux, mais parfois c’est la voisine qui fait manger tous les enfants de la maison. De temps en temps, quand Markus peut travailler à la maison, toute la famille se retrouve à midi. Le grand-père vient deux fois par semaine, et le soir, la famille est le plus souvent au grand complet. «Pour nous, il est essentiel de prendre nos repas ensemble, souligne Flavia Sutter. C’est le meilleur moment pour organiser notre planning, aborder des sujets importants ou simplement pour se parler. Bien sûr, il y a des règles à respecter: il ne faut pas sortir de table sans arrêt, les téléphones portables sont interdits et on ne doit pas se disputer ni gigoter. Mais chez nous, les règles ne sont pas sacro-saintes. Il peut très bien y avoir une bonne raison de les enfreindre. De toute façon, dans notre famille, nous privilégions la responsabilisation plutôt que la réglementation. Et ça marche super bien comme ça.»
12
Vivai 2/14
Martina von Känel
Maria von Känel
© Tapetenmuster von Sandberg, über Hurter Tapeten AG, Montage: Christoph Köstlin
Sina
Famille von Känel: Maria von Känel, 42 ans, directrice de société, Martina von Känel, 43 ans, travailleuse sociale, avec Iven, 6 ans, et Sina, 4 ans Le dimanche, chez les Känel, c’est pancakes au menu. Et le mercredi soir, c’est «les cochons passent à table». «Ce soir-là, on peut faire du bruit en mangeant et oublier ses bonnes manières», explique, avec un sourire appuyé, la première des deux mamans Maria von Känel. «Le rituel du repas pris en commun est très important dans notre quotidien, préciset-elle. Il arrive que nous déplacions un rendez-vous pour ne pas rater un souper en famille.» A midi, il est malheureusement très rare que la famille soit réunie au complet. La deuxième maman, Martina von Känel, qui travaille à 80 %, quitte la maison tôt le matin. Iven et Sina vont tout seuls au jardin d’enfants et rentrent à la maison à midi. Ils mangent avec Maria. Directrice de l’association faîtière Familles arc-en-ciel, elle travaille dans la restauration un jour par semaine. Ce jour-là, Martina reste à la maison. La planification fonctionne très bien. De temps en temps, les enfants vont aussi spontanément manger chez des voisins. «Nous avons la chance de vivre dans une coopérative d’habitation où il y a vraiment une solidarité et des échanges entre les familles. La communication verbale n’occupe pas encore une place importante autour de la table, fait remarquer Maria von Känel, car les enfants sont trop petits. Ils devraient toutefois déjà apprendre que manger ensemble, c’est toujours mieux.»
Vivai 2/14
13
Tarek Brigitte Giezendanner
Famille Giezendanner: Brigitte Giezendanner, 38 ans, éducatrice de la petite enfance et professeure d’allemand, avec Tarek, 7 ans «Personnellement, j’apprécie de rester assise à table longtemps et de faire honneur à un bon repas», annonce Brigitte Giezendanner. Son fils Tarek, qui déborde d’énergie, préfère manger vite et faire simple. «A son âge, ses besoins sont très différents des miens», ajoute la jeune femme en riant. Chez eux, les échanges s’effectuent ailleurs qu’à table, à l’occasion de jeux notamment. Son job de professeure à 60 % laisse à cette maman beaucoup de temps libre. Du temps qu’elle peut consacrer à son fils, exclusivement. Brigitte Giezendanner partage la garde de Tarek avec le père de ce dernier. Parfois, c’est assez compliqué au plan organisationnel: «Les lundis, mercredis et samedis, Tarek dort chez moi. Les mardis, jeudis et dimanches, il est chez son père. Et le vendredi, c’est ma mère qui le garde. Il part à l’école de l’endroit où il a dormi. Heureusement, cela ne pose pas de problème, car nous habitons à proximité les uns des autres.» Le matin, Tarek est à l’école et, trois fois par semaine, il mange à la garderie, où il passe aussi l’après-midi. «Je suis contente que notre fils fasse l’expérience de la vie en groupe, qu’il partage ses repas avec d’autres. Comme ça, il apprend la valeur rituelle des repas pris en commun. Même si nous ne sommes pas très attachés à ce genre de choses à la maison.»
14
Vivai 2/14
La famille en 2014 Magdalena
Max
Marc Thum
Sophie
Julia Bechtle
Famille Bechtle-Thum: Julia Bechtle, 40 ans, femme au foyer, Marc Thum, 40 ans, ingénieur de production, avec Max, 11 ans, Sophie, 8 ans, et Magdalena, 3 ans Chez les Bechtle-Thum, ce sont des allers et venues du matin au soir. «Je dirais plutôt un départ massif et des retours au compte-gouttes», précise la mère Julia Bechtle. Le père, Marc, et Max, le fils de Julia d’un premier lit, qui va à l’école à Zurich, quittent la maison les premiers. Ensuite, c’est le tour de Sophie, qui se rend à l’école primaire. Et Magdalena, la petite dernière que Marc et Julia ont eue ensemble, va deux fois par semaine dans un groupe de jeu à la ferme, où elle mange à midi. «Nous ne sommes jamais tous réunis à midi, souligne Julia Bechtle. Il est donc d’autant plus important pour nous de souper ensemble. A 18 h, nous sommes tous à table, c’est la règle. Sinon, nous ne serions presque plus une famille!» Les repas se déroulent parfois dans le calme, parfois pas du tout. Comme dans toutes les familles en quelque sorte. «Le repas à peine terminé, on passe directement aux devoirs», ajoute Marc Thum. Il n’est pas rare qu’il soit encore devant son assiette tandis que les enfants sont déjà plongés dans leurs cahiers. «La table est le point central de notre salle de séjour – et de notre vie de famille. Au moins une fois par jour.» La seule obligation durant les repas, c’est de rester assis jusqu’à ce que tous aient fini de manger. «Même si tous doivent, pour de mystérieuses raisons, se rendre aux toilettes au moins une fois par repas», commente Julia en riant.
Vivai 2/14
15
La famille en 2014
Enfants connectés ? Pas de panique ! Nombre de parents sont démunis face à la relation que leur enfant entretient avec le monde virtuel. Laurent Sédano, expert en médias numériques chez Pro Juventute, recommande de s’intéresser aux activités de son enfant plutôt que d’interdire. Et surtout de rester vigilant ! Interview: Lukas Hadorn Photos: Christoph Köstlin Illustrations: Kathrin Frank -
M. Sédano, à quel âge les enfants plongent-ils dans le monde virtuel?
Laurent Sédano: De nos jours, dès la naissance. Les appareils mobiles ont envahi notre quotidien et, tout bébé, on est déjà fasciné par les écrans scintillants. Des smartphones pour nouveaux-nés? Est-ce bien recommandable?
Non, pas franchement. Mais je ne pense pas grand-chose des recommandations. Et pourquoi?
Car il n’y a pas de recette universelle pour gérer la relation entre nos enfants et les médias numériques. Comme il n’y a pas deux enfants pareils. Sans parler des différences entres les parents! Ce qui semble sévère à certains est jugé trop laxiste par d’autres. Il y a des parents qui veillent à ce que leur progéniture ne s’approche jamais d’un écran, tandis que d’autres 16
Vivai 2/14
n’ont aucun problème à lire à leurs enfants, pour les endormir, une histoire qui défile sur une tablette. Existe-t-il quand même des principes directeurs?
Oui, par exemple la «règle 3-6-9-12» du psychologue français Serge Tisseron: pas d’écran avant trois ans, pas de console de jeux personnelle avant six ans, pas d’Internet avant neuf ans et les réseaux sociaux après douze ans. Pour établir cette règle, Serge Tisseron s’est basé sur les étapes du développement intellectuel de l’enfant et ses capacités cognitives. Un raisonnement que je trouve plutôt sensé. Pour quelle raison tant de parents se sentent-ils démunis face aux médias numériques?
Parce que nous n’avons que peu de retours d’expériences sur ce sujet. En tout cas,
rien à long terme. Sur la plupart des sujets intéressant les enfants et les jeunes, de l’argent de poche aux relations amoureuses en passant par la régulation des sorties, nous pouvons demander à nos parents comment ils ont fait avec nous. Mais en ce qui concerne les smartphones et l’Internet, nous n’avons aucun vécu auquel nous référer. Sans compter que l’univers virtuel évolue si rapidement que les expériences faites il y a cinq ans ne sont plus actuelles du tout. Nous vivons la révolution numérique en temps réel et devons nous adapter en permanence. Cela signifie que les parents aussi doivent suivre l’évolution des médias numériques s’ils ne veulent pas rater le coche…
Il est évident que ça aide. Les pères particulièrement ont apparemment du mal à discuter avec leurs enfants de certains
Le spécialitste des médias Laurent Sédano, 37 ans, est animateur socioculturel et responsable des questions ayant trait aux médias auprès de la fondation Pro Juventute. Il a travaillé durant plusieurs années en tant que travailleur social de rue ainsi que dans le conseil et la formation des parents et des jeunes. Laurent Sédano vit avec sa compagne et leurs deux enfants de 4 et 7 ans.
” J’ai un portable avec Internet. Je m’en sers surtout pour communiquer sur WhatsApp avec mes copains. Nous avons aussi WhatsApp Chat pour toute la classe. Ça nous permet de nous transmettre les informations importantes entre nous. Ma maman dit qu’un Family Chat, ce serait pas mal non plus… Max, 11 ans
”
sujets sur lesquels ils sont moins bien informés qu’eux. C’est compréhensible…
Oui, évidemment. Mais il ne s’agit pas d’en savoir davantage que ses enfants. L’essentiel est de leur montrer un intérêt bienveillant. Nous conseillons aux parents de s’asseoir devant l’ordinateur avec leur enfant pour le regarder s’adonner à son jeu favori et d’en discuter avec lui. De lui demander comment ça marche, quel est le but, en quoi ce jeu est fascinant… Il n’est pas rare qu’au cours de ce genre de discussions, on en vienne à évoquer les aspects négatifs des «games». La limite entre le jeu et la dépendance par exemple…
Par exemple, oui. Bien que je pense que, sur ce point, on dramatise souvent les choses. Dans les médias notamment. Il Vivai 2/14
17
La famille en 2014
ne s’agit aucunement de nier tout danger, mais il ne faut pas non plus taxer d’«accros à Internet» tous les jeunes qui tapotent sur leur portable dès qu’ils ont un peu de temps libre. Et que doit-on faire?
Il faut faire abstraction du média. Beaucoup de jeunes ne sont pas dépendants de leur mobile. Ce qu’ils recherchent désespérément, ce sont les contacts que celui-ci leur permet d’établir. Ils sont dépendants de leurs amis, des échanges qu’ils ont avec eux; ils sont avides de confirmation et de reconnaissance. De ce point de vue, le problème des médias numériques rappelle fortement un thème classique des débats sur l’éducation. La peur qu’une consommation excessive de médias abrutisse nos enfants ne serait donc pas fondée?
Fondée peut-être mais, selon moi, exagérée. Le vrai danger est ailleurs. Il se situe dans le niveau d’exigence: les enfants et les jeunes d’aujourd’hui doivent maîtriser
une dimension supplémentaire. Il leur faut apprendre à se disputer dans le cyberspace, à flirter virtuellement, à communiquer par voie numérique. Notre rôle est de les accompagner. Cela nous permet par ailleurs, à nous adultes, d’apprendre constamment quelque chose. Par exemple, qu’à un moment donné, une discussion via SMS qui patine a tout intérêt à être poursuivie en face-à-face. Une découverte de l’univers numérique que nous devrions partager avec nos enfants. Montrer l’exemple plutôt que dicter.
Exactement. Le thème des médias numériques dans l’éducation de l’enfant ne va pas se régler en éditant une ligne de conduite. Les accords doivent être renégociés sans arrêt et adaptés aux nouvelles circonstances. Les discussions et conflits sont également nécessaires pour parvenir à maîtriser les aspects délicats de cette thématique. Lorsque les parents prennent le temps d’explorer le monde d’Internet avec leurs enfants, les uns et les autres en bénéficient. ●
” Grand-mère me laisse regarder la télé plus souvent, et avec papa, j'ai droit aux jeux sur l’ordi. Maman est plus sévère. Je peux juste jouer sur son portable de temps en temps. Y a un garçon dans ma classe qui a deux gameboys! Tarek, 7 ans
”
” Je ne regarde pratiquement jamais la télé. Ça m’ennuie d’être là, à regarder, sans rien faire. Je préfère jouer sur mon laptop, dans ma chambre. Chez nous, il n’y a pas de règle. La plupart du temps, j’arrête de jouer de moi-même après un moment. Mais j’ai déjà été effrayé de voir combien de temps j’étais resté sur mon ordi à jouer sans voir passer les heures. Matteo, 13 ans
18
Vivai 2/14
”
” J’ai économisé mon argent de poche pour pouvoir m’acheter un iPad mini. Ce que je préfère, ce sont les jeux de maquillage et de baby-sitters. Sophie, 8 ans
”
NOUVEAU! PRINCIPE ACTIF UNIQUE EN SON GENRE EN ATTENTE DE BREVET
LA RÉGÉNÉRATION PAR LA FORCE DE LA NATURE. PROTÈGE
LISSE
RAFFERMIT
ACTIVE
La crème pour le visage 24 h est un soin intensif lissant doté d’un quadruple pouvoir de régénération agissant jour et nuit. Elle fait partie d’une nouvelle gamme efficace pour le soin du visage et des mains. Son principe actif est tellement exceptionnel qu’il est actuellement en attente de brevet. Vous en saurez davantage sur notre gamme sur www.kneipp-schweiz.ch
Kneipp est en vente à votre Migros et sur LeShop.ch
La famille en 2014
Sous bonne garde
La moitié des familles avec un enfant de moins de quatre ans recourent régulièrement à un mode de garde en dehors du cercle familial, soit à des proches, soit à des structures d’accueil de l’enfance et d’accueil familial de jour.
Mères au travail
Près de trois quarts des mères suisses sont actives. Six mères sur dix travaillent à temps partiel et seulement deux sur dix à plein temps.
Désir d’enfants
Depuis 1970, le taux de fécondité en Suisse a chuté de 2 enfants à 1,5. A en croire les sondages, beaucoup de femmes aimeraient avoir plus d’enfants qu’elles n’en ont réellement.
Plus de ménages sans enfants
Recensement
La Suisse compte actuellement près de 1,9 million de parents et 1,6 million d’enfants et adolescents.
20
Vivai 2/14
En 1970, les ménages familiaux et non familiaux s’équilibraient. Aujourd’hui, deux tiers des ménages sont sans enfants. Les couples avec enfants représentent un quart et le reste est constitué de familles monoparentales.
Sources: Département fédéral de l’intérieur, Office fédéral de la statistique (OFS), Pro Juventute, Fonds national suisse
Facteur de réussite
Rien n’est plus important que la famille pour la réussite scolaire et l’accès à l’éducation d’un enfant.
Ça fait du bien
Le style d’éducation et la qualité des rapports entre parents et enfants sont déterminants pour le bien-être et la santé de ces derniers.
Tout sauf un jeu d‚ enfant A quoi ressemble une famille suisse au juste? Peut-on décrire objectivement les changements qu’elle a connus récemment? Vivai a rassemblé quelques faits et chiffres éloquents. Texte: Lukas Hadorn Illustration: Kathrin Frank
© xxxxxxx
Cher enfant chéri
Dans un ménage monoparental, les dépenses de consommation s’élèvent en moyenne à 1092 francs par mois pour un enfant unique. S’y ajoutent 40 à 64 heures de tâches domestiques et familiales liées à l’enfant.
Trop c’est trop
Deux tiers des parents suisses estiment être régulièrement dépassés. Sont surtout perçus comme problématiques les domaines de l’éducation, de la consommation des médias et de la garde. Vivai 2/14
21
La famille en 2014
Migros s’engage sur Génération M
Une passion durable Pour un distributeur de l’importance de Migros, les enfants et les jeunes jouent un rôle essentiel. L’enseigne orange s’engage de différentes façons pour les générations à venir. Une tradition dans l’entreprise.
Pour Migros, le développement durable est synonyme de qualité de vie. Qualité de vie pour les générations à venir aussi. Cette perspective a donné naissance à la campagne Génération M, une illustration concrète de l’engagement de Migros dans le domaine du développement durable. Génération M comprend plus de 50 promesses faites à des enfants et à des jeunes, avec pour but de protéger la planète, d’encourager une consommation durable, d’avoir un comportement exemplaire vis-à-vis de la société et de ses collaborateurs et de prôner un style de vie sain.
Texte: Lukas Hadorn Illustrations: Kathrin Frank
e
s-tu un «enfant Migros»? A cette question, la plupart des Suissesses et des Suisses ont une réponse toute prête. Cela suppose que, dans notre pays, quand on accorde sa confiance à une enseigne, c’est pour la vie. Client Migros un jour, client Migros toujours. Pour Migros, il est clair que cela signifie aussi que les enfants Migros d’aujourd’hui seront les clients Migros de demain. Le leader de la distribution en Suisse se pose néanmoins des limites quand il émet des messages destinés aux enfants et aux jeunes. Par exemple, aucun appel direct ni aucune incitation à l’achat ne s’adresse directement aux mineurs. Et la publicité ne montre pas d’enfant en situation de consommer un produit inapproprié pour lui. Migros sent de son devoir de léguer à la génération suivante un environnement agréable. De ce point de vue, il est 22
Vivai 2/14
donc normal que Migros s’engage pour le développement durable. Un engagement qui s’articule selon trois grands axes: au centre l’être humain, puis sa qualité de vie et son bien-être. Cette philosophie férocement axée sur l’avenir et systématiquement traduite en action caractérisait déjà Migros à l’époque de son fondateur Gottlieb Duttweiler. Elle s’illustrait, il y a 70 ans, par l’inauguration du parc Pré Vert à Rüschlikon. Aujourd’hui, l’engagement de Migros est vaste et varié et il s’adresse non seulement aux enfants et aux jeunes individuellement, mais aussi aux familles. Il englobe l’activité physique, les activités culturelles et de loisirs, les divertissements ainsi que des projets de sensibilisation et de formation à l’environnement. Par ces diverses actions, Migros entend soutenir la qualité de vie de la génération à venir. La prochaine génération d’enfants Migros. ●
Education et formation Migros s’engage dans les écoles et les instituts de formation pour jeunes. Par exemple en mettant à disposition Muuvit, une méthode didactique et ludique visant à promouvoir la santé, l’activité physique, la culture et la formation à l’environnement auprès des élèves du primaire. Le concours pour les écoles x-puissance-cœur, soutenu par le Pour-cent culturel Migros, vise à responsabiliser les élèves et les encourage à faire du bien autour d’eux. Migros est aussi sponsor exclusif du programme pour enfants et jeunes du WWF.
plusieurs fronts Sport et loisirs
Alimentation Pour Migros, l’alimentation constitue un sujet crucial sur lequel communiquer avec les jeunes Suisses. Au sein du Club Minu, conçu et réalisé par le Pour-cent culturel Migros, les enfants en surpoids et leurs parents peuvent suivre un entraînement complet visant à accroître la confiance en soi et à modifier les comportements. Afin de revenir à un poids normal, les membres du club apprennent à adapter leur alimentation et leurs comportements durant leurs loisirs et lors de la pratique d’activités sportives. Une autre initiative qui a vu le jour grâce au Pour-cent culturel Migros est Kebab+. Son objectif est d’inciter les centres d’animation jeunesse locaux à élaborer, en collaboration avec des adolescents, des projets ayant trait à l’alimentation et à l’activité physique.
L’offre de Migros est particulièrement variée dans les domaines du sport et des loisirs. De l’initiative I’M fit, qui incite le plus grand nombre d’enfants à pratiquer du sport, au sponsoring du plus grand camp d’hiver J+S, en passant par la course à ski Grand Prix Migros à laquelle participent des milliers d’enfants et adolescents. Il faut encore mentionner les quatre parcs Pré Vert, où les plus jeunes peuvent, entre autres, voir des spectacles de marionnettes, se balader en train miniature ou à dos d’âne, ainsi que Milandia, le parc dédié aux sports et aux activités pour enfants de Migros, où de très courus camps de vacances ont lieu depuis 1987.
Divertissement et festivals Bien sûr, les enfants aiment aussi qu’on les divertisse. C’est notamment pour cette raison que Migros a créé les personnages des Lilibiggs, à découvrir dans le magazine qui leur est consacré ou sur le site Internet www.lilibiggs.ch. Les Lilibiggs encouragent les enfants à jouer, à lire et à écouter des histoires, à peindre, à bricoler et à apprendre. Les Lilibiggs Festivals pour enfants, qui se déroulent à la belle saison durant un semestre, connaissent aussi un beau succès. Ces manifestations ont lieu en plein air, dans toute la Suisse, et associent musique, jeu et plaisir.
Générations et famille Le club Famigros est axé sur la famille. Les membres de ce club profitent d’avantages exclusifs ainsi que des conseils et connaissances d’experts sur des thèmes ayant trait à la famille. Le Pour-cent culturel Migros mise lui aussi sur les échanges entre les générations, par exemple avec l’initiative Générations au Musée (GaM) ou conTAKT-kind. ch, un projet qui s’adresse spécialement aux familles issues de l’immigration et s’intéresse à l’encouragement précoce ainsi qu’aux questions d’éducation.
Vivai 2/14
23
XXXXxxxxxxx Insekten essen
Construire pour l‚avenir Aujourd’hui, outre l’esthétique des sols et les standards de l’aménagement de cuisine, tout maître d’œuvre doit maîtriser les exigences du développement durable. La construction durable se fonde sur un concept global, qui inclut l’efficience énergétique, le choix des matériaux et la desserte en transports en commun. Et ce, bien sûr, sans rien sacrifier au confort. Texte: Bernhard Raos
24
Vivai 2/14
u
rbain, respectueux du climat, largement piétonnier, ainsi se caractérise le lotissement Sihlbogen à Zurich-Leimbach. Pour les résidants, cela implique de renoncer à avoir une voiture. «Pourtant, plus de 90 % des logements sont déjà loués», se félicite Rolf Hefti, directeur de la coopérative immobilière Zurlinden, propriétaire du lotissement. La barre a été placée haut, puisque la consommation de ressources des résidants devrait être réduite de deux tiers. Mais renoncer à son propre véhicule est facile quand des stations de bus et de RER se trouvent à proximité immédiate. Et l’abonnement est inclus dans le loyer.
L’écoconstruction
Migros Länderpark Stans (NW) Construit à Stans en 1980, le centre commercial Länderpark de la coopéra tive Migros Lucerne a rouvert ses portes en 2010 après une rénovation complète conforme au standard Minergie. Ce standard se fonde sur une utilisation rationnelle de l’énergie et un large recours aux énergies renouvelables en vue d’assurer une amélioration de la qualité de vie, une meilleure compétiti vité et une diminution des atteintes à l’environnement. Alors que la surface du centre commercial a été doublée, il a été possible d’abaisser la consommation de courant de 10 %. Sur la toiture, se trouve une installation solaire de 4200 m2 . Les combustibles fossiles et réfrigérants polluants ont été exclus. Le chauffage est assuré par une pompe à chaleur sur eau de nappe et la valorisation des rejets thermiques. A l’échelon national, plus de 30 filiales Migros et 50 autres bâtiments répondent déjà au standard Minergie.
La mobilité ne constitue toutefois qu’un élément du concept. Pour les deux immeubles de sept étages, on a fait la part belle au bois d’origine locale. Un soin particulier a été apporté à l’isolation de l’enveloppe des bâtiments; chauffage par chaudière à granulés de bois, pompe à chaleur et panneaux solaires contribuent à réduire les charges, tout en ménageant l’environnement.
© Marc Latzel
La «maison 2050»
Dans sa stratégie énergétique 2050, la Suisse s’est fixé pour objectif de sortir du nucléaire et de réduire sa consommation d’énergie de 54 %. Il faudra pour ce faire
plus de lotissements comme celui du Sihlbogen. La consommation moyenne par habitant s’élève actuellement à quelque 6000 watts par an, dont près de la moitié est imputable à la construction et à l’exploitation de bâtiments. Alors que près de 1,5 million de bâtiments qui consomment en moyenne 20 litres de pétrole par mètre carré et par an auraient besoin d’une rénovation, le taux d’assainissement est pourtant inférieur à 1 % par an. Or la «maison 2050» est déjà réalisable aujourd’hui. «Il suffit de le vouloir», affirme Markus Portmann, membre du comité directeur de Swissolar. Avec le concours de son épouse et d’un cabinet
d’architectes, il a réalisé à Kriens un immeuble de cinq étages qui mérite le titre de construction durable sur plusieurs plans. Outre ses modestes besoins en énergie, il est exempt de polluants de l’habitat, comme le formaldéhyde, et d’isolants, comme le polystyrène. L’espace permet aussi des réaménagements à peu de frais selon l’évolution des besoins. La construction fait la part belle au sapin blanc, abattu et transformé dans un périmètre de 30 kilomètres. «De la région, pour la région», cite Portmann en référence au label Migros. L’immeuble bénéficie d’une excellente isolation thermique, ce qui réduit les besoins en chaufVivai 2/14
25
Lentillegrumainiseuexset. fruité,
acidulé et sucré, lé ier surprenant et famil
Env ie n? d’i n spiratio us à A bon nez-vo ison a C u isine de S e t g a g n ez !
Commandez votre abonnement via le coupon, par tél. au 0848 877 848 ou sur www.saison.ch/fr/inspiration
80054071
Oui, je souhaite m’inspirer et m’abonner, et je commande 12 nos de Cuisine de Saison pour seulement CHF 39.– (au lieu de CHF 58.80*). De plus, je participe au tirage au sort pour gagner 1 des 10 bons Migros d’une valeur de CHF 100.–. Prénom
Nom
Rue, n°
NPA, lieu
Téléphone
☐ Je participe uniquement au tirage au sort
Envoyez le coupon à : Cuisine de Saison, service des abonnements, case postale, 4800 Zofingue * im Einzelverkauf Tarifs 2014, sous réserve de modifications. Livraison à l’étranger, avec frais de port en sus. Les données peuvent être utilisées à des fins de marketing. Date limite de participation : 30.6.2014. Vous trouverez les conditions de participation sur www.saison.ch/tirage * prix de vente au numéro
L’écoconstruction
fage – lesquels sont couverts par une pompe à chaleur air-eau qui fonctionne la journée grâce au courant produit par l’installation solaire située sur la toiture. Pilotés par une commande intelligente, les appareils ménagers à haut rendement énergétique fonctionnent uniquement quand l’installation solaire produit du courant. Selon Portmann, une bonne installation technique permet d’économiser jusqu’à 20 % de l’énergie d’exploitation. L’immeuble d’habitation de Kriens répond aux exigences particulièrement élevées du label Minergie A-ECO. Il n’y a toutefois pas de définition globalement acceptée de la construction durable, et il est difficile de s’y retrouver dans la jungle des labels. Il est notamment reproché au standard Minergie de tolérer comme isolant le polystyrène, alors que sa fabrication exige 30 fois plus d’énergie que celle de la ouate de cellulose. Développé sur mandat de l’Office fédéral de l’énergie (OFEN) et soutenu par les pouvoirs publics, des entreprises, des organisations professionnelles et des institutions, le Standard Construction durable Suisse (SNBS) intègre les trois facteurs société, économie et environnement. l
Ecole de Büttenen, Lucerne La construction de l’école de Büttenen en 2009 a permis à la ville de Lucerne de poser de nouveaux jalons sur les plans de l’esthétique et de l’efficience énergétique. Ce bâtiment cubique aux angles arrondis se distingue par des façades habillées d’un lattage vertical. Sa structure interne autorise un usage flexible; les deux étages supérieurs ont été construits en ossature de bois, et des puits de lumière éclairent les espaces collectifs. Le chauffage des locaux est assuré par une pompe à chaleur avec sonde géothermique. Ce bâtiment est la première école de la ville de Lucerne labellisée Minergie ECO.
Auberges de jeunesse Des pionnières de la construction durable Les auberges de jeunesse suisses font figure de pionnières en matière de construction durable. Celles de Scuol, de Valbella et de Zermatt répondent déjà au standard Minergie, et celle d’Interlaken au standard encore plus strict Minergie P-ECO. A Gstaad-Saanenland et à Saas-Fee, deux autres projets phares sur le plan de l’écologie seront achevés cette année. La stratégie d’optimisation élaborée en 1994 a permis d’abaisser la consommation d’eau par nuitée de 23 % à 129 litres depuis 1996, et de réduire les émissions de CO2 de 4 % entre l’an 2000 et 2012. Vivai 2/14
27
Š 2014 The Coca-Cola Company. Coca-Cola, the Contour Bottle and the Dynamic Ribbon Device are registered trademarks of The Coca-Cola Company.
Le bonheur de partager.
en bouteille de 1 litre
L’écoconstruction
© Roger Frei, Zurich , Rohrer Sigrist Architekten GmbH, Lucerne; agence d’architecture Christoph Ecker GmbH; Daniel Sutter; Gabriel Ammon / AURA
Maison individuelle Haus im Baumgarten, Oltingen (BL) Cette ancienne ferme transformée en 2007 par son propriétaire architecte se trouve dans le centre historique protégé d’Oltingen. Il fallait conserver le style du bâtiment, et la façade sud comme celle donnant côté rue n’ont pas été modifiées. En revanche, le plancher et le grenier ainsi que le mur donnant sur l’étable ont été doublés d’un matériau isolant d’une épaisseur atteignant 30 centimètres. Les fenêtres dotées d’un châssis en bois ont été équipées d’un triple vitrage. L’ancienne réserve à bois sert aujourd’hui de cuisine et de séjour, tandis qu’un grand puits de lumière apporte une belle luminosité. Avant la transformation, il fallait chauffer onze mois par an, contre sept aujourd’hui. Conforme au standard Minergie, la Haus im Baumgarten a remporté le prix 2012 de la conservation du patrimoine.
Immeuble collectif Kirchrainweg, Kriens (LU) L’ancien site d’usine situé au centre de Kriens a été réhabilité en quartier d’habitation, dont fait partie l’immeuble collectif Kirchrainweg, qui répond aux exigences de la société à 2000 watts. Cette particularité lui a valu de remporter le prix suisse de l’énergie Watt d’Or 2014. Le courant issu de sa propre installation solaire est consommé directement grâce à un système de contrôle intelligent. 80 % du bois utilisé dans la construction provient de la région. Les matériaux des espaces intérieurs ont été laissés en large partie à l’état brut. Il a été renoncé de façon conséquente aux colles et peintures contenant des solvants. L’étage d’entrée est en béton recyclé.
Lotissement et pôle d’activités Sihlbogen, Zurich Sur un terrain de 21 000 m2 , dans une boucle de la Sihl, la coopérative immobilière Zurlinden construit un lotissement comprenant 220 appartements locatifs (dont un tiers destiné à des personnes âgées), un pôle d’activités et des espaces publics. La livraison est prévue début 2015. Ce projet de construction vise à s’inscrire dans la société à 2000 watts. Les facteurs pris en compte sont l’énergie grise (nécessaire à la construction), le chauffage, l’aération et le refroidissement, l’eau chaude, l’électricité et la mobilité. Il s’agit à ce jour du plus grand lotissement largement piétonnier de Suisse. Vivai 2/14
29
30
Vivai 2/14
Du vert dans l’assiette
"Go for green„ Le vert n‚est pas uniquement la couleur de la saison, c‚est aussi celle d‚une vague qui déferle dans nos cuisines. Notre organisme s‚en réjouit. Texte: Marianne Botta Diener
Photos: Christine Benz
Vivai 2/14
31
Du vert dans l’assiette
Les aliments verts sont
v
ivre vert, manger vert, boire vert. A Hollywood, les stars sou cieuses de leur santé voient la vie en vert. «Going green», tel est le nom de cette tendance qui, comme toutes les tendances, s’appuie sur un fond de vérité. Nos aïeux de l’âge de pierre se nourris saient largement de plantes vertes. De nos jours, dans nos assiettes, la chlorophylle se concentre souvent dans un simple brin de persil en déco. Pourtant, l’une des cinq portions de fruits et légumes à consom mer par jour devrait être verte. Et le top du top, c’est de balayer toute la palette des verts. «Salade verte ou légumes verts en branches, tels que l’épinard ou les côtes de bette, poireau, brocoli et autres espè ces de choux, petits pois et haricots, ils apportent de la variété et de belles saveurs sur notre table», soutient avec engage ment Christina Daeniker Roth, spécia liste de l’alimentation et de la santé à la Fédération des coopératives Migros. Plus de fer que dans la viande Riches en vitamines et en minéraux essentiels ainsi qu’en fibres alimentaires utiles à l’organisme, les aliments verts sont des bombes d’énergie. La chlorophylle, qui donne sa couleur verte aux végétaux, compte au nombre des substances végé tales secondaires. Non seulement celles ci protégeraient du cancer, mais elles permettent aussi de faire baisser la ten sion artérielle et le taux de cholestérol, possèdent des vertus anti-inflammatoires et ralentissent la croissance des bactéries. Autre atout des légumes verts en branches: leur teneur en fer. Même si l’épinard ne fournit pas autant de fer qu’on le pensait il y a 100 ans, avec environ 3,5 mg de fer par 100 g, il bat toutefois la viande haut la main, puisqu’elle n’apporte que 1 à 2,5 mg de fer pour 100 g. La vitamine C – une substance généreusement présente dans 32
Vivai 2/14
des bombes d‚ énergie, riches en vitamines, en minéraux et en fibres alimentaires.
les légumes verts en branches, mais quasi absente de la viande – favorise l’absorp tion du fer dans les intestins. Seule la vitamine B12 manque aux légumes verts. Il suffit de consommer des algues vertes pour y remédier, tout en couvrant ses besoins en iode et en acides gras oméga3. C’est essentiel quand on ne mange pas de poisson. Les algues, riches en vitamines et minéraux, ne sont par ailleurs pas à proprement parler des plantes. La déferlante des smoothies verts Mais tout le monde ne supporte pas les aliments verts. Chez certaines personnes, ils causent d’incommodants ballonne ments. La principale raison à cela, c’est «qu’elles ne mâchent pas assez et mangent trop vite», commente Christine Brombach,
professeure en sciences de l’alimentation à la Haute école des sciences appliquées de Zurich (ZHAW) et directrice du dépar tement Alimentation à l’Institut de l’inno vation en alimentation et en boissons du ZHAW. C’est ainsi qu’a germé l’idée de proposer des légumes verts quasiment «prémâchés»: les smoothies. Les premiers smoothies verts ont vu le jour aux Etats Unis en 2004. Ils ont depuis longtemps conquis Hollywood, surtout les manne quins et actrices soucieuses de leur sil houette et de leur beauté. Leur couleur provient de la salade, du chou, des herbes et même des plantes sauvages, telles que l’ortie ou le pissenlit, qui sont réduites en purée avec les fruits. «De par leur couleur et leur saveur, les smoothies verts sont surprenants. Exempts d’additifs, ils sont souvent considérés comme des aliments santé», complète Christine Brombach. Les milieux végétariens les ont adoptés. Selon Christine Brombach, ils symbo lisent la jeunesse et la légèreté de la vie, car ils n’apportent que peu de calories. Varier les tons de vert Les aliments verts sont donc salutaires. Mais pas seulement. Vu sa forte teneur en acide oxalique, l’épinard peut avoir un impact négatif sur le taux de calcium dans l’organisme quand il est consommé avec excès. Les feuilles de plusieurs plantes vertes contiennent des traces d’alcaloïdes qui les protègent de l’appétit des herbi vores et, lorsqu’ils sont ingérés en faibles quantités, renforcent le système immuni taire de l’Homme. Mais une trop forte dose d’alcaloïdes peut être néfaste. «Nous conseillons de varier les légumes verts et de les manger parfois crus, parfois cuits», ajoute Christine Brombach. La cuisson rend plus accessibles certains pigments des cellules végétales, et les légumes cuits sont plus digestes. l
Vivai 2/14
33
Du vert dans l’assiette
Conseil: pour qu’elle conserve sa fraîcheur, la faire tremper 1 à 2 h dans de l’eau tiède légèrement sucrée, égoutter et conserver dans un saladier couvert d’un linge humide. La laitue Composition: contient de la vitamine C,
de l’acide folique, du calcium, du potas sium, du cuivre, de l’iode, du manganèse, du sélénium, un peu de zinc et du lactucérol. Action: le lactucérol favorise l’endormis sement et prévient l’insomnie. Calme les nerfs et fait baisser la pression sanguine. La laitue cultivée sous serre est moins riche en substances protectrices des cellules. Conseil: le lactucérol étant plus actif en présence de matière grasse, privilégier les sauces à salade contenant de l’huile.
Comme toujours: l’important, c’est la variété dans l’assiette. Veillez donc à ajouter différentes touches de vert.
Le brocoli Composition: forte teneur en potassium,
Les légumes verts en revue Ce qu’ils apportent Sont considérés comme légumes verts:
les plantes sauvages, herbes, pousses et légumes verts cultivés. Les feuilles de cer tains tubercules, p. ex. carottes, colrave ou betteraves, sont comestibles. Leur teneur en micronutriments est souvent beaucoup plus élevée que celle des tubercules.
Action: couvre les besoins en calcium, protège les cellules, renforce le système immunitaire, prévient la constipation. Peut occasionner des ballonnements. A consom mer de préférence cuit que cru. Conseil: ajouter un peu de cumin à l’eau de cuisson afin de prévenir les ballonnements.
L’épinard Composition: riche en vitamine C et en
L’avocat Composition: constitué pour un tiers
acide folique, en iode et en soufre, en fer, en substances amères et en sécrétine. Action: l’hormone intestinale sécrétine active le pancréas, et les substances amères stimulent la digestion. Booste la formation du sang et le système immunitaire. Conseil: consommer les épinards avec des produits laitiers riches en calcium et beaucoup de liquide pour faciliter l’élimi nation de l’acide oxalique qu’ils contiennent. Le chou frisé (chou vert) Composition: le légume le plus riche en
vitamines et minéraux! Une portion couvre les besoins quotidiens en vitamine C. Contient toutes les vitamines du groupe B et de nombreuses des groupes A, E et C. Une portion de chou apporte autant de calcium que 2 dl de lait. 34
Vivai 2/14
d’acides gras essentiels. Fournit beaucoup de vitamines A, C et E, de potassium, de fer, de substances amères. Riche en vitamine B. Action: améliore les valeurs sanguines. L’enzyme glutathion qu’il contient passe pour neutraliser certaines substances can cérigènes. Peut déclencher des réactions croisées en cas d’allergie au latex naturel. Conseil: manger cru. Chauffé, il est amer. La roquette Composition: très riche en vitamine C, en
minéraux et en acides organiques. Action: antibactériennes, l’essence de moutarde et les substances amères ren forcent le système immunitaire. La roquette facilite la digestion, mais peut stocker le nitrate. Il faut donc la consommer fraîche et couper les tiges trop épaisses.
en calcium, en magnésium, en phosphore et en fer. Le brocoli est aussi riche en bêta carotène, en niacine et en vitamine C. Action: plutôt digeste par rapport aux autres espèces de choux, il n’occasionne pas de ballonnements. Bon fournisseur de calcium et de fer. Les glycosides de l’huile de moutarde et le sulforaphane qu’il contient protègent du cancer. Plus le vert est soutenu, plus il y a de substances nutritives. S’il jaunit, il a dépassé le stade de la maturité. Conseil: bouquets, tiges, feuilles, tout est bon dans le brocoli. Pour préserver ses précieux composants, le faire cuire à la vapeur et non pas dans de l’eau salée. Les feuilles de betterave Composition: d’une teneur en nutriments
beaucoup plus élevée que les tubercules. Riches en calcium, en fer, en magnésium ainsi qu’en vitamines C et A et en acide folique. Les feuilles fournissent environ 2000 fois plus de vitamines K que les tubercules. Action: booste l’appétit et la sécrétion de bile. Mâcher des feuilles de betterave neutralise la mauvaise haleine due à la consommation d’ail. Léger effet stimulant sur le moral. Comme les épinards, elles contiennent de l’acide oxalique, qui pour rait contribuer à la formation de calculs rénaux. Ne pas consommer avec excès. Conseil: manger les jeunes feuilles en salade, préparer les plus vieilles comme des épinards. Les feuilles de betterave sont très belles aussi en décoration..l
Une bulle de douceur pour nager dans le bonheur ? Reçu 5 sur 5 !
BALNÉO À 33°, HYDROJETS, LITS À BULLE, SAUNAS, HAMMAMS, SOINS…
À partir de
À partir de
125 156.25 E
CHF**
POUR 2 PERSONNES
OFFRE ESCAPADE
BIEN-ÊTRE
1 NUIT EN CHAMBRE DOUBLE 2 PETITS DÉJEUNERS 2 ACCÈS BIEN-ÊTRE & SPA*
+ +
RÉSERVATION AU +33
(0)4 50 49 80 36
Crédits photos : PhotoProEvent - Thinkstock - Fotolia
* Un accès par personne et par nuit ** Tarif indicatif en CHF calculé au taux 1e =1,25 CHF
SAINT-JULIEN-EN-GENEVOIS À 45 MIN DE LAUSANNE À 15 MIN DE GENÈVE
vitam.fr
Sain et léger
L’aliment à métamorphoses
L’œuf est nourrissant et fournit les acides aminés essentiels. Un Anglais très léger
À base de lait maigre, le cottage cheese nous vient d’outre-Manche. Des touches de verdure
Bien plus que de la déco, les herbes telles que le basilic ou le persil sont l’atout santé d’un plat.
Au top dès le matin Sa réputation n’a rien de prestigieux, et pourtant elle a bien des atouts. Pauvre en calories, l’omelette est sublimée d’un soupçon de légèreté par le cottage cheese. Texte: Susanna Heim Recette: Lina Projer Photo: Christine Benz
i
l suffit d’apparaître une fois dans un régime pour être catalogué à jamais comme inhibiteur de plaisir. C’est du moins ce qui est arrivé au cottage cheese. Même si son nom anglais lui confère une certaine noblesse verbale, il faut avouer qu’il est loin de faire fantasmer. Et pourtant, ce produit laitier maigre, riche en protéines apporte une plaisante légèreté sur la table du petit-déjeuner. Imaginez un «lendemain matin», une table, deux personnes. Bourré de calories, le croissant gras ôterait aux protagonistes toute sensation d’apesanteur. L’omelette fraîche au cottage cheese, par contre, préfigure une journée dynamique, bien remplie. N’est-ce pas la recette idéale pour un réveil en douceur? Les œufs fournissent les acides aminés essentiels. Le 36
Vivai 2/14
cottage cheese, pauvre en matière grasse, apporte quantité de calcium que les cheveux et la peau apprécient tant. Et les herbes aromatiques s’avèrent être de précieux alliés. Le persil agit contre la mauvaise haleine et présente, en prime, une forte teneur en vitamines et en minéraux. Le basilic quant à lui prévient les ballonnements désagréables. Et si vous n’êtes pas en couple: pleine forme garantie pour les célibataires soucieux de leur ligne. Les ingrédients (pour 2 personnes):
4 œufs, sel, 1 botte de ciboulette, ½ bouquet de persil ou de basilic, 1 cc de farine, 2 cs de crème, 1 cs d’huile de colza HOLL (riche en acides gras oméga-3 et, surtout, stable à la cuisson), 200 g de cottage cheese, poivre.
La recette:
Séparer les blancs d’œuf des jaunes, monter en neige les blancs additionnés d’une pincée de sel. Hacher fin les herbes aromatiques et les mélanger avec les jaunes d’œuf, la farine et la crème. Incorporer les blancs. Chauffer un peu d’huile, verser la moitié du mélange. L’étaler en inclinant la poêle. Répartir la moitié du cottage cheese, saler et poivrer. Laisser l’omelette prendre à feu moyen. Plier et dresser sur une assiette. Préparer la seconde omelette avec le reste du mélange et du cottage cheese. Conseil: agrémenter l’omelette de légumes de saison. Préparation: 20 minutes. Par personne, env. 26 g de protéines, 24 g de lipides, 9 g de glucides, 1500 kJ/360 kcal. ●
www.thalazur.fr
l’art de prendre soin de vous
THALASSO & SPA en France à partir de
1122€ par personne
Cabourg Ouistreham
en cure Vitalité marine
Royan
6 jours / 6 nuits base chambre double alpilles et demi-pension à l’hôtel Baie des Anges Thalazur Antibes.
Arcachon Saint-Jean-de-Luz Port-Camargue
Retrouvez nos 8 destinations et leurs offres sur www.thalazur.fr Saint-Jean-de-Luz
Bandol Antibes
Port-Camargue
Information et réservation
Je désire recevoir gratuitement la brochure Thalazur Cabourg
Ouistreham
Royan
Arcachon
Saint-Jean-de-Luz
Brochure générique des 8 destinations Port-Camargue
Bandol
Antibes
Nom .................................................................................................................................................... Prénom ............................................................................................................................................................................................................................ Adresse ............................................................................................................................................ Ville .............................................................................................................................................. CP .......................................................................... Tél............................................................................................................................................................. Email....................................................................................................................................................................................................................................
Merci de renvoyer ce coupon à : Thalazur – 93, rue Jouffroy d’Abbans – 75017 Paris
VIVAI 03/2014
+33 (1) 48 88 89 90
L’analyse du psy
Ces achats ont été photographiés à Migros Egg.
My breakfast is rich Faut-il, derrière ces achats, voir un couple qui dispose de peu de temps pour cuisiner? Ou une famille? L’idée d’une personne à la retraite finit toutefois par s’imposer… Photos: Nik Hunger
d
ans le dernier caddie, devant la quantité de lait achetée, j’avais pensé à une famille avec de jeunes garçons. Je me basais pour cela sur mon expérience personnelle de la consommation de lait dans une famille avec des garçons. Il se trouvait pourtant que le gros pack de lait aurait très bien pu être un gros pack de jus d’orange. Nos clients mystère ont reconnu que cet achat n’avait pas été prémédité. Je vais tâcher 38
Vivai 2/14
de m’en souvenir. Cela me rappelle le livre d’Alfred Schütz Der sinnhafte Aufbau der sozialen Welt. Le philosophe des sciences sociales y montre qu’il existe une cohérence entre les décisions prises au hasard et explique quel sens on peut en déduire. Cela m’incite à chercher un sens dans la photo que j’ai sous les yeux et dont le contenu apparaît très énigmatique. A la première analyse, je remarque la variété de labels: Bio, TerraSuisse,
M-Classic… Mais aussi les quantités raisonnables de «produits plaisir», comme les biscuits Walkers et le sucre, les articles bons pour la santé, tels que les fruits, la salade, le jus actilife pour le petitdéjeuner, ainsi que les mets à préparation rapide, comme le riz prêt en 10 minutes, et les achats motivés par le prix, comme le jambon en action. Quant aux quantités achetées, particulièrement les quelque 350 g de viande et la doucette, elles
semblent être prévues pour un ménage de deux personnes. Ce qui m’amène à une première hypothèse de travail: un couple de personnes actives, entre 40 et 50 ans. Pris globalement, ces achats ne révèlent toutefois aucun modèle bien précis. Certains éléments contredisent l’hypothèse du couple. Les clémentines avec les Lilibiggs notamment. On peut imaginer une mère qui travaille qui les achèterait pour son fils. Ou un père pour sa fille. On ne peut toutefois pas exclure que des adultes achètent ces clémentines parce qu’elles ont l’air bien fraîches. Je suis presque sûr que ce ménage est constitué d’un homme et d’une femme. Certaines combinaisons d’aliments l’indiquent: le lard et le yogourt nature par exemple. Mais de quel genre de couple s’agit-il? Examinons les habitudes alimentaires pour y voir plus clair… Du jus pour le petit-déjeuner, du pain à toast et du beurre… Ces personnes ont l’habitude
„Il y a tout
ce qu’il faut pour le petitdéjeuner.„
Le psychologue de la nutrition Le Dr Robert Sempach est responsable du projet Santé pour le Pour-cent culturel Migros. Son projet Tavolata a pour but de réunir des personnes âgées autour d’une table. Infos sur: www.tavolata.net.
de prendre un petit-déjeuner. Et elles cuisinent, c’est sûr. Mais les repas simples sont la règle: toast au jambon et fromage, doucette et œuf dur. Quant aux légumes frais, ils n’ont apparemment pas la cote dans ce ménage. Ces éléments ne pourraient-ils pas indiquer que notre client ou cliente mystère est une personne d’âge mûr, qui a souvent de la visite ou prépare de grosses quantités pour avoir à cuisiner moins souvent? Il faudrait que je sache pourquoi il y a de l’huile de colza et de carthame, mais pas d’huile d’olive. Cette huile de carthame me pousse à revoir mon hypothèse: la personne qui a rempli ce caddie a sélectionné des produits pour ellemême et pour son – ou sa – partenaire. Et il s’agit de quelqu’un qui est déjà à la retraite et qui a une approche très personnelle des conventions sociales. Qui se cache derrière ce caddie? Vivai 2/14
39
l
La solution C’est John Gysin, 79 ans, qui a fait ces achats. L’ancien vice-consul de Grande-Bretagne vit avec sa femme Elisabeth, 64 ans, à Egg (ZH). Il apprécie les petits-déjeuners à l’anglaise.
a plupart du temps, nous faisons les courses ensemble avec ma femme. Les jours où elle travaille à la librairie, je m’en occupe tout seul, mais elle fait des suggestions. Les clémentines Lilibiggs ont atterri dans mon chariot par hasard. Je voulais simplement acheter des clémentines. Je n’ai même pas vu qu’il y avait des petits personnages sur le filet. Des clémentines, c’est des clémentines. Je ne fais jamais attention aux labels. Parfois, j’achète des œufs au label Bio, parfois des œufs d’élevage en plein air. Toutefois, je regarde si des produits que nous consommons régulièrement sont en action. Si c’est le cas, j’en prends. En principe, c’est ma femme Elisabeth qui fait la cuisine. Quant à moi, je vais au maximum préparer une salade ou un sandwich, des choses qui vont vite. Ma femme veille à ce que je mange équilibré et que mon alimentation comporte suffisamment de fruits et de légumes. La semaine, au petit-déjeuner, il y a donc des cornflakes, des agrumes ou des baies. Le dimanche, lorsque nos trois enfants viennent nous rendre visite, je fais un vrai petit-déjeuner à l’anglaise, avec des œufs, du bacon ou du jambon, des petites saucisses, des tomates, des baked beans et du pain à toast. Les petits gâteaux Walkers aussi me rappellent mon pays natal! ● Propos recueillis par Anette Thielert
PUBLICITÉ
Des enfants comme Dominic, Frederico et Giorgina ont besoin de vous
Fondation suisse en faveur de l’enfant infirme moteur cérébral
www.cerebral.ch
Nous remercions la maison d’édition pour son aide lors de la réalisation de cette annonce.
40
Vivai 2/14
- 48- 4 o s t a l: 8 0 p e t p m Co
Publireportage
L’univers de la santé de Dr. Dünner
Vive le printemps!
En Suisse, une personne sur cinq souffre du rhume des foins. Cliniquement testé, Dr. Dünner rhume des foins STOP assure une prévention ciblée. Pour beaucoup de personnes en Suisse, l’arrivée du printemps est synonyme de brûlures et de démangeaisons nasales, d’irritations oculaires, de larmoiements et de picotements de la gorge. Le diagnostic est sans appel: rhume des foins. Dès que la flore libère son pollen au printemps, les personnes allergiques sont atteintes de maux de tête et de fatigue, parfois même d’insuffisance
respiratoire, de toux ou d’eczéma. Dans tous les cas, la maladie gâche le plaisir du retour des beaux jours et de températures plus agréables. Outre le pollen, la poussière ou les poils d’animaux peuvent causer des réactions similaires. Dr. Dünner rhume des foins STOP forme sur la muqueuse nasale un film très fin qui agit tel un bouclier contre les substances responsables des allergies. Ainsi, le spray cliniquement testé ne lutte pas contre les symptômes du rhume des foins mais s’attaque à son origine. Dr. Dünner rhume des foins STOP ne provoque ni effet secondaire ni accoutumance et peut s’utiliser sans danger chez l’enfant et la femme enceinte. Pour que chacun profite pleinement de l’arrivée du printemps! Testé! 9 personnes sur 10 ont constaté une nette amélioration après application.
© Jacqueline Bissett
Plus d’informations sur HeuschnupfenSTOP.ch
La nature pour modèle
Leçon de choses Un chant pour saluer le lever du jour, un parfum généreusement diffusé par pur altruisme, une couleur qui donne de l’énergie… La nature qui s’éveille au printemps est une source d’inspiration pour l’Homme. Texte: Atlant Bieri Illustrations: Hannah Rollings
1. Savoir s ‚ adapter On peut à nouveau l’admirer virevolter avec grâce dans les champs et jardins. C’est le machaon, l’un des plus beaux messagers du printemps. Ce grand maître de la métamorphose a passé la saison froide bien au chaud dans sa chrysalide, qui résiste au gel en produisant des glucides cryoprotecteurs. Alors que la nature sort de son repos hivernal, la nymphe achève sa transformation en papillon. En avril, celui-ci pourra alors enfin déployer ses ailes pour prendre son envol. Les ouvrages traitant de développement personnel invitant à «se réinventer» n’ont donc rien… inventé. C’est ce que fait le machaon tout au long de l’année au fil de ses multiples mues. Parmi toutes les espèces de papillons européennes, il détient aussi le record du plus lent battement d’ailes. Trois battements 42
Vivai 2/14
par seconde lui suffisent pour se maintenir en l’air et pour voleter en tous sens. «Une particularité qui s’explique par le fait qu’il possède de très grandes ailes par rapport à la taille de son corps», indique le biologiste Adrian Thomas de l’Université d’Oxford. Cette économie de mouvement n’empêche pas le machaon de bénéficier d’une vitesse de vol honorable d’environ un mètre par seconde, soit notre vitesse de marche en randonnée. Si le machaon semble voler avec une certaine nonchalance, il n’a rien d’un paresseux. De l’œuf à la chenille, puis de la chrysalide au papillon, il accomplit son cycle de vie avec une telle efficacité que trois générations peuvent voir le jour au cours d’une même saison. Le machaon illustre avec superbe l’adage «Hâte-toi lentement!». Pour ce faire, il faut tirer le meilleur parti de ses propres forces en les utilisant à bon escient.
2.
Faire sa pub soi-même
Le printemps signe la reprise d’un fabuleux concert qui a lieu tous les matins à l’aube. Si le chant des merles mâles annonce le lever du jour, il permet aussi aux protagonistes de poursuivre un double but. D’une part, ils défendent ainsi leur territoire, explique Michael Schaad, biologiste à la Station ornithologique suisse de Sempach. «Ceci est mon fief», claironnent-ils à la ronde. D’autre part, ils cherchent à impressionner les femelles afin de trouver une partenaire et se reproduire. Traduit en langage humain, leur message dit en substance: «Je suis un super mâle. Je peux me permettre de consacrer beaucoup de temps et d’énergie à mes récitals!». Les merles chantent surtout au point du jour et en soirée, lorsque cessent les bruits de la ville. L’air frais matinal porte de surcroît mieux le son. Les merles chantent avec une assiduité étonnante, comme si chaque jour leur apportait une occasion unique de s’illustrer. Ce petit oiseau offre ainsi un bel exemple de créativité, et son chant nous invite à œuvrer chaque jour à notre bonheur et notre réussite! Vivai 2/14
43
La nature pour modèle
3. Transformer la lumière en énergie Le renouveau de la végétation constitue l’un des indicateurs les plus fiables du retour du printemps. Le vert de l’herbe et des feuillages n’est à aucun moment de l’année aussi lumineux que lorsque les arbres et les plantes se parent de nouvelles feuilles. Le phénomène est particulièrement frappant dans les champs, qui semblent se figer durant l’hiver. En général, les herbes hautes survivent plutôt mal à la saison froide. Elles se dessèchent en prenant une teinte grisâtre. Au printemps, de jeunes pousses jaillissent de terre pour former de nouveaux tapis de verdure qui égayent peu à peu le paysage. Le vert des herbes et feuillages s’intensifie de jour en jour. La couleur verte des végétaux résulte de la photosynthèse, le processus naturel le plus important. Elle est due à la chlorophylle, un pigment assimilateur qui possède la faculté de capter les particules de lumière du soleil et de les restituer à la plante sous forme d’énergie utilisable par celle-ci. C’est à ce processus que nous devons la vie, dans la mesure où tous les aliments que nous consommons proviennent directement ou indirectement des végétaux. En se parant à nouveau de vert, la nature nous rappelle à chaque printemps que le monde vivant a été créé à partir de la lumière. Faites donc de même: emmagasinez de la lumière et transformez-la en énergie positive. En un sourire par exemple…
44
Vivai 2/14
4. Disperser ses effluves à la ronde Parmi les parfums printaniers, celui du pissenlit est sans nul doute le plus répandu. Des plaines aux montagnes, ses effluves de miel embaument tout le pays. Le pissenlit pousse aussi bien dans les grasses prairies qu’au bord des routes, entre les pavés, ou en altitude sur des sols montagneux pauvres. Ses graines sont surmontées d’un petit parachute duveteux, qui permet au vent de les essaimer sur des kilomètres. Des chercheurs ont identifié non moins de 25 substances odoriférantes diffusées par ses fleurons jaunes ligulés. «Plus la surface est étendue, plus la diffusion est efficace», explique le biologiste Heiko Hentrich de l’Université de Coblence-Landau. D’où la forme étroite et allongée des pétales du pissenlit. Il peut ainsi en concentrer un maximum sur une petite surface pour mieux disperser ses effluves à la ronde. Ce parfum agit comme un signal pour les insectes pollinisateurs comme les abeilles ou les bourdons. Il leur indique: «Venez, venez, vous trouverez chez moi un délicieux nectar!». Il n’aurait pourtant pas besoin d’en faire autant, car «ses fleurs, autogames, peuvent se féconder elles-mêmes», précise le spécialiste. En embaumant si généreusement l’air, le pissenlit semble vouloir partager sa prospérité, non pas pour en tirer un profit personnel, mais par pur altruisme. Prenons-en donc de la graine et diffusons joyeusement un air printanier dans notre entourage!
5. Anticiper pour réagir plus vite Précoce, l’ail des ours entame sa croissance souterraine dès février. Son bulbe, qui se trouve à une dizaine de centimètres sous terre, forme une hampe florale qui se fraie lentement un chemin dans le sol gelé. Alors que les dernières neiges finissent de fondre, l’ail des ours sort de terre et déploie rapidement ses feuilles généreuses. Sa précocité lui permet de s’étaler à sa guise et de régner en maître dans les bois et prairies. Et lorsqu’en avril, d’autres plantes peinent encore à sortir de leur langueur hivernale, il se trouve déjà en pleine floraison. Moralité: il ne faut pas toujours attendre les autres. Pour arriver à bon port, il convient toutefois de disposer, comme l’ail des ours, d’une bonne réserve d’énergie. L’ail des ours stocke la sienne dans son bulbe sous forme d’amidon. Cette réserve d’énergie lui permet de commencer sa croissance en hiver, même sans lumière. En avril, l’ail des ours reconstitue son stock grâce aux sucres acheminés par la sève, résultat de la photosynthèse réalisée dans ses feuilles. Ainsi disposera-t-il à nouveau d’une longueur d’avance sur les autres végétaux l’année suivante. Le message qu’il nous délivre pourrait se traduire en ces termes: en portant le soleil dans son cœur, il est possible de déployer tout son potentiel et de s’épanouir même lorsque les temps sont difficiles! ● Vivai 2/14
45
l
e coach en communication le serine à ses élèves, les dentistes en font une promesse publicitaire: un sourire peut faire évoluer favorablement toute situation. Mais le mieux, l’argument choc qui convainc les plus sceptiques, c’est que sourire, ça rajeunit! En tout cas, telle est la conclusion d’une étude américaine de 2012. Dans le cadre de cette étude, deux portraits – l’un souriant, l’autre affichant un visage sans expression – avaient été réalisés de plusieurs sujets, puis soumis à un groupe-test. L’âge des personnes souriantes a été évalué inférieur à celui des mêmes personnes dont le visage était sans expression. Heureusement, aujourd’hui, les remèdes pour corriger sa dentition ou embellir son sourire, de l’extérieur ou de l’intérieur, sont très accessibles.
Une arme de séduction avérée Commençons par l’extérieur. Le sourire est le plus ancien produit de beauté au monde. Il agit comme un filtre sur un appareil photo: il gomme les imperfections. Et puisque la beauté se trouve dans l’œil de l’observateur, l’effet de sympathie généré par le sourire ne peut qu’embellir. A condition, bien entendu, que le sourire ne soit pas hésitant, ni amer. Incontournables, l’hygiène quotidienne et les visites régulières chez le dentiste constituent sans aucun doute le fondement d’un beau sourire. De nos jours, il faut que ça brille. Que ça étincelle. Des techniques ont été peaufinées pour nous aider à parfaire notre sourire, telles les traitements orthodontiques ou l’éclaircissement des dents. La couleur de l’émail est la première chose que l’on remarque dans une dentition. Il y a quelques années encore, il pouvait sembler exagéré de se faire blanchir les dents, que les 46
Vivai 2/14
traitements avaient par ailleurs la réputation d’abîmer. Tout ça, c’est du passé! Le blanchiment est devenu monnaie courante. Probablement aussi car les techniques actuelles sont plus douces. De gros progrès ont été particulièrement réalisés au niveau des produits. «Les nouveaux dentifrices pour éclaircir l’émail ménagent beaucoup plus les dents», précise Nicole Thaler, porte-parole du Mibelle Group, qui fabrique les produits de soins dentaires Candida. Le pouvoir abrasif, désigné sous l’acronyme RDA (Relative Dentin Abrasion), a été fortement diminué. Avant, avec des valeurs se situant autour de 100, il y avait danger pour la substance dentaire. La surface des dents devenait si rêche que leur sensibilité augmentait et qu’elles se recoloraient plus vite. Aujourd’hui, la valeur RDA des dentifrices blanchissants tourne autour de 50. Et même de 30 pour les plus doux. «Ces dentifrices, que l’on peut utiliser sans souci, polissent les dents en douceur et les éclaircissent», ajoute Nicole Thaler. Il existe aussi depuis peu, notamment dans la gamme Candida, des eaux dentaires avec effet éclaircissant dont les substances actives permettent d’agir jusque dans les recoins difficilement accessibles. Un retour à plus de naturel Une autre explication à la popularité croissante du blanchiment des dents est le retour au look naturel. Exit le sourire ultrablanc des débuts du blanchiment et les sourires étincelants des stars hollywoodiennes à l’époque. La tendance est aux teintes très claires soit, mais plus naturelles. Par ailleurs, les dents ne doivent pas être alignées comme à la parade. Une imperfection dans la dentition peut avoir son charme, à condition qu’elle soit assu-
© Coiffure et maquillage: Peter Schell, mannequin: Dominika/Metro Models.ch, arrière-plan: bpk/Charles Wilp, montage photo: Vivai
Un beau sourire
La vie tout sourire Sourire embellit. Sourire rend heureux aussi. Et c’est bon pour la santé. Alors pourquoi ne sourit-on pas plus souvent? Cela ne devrait en aucun cas être imputable à un manque d’hygiène de la cavité buccale. Texte: Simone Ott Photos: Christian Ammann
47
mée et exhibée sans complexe. Les dents bien blanches font bonne impression, c’est prouvé scientifiquement depuis longtemps. Les personnes affichant une dentition exempte de taches et de colora tions sont plus attractives, leur réussite professionnelle semble ne pas faire de doute. Telle est en tout cas la conclusion d’une étude menée par Tim Newton, professeur de psychologie appliquée à la dentisterie au King’s College, à Londres. La première règle à suivre est de choisir le ton juste, soit une nuance de blanc qui s’harmonise avec le blanc de l’œil. Des dents beaucoup trop blanches par rapport au blanc de l’œil concentrent l’attention, et le regard a alors tendance à être occul té. Ce qui n’est pas le but… Mais comme un beau tableau souffre d’être pauvrement encadré, des dents bien
blanches et soignées n’ont pas fière allure si elles sont entourées de lèvres sèches et rêches. Le soin des lèvres, comme celui des dents, devrait donc être inscrit au pro gramme quotidien. A commencer par un peeling qui élimine les cellules mortes et active la circulation sanguine dans les lèvres, leur conférant un aspect plus rebondi et sain. Terminer par l’application d’un baume qui adoucit la peau des lèvres. Mais attention! Certains produits de soin pour les lèvres contiennent des huiles synthétiques qui finissent, à la longue, par dessécher la peau plus qu’elles ne l’hydratent. Les meilleurs baumes con tiennent du beurre de karité (shea butter), de la cire d’abeille, du jojoba ou bien du panthénol (provitamine B5). Dans la journée, une application de brillant à lèvres (lip gloss) permet de créer un effet
de volume en faisant luire les lèvres. Les hommes aussi peuvent en faire usage, mais il leur faut doser l’aspect brillant en se contentant d’une touche de produit posée au milieu des lèvres et étalée du bout du doigt. On ne sourit jamais assez Sourire, c’est aussi se charger d’énergies positives. Et puis, comme on se sent mieux quand on sourit, on sourit davan tage. Le scientifique britannique et théo ricien de l’évolution Charles Darwin, né en 1809 et décédé en 1882, avait déjà constaté l’existence de ce rapport de cause à effet. Une expression du visage, faisait-il remarquer, ne reflète pas seule ment des émotions, elle en génère aussi. Dans ce cas-là, pourquoi donc ne pas sourire plus souvent? l
PUBLICITÉ
Ialuna®
Naturel et sans hormones contre la sécheresse vaginale. Sa n ph s ord arm o aci nnan ee c t d e en rog ue rie .
Ovules avec acide hyaluronique et vitamine E. www.secheressevaginale.ch
Exempt de parabènes et d‘autres agents conservateurs. - Hydrate efficacement à long terme. - Favorise la cicatrisation.
- Diminue le risque de nouvelles infections. - Réduit l’inflammation.
Ce dispositif médical est disponible sans ordonnance en pharmacie et droguerie. Demandez conseil à votre spécialiste et lisez l‘instruction d‘emploi.
48
Vivai 2/14
IBSA Institut Biochimique SA, Headquarters and Marketing Operations, Via del Piano 29, CH-6915 Pambio-Noranco, www.ibsa.ch
Remue le monde.
Un beau sourire
1
2
3
4
5
6
7
Une palette de produits de soin pour embellir son sourire
© iStockphoto
L’hygiène dentaire. Se laver les dents matin et soir durant au minimum deux minutes, et de préférence avec une brosse à dents électrique, p. ex. une TriZone Black 7000 d’Oral B avec contrôle de la pression (2). Nettoyer les espaces interdentaires avec du fil dentaire (7) ou des brossettes (3) Candida. Dans la journée, pour un nettoyage d’appoint, mâcher un chewing-gum sans sucre. Prévoir aussi deux visites chez l’hygiéniste dentaire par an. Le thé, le café, les fruits et le vin rouge pouvant colorer les dents, mieux vaut se rincer la bouche à l’eau juste après en avoir consommé. On peut ensuite utiliser un dentifrice légèrement blanchissant à faible pouvoir abrasif. Pour le blanchiment, faire confiance à un dentiste. Les produits. D’une valeur abrasive
moyenne, le dentifrice White aux microcristaux (5) combat le tartre et la
plaque dentaire dès leur phase de formation (note «Très bien» décernée par le magazine «KTipp»). Le dentifrice White Sensitive, de RDA 55, est le seul dentifrice blanchissant qui améliore en même temps la sensibilité dentaire. Très doux, le White Diamond, un dentifrice de RDA 30, contient de vraies particules de diamant pour polir la surface des dents en ménageant l’émail. Et pour prévenir les colorations et atteindre les endroits difficilement accessibles, se rincer la bouche avec le Dental Fluid White (1). (Produits de la gamme Candida.) Des lèvres appétissantes. Exfolier
les lèvres de temps à autre permet d’éliminer les cellules mortes et optimise l’absorption du produit de soin. Le plus simple est de passer une brosse à dents sèche sur les lèvres. Autre option: frotter délicatement les lèvres d’un mé-
lange constitué d’une demi-cuillère à café de sucre additionnée de quelques gouttes d’huile d’olive. Parachever le soin en appliquant un baume à lèvres, p. ex. Lip Care de I am face, qui contient un complexe hydratant, de la provitamine B5 et une protection UV (6). Disponible en plusieurs teintes, le Lip Shine de Burt’s Bees à la cire d’abricot (4) donne de l’éclat et un aspect pulpeux aux lèvres. Adopter une attitude positive. Bouger
booste l’humeur. Il n’est pas nécessaire de jogger, une promenade au grand air a déjà un effet bienfaisant. Il faut savoir aussi ne rien faire parfois ainsi que s’entourer de gens positifs et chasser les pensées négatives en faisant naître des pensées réjouissantes, p. ex. en ayant recours à une image intériorisée ou en ravivant le souvenir d’une expérience heureuse. Une devise motivante placardée bien en vue peut s’avérer efficace.
PUBLICITÉ
A.B.I - RCS: VANNES B 412 626 848 - Crédits photos : P. Dannic, Sothys,
Une île magnifique & sauvage
Un hôtel de charme de 63 chambres & suites
Un centre de thalassothérapie & Spa réputé
Une cuisine inspirée par l’océan
Embarquez pour Belle-Ile-en-Mer, en Bretagne... et découvrez l’élégance naturelle d’un site d’exception
www.castel-clara.com - reservation@castel-clara.com - Tél. +33 (0)2 97 31 84 21
Vol Genève-Nantes quotidien avec Easyjet à partir de 77 CHF aller - retour. A Nantes, notre taxi partenaire vousVivai conduit à 2/14 directement 49 l'embarcadère de Quiberon.
Body en coton bio
Simple,beau et bio Un body pour bébé qui doit pouvoir contenir une couche a-t-il de quoi susciter l’enthousiasme? La réponse est clairement oui! Sans fioritures et en coton bio, il séduit même les parents les plus difficiles à satisfaire. Texte: Susanna Heim Photos: Yves Roth Illustration: Christopher Corr
50
Vivai 2/14
scandales à répétition de l’industrie textile. Depuis que le vaste monde et ses tristes réalités ne se trouvent plus qu’à un clic de souris des chambres d’enfants, les images de cueilleurs de coton s’échinant à la tâche ou de cours d’eau pollués troublent nos esprits. Lorsqu’on a une petite idée du nombre de processus requis pour transformer une boule de coton en une jolie barboteuse rose, on n’enfile plus cette dernière avec la même insouciance à un être innocent. Le cotonnier étant en effet sujet aux attaques de parasites, sa culture totalise près de 10 % des pesticides utilisés dans le monde. En revanche, dans le cas du coton bio, seules les méthodes naturelles sont autorisées. Mais la culture ne constitue qu’un aspect. Vient ensuite la production, qui s’avère fortement verticalisée dans le cas du textile. Cela signifie que de nombreuses mains, ou producteurs, sont impliqués. De la récolte du coton à sa couture, en passant par le filage, le tissage et la teinture des fibres qui le composent, un simple T-shirt suit une chaîne de production complexe. Et ce, bien loin de nos autorités de contrôle. En tant que consommateurs, nous avons le choix entre fermer les yeux, boycotter, ou faire confiance à un label comme Migros Bio, qui garantit le respect d’un strict cahier des charges. Du champ de coton au
produit fini, le processus de fabrication complet s’effectue selon les normes Bio. Si les vêtements pour adultes issus d’une fabrication écologique pêchent encore un peu d’un point de vue esthétique, les articles de layette affichent, pour leur part, une coupe sobre, presque classique. Si l’on peut s’exprimer ainsi au sujet d’un body conçu pour accueillir une couche… J’ai offert à une amie allemande un petit pull et des socquettes pour sa fille. En découvrant l’étiquette Migros, celle-ci s’est écriée: «Oh, je ne connais pas cette marque, c’est une nouvelle ligne de vêtements bio?» Comme elle avait prononcé le «s» final de Migros, on aurait presque pu croire qu’il s’agissait d’un label américain high-tech. «C’est une marque suisse», ai-je lâché négligemment. Une remarque qui a suffi à mon amie comme garantie de qualité. Je me demande si je ne devrais pas envoyer un lot de T-shirts en coton bio à la cour royale d’Espagne. Une montre IWC égrène les heures au poignet du roi, pourquoi ses petits-enfants ne porteraient-ils pas des T-shirts Migros? l
© Montage photo: Vivai
u
n magazine people informait ses lecteurs que l’infante d’Espagne avait acheté à ses filles des vêtements de qualité plutôt médiocre dans une enseigne bon marché. Le message ainsi véhiculé auprès du bon peuple était le suivant: «Vous voyez, nous aussi, nous regardons à la dépense et n’achetons pas forcément ce qu’il se fait de mieux!». Une mauvaise approche, si je puis me permettre, dans la mesure où je ne suis ni mère ni descendante d’une famille royale. Je suis en revanche une tante, une marraine et une amie qui offre souvent des vêtements d’enfants. Et, par mes présents, je souhaite à chaque fois signaler à la mère l’importance que son enfant a à mes yeux. J’offre pour ainsi dire toujours la même chose: un body, ou parfois un ensemble pull et caleçon, de la ligne en coton bio Migros. Et comme celle-ci s’inscrit parfaitement dans l’esprit du fondateur de l’enseigne, qui souhaitait que les moins fortunés puissent eux aussi accéder à des produits de qualité, elle n’est en prime même pas chère! Ce qui, dans mon cas, ne fait pas forcément mon affaire, raison pour laquelle il m’arrive de compléter ces achats d’une attention supplémentaire. Les vêtements en coton bio sont le meilleur cadeau que l’on puisse faire de nos jours à des parents déroutés par les
”La chaîne de production d’un body est très complexe"
Suer en chœur Courir en groupe, danser au milieu d’une foule, faire du roller avec des milliers d’autres adeptes de ce mode de locomotion: les sportifs unissent volontiers leurs efforts pour plus de plaisir.
n
otre époque, c’est établi, voit s’épanouir l’individualisme. Au centre de nos préoccupations: le «je». Parallèlement, dans les rues, un tas de «je» s’associent pour former un «nous, ensemble». Le yoga pratiqué en groupe, au parc, ou des manifestations comme le slowUp montrent que bouger de concert décuple apparemment le plaisir. Jana Müller a ressenti ce sentiment de communion avec d’autres sportifs pour la première fois lors du dernier Silvester lauf, une course organisée chaque fin d’année à Zurich. «L’ambiance était vrai ment détendue. C’était presque magique», raconte avec enthousiasme cette mère de deux enfants, joggeuse durant ses loisirs. «Les spectateurs peuvent lire ton nom sur ton dossard et t’adressent des encoura gements; ils crient ton nom à tuetête. C’est incroyable toute cette énergie qui se diffuse dans ton corps et te porte tout au long de la course», racontetelle. L’expérience doit en effet être unique. Courir épaule contre épaule, entendre la respiration de la personne à côté de vous, progresser en rythme avec des milliers d’autres coureurs. L’an dernier, le Silves terlauf a réuni 20 000 participants, hom mes et femmes, dans la cité au bord de la Limmat. Sous l’effet de l’élargissement de l’offre, la participation à certains événe ments sportifs de haut niveau, tels que les marathons, stagne, tandis que les manifestations permettant au plus grand 52
Vivai 2/14
„Les événements
sportifs sont une sorte d’église pour personnes actives.„ nombre de vivre une expérience originale connaissent un boom. C’est le cas du slow Up. Organisé pour la première fois il y a douze ans en tant que manifestation isolée, le slowUp réunit à présent des cy clistes, des adeptes du roller et des piétons sur 19 sites dans toute la Suisse. Autre exemple: les partys de zumba géantes qui ont lieu depuis trois ans dans le canton de Zurich et attirent des centaines de gens. Des festivals de yoga en plein air drainant des foules d’adeptes (comme il en existe à Times Square, à New York, ou au parc Kladow, à Berlin) devraient bien voir le jour chez nous aussi. Ce n’est sûrement qu’une question de temps.
«Faire du sport et avoir un mode de vie actif, c’est tendance. Le sport est devenu une philosophie, voire même, pour certains, un succédané de religion. Et comme dans toute religion, des expé riences collectives sont nécessaires, explique Karin Frick, responsable de la recherche à l’Institut Gottlieb Duttweiler. En forçant un peu le trait, les événements sportifs collectifs sont une sorte d’église pour personnes actives.» Karin Frick, ellemême marathonienne, le reconnaît: «Même les adeptes d’un sport individuel apprécient ce sentiment de communion de temps à autre.» Les courses à pied, traversées du lac à la nage, partys de zumba géantes ou journées slowUp séduisent les pros de la foulée autant que les élèves de première année de primaire, les pères de famille et les grandsmères, les directeurs de banque comme les apprentis, et les mères de famille aussi. Bien sûr, les exigences varient en fonction des manifestations. Lors des courses à pied ou des épreuves de walking, par exemple, on attache de l’importance aux performances, mais la plupart des événements à caractère spor tif exigent peu ou aucun entraînement particulier. Et aucune participation régu lière n’est exigée, contrairement aux acti vités pratiquées dans le cadre d’associa tions. Cet aspect est sûrement décisif pour certains. Les événements sportifs qui mettent l’accent sur l’expérience ne font toutefois
© Keystone, Corbis
Texte: Petra Koci
Sports de masse
Dans de nombreux sports de masse, les performances ne sont pas prioritaires. L’essentiel est de vivre une expÊrience commune en plein air.
Vivai 2/14
53
pas abstraction des performances, mais les objectifs des participants y sont très individuels. La participation prime ici sur la victoire. La forme, oui, mais le plaisir aussi. Et en famille si possible. Le triathlète Ueli Sandmeier se souvient de son premier slowUp, il y a 10 ans: «J’ai trouvé l’idée très sympa. A l’époque, j’en avais profité pour effectuer mon entraînement. Aujourd’hui, compte tenu de l’affluence, cela serait impossible. Pour nous, maintenant, le slowUp est une occasion de pratiquer une activité en famille, sur de jolis itinéraires et des routes bien asphaltées. Il y a un sentiment de liberté partagée qui nous plaît.» Jana Müller a des ambitions un peu plus sportives: «Je veux être en forme physiquement et y prendre du plaisir.
L’objectif que je m’étais fixé pour le Silvesterlauf était de terminer le parcours de 6,6 kilomètres.» Court-on différemment en groupe? Les performances individuelles sont-elles influencées par la présence d’autres sportifs? «Le groupe peut encourager à tenir plus longtemps. Qui court en solitaire dans la forêt n’a personne pour lui dire de continuer au lieu de tourner au prochain embranchement et de rentrer à la maison. Lors des grandes manifestations, les autres participants voient celui ou celle qui flanche. C’est sûrement un facteur qui incite à s’accrocher», souligne la psychologue du sport Romana Feldmann. Si la pratique en groupe accroît l’endurance, on note aussi une plus grande efficacité dans certaines activités où il n’y a pas
d’esprit de compétition, telles que le yoga. «Lorsque l’on chante des mantras en groupe, l’intensité sonore, la concentration et l’effet relaxant augmentent», précise encore Romana Feldmann, qui suit des adeptes de sports de masse comme des athlètes de haut niveau. La bonne place que Jana Müller a obtenue au Silvesterlauf lui a donné des ailes: «Je suis sûre que ma performance a été meilleure grâce à l’ambiance formidable qui régnait. En tout cas, ce jour-là, j’ai battu mon record sur la distance de 6,6 kilomètres de dix minutes.» l Migros soutient la pratique du sport, notamment en tant que partenaire principal de courses importantes et des manifestations slowUp dans toute la Suisse ainsi que du Grand Prix Migros. www.migros.ch/sponsoring
PUBLICITÉ
Doppelherz® IQ-Power
Le point d’appui dans le tourbillon quotidien! Doppelherz® IQ-Power est une combinaison spéciale de la lécithine, le DHA oméga-3 acides gras, le cuivre et une vitamine B-complexe. • L’acide docosahexaénoïque (DHA) contribue au fonctionnement normal du cerveau.
• Le zinc contribue à une fonction cognitive normale.
• Le cuivre contribue au fonctionnement normal du système nerveux.
La force de deux cœurs 54
Vivai 2/14
Doppelherz est en vente à votre Migros
Sports de masse
Bouger ensemble slowUp & more Coupées à la circulation des engins motorisés, de jolies routes dans différentes régions de Suisse deviennent un magnifique terrain d’entraînement et de loisir pour cyclistes, adeptes du roller ou du skateboard et piétons. Aux manifestations slowUp, l’important est de se mouvoir par la seule force musculaire. La distance parcourue et le temps mis pour la parcourir sont indifférents. Migros et SportXX sont les sponsors principaux de ces journées où l’automobile est bannie sur certaines portions de routes. En tout, 19 manifestations ont lieu dans tout le pays entre le mois d’avril et le mois de septembre 2014. www.slowUp.ch Autres grands événements sportifs:
Rendez-vous berlinois des amateurs de yoga, le Berliner Yogafestival aura lieu dans le Kulturpark Kladow du 3 au 6 juillet 2014, www.yogafestival.de. Du 2 au 10 août, l’European Yoga Festival devrait attirer quelque 2000 personnes au sud de Paris. www.3ho-kundalini-yoga.eu l Pour connaître le calendrier des partys de zumba géantes, consulter le
© www.slowup.ch
l
site Internet www.zumbamegaparty.ch l La FISHERMAN’S FRIEND StrongmanRun se déroulera le 7 juin 2014, à Engelberg. Cette course spectaculaire de 20 kilomètres est émaillée d’obstacles. Les participants escaladent des troncs d’arbres, rampent dans la boue, etc. www.strongmanrun.ch l Les courses organisées en Suisse
sont répertoriées sur le site www. swiss-running.ch, et les manifestations de natation sur www.swimsports.ch l Sur la neige aussi, on peut se mesurer lors de compétitions sportives. Par exemple, en participant au Grand Prix Migros, réservé aux jeunes skieurs (www.gp-migros.ch) ou au Snow Walk & Run, à Arosa (www.snowwalkrun.ch).
PUBLICITÉ
Le nouveau
Pet Master
… libère votre linge des poils
Sèche-linge Vento dWP761 – les avantages en un clin d’œil Élimine rapidement et de manière efficace les poils d’animaux du linge et améliore l’hygiène des ménages avec animaux Évite les allergies dues aux poils d’animaux, aux acariens, aux puces etc. Système auto-nettoyant AutoClean: pour une puissance de séchage constante pendant toute la durée de vie de l’appareil
55
Merker SA Tél. 0848 884 588 info@merker.ch Vivai 2/14
rs ou : c i n Co Viva itée u 2 n e r r un pou gne a g à
Le mot mystère A gagner: 1 nuitée pour 2 personnes au bord du lac de Zurich, dans la suite junior de l’hôtel Sonne, à Küsnacht, près de Zurich. Ambiance romantique garantie. Vous pourrez profiter de l’espace wellness au luxe discret. Un menu de cinq plats vous sera en outre servi au restaurant Sonnengalerie, avec vue sur le lac. Le buffet petit-déjeuner est également inclus.
Comment participer Par téléphone: composez le 0901 560 002
(Fr. 1.–/appel, tarif réseau fixe). Indiquez le mot mystère sur le répondeur ainsi que vos nom et adresse. Par SMS: envoyez un message contenant VIVAI F, le mot mystère, vos nom et adresse, au numéro 920 (Fr. 1.–/SMS).
Par carte postale (courrier A): Editions Vivai,
concours 2/14, case postale, 8074 Zürich
Date limite de participation: le 11 mai 2014 Solution du précédent numéro: attention Nom du gagnant: Urs Grimm, Maienfeld
Les gagnants seront tirés au sort parmi les bonnes réponses des éditions de Vivai dans les trois langues et avisés par écrit. Les prix ne peuvent pas être convertis en espèces. La voie juridique est exclue. Aucune correspondance ne sera échangée au sujet du concours. Les gains n’ayant pas été retirés dans les trois mois suivant le tirage au sort sont considérés comme caducs. Ils ne donnent lieu à aucune contrepartie. Les collaborateurs de la Fédération des coopératives Migros ne sont pas autorisés à participer au concours. Le mot mystère ainsi que le nom du gagnant ou de la gagnante seront publiés dans le numéro 3/14 de Vivai.
56
Vivai 2/14
Abonnez-vous gratuitement à Vivai sur: www.migros.ch/vivai ou par e-mail à: abonnements.vivai@ mediasmigros.ch ou par téléphone au: 0800 180 180.
Le dernier livre de Cuisine de Saison Entrée, en-cas léger ou plat copieux, ce livre regroupe pas moins de 32 recettes de soupes chaudes et froides. Rustiques, exotiques ou raffinées, il y en a pour tous les goûts. De précieux conseils garantissent une dégustation réussie jusqu’à la dernière cuillerée.
0 5 . 9 t . Fr emenn s é sepouurlles abon .– 5 és Fr.n1on-abonn pour
les
Gaspacho à la coriandre avec saumon au teriyaki ENTRéE PouR 4 PERSoNNES
1 kg de concombre 2 dl d’eau minérale gazéifiée 1 gousse d’ail � bouquet de coriandre 180 g de yogourt nature 1 cs d’huile de sésame Sel, poivre 150 g de cœur de filet de saumon fumé 4 cs de sauce teriyaki 2 cs d’huile 2 cs de graines de sésame
«Les soupes qu’on aime» 80 pages, 32 recettes, 15 × 15 cm, reliure à spirale. Editions Cuisine de Saison 2013. ISBN 978-3-9524107-1-4
PréParation env. 20 min + refroidissement env. 1 h Par personne, env. 13 g de protéines,
1. Réserver un peu de concombre pour la
touche finale et éplucher le reste. Couper les concombres dans le sens de la longueur, puis les débiter en gros dés. Les ajouter à l’eau minérale. Presser l’ail par-dessus. Hacher la coriandre et l’ajouter à l’eau minérale avec le yogourt et l’huile de sésame. Réduire le tout en purée durant env. 3 min au mixeur-plongeur. Saler et poivrer. Laisser reposer env. 1 h au réfrigérateur. 2. Entre-temps, débiter le saumon en bou-
chées. Les mélanger à la sauce teriyaki et à l’huile. Faire dorer les graines de sésame à sec dans une poêle antiadhésive. Ajouter le saumon et la marinade et saisir brièvement.
16 g de lipides, 14 g de glucides, 1050 kJ / 250 kcal
3. Avant de servir, mixer une nouvelle fois
rapidement le gaspacho. Rectifier l’assaisonnement en sel et en poivre. Puis, garnir avec le concombre réservé. Servir avec le saumon au teriyaki.
36
Passez dès à présent commande sur www.saison.ch/fr/shop ou au numéro 058 577 13 67. Les abonnés bénéficient d’un prix attrayant.
Corinne Bloch
a Corinne Bloch est journaliste free-lance. Un ordinateur a avalé sa carte bancaire. Qui voudra bien la lui rendre?
58
Vivai 2/14
utrefois, lorsque l’on changeait d’adresse, il suffisait de remplir les petites cartes de la poste prévues à cet effet, de les envoyer à nos correspondants et le tour était joué. Dans le pire des cas, celui qui n’avait pas été informé recevait ses courriers en retour et avait le réflexe de s’en étonner. C’était «avant», lorsque nos interlocuteurs étaient encore faits de chair et d’os, doués de parole et parfois même de bon sens. Aujourd’hui, expérience faite, ça ne marche plus comme ça. Je me suis retrouvée, par un jour pluvieux, devant un distributeur de billets qui, au lieu de me signifier gentiment qu’il n’avait pas pris note de mon changement d’adresse, a préféré engloutir ma carte bancaire, me laissant démunie sur le trottoir, sans un sou en poche. Il y a quelques années, j’aurais affiché mon plus beau sourire et tenté de négocier, mais face à un robot, je manque cruellement d’arguments. «Nous n’y pouvons rien, m’a assuré plus tard la téléphoniste de la banque, l’ordinateur est programmé pour annuler les cartes après deux courriers retournés.» Et le petit mot que j’avais envoyé avec ma nouvelle adresse, qui l’a jeté à la poubelle? L’ordinateur? Aurait-il aussi empêché le personnel de la banque de me contacter? De régler humainement le
problème? Il aurait donc pris le pouvoir… En tout cas, il n’est pas programmé pour me rendre ma carte, confirme la téléphoniste, qui m’assure que j’en recevrai une nouvelle dans les trois jours. Deux semaines plus tard, toujours rien. Cette fois, le robot n’a pas transmis l’ordre de fabrication de la carte à l’usine. Aurait-il une dent contre moi? La téléphoniste se veut rassurante: il s’agit d’une erreur informatique; aussitôt que la machine aura définitivement annulé la seconde carte, elle pourra en émettre une troisième. Finalement, c’est la seconde qui est arrivée. Je le sais, parce que le distributeur à billets me l’a tout de suite retirée. Forcément, l’ordinateur l’avait annulée pour pouvoir émettre la troisième. «En attendant, utilisez votre carte de crédit!», m’a suggéré la téléphoniste. Ah, ça oui, j’aimerais bien. Sauf qu’il y a trois jours, alors que j’effectuais un paiement sur Internet, l’ordinateur a refusé mon versement sous prétexte que ma carte de crédit n’était pas valable. Si, si, l’entreprise a bien reçu mon changement d’adresse, mais mal recopié le numéro de la rue. Résultat: courriers retournés, carte de crédit annulée! Depuis, j’attends qu’un ordinateur un peu conciliant veuille bien me rendre mon argent ou me prêter 10 francs. ●
© Photo: Nicolas Righetti/REZO
Changement d‚adresse
La conscience tranquille, l’esprit lÊger.
Une partie de