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3rve automne 2017

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AUTOMNE 2017, vol. 13 n o 3

Z S L TE UL IA LY O NS C CO PÉ IR S V 24 LE ENAGE

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Le magazine des matières résiduelles au Québec

Nouvelles solutions

recherchées Convention de la poste-publications no 41122591

Le nouveau visage de RECYC-QUÉBEC La fermeture des frontières chinoises aux matières recyclables : de grands défis à l'horizon

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Un bon devis d’appel d’offres : une clé du succès

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AUGMENTEZ LA VALEUR DE VOTRE MATIÈRE.

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Municipalités : Adhérez à la campagne Recycler intelligemment et incitez vos citoyens à poser le bon geste. Une formule clé en main efficace et peu coûteuse. Entreprises : Devenez partenaires de la campagne. Votre apport contribuera à sensibiliser un plus grand nombre de personnes. Plusieurs formules sont possibles.


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Nouvelles solutions recherchées Un reportage d’Yvon Laprade Maryse Vermette soulève qu’« il y en a [des centres de tri] qui sont visionnaires et précurseurs. [...] Il y a des solutions et tous les acteurs de la chaîne de valeur doivent en faire partie, dit-elle. Il s’agit de se relever les manches et d’être créatifs. Il faut arriver à développer une économie circulaire, pour qu’on puisse rentabiliser davantage les activités de cette industrie d’avenir. »

SOMMAIRE

chroniques 16 18

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LES AMIS DE 3RVE

ONSS LES B TACT CON

CETEQ LE NOUVEAU VISAGE DE RECYC-QUÉBEC

COLLECTE SÉLECTIVE LA FERMETURE DES FRONTIÈRES CHINOISES AUX MATIÈRES RECYCLABLES : DE GRANDS DÉFIS À L’HORIZON

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MUNICIPAL

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GESTION HUMAINE DES RESSOURCES RECRUTER DANS L’AUTHENTICITÉ

UN BON DEVIS D’APPEL D’OFFRES : UNE CLÉ DU SUCCÈS

Éditeur et rédacteur en chef André Dumouchel adumouchel@maya.cc

Collaboration spéciale Guy Des Rochers Yvon Laprade

Coordonnatrice à la direction de l'édition Noémie Vallet Téléphone : 450 508-1515 nvallet@maya.cc

Chroniqueurs Jean-Louis Chamard Dominique Dodier Richard Mimeau Maryse Vermette

Direction artistique MAYA.cc

Photos de la page couverture et de l’entrevue Sebastien Arbour de Arbour photo

Designer graphique Sylvain Malbeuf (SymaPub) Ce magazine est imprimé sur papier à contenu recyclé.

Révision linguistique Émilie Pelletier

Espace publicitaire André Dumouchel Téléphone : 450 508-1515 adumouchel@maya.cc Abonnement et administration MAYA communication et marketing 457, montée Lesage Rosemère (Québec) J7A 4S2 Téléphone : 450 508-1515 info@magazine3rve.cc www.magazine3rve.cc Impression Carpe diem

© Tous droits réservés.

4 LE MAGAZINE DES MATIÈRES RÉSIDUELLES AU QUÉBEC 3RVE VOL. 13 N O 3 AUTOMNE 2017

Droits d’auteur et droits de reproduction : toute demande de reproduction doit être acheminée à MAYA communication et marketing aux coordonnées figurant ci-dessus. Les opinions et les idées contenues dans les articles n’engagent la responsabilité que de leurs auteurs. La publication d’annonces et de publicités ne signifie pas que le magazine 3Rve recommande ces produits et services. Convention de la poste-publications no 41122591. Retournez toute correspondance ne pouvant être livrée au Canada aux coordonnées figurant ci-dessus. Dépôt légal : 1er trimestre 2005. ISSN 1712-9117. Le magazine 3Rve est publié trois fois l’an.

AUTOMNE 2017, vol. 13 n o 3

Le magazine des matières résiduelles au Québec


UNE TROISIÈME PRISE ?

ÉDITORIAL

a Chine ne veut plus être la poubelle des déchets occidentaux : peut-on la blâmer ? Si cette décision est empreinte de sagesse, elle crée néanmoins une secousse sismique planétaire dont les répercussions sont encore insoupçonnées. Quelle envergure aura l’onde de choc ? Créerat-elle une tempête, ou un dramatique tsunami ?

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Puisque la Chine est le principal acheteur des matières recyclables à l’échelle mondiale, la André Dumouchel fermeture de ses frontières aura d’importantes adumouchel@maya.cc conséquences partout sur la planète, comme le démontre notre intéressant reportage. Le Québec ne sera pas distinct sur ce point. L’économie québécoise de la récupération et du recyclage vivra des moments angoissants, et constatera sans doute que son modèle d’affaires est trop fragile et qu’il est urgent de le changer. D’ici à ce que des correctifs soient apportés à notre système, le risque de revenir à l’enfouissement et à l’incinération des matériaux recyclables — des ressources pourtant dotées d’une grande valeur économique — sera bien présent, malgré les bonnes intentions de tous. Si nous devions en arriver là, ce « sacrilège » environnemental contribuerait à décourager l’action citoyenne par rapport à la collecte sélective. L’effet serait direct, à n’en point douter. Certains centres de tri m’ont souligné avoir déjà noté une baisse de la qualité de la matière qui leur est acheminée, une semaine seulement après la publication d’articles sur la fermeture de la Chine dans les quotidiens québécois. Pourtant, l’industrie mondiale du recyclage a reçu plusieurs signes annonciateurs de la fin de la fête au cours de la dernière décennie. Cela aurait dû permettre à l’industrie québécoise de découvrir les limites de son système. Recevoir un beau tir en plein cœur du marbre, c’est commode : il suffit de s’ajuster à la vitesse du lancer pour frapper un bon coup. Mais la Chine nous envoie maintenant des balles courbes et il est impératif de s’y ajuster, sous peine d’être

retiré sur trois prises. « Encore une analogie avec le sport », diront certains. Mais le monde du sport n’est-il pas bien souvent un reflet de notre société ?

Le mur de 2008 La première fois où l’industrie s’est lancée dans le vide, c’est en 2008. Une grave crise financière a surpris la planète économique. Quand la bulle financière a éclaté, on a assisté à une destruction massive du patrimoine boursier et immobilier un peu partout dans le monde, particulièrement aux États-Unis. Des millions de pertes d’emplois, des millions de nouveaux pauvres, et des industries en déroute, y compris celle des matières recyclables. Entre autres problèmes, la demande mondiale pour des matières recyclables est drastiquement tombée, ainsi que leur valeur pécuniaire. La grande dépendance de l’industrie québécoise du recyclage vis-à-vis des marchés internationaux a mis en lumière de graves failles dans son système, mais sans les colmater. Première prise…

Incapable de frapper la balle par-dessus la Green Fence En 2013, la Chine a tenté une première fois de fermer ses portes à l’importation des « déchets » en créant l’opération Green Fence. Cette stratégie avait pour but d’augmenter les contrôles aux frontières et de bloquer l’entrée des matières mal triées et des déchets non recyclables. À cause de cette politique, les ballots de plastique et de papier du Québec, triés ou pas, se sont empilés, puisqu’ils ne bénéficiaient pas de débouchés locaux. L’anxiété s’est alors infiltrée dans la filière québécoise du recyclage. Deuxième prise… Et aujourd’hui, avec le bannissement des exportations vers la Chine des matières recyclables, une nouvelle balle courbe est lancée en direction de l’industrie québécoise de la récupération et du recyclage. Il sera important d’avoir bon œil et de bien évaluer la trajectoire afin de ne pas s’élancer dans le vide pour une troisième et dernière prise… n

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REPORTAGE

Nouvelles

solutions

recherchées Un reportage d’Yvon Laprade Collaboration spéciale

Les stocks de matières recyclables s’accumulent dans les grands centres de tri depuis que la Chine, premier marché d’exportation du Québec, leur a fermé ses frontières. La situation a de quoi inquiéter les principaux acteurs de l’industrie de la récupération et du recyclage, qui se demandent comment faire face à cette crise sans précédent. État des lieux. Karel Ménard, directeur du Front commun québécois pour une gestion écologique des déchets, va droit au but : « On risque de frapper le mur ! », prévient le directeur du Front commun québécois pour une gestion écologique des déchets. Il ne veut pas jouer aux alarmistes, mais constate : « On a un problème, précise-t-il. Ça fait longtemps que la Chine avertit [les exportateurs] qu’elle va serrer la vis. On est rendus là. » Il ajoute : « Cette crise-là, elle touche tout le monde. Nous sommes tous concernés, de près ou de loin. » Il s’inquiète de voir des centres de tri où les matières recyclables « s’empilent », particulièrement le papier-carton, la fibre. « C’est majeur, dit-il. Plus de 50 % de la production de notre papier-carton est exportée en Chine, en temps normal. » Il ne voudrait pas que ces dizaines de milliers de tonnes de matières qui ne trouvent pas preneur brûlent dans des fours industriels ou se retrouvent dans des dépotoirs. « Ça enverrait un très mauvais message aux citoyens, s’inquiète-t-il. Faut pas en arriver là ! »

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REPORTAGE

« Je pense qu’il faut innover, développer nos propres solutions de ce côté-ci du Pacifique. » — Maxime Sylvestre, directeur général d’EBI Environnement

Des erreurs du passé

La confiance fragile

Karel Ménard déplore que personne n’ait appris des erreurs du passé et que nul ne semble comprendre qu’il faut modifier les façons de faire en matière de récupération et de recyclage au Québec.

Karel Ménard n’a pas oublié la crise de 2007, alors que le gouvernement avait autorisé, « en pleines vacances de la construction », que des camions chargés de papier « aillent se faire brûler » dans une cimenterie de Joliette, faute de marchés. « On ne pouvait plus entreposer le papier plus longtemps », se souvient-il.

« Ça fait 10 ans qu’on dit qu’il faut devenir autonomes et ne plus dépendre de la Chine, soulève-t-il. On dit ça depuis 10 ans, mais rien ne bouge. » « Malheureusement, tout le monde semble s’être mis la tête dans le sable et on n’a pas pris les avertissements [d’une fermeture du marché de la Chine] au sérieux, insiste-t-il. Mais là, il faut passer à l’action ! »

La confiance des consommateurs est fragile, et il ne faudrait pas, martèle-t-il, qu’elle soit affaiblie par des histoires pas jolies. Chose certaine, il est inquiet, et il le répète, en guise de conclusion. « Ça nous prend un électrochoc. Le patient est sur la table d’opération, dit-il à propos de l’industrie québécoise du recyclage. Je dirais même qu’il est en arrêt cardiaque. »

« Le gouvernement a mis sur pied des comités — au Québec, on est fort sur les comités — mais ça n’avance pas. Tout le monde travaille en silo, chacun fait marcher sa business. Quand ça va bien, ce n’est pas un problème. Mais quand il y a une crise, comme celle qu’on traverse, c’est moins drôle. »

Que faire, alors ? « Ça va péter dans les prochaines semaines si on ne bouge pas. Il faut un remède de cheval, c’est ma perception ! » On appelle ça avoir le blues du recyclage…

Une Agence de commercialisation ?

« Il faut agir. »

Le directeur du Front commun propose des solutions. Il estime qu’il est temps de « repenser la façon de récupérer », de telle sorte qu’on cesserait alors de « mettre n’importe quoi dans le bac ». Il ne vise pas les consommateurs qui font leurs efforts : il braque plutôt les projecteurs sur les producteurs de biens de consommation qui, suggère-t-il, pourraient être « plus imputables ». Mais pour cela, dit-il encore, « il faut que ça vienne du ministère de l’Environnement. »

Pas question de « laisser les Chinois scrapper notre système de recyclage ! », tonne la PDG de Éco Entreprises Québec, Maryse Vermette. « Mais il faut se mettre en mode solution, à court et à moyen terme », insiste-t-elle. La PDG n’hésite pas à parler d’une « situation très problématique qui risque d’entraîner une crise sévère si on n’a pas un plan de match ».

Il aimerait également que le gouvernement crée une Agence québécoise de commercialisation qui aurait le mandat d’acheter les matières des centres de tri afin de pouvoir négocier les meilleurs prix pour ses clients sur les marchés internationaux. « Ça donnerait une police d’assurance aux centres de tri, on peut appeler ça une forme de gestion de l’offre », ajoute-t-il.

Mais de quel plan de match s’agit-il ? « Il faut favoriser des maillages, moderniser les centres de tri, mobiliser les différents acteurs de l’industrie, énumère-t-elle. Il faut également que les municipalités réalisent qu’elles ont un rôle important à jouer lorsqu’elles accordent des contrats aux centres de tri. La situation est urgente. Il faut trouver des solutions intelligentes dans la façon de gérer la matière. Ce ne serait pas très intelligent, du point de vue santé et environnement, de brûler du papier [faute de marchés] et d’en faire des cendres. »

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REPORTAGE Des acheteurs locaux

Ce qui a déclenché la crise…

Chose certaine, l’industrie du recyclage navigue depuis des semaines dans une zone de turbulences, depuis que la Chine a averti ses clients expéditeurs, non seulement au Québec, mais aussi aux États-Unis et en Europe, qu’elle n’achetait plus de « déchets étrangers ». Désormais, la Chine souhaite récupérer et recycler ce qu’elle produit et consomme.

À la fin de l’été, la Chine a pris par surprise l’industrie du recyclage en faisant part de sa décision de cesser totalement l’importation de plusieurs matières recyclables, d’ici à la fin de 2017. Cette mesure touchait notamment les mélanges de papier et de carton et différents types de plastique. Cette mesure s’inscrit dans le cadre d’un programme nommé National Sword. Concrètement, il vise à réduire, sinon à stopper, les importations de « déchets étrangers » toxiques en Chine, qui souhaite faire cavalier seul en matière de récupération.

« La situation est urgente. Il faut trouver des solutions intelligentes dans la façon de gérer la matière. » — Maryse Vermette, Éco Entreprises Québec

« Bien sûr, cela amène les centres de tri à se questionner sur leur mode de fonctionnement [qui était en grande partie axé sur les exportations], convient Maryse Vermette. Il va falloir revoir certaines pratiques, mieux trier la matière, pour trouver des débouchés sur les marchés locaux. » À ce sujet, elle demeure convaincue que la matière de qualité intéresse les acheteurs, au Québec. Mais il n’y a encore aucune entente avec ceux-ci. Dans l’industrie, plusieurs croient que des entreprises comme Cascades et Kruger pourraient acheter de plus grandes quantités de papier-carton recyclé. Or, pour produire de la qualité, il faut moderniser les centres de tri à l’aide d’installations à la fine pointe de la technologie. Là encore, Maryse Vermette soulève qu’« il y en a [des centres de tri] qui sont visionnaires et précurseurs. [...] Il y a des solutions et tous les acteurs de la chaîne de valeur doivent en faire partie, dit-elle. Il s’agit de se relever les manches et d’être créatifs. Il faut arriver à développer une économie circulaire, pour qu’on puisse rentabiliser davantage les activités de cette industrie d’avenir. »

Une campagne à venir Cette vision semble partagée par RECYC-QUÉBEC, qui a prévu mettre en place un plan d’action pour atténuer les effets de la crise du recyclage provoquée par la fermeture des marchés d’exportation en Chine. « Il faut travailler à régler la situation à court terme, mais aussi à plus long terme », plaide Sophie LangloisBlouin, directrice aux opérations chez RECYC-QUÉBEC. Elle insiste sur l’importance d’élaborer des stratégies durables : « On ne veut pas mettre un pansement sur une plaie ouverte », fait-elle valoir, tout en vantant l’étroite collaboration entre l’organisme gouvernemental et Éco Entreprises Québec. « On aimerait que les centres de tri améliorent leur processus de traitement des matières recyclables (les plastiques et les papiers) pour trouver des débouchés au Québec », ajoute-t-elle.

Des accumulations Chose certaine, en septembre dernier, alors que la crise du recyclage prenait de l’ampleur, RECYC-QUÉBEC reconnaissait que le problème était sérieux, mais préférait voir le verre à moitié plein. « On ne fait pas de la gestion de crise, commentait la directrice aux opérations. On recherche des solutions adaptées en fonction des particularités des acteurs du milieu. » Certains s’inquiétaient toutefois de voir s’accumuler quantité de ballots de papier-carton dans des centres de tri, notamment le Complexe environnemental Saint-Michel, faute d’acheteurs. Nous avons tenté en vain d’en savoir un peu plus auprès du responsable du Centre.

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Innover localement plutôt qu’exporter Trouver des solutions locales au lieu d’envoyer outre-mer des matières recyclables « qui laissent une empreinte écologique » : voilà ce que propose Maxim Sylvestre, directeur général d’EBI Environnement. « Je pense qu’il faut innover, développer nos propres solutions de ce côté-ci du Pacifique, précise-t-il. Je ne peux pas croire qu’on ne peut pas fabriquer des produits à valeur ajoutée, en Amérique du Nord. » Il croit même que l’industrie québécoise du recyclage est en mesure de fabriquer des produits viables et exportables. « On pourrait développer des produits innovants, pensons au marché spécialisé des planches en plastique recyclé, fait-il valoir. C’est faisable. On pourrait travailler sur des projets novateurs avec le CRIQ [Centre de recherche industrielle du Québec]. » Son entreprise vient d’ailleurs d’investir 3 millions dans l’acquisition de trieurs optiques, ce qui permet d’améliorer la qualité des produits, notamment le verre, qui se retrouvent au centre de tri de Saint-Paul-de-Joliette, dans Lanaudière. On y traite 35 000 tonnes de matières recyclables annuellement, par la collecte sélective en milieu résidentiel.

Faire des efforts Par ailleurs, Maxim Sylvestre ne cache pas que la crise qui secoue l’industrie mondiale du recyclage depuis que la Chine a cessé de recevoir des bateaux remplis de « déchets » n’est pas une bonne nouvelle. « Ça ne nous touche pas véritablement, au sein de notre entreprise, parce que notre marché est plutôt “local”, explique-t-il. Mais il est certain qu’il y a des centres de tri où les stocks s’accumulent. » Il ajoute : « Ça risque même de laisser des traces. »

« On aimerait que les centres de tri améliorent leur processus de traitement des matières recyclables (les plastiques et les papiers) pour trouver des débouchés au Québec. » — Sophie Langlois-Blouin, RECYC-QUÉBEC Il souhaite néanmoins que cette crise « fasse bouger les choses, change les façons de faire, force un brassage de nouvelles idées ». Mais il constate que les changements sont souvent difficiles à implanter, à faire accepter, au sein même de la communauté de la récupération et des matières recyclables. Il convient, à ce propos, que « lorsque le marché [d’exportation outre-mer] était “accessible”, et payant, on pouvait envoyer nos produits » sans en contrôler la qualité. « On les sortait là [en Chine] par défaut, soumet-il. C’est ce qui a peut-être ralenti l’innovation, localement. Mais ce n’est pas viable, à long terme, cette façon de voir les marchés. » En d’autres termes, tant qu’il y avait un marché facile à l’exportation, ils étaient peu nombreux, dans l’industrie, à penser « innovation ».


REPORTAGE « Le marché était là, avec des prix intéressants, résume le directeur général. Or, faire traverser des conteneurs sur un bateau, sans se casser la tête, ce n’était pas la meilleure des solutions. » Il fait maintenant un constat sévère. « On se retrouve aujourd’hui avec une Chine sélective », qui ne veut plus

accepter des produits de qualité douteuse, avec un fort pourcentage de contaminants, « et ça nous place dans une situation qui nous oblige à faire des efforts pour nous conformer aux nouvelles normes. »

Règle générale, les centres de tri du Québec sont loin d’être conformes aux nouvelles normes chinoises en ce qui a trait aux ballots de papier mixte. Selon RECYC-QUÉBEC, « un ballot de papier mixte, à sa sortie du centre de tri, se compose de plusieurs catégories de matières, dont 90 % de fibres 1 ». Imprimés, papier et carton constituent donc la très grande majorité des ballots québécois. Il reste toutefois pour la Chine un trop grand taux de matières non désirables. Le problème se pose également pour les ballots de matière plastique. Soulignons qu’en 2015, par exemple, 62 % des ballots de fibres (papier et carton) exportées par le Québec sont allés en Chine, soit près de 300 000 tonnes.

Un ballot encore trop contaminé D’ici la fin de 2017, la Chine interdira l’importation d’au moins 24 catégories de déchets solides, y compris les déchets plastiques provenant de sources vivantes, certains sous-produits de la métallurgie, les déchets de papier non triés et les déchets textiles. Cette décision chinoise touche notamment les papiers mixtes (mélanges de papier et de carton), ainsi que certaines sortes de plastique. La Chine imposera aussi une limite de 1 % de contaminants dans le papier journal recyclé à partir de 2018.

Coûts supplémentaires et pollution Dans la foulée de son Green Fence de 2013, la Chine, qui a multiplié les règles dans le but de mieux protéger l’environnement, a sans doute pris des mesures en accord avec ses politiques en voulant mieux contrôler les matières importées. En effet, trop souvent, l’industrie chinoise du recyclage s’est plainte de ballots contenant des déchets dangereux. D’autre part, les ballots de plastique, souvent non lavés, contaminaient les eaux de lavage utilisées en grande quantité, ce qui augmentait la pollution et engendrait des coûts supplémentaires. C’est un risque économique et environnemental que la Chine ne veut plus courir. Texte de Guy Des Rochers

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RECYC-QUÉBEC. Papier mixte – Collecte sélective. Consulté en ligne à : https://www.recyc-quebec.gouv.qc.ca/sites/default/files/documents/fiche-papier-mixte.pdf

CONTENU D'UN BALLOT DE PAPIER MIXTE QUÉBÉCOIS p

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Carton plat d’emballage Publications, circulaires journaux Papier général de bureau Journaux Carton ondulé Catalogues, documents reliés Revues, magazines Plastiques Autres papiers Circulaires papier, cartons glacés, autres publications Contenants multicouches à pignon Livres Verre Autres (objets divers, encombrants, textile) Contenants multicouches aseptiques Bottins Emballages de papier kraft Carton pressé Emballages, contenants laminés, contenants composites et carton ciré Métal


Enerkem est née au Québec d’une idée ingénieuse : fabriquer des biocarburants et des produits chimiques renouvelables à partir de matières résiduelles non recyclables. Une solution de rechange innovante et durable qui permet de valoriser les déchets et accroître la diversification énergétique. Ce succès, nous le devons aux efforts de nos employés, à l’excellence de nos fournisseurs et à l’appui des collectivités.


REPORTAGE

Ainsi, avant de rendre étanches ses frontières au commerce des déchets, la Chine importait d’énormes quantités de rebuts en provenance des ÉtatsUnis. Dans l’ensemble, 5,6 milliards de dollars américains de rebuts ont été exportés des États-Unis vers la Chine en 2012, selon l’Institute of Scrap Recycling Industries (ISRI). En outre, la Chine importait pour 1,9 milliard de dollars de ferraille (13,2 millions de tonnes) et 495 millions de dollars de déchets de plastique (ou 1,42 million de tonnes), toujours selon l’ISRI.

Un casse-tête mondial Le président américain Donald Trump a clairement exprimé son orientation protectionniste depuis qu’il est en poste. Devrait-on s’étonner que la Chine lui fasse goûter à sa propre médecine, d’autant plus que Trump n’a pas raté une occasion, depuis son investiture, de souligner que la politique commerciale chinoise nuisait aux entreprises américaines ? Déjà en 2013, après l’opération Green Fence, le journaliste du Washington Post Brad Plumer prévenait que la Chine serait de moins en moins un marché potentiel pour les déchets des pays occidentaux alors que depuis 2007, l’une des principales exportations américaines vers la Chine a été... les déchets 2. Cela comprend tout, de la ferraille et du papier au carton et aux canettes d’aluminium froissées. Au total, les États-Unis ont vendu pour 10,8 milliards de dollars américains à la Chine en 2011. Durant cette même année, les États-Unis ont recyclé quelque 52,8 millions de tonnes de papier et de carton et environ 15,8 millions de ces tonnes ont été expédiées en Chine. De même, la Chine importait près de la moitié des plastiques recyclés des États-Unis, y compris des bouteilles et des contenants de toutes sortes, pour environ 500 millions de dollars.

La décision chinoise s’annonce catastrophique pour les pays exportateurs, dont, bien sûr, les États-Unis. Selon la présidente de l’ISRI, Robin Wiener, plus de 155 000 emplois directs sont soutenus par les activités d’exportation de l’industrie américaine, des emplois d’un salaire annuel moyen de près de 76 000 dollars, contribuant pour plus de 3 milliards de dollars aux impôts fédéraux, étatiques et locaux. « Une interdiction des importations de produits de rebut en Chine est catastrophique pour l’industrie du recyclage3 », affirme-t-elle. n

2

Plumer, Brad. (2013, 9 mai). « China doesn’t even want to buy our garbage anymore ». Washington Post. Consulté en ligne à : https://www.washingtonpost.com/news/wonk/wp/2013/05/09/chinas-crackdown-on-trashcould-make-it-harder-for-u-s-cities-to-recycle/?

3

David Bodamer. (2017, 9 juillet). « China notifies WTO of intent to ban 24 types of solid waste imports ». Waste360. Consulté en ligne à l’adresse : http://www.waste360.com/recycling/china-notifies-wto-intent-ban-24-types-solid-waste-imports Textes de Guy Des Rochers

L’HISTOIRE À SUCCÈS DU PORT DE PRINCE RUPERT

Petit village de pêche un peu moribond il y a à peine dix ans, Prince Rupert est aussi devenu un acteur important du commerce mondial, une plaque tournante des marchés d’outre-mer, en l’occurrence en Asie, et de ceux du Canada et des États-Unis. Avec un total de 1,3 million de conteneurs par année, son port est devenu la deuxième plus grande installation de manutention de conteneurs au Canada. C’est par lui que transitent, entre autres, les matériaux recyclables que les centres de tri québécois destinent à la Chine. Comment expliquer ce coup de baguette magique ? D’abord, il constitue l’un des ports les plus sécuritaires, les plus larges et les plus profonds d’Amérique du Nord. Toutefois, deux facteurs déterminants ont aidé Prince Rupert à réussir. Le premier est la proximité de l’Asie par rapport aux autres ports d’Amérique du Nord. Le second, encore plus important, est sa réputation de fiabilité.

C’est une belle histoire que celle du port de Prince Rupert, en Colombie-Britannique, qui a vu des millions de conteneurs arriver dans cette petite communauté de 11 000 personnes. En 2007, la situation était difficile. Le taux de chômage dépassait les 13 %. Seules 80 personnes

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travaillaient au port, tandis que l’usine de pâte à papier, jusqu’alors le pilier de l’économie locale, venait d’être mise sous séquestre. Aujourd’hui, le port génère plus de 900 emplois et pompe des millions de dollars dans l’économie de la région. Le port luimême est devenu le nouveau pilier économique non seulement de la ville, mais de toute la région.

Qui plus est, l’emplacement du port de Prince Rupert en fait l’endroit idéal pour une croissance d’envergure. À cette fin, on envisage déjà une autre expansion majeure pour accroître le nombre d’exportations, comme les céréales et le bois d’œuvre canadiens. Source : Andrew Kurjata. (2017, 29 août). « “A Hail Mary pass”: how the Port of Prince Rupert became a player in the world of global trade ». CBC News. Consulté en ligne à : http://www.cbc.ca/news/canada/british-columbia/prince-rupertport-ten-years-1.4267502


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LE NOUVEAU VISAGE DE RECYC-QUÉBEC

CETEQ

Richard Mimeau Directeur général Conseil des entreprises en technologies environnementales du Québec (CETEQ) rmimeau@ceteq.quebec

D

epuis plus de 25 ans, RECYC-QUÉBEC fait partie du paysage du recyclage. Au fil des années, le mandat de cette société d’État s’est transformé avec les préoccupations sociales du Québec et l’émergence de notions comme la hiérarchie des 3RVE, l’économie circulaire, les nouvelles technologies et, plus récemment, l’importance qu’a prise la lutte aux changements climatiques. Ainsi, la mission de RECYC-QUÉBEC n’est plus aujourd’hui exclusivement liée au recyclage. Elle inclut également ce qui concerne la réduction, le réemploi, la récupération et la valorisation des matières. Toutefois, ses actions étaient jusqu’à tout récemment limitées et RECYC-QUÉBEC n’avait que peu de pouvoir sur la mise en application de programmes et de plans d’action qui touchaient directement son champ d’action. LES NOUVELLES RESPONSABILITÉS DE RECYC-QUÉBEC Avec la révision en profondeur de la Loi sur la qualité de l’environnement (LQE), RECYC-QUÉBEC s’est vu confier l’opérationnalisation des plans et des programmes liés à son mandat. En concentrant les effectifs du ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC) sur les lois, les politiques et les règlements, l’objectif est clair : éviter les dédoublements et utiliser de façon optimale les ressources tant humaines que financières. Nous sommes bien évidemment impatients de voir comment sera concrétisée cette volonté. LES ATTENTES DE L’INDUSTRIE L’industrie de l’environnement espère que ce changement dans les responsabilités de RECYC-QUÉBEC et du MDDELCC permettra une meilleure répartition des efforts entre les deux entités. Il est certain que nos attentes envers elles sont grandes. L’industrie souhaite que les façons de faire de toutes les parties soient facilitées pour que les entreprises qui œuvrent à l’assainissement et à la protection de l’environnement puissent mettre en place leurs projets rapidement. Car, faut-il le rappeler, le manque constant de ressources humaines du MDDELCC a d’importantes répercussions sur l’avancement de projets environnementaux. Il en est de même pour ce qui est de l’observance réglementaire. Elle est en effet essentielle au bon déroulement des activités de l’industrie pour des raisons environnementales, concurrentielles et d’équité envers les joueurs qui œuvrent dans le domaine de l’environnement. Ainsi, nous nous attendons à ce que le changement de charge de travail du MDDELCC accélère les délais de préparation de projets de lois et de règlements en plus de favoriser l’inspection plus soutenue de l’ensemble des sites ayant des activités dans le domaine des services environnementaux. De la part de RECYC-QUÉBEC, qui devrait se voir confier plus de responsabilités dans la mise en œuvre du Programme de traitement des matières organiques par biométhanisation et compostage (PTMOBC), nous croyons qu’il serait opportun que soit évaluée la pertinence des nouveaux projets en regard des projets déjà en place. De plus, il faut qu’un

accompagnement soit offert aux régions qui n’ont pas encore choisi la méthode avec laquelle seront traitées les matières organiques de leur territoire. Ainsi, RECYC-QUÉBEC pourrait, avec des spécialistes ou des consultants, aider les municipalités à définir leurs besoins, puis les accompagner dans le choix de la meilleure technologie à utiliser ainsi que du modèle économique à privilégier. Évidemment, un soutien en amont et en aval de la mise en application est souhaité. PLAN D’ACTION 2017-2021 DE LA POLITIQUE QUÉBÉCOISE DE GESTION DES MATIÈRES RÉSIDUELLES Lors de la révision de la LQE, RECYC-QUÉBEC s’est également vu donner le mandat d’élaborer le Plan d’action 2017-2021 de la Politique québécoise de gestion des matières résiduelles. Dès l’été, RECYC-QUÉBEC, sous la gouverne de Dany Michaud, président-directeur général de l’organisation, a démontré de sa volonté de faire avancer ce dossier pour doter rapidement le Québec d’un plan rassembleur et réaliste. Le CETEQ et plusieurs autres organisations ont donc été invités à participer à la réflexion de RECYC-QUÉBEC afin d’avoir un portrait des problématiques vécues par l’ensemble de la chaîne de valeur. Ce partage permettra, nous l’espérons, que les objectifs et les indicateurs de performance retenus par RECYC-QUÉBEC reflètent les enjeux particuliers des participants. Il aura en tout cas certainement permis d’ouvrir un dialogue nécessaire entre toutes les parties. Les rencontres qui ont eu lieu laissent ainsi présager une plus grande proximité entre la réalité sur le terrain et les orientations qui seront mises de l’avant pour guider les municipalités du Québec dans l’élaboration de leur plan de gestion des matières résiduelles. Sans compter que l’intervention rapide de RECYC-QUÉBEC dans ce dossier a permis de créer un espace de travail qui a su réunir l’ensemble des expertises, tant publiques que privées. UNE NOUVELLE MINISTRE AU MDDELCC Nouvellement nommée ministre du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, Isabelle Melançon devra rapidement se familiariser avec plusieurs dossiers d’importance. D’ici les prochaines élections provinciales, plusieurs enjeux demeurent et demandent qu’un suivi soit assuré : que ce soit concernant les modifications du PTMOBC, l’action 21 au sujet de la redevance sur l’enfouissement des sols contaminés de la nouvelle Politique de protection des sols et de réhabilitation des terrains contaminés, ou les nouveaux règlements et politiques sur la consigne, les matières dangereuses et la valorisation énergétique qui sont attendus depuis un moment déjà. En tant que représentants de l’expertise privée en environnement, nous collaborerons avec Mme Melançon, le MDDELCC et RECYC-QUÉBEC afin qu’ensemble, nous puissions continuer à protéger efficacement l’environnement et à lutter contre les changements climatiques. n

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COLLECTE SÉLECTIVE

LA FERMETURE DES FRONTIÈRES CHINOISES AUX MATIÈRES RECYCLABLES : DE GRANDS DÉFIS À L’HORIZON

Maryse Vermette B. Sc., MBA Présidente-directrice générale Éco Entreprises Québec mvermette@ecoentreprises.qc.ca

L

a nouvelle est tombée subitement et brutalement : le 18 juillet dernier, la Chine annonçait à l’Organisation mondiale du commerce qu’elle bannissait dès cette année l’importation de 24 matières recyclables, dont des plastiques et du papier mixte. L’onde de choc a déjà atteint l’Amérique du Nord et, évidemment, le Québec n’y échappe pas. Même si notre industrie du recyclage est particulièrement dynamique, nous sommes encore dépendants des exportations, dont une très large part est destinée à la Chine.

Examinons cela de plus près. D’abord, quelles matières exportons-nous ? Selon les plus récentes données1 de RECYC-QUÉBEC, ce sont surtout des fibres – contenants, emballages et imprimés – qui représentent 88 % (en tonnage) des matières vendues à des fins de recyclage. Le plastique, le métal et le verre se partagent le reste, soit 12 %. Quelle part occupe la Chine ? Toujours selon RECYC-QUÉBEC, 14 % des fibres et 10 % des plastiques sont exportés directement par les centres de tri, principalement en Chine. Du côté des courtiers, ce sont 50 % des fibres et 38 % des plastiques qui sont vendus. Il est plus difficile de compiler avec précision la destination de ces matières, mais puisque la Chine achète 50 % des échanges internationaux de papier et de plastiques récupérés, nous pouvons déduire qu’une bonne partie des matières transitant par les courtiers sont acheminées vers l’Empire du Milieu. Comment en est-on arrivé à cette quasi-dépendance au marché chinois ? C’est principalement en raison du modèle d’affaires actuel de plusieurs centres de tri, basé sur la mise en ballots de fibres mélangées et de plastiques mélangés. Non seulement c’est simple et peu coûteux, mais les Chinois en redemandaient. En effet, ceux-ci ont toujours eu un grand besoin de matières premières, car leur secteur manufacturier est important, et les coûts de leur main-d’œuvre leur permettaient autrefois de retirer la contamination des ballots de façon économiquement viable. C’est ainsi qu’ils se sont retrouvés à recevoir des ballots composés d’une variété de matières, dont certaines plus difficiles à recycler, et contenant même des déchets domestiques.

Par conséquent, et depuis l’annonce de juillet, aucun permis d’importation délivré pour des courtiers en Chine n’a été renouvelé. De nombreuses cargaisons sont en attente de déchargement et pourraient être retournées à leur pays d’expédition. En d’autres termes, tout est bloqué. UN DÉFI COLLECTIF POUR NOTRE INDUSTRIE La crise est donc maintenant à nos portes. L’entreposage des ballots de plastiques mélangés et de fibres mélangées a déjà débuté. La chute des prix de vente de ces matières s’est accentuée et les appels à l’aide des centres de tri aux municipalités se font entendre. Quelle est la marche à suivre à présent ? Chose certaine, tous les maillons de la chaîne ont une part de responsabilité et un rôle à jouer. Le passé récent peut nous procurer quelques enseignements. En effet, il y a trois ans, Éco Entreprises Québec (ÉEQ) avait défini des leviers d’optimisation de la collecte sélective lors de son forum intitulé « En mode solutions ». Il s’agissait ainsi d’améliorer la qualité et le tri des matières recyclables à l’aide d’investissements technologiques en centres de tri, et de développer les marchés locaux. Cette approche fut à l’origine de la solution mise de l’avant pour traiter de l’enjeu du verre, avec le plan Verre l’innovation. Les municipalités auront à discuter dans les plus brefs délais avec leurs centres de tri respectifs pour être en mesure de comprendre leur degré de préparation et les répercussions attendues. De notre côté, chez ÉEQ, nous analysons présentement la situation et sommes en discussion avec RECYC-QUÉBEC. Une chose est sûre : il faudra faire preuve de prudence et éviter de tomber dans des solutions à courte vue qui pourraient avoir un impact négatif sur la confiance des citoyens à l’égard du système. Il est permis de penser qu’il y aura également des occasions d’affaires pour nos recycleurs locaux, qui font partie intégrante de la solution pour réduire notre dépendance à l’exportation. Plus que jamais, l’économie circulaire est la voie à suivre, et les prochains mois seront d’une importance capitale pour l’ensemble de notre industrie. n 1

RECYC-QUÉBEC, Bilan 2015 de la gestion des matières résiduelles au Québec, https://www.recyc-quebec.gouv.qc.ca/sites/default/files/documents/bilan-gmr-2015.pdf

La Chine avait déjà donné le ton en adoptant au cours des dernières années des mesures de plus en plus restrictives. Il y a d’abord eu le Green Fence, en 2013, quand les autorités chinoises ont considérablement augmenté les moyens d’inspection des cargaisons déchargées sur les quais de leurs ports de mer. Ensuite, plus tôt cette année, ce fut au tour du National Sword, un programme visant à contrôler la qualité des matières importées et à empêcher l’arrivée de matières comportant trop de contaminants. Ainsi, plus de 400 inspecteurs ont été dépêchés sur le terrain, quelque 800 entreprises chinoises ont été sanctionnées pour importations illégales et plus de 85 000 tonnes de matières ont été confisquées. C’est sans compter l’utilisation de rayons X directement sur les conteneurs afin d’évaluer leur contenu, y compris les taux d’humidité.

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UN BON DEVIS D’APPEL D’OFFRES : UNE CLÉ DU SUCCÈS

MUNICIPAL

Jean-Louis Chamard M. Sc. Env. Conseiller principal Chamard stratégies environnementales jl.chamard@chamard-env.com

eu importe la situation, des écrits clairs sont un gage de succès. Ils évitent souvent des situations confuses et des conflits inutiles. C’est aussi le cas dans la gestion des matières résiduelles. Je constate souvent que des municipalités n’ont pas de réglementation à jour pour leurs services concernant les matières résiduelles. Pourtant, un règlement qui précise les termes utilisés, les besoins des citoyens (les individus comme les personnes morales) et les modalités des collectes favorise la résolution de conflits. De plus, il facilite le contrôle et le suivi des activités des différents intervenants en plus de remplir les obligations en matière de contrôle des nuisances. C’est aussi le cas des devis d’appels d’offres pour les services concernant les matières résiduelles.

P

Dans la gestion des matières résiduelles, on ne peut agir en silo, car tout est imbriqué et chaque action peut influencer les résultats de l’ensemble. Les devis de collecte des matières résiduelles ont une influence sur les activités en amont et en aval. Par exemple, les définitions de ce qui est accepté pour la collecte des déchets ont des répercussions sur ce qui sera amassé par la collecte sélective ou acheminé à l’écocentre. Cela est d’autant plus vrai si l’entrepreneur est rétribué au poids de ce qui est collecté. Alors, il faut faire attention à la rédaction des devis d’appels d’offres. À cet effet, il faut bien se préparer en colligeant des informations

sur la performance des activités actuelles, sur les quantités collectées et sur les commentaires des citoyens et des entrepreneurs.

Plus le texte est précis et clair, plus l’encadrement sera facilité et plus le prix fixé sera en adéquation avec les exigences du devis. Lors de la rédaction des devis, il faut porter une attention particulière à l’usage des bons termes et éviter les répétitions et les synonymes. De plus, il faut être précis : utiliser le verbe « devoir » pour obliger à une action, ou le verbe « pouvoir » si on veut plus de marge de manœuvre. On doit aussi éviter les verbes au conditionnel, qui signifient que l’on peut ne pas faire l’action demandée. D’autre part, plus le texte est précis et clair, plus l’encadrement sera facilité et plus le prix fixé sera en adéquation avec les exigences du devis. Les ambiguïtés font en sorte que les entrepreneurs prennent des garanties en cas de contestation, ce qui amène une hausse subséquente des prix. Ce qui influence à la hausse le prix des services d’un entrepreneur : l

L’ajout d’un nombre important d’options sur les modalités d’exécution signifie que l’entrepreneur peut choisir celle qu’il considère comme la plus avantageuse pour lui, sans nécessairement que ce soit celle qui l’est pour la municipalité.

l

Une garantie de soumission supérieure à 10 % du prix soumis peut faire augmenter le prix sans que ce soit vraiment nécessaire.

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UN BON DEVIS D’APPEL D’OFFRES : UNE CLÉ DU SUCCÈS l

Une garantie d’exécution des travaux supérieure à 50 % du prix annuel soumis, renouvelée chaque année, influence à la hausse le prix. Il faut se demander quelle est la probabilité que survienne un échec de l’entrepreneur lors des six premiers mois de l’année.

l

La variabilité des contenants utilisés par les citoyens oblige l’entrepreneur à prévoir des équipements spécifiques ou des périodes plus longues pour la collecte des sacs verts. L’uniformité des bacs roulants facilite la collecte et optimise le temps nécessaire à celle-ci. De plus, la collecte automatisée avec un bras verseur permet de réduire les dépenses de santé et sécurité du travail.

l

L’entretien des bacs roulants devrait revenir à la municipalité, à moins de bris évidents dus à la négligence de l’entrepreneur. L’entretien par l’entrepreneur fait augmenter les prix, surtout si les bacs roulants sont à la fin de leur vie utile.

l

La prévision d’une clause d’ajustement des prix à l’indice des prix à la consommation dans la région concernée facilite la fixation du juste prix par l’entrepreneur, ce dernier sachant que l’ajustement annuel sera en fonction d’un indice connu.

l

La rédaction d’un bordereau de prix manquant de clarté et de précision risque d’entraîner une hausse des tarifs des services.

Les meilleures pratiques pour un juste prix des services concernant les matières résiduelles reposent aussi sur les éléments suivants : l

Faire un diagnostic du contrat actuel, de ses irritants et des commentaires des utilisateurs. Cela permettra d’ajuster le devis d’appel d’offres et d’en revoir les modalités.

l

Prévoir des délais suffisants entre le début du processus de rédaction du devis et l’appel d’offres et entre l’appel d’offres et le début des activités, dans le but de permettre à l’entrepreneur d’acquérir les équipements et de se préparer à remplir adéquatement ses obligations.

l

Envisager une durée de contrat suffisante. Dans la plupart des cas, une durée de cinq ans permet à l’entrepreneur d’amortir ses équipements sur une période suffisante pour que le prix soit adéquat.

l

Répartir les activités de collecte sur l’ensemble des jours de la semaine afin que les équipements de l’entrepreneur soient utilisés à leur pleine capacité.

l

Uniformiser les contenants sur l’ensemble du territoire afin d’automatiser les collectes. De plus, il faut exiger que les matières résiduelles soient mises dans les bacs roulants pour optimiser la collecte et pour que le chauffeur n’ait pas à descendre de son camion lors des arrêts.

Il s’agit là d’un aperçu des éléments qui devraient permettre de rédiger des devis d’appels d’offres performants, clairs et qui permettent aux entrepreneurs d’offrir de meilleurs services répondant aux exigences des gestionnaires municipaux tout en assurant un juste prix pour leurs services. Trop souvent, les devis sont des « copier-coller » des anciens devis ou de parties de devis d’autres municipalités. À la longue, cela mène à des contradictions, à des ambiguïtés et à des mésententes qui peuvent déboucher sur des conflits et qui engendrent des coûts supplémentaires pour tous les intervenants. Un bon devis est un gage de succès et de rentabilité des activités de gestion des matières résiduelles. n

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21 LE MAGAZINE DES MATIÈRES RÉSIDUELLES AU QUÉBEC

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GESTION HUMAINE DES RESSOURCES

RECRUTER DANS L’AUTHENTICITÉ

Dominique Dodier Directrice générale EnviroCompétences dominique.dodier@envirocompetences.org

ai passé une grande partie de ma vie professionnelle à recruter des cadres, des employés d’usine et des professionnels. Tout au long de mon parcours, j’ai eu recours à différentes techniques et à divers concepts d’entrevue et, comme tous les professionnels en RH et les gestionnaires, j’ai fait de bons et de mauvais choix. Les candidats passaient une première entrevue téléphonique, une deuxième avec un responsable des ressources humaines et une dernière avec le futur supérieur immédiat. En plus des entrevues, nous avons utilisé des tests psychométriques, des vérifications de références et des enquêtes (enquêtes de crédit et enquêtes sur le dossier criminel, au besoin) pour évaluer les candidats. Les questions étaient orientées sur le savoir-faire, les connaissances et les réalisations des individus. Mais le savoir-faire est-il garant de la capacité d’adaptation d’un individu ? Ses connaissances ou ses réalisations feront-elles de cette personne le coéquipier ou la coéquipière qui vous manquait ?

J’

Étant donné le nombre décroissant de candidats qui frapperont à votre porte et les difficultés de recrutement que cela suppose, il est nécessaire d’améliorer vos façons de faire pour sélectionner le candidat idéal pour le poste à pourvoir.

De nos jours, il est faux de croire aux recettes miracles ou aux processus qui ne laissent pas place à la découverte de l’originalité, de la spontanéité et de l’authenticité des candidats. RECOURIR À UN AMALGAME D’OUTILS De nos jours, il est faux de croire aux recettes miracles ou aux processus qui ne laissent pas place à la découverte de l’originalité, de la spontanéité et de l’authenticité des candidats. Il est plutôt nécessaire de recourir à un amalgame d’outils, qui vont certes vérifier les connaissances et l’expérience du candidat, mais qui permettront aussi de mieux cerner la personnalité de celui ou celle qui postule à un poste dans votre organisation. Comment cette personne réagit-elle à l’autorité, à la compétition et à la surcharge de travail ? Ses valeurs sont-elles similaires à celles de l’organisation ? Pour répondre à ce type de questions, il va de soi qu’il ne faut pas simplement demander au candidat qu’il se décrive. Un test de personnalité peut être une façon d’en apprendre davantage sur les comportements et les attitudes d’un candidat que l’on aura déjà rencontré une première fois en entrevue. Il faut toutefois savoir que ce type de test comporte certains risques et n’est pas toujours fiable, car le candidat peut choisir d’orienter ses réponses vers la « bonne » réponse. Il faut donc rester vigilant.

Les jeux de rôles ou les mises en situation sont également des outils qui permettent au recruteur d’explorer les façons d’être des candidats. De façon générale, on cherchera à mesurer ce qu’on nomme en psychologie les cinq grands facteurs de rendement au travail, soit l’ouverture, l’amabilité, l’extraversion, la droiture et la stabilité émotionnelle. SAVOIR-FAIRE ET SAVOIR-ÊTRE Rappelons qu’il n’y a pas de bons ou de mauvais candidats, seulement de mauvaises unions. Engager quelqu’un, c’est entre autres passer un contrat, se lier professionnellement à cette personne. L’important est de vous arrêter à la dimension humaine du candidat afin de vous assurer de faire un bon « mariage ». Les connaissances techniques sont un savoir qui peut facilement s’acquérir, mais le savoir-être est plus complexe à développer s’il ne répond pas dès le départ à ce que nous recherchons en tant qu’employeur. Un dialogue franc et ouvert devrait vous aider à voir si le candidat et votre entreprise partagent des valeurs communes. BIEN SE PRÉPARER Il est important de bien connaître l’ADN de votre organisation et de vous connaître vous-même en tant que supérieur pour mieux cerner ce que vous attendez de vos futurs employés. Quels sont les comportements et les attitudes que vous privilégiez au sein de votre équipe, de votre service ou de votre organisation ? Comme employeur, quel est l’environnement que vous offrez en ce qui concerne la qualité de vie et les conditions de travail ? Il faut aussi fournir une description de poste claire. Quelles sont les compétences réellement recherchées pour le poste offert ? Plus la description sera juste et précise, plus il vous sera facile de cibler les candidats à passer en entrevue. Si vous avez comme objectif de recruter les meilleurs, il faut montrer que vous êtes un employeur de choix. Comme on dit, on n’attrape pas les mouches avec du vinaigre. Questionner vos employés les plus anciens vous permettra de comprendre les raisons qui les motivent à demeurer au sein de votre entreprise. L’IMPORTANCE DU WEB Avec les réseaux sociaux, bien se préparer, c’est aussi vous assurer que l’image de votre entreprise sur la Toile est soignée et reflète bien vos valeurs et votre culture d’entreprise. En effet, les réseaux sociaux sont des outils qui mettent en vitrine votre entreprise et qui peuvent attirer de nouveaux talents. On pourra supposer que celui qui est séduit par ce qu’il peut voir de vous sur le Web aura des valeurs qui correspondent à celles de votre entreprise. De plus, les réseaux sociaux permettent d’engager un premier dialogue avec des candidats, sans compter qu’il s’agit d’outils fort intéressants pour diffuser l’annonce de recrutement et faire appel à votre réseau de contacts. ÊTRE AUTHENTIQUE Recruter peut sembler bien compliqué. Toutefois, il en coûte beaucoup plus cher d’engager le mauvais candidat que de se donner les moyens d’embaucher celui ou celle qui convient aux besoins de votre organisation. D’où l’importance de faire preuve de transparence et d’authenticité. n

22 LE MAGAZINE DES MATIÈRES RÉSIDUELLES AU QUÉBEC SOURCE VOL. 13 N O 3 AUTOMNE 2017

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LE MAGAZINE DES MATIÈRES RÉSIDUELLES AU QUÉBEC 3RVE VOL. 13 N O 3 AUTOMNE 2017


LA GRANDE FÊTE DE L’ENVIRONNEMENT Qui seront les lauréats 2017 du Gala EnviroLys ? L’excitation agite déjà les finalistes et les futurs lauréats, acteurs de la scène environnementale québécoise, sur lesquels seront braqués les feux de la rampe pour une mémorable célébration. Bien sûr, le Gala EnviroLys n’a pas comme seul objectif de réunir une belle brochette d’invités sur leur 31. Par cette célébration, on vise également à promouvoir les meilleures pratiques et l’innovation dans une perspective de développement durable, tout en reconnaissant l’expertise privée dans le domaine environnemental. Le Conseil des entreprises en technologies environnementales du Québec (CETEQ) organise le Gala EnviroLys depuis 2010. Mentionnons qu’un jury indépendant étudie les différentes réalisations des entreprises candidates et que les prix EnviroLys, qui récompensent les efforts de l’industrie dans son travail quotidien, sont ouverts à toutes les entreprises du domaine de l’environnement. Huit prix sont décernés, sans compter la mention du jury et les prix Hommage Pierre-Lachance et Personnalité EnviroLys. Et que la fête commence !

Jean Lemire, personnalité de l’année Homme de cœur au centre des préoccupations écologiques planétaires, Jean Lemire est le lauréat du prix Personnalité EnviroLys 2017. Cet illustre Québécois est reconnu pour son implication active et son engagement continu en environnement. Il a su sensibiliser et éduquer les citoyens de la Terre aux conséquences environnementales de leurs actions à travers diverses missions. Tour à tour cinéaste, océanographe, marin, écrivain et biologiste, Jean Lemire a également cherché à réconcilier l’écologie et l’économie. Président du conseil d’orientation du Programme de coopération climatique internationale, il a été nommé en septembre dernier émissaire aux changements climatiques et aux enjeux nordiques pour le Québec. Cette nomination vient consolider son rôle sur le plan international et l’engagement du Québec dans l’effort de lutte contre les effets des changements climatiques. Ses travaux des quinze dernières années sont impressionnants et ont entre autres permis de mettre en lumière l’état de la biodiversité mondiale.

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QUI SERONT LES LAURÉATS 2017 ? Innovation et protection de l’environnement • Bioservice • Sanimax et Centre de recherche industrielle du Québec • Viridis Environnement | Création d’emplois et investissement • Kruger • PureSphera • Serres Demers | Engagement communautaire • Englobe Corp. • GEEP Canada | Rayonnement à l’extérieur du Québec • Enerkem • GEEP Canada | Support au développement commercial • Bioservice • Université de Sherbrooke • WSP | Cœur Vert • PureSphera • Stablex Canada Santé et sécurité au travail • Compo Recycle • Stablex Canada | Projet vert ICI+ • Aéroports de Montréal • Centre Bell • HEC Montréal • Keurig

PRIX HOMMAGE PIERRE-LACHANCE 2017 Le prix Hommage Pierre-Lachance est remis à une personne ayant contribué, par ses accomplissements et son engagement, au développement et au rayonnement de l’économie verte ou du CETEQ. Souhaitant rendre hommage à feu Pierre Lachance, premier directeur général du CETEQ, son directeur général actuel Richard Mimeau a créé en 2013 un prix Hommage. Décerné à titre posthume à M. Lachance, le prix est ensuite devenu le prix Hommage Pierre-Lachance, en mémoire de son travail et de son implication.

Le gagnant du prix Hommage Pierre-Lachance 2017 est Rolland Sylvestre, fondateur de l’entreprise familiale EBI, depuis longtemps active et impliquée au sein du CETEQ. Bien connu pour sa vision entrepreneuriale et novatrice, M. Sylvestre œuvre à la gestion des matières résiduelles depuis le début des années 1970, et ce, dans un souci constant d’améliorer la protection de l’environnement.

L’HOMME DERRIÈRE LE PRIX Pierre Lachance a contribué à poser les bases de l’association, alors connue comme le Conseil des entreprises en services environnementaux (CESE). Grâce à sa connaissance approfondie du domaine de l’environnement, il a défendu avec passion plusieurs dossiers et fait entendre la voix de l’expertise privée à de nombreuses occasions.

Gala EnviroLys, une initiative du

Partenaire majeur de l’événement

PRIX ENVIROLYS 2016

Chamard stratégies environnementales • Complexe Enviro Connexions • Englobe Corp. • GEEP Canada • L’Honorable Stéphane Dion • Metro inc. • M. Jean-Denis Gagné • Prorec • Waste Management • We Grab It inc. Ce survol est offert par :

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