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3Rve Automne 2014

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AUTOMNE 2014, vol. 10 no 2

Le magazine des matières résiduelles au Québec

NU CONCTLUE S I F E XDIFFUSÉ AU

/ be.com

YouTu ionvideo www. ct rodu MAYAP

ENTREVUE avec

Simon

Poulin Convention de la poste-publications no 41122591

La longue marche de l’hybride

Le faux procès des centres de tri

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De nouveaux outils pour la gestion des matières organiques

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Optimiser le processus de demande de certificats d’autorisation

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www.magazine3rve.cc


« Puisque les camions à ordures génèrent un fort pourcentage des gaz émis sur le territoire des villes, s’attaquer à leur consommation de carburant permet de s’attaquer du même coup aux priorités de nombreuses villes du monde. Nous avons vu là un besoin, donc de la demande – et pas de concurrents ! »

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— Simon Poulin

SOMMAIRE

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LE JURIDIQUE GESTION HUMAINE DES RESSOURCES

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LES AMIS DE 3RVE

ONSS LES B TACT CON

Ce magazine est imprimé sur papier à contenu recyclé.

Le magazine des matières résiduelles au Québec 3RVE VOL. 10 NO 2 AUTOMNE 2014

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CENTRES DE TRI LE FAUX PROCÈS DES CENTRES DE TRI

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EN LIEN AVEC RECYC-QUÉBEC DE NOUVEAUX OUTILS POUR LA GESTION DES MATIÈRES ORGANIQUES

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COLLECTE SÉLECTIVE L’OPTIMISATION DE LA COLLECTE SÉLECTIVE PASSE AUSSI PAR L’ÉCOCONCEPTION D’EMBALLAGES

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EN LIEN AVEC LE CETEQ OPTIMISER LE PROCESSUS DE DEMANDE DE CERTIFICATS D’AUTORISATION

Éditeur et rédacteur en chef André Dumouchel adumouchel@maya.cc

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chroniques

Coordination du magazine Sarah Drolet-Laflamme Tél. : 450 508-1515 slaflamme@maya.cc Chroniqueurs Dominique Dodier Christine Duchaine Mariane Maltais-Guilbault Richard Mimeau Frédéric Potvin Maryse Vermette

Direction artistique MAYA.cc Designer graphique Sylvain Malbeuf (SymaPub) Photos de la page couverture et de l’entrevue Alexandre Nadeau Révision linguistique Annie Talbot

Espace publicitaire Grégory Pratte Tél. : 450 508-6959 gpratte@maya.cc Abonnement et administration MAYA communication et marketing 457, montée Lesage Rosemère QC J7A 4S2 Téléphone : 450 508-1515 info@magazine3rve.cc www.magazine3rve.cc

Impression Carpe diem

© Tous droits réservés. Droits d’auteur et droits de reproduction : toute demande de reproduction doit être acheminée à MAYA communication et marketing aux c o o r d o n n é e s fi g u r a n t c i - d e s s u s . L e s o p i n i o n s e t l e s i d é e s c o n t e n u e s d a n s l e s a r t i c l e s n ’ e n g a g e n t l a responsabilité que de leurs auteurs. La publication d’annonces et de publicités ne signifie pas que le magazine 3Rve recommande ces produits et services. Convention de la poste-publications no 41122591. Retourner toute correspondance ne pouvant être livrée au Canada aux coordonnées figurant ci-dessus. Dépôt légal : 1 er trimestre 2005. I S S N 1712-9117. Le magazine 3Rve est publié trois fois l’an.

AUTOMNE 2014, vol. 10 no 2

Le magazine des matières résiduelles au Québec


adumouchel@maya.cc

éditorial

André Dumouchel

LA LONG U E MARCH E DE L’HYBRI DE PASSE AU PAS DE COU RSE

rétendre que l’industrie de la gestion des matières résiduelles roule à plein régime serait mentir. Les dommages collatéraux de la commission Charbonneau ainsi que le repositionnement de l’industrie n’y sont pas étrangers. Toutefois, comme le souligne Frédéric Potvin, directeur général de Tricentris, le portrait n’est pas aussi sombre que le dépeignent certains. Il y a place à l’amélioration, certes, mais le secteur se porte somme toute assez bien étant donné les circonstances.

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Au chapitre des améliorations, des entreprises tentent de se positionner sur le marché en proposant des technologies qui pourraient complètement modifier la façon de gérer les matières résiduelles. Une entreprise montréalaise est l’une d’elles. Effenco a en effet créé un système hybride pour camions à ordures qui élimine la marche au ralenti des véhicules en coupant leur moteur lorsqu’ils sont à l’arrêt. Les frais de carburant et d’entretien sont ainsi réduits de façon importante, tout comme les émissions de gaz de serre. L’intérêt pour ce système est grandissant : plusieurs commandes pour l’Europe sont en production. La longue marche de l’hybride passe au pas de course ! En Amérique du Nord, la réalité est tout autre, et l’adage « nul n’est prophète en son pays » semble s’appliquer parfaitement. Parce qu’elle est établie au Québec, Effenco a d'abord proposé aux villes québécoises d’essayer son système hybride. Mais le produit avait besoin de temps pour être mis au point. Or, il a subi plusieurs modifications et il est maintenant hautement performant et plus abordable : rien de plus normal dans la

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conception d’une nouvelle technologie. On n’a qu’à penser aux premiers téléphones intelligents, qui, comparés à ceux d’aujourd’hui, sont loin d’être « intelligents ». Au fil des ans, Effenco a été attentive aux commentaires de ses clients en plus de traiter des tonnes de données pour en arriver au produit qu’elle commercialise aujourd’hui partout dans le monde. Elle a dû user de créativité et de persévérance, car au Québec, démarrer une entreprise offrant une nouvelle technologie relève de l’aventure. Dans le climat économique actuel, impossible de survivre sans une bonne dose de courage et de conviction. L’entreprise doit avoir une foi inébranlable en son produit, foi qui frôle parfois la folie. Alors que de nombreuses municipalités du Québec ont comme objectif de s’attaquer aux émissions de gaz à effet de serre, la Ville de New York est déjà dans l’action. Si le système d’Effenco y était installé sur les 2 300 camions à ordures municipaux, la Ville économiserait annuellement près de huit millions de dollars en plus de réduire son empreinte carbone. Effenco se positionne dans un marché composé de quelques grandes entreprises américaines et est en lice pour être le seul fournisseur de système hybride pour la Ville de New York. Alors que plusieurs municipalités du Québec sont toujours hésitantes, la Ville de New York a décidé d’aller de l’avant. Il me semble flagrant que si on investit dans le marché québécois, emplois et richesse seront créés ici. Il est peut-être temps de faire confiance aux entreprises québécoises innovantes comme Effenco. ■


Simon Poulin

La longue marche de l’hybride Recherche, entrevue et rédaction : Sarah Drolet-Laflamme

LES SYSTÈMES HYBRIDES SONT DE PLUS EN PLUS RÉPANDUS. O R, IL EN EXISTE UN QUI, BIEN QU’IL NE SOIT PAS CONÇU POUR LES VOITURES, PEUT FAIRE ÉCONOMISER GROS AUX CITOYENS. I L S’AGIT D’UN SYSTÈME HYBRIDE POUR CAMIONS À ORDURES, DES VÉHICULES QUI, L’AIR DE RIEN, MARCHENT AU RALENTI ENVIRON LA MOITIÉ DU TEMPS, OCCASIONNANT AINSI D’IMPORTANTES DÉPENSES INUTILES EN CARBURANT. C E SYSTÈME, CONÇU PAR L’ENTREPRISE MONTRÉALAISE E FFENCO, COUPE LE MOTEUR QUAND LE VÉHICULE EST À L’ARRÊT, CE QUI PERMET DES ÉCONOMIES NON NÉGLIGEABLES : JUSQU’À 15 000 $ PAR CAMION ANNUELLEMENT. LA VILLE DE N EW YORK, QUI POSSÈDE L’UNE DES PLUS GRANDES FLOTTES DE CAMIONS À ORDURES MUNICIPAUX AU MONDE, S’EST MONTRÉE TRÈS INTÉRESSÉE PAR CETTE TECHNOLOGIE ET EN FERA D’AILLEURS L’ACQUISITION PROCHAINEMENT. C OMMENT LE SYSTÈME HYBRIDE D’E FFENCO FONCTIONNE-T-IL ? P OURQUOI SON PRINCIPAL CLIENT N’EST-IL PAS LE Q UÉBEC MAIS L’ANGLETERRE ? LE MAGAZINE 3R VE A RENCONTRÉ POUR VOUS S IMON P OULIN, DIRECTEUR DES VENTES CHEZ E FFENCO.

Comment l’entreprise Effenco est-elle née ? L’entreprise a été créée en 2006, alors que les trois fondateurs étudiaient en génie mécanique à l’École de technologie supérieure (ÉTS). Ils ont démarré un projet d’entreprise au Centre de l’entrepreneurship technologique (Centech) qui accompagne le démarrage d’entreprises technologiques par les étudiants et les diplômés de l’ÉTS. Le Centre leur a accordé un prêt et loué un local à prix modique. Et voilà : Effenco était née !

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Quelle était la mission de l’entreprise ? La mission d’Effenco a toujours été de réduire la consommation de carburant des véhicules. Au début, il y avait de l’intérêt pour de plus petits véhicules. Finalement, l’attention a été tournée vers des camions lourds et plus précisément vers les camions à ordures. Aujourd’hui, notre marché s’élargit avec d’autres types de véhicules. Nous offrons aussi notre expertise en analyse de véhicules aux entreprises. Nous pouvons démontrer aux opérateurs où il y a des problèmes dans leur gestion et où ils peuvent améliorer leur rendement.


L’entreprise est-elle différente aujourd’hui de ce qu’elle était au début ? Effenco a beaucoup évolué. Nos systèmes hybrides sont sur la route depuis 2009. C’est une longue marche, la marche de l’hybride. Au début, nous avons construit un prototype que nos premiers clients au Québec ont essayé. Il s’agissait d’un produit hybride qui assistait le moteur au redémarrage du véhicule. Pour l’époque, notre produit était bien adapté à ce qui se faisait comme système hybride sur le marché des camions lourds. Il y avait d’autres concurrents et tous s’en allaient dans la même direction vers le camion hybride. Avec le temps, notre équipe a analysé plus de 640 trajets typiques de camions à ordures

Que son chargement soit latéral, arrière ou frontal, un camion à ordures marche au ralenti environ la moitié du temps. dans les grandes villes du monde. Nous avons constaté que nous avions négligé un élément : la marche au ralenti de ces camions. Que son chargement soit latéral, arrière ou frontal, un camion à ordures marche au ralenti environ la moitié du temps. Nous avons donc décidé de diriger nos efforts vers la conception d’un système coupe-moteur qui élimine la consommation inutile de carburant durant le temps d’arrêt des camions. Notre produit est maintenant plus simple qu’à l’origine, moins cher, plus léger et mieux adapté au marché.

Visionnez cette vidéo sur notre chaîne YouTube au www.YouTube.com/MAYA productionvideo

Était-ce une demande de l’industrie ? Il s’agit d’une demande des municipalités. Plusieurs ont élaboré un plan vert visant la réduction de gaz à effet de serre sur leur territoire. Puisque les camions à ordures génèrent un fort pourcentage des gaz émis sur le territoire des villes, s’attaquer à leur consommation de carburant permet de s’attaquer du même coup aux priorités de nombreuses villes du monde. Également, Environnement Canada a présenté, en 2006, des études sur les bénéfices de rendre les camions à ordures hybrides. Nous avons donc vu là un besoin. Votre technologie est-elle compatible avec le gaz naturel ? Il est possible de combiner les deux technologies et il est même logique de le faire. Nous ne sommes pas en concurrence avec le gaz naturel. Seulement, le retour sur investissement est un peu moindre. En fait, ce Le magazine des matières résiduelles au Québec 3RVE VOL. 10 NO 2 AUTOMNE 2014

Les voitures hybrides emmagasinent une partie de l’énergie de freinage afin de redémarrer le véhicule. Votre système en est-il un pour voitures adapté aux camions ? Il est important de comprendre que notre système n’est pas celui des voitures hybrides. Une voiture redémarre peu de fois en une journée comparativement à un camion à ordures, qui lui s’arrête de 1 200 à 1 500 fois par jour. La technologie Stop-Start coupe donc le moteur 1 500 fois par jour. Sur les camions, la transmission doit rester engagée tout au long du processus puisqu’il n’y a pas de deuxième moteur électrique. Si le véhicule s’arrête en première vitesse, il redémarre en première vitesse. Il n’y a pas de délais. Quel est votre plus grand marché ? Notre plus gros client est Londres. En Angleterre, les villes ont beaucoup de pression pour réduire leur gaz à effet de serre et elles ont du financement pour une technologie comme la nôtre. Le coût élevé du carburant les motive à essayer des solutions. Cela nous a permis de

EFFENCO a été invitée à aller présenter son système hybride à la Ville de New York, décidée à rendre sa flotte de camions à ordures plus écologiques. L’entreprise a confié à MAYA.cc le mandat d’immortaliser dans une vidéo cette importante mission dans la Grosse Pomme, afin de pouvoir ensuite la présenter à ses futurs clients.

Comment fonctionne votre système hybride « Stop-Start » ? Chaque fois qu’un camion arrête, notre système coupe l’alimentation en carburant du moteur. Dans ce mode, tous les systèmes électriques et hydrauliques du camion sont alimentés par un boîtier électrique : écrans, phares, chauffage, etc. Le lève-bac est également assisté par un système auxiliaire électrique. Certains pourraient penser que la marche au ralenti du moteur représente une portion négligeable du temps de route des camions, mais cela en représente de 30 à 55 % ! Grâce à notre système, le véhicule ne consomme aucun carburant durant ces moments.

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n’est pas financièrement viable pour l’instant, mais cela pourrait tout à fait le devenir. D’ailleurs, le gaz naturel hybride existe déjà sur la côte ouest, notamment en Californie. Par contre, certaines villes, comme Edmonton, ne souhaitent pas convertir leur flotte au gaz naturel. Edmonton a d’ailleurs commandé sept systèmes hybrides Effenco : elle préfère continuer de faire carburer ses camions au diesel en les rendant moins polluants.

Pour en savoir plus sur l'entrevue, visionnez la capsule vidéo exclusive sur notre chaîne YouTube au www.YouTube.com/MAYAproductionvideo

déployer rapidement notre produit là-bas. Des distributeurs et des FEO [NDLR : fabricants d’équipement d’origine ou en anglais OEM, Original Equipment Manufacturers] se sont montrés très intéressés. Plusieurs marchés connexes sont également intéressés, comme les fabricants en Allemagne, en Belgique et aux Pays-Bas. Vous êtes également allé à New York récemment. C’était une étape importante pour Effenco. Pourquoi ? New York est le plus gros acheteur de systèmes hybrides, donc c’est là où il y a le plus d’intérêt. C’est la plus grande ville des États-Unis, et elle a l’obligation de rendre plus écologique 20 % de sa flotte de véhicules. Pour la Ville, le gaz naturel est une technologie difficile à adapter parce qu’il n’y a pas de stations de remplissage. New York demande des systèmes adaptés à son environnement depuis des années. Elle a lancé des appels d’offres à ce sujet, et c’est à cela que nous sommes en train de répondre. Nous avons analysé notre système dans ses laboratoires et les tests ont été concluants.. Nous sommes en train de travailler à être le seul prétendant pour ce contrat-là. Ça va très bien. Pourquoi devez-vous aller à l’extérieur du Québec pour vendre votre produit ? Nous avons eu des clients au Québec, surtout au début, alors que nous commercialisions la première version de notre système. Les résultats n’ont pas été à la hauteur de nos attentes. Depuis, nous avons mis notre système au point et nous sommes à la croisée des chemins. En fait, il


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Les clients potentiels sont-ils difficiles à convaincre? Il faut comprendre que le conducteur d’un camion peut laisser le moteur rouler inutilement sans que le gestionnaire de l’entreprise privée ou le propriétaire soit au courant. Le gestionnaire n’est pas conscient que ses camions roulent au ralenti 35 % de la journée ! Certains pensent que la marche au ralenti représente moins de 10 % du temps de route. En observant les résultats de nos tests, ils s’aperçoivent que l’opérateur fait fonctionner le camion même lorsqu’il va se chercher un café. Souvent, il y aurait des retours sur investissement pour des véhicules dont personne n’aurait imaginé les arrêts aussi fréquents. Par exemple, le moteur des camions qui réparent les routes tourne souvent au ralenti, et parfois pendant une heure, voire plus ! Notre système permet une meilleure gestion de l’équipement. faut changer l’image de l’hybride. Les résultats des tests effectués à New York pourraient tout à fait être appliqués à Montréal, qui pourrait certainement en bénéficier. Le Québec pourrait devenir un acheteur important, surtout que nous sommes accrédités depuis longtemps par le ministère des Transports provincial, qui rembourse 30 % de l’achat d’un système hybride Effenco. C’est un secret bien gardé ! Démarchez-vous plutôt les municipalités ou les entreprises privées ? Nos clients sont des municipalités et des entrepreneurs privés, mais au final, ramasser les ordures est une tâche qui revient à la municipalité. Il s’agit d’un service aux citoyens : que la collecte des ordures soit effectuée par des sous-traitants ou par des camions de la municipalité, c’est tout de même cette dernière qui en a la responsabilité. Si elle souhaite réduire ses gaz à effet de serre, elle peut exiger dans son appel d’offres que les entreprises soumissionnaires aient un système qui réduit les GES sur son territoire. Si en plus il y a des économies, en théorie elle pourrait même demander des rabais puisque les entrepreneurs privés utilisent moins de carburant.

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Effenco est sur une belle lancée. Qu’est-ce qui s’en vient pour l’entreprise ? Il est certain qu’il est très excitant pour nous de voir ce qui se passe à New York, tout comme en Europe, d’ailleurs, où le bassin de population est immense. Nous avons même des discussions avec la Turquie : il s’agit du pays où le coût du diesel est le plus élevé au monde, d'où l'intérêt pour notre produit. Également, notre technologie s’applique aux camions de ports, alors nous souhaitons aussi développer ce marché. D’ailleurs, en plus d’être en contact avec la Ville de New York, nous discutons avec son port, lequel est exploité par des entreprises privées qui peuvent avoir des subventions pour réduire leur consommation. Où voyez-vous Effenco dans deux ans ? Notre produit sera distribué par des distributeurs dans toute l’Europe et en Amérique. Rien de moins. Simon Poulin, merci ! ■


CENTRES DE TRI

LE FAUX PROCÈS DES CE NTRES DE TRI

Frédéric Potvin Directeur général Tricentris fpotvin@tricentris.com

eaucoup de questions ont été soulevées récemment concernant la santé financière des centres de tri et, de manière plus générale, du secteur du recyclage. Le fait que Recyc RPM ait frécemment fait faillite n’y est probablement pas étranger. Aux prises avec de grandes difficultés financières, l’entreprise a tenté de reprendre ses activités pour finalement mettre la clé sous la porte.

B

Pendant cette saga, les médias titraient L’industrie québécoise du recyclage est-elle malade ? ou encore Recyc RPM victime d’un système désuet. L’entreprise a saisi l’occasion pour se plaindre de la mauvaise qualité des matières produites par les centres de tri québécois en remettant en cause les centres de tri, le gouvernement, le financement et même les sites d’enfouissement. À mon avis, ces attaques méritent qu’on rétablisse certains faits. Avant toute chose, il faut cesser de mettre tous les centres de tri dans le même panier. Si vraiment certains d’entre eux produisent des matières de mauvaise qualité, pouvons-nous les nommer ? Personnellement, je ne connais aucun centre de tri québécois ayant reçu des avis de non-qualité dans le plastique HDPE utilisé par Recyc RPM. Cela ne veut pas dire qu’il n’y en a pas, mais s’il y en a, je n’en ai jamais entendu parler ! Au cours de ses 17 années d’exploitation, Tricentris a vendu son plastique à plusieurs recycleurs et n’a jamais reçu une plainte de non-qualité. De plus, l’ensemble des centres de tri du Québec produit environ 10 000 tonnes de HDPE par année en provenance de la collecte sélective. C’est donc dire que les centres de tri fournissent environ 7 % de la capacité de production annuelle de Recyc RPM. Difficile de croire que ces 7 % peuvent être responsables des taux de rejets de 15 à 45 % décriés par Recyc RPM. LE QUÉBEC AVANT TOUT Cela étant dit, contrairement à la croyance populaire, le plastique québécois, outre les sacs, n’est pas vendu en Chine par les centres de tri. Pour l’exporter en Chine, les acheteurs exigent que les conteneurs maritimes contiennent un poids minimal qu’il est presque impossible d’atteindre avec du plastique. Et de toute façon, il relève de l'évidence qu’à prix égal, le marché québécois sera toujours privilégié. En ce qui nous concerne, je vous confirme que parmi tous les produits de plastique que nous vendons, seuls les sacs quittent le continent, faute d’acheteurs locaux.

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Pendant que nous y sommes, précisons qu’au Québec le coût de traitement de la matière recyclable est en moyenne de moins de 2 $ par porte. Quant aux autres coûts, le transport et la collecte, ils se situent plutôt en moyenne autour de 50 $ par porte. À cela s’ajoutent évidemment environ 15 % de frais administratifs. De tout l’argent récolté par Éco Entreprises Québec (ÉEQ) auprès des industries et commerces producteurs d’emballages, moins de 5 % sert à payer les frais imputables aux centres de tri ! Je crois sincèrement que l’industrie du recyclage n’est pas malade, bien au contraire. Elle ne cesse de s’améliorer. Le Québec trie des matières depuis environ 35 ans : nous en sommes, dirions-nous, encore à l’adolescence. C’est donc une industrie jeune qui s’améliore continuellement, soit par la recherche et le développement en mécanisation, soit par l’amélioration simple des façons de faire. De plus, des programmes d’aide financière sont déjà en place. Plusieurs centres de tri ont profité du Programme d’amélioration des centres de tri de RECYC-QUÉBEC, et Recyc RPM en a d’ailleurs probablement profité aussi. Mais de grâce, soyons lucides et de bonne foi : cessons de blâmer les centres de tri pour tous les maux des recycleurs de plastique. Pour en savoir plus, visionnez les capsules vidéo exclusives sur notre chaîne YouTube au www.YouTube.com/ MAYAproductionvideo

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Démystifier le taux de rejet des matières recyclées Le marché des matières recyclées

En résumé, tout le plastique disponible au Québec ne représente qu’une infime portion des besoins des recycleurs. Le tri compte pour moins de 5 % des coûts globaux de la collecte sélective. Les centres de tri ne reçoivent pas de redevances directes du programme de compensation et ils doivent, eux aussi, composer avec des taux de rejets de 10 % selon les données d’ÉEQ, données qui correspondent à notre réalité. Cela ne veut pas dire que la situation actuelle est parfaite. La chaîne de valeur pourrait être consolidée, mais pour cela, tous les maillons de la chaîne doivent être forts. Le maillon associé à la transformation des matières est aussi essentiel que celui des centres de tri dans la chaîne de valeurs. Le Québec a besoin d’entreprises de transformation, car il n’y en a que trop peu. Et le souhait des centres de tri est de travailler en étroite collaboration avec elles afin de solidifier cette chaîne. ■

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EN LIEN AVEC RECYC-QUÉBEC

DE NOUVEAUX OUTILS POUR LA GESTION DES MATIÈRES ORGANIQUES

Mariane Maltais-Guilbault Agente de développement industriel RECYC-QUÉBEC m . m a l t a i s @ re c y c - q u e b e c . g o u v . q c . c a Avec la collaboration de Sophie Taillefer (RECYC-QUÉBEC)

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ECYC-QUÉBEC, en collaboration avec le ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC), lançait en 2012 la Table de concertation sur le recyclage des matières organiques afin de regrouper une trentaine d’acteurs clés du milieu de la gestion des matières organiques. Depuis, la Table a adopté un premier plan d’action. Ce plan vise les années 2013-2015, et son objectif est d’accompagner et d’outiller les acteurs de la chaîne de valeur du recyclage des matières organiques pour propulser le Québec vers l’atteinte des objectifs gouvernementaux. Rappelons qu’un taux de recyclage de 60 % des matières organiques est visé pour 2015 et qu’un bannissement des matières organiques de l’élimination est prévu pour 2020. Depuis l’adoption du plan, la mise en œuvre des actions prévues avance à bon pas, et plusieurs outils et études sont déjà prêts à être utilisés ou sont en voie de l’être. Nous vous proposons ci-dessous un survol des réalisations effectuées à ce jour.

ANTICIPER LES PERCEPTIONS Les perceptions, neutres ou parfois négatives, et les changements de comportement constituent des défis majeurs pour la gestion des matières organiques. Une perception défavorable peut freiner le recyclage de biosolides au sol ou la participation des citoyens à la collecte municipale des résidus alimentaires.

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Ces deux volets étant cruciaux pour l’atteinte des objectifs gouvernementaux, une action a été lancée pour élaborer une stratégie d’acceptabilité sociale globale. Ainsi, des entrevues ont été menées et des groupes de discussion ont été formés avec les parties prenantes qui se retrouveront au premier plan de l’essor du recyclage des matières organiques dans le cadre de cette action. Pour le volet portant sur les biosolides, des producteurs de biosolides (municipalités, industries papetière et agroalimentaire), des receveurs de biosolides (municipalités, élus, agriculteurs) et des professionnels du domaine (agronomes, entreprises de services, groupes environnementaux et associations) ont été rencontrés. Pour la partie portant sur la participation aux programmes de collecte, ce sont des représentants municipaux (élus et gestionnaires) et des groupes environnementaux qui ont été sondés. Cette enquête terrain, complétée par une revue de la littérature, a permis de dégager les freins et leviers sur lesquels s’appuieront des recommandations et approches stratégiques pour atténuer les perceptions négatives et mobiliser les acteurs autour de l’atteinte des objectifs. En complément, une section de la stratégie porte sur l’acceptabilité sociale des infrastructures de traitement des matières organiques et se base sur une revue de littérature ainsi que sur les leçons tirées des cas de réussite. S’INSPIRER DES PRÉCURSEURS Alors que plusieurs municipalités et certains acteurs du secteur des industries, commerces et institutions (ICI) ont déjà emboîté le pas d’une saine gestion des matières organiques, la diffusion de leurs démarches et des résultats obtenus constitue un outil important pour stimuler l’émulation. Une action est en cours afin de documenter des cas de collecte et de traitement des matières organiques dans 15 organisations du secteur ICI.

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D E N O U V E A U X O UTI L S P O U R L A G E STI O N D E S M ATIÈR E S O R G A N I Q U E S

Ces cas présentent de l’information complète sur des restaurants, des hôtels, des établissements d’enseignement ou de soins de santé, des immeubles de bureaux (avec cafétéria ou foire alimentaire) ou de l’administration publique, des épiceries, des marchés de fruits et légumes, des grossistes en alimentation et des entreprises en fabrication d’aliments. Parallèlement, une autre action est menée afin de documenter les cas de 28 municipalités, autant au Québec qu’en Ontario, qui ont mis en place la collecte des matières organiques alimentaires sur leur territoire. Cette compilation permet de mettre en lumière les éléments à considérer lors de l’implantation de la collecte des matières organiques résidentielles pour maximiser la récupération des résidus alimentaires – des résultats et données qui seront fort utiles pour les municipalités québécoises qui désirent s’inspirer des meilleures pratiques.

PARTAGER LES BONNES PRATIQUES Afin d’accompagner plus concrètement tous les intervenants vers une saine gestion des matières organiques, le plan d’action 2013-2015 prévoit aussi l’élaboration d’outils et de guides destinés aux acteurs de première ligne. Les gestionnaires de stations municipales d’épuration des eaux usées jouent un rôle de premier plan dans la production et la gestion de biosolides. Une action a donc été prévue afin de produire un outil synthèse pour les appuyer dans la production de biosolides ayant la qualité nécessaire pour être recyclés, tout en respectant leur priorité de rejeter une eau épurée de qualité. Cet outil regroupera des mesures portant sur les aspects techniques à favoriser en amont de la production de biosolides et sur les aspects administratifs liés à leur gestion. De plus, six études de cas et un guide d’élaboration d’appel d’offres présentant des schémas décisionnels seront réalisés en complément du guide afin de donner des exemples détaillés concrets de stations d’épuration mécanisées avec étangs aérés.

Pour en savoir plus, visionnez les capsules vidéo exclusives sur notre chaîne YouTube au www.YouTube.com/ MAYAproductionvideo

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La gestion des matières organiques au Québec

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Des mesures pour recycler plus de matières organiques

D’autre part, les parties prenantes du recyclage des matières résiduelles fertilisantes (MRF) doivent faire face à un autre enjeu d’importance : la gestion des odeurs. Une action est donc en cours pour produire un guide de bonnes pratiques visant à limiter les odeurs, de leur production jusqu’à leur épandage en milieu agricole. Pour limiter l’ampleur des travaux, on a fait porter les recherches principalement sur les MRF les plus susceptibles de causer des nuisances olfactives. DIFFUSION DE L’INFORMATION Les résultats de ces actions, des études de cas et des autres produits livrables du plan d’action de la Table de concertation sont actuellement en ligne ou le seront très prochainement sur le site consacré à la gestion des matières organiques de RECYC-QUÉBEC, www.organique.recycquebec.gouv.qc.ca. Le site, qui s’adressait autrefois seulement aux municipalités, propose maintenant une toute nouvelle section destinée aux entreprises, aux commerces et aux institutions. Évidemment, la mise en place du plan et la réalisation des actions sont le fruit d’une collaboration de dizaines d’intervenants œuvrant au sein de différents comités de suivi, lesquels s’assurent de produire des livrables qui sauront répondre aux besoins de l’ensemble du secteur. ■

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COLLECTE SÉLECTIVE

L’OPTIMISATION DE LA COLLECTE SÉLECTIVE PASSE AUSSI PAR L’ÉCOCONCEPTION D’EMBALLAGES

Maryse Vermette B. Sc., MBA Présidente-directrice générale Éco Entreprises Québec mvermette@ecoentreprises.qc.ca

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epuis un certain temps, on entend beaucoup parler de l’optimisation de la collecte sélective des matières recyclables, c’est-à-dire des nombreuses opportunités d’améliorer le système actuel, et ce, à chacune des étapes. Il est important de faire un exercice de réflexion collectif quand on sait que, depuis l'implantation du système dans les années 90, le contexte a beaucoup évolué ainsi que l'intelligence d'affaires que nous avons développée - et que nous continuons de développer. Mais le défi est énorme : en effet, des entreprises qui mettent sur le marché les matières qui aboutissent dans le bac de récupération, jusqu’aux recycleurs qui leur donnent une seconde vie, comment s’assurer que chaque intervenant soit sensibilisé aux enjeux inhérents aux différentes étapes du système? Une piste de réponse : en multipliant les occasions d’échanges afin de mieux comprendre l’impact de chacun des maillons de la chaîne de valeur de la collecte sélective. Ceci n’est pas une mince tâche et ne peut se faire en un tournemain, mais l’exercice n’en demeure pas moins essentiel. Ainsi, dans un système où tout est relié, chacun gagne à mieux comprendre la réalité et les défis des autres acteurs, et à inclure ces considérations dans ses propres pratiques. Nos interlocuteurs premiers sont les entreprises qui génèrent des contenants, emballages et imprimés. Nous les représentons dans leur obligation de financer les services municipaux de collecte sélective, à hauteur de 130 millions de dollars pour l'année 2014. En plus de verser ces sommes importantes, les entreprises nous demandent de développer des initiatives qui contribuent à l’optimisation de la collecte sélective. Après tout, il est légitime que les entreprises appliquent à leurs contributions financières, versées en vertu du régime de compensation, la même logique qui les anime dans la conduite de leurs affaires. Il est également légitime qu’elles désirent s’assurer de payer le juste coût ou plutôt, dans notre contexte, le meilleur coût par tonne de matières recyclables

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récupérées. L’idée d’avoir au Québec le meilleur système de récupération en Amérique du Nord est ambitieuse, certes, mais nous avons tous les ingrédients pour le devenir et surtout, des partenaires engagés et passionnés qui y œuvrent quotidiennement!

Il est légitime que les entreprises appliquent à leurs contributions financières, versées en vertu du régime de compensation, la même logique qui les anime dans la conduite de leurs affaires. ÉEQ désire participer à cet effort collectif et s'est d'abord attardé au premier maillon de cette longue chaîne de valeur, à savoir les entreprises qui génèrent des contenants, emballages et imprimés, puisqu’elles ont un impact significatif sur l’ensemble des étapes de traitement des matières recyclables. À cet effet, nous développons des outils pour accompagner les entreprises dans leurs démarches d’écoconception des produits emballés et imprimés. Nous avons lancé un portail interactif l’an dernier, OptimEco.ca, auquel s’ajoutera prochainement une trousse d’information à l’intention des gestionnaires, ainsi qu'une formation sur mesure. De plus, nous participons à une initiative de RECYC-QUÉBEC visant à organiser des visites personnalisées en centres de tri et chez des conditionneurs, destinées aux entreprises et aux fabricants, dans le but de les sensibiliser aux multiples défis que posent parfois leurs emballages et afin que les questions de recyclabilité et de gestion de fin de vie soient mieux intégrées, dès la phase de conception des emballages et imprimés. L’OPTIMISATION DES EMBALLAGES Nous sommes actuellement dans une dynamique de gestion du changement des pratiques d’affaires et d’écoconception au sein des entreprises, changements qui sont porteurs de nombreux bénéfices. L’optimisation des emballages, nous le savons désormais, comporte des gains économiques tangibles qui découlent de la réduction des quantités de matières premières utilisées, de la réduction de la consommation d’énergie et d’eau, ainsi que des coûts de transport, par exemple. Ces gains se répercutent sur l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement. Il va sans dire que

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L’ O P T I M I S A T I O N D E L A C O L L E C T E S É L E C T I V E P A S S E A U S S I P A R L’ É C O C O N C E P T I O N D ’ E M B A L L A G E S

l’empreinte environ-nementale des emballages et imprimés s’en trouve améliorée, en plus d’offrir un positionnement avantageux auprès des consommateurs. UN MAILLAGE ENTRE LES PARTENAIRES DE L’INDUSTRIE Si les entreprises constituent le premier maillon de la chaîne de valeur, la contribution de chacun est essentielle pour améliorer le système. Les différents partenaires de la collecte sélective s’entendent sur la nécessité de multiplier les occasions d’échanges et de plus en plus d’initiatives intéressantes voient le jour à cet effet. À titre d’exemple, le Conseil canadien des manufacturiers de cartons multicouches a entrepris une vaste campagne afin de se rapprocher des municipalités et des centres de tri, et vient de conclure un partenariat avec ÉEQ visant à sensibiliser les parties prenantes à la récupération des cartons multicouches. En outre, ÉEQ vient de lancer les premiers ateliers d’échanges avec des

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élus municipaux et gestionnaires de matières résiduelles des municipalités du Québec dans le cadre du Chantier des meilleures pratiques pour une collecte sélective performante. La richesse des discussions qui ont cours lors de ces rencontres illustre avec brio l’intérêt de multiplier ces occasions d’échanger et d’apprendre les uns des autres. Au cours des prochains mois, on continuera à entendre parler de l’optimisation de la chaîne de valeur de la collecte sélective et l’organisation poursuivra ses initiatives afin que les entreprises adoptent de plus en plus l’écoconception dans leurs pratiques d’affaires, que les citoyens récupèrent toujours plus et mieux, que les municipalités s’inspirent les unes des autres et que les trieurs et recycleurs produisent la meilleure qualité possible pour réintroduire ces matières dans notre économie. Il s’agit de faire de la collecte sélective un modèle économique le plus prospère qui soit et d’y travailler ensemble. ■

Photo : Tricentris

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EN LIEN AVEC LE CETEQ

OPTIMISER LE PROCESSUS DE DEMANDE DE CERTIFICATS D’AUTORISATION

Richard Mimeau Directeur général Conseil des entreprises en technologies environnementales du Québec (CETEQ) rmimeau@ceteq.ca

C

e n’est pas d’hier que les certificats d’autorisation exigés en vertu de l’article 22 de la Loi sur la qualité de l’environnement sont au cœur des discussions de l’industrie. En fait, depuis que je suis en poste, je ne crois pas avoir vu un seul entrepreneur faire abstraction du problème qu’ils posent. Cela dit, je me dois d’apporter immédiatement une précision afin qu’il n’y ait pas de confusion sur le propos de la présente chronique. Les certificats d’autorisation sont essentiels au bon déroulement de nos activités. Ils assurent une protection effective de notre environnement et contribuent à l’équité entre les acteurs de l’industrie puisque ces derniers sont ainsi tous soumis aux mêmes règles. Obtenir un certificat d’autorisation est un privilège, qui confère à son détenteur l’assurance que ses activités se font selon les lois et règlements en vigueur. Tout le monde s’accorde sur ces points au CETEQ. Le problème réside ailleurs. Le processus de délivrance, les délais parfois trop longs, le manque d’harmonisation entre les différentes régions et la paperasserie occasionnée tout au long du processus ont des impacts négatifs sur le développement de notre économie verte. En effet, les demandes d’autorisation sont un exercice coûteux pour toutes les parties, et font ainsi manquer

au Québec plusieurs occasions d’investissement. Or, ces investissements permettraient la création d’emplois et amèneraient de l’argent neuf dans notre économie. Tout le monde s’accorde aussi sur ces points au CETEQ. RETARDS DANS LA RÉALISATION DE PROJETS Les formalités administratives, ce n’est peut-être pas très glamour comme sujet, mais elles sont une réalité et un obstacle important qui s’élève souvent comme un mur infranchissable pour les investisseurs. En effet, plusieurs d’entre eux retardent ou abandonnent des projets au Québec à cause des délais imprévisibles de délivrance des certificats d’autorisation. Ils se tournent alors vers d’autres provinces ou d’autres pays, et le Québec en sort perdant. Les investisseurs aiment la prévisibilité, la cohérence et l’uniformité dans l’application de la réglementation. Un ajustement du système est donc de mise si on veut accélérer la réalisation de projets innovants et la croissance de l’industrie. L’autre problème en lien avec les certificats d’autorisation est le danger latent pour la qualité de l’environnement et le bris dans la chaîne économique que représentent les entreprises qui réussissent à travailler sans certificat d’autorisation. Il s’agit là d’un état de fait inquiétant et qui va à l’encontre du principe même de développement durable. Il existe bien un système de plaintes pour signaler au gouvernement les entreprises illégales, mais, malgré le travail attentif des fonctionnaires du ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques qui surveillent ces entreprises, ces dernières continuent leurs activités. Nous sommes plusieurs organismes à nous en inquiéter, et nous sommes prêts à collaborer avec le Ministère pour l’aider à atteindre ses objectifs.

CHEF DE FILE EN ANALYSES ENVIRONNEMENTALES Chimie analytique et microbiologie environnementale Toxicologie environnementale Analyse d’amiante et de poussières Analyse des carburants et lubrifiants Analyse de Legionella Expertise industrielle et judiciaire Microbiologie alimentaire Échantillonnages d’émissions industrielles et caractérisation Certification des gaz respirables et médicaux

3 LABORATOIRES AU QUÉBEC ST-BRUNO (450) 441-5880 • POINTE-CLAIRE (514) 697-3273 • ST-AUGUSTIN-DE-DESMAURES (418) 878-4927

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O P TI M I S E R L E P R O C E S S U S D E D E M A N D E D E C E RTI F I C ATS D’A UTO R I S ATI O N

Le coût annuel du fardeau administratif s’élève à environ 30,5 milliards de dollars au Canada et à 7,2 milliards au Québec, en deuxième position après l’Ontario (10,8 milliards de dollars), selon un rapport réalisé en 2010 par la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante. La conjoncture économique actuelle exige de mettre de l’avant des mesures qui favoriseront la relance économique. De plus, le discours de notre gouvernement s’articule autour du développement des technologies propres et de

Dans le contexte actuel, réformer et simplifier le régime de délivrance des certificats d’autorisation aurait un impact favorable. Cela permettrait également d’encourager l’entrepreneuriat en environnement. l’économie verte. Dans ce contexte, réformer et simplifier le régime de délivrance des certificats d’autorisation aurait un impact favorable. Cela permettrait également d’encourager l’entrepreneuriat en environnement. FARDEAU ADMINISTRATIF Le conseil d’administration du CETEQ a eu le plaisir cet été de s’entretenir avec le ministre du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, M. David Heurtel. À la suite à ces rencontres et vu l’ouverture témoignée par le ministre et sa compréhension de nos préoccupations, le C ETEQ a confiance en la volonté

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gouvernementale de travailler conjointement avec l’ensemble des acteurs des principaux secteurs de l’économie verte du Québec afin que les choses changent rapidement. Depuis quelque temps déjà, le gouvernement du Québec travaille à réduire le fardeau administratif des entrepreneurs. Dans le domaine de l’environnement, le Ministère a mis en place un comité auquel le CETEQ a été invité à siéger. D’ailleurs, le gouvernement a récemment annoncé une réduction de 20 % des formalités administratives, une bonne nouvelle pour nous. Toutefois, il est de mise de rester vigilant et de s’assurer d’accélérer le pas si l’on veut faciliter l’émergence de projets innovants au Québec. La réduction des formalités administratives s’inscrit directement dans le quatrième principe du développement durable adopté par le gouvernement du Québec, soit l’efficacité économique. Présentement, le processus entourant les demandes de certificats d’autorisation va à l’encontre de ce principe, selon lequel « l’économie du Québec et de ses régions doit être performante, porteuse d’innovation et d’une prospérité économique favorable au progrès social et respectueuse de l’environnement ». Bref, nous voulons être performants, nous voulons être porteurs d’innovation et d’une prospérité économique favorable au progrès social et respectueuse de l’environnement. Tous les acteurs des services environnementaux (entreprises, organismes et associations) veulent que le Québec ait une économie verte florissante qui mette à profit les talents d’ici et d’ailleurs. ■

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QUE FAIRE LORS D’ENQUÊTES ET D’INSPECTIONS?

LE JURIDIQUE

Me Christine Duchaine Avocate Présidente de Sodavex, cabinet juridique spécialisé en environnement cduchaine@sodavex.com Coauteur : Me Nicolas Dubé, avocat, Ndube@sodavex.com

L

es installations de tri, de transfert, de traitement et d’élimination de matières résiduelles ou valorisables génèrent parfois des plaintes auprès du ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques. Or, qui dit plaintes dit inspections et enquêtes pouvant résulter en l’émission de sanctions administratives pécuniaires (« SAP ») ou de constats d’infraction. De plus, l’industrie de la gestion des matières résiduelles étant soumise à d’innombrables normes et restrictions, les exploitants sont susceptibles de voir les fonctionnaires s’inviter sur leurs sites pour vérifier la conformité des activités, ce qui peut aussi donner lieu à des SAP ou à des constats.

D’où l’importance de connaître vos droits et obligations en cas d’inspections ou d’enquêtes, afin d’être en mesure de contester une SAP, de vous défendre adéquatement lors d’une poursuite pénale ou simplement pour ne pas vous auto incriminer. Et mieux vaut les connaître AVANT la visite du fonctionnaire, puisque vous n’aurez probablement pas la possibilité de procéder aux vérifications appropriées lors de celle-ci.

Tout exploitant devrait connaître les réponses à ces questions et s'assurer que ses employés sont informés de leurs droits et obligations. L’expérience nous enseigne que les exploitants se posent plusieurs questions lors de ces visites : quelle est l’étendue de nos obligations ? Où commence et où s’arrête l’obligation de collab orer ? Comment gérer nos employés lorsqu’un fonctionnaire se présente sur un lieu d’exploitation ? Peut-on consulter un avocat durant la visite? Peut-on invoquer le droit de garder le silence ? Doit-on fournir tous les documents demandés par le fonctionnaire ? Ce dernier peut-il recueillir les déclarations verbales ou écrites des employés ? Que faire pour éviter d’être accusé d’entrave au travail d’un fonctionnaire ? Tout exploitant devrait connaître les réponses à ces questions et s’assurer que ses employés sont informés de leurs droits et obligations. Dans les faits, les réponses à ces questions varieront selon qu’il s’agit d’une inspection ou d’une enquête. Au-delà de la sémantique, la différence entre les deux notions est énorme en ce qui a trait aux pouvoirs du fonctionnaire, aux droits de l’administré, de même qu’aux remèdes en cas de violation à un droit fondamental de l’administré.

ou de manière aléatoire afin d’assurer de manière préventive le respect de la législation environnementale. Son intention n’est pas de découvrir une infraction à la loi – son action s’accomplit plutôt dans un objectif de protection du public. Si le fonctionnaire entre dans un établissement parce qu’il a des motifs raisonnables de croire à une violation de la loi ou de ses règlements, il ne s’agit plus d’une inspection, mais d’une enquête, car l’intention du fonctionnaire est la vérification du bien-fondé de ses motifs. Il pénètre alors dans un lieu pour y saisir une preuve afin d’émettre ou non un constat d’infraction. Les pouvoirs de l’inspecteur se limitent à ce qui est expressément prévu dans la loi, notamment à l’examen des lieux réglementés, au prélèvement d’échantillons et à l’enregistrement ou à la copie de documents ou de données dont la tenue est exigée par la loi. L’inspecteur n’est pas autorisé à vous déposséder d’une chose, et le recours à la force pour effectuer son inspection lui est prohibé. Également, il ne peut inspecter ailleurs que sur les lieux de l’exploitation. EN CAS D’ENQUÊTES Les pouvoirs des enquêteurs sont beaucoup plus vastes. En revanche, les protections accordées à l’administré qui fait l’objet d’une enquête sont plus grandes et tirent leur source des chartes des droits et libertés. Les enquêteurs doivent notamment être munis d’un mandat de la cour pour pénétrer dans un lieu – qui peut être autre que qu’un des lieux de l’exploitation – et saisir les biens qui sont indiqués dans le mandat. L’administré ayant le droit de ne pas s’auto-incriminer, son devoir de collaboration est limité et il a le droit au silence. Personne ne peut être contraint de donner ou de signer des déclarations, verbales ou écrites – ce qui n’empêche pas les inspecteurs et les enquêteurs de tenter d’interroger les personnes de leur choix, puisqu’elles peuvent renoncer à leur droit au silence. Il n’en tient qu’à vous de refuser. Retenez toutefois que la loi prévoit une obligation de collaborer lors d’une inspection (et non d’une enquête), ce qui peut donner lieu à une accusation pour entrave dans le cas de non-respect. Si une preuve est recueillie illégalement, elle peut être rejetée par le tribunal, ce qui peut se traduire par un acquittement en cas de poursuite pénale ou par le rejet d’une SAP, d’où l’importance de connaître vos droits et obligations et de ne pas y renoncer. Pour ce faire, il importe de pouvoir distinguer s’il s’agit d’une inspection ou d’une enquête. Il ne suffit pas de se fier au titre exhibé par le fonctionnaire lors de sa visite. La jurisprudence abonde sur la question du point de bascule entre l’inspection et l’enquête. En cas de doute, renseignez-vous auprès d’un avocat spécialisé dans ce domaine. Une analyse légale adéquate de la situation pourrait vous éviter bien des soucis. Et comme nous le disons souvent, mieux vaut vous informer au préalable et former vos employés en prévision de ces visites, puisqu’il peut s’avérer difficile, voire impossible, de rectifier la situation a posteriori. ■

S’AGIT-IL D’UNE INSPECTION ? Pouvoir déterminer s’il s’agit d’une inspection ou d’une enquête s’avère fondamental, puisque les pouvoirs de l’inspecteur diffèrent de ceux de l’enquêteur. Selon la Cour suprême du Canada, l’inspecteur effectue des contrôles ponctuels réguliers

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G E STI O N H U M A I N E D E S R E S S O U R C E S

LA CLÉ POUR CONSERVER VOS EMPLOYÉS

Dominique Dodier Directrice générale EnviroCompétences d o m i n i q u e . d o d i e r @ e n v i ro c o m p e t e n c e s . o rg

a qualité de vie au travail (QVT) peut être définie comme un état général de bien-être des personnes dans leur milieu de travail. On en parle de plus en plus, et de nombreuses entreprises adoptent des mesures concrètes pour l’atteindre. La situation actuelle les y oblige un peu : selon un article paru dans La Presse Affaires, 3,4 millions de Canadiens souffrent d’épuisement professionnel, et au Québec, les coûts directs et indirects liés aux absences au travail causées par des problèmes de santé psychologiques se chiffrent à quatre milliards de dollars annuellement.

L

Selon Jean-Pierre Brun de l’Université Laval, le monde du travail a subi de grands changements : intensification du travail, augmentation de la cadence, précarité des emplois et accès aux nouvelles technologies, pour n’en nommer que quelques-uns. Ces changements ont des impacts sur la santé des travailleurs, et peu importe les méfiances et préjugés, ils ont un impact direct sur la compétitivité de votre entreprise, et au final sur sa profitabilité. Selon plusieurs études, la recherche d’un emploi ne se base pas en priorité sur le salaire mais sur le climat de travail : les conditions de travail passent donc avant les conditions pécuniaires. Les employés sont de plus en plus attirés par les organisations qui les aident à atteindre un certain équilibre dans leur vie et leur procurent de la satisfaction personnelle – et c’est encore plus vrai chez les jeunes générations. Pour en savoir plus, visionnez les capsules vidéo exclusives sur notre chaîne YouTube au www.YouTube.com/ MAYAproductionvideo

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Améliorer la qualité de vie au travail Qualité de vie au travail: une question de génération?

AMÉLIORER LA QUALITÉ DE VIE AU TRAVAIL Pour mesurer la QVT, certains indicateurs bien connus des gestionnaires sont utiles : le climat de travail et de confiance entre les gens, le taux d’absentéisme, le taux de roulement des employés et le niveau de productivité. On trouve aussi sur Internet deux questionnaires payants qui permettent d’évaluer la QVT (www.qualitedevie.ca/fr). Avec ces outils, vous pourrez mesurer le niveau de la QVT dans votre organisation puis adopter des mesures ou mettre en place un plan d’action afin de l’améliorer. Afin de lancer le processus, voici quelques étapes suggérées pour optimiser votre temps : consulter vos employés sur leurs niveaux de satisfaction; voir ce qui se fait ailleurs; rallier quelques personnes clés de votre organisation; élaborer un plan; rédiger et implanter la politique et les initiatives; communiquer et présenter les mesures; établir une période d’essai; évaluer les retombées; et adapter les mesures. Selon votre plan d’action : établir une nouvelle évaluation et mesurer les retombées de nouveau.

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Pour vous aider, voici quelques exemples de mesures : mettre en place un régime de travail souple; bonifier les congés et vacances; adopter un système de bonification à la carte (transformer le boni en bénéfices); instaurer un programme d’aide aux employés; élaborer des plans de développement des compétences; et implanter un programme de saines habitudes de vie au travail.

De nombreux gestionnaires ont peur de perdre le contrôle de leurs employés s’ils mettent en place certaines mesures d’assouplissement concernant par exemple les horaires et les congés. Pourtant, selon plusieurs enquêtes, c’est souvent le contraire qui se produit. Autres exemples : créer un environnement de travail sécuritaire, confortable et beau (bruit, qualité de l’air, ergonomie, décor, salle des employés et cafétéria); encourager le soutien social; faire des sondages annuels de satisfaction au travail; et constituer un comité de vie au travail. Il n’est pas nécessaire d’avoir un gros budget pour améliorer l’environnement et les conditions de travail de ses employés : repeindre la salle des employés, remplacer les chaises et offrir des horaires souples, par exemple, sont des mesures abordables. De telles mesures peuvent avoir un effet bœuf sur vos employés : diminution du taux d’absentéisme; augmentation de la productivité; amélioration des relations de travail; diminution des conflits; recrutement de nouveaux talents; rétention des meilleurs employés; et amélioration de votre marque employeur. DES MYTHES BIEN ANCRÉS De nombreux gestionnaires ont peur de perdre le contrôle de leurs employés s’ils mettent en place certaines mesures d’assouplissement concernant par exemple les horaires et les congés. Pourtant selon plusieurs enquêtes, c’est souvent le contraire qui se produit. Les gestionnaires obtiennent en effet un meilleur contrôle de leurs employés en leur permettant de gérer leur temps plus efficacement. En acceptant de partager le contrôle, les gestionnaires peuvent établir de meilleures relations professionnelles avec leurs employés. Ces derniers sont davantage satisfaits de leurs conditions de travail, et par conséquent font preuve d’une plus grande loyauté envers leur patron et leur entreprise. En fin de compte, le taux de rétention du personnel augmente. Ne perdons pas de vue qu’un employé qui démissionne peut coûter jusqu’à trois fois son salaire pour être remplacé. La QVT est un des éléments d’une stratégie de développement durable (DD), et ces mesures font partie de la dimension sociale du développement durable. Dans le secteur de l’industrie de l’environnement, où l’on offre des produits et des services permettant de diminuer certains impacts négatifs sur l’environnement, les entreprises devraient être encore plus sensibles à l’application du concept du DD et de la dimension sociale. La qualité de vie au travail doit faire partie de l’ADN des entreprises. L’adoption de cette valeur permet de développer des attitudes et des compétences de collaboration. Comme pour tout concept ou politique, cette stratégie ne doit pas être mise à exécution en silo : ce concept est lié de près à d’autres éléments stratégiques de l’entreprise. Il ne suffit pas de mettre quatre vélos stationnaires dans une salle et d’offrir du meilleur café à ses employés pour prétendre offrir de la QVT. Parfois, de petites améliorations – comme établir un dialogue ouvert et transparent, communiquer efficacement et plus rapidement avec ses employés et expliquer le «pourquoi» des choses – ont des répercussions majeures dans la perception que les employés peuvent avoir des événements. L’amélioration de la QVT permet également d’assurer l’augmentation de la compétitivité de votre entreprise. Nous passons beaucoup de temps dans nos milieux de travail –pourquoi ne pas les rendre plus humains et plus agréables? ■ Ce texte vous fait réagir ? Faites-nous part de vos commentaires en écrivant à info@maya.cc


LES AMIS DE 3RVE

NS O B S LE TACTS CON

34, rue de Chenonceau, Blainville, Qc J7B 1P6

STÉPHEN DAVIDSON, ing. Directeur de projets Environnement 1205, rue Ampère, bureau 310 Boucherville (Québec) J4B 7M6 Tél. : 450 655-9640, poste 237 Téléc. : 450 655-7121 stephen.davidson@bpr.ca www.bpr.ca

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Le jeudi 4 septembre avait lieu au Club de golf Glendale le tournoi annuel MAYA.cc. Une fois de plus, les décideurs de l'industrie qui soutiennent le magazine 3Rve ont été gâtés par une foule de cadeaux, de dégustations, de concours et de tirages. Cocktail, trio de jazz et repas ont agrémenté cette journée ensoleillée, pour le plus grand bonheur des golfeurs. Le thème surprise du tournoi cette année : la lutte ! En fin de soirée, la nouvelle est tombée : après 10 éditions, le tournoi de golf tire sa révérence. Il s’agissait donc du dernier tournoi de golf MAYA.cc. Merci à ceux qui ont participé au fil des ans à faire de cet évènement un vif succès.

Une initiative

Le sourire de Marie-Ève Filiatrault, d’Exova, en dit long sur la journée !

Notre trio de jazz a créé une ambiance festive avec sa nouvelle formule pendant le cocktail offert par Éco Entreprises Québec.

De beaux cadeaux attendaient les sportifs.

Les commanditaires du tournoi sont des lutteurs inavoués.

Ne reculant devant rien, les organisateurs ont installé une aire de combat directement dans la salle à manger du club de golf, où quatre lutteurs ont disputé deux matchs.

Les papilles des golfeurs se sont réjouies des prouesses culinaires au barbecue de Jean-Pierre Beaudry, de Durabac !

Au fil des ans, le tournoi de golf MAYA.cc a permis d’amasser plus de 100 000 $ pour l’Association de la sclérose en plaques de Laval. Merci pour votre générosité !

Certains participants ont affirmé n’avoir jamais eu la chance d’assister à match de lutte auparavant.

Visionnez la vidéo de l’évènement en visitant la chaîne YouTube de MAYA.cc à youtube.com/MAYAproductionvideo

MERCI À NOS PRÉCIEUX COMMANDITAIRES. « Vous nous offrez porto, cigare et chocolat : vraiment ? » Ces joueurs n’en reviennent tout simplement pas !

André sait bien s’entourer... même habillé en lutteur !

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