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Synthèse et analyse des ateliers urbains du quartier Shuman à Melun, projet NPNRU

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Projet de Renouvellement Urbain

de Melun Val de Seine

Secteur Schuman

Synthèse & analyse des micro-ateliers de co-construction phase diagnostic | mars 2021

Mission d’appui ANRU à la co-construction de la réorientation du projet de renouvellement urbain de la CA Melun Val de Seine sur le secteur Schuman et de sa mise en œuvre


En décembre 2020, la Ville de Melun engageait une nouvelle étude urbaine sur le quartier Schuman. Cette étude vise à apporter des réponses concrètes aux difficultés partagées par tous depuis longtemps tout en bénéficiant des financements exceptionnels de l’Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine (ANRU). Le bureau d’étude l’Adéus a été retenu par l’ANRU pour mener à bien la concertation mais surtout la co-construction du projet urbain, tout au long de cette étude urbaine. Au regard des constats posés à l’issue d’une première phase de « prise de contact » avec les acteurs du projet et une douzaine d’habitants, dans le cadre d’entretiens (téléphoniques ou visio en raison du contexte sanitaire), un enjeu principal a été identifié : dialoguer, partager, entendre, s’écouter mutuellement entre habitants du quartier, techniciens et élus pour se mettre d’accord sur une vision commune, des constats partagés sur le quartier. Ceci constitue une nécessité préalable avant de penser le « demain ». La première étape s’est tenue les 18 et 19 mars 2021 au cœur du quartier Schuman à travers la réalisation de micro-ateliers. C’était une étape nécessaire à la reprise du dialogue et au partage des constats, des points forts et points faibles du quartier sur les sujets du « Logement et de l’habitat », des « Équipements publics et des commerces », des « Espaces publics et résidentiels » et de la « Vie de quartier et du vivre ensemble ». Du fait des conditions sanitaires, les participants étaient amenés à s’exprimer par petits groupes mixtes (habitants, techniciens, élus) de 5 ou 6 personnes, sur les 4 sujets, durant 30 à 40 minutes avant de laisser la place à un nouveau groupe. 34 personnes, représentant 34 familles sur les 193 qui vivent dans le quartier (hors caserne Lemaître) ont laissé leurs coordonnées à l’issue des ateliers, auxquelles il faut ajouter un grand nombre d’enfants, ainsi que les 13 acteurs professionnels (ville, agglomération et bailleurs) et les 6 élus qui se sont mobilisés. Ce livret reprend la teneur des échanges qui se sont tenus pendant ces microateliers. Il pose pour chaque thématique discutée d’une part les éléments de diagnostic, pour partager les constats et entendre les points de vue des uns et des autres, puis d’autre part les idées et perspectives pour le quartier futur. Il vise à alimenter le travail de l’équipe de La Fabrique Urbaine et ses co-traitants (dont Filigrane Programmation qui a participé aux ateliers), bureau d’étude technique en charge de la réalisation du projet urbain et missionné par La Ville de Melun, et à éclairer les réflexions des partenaires qui pilotent le projet. Le contenu de ce livret a été intégré au support du Comité de pilotage de la phase Diagnostic de cette étude urbaine et partagé avec tous les partenaires institutionnels et le Conseil Citoyen. Le processus se poursuivra dans les prochaines étapes de l’élaboration du projet, ainsi que de sa mise en œuvre.


SOMMAIRE Thème 1 « Espaces publics et résidentiels »

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Les constats et éléments de diagnostic partagés Ce qui ressort de l’exercice de prospective collaborative Quels enjeux en matière d’équipements et de services pour le projet ?

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Thème 2 « Équipements publics ; services et commerces »

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Les constats et éléments de diagnostic partagés Ce qui ressort de l’exercice de prospective collaborative Quels enjeux en matière de vivre ensemble pour le projet ?

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Thème 3 « Logement & Habitat »

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Les constats et éléments de diagnostic partagés Ce qui ressort de l’exercice de prospective collaborative Quels enjeux en matière de logement et d’habitat pour le projet ?

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Thème 4 « Vie de quartier & vivre-ensemble »

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Les constats et éléments de diagnostic partagés 30 Ce qui ressort de l’exercice de prospective collaborative 34 Quels enjeux en matière d’espaces publics et résidentiels pour le projet ? 38

Mes commentaires, mes remarques, mes contributions

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Feuillet détachable à compléter et renvoyer

Quelles perspectives pour la suite de la démarche d’implication des habitants a la suite de ces « micro-ateliers » 41 En synthèse : rappel des enjeux pour le projet

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Thème 1 « Espaces publics et résidentiels » Les constats et éléments de diagnostic partagés Des potentiels… peu mobilisés : beaucoup à faire ! Le « bois », principale qualité du quartier ? Lorsque les habitantes et les habitants rencontrés s’expriment sur les espaces extérieurs et les qualités du quartier, c’est d’abord du « bois » dont ils parlent. Le bosquet qui sépare le quartier de la route départementale apparaît très apprécié : c’est un espace fédérateur, ombragé et familial, un espace de nature (et on verra dans la synthèse de l’atelier « vivre ensemble » [chapitre 4] combien c’est important dans le quartier), un espace qui isole de la circulation (bruit, pollution).

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Au-delà du « bois », les exercices de cartographie collaborative mettent en évidence les qualités perçues des arrières des bâtiments, perçus comme des espaces « calmes », ombragés, plus frais. Sont également soulignés le calme du quartier, l’appropriation des espaces à usages publics, à l’image de l’installation de la table à l’angle du bâtiment A4.

Les espaces à usages publics : un sujet abordé d’abord sous l’angle des défauts ou des déficits En dehors du « bois », les espaces à usages publics sont perçus assez négativement, et sont fortement porteurs d’attentes quant à des transformations significatives du quartier. On peut répartir les remarques selon plusieurs axes et constats : • Les qualités et l’aménagement des espaces extérieurs, leur capacité à être support de convivialité. C’est la première récrimination à l’égard des espaces extérieurs, perçus comme insuffisamment ou peu aménagés, en lien avec les attendus évoqués sur la capacité des espaces extérieurs à être support à la cohésion sociale (absence de bancs, de tables de pique-nique…) ou à des activités. Le déficit de jeux pour les enfants, notamment les plus jeunes, mais également d’aménagement pour les aînés, a été soulevé plusieurs fois. L’attente d’espaces végétalisés a également été abordée lors de cet atelier. • Le cloisonnement par secteurs est un sujet qui apparaît comme un point de convergence dans les constats. La première illustration est incarnée bien sûr par la clôture entre le secteur Schuman et la caserne Lemaître. Si les enjeux de 6

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sécurisation de la caserne sont bien compris, l’absence de porosité avec le quartier, voire les perspectives de remplacement de la clôture grillagée par un mur interpellent, tandis que certains rappellent les liens anciens entre la caserne et le quartier. Mais au-delà d’autres fractures urbaines sont identifiées : l’absence de lien avec les ateliers municipaux (inconnus de certains habitants), le manque de porosités avec le secteur qui concentre les équipements, et bien sûr la barrière que constitue l’avenue Marc Jacquet, posant la question des circulations. Les problèmes de circulations sont abordés selon les deux registres : ◦ des circulations automobiles envahissantes, générant d’importants soucis de sécurité routière. Le principal est la pratique consistant à couper par le quartier pour éviter l’avenue Marc Jacquet et le Rond-Point de l’Europe. Cette pratique se traduit par une importante circulation en cœur de quartier – y compris aux abords de l’école - aux horaires de congestion routière. C’est une très forte préoccupation des habitants du quartier, qui interroge les hypothèses de désenclavement, avec le risque d’ouvertures qui viendraient généraliser ces pratiques de contournement des grands axes par le quartier. Au-delà, c’est la question des entrées du quartier qui est posée. ◦ Des circulations piétonnes qui n’ont que peu de place, qui ne sont pas identifiées en tant que telles, qui ne présentent pas de continuités. C’est ici notamment l’enjeu de lien entre les résidences et les équipements publics, mais également des sorties du quartier en modes doux. Lee symbole de ce sujet est constitué par la passerelle permettant de traverser la départementale, perçue comme insécurisante et peu adaptée aux personnes à mobilité réduite. Plusieurs personnes ont même utilisé le terme fort de « peur » pour évoquer la passerelle : elle est étroite, l’écartement du barreaudage fait qu’elle est dangereuse pour les plus petits . Les enjeux de stationnement constituent un sujet majeur, qui apparaît particulièrement complexe : ◦ malgré la qualité reconnue de l’offre en transports en commun, les besoins sont importants, la configuration du territoire rendant le recours à la voiture quasi obligé. C’est donc un sujet de stationnement résidentiel dont le dimensionnement est interrogé par les habitants. L’organisation du stationnements (on prend souvent 2 places au lieu d'une…) est également un enjeu. Sujet complémentaire, le stationnement des véhicules utilitaires, étant rappelé que des locataires du quartier sont artisans ou commerçant ambulants, certains ayant questionné la possibilité d’un espace de stationnement dédié pour les véhicules professionnels. ◦ L’envie, le souhait, de « moins voir » les véhicules : si le stationnement est un besoin, c’est aussi quelque chose qui envahit, que les habitants rejettent et regrettent. L’envahissement des espaces à usages publics est ainsi relevé par beaucoup comme étant problématique. L’impact lié au SantéPôle serait à objectiver (les problèmes de stationnement sont antérieur à sa construction), mais de nombreux témoignages convergent vers le fait que certaines personnes viennent se garer à Schuman pour éviter le stationnement payant de l’hôpital, surajoutant à la congestion du stationnement. La gestion, enfin, appelle un certain nombre de remarques de la part des habitants : les espaces sont qualifiés de « parfois mal entretenus », « mal éclairés », avec des problèmes pouvant relever de défauts de conception : les sols des abords de l’école sont « boueux en hiver, poussiéreux en été ». 7

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POURQUOI ? Quelques éléments d’analyse...

On retrouve dans le bilan de cette thématique deux enjeux ressortant également, on le verra à la fin de ce livret, de l’atelier « vivre ensemble » : - celui de la qualité des espaces à usages public, et notamment de leur capacité à être support à des pratiques de socialisation, d’échanges intergénérationnels. C’est quelque part une manière de réaffirmer la singularité du quartier, de son contexte « villageois » notamment ; - celui des préoccupations environnementales, autour notamment des constats sur la végétalisation : la valorisation du « bois », des arrières des résidences, et à l’inverse le regard critique sur les espaces faiblement végétalisés. On distingue une ambivalence dans la perception des espaces à usages publics. Les espaces publics en tant que tels, avec un usage public peuvent entraîner des nuisances (pratique de traversée du quartier pour éviter les axes saturés) mais pourraient apporter une ambition en matière de traitement. Les espaces résidentiels, plus intimes, seraient plus dédiés à une communauté de voisinage. Le déficit de qualité dans les aménagements constitue à l’issue de notre analyse un enjeu fort : perçu par certains comme stigmatisant, comme un manque de considération, il peut participer à alimenter une forme de défiance vis-à-vis des pouvoirs publics. L’enjeu du stationnement est réel. Au-delà de la configuration du territoire, c'est la configuration des ménages, avec des enfants adultes encore chez les parents et avec véhicules qui peut aussi être un élément expliquant le nombre de voitures dans le quartier. 8

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Ce qui ressort de l’exercice de prospective collaborative Un second temps de chaque « micro-atelier » a été consacré à un petit exercice de « prospective », à partir de photos de références mobilisées dans le cadre d’un « photolangage » : les participantes et participants étaient amenés à choisir des photos (parmi plus d’une centaine à leur disposition) et à expliciter les raisons de leur choix, pour aider à faire émerger des évolutions souhaitées pour le quartier.

Nature et verdure, présence de l’eau Pour les participantes et participants aux ateliers, les espaces à usages publics du quartier idéal seraient caractérisés par la nature et la verdure. L’on retrouve en positif les éléments posés dans le diagnostic. L’enjeu est tout autant de rafraîchir le quartier par sa végétalisation, que de proposer des supports à des pratiques conviviales, autour du jardinage notamment. Plusieurs personnes ont choisi des images de fontaines pour évoquer l’envie d’une présence d’eau dans le quartier, certains faisant référence à la 9 Synthèse & analyse des micro-ateliers de co-construction


« pataugeoire de Bréviande » qui existait il y a quelques années et a semble-t-il marqué des générations… La question de la nature et de la végétalisation est également évoquée par certains sous l’angle de l’apaisement des espaces, sur la capacité à créer des espaces « où tout le monde se sent bien ». Le « bois » constituerait une pièce centrale dans cette orientation : il est ainsi imaginé repensé et valorisé, avec une possible réimplantation du city-stade pour l’éloigner de la barre d’immeuble et limiter ainsi les nuisances. Il accueillerait des aménagements ou du mobilier urbain à l’esprit « nature » permettant de s’asseoir, de se retrouver. Convivialité, espaces de rencontres, mobilier urbain Sans beaucoup de surprise, le « quartier rêvé » est un quartier qui insuffle de la convivialité : il propose des espaces de rencontres, avec un mobilier urbain adapté qui « donne envie de se poser », de discuter, de passer du temps ensemble, de jouer dehors. C’est un quartier qui propose des espaces dédiés en fonction des âges (l’occasion d’évoquer le besoin d’un espace de jeux pour les plus petits, mais également d’une espace de type street-workout pour les ados ou de bancs circulaires pour les aînés), en fonction des publics, mais également des lieux ouverts, où tout le monde se rencontre, se retrouve, et où se développent les liens intergénérationnels.

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Les participants a l’atelier ont largement privilégié des images évoquant un mobilier urbain aux matériaux naturels (bois, pierre), des aménagements frugaux, simples, voire faisant appel au réemploi. La gestion est une préoccupation pour beaucoup : au-delà de l’équipement en mobilier urbain, le sujet des corbeilles, voire de toilettes publiques est évoqué.

Sécurité Enfin, le quartier idéal est un quartier sûr et sécure. Contrairement à d’autres quartiers, ce n’est pas l’insécurité au sens où on l’entend habituellement (trafics de stupéfiants, délinquance...) qui est évoquée ici, mais l’insécurité routière, l’insécurité des circulations piétonnes, l’aspect peu engageant de la passerelle… L’enjeu de sécurité est l’occasion d’imaginer des circulations apaisées, des liaisons douces, un quartier plus clair grâce à la signalétique et mieux éclairé, notamment aux abords de l’école.

Il est intéressant de constater que les contributions des enfants (image ci-dessus), nombreux sur cet atelier, vont largement dans le même sens. Les préoccupations pour un quartier « nature » très végétalisé, accueillant, et bien sûr ludique apparaissent comme des points de convergence.

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QUELS ENJEUX EN MATIÈRE D’ESPACES PUBLICS POUR LE PROJET ? On note dans les échanges la confirmation d’un intérêt marqué pour les enjeux de développement durable concernant les espaces extérieurs. Mais au-delà, certains points doivent attirer l’attention : • l’enjeu des circulations, en regard des perspectives d’ouverture et de désenclavement. Une réponse claire devra être apportée par le projet urbain pour ne pas générer un nouvel afflux de véhicules en transit dans le quartier, et si possible réduire les pratiques actuelles qui consistent à couper par le quartier pour éviter les axes saturés ; • la question de ce que l’on pourrait appeler la « résidentialité » du quartier, avec une réflexion importante sur la notion de « limites » entre espaces privés résidentiels et espace public. On voit qu’aujourd’hui le quartier est dans un entre-deux : il n’est pas résidentialisé, les espaces sont publics, mais le fonctionnement socio-urbain et l’appropriation du secteur renvoient davantage à des pratiques résidentielles. Le projet urbain devra apporter une réponse claire concernant la place de la voiture et du stationnement au sein des espaces résidentiels ; • La notion « d’intimité » des espaces à usages publics semble être un axe à développer pour inscrire le projet dans le caractère « village » qui singularise le secteur. On voit bien apparaître le besoin de micro-espaces « dédiés » ou « adaptés » à certains publics, qui devront s’articuler aux espaces ouverts, fédérateurs, lieux d’échanges intergénérationnels et de mixités.

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Thème 2 « Équipements publics ; services et commerces » Les constats et éléments de diagnostic partagés Un quartier bien équipé… mais considérablement vétuste Des équipements structurants pour le quartier Le constat est partagé sur le fait que le quartier est bien doté en équipements en regard du nombre de logements. Il est d’ailleurs précisé par certains participants que ces équipements sont aussi fréquentés par des personnes extérieures au quartier, notamment l’espace jeunes, l’école, le centre social et bien sûr le collège. Ces équipements sont perçus comme structurants pour la vie des familles, une personne évoque le centre social comme le « cœur du quartier ». Au-delà des services qui sont proposés, les équipes gestionnaires et d’animation sont impliquées dans la vie de quartier et fonctionnent en réseau (Équipements scolaires, Centre Social, espaces jeunes…), conférant à ces équipements une dimension supplémentaire. La qualité de service proposée est d’ailleurs soulignée : Unité EEA1 de l’école, animations sportives et socio-éducatives au Centre Social (dont l’agrément a été renouvelé pour 4 ans) et à l’Espace Jeunes, etc. Des lieux de socialisation essentiels Au-delà des « services » proposés, les équipements sont aussi perçus comme des lieux de socialisation essentiels. On dépasse ici la notion « d’équipements publics » pour intégrer certains aménagements, notamment le city-stade, l’aire de jeux, etc. Si le centre social et l’espace jeunes proposent une socialisation « encadrée », ces équipements extérieurs proposent un autre registre, perçu comme également important. Il peuvent néanmoins donner lieu à des tensions : le city-stade est ainsi qualifié par un participant comme « trop petit : les grands l’utilisent en priorité ». On retrouve ici un des constats partagés dans l’atelier « espaces publics » : le manque de diversité d’espaces de socialisation extérieurs se traduit par des tensions sur les usages. ...Mais des défauts majeurs La question de l’école a focalisé les débats. Considérée comme vieillissante, mal entretenue, voire qualifiée de vétuste, elle vient cristalliser les débats. Les participants ont évoqué le besoin d’interventions urgentes (les sanitaires), mais posent le constat plus large 1

Unités d’Enseignement en Élémentaire Autisme 13

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d’un équipement hors d’âge, en contraste avec le collège dont la rénovation est soulignée. Au-delà des sanitaires, tous les sujets sont abordés : les cours de récréation, l’isolation, la chaleur en été, l’impossibilité d’ouvrir les fenêtres en été à cause du bruit de la route, la moisissure liée à l’humidité, l’absence de rideaux occultants, l’état du préau…

Deux constats sont également posés sur la question de l’école : - le très fort attachement des habitants du secteur à cette école, en lien avec l’équipe éducative ancienne, inscrite dans une relation de confiance avec les parents et les partenaires. En témoigne le fait que certaines familles qui ont quitté le quartier continueraient à y scolariser leurs enfants. - l’impact de l’état de l’école, qui génère chez certains habitants un sentiment d’abandon, de la colère, l’impression d’être négligés. Les besoins identifiés portent aussi sur les abords de l’école : sols boueux en cas de fortes pluies, manque d’éclairage, besoin d’un parvis, sécurisation des abords lors des sorties d’école, etc. L’état et le dimensionnement des équipements sociaux culturels sont également un facteur d’insatisfaction : si le rôle, la qualité des équipes, l’importance dans le quartier et au-delà du centre social et de l’espace jeune sont les premières affirmations des participants, très vite vient la question de leur taille. Ils sont perçus par certains comme « trop petit » en regard de leur fréquentation, du service qu’ils apportent, de leur attractivité dépassant le quartier, celle-ci restant à objectiver. 14

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Le sujet des équipements sportifs est à différencier en fonction de chacun. Le gymnase bénéficie d’un regard plutôt positif, avec un besoin d’amélioration des vestiaires. Le terrain de rugby est considéré comme « extérieur » au quartier, en ce sens qu’il n’est pas accessible aux habitants du quartier (sauf pour la fête de quartier). Ceci permet de faire la transition sur un autre sujet soulevé dans le cadre des ateliers, celui de la « fonctionnalité » et de l’accessibilité des équipements. Chaque équipement est perçu comme très fonctionnel, dédié à « une » activité, et pour lesquels se pose la question de l’ouverture « en dehors » des temps spécifiques et la question de la mutualisation. Le stade de rugby est symbolique de ce constat, mais il a également été porté sur le gymnase, voire été évoqué pour les cours d’école.

D’autres équipements n’ont aucun lien avec le quartier : pourtant tout contre le quartier, les ateliers municipaux sont assez méconnus, et suscitent un intérêt lorsqu’on évoque ce qui s’y passe. Le Santé-Pôle est qualifié de « très beau par rapport au quartier », propose une offre médicale mobilisée par les habitants, mais l’avenue Marc Jacquet constitue une barrière trop importante pour qu’il soit considéré comme faisant partie du quartier. Enfin, le temps de diagnostic a été l’occasion de faire remonter des besoins, notamment en termes d’équipements petite enfance : Relais Assistantes Maternelles (RAM), halte garderie, activités ludiques adaptées, sont perçus autant comme un besoin que comme un moyen de générer de la mixité en répondant à des besoins extérieurs au quartier.

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POURQUOI ? Quelques éléments d’analyse... Deux points clés nous semblent être à retenir : - le premier est bien sûr le « focus » sur l’école. L’état de vétusté présente des impacts aussi bien sur les enfants que sur les parents d’élèves, avec ce sentiment évoqué d’abandon, de relégation. Mais la ‘’symbolique’’ de l’institution « école » nous semble poser l’enjeu au-delà de la réponse à une situation dégradée. Il ressort des échanges une place singulière accordée aux enfants dans le quartier, une attention forte portée sur les conditions d’apprentissage et d’encadrement des enfants et des jeunes. Le sujet « équipements scolaires » nous paraît être un sujet fédérateur, de convergence pour des interventions ambitieuses dans le cadre du projet urbain. - le second est la notion de réseau, de mise en lien. Il est frappant de noter que les participants ont évoqué spontanément la bonne coordination entre les équipes éducatives rattachées aux équipements scolaires et les équipes des équipements socioculturels. Ils ont également souligné la fonction des équipements en termes de mixité, qu’il s’agisse de mixité de genre comme de mixité avec d’autres quartiers. Enfin, certains ont abordé dès le diagnostic la question de la mutualisation et de l’ouverture des équipements. Ces éléments nous semblent majeurs quant aux réflexions sur la programmation, dans la perspective d’une offre renouvelée. Ceci est confirmé, nous le verrons, dans l’exercice de prospective.

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Ce qui ressort de l’exercice de prospective collaborative Un second temps de chaque « micro-atelier » a été consacré à un petit exercice de « prospective », à partir de photos de références mobilisées dans le cadre d’un « photolangage » : les participantes et participants étaient amenés à choisir des photos (parmi plus d’une centaine à leur disposition) et à expliciter les raisons de leur choix, pour aider à faire émerger des évolutions souhaitées pour le quartier. Une offre d’équipement remise à niveau, à la hauteur des ambitions de transformations affirmées par les acteurs publics C’est ici clairement le sujet de la rénovation de l’école, mais également du centre social qui est posée dans le cadre de l’exercice de prospective. Dans l’idéal, ces équipements seraient singularisés par un aspect ludique, coloré, valorisant. C’est également le sujet « environnement » qui a été abordé, à travers le prisme de la végétalisation des cours d’école, mais également les hypothèses de jardins pédagogiques, ou pourquoi pas (proposition d’un parent d’élève) d’une ferme pédagogique liée à l’école ! Davantage d’harmonisation des services et de mutualisation des équipements L’exercice a donné lieu à d’intéressantes réflexions sur la coordination, la mutualisation, l’imbrication des équipements en regard de leurs fonctions et des activités qui y sont proposées. La question du lien entre l’école et le centre-social a ainsi été posée autour du constat que « les deux vont ensemble ». Mais c’est également l’emboîtement avec de nouveaux espaces à créer qui est également soulevé, avec plusieurs propositions : ludothèque / bibliothèque, espace dédié aux pratiques musicales (répétition et enregistrement).

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C’est également sur ce sujet de la mutualisation que l’on peut rappeler la préoccupation marquée d’accompagnement des enfants dans leur développement scolaire et social et des jeunes dans leur projet professionnel, avec par exemple le souhait de créer des liens avec les ateliers municipaux dans cette perspective. Les participants évoquent aussi bien le besoin d’équipement (street workout, cuisine partagée) que d’animation et d’activités – socioéducatives, sportives… qui seraient mieux articulées, mutualisées, développées. (ateliers de cuisine, ateliers lecture, de dessin) dans une optique intergénérationnelle. Les usages moins fonctionnels sont aussi interrogés : Comment les cours d’école peuventelles être utilisées hors temps scolaire par exemple ? C’est ici la mutualisation du terrain multi-sports qui est posée. Enfin, le quartier idéal verrait la réimplantation de certains services : guichet pôle-emploi, sage-femme… Une offre commerciale à repenser en regard de l’offre existante à proximité du quartier La demande de commerces de proximité est réelle, mais les participants aux ateliers sont aussi conscients des limites du fait de la taille du quartier. Boulangerie, distributeur automatique de billets, pharmacie, font partie des besoins qui seraient satisfaits dans le quartier idéal. La proposition de pharmacie est argumentée en regard de la proximité du Santé Pôle et des « possibles » au Champ de Foire. 19 Synthèse & analyse des micro-ateliers de co-construction


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QUELS ENJEUX EN MATIÈRE D’ÉQUIPEMENTS ET DE SERVICES POUR LE PROJET ? Les éléments issus des ateliers sur cette thématique posent les priorités et enjeux suivants : • Un consensus sur l'importance des enjeux en matière d'éducation et d'insertion, une attention particulière aux enjeux socio-éducatifs Placer l’épanouissement, l’autonomie et la réussite des enfants et des jeunes comme objectifs du projet de renouvellement urbain doit être étudié. La dimension intergénérationnelle doit être un levier : la transmission des aînés vers les plus jeunes ressort de nombreux échanges ; • La nécessité d’une intervention forte sur l’ensemble du périmètre d’équipements : école maternelle, élémentaire, centre social, espace jeunes, gymnase. Les interactions, la mise en réseau, la mutualisation, l’innovation doivent être des perspectives analysées pour proposer une offre renouvelée, réaliste, en capacité à répondre aux besoins des habitants du quartier et à être attractifs au-delà. Les ateliers municipaux doivent être intégrés à cette réflexion ; • Comme sur les autres ateliers, les aspects environnementaux, intergénérationnels, mais également sur cette thématique « ludique » devront guider la concrétisation du projet.

Thème 3 21 Synthèse & analyse des micro-ateliers de co-construction


« Logement et habitat » Les constats et éléments de diagnostic partagés Un fort attachement aux logements, mais d’importants besoins de travaux La méthodologie était ici adaptée, le sujet logement relevant de l’intime et étant compliqué à aborder collectivement. Nous avons donc privilégié un premier temps individuel avant les échanges collectifs, sur la base de fiches de renseignement sur le logement occupé, son adaptation aux conditions de vie du ménage, la perception des espaces communs, etc. Nous disposons ainsi de données plus précises. 20 personnes du quartier ont participé à l’atelier logement et une ancienne habitante, parent d’élève dont les enfants sont scolarisés à l’école Jean Bonis. Cet échantillon, représentant plus de 10 % des ménages, propose une assez bonne représentativité des immeubles de résidence (3 habitants de la Tour Schuman, le reste étant réparti sur l’ensemble des barres TMH). Il mériterait néanmoins d’être élargi à l’ensemble des ménages du quartier. La majorité occupe des grands logements (T4 et T5), en lien avec la structure du parc de logements. Les participantes et participants étaient âgés de 39 à 71 ans, avec une moyenne d’âge à 50 ans, et représentaient plutôt des « grands ménages » (dont quelques très grandes familles de 6 à 8 personnes), avec une moyenne de 5,4 personnes par logement. Parmi les 20 personnes rencontrées, 3 vivent depuis plus de 30 ans dans leur logement, 6 depuis 20 à 30 ans, 3 depuis 10 à20 ans, et 6 depuis moins de 10 ans.

Des logements spacieux, agréables, adaptés à la typologie familiale comme au budget des ménages Les personnes rencontrées se sont largement saisies de cette thématique du logement pour rappeler leur attachement au quartier justifié non seulement par sa dimension familiale, mais également par les conditions de vie qu’il permet. Concernant les logements propriétés de TMH, le sujet de la taille des logements ressort comme la principale satisfaction, en regard notamment des niveaux de loyer pratiqués. Les locataires de la Tour Schuman soulignent plus de points positifs, notamment la satisfaction quant au chauffage et à l’isolation et aux travaux de mise aux normes des installations électriques et de l’aération.

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Des points de satisfaction qui relèvent finalement plus de « l’habité » que du logement. Plus que les logements en eux-mêmes, les points de satisfaction renvoient aux rapports entre famille, logement et quartier. Le logement est qualifié positivement à travers des notions telles que l’adaptation à la taille des familles, la localisation à proximité des établissements scolaires, des réseaux de transports en commun et de l’hôpital, l’arrivée prochaine du T-Zen, le calme, les loyers raisonnables, les bonnes relations de voisinage. D’importants besoins de travaux sur le patrimoine de TMH Derrière cette vision positive, les fiches individuelles et les échanges ont fait remonter d’importants besoins d’améliorations, convergeant avec les analyses techniques réalisées. Dans les logements du bailleur TMH, les problèmes d’humidité et de ventilation des pièces d’eau (SdB, cuisines, w.c., buanderies) sont récurrents, mais au-delà se pose la question de leur rénovation complète : les éléments sont très anciens, avec des problèmes récurrents de fuites (réparations locatives, mais attribuées à la vétusté des installations) et des équipements (w.c., baignoires, lavabos, éviers) très anciens et dégradés . Plusieurs locataires soulèvent des problèmes d’évacuation des eaux usées. Des problèmes sur les menuiseries sont également soulevés (vétusté, absence de volets dans les cuisines et salons). Plusieurs soulignent également la faiblesse du système de chauffage corrélé à une isolation insuffisante. L’absence d’ascenseurs est problématique pour certains locataires, notamment des personnes âgées en 4ème étage. Dans les espaces communs du bailleur TMH, c’est le sujet du manque d’entretien courant qui est soulevé, avec un impact sur le vieillissement des parties communes et donc un besoin de travaux de rafraîchissements. Moins d’enjeux exprimés sur le patrimoine d’Habitat 77 Les logements de la tour Schuman d’Habitat 77 n’ont pas donné lieu à des remontées de difficultés. Les parties communes de la tour ont donné lieu à des recueils de doléances concernant les pannes répétées des ascenseurs, avec des interrogations sur le système de maintenance. Les constats sur les espaces extérieurs convergent avec ce qui a été dit sur les ateliers dédiés : globalement spartiates et à requalifier, gestion à peu près correcte... Parmi les dysfonctionnements signalés, on trouve bien sûr les problèmes de stationnement, le manque de places, le constat de jets d’ordures par les fenêtres de la part de quelques ménages, et enfin le manque de locaux à vélos et d’emplacements pour les deux roues motorisés, source de conflits d’usage concernant ces locaux. Sur les souhaits de quitter le quartier... La très grande majorité des personnes rencontrées a réaffirmé son attachement au quartier et sa volonté d'y rester. A la marge, certains échanges ont porté sur des difficultés d'intégration ainsi que sur un souhait de départ du quartier (une mutation en attente depuis plusieurs années).

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POURQUOI ? Quelques éléments d’analyse... L’analyse des éléments concernant le logement et l’habitat est délicate tant le sujet de l’opposition aux démolitions est fort, et les peurs de quitter le quartier importantes. Lorsqu’on interroge les participants sur leurs logements, le premier discours est très positif (« les logements sont grands, sont beaux, sont agréables »), répété comme un argument anti-démolition et témoignant des craintes soulevées par cette perspective. Pourtant, on voit en creusant et en prenant le temps que le patrimoine – notamment de TMH - nécessite d’importants travaux, déjà identifiés lors d’études préalables, et qu’il n’est pas adapté au vieillissement d’une partie de la population. On comprend également que le projet de réhabilitation (non chiffré) étudié en 2016 par TMH et mis de côté dans la perspective du projet de renouvellement urbain est connu des locataires, certains y faisant référence (y compris – voir partie suivante – dans la partie prospective de l’atelier). Il a laissé dans les esprits les traces d'une perspective possible et d'une occasion manquée, sur laquelle reviennent certains habitants et qui les empêche de se projeter dans autre chose. Un débat qui se cristallise sur les démolitions plus que sur les ambitions du projet... Plusieurs éléments peuvent participer à comprendre cette situation. Le premier est l’expérience antérieure du PNRU sur d’autres secteurs de Melun (Montaigu notamment). Les conditions de relogement (accompagnement, rapport surface / loyer des nouveaux logements) n’ont, semble-t-il, pas donné entière satisfaction à tout le monde, le programme de démolitions s’est développé en cours de projet avec une tour qui n’était pas ciblée au départ pour être démolie… La cristallisation du débat autour des démolitions vient ainsi fragiliser le débat, générer des oppositions alors que les échanges lors des ateliers montrent l’importance des points de consensus. Cette cristallisation à déplacé le débat de la nécessaire ambition du projet vers un volume de démolitions, alors que ces deux notions ne sont pas liées. ...qui empêche d’aborder la question de l’adaptation des conditions de logement Certaines dimensions ont été sans doute trop peu abordées dans les précédentes réflexions et premiers scénarios qui ont alimenté l’élaboration du projet. La question de l’adaptation de l’offre en logement aux besoins des familles apparaît ainsi assez peu, dans une analyse fine tout au moins, alors que les échanges mettent en évidence de vraies problématiques : ménages âgés en 4ème étage sans ascenseur, familles de 8 personnes en sur-occupation, non-accessibilité PMR des immeubles. L’opportunité de se saisir du projet pour engager un nouveau parcours résidentiel n’a pas non plus été semble-t-il partagée : besoins en décohabitation de jeunes adultes vivant chez leurs parents, perspectives d’accession sociale à la propriété pour certains ménages, souhaits de mutation dans ou hors du quartier pour un logement plus adapté, volonté de se rapprocher du lieu d’emploi… Ces sujets, pourtant essentiels, apparaissent tabous, tant la crainte existe qu'ils soient utilisés pour justifier la démolition. Les démolitions, mêmes limitées – mais assimilée à une « destruction » du quartier (voir ciaprès) -, ont toujours été présentées en négatif, et jamais comme ce qu’elles pourraient permettre, non seulement pour le quartier (recomposition des espaces urbains, amélioration de la desserte des logements et des équipements...), mais également pour les habitants actuels de Schuman en matière d’amélioration des conditions de vie : accès à un logement adapté, déblocage d’un parcours résidentiel, accès à un primo-logement pour les jeunes décohabitants, promotion sociale. Le sujet est sensiblement identique sur les possibles en termes de diversification de l’habitat : ce que les habitants ont à y gagner 24

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(maintien des écoles, possible développement de l’offre commerciale, évolutions résidentielles pour ceux qui le souhaitent, etc.) n’apparaît pas dans les précédents échanges, tandis qu’ils commencent à ressortir des échanges lors des micro-ateliers. La situation révèle une forte défiance des habitants vis-à-vis des institutions : toutes les tentatives d’aborder par exemple le sujet de « garanties » qui seraient apportées dans le cadre d’un processus de relogement vertueux ont été vaines, au prisme du « on n’a plus aucune confiance » et du refus de la démolition. La crainte de logement plus petits ou plus chers renforce ce point.

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Ce qui ressort de l’exercice de prospective collaborative Comme pour chaque thématique, le second temps de chaque « micro-atelier » a été consacré à un petit exercice de « prospective », à partir de photos de références mobilisées dans le cadre d’un « photo-langage » : les participantes et participants étaient amenés à choisir des photos et à expliciter les raisons de leur choix, dans l’objectif d’aider à l’émergence des possibles évolutions du quartier. La prospective mobilisée pour parler de l’attachement au quartier Les habitants se sont saisis de l’atelier prospective d’abord pour parler de leur attachement au quartier : le quartier idéal, le quartier de demain, c’est celui...où ils pourront continuer à habiter ! Certains ont mobilisé les mêmes sujets que sur la thématique vivre ensemble : le quartier idéal est bien approprié, il a une histoire, c’est une famille… et le quartier n’en est pas si loin !

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La revalorisation du quartier passe par une amélioration forte des logements... S’ils avaient une baguette magique, les résidents du quartier amélioreraient d’abord leurs logements. On retrouve ici les besoins de rénovation des pièces d’eau : cuisines, salles de bain, w.c., buanderies seraient totalement neuves pour les locataires de TMH, beaucoup changeraient la baignoire pour une douche. La création d’espaces extérieurs est également un point de convergence fort : beaucoup se sont saisis d’images de balcons ou terrasses pour rappeler que cela avait été envisagé par le bailleur. Les participants ont insisté sur ce point en évoquant notamment les difficultés rencontrées durant la période du premier confinement, en ayant conscience que ce genre d’épisode pouvait être amené à se reproduire dans les mois et les années à venir. Pour beaucoup, le balcon permet de rendre le confinement plus supportable. Les barres de TMH seraient également équipées d’ascenseurs… et ceux de la tour Schuman ne tomberaient jamais en panne ! L’ensemble des pièces des logements du bailleur TMH seraient équipées de volets roulants (les cuisines et les salons étant actuellement dépourvus de volets). Les parties communes seraient pleinement rénovées, plus lumineuses, avec des entrées « qui ferment ». ...et des espaces extérieurs Le quartier « idéal » serait aussi considérablement transformé dans les abords des logements : le stationnement serait mieux organisé, mis à distance des pieds d’immeubles. Des images de résidentialisations ont été prises pour évoquer aussi bien cet objectif de mise à distance, que pour parler de la végétalisation des pieds d’immeubles ou de la meilleure « lisibilité » des espaces : « les ‘’grilles’’ marquent la résidence, son entrée, et elles éloignent les voitures, et aussi les jeunes s’ils veulent squatter l’entrée ». Dans tous les cas, comme sur les autres thématiques, une place importante est faite à la nature. On le retrouve aussi bien dans les images d’espaces résidentiels que sur l’idée d’investir les toitures, par exemple pour des jardins partagés sur les toits. Également dans la continuité des autres thématiques, la priorité d’aménager les abords des immeubles pour qu’ils soient plus favorables à la convivialité est une constante.

On observe à travers les images choisies que les habitants ne demandent finalement pas des choses « incroyables » (des espaces extérieurs embellis, des logements rénovés..), mais des réalisations qualitatives et fonctionnelles. Les ambitions exprimées dans l’exercice de prospective (balcons, ascenseurs) témoignent d’une projection dans leur logement.

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QUELS ENJEUX EN MATIÈRE DE LOGEMENT ET D’HABITAT POUR LE PROJET ? Les éléments issus des ateliers sur cette thématique nous semblent poser les priorités en enjeux suivants : • Aborder la thématique du logement sous l’angle de ce que les habitants ont à gagner en terme de conditions de vie : ◦ Amélioration des conditions de vie dans les logements, par des interventions majeures, qui transforment le quotidien. C’est tout l’enjeu des attendus en matière de rénovation des pièces d’eau, mais également de création d’espaces de prolongation des logements (balcons, espaces résidentiels communs pensés comme des prolongations collectives des logements…). C’est aussi celui de la performance énergétique visant à réduire le coût des charges. ◦ Améliorer les conditions de vie en permettant un parcours résidentiel dans ou hors du quartier, de manière déconnectée du sujet « démolition », pour adapter les conditions de logement aux besoins des ménages, dans un strict respect du rapport surface / loyer. • Ne pas penser une offre neuve à créer sur le secteur uniquement sous l’ange de la « diversification » et de la mixité, mais également sous l’angle des bénéfices pour les locataires actuels : ◦ Possibilités de parcours résidentiels au sein du quartier dans une offre neuve adaptée (qu’il s’agisse de logement adapté pour les personnes âgées, pour les jeunes, de logement intergénérationnel, d’accession sociale à la propriété, de logement social si une dérogation était accordée…) ◦ Garantie d’une montée en qualité et d’un maintien, voir d’un développement des équipements publics et des services. Ceci ne serait possible par une relative densification (nouveaux logements) et des porosités retrouvées avec la gendarmerie. L’atteinte d’un seuil de population permettrait cette garantie.

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Thème 4 « Vie de quartier & vivre-ensemble » Les constats et éléments de diagnostic partagés Un quartier symbiotique, une « famille », un « vivre-ensemble » porté comme une valeur du quartier La solidarité La première chose qui est mise en avant par les habitants rencontrés lorsqu’on évoque le sujet du « vivre ensemble », c’est la forte solidarité, qu’elle soit intergénérationnelle, entre voisins, entre familles qui caractérise le quartier. Celle-ci s’exprime dans différents contextes : aides aux personnes âgées, aux personnes ne maîtrisant pas la langue française, aide aux devoirs, dépannage des voisins. Les participants définissent ainsi le quartier par son « esprit d’ouverture et de dialogue », par « l’unité et le respect mutuel ». Le respect, le calme et la tranquillité Les rapports de respect entre les « jeunes » et les « anciens », entre les différentes composantes qui forment le quartier, l’absence de jugement entre voisins sont soulignés par beaucoup, se traduisant notamment par l’absence de problème d’insécurité ou de trafic de drogue comme cela peut être le cas dans les autres quartiers. Une forme de « contrôle social » se traduit par une attention particulière portée aux jeunes de la résidence, à leur épanouissement scolaire et social, par la capacité à faire barrage au « deal », les habitants s’attachant à faire respecter les règles de vivre-ensemble aussi bien à l’échelle du quartier que de la cage d’escalier. Les notions de calme et de tranquillité sont (malgré certaines incivilités ou dégradations évoquées, parfois des vols, voir ci-après), des éléments forts ressortant des échanges, des acquis auxquels les habitants ayant participé sont attachés en regard de ce qu’ils voient « ailleurs ». Un tissu associatif et des équipements structurants Le quartier accueille au moins 5 associations actives, perçues par les participants comme un des facteurs du vivre-ensemble. On trouve ainsi 2 associations de locataires, siégeant en Conseil d’Administation de chacun des bailleurs, ainsi que des associations plus orientées vers la vie sociale du quartier : association des Jeunes de Schuman, association Mamans Citoyennes, Shuman Horizon (actions en direction des séniors), et plus récemment créée l’association « Jeunes Intergénérationnels ». Ces associations reposent 30

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sur un petit noyau d’habitantes et d’habitants, très actifs et engagés, notamment dans le Conseil Citoyen, les actions de solidarités organisées dans le quartier, ainsi que les démarches « institutionnelles » (GUSP par exemple). Au-delà de ce tissu associatif, les participants aux ateliers soulignent l’importance des équipements du quartier dans la qualité de son fonctionnement social. Certains ont relevé les liens étroits et la bonne coordination par exemple entre les équipes gestionnaires d’équipements (service jeunesse par exemple) et le collège, mais au-delà entre les habitants eux-mêmes et ce qu’ils décrivent comme des « entités » du quartier : Centre Social, écoles, collège…

Peu de sources de tensions sont identifiées, les craintes exprimées témoignent plutôt d’un souci de préserver l’équilibre du quartier. Certaines renvoient à des activités informelles (comme par exemple les barbecues sur les espaces extérieurs), qui peuvent générer des nuisances, qui ont fait l’objet de demandes d’institutionnalisation restées sans suite, et qui restent à cadrer. Certains témoignages relèvent l’existence d’incivilités, quelques signes d’intolérance et de racisme (rapidement désamorcés) ponctuels qui n’entameraient pas le vivreensemble. Enfin, les évolutions dans le cadre du projet de renouvellement urbain peuvent faire peur : crainte ou refus des démolitions pour certains, de la diversification, du relogement s’ancrent dans la peur de perdre les liens existants. Ceci est toutefois moins vrai pour les 31 Synthèse & analyse des micro-ateliers de co-construction


enfants et jeunes adultes, certains ayant évoqué que la construction de nouveaux logements pourrait se traduire par des équilibres permettant l’implantation de nouveaux commerces ou activités.

POURQUOI ? Quelques éléments d’analyse extérieure... Plusieurs éléments expliquent ces constats partagés. Certains sont identifiés par l’ensemble des parties-prenantes qui se sont mobilisées lors des ateliers. Le premier facteur explicatif repose sur l’ancrage des familles dans le quartier. Sa composition est très « stable », beaucoup de ménages sont présents de longue date 2, les enfants des familles du quartier s’y réinstallent. Ceci fait du territoire un quartier « où tout le monde se connaît », un « village » : cet ancrage des familles facilite l’interconnaissance, la création de liens durables. Le terme de « famille » pour caractériser le quartier est ainsi revenu à plusieurs reprises et les observations que nous avons pu faire dans le quartier tendent à confirmer ces liens forts entre les résidents.

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Selon les données des bailleurs sociaux, 66 % des locataires Habitat 77 et 50 % des ménages TMH sont entrés dans leur logement avant 1990. Seulement 3 logements en moyenne sont libérés chaque année dans la tour gérée par Habitat 77, 2 à 6 logements en moyenne dans les immeubles TMH. Mission d’appui ANRU à la co-construction de la réorientation du projet de renouvellement urbain de la CA Melun Val de Seine sur le secteur Schuman et de sa mise en œuvre


Cet attachement au quartier est souvent justifié par sa qualité résidentielle : il y a tout à proximité (écoles, quelques commerces, accès aux transports en commun…) et par son calme, sa tranquillité, le sentiment de sécurité. On peut ici s’interroger sur le rapport causes-conséquences : la tranquillité et le sentiment de sécurité sont-ils une cause ou une conséquence de cet attachement, de cet inter-connaissance forte, de l’ancienneté des liens dans résidents avec le quartier ? On peut ajouter à ces éléments d’analyse « l’échelle » du quartier : avec moins de 200 logements, on est sur une échelle qui correspond aux « standards » résidentiels du bon voisinage autant que de la gestion locative.

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Ce qui ressort de l’exercice de prospective collaborative Un second temps de chaque « micro-atelier » a été consacré à un petit exercice de « prospective », à partir de photos de références mobilisées dans le cadre d’un « photolangage » : les participantes et participants étaient amenés à choisir des photos (parmi plus d’une centaine à leur disposition) et à expliciter les raisons de leur choix, pour aider à faire émerger des évolutions souhaitées pour le quartier.

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Sur cette thématique du vivre-ensemble, on observe trois grands axes qui sont identifiés comme leviers pour maintenir ou renforcer les solidarités existantes tout en proposant plus d’ouverture sur le reste de la ville. Un premier axe renvoie aux aménagements des espaces à usages publics ou collectifs, en lien avec ce qui est dit dans le premier chapitre. Beaucoup de participantes et participants se sont saisis de photos de mobilier urbain (aires de jeux, bancs, tablées, agoras, structures monumentales…) pour évoquer les enjeux de convivialité, le partage de traditions, l’intergénérationnalité. Pour beaucoup, les espaces « mixtes » permettent la rencontre entre parents et la surveillance des enfants, permettent la transmission des « valeurs » qui animent le quartier (solidarité, respect…). Certaines images renvoient à la notion de « pratiques collectives », à l’échange de savoirfaire comme participant de la constitution d’une « communauté village » : c’est l’exemple

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de photos d’ateliers d’autoconstruction, de mobilier urbain co-construit, et davantage encore de jardins partagés. Ces derniers, au-delà du potentiel qu’ils représentent en matière de vivre ensemble, d’intergénérationnel et de mixité, sont aussi largement évoqués pour parler du besoin de lien à la nature, et des enjeux de partage et de sensibilisation des plus jeunes autour de la question de la transition climatique. Un second axe permet d’identifier les leviers que constituent l’animation et l’attractivité du quartier pour favoriser l’intensité de sa vie sociale en lien avec le chapitre 2 du livret. Ce sont ici des photos de petits commerces de proximité (boulangerie, café,buraliste) qui ont été choisies, renforçant cette image d’un « quartier village » ; se sont également des animations socio-commerciales plus larges qui ont été évoquées : une brocante, l’installation d’un marché sont posées comme des initiatives qui permettent en même temps de renforcer la vie du quartier, tout en « donnant envie de venir » aux Melunais qui ne connaissent par Schuman. Une participante imaginait par exemple un marché bio, disant « il n’y en a pas à Melun, ça permettrait en même temps d’améliorer l’alimentation des habitants de Schuman, et de faire venir du monde... ». En parallèle à ces animations qui relèvent du champ commercial, c’est également l’offre d’animations socioculturelles et socioéducatives est soulevée : elle témoigne d’une attention forte portée sur les conditions d’apprentissage et d’encadrement des enfants et des jeunes; des animations sportives à destination des plus jeunes et des femmes à développer, une offre de loisirs et d’accompagnement des tout petits à étoffer, un tissu associatif à densifier… 36

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Enfin, le troisième axe concerne l’amélioration des conditions de vie en tant que telles, sur lesquelles deux points sont relevés : une rénovation des équipements (l’école étant au centre des discussions, voir ci-après chapitre consacré aux équipements) et la réhabilitation des logements, tournées vers l’innovation et les économies d’énergie. Des logements moins énergivores sont des logements qui coûtent moins cher en charges, qui redonnent des marges de manœuvre financières aux ménages les plus fragiles, et c’est un facteur identifié d’une amélioration de la vie sociale du quartier [voir chapitre précédent consacré au logement].

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QUELS ENJEUX EN MATIÈRE DE VIVRE-ENSEMBLE POUR LE PROJET ? Globalement, on note dans les échanges un intérêt marqué pour les enjeux de développement durable, que ce soit dans le logement, dans l’aménagement des espaces publics et des espaces verts, dans les activités sociales (marché bio, circuits courts, jardinage, ateliers d’auto-construction, animation d’éveil à la nature…) Cet enjeu du développement durable est perçu tout à la fois comme un impératif sociétal (dimension environnementale, économies d’énergies, contribution « locale » à la transition climatique, crise sanitaire, etc.) que comme un levier pour maintenir voire renforcer la « communauté de voisinage » que constitue le quartier : cet axe est support au développement d’actions collectives, intergénérationnelles, de rencontres, tout en s’inscrivant dans une logique de respect et de responsabilisation.

On voit également se dessiner 3 axes d’interventions dont le projet de renouvellement urbain aura à se saisir : • l’aménagement des espaces à usages publics dans l’objectif d’en faire des supports au mieux-vivre ensemble et aux rencontres intergénérationnelles. • l’intensification de la vie sociale, par le renforcement des équipements, des animations, et leur coordination, avec une perspective également d’attractivité pour le secteur, • l’amélioration des conditions de vie au sens « strict », autour notamment de la qualité des logements et de la qualité des équipements.

Au-delà, c’est l’idée d’un « quartier village » qui émerge de l’atelier dédié au « mieux » vivre ensemble, un « quartier village » dont le projet de renouvellement urbain devra savoir perpétuer l’esprit tout en démultipliant les qualités.

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Mes commentaires, mes remarques, mes contributions : Vous n’avez pas pu participer aux micro-ateliers, vous souhaitez apporter des compléments ou des commentaires sur ce livret : exprimez-vous ici ! Transm

ettez-n ous v Maiso os contribu tions à n du 2 ter, la rue Ed Projet o uard 77000 MELUN Branly ……………………………………………………………………………...………………………………………………………………………………... Cedex

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QUELLES PERSPECTIVES POUR LA SUITE DE LA DÉMARCHE D’IMPLICATION DES HABITANTS A LA SUITE DE CES « MICRO-ATELIERS »

41 Synthèse & analyse des micro-ateliers de co-construction


Les micro-ateliers de février 2021 sont une étape de réamorçage du dialogue et ne prétendent pas incarner à eux seuls la co-construction, qui en effet se déploie dans le temps long du projet avec les habitants, leurs représentants, mais aussi toutes les parties prenantes du projet (bailleurs, riverains, commerçants et usagers du quartier et de ses équipements etc.) Les micro-ateliers se sont tenu dans un contexte sanitaire contraint pour les réunions collectives, qui conduit chaque porteur de projet à devoir adapter et mettre en place des méthodes spécifiques. La méthode de co-construction se déploie de manière spécifique pour chaque projet de renouvellement urbain en fonction des orientations du projet, le règlement générale de l’ANRU proposant un cadre avec des invariants (participation des conseils citoyens aux instances de pilotage, mise en place d’une maison du projet, association des habitants à chaque étape du projet), ce cadre et ces invariants devant au-delà être déclinés sur les différents quartiers. C’est tout l’enjeu du processus qui doit dorénavant se poursuivre, avec le calendrier que nous vous proposons ci-contre, toujours dans un contexte sanitaire restrictif.

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• Avril – Mai : élaboration de premières propositions par l’équipe de La Fabrique Urbaine, sur la base de ce qui a été exprimé lors des micro-ateliers de mars ; • Organisation d’une nouvelle session d’ateliers couplée à une visite collective, début juin si les conditions sanitaires le permettent. Celle-ci visera à élaborer collectivement les scénarios de transformations du quartier ; • Restitution et prise de parole du Maire sur ces propositions ; • Présentation en Comité de Pilotage début juillet ; •

Remise en débat du plan guide (schéma d’ensemble qui visualise l’ensemble des propositions de transformation) et travail sur les modalités de poursuite de la coconstruction en phase opérationnelle à la entrée de septembre.

43 Synthèse & analyse des micro-ateliers de co-construction


EN SYNTHÈSE :

EN MATIÈRE D’ESPACES PUBLICS On note dans les échanges la confirmation d’un intérêt marqué pour les enjeux de développement durable concernant les espaces extérieurs. Mais au-delà, certains points doivent attirer l’attention : • L’enjeu des circulations, en regard des perspectives d’ouverture et de désenclavement. Une réponse claire devra être apportée par le projet urbain pour ne pas générer un nouvel afflux de véhicules en transit dans le quartier, et si possible réduire les pratiques de « shunt » actuelles ; • La question de ce que l’on pourrait appeler la « résidentialité » du quartier, avec une réflexion importante sur la notion de « limites » entre espaces privés résidentiels et espace public. On voit qu’aujourd’hui le quartier est dans un entre-deux : il n’est pas résidentialisé, les espaces sont publics, mais le fonctionnement socio-urbain et l’appropriation du secteur renvoient davantage à des pratiques résidentielles. Le projet urbain devra apporter une réponse claire concernant la place de la voiture et du stationnement au sein des espaces résidentiels ; • La notion « d’intimité » des espaces à usages publics semble être un axe à développer pour inscrire le projet dans le caractère « village » qui singularise le secteur. On voit bien apparaître le besoin de micro-espaces « dédiés » ou « adaptés » à certains publics (enfants, jeunes adultes, familles, personnes âgées...), qui devront s’articuler aux espaces ouverts, fédérateurs, lieux d’échanges intergénérationnels et de mixités.

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RAPPEL DES ENJEUX POUR LE PROJET

EN MATIÈRE D’ÉQUIPEMENTS ET DE SERVICES Les éléments issus des ateliers sur cette thématique posent les priorités et enjeux suivants : • Un consensus sur l'importance des enjeux en matière d'éducation et d'insertion, une attention particulière aux enjeux socio-éducatifs Placer l’épanouissement, l’autonomie et la réussite des enfants et des jeunes comme objectifs du projet de renouvellement urbain doit être étudié. La dimension intergénérationnelle doit être un levier : la transmission des aînés vers les plus jeunes ressort de nombreux échanges ; • La nécessité d’une intervention forte sur l’ensemble du périmètre d’équipements : école maternelle, élémentaire, centre social, espace jeunes, gymnase. Les interactions, la mise en réseau, la mutualisation, l’innovation doivent être des perspectives analysées pour proposer une offre renouvelée, réaliste, en capacité à répondre aux besoins des habitants du quartier et à être attractifs au-delà ; • Comme sur les autres ateliers, les aspects environnementaux, intergénérationnels, mais également sur cette thématique « ludique » devront guider la concrétisation du projet.

45 Synthèse & analyse des micro-ateliers de co-construction


EN MATIÈRE DE LOGEMENT ET D’HABITAT Les éléments issus des ateliers sur cette thématique nous semblent poser les priorités en enjeux suivants :

• Aborder la thématique du logement sous l’angle de ce que les habitants ont à gagner en terme de conditions de vie : • Amélioration des conditions de vie dans les logements, par des interventions majeures, qui transforment le quotidien. C’est tout l’enjeu des attendus en matière de rénovation des pièces d’eau, mais également de création d’espaces de prolongation des logements (balcons, espaces résidentiels communs pensés comme des prolongations collectives des logements…). C’est aussi celui de la performance énergétique visant à réduire le coût des charges. • Améliorer les conditions de vie en permettant un parcours résidentiel dans ou hors du quartier, de manière déconnectée du sujet « démolition », pour adapter les conditions de logement aux besoins des ménages, dans un strict respect du rapport surface / loyer.

• Ne pas penser une offre neuve à créer sur le secteur uniquement sous l’ange de la « diversification » et de la mixité, mais également sous l’angle des bénéfices pour les locataires actuels : • Possibilités de parcours résidentiels au sein du quartier dans une offre neuve adaptée (qu’il s’agisse de logement adapté pour les personnes âgées, pour les jeunes, de logement intergénérationnel, d’accession sociale à la propriété, de logement social si une dérogation était accordée…) • Garantie d’une montée en qualité et d’un maintien, voir d’un développement des équipements publics et des services. Ceci ne serait possible par une relative densification (nouveaux logements) et des porosités retrouvées avec la gendarmerie. L’atteinte d’un seuil de population permettrait cette garantie.

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Mission d’appui ANRU à la co-construction de la réorientation du projet de renouvellement urbain de la CA Melun Val de Seine sur le secteur Schuman et de sa mise en œuvre


EN MATIÈRE DE VIVRE-ENSEMBLE Globalement, on note dans les échanges un intérêt marqué pour les enjeux de développement durable, que ce soit dans le logement, dans l’aménagement des espaces publics et des espaces verts, dans les activités sociales (marché bio, circuits courts, jardinage, ateliers d’auto-construction, animation d’éveil à la nature…) Cet enjeu du développement durable est perçu tout à la fois comme un impératif sociétal (dimension environnementale, économies d’énergies, contribution « locale » à la transition climatique, crise sanitaire, etc.) que comme un levier pour maintenir voire renforcer la « communauté de voisinage » que constitue le quartier : cet axe est support au développement d’actions collectives, intergénérationnelles, de rencontres, tout en s’inscrivant dans une logique de respect et de responsabilisation.

L’on voit également se dessiner 3 axes d’interventions dont le projet de renouvellement urbain aura à se saisir : • l’aménagement des espaces à usages publics dans l’objectif d’en faire des supports au mieux-vivre ensemble et aux rencontres intergénérationnelles. • l’intensification de la vie sociale, par le renforcement des équipements, des animations, et leur coordination, avec une perspective également d’attractivité pour le secteur, • l’amélioration des conditions de vie au sens « strict », autour notamment de la qualité des logements et de la qualité des équipements. Au-delà, c’est l’idée d’un « quartier village » qui émerge de ce premier atelier dédié au « mieux » vivre ensemble, un « quartier village » dont le projet de renouvellement urbain devra savoir perpétuer l’esprit tout en démultipliant les qualités.

47 Synthèse & analyse des micro-ateliers de co-construction


Mission d’appui ANRU à la co-construction de la réorientation du projet de renouvellement urbain de la CA Melun Val de Seine sur le secteur Schuman et de sa mise en œuvre ANRU

L’Adéus

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