Maxence L A U N AY
P O R T F O L I O
Tr a v a u x s é l e c t i o n n é s
2 019 - 2 0 23 1
DIPLÔMES 2022-2023 : Master 1 d’architecture Haute Ecole Supérieure de Suisse Occidentale Fribourg, Suisse
2019-2022 : Licence d’architecture Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Normandie Rouen, France
M A X E N C E L A U N AY
2016 - 2019 : Baccalauréat Scientifique Lycée Malherbe - Caen, France
étudiant en architecture, 22 ans
Dessin et modélisation 3D Suite Adobe : AI ArchiCAD SketchUp, TwinMotion, Cinema 4D Travail à la main
Contact maxence.launaylori@gmail.com +33 785927201
S TA G E S 2021-2022 : Stage en agence d’architecture Branellec-Bataille architectes & associés Pont l’Evêque, France
2020 - Stage ouvrier : second oeuvre, électricité Soprobat + Cordhomme & Bois - Evrecy, France
2015 : Stage d’observation en agence d’architecture Daligaux-Van Nieuvenhuyse - Bayeux, France
EMPLOIS SAISONNIERS 2019-2022 : Agent de production, Plateforme Industrielle Courrier, Caen, France 2023 : Facteur, Thury-Harcourt, France
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LANGUES Français courant Anglais courant Allemand fonctionnel
S O M M A I R E L’ A V A N T- P O S T E
Un pôle associatif dans le parc de l’ENSA Normandie
M U LT I P L E X
Ré ha b i l i t a t i o n d ’ u n i m m e u b l e d e bureaux en logements
IMAGO
Une maison pour un sculpteur
CŒUR DE VALLEE
Planification et restructuration du centre ville de Maromme
CINÉGRAMMES
L ’a r c h i t e c t u r e a u s e r v i c e d u d i s c o u r s a m o u reux dans le cinéma contemporain
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sion n 1538.68.73.100
ENSAN
MAISON DES ASSOCIATIONS LA CHAUFFERIE
L’AVANT-POSTE
ATELIERS DU PARC
PAVILLON
L’AVANT-POSTE Parc de l’ENSA Normandie, Darnétal, France Intentions programmatiques
L’entrée du Parc Lucien Fromage qui entoure l’ENSA Normandie est marquée par la présence d’une maisonnette en briques, ancienne résidence du gardien. Le BDE ainsi que d’autres associations se partagent cet espace exigue. La genèse de ce projet vient donc de la nécessité de constituer un pôle associatif à l’entrée principale du parc, afin que chaque association ait «pignon sur rue» et dispose de l’espace nécessaire pour s’épanouir.
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Mise en volume
L’« avant-poste » se constitue donc de deux espaces autonomes reliés par une large galerie hors d’air pouvant accueillir des fêtes ou des expositions. Tandis que l’espace au Nord recevant un studio de photographie s’adresse à la cîme des arbres, l’espace au Sud cadre la base des arbres du parc, ce qui lui confère une athmosphère plus intimiste propice un atelier.
S’implanter
Ce nouvel ensemble s’accroche sur une passerelle en bois existante à l’entrée du parc de l’ENSA Normandie. Cette passerelle est largement délaissée par les étudiants qui empruntent un chemin plus court pour se rendre à l’entrée de l’école. Ce projet lui donne donc une nouvelle raison d’exister.
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6 GSEducationalVersion GSPublisherVersion 1537.68.73.100
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IMAGO Rue des Petites Eaux de Robec, Rouen, France Intentions programmatiques
Un couple de sculpteurs rouennais rêve de réunir sous un même toit leur famille et leur activité professionnelle. La future maison familiale devra donc s’articuler avec un atelier ayant un lien direct avec la rue. De plus, cet atelier devra disposer d’un studio afin de recevoir un artiste un résidence.
S’implanter
La parcelle retenue se situe au croisement de deux rues peu passagères, essentiellement empruntées par des piétons et des cyclistes. Elle est délimitée par deux cours d’eau au Nors et au Sud. L’Est de la parcelle est quant à lui marqué par la lisière d’un bois. L’élément visuel le plus impactant est le mur de soutènement canalysant le Robec, le cours d’eau situé au Nord de la parcelle. Le projet prendra donc appui sur ce mur en ce servant de sa morphologie pour articuléer ses volumes.
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Mise en volume
Les lieux de la vie commune prennent place dans deux volumes «verticaux». L’atelier, largement ouvert au Nord afin de profiter d’une lumière homogène, est relié à la rue par une passerelle enjambant le Robec, tandis que le séjour, invisible depuis la rue, s’oriente vers le Sud pour profiter de la vue et des apports solaires. Les chambres, constituent le volume «horizontal», sont distribuée par un large corridor pouvant servir d’espace de jeu. Cet espace s’ouvre sur un patio dont la forme résulte de la morphologie du mur. 9
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CŒ UR DE VALLÉE Déville-lès-Rouen, France La vallée du Cailly (du nom du ruisseau qui coule en son creux), est un prolongement de la métropole de Rouen. De par sa morphologie, les réseaux routiers et ferroviaires découpent la vallée fortement peuplée dans le sens de la longueur. L’intention de départ est donc de lier la vallée dans le sens de la largeur, pour rendre accessible les réseaux de transports en commun avec le versant Ouest de la vallée.
Afin de recréer un centre-ville agréable et attractif, nous avons réfléchi conjointement à la densification du bâti et à l’accessibilité aux réseaux par de nouveaux cheminements piétons accompagnés d’une trame verte. Pour répondre à cet enjeu de densification et pour recréer un lien de voisinage, nous avons retenu le modèle de la maison ouvrière en bande, habitat typique des anciennes aires industrielles. Ce type d’habitat nous permettra de recoudre ce tissu urbain hétérogène et de stimuler les relations humaines au coeur du quartier. De plus, nous avons décliné ces habitations selon quatre variantes répondant à différents besoins d’espace, en anticipant les futures évolutions des foyers avec un principe d’extensions successives.
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La trame verte
Ces nouveaux cheminements transversaux sont accompagnés d’une trame verte qui assure la continuité de la végétation sur la largeur de la vallée. Au-delà de l’amélioration du cadre de vie des habitants et des passants, cette continuité est la condition de l’introduction de la biodiversité en ville.
Abstraction
Le plan si-dessus tente de situer la perception d’échelle ressentie sur le site. Plus la maille est large, plus la ville donne au passant une sensation de gigantisme (les tours et les barres de logement, le centre commercial... marqués en rouge sur le plan). Une maille serrée indique au contraire une sensation d’adéquation entre son corps et l’environnement direct, c’est-à-dire d’échelle humaine.
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MULTIPLEX, COMMON THINKING Rue Gavard, Genève, Suisse « Réaffecter, reconvertir des édifices dédiés aux activités tertiaireset/ou commerciales à des fins d’organiser de nouvelles approches de « l’habiter ». (…) Ces édifices existants, situés au coeur des villes, permettent d’entrevoir une alternative au mitage du territoire. Comme des terrains à construire, ces surfaces seraient de nouveaux territoires, une géographie urbaine à réinventer » Christian Dupraz - Atelier Multiplex
Scénario Au croisement de la rue Gavard et de la rue Caroubiers à Genève, deux anciens immeubles de bureaux se font face. L’hypothèse du bailleur consiste en la reconversion de ces surfaces tertiaires en logement, en complémentarité avec d’autres éléments de programme. Dans le bâtiment existant, la cohérence structurelle est assurée par une façade porteuse, ainsi que trois poteaux et la cage d’escalier. De larges plateaux de plan carré sont ainsi dégagés : la simplicité de la structure est propice à l’expérimentation de nouvelles formes de logement.
Démarche L’atelier de projet prend une forme collaborative : chaque binôme se voit affecter un lot d’étages. La réflexion concertée sur le programme permettra d’expérimenter les formes du logement, puis de concrétiser ces réflexions sur quelques étages. Ici, nous nous sommes vus affecter les trois derniers étages, ouverts vers chaque point cardinal.
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3e étage 19
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swisslift 140x160cm
La façade déambulée Les logements des cinq derniers niveaux sont destinés à des familles et à des jeunes actifs. Depuis ces étages, la sensation de se trouver dans une tour domine. La vue sur le paysage est dégagée des quatre côtés. C’est de cette perception quasi-panoramique du paysage que provient l’idée des pièces en enfilade, dont la connection s’effectue le long de la façade. Nous nous sommes appuyés sur la forte expression de la trame structurelle pour produire les nouveaux espaces. Les contre-coeurs existants sont ainsi enlevés pour laisser place à une façade continue rejetée sur le nu extérieur de la trame structurelle. Ce déplacement a deux effets : limitation des ponts thermiques, et libération de l’épaisseur entre les poteaux, donnée à la surface de l’appartement. Selon leur position dans le logement, ces espaces peuvent accueillir différentes dispositions d’ameublement. De plus, une nouvelle structure autoportante enveloppant le bâtiment vient prolonger ces espaces sur l’extérieur. L’appropiation de cette nouvelle peau par les habitants donne un caractère domestique à la façade.
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CINÉGRAMMES
OU l’architecture au service du discours amoureux dans le cinéma contemporain «Tout est affaire de décor Changer de lit changer de corps A quoi bon puisque c’est encore Moi qui moi-même me trahis Moi qui me traîne et m’éparpille Et mon ombre se déshabille Dans les bras semblables des filles Où j’ai cru trouver un pays » Louis Aragon, Le Roman Inachevé, 1956
Une architecture cinématographique. Pour tout architecte cinéphile, l’idée est alléchante. Parler d’architecture ne va pas de soi. L’exploration des liens complexes qui unissent cinéma et archittecture, en apparence disjoints, vient de l’envie de réfléchir au vocabulaire dont l’architecte dispose pour concevoir. Les termes empruntés au cinéma semblent avoir une place centrale dans le discours sur l’architecture. Nous parlons de séquence pour rendre compte d’une succession d’espaces aux qualités différentes, de cadrage pour évoquer le rapport d’un espace au paysage via la fenêtre, ou encore de plan pour distinguer le proche du lointain. Nous mènerons cette réflexion à travers le prisme de l’érotisme. En effet, la question de l’amour au cinéma, en plus d’être un thème récurrent, semble avoir des implications très précises en termes de mise en scène et de jeu avec l’espace. Comment le cinéma met-il en valeur l’interraction entre l’espace architectural et le corps par le jeu de l’érotisme ? Pour se faire, le dessin d’architecture nous pemettra d’analyser le lien entre l’architecture et le récit.
Arrêt sur image tiré de In the mood for love dirigé par Wong Kar Wai Hong-Kong, 2000
Hiroshima, mon amour. Dirigé par Alain Resnais, avec Emmanuelle Riva et Eiji Okada, France, Japon. 1959.
HIROSHIMA MON AMOUR
Le parcours des personnages à travers les espaces caractéristiques d’un hôtel (la chambre, le couloir, le parvis) sert de catalyseur aux dialogues évoquant un ailleurs. Si la caméra ne laisse jamais le décor exister par lui-même en temps qu’élément pictural, il influence l’action par ses ambiances (la pénombre du couloir, le bruit du parvis) sa morphologies et doncles situations d’un corps par rapport à l’autre qu’il permet.
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In the Mood for Love. Dirigé par Wong Kar Wai, avec Tony Leung et Maggie Cheung, Hong-Kong. 2000.
IN THE MOOD FOR LOVE
Dans cette séquence, les parcours des personnages sont incarnés par une chorégraphie des corps dans un dispositif contraint à l’excès. L’enjeu ets ici la dissimulation d’un amour interdit, la caméra filme donc l’action à travers des interstices dans ce décor. Kar-Wai montre donc comment, dans ces étroits appartements hong-kongais qui impliquent la surveillance de tous par tous, les passions sont de l’ordre du secret, de la honte. Mais aussi comment, par contraste, ces contraintes spatiales et sociales stimulent ces mêmes passions.
Call me by your name. Dirigé par Luca Guadagnino, avec Thimothée Chalamet et Armie Hammer, France, Japon. 1959.
CALL ME BY YOUR NAME
Les deux chambres et la salle de bains, toutes commandées entre elles, contibuent à créer un espace hors du monde où la relation entre Elio et Oliver pourra advenir. Si le dispositif architectural sert la résolution de l’intrigue, la narration mettant en mouvement les deux corps nous renseigne sur le potentiel d’une telle morpholgie. La connection entre les deux chambres par la salle de bains offre une surface de tension et d’interraction entre les deux personnages, ce qui donne à cet espace une qualité érotique, révélée par la séquence cinématographique.
La mauvaise éducation. Dirigé par Pedro Almodovar, avec Gael Garcia Bernal et Fele Martinez, Espagne 2004.
LA MAUVAISE ÉDUCATION
Dans cette séquence, ni la maison ni le paysage n’ont une place privilégiée à l’écran : cela contribue encore une fois à créer un espace en-dehors du monde. La piscine est le dispositif en centre de l’action. La piscine, au centre de la scène, est donc utilisée par le réalisateur comme un lieu de refuge et de séduction. Par ses qualités (l’intimié, l’humidité), la piscine est un lieu d’exhibition faisant progresser la relation entre les deux personnages, dévoilés l’un à l’autre.
Le mépris Dirigé par Jean-Luc Godard, avec Brigitte Bardot et Michel Piccoli, France, Italie. 1963.
LE MÉPRIS
La spatialité de l’appartement permet à Godard d’explorer la relation complète entre les deux époux. Sa morphologie complexe, par ses détours, ses perspectives, ses continuités, sert à explorer l’intimité des personnages, à exprimer leurs tensions. Le mouvement de la caméra à travers les différents espaces intensifie ainsi le pouvoir narratif de l’appartement en tant que lieu clé de l’intrigue, où l’amour se transforme peu à peu en mépris.
A short film about love. Dirigé par Krzysztof Kieslowski, avec Grazyna Szapotowska et Olaf Lubaszenko, Pologne. 1988.
A SHORT FILM ABOUT LOVE
L’intrigue du film se déroule dans un ensemble résidentiel aux allures sociétiques, situé dans un environnement urbain oppressant. Tomek observe Magda depuis sa fenêtre à l’aide de sa lunette. La spatialité des lieux choisis par Kieslowski catalyse la sensation de solitude et d’isolement des personnages et permet au réalisateur de fabriquer des cadres dans l’image. L’architecture ainsi mise en scène contribue à créer un sentiment de voyeurisme qui est au coeur des relations humaines que le film explore.
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