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Hub de santé à Taounate

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HUB de santé à Taounate

Pour une architecture thérapeutique

Kadija Malak Idrissi Bouzidi Encadré par : Mr Abdeslam Basset Membres du Jury : Mr. Houssein Tahouati Mr. Jawad Guennouni

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DÉDICACES Avant toute chose, je ne saurai commencer cet écrit sans louer Dieu, le tout puissant, le Grand Architecte de l’univers, à qui je dois chaque réussite dans ma vie. A mes parents, Mes deux piliers. Merci pour les valeurs nobles que vous m’avez inculquées, l’éducation et votre amour sans pareil. Recevez dans ce travail aussi modeste soit-il, l’expression de mon profond amour, et mon éternelle gratitude. Puisse Dieu, vous préserver, vous accorder santé, longue vie et bonheur et vous compter toujours parmi ses bien aimés. A maman chérie, Ma source d’inspiration et d’amour inconditionnel. Les mots ne pourront jamais exprimer mon profond amour et reconnaissance. Tu as œuvré pour ma réussite et notre bonheur à tous, de par ton soutien, de par tous tes sacrifices, ta bienveillance, ton dévouement et ta présence dans ma vie. Tu es une maman exceptionnelle. A mon père, Mon exemple et ma fierté, trouve ici le résultat de longues années de soutien et d’encouragements. Merci pour ton amour, ton support et la bonté de ton cœur.

Je tiens à remercier mes sœurs chéries mimi, mon âme sœur et mon ange gardien et Sina, ma complice. Merci d’être les meilleures soeurs au monde. Je remercie également Boss Bencherki, l’unique frère, oncle et l’adorable ami pour son soutien, ses conseils et son accompagnement. 4

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REMERCIMENTS La réalisation de ce mémoire a été possible grâce au concours de plusieurs personnes à qui je voudrais témoigner toute ma reconnaissance. Je ne saurais passer sans remercier spécialement ma deuxième famille... Mes très chers amis,

Je remercie mon encadrant et ami Mr Abdesslam Basset pour sa patience, sa disponibilité, les

Doha, Sara, Oumaima, Laila, Latifa, Sajid, Soumia, Jamal, Ilias et Younes pour leur tendresse,

efforts qu’il a consacré à mon travail et surtout ses judicieux conseils, qui ont contribué à ali-

complicité, soutien et purs moments de bonheur. Merci d’être toujours là pour moi. Je vous

menter ma réflexion.

aime.

Sa rigueur scientifique et son acharnement à la tâche sont des qualités propres à lui qui seront à jamais ancrées dans ma mémoire. Sans lui ce mémoire n’aurait pas vu le jour.

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Je remercie également Mr le Préfet Remichi, la famille Larhlid : Mon général, Mila, Ihsanos et

Je remercie également mon professeur Mr Jaouad Guennouni, un architecte remarquable connu

Zoulou et la famille El Marhoum pour leur soutien, hospitalité et générosité. Trouvez dans ce

pour sa créativité, sa disponibilité et par sa gentillesse. C’est un professeur qui m’a beaucoup

mémoire l’expression de toute mon affection.

marqué durant mon cursus à l’ENA par sa grande sensibilité.

Pour finir, j’adresse mes sincères remerciements à toute personne ayant contribué de près ou de

Merci à Mr Hossein Tahouati, l’architecte doué, le poète à l’âme joyeuse, souriante et positive,

loin à l’élaboration de ce modeste travail.

pour ses encouragements, ses orientations et sa disponibilité.

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RÉSUMÉ

Le présent travail permettra de jeter la lumière sur une ville montagneuse qui dispose d’une richesse naturelle extraordinaire et de donner une vocation à un territoire longuement sous équipé en répondant aux besoins majeurs de sa population locale, principalement la qualité de l’offre de soins. Il permettra ainsi de développer un projet pour et autour de l’Homme, opter pour une approche respectueuse de l’environnement et donner une identité au territoire choisi. La première étape de ce travail a été dédiée à l’étude des espaces de santé à l’échelle nationale et internationale. Ensuite une deuxième partie a été dédiée au diagnostic de la province de Taounate ainsi que la ville de Taounate, afin de mieux comprendre le contexte du projet, suivi d’une étude des principes de l’architecture thérapeutique. Dans le cadre de cette vision, ce nouveau hub recevra la population rurale et urbaine, donnera une image de marque à Taounate et permettra ainsi la revitalisation de la région.

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ABSTRACT

The present work will throw light on a mountainous city that has an extraordinary natural wealth and give a vocation to a deeply under-equipped territory by meeting the major needs of its local population, mainly the quality of the health care. It will thus allow to develop a project putting the human being on its center, to opt for a respectful approach of the environment. The first stage of this work was dedicated to the study of health spaces on the national and international levels. Then a second part was dedicated to the diagnosis of the province of Taounate as well as the city of Taounate, to better understand the context of the project, followed by a study of the principles of therapeutic architecture. As part of this vision, this new hub will receive the rural and urban population, will give an identity and a brand image to Taounate and will thus revitalize the region.

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INTRODUCTION

Au moment ou le Maroc adopte la régionalisation avancée, et consacre de grands budgets au développent régional à travers des équipements structurants adaptés aux besoins et aux contextes, le secteur de la santé à Taounate souffre de nombreux disfonctionnements, que ce soit au niveau des services de santé, des capacités d’accueil des centres hospitaliers, ou des ressources humaines et matérielles. L’espace hospitalier, pilier du développement d’hygiène, de santé et preuve de l’évolution sociale, est un lieu de haute technicité qui doit répondre à plusieurs normes et critères qui conditionnent le bon déroulement de ses activités. Afin de répondre à ces besoins normalisés, ce genre d’espace s’est vu devenir au fil du temps une structure rigide, de part la complexité et la diversification de ses fonctions. Aujourd’hui nous nous retrouvons face à des espaces monolithiques, incapables de s’adapter à l’évolution du domaine médical. Cette incapacité, génère des disfonctionnements qui se répercutent sur le déroulement des actes médicaux, de la vie sociale et ainsi sur le développement des régions et donc du pays.

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PROBLÉMATIQUE

QUESTIONNEMENTS Comment redonner vie à la ville de Taounate ?

Conscients de la situation alarmante de la région de Taounate en terme de qualité et de nombre d’équipements hospitaliers, nous visons à travers le projet d’un Hub de santé HQE, la revitali-

Pourquoi un Hub de santé à Taounate ?

sation et la mise à niveau de la province de Taounate. La situation géographique stratégique de Tatouante, ainsi que son déficit en équipements de santé sont propices à la réalisation d’un tel programme afin de répondre aux besoins vitaux de la population. La déconcentration et la décentralisation dans le cadre de la régionalisation avancé, encou-

Comment l’architecture et l’aménagement des espaces de vie peuvent affecter l’être humain ?

ragent vivement ce type de projets porteurs de savoir faire et de développement intégré durable. Ce hub de santé se ressourcera de son environnement et d’un contexte socio économique créant ainsi un pôle capable de donner de ses fruits à ce territoire longtemps sous équipé. L’empreinte bioclimatique de ce territoire, nous incite à développer un éco-urbanisme dans et

Comment les espaces hospitaliers ont évolué dans le temps et dans l’es pace ?

autour de la nature. Ainsi ce projet viendra se greffer sur un réseau rapide tissant Taounate et Tissa, permettant ainsi la mise à niveau de cette région en matière d’équipements hospitaliers dans le but dynamiser un territoire stratégique.

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Quelle vocation peut avoir la ville Taounate grâce au nouveau Hub de santé ?

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DÉMARCHE MÉTHODOLOGIQUE Dans un premier temps nous allons analyser l’évolution historique des espaces de santé, ainsi que leur forme architecturale, dans le monde et dans le contexte marocain. Ensuite, nous allons étudier l’espace hospitalier, ses composantes, son environnement et sa relation avec la ville. L’analyse du territoire de Taounate, son environnement, son contexte socio-économique et le dialogue que nous allons engager avec celui-ci (par la collecte de données, enquêtes selon les souhaits des habitants) nous révélera le programme et le lieu d’implantation de ce projet qui se veut performant dans la durabilité : développement de l’homme, environnement équitable, économie équitable. Dans un deuxième temps, nous allons chercher à comprendre et retravailler les mécanismes de conception des espaces hospitaliers par l’étude de l’architecture thérapeutique. Comment leurs planifications, programmation et conceptions sont gérées, et comment créer des espaces à vivre plus flexibles, durables et capables de s’adapter. Ce hub sera conçu selon une organisation ouverte sur les besoins spécifiques de notre contexte, pour et autour des habitants de la région, compatible avec les normes répondant aux exigences de L’OMS, se connectant ainsi sur le développement d’un réseau local en symbiose avec le réseau national en matière d’équipements de santé à l’image de l’institut national des plantes médicinales et aromatiques développé, réalisé et gérer par la faculté de MDC de Rabat. Ainsi, notre travail sera échafaudé selon les axes suivants :

1. Système de santé dans le monde et au Maroc 2. Etude du contexte et révélation du site 3. Architecture thérapeutique 4. Ébauche d’esquisse du projet et intentions du projet 16

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Sommaire : 1. L’espace hospitalier Chapitre 1 : Evolution historique 1.Evolution à travers l’histoire L’antiquité L’empire romain Le monde arabo-musulman Le moyen âge La renaissance L’émergence de l’hôpital moderne Chapitre 2 : Evolution des formes architecturales Chapitre 3 : L’hôpital au Maroc L’espace hospitalier marocain à travers l’histoire L’époque pré coloniale L’époque du protectorat Les équipements sanitaires au Maroc

3. Architecture thérapeutique 1. L’impact des bâtiments hospitaliers sur les usagers 1.1 Psychologie environnemental 1.2 Perception de l’espace 1.3 L’impact des facteurs ambiants sur la santé des pa tients hospitalisés

4. Benchmarks L’hôpital royale des enfants à Melbourne, Australie. L’hôpital Rey Juan Carlos à Madrid, Espagne.

5. Le Projet

Chapitre 4 : L’espace hospitalier L’espace public hospitalier L’hôpital dans son environnement L’hôpital et la ville 2. Présentation de la ville de Taounate Chapitre 1: Présentation de la région Ressources naturelles Indicateurs socioéconomiques Chapitre 2 : Le secteur de la santé dans la province

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L’espace hospitalier

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Chapitre 1: Evolution historique 1.Evolution à travers l’histoire Définition de l’hôpital:

règne de la dynastie de Hammourabi. C’est de cette ère que nous viennent aussi les pre-

L’hôpital est une structure prenant en charge

mières lois encadrant la pratique de la médi-

le traitement des patients à l’aide d’équipe-

cine. Ces avancés contribueront par la suite

ments et de personnel spécialisés. Il existe

au développement de la pratique dans plu-

différents types d’hôpitaux dont la classifica-

sieurs régions dont la perse, l’Egypte et même

tion varie selon plusieurs facteurs:

l’Inde.

•Taille •Spécialisation

L’antiquité:

•Air d’impact

Pendant l’antiquité, les maladies étaient consi-

•Type du système de santé

dérés comme des punitions divines. La méde-

•Affiliation

cine s’appartenait donc à la religion. Elle fut à cette époque l’apanage des chefs, des rois, des

Evolution historique:

Collage Evolution Historique

1.1

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héros et surtout des prêtres.

L’espace hospitalier a connu de profonds chan-

La fonction de guérisseur était considérée lé-

gements et mutations accompagnant l’évolu-

gitime, entre les mains de ces derniers. D’au-

tion des civilisations.

tant plus qu’eux seuls possédaient les rudi-

L’objectif est de décrire à travers un parcours

ments de la science.

historique des lieux de soins, l’ensemble des évolutions qu’ils ont connu, tant d’un point de

L’Egypte antique:

vue architectural qu’urbain, en tenant compte

Les égyptiens avaient pour croyance que la

en priorité de la prise en considération de l’hu-

maladie était due à l’introduction d’un esprit

main dans la conception des espaces de soins

du mal issu de la magie et que l’humain, à

propre à chaque contexte spatiotemporel.

l’abri des attaques du démon et de la colère

La médicine en tant qu’entité organisée fît

des dieux avait droit à la vie infinie.

son apparition, 4000 ans avant l’ère contem-

Les plantes et les mélanges médicamenteux,

poraine, dans la Mésopotamie. La première

aux vertus thérapeutiques ont été prescris

prescription nous vient de Babylone sous le

par le dieu Thot pour réparer les dégâts ma-23


tériels de la maladie. Tout processus de gué-

accueillants les étrangers.

vert généralement réservé aux consultations

des individus. Ces organisations disposaient

rison commençait par les incantations et les

•Le privé: les maisons Latreia ou les médecins

ouvert sur l’aire centrale et clos sur l’extérieur.

d’hôpitaux «Xenodochium» disposant d’uni-

enchantements

autonomes.

tés d’isolation pour les lépreux, et d’autres La Rome antique

unités pour l’hébergement des malades.

Les romains sont à l’origine de deux formes importantes de l’architecture sanitaire: les infirmeries et les thermes. On soignait la population dans des infirmeries, et les esclaves et soldats bénéficiait d’un système d’hospitalisation. Les «Valetudinaria», hôpitaux relevants généralement de casernes, accueillaient les blessés sur les champs

Figure 6: maqauette d’un Valetudinaria , Rome Antique

(hôpital militaire).

Le monde arabo-musulman :

Figure 3: Plan et coupes du temple de corinthe du VIe siècle avant JC, Grèce antique

C’est avec la civilisation musulmane que les

Figure 1: Plan représantant le temple mortuaire d’ Hatchepsout

hôpitaux furent conçus et érigés selon un modèle d’organisation efficace. Il ne s’agit plus d’un lieu où l’on cherche la salvation en attendant la mort, mais plutôt un lieu où l’on de rend pour guérir. Du temps du prophète Mohamed, on créa l’hôpital mobil à caractère Figure 4: Photos des restes du temple de corinthe du VIe siècle avant JC, Grèce antique Figure 2: Temple mortuaire d’ Hatchepsout

militaire, le « Bîmâristân » mot persan composé de deux éléments : « Bimar » qui signifie

•Le religieux: le modèle le plus rependu, prati-

malade et « Stan » qui désigne le lieu.

qué dans les temples de Saturn, Hygeia et Asc-

Figure 5: Plan d’un Valetudinaria, Rome Antique

Dix siècles avant leur création en Europe, des

La Grèce antique:

lepios le dieu de la médecine. Ces édifices sont

Conscients par la suite de la stabilité politique

asiles furent créés pour les malades mentaux,

La Grèce organisait les établissements hospi-

caractérisés par un plan type qui se représente

procurée par les disponibilités des soins et leur

qui ailleurs se voyaient emprisonnés dans des

taliers selon trois types :

comme suit: au centre se trouve le temple du

démocratisation, les romains établiront par la

cachots, ou sujets de rituels d’exorcisme.

•Le public: géré par l’état. Les prytanées

dieu Asclépios avec sa statue, à proximité se

suite des organismes religieux dont l’une des

C’est au médecins et chercheurs musulmans

destinés aux soins, les Cynosarges réservés

trouve le bassin pour les ablutions et les bains

missions était de fournir les soins à toute la

que l’on doit aussi l’établissement de plusieurs

de boue et autour on retrouve un portique ou-

population indépendamment de la classe

hôpitaux qui gagneront une importante re-25

24 aux personnes âgées et les Xenodochiums


nommée durant le moyen âge.

des patios distributifs séparant nettement les

comme lieux de la mort. Ils ont même été

Ces hôpitaux auront pour premier souci de

sexes, et les pathologies identifiées à l’époque.

construits pendant longtemps en bois pour être brûlés après leur mort. Vers le XIIIème

présenter une hygiène irréprochable. Le bîmâristân comprenait deux pavillons, un pour

Le moyen âge :

siècle, la maladrerie adopte un schéma assez rigoureux avec l’implantation avec l’extérieur

les hommes et un autre pour les femmes, dans lesquels les malades étaient répartis selon la

Cette époque fut distinguée par l’association

nature de la maladie et le risque de contagion.

des soins médicaux à la religion. Les premières

de la cité au long d’une cours d’eau, un plan orFigure 10: Plan du grand Hôtel-Dieu de Lyon.

constituée de salles pour les malades, de logis

institutions hospitalières furent inspirées par

Figure 7: Plan du bîmâristân Arghûn, à Alep.

ganisé en village protégé dans une enceinte et

le devoir de charité en occident comme en

•Les hospices ou les asiles de pèlerinage :

pour les soignants, la chapelle comme espace

orient.

On les retrouvait au niveau des entrées de

tampon divisant les soignants et les malades,

En occident, on distingue plusieurs différents

villes dans des carrefours ou ponts, destinés

et finalement un cimetière.

types de formes d’architecture hospitalière se-

à l’accueil et au soin des voyageurs et des pè-

lon la fonction, la situation et le statut :

lerins. On y trouve : l’hébergement avec des

•Les Hôtel-Dieu :

salles différenciées pour les hommes et pour

Ils représentaient la forme hospitalière type de

les femmes, la chapelle, le cimetière et d’autres

l’époque médiévale et recevaient les orphelins,

éléments comme le porche servant d’abris aux

indigents et pèlerins administré par l’église.

pèlerins, le bénitier extérieur et le guichet de

Leur architecture révèle la prégnance de la pi-

distribution de la nourriture.

tié chrétienne par la prépondérance de leurs

Figure 12: Photo de maladrerie saint lazare, Beauvais

chapelles parfois de taille égale à celle des salles de malades. Ces dernières s’organisent

•Les ordres hospitaliers :

sous forme de vastes halles composées d’une

Ces établissements sont le premier signe occi-

ou plusieurs nefs, éclairées et ventilées large-

dental d’un service de santé.

ment.

Issus de la Palestine où ils permettaient l’assisFigure 11: Photo de l’ Asile de Saint-Méen, Rennes.

Figure 8: Patio du bîmâristân Arghûn, à Alep.

tance et la défense des croises, les ordres hospitaliers se sont développés en Italie, en Espagne et en Europe du nord au XIIème siècle

L’architecture hospitalière dans le monde mu-

•Les maladreries et léproseries :

dans la poussée de la charité que renforça l’ar-

sulman est fonctionnelle et distingue très clai-

On y recevait les malades abandonnés par

rivée de la lèpre en Europe. Ces espaces se dé-

rement les différents rôles de l’établissement

leurs proches, les malades contagieux et les

veloppent autour d’une cour carrée entourée

qui comprend toujours : la mosquée, l’école

lépreux. On les retrouvait toujours à l’écart

d’arcades et d’une galerie sur deux niveaux.

des villes, caractérisées par des façades rouges

On trouve au niveau inférieur les magasins et27

26 et l’hôpital. Ces espaces sont articulés autour

Figure 9: Photos du grand Hôtel-Dieu de Lyon.


les services, alors que l’étage abrite les locaux

plus aux mains des églises et des hommes de

morphologies de bas.

de services et la salle des malades.

foi et se verra prise en charge et se verra prises

Ci-dessous l’hôpital de l’Ospéade Maggiore

en charge par les autorités civiles.

de Milan conçu par Antonio Averulino. Les

Cette période contribuera grandement au

plans et schéma proposés contiennent les élé-

développement de l’enseignement de la mé-

ments de base de l’architecture hospitalière

decine et des pratiques de recherche. La

qui resteront la base des plans d’hôpitaux

gestion des hôpitaux sera améliorée, et de

pendant quarte siècles: cours distributives,

nouvelles découvertes seront faites en anato-

galeries couvertes, portiques d’hébergements

mie et en chirurgie.

assemblés en croix ou en carré. La disposition d’ensemble est symétrique et centrée sur l’axe

Figure 13: Photo de l’ordre hospitalier du Saint-Eprit (ancienne église) , Auray

: entrée-chapelle.

Contrairement à l’évolution qu’ils auront

moderne : Au 18ème siècle l’accumulation des connaissances fondamentales en anatomie, hygiène et anesthésie donnera naissance à l’hôpital public pavillonnaire, lieu où les médecins peuvent enfin guérir et qui viendra comme réponse au gigantisme des hôpitaux du 17ème siècle qui sera un facteur aggravant des infections hospitalières. L’intervention des architectes permettra la création d’un nouveau système indépendant caractérisé par le cloisonnement des pavillons.

connue durant toute cette période en Europe, les hôpitaux construits en Afrique et en Asie se

L’hôpital moderne est né à partir de la révo-

caractérisent par leur efficacité. Bien que sous

lution française et issu de la combinaison de

influence des préceptes religieux, l’approche

trois facteurs : l’apparition de la notion de san-

scientifique adoptée lors de la conception des Figure 15: Plan de l’hôpital de l’Ospéade Maggiore de Milan

espaces et leur séparation assurera une bonne

té publique ; l’évolution du rapport à la maladie, à l’épidémie et à la ville, l’émergence des

hygiène. La chirurgie qui sera interdite par

théories hygiénistes et enfin de la naissance

l’église catholique en Europe, sera pratiquée

de la médecine clinique qui réclamait des en-

dans ces hôpitaux.

droits propices à l’observation. Figure 14: Planche d’anatomie pendant la renaissance. Torso1 dans 3. II

La renaissance :

Les architectes italiens de la renaissance se

•Les premiers hôpitaux pavillonnaires :

sont basés sur des schémas plus complexes

l’hygiène au centre des préoccupations

L’avènement de l’âge de la renaissance mar-

avec des principes d’organisation, et de distri-

quera une coupure avec le contrôle des entités

bution des espaces en étudiant les transitions

religieuses qu’elles avaient sur le domaine. La

entre les domaines extérieurs, la distribution

Ce type de plan a connu un grand succès, et

pratique de la médecine regagna son carac-

par cours, les galeries, les coursives les esca-

a généré bien des exemples dont la série des

tère scientifique engendrant ainsi des hôpi-

liers, et la hiérarchie des volumes, des plus

hôpitaux à disposition cruciforme (X), en (T),

taux dont la conception se voulait rationnelle.

vastes et collectifs aux plus petits et privatifs.

(L), (U), en équerre ou en plan carré.

La croix et la cour représentaient les deux

L’émergence de l’hôpital

28 La création des structures sanitaires ne restera

Figure 16: Photo de l’hôpital de l’Ospéade Maggiore de Milan

L’hôpital pavillonnaire viendra comme une réponse au gigantisme des hôpitaux du 17ème siècle. Le premier modèle d’hôpital hygiéniste répond aux principes de protection contamination « aéroportées ». Il a été à été conçu par l’architecte Poyet et en29 trepris par le médecin physicien René Tenon


en 1788. L’hôpital Lariboisière fut le premier

Grace à Pasteur et la découverte du monde

bloc. Les raisons à l’origine du succès de ce sur le reste. L’hôpital de Saint-Lô, construit

hôpital français dit pavillonnaire. Ses disposi-

microbien, le principe d’un mode de conta-

modèle sont : la médicalisation progressive en 1956 par l’architecte Paul Nelson est un

tions intérieures cherchent à éviter les risques

mination par le contact plutôt qu’aéroporté

des hôpitaux réclame la réduction des dis- exemple de la révolution fonctionnelle de l’es-

de contagion et d’infection en favorisant la

remet en cause les habitudes et les compor-

tances entre les salles d ‘hébergement et les pace hospitalier, marqué par une composition

circulation et l’assainissement de l’air et en

tements du personnel soignant et médical. Il

plateaux médico-techniques ; la découverte de axiale et un rationalisme structurel où l’aspect

séparant les différentes pathologies dans des

faut limiter les risques nosocomiaux et donc

la pénicilline, réponse considérée comme im- fonctionnel domine. L’espace est pensé comme

pavillons construits et composés autour de

séparer les services et les bâtiments. La confi-

placable à l’infection ; les nouvelles techniques un « centre de santé » en relation directe avec

jardins.

guration de l’hôpital change pour se diviser

de construction ( béton armé, acier, moyens les facultés de médecine et de pharmacie. Il

en unités indépendantes sous formes de blocs

de levage mécanique ) permettant de nou- est implanté au milieu d’un parc, et prend la

ou « mini-hôpitaux » répartis en fonction des

velles configurations architecturales et enfin forme de deux blocs de neuf niveaux chacun.

pathologies. Les principes de l’hôpital dit «

l’hôpital-bloc comme réponse à l’économie du Il se développe en hauteur et les circulations

pastorien » seront parfaitement appliqués au

patrimoine foncier qui incite à la réduction de sont axées autour de l’ascenseur dans un souci

début du 20ème siècle à Lyon par l’architecte

l’emprise des établissements.

Tony Garnier, qui implantera les seize pavil-

L’hôpital Beaujon à Clichy, dessiné par les ar- étage abrite un service, lui-même divisé en

lons de l’hôpital Eduard-HERRIOT sur un

chitectes Walter et Cassan sur l’exemple des deux unités de soins de trente lits, ce qui à

terrain de seize hectares.

hôpitaux-blocs américains, constitue une vé- l’époque, semblait être le chiffre optimum ritable « révolution ».

de rationalisation des déplacements. Chaque

pour le travail rationalisé d’une équipe médicale. Au sous sol se trouvaient les services généraux, le rez-de-chaussée abrite l’administration et l’accueil. La conception est rationalisée au maximum pour obtenir l’hôpital le plus fonctionnel pos-

Figure 17: Plan de Hôpital Lariboisière. Paris

sible inclus dans une paroi continue facilitant Figure 19: Photo de l’hôpital Edouard-HERRIOT. Lyon

Figure 21: Photo de l’hôpital Beaujon à Clichy

le contrôle aseptique. Cette vision de l’hôpital en vertical va atteindre son apogée, dans un modèle de tour centrale

•La révolution fonctionnelle : l’apparition de abritant les chambres et un socle qui s’élargit la machine à soigner

à mesure que ces infrastructures s’étendent.

Vers la deuxième moitié du 20ème siècle, ces Dans ce modèle le patient n’est en aucun cas considérations sur les patients vont disparaître une priorité, même si les chambres indivi-

Figure 18: Photo de Hôpital Lariboisière. Paris

30 •Des cités jardins hospitalières à l’hôpital bloc

au profit d’un nouveau type d’hôpital où les duelles ou doubles deviennent une constante En 1932, est conçu le premier hôpital monoFigure 20: Plan de l’hôpital Edouard-HERRIOT. Lyon

aspects fonctionnels et standardisés dominent c’est uniquement dans une logique d’organi-31


sation et de prévention des maladies infec-

éminent d’accueil : le hall d’accueil est devenu

tieuses :

ainsi un espace public qui assure la transition

« Les besoins de l’hôpital priment, au stade

entre la ville et les secteurs protégés de l’hôpi-

conceptuel, ceux des futurs malades. L’étude

tal et qui offre une opportunité de respiration

démographique, les attitudes, les modes de

au cœur des bâtiments, y apportant lumière et

vie et de consommation sont à peine évoqués,

clarté fonctionnelle.

voire éludés, en faveur d’une efficacité d’abord

La construction de l’hôpital pédiatrique Ro-

budgétaire ». Labasse 1980 par Vaguet 2012

bert-Debré à Paris, mettait définitivement un

On distingue alors quatre grands axes de re-

terme aux « années grises » montrant qu’il

cherche sur la conception architecturale des

était possible de sortir des plans types pour

hôpitaux :

concevoir des espaces hospitaliers à l’image

1.

La rentabilisation des plans (comment

des cités pavillonnaires, avec leurs propres

organiser et raccourcir les liaisons fonction-

lieux publics desservant des espaces plus pri-

nelles ?

vés connectés eux-mêmes par des réseaux in-

2.

ternes.

Les questions d ‘hygiène et de renouvel-

relie à son environnement.

lement de l’air, en contradiction directe avec la compacité de plus en plus recherché. 3. Le problème de l’évolutivité, en contradiction directe avec la complexité croissante des secteurs techniques. 4.La capacité d’accueil des unités de soins et le confort des malades. Ce qui a donné naissance à des équipements rigides, peu évolutifs, sans âme, très souvent coupés de l’espace urbain et des architectes, pris au piège de leur théories fonctionnaliste pure et dure, se verront progressivement relégués aux dessins des façades des modèles et des hôpitaux types des années 70. •Un retour vers l’humain : années 80 Il s’agit d’une prise de conscience miraculeusement collective, presque brutale devant une situation d’impasse par : les maîtres d’ouvrage, les programistes et les architectes se sont ré32 unis pour que l’hôpital redevienne un lieu

Figure 22: Photo de l’hôpital pédiatrique Robert-Debré,Paris

•L’hôpital comme métaphore A la façon d’un projet urbain, la métaphore ressort dans la manière de nommer ces espaces publics : on parle de « rues médicales », « galeries hospitalières ».. L’urbain pénètre à l’intérieur de l’hôpital avec le défi de métriser l’hiérarchisation des espaces, les accès, les flux, l’irrigation non seulement de l’hôpital mais aussi de tout ce qui le

33


2.Evolution des formes architecturales des espaces hospitaliers Les structures hospitalières ont évolué à travers les temps pour répondre aux différents rôles

Portique de l’Egypte antique

qui leurs étaient attribués, aux besoins techniques qui ont accompagné l’évolution du domaine médical et aux exigences des organismes qui les dirigeaient. Ces changements se sont manifestés sur les morphologies ayant marquées l’histoire de la conception architecturale des espaces hospitaliers. Croix et cour de la renaissance

•L’antiquité : Portique entourant le temple Monumentalité divine.

•Le moyen âge : la nef de lits Grande salle de malades en forme de réfecBîmâristân

toire ou de dortoir monastique commus aux deux sexes, prolongée par une chapelle.

•L’ère classique : Cette ère s’est caractérisée par deux formes : Modèle de l’hôpital monobloc

-Hôpital en forme de palais On les retrouvait en périphérie des villes. Ces hôpitaux disposaient de salles des malades

34 Modèle britannique de Harness

convergeant vers la chapelle et séparées en

fonction de plusieurs critères et disposées au-

Salles de malades séparées et disposées autour

tour d’une cour ouverte. Elles sont disposées

d’une cour fermée. La chapelle constitue un

selon un plan en croix, en T, en L, ou tout sim-

bâtiment indépendant. Les salles sont organi-

plement allongées avec une chapelle au centre

sées autour d’une cour. Celle ci est d’une or-

de deux salles respectivement réservées aux

thogonalité parfaite et assure la structuration

hommes et aux femmes.

spatiale.

-Hôpital en forme de couvent

35


•La renaissance :

Cette époque s’est caractérisée par deux éléments : la croix et la cour qui constituaient les éléments centraux autour desquels s’agençait les espaces.

•L’ère industrielle

-Hôpital de type peigne où les bâtiments sont disposés en unités parallèles reliées par des ailes basses ou des galeries. Cette disposition est fondée sur la volonté de limiter les contaminations en séparant les pathologies, l’hygiène et la ventilation. Les salles communes sont superposées dans des pavillons. Il est organisé soit en plots soit en peigne.

15 à 20 lits avec des chambres individuelles ou

Comme dans le monobloc la partie technique

à deux reliées entre elles et aux services tech-

est regroupée à la base

niques par des rues intérieurs.

Le souci de la dimension humaine dans ces

Ces hôpitaux contemporains ont tendance à s’étendre sur de grandes surfaces pour contenir toute l’ingénierie hospitalière.

espaces devenus monolithique de par leur nature compacte et imposante, conduira finalement à un compromis entre la fragmentation et la condensation du bâtie.

Croquis d’évolution des formes architecturales

-Hôpital pavillonnaire où les bâtiments sont disposés différemment de manière à intégrer des jardins qui contribuent au bienêtre psychique et ainsi au processus de soin.

•L’ère pré-contemporaine

Un tout nouveau style architecturale en forme de bloc. -L’hôpital bloc en hauteur comme résultat d’une réflexion fonctionnelle. Un bâtiment linéaire et élevé avec ou sans décrochements. La circulation se fait à partir d’axes verticaux. La circulation horizontale est faite soit avec un simple couloir soit avec un double couloir pour raccourcir les distances. L’organisation à doubles couloirs ne devint possible qu’avec le développement des systèmes d’aération. -L’hôpital monobloc en hauteur sur socle où les parties techniques et imageries médicales sont organisées dans la base. Les administrations sont regroupées aussi au et l’hébergement est au niveau des étages avec des surfaces croissantes. -L’hôpital poly blocs. Cette topologie s’inspire du modèle pavillonnaire pour garder l’échelle humaine et contrôler les distances. Dans ce 36 modèle l’hébergement se fait par des unités de

37


3.L’hôpital au Maroc L’espace hospitalier marocain à travers l’histoire •La période Al Moravide Al Mohade : La maison de la miséricorde

Au Maroc l’évolution du système hospitalier est directement liée à celui de la politique

Challa et l’autre à Ksar El Kbir. On distinguait deux types d’hôpitaux ambulants, des hôpitaux civils qui étaient déployés en cas de catastrophe et des hôpitaux militaires qui accompagnaient les soldats en guerre.

du pays. Le grand moment historique de la médecine au Maroc fut à l’époque des Al Moconstruit l’hôpital de la miséricorde ou « Dar

•La période des Mérinides : Un modèle d’hopitalité

Al Faraj »

L’avènement des Mérinides donna un nou-

« L’hôpital, disait El Mourrakouchi, était doté

vel élan à l’œuvre de l’assistance et à d’autres

d’eau courante chaude et froide. Il disposait de

œuvres sanitaires. Les institutions hospita-

bains, de cuisine et de buanderie. Il compatit

lières offraient des services psychiatriques et

quatre bassins dont l’un était en marbre blanc

un confort inégal. Plusieurs Fondouks ont été

-qui laissaient couler l’eau autour de parterre

transformés en hôpitaux et écoles de méde-

de fleurs et d’arbres fruitiers que le Calife avait

cine et de chirurgie.

fait planter pour l’agrément des malades »

Aux murs des chambres, étaient accrochés,

Le plan assurait la séparation des hommes et

à l’intention des infirmiers, les écriteaux sui-

des femmes et permettait la spécialisation des

vants : ‘’Soyez doux avec les malades ‘’

locaux : médecine, ophtalmologie et trauma-

Les aliénés n’étaient pas attachés, mais assis-

tologie.

taient à des concerts andalous dans le cadre

« Les patients disposaient d’habits de jour et

de séances de musicothérapie. Les Mérinides

de nuit. Ils pouvaient choisir leurs menus et en

ont développé pour la première fois au Maroc

rentrant chez eux, ils recevaient un pécule en

des cures thermales dans les stations de Mou-

attendant d’être complètement rétablis »

lay Yacoub et Sidi Hrazem.

Une léproserie modèle a été édifiée à Bab

Le bîmâristân de Sidi Fredj à Fès, édifié par

Aghmat à Marrakech.

Abou Yaacoub (1286-1307) était le plus cé-

Deux autres hôpitaux ont été construit : l’un à

lèbre de son époque.

ravides et Al Mohade. Yaacoub El Mansour a

38

39


•L’époque pré coloniale

tâns, à

Pendant la deuxième moitié du XIXe siècle, les

l’époque étaient dans un état de délabrement

essais d’interventions étrangères, d’encercle-

avancé et ne pouvaient prétendre soigner va-

ment financier, diplomatique et militaire se

lablement les malades.

multiplièrent sur un pays affaibli par la suc-

L’époque du protectorat a permis la mise en

cession d’une série d’épidémies et de disettes.

place d’une carte sanitaire et l’élaboration

Ce qui entraina des difficultés sur le plan éco-

d’une stratégie en matière de santé par la

nomique et politique et ainsi la régression de

création de la Direction de la santé publique.

l’assistance aux malades. La plupart des bî-

Ceci a permis la réalisation d’importants pro-

mâristâns qui survivaient encore ont fini par

grammes dans le but de répondre aux besoins

s’effondrer.

de l’armée française, de la population européenne et dans un deuxième temps à ceux de

Aux XX ème siècle, les missionnaires français

la population dite ‘’indigène’’ dans une op-

ont dressé un tableau sombre de la situation

tique d’expérimentation.

sanitaire et hygiénique au Maroc. C’est pourquoi les agents du protectorat, qui usaient de

Tableau des années de Création des hopitaux pendant l’époque de protectorat

•L’indépendance : Le Maroc a hérité du système de santé pu-

l’œuvre sanitaire pour faciliter la pénétration,

blique introduit en 1912 par le protectorat

ont envisagé une soi-disant restauration des

français ses qualités et ses défauts.

bîmâristâns des grandes villes.

Conscient des problèmes hérités du protectorat, le nouveau ministère de la santé s’est donné deux guides d’action : d’abord, intensifier la

•Le protectorat : le Maroc comme terrain d’expérimentation

Figure 23 : Image de l’ hôpital Auvert à Fès.

les médecins, dans la mesure où les marocains occupaient majoritairement des postes d’aide

La situation sanitaire et médicale au Maroc

sanitaire. Ensuite, réorienter le système de

au début du XXème siècle était en décadence.

marocain permet d’identifier quatre grandes périodes dans son développement depuis sa mise en place au lendemain de l’indépendance. Aujourd’hui nous assistons à l’amorce d’une cinquième période de réforme sanitaire que nous développerons dans ce chapitre. Nous pouvons mettre en perspective les mouvements de réforme de santé à travers une ligne du temps comme suit :

santé publique dans le but de corriger les iné-

Les famines et les épidémies n’aidaient pas à

galités entre le rural et l’urbain et de prendre

améliorer la production agricole. Les notions

en charge les besoins de tous les marocains.

d’hygiène les plus élémentaires n’étaient pas

Cette orientation du système allait aussi dans

respectées dans les villes, et encore moins 40 dans les compagnes. Par ailleurs, les mâris-

formation des cadres sanitaires en particulier

L’analyse de l’évolution du système de santé

le sens du développement du réseau d’action Figure 24 : Image de l’ hôpital Marie- Feuillet à Rabat.

ambulatoire, avec visée sur la prévention.

41


Réseau sanitaire au Maroc L’organisation du secteur de santé marocain

structures et des médecins pratiquants dans

suit une organisation en secteurs, ou paliers.

ces centres.

Le niveau de base de cette est organisation est

- Nationaliser et développer l’offre de soin. - Lutter contre les grands fléaux épidémiques.

-Renforcer les -La création de 2 structures nouvelles sanitaires de base. directions cetrales -Développement pour les hôpitaux, des programmes les médicaments et la réglementation. sanitaires. -Création du sevice de l’économie de la santé.

-La régionalisation -La réforme du financement -La réforme -La décentralisation de la hospitalière gestion -L’assurance -Le renforcement de la fonction de régulation maladie

« Dans le cadre de nouvelles perspectives de notre politique générale et de l’orientation de la promotion nationale, notre action vise désormais à doter d’hôpitaux tout le pays et principalement les campagnes, et d’accorder une priorité à la prévention médicale et à la ‘médecine de masse’. Notre action se développe en deux directions essentielles : la première consiste à implanter un équipement moderne et rural destiné à accroître notre potentiel médical. Elle comporte la création d’un centre de santé pour 45 000 habitants et d’un dispensaire pour 15 000 habitants. La deuxième tend à intensifier la formation des cadres sanitaires ». Selon le Roi Mohamed V

42

le secteur. Étant l’unité de base de cette orga-

Le réseau des centres de santé et de dispen-

nisation, le secteur est constitué des équipe-

saires est souvent renforcé dans le milieu

ments sanitaires ayant le plus faible porté de

urbain par des centres de diagnostic, soit

toute l’armature sanitaire du pays. Dans ces

polyvalents et hautement équipés, soit spécia-

secteurs, on trouve les dispensaires où est af-

lisés dans le diagnostic de la tuberculose par

fecté un personnel paramédical. Celui-ci est le

exemple ou les centres de référence pour la

niveau d’action de base de tout programme de

planification familiale.

santé mené par l’état.

Il est nécessaire de définir les niveaux de

Les secteurs peuvent rarement être subdivisés

classification des hôpitaux au Maroc, pour

en sous-secteurs où les soins de santé consul-

connaître les différents paliers de fonctionna-

tations sont assurés par un personnel paramé-

lités et ainsi pouvoir traiter les composantes

dical itinérant.

fonctionnelles de ces espaces.

Les secteurs sont en moyenne constitués de

Le réseau marocain est constitué de quatre

15000 habitants.

niveaux :

Si la population de plusieurs secteurs, appar-

L’hôpital de zone

tenant à la même province, atteint les 45 000

Le centre hospitalier

à 60 000 habitants, cet ensemble de secteurs

Le centre hospitalier régional

engendre une circonscription. Dans ce cas,

Le centre hospitalier universitaire

l’action sanitaire est organisée au niveau du centre de santé. Ce dernier offre à la popula-

- L’hôpital local :

tion de sa circonscription des consultations

Le premier niveau de référence des établisse-

médicales, ainsi que des actes médicaux (de

ments de santé de base dans la province où il

nature simple).

est implanté.

Ce centre représente le premier palier de

C’est un hôpital général dans lequel on retrouve

contact de la population avec les médecins

les disciplines de base comme la médecine gé-

chefs, qui sont à la fois des administratifs

nérale, la chirurgie générale, l’obstétrique et la 43 pédiatrie avec une activité minimale pour les

chargés de la gestion du personnel de ces


urgences et la réanimation chirurgicale.

pays. On y retrouve, en plus des spécialités existantes au niveau de l’hôpital régional, les

- Le centre hospitalier provincial :

disciplines à caractère national tel que : la can-

Sa capacité varie selon l’importance de la

cérologie, la chirurgie thoracique, la chirurgie

population à desservir. Il est généralement

cardio-vasculaire, l’hématologie clinique et la

constitué d’un ou plusieurs hôpitaux géné-

chirurgie réparatrice.

raux ou spécialisés. Il représente une référence pour les hôpitaux de zone, et les établissements de soins de santé de base de la province en question.

Organisation du système national de santé

On y retrouve en plus des disciplines de base, les spécialités chirurgicales et médicales sui-

• L’offre de soins, appelée parfois le système de

vantes : l’ophtalmologie, la pneumo physio-

soins, est un sous système du système de san-

logie, la cardiologie, la psychiatrie, la gas-

té. Elle a un caractère mixte qui joint le sec-

tro-entérologie, la dermatovénérologie, la

teur privé et le secteur public.

léprologie, la traumato-orthopédie, l’endocri-

• Son organisation se caractérise par la coexis-

nologie, les maladies infectieuses et la réani-

tence d’un système moderne de soins et d’un

mation chirurgicale.

système traditionnel : 1. Le secteur public

- Le centre hospitalier régional :

2. Le secteur privé à but non lucratif

Il comporte, en plus des disciplines existantes

3. Le secteur privé à but lucratif

au niveau de l’hôpital provincial, les disci-

4. Le secteur de médecine traditionnelle

plines à vocation régionale comme : la chirurgie infantile, l’urologie, la néphrologie, la neu-

En raison des différentes transitions que

rochirurgie, la stomatologie, la rhumatologie,

connait le Maroc et de la politique enga-

la médecine interne.

gée pour la réduction des défis sociaux et la modernisation des infrastructures de base, il

44

- Le centre hospitalier universitaire :

est important d’inscrire les défis du secteur

Le CHU est un centre de recherche et d’en-

de la santé dans le cadre plus large de cette

seignement. Il comprend une gamme com-

dynamique et des interactions que ce secteur

plète de services hautement spécialisés, et son

doit avoir avec les autres secteurs de dévelop-

air d’enseignement s’étend dur l’ensemble du

pement.

45


Chapitre 2: L’espace hospitalier 1. L’espace public hospitalier

Dans ce chapitre, nous allons étudier le fonctionnement et les composantes de l’espace hospitalier, leur organisation et les relations qu’elles entretiennent, dans le but d’approfondir les connaissances nécessaires pour produire un espace hospitalier qui respecte les normes de la pratique médicale.

L’espace hospitalier Les espaces hospitaliers ont généralement subi de grands changements au fils des années par rapport à leur fonction initiale. Entre ceux qui ont été démolis et ceux qui ont été restaurés en gardant une fonction médicale, très peux ont pu préserver un bon fonctionnement avec les concepts modernes des soins médicaux. Aujourd’hui un hôpital doit à la fois conjuguer un lieu d’innovation médicale et d’humanité. Même si celui-ci tend à devenir la tête d’un réseau hyper-technologique, il reste avant tout un espace physique sur lequel différents bâtiments se sont implantés au fils des siècles. Nous sommes donc, à l’aube d’une nouvelle Collage espace hospitalier

1.2

mutation de l’hôpital.

L’hôpital dans son environnement Dans cette partie, nous allons définir l’hôpital en tant que composante urbaine et comprendre la relation qu’il entretient avec son environnement. Au terme de ce chapitre, nous dégagerons les 46

différents facteurs et besoins influençant les implantations hospitalières et leurs percep-

tions. L’hôpital est l’un des équipements à image forte de la ville. Il participe de façon directe à sa structuration à travers :

La surface du bâti

La masse du bâti

Le nombre d’emplois générés

Étant l’un des équipements publics les plus volumineux, son insertion dans la ville crée un effet de rupture spatiale entravant ainsi le développement urbain et les flux de circulation. Cet effet, doublé de la fonction d’assistance sociale de l’équipement, lui confère néanmoins une fonction de repère très présente dans l’esprit des lieux. Il s’agit d’un équipement qui génère une forte densité de flux de transit à travers les déplacements qu’il draine : Personnel Approvisionnement Patients Visiteurs Ambulances L’hôpital s’insère dans la ville en tant que fonc-47


tion nécessitant une implantation spatiale et

rations sur le plan physique et formel

en tant qu’équipement générant une pratique

plantation de surfaces importantes, afin de

après quelques décennies une partie inté-

répondre à leurs futurs besoins de dévelop-

de l’espace. Ceci se manifeste sous forme

La réponse à cette nouvelle vision de l’hôpi-

grante de son tissu urbain intermédiaire (zone

pement et d’extension. De ce fait, il est géné-

d’anomalie au niveau de son implantation par

tal ouvert sur l’environnement extérieur et in-

entre la périphérie de la ville et ses centre) au

ralement souhaitable de choisir des terrains à

une absence de vie de quartier.il n’existe prati-

tégré fut sous la forme du hall d’accueil Cet

fur et à mesure de l’étalement urbain et du dé-

la limite de la zone d’urbanisation de la ville,

quement pas d’activités en dehors de l’équipe-

espace primordiale du programme joue le

veloppement des territoires.

ou sur des zones à urbanisation projetée, pour

ment hospitalier qui lui soit lié.

rôle entre l’environnement extérieur de l’hô-

En tant qu’équipement l’espace hospitalier ne

limiter les coûts d’acquisition et s’assurer de la

pital (ville ou autre) et ses autres fonctions. Il

génère pas nécessairement un effet de cen-

disponibilité de la surface nécessaire aux fu-

s’agit de l’espace du premier contact entre les

tralité, puisqu’il s’insère en tant qu’activité

turs projets d’extensions.

Longuement inséré en tant qu’équipement in-

patients consultants, les visiteurs et l’équipe-

spatialisée. Dans le collectif urbain, l’espace

dépendant du tissu urbain, et ne nécessitant

ment. Le hall d’accueil joue ainsi le rôle d’un

entourant l’hôpital est difficilement appré-

pour son fonctionnement qu’une connexion

espace public, permettant aux utilisateurs de

hendé et saisi, de par l’absence de formes de

La desserte l’hôpital est l’un des points les plus

au réseau de circulation de la ville, l’hôpital

se l’approprier et à l’hôpital de disposer d’une

pratiques et d’appropriation, il en résulte que

importants lors du choix d’implantation. Il est

aujourd’hui cherche à renouer des liens avec

ouverture sur son environnement extérieurs.

cet équipement ne dispose pas d’une symbo-

recommandé que l’équipement se retrouve

son environnement urbain. Cette volonté

lique spéciale. Il n’est reconnu qu’à travers sa

dans la zone franche limite de la ville, afin de

d’intégration urbaine se retrouve ainsi face à

fonction.

garantir une desserte facile. Les voies qui le

Intégration urbaine

- Voiries :

un défi de taille : concilier entre :

L’hôpital et la ville

- L’ouverture sur la ville afin de rappro-

L’hôpital n’a que récemment acquis la fonc-

Facteurs de localisation

cher l’équipement de ses pratiquants (patients,

tion thérapeutique qui lui est attribuée. Avant

Les facteurs d’implantation de l’hôpital dans

personnel et visiteurs) et d’atténuer l’effet de

de devenir un espace de guérison et de réha-

le tissu urbain de la ville sont principalement :

rupture avec le tissu urbain

bilitation, c’était un espace d’isolement des

La nécessité d’isolation des espaces hos-

malades et d’attente de la mort. De ce fait, le

Le développement des besoins des équipe-

Il ne s’agit pas d’un équipement dont la fonc-

pitaliers regroupant ses fonctions médicales,

passage de la structure implantée en dehors de

ments hospitaliers, en termes de concentra-

tion est dépendante des autres services au sein

agissants de manière à rendre l’espace hospi-

la muraille des villes est déconnecté de celle-

tion des services et spécialités, fait que ces

de la ville. Son implantation cherche donc à

talier compact et poussant l’hôpital à s’isoler

ci; et l’équipement intégré à la ville ne s’est fait

équipements nécessitent des terrains d’im-

se rapprocher au maximum de la population

au sein de son enclos en créant de fortes sépa-

qu’avec le développement des fonctions et des

ration sur le plan physique et formel.

moyens médicaux et techniques de l’hôpital.

- La nécessité d’isolation des espaces hospitaliers regroupant ses fonctions médicales, agissants de manière à rendre l’espace hospi48

gnant ainsi l’extension de la ville, pour devenir

talier compact et poussant l’hôpital à s’isoler au sein de son enclos en créant de fortes sépa-

- Le foncier :

desservent doivent disposer d’une emprise suffisante afin de garantir la fluidité des flux qu’il attire mais aussi de ceux qu’il produit.

- Concentration de la population :

Implantation spatiale

Dans un souci de proximité pour les malades et le personnel et une rapidité de la desserte pour le service des urgences, l’hôpital est implanté à la limite de l’agglomération accompa-

49


ciblée afin de lui faciliter l’accès à ses services.

3.La séparation des circuits

Les circuits hospitaliers

Éviter les nuisances.

Dans les phases de programmation et de

Éviter les infections en séparant les circuits-

conception des établissements de santé, on est

propres et des circuits sales.

à la recherche d’un équilibre entre l’isolement

Gérer et contrôler des flux : internes, externes

qui est primordiale du point de vue technique

des services.

et l’interaction inévitable générée par les flux

On peut distinguer deux types de circuits au

quotidiens.

sein d’un hôpital : les circuits externes et les

En général, l’hôpital reçoit 5 flux principaux :

circuits internes.

•Les malades

Les circuits externes

•Les visiteurs

Les circuits externes ont pour point de départ

•Les consultants

les accès à l’hôpital et peuvent être catégorisés

•Les urgences

comme suit :

•Les approvisionnements

•Entrée principale : patients, visiteurs, consultations externes

Pour assurer un niveau optimal d’efficacité, les

•L’entrée des urgences : particuliers et ambu-

circulations internes et externes de l’hôpital

lances

sont hiérarchisées et séparées selon plusieurs

•Entrée du personnel et des services : person-

critères :

nel, approvisionnements, évacuation des dé-

1. La protection du malade

chets

Éviter les risques de contamination. Éviter la perturbation de l’organisation

Les circuits internes

des soins.

Les secteurs à brancher sur la circulation in-

Éviter les nuisances gênants le rétablissement.

terne sont : le bloc opératoire, bloc obstétrical,

Réduire la circulation dans les zones asepti-

stérilisation centrale, urgences, réanimation,

sées.

Certains services peuvent être connectés aux 2 types de circulations.

50

2.La réduction des trajets

•Les circulations publiques : malades, visi-

Maximiser l’efficacité des déplacements.

teurs, personnel

Liaisons optimales entre les services interdé-

•Les circulations médicales : matériels et pro-

pendants.

duits, malades couchés •Le trafic d’informations.

51


Le ville de Taounate

2

52 53


Chapitre 1: Présentation de la province de Taounate

1. Présentation Générale de Taounate Historique:

Création:

L’histoire de la ville de Taounate remonte,

La Province de Taounate a été créée en vertu

dit-on, au temps des Almohades. A cette

du dahir n° 1.77.376 du 24 Choual 1397 (8

époque (XIIe ou XIIIe), trois tribus, les

octobre 1977). Elle est située dans la partie

Meziah, les Jaia et les Rghiwa ont quitté la

septentrionale du Royaume, au sein de la

région de Zerhoun, près de Meknès, et sont

Région Fès- Meknés.

venues habiter Taounate. Le vocable Taounate signifierait la haute en berbère.

Superficie du périmètre urbain: La province de Taounate s’étend sur une

Situation géographique :

superficie de5 585 km² , dont le périmètre

La Province de Taounate est située dans le

urbain ne représente que 205 Km2 (3,65%).

pays Jbala au sud-ouest de la région de Fès,

Collage Paysage Taounate

1.1

Meknès, sur une sperficie de 5 585 km².

Découpage administratif

La ville de Taounate est le chef lieu de la pro-

Le découpage administratife fait selon l’an-

vince de Taounate créée en vertu du Dahir n°

née 2014 répartie la privince en :

1.77.376 du 24 Chawal 1397 (8 octobre 1977).

- Cercles : 4

Elle est limitée :

- Communes Urbaines : 5

• Au nord : Provinces de Al Hoceima et

- Communes Rurales : 44

Chefchaouen •Au sud : Wilaya de Fès

Unités géographiques

•A l’est : Province de Taza

Pour ce qui est des unités géographiques en

•A l’ouest : Provinces de Ouazzan et Sidi

termes d’altitudes dans la province de Taou-

Kacem

nate. L’altitude maximale est de 1827 m à Jbel Teirara, au sud de Dhar Souk et les altitudes minimales sont de 500m à 100m localisées

54

Figure 25: Carte de délimitation de la province de Taounate

sur le long de l’oued Ouergha.

55


Réseau routier desservant Taounate Une province enclavée malgré un réseau routier dense : - Réseau routier : 1245 Km de route revêtu - taux de désenclavement de 73% La RN8 allant de Fès à Al Hoceima traverse

•La RP 5320 reliant Ain Aicha à Ain Maatouf puis à la RN 6 allant à Taza. •La RP 5314 reliant Ain Aicha au site touristique de Ain Bouadel puis rejoint la RR 510 allant à Thar Souk, Boured et rejoint la RN 2. •La RP 5320 reliant Ain Aicha à Ain Maatouf puis à la RN 6 allant à Taza.

la ville de Taounate et son extension sud sur une longueur de 20 km du pont de Ain Aicha jusqu’au pont du Sra. Cette traversée constitue l’épine dorsale du réseau routier de la ville. De cette RN8 prend naissance les routes importantes qui relient la ville de Taounate et son environnement immédiat : •La RR408 allant à Ourtzagh le long de la vallée de l’Ouergha, •Les RP 5310 et 5312 allants à Sidi Mokhfi. •La RP 5314 reliant Ain Aicha au site touristique de Ain Bouadel puis rejoint la RR 510 allant à Thar Souk, Boured et rejoint la RN 2.

56

Figure 26: Carte du réseau routier de Taounate.

Le réseau routier nécessite des aménagements, des élargissements et un entretien permanent et important pour faire face aux dégâts causés par les crues et les éboulements de terrains dans le but de promouvoir le développement économique et touristique de la province et notamment celui de la ville de Taounate. L’ouverture aux territoires avoisinants demeure insuffisante à l’exception de Fès qui est convenablement relié à Taounate (RN8), Les autres : Taza, Chefchaouen, Ouezzane et El Hoceima sont difficilement accessibles.

Figure 27: Carte de proximité du réseau routier rural de Taou57 nate.


Cette accésicibilité difficile revient à l’éxistence d’un réseau dégradé et fortement fragilisé par les conditions géographiques et naturelles. La mise à niveau du réseau classé constitue un défi de taille qui ne peut être relevé que si les conditions géomorphologiques et climatiques sont pris en considération lors des programmes d’intervention. Le désenclavement rural constitue aussi une préoccupation importante: pour deux raisons: •Un taux d’accessibilité encore faible, il n’atteindra que 73% après l’achèvement du

Climat Le climat de la Province est de type méditerranéen connaissant des fluctuations saisonnières importantes et une pluviométrie abondante. Un climat à hiver froid et humide et à été chaud et sec. Sur le plan bioclimatique, la Province se situe principalement dans l’étage

principalement dans l’étage thermo-méditerranéen semi aride à hiver tempéré et frais. Dans la partie Nord de la Province, on peut retrouver l’étage méso-méditerranéen et supra-méditerranéen subhumide et per-humide.

thermo-méditerranéen semi aride à hiver tempéré et frais. Figure 31: Carte de la structure géologique de Taounate.

Le tableau suivant indique le niveau de quelques indicateurs climatologiques :

PNRR2 (moyenne nationale de 80%).

Figure 30: Vue sur les montagnes de Taounate pendant le mois de décembre.

•Un état de dégradation des pistes existantes tiques difficiles et l’absence d’ouvrages d’art

La structure géologique

pour l’assainissement des eaux pluviales.

Le territoire de la province est localisé entre Le nombre de mois à climat sec varie de 3 à 7 mois. La moyenne pluviométrique provinciale sur cette même période est de 517 mm. La température moyenne est de 17,4°C. Elle atteint les 37° durant le mois d’août et n’est que de 5°C au cours du mois de janvier. Les précipitations moyennes annuelles sont de 567 mm avec un minimum de 299 mm au cours de l’année 1998-99 et un maximum de 1000 mm au cours de l’année 1995-96. La pluviométrie moyenne actuelle est de l’ordre de 1200mm/an avec des maxima qui

58

peuvent atteindre 1800 mm à Jbel Ouedka. Figure 29: État de la route nationale RN8 PK 756+ 500

Les différentes communes rattachées à la ville sont :

avancé : à causes des conditions géo-clima-

Figure 28: État de la route rurale RR 508.

Communes rattachées à la ville

Sur le plan bioclimatique, la Province se situe

le Rif et le Pré-rif. Il se caractérise par une structure géologique composée de trois unités topographiques : 1. Des montagnes à l’Est de Taounate, au Nord de Thar Souk et Ghafsai.

Ain Aicha, Aïn Dardr, Ain Gdah, Ain Maatouf, Ain Mediouna, Beni Kissane, Beni Korra Beni Oulid, Broumiyin, Chkoubiine, Galaz, Ghafsaï, Karryat Ba Mouhmmad, Metioua, Mezzyat, Moulay Abdelkrim, Moulay Bouchta El Khammar, Oulad Ayyad, Oulad Daoud, Ouartzagh, Ras El Ouad, Rghioua, Senhaja, Sidi Ahmed El Hajj, Tahar Souk, Tissa, Zrizer

2. Des élévations autour de creux qui s’étendent vers l’est de Thar Souk et au nord vers Ghafsai 3. Des collines et des plaines entre Taounate et barrage Al Wahda, dans le bassin de Tissa et auour de Kariat Ba Mohamed. Figure 32: Vue sur l’une des montagnes de Taounate.

59


2. Ressources et potentiels naturels. 2.1 Ressources en eau Des ressources hydriques importantes conférant à la province le statut de réservoir d’eau à l’échelle nationale.

l’alimentation en eau potable de la zone côtière. La retenue du barrage d’Al Wahda est la plus grande au Maroc, elle est située entre Taounate, Ouazzane et Sidi Kacem sur Oued Ouergha.

Figure 33: Carte des ressources en eau de Taounate.

Figure 34: Image du Lac Sahela, Taounate.

La province de Taounate est située en majo-

du Maroc et le second d’Afrique. Un endroit

rité dans le bassin hydrographique de l’oued

idéal pour se détendre, pêcher ou pique-ni-

Ouergha, considéré comme le bassin dont les

quer dans la splendeur naturelle de ce grand

précipitations et les ressources en eau sont les

lac artificiel. C’est également un lieu serein où

plus importantes au Royaume. Les oueds de

se promener, respirer de l’air frais et prendre

la province sont régularisés par plusieurs bar-

plaisir à être en plein air.

rages :

Les trois autres barrages ont des objectifs lo-

•Al Wahda

caux d’irrigation, d’alimentation en eau po-

•Sahela

table et la réduction de l’envasement du bar-

•Bouhouda

rage Al Wahda.

Barrage Al Wahda est le plus grand barrage

•Assfalou.

60

Le premier barrage (Al Wahda) a des objec-

Contrairement au potentiel important en eau

tifs multiples : la protection contre les inon-

de surface, les eaux souterraines sont très li-

dations et l’irrigation de la plaine du Gharb,

mitées compte tenu de la nature marneuse et 61 schisteuse imperméable des formations géo-

la production de l’énergie hydroélectrique et


logiques rencontrées.

bilisation est malheuresement très limitée par

Les seules sources de débit important sont si- le secteur agricole. tuées, à l’est de Taounate, au pied du massif Plusieurs périmètres de PMH dans le cadre du calcaire du Jbel El Kell (Bouadel 350 l/s).

(PDAIRE) du bassin du Sebou sont planifié : périmètres PMH de Sahla, (2800ha), Bouhou-

Le lac du barrage Sahela au nord-ouest de da (2800 ha), de Asfalou (1892 ha), de Leben la ville dessert la ville en eau potable et sera (600ha). exploité également pour l’irrigation du péri- Ces ressources abondantes sont aussi fortemètre Sahela (projet en cours).

ment exposées à la pollution due aux margines

le périmètre irrigué de Sahela s’étendant sur déversées par les huileries de la région. une surface de 3200 ha situé au sud ouest de la ville. Ce périmètre dont les travaux d’aménagement sont en cours touche une partie de la zone d’extension sud de la ville prévue par le plan d’aménagement. Une capacité de stockage des cinq barrages installés sur le territoire qui permet de contenir 98% des eaux superficielles de la Région. Un rôle stratégique à l’échelle de la province, et

Les infrastructures d’irrigation mises en place sont des prises d’eau sur le barrage Sahela, un réseau d’adduction principal de 2.2 km, un réseau de distribution sur 120 km, un réseau d’assainissement sur 77 km et un réseau de pistes stabilisées sur 65 km. Le projet permettra de développer des filières d’arboriculture (olivier, vigne et agrumes), d’élevage (production de viandes et du lait) et du maraîchage, Il constituera un véritable catalyseur pour le développement rural intégré et permettra d’augmenter notablement les revenus et d’améliorer le niveau de vie des

Projet hydroagricole de Sahela

agriculteurs.

Le projet hydroagricole de Sahela concerne

Le Conseil Supérieur de l’Eau et du Climat a examiné dans sa session de Mai 1988, le plan d’aménagement des eaux de l’Ouergha et a recommandé la réalisation du Barrage Al Wahda. De par sa situation privilégiée à l’aval du bassin et sa grande capacité de stockage, ce barrage permet un contrôle quasi total des apports de l’Ouergha. Les principaux impacts induits par ce projet sont: - Le développement agricole grâce à l’extension des superficies irriguées et à l’intensification de l’agriculture sur 100.000 ha dans la plaine du Gharb et 15.000 ha dans la vallée du Bas Ouergha.

l’aménagement d’un périmètre irrigué de 3210 ha situées sur les communes de Mezrawa et Taounate. La population concernée est au nombre de 7400 et le nombre d’exploitants est de 2942.

au-delà (notamment au ni- veau de la plaine du Gharb) des eaux véhiculées par le réseau de l’Ouergha et Inaouen. - Ressources essentiellement superficielles : drainées par une multitude d’oueds (Ouergha, Lben et Inaouen).

Des ressources hydriques faiblement mobilisées par le secteur agricole Les ressources hydriques de la province de 62 Taounate sont très importantes mais leur mo-

Figure 35: Image du Barrage Idriss premier, Taounate.

Figure 36: Carte des ressources en eau de Taounate.

Figure 37: Image du Paysage aquatique de Taounate.

La femme rurale occupe également une place

Ce projet engendrera une augmentation im-

primordiale dans ce projet et ce par la promo-

portante des productions agricoles. Ainsi à

tion d’activités génératrices de revenus à son

titre d’exemple, les productions des cultures

profit (apiculture, cuniculture, élevage de ca-

industrielles, maraîchères et rizicoles connaî-

prin,...).

tront des augmentations respectivement de 63 près de 1.130.000, 465.000 et 27.000 tonnes.

Barrage Al Wahda :


Ce projet engendrera une augmentation im-

moyenne, représentant 16 % de l’ensemble de

Les roussources hydriques:

portante des productions agricoles. Ainsi à

la production hydro-électrique. Cette produc-

Les lacs d’Ouedka, Essaf, Jorf al ghorab, gharbia, oueljet lhafa, lakhzayen, bab boughazi, ain

titre d’exemple, les productions des cultures

tion permettra de participer à la satisfaction

guettara, le bassin Barrage Sahla à quelque Kms du centre ville, le barrage de Bouhouda à

industrielles, maraîchères et rizicoles connaî-

des besoins énergétiques, notamment pen-

Bouhouda, le Barrage Driss 1er vers Oued jemâa, Barrage Asfalou vers Taher Souk, ainsi que

tront des augmentations respectivement de

dant les heures de pointe et les heures pleines,

presque 90% du barrage Al Wahda existe sur la terre de la province de Taounate (Karia Ba Mo-

près de 1.130.000, 465.000 et 27.000 tonnes.

soit 2000 à 3000 heures par an.

hamed) même qu’il est considéré comme patrimoine de Sidi Kacem…

De même, le secteur laitier enregistrera un

- Le transfert d’un volume de plus de 600 Mm3

• Barrage Idriss 1er

surplus de production de plus de 173 millions

par an vers les régions plus au Sud au profit de

Coordonnées :34° 07 N, 4° 40 O.

de litres. L’irrigation entraînera également une

l’alimentation en eau potable et industrielle de

Province : Taounate.

amélioration sensible des revenus des agricul-

la région de Casablanca et de l’irrigation des

Villes proches : Fès, Sefrou, Taza.

teurs. En effet, la marge nette de production

zones agricoles au Sud de Rabat.

Région Biogéographique : no 7-Moyen Sebou. Bioclimat : semi-aride à hiver tempéré

sera multipliée par quatre.

Avec une hauteur de 88 m et un volume de retenue de 3.800 Mm3, le Barrage Al Wahda

- La réduction des dégâts causés par les inon-

constitue le plus grand barrage du Royaume.

dations dans la plaine du Gharb par le lami-

Il permet la régularisation de 1.740 Mm3 par

nage des crues de l’Oued Ouergha, grâce à une

an.

gestion appropriée de la retenue (tranche de retenue réservée à l’écrêtement des crues pouvant atteindre 1000 Mm3 en hiver). Associé à l’endiguement du bas Sebou, le barrage réduira la fréquence et le volume des déborde-

Figure 39 :

ments dans la plaine du Gharb. Les volumes débordés seront en moyenne réduits de plus de 90%. - La valorisation de l’eau mobilisée pour la production d’énergie hydro-électrique : La puissance installée de l’usine Al Wahda représente 22% de la puissance totale installée du parc hydro-électrique. Elle permettra de pro64 duire près de 400 millions de Kwh par an en

Figure 38: Détails techniques du barrage Al wahda.

65


2.2 Un écosystème forestier très riche

se détendre et pour les campings que les gens

•Un espace forestier qui s’étend sur 43 134

2.3 Le secteur forestier

ha, soit 8% de la superficie totale de la province. • Quatre sites potentiels d’aires protégées, identifiés dans le cadre du plan directeur des aires protégées • Une grande richesse floristique et faunistique de ces écosystèmes : Ce qui donne à Taounate la double fonction d’un territoire de chasse et de pêche et de valorisation des plantes aromatiques et médicinales.

Figure 40: Carte de l’écosystème forestier de Taounate.

Les montagnes et les vastes espaces forestiers de Taounate giboyeux et très fréquentés par les chasseurs, offrant de grandes possibilités pour la chasse du sanglier, du lièvre, de 66

la tourterelle, du pigeon et du perdreau…et constituent un très beau paysage naturel pour

visitent dans toutes les saisons …

Les forêts couvrent une superficie de 43 124 ha, soit 8% de la superficie de la Province. La couverture forestière est localisée en totalité dans la partie Nord de la Province et se trouve sous forme de cantons éparpillés. Elle est constituée de 123 cantons variant de quelques hectares à 2.700 ha, résultante de la pression humaine exercée depuis longtemps sur l’espace forestier par les défrichements et les mises en culture de terrains couverts à l’origine par la forêt.

Figure 41: Photo des oliviers de Taounate.

Les formations forestières comprennent :

- 12 740 ha de chêne vert (30 %);

- 5120 ha de chêne liège (12 %);

- 1285 ha des chênes tauzin et chêne Zeen (3%);

67


- 1900 ha des autres formations (Thuya

rural, on peut découper le territoire agricole

améliorées et des troupeaux de taille moyenne.

et essences secondaires) soit 28%.

de la Province en deux zones agro écologiques

Les occupations de la superficie agricole utile

Les plantations artificielles couvrent 12 089

(SAU) par les différentes cultures sont repré-

ha soit (28 %) de la superficie totale.

sentées dans les tableaux suivants :

La figure suivante donne la composition forestière du domaine forestier de la Province.

Figure 42: Répartition de la superficie forestière.

2.4 Agriculture et forêt

L’économie de la province de Taounate est fondée essentiellement sur l’agriculture et l’élevage qui font travailler la majorité de la population rurale (cinq millions de journées de travail en année agricole normale). Cependant, le grand morcellement des propriétés, l’insuffisance de l’encadrement technique et la faible organisation professionnelle sont à l’origine des difficultés rencontrées dans les travaux du sol, l’approvisionnement en intrants et l’écoulement de la production. Tenant compte des spécificités du milieu phy68 sique et de l’utilisation coutumière de l’espace

Figure 44 : les principales cultures de la zone sud.

Figure 45 : Photo de la forêt Ifrane, Taounate.

Les freins à un meilleur développement agri-

Les recettes générées par leur vente contri-

cole sont le grand morcellement des parcelles,

buent au développement économique et so-

l’insuffisance de l’encadrement technique et la

cial des communes rurales concernées. Les

faible organisation professionnelle.

recettes moyennes annuelles versées au profit

Les chiffres clefs en agriculture sont les sui-

de ces communes s’élèvent à 1.237.940 DHS/

vants :

an.

• Superficie agricole utile : 360 000 ha dont

Une partie de ces recettes est réinvestie par les

Figure 43 : les différents arbres fruitiers et autres cultures de la

7000 ha irrigué en PMH et 122 500 ha d’arbo-

communes rurales bénéficiaires dans des pro-

province.

riculture (Olivier, Amandier et Figuier).

jets de développement des ressources fores-

• Forêt : 40 000 ha, avec comme espèces fo-

tières (Construction de postes vigies, surveil-

restières dominantes le chêne vert et le chêne

lance, ouverture et entretien des pistes, etc.).

Zone nord : Elle se situe au nord de Oued Ouergha, avec des altitudes allant jusqu’à 1800m. Elle se caractérise par un climat humide et des précipitations importantes qui peuvent dépasser 1000 mm/an lui permettant d’avoir un couvert végétal permanent constitué principalement de forêts et de plantations

liège. • Parcours et incultes : 162 000 ha • Le statut juridique dominant dans la province est le Melk (353 700 ha). Les terrains collectifs, des Habous ne font que 6 300 ha.

2.4 Paysage urbain La ville de Taounate est située dans la zone nord de la province, c’est-à-dire dans la ré-

fruitières, notamment l’olivier et le figuier.

gion à relief montagneux, la chose qui rend

Avec un élevage de type traditionnel et exten-

l’aménagement de la ville plus ou moins dif-

sif avec prédominance de petits ruminants et de troupeaux de petite taille. Zone sud : Cette zone est à dominance céréales/légumineuses associées à un élevage semi intensif avec prédominance des espèces

- Recettes forestières: Les forêts de la Province sont constituées de peuplements productifs procurant des produits forestiers divers (Bois d’Industrie, bois de feu, Liège, etc.).

ficile surtout avec la petitesse de ses quartiers et Boulevard. Ce qui apparait clairement dans les alignement au niveau de la ville qui -le plus souvent- ne dépassent pas quelques dizaines de mètr

69


• Les jardins:

comme gageurs du siècle. L’existant en places

Selon la commune, Vue la dominance de pay-

et jardins au sein de la ville est listé comme

sage naturel au niveau de toute la province

suit :

et qui domine la ville et l’entoure de tous les

- Jardin 16 Novembre

côtés, les responsables ont recours à travailler

- Place Hassan II devant la municipalité

surtout avec des revêtements, et par la suite

- Place située entre la délégation de l’éduca-

la réalisation de places au lieu de jardins, d’où

tion et l’école Maghreb Arabi.

l’absence de ces derniers dans le paysage ur-

- Place Gaada Lmalik

bain de la ville…

Figure 47 : tableau décrivant les différents espaces verts de la ville de Taounate.

Bien que la ville soit située dans un milieu où

La figure suivante présente le plan de situa-

• Parcs:

la verdure est dominante, elle dispose de peu

tion de quelques espaces verts et places:

Abscence de parcs dans la ville de Taounate,

de jardins aménagés à taille importante. La

ou de parcs d’attraction à l’exception des places

dynamique urbaine que connait la ville, né-

publiques qui font jouent souvent le rôle d’es-

cessite la prise en compte des places et jardins

paces de loisirs pour les familles et surtout les

publics comme composante du développe-

enfants.

ment. Figure 48 : Plan de situation des espaces verts à Taounate.

• La ville enregistre un déficit en matière de

Dans ce qui suit deux fiches de présentation

places et jardins publics adéquatement amé-

et de suivi de l’état de gestion des espaces verts

nagés en espace d’agrément pour accueillir les

par la commune. On y trouve les différentes

habitants en quête de loisirs, pour déconges-

places et espaces paysagers urbains de la ville,

tionner l’espace urbain et pour ancrer la

les éléments qui les composent, l’entretien et

culture de l’écologie, qui s’impose désormais

les problèmes dont souffre ces espaces.

Figure 51 : Image de la place 16 novembre, Taounate.

Il s’agit de l’un des espaces publics les plus importants de la ville, un jardin aménagé sur une surface de 4400 m2 sur un terrain en pente. L’état du jardin peut être qualifié de bon. On note la présence de trois types d’arbres : Figure 49 : Image de la place Hassan II.

Oliviers, faux- poivrier et ficus

Jardin 16 Novembre

70

Figure 46 : tableau décrivant les différentes places publiques de la ville de Taounate.

Figure 50 : Plan de situation du jardin 16 novembre, Taounate.

Figure 52 : Image de la place 16 novembre, Taounate.

71


padaire de 8 m. Il est renforcé grâce au candé-

Visibilité des espaces verts

labre installé à l’entrée de la commune et un

La majorité des espaces verts de la ville de

autre placé sur le trottoir de la RN8.

Taounate (à part les deux places analysées:

Le mobilier d’éclairage est hétérogène en

place 16 novembre et place Hassan premier

termes d’équipement et de hauteur.

de la municipalité) sont très peu visibles, peu accessibles et pas forcément perçus comme

Figure 55 : Image de la place 16 novembre, Taounate.

Figure 53 : Image de la place 16 novembre, Taounate.

Le revêtement est réalisé en béton désactivé et en béton ornementé par des pierres. Il y a deux types de bancs : des bancs métalliques et des bancs en béton avec revêtement en béton désactivé. L’éclairage se fait par des lampadaires et renforcé par projecteurs suspendus sur les candé-

Place Hassan II devant la municipalité Place aménagée sur une surface d’environ 1000 m2. Elle occupe une place importante chez la population. Elle connait un flux important à partir de 19h00 jusqu’à 22h00. D’après le comptage effectué le 22.05.2017 on a enregistré une fréquentation de l’ordre de 200 personnes sur la plage horaire précitée.

L’espace est agrémenté par une fontaine clas-

étant des « espaces verts » par le grand public.

sique placée au milieu de la place. Des dégra-

Exemple : petits espaces verts au niveau du lo-

dations ont touché le revêtement de la partie

tissement CGI (sur la photo ci-dessous).

basse de la fontaine. L’état et la qualité de l’eau au niveau du bassin (eau verdâtre) témoingne d’un dysfonctionnement du système hydraulique. On note aussi des accumulations de déchets au niveau du bassin d’eau. Le caniveau assurant le drainage des eaux de ruissellement est obturé par les déchets. Figure 58 : Image d’un espace vert à Taounate.

On note aussi un :

Jardin situé en arrière du siège de l’ONSA

- Jaunissement de grandes surfaces de gazon.

Il s’agit d’un jardin totalement dégradé et en

limités dans l’espace et nécessitent un renfor-

- Apparition du substratum sur certaines sur-

très mauvais état, tout ce qui en reste sont les

cement par l’aménagement d’autres équipe-

faces.

vestiges.

ments.

labres de l’avenue Mohammed V.

Les places et les jardins publics de la ville sont

Considérant la difficulté topographique et la problématique foncière, qui attisent la convoitise des terrains à des fins d’habitat ou,

Figure 56 : Image de la place 16 novembre, Taounate.

au meilleur cas, à des projets économiques et

72

Figure 54 : Image de la place 16 novembre, Taounate.

Le revêtement en béton imprimé est relative-

sociaux, il faut dire que la ville est tenue de

ment en bon état avec plus ou moins quelques

se mobiliser pour exploiter rationnellement

dégradations localisées.

et prudemment tous les espace interstitiels et

La place est équipée de 13 bancs métalliques.

les friches urbaines, à dessein de les vouer aux

L’éclairage est jugé insuffisant (faible), il est assuré par un candélabre de 12 m et un lam-

Figure 57 : Image du jardin situé en arrière du siège de l’ONSA.

espaces verts. 73


2.4 Paysage Naturel

25 l/s ;

Vu sa situation géographique pré-rifaine, La

Ain Tazghadra à débit moyen de 8 l/s ;

Ansar Bourouad à débit moyen de 8 l/s.

province ou même la ville de Taounate est très riche en matière du paysage naturel représenté dans différentes ressources :

La région d’Ouedka à Rhafsai est un

site surélevé, le point le plus élevé culmine à 1.600 m, boisé, aux nombreuses sources d’eau fraîche, pourvu de nombreux belvédères et de sites aptes à accueillir des centres d’estivage identiques à ceux du Moyen Atlas;

La localité de Bouadel dispose d’une

source d’eau à grand débit de 250 l/s, qui irrigue des jardins et des vergers offrant ainsi toutes les conditions requises pour l’établissement d’une infrastructure hôtelière et de camping et qui attire un très grand nombre de visiteurs chaque année. En plus d’autre Sources qui sont considéré aussi l’un de patrimoine paysager de la province de Taounate :

74

Menbaâ Beni Berber à débit moyen de

Les montagnes et les vastes espaces forestiers de Taounate giboyeux et très fréquentés par les chasseurs, offrant de grandes possibilités pour la chasse du sanglier, du lièvre, de la tourterelle, du pigeon et du perdreau…et constituent un très beau paysage naturel pour se détendre et pour les campings que les gens visitent dans toutes les saisons …

La biodiversité :

La biodiversité dans la Province représente un intérêt particulier par l’existence de sites distingués. L’étude nationale des aires protégées a identifié trois (3) sites d’Intérêt Biologique et Écologique (S.I.B.E) dont deux zones humides (Bouadel et Idris Ier). Le plus important est celui de « Lalla Outka » d’une superficie de l’ordre de 4.000 ha, englobant une richesse floristique et faunistique inestimable à savoir :

75


Richesse Floristique :

environ 40 % de la superficie totale de la pro-

Ourdzagh ... la province de Taounate dispose

On distingue trois principaux écosystèmes vince, sa topographie est orientée vers le sud,

d’un important potentiel hydrique, avec les

Forestiers à savoir : Subéraie ; Zénaie et Tau- c’est-à-dire vers l’oued Ourgha qui a une su-

trois sous basins des Oued Leben, Inaouen et

zaie, cette dernière est considérée parmi les perficie de l’ordre de 7 300 km2 dont les quatre

Ourgha qui est le plus important.

meilleurs écosystèmes du Maroc (30 % de la principaux affluents sont : Sra, Amzaz, Aoulay

L’altitude maximale dans la province est de

superficie Totale). Richesse Faunistique :

et Aoudour.

1827 m (Jbel Teirara, sud de Thar Souk) et les

Les altitudes maximales culminent, de l’Est

minimales de 500m à 100m localisées le long

vers l’Ouest, de 1.730 m (Jbel Tajarfet à la ré-

de l’oued Ouergha.

Ce Site jouit d’une diversité faunique considé- gion Taher souk) 820 m environ (Jbel Al Birable.

bane à la région de Tafrante Ourgha).

En effet on y trouve :

Les altitudes minimales suivent dans le même

- 15 espèces de mammifère (6 endémiques et sens le lit de l’Oued Ouerghaet varient de 300 rares);

m à 80 m.

- 63 espèces d’oiseaux nicheurs (21 endé- La partie sud à relief vallonnée. Elle couvre miques et rares) ;

une superficie de 3300 km2 environ. Les alti-

- 10 espèces de Reptiles.

tudes varient de 1000m au jbel Zeddour à 150

- D’autres espèces rarissimes et endémiques m le long de l’oued Inaouen. pourraient y être découvertes.

Au sein de ce relief accidenté, il existe quelques

La province de Taounate est divisée en deux petites plaines le long des principaux cours parties bien distinctes :

d’eau, qui abritent les centres de Khmiss Kis-

La partie nord à relief montagneux, elle couvre sane, Ain Aicha, Galaz, Ain Mediouna, Tissa,

76

77


3. Diagnostic démographique & développement humain 3.1 Diagnostic Démographique La population de Taounate compte 662 246 habitants dont : • 86 222 habitants (13%) dans le milieu urbain. • 576 024 habitants (87%) dans le milieu

En milieu rural : La déprise démographique en milieu rural est liée à la baisse de la fécondité et aux mouvements migratoires vers les métropoles régionales (Fès, Taza) et vers l’étranger. En milieu urbain :

rural.

Une perte d’attractivité : les TAAM en régres-

On note que 87% de la population est rurale,

sion indiquent que les villes de la province at-

contre 13% seulement

tirent de moins en moins la population rurale.

de population ur-

baine. Ce qui fait de Taounate une province de Taounate est une province à dominante rurale avec un habitat dispersé à travers plus de 1600 villages, avec un potentiel de renouvellement important : la population de la Province de Taounate est jeune (indice de jeunesse de 35,5%).

- La densité est de : 104,8 habitats /km2. - Sexe Féminin : 337 145 hab 50,5 %, - Sexe masculin : 330 858 habitants 49,5% - Indice synthétique de fécondité : 2,30 (N : 2,21) - Taux d’accroissement : - 0,06 % (Urbain : 1,27%, Rural : -0,24%)

Le TAAM de la province de Taounate a fortement chuté entre 1971 et 2014, il est passé de

Pyramide des âges en 2014:

1,6% (entre 1971-1982) à -0.1% (entre 2004-

Selon la pyramide des âges de l’année 2014, on

2014). Cette déprise sera prolongée à l’hori-

note un potentiel de renouvellement impor-

zon 2020 d’après les projections du HCP.

tant : la population de la Province de Taounate est jeune (indice de jeunesse de 35,5%). Les personnes en âge d’activités prédominent la pyramide des âges (56% de la population) . Les projections du HCP, indiquent une augmentation de cette tranche à l’horizon 2020 .

78

Figure 59 : Courbe d’évolution de la population 1971-2014.

79


- La ruralité caractérise notamment deux provinces, celles de Taounate et Moulay Yaacoub et avec des taux de ruralité respectifs de 87,0% et de 85,6%. - Une tendance au dépeuplement des espaces ruraux est perceptible dans certaines compoFigure 60 : tableau décrivant

santes de la région telles que la préfecture de Fès et les provinces de Taza, Taounate et Se-

Une province à prédominance rurale

frou.

La population urbaine de la région est pas-

La carte suivante présente le niveau d’urba-

sée de 1. 766. 698 en 1994 à 2. 167. 125 en

nisation des préfectures et provinces de la ré-

2004 pour s’établir à 2. 564. 220 en 2014, soit

gion.

un rythme d’accroissement annuel moyen de

3.2

Indicateurs miques

socioécono-

- Pourcentage de ménages sous le seuil de pauvreté et de vulnérabilité : 31,2 % - Taux du chômage : 11,30 % - Taux d’activité globale : 55,6 % Mesuré à travers un ensemble d’indicateurs : - Le niveau de pauvreté qui reste élevé aussi

Des indicateurs relatifs à la santé de la mère et de l’enfant encore insatisfaisants (taux d’accouchement en milieu surveillé et mortalité infantile). - Le taux de sous emploi élevé indiquant la prépondérance des emplois précaires.

Population scolarisée

bien en milieu rural qu’ urbain. - Le niveau d’analphabétisme élevé, surtout parmi les ruraux et les femmes.

1,8% durant les deux dernières décennies. Les données relatives à la répartition de la population selon le lieu de résidence font ressortir les faits suivants : - Deux composantes territoriales seulement ont des proportions de population urbaine supérieures à celles observées au niveau de la région. Il s’agit des deux plus importants pôles urbains, à savoir les préfectures de Fès et de Meknès. - Deux provinces ont des populations dont plus de la moitié est urbaine. Il s’agit des provinces de Sefrou et d’Ifrane. Plusieurs provinces restent à prépondérance rurale. Ceci concerne toutes les provinces qui n’ont pas été signalées dans les deux points 80 abordés précédemment.

Figure 61 : Taux d’urbanisation des préfectures et des provinces de la région de Fès-Meknès.

Les taux d’urbanisation observés au niveau de toutes les provinces de la région sont certes inférieurs à la moyenne régionale et le plus bas taux d’urbanisation a été enregistré dans la province de Taounate (13%). Toutefois, la tendance demeure à plus d’urbanisation, avec tout ce que cela implique comme charges pour les communes et la collectivité régionale. Tout indique que le taux d’urbanisation irait croissant pour l’ensemble de la région Fès-Meknès.

81


82

83


4. Activités économiques principales Comme nous l’avons cité précédemment,

contrôlé)

l’économie provinciale est basée essentielle-

-Viandes ovines : 226 tonnes (abattage contrô-

ment sur l’agriculture et l’élevage qui font tra-

lé)

vailler la majorité de la population rurale. En

-Viandes caprines : 135 tonnes (abattage

effet, l’activité agricole offre environ cinq mil-

contrôlé)

lions de journées de travail en année agricole

- Laine : 400 tonnes (350-450 tonnes)

normale.

- Miel : 25 tonnes (20-30 tonnes)

En plus des domaines de l’agriculture et des secteurs forestiers que nous avons déjà déve-

La chasse et la pêche :

loppé. On note :

Le territoire de la Province de Taounate est considéré parmi les espaces qui recèlent en-

La production animale:

core des ressources cynégétiques très diversi-

Le cheptel :

fiées et moyennement abondantes.

L’élevage placé derrière les productions végé-

Dans le tableau qui suit, les réserves Provin-

tales joue un rôle primordial dans la province

ciales de chasse:

par sa contribution au financement de l’exploitation agricole. Le cheptel compte environ 620.000 têtes réparties comme suit: - Équidés : 95.000 têtes - Bovins : 104.500 têtes dont 15 % race améliorée

Figure 62 : Tableau des réserves hydriques.

- Ovins : 380.550 têtes - Caprins : 38.800 têtes

La pêche : Par ses nombreux cours d’eau et barrages,

84

Les productions :

la province de Taounate dispose également

- Ruches : 6.000 ruches (5.000 traditionnelle

d’importants potentiels susceptibles de déve-

et 1.000 modernes)

lopper une pisciculture aussi bien commer-

- Lait : 15,5 millions litres

ciale que sportive.

- Viandes bovines : 1.900 tonnes (abattage

En raison de l’importance que revêt le secteur85


de la pêche dans la Province de Taounate,

moyen de 18 % au cours des 5 dernières an-

les principaux centres d’approvisionnement

un Secteur Forestier (SF) de pêche d’Al Wa-

nées. Les industries agroalimentaires contri-

de la population qui est à majorité rurale.

hda relevant du Centre de Conservation et

buent de près de 92 % à ce chiffres d’affaires.

Le secteur du commerce dans cette Province

Développement des Ressources Forestières

est caractérisé par la prédominance du com-

(CCDRF) de Rhafsai a été créé en 2009, et ce,

merce individuel avec des structures tradi-

dans le cadre de nouvelle restructuration des

tionnelles. Sa croissance est liée fortement

services déconcentrés du Haut Commissariat

au développement de l’infrastructure et de

aux Eaux et Forets et à la Lutte Contre la Dé-

l’urbanisme commercial ainsi qu’aux change-

sertification (HCEFLCD).

ments des habitudes des consommateurs et Figure 64 : Image d’une huilerie à Taounate. (huile d’olive).

L’industrie:

Figure 63 : Image d’une huilerie à Taounate.

De l’analyse des données statistiques sur le secteur industriel dans la Province de Taou-

• L’évolution de la production industrielle a

nate, au cours des 6 dernières années (2004-

suivi, durant les 5 dernières années, la même

2009), il ressort les éléments suivants :

tendance que celle du chiffre d’affaires, c’est

• Le nombre des établissements industriels

ainsi que le secteur agro-alimentaire a atteint

opérant dans la Province de Taounate a connu

92 %...

un recul à partir de l’année 2007, en raison de l’arrêt d’activités de certaines entreprises et

• L’enquête industrielle 2009 a enregistré une

du qualificatif artisanal pour d’autres activi-

absence quasi-totale des investissements in-

tés telles que la menuiserie, la boulangerie du

dustriels au niveau de la Province de Taounate

quartier et la réparation mécanique. l’enquête

durant l’exercice 2008. Par ailleurs, la moyenne

industrielle relative à l’exercice 2008 a réper-

des investissements industriels réalisés durant

torié 20 établissements industriels opération-

les 5 dernières années est de l’ordre de 4 mil-

nels, soit une diminution de 20 % par rapport

liard de dirhams.

à l’exercice 2007. • Le chiffre d’affaire réalisé par le secteur industriel, au niveau de la Province de Taounate, s’élève à 34 millions de dirhams en 2008 enre86 gistrant un taux de croissance positif annuel

leur pouvoir d’achat.

• La valeur ajoutée produite par le secteur industriel a marqué une tendance positive au cours de la période 2004-2008, avec une progression annuelle moyenne de 16 %. Il y a lieu de signaler la position privilégiée du secteur agro-alimentaire qui contribue à hauteur de 92 % à la valeur ajoutée produite par le sec-

Figure 65 : Image d’une huilerie à Taounate. (huile d’olive).

teur industriel.

Le commerce: A l’exception des produits agricoles, l’approvisionnement en différents produits et marchandises de première nécessité se fait à partir des autres villes du Royaume, notamment de Fès, Meknès, Casablanca et Agadir qui demeurent les principaux fournisseurs de cette Province. Dans ce cadre, il est à signaler que la Province de Taounate ne dispose ni d’abattoir moderne, ni de marché de gros de fruits et légumes, ni de hall aux poissons. Ainsi, les souks hebdomadaires, au nombre de 41, constituent

Figure 66 : Image d’une huilerie à Taounate. (huile d’olive).

87


Chapitre 2 : Le secteur de la santé dans la province Malgré les nombreux efforts déployés dans le secteur de la santé au niveau national et celui de la province de Taounate. Celui-ci souffre de nombreux disfonctionnements, que ce soit au niveau des services de santé, des capacités d’accueil des centres hospitaliers, ou des ressources humaines et matérielles.

Répartition de la population par rayon kilométrique :

On note que plus que la moitié de la population de la province est à plus de 6 Km d’un établissement de santé (55,2%) et que 32,3% est à plus de 10Km. La grande partie de la population cible de programmes de santé est rurale.

Collage espace hospitalier

1.2

5.1 Offre de soin Réseau des ESSP : Sur les 76 ESSP au niveau de la province 06 sont non fonctionnelles. Sur les 49 CS au niveau de la province 16 ne sont pas médicalisées.

Structures d’appui :

88

89


Moyens de mobilité :

Ressources humaines :

Indicateurs de l’offre de soins :

nels ou non médicalisé ce qui influence l’at-

On note que le ratio habitants /ESSP est supé-

teinte des objectifs des différents programmes

rieur à la moyenne nationale avec un nombre

sanitaire et engendre également des revendi-

important de ses établissements non fonction-

cations légitime de la population.

Profil épidémiologique : PNI : (2015) - Taux de recrutement en BCG : 99,1 % (Obj 90

95%)

- Taux de couverture vaccinale RR1 : 94% (Obj 95 %) - Vaccin Pneumo 3 :83,7% (Obj 95%) Les performances de ce programme sont infé91 rieures aux objectifs nationaux d’où la néces-


sité de renforcer ce programme.

Surveillance de la grossesse et de l’accouchement Accouchement en milieu surveillé pour un objectif de 90%

Pourcentage des complications obstétricales PEC (prise en charge)/vue :

Pourcentage des complications néonatales PEC/vue :

Les différents indicateurs de ce programme

grande importance dans toute planification

sont faibles par rapport aux objectifs prio-

ultérieure.

ritaire d’où la nécessité de lui donner une

5.2 Réseau hospitalier :

capacité litière de 45 lits.

La province de Taounate dispose de 02 struc-

La capacité litière reste faible avec un ratio de

tures hospitalières :

5752hab/lit presque 4x le ratio national qui

- CHP : centre hospitalier provincial au ni-

est de 1536 habitants /lit.

veau du chef-lieu de la province construit en 2000, d’une capacité litière de 70 lits. 92

- HP : hôpital de proximité de Rhafsai d’une

93


Plateau technique : • Salles opératoires : 03 fonctionnelles au

• Scanner

CHP • Respirateurs : 05 d’anesthésie, 05 de réveil

• Générateurs d’hémodialyse (15 unités)

• Tables radiologiques : 02 installations ra-

• Stérilisateur à vapeur d’eau de grande capa-

diologiques pour examens standards

cité (03 unités)

01 installation de

94

• Échocardiographie (01)

• Automates d’hématologies (01 unités)

radiologie télécommandée

• Automates de biochimies (02 unités)

• Unité de mammographie

• Automate de coagulation (01)

• Échographie doppler 3D (03 unités)

• Automate d’immuno-analyse (01)

95


De part la performance de la structure hospitalière et le nombre des établissements de santé dans la province de Taounate, ces derniers manquent d’espace d’attente de qualité, de convivialité, rencontre et loisirs pour les malades et leur famille. D’où la nécessité de penser à ce type de programme et l’intégrer à la conception dans l’esprit de l’architecture thérapeutique, en prenant compte des besoins réels (tirés de l’analyse) et les conditions climatiques propre à Taounate.

96

97


98

Architecture thĂŠrapeutique

3

99


4. L’impact de l’architecture sur les usagers Dans ce chapitre nous allons étudier les différents facteurs qui peuvent avoir un impact direct ou indirect sur les usagers de l’espace hospitalier et plus précisément les patients.

4.1 Psychologie environnemen-

tecture des bâtiments dans le but de :

La psychologie environnementale est une dis-

• Agir sur le stress et la dépression des pa-

cipline qui se charge d’étudier les effets des

tients

lieux sur l’Homme, les effets de l’environne-

• Agir sur la fatigue et le stress des soignants

tale

ment sur l’individu et à la manière dont celui-ci le perçoit. Moser (2009) la définie dans

• Offrir des espaces d’attente reposants et ras-

son ouvrage Psychologie environnementale,

surants pour les accompagnateurs et visiteurs

les relations homme-environnement, ainsi : « La psychologie environnementale étudie les interrelations de l’individu avec l’environ-

Au Maroc, cette discipline reste encore

nement dans ses dimensions physiques et so-

très marginale, contrairement aux pays an-

ciales. »

glo-saxons

Quoi que l’impact des lieux sur la santé soit Collage psychologie envrt

4.1

reconnu depuis des millénaires comme le

Selon l’OMS organisation mondiale de la san-

prouve le Feng Shui, ce potentiel n’a commen-

té: «La santé est un état de complet bien-être

cé à être pris en considération sérieusement

physique, mental et social et ne consiste pas

que tardivement.

seulement en une absence de maladie et d’in-

Dans le domaine de la santé, on cherche à

firmité»

montrer comment est-ce que l’état de santé d’un individu peut être influencé par l’archi-

100

101


4.2 Perception de l’espace

La perception : clé de la communication homme / espace.

« La perception est l’acte par lequel un indivi-

jusqu’à altération de certaines capacités céré

du organisant immédiatement ses sensations,

brales de manière définitives.

les interprétant et les complémentant par des images et ses souvenirs, s’oppose un objet qu’il

La perception de l’espace se produit sur deux

juge spontanément distinct de lui, réel et ac-

niveaux : intérieur et extérieur.

tuellement connu de lui »

La perception de l’espace intérieur par l’équi-

LALANDE.

libre, la respiration et les rythmes se prolonge avec la perception de l’espace extérieur par la vue, l’ouïe, l’odorat et le toucher. Les yeux,

102

La perception est un phénomène spontané

principal organe de perception de l’espace

qui permet à l’homme « d’entrer en contact

à trois dimensions. La position opposée des

» avec son environnement par le biais de ses

oreilles permet de situer dans l’espace une

sens. C’est la faculté biologique physique qui

source sonore. L’odorat, permet aussi une per-

lui permet d’appréhender son corps et son

ception plus intime et plus temporelle avec la

milieu pour agir d’une manière optimal et

persistance des odeurs. Les sensations tactiles,

adapté. Sans perception, il sera impossible

la sensation de chaleur et l’équilibre viennent

à l’Homme d’exercer toutes ses fonctions

compléter cette perception de l’espace.

comme se déplacer, apprendre, parler, mémo-

Au centre de cette perception globale se trouve

riser, communiquer ….

le sentiment de soi. L’être sensible centre de

Le processus perceptif est vital pour l’Homme

l’espace et sujet de la sensation. Dans le pro-

: le cerveau a besoin constamment d’êtres

longement de soi à travers l’architecture, la

stimulé pour fonctionner correctement. En

perception peut être aiguisée ou au contraire

cas de privation sensorielle volontaire ou in-

mise en confusion. Dans un lieu consacré à

volontaire, apparaissent des signes d’agita-

la musique par exemple, on donnera aux sons

tion, d’hallucination visuelles et auditives qui

certaines qualités.

peuvent aller en cas de privation prolongée

chaud ou froid, douceur ou agressivité..

103


La vue est prolongée par les baies qui peuvent

représentent pour l’homme ; une fenêtre ou-

Nos sens par les sensations qu’ils procurent

-Les fonctions intéroceptives renseignent

créer une ouverture, cadrer sur une vue ou au

verte permanente sur le monde extérieur.

réagissent une grande partie de nos actes,

également sur le corps. Elles regroupent les

contraire fermer et cacher. La perception tac

L’être humain cerne l’environnement dans le-

réactions, jugement et nous permettent de

sensations viscérales.

tile et visuelle des matières et des couleurs agit

quel il baigne par le biais de ses fonctions sen-

construire une image mentale de chaque élé-

sur l’être humain en suscitant des sensation de

sorielles mettant donc en scène trois acteurs :

ment qui compose notre quotidien. Chaque

Les troubles sensoriels révèlent l’importance

chaud ou froid, douceur ou agressivité..

le milieu transmetteur, le message contenant

système sensoriel est sensible à un type de

de ces modalités dans la vie de tout un cha-

L’Homme et son espace entretiennent une re-

l’information et l’homme récepteur. Un dia-

messages envoyés par le monde extérieur : il

cun. Ce sont des troubles de la perception

lation privilégière. Cette relation est rendue

logue permanant se noue alors entre l’indivi-

va récolter spécifiquement les messages qui

des stimulations en provenance de l’environ-

possible grâce aux mécanismes de perception

du et son espace à travers ces sens. Ils consti-

l’intéressent. Pour ce faire, chaque système a

nement qui touchent les organes du sens.

qui permettent à l’être-humain d’interagir à

tuent « le lien qui relie l’organisme au monde

développé ses propres mécanismes qui se dé-

Souvent ces troublent concernent pas un seul

travers ses sens avec le milieu dans lequel il se

extérieur et qui lui permet de reconnaitre

roulent tous en trois phases : Captage-Traite-

système sensoriel, ils sont souvent liés ; par

trouve. Ainsi comment s’établit la communi-

grâce à l’interprétation donnée par la pensée

ment-interprétation de l’information.

exemple, les troubles de l’odorat entrainent

cation entre l’homme et son espace ? Quelle

et la connaissance, les informations qui pour-

est l’apport de chaque sens dans la pratique

raient lui être utile »

automatiquement la perte du gout. Cette Chaque modalité sensorielle est donc char-

perte de ses engendrent un véritable handi-

de l’espace ? Pour répondre à ses interroga-

gée de répondre à une fonctionnalité parti-

cap physique et social pour le sujet atteint

tions, nous allons d’abord élucider le rôle des

culière classée suivant Sherrington S. C17 en

qui se répercutent au niveau de la sécurité

cinq sens dans cet échange Homme/Espace,

trois catégories de fonctions :

physique, son autonomie, ses performances physiques ainsi que ses relations sociales.

ensuite dans un second point nous allons ex-

104

pliquer le déroulement du processus de com-

-Les fonctions extéroceptives renseignant sur

munication. Et enfin dans un troisième point,

ce qui se passe dans l’environnement à tra-

nous allons détailler le fonctionnement de

vers le toucher, la vision, le gout, l’olfaction

chaque système sensoriel et sa fonction dans

et la somesthésie générale (sensations prove-

la pratique de l’espace.

nant du système somatosensoriel).

L’homme et ses sens :

-Les fonctions proprioceptives nous infor-

« Il n’y a rien dans l’esprit qui ne passe à tra-

ment sur le corps à travers les muscles, arti-

vers l’esprit » Aristote.

culations et tendons. La proprioperception

La ville est un espace socio-physique très

permet la sensibilité des appareils moteurs et

complexe. Pour le lire et le comprendre, l’être

des tissus associés, la connaissance du

humain s’appuie sur ses cinq sens : la vue,

mouvement et l’équilibre.

l’ouïe, le toucher, l’odorat et le goût. Les sens

Figure 67 :the five senses | The five senses by Kyle Bean.

105


Le mécanisme perceptif : ‘’Le monde perçu résulte d’une interaction

cline en trois étapes :

entre l’individu qui perçoit et ce qui est perçu ‘’. Cette interaction spontanée met en jeu

- L’étape sensorielle : le premier contacte avec

des sources d’influences à la fois internes et

l’environnement extérieur est assuré par nos

externes qui agissent simultanément :

systèmes sensoriels qui nous procurent des

- Les stimulus : intensité d’énergie qui dé-

sensation diverses et variées. Les sensations

clenche l’excitation de l’organe récepteur. Le

sont des réponses spécifiques à une stimula-

stimulus possède ses caractéristiques phy-

tion sensorielle préalable à la perception. Les

siques propres qui agissent sur la perception.

organes sensoriels sont sollicités par des sti-

On distingue les stimulis externes qui pro-

mulis extérieurs envoyés par les différents élé-

viennent du monde extérieur et les stimulis

ments qui nous entourent.

internes qui proviennent de l’intérieur même du corps humain.

- L’étape perceptive : sélectionne et organise les informations perçus lors de la phase sen-

106

- L’organe sensoriel : organe qui détecte l’ex-

sorielle selon une propriété accordée à cer-

citation sensorielle et la transmet au cerveau.

tains aspects (contraste, couleur, forme …)

- Le sujet percevant : l’individu perçoit les

-

signes différemment selon sa capacité orga-

sonne, ces informations peuvent être de na-

nique, sa mémoire, sa culture, son appren-

ture chimique (odeur, gout), électromagné-

tissage, ses attentes ses intérêts et ses mo-

tique (lumière image), acoustique (bruit ,

tivations. Donc la perception différée d’un

son), thermique (température), spatiale (po-

individu à l’autre

sition du corps) …

Le mécanisme de la perception consiste donc

- L’étape cognitive est l’étape de ‘ prise de

à collecter, reconnaitre, organiser et interpré-

conscience ‘ où le cerveau interprète l’infor-

ter les données récoltées par nos fonctions

mation sensorielle organisée auparavant en

sensorielles pour les confronter avec nos re-

la confrontant aux représentations mentales

présentations mentales engendrant ainsi une

déjà mémorisées pour lui attribuer une signi-

foule de sensations et de jugements. Il se dé

fication

En fonction des motivations de la per-

107


La perception une lecture subjective et sé-

Les systèmes perceptifs :

lective :

-La perception des objets :

Dans notre quotidien, le monde regorge d’élé-

LA VUE

ments stimulateurs qui éveillent nos capaci-

La vue est sûrement un des sens auquel

tés perceptives. Ces stimulations sensorielles

l’homme accorde le plus d’importance. C’est le

envoient des informations divergentes ou

sens qui nous permet d’apprécier l’apparence

convergentes qui forment un ensemble ou gé-

du monde qui nous entoure. Il nous permet

néralement une sensation domine.

de recueillir 80 pour cent des informations

A ce caractère sélectif s’ajoute à la subjectivité

qui nous proviennent du monde extérieur.

avec laquelle l’homme perçoit son environne-

Grace aux mécanismes de la vision, l’homme,

ment. En effet, le monde perçu est le produit

peut extraire de son environnement toutes les

de la réalité extérieure et des efforts créatifs de

informations nécessaires à son déplacement,

l’homme pour le comprendre et le représen-

ainsi qu’à l’appréhension de tous les éléments

ter mentalement. Chaque personne élabore

qui forment son quotidien : espaces volumes,

sa version de la réalité et pas une copie fidèle,

couleurs, textures, mouvement des objets ….

c’est ce qu’on appelle la perception adaptive.

De nos sens la vue est le sens le plus rattaché

Ainsi l’interaction Homme/environnement

à l’architecture. Une déficience du système vi-

permet de dresser un répertoire propre à

suelle est très handicapante pour l’homme. La

chaque individu, une ‘grille perceptuelle’ issue

perte de la vue entraine chez la personne la

des expériences et apprentissages passées qui

disparition d’une partie de son monde et son

constituent son référentiel personnel à travers

identité. Elle se trouve face à un monde qu’elle

lequel il interprètera toutes les informations

ne perçoit que partiellement.

La perception visuelle est un processus psy-

l’environnement par la réception et l’inter-

chophysiologique complexe qui consiste à in-

prétation des rayonnements lumineux ‘ qui

terpréter les rayons lumineux pour les trans-

arrivent au niveau des yeux. La couleur est

former en image. Il réunit non seulement l’œil

l’interprétation que nous avons aux longueurs

qui reçoit l’information, mais également le

d’ondes qui constituent la couleur visible.

nerf optique qui la transmet au cerveau qui

Chaque longueur d’onde est caractéristique

la traite, en la confrontant avec d’autres infor-

d’une couleur précise. C’est au niveau des

mations stockées en mémoire.

cônes, cellules photo réceptrices rétiniennes

Interceptés par les yeux les rayons lumineux

qu’intervient la vison des couleurs ainsi que

vont subir une cascade de transformations

la netteté.

aux cours du processus perceptif pour conver-

Le processus de perception des couleurs est

tir l’énergie lumineuse en signaux électriques

semblable à celui des objets. Cependant, la

qui donneront lieu à une vison nette et per-

tâche est plus complexe, car à partir de l’en-

sonnalisée.

semble des messages reçus, le cerveau doit pouvoir trouver les trois caractéristiques fon-

- La perception des couleurs :

tion et la teinte (ou tonalité). La clarté correspond à la luminosité relative de l’objet observé. La saturation mesure la part de la coloration de l’objet, c’est ce qui nous permet de différencier un pastel d’une couleur vive. La tonalité nous renseigne sur la teinte de la couleur.

sensorielles qui lui arrivent. Ces informations influent sur nous et sur notre manière d’être,

Notre environnement regorge d’éléments qui

nos comportements et réactions. Les diffé-

réfléchissent une part de la lumière qu’ils re-

rents usages que l’on fait de nos espaces résul-

çoivent. La lumière consiste l’unique énergie

tant de ce caractère subjectif de la perception.

capable d’exciter la rétine afin de produire une sensation visuelle. L’Homme ne peut voir qu’une infirme partie du rayonnement élec-

108

tromagnétique que nous envoie l’astre solaire.

damentales de la couleur: la clarté, la satura-

- La perception des formes : Cette perception des couleurs dépend de l’âge, Figure 68 : RONDS - Le tour de mes couleurs.

du sexe, de l’environnement et de la culture personnelle. Il n’existe pas deux personnes qui

‘En architecture, on voit la couleur avant la

auront la même perception colorée, ce qui fait

forme ‘ George Beanes.

de la couleur une expérience psychologique 109 très personnelle et subjective. Parmi les dis-

Le mécanisme visuel permet de découvrir ‘


- La perception auditive :

fonctionnements qui touchent la perception

éléments qui sont proches les uns des autres ,

de la couleur : le daltonisme en est la forme la

ils sont perçus comme appartenant à la même

de l’équilibre donne à l’homme d’extraordi-

plus répandue. Ce trouble de la vision est une

forme ) , la loi de similarité ( tendance à re

naire capacité d’orientation et de déplacement

anomalie de la rétine dont la forme la plus

grouper les éléments qui sont semblables , ils

dans l’espace. C’est, en effet l’oreille interne

courante entraine la confusion entre le rouge

sont perçus comme appartenant à la même

qui est responsable du maintien de l’équilibre

et le vert. Le vieillissement et certaines mala-

forme ) , la loi de continuité ( tendance à orga-

de notre corps. L’audition favorise donc les

dies liées au vieillissement tel que l’Alzheimer

niser les éléments en ligne ou paterne continu

échanges entre être-humain grâce à la parole

peuvent également altérer le vison des cou-

) , la loi de symétrie ( tendance à percevoir

et le langage en facilitant les contacts sociaux

leurs.

plus aisément comme une forme , les figures

et permet une bonne pratique de l’espace

qui admettent un ou plusieurs axes des symé-

grâce à la faculté d’orientation. L’une des prin-

Le monde extérieur est une juxtaposition de

trie ) , la loi de clôture ( tendance de percep-

cipales difficultés auxquelles doivent faire face

formes distinctes de notre corps. Développé

tion à éviter les lacunes , les figures qui sont

les personnes malentendantes c’est l’isolement

par l’école de Gestalte, la théorie des formes

caractérisées par des contours complets au-

social qui n’est pas sans conséquence sur leur

ou ‘Gestalt théorie’ renvoie à une perception

ront plus de chance d’être perçues comme des

de l’organisation du monde selon laquelle le

formes .

d’alerte permanente, l’ouïe combinée au sens

Figure 70 : RONDS - Le tour de mes couleurs.

santé mentale.

processus de la perception et la représenta-

L’ouïe, sens de la perception du son, permet à

La perception de son et leur analyse s’effec

tion mentale traitent spontanément les phé-

l’homme de garder constamment un contact

tue par le biais d’un cheminement complexe

nomènes comme des ensembles structurés.

avec son environnement extérieur. La perfor-

qui se produit à une fraction de seconde. Ce

Une forme est une organisation qui ne peut

mance de ce sens réside dans sa caractéris-

qui fait de l’audition un sens fragile qui subit

se réduire à une juxtaposition d’éléments, elle

tique omnidirectionnelle (de propriétés iden-

l’attaque du temps de manière irréversible. La

est perçue comme un élément, elle est perçue

tiques quelques soit la direction) et son éveil

complexité des mécanismes qui participent à

comme un ensemble, un tout. La perception

permet même pendant les heures de sommeil.

ses capacités est telle que la réhabilitation des

des différentes formes consiste à une sépara-

Les facultés auditives sont essentielles à l’être

déficits auditifs est très difficile. L’homme est

tion de la figure sur un fond. Cette structura-

humain non seulement elles le maintiennent

continuellement exposé à toute sorte de sons

tion ne se fait pas au hasard, c’est selon cer-

constamment conscient de n’importe quel

qui peuvent s’avérer très nocifs pour la san-

taines lois dites naturelles qui s’imposent au

danger qui le guette mais également elles fa-

té. Dans chaque espace, il faut donc garantir

sujet lorsqu’il perçoit.

vorisent son épanouissement et son dévelop-

un environnement sonore agréable afin de

pement intellectuel par le biais de la commu-

prévenir ces disfonctionnements auditifs qui

nication.

touchent une grande partie de la population.

Les théoriciens de la Gestalt émettent alors des lois qui ordonnent la perception des formes : 110 la loi de proximité ( tendance à regrouper les

Figure 69 : RONDS - Le tour de mes couleurs.

Hormis, ces fonctions de communication et

111


- La perception tactile : Le toucher est l’un des cinq sens qui permet d’entrer en contact avec la peau pour découvrir quelques choses ou quelqu’un « C’est l’un des premiers systèmes sensitifs à se développer chez l’humain (dès la sixième semaine). Des cinq sens, le toucher est le seul qui affecte l’ensemble du corps humain. Son importance ne réside pas seulement dans l’étendue de son organe récepteur, la peau, mais dans sa capacité à pallier la défaillance d’autres sens tel que la vue ou la parole ; le sens tactile devient l’organe de la lecture pour les non-voyants, mais également un langage pour les malentendants. ‘’Toucher’’ est nécessaire pour vivre : cette voix du silence est impliquée dans tous les aspects de la vie quotidienne. Le tact permet la découverte de l’environnement, la locomotion, la perception du chaud/froid, les notions de douleur/plaisir, l’appréhension des objets, la manipulation des objets, les contacts sociaux, les liens affectifs ….

112

113


L’architecture est sensorielle et peut être comparée à un organe dans la mesure où elle permet des perceptions impossibles en son absence. Cette expérience architecturale est souvent ressentie dans les édifices religieux et civils, ou au contacte de quelques œuvres d’art où la perception a une importance particulière. Il s’agit d’une approche poétique qui communique avec les usagers de l’espace. « Certaines architectures sont muettes, d’autres parlent, d’autres, plus rares, chantent » Ces architectures qui chantent sont à la fois organes sensoriels et organes de communication, expressives parce qu’elles suscitent des images et développent en l’être humain les différentes perceptions.

L’espace conçu par l’homme est construit selon des images vivantes mêlant réalité et rêve, sensations et émotions.; subjectivité et objectivité L’architecture en tant qu’art contribue au développement du sens de l’espace. Par le jeu de l’ordonnance nous créons un monde plein d’harmonie capable d’éveiller nos sens

114

115


4.3 L’impact des facteurs ambiants sur la santé des patients hospitalisés

Il existe plusieurs types de facteurs ambiants.

talisation et la perception de la douleur.

Ceux qui ont été le plus travaillés sont : le bruit, la lumière, la présence de la nature.

• Le bruit

• La lumière

Le bruit est un son jugé indésirable. Celui-ci

L’absence de lumière naturelle a un impact di-

est assimilé à une pollution sonore dont le ni-

rect sur le moral : certaines personnes n’ayant

veau global, physique, est mesuré en décibels.

que peu accès à la lumière du soleil présentent

Les sons qui ne se comprennent pas comme

des symptômes tels que des troubles du som-

parole ou note de musique s’assimilent sou-

meil, de la fatigue, de la tristesse et même des

vent aux bruits, même si leur perception n’est

dépressions.

pas désagréable. Les espaces hospitaliers sont bruyants avec un

La lumière naturelle régule la production de

bruit ambiant entre 45dB et 68dB alors que

mélatonine, le rythme biologique et augmente

l’OMS recommande un niveau sonore ne dé-

le taux de sérotonine, neurotransmetteur qui

passant pas 35dB, selon : (Fischer&Dodeler

inhibe la douleur:

2009).

Dans une étude de 2005, J-M. Walch et ses co-auteurs, s’intéressent aux effets d’une ex-

116

Selon l’étude (The Role of the Physical Envi-

position à la lumière naturelle pour des pa-

ronment in the Hospital of the 21st Century:

tients ayant une intervention de la colonne

A Once-in-a-Lifetime Opportunity. Ulrich et

vertébrale : les patients séjournant dans une

al. 2004), le bruit a un impact direct sur l’évo-

chambre exposée à la lumière du soleil ont

lution de l’état des patients. Celui-ci se traduit

consommé 22% d’analgésique en moins.

sous forme de stress et contrariété.

Une autre étude (Beauchemin & Hays, 1998)

Selon (Grumet, 1993, et Schweitzer et al, 2004,

montre que la mortalité des patients ayant

cités par Fischer & Dodeler, 2009), le bruit

subi un infarctus du myocarde est moins éle-

peut même avoir des effets préjudiciables sur

vée chez des patients ayant séjourné dans une

la guérison en augmentant le temps d’hospi-

chambre ensoleillée que chez ceux ayant

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séjourné dans une chambre au nord, le temps de récupération étant par ailleurs plus bref quand ils survivent (2,3 jours dans une chambre au soleil, 3, 3 dans une chambre au nord.

• La présence de la nature Plusieurs études ont montré, enfin, qu’une vue sur la nature favorisait la concentration des enfants et donc leurs résultats scolaires. E. Anthes, 2009, rappelle, entre autres, celle de Kenneth Tanner, directeur du Laboratoire de conception et planification scolaires à l’Université de Géorgie : « Avec ses collègues, il a suivi plus de 10 000 élèves de CM2 dans 10 71 écoles élémentaires de l’État en les évaluant au moyen de tests de vocabulaire, de langage et de calcul. Les élèves des classes dont les fenêtres donnaient sur des jardins, des montagnes et d’autres espaces naturels, ont obtenu de meilleurs résultats que les élèves dont les classes donnaient sur des routes, des parkings ou diverses structures urbaines. » De la même manière, diverses études montrent l’effet proprement thérapeutique d’un contact avec la nature des malades. L’étude qui fait référence est celle de Roger S. Ulrich 2002), directeur du centre pour les systèmes de santé et le design à l’université A&M au Texas : elle montre que parmi des patients ayant subi une même opération, les patients installés du côté arboré ont des suites opératoires plus simples et reçoivent moins de médicaments que ceux dont les chambres donnent sur un stationnement.

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Benchmarks

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1.Nature-inspired Design L’hôpital royal de Melbourne, Australie. Source Images et documents techniques: https://www.detail-online.com/article/nature-inspired-design-the-royal-childrens-hospital-in-melbourne-16520/

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- Architecte: HLS avec Billard Leece et Bates Smart - Surface: 120,774 m2 - Budget: 1 milliard de dollars

Le planificateur principal du projet, Ron Billard, a utilisé une stratégie de planification fondamentale: utiliser le site en pente pour localiser le service des urgences juste en dessous du 124

niveau du sol sur le chemin Flemington, ainsi que tous les parkings et services publics. Le résultat est une absence complète de routes de service laides qui entourent le complexe. La façade

principale du bâtiment qui donne sur Flemington Road flotte comme une cime d’arbre ornée de ‘feuilles / pétales’ ombrageant au soleil dans des couleurs qui changent du rouge au vert. Sur le côté nord-ouest calme du site, dans des blocs de patients hospitalisés en forme d’étoile, chaque chambre a la salubrité d’un hôtel et une vue sur la cour ou sur le parc royal. Chaque couloir se termine par une125


Le bâtiment a été divisé en un schéma directeur du campus avec une rue centrale reliant d’importants nouveaux jardins publics au nord et au sud-ouest. L’orientation nord rompt avec le quadrillage de la ville et se tourne vers le parc, ce qui permet de regrouper les bâtiments entourés de jardins paysagers très lumineux, évitant ainsi une représentation «avant et arrière» et renforçant la connexion entre l’enfant et le parc. L’utilisation d’empreintes de pas étroites pour les bâtiments cliniques permet à une abondante lumière naturelle de pénétrer dans tous les coins de l’hôpital. En raison de la pente naturelle du site, les nouvelles installations pourraient être reliées au parc à trois niveaux différents reliant l’hôpital au cadre du parc.

Plan de l’hôpital royal des enfants de Melbourne.

baie vitrée. Il peut encore être hermétiquement fermé, mais il y a la perspective de la nature, étonnamment pour un bâtiment de ville. Les chambres, à 85% occupées par une seule personne, ont été conçues pour être calmes et réconfortantes, convenant à un lieu de récupération et de répit. Les procédures médicales sont menées loin de la chambre à

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coucher chaque fois que possible, laissant la chambre comme un refuge pour le repos et le temps en famille.

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- La façade principale crée un couvert forestier abstrait Les variations de pétales de feuilles aux teintes vives colorées allant du rouge au vert L’échelle monumentale du bloc ambulatoire est divisée en deux par une série de jardins de la cour Les tours hospitalières en forme d’étoile font face au calme côté nord-ouest du site. - Une abondance de galeries de lumière sur six étages avec un jeu dynamique de ponts en diagonale constitue la colonne vertébrale organisationnelle principale avec une focalisation axiale sur un monticule de jardin paysager et des vues sur le parc royal. - Les chambres des patients présentent la forme d’une tour en étoile qui permet une vue sur la cour avec une ambiance et des équipements modernes adaptés aux enfants.

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En entrant dans la rue principale de six étages - avec ses murs bas en contreplaqué blond, ses balcons et plafonds et ses niveaux supérieurs en blanc - on ressent immédiatement le calme ‘scandinave’. Le comptoir d’information est un gribouillage spectaculaire, poli à blanc, un «art». À droite, les enfants sont immédiatement attirés par l’aquarium géant cylindrique de deux étages. C’est une «distraction», certes, mais aussi un repère vertical pour le service des urgences situé au niveau inférieur. Au-delà se trouve la créature, une immense sculpture multicolore de l’artiste de Melbourne, Alexander Knox, et un autre indice pour les visiteurs sortant du parking public situé en dessous, un indicateur de direction pour les patients externes. L’aquarium géant attire les visiteurs à découvrir le récif australien tout en annonçant l’accès au service d’urgence au niveau inférieur. Une sculpture colorée à plusieurs étages constitue un repère pour la navigation du parking de niveau inférieur aux services ambulatoires.

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2 .L’hôpital Rey juan carlos,Madrid. Spain Source Images et documents techniques: https://www.archdaily.com/238728/rey-juan-carlos-hospital-rafael-de-la-hoz

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- Architecte: Rafael de La-Hoz - Surface: 90,000 m2 - Budget:€74,104,475.25 Il s’agit de l’une des réalisations les plus marquantes dans le secteur hospitalier. l’architecte a adopté un concept qui place le patient au centre de tous les soins et lui donne toute l’attention. Il a voulu dissocier l’image dramatique et stressante des hôpitaux en appliquant les principes suivants -séparation des patients hospitalisés des autres activités de l’hôpital en les disposant dans un bloc à part avec leurs dépendances et leurs espaces communs de détente et d’accueil des familles et amis. Les jardins intérieurs sont des cloitres, des lieux de repos, de tranquillité et de protection . 134

Ceci a pour but de créer une communauté autour d’un jardin dans un cadre calme bien éclairé et aéré pour offrir aux patients un cadre propice à la guérison., à travers la mise en place

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d’ouvertures zénithales, au dessus des espaces communs et des circulations, la disposition des chambres dans un cadre silencieux. Et finalement au centre des espaces communs pour les patients bien aérés. Les chambres des patients sont dotées d’ouvertures qui donnent sur les paysages ruraux environnants. Meme les salles de bains sont aérées naturellement. Les 260 chambres sont organisés en 5niveaux selon une forme éleptique autour des jardins intérieurs. A l’intérierur de ces volumes, les patients et les visiteurs se retrouvent dans un espace intime et confortable de part son éclairage maitrisé, ses matériaux chaleureux(bois), et ses espaces verts.

Schémas explicatifs 136

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Coupe


Plan RDC 1. Concept global. Le concept global est basé sur la proposition architecturale d’un hôpital de cette nature; il devrait permettre une adaptation aux besoins du programme et aux besoins financiers attendus. Il a également cherché à répondre au programme fonctionnel complexe avec une architecture contemporaine et attrayante. Il a particulièrement tenu compte de la dimension humaine, de la protection solaire et surtout de la séparation des espaces des patients à travers l’hôpital. La construction est le résultat d’un point de vue différent par rapport aux espaces simples et communs de l’architecture hospitalière. Notre objectif est également de fournir des espaces thérapeutiques, une architecture et une architecture qui servent au repos et à la récupération du patient. 138

“Utiliser l’architecture comme traitement médical”

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2. Approche de conception. La conception est structurée sur une grande base, qui englobe divers secteurs médicaux de l’hôpital, contenant deux volumes de verre où le service est développé. Cette approche développe un système complexe d’espaces articulés au sein de trois prismes qui constituent la base, adaptés les uns aux autres, comme s’il s’agissait d’une machine, une «machine à guérir». En plus du traitement fonctionnel de la base, un traitement symbolique était essentiel pour remarquer les tours. L’espace des patients est prévu uniquement en pensant aux besoins et de la meilleure façon pour eux de se sentir mieux avec l’harmonie et la lumière. Dès le début, il a été déterminé de créer différents espaces entre la zone des patients et les autres zones fonctionnelles de l’hôpital, permettant ainsi la relation entre le jardin au toit vert et les vues de chaque chambre.

3. Aboutir à une relation fonctionnelle parfaite entre les zones, en offrant une flexibilité maximale au schéma entre les espaces extérieurs et intérieurs. Différencier circulation interne et externe, distinguer les accès et la spécificité des noyaux de communication verticaux, permettant de clarifier le schéma. La position des deux tours répond au besoin fonctionnel de disposer d’un accès immédiat aux salles d’opération, salles d’accouchement, services d’urgence et de diagnostic. La fonctionnalité du bâtiment réside dans le mode de vie des patients et de leurs proches pendant le temps où ils doivent être à l’intérieur.

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Plan étage

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Le Projet

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1. Le site

Choix du site Pour l’implantation du projet nous avons opté pour un site au cœur de la nature : Pour les raisons suivantes : •Cibler la population rurale, qui représente la population majeure de la province •Accessibilité : le terrain est desservi par la route Nationale numéro 8- P 5312 •Usage et scénographie de l’espace : il s’agit d’une échappatoire des Taounati. Les habitants s’y rendent pour faire de la pêche, petits tours en ‘Flouka’, profiter du paysage et la vue imprenable, faire des piqueniques en famille, jouer du football. •La présence de l’élément aquatique : concept du projet

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ÉLÉMENT AQUATIQUE

Un seul et unique élément insuffle la vie au monde : l’eau. «L’eau n’est pas nécessaire à la vie, elle est la vie». Antoine de Saint-Exupéry Insaisissable dans sa structure, en constant dynamisme, prenant la forme de tous les contenants sans en conserver aucune, capable de percer la roche sans pourtant s’opposer à quoi que ce soit, bonne à tous les êtres sans rien demander à personne, origine du Ciel et de la Terre, mère de toutes choses, l’eau est l’alpha et l’oméga de la vie, l’expression de Dieu. Le Livre saint affirme que l’eau est, de par la volonté divine, l’unique base de l’apparition de la Vie : « A partir de l’eau, Nous avons constitué toute chose vivante » (Sourate des Prophètes, v. 30).

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VÉGÉTATION ET NATURE

Le Le design biophilique intègre la biophilie. Cette appétence innée des êtres humains pour la nature et le vivant dans la conception et l’aménagement des espaces. Partant du fait que nous réagissons favorablement à ce qui a constitué notre environnement depuis des millénaires : rayons du soleil, vue des arbres et des plantes et des animaux… Le site est plongé dans la nature

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VÉGÉTATION ET NATURE : Palette de couleurs

Coupe sur le site

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La palette de couleurs constitue un élément très important du diagnostic et l’analyse paysagère.

Collage : Taounate’s Sunsets

Les 3 couleurs qui prédominent celle-ci sont : •

Le vert : montagnes, arbres, végétation et reflets

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Le bleu : barrage et ciel

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Le marron : différents arbres

Cette palette nous orientera lors des choix des matériaux pour une meilleur intégration du projet dans son site.

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RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIEQUES Ouvrages et mémoires : - Du confort au bien-être : La dimension intérieure. Jacques Pezeu-Massabuau. Paris 2002. - HABITER : rêve, image, projet. Jacques Pezeu-Massabuau. Paris 2013. - Memoire Architecture thérapeutique. ENSAM 2016 S9 Emilie GRANIER. - Aux origines de l’hôpital moderne, une évolution européenne. Pierre-Louis Laget et Fran çoise Salaün. - De l’architecture, des usagers// Architecture thérapeutique. Application de l’EVIDENCE BASED DESIGN, ENA 2015 Amina BENJELLOUN. - L’architecture au service de la santé mentale. Quelle est l’incidence de l’architecture sur la psychopathologie. ENA 2017

Format électronique: articles et sites web - http://www.larchitecturedaujourdhui.fr/aa-405-en-kiosques-2/ - https://www.pinterest.com - https://www.archdaily.com/238728/rey-juan-carlos-hospital-rafael-de-la-hoz -https://www.detail-online.com/article/nature-inspired-design-the-royal-childrens-hospitalin-melbourne-16520/ - https://fr.wikipedia.org/wiki/Taounate - https://mobile.autaza.ma/fr/ESPACES-PLACES-PUBLIQUES#

- Plan de développement intégré de la province de Taounate. Rapport de synthèse royaume du Maroc, ministère de l’Intérieur, province de Taounate. Mai 2015. - Etude technique et urbanistique du reaménagement du centre-ville de Taounate. Groupe NOVEC 2016 - Étude de mobilité au centre de la ville de Taounate. Requalification du périmètre centre de la ville de Taounate. La ville de Taounate 2017. - L’archi-thérapie, pour la conception d’un espace thérapeutique pour les malades atteints d’Alzheimer 158

- Projet urbain de la ville de Taounate. 2015

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