Polémique sur un limogeage diplomatique
« L›économie tunisienne souffre de graves problèmes»
Un magazine politique hebdomadaire
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Issue 1786- Février 14/02/2020
Le Chef du gouvernement irakien Mohammed Taoufiq Allaoui L’architecte en quête de construire le gouvernant, en attendant que la rue se calme
Issue 1786- Février 14/02/2020
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Algérie …Plan d›action du gouvernement
Les grandes lignes fixées www.majalla.com
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Ebola en RDC: L›alerte rouge 32 maintenue….
La CAN : une fois tous les quatre ans ? 34
Chiraz Latiri à l’honneur… Éditeur en chef
HH Saudi Research and Marketing (UK) Ltd
Secrétaire de Rédaction
10th Floor Building 7 Chiswick Business Park 566 Chiswick High Road London W4 5YG
Ghassan Charbel Un magazine politique hebdomadaire
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La France «refait» son 36 40 Afrique
Mostafa El-Dessouki
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L’Afrique en bref haut responsable soudanais. Incarcéré à Khartoum depuis sa destitution en avril 2019, M. Béchir, 67 ans, est recherché par la CPI, basée à La Haye, pour des crimes au Darfour (ouest), durant un conflit meurtrier qui a éclaté en 2003 avec des insurgés issus de minorités ethniques s’estimant marginalisées. La justice et la réconciliation au Darfour —où 300.000 personnes ont été tuées et des millions déplacées depuis le début du conflit selon l’ONU, ont été au cœur des discussions, a précisé Mohamed al-Taayichi. Afrique du Sud
ans, Mandela sortait de 30 Il y a prison
Pays arabe le plus peuplé, l’Egypte occupe aussi le troisième rang à l‘échelle continentale derrière l’Ethiopie et le Nigeria.
Egypte
millions 100 Le pays compte d’habitants
L’Egypte a franchi le cap des 100 millions d’habitants, une croissance démographique qui constitue un défi majeur pour ce pays dont la population, souvent jeune et démunie, est concentrée sur une petite portion du territoire et qui est dépendante du Nil pour sa survie. Pays arabe le plus peuplé, l’Egypte occupe aussi le troisième rang à l‘échelle continentale derrière l’Ethiopie et le Nigeria, et le 14e au niveau mondial. Et si les
autorités tentent d’agir contre cette bombe à retardement, les campagnes de sensibilisation (telle que “Deux, ça suffit”), lancées ces dernières années pour tenter de réduire le taux de fécondité, peinent à porter leurs fruits. Darfour
Béchir sera remis à la CPI
Le Soudan va remettre l’ex-président Omar elBéchir à la Cour pénale internationale (CPI), où il est recherché depuis 2009 pour répondre d’accusations de génocide et crimes de guerre durant le conflit au Darfour, a affirmé mardi un
Il y a 30 ans, ce 11 février 2020, Nelson Mandela sortait de prison. Un moment mémorable à jamais gravé dans les annales de l’histoire et qui allait à jamais changer celle de l’Afrique du Sud après près d’un demi-siècle d’apartheid. Et malgré ce que son combat pour la liberté lui a valu, il n’a jamais manifesté la moindre rancœur envers ses oppresseurs, comme en témoignent ses propos après sa sortie de prison. Mort en 2013 à 95 ans, Nelson Mandela reçut en 1993 le prix Nobel de la paix, avec le président Frederik de Klerk, à l’origine de sa libération. Un hommage, je cite, « leur travail pour l‘élimination pacifique du régime de l’apartheid et pour l‘établissement des fondations d’une Afrique du Sud nouvelle et démocratique. » Kenya
Un dernier hommage à Daniel arap Moi
Incarcéré à Khartoum depuis sa destitution en avril 2019, M. Béchir, 67 ans, est recherché par la CPI.
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Des milliers de Kényans étaient réunis mardi matin dans un stade du centre-ville de Nairobi pour rendre un dernier hommage à l’ancien président Daniel arap Moi, décédé le 4 février à l‘âge de 95 ans. La dépouille de l’ex-chef d’Etat a été exposée au public pendant trois jours au parlement. Mardi matin, le cercueil recouvert du drapeau kényan a quitté la présidence de la République pour rejoindre le stade Nyayo, encadrée par plusieurs dizaines de militaires en tenue d’apparat. M. Moi a dirigé le Kenya d’une main de fer entre 1978 et 2002, après avoir succédé au père de l’indépendance Jomo Kenyatta – lui-même père de l’actuel président Uhuru Kenyatta – à la mort
L’ancien président Daniel arap Moi, décédé le 4 février à l‘âge de 95 ans.
de celui-ci en 1978. Plusieurs chefs d’Etat africains assistaient à la cérémonie, parmi lesquels le Rwandais Paul Kagame, le Djiboutien Ismaël Omar Guelleh, l’Ethiopienne Sahle-Work Zewde et le Sud-Soudanais Salva Kiir. CHAN 2020
Préparation intensive du Cameroun
Le Cameroun, pays hôte du CHAN 2020, intensifie sa préparation en vue de l’obtention du titre de champion d’Afrique. L‘équipe a remporté tous ses matchs d‘évaluation. Rendu à un peu plus d’un mois du début de la compétition, le Cameroun devrait affronter les deux Congo la semaine prochaine. L‘équipe devrait être de retour au Cameroun le 21 février pour poursuivre le camp d’entraînement en cours qui devrait se terminer le 26 février. Les 16 qualifiés pour la CHAN
L‘équipe a remporté tous ses matchs d‘évaluation.
2020 : Cameroun, Tanzanie, Zambie, Ouganda, Rwanda, Namibie, Togo, Maroc, Zimbabwe, RD Congo, Congo, Niger, Mali, Tunisie, Sénégal,
Burkina Faso. Mali
L’armée commence son déploiement à Kidal
L’armée malienne a entamé lundi son déploiement vers Kidal (nord du Mali) afin de reprendre le contrôle de cette ville symbole qui échappe de longue date à l’autorité de l’Etat malien, a indiqué le président Ibrahim Boubacar Keita. Dans un contexte de grave détérioration sécuritaire au Mali et au Sahel, le retour de l’armée nationale à Kidal, aujourd’hui sous le contrôle d’ex-rebelles touareg, est anticipé comme une affirmation forte d’un rétablissement de l’autorité de l’Etat malien, qui ne s’exerce plus sur de larges pans du territoire. Le détachement devrait entrer dans Kidal vendredi, a ajouté le président malien, le temps de rallier la ville par la piste à partir de Gao, à environ 200 km plus au sud. Ce sont environ 200
Mort en 2013 à 95 ans, Nelson Mandela reçut en 1993 le prix Nobel de la paix.
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sponsable de parti politique, rejugés en appel depuis dimanche en Algérie, selon des avocats. Les quatre accusés, en détention depuis leur arrestation en mai 2019, ont été condamnés à 15 ans de prison en septembre pour complot contre l’autorité militaire et contre l’autorité de l’Etat par un tribunal militaire. Tous quatre sont accusés de s‘être réunis en mars 2019 pour élaborer un “plan de déstabilisation” du haut commandement de l’armée qui demandait alors publiquement le départ du président Bouteflika pour sortir de la crise née du “Hirak”, puissant mouvement populaire de contestation du régime, apparu le 22 février.
Environ 200 soldats se sont mis en route pour Kidal à bord de quelques dizaines de véhicules.
hommes qui se sont mis en route pour Kidal à bord de quelques dizaines de véhicules, a dit un officier malien sous le couvert de l’anonymat. RDC
Sept civils tués dans une attaque
Sept civils ont été tués dans une nouvelle attaque lancée dimanche près de Beni, dans l’est de la République démocratique du Congo, et douze corps ont été retrouvés deux jours après une précédente attaque ayant provoqué un déplacement massif des populations, a-t-on appris auprès d’un responsable local et de la police. Depuis une semaine, des attaques des ADF sont signalées au nord, aux confins du Nord-Kivu et de
l’Ituri. L’armée congolaise, qui mène des opérations contre le groupe ADF depuis le 30 octobre dans la partie est, a affirmé les avoir chassés de leurs principaux fiefs et avoir tué cinq de leurs six chefs. Selon les comptages de la société civile de Beni, des ADF ont massacré plus de 300 civils en représailles à ces opérations militaires lancées contre leurs fiefs. Algérie
ans de prison requis contre Saïd 20 Bouteflika
Vingt ans de prison ont été requis par le parquet contre Saïd Bouteflika, frère et ex-conseiller du président déchu Abdelaziz Bouteflika, deux anciens patrons du renseignement et une re-
L’armée congolaise, qui mène des opérations contre le groupe ADF depuis le 30 octobre dans la partie Est.
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Saïd Bouteflika, frère et ex-conseiller du président déchu Abdelaziz Bouteflika, encourt 20 ans de réclusion.
Bénin
Un policier tué dans une attaque aux frontières
Un policier béninois a été tué dans l’attaque d’un poste dans la nuit de samedi à dimanche dans le nord du Bénin, près de la frontière avec le Burkina Faso, où opèrent de nombreux groupes jihadistes, a annoncé la police dans un communiqué. C’est la première fois qu’une attaque vise les forces de l’ordre béninoises, dans cette zone frontalière où deux touristes français avaient été enlevés et leur guide assassiné dans le parc de la Pendjari en mai 2019. La police évoque une “demi-douzaine d’individus à moto armés de machettes et de fusils de chasse de calibre 12” qui “se sont présentés” au poste de police de Keremou, à la lisière du parc du W, dans l’extrême nord du pays. Selon des experts et des sources de sécurité, le nord des pays cô-
C’est la première fois qu’une attaque vise les forces de l’ordre béninoises, dans cette zone frontalière.
tiers d’Afrique de l’Ouest, comme le Togo et le Bénin, est devenu vulnérable ces derniers mois face à la stratégie d’expansion et de multiplica-
tion des fronts adoptée par les groupes islamistes armés qui prolifèrent au Mali, au Niger et au Burkina Faso voisins.
Nigeria
tués dans une attaque 30 Au moins jihadiste
Au moins 30 personnes ont été tuées dans une attaque jihadiste sur une route près d’un village proche de la capitale de l’Etat du Borno, Maiduguri, zone où sévit le groupe de l’Etat Islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP), a-t-on appris lundi de sources officielles. Un membre des milices qui combattent les jihadistes aux côtés de l’armée a dénombré une trentaine de camions brûlés. Les combattants ont également saisi trois autocars qui se rendaient vers Maiduguri mais avaient dû s’arrêter, comme les autres véhicules, en raison du couvre-feu imposé par l’armée. Les jihadistes ont ensuite pillé le village avoisinant de Auno, à 25 km de Maiduguri, avant d’y mettre le feu.La sécurité est extrêmement aléatoire sur la route entre Maiduguri (Etat du Borno) et Damaturu (Etat de Yobé), le seul cordon ombilical de survie pour Maiduguri, ville de plusieurs millions d’habitants encerclée par les violences.
On dénombre une trentaine de camions brûlés après l’attaque.
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Encouverture Algérie …Plan d›action du gouvernement
Les grandes lignes fixées Par Yahia Maouchi Le Plan d’action du gouvernement destiné à la mise en œuvre du programme du Président de la République, Abdelmadjid Tebboune, met en avant « l›urgence de procéder à une révision profonde des modes de gouvernance et de concevoir de nouvelles règles afin de mener à bien les politiques de développement et d›insuffler une dynamique interactive », a noté le communiqué ayant sanctionné les travaux de la réunion extraordinaire du Conseil des ministres présidé parle président de la République, Abdelmadjid Tebboune. Ainsi, il est préconisé l’adoption de plusieurs mécanismes, essentiellement la réforme du système électoral, l’opérationnalisation de mécanismes innovants de réforme financière et fiscale, outre l’adoption d’une démarche rassurante en direction des opérateurs économiques les plus affectés par les choix inappropriés en matière de gestion des affaires économiques. Le Plan focalise sur le triptyque d’un renouvellement économique basé sur la sécurité alimentaire, la transition énergétique et l’économie numérique. « C’est dans ce cadre que seront exposées et débattues en toute franchise et transparence les principales questions économiques et sociales du pays dans un esprit de partenariat, de coopération et de compréhension », ajoute le communiqué. Le gouvernement s’est engagé, à ce propos, à réhabiliter le Conseil national économique et social dans son rôle de conseiller du gouvernement. Le gouvernement veille également, suivant son Plan d’action, à la mise en place d’une cartographie nationale d’investissement à travers
l’ouverture de nouveaux espaces dédiés au foncier industriel, notamment dans les Hauts Plateaux et le Sud. Par ailleurs, le plan d’action du gouvernement accorde, en particulier, une importance majeure au développement humain et social à la faveur d’un programme intégré pour la réforme et le redressement des systèmes de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et de la Formation et l’Enseignement professionnels. Il s’agit également de promouvoir les secteurs de la Santé et de la Culture, de soutenir le sport et l’éducation physique à tous les niveaux, d’œuvrer à l’augmentation du pouvoir d’achat et à la prise en charge des catégories vulnérables et d’accorder la priorité en matière d’accès au logement aux citoyens à revenu limité et l’intérêt aux régions enclavées ne disposant pas des services essentiels.
Consolidation de l›Etat de droit
Par ailleurs, le Plan d’action du gouvernement prévoit, dans le cadre de la consolidation de l’Etat de droit et de l’instauration de la nouvelle République, la révision par le gouvernement d’un ensemble de textes législatifs afin de consacrer les droits et libertés et ce, à la lumière des nouvelles dispositions qui seront consacrées dans la future Constitution du pays. Soulignant que les libertés de réunion et de manifestation pacifique constituent les principaux socles pour le renforcement et la consolidation des libertés démocratiques, qui couronneront le processus de réformes politiques profondes lancées depuis l’élection du président de la République, le plan d’action du Gouvernement prévoit
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une révision en profondeur du dispositif légal encadrant ce droit, en renforçant les garanties de l’exercice de la liberté de manifestation pacifique en tant qu’acte de civisme exercé loin de toutes formes de violence et dans le respect des lois de la République. A ce titre, le plan d’action du Gouvernement soutient que, le cadre juridique régissant les réunions publiques sera adapté pour tenir compte des évolutions politiques et sociales qu›a connues l›Algérie, précisant que ces réunions « seront désormais soumises au régime de la déclaration ». Le gouvernement s›est engagé également dans son plan à concourir avec détermination à l’avènement d’une société civile libre et dynamique, capable d’assumer pleinement son rôle d’accompagnateur et d’évaluateur de l’action publique au service exclusif du citoyen. Il compte, à cet égard, procéder à l’amendement de la loi relative aux associations et favoriser l’émergence d’une société civile libre et responsable en vue de renforcer le rôle des associations et leur participation dans le processus de développement du pays et la gestion des affaires publiques. Cette refonte s’appuiera principalement sur la consécration du principe de la déclaration dans la constitution des associations, l’adoption de nouveaux mécanismes de financement transparents et efficaces, le renforcement du partenariat entre les instances publiques et le mouvement associatif, notamment dans les domaines d’intérêt général et la promotion de la place
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Soulignant que les libertés de réunion et de manifestation pacifique constituent les principaux socles pour le renforcement et la consolidation des libertés démocratiques de la jeunesse et de la femme dans la vie associative. Le gouvernement a promis, en outre, d›ériger la concertation avec les différents partenaires sociaux comme outil principal de gouvernance, affirmant que le dialogue et la concertation se feront avec l’ensemble des acteurs politiques, sociaux et économiques, dans un esprit de participation et de partenariat.
Élargir le champ de la liberté d’expression
Outre, la promotion de la pratique de la démocratie réelle, le gouvernement œuvrera à garantir les libertés de réunion et de manifestation pacifique et à soutenir la presse et les médias dans l’exercice de leur activité dans le cadre de la liberté, du professionnalisme et du sens
Encouverture de responsabilité et de l’éthique, outre la régulation de la presse électronique et de la publicité. Cette promesse intervient après l’instruction du chef de l’Etat portant sur « la régularisation de la situation juridique des journaux électroniques domiciliés en Algérie », précisant que « ces médias seront traités sur un pied d’égalité que la presse nationale écrite en matière de couverture des activités nationales et officielles et d’accès à la publicité publique et ce, dans le strict cadre de la loi et de la déontologie de la profession ». À cet effet, le gouvernement annonce, l›ouverture d›un vaste chantier pour mieux élargir le champ de la liberté d’expression, de la liberté de la presse et de la liberté de communiquer. « L’espace des libertés, c’est le champ du possible, c›est-à-dire un exercice libre et apaisé de ces libertés, loin des multiples atteintes à ces libertés qui sont générées par l’évolution exponentielle de l’Internet et l’expansion des réseaux sociaux », précise le communiqué. Il a souligné, dans ce contexte, la nécessité de définir des règles claires et efficaces encadrant par la force du droit l’obligation éthique de fournir une information vérifiable, sourcée, fiable et crédible. « La transformation profonde du secteur de l’information et de la communication exige du gouvernement le lancement de réformes majeures, inclusives et concertées. Il s’agit de procéder à une révision substantielle des lois relatives à l’Information et à l’audiovisuel, avec notamment une mise en conformité avec le droit algérien des chaines de télévision offshore et l’encouragement de la création de radios dans l’espace hertzien et sur le Web », lit-on dans le communiqué. Il sera également question de fixer des cadres légaux pour la publicité, les sondages et la presse numérique et d’aider les acteurs de l’information et de la communication à s’organiser dans le cadre d’associations et de syndicats professionnels et à soumettre le libre exercice d’informer à l’exigence éthique qui sera défendue dans des cadres organisés.
Une politique qui favorise le dialogue dans le règlement des conflits et accorde un intérêt particulier à l’Afrique ainsi qu’à la communauté algérienne établie à l’étranger et à son implication dans le processus du Renouveau national
Un plan national de promotion de la jeunesse
Par ailleurs, le gouvernement s’emploie à la réunion de toutes les conditions à même de permettre à la femme d’occuper la place qui lui sied sur la scène politique et dans les postes de responsabilité et de réaliser son autonomie. Il compte également œuvrer à l’atteinte de l›objectif de l’égalité hommes-femmes dans tous les domaines, en conformité avec les constantes nationales. En outre, la jeunesse étant, dans le plan d’action du gouvernement, une priorité cruciale, elle constituera l’axe d’un plan national quinquennal 2024-2020 visant à lui permettre de contribuer efficacement au processus d’édification de la nouvelle République, dans tous les domaines. L’implication de la Jeunesse dans le processus de développement du pays, en sa qualité de force sociale
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potentielle, sera concrétisée par la mise en place d’une politique nationale novatrice, inclusive et intersectorielle, prenant en charge les préoccupations et attentes des jeunes, est-il souligné dans le document. Le plan du gouvernement prévoit, à ce titre, l’installation du Conseil supérieur de la Jeunesse qui s’érigera en porte-voix de la jeunesse algérienne, en partenaire et interlocuteur privilégié des pouvoirs publics et en instrument efficace de son implication effective dans la vie politique et socioéconomique du pays.
Réforme de l’Ecole et de l’Université
En outre, le plan du Premier ministre, Abdelaziz Djerrad, annonce « la réforme et le redressement » des systèmes de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et de la Formation et de
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l’Enseignement professionnels. Autrement dit, le système éducatif national sera, une nouvelle fois, réformé tel que l’a annoncé le premier magistrat du pays dès sa prise de fonction présidentielle et maintes fois réitéré lors des précédentes réunions du Conseil des ministres où la question de l’Ecole a toujours occupé une place centrale. S’agissant du système en vigueur dans l’Enseignement supérieur et la Recherche scientifique, le Président Tebboune a ordonné au ministre en charge du secteur « une profonde révision de ce système dans son volet social et pédagogique pour être en adéquation avec les exigences de l’heure, notamment l’accroissement démographique pesant sur les capacités de l’Etat ». A l’évidence, une « profonde révision » du système n’annonce pas moins une remise en cause de l’expérience du LMD (Licence-masterdoctorat) qui ne compte pas de nombreux partisans au sein
Encouverture de la famille universitaire. Le ministre de l’Enseignement supérieur, dont la nomination à ce poste a été saluée par la communauté universitaire, fait partie de ceux qui n’avaient pas approuvé l’option LMD. « En privilégiant l’option LMD, les autorités algériennes se fourvoient et compromettent l’avenir du pays », avait-il dit, alors qu’il s’exprimait sous la casquette de l’universitaire chercheur, estimant que « nous avons besoin d’ingénieurs et qu’il faut remettre les disciplines techniques à l’université dans la mesure où les enjeux actuels nous imposent de revoir rapidement notre stratégie ».
Une politique étrangère agissante
Au chapitre de la politique étrangère que l’Exécutif a qualifiée d’agissante et de proactive, elle sera sous-tendue par une diplomatie plus efficiente dans les domaines culturel et économique. Une politique qui favorise le dialogue dans le règlement des conflits et accorde un intérêt particulier à l’Afrique ainsi qu’à la communauté algérienne établie à l’étranger et à son implication dans le processus du Renouveau national. Côté sécuritaire, le gouvernement de Djerad semble accorder une grande importance aux menaces auxquelles fait face présentement le pays, notamment à ses frontières Est et Sud-Est, en assurant s’atteler à l›intensification des efforts de modernisation de l›Armée nationale populaire (ANP), de consolidation de sa professionnalisation, de renforcement de ses capacités en matière de cyber-défense, outre le développement de l’industrie militaire…, dans l’objectif de garantir une constante disponibilité opérationnelle face aux menaces externes, la poursuite de la lutte contre les résidus du terrorisme et du crime organisé et la contribution efficace à la prise en charge médicale des populations des zones enclavées, notamment dans les Hauts-Plateaux et le Sud.
Répartition équitable du développement
Enfin, intervenant à l’issue de la présentation du plan d’action du gouvernement, le Président de la République a instruit l’exécutif de veiller à une répartition équitable
Le plan du gouvernement prévoit, l’installation du Conseil supérieur de la Jeunesse qui s’érigera en portevoix de la jeunesse algérienne
du développement au niveau national et à l’appui aux entreprises aptes à créer de l’emploi à travers des avantages fiscaux à même de les inciter à contribuer à l’absorption du chômage. A cet effet, M. Tebboune a appelé à la révision du système fiscal à travers l’accélération de sa numérisation, qui doit s’étendre à l’administration des douanes afin d’éradiquer les fléaux de l’évasion fiscale et de la contrebande qui gangrènent l’économie nationale, alimentent les pratiques de corruptions et maintiennent notre dépendance à la rente pétrolière. Par ailleurs, le Président de la République a insisté sur l’impératif de donner la priorité absolue à la transformation des matières premières nationales au lieu de leur exportation systématique en brut, au regard de leur rôle en matière de création de richesse et d’emplois. A cet égard, M. Tebboune a réitéré la disposition de l’Etat à encourager tout projet d’industries manufacturières par un financement pouvant atteindre un taux %90 et à lui donner la priorité dans l’octroi du foncier industriel. Sur le plan social, outre l’exonération de l’IRG des salaires
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inférieurs à 000 30 DA, le gouvernement s’engage à augmenter le SNMG, dans le cadre de la tripartite. Par ailleurs, le Président de la République a enjoint au Gouvernement d’accorder davantage d’intérêt à la société civile en l’aidant à s’organiser en associations qu’il faut agréer sans tarder, car elles constituent le creuset du progrès et du développement. Il a ordonné, en outre, l’encouragement de l’action caritative et du bénévolat en tant que levier important de l’émulation pacifique à la solidarité et au renforcement de la cohésion nationale. En outre, le Président a réitéré son appel aux ministres concernés à l’impérative intensification du contrôle de l’importation des produits contrefaits à travers la mise en place de laboratoires polytechniques modernes au niveau des tous les accès du pays, en vue de s’assurer de la qualité et de la conformité de produits importés, notamment ceux destinés à la consommation ou à l’utilisation dans le secteur de la construction. De même qu’il a instruit le ministre du Commerce
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d’interdire l’importation des viandes séchées. Enfin, M. Tebboune a demandé, au ministre en charge des statistiques de préparer immédiatement un Recensement général de la population afin que la politique de la planification nationale soit fondée sur des bases solides, ce qui permettra de déterminer la consommation nationale quotidienne pour pouvoir adapter notre consommation et nos importations à nos besoins réels. Il a instruit également la création d’un réseau interactif de statistiques s’étendant à tout le territoire national, de la Commune au Ministère en charge des statistiques, en vue de faciliter la maitrise de l’économie. Avant la levée de la réunion, le président de la République a instruit le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière d’entamer de suite les études nécessaires pour l’inscription d’un projet de réalisation d’un Centre hospitalier anti-cancer au niveau de la wilaya de Djelfa, dont l’entame des travaux doit intervenir avant la fin de l’année en cours.
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olitique
Affaire du représentant permanent de la Tunisie auprès des Nations Unies
Polémique sur un limogeage diplomatique Tunis-La Majalla Le limogeage du représentant permanent de la Tunisie auprès des Nations Unies, Moncef Bâati, quelques jours avant la tenue de la réunion Conseil de sécurité des Nations Unies à New York consacrée à “la situation au Moyen-Orient, y compris la cause palestinienne, dit “Deal du siècle”, a provoqué un tollé auprès de la classe politique tunisienne qui s’est indignée du recours à de tels procédés qui nuisent à l’image du pays. En effet, le représentant permanent de la Tunisie auprès des Nations Unies, Moncef Bâati, nommé le 5 septembre 2019 par l’ancien président de la République par intérim, Mohamed Ennaceur, au titre d’ambassadeur Représentant permanent de la Tunisie auprès de l’ONU, à New York. Où la Tunisie siège officiellement au Conseil de sécurité en tant que membre non permanent depuis le 1er janvier pour le mandat 2020/2021. Poste qu’elle occupe pour la quatrième fois depuis l’indépendance, a été sommé de quitter son poste de rentrer au pays « sous 24H ». Il con-
vient de rappeler que la Tunisie a officiellement pris possession, le 1er janvier, de son siège de membre non-permanent à au Conseil de sécurité, et ce, pour la quatrième fois de son histoire. Moncef Baâti, avait souligné, le 3 janvier lors d’une cérémonie de levée du drapeau tunisien devant le siège du Conseil de sécurité à New York, l’engagement de la Tunisie à être le porte-voix du monde arabe et du continent africain au sein de cet organe onusien, à contribuer, activement, au règlement de la crise libyenne et à continuer à soutenir la cause palestinienne. Un projet de résolution Que s’est-il passé depuis ? Selon des sources concordantes, le représentant permanent de la Tunisie auprès des Nations Unies et du Conseil de sécurité, Moncef Baâti, aurait soumis avec son homologue indonésien, un projet de résolution sur le plan de paix au ProcheOrient du président des Etats-Unis, Donald Trump, proposé le 28 janvier (l’accord du siècle), sans en référer au ministère des Affaires étrangères ni consulter le groupe arabe
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Moncef Baati, un diplomate indésirable
et les pays qui soutiennent la cause palestinienne. L’examen du projet de résolution qui devait être présenté au Conseil de sécurité le mardi 11 février par la Tunisie en tant que membre non permanent du Conseil, a été reporté à une date ultérieure afin d’approfondir les consultations à ce sujet et de garantir les meilleures chances de l’adopter, a appris La Majalla de source de la Présidence de la République. Commentant, les raisons de ce limogeage, la présidence de la République avait justifié la révocation de Moncef Baâti par «l’absence de coordination et de concertation avec le ministère des Affaires étrangères d’un côté et les représentants des pays arabes et musulmans de l’autre » au sujet, notamment, de l’élaboration d’un projet de résolution sur le plan de paix “deal du siècle” proposé le 28 janvier courant par le président américain Donald Trump. La même source souligne, à Majalla, que la coordination et l’interaction avec le ministère sont requises surtout que la Tunisie siège au
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Moncef Baâti, aurait soumis avec son homologue indonésien, un projet de résolution sur le plan de paix au ProcheOrient du président des Etats-Unis, Donald Trump, proposé le 28 janvier (l’accord du siècle), sans en référer au ministère des Affaires étrangères ni consulter le groupe arabe et les pays qui soutiennent la cause palestinienne. Conseil de sécurité en tant que membre non permanent. Et d’insister que la concertation permanente avec le ministère de tutelle est nécessaire pour harmoniser les positions de principe de la Tunisie et défendre ses intérêts diploma-
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olitique
tiques. Indignation Montant au créneau, l’Association Tunisienne pour les Nations Unies (ATNU) s’est dit “profondément indignée” après la décision “soudaine” du ministère des Affaires étrangères de mettre fin aux fonctions de Moncef Baâti, Représentant permanent de la Tunisie auprès de l’Organisation des Nations Unies à New York. Dans une déclaration dont Majalla en a reçu une copie, l’Association a exprime son étonnement des motifs de la révocation “sans précédent” avancés par le ministère de tutelle dans un communiqué de presse officiel. Lesquels motifs « nuisent, non seulement à la personne de Baâti qui est connu pour sa compétence et son patriotisme mais aussi à ceux qui l’ont nommé à ce poste, parmi les hauts responsables de l’Etat », lit-on dans même communiqué. L’association s’est par ailleurs dit « très inquiète à l’égard d’une succession de rapports relayés par des sources concordantes, selon lesquelles Baâti aurait apporté un soutien trop appuyé aux Palestiniens dans le cadre des discussions au sein du Conseil de sécu-
Le représentant permanent de la Tunisie auprès des Nations Unies, Moncef Bâati, a été nommé le 5 septembre 2019 par l’ancien président de la République par intérim, Mohamed Ennaceur, au titre d’ambassadeur Représentant permanent de la Tunisie auprès de l’ONU, à New York.
rité sur le plan de paix proclamé unilatéralement à Washington ». “L’ATNU est d’autant plus préoccupée que le rappel en urgence de l’ambassadeur intervient au moment où le Président palestinien multiplie les démarches pour mobiliser la communauté internationale contre ledit plan en prévoyant, après avoir reçu le soutien de la Ligue arabe et de l’Organisation de la coopération islamique, de se rendre au sommet de l’Union africaine dimanche et de s’adresser mardi 11 février au Conseil de sécurité”, selon la même source. L’association a, par ailleurs, indiqué qu’une première version non officielle a été élaborée par la délégation palestinienne et confiée à la Tunisie, en sa qualité de représentant du groupe arabe, pour être discutée puis soumise comme projet de résolution au vote du Conseil de sécurité. L’ATNU a aussi rappelé sa propre position
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Réunion du Conseil de sécurité de l’ONU sur l’accord du siècle
exprimée publiquement concernant le plan américain “qui constitue une nouvelle atteinte à la légalité internationale et aux résolutions pertinentes du Conseil de sécurité et de l’Assemblée générale, en prétendant légaliser l’annexion par Israël de la Vallée du Jourdain et d’autres territoires occupés ainsi que la reconnaissance d’Al Qods capitale indivisible d’Israël”.
Riposte de la Présidence
La prolifération des critiques qui ont fusé, ont poussé la Présidence de la République à réagir une nouvelle fois avec virulence. « Celui qui a initié le projet de résolution du Conseil de sécurité (en allusion au délégué de la Tunisie à l’ONU, Moncef Baâti), et qui a été instruit en secret à partir de Tunisie, n’a pas cherché à faire aboutir ce projet », assène un communiqué dont Majalla a reçu une copie. “Celui qui a avancé le projet savait à l’avance
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qu’il rencontrerait l’opposition de plus d’un pays, et que son objectif, qui n’est caché à personne, était de porter atteinte à la Tunisie, et à son président en particulier, qui a affirmé à plusieurs reprises que le droit palestinien est un droit imprescriptible”, ajoute la présidence. Et de poursuivre dans son offensive en soulignant que « ce qui s’est passé lors de la préparation du projet de résolution qui sera présenté au Conseil de sécurité semble à première vue être un appui total au peuple palestinien, mais seulement en apparence ». Et de fustiger de nouveau l’ex-représentant en l’accusant de ne s’être pas référé « lors de l’élaboration du projet, ni à la présidence de la République, ni au ministère des Affaires étrangères.». La présidence de la république s’en prend directement à son ambassadeur en déclarant que « Celui ayant endossé le rôle de défen-
seur du droit du peuple palestinien, a sollicité la sympathie d’un certain nombre de capitales en faveur de ce qu’on a qualifié injustement d’accord, pour que la décision de sa révocation soit retirée, et qu’il ne lui reste plus qu’à mendier l’occupant sioniste, tout en faisant semblant de l’affronter », conclut le communiqué.
L’examen du projet de résolution qui devait être présenté au Conseil de sécurité mardi par la Tunisie en tant que membre non permanent du Conseil, a été reporté à une date ultérieure afin d’approfondir les consultations à ce sujet et de garantir les meilleures chances de l’adopter.
Humiliation
Ce communiqué considéré comme une humiliation à un haut commis de l’Etat, a été pointé du doigt. D’ailleurs, dans une séance parlementaire les députés ont évoqué la question de la révocation du Représentant permanent de la Tunisie auprès des Nations Unies, Moncef Baâti, laissant la voie ouverte à des tergiversations qui ont eu lieu entre le député, Mongi Rahoui (fRont populaire) et le député Noureddine Bhiri (Eannahdha), lesquelles se sont caractérisés par des tensions aigües. Il est aussi important à souligner que le projet de résolution que la Tunisie soumettra au Conseil de sécurité de l’ONU sur la cause palestinienne, a été au centre d’un entretien téléphonique vendredi 7 février entre le président de la République, Kais Saied, et son homologue palestinien, Mahmoud Abbas où « Il a été convenu de mener des consultations avec les pays arabes et tous les pays qui soutiennent le droit du peuple palestinien, avant de soumettre le projet de résolution à titre officiel au Conseil de sécurité ». Mahmoud Abbas a réitéré à cette occasion son « estime à la Tunisie pour sa position de
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Mahmoud Abbas : n’a pas sollicité un vote sur le projet de Trump
Les pays arabes ont rejeté en bloc « l’accord du siècle ».
soutien au droit palestinien inaliénable ». Lors de la réunion du Conseil de sécurité des Nations Unies à New York consacrée à “la situation au Moyen-Orient, y compris la cause palestinienne”, la Tunisie a réitéré son engagement à poursuivre son soutien constant et de principe à la juste cause palestinienne et aux droits inaliénables, indivisibles et imprescriptible du peuple palestinien. Dans un discours prononcé par le représentant permanent adjoint de la Tunisie auprès de l’Organisation des Nations Unies, Tarek Al-Adab, en présence du président palestinien Mahmoud Abbas, elle a souligné la nécessité de se conformer aux résolutions de la légitimité internationale et de respecter les références fondamentales pour parvenir à une paix juste, globale et durable qui mette fin à l’occupation et permet la restauration des droits légitimes du peuple palestinien, en premier lieu le droit à l’autodétermination et la création de son Etat indépendant avec Al Qods-Est comme capitale.
Etroite collaboration
Le Représentant permanent adjoint de la
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Tunisie a souligné qu’au cours des derniers jours, la Tunisie et l’Indonésie, en étroite coordination avec la partie palestinienne, ont engagé des consultations avec les membres du Conseil de sécurité, les Etats arabes et islamiques et les groupes régionaux et politiques, en particulier le Groupe des pays non alignés, sur un projet de résolution mettant un accent particulier sur la nécessité de parvenir à une paix juste, globale et durable sur la base des résolutions de la légitimité internationale, y compris la résolution 2334 de 2016 du Conseil de sécurité et les références de la Conférence de paix de Madrid et de l’Initiative de paix arabe, et la fin de l’occupation israélienne de toutes les terres occupées en 1967, y compris Al Qods-Est, pour consacrer la solution à deux Etats. L’examen du projet de résolution qui devait être présenté au Conseil de sécurité mardi par la Tunisie en tant que membre non permanent du Conseil, a été reporté à une date ultérieure afin d’approfondir les consultations à ce sujet et de garantir les meilleures chances de l’adopter, a appris Majalla auprès d’une source diplomatique.
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Sadok Jebnoun, expert en stratégies d’investissement à Majalla
« L›économie tunisienne souffre de graves problèmes» Par Nasreddine Ben Hadid Au moment où la Tunisie, vit dans l’attente de la formation d’un gouvernement, suite à l’avortement d’un premier, tout le monde s’accorde pour dire que tous les indicateurs économiques sont au rouge, vif et clignotant même. La question économique plus que déterminante, même cruciale, ne semble pas être à la première loge des interminables tractations pour la formation du gouvernement. Afin d’opérer une dissection de la situation économique en Tunisie, «Majalla» a interviewé Sadok Jebnoun, expert en stratégies d’investissement, pour bien décrypter la situation : * Quel constat faites-vous de la situation actuelle de l’économie tunisienne ? L›économie tunisienne est en situation très difficile, car elle souffre de problèmes, que rencontrent les économies à revenu intermédiaire, qui ne parviennent pas à évoluer vers une économie à forte valeur ajoutée, et subissent par conséquent un taux d’endettement élevé, ainsi qu’une inflation récessive. Il s’agit d’une stagnation du cycle économique, et dans les principaux secteurs, comme nous le
constatons dans l›industrie et l›agriculture, et dans une moindre mesure dans le secteur commercial, avec une inflation forte et instable, que la Banque Centrale cherche à maîtriser, par ses moyens financiers. Tout en sachant que cette inflation a atteint désormais %5,8. Mais au niveau de la réalité, seul le citoyen souffre de l›augmentation des coûts. Ceci sans tenir compte de l›inflation que connaissent les entreprises économiques. Par conséquent, nous somme face à une économie, incapable d’amorcer un saut qualitatif. Du moins semblable à celui accompli par le processus politique. * Quelles en sont les faiblesses les plus graves ? L›économie tunisienne souffre de plusieurs faiblesses. Son principal atout se situe au niveau de sa diversification. Mais sa principale faiblesse réside dans la fragilité de sa structure économique, à savoir, la fragilité de la structure industrielle en Tunisie, et l›absence de financements, sachant que les banques tunisiennes ont réalisé des bénéfices importants, mais ces bénéfices n’ont pas été alloués au financement de l›économie, mais pour répondre aux besoins de l›Etat en crédits. Par conséquent, il n›y a plus de financement disponible pour que les institutions puissent investir, et générer des emplois.
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Idem, aussi bien pour le secteur de l’agriculture, que la consommation domestique. Situation, qui affecte les principaux moteurs de l›économie, au ralenti actuellement. A savoir, l›investissement, la production, et l’exportation. Tous les points faibles mentionnés, empêchent l›économie tunisienne d’absorber toute valeur ajoutée probable. * Les gouvernements précédents ont-ils eu une conscience politique de ces points ? Je pense que les gouvernements précédents ont abordé le secteur économique, avec amateurisme. Ils auraient été mieux, en 2011, d’octroyer à l’économie la même attention que celle réservée à la politique. Ils ont opté pour une économie de dépenses sans limites. Agissements qui ont déclenché un cycle d’endettement, pour pouvoir répondre aux besoins. Principalement grâce à un nombre effroyable de prêts obtenus entre 2012 et 2014, qui ont fait passer, le taux d›endettement à l›heure actuelle, à environ %75 du PIB, sans tenir compte des dettes des entreprises publiques, sinon ce taux serait de loin beaucoup plus élevé. A noter que la dette tunisienne est une dette composite, car la dette extérieure représente
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Le gouvernement tunisien doit se convertir en machine de guerre… les deux tiers, en devises fortes par rapport à la monnaie locale, comme le dollar, l›euro et le yen. Il faut rappeler que le dinar tunisien a perdu %53 de sa valeur face à ces trois monnaies, et %46 face au dollar et à l›euro. Même la reprise actuelle n’est qu’éphémère. Sachant que la question économique n›a pas constitué une des priorités les plus cruciales pour ces gouvernements. Tant l’attention s’est focalisée sur le cheminement politique, et dans une moindre mesure sur la question sociale. Quant au dilemme social, il a été résolu sans tenir compte de la dimension économique, à savoir l’obligation d›améliorer la capacité des moyens de production. * Vous avez évoqué la dévaluation comme une erreur, alors que certains l›ont présentée en facteur pouvant booster l’exportation, mais aussi, réduire
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l’importation ? L›idée que la dévaluation accroîtrait la compétitivité de l›économie tunisienne, dans le sens de dynamiser les exportations et de limiter les importations, constitue une erreur méthodologique, tant elle est conseillée par le Fonds monétaire international (FMI), et adoptée par les décideurs politiques. Il se fait plus que certains, du constat fait ces dernières années, que la dévaluation n’a porté que des désastres, car nous avons importé l›inflation du continent européen, étant donné que notre relation avec la Communauté européenne, se situe à %80 aux niveaux des échanges commerciaux. Sans disposer d’une forte capacité d’exportation, car nous exportons essentiellement des matières premières, et quelques industries de transformation, qui souffrent de ne pouvoir moderniser les moyens de production, pour cause, comme déjà mentionné, de rareté des sources de financement. Nous devons comprendre que la monnaie fait office de miroir de l›économie, qui reflète autant les succès que les échecs, sans oublier que la politique monétaire menée en Tunisie depuis 2011 est erronée. A savoir qu’elle applique la recette traditionnelle, que le FMI préconise, à savoir la dévaluation de la monnaie locale. * Quelles sont les options qui s’offrent aux détenteurs du pouvoir en Tunisie actuellement ? Avant d’évoquer ces options, j’aime bien insister sur le fait que les détenteurs soit vraiment en possession des outils nécessaires pour assumer convenablement leurs missions, et qu’ils soient épris du sens du changement, essentiellement au niveau économique. En premier, ne nullement occulter la vérité : Une économie en piètre état, qui ne produit nullement et encore pire, ne peut engendrer de la richesse ou de la croissance. Nous devons comprendre que nous vivons à l›ère de la quatrième révolution industrielle qui, selon de nombreuses études, changera la nature de près de 170 millions emplois. Les pays qui refusent ou sont incapables de s›engager dans cette nouvelle voie, ne peuvent prétendre à la richesse et au développement. Les détenteurs du pouvoir en Tunisie, doivent oser l’adoption d’une politique autre, axée sur la production, et donc capable d’extraire le pays de la crise, et le placer en conséquence sur la voie d’un lancement économique, dans le vrai sens du mot. La
Alors, on peut évoquer un ensemble de solutions complexes, car il n’existe nullement de solution magique. Une solution faites de nombreuses visions interconnectées, allant de l’évincement de la bureaucratie, la réduction du coût de la dette, l›assimilation des technologies modernes, la promotion de l›industrie et de l›agriculture à la modernisation des services. Ce sont des politiques sectorielles qui doivent être encadrées par une règle générale, basée sur une rupture positive, comme a été le cas, dans les pays du Sud-est asiatique et de nombreux pays africains. * Quels sont dossiers que le prochain Chef du Gouvernement, doit ouvrir en premier ? Le prochain Chef du gouvernement, doit être fermement convaincu que la Tunisie, a besoin d›une rupture économique positive. Je considère que le premier dossier concerne le retour des entreprises à la production. A Commencer par orienter les investissements vers les secteurs productifs, car le chômage, est actuellement officiellement à environ %15,3, mais en réalité peut être bien plus, si on intègre le sous-emploi ainsi que l’emploi précaire, le taux serait nettement supérieur. L’évincement nécessite, une reprise, à savoir relancer l›investissement, puis analyser les politiques structurelles. De
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même, se passer des dettes pour axer l’effort sur le renforcement du secteur agricole, ainsi que du commerce extérieur. Chose qui revient à refonder l’économie dans sa totalité, à savoir la production, la distribution, en mettant l›accent sur la nécessité d’asseoir une entente profonde et durable entre les partenaires sociaux. De ce fait, le gouvernement doit se convertir en machine de guerre, contre la récession et la pauvreté. Cette mission nécessite un plan concis, précis et réalisable dans les meilleurs délais. * Quelles approches concernant la contrebande et l›évasion fiscale? La question de l›évasion fiscale est une fausse question. Lorsqu’on sait que le PIB tunisien, a considérablement chuté, pour avoisiner les 40 milliards de dollars. Chose qui veut dire que nous sommes face à une richesse réduite. De laquelle l’Etat déduit officiellement %37, selon l›OCDE. Sachant que ce taux est le plus élevé sur le plan africain, et un des plus élevés au niveau mondial. Ces lourds impôts, ajoutés à la taille réduite de la richesse, font de l’évasion fiscale, et le passage du secteur formel à l’informel, une nécessité, surtout pour les secteurs fragiles et vulnérables. Le secteur formel estime que La
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les gouvernements précédents ont abordé le secteur économique, avec amateurisme. Ils auraient été mieux, en 2011, d’octroyer à l’économie la même attention que celle réservée à la politique la charge fiscale a considérablement augmenté et est devenue lourde et insupportable, surtout la Loi de finances pour les années 2019 ,2018 ,2017 et 2020. Quatre années de pression fiscale sans relâche. Une situation qui a conduit le secteur formel à considérer l’évasion fiscale comme la meilleure solution. La pression fiscale actuelle est de l›ordre de %25. Sachant, comme le témoigne l’histoire de la Tunisie, et le prouvent de nombreuses études scientifiques, qu’à chaque fois que le pays ait connu ce niveau fiscal, il a connu une explosion sociale. En résumé, on peut affirmer que le secteur informel
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n’est autre qu’une conséquence d’une politique fiscale injuste et excessive. D’où une baisse des investissements, qui a conduit les gens à se tourner vers le secteur informel. L’élimination du secteur informel, nécessite que le secteur formel, soit plus compétitif. Chose qui devrait conduire le citoyen à s’acquitter du devoir civique envers la fiscalité. Surtout, lorsqu’il constate que sa contribution s’est concrétisée, en infrastructures dans les hôpitaux du secteur public, ainsi que par une meilleure qualité des services. Idem pour les autres services publics. Alors, il va accomplir ce devoir de bon cœur. * Une approche libérale, selon les recommandations du FMI, en contradiction avec approche sociale, prônée et voulue par le Front populaire. Quels sont les points de convergence ou rupture ? Il n›y a pas de convergence entre les deux approches. La première est une recette traditionnelle basée sur un programme purement libéral, tandis que la seconde est axée sur le rôle protecteur de l’Etat, qui doit parrainer tous les secteurs à caractère social. Nous devons adopter une autre approche, à savoir une absorption du libéralisme, et son adoucissement dans un cadre social. Un modèle dont de nombreux pays s›inspirent. La Chine et le Vietnam en particulier. * La dette extérieure constitue une hémorragie, qui nécessite un traitement. Quelle est la meilleure approche, aussi bien la réduire ou l’éliminer ? Avec un peu plus de 30 milliards de dollars, la dette extérieure de la Tunisie reste la plus épineuse des questions. Sans oublier que le niveau de revenu tunisien est tombé au niveau de l›année 2005, et que l›investissement affluant en Tunisie représente %0,05 du total des investissements dans le monde. Si la Tunisie continue de s›endetter afin de répondre aux besoins du budget, payer les salaires et rembourser une partie de la dette et/ou les intérêts, le système s›effondrera inévitablement comme, a été le cas dans
nous somme face à une économie, incapable d’amorcer un saut qualitatif La
des pays ayant connu un parcours semblable à celui de la Tunisie, actuellement. La Grèce, par exemple, qui a heureusement trouvé une assistance salvatrice auprès de l›Union européenne. La poursuite de l›endettement en Tunisie, sans un déclenchement productif, entraînera des conséquences très graves. Le peuple tunisien doit comprendre que se débarrasser de la dette ou au moins la ramener à un taux très raisonnable, ne peut se faire sans augmenter le taux de croissance. Mathématiquement, les intérêts sur la dette estimés à un peu plus de 3 milliards de dollars nécessitent une croissance de %3, tandis que l›allégement de la dette requiert un minimum de %6. * L›Union européenne reste toujours le premier partenaire commercial et le premier investisseur, où sont les autres partenaires ? Tant tous les gouvernements ont tous annoncé une ouverture à d›autres régions du monde, à l’instar de la Chine, et d›autres sources de financement ? Il est vrai que l›Union européenne représente le premier partenaire sur le plan des échanges et des investissements, mais cette image mérite un agrandissement, tant la relation reste presque confinée à quatre pays, à savoir la France, l›Italie, la Belgique et l›Allemagne. Aussi, n›avons pas développé de relations avec le reste des membres de cette Union, en particulier les pays nordiques
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qui disposent d’excellents excédants financiers, qu’un niveau plus que respectable dans les domaines technologiques. De même, la Tunisie n›a pas pu attirer suffisamment d›investissements des pays avec lesquels elle entretient des relations économiques traditionnelles. Pendant la crise qui a frappé le sud de l›Europe, environ 800 1 milliards de dollars ont été transférés vers le nord du continent. Si la Tunisie disposait d’un système financier ouvert, aux normes internationales, elle aurait pu attirer une part de ces investissements. La concentration de la plus grande partie des échanges avec l’Union européenne, constitue un autre mauvais choix. Le géant du monde, qui représente %32 de la richesse produite au niveau mondial, est la Chine. Nous devons nous ouvrir au monde entier et avoir des missions économiques permanentes dans les grandes capitales financières d›Asie en particulier, sans oublier les profondeurs arabes et africaines, à travers une politique plus ouverte et plus efficace. Cette ouverture sur l›Asie et les profondeurs arabes et méditerranéennes, ne doit en rien entraver les efforts de renforcement de nos relations avec l›Union européenne, notamment une ouverture plus grande sur les pays nordiques. Sans négliger l’importance des relations avec les États-Unis d›Amérique, surtout que la Tunisie n’utilise que %5 de la valeur, qui lui est octroyée, La
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selon l›accord d›échange avec ce géant. Je conclus la réponse à cette question, par un aspect important. A savoir les relations maghrébines, notamment avec les voisins libyens et algériens. Sachant que les échanges commerciaux avec le voisin occidental ne dépassent pas 2 milliards de dollars. Volume très faible par rapport à la capacité de chacun des deux pays, tandis qu›il s’est réduit avec le voisin du sud à environ 700 millions de dollars. * Comment répondre aux besoins de la Tunisie en IED, suffisamment pour réaliser le développement et absorber le chômage? La réponse est tributaire de l’instauration d’un cadre de libertés économiques qui n›est pas actuellement en place en Tunisie. La structure tunisienne n›est pas suffisamment flexible pour recevoir et absorber les IDE. L›administration est largement bureaucratique. Il existe 481 procédures de constitution d›entreprises, selon une étude menée par l’OCDE, qui entravent totalement l›économie tunisienne, que l’administration n’a pas encore abolie. Par exemple, et sans s›y limiter, au cas où l›une des plus grandes entreprises internationales voudrait investir en Tunisie, son premier responsable serait dans l’obligation, d’opérer un saut en Tunisie et d’y déposer sa signature...
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Politique : Le combat des femmes Nombreuses sont les péripéties du dernier congrès du PAM, mais celle qui choque le plus c’est l’attitude d’une poignée d’excités vis-à-vis de Fatima Zahra Mansouri. Celle-ci a rejoint le parti dès sa création, sûrement par désir de s’engager dans un projet, parce qu’elle n’avait pas besoin d’un marchepied politique pour une éventuelle ascension sociale. Elle a été élue maire de Marrakech, puis présidente du Conseil national du parti. C’est un engagement fort respectable qui nous rappelle que les femmes marocaines se sont toujours impliquées dans la chose publique.
Par: Ahmed Charaï
Malika El Fassi est signataire du manifeste réclamant l’indépendance du Maroc en 1944. Des femmes ont participé de manière très active à la résistance et à la lutte armée. L’Istiqlal, puis l’Union nationale des forces populaires (UNFP) avaient leur section féminine. Dès les années 70, on a vu des femmes arriver aux conseils nationaux puis aux bureaux politiques. C’est de manière assez naturelle que l’on a vu Badiaa Skalli pour l’USFP et Latifa Bennani Smirès pour l’Istiqlal entrer au Parlement, bien avant les quotas. Mais si le pays a opté pour la discrimination positive, le système des quotas, c’est bien parce que le machisme a la peau dure au sein des organisations politiques, mais aussi au sein de la société. Les invectives lancées contre Fatima Zahra Mansouri sont abjectes et ne peuvent que susciter l’indignation. Mais imagine-t-on des adversaires politiques masculins user des mêmes accusations et quolibets lors de leurs différends ? Assurément non ! Le PAM, en tant que parti, ne peut être mis en cause. La preuve c’est que le congrès a élu madame Mansouri présidente du Conseil national. Mais les réactions excessives ne viennent pas de nulle part, elles sont issues d’une société où le machisme et les frustrations sexuelles se mélangent souvent, pour donner libre cours à des abjections innommables. De manière institutionnelle, le Maroc a réalisé de grands pas. La femme est représentée au sein de l’Exécutif, du parlement, à la tête des conseils indépendants, des établissements publics, etc… Cela fait plusieurs années que nous avons plus de bachelières que de bacheliers. Le nombre de femmes chef de famille ne cesse d’augmenter. Mais la mentalité réactionnaire persiste fortement au sein de la société, entretenue par une doxa minorant la femme et la limitant à son corps considéré comme Tabou. Un long et patient travail attend la société pour enterrer cette vision moyenâgeuse et établir une véritable égalité entre tous les citoyens. Fatima Zahra Mansouri a réagi en combattante, une vraie marocaine. Elle a affronté les critiques acerbes de manière très digne mais fermement, et a réussi à se faire élire. D’autres auraient peut-être jeté l’éponge devant tant de médiocrité. Cela mérite le respect, mais nous interpelle. Le combat pour l’égalité s’impose.
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Ebola en RDC: L›alerte rouge maintenue…. Par La Majalla De Genève, le comité d›urgence de l›OMS maintient l›alerte sanitaire de portée mondiale en RDC, et considère qu’il est trop tôt pour baisser la garde face à Ebola. Pas suffisant, cependant pour lever l›alerte rouge estime l›OMS. Même si le nombre de nouveaux cas a fortement baissé. Le risque également.
Feu rouge, avec peu d’espoir Les feux ne sont pas tous au vert. Mais la situation n›a rien à voir avec les pires moments de l›épidémie, quand on nouveaux cas 130 comptabilisait près de par semaine. La semaine dernière, c›était seulement trois. Un signe extrêmement positif selon le patron de l›OMS. Mais une .rechute est toujours possible Et lever l›urgence sanitaire mondiale voudrait dire que la partie est gagnée. Elle ne l›est pas, rappelle le président du comité d›urgence Robert Steffen. « Je vois deux nuages noirs à l›horizon. Le premier,
ce sont les attaques qui continuent contre le personnel de santé et qui menacent les actions de la riposte. Le deuxième problème, c›est le manque criant de solidarité de la communauté internationale. C›est essentiel que [la RDC] obtienne plus de soutien [dans la lutte contre Ebola] ». Si la tendance reste la même, l›urgence sanitaire pourrait être levée avant trois mois. Mais la RDC n›est pas tirée d›affaire. D›autant plus, souligne l›OMS, que son système de santé reste à consolider. Si Ebola a fait près de 250 2 morts, la rougeole en a fait plus de 300 6 en bien moins de temps.
Revivre l’histoire Dans le passé, le virus Ebola a refait surface, dans plusieurs régions reculées, de ,la République démocratique du Congo Dans le sillage de l›épidémie d›Ebola de 2016-2014 en Afrique de l›Ouest, dans laquelle presque toutes les réponses de la communauté internationale ont été défaillantes, beaucoup de choses ont changé. Il y a désormais des stocks de
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vaccins expérimentaux contre le virus Ebola, dont l›efficacité a été prouvée à %100 lors de tests menés en Guinée, au Liberia et au Sierra Leone. L›Organisation mondiale de la santé (OMS), qui a concentré un déluge de critiques pour la lenteur de sa réponse lors de l›émergence du virus en Guinée en 2014, a créé de nouveaux départements, de nouvelles règles et a engagé des réformes qui visent à améliorer ses capacités de réponse à une urgence sanitaire. Et de nombreuses autres organisations, de l›Agence américaine pour le développement international à l›ONG Médecin sans frontières, ont mis en place de nouveaux systèmes de surveillance, réaménagé leurs politiques de crise et ont formulé le vœu de «faire mieux» la prochaine fois. Une organisation humanitaire sénégalaise, Alima, a déjà des
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enquêteurs volontaires médicaux en route pour le village reculé du Congo où est réapparu le virus.
De la jungle au siège de l›OMS Pour l›instant, les choses semblent connaitre une amélioration nuancée. L’OMS a envoyé des messages d›urgence par téléphone portable partout à travers le monde, en français, pour dire que le ministère de la Santé de République démocratique du Congo avait, «notifié à l›OMS et à ses partenaires qu›un cas d›Ebola avait été confirmé». Dans les minutes suivantes, l›OMS commençait à publier une série de tweets sur les détails de ce cas positif, et le directeur du département africain de l›organisation onusienne, Matshidiso Moeti, était envoyé dans la capitale congolaise, Kinshasa, avec une .équipe d›experts de l›OMS
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La CAN : une fois tous les quatre ans ? Par La Majalla La proposition de Gianni Infantino, le président de la Fédération internationale de football, n’en finit pas de provoquer des débats enflammés. La Coupe d’Afrique des nations doit-elle avoir lieu tous les quatre ans au lieu de tous les deux ans ? Les pros et les antis se déchirent autour de cette question. Qui sont-ils ?
d’Afrique des nations avait lieu en début d’année, en pleine saison. Avec la CAN 2019, qui s’est déroulée en juin/juillet, le ton était devenu moins virulent. Mais l’annonce d’une CAN 2021 de quatre semaines en janvier-février a jeté un froid en Europe. L’entraîneur Jürgen Klopp, dont le Liverpool compte Mohamed Salah, Sadio Mané, Naby Keita et Joël Matip dans ses rangs, a jugé que cette décision de la CAF et du Cameroun était une «catastrophe».
Ils sont pour :
La FIFPro Afrique.
C’est le président de la Fédération internationale de football (FIFA) qui a lancé l’idée d’une CAN tous les quatre ans, devant tout l’état-major du foot africain. Depuis l’élection de Gianni Infantino, la FIFA ne cesse de donner de l’ampleur à ses compétitions : Coupe du monde masculine à 48 nations, projet d’un Mondial féminin tous les deux ans, Coupe du monde des clubs élargi à 24 équipes… Dans un calendrier international surchargé la FIFA doit faire un maximum de place à ses tournois.
Certains clubs européens
La majorité des meilleurs joueurs africains, qui disputent généralement la CAN, évoluent dans des clubs européens. Durant vingt ans, les équipes du Vieux continent se sont plaintes, parfois avec véhémence, du fait que la Coupe
La branche africaine du syndicat mondial des joueurs a pris une position forte en se prononçant en faveur d’une CAN tous les quatre ans. Par le passé, de nombreux joueurs s’étaient émus du risque que représentait le fait de laisser son club en pleine saison pour disputer la Coupe d’Afrique des nations. Des footballeurs passés ou présents, comme le Tunisien Radhi Jaidi ou le Sénégalais Ricardo Faty, se sont en tout cas montrés favorables à cette suggestion. L’ex-attaquant Didier Drogba, président d’honneur de la FIFPro Afrique, n’a jamais fait l’impasse sur une Coupe d’Afrique des nations pour préserver sa carrière en clubs. Mais la superstar ivoirienne n’en a pas moins apporté son soutien à la proposition de Gianni Infantino. «Cela peut être une bonne chose parce que cela donnerait une saveur bien particulière à ce trophée par sa rareté», a-t-il notam-
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ment déclaré, de passage à Paris. Ils sont contre
Samuel Eto’o
L’autre icône africaine des vingt dernières années a pris le contre-pied de Drogba. Dans l’émission Le Débat Africain de RFI, le Camerounais a critiqué avec force les déclarations de Gianni Infantino : « Est-ce l’intérêt des Africains d’organiser une CAN tous les quatre ans ? Je crois que c’est plutôt celui des Européens. Ils veulent avoir à disposition les Mohamed Salah, Sadio Mané ou Pierre-Emerick Aubameyang». Une autre légende, le Sénégalais El Hadji Diouf, a également souligné qu’il préférait une phase finale tous les deux ans.
La CAF, traditionnellement
Le Comité exécutif de la CAF, qui se réunit ce 14 février à Doha, en marge de la Super Coupe d’Afrique, n’a pas encore rendu son avis sur le sujet. Mais, traditionnellement,
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la CAF a toujours défendu avec force le principe d’une CAN tous les deux ans. Il en va notamment de sa santé financière (actuellement précaire), la Coupe d’Afrique assurant l’essentiel des revenus de la Confédération africaine de football.
Les amateurs africains de football, en majorité
Un coup d’œil aux innombrables réactions sur les réseaux sociaux et aux divers sondages réalisés en ligne laisse peu de place aux doutes : les amateurs africains de ballon rond tiennent globalement à la Coupe d’Afrique tous les deux ans. Certes, le fait que la proposition émane d’un Européen, qui dirige la FIFA, exacerbe les positions. Mais en juillet 2017, avant que la CAF ne bouleverse l’organisation de la CAN, les résultats d’un grand sondage, n’a pas laissé de doutes : 74% des votants voulaient conserver la périodicité actuelle de la Coupe d’Afrique des nations.
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La France «refait» son Afrique… Par La Majalla Christophe Bigot a achevé mercredi soir une visite de trois jours en Mauritanie. Un séjour consacré aux préparatifs du prochain sommet du G5 Sahel à Nouakchott. La capitale mauritanienne va également accueillir la première Assemblée générale de l’Alliance pour le Sahel. Une rencontre qui sera consacrée aux questions de développement.
Une aide militaire tant attendue..
Dans une conférence de presse donnée avant son départ de Nouakchott, Christophe Bigot a annoncé la remise prochaine des équipements militaires à la force conjointe du G5 Sahel pour lui permettre de renforcer l’action de ses unités de lutte contre le terrorisme. L’envoyé spécial de la France pour le Sahel a dit avoir évoqué, avec le président mauritanien et son ministre de la Défense, la situation sécuritaire qui se dégrade avec la récurrence des attaques terroristes et les déplacements de centaines de milliers de personnes. Une situation qui affecte particulièrement les pays des trois fron-
tières ; Niger, Mali, Burkina Faso, d’où la nécessité de renforcer la lutte contre les terroristes. Des équipements militaires sont annoncés pour le mois d’avril pour la force conjointe. «Les équipements, c’est quoi ? Ça peut être de l’équipement anti-IED, des engins explosifs. Ça peut être des équipements de protection, comme des casques ou des gilets par balles. Des véhicules de transport de troupes… Voilà des exemples très concrets de soutien à la force conjointe du G5.» La lutte contre le terrorisme dans le Sahel, passe aussi par des actions de développement. Une question qui sera au centre de la prochaine Assemblée générale de l’Alliance pour le Sahel à Nouakchott. «On sait bien que le terrorisme se nourrit du sousdéveloppement et donc il est très important de pouvoir répondre aux besoins des populations, que ce soit en termes d’emploi, d’infrastructure, d’énergie, de transport, d’école, de santé…» L’Alliance pour le Sahel regroupe tous les partenaires du G5. Elle travaille à la mobilisation de financements des programmes de développement.
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Au Mali aussi…
Pour la première fois depuis sa nomination, l’ambassadeur Christophe Bigot, envoyé spécial de la France pour le Sahel, est venu au Mali rencontrer les autorités, les parlementaires et visiter les forces françaises et maliennes à Gao, au Nord Mali. Au cours de sa mission, l’Ambassadeur a pu rencontrer le Premier ministre Boubou Cissé, le général de division Salif Traoré, ministre de la Sécurité publique et de la protection civile, et Lassine Bouaré, ministre de la Cohésion sociale, de la paix et de la réconciliation nationale. Les discussions ont porté sur les défis auxquels le Mali doit faire face, et les attentes des autorités en matière de coopération de sécurité et de défense. Un déplacement à Gao a été également l’occasion de rencontrer les autorités de l’Etat, les autorités intérimaires ainsi que les Forces armées mali-
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ennes, la MINUSMA et les soldats de Barkhane. L’Ambassadeur Bigot a également pu rencontrer les présidents des groupes parlementaires, ainsi que les présidents des commissions Affaires étrangères, Lois et Défense de l’Assemblée nationale. Avec les différents services de l’Ambassade et l’Agence française de développement, M. Bigot a fait un point sur les projets de développement à Bamako et dans les régions. Cette tournée semble avoir permis à l’envoyé spécial de mieux comprendre les besoins en matière de développement, de sécurité et de défense au Mali, notamment dans l’optique de la montée en puissance du Partenariat pour la sécurité et la stabilité au Sahel (P3S), lancé par le Président Macron et la chancelière Merkel lors du G7 de Biarritz en août dernier..
Un magazine politique hebdomadaire
Issue 1786- Février 14/02/2020
Le Chef du gouvernement irakien Mohammed Taoufiq Allaoui L’architecte en quête de construire le gouvernant, en attendant que la rue se calme
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Chiraz Latiri à l’honneur… Le Centre du cinéma Arabe a annoncé l’attribution du prix de la «Personnalité du cinéma arabe de l’année», décerné par le magazine «Hollywood Reporter», à l’ancienne Directrice Générale du Centre National du Cinéma et de l’Image (CNCI), la Tunisienne
sition rassemble notamment les œuvres de plusieurs artistes venus de plusieurs pays et ayant désormais à leur actif une expérience tunisienne.
Chiraz Latiri. Ce prix lui a été décerné «en reconnaissance de sa contribution au développement de l’industrie du cinéma en Tunisie». Elle recevra le prix lors d’une cérémonie organisée par le Centre en marge du Festival du film de Berlin. Une artiste coréenne en Tunisie… La présence des artistes coréens en Tunisie est suffisamment rare pour que chaque œuvre compte et puisse représenter un lien significatif dans les relations culturelles entre les deux pays. Ainsi, la participation de l’artiste Mina Oh à l’exposition qui se poursuivra jusqu’au 29 février au Palais Khereddine, prend une valeur symbolique indéniable. Avec deux tableaux où elle représente des figuiers de Barbarie avec des échos de tissages traditionnels, Mina Oh utilise une technique quasiment hyperréaliste. Lumineuses, ses œuvres ont été créées à Gafsa (sud-est de la Tunisie) en 2018, lors du Festival international des arts plastiques organisé par l’association Capsa Art et Culture. Ces deux tableaux en particulier, devraient attirer l’attention des collectionneurs étant donné leur rareté et leur originalité. Plus largement, cette expo-
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Du théâtre de Béjaïa… Le Festival international du théâtre de Béjaïa (FITB), en Algérie, revient avec une dixième édition. Les organisateurs l’ont reporté pour ce mois de février. Avec six jours de représentations pour une édition qui s’annonce au rabais. «La dernière session était une session de transition entre une direction et une autre, cette année, avec les événements que nous connaissons tous, ce sera une séance de rattrapage», a déclaré, avanthier lors d’une conférence de presse, Slimane Benaïssa, le commissaire du FITB. Kader Aouizet est de retour… Après 27 ans de silence, le chanteur kabyle Algérien, Kader Aouizet, signe un retour tonitruant avec Idheli (C’était hier), un second album nostalgique, bien ficelé, sorti aux éditions New Music. L’opus, disponible dans les bacs, est composé de dix titres. Traitant de divers thèmes, les chansons de Kader
palette de couleurs et d’émotions qui appelle à une randonnée trépidante, ainsi qu’une symphonie qui oscille entre le rêve et la réalité. Tanger fête le cinéma… La commission de sélection des films de court métrage, candidats à la compétition officielle de la 21ème édition du Festival national du film de Tanger, a retenu un total de 15 courts métrages, a annoncé le Centre cinématographique marocain (CCM). Ladite commission, présidée par le réalisateur Nour-Eddine Lakhmari, et composée de l’universitaire et critique de cinéma, Jamila Annab et du journaliste et critique de cinéma, Adil Semmar, a visionné 53 films de court métrage inscrits pour participer au festival et a choisi, à l’unanimité, les 15 films en lice, a précisé le CCM dans un communiqué.
Aouizet sont égrenées dans une musique rythmée, variant d’un titre à un autre. L’artiste, quinquagénaire, natif du village Cheurfa, dans la commune d’Azazga, en Algérie, sait bien choisir les mots qu’il pose admirablement bien sur les maux de la société. Les djellabas vertes se suicident… «Les djellabas vertes se suicident»,
un recueil de nouvelles du romancier et nouvelliste Abdellah Baida, a été présenté mercredi à Casablanca, à l’occasion de la 26ème édition du Salon international de l’édition et du livre (SIEL). Ce recueil de nouvelles est une plongée dans l’univers bigarré dont l’auteur convoite la représentation. Les situations sont tantôt tragiques ou philosophiques, représentant une belle
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Souleymane Bachir Diagne s’engage... Le philosophe sénégalais, Souleymane Bachir Diagne, compte s’engager désormais dans la traduction de ses écrits, dans l’optique de démontrer qu’à travers les langues, les mondes se rencontrent aussi à travers les cultures. Il participe à «La résidence des cultures» organisée par l’Institut français de Saint-Louis. Pour ce faire, M. Diagne, agrégé de philosophie et professeur à l’Université de Columbia (New York), participe à «La résidence des cultures» organisée par l’Institut français de Saint-Louis. Dans ce cadre, il animera
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mooré et possède sa propre troupe.
des conférences à l’Université Gaston Berger (Ugb) et ira à la rencontre des élèves au lycée Cheikh Oumar Foutiyou Tall, ex-Faidherbe, et dans plusieurs autres écoles de la Vieille ville.
Kadiogo. Adepte du warba, elle s’est imposée durant ces 40 dernières années dans le cœur des mélomanes. Elle a, à son actif, onze albums. Elle chante en
Wasis Diop invite à la révolution humaine… On ne peut rien attendre des politiques qui sont plutôt des «gestionnaires de chaos». Le musicien Wasis Diop en est convaincu. Cette année, il est en tête d’affiche de la 5e édition du Festival à Sahel ouvert (Faso) qui aura lieu à Mboumba, à 600 km de Dakar, les 14, 15 et 16 février prochain. Il invite à se saisir de ce nouveau moteur qu’est la révolution humaine. Fati Sidpayété a conquis le Kadiogo… Fati Sidpayété, à l’état civil Fati Ilboudo, est incontestablement l’une des plus grandes voix de la musique traditionnelle burkinabè dans la province du
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Kundé 2020 en fanfare… La 20e édition des «Kundé», qui depuis 2001, honore chaque année à Ouagadougou, les artistes musiciens Burkinabè et afro-caribéens, les plus méritants, aura lieu le 29 mai 2020 à Ouagadougou, a annoncé le commissariat général de l’évènement au cours d’une conférence de presse tenue le 9 février 2020. Ce fut également l’occasion pour les organisateurs de faire le bilan des 19 éditions précédentes. Le 9 février 2001, les
Kundé voyaient le jour. L’évènement est devenu, au fil du temps, une cérémonie incontournable dans le monde du showbiz burkinabè et africain. Un atelier théâtre à l’hôpital psychiatrique Au Bénin, depuis 2015, le Centre national hospitalier universitaire psychiatrique de Cotonou, plus connu sous le nom de Jacquot, propose des ateliers artistiques aux patients. Ces activités
accompagnent les soins, elles apportent du bien-être aux malades et changent l’ambiance au sein d’un hôpital souvent stigmatisé, car les troubles mentaux font peur. Daddy Dikambala n’est plus… Le monde du théâtre congolais est de nouveau en deuil. Après le décès de Roger Vika alias «Mundweri», celui de Mindondo puis Chico Pululu, c’est le tour de Daddy Dikambala. Ce dernier
était souffrant depuis plusieurs mois. Et dans la nuit de mardi à mercredi 12 février, la nouvelle de sa mort est tombée. Cet artiste talentueux qui incarnait quasiment le style de Mundweri, notamment par son arrogance démesurée, se gratifiait aussi de plusieurs sobriquets. Il se faisait appeler notamment «Ligue des champions» ; «Nsunsu Kitomina», «Tapis rouge», «Business ya mbongo» ou encore «Monsieur Bio».
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Le Chef du gouvernement irakien Mohammed Taoufiq Allaoui
L’architecte en quête de construire le gouvernant, en attendant que la rue se calme Texte : Moncef Mezgheni Dessin : Ali Mendalaoui 1. Etudes, architecture et politique. - Mohammed Taoufiq Allaoui, est né le jeudi 1er juillet 1954 à Bagdad, où il a accompli ses études primaires, intermédiaires et secondaires. - Puis a entamé ses études universitaires à l’Ecole d’architecture de Bagdad, mais ... - Il n’a pas terminé ses études à Bagdad en raison de la vague d’arrestations entamées aux débuts de l’année 1977, suite à ce qu’on appelle «les événements des quarante jours», ou le «soulèvement de Safar», entamés par les Chiites, suite à l’interdiction en 1977, de leur marche sur Karbala, pour célébrer «les quarante jours», du temps du président Saddam Hussein. - Mohammed Taoufiq a quitté l’Irak vers le Liban, où il a rejoint l’Université américaine de Beyrouth, pour poursuivre ses études. Et décrocher en 1980, un diplôme en architecture. - Il s’est ensuite rendu en Grande-Bretagne, en quête de stabilité, du travail, d’une liberté d’expression. 2. Le régime de Saddam et l’entreprise d’Allaoui de marbre. - Avant de quitter l’Irak au Liban, Allaoui a créé à Bagdad une société d’ingénierie, œuvrant dans plusieurs spécialités, entre électricité, câbles, béton et marbre. Mais les autorités irakiennes ont confisqué cette société en 1997. - En Grande-Bretagne, il crée des entreprises industrielles, lancé des projets immobiliers qui se sont étendus à d’autres pays, dont le
Liban et le Maroc. 3. Biographie, famille et parcours. - Mohammed Taoufiq Allaoui est connu pour être un homme pieux et d’une grande patience. En termes de classe et sectaire, il appartient à l’aristocratie chiite. - Il appartient à une famille qui a donné d’éminentes personnalités, dont des cousins, tels que : Iyad Hachem Allaoui (le premier Chef de gouvernement de la période transitoire, qui a suivi la chute du régime de Saddam Hussein) et Ali Abdel Amir Allaoui (ancien ministre du Commerce et de la Défense et l’un de ses concurrents pour le poste de Premier ministre après la démission d’Adel Abdul Mahdi) . - Après 2003, Mohammed Taoufiq Allaoui, a entamé une carrière politique aux cotés de son cousin Iyad Allaoui. 4- Le Chef de gouvernement alternatif. - Mohammed Taoufiq est devenu député du parlement irakien... - Il a également été nommé ministre des Communications dans le gouvernement de Barham Saleh, mais ce dernier a présenté sa démission pour créer le vide politique ... - Et le président de la République irakienne, Barham Saleh, a dû choisir parmi les blocs politiques en conflit une seule personne. Le choix s’est porté sur Mohammed Taoufiq Allaoui. 5. Mohammed Taoufiq et le «X» de la négation. - L’opinion du président de la République concernant Allaoui n’est pas celui de la rue, qui rejette tous ceux qui émanent de la classe di-
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rigeante, jusqu’à ce que Muhammad Tawfiq Allaoui s’adresse à eux, sur un ton de tolérance explicite envers ceux qui s’opposent à sa nomination, en disant : «Le respect mutuel d’opinions, devrait constituer notre quête en cette période. Et je ne vous cache pas, que personnellement je ne suis pas contre le fait de brandir mon portrait avec dessus un grand «X» de négation, autant que je le suis contre ceux qui attaquent les porteurs de ces portraits». - Sans oublier d’affirmer sur un ton conciliant: «Le noble peuple est libre d’exprimer son opinion. Par contre, notre devoir consiste à lui offrir le meilleur service possible, le protéger, et le respecter». 6. Les aiguilles de la pendule dans la place. - Mohammed Taoufiq Allaoui, est conscient que sa mission est double... - Le gouvernement doit à l’avenir redonner espoir aux Irakiens. - La rue exige aussi, un examen du rendement politique, tout au long des derniers 16 ans. Sachant que Mohammed Taoufiq Allaoui appartient à la classe politique responsable, même pour un laps de temps très court. Situation qui a poussé le peuple irakien à descendre dans la rue, en quête de solutions, tant le gouvernement peine à en trouver. - Ceci est le dossier irakien lourd et débordant... Posé sur le bureau de Son Excellence le nouveau Chef du gouvernement, qui se trouve en situation critique, face à rue en protestation, scandant une multitude de slogans, exprimant des revendications de sectaires, partisanes et ethniques... Emanant de l’Irak dans toute sa totalité.