Azzedine Mihoubi: «Les Algériens devraient se remettre au travail»
Abdelaziz Belaïd: «Notre plus grand chantier serait de redonner confiance à l’Algérien»
Un magazine politique hebdomadaire
Issue 1774- Novembre 22/11/2019
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Un magazine politique hebdomadaire
La Bolivienne Jeanine Áñez, seconde vice-président :
Est devenue présidente d›un peuple en colère contre le renversement du président élu Morales www.majalla.com
Coup dur pour les services de renseignements iraniens en Irak
Vol au dessus d’un nid d’espion ! www.majalla.com
Un magazine politique hebdomadaire
Issue 1774- Novembre 22/11/2019
Violence verbale au Parlement : La Tunisie de la désolation 30
Côte d'Ivoire : Du dessin contre l’immigration clandestine… 32
La Côte d'Ivoire surprise par l'Ethiopie à domicile
11 Burkina-Faso : 32 terroristes34 neutralisés… Éditeur en chef
HH Saudi Research and Marketing (UK) Ltd
Secrétaire de Rédaction
10th Floor Building 7 Chiswick Business Park 566 Chiswick High Road London W4 5YG
Ghassan Charbel Un magazine politique hebdomadaire
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Mostafa El-Dessouki
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Tel : +44 207 831 8181 - Fax: +44 207 831 2310
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Des Syriens lancent des pierres contre des vÊhicules militaires turcs lors d'une patrouille turco-russe près de la ville de Darbasiyah, dans la province de Hasakeh, au nord-est de la Syrie, le long de la frontière entre la )Getty( .2019 novembre 11 Syrie et la Turquie, le
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Des jeunes membres d'un groupe de danse du carnaval se produisent lors d'un événement célébrant le début de novembre 11 la saison du carnaval le à l'hôtel de ville d'Erfurt, dans 2019 )l'est de l'Allemagne. (Getty
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ctualités
L’Afrique en bref mercredi matin à l’occasion du référendum de l’ethnie sidama qui doit se prononcer sur la création de sa propre région au sein de l’Etat fédéral éthiopien, ont constaté des journalistes de l’AFP. Quelque 2,3 millions d‘électeurs sont appelés aux urnes et le scrutin mobilise la population de la capitale régionale Hawassa, à en juger par les longues files d’attentes qui se sont formées à l’ouverture des bureaux de vote à 06H03( 00H00 GMT). L’Ethiopie, deuxième pays le plus peuplé d’Afrique avec plus de 100 millions d’habitants, est actuellement divisée en neuf régions semi-autonomes dessinées sur les bases d’un fédéralisme ethnique. Sa constitution exige que le gouvernement : Les recherches de soldats “dispersés” lors de l’attaque se poursuivent.
Mali
30 soldats tués dans une attaque à la frontière nigérienne
Trente soldats maliens ont été tués lundi dans une attaque attribuée aux jihadistes dans l’est du Mali, à proximité de la frontière nigérienne, a-ton appris mardi de source sécuritaire malienne, alors que l’armée avait jusqu’ici fait état d’un bilan de 24 militaires tués. Les recherches de soldats “dispersés” lors de l’attaque se poursuivent. Les forces maliennes et nigériennes menaient une opération conjointe lundi contre les jihadistes quand une patrouille
a été attaquée dans cette zone frontalière, selon l’armée malienne. Les “terroristes” (les jihadistes dans le vocabulaire de l’armée malienne) ont eux-mêmes perdu 17 hommes, tués dans les combats, et une centaine de “suspects” ont été capturés et étaient aux mains des forces nigériennes, avait dit lundi l’armée malienne sur les réseaux sociaux. Ethiopie
L'ethnie sidama vote pour son autonomie
Les opérations de vote ont débuté dans le calme
Jusqu‘à récemment le centre du pays et la capitale étaient encore en jaune (vigilance renforcée).
organise un référendum pour tout groupe ethnique souhaitant former une nouvelle entité dans l’année qui suit sa demande. Burkina-Faso
Le pays entièrement déconseillé aux voyageurs, selon le Quai d'Orsay
Quelque 2,3 millions d‘électeurs sont appelés aux urnes et le scrutin mobilise la population de la capitale régionale Hawassa.
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Le Burkina Faso, jadis très prisé par les touristes mais en proie depuis 2015 à des attaques jihadistes récurrentes, est désormais entièrement “déconseillé sauf raison impérative” ou “formellement déconseillé” par le ministère français des Affaires étrangères. Le Quai d’Orsay a actualisé sa carte de conseils aux voyageurs sur le Burkina et désormais la zone rouge (formellement déconseillée) reste la même, couvrant tout le Nord, l’Est et les frontières ouest alors que le reste du pays est désormais orange (déconseillé sauf raison impérative).
Les cinq candidats sont confrontés à des manifestations d’hostilité et tenant des meetings sous forte protection policière.
Jusqu‘à récemment le centre du pays et la capitale étaient encore en jaune (vigilance renforcée). Les attaques attribuées aux groupes jihadistes, certains affiliés à Al-Qaïda, d’autres au mouvement Etat islamique, ont fait près de 700 morts depuis début 2015, selon un comptage de l’AFP, et environ 500.000 déplacés internes et réfugiés, selon l’ONU.
présidentielle du 12 décembre, dont tout indique pourtant qu’elle est massivement rejetée par la population, sur fond de contestation du régime. La campagne qui s’est ouverte dimanche s’annonce agitée, les cinq candidats étant confrontés à des manifestations d’hostilité et tenant des meetings sous forte protection policière.
Algérie
Lors d’une de ses régulières allocutions prononcées à l’occasion d’une visite sur le terrain, le général Gaïd Salah, a dit sa “grande admiration et fierté” pour “cet élan populaire qui s’est propagé à travers le pays” avec des “marches populaires spontanées soutenant l’armée (…) et la tenue de la présidentielle”.
Un élan populaire pour la présidentielle
Le chef d‘état-major de l’armée Ahmed Gaïd Salah, homme fort de facto de l’Algérie, s’est réjoui mardi de “l‘élan populaire” suscité par la
L’ancien président nigérian Goodluck Jonathan a fêté mercredi son 62è anniversaire.
Zimbabwe
Que peuvent faire les religieux ?
Au Zimbabwe, le rôle des religieux dans la résolution de l’interminable crise politique qui secoue le pays depuis des décennies est à peine visible.
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Au Zimbabwe, le rôle des religieux dans la résolution de l’interminable crise politique qui secoue le pays depuis des décennies est à peine visible. Résignation ou engagement ? « Nous ne voulons pas d’un gouvernement d’union nationale, mais partageons la vision, l’union des idées qui font avancer le pays », a déclaré mercredi le leader du Mouvement pour le changement démocratique (MDC), principal parti d’opposition au Zimbabwe. C‘était lors d’un meeting dit de « l’espoir » tenu à Harare devant des milliers de ses partisans. Mais à peine Chamisa venait-il d’achever son speech que tout s’est gâté. Bien que le quotidien gouvernemental The Herald Zimbabwe n’en ait pas parlé, d’autres organes ont fait état de heurts entre policiers et membres du MDC présents au meeting.
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ctualités
L’ancien chef de l’Etat béninois et opposant en exil, Thomas Boni Yayi, ne se sont pas rencontrés.
Nigeria
Buhari salue son prédécesseur
L’ancien président nigérian Goodluck Jonathan a fêté mercredi son 62è anniversaire. En lieu et place de cadeaux, son successeur l’a plutôt gavé de compliments pour sa gouvernance quand il était aux affaires de 2011 à 2015. Une année de plus dans la vie, ça se fête. Goodluck Jonathan ne saurait déroger à la tradition. Et la fête est davantage agréable lorsqu’on s’entend dire « Joyeux anniversaire » ou « Happy Birthday to you ». Ce dont est conscient le président Muhammadu Buhari qui a profité de l’occasion pour saluer les qualités dont avait montre Goodluck Jonathan quand il était président de 2011 à 2015. « Le Président Buhari est convaincu que l’héritage
d’humilité et de patriotisme de l’ancien Président continuera de résonner, inspirant les générations futures à faire des sacrifices pour la stabilité de la démocratie et la promotion du développement durable », a écrit Femi Adesina, conseiller à la communication du chef de l‘État nigérian. Bénin
Aucune rencontre entre le président Talon et l'opposant Boni Yayi
L’ancien chef de l’Etat béninois et opposant en exil, Thomas Boni Yayi, est arrivé mercredi à Cotonou, où il devait être reçu par le président Patrice Talon pour résoudre la crise qui secoue le pays, selon le gouvernement et certains
membres de son entourage, mais cette rencontre n’a finalement pas eu lieu. Ce pays d’Afrique de l’Ouest réputé stable traverse une grave crise politique depuis les législatives d’avril, dont l’opposition avait été exclue. La journée s’est déroulée dans la confusion après une succession d’annonces et de démentis. L’opposant était accompagné d’une importante délégation de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) impliquée dans la résolution de la crise béninoise. Mais celleci s’est finalement rendue sans lui à la présidence pour échanger avec Patrice Talon. De son côté Boni Yayi, arrivé à l’aéroport dans l’après-midi et accueilli chaleureusement par une centaine de partisans, a finalement rendu visite à un autre leader de l’opposition et ex-président, Nicéphore Soglo. Somalie
Assassinat d’une ancienne diplomate
Vague d’indignation dans toute la Somalie ce mercredi. La faute à la mort par balles d’Almaas Elwan, ancienne diplomate et actrice de la société civile. D’après des témoins, la femme était enceinte et a été abattue à l’aéroport au moment où elle s’apprêtait à s’envoler pour Nairobi. Mais des informations non encore confirmées par les autorités somaliennes qui, en attendant la fin de l’enquête, ont fait part de leur consternation à propos du drame. « Le gouvernement somalien condamne la mort par balle de la militante des droits de l’homme et diplomate Almaas Elman, promet une enquête approfondie sur l’incident qui a conduit à l’arrestation des responsables du meurtre », peut-on lire dans un tweet. Almaas avait servi à l’ambassade de Somalie au Kenya entre 2016 et 2017. Elle est la sœur du candidat au prix Nobel Ilwaad et du lieutenant-colonel Iman Elman de l’armée nationale somalienne. Son père, tué en 1996 à Mogadiscio, a fondé une fondation pour la paix, à la tête de laquelle se trouve actuellement sa soeur. Le défunt avait activement participé à la fondation Elman Peace. Mozambique
Appel pour la libération des observateurs électoraux
Almaas Elwan, ancienne diplomate et actrice de la société civile, a été tuée par balles.
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Plus d’une vingtaine d’ONG ont exigé mercredi la libération “immédiate et sans condition” de 18 observateurs électoraux de l’opposition arrêtés lors du scrutin du 15 octobre au Mozambique et détenus depuis dans des conditions “inhumaines”.
Emmerson Mnangagwa, le nouveau président désigné du Zimbabwe, est pointé du doigt.
Ces observateurs, tous membres du parti Nouvelle démocratie, ont été arrêtés dans la province de Gaza (sud). C’est dans cette province qu’une figure de la société civile, Anastacio Matavele, avait été tuée quelques jours avant les élections. Les 18 observateurs arrêtés avaient reçu leur accréditation auprès de la commission électorale, a précisé leur parti. Ils sont actuellement détenus dans des conditions “inhumaines, dans des cellules surpeuplées” d’un centre pénitentiaire, selon un communiqué de plusieurs ONG, dont
Amnesty International, Civicus et le Southern Africa Litigation Centre, citant des personnes qui leur ont rendu visite. Eliminatoires CAN 2021
La Côte d'Ivoire surprise par l'Ethiopie à domicile
Coup de tonnerre en Ethiopie ! Les Walya locaux se sont offert la Côte d’Ivoire de Serge Aurier (1-2), mardi, lors de la 2e journée des
éliminatoires de la CAN2021-. Les Eléphants, champions d’Afrique en 2015, glissent à la 3e place de leur poule, derrière Madagascar, qui a assommé le Niger (2-6), et l’Ethiopie. Dans les autres rencontres du jour, le Maroc a déroulé au Burundi (0-3) tandis que la Tunisie s’est imposée en Guinée équatoriale (0-1). La Coupe d’Afrique des Nations est prévue à l‘été 2021 au Cameroun (11 juin9- juillet), qui accueille la compétition pour la deuxième fois après l‘édition 1972.
Les Walya locaux se sont offert la Côte d’Ivoire de Serge Aurier (1-2), mardi, lors de la 2e journée des éliminatoires de la CAN2021-.
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Encouverture Coup dur pour les services de renseignements iraniens en Irak
Vol au dessus d’un nid d’espion ! Tunis-La Majalla (avec Intercept et NYT) La récente fuite de câbles iraniens offre un aperçu extraordinaire à l’intérieur d’un régime secret. Ils détaillent la mesure dans laquelle l'Irak est tombé sous l'influence iranienne depuis l'invasion américaine de 2003, transformant ce pays en une passerelle pour le pouvoir iranien, reliant la géographie de la République islamique de dominance des rivages du golfe Persique à la mer Méditerranée. La montée en puissance de l'Iran en Irak était à bien des égards une conséquence directe de l'absence de plan de Washington post-invasion. Les premières années qui ont suivi la chute de Saddam ont été chaotiques, à la fois en termes de sécurité et de manque de services de base tels que l’eau et l’électricité. Pour la plupart des observateurs sur le terrain, il semblait que les États-Unis façonnaient leur politique de manière ambulante et dans le noir. Parmi les politiques les plus désastreuses des États-Unis figuraient la décision de démanteler les forces armées irakiennes et d'éliminer du service gouvernemental ou des nouvelles forces armées tout Iraquien qui avait été membre du parti Baath au pouvoir à Saddam. Ce processus, connu sous le nom de dé-baathification, a automatiquement marginalisé la plupart des hommes sunnites. Sans emploi et plein de ressentiment, ils ont formé une insurrection violente visant les Américains et les chiites considérés comme des alliés des États-Unis. Alors que la guerre sectaire opposait sunnites et chiites, la population chiite s'est tournée vers l'Iran en tant que protecteur.
Lorsque l'Etat islamique a pris le contrôle du territoire et des villes, la vulnérabilité des chiites et l'incapacité des ÉtatsUnis à les protéger ont alimenté les efforts des gardiens de la révolution et de Suleimani pour recruter et mobiliser des milices chiites loyales à l'Iran.
Les câbles fuités
Les quelque 700 pages de rapports divulgués ont été envoyées anonymement à The Intercept, qui les a traduites du persan en anglais et transmises au Times. L'Intercept et le Times ont vérifié l'authenticité des documents mais ne savent pas qui les a révélés. L'interception a communiqué avec la source via des canaux cryptés, qui ont refusé de rencontrer un journaliste. Dans ces messages anonymes, la source a déclaré vouloir "faire savoir au monde ce que fait l'Iran dans mon pays, l'Irak". La fuite sans précédent de documents contenus dans des archives de câbles de renseignements secrets iraniens obtenus par le site The Intercept et partagés avec le New York Times, révèle la grande influence de Téhéran en Irak, détaillant des années de travail acharné des espions iraniens pour convaincre les dirigeants iraniens pour payer les agents irakiens travaillant pour les Américains afin qu’ils changent de camp et infiltrer tous les aspects de la vie politique, économique et religieuse de l'Irak. . Ils décrivent des opérations d'espionnage réelles qui semblent tirées des pages d'un thriller d'espionnage, hors du commun. Ils évoquent des réunions organisées dans des ruelles sombres et des centres commerciaux ou sous le couvert d’une battue de
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Ce sont les gardes de la révolution, et en particulier sa force d'élite Qods, dirigée par Suleimani, qui déterminent la politique de l'Iran en Irak.
chasse ou d’une fête d’anniversaire.
Des informateurs partout
Des informateurs se cachent à l'aéroport de Bagdad, prenant des photos de soldats américains et surveillant les vols de la coalition. Les agents empruntent des routes sinueuses pour se rendre à des réunions afin d’éviter la surveillance. Des sources sont cueillies avec des dons de pistaches, de parfum et de safran. Les fonctionnaires irakiens, si nécessaire, se voient offrir des pots-de-vin. Les archives contiennent même des notes de frais émanant d'officiers du ministère du Renseignement en Irak dépensés en cadeaux pour des officiers kurdes. Les messages confidentiels révèlent bien plus qu’on ne l’avait compris auparavant sur la mesure dans laquelle l’Iran et les États-Unis ont utilisé l’Irak comme zone de rassemblement pour leurs jeux d’espionnage. Ils ont également jeté un nouvel éclairage sur la politique interne complexe du gouvernement iranien, où des factions rivales affrontent nombre des défis auxquels sont confrontées les forces d’occupation américaines dans leur lutte pour la stabilisation de l’Irak après l’invasion américaine. Et les documents montrent comment, à chaque tour, l’Iran a déjoué les États-Unis dans la course à l’influence.
Des centaines de rapports
Les archives sont composées de centaines de rapports et de câbles rédigés principalement en 2014 et 2015 par des agents du ministère iranien du Renseignement et de la Sécurité (MOIS), qui ont servi sur le terrain en Irak. Le ministère du Renseignement, la version iranienne de la CIA, a la réputation d'être une agence analytique et professionnelle, mais il est éclipsé et souvent dominé par son homologue plus idéologique, l'Organisation du renseignement du Corps de la Garde révolutionnaire islamique, officiellement créée en tant qu'entité
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indépendante en 2009 sur l'ordre du leader suprême de l'Iran, l'ayatollah Ali Khamenei. En Irak, au Liban et en Syrie, pays que l'Iran considère comme essentiels à sa sécurité nationale, ce sont les gardes de la révolution, et en particulier sa force d'élite Qods, dirigée par Suleimani, qui déterminent la politique de l'Iran. Les ambassadeurs dans ces pays sont nommés par les plus hauts rangs de la Garde, et non par le ministère des Affaires étrangères, qui supervise le ministère du Renseignement, selon plusieurs conseillers des administrations iraniennes actuelles et passées.
Les Gardiens de la révolution en Irak
Les officiers du ministère du Renseignement et des Gardiens de la révolution en Irak travaillaient en parallèle, ont révélé les sources. Ils ont rapporté leurs découvertes à leurs sièges respectifs à Téhéran, qui les ont ensuite organisées en rapports pour le Conseil suprême de la sécurité nationale. Recruter des responsables irakiens était un élément essentiel de leur travail, facilité par les alliances forgées par de nombreux dirigeants irakiens avec l'Iran lorsqu'ils appartenaient à des groupes d'opposition combattant Saddam. Selon les documents, bon nombre des principaux responsables politiques, militaires et de la sécurité irakiens ont eu des relations secrètes avec Téhéran. Un câble de 2014 décrivait la «relation spéciale» d'Abdul-Mahdi, a également désigné plusieurs autres membres clés du cabinet de l'ancien Premier ministre Haider Al-Abadi comme ayant des liens étroits avec l'Iran. Gheis Ghoreishi, analyste politique et conseiller en Irak auprès du gouvernement iranien, a confirmé au New York Times que l'Iran s'était concentré sur la formation de hauts responsables en Irak. "Nous avons un bon nombre d'alliés parmi les dirigeants irakiens auxquels nous pouvons faire confiance les
Encouverture yeux fermés", a-t-il déclaré au New York Times. Récupération des agents de la CIA Après le retrait des troupes américaines en 2011, l'Iran a rapidement ajouté des anciens informateurs de la CIA à sa liste de paye. Une section non datée d'un câble du ministère du Renseignement montre que l'Iran a lancé le processus de recrutement d'un espion au sein du département d'État. Selon les informations fuitées, l'Iran avait commencé à rencontrer la source pour lui offrir un bon salaire, des pièces d'or et d'autres cadeaux. Le nom du responsable du département d'Etat ne figure pas dans le télégramme, mais cette personne est décrite comme une personne capable de fournir «des informations sur les plans du gouvernement américain en Irak, que ce soit pour traiter de l'Etat islamique ou pour toute autre opération secrète», explique le site Intercept. Interrogé par le NYT, le Département d'Etat américain, a refusé de commenter sur la question.
Surveillance
Cependant, au cours de plusieurs entretiens rapportés par le NYT, des responsables iraniens ont reconnu que la surveillance de l'activité américaine en Irak après l'invasion américaine était essentielle à sa survie et à la sécurité nationale. Lorsque les forces américaines ont renversé Saddam, l'Iran a rapidement transféré certains de ses meilleurs officiers du ministère du Renseignement et de l'Organisation du renseignement des Gardiens de la révolution, en Irak, selon les conseillers du gouvernement iranien et une personne affiliée aux Gardes. Le président George W. Bush avait déclaré que l'Iran faisait partie de «l'axe du mal» et les dirigeants iraniens pensaient que Téhéran serait le prochain sur la liste des capitales de changement de régime de Washington après Kaboul et Bagdad. Dans l'ensemble, les agents du ministère du Renseignement
En Irak, au Liban et en Syrie, pays que l'Iran considère comme essentiels à sa sécurité nationale, ce sont les gardes de la révolution, et en particulier sa force d'élite Qods, dirigée par Suleimani, qui déterminent la politique de l'Iran.
décrits dans les documents apparaissent patients, professionnels et pragmatiques. Ils reconnaissent avoir formé des militants sunnites à la frontière iranienne pour alimenter la guerre de secte qui pourrait faire des musulmans chiites les cibles de la violence; et de créer un Kurdistan indépendant qui menacerait la stabilité régionale et l'intégrité territoriale irakienne. Les gardes de la révolution et Suleimani ont également œuvré à l'éradication de l'État islamique, tout en s'attachant davantage à maintenir l'Irak en tant qu'État client de l'Iran et à veiller à ce que les factions politiques fidèles à Téhéran restent au pouvoir. Ce portrait est d’autant plus frappant à une époque de tensions accrues entre les États-Unis et l’Iran. Depuis 2018, lorsque le président Donald Trump s'est retiré de l'accord sur le nucléaire iranien et a réimposé des sanctions, la Maison Blanche a précipité les navires dans le golfe Persique et a examiné les plans militaires pour une guerre avec l'Iran. En octobre, l’administration Trump avait promis d’envoyer des troupes américaines en Arabie saoudite à la suite d’attaques contre des installations pétrolières dans le pays, accusées par l’Iran.
Des bureaux de propagande iranienne
Avec des affiliations tribales qui couvrent une frontière poreuse, l'Iran a longtemps été une présence majeure dans le sud de l'Irak. Il a ouvert des bureaux religieux dans les villes saintes d'Irak et placé des affiches du dirigeant révolutionnaire iranien, l'ayatollah Ruhollah Khomeiny, dans ses rues. Il soutient certains des partis politiques les plus puissants du sud, envoie des étudiants iraniens étudier dans des séminaires irakiens et envoie des ouvriers du bâtiment iraniens pour construire des hôtels irakiens et remettre en état des sanctuaires irakiens.
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Depuis la chute du régime de Saddam Hussein, les frontières de l’Irak sont devenues poreuses pour l’Iran.
Mais si l’Iran a peut-être battu les États-Unis dans le combat pour l’influence à Bagdad, il a eu du mal à gagner le soutien populaire dans le sud de l’Irak. Maintenant, comme le montrent clairement les six dernières semaines de manifestations, le pays fait face à une forte résistance. Dans le sud du pays, les partis politiques irakiens soutenus par l’Iran voient leurs quartiers généraux incendiés et leurs principaux responsables assassinés, ce qui indique que l’Iran a peut-être sous-estimé le désir de l’Irak d’obtenir son indépendance non seulement des ÉtatsUnis, mais également de son voisin. En un sens, les câbles iraniens divulgués fournissent un bilan final de l'invasion américaine de l'Irak en 2003. L'idée que les Américains ont transféré le contrôle de l'Irak à l'Iran lors de leur invasion bénéficie désormais d'un large soutien, même au sein de l'armée américaine. Selon les documents du ministère des Renseignements, l'Iran a continué de tirer parti des possibilités que les États-Unis lui ont offertes en Irak. L’Iran, par exemple, a récolté un trésor d’intelligence de secrets américains lorsque la présence américaine a commencé à se retirer après le retrait de ses troupes en 2011. La CIA avait jeté dans la rue nombre de ses agents secrets de longue date, les laissant sans emploi et sans ressources dans un pays encore bouleversé par l'invasion - et craignant qu'ils ne puissent être tués pour leurs liens avec les États-Unis, peut-être par l'Iran. A court d'argent, beaucoup ont commencé à offrir leurs services à Téhéran. Et ils étaient heureux de dire aux Iraniens tout ce qu'ils savaient sur les opérations de la CIA en Irak. En novembre 2014, l'un d'entre eux, un Iraquien qui avait espionné pour la CIA, a rompu et était terrorisé par le fait que
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ses liens avec les Américains lui coûteraient la vie, a changé de camp. Selon le câble, la CIA aurait surnommé l'homme sous le surnom de "Donnie Brasco". Son responsable iranien l'appellerait simplement "Source 134992". S'adressant à l'Iran pour se protéger, il a déclaré que tout ce qu'il savait sur la collecte de renseignements américains en Irak était à vendre: les emplacements des refuges de la CIA; les noms des hôtels où des agents de la CIA ont rencontré des agents; des détails sur ses armes et son entraînement de surveillance; les noms d'autres Irakiens travaillant comme espions pour les Américains. La source 134992 a déclaré aux agents iraniens qu'il travaillait pour l'agence depuis 18 mois à compter de 2008, dans le cadre d'un programme visant Al-Qaïda. Il a dit qu'il avait été bien payé pour son travail: 000 3 dollars par mois, plus un bonus ponctuel de 000 20 dollars et une voiture. Mais jurant sur le Coran, il a promis que ses jours d'espionnage pour les États-Unis étaient terminés, et a accepté d'écrire un rapport complet pour les Iraniens sur tout ce qu'il savait depuis qu'il était à la CIA. «Je vous remettrai tous les documents et vidéos que j'ai obtenus lors de ma formation», a déclaré l'homme irakien à son responsable iranien, selon un rapport de renseignement de 2014 de l'Iran. "Et des images et des caractéristiques identitaires de mes camarades stagiaires et mes subordonnés."
La CIA a refusé de commenter
Les autorités irakiennes affirment que les espions iraniens sont omniprésents dans le sud du pays et que cette région est depuis longtemps une ruche d'espionnage. C'est là-bas, à Karbala, à la fin de 2014, qu'un officier des services de renseignements de l'armée irakienne, venu de Bagdad, a rencontré un responsable des services de renseignements iraniens et lui a proposé d'espionner pour l'Iran - et de dire tout ce qu'il pouvait aux activités américaines en Irak. Les États-Unis ont également doté l'Irak d'un système extrêmement délicat d'espionnage au téléphone mobile, géré par le bureau du Premier ministre et le siège du renseignement militaire irakien. «Je mettrai à votre disposition les informations que vous souhaitez à ce sujet», a-t-il déclaré. Dans une interview, Maksusi a contesté le fait de dire les choses qui lui sont attribuées dans les câbles et a nié avoir jamais travaillé pour l'Iran. Il a félicité l'Iran pour son aide dans la lutte contre l'Etat islamique, mais a déclaré qu'il avait également maintenu des relations étroites avec les États-Unis. «J'ai travaillé pour l'Irak et pour aucun autre État», a-t-il déclaré. "Je n'étais pas le directeur du renseignement pour les chiites, mais j'étais le directeur du renseignement pour l'ensemble de l'Irak." Interrogé par le NYT sur le câble, un ancien responsable américain a déclaré que les États-Unis avaient pris conscience des liens de l'agent de renseignement irakien avec l'Iran et avaient limité son accès à des informations sensibles. À la fin de 2014, les États-Unis ont à nouveau versé des armes et des soldats en Irak alors qu'ils commençaient à se battre contre
Encouverture l'État islamique. L’Iran aussi avait intérêt à vaincre les militants. Alors que l'Etat islamique prenait le contrôle de l'ouest et du nord, de jeunes hommes irakiens traversaient les déserts et les marais du sud en bus, pour se rendre en Iran pour y suivre un entraînement militaire. Certains gouvernements américains et iraniens estimaient que les deux rivaux devraient coordonner leurs efforts contre un ennemi commun. Mais, comme le montrent clairement les câbles qui ont coulé, l’augmentation de la présence américaine est une menace et une «couverture» permettant de recueillir des renseignements sur l’Iran. "Ce qui se passe dans le ciel au-dessus de l'Irak montre le niveau d'activité considérable de la coalition", a écrit un officier iranien. "Le danger pour les intérêts de la République islamique d'Iran représentés par leur activité doit être pris au sérieux." La montée de l'Etat islamique créait en même temps un fossé entre l'administration Obama et une large bande de la classe politique irakienne. Barack Obama avait demandé l'éviction du Premier ministre Nouri Kamal al-Maliki comme condition préalable à un soutien militaire américain renouvelé. Il a estimé que la politique draconienne de Maliki et la répression des sunnites irakiens avaient contribué à la montée des militants. Maliki, qui avait vécu en exil en Iran dans les années 1980, était l’un des préférés de Téhéran. Son remplaçant, Haider al-Abadi, formé en Grande-Bretagne, était considéré comme plus ami de l'Occident et moins sectaire. Face à l'incertitude d'un nouveau Premier ministre, Hassan Danaiefar, alors ambassadeur d'Iran, a convoqué une réunion secrète de hauts responsables à l'ambassade d'Iran, une structure imposante et fortifiée située juste à l'extérieur de la zone verte de Bagdad. Au fil de la réunion, il est devenu évident que les Iraniens n’avaient guère à s’inquiéter du nouveau gouvernement irakien.
Les messages confidentiels révèlent bien plus qu’on ne l’avait compris auparavant sur la mesure dans laquelle l’Iran et les États-Unis ont utilisé l’Irak comme zone de rassemblement pour leurs jeux d’espionnage.
Abadi a été licencié en tant qu '"homme britannique" et "candidat américain", mais les Iraniens pensaient qu'ils avaient beaucoup d'autres ministres dans leurs poches. Un par un, Danaiefar a énuméré les membres de son cabinet, décrivant leurs relations avec l'Iran. Ibrahim al-Jafari - qui avait précédemment occupé le poste de Premier ministre irakien et qui était ministre des Affaires étrangères à la fin de 2014 - a été identifié, comme AbdulMahdi, comme ayant une "relation privilégiée" avec l'Iran. Dans une interview, Jafari n'a pas nié qu'il avait des relations étroites avec l'Iran, mais a déclaré qu'il avait toujours traité avec des pays étrangers sur la base des intérêts de l'Irak. L’Iran comptait également sur la loyauté de nombreux membres moins importants du Cabinet. Selon le rapport, les présidents des municipalités « sont en parfaite harmonie et forment notre peuple ». Le ministre de l'Environnement, a-t-il déclaré, "travaille avec nous, bien qu'il soit sunnite". - Bayan Jabr, qui avait dirigé le ministère irakien de l'Intérieur à une époque où des centaines de prisonniers étaient torturés à mort à l'aide de perceuses électriques ou sommairement fusillés par des escadrons de la mort chiites, a été jugé «très proche» de l'Iran. Le rapport indique que le ministre irakien de l'Education «ne posera aucun problème avec lui». Les anciens ministres des municipalités, des communications et des droits de l'homme étaient tous membres de l'Organisation Badr, un groupe politique et militaire créé par l'Iran dans les
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Haider Al-Abadi avait des liens étroits avec l’Iran.
années 1980 pour s'opposer à Saddam. L'ancien ministre des municipalités a nié avoir des relations étroites avec l'Iran; L'ancien ministre des Droits de l'Homme a reconnu être proche de l'Iran et a félicité l'Iran d'avoir aidé des Iraquiens chiites pendant la dictature de Saddam et de l'avoir aidé à vaincre l'Etat islamique. L'ancien ministre des Communications a déclaré qu'il avait servi l'Irak et non l'Iran et qu'il entretenait des relations avec des diplomates de nombreux pays; L'ancien ministre de l'Education a déclaré qu'il n'avait pas été soutenu par l'Iran et qu'il avait servi à la demande d'Abadi. L'ancien ministre de l'Environnement n'a pas pu être joint pour commenter. La domination iranienne sur la politique irakienne est clairement illustrée dans un épisode important de l'automne 2014, lorsque Bagdad était une ville au centre d'un maelstrom multinational. La guerre civile syrienne sévissait à l'ouest, les militants de l'Etat islamique s'étaient emparés de près du tiers de l'Irak et les troupes américaines rentraient dans la région pour faire face à la crise croissante. Dans ce contexte chaotique, Jabr, alors ministre des Transports, a souhaité la bienvenue à Suleimani, le commandant de la Force Qods, dans son bureau. Suleimani était venu demander une faveur: l’Iran avait besoin d’un accès à l’espace aérien irakien pour piloter des avions chargés d’armes et autres fournitures afin de soutenir le régime syrien de Bashar al-Assad dans sa lutte contre les rebelles soutenus par les États-Unis. C’est une demande qui a placé Jabr au centre de la rivalité de
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longue date entre les États-Unis et l’Iran. Les responsables de l'administration Obama ont exercé de fortes pressions pour que les Iraquiens arrêtent les vols iraniens dans leur espace aérien, mais face à face avec le chef du Qods, le ministre irakien des Transports a constaté qu'il était impossible de refuser. Jabr a rappelé que Suleimani "est venu me voir et nous a demandé d'autoriser les avions iraniens à utiliser l'espace aérien irakien pour se rendre en Syrie", selon l'un des câbles. Le ministre des Transports n'a pas hésité et Suleimani a semblé être heureux. «J'ai mis mes mains sur mes yeux et j'ai dit: « Sur mes yeux! Comme tu veux ! », Jabr a dit à l'agent du ministère des renseignements. "Puis il s'est levé et s'est approché de moi et m'a embrassé le front." Jabr a confirmé la rencontre avec Suleimani, mais a indiqué que les vols iraniens à destination de la Syrie transportaient des fournitures humanitaires et des pèlerins religieux se rendant en Syrie pour visiter des lieux saints, et non des armes et du matériel militaire destinés à aider Assad, comme le pensent les autorités américaines. Pendant ce temps, les responsables irakiens connus pour entretenir des relations avec les États-Unis ont fait l'objet d'une surveillance particulière et l'Iran a pris des mesures pour contrer l'influence américaine. En effet, de nombreux dossiers montrent que, lorsque les hauts diplomates américains se sont rencontrés à huis clos avec leurs homologues irakiens à Bagdad, leurs conversations ont été régulièrement rapportées aux Iraniens.
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nterview
Azzedine Mihoubi, SG par intérim du Rassemblement National Démocratique (RND)
«Les Algériens devraient se remettre au travail» Entretien réalisé par Yahia Maouchi Dans cet entretien accordé à La Majalla, le Secrétaire général par intérim du Rassemblement National Démocratique (RND), Azzedine Mihoubi, a exposé les principales lignes de son programme de campagne concernant l’économie, la lutte contre la corruption et la politique étrangère, affichant une détermination à prendre en compte les préoccupations des Algériens. Azzedine Mihoubi qualifie son programme électoral d’ambitieux, réaliste et pratique, et dont le but est de restituer le pays au citoyen, reconquérir sa confiance, et de construire l’Algérie en tant que pays émergent grâce aux compétences existantes tant à l’intérieur qu’à l’extérieur, en vue de réaliser le développement souhaité possible. Toutefois, Azzedine Mihoubi appelle les Algériens à oublier la rente pétrolière, à se mettre au travail, et d’aller vers les investissements dans les start-ups et les PME. En somme, loin des discours habituels du RND, Azzedine Mihoubi met en avant la carte du réalisme. La Majalla : Pouvez-vous nous parler de votre stratégie de compagne ainsi que des grands axes de votre projet présidentiel ? Azzedine Mihoubi : Notre programme électoral est
axé sur une quinzaine d’engagements stratégiques. Élaboré sur la base d’une analyse de la situation politique, socio-économique et culturelle du pays. Nous proposons plus de 200 mesures pratiques, en vue de reconquérir la confiance du citoyen. Je m’engage pleinement à œuvrer à concrétiser davantage d’acquis au profit des libertés et de l’indépendance des pouvoirs judiciaire et législatifs, une chose qui nous permettra de renforcer davantage les libertés politiques, collectives et individuelles. Nos engagements sont réalistes par rapport aux attentes de notre peuple. En outre, le programme en lui-même a été élaboré grâce aux compétences existantes tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays. Un programme basé notamment sur le respect de l’intelligence et le bon sens de nos citoyens. Nous espérons que le contenu de notre programme sera à la hauteur des attentes de nos citoyens, et que nous pourrons apporter un plus à l’Algérie. Je vous précise une chose, nous nous engageons dans l’élection présidentielle du 12 décembre avec une plate-forme électorale réaliste et pratique, et un discours direct auprès du citoyen. Notre premier angle d’attaque se sera le rétablissement de la confiance entre les citoyens et l’État, c’est le pari d’un homme politique. Pour cela, il faut ouvrir un débat national pour restituer cette confiance perdue.
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Cette confiance on ne peut pas l’avoir à travers un discours politique, mais à travers des avis et des idées, ainsi que par la pratique réelle du pouvoir. Il faut consulter le peuple dans toutes les grandes décisions liées à son sort, via un référendum. L’ère des décisions unilatérales est révolue. Le peuple doitêtre l’acteur principal dans l’équation politique dans la construction de la nouvelle Algérie. A cet effet nous allons être plus attentifs à ses préoccupations quotidiennes.
Je m’engage pleinement à œuvrer à concrétiser davantage d’acquis au profit des libertés et de l’indépendance des pouvoirs judiciaire et législatifs, une chose qui nous permettra de renforcer davantage les libertés politiques, collectives et individuelles
La Majalla : Le concept du projet de société figurerat-il dans votre programme ? A.M: Le projet de société ne se limite pas uniquement à une feuille de route, mais plutôt à des pratiques, de nouvelles lois, et des consultations avec le peuple. Il faut également encourager l’émergence d’une société civile participative, qui pourra contribuer dans la prise de décision de l’Etat.
toutes ses formes. En somme, l’Etat doit être bâti sur la compétence et non pas sur la récompense. Il faut également associer la compétence de notre communauté établie à l’étranger dans la construction de leur pays.
La Majalla : Et quelle est votre conception de la nouvelle République? A.M : Certes les concepts différent, mais la nouvelle République doit être bâtie sur des institutions solides, et le peuple doit être associé dans la gestion de toutes ces institutions. Il est également nécessaire d’instaurer une justice sociale et une diversité sous
La Majalla : Justement, qu’est-ce que vous avez réservé à notre diaspora établie à l’étranger dans votre programme ? A.M: Nous allons installer un Conseil national qui s’occupera de toutes les préoccupations de notre diaspora. Il faut mettre en exergue cette compétence qui pourra contribuer largement dans le
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développement de notre pays. Il faut ainsi bâtir un Etat sur la compétence, l’intelligence, l’initiative, et associer tous les algériens où ils se trouvent. S’agissant de la politique extérieure, je vous réitère la poursuite du soutien aux deux causes, palestinienne et sahraouie et de la consécration des principes sur lesquels est fondée la diplomatie algérienne, à savoir la non-ingérence dans les affaires internes des pays et le règlement des conflits internationaux par les voies pacifiques. J’estime également que la diplomatie algérienne devait être très active, notamment dans les pays développés, en matière de lobbying économique. Nous allons augmenter notre présence diplomatique dans les pays développés afin de convaincre les
il faut ouvrir un large débat national, et le lancement d’un programme d’urgence sur le plan économique, mené par un gouvernement de compétence nationale
grandes et les petites entreprises d’investir en Algérie. En outre, nous devons rechercher de nouveaux marchés pour les produits algériens, en particulier en Afrique. La Majalla : Et quelles sont vos principales priorités? A.M: Ma première priorité demeure le rétablissement de la confiance entre le citoyen et les institutions de l’Etat. Aujourd’hui vous ne pouvez pas appliquer votre programme sans la restitution de cette confiance perdue. Ensuite, il faut ouvrir un large débat national, et le lancement d’un programme d’urgence sur le plan économique, mené par un gouvernement de compétence nationale. L’économie va se tailler la part du lion dans mon programme présidentiel. Nous allons créer un méga ministère de l’économie qui permettra de promouvoir le rôle consultatif du Conseil national économique et social. Il faut également assainir l’arsenal juridique national inhérent au volet économique. Il est également nécessaire d’encourager davantage les investissements dans tous les secteurs sans exception. Sachant que, l’abrogation de la règle 51/49, régissant l’investissement étranger, permettra la création de la richesse et de l’emploi. La Majalla : Mais comment faire justement, pour faire oublier aux algériens la rente pétrolière et aller
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ainsi vers les investissements dans les start-ups et les PME ? A.M: C’est une question de citoyenneté. Les Algériens doivent oublier qu’ils ont de la rente, et aller ainsi vers les investissements dans les startups et les PME. Ils devraient se remettre au travail. Il est nécessaire également de revaloriser le temps. Les Algériens doivent travailler à plein temps, tout en respectant leurs horaires de travail. L’Etat ne peut pas continuer à jouer le rôle du tuteur, il faut être au diapason de ce qui se passe ailleurs. Il faut instaurer cette culture du travail, et ne plus compter sur le pétrole. Nous devons oublier que nous sommes un pays pétrolier, tout en s’inspirant de la réussite des autres pays développés. Les Algériens ne doivent pas compter uniquement sur le soutien et l’aide de l’État. Placé sous le slogan «Je m’engage», notre programme a été conçu sur la base d’une analyse de la situation politique, socio-économique et culturelle du pays, alors que le précédent slogan s’intitulait «le citoyen d’abord» pourquoi ? Parce que le citoyen est au cœur de nos préoccupations. Il faut être toujours proche de lui et à son écoute. La Majalla : Qu’en est-il de la lutte contre la corruption et l’indépendance de la justice ? A.M: La lutte contre la corruption continuera avec
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détermination. Et les travaux sur les poursuites pénales contre les fonctionnaires corrompus, que nos tribunaux mènent actuellement, se poursuivront, et à l’avenir ce travail devra être renforcé par des mécanismes plus efficaces. La société devra veiller à ce que les dirigeants soient mis devant leurs responsabilités et que l’argent pillé soit restitué au Trésor public. Pour atteindre cet objectif il est nécessaire de séparer le pouvoir judiciaire de l’exécutif. Cela donnera une impulsion à une lutte plus large contre la corruption. Les juges doivent être indépendants. La Majalla : Comment faire pour restituer l’argent pillé ? A.M: On va s’inspirer de l’expérience des autres pays qui ont vécu des situations similaires, tout en se référant aux règles internationales régissant ce volet. Il faut qu’il y ait une traçabilité dans le traitement de ce dossier qui est très complexe. La Majalla : Que pensez-vous du rôle joué par l’ANP depuis le début des manifestations, le 22 février 2019 ? A.M: Tous les Algériens doivent saluer le rôle de l’Armée nationale populaire (ANP), digne héritière de l’ALN, pour son courage dans son accompagnement des revendications populaires en
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évitant les dérives dangereuses que certains essaient de nous faire vivre. Il faut rappeler également que le Haut commandement de l’Armée populaire nationale a répondu favorablement à la volonté populaire qui appelait à réactiver les articles 7 et 8 de la Constitution par le biais de l’urne. L’ANP a évité au pays de passer par un vide constitutionnel très dangereux. Pour cela, je dirais que les prochaines élections seront déterminantes pour l’avenir de notre pays. J’appelle à cette occasion le peuple algérien à participer massivement à cette échéance électorale pour la concrétisation de la volonté populaire. La Majalla : Justement comment amener les électeurs à voter le 12 décembre prochain pour élire un nouveau président de la république ? A.M: Je pense que tous les Algériens sont conscients de la nécessiter d’aller vers l’élection présidentielle du 12 décembre. Et je pense que le seul point de divergence qui existe, c’est celui du timing. En outre, une partie de citoyens demande un certain nombre de dispositions spécifiques à respecter. Et moi je pense que l’ANIE dispose de toutes les prérogatives à même de lui permettre de veiller à la régularité et à la transparence des élections. Toutefois, nous allons essayer, pendant notre campagne électorale,
de dialoguer avec les citoyens qui pourraient nous empêcher de présenter notre programme. La Majalla : Loin des promesses populistes, et avec la situation économique du pays qui annonce les années de vaches maigres, ne pensez-vous pas qu’il n’est pas évident pour un futur Président de répondre aux aspirations attendues ? A.M: Je pense que nous pouvons répondre aux aspirations de nos citoyens, à travers le contenu riche de notre programme électoral, qui comporte quinze engagements stratégiques axés sur la réalisation de réformes institutionnelles profondes et l’amélioration de la situation socio-économique du citoyen. Un programme que nous avons conçu sur la base d’une analyse de la situation politique, socio-économique et culturelle du pays, et qui comporte plus de 200 mesures pratiques en vue de reconquérir la confiance du citoyen. La Majalla : Le climat actuel tendu n’affectera-t-il pas les activités de votre parti durant la campagne électorale ? A.M: Je ne suis pas uniquement soutenu par les cadres et les militants du parti, mais également par les différentes franges de la société civile, les associations, les personnalités nationales…, et nous
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allons travailler sans relâche, durant cette campagne électorale, afin de convaincre le maximum d’électeurs de l’importance de notre programme électoral. La Majalla : Quels seront les moyens que votre parti mettra à votre disposition pour mener à bien votre campagne électorale ? A.M: Ce seront des moyens traditionnels connus, mais pour cette fois-ci, nous allons compter beaucoup plus sur les réseaux sociaux afin de bien faire connaitre notre programme aux électeurs. Nous allons également compter sur le travail de proximité que nous allons mener sur le terrain, via nos différents déplacements que nous effectuerons, à travers une vingtaine de wilayas.
nécessaires à l’organisation de l’élection présidentielle sont réunies, et que toute objection à ce processus mènera à l’impasse et à un vide constitutionnel qui ne profitera à personne.
La Majalla : Un dernier mot ? A.M: Je profite de cette occasion pour appeler les citoyens à aller en masse voter car c’est la seule voie, qui répond à la revendication de l’application des articles 7 et 8. Il ne s’agit pas également du sort d’une personne ou d’un parti, mais de tout un pays, de sa stabilité, de l’avenir des futures générations. C’est une grande responsabilité, et les Algériens doivent répondre à l’appel de leur patrie. Enfin, le succès de l’élection présidentielle dépend de la participation active des citoyens, et le prochain Président doit La Majalla : Pensez-vous réellement que toutes les bénéficier de la légitimité que lui confère le peuple conditions nécessaires à l’organisation de l’élection qui a saisi l’impératif d’aller aux élections et qui ont compris que la persistance de la situation actuelle présidentielle sont réunies ? A.M: Je suis convaincu que toutes les conditions conduirait à un blocage important à tous les niveaux.
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Abdelaziz Belaïd président du Front El Moustakbal
«Notre plus grand chantier serait de redonner confiance à l’Algérien» Entretien réalisé par Yahia Maouchi
la magistrature suprême ?
Après 28 ans de loyaux services au sein du Front de Libération Nationale (FLN), Abdelaziz Belaïd quitte l’ex-parti unique pour fonder son propre parti le Front El Moustakbal en 2012. Le début d’une « deuxième » carrière politique. Celui qui se revendique d’une longue lignée de résistants algériens à l’occupation française ne compte pas jouer les figurants dans un paysage politique déjà investi par de nombreux partis. Pour preuve : Le parti a obtenu 71 communes et 131 sièges au niveau des assemblées de wilaya lors des locales de novembre 2017. Cette jeune formation d’une quinzaine d’années avait obtenu lors de sa première participation aux élections locales de 2012, deux communes seulement, et deux sièges de députés qui ont connu une progression lors des législatives de mai 2017, pour atteindre le nombre de 14 parlementaires. Abdelaziz Belaïd vise encore plus loin, lui qui s’était porté déjà en 2014 candidat à l’élection présidentielle de 2014 face à Ali Benflis et Abdelaziz Bouteflika. Âgé de cinquante ans alors, il est le plus jeune des candidats. Presque inconnu, il se classe troisième sur six candidats et obtient 000 328 voix, soit 3 % des suffrages exprimés. En janvier 2019, il annonce sa candidature à la nouvelle élection présidentielle, avant de se retirer le lendemain du dépôt, s’opposant à la candidature de Bouteflika. Il s’est également porté candidat aux présidentielles du 12 décembre prochain. Dans cet entretien accordé à la Majalla, notre interlocuteur estime qu’il est temps de passer de la légitimité révolutionnaire à la légitimité populaire, tout en précisant que le point le plus important dans son programme c’est de redonner confiance à l’Algérien.
Abdelaziz Belaïd : Au sein de notre parti politique, nous avons toujours appelé et œuvré pour une deuxième République basée sur la légitimité populaire pour tourner la page de la légitimité révolutionnaire en vigueur depuis 60 ans. Seulement, nous voulons que cette mutation se fasse avec délicatesse, sans violence, une des revendications affichées par le Hirak, depuis le 22 février dernier. Notre plus grand chantier serait de redonner confiance à l’Algérien, qui pendant vingt-ans a perdu tous ses repères. C’est entre nous Algériens que nous comptons reconstruire une nouvelle Algérie basée sur de nouvelles approches économiques et politiques, avec la participation de tous, sans exclusion aucune. Je dis bien, aucune. La solution à nos problèmes, implique la contribution de tous à travers un dialogue constructif.
La Majalla : Quelles seront vos priorités si jamais vous êtes élu à
La Majalla : L’Algérie vit une situation politique inédite depuis le 22 février dernier. Parmi les revendications de la rue, la non-tenue d’élections. Pourquoi alors dans de telles conditions, entrer dans la course à la présidentielle ? A.B: Un parti politique dans sa définition n’est ni une association caritative ni une association de bienfaisance. Comme je l’ai toujours souligné dans mes interventions, nous avons créé un parti politique (Front El Moustaqbal en 2012) pour arriver au pouvoir. Ma candidature à la prochaine présidentielle n’est nullement motivée par un désir de pouvoir ou d’argent. Elle émane de mon parcours de militant, en tant que citoyen appartenant à la génération de l’indépendance. Aussi, le pays a besoin d’un leader, d’un président. La situation actuelle ne peut
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perdurer en aucun cas. La sortie de cette crise impose d’aller vers l’élection présidentielle qui constitue l’unique solution. Tout le monde le sait, mais peu de personnalités et politiciens ont eu le courage de l’assumer ouvertement, à chacun sa position. Nous, on l’a fait. La Majalla : Les Algériens rejettent toute élection. Qu’en pensez-vous et comment pourriez-vous les convaincre du contraire ? A.B: Premièrement, permettez-moi de vous rappeler que l’Algérie n’est pas Alger. Je viens d’animer un meeting à Illizi, et d’autres dans bon nombre de wilayas du pays. Et croyez-moi qu’il y avait foules. Autant vous dire, il y a au sein de la société, une partie silencieuse qui ne s’est pas encore exprimée et qui attend le moment de le faire par les urnes. Deuxièmement : Existe-il une solution autre que les élections face au marasme que nous vivons actuellement ? Certains appellent à une période de transition. Ils sont libres de leur choix mais qu’ils nous disent de quoi est faite cette période de transition ? Avec qui ? Et comment ? La position de notre formation politique quant à cette proposition a souvent été exprimée. Elle est claire et inchangée. Le Front El Moustaqbal reste attaché à la teneur de la Constitution pour régler la crise actuelle. La transition serait une aventure qui mènera le pays dans un tunnel obscure. L’instauration d’un état démocratique ne peut se faire avec des mécanismes non démocratiques. Si
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on n'a d'autres choix que d’associer tout le monde pour asseoir un véritable projet de société. nous nous éloignons des dispositions de la Constitution, le pays perdra de sa crédibilité et cela ouvrira la porte à l’acharnement extérieur et à l’effondrement de l’économie nationale. La Majalla : Votre démarche est basée sur un changement du système ou sur des réformes ? A.B: Nous ne voulons pas construire une deuxième République sur les décombres de la première. Il y a continuité. Il ne faut pas le nier. Tout n’est pas sombre dans notre pays. Depuis l’indépendance, il y’avait eu beaucoup de choses positives. On n’est pas du genre à remettre en cause tout ce qui a été construit. Il est plutôt judicieux, de retaper ce qu’il y a lieu de retaper et de ramener de nouveaux éléments pour la construction de cette nouvelle République. Pour ce faire, je le répète encore une fois : on n’a d’autres choix que d’associer tout le monde pour asseoir un véritable projet de société. La Majalla: Peut-on s’attendre à une révision de la Constitution ?
A.B: Absolument. Mais ce ne serait pas une Constitution taillée sur mesure comme ce fut le cas depuis toujours. Pour ce faire, nous nous engageons à associer tous les courants. Ce serait sujet à un débat national. La Majalla : Pensez-vous que toutes les conditions sont réunies pour le bon déroulement de ce rendez-vous électoral ? A.B: Pas toutes mais le minimum. On est tout de même confiants quant à la bonne tenue de ce rendez-vous électoral. La Majalla : L’administration s’est complètement désengagée du processus électoral avec la mise en place de l’ANIE.
Si nous nous éloignons des dispositions de la Constitution, le pays perdra de sa crédibilité et cela ouvrira la porte à l’acharnement extérieur et à l’effondrement de l’économie nationale
Est-ce un gage selon vous pour la neutralité des prochaines présidentielles ? A.B: C’est une bonne chose. Nous avons été d’ailleurs, l’une des premières formations politique à revendiquer un tel organisme depuis bien longtemps. Quant à l’ANIE (l’Autorité nationale indépendante des élections), sa mise en place ne répond pas à %100 à nos aspirations, notamment dans sa composition humaine, mais disons qu’on est satisfaits à %70. Il faut qu’on avance et espérons aller encore plus loin après les présidentielles. Notre souhait, c’est que les membres de cette instance, soient élus au niveau local. C’est de là, qu’elle pourrait tirer plus de légitimité. La Majalla : Vous êtes le plus jeune de tous les candidats. Est-ce en une faveur ou le contraire ? A.B: C’est en ma faveur bien sûr. Un jeune peut travailler jusqu’à dix-huit heures par jour. Je suis certes jeune vu mon âge mais dois-je vous rappeler que je suis dans la politique depuis 1983, alors que je n’avais que 22 ans. Tout au long de ces longues années de pratique politique, disons que j’ai acquis une expérience qui m’est bénéfique et pouvant faire la différence.
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La Majalla : Les Algériens doivent-ils s’attendre à des changements dans la politique sociale de l’Etat ? A.B: Des milliards sont déboursés annuellement en Algérie dans ce qui est appelé le «social», mais faisons une pause et posons-nous cette question. Avons-nous vraiment atteint les objectifs et atténué le mal des classes défavorisées ? Moi, je vous dirais non. Alors, c’est pourquoi, il est temps de songer à une véritable politique sociale à l’exemple des pays scandinaves. Autrement dit, la plus grande question est celle de savoir comment répartir les richesses d’une manière plus équitable. Ceci dit, la politique des subventions doit être inévitablement revue. Il est injuste qu’elles profitent aux riches au même titre qu’un simple smicard. Il est aussi anormal de voir des produits subventionnés passer les frontières quand ils ne servent pas dans la transformation dans nos usines et fabriques. Ce ne serait pas le seul et unique chantier auquel nous allons nous attaquer. Beaucoup est à faire. La Majalla : En matière de politique étrangère vous avez récemment renouvelé votre soutien à la cause sahraouie et palestinienne… A.B: Je suis pour toutes les causes justes mais dans nos relations
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avec le monde extérieur, seul l’intérêt de l’Algérie primera. Ce serait une relation basée sur le respect mutuel. Nous n’accepterons pas également toute ingérence dans les affaires internes. La Majalla : Que pensez-vous de la réouverture des frontières terrestres avec le Maroc ? A.B: Si l’intérêt de l’Algérie y est, je n’en vois pas d’inconvénient. Dans le cas contraire, pas question. La Majalla : L’Algérie et la France ? A.B: Pas mal de choses nous lient l’un à l’autre mais l’Algérie n’est ni La Corse ni encore moins l’Ile de la Réunion. La Majalla : Que pensez-vous concrètement du rôle joué par l’ANP depuis le début des manifestations, le 22 février dernier ? A.B: L’ANP est intervenue quand les politiciens ont failli et ce depuis l’indépendance et non pas depuis le début de la contestation populaire. Notre Armée s’est de tout temps acquittée de son devoir envers la Nation. L’Histoire en est témoignera.
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Violence verbale au Parlement : La Tunisie de la désolation Par Nasreddine Ben Hadid A regarder les sessions de l’Assemblée des Représentants du Peuple en Tunisie, on peut se croire par moments dans une arène de gladiateurs romains, sans le glaive, il va de soi, mais la même tension, avec le spectacle en plus. La violence est verbale uniquement, par moment très forte, et même acerbe, mais une certaine tension est toujours présente, comme si cet espace, théoriquement représentatif de tout un peuple dans son ensemble, est devenu un terrain d’exclusion et surtout de refus de reconnaître l’autre, comme étant lui aussi un représentant de ce même peuple. Chose plus qu’étrange, les représentants de l’ancienne Assemblée savaient, et même avaient la totale certitude que le peuple dans son ensemble n’était nullement satisfait de l’image que cette instance dégageait, et même plus : Selon plus d’un sondage d’opinion, non seulement le rendement de l’ancienne Assemblée est déplaisant, mais surtout, qu’il présente une image tellement négative de la Tunisie en général, et de l’activité politique en général. Certes, l’ancienne Assemblée a accompli un certain rôle, promulgué des lois, et surtout a adopté tout au long des ces dernières années les budgets de l’Etat, l’image réelle n’est pas tellement nulle, mais celle
retenue par un fond populaire non négligeable, est plus que négative. Une question de plus qui s’impose, et qui cherche une résolution elle aussi : Pourquoi le fond populaire ne retiendrait que les images négatives ? La réponse à cet ensemble de questions, est certes porteuse d’une explication de l’état d’esprit de tout un peuple et surtout de toute une Assemblée. Aussi, le plus important : Pourquoi un nombre déterminé de Représentants du peuple succombe-t-il et devient partie prenante, et même sous l’emprise de cette violence verbale ? Et pourquoi l’ensemble des députés, n’a pu arrêter ou du moins faire freiner cette hémorragie ?
Une image tellement terne
Un dilemme s’est posé : Transmettre les débats de l’Assemblée des Représentants du peuple, à la télévision, et de la sorte faire «profiter» le bon peuple de ces spectacles, ou éviter cette transmission, et faire même que les travaux se passent à huis clos, et ne pas observer de la sorte une des principales règles de la démocratie, à savoir informer ce peuple des travaux d’une Assemblée qui est censé le représenter ??? Certes, il ne faut guère généraliser : la violence verbale
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Maitre Hazem Ksouri, activiste politique et associatif.
n’est pas l’apanage de tous les députés. Par contre, certains s’y sont devenus des vrais Stars, tellement leurs interventions ne se faisaient qu’en violence et avec une voix très haute. Sans oublier ceux et celles qui peuvent s’adonner à ce genre de spectacles par moments, à savoir des pics de mauvaise humeur, et non une conduite observée à travers le temps. Dans le but de braquer les projecteurs sur ce phénomène, «Majalla» s’est adressé, à Maitre Hazem Ksouri, activiste politique et associatif, et surtout fin observateur de la vie politique en Tunisie, ainsi qu’au sociologue, journaliste, et chroniqueur Hichem Hajji, dans le but de comprendre ce phénomène. * Comment expliquez-vous le haut niveau de violence verbale à l'Assemblée des Représentants du peuple : Essentiellement lors des discussions sur la Constitution ou de la séance inaugurale de l’actuelle session? Hazem Ksouri : La violence verbale est devenue la pierre angulaire de toute tentative d’éviter les situations difficiles, à l’Assemblée des Représentants du peuple. La transmission par les médias, essentiellement la
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deuxième chaîne de télévision publique, a participé à porter cette image au peuple, et porter une atteinte de la sorte au symbolisme de cet espace législatif et cognitif, sans oublier que cette instance est dépositaire de la moralité dans sa valeur totale. Un lieu où les députés apprennent à maitriser l’acte démocratique, au nom du peuple tunisien. Nous pouvons expliquer les raisons de la propagation de la violence à l’Assemblée, par de nombreux facteurs : En premier, les députés n’arrivent pas à se maitriser, aussi bien en réaction à une situation particulière, qu’une nature inhérente à la personne, en raison du manque de patience et de persévérance face même à des situations banales. Tout député violent pense de la sorte solder un différent idéologique, qui l’oppose à un ou plusieurs de ses collègues, en cherchant à induire la peur. Sans savoir que l’effet est à l’antipode de ce qu’il espérait. A constater les conséquences qu’on observe et surtout cette absence de confiance qu’on remarque. Hichem Hajji : Je pense que le niveau élevé de violence verbale au sein de l'Assemblée des représentants du peuple s'explique par trois raisons majeures : La faiblesse de la culture,
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Hichem Hajji, sociologue, journaliste, et chroniqueur.
et de la carence en valeurs démocratiques. Ainsi qu’une incapacité à maitriser d’une manière adéquate les dossiers. Enfin, toute tendance à la violence, quelle que soit sa forme, dissimule une incapacité de croiser une opinion à une autre, en s’armant d’arguments persuasifs. Sans négliger, ce vouloir de se distinguer sur les médias, tant en remarquant que les députes agissent sous la coupole de l’Assemblée comme ils le font sur les plateaux de télévision. * Sommes-nous face à une crise de valeurs concernant les députés violents, ou plutôt une crise plus générale ? Hazem Ksouri : En effet, la Tunisie connaît une crise de valeurs individuelles, sur fond de positionnements idéologiques, à peine voilés, selon les cas et les situations, mais aussi au gré de la diversité des députés, qui pratiquent cette violence verbale. Ceci constitue un danger, et a contribué à l’augmentation des cas de violences verbales, et à en faire une crise générale, qui touche le pays dans sa totalité, car cette
violence parlementaire sur l’écran, se propage à travers la société, et participe avec d’autres acteurs, à doper la violence sociale, qu’on constate à travers l’augmentation des cas de violence, que les médias relatent sans cesse. Hichem Hajji : La crise est générale, car nous sommes devenus malheureusement tolérants envers ce genre de violence, devant laquelle nous sommes devenus impuissants. Les relations humaines ne jouissent plus de la même valeur, et l’appartenance à cette Assemblée n’implique plus ce qu’il se doit comme respect et considération. Cette appartenance exige des élus qu’ils soient des exemples à suivre. Malheureusement, nous voyons certains, et pas tous, se baisser à un niveau moindre. * La présidence du Conseil manque de fermeté peutêtre à l’encontre des députés violents ? Hazem Ksouri : De nos jours, plus que jamais, l’Assemblée et sa présidence doivent inscrire à leur ordre du jour
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la question de la violence verbale au sein de cette instance, afin de mettre un terme à ces pratiques, tant illégales qu’éthiquement inacceptables, qui portent préjudice en quelque sorte à ce pouvoir législatif. Cet effort doit passer par une révision des législations en vigueur. Dans le but, d’enrayer ce phénomène, aussi bien dans sa dimension individuelle que collective. Tout cet effort doit s’opérer dans le respect de la loi, et surtout de la dimension symbolique de cette instance. Hichem Hajji : Certes, la Présidence du Conseil assume une lourde responsabilité, concernant ce délabrement, car tous les députés sont tenus d’observer une tenue respectable, ainsi qu’un comportement respectueux. La permissivité qu’on constate, pousse certains à se dégager de toute responsabilité, et considérer que tout est permis. * L’Assemblée doit verser plutôt dans plus de fermeté ? Hazem Ksouri :
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Le règlement interne reste le dernier moyen, pour sauvegarder la bonne ambiance, mais surtout un déroulement serein des activités de l’Assemblée, à savoir instaurer l’ordre et mettre fin à toutes les querelles. Mais aussi, faire que les différents politiques ne peuvent en rien se convertir en querelles violentes, verbales surtout. Un rappel des principes est toujours utile dans le but de respecter la dimension symbolique de l’Assemblée. Hichem Hajji : Je crois en trois choses : En premier, à l’élaboration des listes électorales, toute entité politique doit bien effectuer le choix nécessaire, pour ne pas porter que des députés qui puissent être à la hauteur, aussi bien au niveau comportemental qu’au niveau de l’apport et de la valeur ajoutée. Deuxièmement, l’importance de faire comprendre aux députés que tout discours violent, est contre-productif, mais surtout néfaste à l’image. En dernier, faire appliquer les législations en vigueur, selon le règlement interne, pour tout dépassement constaté.
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Côte d'Ivoire : Du dessin contre l’immigration clandestine… Par La Majalla L’immigration clandestine dérange par les drames qui l’accompagnent, à savoir ces milliers de personnes qui perdent la vie, dans des conditions plus qu’atroces. Mais dérange plus encore par cette forme de fatalité qui accompagne ce long et périlleux voyage. L’absence de solutions intrigue encore plus. Ni la mort en cours de routes, ni les obstacles dressés par les pays de passage que les pays européens, ne semblent toucher la détermination de ces centaines de milliers de personnes, qui dans une obstination totale, et même parfaite, semble, tel un automate programmé, ne jamais changer de cap. De là, la moindre action pouvant réduire le nombre de ces prétendants à l‘immigration, est toujours saluée et souvent encouragée. Tant l’espoir d’un arrêt total et définitif, reste impossible pour ne pas dire impensable.
Tout espoir est bon à prendre…
Parmi ces effort, vienne le Festival de dessins de presse et de bande dessinée "Cocobulles" d'Abidjan, où le dessinateur ivoirien Jihel a représenté l'immigration clandestine, a représenté l’image tragique de l’immigration clandestine par un bateau en forme de cercueil rempli d'Africains et une tête de mort comme ombre. Jihel explique que «le dessin explique les dangers qu'il
y a dans l'immigration clandestine. C'est pour amener les Africains à prendre conscience que c'est leur vie qui est en jeu quand ils se lancent dans cette aventure. C'est être un « candidat à la mort», avant d’ajouter : «On veut «conscientiser» la jeunesse, leur dire qu'ici c'est possible de se réaliser». L'immigration clandestine vers l'Europe, qui concerne chaque année des milliers d'Africains, suscite de nombreux drames: assassinats, viols, migrants réduits en esclavage, naufrages meurtriers d'embarcation tentant de traverser la Méditerranée. Plus de mille hommes, femmes et enfants sont ainsi morts en tentant de traverser la Méditerranée depuis le début de l'année 2019, selon le dernier bilan de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM). Thibault N'Guessan, étudiant en arts plastiques à Abidjan venu visiter le festival, estime que le message passe dans le public : «Une image vaut mille mots donc à travers les dessins, on peut aisément comprendre. Les caricatures montrent les effets néfastes de l'immigration. C'est une manière de sensibiliser, de ne pas encourager ces jeunes à partir». «Il y a un dessin qui m'a marqué: la mer est représentée sous forme de draps (linceuls) qui recouvrent un bateau. Ca m'a touché vraiment», confie Laurent Offé, un autre étudiant. Le Festival a organisé, à côté des traditionnels
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le dessinateur Pahé n'ont pas hésité à contredire les discours officiels, avec «comme à mon habitude des petites caricatures qui énervent, qui dérangent». Il a notamment dessiné un migrant avec son baluchon dans le désert qui répond: «La vie est un combat. Rien à foutre», à la question: «Tu n'as pas peur de mourir ?», en soulignant : «Comment est-ce qu'on va interdire à quelqu'un qui vit mal chez lui de vouloir aller ailleurs? On ne peut pas interdire aux gens de se déplacer, c'est impossible».
stands de dédicaces et des concours de dessins, amateurs ou professionnels, des rencontres avec des anciens migrants et des membres de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).
De l’humour noir…
Pendant ces conférences, les dessinateurs maniaient leur plume selon leur inspiration. Et certains, comme
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Un autre de ses dessins, montre un homme qui pleure devant le guichet des visas de l'ambassade de France. «Visa refusé, c'est la centième fois». «Essayez encore», lui rétorque l'employée. Et conclut : «ils pourront poser toutes les barrières qu'ils veulent, on ne peut pas empêcher l'immigration, c'est impossible». A côté de lui, les planches didactiques du Guinéen Tiekwei Souomou retracent le parcours sordide d'une femme victime de violences sexuelles alors qu'elle tente d'atteindre l'Europe. D'autres dessins sont plus poétiques, comme celui qui représente un bateau baptisé Eldorado, échoué sur une plage. Sur un autre, une vague avale un bateau sur lequel rame l'Afrique..
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Burkina-Faso : 32 terroristes neutralisés… Par La Majalla Un retournement de situation, à savoir l’arbre qui cacherait la forêt, et l’hirondelle qui annoncerait un vrai réel printemps ? Sortir des années d’expansion terroriste, vers un rétrécissement de ce fléau, qui va conduire à sa disparation, ou une victoire passagère dans une guerre, telle une maladie incurable, s’est installée définitivement, pour désormais faire partie du paysage, à la fois sécuritaire et politique ? Bonne nouvelle, mais !!! A lire le communiqué transmis dimanche par l'étatmajor burkinabè, qui a annoncé avoir «neutralisé» trente-deux «terroristes», vendredi et samedi, lors de deux opérations militaires dans le nord du Burkina Faso, après l'attaque d'une patrouille, tout le monde est tenté par cet espoir d’une victoire prochaine sur le terrorisme. Faut-il ajouter que nulle source indépendante n’ait pu confirmer ces faits et ces chiffres. Toutefois, ce communiqué précise que suite à
l'attaque vendredi d'une patrouille de soldats près de Yorsala (province de Loroum), «la vigoureuse réaction de l'unité, suivie d'un vaste ratissage de la forêt de Yorsala a occasionné d'intenses combats qui ont duré plusieurs heures», avant d’ajouter : «Au cours de ces affrontements, 24 terroristes ont été neutralisés et divers matériels ont été récupérés» et «un soldat a malheureusement perdu la vie», et de préciser que «cette opération a également permis de libérer plusieurs femmes, qui étaient retenues par les terroristes et utilisées comme esclaves sexuelles». Dans le même registre le communiqué poursuit : «A la suite de ces affrontements et sur la base de renseignements précis, l'armée a mené samedi «une action offensive dans les environs de Bourzanga (province du Bam), qui a permis de neutraliser huit terroristes et de récupérer un important lot d'armement, de munitions et de matériels divers».
Rage suivie de mirages ???
Il faut noter que rarement les nouvelles n’étaient assez bonnes et surtout porteuse d’un si fort espoir,
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dans ce pays laminé par le cancer du terrorisme. Un mal qui ronge toute la région du Sahel, sans reconnaitre les frontières et sans distinguer un pays d’un autre. Dans un pays limitrophe du Burkina-Faso, à savoir le Mali, l'armée malienne a annoncé se replier de ses positions isolées exposées aux attaques terroristes près de la frontière du Niger et du Burkina Faso pour se regrouper sur des places plus fortes après deux assauts très meurtriers. Cette décision a été appliquée au début à trois postes (Anderaboukane et Indelimane, repliés sur Ménaka, et Labbezanga, sur Ansongo), suivi d’autres. Les observateurs sur place, ont constaté que la coopération militaire entre les pays touchés par le terrorisme, est loin d’être exemplaire, en tout cas, loin d’être efficace, tant les groupes terroristes ne reconnaissent pas ces frontières, et surtout sévissent dans un pays comme un autre. D’autres parts, la présence de forces européennes,
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surtout françaises au Nord du Mali, ne semble pas porter les effets escomptés. Même si la ministre française des Armées, Florence Parly, ait déjà annoncé au président Malien Ibrahim Boubacar Keïta la volonté de Paris de renforcer le soutien aux forces maliennes grâce, à ses alliés européens, dans le difficile combat contre les djihadistes. Il faut préciser que ces déclarations de soutien, ont été prononcées suite à la mort de 49 soldats maliens et d'un soldat français. Chose qui a poussé Mme Parly, à effectuer une tourné, qui a visé les pays du Sahel, en butte à la propagation des opérations terroristes. Sur le plan psychologique, le communiqué émanant de l’Etat-major burkinabé ne peut que remonter le moral d’une population très affectée par le terrorisme, mais faut-il continuer sur le même parcours, et faire que ce fléau régresse, et pourquoi pas en faire un fléau du passé…
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Rétablir la confiance
Par: Ahmed Charaï
Le ministre des Finances est allé à la rencontre de la CGEM. Mohamed Benchaâboun connait bien le monde de l’entreprise et ses problématiques puisqu’il a dirigé, pendant des années, une grande banque de la place. Il n’a pas cédé sur l’essentiel, mais il a accepté quelques arrangements, notamment sur la vente de la résidence principale. Le respect des délais légaux de paiement par les établissements publics a aussi été à l’ordre du jour. Le ministère a tenu sa parole sur la transparence, le site internet existe où les retards sont affichés. Mais une méthode plus coercitive est peu envisageable. Les entreprises qui subissent ces retards ne peuvent réclamer des intérêts, comme le prévoit la loi, pour des raisons commerciales. L’exercice est important. Il faut qu’Etat et secteur privé composent et se fassent confiance pour que la machine économique carbure à un rythme soutenu. Les banques sont appelées à jouer un rôle central dans la relance. L’accès des PME-PMI au crédit reste difficile, surtout face à des conjonctures de manque de liquidités. Pourtant, ce sont ces entreprises qui créent de l’emploi. Elles ont l’avantage d’être présentes sur tout le territoire, et de participer ainsi, de manière forte, au développement régional. Comme dans tous les pays du monde, le patronat a des revendications fiscales sur le droit du travail ou encore l’administration. Certains textes fort attendus, comme celui sur le droit de grève, n’ont toujours pas vu le jour. Le dialogue social n’a pas trouvé de consensus sur ce sujet. La CGEM est dans son droit, c’est sa raison d’être, quand elle défend ces revendications. Cependant, le Patronat ne peut s’affranchir de ses responsabilités sociales. L’Etat est lui aussi en droit d’attendre des contreparties aux baisses d’impôt. Le premier devoir c’est l’investissement. Une bonne gouvernance suppose que les bénéfices profitent pour un tiers à l’investissement, un tiers aux salariés et un tiers à l’actionnaire. On est très loin de ce ratio. Trop de patrons préfèrent multiplier les résidences secondaires, grossir leur parc automobile au détriment du développement de leur propre entreprise. Actuellement, une sinistrose s’est installée dans les milieux d’affaires. Or, il n’y a aucune raison objective. La stabilité politique, le fonctionnement des institutions sont assurés. Le nombre des journées de grève est très marginal, les syndicats privilégiant la culture du dialogue, les rapports entre le fisc et les entreprises se sont largement améliorés. Les taux de profit sont très attractifs. On devrait avoir une embellie plutôt qu’une ambiance de crise. La confiance ne peut pas se construire uniquement de la part de l’Etat. C’est une mission collective qui concerne tous les citoyens. Ceux qui font sortir des fortunes gagnées au Maroc à l’Etranger font-ils confiance à leur pays ? L’histoire des pays émergents montre que le secteur privé doit jouer un rôle moteur dans l’investissement, mais aussi constituer une élite qui tire la société vers le haut, en portant des valeurs. Celles de la solidarité, de la responsabilité vis-à-vis de l’environnement, de la transparence s’imposent. Le projet national est basé sur un triptyque : Démocratie, développement, modernité. Le patronat, en tant que classe sociale, doit, normalement, porter ces valeurs et les diffuser. Objectivement, il ne remplit pas entièrement ce rôle et se limite à l’aspect business délaissant les autres débats qui secouent la société. C’est une réflexion à mener au sein de la CGEM, au profit du projet national.
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Issue 1774- Novembre 22/11/2019
Un magazine politique hebdomadaire
La Bolivienne Jeanine Áñez, seconde vice-président :
Est devenue présidente d›un peuple en colère contre le renversement du président élu Morales www.majalla.com
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rt le Cameroun et la Côte d’Ivoire, pays organisateur. Notons également que la France, les USA et l’île Maurice seront les invités de cet événement. Le temps fort d’Afrik’Connexion sera la remise du prix de l’homme de culture et de paix pour l’année 2019. En outre, la rencontre permettra de participer à un forum sur la diversité africaine. Des spectacles de danse et des dégustations culinaires seront également au programme de cette journée placée sous la présidence de Maurice Kouakou Bandaman, ministre ivoirien de la Culture et de la Francophonie.
Clôture du 10e festival international du cinéma d’Alger
Un Musée d’art contemporain à Tunis…
La Cité de la Culture de Tunis, va s’enrichir prochainement d’un nouveau fleuron qui devrait être inauguré au mois de décembre. Le Musée d’art contemporain devrait ouvrir ses portes avec une grande exposition qui retracera l’histoire des collections de l’Etat tunisien. Déployé sur une vaste galerie de 1800 mètres carrés qui occupe deux niveaux, le nouveau musée comprendra un espace complémentaire de 700 autres mètres carrés. Quant aux collections de l’Etat, elles trouveront ici les conditions optimales pour leur conservation dans des espaces conditionnés et ayant recours aux dernières technologies. Les œuvres ne devraient pas tarder à y trouver leur place dans cette rétrospective des acquisitions de l’Etat depuis les années
Le palmarès du 10e Festival international du film d’Alger (FICA) a été révélé, jeudi soir, lors de la cérémonie de remise des prix des différentes catégories de films. Le prix spécial du jury documentaire a été octroyé à la réalisatrice bulgare Mira Turajilac pour L’envers d’une histoire, tandis que le Grand Prix est allé à Hassen Ferhani pour 143 Rue du désert. Pour la section long-métrage de fiction, le président du jury, Pierre-Henri Deleau, a annoncé que le récipiendaire du prix spécial du jury est le cinéaste-acteur rwandais Joel Karekezi pour son film La miséricorde de la jungle. Pour ce qui est du Grand Prix du FICA, le jury l’a décerné à l’unanimité au film Wardi-The tower, de Mats Grorud. Dans la catégorie court-métrage – compétition ouverte cette année par le Fica – le Grand Prix a été attribué au film Facing Mecca, de Jan Eric Mack.
Sindbad en marionnettes…
La Tunisie à Abidjan…
La Tunisie est l’un des huit pays participants à la première édition d’Afrik’Connexion, un rendez-vous panafricain pour la rencontre des cultures qui ont commencé le 15 novembre au palais de la Culture à Abidjan. Les autres pays participants sont le Maroc, le Ghana, la Burkina Faso, le Togo, le Sénégal,
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Après avoir produit un Sindbad en version théâtre de rue, le Théâtre Abdelkader Alloula vient de récidiver avec ce même conte, mais cette fois dans une réalisation faisant superbement la synthèse des arts plastiques et des arts de la scène ! Boualem Bengueddach y fait, par devers lui, la démonstration de l’ampleur du retard en matière de théâtre de marionnettes contemporain en Algérie. Pour avoir une idée de la prouesse, il faut remonter au temps de son enfance, pour les quinquagénaires et plus, à une époque où il n’y avait pas encore la télévision en notre pays.
Flash Marley et Pikaluz : Une histoire d’amour…
Il y a quelques jours, la chanteuse togolaise Flash Marley a, au cours d’une conférence de presse, présenté son tout premier album
«La madre». C’est également le premier album d’une rappeuse togolaise. Plusieurs de ses confrères sont venus la soutenir à l’occasion. L’artiste togolais Pikaluz était également de la partie. Et il a saisi l’occasion pour faire un petit geste qui continue d’être diversement apprécié sur la toile… C’est le manager de la jeune artiste qui a suscité la polémique à travers un post sur sa page Facebook. Se réjouissant de ce que Pikaluz a fait à la conférence, Eric Mo Tokou a écrit : « Pikaluz est venu au lancement d’album de Flash Marley, et il a fait un truc qui m’a touché! Après avoir acheté l’album (à son prix bien sûr). Il est parti prendre un colis dans sa voiture et est revenu le donner à Flash …je le cite : «Flash j’ai acheté des pagnes pour toi, c’est tout ce que j’ai, prend ça stp! … je te souhaite beaucoup de chance». Le
producteurs, distributeurs… ont tous été invités à prendre part à cette table ronde CANAL +/A+ sur le village du festival ÉMERGENCE dans le Jardin de l’agora Senghor de LOMÉ. Rappelons que le festival Émergence est une consécration du cinéma dans la sous région. Projections de films, tables rondes ainsi que différentes activités culturelles sont prévus à cet effet.
Joana Choumali, remporter le Prix Picket de la photographie
lendemain il fait un post où il met l’album de sa sœur dans son musée personnel juste à côté de son maillot préféré ! Ce mec me surprend toujours. Akpé!». Toutefois, beaucoup ont soulevé une question : une histoire ne serait-elle pas en train de naître entre les deux artistes ? L’avenir nous le dira !
sur scène. Un moment tant attendu par les fans. Mais surprise, Pikaluz quitte la scène avant la montée de Mic Flammez évitant
Aller à la quête de l’espoir après les attaques extrémistes en 2016 dans la cité balnéaire de Grand-Bassam, dans le sud de la Côte d’Ivoire. Un pèlerinage qui a conduit l’Ivoirienne Joana Choumali au Panthéon des grands photographes contemporains. Elle est devenue la première Africaine à remporter le prestigieux Prix Prictet 2019 de la photographie. L’annonce a été faite dans la soirée de mercredi lors d’une
Duel manqué Pikaluz-Mic Flammez
La polémique ne cesse d’enfler. Les fans du rappeur togolais Pikaluz sont mécontents de l’artiste. Ils estiment que ce dernier leur a «foutu la honte» lors d’un incident qui s’est déroulé dimanche dernier. Que s’est-il passé ? Lors du show présenté par le Camerounais Ténor, Mic Flammez et Pikaluz deux poids lourds du «rap game» ont été appelés à s’affronter toute confrontation. Pourquoi cette fuite en avant ? S’interrogent jusqu’aujourd’hui beaucoup de fans.
Festival Émergence : Une opportunité !
Depuis quelques jours, le festival Emergence bat son plein à Lomé. Un programme alléchant a été concocté pour les acteurs du monde du 7ème art ainsi que le grand public. «Diffuser, coproduire, avoir un préachat avec CANAL+ ou A+» la question a été au cœur des débats le 13 Novembre. Réalisateurs, scénaristes,
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cérémonie au Victoria and Albert Museum de Londres, ouvrant ainsi l’exposition des 12 artistes qui étaient retenus pour le concours. Joana Choumali, 45 ans, a tiré son épingle du jeu grâce à sa série «Ça va aller», tirer du jargon ivoirien et qui traduit en toute occasion l’espoir, thème justement retenu pour ce cru 2019 du prix britannique de la photographie et du développement durable. Ses photos, prises trois semaines après les attentats sur les plages de GrandBassam en mars 2016, allient des scènes de rue à des motifs soigneusement brodés. Un processus fastidieux qui exprime «la manière dont les Ivoiriens abordent les
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traumatismes et la santé mentale», a confié la lauréate. Et qui dévoile davantage une confession personnelle et une discrète satire politique
Lagos Fashion…
Des robes vaporeuses, aux ensembles recherchés en passant par cette combinaison… Les participants au dernier weekend de la mode de Lagos ont fait honneur aux œuvres confectionnées à la main. L’actrice et designer américaine Rosario Dawnson est convaincue que l’artisanat africain est l’expression même du luxe. «C’est différent de ne pas utiliser
du plastique et des huiles et de produire le tout à la chaîne. Il y a une grande différence lorsque quelque chose est fait à la main, touché avec amour par une personne vraiment passionnée par ce qu’elle fait. Ils sont enthousiastes à l’idée de créer quelque chose qu’ils savent que quelqu’un d’autre va apprécier à sa juste valeur. Le luxe, c’est quand quelque chose
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est fait à partir de rien… Et quand la valeur de tous les acteurs est reconnue du terrain au consommateur. Voilà, la vraie valeur».
Booster l'art africain…
Des artistes-peintres, sculpteurs et autres créateurs, vivant et travaillant ensemble dans un cadre consacré à la création artistique à Lagos au Nigéria, tel est le rêve que nourrit Yinka Shonibare, depuis plusieurs années. Après y avoir travaillé pendant longtemps, cet artiste londonien d’origine nigériane dont l’œuvre géante «Nelson’s Ship in a Bottle» se trouve sur un socle du Trafalgar Square de Londres, est sur le point de voir ce rêve devenir une réalité. Il a annoncé le lancement de son projet pour 2021, lors de la foire d’art annuelle dénommé ART-X, qui attire des artistes de toute l’Afrique vers Lagos. «ART-X est déjà en train d’augmenter sa visibilité, je pense que beaucoup d’artistes internationaux viennent ici et ça va être génial pour l’art africain. Il y a beaucoup de galeries qui viennent de différents pays africains, les gens peuvent venir de différentes parties du monde et en faire
mes parents, par Saint-Exupéry, un soir où il dînait chez eux», explique l’expert d’art africain Pierre Amrouche. Il raconte la belle histoire de ces dessins réalisés en 1943 et dont il est l’héritier : «Il s’est mis à un moment à griffonner sur la nappe en papier. Et alors, ma mère lui a donné son bloc et il a fait seize dessins du Petit Prince et c’était une surprise. Mes parents ont toujours gardé ça. Ce sont des dessins originaux, parce qu’ils ont été faits par luimême, de sa main. C’est la première fois que je les montre, comme ça, à un grand public». D'autres œuvres de Saint-Exupéry avaient été retrouvés plus tôt dans l'année. Ces esquisses appartenaient à un magnat de l'immobilier.
Réparer le passé et préparer l’avenir…
l’expérience dans un même espace», se félicite Yinka Shonibare.
Saint-Exupéry au Gabon…
À Libreville, seize dessins du Petit Prince, le célèbre héros créé par Antoine de Saint-
Exupéry sont présentés. Ces dessins inédits réalisés sur un bloc-note sont exposés pour la première au grand public par Pierre Amrouche qui les a prêtés pour l’occasion à l’Institut français du Gabon. «Ce sont des dessins qui ont été faits à Alger chez
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La troisième édition des Ateliers de la pensée, du 30 octobre au 2 novembre à Dakar, a porté sur le «basculement des mondes et les pratiques de dévulnérabilisation». Scruter le présent et l’avenir du monde à partir de l’Afrique, tel est le pari de cette initiative, qui a passionné cette année. La troisième édition des Ateliers de la pensée, organisée par Felwine Sarr et Achille Mbembe, a franchi un cap. La rencontre ne s’est pas seulement professionnalisée et ouverte, avec des sessions diffusées sur Youtube via la page Facebook de la rencontre et regardées aux quatre coins du monde ; le rendez-vous biennal des intellectuels de l’Afrique francophone et sa diaspora a fait le choix de sortir de l’Institut français, un lieu qui avait fait polémique lors de sa première édition en 2016, pour s’installer au tout nouveau Musée des civilisations d’Afrique noire.
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La Bolivienne Jeanine Áñez, seconde vice-président :
Est devenue présidente d'un peuple en colère contre le renversement du président élu Morales Texte : Moncef Mezgheni Dessin : Ali Mendalaoui 1. Naissance et état civil : - Jeanine Áñez est née le dimanche 13 août 1967 à Trinidad, en Bolivie. - Titulaire d'un diplôme en droit. - Etat civil : mère de deux enfants. - A été auparavant avocate et directrice de la chaîne Totalvision. 2. Activité politique et parlementaire : - Jeanine était membre du Mouvement socialdémocrate (centre-droit) - Est membre de l’Assemblée constituante de 2006 à 2009. - Ensuite, élue sénatrice représentante la province de Beni, aux élections de 2009. - Réélu Vice-présidente en 2014. - Et au Sénat le 19 janvier 2015. 3. Deux voyages, un en exil et l’autre au palais : - Le premier (en dehors du palais) : son héros, le président bolivien (Morales), contre qui la police et l’armée se sont révolté, l’accusant d’avoir annoncé sa quatrième victoire aux élections présidentielles de 2019, avec trop d’anticipation, même avant la fin du décompte des bulletins. - Les militaires ont préparé un avion pour que Morales quitte le pays. - Le président déchu a voulu rejoindre plus d’un pays en Amérique latine, en quête d’asile, sans
succès, jusqu’au Mexique, où le président a accepté de le recevoir. - Le deuxième voyage (à l'intérieur du palais) : lorsque Jeanine Áñez (seconde vice-président) s'est présentée à la présidence bolivienne pour combler le vide. - Mais Jeanine s'est confrontée à la rue, formée à grande partie d’Amérindiens, qui portent des pancartes et scandent des slogans, tout en dénonçant le coup d'État contre la légitimité, appellent au retour au pouvoir du président Morales. - En tant que vice-présidente Jeanine s'est immiscée au palais pour rassurer les masses en colère que sa présidence de la République en Bolivie est temporaire. - Promettant au peuple des élections présidentielles, dans un délai très bref. 4. Jeanine est sollicitée à la fois par Trump et Poutine : - Le président américain Trump a considère le Bolivien Morales un socialiste, aux intentions anti-américaines. Il a donc souhaité la bienvenue à Mme Jeanine, qui est loin d’être de gauche. - elle se situe politiquement et économiquement au Centre-droite. - Le président russe Vladimir Poutine a annoncé son soutien à Jeanine Áñez sur le site de la présidence. - Jeanine dispose désormais de deux feux verts, de deux capitales qui bénéficient du droit de veto, aux Nations Unies : Washington et
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Moscou. 5. Jeanine et les présidents latino-américains. La Haut-commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme Michelle Bachelet a condamné le recours inutile et disproportionné à la force par la police et l'armée en Bolivie: - Des régimes sud-américains voisins, qui soutiennent la légitimité de Morales, ont dénoncé l’acte de Jeanine Áñez - La malédiction du lithium : - La Bolivie est un pays du tiers-monde, mais ce qui fait de la Bolivie une grande puissance : Elle occupe le troisième rang mondial dans la production du lithium. - Cela soulève la cupidité des grandes puissances… 6. Le glossaire raciste de Jeanine : - Jeanine Áñez a critiqué le président Evo Morales, le traitant d’indien rouge, sur un ton discriminatoire par des propos qui s'apparentaient à une provocation raciste, bien qu’elle dispose d’un diplôme en droit, a écrit sur Twitter: - «Je rêve de rituels sataniques, libératrices et bolivienne, qui ne seraient pas indiennes. Il serait préférable qu’ils aillent sur les plateaux». - Quant au président déchu Evo Morales, elle l’a traité de «pauvre indien au pouvoir». - Sa vision a constitué un facteur supplémentaire pour enflammer les manifestations en Bolivie, où vit une très grande proportion d'Indiens,
l’ethnie à laquelle appartient le président Morales. 7. Déclaration de joie à la démission du président : - Jeanine a été désignée à la présidence de
la Bolivie lors de la session parlementaire, caractérisée par : - Sièges vides des élus du Mouvement pour le Socialisme (premier parti au parlement). - Les membres craignent pour leur sécurité corporelle.
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- Le quorum n’était pas accompli au Parlement, deux jours après l'expulsion d'Evo Morales. - Ainsi, Jeanine a mis fin au mandant de Morales, l’indien pauvre, comme elle le décrivait. - Et a fait des promesses, tout en arborant la bannière bolivienne et élevant la Bible.