Haro sur le nouveau projet de loi sur les hydrocarbures
La xénophobie en Afrique du Sud…
Un magazine politique hebdomadaire
Issue 1768- Octubre 11/10/2019
Issue 1769- Octubre 18/10/2019
Un magazine politique hebdomadaire
Abiy Ahmed Est le premier chef de Gouvernent éthiopien de confession musulmane, à désamorcer la guerre, à semer la paix, et à récolter le prix Nobel www.majalla.com
Elections présidentielles en Tunisie
Kaies Saïed nouveau président www.majalla.com
Un magazine politique hebdomadaire
Issue 1769- Octubre 18/10/2019
Mozambique : du gaz à 28 l’horizon…
Burkina-Faso: couvre feu pour un mois… 30
Chopin à l’honneur…
38 Éditeur en chef
HH Saudi Research and Marketing (UK) Ltd
Secrétaire de Rédaction
10th Floor Building 7 Chiswick Business Park 566 Chiswick High Road London W4 5YG
Ghassan Charbel Un magazine politique hebdomadaire
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Le franc CFA : une servitude du passé ? 32
Mostafa El-Dessouki
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Les partisans du leader de l'Alliance pour l'avenir du Kosovo et candidat aux élections législatives au poste de Premier ministre, Ramush Haradinaj, assistent à un rassemblement à Pristina le 3 octobre. ARMEND NIMANI / AFP via Getty Images
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L’Afrique en bref déclinant leur identité comme étant des agents d’Interpol Espagne Objectif, l’interpeller. C’est après un long entretien avec ses visiteurs nocturnes que ces derniers se sont retirés des lieux, toujours selon le désormais candidat à la présidentielle ivoirienne. Soro ajoute de même avoir opposé un refus lorsque ses visiteurs lui ont demandé de les suivre. RDC
45 morts en dix mois dans la prison de Bukavu
Plusieurs quartiers périphériques de Conakry sont secoués depuis lundi par les violences.
Guinée
La crise politique tourne au drame
Un jeune manifestant a été tué mardi à Conakry par les tirs des forces de sécurité lors de heurts qui ont continué à agiter la capitale guinéenne au deuxième jour d’une mobilisation contre un possible troisième mandat du président Alpha Condé, a rapporté son père. Wanidara et plusieurs autres quartiers périphériques de Conakry sont secoués depuis lundi par les violences entre opposants à un troisième mandat d’Alpha Condé et policiers et gendarmes déployés massivement. Une coalition de partis d’opposition, de syndicats et de membres de la société civile, a appelé les Guinéens à manifester à partir de lundi contre le projet prêté au président sortant de briguer sa propre succession à la fin de son deuxième mandat en octobre 2020. L’actuelle Constitution limite à deux le nombre de mandats présidentiels.
à Valence (Espagne), en présence de ses inconditionnels. Après avoir maintenu le secret de Polichinelle dans ses tiroirs pendant longtemps, Soro se lâche, non sans se voir déjà bien lancé dans la course au sommet : ‘‘Il y a des partis politiques qui sont pro-Soro, qui m’ont déjà choisi pour être leur candidat. Donc, je serais candidat. Maintenant, si je gagne au premier tour, honnêtement, je serais content. Mais s’il y a un deuxième tour, celui d’entre nous qui aura le plus de points, il aura le soutien des autres.’‘ Selon lui, la semaine dernière, des hommes ont débarqué de nuit à sa chambre d’hôtel,
Quarante-cinq prisonniers sont morts depuis le début de l’année faute de soins à la prison de Bukavu (est de la République démocratique du Congo) où le personnel soignant a déclenché un mouvement de grève, a-t-on appris mardi de sources concordantes. La prison centrale de Bukavu est “surpeuplée, les conditions de vie sont très difficiles” pour les détenus et “la rupture totale du stock des médicaments pour les soins des prisonniers explique le nombre élevé de 45 décès de janvier à ce jour”, a dénoncé le syndicat du personnel soignant dans un memorandum adressé au gouverneur de la province du Sud-Kivu. En outre, “les prisonniers ne reçoivent pas de rations alimentaires adéquates” dans cet établissement où “325 cas de malnutrition aiguë” ont été enregistrés, ajoute le document consulté mardi par l’AFP.
Côte d’Ivoire
Guillaume Soro est candidat à la présidentielle de 2020
L’ancien chef rebelle, ex-Premier ministre puis récemment président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, Guillaume Soro, a officialisé sa candidature pour la présidentielle de 2020 qui se tiendra dans son pays. L’ancien allié du président Ouattara a annoncé la nouvelle
Guillaume Soro, a officialisé sa candidature pour la présidentielle de 2020
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A la prison de Bukavu (est de la République démocratique du Congo), le personnel soignant a déclenché un mouvement de grève.
Burkina
dans toute l’Afrique.
Des sympathisants appellent à un hommage national à Sankara
Afrique du Sud
Des sympathisants de l’ex-président du Burkina Faso Thomas Sankara ont appelé mardi à “institutionnaliser” la date du 15 octobre, jour anniversaire de son assassinat, lors d’une cérémonie d’hommage à Ouagadougou. Thomas Sankara a été tué par un commando le 15 octobre 1987 à 37 ans lors du coup d’Etat qui porta au pouvoir son compagnon d’armes, Blaise Compaoré. M. Sankara, réputé pour son intégrité et son engagement pour le développement, est devenu depuis une icône
L'ex-président Zuma sur le banc des accusés
L’ancien président sud-africain Jacob Zuma, éclaboussé dans des scandales qui lui ont valu son poste en 2018, doit être jugé à partir de mardi pour la première fois, pour corruption dans une affaire de contrat d’armement vieux d’une vingtaine d’années impliquant le groupe français Thales. A l‘époque des faits qui lui sont reprochés, il était ministre “provincial” puis vice-président
Zuma est accusé d’avoir touché 4 millions de rands – 249.000 euros au cours actuel – de pots-de-vin de la part de Thales.
du pays. Il est accusé d’avoir touché 4 millions de rands – 249.000 euros au cours actuel – de pots-de-vin de la part de Thales. Jacob Zuma et l’entreprise d‘électronique et de défense, qui est également poursuivie, ont toujours nié les allégations. Après de multiples rebondissements depuis une quinzaine d’années, la justice a ouvert vendredi la voie à un procès de l’ancien président, après avoir unanimement rejeté la demande de Jacob Zuma d’abandonner les poursuites qui le visent. Soudan
Reprise des pourparlers de paix entre pouvoir et rebelles à Juba Thomas Sankara a été tué par un commando le 15 octobre 1987 à 37 ans lors du coup d’Etat qui porta au pouvoir son compagnon d’armes, Blaise Compaoré.
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Le conseil au pouvoir et les chefs rebelles du Soudan ont repris lundi des pourparlers de paix, afin de mettre fin aux multiples conflits internes, condition essentielle pour que le pays soit rayé des listes des États qui parrainent le
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Le conseil au pouvoir et les chefs rebelles du Soudan ont repris lundi des pourparlers de paix
terrorisme. Une situation qui n’arrange pas les affaires du Soudan, aujourd’hui privé de l’allègement de la dette dont il a désespérément besoin, ainsi que du financement des organismes tels que le Fonds monétaire international et la Banque mondiale. Le retrait de la liste ouvre potentiellement la porte aux investissements étrangers. Étaient présents à l’ouverture des discussions des personnalités telles que le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed (lauréat du prix Nobel de la paix 2019), le président du Soudan du Sud Salva Kiir, le président ougandais Yoweri Museveni, le Premier ministre égyptien Mostafa Kamal Madbouly et le général soudanais Abdel Fattah al-Burhan.
Nigeria
Pourparlers sur les recettes pétrolières
Le gouvernement nigérian et les compagnies pétrolières internationales tentent de trouver un terrain d’entente pour régler un différend sur les revenus issus de la manne pétrolière. Citant une décision de la Cour suprême de 2018, le gouvernement affirme qu’il a droit à 62 milliards de dollars de la part des compagnies après qu’elles ne se sont pas conformées à une loi de 1993 qui accorde à l‘État une plus grande part des revenus lorsque le pétrole dépasse 20 $ le baril. Affirmation remise en cause par les entreprises. “Nous avons ouvert un processus d’engagement entre les parties ”, a déclaré le
Le président Ali Bongo Ondimba a promis d’accélérer le rythme des réformes et la lutte contre la corruption.
ministre de la Justice, Abubakar Malami, à son bureau d’Abuja, tard samedi. “Ces discussions se traduiront-elles par un règlement, par l’ouverture d’un véritable processus de négociation ? C’est ce que nous attendons”, a renchéri M. Malami. Gabon
Ali Bongo promet d'accélérer les réformes
Le gouvernement nigérian et les compagnies pétrolières tentent de trouver un terrain d’entente pour régler un différend sur les revenus du pétrole.
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Le président Ali Bongo Ondimba a promis mercredi, pour les 10 ans de son investiture à la tête du Gabon, d’accélérer le rythme des réformes et la lutte contre la corruption dans un pays à l‘économie en berne, se disant
L’Antonov accidenté avait quitté Beni (province du Nord-Kivu, est) jeudi pour Kinshasa et avait perdu tout contact avec le contrôle aérien 59 minutes après son décollage.
“déterminé” à aller au bout de sa “mission”. “Je me sens bien. Et de mieux en mieux chaque jour”, assure-t-il en préambule d’une interview publiée par le quotidien pro-gouvernemental l’Union, près d’un an après avoir été affecté par un accident vasculaire cérébral (AVC) qui l’a longtemps tenu en retrait du pouvoir. L’opposition mais aussi des économistes estiment que le Gabon n’a pas su profiter de la manne pétrolière pour diversifier sa production avant que la chute des prix de l’or noir en 2014 ne dégrade profondément son économie.
d’un déplacement du président congolais Félix Tshisekedi. Huit personnes avaient pris place à bord de cet avion-cargo dont deux Russes, selon l’ambassade de Russie en RDC. “Les recherches pourront prendre plus de jours. L’accès au site de l’accident est très difficile, puisqu’il faut acheminer des engins lourds pour déterrer la carcasse afin de retrouver d’autres corps”, a déclaré à l’AFP, un membre de la cellule de crise mise en place par les autorités congolaises après le drame.
RDC
Kenya
Trois morts dans le crash d’un cargo
Trois athlètes en lice pour le meilleure Athlète 2019
Trois corps des victimes du crash d’un avioncargo affrété par la présidence congolaise ont été ramenés à Kananga, dans le centre de la République démocratique du Congo, et gardés dans une morgue de la Mission de l’ONU (Monusco) cinq jours après l’accident, a-t-on appris mercredi de source onusienne. L’Antonov accidenté avait quitté Beni (province du Nord-Kivu, est) jeudi pour Kinshasa et avait perdu tout contact avec le contrôle aérien 59 minutes après son décollage. L’avion opéré par l’armée assurait la logistique
Trois athlètes africaines ont été nominées pour le trophée de la meilleure athlète féminine de l’année. Il s’agit des Kényanes Brigid Kosgei, détentrice du record du monde du marathon, Béatrice Chepkoech championne du monde au 3000 mètres au steeple, et de Hellen Obiri championne du monde au 5000 m féminin. Les trois athlètes sont en compétition avec huit autres dans la liste des nominées dévoilée mardi par la fédération internationale d’athlétisme.
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Brigid Kosgei, détentrice du record du monde du marathon.
Encouverture Elections présidentielles en Tunisie
Kaies Saïed nouveau président Tunis- La Majalla Kaïs Saïed candidat indépendant aux élections présidentielles a été élu dimanche 13 octobre comme septième président de la république tunisienne. Elu par plus de deux millions sept cent mille voix, il devance le deuxième candidat Nabil Karoui de près de deux millions de voix. Son programme pour lequel il a choisi le slogan «Le peulpe veut» est désormais un document-programme qui servira de tableau de bord pour les cinq années à venir dans lequel il balise la voie à plus de prospérité, de progrès et de modernité pour le pays. Ce nouveau pacte fondé sur l'espoir, le labeur et l'amour de la patrie reflète la vision perspicace et la prise de conscience profonde des exigences de l’étape qui commandent davantage de persévérance et d’abnégation au service de la Tunisie et de sa défense. Il traduit aussi l’aspiration du nouveau Chef de l’Etat à hisser la Tunisie au rang des pays avancés, à envisager l’avenir avec optimisme et ambition afin de garantir un surcroît de progrès et de prospérité à l’ensemble des Tunisiens. Une marée humaine Désormais, ce tableau de bord sera la boussole qui guidera les Tunisiens, et constituera une force d’impulsion supplémentaire propre à préparer une nouvelle étape d’actions et de réalisations, et à assurer au pays une position avancée sur les scènes régionale et internationale. Dès l’annonce des résultats, une marée humaine a pris
d’assaut les principales places et artères des villes. Brandissant les drapeaux et les photos de Kaies Saïed, les citoyens ont exprimé leur joie de cette victoire déployant à tue-tête les klaxons de leurs voitures. Dans sa première déclaration à l’issue des résultats, Kaies Saïed a affirmé qu’il n’était « en concurrence avec personne ». Voici mes priorités Saied a également déclaré que ses priorités sont «les personnes qui veulent et vont atteindre le niveau de décision et les gens savent ce qu'ils veulent». Il a aussi promis «d’appliquer la loi » et de « travailler avec tout le monde » et que personne ne sera exclu, y compris « ceux qui n’ont pas voté pour lui ». Saïd a par ailleurs souligné qu'il « travaillerait pour inclure tous les Tunisiens, ajoutant qu'il se rendrait pour sa première visite à l'étranger en Algérie » tout en espérant pouvoir se rendre en Libye.
Un homme intègre Réagissant Yamina Zghalami, dirigeante d'Ennahda, a dans une déclaration à Majalla indiqué que le résultat des élections et la victoire importante de Kaies Saïed réside dans son image d’homme intègre et propre. Elle a ajouté que « son niveau culturel a été un argument de taille convaincant pour les Tunisiens qui se sont rendus aux bureaux de vote l’élire ». «C’est un candidat propre, l'exemple de l'honnêteté et un homme de loi qui respecte la Constitution et sa suprématie
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: Les résultats ont été sans appel en faveur de Kaies Saïed avec %72 des voix.
de la loi », a-t-elle asséné. « Ses partisans qui l’ont voté aspirent à une nouvelle Tunisie et à continuer à construire et à établir la démocratie et donc la transition vers une démocratie ferme et solide », a indiqué Zoghlami. Yamina Zghalami a aussi déclaré à Majalla que Saïed "est l’oiseau du peuple tunisien, qui s’est émancipé le 14 janvier devant le ministère de l’Intérieur et a quitté la cage de la dictature pour la liberté. C’est l’oiseau de la révolution tunisienne ».
La volonté du peuple Pour sa part, Mongi Rahoui, le chef du parti Al Watad, a indiqué dans une déclaration à Majalla que le taux élevé remporté par Kaies Saïed au second tour reflète la volonté du peuple. Il a félicite le vainqueur des élections présidentielles tout en formant le vœu que ce dernier puisse dessiner « des politiques conformes aux aspirations des jeunes ». Il n’empêche, Rahoui a souligné qu’il espère que « le vote de l'extrême droite à l'extrême gauche en faveur de Saïed ne se traduira pas par le choix du niveau de sa politique et de ses relations". Il a expliqué que les électeurs de Kaies Saïed ne l'avaient fait que parce que « son adversaire était soupçonné de corruption et parce que le doute planait sur certains des candidats du premier tour » indiquant par la même occasion que « le vote reflète un rejet du système dans son ensemble ». Dans le même sillage, Ghazi Chaouachi, leader du parti Attayar, a déclaré à Majalla qu'il s'agissait d'une "victoire écrasante pour Kaies Saïed par rapport à un
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Elu par plus de deux millions sept cent mille voix, Kaies Saïed devance le deuxième candidat Nabil Karoui de près de deux millions de voix. faible pourcentage de son rival Nabil Karoui. « Ce taux a été atteint grâce aux électeurs qui ont voté en masse." Chaouachi a déclaré que "son taux de réussite élevé prouve que les Tunisiens étaient en possession d'une grande partie des messages adressés aux politiciens et aux candidats, en particulier des jeunes ». Il a ajouté que le vote massif des jeunes résulte du sentiment de la gravité de la situation et "de la menace qui entoure la Tunisie et de la peur de Nabil Karoui. Ils ont donc choisi de ne pas voter pour les candidats soupçonnés de corruption ». "La Tunisie a aujourd'hui besoin d'affirmer l'action et la fraternité, d'unité nationale, de se concentrer sur les priorités et de laisser les rivalités politiques de coté et de sauver le pays.", a conclu Ghazi Chaouachi.
Une crise se profile Toutefois, malgré cette victoire écrasante, le nouveau
président risque de voir ses projets bloqués au parlement. En effet, sans un parti qui le soutiendrait au parlement, il serait difficile de mener à bon terme ses projets de réformes de la vie politique et économique du pays. Déjà, les résultats des élections législatives ont donné un parlement hétérogène où il serait difficile de gouverner. En effet, le mouvement Ennahdha qui a remporté 52 sièges aux élections législatives du 6 octobre 2019, devrait présenter au Chef de l’Etat le nom du prochain chef du gouvernement qui sera chargé de composer son équipe gouvernementale. Toutefois, Ennahdha qui entame depuis l’annonce des résultats une série de concertations avec les représentants des autres formations politiques gagnantes, aurait boudé selon son porte-parole, Imed Khémiri, les formations politiques " Au cœur de la Tunisie " et le Parti destourien libre (PDL). De ce fait Ennahdha aurait déjà choisis de mettre sur le banc de l’opposition deux formations avec un total de 55 sièges.
Il a promis «d’appliquer la loi » et de « travailler avec tout le monde » et que personne ne sera exclu, y compris « ceux qui n’ont pas voté pour lui ».
Ce faisant, il oublie qu’il n’a plus la majorité requise pour gouverner et qu’il est dans le piège de sa propre victoire. Car, avec 52 sièges, Ennahdha est loin de faire main basse sur l’ARP. Hormis, son droit constitutionnel à postuler par un nom pour le poste du Chef de gouvernement, le chemin vers l’exécutif est encore loin et semé d’embûches. En effet, Lao Tseu disait qu’être conscient de la difficulté permet de l’éviter. Mais Ennhadha, qui semble vouloir être fidèle à un certain nombre de slogans qui ont fait débat dans sa campagne législative, aurait choisis de se compliquer la vie en pointant du doigt deux formations conséquentes. Nonobstant le fait qu’il cherche à amadouer les autres coalitions de taille tels qu’Ettayar et le Mouvement d’Echaab, il va indéniablement tomber dans l’escarcelle des mouvements au discours extrémistes en l’occurrence la coalition El Karama. Pourtant, en agissant de la sorte Ennahdha fait dos rond et oublie que plusieurs formations politiques le fuient comme le diable fuit l’eau bénite. Tout le monde sait que pour Ennhadha, ceux qui s’y frottent s’y piquent. Et les expériences précédentes ont montré au grand jour que toute alliance avec ce parti est synonyme de perte, de scissions et de fissures. Ceci-dit, Ennahdha ne sera pas à même de former un gouvernement que s’il accepte tout genre de compromis qui ne seront surement pas au goût de ses partisans. On serait alors en face d’un parti faible et affaiblis qui tient à gouverner. Mais s’il campe sur ses positions, il sera incapable d’arracher un vote de confiance pour son prochain gouvernement.
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Kaies Saied le jour du scrutin.
Des scènes de joie après l’annonce des résultats.
Les citoyens ont pris d’assaut les principales places pour manifester leur liesse.
Mais quoi qu’il en soit, au grand dam des Tunisiens, l’hémicycle du Bardo, pour la énième fois, prendra l’allure d’un grand chapiteau où les factions politiques croiseront leurs armes. Et pour cause, les trous d'air sont partout et les Tunisiens qui ont déployé à tue-tête les sirènes de l'optimisme dès la fin des élections pensant s'installer confortablement dans une période de stabilité politique à même de favoriser la relance économique et de booster la croissance, risquent d'assister aujourd'hui à une cacophonie et à des discussions sur des questions futiles, usantes, frustrantes et rageantes.
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malgré cette victoire écrasante, le nouveau président risque de voir ses projets bloqués au parlement. Le peuple tunisien broie déjà du noir et craint que pour un jeu de chaises musicales, tous ses espoirs vont voler en éclat. Et pour cause, l'état qui souffre déjà de multiples crises chroniques, risque de plonger de nouveau dans le flou politique. Écartelé entre la concrétisation immédiate des revendications sans fin et son désir d'engager les réformes nécessaires, le nouveau gouvernement, battrait de l'aile à son entrée en exercice et se retrouverait dans l’impasse, si le bloc qui a lui a voté sa confiance, se fissure au parlement. Déjà, des bouts des lèvres, on commence à craindre que la plus emblématique des institutions de la deuxième République, ne sera une arène de gladiateurs, laissant dans la débâcle, citoyens, opérateurs économiques et investisseurs étrangers. Car, désormais, c'est le clair-obscur qui règne. Et si à Ennhdha on se soucie peu des dommages collatéraux que génèrera le bloc sur le quel il compte forcer un vote de confiance, c'est à une sortie de route qu'il faut s'attendre avec toute l'instabilité qui viendra avec. Or, tout recul de la stabilité entrainerait un recul de la démocratie elle-même. Certes, il est difficile, de fournir des exemples de l'influence désastreuse et du danger, si on n'arrive pas à désamorcer cette bombe à temps. Pour cela le pays a besoin d'un bon démineur..
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Adopté récemment par le Conseil des ministres
Haro sur le nouveau projet de loi sur les hydrocarbures Par Yahia Maouchi Censé gérer uniquement les affaires courantes, sous l’égide d’un chef d’Etat par intérim dont le mandat a expiré, le gouvernement de Nourredine Bedoui, fait abstraction, en s’en tenant à mener à terme le projet de loi sur les hydrocarbures. En effet, son adoption, ce dimanche 13 Octobre, en deuxième lecture n’est pas vraiment une surprise dès lors qu’il s’agit d’un texte concocté par le gouvernement Bedoui et qui devait logiquement le défendre et l’endosser. Mais le feu vert du Conseil des ministres, qui n’est qu’une étape dans le processus, ne suffit pas ipso facto pour que ce projet passe sans encombre dans les deux chambres du parlement. Sans doute que les députés de l’Assemblée Populaire Nationale (APN) qui trainent un déficit de légitimité d’avoir été élus sous le régime de la fraude électorale, réfléchiront à deux fois avant de lever leur bras pour valider la copie du Conseil des ministres. En tous cas, l’unanimité ne sera pas au rendez-vous au moment des délibérations à l'hémicycle, car le groupe des indépendants a appelé à la mise au frigo de ce projet. Idem pour le Rassemblement national démocratique (RND), dont le SG par intérim, Azzedine Mihoubi, a exprimé le souhait de voir ce projet renvoyé à l’après – présidentielle, jugeant que le « temps n’est pas opportun ». Ainsi contre toute attente, le gouvernement Bedoui a fini par oser mettre sur la table un sujet aussi sensible que la loi sur les hydrocarbures, à deux mois d’une élection présidentielle
plus controversée encore que les plus récentes, tellement les incertitudes s’amoncellent sur la tenue du rendez-vous fixé par le calendrier décidé par ce qui reste des autorités du pays. Toucher avec une telle impassibilité, voire de froideur, au sacro-saint sujet de la ressource qui nourrit le pays ne perturbe pas plus qu’on aurait pu s’y attendre un gouvernement qui ne semble pas vouloir faire grand cas de l’accueil que sa décision a suscité. En effet, bien qu’assimilée quasiment à une atteinte à l’intégrité économique du pays, le gouvernement Bedoui a décidé de foncer dans le tas et entreprendre la révision de la loi en question, expliquant à qui veut l’entendre que ce choix est incontournable eu égard à ce que connaît comme évolution de par le monde le domaine des hydrocarbures, d’une part, et des difficultés qu’éprouve la compagnie nationale à exploiter, sans le concours de sociétés détentrices de la technologie la plus fine, le patrimoine pétrolier, gazier et minier en général. Beaucoup, mais pas tout, a été dit sur cette décision décriée presque avec la même véhémence par les manifestants du vendredi à travers le pays.
Plaidoyer L’essentiel du plaidoyer des autorités provisoires que constitue le gouvernement Bedoui s’est articulé, donc, sur la nécessité absolue pour l’Algérie de ne pas rester en marge de l’évolution du monde du pétrole et sur la difficulté qui fait que l’on n’exploite que %40 de l’espace global que
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compte l’espace minier national qui dépasse 1,5 million de km². Ceci d’une part. De l’autre, comme Mohamed Arkab, le ministre de l’Energie essayait de convaincre que les autorités du pays, à travers le nouveau projet de loi sur les hydrocarbures, visaient également l'augmentation et le renouvellement de la réserve nationale en produits énergétiques et la satisfaction de la demande interne en gaz et en produits pétroliers, en croissance de %7 annuellement. Certes, il est vrai que le secteur des hydrocarbures souffre depuis plusieurs années de défaillances structurelles, dues notamment à la surexploitation des gisements pétroliers principaux, à l’instabilité juridique et managériale de la Sonatrach, à la dégringolade des prix du brut depuis 2014, aux affaires de corruption et aux retards dans l’entrée en production de nouveaux champs pétroliers, reste que la conjoncture actuelle n’est pas propice à la réalisation d’une nouvelle loi sur les hydrocarbures.
Incertitudes L’illégitimité du gouvernement actuel et les incertitudes concernant l’organisation d’une hypothétique élection présidentielle, désapprouvée par des millions d’Algériens, sont deux barrières à la promulgation d’une telle loi. Face à cette situation, le sentiment populaire est que le régime a bradé en catimini les ressources énergétiques du pays en contrepartie d’une aide internationale à sa survie. En outre,
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le gouvernement Bedoui a fini par oser mettre sur la table un sujet aussi sensible que la loi sur les hydrocarbures certains spécialistes la considérant comme dangereuse puisque engageant l’avenir d’un pays, dont les ressources dépendent principalement des hydrocarbures. Lorsque le ministre du secteur rappelle à l’envie devant les caméras de télévision qu’il y a eu consultation des cinq majors, c’està-dire les principales compagnies d’énergie dans le monde, celles qui imposent leurs diktats dans un marché international qui ne fait aucune concession aux économies fragiles et dépendantes, il y a lieu de se poser des questions. D’autres considèrent que c’est un retour de la fameuse loi Khelil, du nom de l’ancien ministre de l’Energie sous Bouteflika, qui s’est distingué par une loi où il était question de bradage des ressources du sous-sol au profit des grandes compagnies. Cette loi Khelil, qui donnait la part belle aux compagnies d’énergie multinationales en mode de concession au détriment d’une souveraineté malmenée.
Un rejet catégorique de la rue Juste après l’adoption de ce texte de loi de la discorde, des rassemblements de citoyens étaient organisés dans nombre de villes dont Alger, où des milliers de manifestants se sont donné rendez-vous devant l’Assemblée populaire nationale. Une Chambre basse du Parlement qui devra recevoir, prochainement, ledit texte déjà validé en Conseil des ministres, pour débat et adoption avant d’atterrir, ensuite, au Conseil de la Nation pour les mêmes raisons. Dans la capitale, les manifestants se sont dirigés vers le siège de l’APN pour exprimer leur colère vis-à-vis de ce qu’ils considèrent être une « volonté de bradage» des richesses du pays. Munis du drapeau national et de pancartes contre le projet de loi sur les hydrocarbures, les manifestants ont lancé des slogans hostiles au pouvoir, dénonçant un texte qui vise « à brader le pays et ses richesses ». Une occasion pour réitérer le rejet de l’élection présidentielle du 12 décembre et réclamer le départ de toutes les figures du système. Sur les pancartes, un seul mot d’ordre : « L’Algérie n’est pas à vendre » « La loi sur les hydrocarbures sert les intérêts des bandes », lit-on sur une pancarte d’un citoyen. Très en colère et remontés contre la répression, les manifestants ont dénoncé, en outre, le Parlement appelant à sa dissolution. Pour les manifestants, « le gouvernement illégitime, censé gérer les affaires courantes », n’a pas le droit d’élaborer des lois qui engagent l’avenir du pays. Ils ont condamné «les traîtres qui veulent vendre le pays aux puissances étrangères dans l’objectif de les soutenir dans le maintien du système politique», tout en exigeant le départ du gouvernement Bedoui qui « veut faire passer en
force une loi antisociale, alors qu’il est chargé de gérer uniquement les affaires courantes jusqu’à la présidentielle ». « Pourquoi veulent-ils, coûte que coûte, faire passer cette loi dans la conjoncture actuelle alors que nous sommes en pleine effervescence populaire et politique ?» C’est la question qui revenait souvent dans la bouche de tous ceux qui ont manifesté contre le projet de loi sur les hydrocarbures. Les manifestants estiment que l’actuel gouvernement n’est que « temporaire » et ne devait en principe gérer que les affaires courantes en attendant l’élection d’un président et la mise en place d’institutions légitimes. Pourquoi cet empressement ? Se demandaient les manifestants qui scandaient « Non à la vente de notre Sahara, Parlement désavoué ». Il est, en effet, étrange que le gouvernement ait choisi ce moment pas comme les autres pour traiter une loi qui engage l’avenir des Algériens et des générations futures. Pourquoi ne pas attendre l’élection d’un président de la République, élection dont le processus est déjà lancé, qui aura le loisir et la légitimité à proposer ce type de loi et à la défendre si besoin était. Sur un plan politique, ce gouvernement, censé être celui des « affaires courantes », traite un sujet d’importance qui requiert en principe une légitimité politique et une approbation minimale de la population. C’est que les Algériens, en demande de changement depuis la démission forcée d’Abdelaziz Bouteflika, en février, semblent de plus en plus intransigeants. C’est ce qui ajoute de la tension à cette situation déjà particulièrement hérissée. A l’unanimité, les manifestants dans la rue estiment qu’on ne peut pas dans ces conditions promulguer une loi qui engage l’avenir
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de la nation, mais il faut une réflexion dans la sérénité. Il convient de savoir que, c’est la première fois que les citoyens manifestent en dehors des vendredis et des mardis estudiantins, depuis le début du mouvement populaire du 22 février. Il est à souligner que pour leur 34e semaine consécutive, les étudiants qui ont défilé à Alger ce mardi, ont dénoncé, pour le part, le projet de loi sur les hydrocarbures, ainsi que la tenue de l’élection présidentielle le 12 décembre
prochain. « La loi des hydrocarbures à la poubelle », « État civile et non militaire », « l’Algérie aura son indépendance », sont autant de slogans scandés par les manifestants. Ils ont également réclamé la libération des détenus « qui ne sont pas des dealers », ont-ils entonné. Rappelons que, lors de la réunion du Conseil des ministres, présidée par le chef de l’Etat, Abdelkader Bensalah, l’avant-projet de loi de finances 2020 a également été adopté. Les deux projets de lois seront ainsi présentés devant les deux chambres du Parlement dans les prochains jours. S’ensuivra alors un débat en commission et en plénière avant le vote des parlementaires.
Ce que le gouvernement ne dit pas aux Algériens Même si le texte de loi sur les hydrocarbures n’a pas été encore dévoilé, ses grandes lignes sont connues. Il prévoit notamment l’autorisation de l’exploration pétrolière en offshore et en gaz de schiste, la « simplification » du système fiscal pétrolier en quatre types d’impôts, la réévaluation des types de contrats d’exploitation pour attirer les investissements des majors de l’industrie. Trois contrats pétroliers sont prévus : le contrat de concession plein, le contrat de services à risques et le contrat de partage de production. À ce jour, les volumes d’exploitation en partenariat représentent %25 de la production nationale alors que ce chiffre se situait à %33 en 2007. En 2018, Sonatrach a achevé 80 forages d’exploration dont seulement trois en association avec des partenaires, un
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chiffre en baisse de %20 en comparaison à 2017. Ce que le gouvernement ne dit pas aux Algériens, c’est que ce projet marquera un net recul des prérogatives de l’État dans la surveillance et la mise en œuvre des projets d’exploitation au profit des multinationales. Aussi, il est important de noter que les grandes lignes de ce projet ont été discutées et validées en concertation avec les Total, Exxon, ENI et Repsol avant le 22 février 2019. En effet, le régime Bouteflika comptait modifier la loi sur les hydrocarbures promulguée en 2005, puis amendée dans certaines de ses dispositions en 2013, pour obtenir un appui politique de la part des multinationales de l’énergie afin qu’elles appuient le 5ème mandat. Celles-ci disposent en effet des lobbies et des réseaux influents qui ont leur mot à dire sur les politiques étrangères des grandes puissances. Par ailleurs, il est à rappeler que le régime des concessions donne un droit souverain à la société étrangère qui considère le pétrole comme sa propriété. Toutefois, se
Même si le texte de loi sur les hydrocarbures n’a pas été encore dévoilé, ses grandes lignes sont connues
contenter uniquement de la révision des lois, ô combien avantageuse pour les partenaires étrangers, ne garantit pas le regain d’intérêt pour l’investissement en Algérie. C’est l’avis de l’Oxford Institute for Energy Studies qui considère, dans une très récente étude, que « l’adoption d’une loi plus attrayante sur les hydrocarbures est une condition nécessaire, mais pas suffisante, pour relancer l’hydrocarbure algérien en amont ». Pour l’Institut de recherche britannique, « l’un des principaux obstacles auxquels se heurtent les investisseurs internationaux en Algérie est la lourdeur du système administratif, bureaucratique qui retarde considérablement tous les processus de délivrance de permis et d’approbation permettant de développer et de mettre en œuvre des projets ». Pas seulement, car il estime également que « la relance complète des activités en amont dans le secteur des hydrocarbures en Algérie dépendra de la durée de cette transition politique et de la durée pendant laquelle la confiance des investisseurs internationaux pourra être maintenue ». Le ministre de l’Énergie, Mohamed Arkab, a quant à lui tenté de rassurer l’opinion publique en arguant que ce projet, « discuté avec les grandes compagnies du monde », allait assouplir le cadre réglementaire et le système fiscal, et à terme, améliorer l’attractivité du secteur pétrolier algérien.
Attirer un maximum d’investisseurs L’objectif est d’attirer un maximum d’investisseurs étrangers, indique le ministre qui affirme triomphalement que ces derniers « se sont réjouis de cette démarche ». Le
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discours tenu par Mohamed Arkab est inquiétant car l’on peut même comprendre que si la règle 49/51 est maintenue, c’est parce que les partenaires étrangers n’y voient aucun inconvénient. Par ailleurs, dans son intervention au terme du Conseil des ministres, Abdelkader Bensalah a soutenu que le projet de loi de finances 2020 et le projet de loi sur les hydrocarbures comportent des « dispositions audacieuses » dictées par un double contexte, national et international difficile avec l’objectif de « susciter une nouvelle dynamique à même de booster l’économie nationale et améliorer le système social sur des bases durables ».
Rejet unanime de toute la classe politique Outre l’opinion publique qui a exprimé son indignation à travers des rassemblements et marches organisés dans plusieurs villes du pays, la classe politique et les personnalités nationales sont aussi très critiques à l’égard de ce projet. Même des formations politiques réputées pour leur proximité avec le pouvoir se montrent dubitatives. En effet, les réactions ne se sont pas fait attendre. Et bien avant l’annonce de l’adoption du projet élaboré par le gouvernement Bedoui. Le premier parti ayant réagi à ce texte est le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) qui a rappelé, dans un communiqué, la position exprimée par les forces de l’Alternative démocratique à ce sujet. « Pour le RCD, seul un pouvoir fort de la légitimité populaire pourra réviser la gestion du secteur de l’énergie. Le secteur des hydrocarbures comme les autres richesses du pays ne peuvent plus servir pour l’achat de soutiens étrangers
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dans la nouvelle Algérie dessinée par la mobilisation de ses enfants. C’est à un nouveau pouvoir issu de la rupture avec le système par le biais d’une transition démocratique que revient la charge de définir le rôle de ce secteur dans le cadre d’une politique de développent du pays », lit-on dans le document. Poursuivant, le parti de Mohcine Belabbas dénonce « les orientations antinationales du pouvoir de fait » et appelle «au retrait pur et simple de ce projet, sorti des laboratoires des multinationales ». Rompant le silence qu’il s’est imposé depuis l’officialisation de son engagement dans la prochaine course présidentielle, le président du parti Talaie El Hourriyet, Ali Benflis, dénonce à son tour la décision du pouvoir actuel. « Ma position sur le sujet et le dossier des hydrocarbures n’est ni conjoncturelle ni de circonstance. Elle est constante, et c’est la cause de mes divergences avec le président Bouteflika en 2003 », préciset-il dans un communiqué publié sur sa page Facebook. Selon lui, l’ouverture du dossier des hydrocarbures ne doit pas être faite « sans un dialogue approfondi et une vaste consultation de toutes les dynamiques de la société ». « Il est inconcevable dans cette situation particulière, caractérisée par l’illégitimité des institutions, en particulier du gouvernement et du Parlement, d’agir sur le sort des richesses de l’Algérie », écrit-il. L’ancien diplomate, Abdelaziz Rahabi, estime, lui aussi, inconcevable « qu’un gouvernement de gestion des affaires courantes, rejeté par le peuple, tranche sur des dossiers importants dans la situation actuelle ». L’ancien ministre rappelle, sur sa page Facebook, que le projet de loi sur les hydrocarbures « a été conçu en 2002 par Robert W Pleasant, expert américain, avant d’être
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adopté par le Parlement en 2004 ». « Je ne comprends pas pourquoi le pouvoir tente de séduire le peuple pour voter et le méprise sur des questions fondamentales », s’interroget-il. Pour la première fois, les partis proches du pouvoir critiquent aussi ouvertement ce projet. Le RND et le FLN émettent, en effet, des réserves sur la manière avec laquelle ce texte a été finalisé. « Il s’agit de la principale ressource de l’économie, qui couvre l’essentiel des besoins du pays. Rien ne justifie l’application de ce texte dans l’immédiat. Il échoit au Président élu d’ouvrir le débat sur le dossier des hydrocarbures et la diversification de l’économie et auquel participeront les experts dans l’énergie et des spécialistes dans tous les domaines économiques et de l’investissement », souligne le RND dans un communiqué rendu public. Selon cette formation, « tel qu’il a été adopté, ce projet ligote le futur Président ». « Les lois d’une telle importance et leurs retombées sur l’opinion, en ce qu’elles charrient comme lectures et craintes, imposent un débat national pour dissiper tout malentendu et opacité, car il est lié à la souveraineté économique », ajoute ce parti. De son côté, la direction du FLN annonce la tenue d’une réunion de son groupe parlementaire pour débattre du contenu de ce projet et de celui de la loi de finances 2020. « Il n’y a aucun doute que le comportement des députés du groupe parlementaire du parti sera responsable, en ligne avec les aspirations des citoyens qui les ont élus et dans le cadre de l’intérêt national suprême, que le FLN s’est engagé, en toutes circonstances, à faire passer avant tous les calculs partisans ou intérêts personnels », indique la direction de
le secteur des hydrocarbures souffre depuis plusieurs années de défaillances structurelles, dues notamment à la surexploitation des gisements pétroliers principaux, à l’instabilité juridique et managériale de la Sonatrach, à la dégringolade des prix du brut depuis 2014, aux affaires de corruption
l’ex-parti unique. Et au sénateur du parti, Abdelouahab Benzaim de lâcher : « On a demandé le report du projet de loi, on n’a pas été écoutés ». Le groupe parlementaire des Indépendants, pour sa part, affirme avoir demandé au Premier ministre de reporter l’examen de ce projet. Dès lors que ledit projet de texte a été dûment entériné en Conseil des ministres, il faudra un artifice juridique pour motiver son blocage. Une démarche laborieuse, selon nos interlocuteurs, mais la plus judicieuse, eu égard à l’inattendue mobilisation de rue contre l’adoption dudit projet. « Même s’il est déposé à l’APN, il ne sera probablement pas programmé au débat général en plénière avant l’élection présidentielle », analyse un député MSP. À son avis, « il est très difficile de débattre de deux projets aussi importants en même temps (lois de finances et hydrocarbures)». De son côté, Lakhdar Benkhalaf, président du groupe parlementaire de l’alliance
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Adala-Bina-Nahda, a décliné, dans un post sur son compte des réseaux sociaux : « Ni le timing ni les circonstances ne sont favorables à l’examen de dossiers décisifs par un gouvernement chargé de gérer les affaires courantes et rejeté par le peuple ». Enfin, il faut dire que le projet de loi sur les hydrocarbures doit être annulé car l’Algérie n’a pas besoin dans l’immédiat d’un nouveau cadre juridique. Elle est dans l’urgence de construire une vision nouvelle et cohérente de la gestion des ressources énergétiques fossiles et renouvelables. Cette vision doit miser, avant tout, sur la transition énergétique et les potentialités dans le domaine de l’énergie électrique verte, que ce soit par le solaire thermique, le photovoltaïque ou l’éolien. A contrario, l’Algérie ne pourra pas accepter d’exploiter ses ressources potentielles en pétrole de schiste à cause des dégâts
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environnementaux de pollution de ses nappes phréatiques. Pour faire face à la difficulté de Sonatrach d’augmenter la production en hydrocarbures et réduire une consommation interne qui équivaudra aux exportations de gaz à l’horizon 2035, il est urgent d’agir en amont en édifiant une stratégie ambitieuse et intégrée à partir des ressources renouvelables du pays tout en optimisant les capacités du secteur pétrogazier. Dès lorsqu’un processus de démocratisation sera lancé, l’État devra engager un débat national sur la politique énergétique du pays. Les investissements étrangers viendraient alors appuyer une démarche cohérente qui saura valoriser les ressources durables. Et de ce point de vue, seul un régime démocratique, transparent et redevable envers ces citoyens, et crédible au plan international, pourra mener ce changement de cap vital pour l’avenir de l’Algérie.
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Consommer tunisien : les étendues d’un rêve ou les limites du réel? Par Nasreddine Ben Hadid Il suffit de faire un tour sur Facebook des Tunisiens, pour constater que les pages qui incitent et surtout insistent pour consommer les produits tunisiens, sont nombreuses et surtout attirent de plus en plus de monde. Une attirance qui n’est nullement virtuelle uniquement. Elle a basculé du premier jour vers le réel. Surtout avec des conseils concernant tous les produits de consommation. Certes, l’œil averti peut remarquer des nuances, ou même de des contradictions. Surtout concernant l’adoption faite de la définition d’un «produit tunisien». Certains optent pour les produits réellement «autochtones» qui n’existent nullement ailleurs, tandis que d’autres considèrent «produit tunisien» tout produit dont le code à barres indique qu’il est tunisien… Comprendre fabriqué en Tunisie, par une entreprise obéissant à la législation tunisienne. Une marque de boisson gazeuse, célèbre et répandue à travers le monde, fabriquée par une
entreprise obéissant à la législation tunisienne, s’acquittant de ses taxes auprès du fisc tunisien, surtout «fabriquée» par des ouvriers tunisiens, est considérée par certains «non-tunisienne», tandis que d’autres, tant son code à barres indique qu’elle est «tunisienne» encourage sa consommation, ou en tout cas, n’appellent pas à son boycott. Il est vrai que cette campagne se limite aux produits de grandes consommation, à savoir alimentation surtout, mais aussi habillement, et électroménager, tant la Tunisie, il faut le rappeler ne peut se suffire à elle-même. Aussi, l’étendu du «marché parallèle», ou autrement dit la contrebande, où l’importation par camions de toutes tailles, mais aussi à dos de mulets et ânes, bat son plein, surtout des produits de consommation courantes, de l’Algérie, où l’huile, le yaourt, les légumineuses, et autres fromages, coûtent au minimum entre %30 et %40 moins cher qu’en Tunisie. Une famille pauvre de la dorsale tunisienne, va-telle «consommer tunisien» et perdre (beaucoup) en pouvoir d’achat ? La réponse est certainement négative. De l’avis
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Lotfi Riahi, Président de l'Organisation Tunisienne pour Informer le Consommateur.
de plusieurs sociologues, toute cette tranche de la population tunisienne arrive à mieux vivre grâce à l’importation illégale de tous les produits, aussi bien pour la consommation propre de la famille, que pour le commerce, tant des réseaux s’occupent de faire parvenir tous ces produits à des régions très éloignées des frontières. Les carburants aussi, tant remplir le réservoir chez station-service tunisienne revient à %40 minimum plus cher que de la faire chez un «pompiste» sur le bord de la route, qui ne dispose que de quelques bidons et un entonnoir !!! «Consommer tunisien» est un mouvement essentiellement citadin, bourgeois, et surtout d’une élite qui peut se poser cette question, tant la contrebande offre «moins cher» pour des gens, où la raison d’exister l’importe sur le luxe de poser certaines questions. Certes, le mouvement est important, mais important sur le plan de la conscience nouvelle qu’il est en train d’induire, que sur un prétendu bouleversement des circuits des distributions ou rapports de force, entre production importée et
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Les carburants utilisés pour remplir le réservoir des voitures chez station-service tunisienne revient à %40 minimum plus cher que de le faire chez un «pompiste» sur le bord de la route, qui ne dispose que de quelques bidons et un entonnoir celle locale. Dans le but de cerner ce phénomène, et le placer dans son contexte, «Majalla» a rencontre Lotfi Riahi, Président de l'Organisation Tunisienne pour Informer le Consommateur :
* Comment expliquez-vous cette nouvelle tendance de consommation du produit tunisien, prônée par de nombreuses pages sur Facebook? - Une tendance citoyenne et indépendante de toute influence autre que ce libre choix admis par les des Tunisiens patriotes et soucieux. Un bon vouloir qui vient combler un vide laissé par l’absence des pouvoirs publics, qui ne fournissent aucun effort, à la fois pour protéger le tissu économique, mais aussi les postes d’emploi. * Vous voulez dire que l’initiative citoyenne est venue combler le vide laissé par l’absence de l’Etats ? - Pas uniquement combler, mais surtout devancer, car on constate à travers cette campagne, une conscience très développée, mais surtout une détermination inébranlable * Quelle estimation porte votre organisation concernant l'ampleur de cette campagne sur le volume de consommation? Y a-t-il déjà un effet? - Sur le plan quantitatif, l’effet est palpable : il suffit de faire un tour, aussi bien chez l’épicier du quartier que les grandes surfaces, pour constater cette orientation nouvelle de consommation. Sur le plan administratif, nous attendons la réaction. Espérons-le avec le gouvernement qui va se constituer. * Quelle définition du «produit tunisien», admet votre organisation? Nous adoptons la définition suivante : Est «produit tunisien» toute marchandise produite ou fabriquée sur le sol tunisien, par des ouvriers
Si l’Etat adopte une législation adéquate : à savoir interdire la contrebande, mais aussi tout produit non-conforme aux normes tunisiennes, et surtout le dumping sous toutes ses formes. De la sorte, nous pouvons bâtir un tissu industriel compétant et compétitif
locaux, dans une entreprise obéissant à la législation tunisienne. * Comment évaluez-vous la réaction des entreprises tunisiennes ? La réaction est bonne et même positive, mais faut-il que l’Etat instaure une législation, à l’instar de plusieurs pays du monde, qui offre au produit local, la protection qu’il mérite. * Pensez-vous que la production locale est capable de répondre à toute la demande du marché tunisien ? - je ne le pense pas, j’en suis pleinement convaincu et même je le confirme. Uniquement, si l’Etat adopte une législation adéquate : A savoir interdire la contrebande, mais aussi tout produit non-conforme aux normes tunisiennes, et surtout le dumping sous toutes ses formes. De la sorte, nous pouvons bâtir un tissu industriel compétant et compétitif. Mais surtout, sauvegarder nos postes d’emploi et en créer même. Prenons l’exemple de l’Algérie, qui vient d’interdire l’importation de mille produits, dans le but de protéger son secteur industriel. * Vous avez évoqué la contrebande, est-ce un
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Emblème de l'Organisation Tunisienne pour Informer le Consommateur.
Photo 003 : Un panneau publicitaire, surfant sur la mode de «consommer tunisien».
danger ? - Je dirai un cancer plutôt, qui range notre économie. Car en plus de l’importation illégale et surtout en contradiction avec la législation, et aussi, ces fraudes fiscales, la contrebande importe des produits non conformes avec les normes tunisiennes, cancérogènes même. D’où le souci de respecter la législation, se soumettre à la fiscalité tunisienne, mais aussi protéger la santé des citoyens. * Cette campagne va se poursuivre ou sera-t-elle de courte durée ?
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La campagne va se poursuivre et prendre d'autres dimensions, telles que le boycott des produits importés de la Turquie et de la Chine, qui constituent une menace pour la santé des consommateurs ainsi que pour l'économie nationale. * Comment faire perdurer cette campagne ? - La promotion du produit tunisien doit faire partie intégrante du système éducatif. En faire une forme de reflexe inconditionnel. Ceci est la mission des écoles, qui assument un rôle primordial à ce niveau.
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Mozambique : du gaz à l’horizon… Par La Majalla A lire les rapports des instances des NationsUnies, concernant tous les indices de développent, on remarque que le Mozambique brille par ses positions en bas de l’échelle. Et soudain vient l’espoir d’un gisement de gaz. L’image d’un SDF qui gagne la plus importante des cagnottes du Loto !!! Le président mozambicain sortant Filipe Nyusi, le dit autrement : «Avec ce projet, les enfants de paysans seront docteurs et les enfants de mineurs avocats». Il le répète à qui veut l’entendre, à chaque étape de sa campagne pour les élections générales : le gaz va changer l'avenir de son pays.
Songe dans un pays de misère…
Le pays tout entier en rêve, le président, les dirigeants, et surtout les citoyens. De vastes réserves sous-marines au large de ses côtes nord, ont été découvertes en 2010. 5.000 milliards de m3. De quoi donner le vertige. Ce trésor doit assurer un saut dans le temps, et surtout dans la richesse. Un des pays les plus
pauvres de la planète va entrer dans le club des pays exportateurs de gaz naturel liquéfié (GNL), pour y tenir une place de tout premier plan. À partir de la prochaine décennie, l’exportation de cette richesse, avec les 3 milliards de dollars de gains annuels, va «doubler les revenus actuels» du pays, selon les consultants de la firme Wood McKenzie. Tout en sachant que ce vaste projet gazier a longtemps été retardé mais, il vient opportunément de commencer à se concrétiser. En juin, le géant américain Anadarko, puis le français Total qui vient de racheter les activités africaines de ce dernier, ont confirmé un investissement de 22 milliards d'euros. L'an prochain, l'Américain ExxonMobil devrait à son tour confirmer un projet de 27 milliards d'euros. Le président Nyusi, candidat à sa propre réélection, et son parti le Front de libération du Mozambique (Frelimo), au pouvoir depuis 1975, fragilisés par une grave crise financière et l'usure du pouvoir, ont saisi à pleines mains cette perche électorale providentielle. Dans la province du Cabo Delgado en face des champs gaziers, en posant en août la première
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pierre d'une usine de liquéfaction du gaz à Palma, le chef de l'Etat a promis : «Le Mozambique va changer». A qui profite la manne ??? Promettant que ces «gazodollars» seraient bien utilisés, le président du Mozambique, en campagne, a chiffré à 5.000 emplois directs et à 45.000 indirects l'impact des projets des compagnies internationales, avant d’ajouter que les 880 millions de dollars de taxes perçus par l'Etat dans le cadre du projet Total serviraient à reconstruire les zones sinistrées par les cyclones Idai et Kenneth plus tôt cette année, à rembourser une partie de sa dette et combler son déficit budgétaire. De tels propos ne peuvent laisser personne indifférant, dans un pays où, selon la Banque mondiale, près de la moitié (%46) des 31
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millions d'habitants vit sous le seuil de pauvreté. Les critiques du régime, ne partagent pas cet enthousiasme, eux qui n'ont pas cessé de dénoncer sa corruption. Simon Macuiani, député sortant de l'opposition, regrette qu'une partie des revenus du gaz soit destinée à couvrir une partie de la dette, qui ajoute que «le régime a dit que les revenus du gaz va servir à payer la «dette cachée»», avant de conclure : «Nous ne le voulons pas (...). Il faut que ces revenus servent d'abord au développement économique du pays». Le Mozambique est plongé dans une grave crise financière depuis la révélation, en 2016, il avait secrètement emprunté 2 milliards de dollars. Cette opération a couvert une vaste entreprise de corruption au profit de proches du pouvoir. Agences.
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Burkina-Faso: couvre feu pour un mois… Par La Majalla La situation sécuritaire dans le nord du Burkina-Faso est de plus en plus inquiétante ces derniers jours et les attaques sont légions. Louroun une localité située dans cette zone a été la cible d’une attaque faisant 12 morts. Plutôt, 4 autres personnes ont été tuées dans une attaque. Ceci a amené les autorités à instaurer un couvre-feu.
Urgence dans l’urgence…
Déjà en Etat d’urgence, la province de Louroun est placée sous couvre-feu après les multiples attaques la semaine dernière. Dans un communiqué, le gouverneur de la localité interdit toute circulation des personnes, des véhicules à quatre roues, deux roues et tricycle entre 18h et 6h du matin du 15 octobre au 14 novembre 2019. Toutefois, sont autorisées à circuler, les ambulances avec un laissez-passer ou un ordre de mission. Précisons que la zone en question est une région frontalière du Mali, un pays où les attaques terroristes sont fréquentes. Selon des sources sécuritaires, huit civils ont également été tués par des hommes armés le 8 octobre dernier à Bouna, toujours au nord du pays. Une attaque contre des fidèles qui priaient vendredi 11 octobre dans une mosquée a fait au moins seize morts
dans le nord du Burkina Faso, démontrant une fois de plus la faiblesse des forces de défense dans ce pays en proie à une spirale de violences attribuées à des groupes armés djihadistes. «L’attaque a fait au moins seize morts», a déclaré une source sécuritaire. «Treize personnes sont mortes au cours de l’attaque et trois autres ont succombé quelques heures après», avant d’ajouter que «deux autres blessés sont dans un état critique.» «Les victimes sont tous des musulmans qui étaient en prière au sein de la grande mosquée», selon un habitant de Gorom-Gorom, joint depuis Ouagadougou. «Depuis, les populations ont commencé à fuir la localité», a-t-il rapporté, évoquant un «climat de panique malgré le renfort militaire qui a été déployé» après l’attaque. Cette tuerie n’a pas encore été revendiquée, mais des mosquées et des imams ont par le passé été la cible d’attaques attribuées aux djihadistes par les autorités. Terrorisme et pauvreté… Le Burkina Faso, pays pauvre d’Afrique de l’Ouest, est pris depuis quatre ans et demi dans une spirale de violences, attribuées à des groupes armés djihadistes, certains affiliés à Al-Qaïda et d’autres au groupe Etat islamique (AI). Depuis début 2015, les attaques djihadistes, de plus en plus fréquentes et meurtrières, en particulier dans le
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Nord et l’Est, ont fait plus de 600 morts. Les forces de défense et de sécurité burkinabè, mal entraînées, mal équipées et mal encadrées, se sont montrées incapables d’inverser une tendance de plus en plus meurtrière avec quasiment une attaque par jour.
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Dans la capitale, Ouagadougou, un millier de personnes se sont rassemblées samedi pour «dénoncer le terrorisme et la présence de bases militaires étrangères en Afrique» à l’appel d’une dizaine d’organisations de la société civile.
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Le franc CFA : une servitude du passé ? Par La Majalla L'économiste togolais Kako Nubukpo à l'occasion de la publication d'un livre à charge contre les élites économiques africaines et les institutions financières internationales, décrit le franc CFA, comme forme de «servitude», avant d’ajouter que «le franc CFA pose un problème politique et de souveraineté», et assurer de «l'urgence africaine», et «le franc CFA pose un problème politique et de souveraineté», assure l'auteur de «L'urgence africaine». Le livre a été publié cet automne aux éditions Odile Jacob. M. Nubukpo, doyen de la faculté des sciences économiques de Lomé, n'hésite pas à qualifier la réunion traditionnelle des ministres des Finances de la zone CFA à Paris, et celle du FMI, comme «la route de la servitude» pour les autorités africaines. «A Paris, on va leur rappeler le catéchisme du monétarisme et de l'ordo-libéralisme. A Washington, on va leur expliquer que leurs budgets doivent être équilibrés», regrette-t-il, convaincu que les pays membres du franc CFA subissent «une austérité monétaire qui s'ajoute à la budgétaire». A ses yeux, les ministres de la zone CFA, formés pour nombre d'entre eux au Fonds monétaire international (FMI) et à la Banque mondiale, «sont des dirigeants offshore qui ne rendent pas compte à leur population, mais à leurs employeurs originels». M. Nabukpo, dont le discours contre les élites africaines déplaît à ses adversaires, constate que «le fait d'être des bons élèves de la doxa financière internationale domine celui de produire des politiques publiques pour le plus grand nombre. Cela a créé progressivement deux mondes».
Selon lui, même si le franc CFA a stabilisé l'inflation dans les 15 pays qui l'ont adopté, il renvoie «à un schéma de la colonie». «Ce qui enflamme la jeunesse africaine et la diaspora, c'est que les réserves de change soient basées au Trésor français, que les billets CFA soient imprimés en France ou encore que l'acronyme CFA renvoie à la colonisation», s'agace l'économiste. «Le franc CFA est aussi l'assurance tous risques que le Trésor français accorde aux dictateurs africains en contrepartie de leur mauvaise gouvernance. Sans lui, les Chinois feraient probablement plus attention» à leurs investissements et aux prêts qu'ils accordent, a-t-il ajouté.
Un changement de monnaie…
Comme solution à cette situation, l'économiste propose une réforme du franc CFA, qui commencerait par un choix "symbolique": le changement de nom. Il suggère aussi de déplacer les réserves de change du Trésor et de «les mettre à la Banque des règlements internationaux (BRI), comme l'a fait Madagascar» ou à la Banque centrale européenne (BCE), dont la présidence sera assumée à partir de cet automne par la Française Christine Lagarde qui connaît bien la zone CFA pour avoir dirigé Bercy (2011-2007), puis le FMI. Enfin, il souhaite aussi une modification du «régime de change pour passer à une monnaie héritière du CFA plutôt rattachée à un panier de devises et pas au seul euro». Grâce à cette réforme, «la porte serait ouverte pour que les pays qui ont le même profil économique que ceux de la zone franc, comme le Ghana, la Sierra Leone ou le Libéria puissent
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entrer dans ce nouvel attelage institutionnel», a-t-il souligné. M. Nubukpo voit d'ailleurs d'un bon œil le projet de monnaie unique de l'Afrique de l'Ouest, appelée l'Eco, qui sonnerait le glas du franc CFA s'il voyait le jour.
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Les quinze membres de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) - dont le Ghana - se sont mis d'accord fin juin pour l'adoption à l'horizon 2020 de cette devise.
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Crises qui perdurent et traitements inadéquats.
La xénophobie en Afrique du Sud… Le Cap : Ahmed Taher * «Le gouvernement ne laissera pas le chaos et la violence affecter la sécurité et la vie quotidienne de millions de citoyens sudafricains, et de la majorité des étrangers respectueux de la loi, qui disposent du droit de vivre et de gérer leurs affaires en paix... L'anarchie constitue un crime contre la prospérité et la stabilité de mon pays». Avec ces termes clairs, le président Sud-africain Cyril Ramaphosa, vainqueur de la récente élection présidentielle de mai 2019, a répondu à la nouvelle vague d’aggressions dans son pays, depuis le 29 août 2019 à l’encontre des étrangers résidant dans le pays, où des violences ont eu lieu dans cinq districts de la capitale Pretoria, ainsi que dans sa plus grande ville, Johannesburg, où des groupes de Sud-Africains ont attaqué des sociétés appartenant à des ressortissants étrangers, dont la plupart sont venus de pays africains voisins. Présentant à cet effet une panoplie de justifications, dont le plus commun est que ces étrangers volent les emplois des autochtones. Ces attaques ont coûté la vie à sept personnes, entre résidents étrangers et citoyens, ainsi que de nombreux blessés, la détention de plus de 300 personnes, la destruction de dizaines de magasins, et l'incendie de camions soupçonnés d’être conduits par des étrangers. Ces événements ont suscité de multiples interrogations concernant ce qui se passe en Afrique du Sud, qui connaît un renouvellement sporadique de tels événements depuis 2008. Sommes-nous confrontés aux prémices d'une nouvelle guerre civile, qui est en train de faire resurgir des souvenirs douloureux. Ou plutôt des facteurs économiques et sociaux, qui nécessitent un traitement, avant que la situation ne s'aggrave ? Quelle est la position des pays africains dont les victimes portent la nationalité ? Quels sont les moyens de sortir de cette crise ? En réponse à ces questions, le présent rapport présente plusieurs axes concernant la situation en Afrique du Sud, les positions des
États africains en matière de protection de leurs citoyens, et des propositions de solutions pour sortir de cette crise chronique : Premièrement : les agressions contre les étrangers en Afrique du Sud… Une crise qui perdure. Les événements tragiques, qui se sont déroulés en Afrique du Sud à la fin du mois d’août n’étaient pas les premiers du genre, ils avaient été précédés, il ya presque une décennie par des événements similaires, qui se sont renouvelés à maintes reprises. A savoir que depuis 2008, le pays a été le théâtre de nombreuses attaques contre des étrangers. À l'époque, 62 personnes ont été tuées. En 7 ,2015 personnes ont été tuées lors du pillage de magasins appartenant à des étrangers à Johannesburg et Durban, à l'Est. Aussi, des dizaines de chauffeurs de camions ont été tués en mars 2018 lors d'attaques qui ont visé des étrangers, tous selon un rapport publié par l’organisation Human Rights Watch, fin août 2019. Il va sans dire que si l'Afrique du Sud est la deuxième plus grande économie du continent africain, elle est également membre du BRICS, qui comprend la Russie, le Brésil, l'Inde et la Chine, ainsi membre du groupe du G20, sauf qu’il souffre de graves inégalités de classes, héritage de la période de l'apartheid. A savoir qu’il subsiste une discrimination sociale, malgré les efforts du gouvernement. A savoir que le fossé entre les nantis et les démunis se creuse. Dans les grandes villes, existent des gratteciel et des palais entourés de hauts murs : Des preuves attestant la grande richesse dont dispose ce pays. Existent aussi, des bidonvilles qui se prolongent à perte de vue. Et ce, malgré les efforts déployés par les gouvernements successifs pour remédier à la détérioration de la situation, comme l'illustre le tableau cidessous, qui reflète les efforts du gouvernement pour améliorer le niveau de vie des citoyens, en équipant les foyers d’installations de base. Selon les données du Bureaux des statistiques en Afrique du Sud:
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Nombre de maisons disposant des services de base entre 1996 et 2016 Service 1996 2016 Electricité %58,20 %90,30 Eau %60,80 %83,50 W.C. Néant %60,60 Source: Bureau de statistiques d'Afrique du Sud Néanmoins, la distinction est encore perceptible et peut-être exacerbée par le fait que le pays est confronté à une croissance économique en baisse, par rapport aux grandes économies en développement, principalement en raison de la tension politique qui règne dans le pays et de l'instabilité qui l'a plongé dans un cycle de violences renouvelées en raison des conditions sociales. Le taux de chômage est particulièrement élevé chez les Noirs africains, qui représentent la majorité de la population, comme le montre le tableau suivant : Augmentation du taux de chômage entre 1994 et 2018 Groupe ethnique 1994 2018 Les Blancs 3 % 7,6 % Les Indous 10,2 % 12,4 % Les Métisses 17,6 % 21,6 %% Les Noirs 24,7 % 30,4 % Source: Bureau de statistiques d'Afrique du Sud Il ressort clairement du tableau que, bien que les Blancs ne représentent que %10 de la population active du pays, ils
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Après un quart de siècle de réconciliation nationale, l'Afrique du Sud rechute dans le racisme sont les plus qualifiés, les mieux nantis et les plus riches, et ont un meilleur niveau d'instruction. En conséquence, le taux de chômage des Noirs est plus élevé. Chose qui pousse à une augmentation des agressions à l’encontre des étrangers, sous prétexte que les postes marginaux, qui conviennent à ces Noirs sont sujets à une concurrence de la part des étrangers et des réfugiés. Ce qui aggrave le chômage parmi eux. Ceci a conduit certains à considérer la chose comme «afrophobie», tant les Noirs sont accusés d’être derrière les maux socio-économiques, dont souffre la société sud-africaine. Leur réponse fût d’attaquer ces étrangers dans le but de les expulser du pays. La carte ci-dessous montre les attaques ciblant les étrangers par État en 1994 et 2018: 1Deuxièmement : la vague d’hostilités et les réactions de colère des pays africains, aux niveaux, officiel et populaire. Il est logique que les pays africains dont les citoyens ont été la cible d'attaques en Afrique du Sud, prennent une position déterminante contre le gouvernement sud-africain. Ils ont rapidement pris un ensemble de mesures punitives, limitées pour l’instant au niveau politique et diplomatique, notamment :
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1. L'annulation de visites de dirigeants de certains pays africains en Afrique du Sud, et le refus de participer à certains événements organisés sur son territoire. Les présidents du Rwanda, du Malawi et de la République démocratique du Congo ont annulé leurs voyages en Afrique du Sud, pour participer au Forum économique mondial sur l'Afrique qui a eu lieu début septembre. Au Cap. 2. Les ambassadeurs sud-africains dans certains pays africains ont été convoqués, et ont été informés du refus de ce qui se passe contre leurs citoyens, et leur été demandé de prendre les mesures nécessaires, dans le but de protéger les étrangers résidant sur leur territoire. Par exemple, le ministre nigérian des Affaires étrangères, Geoffrey Onyeama, a convoqué l'ambassadeur sudafricain dans son pays pour lui exprimer la colère d'Abouja, suite à ces attaques. Le Nigéria a même pris la décision d'expulser un certain nombre de citoyens sud-africains, en réponse aux agissements de la police sud-africaine, que le ministre nigérian des Affaires étrangères a qualifiée d’«inefficace». La compagnie aérienne nigériane Air Peace a accompli des vols gratuits pour rapatrier des citoyens nigérians dans leur pays. 3. Le président zambien Edgar Lungu a appelé l'Afrique du Sud à «mettre fin à ce massacre avant que la xénophobie ne se transforme en un génocide massif». Le président du Zimbabwe, Emmerson Mnangagwa, a dénoncé ces agressions et tous genres d'attaques, alimentés par la haine, tout en louant la réaction rapide des autorités sud-africaines à la recherche du calme. Le Botswana, également limitrophe de l’Afrique du Sud, a appelé ses citoyens du pays à rester «extrêmement vigilants». 4. La Zambie a annulé un match de football amical opposant la Zambie et l’Afrique du Sud, pour protester contre la vague d’agressions contre les étrangers. La réaction ne s'est pas limitée au niveau officiel. Aussi, il y a eu une réaction populaire dans ces pays contre les Sud-Africains
La Zambie a annulé un match de football amical opposant la Zambie à l’Afrique du Sud pour protester contre la vague d’agressions contre les étrangers.
résidant dans ces pays, où des représailles violentes ont eu lieu au Nigeria contre des magasins appartenant à des investisseurs sudafricains. L’Afrique du Sud a décidé de fermer son ambassade et son consulat dans ce pays. «Nous avons reçu des informations et des menaces de la part de Nigérians, et nous avons décidé de fermer momentanément l’ambassade à Abuja et le consulat à Lagos». Des manifestants en Zambie ont également porté des dommages à l’ambassade d’Afrique du Sud, devant laquelle ils se sont rassemblés, dans le but d’exprimer leur colère, et en tenant des pancartes indiquant «Non à la xénophobie».
Troisièmement, l'Afrique du Sud et le retour à la stabilité ... La route est longue. En plein renouvellement des agressions hostiles aux étrangers résidant en Afrique du Sud, l’évocation de l'impact de ces événements sur la stabilité dont jouit l'État depuis la fin de l'apartheid dans la première moitié des années quatre-vingt-dix et en 1994 plus précisément, devient une nécessité. L’Etat a réussi à porter le pays vers la démocratie sur de nouvelles bases en rupture avec ces politiques discriminatoires. Mais cette rechute, un quart de siècle après signifie qu’il ya quelque chose qui ne va pas bien. Aussi bien des acteurs latents dans ces politiques, qui refont surface, menaçant les réussites notoires accomplis par l’Etat en cette période, ou bien des faits nouveaux qui ont fait resurgir ces nouveaux comportements, ce point constitue la base de tout effort visant à trouver une solution, qui doit passer impérativement par une description minutieuse des faits, avant de penser aux remèdes à y porter. Sur la base de ce qui précède, le traitement approprié de ces événements nécessite une action sur deux pistes simultanées : La première est à court terme, à savoir une approche sécuritaire appropriée pour mettre un terme à de telles agressions contre les résidents étrangers, ainsi que l’arrestation et la poursuite en justice des agresseurs, de quoi dissuader tous ceux qui peuvent penser à de tels agissements. A savoir que l’une des raisons de cette récurrence, comme le soulignait Amnesty International : «Les attaques contre des étrangers en Afrique du Sud visant un groupe vulnérable étaient le résultat direct d'années d'impunité et d'échecs dans le système judiciaire». Ce traitement sécuritaire, doit être accompagné d’un effort visant à comprendre les raisons essentielles qui poussent les jeunes en Afrique du Sud à accomplir de tels actes. A savoir, par exemple, la nécessité d’une intervention de la part de l’Etat pour fournir plus de possibilités d'emploi aux jeunes. La seconde est un cours à moyen terme, et nécessite un examen clair des événements en termes de causes réelles, ainsi que les positions des parties internes et de la politique des gouvernements à leur égard depuis le début de cette vague en 2008, à savoir que certains partis admettent une position antagoniste de ces ressortissants étrangers. A l’instar du
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«Mouvement Essentiel Africain», basé à KwaZulu-Natal, qui prône d’une manière claire, l’expulsion de tous les étrangers du pays. À cet égard, le rôle joué par les organisations de la société civile dans la réalisation de cette étude détaillée est mis en exergue: il est vrai que les ONG sud-africaines ont adopté une position rejetant cette vague d’hostilité. Elles ont annoncé la formation d’un front uni pour lutter contre la violence visant les étrangers dans le pays. Aussi, elles ont porté plainte devant
Même si l'Afrique du Sud est la deuxième plus grande économie du continent africain, elle est également membre du BRICS, ainsi que du groupe du G20. Sauf qu’il souffre de graves inégalités de classes, héritage de la période de l'apartheid. la Commission électorale indépendante sud-africaine, accusant le «Mouvement Essentiel Africain», d'avoir violé la législation «en se proférant un langage d’incitation à la violence». Par conséquent, la première étape proposée pour le travail de ce front unifié d’ONG, consiste à mettre en place, en coopération avec le Parlement sud-africain, un comité d'enquête chargé d'analyser scientifiquement ces événements afin de tirer des conclusions, d'en étudier les causes et facteurs, et les traiter de manière radicale afin d'éviter leur répétition. Dans le même temps, il définit les responsabilités de toutes les parties en ce qui concerne la manière de s’opposer sérieusement aux réalisations des décennies passées et de protéger les droits des générations futures dans les ressources et richesses de leur pays.
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Issue 1769- Octubre 18/10/2019
Un magazine politique hebdomadaire
Abiy Ahmed Est le premier chef de Gouvernent éthiopien de confession musulmane, à désamorcer la guerre, à semer la paix, et à récolter le prix Nobel www.majalla.com
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Chopin à l’honneur…
Le concert de Anna Budzyńska (chanteuse d’opéra) et Laura Sobolewska (piano) a eu lieu dimanche dernier à l’Acropolium de Carthage (Tunis). C’était à l’occasion de la célébration des soixante ans de relations diplomatiques entre la Tunisie et la Pologne que ce concert est organisé en partenariat entre l’Ambassade de Pologne en Tunisie et l’Octobre musical. La chanteuse Anna Budzyńska jouit en outre d’une grande
réputation internationale alors que la pianiste Laura Sobolewska est connue pour sa pleine maîtrise des arias de cette tradition. Le duo est fort rodé et s’est frotté à beaucoup de scènes musicales. C’est à ce titre que cette soirée s’annonce engageante.
Walid Dhahri et la guitare classique…
Ils sont rares les guitaristes classiques tunisiens qui peuvent se targuer d’affronter un public de mélomanes
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en solo. L’Octobre musical de Carthage (Tunis) a invité Walid Dhahri, ce musicien de premier plan à donner un récital en tant que soliste, samedi dernier. Dhahri proposera un programme finement choisi et plutôt ardu. Durant une heure, ce guitariste jouera six pièces de diverses traditions.
Un Américain à Alger…
Cette année, le Festival international de la bande dessinée d’Alger (Fibda), s’étant déroulé du 1er au 5 octobre sur l’esplanade de Riadh El Feth, a reçu des hôtes de marque, les EtatsUnis qui étaient l’invité d’honneur. Un Fibda 2019 ayant vu une forte participation des USA avec 14 créateurs, designers, dessinateurs et autres bédéistes de renom dont la star, Shawn Martinbrough. Le célèbre illustrateur, dessinateur, créateur, designer et auteur américain. C’est un artiste au sens propre du terme, reconnu
Le charbonnier, de Bouamari est sorti, on a parlé de «cinéma djidid» [cinéma nouveau].
Le Salon du livre d’Oujda unanimement apprécié
La troisième édition de «Lettres du Maghreb», le Salon maghrébin du livre d’Oujda, a fermé ses portes dimanche dernier. Organisé à l’initiative de l’Agence de l’Oriental, l’événement littéraire phare du moment accueille cette année une quarantaine d’éditeurs dont 10 étrangers venus notamment du pour ses projets DC comics (Marvel, Dark Horse) comptant Batman : Detective Comics, Captain America, Black Panther, Hellboy, Thief of The Thieves… Shawn Martinbrough a cocréé par exemple les personnages des films Deadpool, Justice League, Batman : Gotham Knights, ou encore ceux de la série télévisée de Fox, Gotham et The Gifted.
Cinéma algérien et sa nouvelle vague ?
Une nouvelle génération de réalisateurs s’est imposée durant la décennie écoulée, glanant trophées sur trophées dans les festivals comme jamais autant par le cinéma algérien. S’agit-il d’un
renouveau du cinéma algérien ? D’une nouvelle étape ? De l’apparition d’un cinéma aux caractéristiques différentes ? Le Festival de littérature et du cinéma de la femme à Saïda a consacré à ces questions une table ronde. Autour d’Ahmed Bedjaoui, étaient réunis des débatteurs exclusivement issus de la génération considérée : Sofia Djama, Rym Laredj, Nora Hamdi et leur aîné Rachid Bouchareb, qui a franchi le cap de la notoriété internationale. D’entrée, Bedjaoui suggère quelques pistes : s’agit-il d’un renouveau du cinéma algérien ? D’une nouvelle étape ? De l’apparition d’un cinéma aux caractéristiques différentes ? «Je n’aime pas le terme de jeune cinéma. Il y a toujours un jeune cinéma ! Lorsque
Maghreb (Algérie, Tunisie et Libye) et des pays d’Afrique subsaharienne tels que le Mali et le Cameroun qui, rappelons-le, est à l’honneur de ce rendez-vous.
«Read My World» aux couleurs du Maroc
Découvrir le Maroc à travers ses romanciers, ses dramaturges, ses poètes et ses artistes, c'est ce que propose la 7ème édition du Festival international de littérature «Read My World», qui s'est ouvert jeudi soir à Amsterdam.
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rt orchestre dont la diva béninoise sera l’interprète. « Je suis tellement reconnaissante que le Carnegie Hall m’ait donné l’opportunité de diriger ce programme.
Dadju, un album enfin…
Africa Top Success annone la sortie du second album du Prince Dadj pour le mois de novembre. Enfin, l’artiste met fin au suspens. C’est la date du 15 novembre qui est retenue pour la sortie de «Poison», le 2ème album de Dadju. A peu près un an après son premier album «GENTLEMAN 2.0», sorti le
Ce festival, qui se veut une plateforme de rencontre et d'échange autour de la littérature dans toute sa richesse et sa diversité, donne cette année la parole à des créateurs marocains de divers horizons qui mettent en avant dans leurs écrits et récits un pays dynamique et en plein mouvement.
La vie de Dadju complètement détruite…
«T’as détruis ma vie», crie en larme le Prince Dadj dans la vidéo de son nouveau tube «Ma vie».Que s’est donc
pu se passer pour que le cœur, mais aussi toute la vie du charmeur de toutes les filles soit détruite? 8. La diva béninoise fait son entrée au Carnegie Hall Angélique Kidjo, la diva béninoise n’a pas fini de faire parler d’elle. La chanteuse a été cooptée pour diriger la série de concert baptisée Perspectives au Carnegie Hall aux États-Unis. La série «Perspectives» débutera le 19 octobre prochain et réunira trois groupes de musiciens africains, un 24 Novembre 2018, le petit frère de Maître Gims sort son second album qui sans doute, promet du succès.
ZAFAA GLOBAL AWARDS : le Togolais Julio Teko nominé…
Le jeune togolais Julio Teko est nominé aux ZAFAA GLOBAL AWARDS au Nigéria, dans les catégories «Best actor award» et «Best male performance in a feature film». Le promoteur du Festival TchalleyLekema, l’a lui-même annoncé sur sa page Facebook. «J’ai l’immense honneur de vous annoncer ma nomination officielle aux ZAFAA GLOBAL AWARDS au #nigeria dans
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international des musiques urbaines et du Coupé Décalé (PRIMUD 2019) a sacré le dimanche 6 octobre dernier, Safarel Obiang grand lauréat. Au terme de cette soirée de distinction tenue au Palais des Congrès du Sofitel Hôtel Ivoire en présence de 250 artistes et acteurs du showbiz, c’est Safarel Obiang qui a été élu meilleur artiste Coupé Décalé et PRIMUD d’OR.
Fally Ipupa victime d’un vol.
les catégories «Best actor award» et Best d’Afrique Francophone. Notons par male performance in a feature film»», a ailleurs que les awards se dérouleront posté Julio Teko. A l’en croire, cette du 22 au 24 novembre 2019 à #abuja nomination est dû à sa participation (NIGERIA). dans Le film #JUSQUAUBOUT du talentueux réalisateur. Et d’ajouter, le Safarel Obiang élu meilleur Film #jusquaubout est nominé dans 3 artiste… catégories dont celle du meilleur film La quatrième édition du Prix
Le chanteur congolais Fally Ipupa a été victime d’un vol dans la nuit du 05 au 06 octobre dernier à Kisangani. Les voleurs ont réussi à emporter une importante somme d’argent en plus des biens de valeur. L’information a été portée à l’opinion par le commissaire divisionnaire adjoint de la PNC/Tshopo. «Le concert du stade Lumumba s’est déroulé sans incident à la satisfaction de tous. Quant à la production du Palm beach Hôtel et en même temps lieu d’hébergement de l’artiste, un vol d’argents et des biens de valeur sans effraction a été constaté dans la chambre de l’artiste musicien Fally Ipupa vers 2h du matin», a précisé le communiqué cité par mediacongo.
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Abiy Ahmed Est le premier chef de Gouvernent éthiopien de confession musulmane, à désamorcer la guerre, à semer la paix, et à récolter le prix Nobel Texte : Moncef Mezgheni Dessin : Ali Mendalaoui 1. Etat civil et religieux. Dans la petite ville de Beshasha (région d'Agaro, près de la ville de Gemma, dans la région d'Oromia en Éthiopie) Au foyer d'un père musulman, agriculteur, et d'une mère chrétienne, Abiy Ahmed a vu le jour le dimanche 15 août 1976. Sous cette double identité religieuse, Abiy est devenu le premier Chef de gouvernement musulman de l’Éthiopie moderne, anciennement connu sous le nom d’Abyssinie. Abiy Ahmed, est marié à Zinash Tayachewet, et ils ont trois filles. La famille a adopté un enfant appelé «Million». La femme d'Ahmed s’est déplacée au tribunal pour faire droit à sa demande et s'est engagée à prendre soin de l'enfant, qui n'avait pas encore deux ans. Les habitants de la région (Oromia, à qui appartient Abiy Ahmed), jouissent d’un pouvoir autonome. Cette région est habitée par une majorité musulmane, qui forme la plus importante communauté en Éthiopie, et était à la tête des contestataires antigouvernementaux. 2. Niveau d’instruction et maitrise des langues. Abiy Ahmed est titulaire de deux maitrises : une en «leadership transformationnel», et en «administration des affaires», et d'un doctorat de l'Institut d'études de la paix et de la sécurité (IPS) de l'Université d'Addis-Abeba sur le thème «La résolution des conflits locaux dans le pays». Il parle couramment l'anglais, et trois dialectes
locaux (l'amharique, l'oromo, et le tigrigna). 3. Armée et technologie. Abiy Ahmed a servi dans l'armée éthiopienne, et a participé à la force de maintien de la paix au Rwanda. Il a atteint le grade de colonel, avant de quitter l'armée. Il a créé l’Agence de sécurité des réseaux et de l'information, pour surveiller les communs des Ethiopiens, y compris les dissidents en Europe et en Amérique du Nord. Entre 2008 et 2010, a supervisé l’élargissement des émissions radiophoniques et télévisuelles, à une époque où l'Ethiopie était reconnue pour absence de la liberté de la presse. 4. Politique jusqu'à... Devenir Premier ministre Après une carrière militaire, Abiy Ahmed a décidé de se tourner vers la politique, et a été élu à deux reprises à l'Assemblée du peuple éthiopien. Il a également été élu membre du comité exécutif du Front démocratique des peuples Oromo. En 2015, il a été nommé ministre de la Science et de la Technologie Il accéda en 2018, au poste de Premier ministre. 5 - Nobel de la paix entre les nations et le climat du monde Greta Thunberg, une jeune militante norvégienne contre la pollution de l'environnement et du climat, est un nom brillant, populaire, puissant et efficace, parmi les nominés au prix Nobel de la paix de 2019. Sauf, les vents de commission de Nobel ont soufflé ailleurs… Les vents de la réconciliation politique dans la
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Corne de l'Afrique ont été les plus forts (aux yeux du Comité du Prix) que ceux de la pollution atmosphérique… De la sorte, le Comité du prix Nobel de la paix 2019 a considéré que l’environnement politique pollué de la Corne de l'Afrique, mérite le prix Nobel de la paix. A voulu que l’image du Premier ministre éthiopien Abe Ahmed rayonne au Centre Nobel de la paix à Stockholm, capitale de la Norvège, le 11 octobre 2019. Elle aurait peut-être souhaité voir triompher une éventuelle paix (politique régionale) sur le continent africain, face à la difficile «paix climatique globale» du monde désormais industrialisé. 6 - Échos de lauréat. Les félicitations pour cette victoire ont afflué des quatre coins du monde (malgré certaines réserves) à la suite de l’annonce du Premier ministre éthiopien Abe Ahmed comme titulaire du Prix Nobel de la paix 2019. Les réseaux sociaux de la Corne de l'Afrique et du monde, ont connu une effervescence, avec différentes attitudes et sentiments célébrant cette victoire. La victoire ou l’octroi de la victoire à Abiy Ahmed n’est peut-être nullement innocente, et n'a d'autre but que de soutenir les acteurs de la paix de la Corne de l'Afrique, en feu... Dans l’espoir que la paix éteigne les feux de la discorde entre les tribus dans la Corne de l'Afrique, sans omettre les autres problèmes régionaux entre voisins. 7. Personnalité, âge et Nobel.
Les observateurs pensent qu'Abiy Ahmed, est un excellent orateur, qui préfère prendre des décisions en se basant sur des arguments. Les historiens du Nobel de la paix peuvent se demander : à quel prix distingué Abiy Ahmed peut aspirer, ayant décroché le Nobel dans sa jeunesse ? Peut-être que les difficultés complexes de la paix feront vieillir prématurément ce jeune homme, en raison des racines profondes des guerres complexes dans l’histoire et la géographie entre les pays de la Corne de l’Afrique, à travers ce couronnement grandiose et prématuré (relativement, si on compare son âge aux autres lauréats du Nobel de la paix). Les cheveux de cette tête couronnée du Nobel, ne
sont pas encore blancs… Mais la guerre et la paix (et leurs dérivés : batailles, trêve et négociations) sont deux situations, qui peuvent blanchir même les cheveux d’un nouveauné. 8 - Argent du Nobel et eau du Nil. Sur la table du Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed, les dossiers de développement et des questions relatives aux tribus de son pays. Dans un proche avenir, va s’ouvrir le dossier de l’exploitation régionale conjointe avec les pays de la vallée du Nil. L’Éthiopie est l’un des pays de la vallée du Nil, à
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l’instar de l’Égypte (don du Nil comme l’appelait l’historien Hérodote). Une affaire en suspens est celle du barrage éthiopien de la Renaissance, par lequel ce pays vise à domestiquer la manne aquatique que porte le Nil. La construction de ce barrage signifie une démolition des relations avec les voisins des pays du Nil. Abiy Ahmed sait bien que le barrage de la Renaissance pourrait déclencher une guerre de l'eau latente ou déclarée avec ses voisins. La crédibilité du Premier ministre Abiy Ahmed est sujet de questionnements. Lui colonel de l’Armée, et titulaire d’un doctorat en résolution de conflits.