Skip to main content

Jeudi noir en Tunisie

Page 1

Intégrer le Maghreb, c’est libérer son potentiel économique

Sidi-Saïd quitte la centrale syndicale l’UGTA

Un magazine politique hebdomadaire

Issue 1753- Jiun 28/06/2019

Un magazine politique hebdomadaire

Ahmad Ahmad président de la Confédération africaine de football :

D’une gloire sans égal à un possible renvoi de la CAF

Issue 1752- Jiun 21/06/2019

www.majalla.com

Le président hospitalisé et trois attentats simultanés

Jeudi noir en Tunisie www.majalla.com


S

napshot

4

28/06/19


Une sœur aînée tient la main de sa cadette alors qu'elle participe à la procession de la fête de Dieu pour célébrer le Corpus Christi, à Port-auPrince, le 20 juin 2019. (Getty)

5

28/06/19


S

napshot

6

28/06/19


Un bijoutier calculer des piles de billets de vingt livres soudanaises dans un magasin du marchĂŠ de l'or dans la capitale, Khartoum, le 20 juin 2019. (Getty)

7

28/06/19


A

ctualités

L’Afrique en bref

Le document est un faux, selon le directeur de cabinet de Félix Tshisekedi.© REUTERS/ Olivia Acland.

RDC

Polémique autour de la construction d'un palais présidentiel

Un document qui circule sur les réseaux sociaux concernerait le processus de passation de marché et le montant de la construction d’un palais présidentiel en RDC. Cette supposée correspondance aurait été signée le 13 juin par Désiré-Cashmir Kolongele Eberande, directeur adjoint de cabinet de Félix Tshisekedi. D’après le document, il aurait sollicité

auprès de la direction générale du contrôle des marchés publics, l’autorisation spéciale de recourir à la procédure d’entente directe en vue de la construction et la réhabilitation des bâtiments abritant la résidence et les bureaux du président de la République à la cité de l’Union africaine et au Palais de la nation.

Six ONG françaises et ougandaises annoncent avoir attaqué en justice le géant pétrolier français Total pour non-respect d'une nouvelle loi qui impose aux multinationales françaises un devoir de vigilance, y compris à l'étranger. Cette action en justice, un précédent sur le plan juridique, concerne la filiale ougandaise de Total et deux de ses sous-traitants. Les associations ougandaises dénoncent le manque de transparence de Total dans un projet à proximité du lac Albert. Le mégaprojet pétrolier dénommé Tilenga, qui vise à exploiter 419 puits dans six champs pétroliers, pourrait conduire au déplacement de 000 50 personnes et avoir des conséquences graves pour l’environnement, selon les six ONG. Il pourrait affecter, notamment, une zone naturelle protégée dans le parc des chutes Murchison, sur le Nil.

Ouganda

Total mis en demeure par des ONG pour son projet pétrolier

Sami Agli est pourtant un homme du sérail. Membre depuis plus de dix ans du FCE, ce jeune entrepreneur de 41 ans incarne la génération montante d'hommes d'affaires algériens. Formé en France

Algérie

Sami Agli succède à Ali Haddad à la tête du patronat

Exploitation de pétrole en Ouganda près des chutes Murchison. (image d'illustration datée de 2010) © Getty Images

8

28/06/19

Sami Agli, le dirigeant d'Agli group, succède donc à Ali Haddad, à la tête du FCE, le Forum des chefs d'entreprises en Algérie. Ali Haddad est actuellement en prison après avoir été arrêté alors qu'il tentait de fuir le pays quelques jours avant la démission d'Abdelaziz Bouteflika. Ali Haddad, aussi visé pour des faits de corruption, aurait bénéficié pendant vingt ans de ses liens avec le clan Bouteflika pour bâtir sa fortune et décrocher des contrats publics. Ses détracteurs lui reprochent d'avoir fait du FCE


Ethiopie

Des centaines d’arrestations après le "coup d'Etat manqué"

Les autorités éthiopiennes continuent la purge après les assassinats politiques perpétrés le week-end au cours de deux attaques distinctes ayant coûté la vie au chef d‘état-major de l’armée et de hauts responsables régionaux. Lundi, quatre hauts responsables d’Amhara, dont le chef adjoint de la sécurité, ont été arrêtés de même que 178 personnes soupçonnées d’avoir participé à des actes de violence dans la région, la deuxième la plus peuplée du pays et où a été commise l’une des attaques. Dans la journée, déjà, le général Asaminew, “qui était en fuite depuis le coup d’Etat manqué de ce week-end, a été tué par balle dans le quartier Zenzelma de Bahir Dar”,

Hélicoptère Gazelle de l'opération Barkhane. © RFI / Olivier Fourt

un instrument au service de ses ambitions. Son successeur, Sami Agli promet de dépolitiser le Forum des chefs d'entreprises. Depuis plus de dix ans du FCE, ce jeune entrepreneur de 41 ans incarne la génération montante d'hommes d'affaires algériens. Formé en France, il a dirigé pendant des années la branche agroalimentaire de l'entreprise familiale fondée en 1967, avant de prendre en mains l'ensemble des activités. Mali

Sauvetage de l’équipage d’un Hélicoptère français abattu Un hélicoptère français de type Gazelle, qui effectuait une mission à la frontière entre le Mali et le Niger, aidés par les forces des deux pays, essuie alors des tirs de mitrailleuse Kalachnikov-PKM de calibre 7.62 qui provoquent un incendie puis une perte de puissance moteur, obligeant l’équipage à effectuer un atterrissage forcé à proximité des combats sur un terrain poussiéreux et avec une visibilité réduite. Le pilote et le chef de bord, placés à l’avant de l’appareil, sont blessés dans le choc. À l’arrière, un commando tireur d’élite s’en sort un peu mieux. Il parvient à extraire ses camarades de l’appareil, avant qu’un hélicoptère d’attaque de type Tigre ne vienne leur porter assistance, au risque d’être à son tour abattu. Mais cette machine biplace n’est pas

: Les journaux de la place rapportent les faits sur la purge.

conçue pour le transport. Les militaires de Barkhane appliquent alors une mesure d’extraction immédiate : les deux soldats les plus sérieusement blessés sont sanglés à l’extérieur de l’appareil, près du train d’atterrissage. Le commando rejoint la machine accidentée, la fait sauter et s'exfiltre dans un autre appareil. Cet événement témoigne de l'âpreté des combats qui se sont déroulés ces dernières semaines à la frontière entre le Mali et le Niger. Les trois soldats blessés dans le crash ont pu rejoindre un hôpital militaire en France.

9

28/06/19

ville du nord-ouest de l’Ethiopie. Arrêté pour un présumé complot remontant à 2009, le général Asaminew avait été amnistié et libéré en 2018. Les attaques du week-end dans lesquelles le président de la région Amhara, Ambachew Mekonnen ou encore le chef d‘état-major des forces armées éthiopiennes, le général Seare Mekonnen ont été tués viennent renforcer le climat d’insécurité en Ethiopie, déjà cernée par des tensions ethniques. Ces conflits ont déjà fait des centaines de morts et au moins un million de déplacés.


A

ctualités

Le montant total de la dette intérieure au Tchad est plus que pharaonique. Elle s‘éleve du reste à 1.000 milliards de francs CFA .

Tchad

Les factures impayées de l'Etat inquiètent les syndicats de commerçants Le SCFT (Syndicat des commerçants fournisseurs tchadiens) et le Synacot (Syndicat national des commerçants) crient famine. Cinq ans, telle est la période d’attente observée par ces créanciers de l’Etat tchadien. Mahamat Adam Souleymane est le président du syndicat des commerçants fournisseurs tchadiens. Pour lui, point de doute, la volonté n’y est pas du côté des dirigeants de son pays et il le fait savoir en ces termes : ‘‘Si le gouvernement, à travers le ministère des Finances et du Budget,

était animé de la volonté d’apurer la dette intérieure, on n’en serait pas arrivé là. Il serait judicieux de rappeler que, depuis 2013 jusqu‘à ce jour, il n’y a jamais eu un paiement de plus de 10 % sur le montant total dû aux fournisseurs.’‘ Le montant total de la dette intérieure au Tchad est plus que pharaonique. Elle s‘éleve du reste à 1.000 milliards de francs CFA (1 milliard 540 millions d’euros). Congo

Ray Lema et Lokua Kanza, des retrouvailles à Kinshasa

Ray Lema et Lokua Kanza, deux des

Un lien de filiation musicale unit les deux hommes.

10

28/06/19

musiciens congolais les plus cosmopolites, reviennent sur les bords du fleuve Congo pour des retrouvailles le temps d’un concert. “C’est quand même une soirée spéciale”, confie entre deux répétitions le pianiste Ray Lema, 73 ans, avant le grand rendez-vous du festival Jazz Kiff dans les murs de la halle de la Gombe, l’autre nom de l’Institut français. “Quand tu es à Kin, face à un public qui connaît ta musique, et surtout qui comprend chaque bout de phrase que tu chantes, c’est incroyable”, s’enthousiasme le guitariste et chanteur Lokua Kanza, 61 ans, qui en paraît bien moins, tout comme son aîné. Un lien de filiation musicale unit les deux hommes, qui ne sont pas aussi connus en République démocratique du Congo que les stars de la rumba (Koffi Olomide, Fally Ipupa…). Leur soirée de retrouvailles est d’autant plus spéciale qu’elle est placée sous le signe d’un hommage à Papa Wemba, décédé sur scène à Abidjan en avril 2016, et qui aurait eu 70 ans ce 14 juin. Niger

Adoption du code électoral révisé sans l'opposition

Le Parlement nigérien a adopté le nouveau code électoral prenant en compte d'importantes modifications, par les 133 voix des députés présents, l'opposition parlementaire ayant quitté la séance plénière avant l'examen du projet de texte, apprendon mardi à Niamey de source officielle. Les nouvelles modifications apportées au code électoral adopté, portent, entre autres, sur une augmentation des membres de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), dont les membres passent de 13 à 19, avec cinq représentants de la majorité, cinq de l'opposition et deux autres des partis non affiliés, et la présence d'un représentant de chaque candidat à l'élection présidentielle au sein de la Commission électoral lors des élections. Toutefois, plusieurs articles du code électoral restent la pomme de la discorde entre majorité et opposition, notamment l'article 8, qui rend inéligible toute personne condamnée à un an de prison, ce qui disqualifie d'office l'opposant Hama Amadou.


érodés par cette insécurité croissante et la crise humanitaire.

Somalie

Le Parlement nigérien a adopté le nouveau code électoral prenant en compte d'importantes modifications.

Burkina Faso

Certains progrès risquent d'être érodés par l'insécurité L'insécurité au Burkina Faso a créé "une crise humanitaire sans précédent", a alerté lundi la coordinatrice résidente des Nations Unies au Burkina Faso, Metsi Makhetha, lors de l'ouverture du segment humanitaire du Conseil économique et social des Nations Unies (ECOSOC) à Genève. "Nous observons une augmentation exponentielle des attaques par des groupes armés, et de la réponse militaire, et de l'impact sécuritaire dans le quotidien des gens", a déclaré Metsi Makhetha, lors d'une réunion de l'ECOSOC consacrée à la collaboration entre les acteurs humanitaires, de paix et de développement. Selon Mme Makhetha, les gains enregistrés

en matière de développement risquent d'être

30 ans plus tard, l'Université publique décore ses premiers diplômés Tout le gotha de l’administration somalienne, porté par le président de la République Mohamed Farmajo, s‘était réuni lundi à l’Université nationale de Somalie. Sans doute pour être des témoins oculaires de la nouvelle ère qui s’ouvre au sein de cette université, la plus ancienne du pays. Issus des facultés de droit, d‘éducation, d‘économie ou encore d’agriculture, les 131 nouveaux diplômés constituent le premier lot de diplômés depuis la réouverture de l’université et le vingtième depuis sa création. En effet, beaucoup d‘étudiants avaient dû

Issus des facultés de droit, d‘éducation, d‘économie ou encore d’agriculture, les 131 nouveaux diplômés constituent le premier lot de diplômés depuis la réouverture de l’université et le vingtième depuis sa création.

L'insécurité au Burkina Faso a créé "une crise humanitaire sans précédent", a alerté la coordinatrice résidente des Nations Unies au Burkina Faso, Metsi Makhetha.

11

28/06/19

suspendre leurs études à l‘éclatement de la guerre civile qui a suivi l‘éjection de l’ancien dirigeant Siad Barre au début de la décennie 90. À ces années de conflits violents, a succédé la menace des militants islamistes shebab qui ont fait de l‘éducation à l’occidentale la chose à abattre. Le départ des islamistes de la capitale Mogadiscio grâce aux efforts coordonnés du gouvernement somalien et de la force militaire de l’Union africaine (Amisom) a favorisé la réouverture de certaines institutions dont l’université publique en 2014. Aujourd’hui, les autorités espèrent avoir réinitialisé un cercle vertueux qui verra la naissance de plusieurs générations d’intellectuels somaliens.


Encouverture Le président hospitalisé et trois attentats simultanés

Jeudi noir en Tunisie Tunis-La Majalla Les tunisiens se sont réveillés jeudi, avec un mal de crâne généralisé. Le président Beji Caïed Essebssi a été hospitalisé pour la deuxième fois, après un « malaise aigu », annonce un communiqué de la présidence. Cafouillage et bisbille ont font circuler les rumeurs sur saon décès. Réunion d’urgence à l’Assemblée des Représentants du Peuple, ballet des ministres à la Casbah, larmes à tout bout de champs. Et ce n’est pas tout. Tôt le matin un acte de commis par des éléments terroristes, est signalé par le ministère de la Défense nationale contre la station d’émission radiophonique et télévisé de Jbel Orbata à Gafsa, précisant qu’aucun dégât n’est à signaler. " Les unités militaires présentes sur les lieux de l’incident ont riposté dans l’immédiat, obligeant les terroristes à s’enfuir vers la montagne, a encore souligné le département dans un communiqué. Une opération de ratissage a été lancée pour traquer les terroristes, apprend-on de même source. Aucune perte humaine n’a été enregistrée.

Deux attentats Et ce n’est que le début d’une journée noire qui sera ponctuée par deux autres attaques perpétrées par des « loups solitaires ». En effet, deux terroristes simultanés ont eu lieu dans la capitale. En effet, un apprenti terroriste, accompagné par deux autres individus, s’est fait exploser la rue Charles de Gaulle, en plein centre de la Capitale. L’explosion a fait un mort (un agent de l’ordre) et quatre blessés, selon un premier bilan. Cette attaque avait pris pour cible une voiture de la police municipale, selon des

sources sécuritaires concordantes.

Panique Une grande panique s’est emparée des passants se trouvant sur l’avenue Habib Bourguiba à Tunis suite à l’attaque suicide. Les forces de l’ordre et de la protection civile se sont déplacées immédiatement sur les lieux. L'auteur de l'attaque suicide n’a pas encore été identifié. Le trafic du métro léger s’est arrêté dans les deux sens menant vers la capitale (station Barcelone, station de la République et Tunis Marine). Les citoyens sur place se sont réfugiés dans les commerces après avoir entendu une forte détonation. Quelques minutes après, les commerces ont aussi baissé leur rideau. Les lieux de l’attaque ont été entièrement bouclés par la Police et pris d'assaut par les médias nationaux et

12

28/06/19

Le président Beji Caïed Essebssi a été hospitalisé pour la deuxième fois, après un « malaise aigu ».


Yousef Al-Shahed

les correspondants internationaux. L’agent de la Police municipale blessé a succombé à ses blessures, selon le ministère de l’Intérieur. Les lieux de l’attaque ont été entièrement bouclés par la police .L’apprenti terroriste a, bien sûr, perdu la vie, mais ses deux compagnons ont pris la poudre d’escampette et ils sont recherchés, activement, par les forces de l’ordre. Un second attentat a eu lieu, juste après, Un deuxième individu s’est fait exploser devant la porte arrière des locaux de la Direction de la Police judiciaire d’ElGorjani. Cet acte ignoble aurait été commis par un homme, selon les premières informations. Quatre policiers blessés lors de cette attaque ont été évacués vers un hôpital de la capitale, indique le ministère de l’Intérieur.

Echec au terrorisme Les attaques de l’avenue de France et d’El-Gorjani ont échoué, a estimé, hier, dans une déclaration à la « Majalla », le chef du gouvernent Youssef Chahed, en déplacement à l’avenue Bourguiba pour s’enquérir de la situation sécuritaire. "Les attaques de Tunis sont qualifiées d’échec. Elles montrent clairement la déception des terroristes après

13

28/06/19

Une grande panique s’est emparée des passants se trouvant sur l’avenue Habib Bourguiba à Tunis suite à l’attaque suicide. la réussite des opérations sécuritaires et militaires menées pendant le mois de Ramadan", a-t-il souligné. Il a affirmé que l’objectif recherché à travers ces attaques est de fragiliser l’économie tunisienne et la transition démocratique surtout que la Tunisie s’apprête à organiser prochainement les élections législatives et la présidentielle. "Nous sommes fermement déterminés à lutter contre le terrorisme. Ces groupes de terroristes n’ont pas leur place en Tunisie", a-t-il lancé. Youssef Chahed a invité les Tunisiens à resserrer les rangs autour des institutions militaire et sécuritaire, appelant la population à avoir une entière confiance en leur pays.

Réunion à l’ARP Pour sa part, le président de l'Assemblée des


représentants du peuple (ARP), Mohamed Ennaceur a présidé, hier après-midi, au Bardo, une réunion d'urgence avec les présidents des groupes parlementaires. La réunion se tient à la demande de plusieurs députés pour débattre de la situation générale du pays à la suite des attentats-suicides survenus ce jeudi à la capitale, a indiqué à la « Majalla », la députée Yamina Zoghlami. Mohamed Ennaceur qui s'était absenté des travaux de l'ARP ces derniers temps pour des raisons de santé, a rejoint le parlement pour présider la réunion d'urgence. Pour sa part, le ministre du Tourisme, René Trabelsi, a déclaré à La « Majalla », lors d'une visite au centreville de la capitale, que « la Tunisie ne craint pas le

Le président de la République, Béji Caid Essebsi (93 ans), a été admis jeudi matin à l'hôpital militaire de Tunis après un "malaise aigu", selon un communiqué de la présidence de la République qui a affirmé ensuite que son état est "stationnaire" et qu’il reçoit les soins nécessaires.

terrorisme. Les deux opérations terroristes survenues ce matin sont isolées et n'auront pas d'impact sur le tourisme tunisien". Le ministre a indiqué à la « Majalla », qu'il s'emploiera à rassurer les investisseurs dans le secteur touristique en vue de limiter les répercussions des attaques terroristes. "La saison touristique demeure "prometteuse", malgré les risques qui menacent le pays, a-t-il dit, appelant les Tunisiens à faire preuve d'unité et à soutenir les efforts des forces sécuritaires et militaires afin de faire face au terrorisme. Sur un autre plan, la Direction générale de l'aviation civile a assuré que tous les aéroports tunisiens sont ouverts au trafic et qu’ils fonctionnent au rythme habituel, contrairement aux informations colportées.

Soutien arabe Plusieurs pays arabes ont fermement condamné les attentats suicide terroristes. Le roi Mohammed VI, dans un message adressé au Président de la République, a condamné cet "acte criminel lâche", soulignant la solidarité sans réserve de son pays avec la Tunisie et se tenant à ses côtés face au phénomène du terrorisme odieux, rapporte l’agence de presse marocaine. Pour sa part, le ministre algérien des Affaires étrangères, Sabri Boukadoum, a fermement condamné dans un communiqué publié par le ministère algérien des Affaires étrangères, les deux attentats suicide visant plusieurs cibles de sécurité à

14

28/06/19


Les policiers ont été déployés sur la scène de l’attentat.

Tunis, exprimant le soutien de son pays à la Tunisie. L’Egypte a également condamné avec force les deux actes terroristes, selon un communiqué publié par le ministère égyptien des Affaires étrangères, appelant la communauté internationale à assumer ses responsabilités face à toutes les formes de terrorisme, de violence et d’extrémisme, en tarissant les sources de son financement et en empêchant qu'il puisse bénéficier de sanctuaires. Le ministre jordanien des Affaires étrangères, Ayman Safadi, a également condamné les deux attaques terroristes visant des innocents à Tunis, a annoncé le ministère jordanien des Affaires étrangères dans un communiqué.

Deux terroristes simultanés ont eu lieu dans la capitale. Le secrétaire général de la Ligue des Etats arabes, Ahmed Aboul Gheit et la mosquée Al-Azhar ont fustigé aussi les deux attentats suicide perpétrés dans la capitale tunisienne. A cet égard, Al-Azhar a appelé à la nécessité de coordonner les efforts pour éliminer le terrorisme et en éradiquer les sources.

La santé du président s’est améliorée Néanmoins, on clôturera la journée sur une dose d’optimisme puisque fils du président, Hafedh Caid Essebsi a assuré sur son compte facebook, que l'état de santé du président de la république Béji Caid Essebsi s'est amélioré. Il a par ailleurs remercié le président du Parlement, Mohamed Ennaceur et le chef du gouvernement Youssef Chahed pour leurs visites au chevet de son père pour s'enquérir de son état de santé, ainsi que le cadre médical à l'hôpital militaire pour les soins prodigués au chef de l'Etat et exprimé également sa gratitude pour "la vague de sympathie et de solidarité exprimée par les Tunisiens et les Tunisiennes à l'égard du président de la République, ainsi que par les amis et frères de la Tunisie".

15

28/06/19


Encouverture 7éme édition du forum de l’Institut Arabe des Chefs d'Entreprises (IACE)

Intégrer le Maghreb, c’est libérer son potentiel économique

Tunis-La Majalla Mr Taieb BACCOUCHE, Secrétaire général de l'Union du Maghreb Arabe (UMA), a déclaré à la « Majalla » en marge d’un séminaire organisé en partenariat avec l'Union des banques du Maghreb et la Banque africaine de développement, que cette rencontre était une occasion pour approfondir les discussions sur les mécanismes de développement de l'intégration économique entre les pays du Maghreb, qui s’avère « la plus faible du monde, puisqu’elle se situe entre 3 et %5 ». Une centaine d'invités représentants le ministère des Transports, les institutions financières et bancaires ainsi que des représentants du patronat Marocain, Algérien, Libyen et Mauritanien, ont assisté à cet évènement où le SG de l’UMA a expliqué que l'augmentation des échanges commerciaux entre les pays du Maghreb, le développement des infrastructures, l'expansion des réseaux de transport terrestre et maritime et la création d'un marché commun du Maghreb pour l’exportation vers l'Afrique et le monde sont plus susceptibles de déboucher sur une ouverture économique et des perspectives commerciales.

Surmonter les difficultés

surmonter les difficultés en bannissant les intentions politiques étroites, et de traiter avec réalisme la conjoncture en général, telle la sécurité de certains pays du Maghreb et la mise en place de mécanismes de développement commercial et économique. « Ainsi, on parviendra à un développement durable et global, à la création d’emplois pour les jeunes et à la réflexion sur l’avenir des peuples du Maghreb », a-t-il ajouté.

Il a, à cet effet, il a appelé à la nécessité de Mr Taieb BACCOUCHE a passé en revue les

16

28/06/19

Taieb Baccouche, SG de l’UMA.


Panel de la rencontre.

principales études de projets, leurs objectifs et leur progression, y compris le train du Maghreb et le réseau de fibres optiques du Maghreb, ainsi que les plus importants mécanismes pour le financement de projets d'intégration économique par des banques, des institutions et des fonds d'investissement.

L’intégration économique entre les pays du Maghreb, qui s’avère « la plus faible du monde, puisqu’elle se situe entre 3 et %5 ».

Stabilité et convergence Se tenant dans le même sillage, la 7éme édition du forum de l’Institut Arabe des Chefs d'Entreprises (IACE), sur le thème : " la Tunisie et les pays voisins : stabilité et convergence ", tenue, mercredi, à Tunis, l’avocat algérien, Mostefa Bouchachi a souligné à la « Majalla » que « la mise en place de régimes démocratiques réels demeure nécessaire pour renforcer et intensifier la coopération économique entre les pays de l’Afrique du Nord, essentiellement, la Tunisie, l’Algérie et la Libye".

Tunisie et en Algérie ".

Ouvrir la porte Pour sa part, le gouverneur de la Banque centrale tunisienne, Marwan Abassi, a indiqué à la « Majalla » qu'ouvrir la porte à d'importants investissements pour les entreprises de divers pays du Maghreb et l'intégration des entreprises du secteur privé, créerait une meilleure intégration économique.

Il a à ce sujet exhorté à la mise en place des « régimes démocratiques réels pour intensifier la coopération économique entre les pays de l'Afrique du Nord ».

De son côté, le Président du conseil libyen des hommes d’affaires, Bashir Trabelsi a souligné que " les pays du Maghreb arabe doivent déployer plus d’efforts pour promouvoir des partenariats réels et complémentaires au niveau économique".

Il a ajouté, que " ces régimes doivent être basés sur la transparence et la primauté de la loi qui ne peuvent qu’encourager les investisseurs nationaux et internationaux à créer des projets en

Dans le même ordre d’idées, le Président de l’IACE, Taieb Bayahi a souligné que les crises libyenne et algérienne se sont répercutées sur la Tunisie surtout que ces deux pays sont les deux

17

28/06/19


Encouverture principaux partenaires du pays après l’Union Européenne. Tayeb Bayahi, a déclaré que l'économie tunisienne était affectée par la détérioration de la situation sécuritaire en Libye depuis le déclenchement de la révolution libyenne en 2011, qui avait entraîné une baisse des échanges commerciaux de plus de %70, en particulier au cours des trois ou quatre dernières années, d'autant plus que la Libye est le premier client Pour notre pays dans la région. De même, il a noté que plusieurs études ont montré que l’instabilité de la situation politique des pays voisins impacte la structure des dépenses et des investissements publics d’un pays, ce qui entraîne une baisse des taux de croissance et la distorsion du développement économique. Une étude élaborée par l’IACE sur l’impact de l’instabilité de la situation des pays frontaliers sur la Tunisie a conclu que la Tunisie doit être réactive face aux changements de la situation

en Algérie et en Libye et mettre une stratégie de résilience adéquate jusqu’au retour de la stabilité dans la région du Maghreb. Concernant la situation en Libye, la Tunisie doit intervenir dans les dialogues avec les parties prenantes dans ce pays pour participer à une reprise de la stabilité de la situation.

L’instabilité de la situation politique des pays voisins impacte la structure des dépenses et des investissements publics d’un pays, ce qui entraîne une baisse des taux de croissance et la distorsion du développement économique.

18

28/06/19

De nombreux participants.


P

olitique

Après 22 ans de règne sans partage

Sidi-Saïd quitte la centrale syndicale l’UGTA Par Yahia Maouchi Le 21 juin 2019 demeurera, indubitablement, une date historique pour tous les travailleurs algériens, qui militent sans relâche pour arracher leurs droits, et pour cause, celui qui a régné sans partage sur l’UGTA 22 ans durant, a fini, enfin, par jeter l’éponge ! Ainsi, Abdelmadjid Sidi-Saïd, qui a battu tous les records de longévité à la tête de l’ex organisation de masse, l’Union Générale des Travailleurs Algériens (UGTA), a décidé de ne pas briguer un nouveau mandat au poste de secrétaire général. Il a entériné la décision lors de l'ouverture des travaux du 13e congrès qui se sont déroulés, du 21 au 22 juin, au Centre international des conférences (CIC) Abdelatif-Rahal, à Alger. « Pour initier le processus de changement, je déclare solennellement que je ne suis pas candidat au poste de secrétaire général de l'UGTA », a-t-il annoncé dans son allocution d’ouverture. Cette décision, il faut le rappeler a été annoncée, en avril dernier, suite au grand mouvement de contestation interne auquel Sidi-Saïd faisait face. Le désormais ex-SG de l'Union des travailleurs, a affirmé, il y a trois mois déjà, son intention de ne plus se porter candidat pour diriger ce syndicat en marge d’une précédente réunion de coordination regroupant les membres de son staff. « Je vous le dis tout de suite, je ne suis pas candidat. Je l’ai dit aujourd’hui à la commission exécutive nationale (CEN), je n’ai pas d’ambition. Ma seule ambition est d’aller vers un congrès de responsabilité dans une nouvelle dimension d’adaptation et de refondation », a-t-il déclaré à la presse en marge des travaux de la CEN, tenue en avril dernier au complexe des Andalouses à Oran (Ouest du pays). Il faut dire que le retrait de Sidi-Saïd était quelque

part attendu, lui qui fait l’objet depuis les premiers jours du soulèvement populaire du 22 février de critiques acerbes de la part de la population et de ses opposants au sein de l’Union. Il est à savoir également que, celui qui dirige le premier syndicat du pays depuis 1997, est fortement contesté par les travailleurs salariés, pour sa proximité avérée avec le cercle de l’ancien président Abdelaziz Bouteflika. Ainsi, de nombreuses manifestations ont lieu hebdomadairement devant le siège de la centrale syndicale pour demander son limogeage. Et depuis le début de mouvement populaire, la contestation s’est intensifiée contre lui et la direction actuelle. Les protestataires ont lancé depuis quelques mois, le mouvement de réappropriation de la Centrale syndicale par les travailleurs, à travers plusieurs wilayas de l’Algérie. Les frondeurs ont organisé également, une campagne de recueil d’un million de signatures auprès des syndicalistes et par Internet pour « exiger le départ de Sidi-Saïd et la restitution de l’UGTA aux travailleurs ». Abdelmadjid Sidi-Saïd est considéré, depuis toujours, comme étant le symbole typique du règne de Bouteflika. Il a été aussitôt classé dans les rangs de la bande qui a ruiné le pays pendant vingt ans. Il était l’un des partisans et fervents défenseurs d’un cinquième mandat pour l’ancien président de la République Abdelaziz Bouteflika. Pis encore, il a mis cette organisation des forces ouvrières à la disposition du clan présidentiel deux décennies durant. Inféodée au pouvoir, l’UGTA a, par ses centaines de milliers d’adhérents, contribué au succès de Bouteflika dans les différents scrutins auxquels il a participé. En contrepartie, les responsables syndicaux, qui suivaient cette ligne directrice tracée par le gouvernement pour Sidi-Saïd, ont bénéficié d’importants privilèges. « Depuis vingt ans, l’UGTA

20

28/06/19


de Sidi-Saïd a préféré servir le clan présidentiel au lieu de servir les travailleurs », déplore un cadre syndical, élément actif du mouvement de réappropriation de l’UGTA, né au lendemain de la révolte populaire. En ce qui concerne le congrès lui-même, personne ne peut expliquer la manière avec laquelle ont été délégués les congressistes. En tout cas, les syndicalistes de base ont été exclus de ce congrès. Ainsi, face à tous ces agissements contraires à l’esprit et à l’éthique du syndicalisme, environ une dizaine d’unions de wilaya a opté pour le boycott de ce congrès. C’est le cas de l’Union d’Alger qui, à l’issue d’un sit-in de ses adhérents tenu, à la nuit veille du 13e congrès, devant le siège de cette structure, a préféré ne pas participer à ce congrès qualifié de « clandestin » et de « préfabriqué ». Une mesure approuvée par le SG, Amar Takjout, qui regrette que les statuts et le règlement intérieur de ce syndicat ne soient pas respectés. « On doit poser la question puis y répondre : pourquoi aujourd’hui l’UGTA estelle décriée et insultée par le peuple? Cette rupture, cette crise de confiance entre le syndicat et la base est due à quoi ? », s’interroge notre interlocuteur. Il convient de savoir par ailleurs que, le mandat actuel prendra fin le 10 janvier 2020, toutefois le secrétariat national a décidé d’avancer la date de l’organisation du 13e congrès de l’UGTA, en marge d’une précédente réunion de coordination regroupant les membres du comité exécutif national de l’UGTA. Rappelons que, quelque 500 délégués de différentes wilayas, dont les responsables de près de 30 fédérations de différents secteurs professionnels, ont pris part aux travaux de ce congrès de deux jours, qui a été couronné par l’élection de

21

28/06/19

la pression du Hirak, et la révolte sans précédent de la part de plusieurs sections de la centrale, ont fini par payer la nouvelle direction de l’UGTA et l’évaluation de son travail accompli.

Sidi Saïd rattrapé par la justice En somme, une chose est sûre, la pression du Hirak, et la révolte sans précédent de la part de plusieurs sections de la centrale, ont fini par payer. Donc, le désormais patron de l’UGTA, a été un peu forcé à quitter les locaux de la rue Aissat Idir au centre d’Alger. Le geste d’adieu restera comme une image marquante du mouvement populaire qui a, indirectement, mis fin à un long règne de Sidi Saïd au sommet de l’UGTA. Ayant survécu à plusieurs mouvement de redressement, Sidi Saïd aurait pu poursuivre allégrement l’aventure avec le 5ème mandat, mais le vent du 22 février ne pouvait pas ne pas l’emporter, de gré ou de force. Toutefois, s’il est sorti «sain et sauf» du congrès de


P

olitique

l’UGTA, rien ne dit qu’il ne sera pas appelé à répondre de sa gestion des sous et des dessous de plus grand syndicat du pays. D’ailleurs, trois jours seulement, après avoir été contraint de démissionner de la tête de l’UGTA, Sidi Saïd se voit empêtré dans le bourbier de la justice. Il ne pourra visiblement pas profiter de sa retraire dorée après son départ du plus grand syndicat du pays qu’il a trivialement transformé en instrument politique anti-social. En effet, le désormais ex-patron de l’UGTA, a été convoqué le, 24 juin, par le tribunal de Béchar en compagnie du secrétaire national chargé de l’organique au niveau de la Centrale UGTA, Tayeb Hmarnia. Les deux mis en cause, sont accusés de falsification de documents concernant des nominations aux postes du bureau national du syndicat. Ainsi, le juge d’instruction a ordonné au parquet de les convoquer pour clarifier la complexité de l’accusation de falsification qui pèse sur ces deux cadres syndicaux. Cette convocation fait suite à la demande des avocats d’un cadre du syndicat accusé dans l’affaire. Le procès qui devait avoir lieu le, 24 juin a été ajourné à la suite de l’absence de SidiSaïd et Tayeb Hmarnia, ainsi que le juge chargé de l’affaire. Il a été reprogrammé pour la semaine prochaine. La question reste posée sur la présence de ces deux cadres à Béchar pour le procès.

être l’organisateur des marchés de vente en détail des produits alimentaires durant le mois de Ramadhan. De par son poste, il finit au fil des ans par développer des relations très étroites avec des groupes spécialisés dans l’agro-industrie. Mais Salim Labatcha ne s’est pas fait connaître par ses activités syndicales mais plutôt par son activité politique. Méconnu dans le domaine syndical, le nom de Salim Labatcha est lié au putsch avorté qu’il a mené en 2016 contre la secrétaire générale du parti des travailleurs (PT), sur instigation de Amar Saadani, ex-secrétaire général du FLN, et du député FLN de Annaba, Baha Eddine Tliba, qu’à ses activités syndicales. Exclu définitivement de cette formation politique après un congrès extraordinaire, M. Labatcha a pu conserver sa place au sein de l’UGTA grâce à sa proximité avec l’ex-secrétaire général, Abdelmadjid Sidi Saïd. Secrétaire général de la fédération de l’agroalimentaire, dont le mandat a expiré depuis bien longtemps, il n’avait donc le droit

Election d’un nouveau SG Rappelons par ailleurs que, le treizième congrès, extraordinaire, a abouti à l’élection de Salim Labatcha à la tête de la centrale, syndicale, pour un mandat de cinq ans. Unique candidat à la succession de Sidi Saïd, il a été élu à l’unanimité par les 522 congressistes présents au centre des conférences AbdelatifRahal d’Alger. Seul à briguer le poste de secrétaire général, Labatcha n’a eu aucun adversaire en face de lui, encore moins à un mouvement de contestation de la part des congressistes. Ces derniers assistaient à un congrès qui intervenait dans une conjoncture particulière. Toutefois, même les observateurs les plus avertis ne s’attendaient pas à un tel résultat, en ce sens que Salim Labatcha ne figurait pas parmi les cadres les plus en vue au sein de la centrale syndicale. Il était d’ailleurs peu connu du grand public. Secrétaire général de la Fédération des travailleurs de l’agroalimentaire, Salim Labatcha était connu pour

Unique candidat à la succession de Sidi Saïd, il a été élu à l’unanimité par les 522 congressistes présents au centre des conférences Abdelatif-Rahal d’Alger

ni de se porter candidat ni de voter. Son élection à la tête de la centrale syndicale risque, selon de nombreux observateurs, d’exacerber les tensions au sein de cette organisation syndicale. Les contestataires de Abdelmadjid Sidi Saïd ont déjà affirmé leur rejet de ce congrès et de ses résultats et ne comptent pas se taire. Ils promettent de reprendre bientôt la protestation jusqu’à la réappropriation de la centrale syndicale par les travailleurs. A cette forte contestation s’ajoute le manque de cohésion à l’intérieur de l’organisation. Ainsi, le nouveau SG de l’UGTA aura pour lourde tâche de faire le lourd et très contesté héritage de Sidi Saïd, fruit d’un règne sans partage sur la centrale syndicale. Il devra surtout rétablir une confiance perdue en un syndicat devenu au fil du temps un appendice du pouvoir plutôt qu’un rempart contre les nombreux assauts contre les acquis des travailleurs. Ces derniers ont assisté impuissants à l’alignement de leur centrale syndicale aux positions de l’exécutif avec un zèle rarement égalé. Hélas, d’un syndicat fort et revendicatif tel qu’il a été au temps de feu Abdelhak Benhamouda, l’UGTA

22

28/06/19


s’est vite transformée en un appendice syndical du pouvoir d’abord sous le président Zeroual puis durant le long règne de Bouteflika. L’organisation qui donnait des sueurs froides au premier gouvernement d’Ouyahia (1998-1995) avec un CNES mené de main de maitre par feu Mohamed Salah Mentouri, a tôt fait de se mettre dans le giron du pouvoir. L’UGTA sous Sidi Saïd a cessé d’être un contre-pouvoir, qui a vocation à défendre les intérêts matériels et moraux des travailleurs, pour servir d’instrument politique destiné à légitimer toutes les mesures anti sociales que les gouvernements successifs avaient eu à prendre. Et depuis la signature du fameux «Pacte social de croissance», l’UGTA a divorcé d’avec les grèves et les mouvements sociaux pour se transformer en pompier du gouvernement. Pis encore, sous sa direction, l’organisation a servi de rouleau compresseur contre l’activisme des syndicats autonomes qui ont pourtant montré leur grande représentativité sur le terrain. Pour le pouvoir, Sidi Saïd a sûrement rempli convenablement son contrat en lui prêtant main forte pour l’achat de la paix sociale. Mais aux yeux des travailleurs et des vrais syndicalistes, Sidi Saïd a gravement discrédité le combat de l’UGTA et ouvert la voie, sans le vouloir, à des syndicats autonomes plus crédibles et plus percutants. Il convient de rappeler enfin que, l’autre élection suspicieuse, qui a défrayé la chronique cette semaine en Algérie, c’était celle de Sami Agli, PDG du groupe familial Agli, qui active principalement dans l’industrie agroalimentaire, la promotion immobilière, la construction, la distribution automobile, la logistique et le tourisme, à la tête du Forum des chefs d’entreprises (FCE). Candidat unique à ce scrutin, après le retrait de la course du trublion Hassan Khelifati, PDG d’Alliance Assurances, Sami Agli, ex-vice-président du FCE, faisait partie

23

28/06/19

D’ailleurs, trois jours seulement, après avoir été contraint de démissionner de la tête de l’UGTA, Sidi Saïd se voit empêtré dans le bourbier de la justice de l’équipe dirigeante de cette organisation patronale, dont une grande partie est aujourd’hui sous enquête et certains interdits de quitter le territoire national. Très proche de l’ex-président Ali Haddad, n’ayant pas réussi à se faire élire comme député FLN à Biskra, sa ville natale, il a été sévèrement critiqué par Moncef Othmani, alors président du FCE par intérim, en raison de «magouilles constatées autour du scrutin» qui ont poussé Hassan Khelifati à se retirer non seulement de cette élection, mais aussi de l’organisation patronale. Il faut dire que la candidature de ce dernier à la présidence du FCE n’était pas fortuite. Pour nombre d’hommes d’affaires qui ont déserté l’organisation, rien n’a changé au sein du Forum. « L’ancien président et son équipe de vice-présidents, dont Agli faisait partie, ont trituré les statuts pour faire en sorte que l’organisation n’échappe jamais au contrôle de ses chefs. L’équipe, qui avait validé les décisions de Ali Haddad et sa stratégie, est toujours aux commandes. Haddad n’est plus, mais son lobby est toujours aussi fort » a tenu à nous confirmer le PDG d’Alliance Assurances, Hassan Khelifati.


S

ociété

La Tunisie n’est plus le « Grenier de Rome » Par Nasreddine Ben Hadid Les musées tunisiens, et surtout celui du Bardo, disposent de la plus riche collection de mosaïque au monde. Une partie non négligeable de ces fresques est dédié à l’agriculture et à la vie dans les fermes. Aussi, à constater la taille imposante d l’Amphithéâtre d'El Jem (Centre-est de la Tunisie), qui a été bâti par des notables locaux, qui se sont enrichi grâce à l’industrie de l’huile, on comprendrait l’ampleur de cette industrie, qui dépassait les plantations d’oliviers, vers les presses, et toute une logique de bateaux, par centaines, qui servaient à acheminer cette précieuse marchandise vers Rome. Le titre de «grenier de Rome» n’était ni fortuit ni exagéré, plutôt un constat réel d’une situation que les Romains ont su exploiter. De ce «grenier» ne reste que des annales que l’histoire a toujours su garder. Certes, durant toute son histoire, et même aux temps présents, le secteur agricole constitue encore un des secteurs clé. Certes, l’urbanisation qu’a connu le pays, après la Deuxième guerre mondiale, et surtout depuis l’indépendance, et essentiellement suite à l’échec cuisant de l’expérience de collectivisation agricole

prôné par l’ex-ministre Ahmed Ben Salah, le monde agricole et paysan, a été relégué en seconde et même en troisième position, après l’industrie, le tourisme et les services en général. Les agriculteurs ne forment plus l’élite du pays, ni même les grandes ou grosses fortunes. Une crise sociale et humaine, avant d’être économique ou financière. La terre ne nourrit plus son homme, ou en tout cas moins que l’industrie, le commerce et mes services. Pour sonder la situation que vit le secteur agricole en Tunisie, il faut en premier visiter les marchés, surtout les étales des marchands des fruits et des légumes, et noter les prix, tout en prenant compte de la qualité. Ensuite, rendre visite à ces misérables «fellah» qui dans l’arrière-pays ne peuvent recevoir du prix du vente au consommateur qu’entre 30 et %40 au grand maximum, avec des chutes qui peuvent faire descendre la part à 20 ou même %15. Une situation qui dure depuis longtemps, et elle est même anecdotique : A chacun fois que les pouvoirs publics annonce une «purge» du secteur, à savoir une élimination des «parasites» qui se sucrent au passage, la part de ce dernier n’a cessé d’augmenter, surtout que

24

28/06/19


Maher Chraït, vétérinaire.

ces «rapaces» disposent de deux atouts : En premier, des grandes unités de conditionnement, qui leur permettent d’en magasiner des quantités énormes et maîtriser les prix. Mais aussi, une exportation de masse vers la Libye voisine. Chose qui permet de garder les prix en Tunisie, à un niveau assez élevé, même en cas d’abondance ou surproduction. Certes, la Tunisie agricole n’est pas unique ou uniforme : Entre le Nord et ses grandes cultures, le Sahel et la région de Sfax et les interminables champs d’oliviers, le centre grenier de légumes, et le Sud et ses palmeraies, la mosaïque est parfaite. Mais persistent de grandes lignes. «Majalla» a rencontré Maher Chraït, un jeune qui vient de dépasser la trentaine. A l’image d’Obélix qui est tombé la potion magique jeune, notre interlocuteur est né dans une ferme, a accompli ses premiers pas dans la basse-cour, et grandi parmi les vaches et les moutons. Ses études de vétérinaire n’ont fait que confirmer par les manuels, des connaissances qu’il a eues par l’expérience. Il se situe en excellente

25

28/06/19

Les agriculteurs ne forment plus l’élite du pays, ni même les grandes ou grosses fortunes position pour observer ce secteur, analyser ses maux, et surtout présenter des solutions, que rompent avec la bureaucratie qui a toujours caractérisé le secteur agricole. Chose très importante : Sa démarche et son analyse, dépassent de très loin le cadre économique et financier de l’agriculture, à savoir ce jugement par le rendement, pour élargir la vision au cercle social et humain. Maher Chraït commence son constat d’un ton amer : «Rares les jeunes issus du milieu agricole, qui optent de plein gré, vers un métier en liaison avec la terre. La grande partie de ceux qui s’y trouvent, le font par obligation, et faute de mieux», ajoutant dans


le même ton : «Même des jeunes, issus de grandes familles agricoles, délaissent la terre, pour vivre dans les grandes villes en rentiers, ou exerçant d’autres métiers». En conclusion, il considère que «le travail agricole n’est plus valorisé au niveau social. Ou plutôt, doit être mieux considéré, pour que l’agriculture soit tenue par une jeunesse compétente, alliant la force de l’âge, au savoir agricole». Il est vrai que le tissu foncier agricole tunisien, se caractérise par un morcellement des parcelles, d’où une agriculture à grande majorité de subsistance et nullement d’accumulation des richesses. Rares sont les projets agricoles qui arrivent à assurer un agrandissement grâce aux ressources propres. Pires encore, très rares sont les agriculteurs qui arrivent à faire tourner la machine, sans le fond de roulement fourni par la Banque Nationale Agricole (BNA). D’où ce jeu du chat et de la souris, entre une banque qui veut récupérer son argent et surtout les intérêts, et face à un agriculteur qui rembourse que très rarement l’intégralité du crédit saisonnier. D’où cet éternel rééchelonnement de la dette, et espoir d’un crédit pour la saison qui suive. Un cercle infernal et surtout tel du sable mouvant, va engloutir l’agriculteur. Notre interlocuteur considère que le mal premier

réside en «l’absence d’une stratégie claire et surtout transparente, aussi bien pour gérer la surabondance parfois que juguler le manque aussi». Il donne l’exemple de «la pomme de terre, où la production varie considérablement entre une saison et une autre, sans que l’Etat ne puisse gérer la surabondance ou combler le manque parfois». Sur le terrain, le problème est autre, l’agriculteur est confronté, suite à la dégringolade de la monnaie locale face aux principales devises (le dollar et l’euro) à une augmentation continue des couts. Notre vétérinaire constate : «l’augmentation en continue du prix du carburant, des machines, de la pièce détachée, des engrais, des pesticides, et surtout la baisse de la qualité parfois». Il est vrai que la Tunisie ait connu depuis 2011 une prolifération catastrophique à la fois des marchés parallèles que de la contrefaçon. Ce phénomène touche tous les secteurs de la production et de la consommation. L’absence de l’Etat ou son absence, a incité les trafiquants à proposer toutes sortes de marchandises aussi bien sûr le net que sur la place des marchés. Concernant sa spécialité et le secteur de son exercice, ce vétérinaire constate que «la production de viande, de

26

28/06/19


lait et autres produits animalier, sont en net recul, pour cause des vols. Le cheptel bovin, essentiellement les vaches laitières, est en train de passer en Algérie, car le prix de réception du lait par les centrale laitières, ne paye même pas le prix du revient. L’aliment est de plus en plus cher, avec une qualité décevante parfois». Les Tunisiens, citadins comme ceux du milieu agricole, vivent depuis une année une crise cyclique du lait. L’approvisionnement des points de ventes est parfois inconvenable. D’où une crise qui fait encore peur : Une crise marquée par une confrontation entre les agriculteurs du secteur, qui crient haut et fort que le prix fixé par les pouvoirs publics, ne couvrent plus les charges même, et des pouvoirs publics qui font la sourde oreille prétextant sauvegarder un pouvoir d’achat déjà fragile. D’où un net recul de l’approvisionnement, et l’obligation d’en importer. L’Etat a dû subventionner ce produit important de loin plus qu’elle n’aurait donné au producteur en subvention. Le mal ne s’arrête pas là, selon ce vétérinaire : «les produits vétérinaires ont connu une hausse vertigineuse. Avec des périodes de manque même. Aussi, sur Internet que sur les places des marchés, on offre aux éleveurs des produits vétérinaires, non

27

28/06/19

Même des jeunes, issus de grandes familles agricoles, délaissent la terre, pour vivre dans les grandes villes en rentiers, ou exerçant d’autres métiers conformes aux normes tunisiennes, mais aussi qui n’ont jamais été contrôlés par un organisme de l’Etat», avant d’ajouter : «Imaginez les conséquences très graves sur la production, et par conséquence sur la santé du consommateur. «Paysannerie aux abois», est un livre qui a été écrit par René Dumont, en 1972, concernant la Ceylan, Tunisie, et Sénégal. A savoir comment ces pays ont amorcé le virage de l’industrialisation postcoloniale, au détriment du secteur agricole. Une deuxième lecture s’impose concernant le virage de la mondialisation à outrance et la dislocation de l’Etat-nation.


O

pinion

L’Iran joue avec le feu

Par: Ahmed Charaï

L’attaque contre deux tankers a fait monter de plusieurs crans la tension dans le golfe. Les USA et la Grande Bretagne accusent nommément l’Iran d’être le commanditaire de l’agression. En conséquence, Washington a décidé d’envoyer mille soldats en plus dans la région. Ce regain de tension cache mal les fissures au sein du régime iranien. La classe moyenne subit de plein fouet l’impact des sanctions américaines. L’accord nucléaire de 2015 n’a pas produit les effets attendus sur le plan économique. Le seul soutien est celui de la Chine et de la Russie et il est surtout politique. Dans ce contexte, l’implication de l’Iran dans l’agression des pétroliers n’est pas très compréhensible, car le soutien de l’Europe et du Japon lui est indispensable pour résister à la très forte pression américaine et à la coalition régionale. Si l’accord nucléaire tombe définitivement, que les autres occidentaux reprennent les sanctions, l’économie iranienne peut sombrer même avec le soutien de la Chine. L’administration Trump veut forcer l’Iran à négocier sur son programme balistique et ses interventions dans les pays de la région. L’option du changement de régime n’est plus affichée. A Téhéran, Hassan Rohani paraît prêt à passer par les faucons qui jouent la tension, quitte à renforcer la dépendance vis-à-vis d’autres puissances. L’Iran comptait sur le marché du pétrole pour inciter les pays non producteurs à intervenir, une importante hausse des prix servirait les intérêts iraniens. Mais cela n’a pas eu lieu, parce que l’Arabie saoudite inonde le marché. C’est dire si la marge de manœuvre de Téhéran est réduite. En face, la stratégie de Trump, celle d’une pression maximale, sans la guerre, comporte un risque, celui d’une déflagration imprévue. Si la présence militaire américaine est ciblée, il sera difficile d’éviter un conflit généralisé aux conséquences néfastes pour les équilibres régionaux et sur la route qu’emprunte le quart du pétrole utilisé dans le monde. C’est donc une partie très serrée qui se joue en ce moment. Personne ne veut l’embrasement. L’Union européenne veut sauver ce qui reste de l’accord de 2015, tout en réclamant un assagissement de l’Iran. Et si au final, la solution venait de l’Iran lui-même ? Quarante ans après la révolution islamique, les slogans ne mobilisent plus les foules. La jeunesse rêve d’une autre époque où la liberté serait une valeur cardinale. Les tentations impériales de l’oligarchie religieuse sont antinomiques avec les rêves de la jeunesse. La tension actuelle pourrait renforcer la classe moyenne et la jeunesse dans leur désir de changement. Quoi qu’il en soit l’Iran ne peut que négocier. Le rapport de forces ne lui est pas favorable et le soutien européen s’effrite. Le probable futur Premier ministre anglais, Boris Johnson, veut se retirer de l’accord nucléaire. Toutes les grandes entreprises se sont retirées de l’Iran de peur des sanctions américaines. Si Téhéran veut négocier, en gardant des cartes, c’est le moment. Sinon l’Iran joue avec le feu.

28

28/06/19


R

apport

RDC: Ebola fait plus de 1.500 morts… Par La Majalla

chiens écrasés. A ce sujet, les autorités sanitaires congolaises ont déclaré lundi que «le nombre de décès de la maladie à virus Ebola dans l'est de la République démocratique du Congo a dépassé la barre de 1.500 décès en dix mois dans deux provinces où elle sévit».

De l’Afrique équatoriale et plus précisément, la République Démocratique du Congo, émanent des informations plus que tristes. Car, si la mort est une tristesse en soi, celle de 1500 personnes, serait à la fois une catastrophe. Pas uniquement par le nombre, mais surtout la façon de voir mourir les gens en masse, comme si l’humanité Le bulletin quotidien du ministère de la Santé daté n’a pas quitté le Moyen-âge et son lot d’épidémies de dimanche, présente plus de détails : «Depuis le début de l'épidémie, le cumul des cas est de de peste et du typhus. Encore plus poignant, est ce «silence» presque 2.239, dont 2.145 confirmés et 94 probables. Au parfait des médias, ou du moins, cette «attention» total, il y a eu 1.506 décès (1.412 confirmés et 94 digne des faits divers, et de la rubrique des probables) et 621 personnes guéries».

30

21/06/19


Ces mêmes autorités indiquent que «276 cas suspects sont en cours d'investigation», avant d’ajouter que «13 nouveaux cas sont confirmés» et «140.915 personnes sont vaccinées». L’épidémie a frappé en dehors des frontières du RDC, et plus précisément en dehors des limites des provinces congolaises du Nord-Kivu (est) et de l'Ituri (nord-est), est celui d’un enfant de 5 ans décédé le 12 juin et de son frère le lendemain, en Ouganda voisin. Les autorités congolaises, ont annonce que des discussions ont été engagé avec l'Ouganda, dans le but de finaliser un protocole d'accord «qui définira les procédures de collaboration sanitaire approfondie entre les deux pays». Il faut rappeler que l'épidémie déclarée le 1er août sur le sol congolais est la dixième en RDC depuis 1976, et la deuxième la plus grave dans l'histoire de la maladie après les quelque 11.000 morts enregistrés en Afrique de l'Ouest (Liberia,

31

21/06/19

Guinée, Sierra Leone) en 2014. La lutte contre cette épidémie déclarée dans une zone des conflits est rendue davantage difficile à cause des résistances communautaires, face aux activités de ripostes organisées par les autorités et leurs partenaires. Mauvais hasard des choses ou comble de l’histoire, les zones concernées par Ebola, le sont aussi, par des conflits armés. Chose qui rend toute intervention difficile, et même parfois impossible, tant les belligérants ne sont nullement prêts à déposer les armes, ou admettre une accalmie, aussi temporaire qu’elle soit, pour permettre aux équipes médicales d’intervenir et accomplir des missions, dans des zones actuellement inaccessibles. Dans le but d’entreprendre de nouveaux efforts dans la riposte, les Nations unies ont nommé le 23 mai un «coordinateur de l'intervention d'urgence» contre l'épidémie d'Ebola en RDC.


R

apport

Guinée-Bissau : Bras de fer avec la majorité Par La Majalla À quelques heures de la fin du mandat présidentiel, et après des semaines de mésentente avec la majorité issue des législatives de mars sur le choix d'un nouveau chef de gouvernement, Aristide Gomes, a été reconduit samedi, au poste de Premier ministre, par le président bissau-guinéen José Mario Vaz Faut-il rappeler que le président Vaz avait cette semaine, au moins à deux reprises, plus de trois mois après les législatives, avait refusé de nommer à la tête du gouvernement le chef de la majorité parlementaire, son ex-Premier ministre et chef du Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC), Domingos Simoes Pereira. Entre les deux hommes, pourtant issus du même parti, la crise avait éclaté en août 2015 avec le limogeage par M. Vaz de M. Pereira, qui était alors son Premier ministre. Peu après le limogeage de M. Pereira, le PAIGC, formation qui a mené la lutte de libération du pays, a exclu M. Vaz. Cette nomination intervient suite aux manifestations de la majorité à Bissau pour l'y contraindre. La constitution du bureau de l'Assemblée nationale, toujours bloquée samedi à cause de divergences entre la majorité et l'opposition sur le partage des postes, après les législatives du 10 mars remportées par le PAIGC, a été mise comme condition pour la nomination d'un Premier ministre. Le PAIGC a finalement proposé de reconduire dans ses fonctions Aristide Gomes, un de ses membres qui occupe le

poste de Premier ministre depuis avril 2018, dans le but de débloquer la situation au niveau gouvernemental. Finalement, un décret du président Vaz, a indiqué samedi que «M. Aristide Gomes est nommé Premier ministre». Un communiqué distinct de la présidence précise que «Gomes devait être investi dans la foulée dans l'après-midi». Sous menaces de sanctions la classe politique si elle ne trouvait pas rapidement une issue aux problèmes politiques

32

28/06/19


en cours depuis 2015, la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), médiatrice dans la crise, avait réclamé jeudi la nomination d'un nouveau Premier ministre d'ici au dimanche 23 juin. En février 2018, la Cédéao avait déjà pris des sanctions - interdiction de voyager dans l'espace régional, gel des comptes bancaires - contre 19 personnalités bissauguinéennes pour non-respect d'un accord de sortie de crise politique, mais celles-ci n'avaient pas eu l'effet escompté. La date du 23 juin correspond à la fin du mandat de cinq ans du président Vaz. Passé ce délai, le pays sera en affaires courantes jusqu'à la présidentielle du 24 novembre et le président sera privé de certaines prérogatives, dont celles de nommer un Premier ministre ou de dissoudre le Parlement. La Guinée-Bissau, petit pays lusophone d'Afrique de l'Ouest peine à sortir de la crise qui avait éclaté en août 2015 avec le limogeage par M. Vaz de M. Pereira, et ce, malgré le bon déroulement des législatives du 10 mars, remportées par le PAIGC. Le blocage persiste au niveau du Parlement, malgré la nomination d'un chef de gouvernement. Depuis la reprise des travaux à l'Assemblée nationale, le 18

33

28/06/19

avril, les débats achoppent sur la composition du bureau de l'Assemblée. Le chef du parti d'opposition Madem, formé de députés frondeurs du PAIGC, Braima Camara, a fait un geste d'ouverture vendredi en renonçant à briguer le poste de deuxième vice-président de l'Assemblée, pourtant dévolu à sa formation, mais que le PAIGC ne voulait pas le voir occuper personnellement pour des questions de rivalités politiques. «J'ai pris la décision par patriotisme, soucieux de la souffrance de mon peuple» et par «souci de débloquer la crise», a déclaré le dirigeant du Madem, qui proposera un autre nom. Tout en sachant que le PAIGC et ses alliés contrôlent une majorité de 54 sièges sur 102. Le Madem et le Parti pour la rénovation sociale (PRS) se partagent les 48 sièges restants de l'Assemblée, avec respectivement 27 et 21 d'entre eux. La crise politique en Guinée-Bissau avait d'autant plus inquiété la communauté internationale que les élections de 2014, qui ont marqué l'arrivée au pouvoir de M. Vaz, s'étaient traduites par un retour progressif à l'ordre dans ce pays secoué par des tentatives de putsch à répétition.


Issue 1753- Jiun 28/06/2019

Un magazine politique hebdomadaire

Ahmad Ahmad président de la Confédération africaine de football :

D’une gloire sans égal à un possible renvoi de la CAF

www.majalla.com


A

rt

Manarat 2019 – Une programmation riche et diversifiée

La deuxième édition du Festival du Cinéma Méditerranéen Manarat [Phares] se tiendra du 1er au 7 juillet 2019. Après une première conférence de presse en marge du Festival de Cannes, une deuxième conférence de presse s’est tenue le mercredi 19 juin. Dora Bouchoucha, directrice du festival, Chiraz Latiri, directrice générale du CNCI, Sophie Renaud, directrice de l’Institut français de Tunisie, Khansa Bouassida, responsable de la Direction Communication Institutionnelle au sein de la BIAT et Leila Tekaia, directrice centrale au sein de l’Office National du Tourisme Tunisien, ont

de musique symphonique d’El Djem (Tunisie) aura lieu du 5 juillet au 9 août avec sept spectacles d’envergure internationale. Soutenu par la Fondation Arts et Culture by UIB, ce festival poursuit ainsi sa mutation et sa progression sur lesquelles nous reviendrons. Le programme débute le 5 juillet, avec «Les plus beaux airs lyriques italiens avec la Fondation du Festival Pucciniano» (Italie). Le 13 juillet, avec « Soirée de l’Orchestre de la Radio nationale» (Ukraine). Le 20 juillet, «Musique symphonique avec l’Orchestre Concerto Malaga», (Espagne). Le 24 juillet, «Musique classique avec l’Orchestre de chambre de Minorque» (Espagne). Le 27 juillet, «Soirée de l’Orchestre symphonique

accueilli presse et professionnels, venus nombreux pour découvrir le programme de cette deuxième édition du festival Manarat, après le fort succès rencontré en Tunisie et en Méditerranée en 2018. L’esprit de Manarat, construit autour du cinéma méditerranéen, est avant tout de réunir. Réunir le public autour de valeurs partagées, réunir les institutions autour de projets communs et réunir les différentes régions du pays autour de projections balnéaires gratuites et accessibles à tous.

Festival de musique classique d’El Djem : Programme copieux.

La trente-quatrième édition du Festival international tunisien». Le 3 août: Valses et Polkas avec l’Orchestre du Bal de l’Opéra de Vienne». En clôture le 9 août, Soirée «Mozart entre deux rives» avec les Jeunes Cordes de France et plusieurs chœurs (Les Voix de Schéhérazade, Angham by UIB et Tunis 88).

Les confessions d’une Américaine sur la Révolution algérienne

Le titre du livre d’Elaine Mokhtefi, «Alger, capitale de la Révolution, de Franz Fanon aux Black Panthers», reflète insuffisamment les milliers d’anecdotes et de révélations sur les années de la Révolution algérienne et sur les premières années de l’indépendance. Elaine Mokhtefi, du nom de son défunt mari, qui fut un militant du FLN, est née aux Etats-Unis. En 1951, elle quitte son pays

36

28/06/19


pour l’Europe. Très vite, elle s’installe en France. Dans ces années brûlantes de l’anticolonialisme, elle se rapproche des mouvements politiques qui œuvrent à l’émancipation des êtres humains. Elle sera de plusieurs conférences, dont celle d’Accra, approchant à la fin des années 60, l’âme africaine qui brise ses chaînes. Elle se retrouve aussi faisant partie du bureau de New York du FLN, où elle croise des hommes qui, alors, ne sont que des battants pour la cause nationale. D’abord, Abdelkader Chanderli, chef du bureau installé là pour agir sur l’ONU. Il y a aussi Mohamed Sahnoun, qui deviendra son intime, M’hamed Yazid et bien d’autres, comme Cherif Belkacem, ou encore Franz Fanon, dont elle sera une proche amie jusqu’à la mort, avec son épouse Josie. Elle sera l’une des dernières, sinon la dernière, à voir le grand militant avant sa mort.

de lecture publique du chef-lieu de Tizi Ouzou, la 20e édition des rencontres littéraires, avec un auteur, artiste-peintre, chanteur, compositeur, Mokrane Aït Lounès. Cette rencontre a permis de faire découvrir à un public de femmes et d’hommes cet auteur, âgé aujourd’hui de 70 ans, un autodidacte qui ne connaissait pas «un seul mot en français» lorsqu’il émigra en France en 1963, âgé alors de 14 ans, quittant, avec ses parents, à trois heures, son village natal, Tanedlest, chef-lieu de la commune des Aït Khelili (Mekla -Tizi Ouzou). Mokrane Aït Lounès, de son vrai nom Nazef Mokrane, vivant toujours en France avec sa famille, dira à cette occasion qu’il avait toujours à l’esprit «l’espoir de pouvoir écrire un jour tout ce qu’il avait en tête, y compris lorsqu’il était enfant et en rapport avec la vie, la société, l’amour, la haine».

Le parcours atypique de Mokrane Aït Lounès.

Le Festival gnaoua s’ouvre en grande pompe

La direction de la culture de la wilaya a organisé, jeudi dernier, au niveau de la Bibliothèque principale

La 22ème édition du Festival gnaoua et musiques du monde s’est ouverte, jeudi à Essaouira (Maroc),

sur l’emblématique parade, colorée et représentative des traditions musicales marocaines. Dans une ambiance festive et joyeuse, une vague humaine a franchi la Médina de Bab Doukkala vers la Place Moulay El Hassan, jalonnée de troupes folkloriques de différentes régions du Maroc et des mâalems gnaouis, sous le regard admiratif et curieux des festivaliers. Les troupes qui ont défilé dans les rues de la ville, escortées d’une foule dense et enthousiaste, ont très vite laissé place à un magnifique concert d’ouverture réunissant le Maâlem Hassan Boussou et Osain Del Monte. Un large public a vibré, à la Place Moulay El Hassan, séduit par les rythmes de cette fusion exécutée avec brio par les deux artistes, et qui a non seulement été l’une des prestations les plus applaudies de la soirée mais a également prouvé le talent, toujours renouvelé, de Hassan Boussou, à faire prospérer l'art gnaoui dans sa dimension la plus traditionnelle ainsi que dans sa capacité à fusionner avec tous les genres musicaux. Au-delà de sa parfaite maîtrise de la «tagnaouite», Hassan Boussou s’est d’ailleurs toujours imposé comme un maître en matière de fusions musicales avec des musiciens de légende.

Saïdia accueille le 11ème Salon régional du livre.

Le ministère de la Culture et de la Communication marocain organise, du 8 au 14 juillet prochain à Saïdia, la 11ème édition du Salon régional du livre, sous le thème «Les zones frontalières, espace de rencontre et de coexistence». Ce rendez-vous culturel s'inscrit dans le cadre des efforts du ministère de la Culture et de la Communication visant à promouvoir la lecture au sein de l’ensemble des catégories de la population, indique un communiqué de la direction régionale du ministère. Ce salon a aussi pour objectif d’enrichir le programme culturel et artistique dans la «Perle bleue», encourager les estivants à la lecture et faire connaître aux visiteurs de la ville, notamment les Marocains résidant à l’étranger, la production culturelle nationale, précise le communiqué. En parallèle avec l’exposition de livres, cette édition,

37

28/06/19


A

rt de la culture congolaise.

Latifatou W. Sawadogo contre les grossesses non désirées

La littérature africaine vient à nouveau de s’enrichir avec la sortie d’un nouveau livre écrit par une

animée par plusieurs éditeurs, intellectuels, écrivains et artistes, comprend également des colloques, des ateliers et des activités artistiques, en plus de rencontres de signature de différents ouvrages, notamment des recueils de poésie, des romans et des recueils de nouvelles. Cet événement propose, en effet, un programme culturel diversifié, notamment une exposition d’arts plastiques, des soirées poétiques et des ateliers thématiques, dont un atelier pour enfants et d’autres dédiés au dessin et au cinéma.

L’art consacré à l’éducation et au changement social en RDC

L’artiste-musicien, John Mpolesha a invité ses pairs à exercer une profession musicale consacrée à

l’éducation des masses et au changement social, en prévision de la journée internationale de la musique, célébrée le 21 juin de chaque année. John MPolesha qui s’insurge contre la production des chansons moins éducatives par de nombreux artistes, soutient que la musique est une forme d’expression humaine individuelle, source de rassemblement collectif et de plaisir, bref un moyen original de communication de pensée et de sentiment. La musique donne ainsi à l’artiste un pouvoir d’identification, de différenciation, de valorisation ou encore d’évocation face aux problèmes de société, a-t-il indiqué. En outre, il a lancé un appel aux jeunes artistes à créer l’unité, la concorde et le respect mutuel entre les professionnels de musique et le gouvernement, en faveur de l’évolution du secteur

38

28/06/19

toute nouvelle écrivaine. Intitulé «Lourd secret de famille». Ce livre est une œuvre de la jeune burkinabaise Latifatou W. Sawadogo. A travers cette œuvre qu’elle adresse notamment à la gente féminine et à la jeunesse, l’écrivaine s’engage dans la lutte contre les grossesses non désirées en milieux scolaires. Sensibiliser contre les grossesses non désirées, c’est le but que s’est fixée Latifatou W. Sawadogo. Pour y arriver, l’étudiante burkinabaise en master «Transport-Logistique» et vendeuse d’articles pour femmes enceintes et pour bébés a choisi la littérature en sortant son tout premier roman : «Lourd secret de famille». D’une soixantaine de pages, le livre évoque l’histoire d’un jeune couple étudiant très amoureux obligé de rompre leur relation dès suite d’une grossesse non désirée ; une situation qui engendrera une tragédie familiale. A travers l’œuvre, Latifatou W. Sawadogo veut inciter les élèves à «se protéger ou à s’abstenir pour éviter ce phénomène qui prend de l’ampleur». Elle invite également les parents à être plus proches et plus complices avec leurs enfants. La jeune écrivaine de 24 ans a procédé à la dédicace de cette œuvre le 15 juin 2019. Et même si l’ouvrage n’a pas pu passer par une maison d’édition avant de sortir, il est déjà


contre la pollution sonore, au moyen des actions artistiques et encourager la population Kinoise à une production modérée des sons.

Festival de jeunes talents «Afrique».

apprécié par bien de lecteurs.

Le sacre du poète Parfait Dobi Maré

Le Centre international de recherches et de créations artistiques (CIRC’ART) (Burkina Faso), a organisé, à Ouagadougou, une cérémonie consacrée à la délibération des résultats du concours du prix international de la poésie Jacques- Prosper-Bazié. Lancé le 11 février 2019 par le Centre international de recherches et de créations artistiques (CIRC’ART), le concours du prix international de la poésie Jacques-Prosper-Bazié a connu son épilogue au cours d’une cérémonie, tenue dans la matinée du samedi 15 juin 2019 à Ouagadougou. Ce concours, selon les initiateurs, est destiné aux jeunes âgés de 17 à 30 ans, n’ayant encore aucune publication à leur actif en poésie, et ressortissants des pays tels le Burkina Faso, la Côte d’ivoire, le Niger, le Bénin, le Mali et le Togo. Et pour cette première édition, a expliqué le président de Jury, Fousséni Kindo, conformément au règlement intérieur du concours

et les critères ci-après, à savoir la thématique, le champ rhétorique (figure de style, densité, rythme, ponctuation) et l’originalité, 19 œuvres sur 20 postulées ont été examinées et évaluées par le jury. A l’issue de cela, le candidat burkinabè Dobi Parfait Maré a été sacré premier des lauréats avec la note de 14,67 sur 20.

Le Collectif des jeunes talents «Afrique » poursuit sa phase d’enregistrement des candidatures pour la première édition de son festival, dont la phase de prestation et de l’exposition d’œuvres d’art est prévu du 11 au 25 juillet courant au Centre culturel congolais «Le Zoo» à Kinshasa. Selon le secrétariat général à la Culture et aux arts, Binti Beta, membre de l’organisation, le but de ce festival est de promouvoir les œuvres d’art, la musique, la poésie et le théâtre des génies de l’Afrique centrale. Après la phase d’enregistrement programmée du 17 au 24 juin, interviendra ensuite la présentation des œuvres d’art, des textes de poésie, de slam et des pièces de

Festival international des sonorités

Le collectif d’artistes «Malafi’arts» a organisé les 21 et 22 juin 2019 à Kinshasa, le Festival international des sonorités de Kinshasa (FISOKIN) visant la sensibilisation à la lutte contre la pollution sonore, indique un communiqué de cette structure. Selon cette source, la première soirée du festival s’est déroulé au Centre culturel Bel campus, dans la commune de Limete, et la seconde soirée à l’espace Planète «J», au quartier 1 dans la commune de N’djili. «Le Collectif Malafi’arts production » a voulu à travers cette manifestation, contribuer à la lutte

théâtre, durant la période allant du 25 juin au 3 juillet 2019. Des séances d’examen et de sélection des produits des prestataires sont programmées du 4 au 10 juillet avant d’entamer la phase de l’expositionvente de meilleures œuvres retenues.

Exposition d’art des femmes peintres…

Le Centre culturel Boboto (CCB) organise du 28 juin au 8 juillet, une exposition d’art des femmes peintres dans sa salle de conférences, apprend-on mercredi du comité organisateur. Cette exposition d’art dont le thème est «La femme congolaise entre combat et espoir», connaitra la participation des artistes de talent, dont Immaculée Monkamwisi, Sarah Ndele, et Fallone Mambu, indique la source. Plusieurs amateurs d’art, des hommes de culture et des opérateurs culturels y seront présents pour admirer divers tableaux de peinture réalisés dans le but de faire la promotion des artistes féminins en vue de les encourager.

39

28/06/19


Po

rt

ra

it

Ahmad Ahmad président de la Confédération africaine de football :

D’une gloire sans égal à un possible renvoi de la CAF Texte : Moncef Mezgheni Dessin : Ali Mendalaoui

1 Il n’existe de nom plus facile à retenir, que celui d’Ahmad Ahmad. Le nom et le prénom sont identiques. Ce personnage est né dans un foyer musulman, un certain mercredi 30 décembre 1959 à Mahajanga à (Madagascar) - Son étoile brillera dans le sport et le football dans son pays, où il y occupera des postes de plus en plus importants… Jusqu’à devenir ...ministre des Sports... - Il va gravir les marches de la gloire, hors de son pays Madagascar (cette grande île africaine), pour viser un poste continental… 2 – Gagner sans équivoques, ou tout perdre. - Etait impératif pour Ahmad Ahmad d’engager une bataille contre Issa Hayatou, le président de la CAF, qui se renouvellait sans cesse. - Son adversaire Issa, est du genre fidèle à une candidature sans limites, et pour réussir, a su rallier les voix et remporter la présidence pendant deux décennies. - Issa Hayatou paraissait en figure incontournable sur l’échiquier. Chose qui a poussé Ahmad Ahmad à entreprendre ces élections continentale, dans une ambiance sur laquelle pesait un lourd «ennuie de la direction de Hayatou». Ahmad Ahmad était l›heureux candidat qui a eu la chance de remporter la présidentielle de l›Union africaine (UA) et de faire face à Issa Hayatou, président historique de la CAF. - Issa Hayatou est considéré personnage incontournable des élections de la présidence de la

CAF. Car il maitrisait la situation et disposait d’une connaissance sans égale non seulement de la CAF mais aussi de la FIFA, et surtout du style de son ancien président, Blatter, et sa manière de mener les cinq continents ?

3 – Ahmad le conquérant face à Issa le dinosaure. - Cet homme dont le prénom et le nom sont identiques, ira à la conquête de la CAF, nouera des alliances, marquera des but, et abrogera les éternelles victoires d’Issa Hayatou à la tête de la CAF. - Même si ce dernier apparaissait comme un record administratif et sportif africain. - Et difficile à surmonter après deux années d’exercices. - Mais.. A la victoire d’Ahmad Ahmad, qui a pu vaincre le dinosaure, les présents lui ont accordé tous les honneurs, dans l’espoir d’une aube nouvelle pour le football africain, sur un air musical, qui vantait la victoire du chevalier sur le méchant dragon ? 4 –Un témoin Egypien éloqant de la CAF - A l’image de tout président, Ahmad Ahmad, tout en sachant qu’il est secondé par d’autres élus, a sombré dans des malversations, conclusion de contrats dans une opacité totale, réception de potsde-vin, et aussi tentativess de faire taire les voix qui se sont levé contre lui. - La plus en vue, est celle qui concerne la marque Puma et une autre entreprise, avec des doutes qui pèsent encore concernant cette transaction. - Le Secrétaire Général de la CAF, l’Egyptien Amrou Fahmi, a préféré tout dire et avouer l’intégralité des secrets de cette affaire. A savoir

40

28/06/19

les transactions douteuses et les malversations financières. Tout avec des chiffres à l’appui, qui accusent son président Ahmad Ahmad. - Amrou Fahmi, tout en s’adressant à la plus haute instance footballistique, à savoir la FIFA, a accusé le président de la CAF, d’avoir versé 20 milles dollars, dans les comptes de certains présidents de fédérations africaines, à l’exemple de celui du Cap-Vert et da la Tanzanie. Ceci n’est que la partie apparente de l’iceberg. - Amrou Fahmi, n’aurait pour toute récompense que l’exclusion de son poste, pour avoir divulgué des secrets administratifs. 5 – Le périple des stades aux calvaires. - Ahmad Ahmad a été porté en héros suite à sa victoire à la tête de la CAF. - Par contre, il est accusé actuellement de malversations financières et de pots-de-vin. - L’affaire n’a pas commencé avec la marque PUMA, ou autres…. Et n’est pas prête à finir à ce stade. De son lieu de résidence, il a été convoqué pour être interrogé par la justice. - De la sorte, il est passé à la vitesse de la lumières des Olympes des sports aux abimes… 6 – Ahmad Ahmad et Oum Kalthoum - Il se fait certain qu’Ahmad Ahmad est très occupé ces jours-ci par sa situation personnelle. - Malgré sa présence en Egypte dans les stades. (Le Caire – Eté – 2019) - Peut-être en Egypte, il se veut entendre que: - La Diva Oum Kalthoum prier «les temps anciens de revenir» Peut-être ces «temps sont révolus»?


Turn static files into dynamic content formats.

Create a flipbook
Jeudi noir en Tunisie by المجلة - Issuu