Colère et indignation après l’arrestation de Karim Tabbou
Fin de l’aventure pour Aigle Azur
Un magazine politique hebdomadaire
Issue 1764- Septembre 13/09/2019
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Un magazine politique hebdomadaire
La Chinoise Carrie Lam Cheng: Test de pouvoir entre le marteau de Beijing et l’enclume de la rue de Hong Kong www.majalla.com
Observation des élections en Tunisie
La société civile au pas de charge www.majalla.com
Un magazine politique hebdomadaire
Issue 1764- Septembre 13/09/2019
Tshisekedi défend ses «100 jours»…
Une reprise qui se fait attendre…
Débats présidentiels en Tunis : Un oral qui se cherche un écrit…
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Au moins 29 morts dans deux attaques dans le Nord 36
Éditeur en chef
HH Saudi Research and Marketing (UK) Ltd
Secrétaire de Rédaction
10th Floor Building 7 Chiswick Business Park 566 Chiswick High Road London W4 5YG
Ghassan Charbel Un magazine politique hebdomadaire
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Mostafa El-Dessouki
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Tel : +44 207 831 8181 - Fax: +44 207 831 2310
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Des manifestants tiennent un drapeau géant du Cachemire administré par le Pakistan, lors d'une manifestation antiindienne à Karachi le 18 août 2019. (Getty)
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Un employé de la société Municipalité d'Ahmedabad procède à la fumigation d'une zone pour empêcher les moustiques de se reproduire dans une colonie résidentielle lors de la Journée mondiale des moustiques à Ahmedabad le 20 août 2019. (Getty)
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ctualités
L’Afrique en bref zimbabwéen, Robert Mugabe, est arrivé ce mercredi à l’aéroport international Robert Gabriel Mugabe d’Harare. Il recevra un hommage national avant d‘être inhumé dans un lieu dont l’identité reste encore à déterminer. Après 37 ans au pouvoir, l’ancien chef de guérilla a été poussé à la démission en 2017, laissant dans son sillage une crise économique marquée par l’hyperinflation, le chômage et une chute brutale des conditions de vie de ses 16 millions d’habitants. Sur le tarmac de l’aéroport, seule une centaine de personnes La commission aura pour mission d’organiser, surveiller le processus électoral et “superviser toutes ses étapes
électorale— à l’autorité indépendante en charge des élections”, a précisé M. Vers la création d’une autorité Belkacem Zeghmati devant les députés de électorale indépendante l’Assemblée nationale. Le ministre algérien de la Justice a Elle aura pour mission d’organiser, présenté mercredi au Parlement un projet surveiller le processus électoral et de loi prévoyant la création d’une autorité “superviser toutes ses étapes, depuis la indépendante en charge des élections, qui convocation du corps électoral jusqu‘à organiserait le prochain scrutin présidentiel l’annonce des résultats préliminaires”, a-tsans que le gouvernement ne s’implique il ajouté. dans le processus. Le texte prévoit le transfert de “toutes Zimbabwe Muhammadu Buhari, le candidat du Congrès de tous les Progressistes (APC) a été déclaré vainqueur de la présidentielle de février. les prérogatives des autorités publiques Arrivée de la dépouille de Mugabe —à savoir administratives en matière La dépouille de l’ancien président chantant les louanges du défunt dirigeant s‘étaient attroupées pour accueillir le héros de l’indépendance, alors que la famille Mugabe avait publiquement invité tous les Zimbabwéens à se rendre à l’aéroport. Algérie
Nigeria
La justice valide l'élection du président Buhari
Sur le tarmac de l’aéroport, seule une centaine de personnes s‘étaient attroupées pour accueillir le héros de l’indépendance.
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Plus de six mois après les élections générales, la justice nigériane a validé mercredi l‘élection à la présidence de Muhammadu Buhari pour un second mandat, un résultat que contestait l’opposition. Muhammadu Buhari, le candidat du Congrès de tous les Progressistes (APC) a été déclaré vainqueur de la présidentielle de février,
Zuma avait notamment été accusé d’avoir utilisé de l’argent public pour rénover la résidence en y construisant un amphithéâtre, une piscine et un enclos pour le bétail
avec %56 des voix contre %41 pour son principal opposant, Atiku Abubakar, du Parti Populaire Démocratique (PDP). Le candidat malheureux avait dénoncé une “parodie d‘élection”, entachée selon lui de nombreuses irrégularités et tricheries. L’opposition avait déposé en mars une requête pour faire annuler les résultats, mais cette dernière décision de justice était attendue et n’est une surprise pour personne au Nigeria.
la controverse en 2016. Il avait notamment été accusé d’avoir utilisé Zuma sommé de rembourser ses de l’argent public pour rénover la résidence prêts en y construisant un amphithéâtre, une Jacob Zuma, l’ancien président d’Afrique piscine et un enclos pour le bétail. La Cour du Sud serait-il devenu insolvable ? Si constitutionnelle avait alors jugé qu’il avait l’on s’en tient à la presse sud-africaine, enfreint la Constitution et l’avait sommé l’ancien dirigeant aurait des difficultés à de rembourser une partie des 23 millions épurer ses créances, jusqu‘à risquer de de dollars car la totalité de cette somme perdre sa résidence sise dans son village n’avait pas contribué à renforcer sa sécurité natal, Nkandla, dont la réfection avait créé comme cela était convenu. Afrique du Sud
Kenya
Sécheresse : le cri de détresse des millions de Kényans
Près de 3 millions de personnes, sont menacées par une crise alimentaire en raison de la sécheresse qui s’abat ces derniers temps dans leurs zones.
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Au Kenya, près de 3 millions de personnes, sont menacées par une crise alimentaire en raison de la sécheresse qui s’abat ces derniers temps dans leurs zones. A cause de la sécheresse qui touche tous les comtés ou presque arides ou semi-arides du nord kényan, la situation alimentaire de près de 3 millions de personnes dont la plupart sont des éleveurs et des agriculteurs sont affectées. En attendant les 2 milliards de shillings d’aides (17,7 millions d’euros) promis
A
ctualités réélection à la présidence, face notamment au candidat du principal parti d’opposition Ossufo Momade (Résistance nationale du Mozambique, Renamo). Sénégal
Macky Sall favorable au Pont Kinshasa-Brazzaville
Le petit stade était bondé et les portes étaient fermées quand Filipe Nyusi a tenu son meeting de campagne.
Mozambique Filipe Nyusi, a annoncé mercredi le parti au pouvoir, un mois avant des élections générales. Selon des témoins, le petit stade était bondé et les portes étaient fermées quand Filipe Nyusi a tenu son meeting de campagne. Mais à l’issue de la réunion de nombreuses Mozambique personnes ont tenté de sortir en même Dix morts après une bousculade lors temps, certaines sont tombées et ont été piétinées. Au moins 6 femmes et 4 hommes d'un meeting électoral ont été tués, selon le Frelimo. Des élections Au moins 10 personnes sont mortes lors doivent avoir lieu le 15 octobre dans cette d’une bousculade dans un stade de la ancienne colonie portugaise du sud-est de ville de Nampula (nord) à l’occasion l’Afrique. Filipe Nyusi est le favori pour sa d’une réunion électorale du président du
Le projet du pont route-rail entre Kinshasa et Brazzaville est si pertinent sur le plan continental que le président sénégalais tient à ce qu’il se concrétise. Brazzaville, accueille du 10 au 12 septembre le 5è forum « Investir en Afrique ». Un forum placé sous le
par le gouvernement pour faire face à cette sécheresse et faute d’une grande mobilisation des agences humanitaires, ces Kényans ne se contentent que de lancer des cris de détresse par le truchement de la presse.
Le président sénégalais a donné son accord pour la réalisation de ce pont.
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Il s’agit du niveau plus bas de l’inflation depuis six ans, ce qui, selon les analystes, devrait entraîner de nouvelles baisses de taux de la part de la banque centrale.
thème « Tirer partie des partenariats pour promouvoir la diversification économique et la création des emplois dans les économies africaines ». Ce forum censé définir de nouvelles stratégies optimales de développement du continent se tient au moment où le Congo et son voisin la RDC font feu de tout bois pour que Brazzaville et Kinshasa soit reliés par un pont route-rail. Daté de l‘ère de l’ancien président Mobutu Sese Seko (1997-1965), ce projet devrait doter le Congo et la RDC d’une passerelle mesurant près de 1575 mètres et sera constituée d’un péage, d’une voie ferrée, d’une route et d’un trottoir. Un projet jugé pertinent non seulement par les présidents Tshisekedi et Sassou-Nguesso, mais aussi par leur homologue sénégalais qui a lui aussi fait le déplacement de Brazzaville.
pour la première fois ses créations sur le podium de l’Africa fashion week London. Côte d'Ivoire
Le FPI renonce à sa participation à la nouvelle commission électorale
Le Front populaire ivoirien (FPI, opposition), qui avait refusé de siéger au sein de la nouvelle Commission électorale en Côte d’Ivoire, va revenir sur sa position, après avoir obtenu un accord avec le gouvernement, a annoncé lundi son responsable. Il y a une semaine, Pascal Affi N’Guessan, président d’une tendance du FPI, avait refusé de désigner un représentant à la Commission électorale indépendante (CEI), censée organiser la L’événement londonien constitue une plateforme vitale pour les jeunes et futurs designers africains. présidentielle de 2020, jugeant qu’elle Égypte plateforme vitale pour les jeunes et futurs n’offrait pas “de garantie d’impartialité”. designers africains, souhaitant se faire “Nous ne sommes pas loin de trouver un L'inflation atteint son plus bas accord et de désigner un représentant”, a connaître sur la scène internationale. niveau depuis six ans Sur un podium d’une multitude de stylistes dit à l’AFP M. Affi N’Guessan, à l’issue Le taux d’inflation annuel des prix à la et créateurs de marques, les Sud-Africains des négociations avec le gouvernement. consommation en milieu urbain en Égypte ont pris le devant de la scène ouvrant Le prochain président de la CEI “ne sera est tombé à 7,5 % en août contre 8,7 % le défilé avec un tour éblouissant de pas issu d’un parti politique. La révision de en juillet. Il s’agit de son niveau plus bas chaussures et de montres en perles. la liste électorale, le découpage et le mode depuis six ans, ce qui, selon les analystes, Lunga Ntuli a été en première ligne de de scrutin seront débattus”, a souligné M. devrait entraîner de nouvelles baisses de ce show vendredi dernier, en passant de Affi qui dirige le camp du FPI opposé aux taux de la part de la banque centrale après garde-voiture en Afrique du Sud à créateur membres restés fidèles à l’ancien président celles engagées le 22 août par son comité de marque prisé. Le créateur sud-africain Laurent Gbagbo, fondateur du parti de politique monétaire. est en fait le cerveau derrière la marque récemment acquitté par la Cour pénale Mais les chiffres rendus publics mardi populaire “LN Watches” qui a présenté internationale (CPI). par l’agence nationale des statistiques restent encore en dessous des prévisions de la Banque centrale qui tablait sur une baisse de 9 % d’ici fin 2020. L’annonce de cette nouvelle intervient au moment où le programme de réformes économiques engagées en 2016 et soutenu par le FMI se rapproche de son terme. Mode africaine
Londres se fait la tribune des créateurs africains
La mode africaine a débarqué cette semaine à Londres à l’occasion de la neuvième édition de l’Africa Fashion Week london. Un événement qui figure en tête du calendrier londonien et constitue une
Le prochain président de la CEI “ne sera pas issu d’un parti politique.
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Encouverture Observation des élections en Tunisie
La société civile au pas de charge Tunis- La Majalla
organisations nationales et la société civile dans le succès des élections.
Alors que le vote pour l’élection présidentielle anticipée a commencé, jeudi 12 septembre à 23h00 (heure locale), en Australie qui concerne quelque 386.053 Tunisiens inscrits dans 44 pays étrangers, la crainte de plus d’irrégularités commence à enfler en Tunisie. C’est la raison pour laquelle l'instance électorale (Isie), qui devra publier ses résultats préliminaires le 17 septembre, veille au plus près sur le bon déroulement du vote. D’ailleurs, le président de la République par intérim, Mohamed Ennaceur, a réaffirmé le principe de la neutralité de l'administration, aux niveaux national, régional et local, tout au long du processus électoral. "Notre objectif premier est que toutes les activités électorales soient conformes à la loi pendant la campagne électorale et le jour du scrutin", a déclaré Ennaceur en inaugurant jeudi en fin d'aprèsmidi le centre de presse de l'Instance Supérieure Indépendante des Elections (ISIE), soulignant l'importance du rôle joué par l'Instance électorale, les
Achref Aouadi, président de l'organisation "I Watch"
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Qui sera le prochain président ?
Une coalition En effet, à première vue, les irrégularités sont plus en tête des problèmes qui inquiètent les activistes de la société civile. A cet égard, une coalition "partenaires pour l'intégrité des élections" ayant pour objectif d'observer les élections législatives et présidentielles et regroupant 28 organisations réparties sur l'ensemble du territoire, a été mise en place.. C’est le président de l'organisation "I Watch" Achref Aouadi a à ce propos déclaré à « Majalla », que le lancement de la coalition "partenaires pour l'intégrité des élections" Lors d'une conférence de presse ce mercredi consacrée à la présentation du programme d'I Watch pour l'observation de la campagne électorale, Aouadi a relevé que les associations et organisations concernées auront pour mission de suivre et de vérifier les rumeurs qui circulent sur les réseaux sociaux et de contrôler le financement de la campagne. « Au moins 1500 personnes ont été chargées de l'observation de l'élection présidentielle », a-t-il ajouté à « Majalla ».
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La crainte de plus d’irrégularités commence à enfler en Tunisie. Selon le président d »I Watch », « le travail des observateurs, consiste à suivre le bon déroulement de l'opération électorale, l'organisation de travail de l'ISIE et sa conformité avec la loi ainsi que la neutralité des membres de l'instance électorale. L'opération d'observation vise également à garantir le droit des électeurs et à empêcher toute tentative de les influencer, à réprimer la fraude et à respecter le silence électoral », a-t-il souligné.
Une salle des opérations Pour sa part, l'instance nationale de lutte contre la corruption (INLUCC) va mettre en place une salle des opérations qui sera en état de réunion permanente, les 14 et 15 septembre, afin de collecter les résultats du
Encouverture Mohamed Ennaceur, président de la République par intérim : «Notre objectif premier est que toutes les activités électorales soient conformes à la loi pendant la campagne électorale et le jour du scrutin". suivi des infractions électorales et ce à l'occasion de la tenue, le 15 courant, de la présidentielle anticipée 2019. « Cette initiative intervient dans le cadre des prérogatives de l'INLUCC, à savoir détecter et enquêter sur les cas de corruption et lutter contre cette dernière, dans le souci de garantir la crédibilité du processus électoral », a expliqué à « Majalla » Chawki Tbib, président de l’Inlucc.. L'instance a, aussi, fait savoir que les bureaux régionaux de l'INLUCC continueront de travailler à leurs sièges dans les régions (Nabeul, Sfax, Sidi Bouzid, Kairouan, Sousse,
Monastir, Gabès, Mednine, Gafsa, Tozeur, Jendouba, Mahdia, Kasserine et Le Kef) exceptionnellement, les 14 et 15 septembre, pour recevoir les plaintes et les appels des dénonciateurs des dépassements et des infractions électorales. Par ailleurs, des équipes mobiles ont été créées et formées, elles sont composées d'observateurs accrédités par l'Instance supérieure indépendantes pour les élections (ISIE), pour assurer le suivi et l'archivage des infractions électorales.
Des infractions et des amendes Dans le même sillage, la Haute Autorité Indépendante de la Communication Audiovisuelle (HAICA) a décidé, d’infliger des amendes à quatre chaines de télévision privées à savoir "El Hiwar Ettounsi ", "Nessma", " Attassia " et " Telvsa TV " et à la radio "Mosaique", pour avoir fait de la propagande politique à des candidats à l’élection présidentielle anticipée. Dans une déclaration à « Majalla », Hichem Snoussi, membre de la Haica, a indiqué que l’instance a infligé une amende de 20 mille dinars à la chaine "El Hiwar Ettounsi pour avoir fait de la publicité politique à des candidats à la présidentielle, le 24 et le 30 août dernier, lors de l’émission " Fekta de Sami Fehri ". Selon le même interlocuteur, la Haute autorité a, aussi, infligé une amende de 10 mille dinars à la à la radio
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privée "Mosaïque", pour avoir fait de la propagande au profit d’un candidat et une amende de 30 mille à la chaine " Nessma " pour avoir évoqué les résultats des sondages d’opinion, contrairement aux dispositions de l’article 70 de la loi électorale alors qu’une autre amende de 20 mille dinars a été décidée contre la chaine privée " Attassia " pour la même infraction. En dépit de ces infractions, les discours de la campagne électorale sur les réseaux sociaux ont été moins violents que lors des élections de 2014, constate le réseau Mourakiboun dans un rapport qui offre une lecture des résultats préliminaires du projet "monitoring 2" sur l'observation de la campagne présidentielle en cours. Dans une déclaration à « Majalla », le président du réseau Mohamed Marzouk a expliqué que ces résultats dénotent « d’une prise de conscience des internautes et des administrateurs des pages sur les réseaux sociaux ». « Une prise de conscience générale des internautes du parti pris politique de certains médias a été constatée, en plus de l'apparition de cas d'autorégulation des réseaux sociaux consistant en des mises en garde contre les fake news et la dénonciation des discours de haine », a-t-il conclut.
Un discours moins violent Il est à noter que Mourakiboun a mobilisé aussi des
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Achref Aouadi, président de l'organisation "I Watch" : « Au moins 1500 personnes ont été chargées de l'observation de l'élection présidentielle ». observateurs sur le terrain, qui ont constaté, que le discours des candidats comporte moins de diffamation et de violence. Et que la « coalition partenaires pour l'intégrité des élections » a mobilisé 1500 observateurs parmi les organisations et associations faisant partie de son réseau notamment "La voix de la jeunesse" (Béja), "Droit et citoyenneté" (Tataouine), "Irada" (Volonté) et l'Association nationale de justice sociale et de développement culturel (Tozeur), l'Association tunisienne de protection de la nature et de l'environnement (Zaghouan) et Vision pour l'avenir (Sousse). Il est à noter que pour le premier tour qui se déroulera dimanche 15 septembre 2009, le président doit obtenir la majorité absolue des voix pour être élu au premier tour. Dans le cas contraire, les deux candidats ayant le plus de voix seront opposés lors d'un second tour dont la date n'est pas connue.
Encouverture Débats présidentiels en Tunis : Un oral qui se cherche un écrit… Par Nasreddine Ben Hadid
et surtout l’octroi des questions. Trois variables, qui, même en invoquant la pleine neutralité des acteurs régissant ce système, on ne peut qu’évoquer cet aléa, comme facteur déterminant. - ces 3 «rencontres» ont pris la dénomination ont été présentées comme étant «des débats». Dés la première minute du premier «débat», le commun des téléspectateurs peut remarque qu’on ne débatte nullement. Une paire de journalistes, pose des questions, tour à tour, à tous les candidats, qui doivent porter des réponses, en un laps de temps chronométré, le même pour tous ces «éventuels» président. Conclusion : Une partition aléatoire, à qui vient s’ajouter une forme d’oral, similaire à ce que rencontrent les étudiants pendant leurs études. Encore plus, la paire de journalistes, dirigeant cet «oral», a pris la peine d’expliquer à tout ce parterre, qu’il est strictement interdit de croiser la parole avec «un collègue»… Toute infraction donne lieu à un droit de réponse, même.
Une première en Tunisie, sous plus d’un aspect : Jamais une présidentielle en Tunisie n’a eu un tel nombre de candidats. Les électeurs auront à choisir entre 26 candidats, dont un en prison, et un autre en fuite à l’étranger. Aussi, mais surtout, une campagne électorale, qui s’est déroulé autrement, tant la télévision publique, a organisé «un débat» (en trois rounds) entre les candidats. Nuance, entre la lecture de mot (à savoir «débat»), on est pris l’inlassable question de savoir, qui débatte quoi avec qui. Le commun des lecteurs, peut visionner et aussi ces trois rounds, il ne verra quelques «escarmouches » entre ces «fantassins». Mais jamais durant ces trois jours, de vraies batailles et réels engagements. Aussi, l’autre revers de la médaille, aucun ne peut imaginer un «débat» entre huit candidats. Rien qu’à imaginer et non vivre, un mal de tête est garanti. Une cacophonie à ne laisser entendre aucune voix.
Un débat, où il est interdit de «débattre»
Sur la forme, l’idée reste discutable. Sur le fond, des questions, et de tailles, s’imposent : - Le «tirage au sort» est certes une variable aléatoire, moralement acceptable, mais reste influente à plusieurs niveau : La partition des groupes, la partition des places,
Sur le plan purement technique, la présence de tous candidats sur le même plateau, n’est nullement une obligation, ou porteuse d’une réelle valeur ajoutée «médiatique». La télévision publique tunisienne aurait pu enregistrer avec chaque candidat à part. Et par
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Je pense que l'organisation de débats télévisés entre candidats à l'élection présidentielle constitue en soi une excellente initiative «revanche» de l’histoire, est celle ou tous les candidats lèvent la main, comme de simples élèves devant une paire d’instituteurs, en réponse à une question plus que banale : Etes-vous d’accord de revenir sur ce plateau, en cas de passage au deuxième tour ? Une chose est certaine : Un engouement populaire, qui a suivi ces trois rounds, diffusés simultanément et en direct sur toutes les chaines du pays. La preuve : Les cafés, qui d’habitude offraient des matchs de football à un public affamé de but, a changé l’antenne vers ces «rounds », devant un public, qui exprimaient face à ces «gladiateurs» (des temps modernes) les mêmes remarques, entre admiration et moqueries, comme devant un but marqué avec délicatesse ou une occasion ratée du fait une bêtise que ce parterre ne peut pardonner.
Hichem Hajji, journaliste, chroniqueur, et analyste politique,
classique, et même banal «jeu de montage» mettre le tout dans la même marmite. Certainement une esthétique meilleure, et possibilité de jouer sur les contradictions entre les candidats. Encore plus, et ceci est le plus dangereux, toute critique portée par un candidat contre un autre, est présentée comme une «infraction», qui nécessite un «droit de réponse», pousse à se demander, étymologiquement, dans quel dictionnaire les organisateurs de ces «débats» ont puisé le sens du mot «débat» !!! L’absence ou (peut-être) cette volonté préméditée, de priver ces débats de leurs fonds, de confrontation et même de polémique entre les candidats, a converti ces émissions, en «examens», avec ce que cette logique impose de rapports de force, entre un «enseignant» en face duquel se positionne un «élève» à qui il manque un «certificat» qui lui ouvrira certainement d’autres portes. Sur les trois plateaux, les deux journalistes, à chaque fois, ont dépassé le rôle de «régulateur de la circulation», ou même de «poseurs de questions», pour se hisser, ou plutôt faire hisser l’étendard journalistique (de loin) audessus d’un éventail de futur (éventuel) président. L’image la plus marquante, et surtout qui résume cette
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Pour une connaissance meilleure de ce humeur public, «majalla » a posé trois questions, à cinq tunisiens (dont une femme et un autre vivant au Canada), pour savoir, comment chacun a vu, considère et surtout juge ces débat. Sans oublier, un positionnement certain, en relation avec les élections. «Majalla » a rencontré et posé la question à, Hichem Hajji, journaliste, chroniqueur, et analyste politique, Hatem Chakroun, chercheur en sciences politiques, Farouk Zouheir Saïdi, Magister en finances, de l’université de Montréal, Hosni Abdessattar, ingénieur et dirigeant d’entreprise, et Fatma Abassi, professeur d’enseignement secondaire. La lecture des réponses, portent sur de réels recoupements, mais surtout de vraies contradictions. De quoi poser une question : Sommesnous devant des lectures différentes, sur la base de la culture que porte chacun, ou plutôt, un positionnement politico-idéologique, qui tel un aimant défigure tout champ magnétique ??? * Que pensez-vous de l’idée, de l’organisation et des résultats des «débats» organisés par la télévision nationale et auxquels ont participé les candidats à la présidence?
Hichem Hajji :
Je pense que l'organisation de débats télévisés entre candidats à l'élection présidentielle constitue en soi
Encouverture une excellente initiative, que nous devons inscrire dans le registre de la télévision nationale, car elle a permis de créer un espace de dialogue entre les candidats et a permis aux citoyens de constater leurs programmes. Lorsque nous abordons ces débats dans le contexte de la transition démocratique en Tunisie, et les signaux contradictoires qu’elle envoie à son environnement arabo-musulman, les débats télévisés constituent dans l’ensemble un signe positif.
le fait de poser à chaque candidat une question à part, a considérablement réduit l’opportunité d’une comparaison rationnelle
Hatem Chakroun : L'idée de débat peut être considérée comme un aspect procédurier, qui vise à soutenir la démocratie, et aussi, permettre aux électeurs de disposer d’une meilleure vision. Ceci va dépendre d'abord de la conscience collective dont disposent les électeurs, des problèmes que vit le pays. Le débat a pour objectif d'intensifier le paysage électoral afin que l'électeur puisse opérer son choix. À cet égard, bien que la tenue de ce genre de débat, soit une nécessité d’une importance cruciale, en égard à la déficience de l’espace politique, il faut reconnaitre que l’idée même souffre de plusieurs lacunes méthodologiques. A savoir, l’absence de toute interaction entre les candidats. En outre, les questions posées, souffraient à leur tour, d'un déficit cognitif, au niveau des concepts liés aux prorogatifs dont dispose le chef de l'État. Par exemple, chacun des candidats, a présenté une conception très évasive de la notion de «sécurité nationale». Le bas niveau des questions,
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Farouk Zouheir Saïdi, Magister en finances, de l’université de Montréal.
a contribué à réduire le niveau du débat. Il aurait été plus utile de présenter des questions bien structurées et complémentaires. Nous avons eu parfois des réponses contradictoires de la part du même candidat.
Farouk Zouheir Saïdi :
L’idée est bonne en soi, elle a pu faire savoir à une large frange de l’électorat, si le candidat dispose d’un projet sociétal, et vise à porter le pays vers un avenir meilleur. Ou, si au contraire, sans conscience et ne fait que vaguer dans la théorie, et porteur d’un projet despotique, sans aucune intention de communiquer avec la base populaire
Hosni Abdessattar :
L'idée du débat était bonne, tant il a permis à un très grand nombre de téléspectateurs/électeurs de se concentrer pendant des heures sur des discours de candidats, dans des conditions confortables (domicile ou café). Chose qu'ils ne peuvent accomplir en suivant les campagnes classiques de tous les candidats. L’organisation, pour sa part, a permis de monopoliser l’attention des téléspectateurs. Et ce, malgré une certaine monotonie. Ainsi qu’une certaine ambiguïté dans la manière de formuler les questions, et les adresser aux candidats.
Fatma Abassi :
L’idée en soi, constitue une opportunité idéale, pour attirer l’attention d’un large public, vers ces élections, surtout ceux qui ne sentent pas concerné, surtout devant cette indifférence grandissante de la part du peuple
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tunisien, pour cause des déceptions, qu’il n’a cessé de vivre. * Comment évaluez-vous la manière de poser des questions individuelles et différentes aux candidats et d’empêcher tout dialogue bilatéral ?
Hichem Hajji :
Je pense que la manière de direction du débat, n’a pas connu le succès espéré, car le fait de poser à chaque candidat une question à part, a considérablement réduit l’opportunité d’une comparaison rationnelle, et a fait perdre aux débats leur originalité. Et surtout, a ouvert la porte à une série d’interprétations douteuses.
Hatem Chakroun :
Dans une moindre mesure, le débat a participé à présenter une image plus claire concernant les candidats, sans plus. Comme s’il s’agissait d’une opération de casting, entrant le cadre d’une opération de marketing.
Farouk Zouheir Saïdi :
Le débat, à travers les trois jours, aussi bien par la forme que le contenu, a été incapable de porter un apport pour l’électeur, qui doit accomplir le vote. Je considère personnellement que la dimension personnelle et subjective, va constituer le facteur déterminant, au moment du passage de l’électeur dans l’isoloir.
En
couverture
Hosni Abdessattar :
Je pense que l’évaluation de la méthode de questionnement et de l’interdiction de toute interaction entre les candidats, nécessite l’avis de professionnels. Néanmoins, de mon point de vue, j’estime que ce choix a permis d’unifier les axes, et de point poser des questions concernant des sujets marginaux. Chose qui peut altérer le choix des électeurs. L’ouverture d’un débat entre les candidats, aurait conduit à une cacophonie totale. Chose qui aurait conduit à un désintéressement total de la part des téléspectateurs.
Fatma Abassi :
Personnellement, je n’ai pas compris l’objectif qui se cache derrière la diversification des questions, alors que l’électeur est en droit de savoir, les réponses des candidats concernant une même question, afin de pouvoir comparer. Dans le dernier round, on n’a pas vu un comportement équitable et à égale distance de la part du staff journalistique, qui a conduit et organisé, cette phase du débat…. En conclusion, l’interdiction de toute interaction entre les candidats, a lessivé ce débat de toute sa consistance. * Ces débats ont-ils pu porter aux électeurs de quoi les aider à choisir le candidat pour qui voter ?
Hichem Hajji :
Je pense qu'à travers les réactions que j’ai constatées, le débat qui s’est joué sur trois ronds, sur trois jours, a aidé un certain nombre d'électeurs à découvrir encore plus les candidats, et à avoir une idée concernant ceux qu’il ne connaissait pas. Ceci suffit pour dire que ces débats ont été d’une grande utilité.
Hatem Chakroun :
Il faut reconnaître que le débat a révélé l’incapacité des élites à produire du savoir. Chose qui a fait des institutions scientifiques travaillant sur de telles manifestations le plus grand bénéficiaire de débat. Une
Il faut reconnaître que le débat a révélé l’incapacité des élites à produire du savoir.
Hosni Abdessattar, ingénieur et dirigeant d’entreprise.
matière à étudier, sachant que chaque round a duré environ deux heures et demi.
Farouk Zouheir Saïdi :
En continuité à la deuxième question, je dirais que les questions ont été orientées pour servir un seul et unique candidat… Cette déviation est bien l’œuvre de l’équipe journalistique, qui a supervisé le débats.
Hosni Abdessattar :
Les débats ont contribué à désacraliser le statut du Chef de l'État, ainsi qu'une clarification des ses prérogatives. Chose qui a débarrassé les téléspectateurs/électeur, partiellement, de la vision subjective qu’ils avaient, et de la sorte, il a pu procéder à une comparaison entre les personnalités des candidats et non leurs programmes. D’où, une possible affinité avec certains et une prise de distance des autres. Déterminer «l'étendue» de l'effet du débat sur la décision de l'électeur constitue une mission plus que nécessaire et essentielle, qui nécessite une approche purement scientifique.
Fatma Abassi :
Je n’ai constaté aucun apport. Au contraire, elle a déçu certains, qui ont découvert un visage déplaisant de leur candidat. Certains avaient le trac, et articulaient difficilement. Ceci ne peut nullement occulter, que ce débat a redonné à l’électeur une confiance, en sa capacité de changer le paysage politique, et par conséquence fonder une autre relation entre le citoyen et ceux qui prétendent à devenir président.
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Hatem Chakroun, chercheur en sciences politiques,
Fatma Abassi, professeur d’enseignement secondaire.
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olitique
L’une des figures de l’opposition et du Hirak
Colère et indignation après l’arrestation de Karim Tabbou Par Yahia Maouchi Arrêté ce mercredi 11 septembre en début d’aprèsmidi par des éléments de la sécurité, Karim Tabou, coordinateur national de l’Union démocratique et sociale(UDS), parti non agréé et ex- Premier secrétaire du Front des forces socialistes (FFS), sera présenté, ce jeudi 12 septembre, devant le procureur du tribunal de Kolea, dans la wilaya de Tipaza, a-t-on appris auprès de son avocat Me Mustapha Bouchachi. Toutefois, la défense, qui s’est déplacée au tribunal de Kolea, ne dispose d’aucune information concernant les raisons de l’arrestation de Karim Tabbou ni l’heure de sa comparution devant le tribunal. Aussitôt alerté, des activistes dénoncent cette arrestation et appellent à la vigilance. Par ailleurs, l’annonce de l’arrestation du porte-parole de l’UDS a suscité une vague de condamnations au sein de la classe politique et sur les réseaux sociaux. « Karim Tabou est pris en otage depuis le début d’après-midi (Mercredi soir Ndlr). Les auteurs de ce forfait n’ont pas été identifiés. Ayant opéré en tenue civile et sans mandat, ces derniers se sont rendus coupables de pratiques de mercenaires. Le seuil du tolérable a été encore
une fois dépassé. Liberté pour Karim et tous les otages du système à l’origine des malheurs de l’Algérie et des Algériens », a écrit Mohcine Belabbas, président du RCD dans un post sur Facebook. En outre, le FFS dont Karim Tabbou a été Premier secrétaire, a de son côté, condamné « énergiquement cet acte irresponsable et arbitraire », en exigeant « la libération immédiate de Karim Tabbou » et « l’arrêt des intimidations contre les militants qui luttent pacifiquement pour une Algérie libre et démocratique.», a écrit, pour sa part, Hakim Belahcel, premier secrétaire du FFS.« Un Etat de droit respecte la liberté de parole. Une personnalité politique aux arrêts est la condamnation de la démocratie. Mon soutien à Karim Tabou », a réagi Soufiane Djilali, président du parti Jil Jadid. Le Parti socialiste des travailleurs (PST) s’est dit consterné par la nouvelle de « l’arrestation arbitraire de Karim Tabou » qui « montre encore une fois le caractère autoritaire du régime actuel et ses velléités de passage en force pour imposer au peuple sa feuille de route, à savoir l’organisation d’une élection présidentielle », écrit le PST sur sa page Facebook. Le PST dénonce énergiquement l’arrestation de Karim Tabou et exige sa
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libération immédiate et la cessation de toute éventuelle poursuite judiciaire. Le PST appelle à la construction d’un large front démocratique pour la défense de nos libertés et la libération de tous les détenus politiques. Réagissant sur sa page Facebook, Fodil Boumala «condamne fermement ces pratiques tyranniques et policières et appelle à l’arrêt de la politique de violence et des attaques contre la population et contre tous les militants et défenseurs des droits de l’homme opposés aux plans du régime». L’avocat Mustapha Bouchachi a posté de son côté une vidéo dans laquelle il revient sur cette arrestation. «Dans ce genre de situation, il faut qu’on adresse une convocation à M. Karim Tabbou s’il y a vraiment une poursuite judiciaire. Mais pour le moment, sa famille ignore le lieu de sa détention et les raisons de son arrestation », s’indigne Me Mustapha Bouchachi.
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Karim Tabou, a été arrêté le mercredi 11 septembre devant son domicile par des hommes en tenue civile qui se sont présentés comme de la sûreté Solidarité internationale Riposte internationale, justice et solidarité avec d’autres collectifs et plusieurs personnalités, appellent à un rassemblement devant l’Ambassade d’Algérie à Paris ce jeudi de 16 h à 19 h, pour
dénoncer les dizaines d’arrestations de jeunes militants en début de la matinée du 11 septembre et de celle de Karim Tabou durant l’après-midi et exiger leur libération inconditionnelle. Ainsi de nombreuses associations et ONG se sont rassemblées ce jeudi pour dénoncer l’arrestation de Karim Tabou. Dans leur communiqué elles appellent à sa libération. «Nous exigeons par la même occasion la libération de tous les détenus politiques et d’opinion et qu’une fin soit mise à cette campagne d’intimidations et cette vague d’arrestations ainsi que toute autre forme de violence qui n’a d’autres objectifs que celui de bâillonner le peuple. Halte à la répression ! Halte aux violences ! Liberté pour l’ensemble des détenus politiques et d’opinion ». Pour sa part, le président
Karim Tabou a été très actif depuis le début du Hirak le 22 février et très critique à l’égard du pouvoir
de l’association RAJ, Abdelouahab Fersaoui, a dénoncé, ce jeudi 12 septembre, l’arrestation «arbitraire» de Karim Tabou, estimant que le pouvoir réel, «par ce genre de pratiques arbitraires pousse au pourrissement et à l’aggravation de la crise». « Le RAJ exprime sa solidarité et son soutien à Karim Tabbou, à sa famille et aux militantses de l’UDS, dénonce son interpellation, exige sa libération immédiate et appelle au respect du droit à la liberté d’expression», écrit Abdelouahab Fersaoui dans un communiqué publié sur sa page Facebook. Estimant que ces pratiques arbitraires ne font qu’aggraver davantage la crise actuelle, l’association appelle les Algériens à rester vigilants et à ne pas répondre aux provocations et à la poursuite de la mobilisation pacifique». «Ni les intimidations, ni les harcèlements judiciaires et policiers, ni la diabolisation du mouvement par les sbires des tenants du pouvoirs réel ne pourront affaiblir ou dissuader les Algériens-es de poursuivre leur mouvement et leur mobilisation pacifique pour la construction de l’Etat des droits et des libertés et porter haut et fort leur revendication de l’état civile et non militaire», conclut le communiqué du RAJ. Par ailleurs, cette interpellation pourrait traduire un durcissement du régime. L'ONG Human Rights Watch a dénoncé lundi 9 septembre 2019 un «durcissement de la
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répression contre les manifestants» et a affirmé que «désormais les autorités resserrent leur étau, emprisonnant des manifestants pour le simple port d’un drapeau et décourageant beaucoup de gens de manifester».
Qui est Karim Tabbou ? Il convient enfin de rappeler enfin qu’un communiqué publié sur la page Facebook de l’UDS a indiqué que, selon sa famille Karim Tabou, a été arrêté le mercredi 11 septembre devant son domicile par des hommes en tenue civile qui se sont présentés comme de la sûreté. Ils ont déclaré à son épouse qu’il reviendra à la maison dans deux heures, ce que n’était pas le cas», précise le communiqué « et depuis 13 heures, il n’a pas été libéré et nous ne savons pas où il se trouve », peut-on lire dans la publication. Il convient de rappeler que, Karim Tabou a été très actif depuis le début du Hirak le 22 février et très critique à l’égard du pouvoir. Son arrestation intervient alors que le pouvoir met les bouchées doubles pour aller vers la tenue d’élections présidentielles dont il était un des opposants. Il faut le dire, avec l’arrestation de Karim Tabbou, la dérive autoritaire du
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pouvoir de fait incarné par le chef d’étatmajor de l’ANP Ahmed Gaïd Salah qui vient de franchir un nouveau pas. Ce dernier qui ne cesse de charger les opposants à l’agenda des présidentielles les qualifiant de «horde, qui agit selon la logique de la bande, laquelle consiste à appliquer le principe de désinformation et à se cacher derrière des slogans, aujourd’hui mise à nu devant l’opinion publique nationale. Ces slogans qui réclament la démocratie d’une part, œuvrent inlassablement pour ne pas l’atteindre d’autre part». Enfin il convient de savoir que, Karim Tabbou c’est l’ancien premier secrétaire du Front des forces socialistes (FFS) et l’une des figures populaires de la révolution pacifique (Hirak) d'Algérie. Karim Tabbou est un homme politique qui a su se frayer un chemin sur la scène politique algérienne, notamment depuis le déclenchement du Mouvement populaire en février 2019. Il s’est distingué par un discours virulent à l'égard du chef d'état-major de l'Armée Nationale Populaire et d’une partie de la classe politique. Il a été, de 2006 à 2011, premier secrétaire du FFS, parti d’opposition algérien fondé en septembre 1963 par Hocine Aït Ahmed. En 2012, il a créé l'UDS, parti non agréé.
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conomie
Algérie
Fin de l’aventure pour Aigle Azur Par Yahia Maouhi Hélas, c’est la fin de l’aventure aérienne pour la deuxième compagnie aérienne française en Algérie, en l’occurrence, Aigle Azur. Fondée en 1946, par le français Sylvain Floirat, et reprise en 2001 par l’algérien Arezki Idjerouidène et dont les liaisons avec l’Algérie représentent %50 à %60 de l’activité, la compagnie s’est déclarée, depuis le 7 septembre courant, en cessation de paiement et a demandé son placement en redressement judiciaire dans l’espoir de trouver des repreneurs. « Aigle Azur se retrouve ainsi en cessation de paiements suite à plusieurs années d’errance liées à de nombreuses décisions stratégiques inadaptées et doit se placer sous la protection du tribunal de commerce », a annoncé le comité d’entreprise extraordinaire dans un communiqué. Ainsi, en redressement judiciaire, Aigle Azur, dont la desserte de l’Algérie constitue le gros de son chiffre d’affaires, est dans une telle impasse financière qu’elle ne peut ni dédommager financièrement ses clients ni même assurer le rapatriement des voyageurs dont le vol retour a été annulé. Toutefois, le redressement judiciaire d’Aigle Azur avec des milliers de passagers abandonnés à leur sort dans les aéroports algériens et français notamment, devrait amener la communauté algérienne établie en France, grâce à laquelle cette compagnie s’est développée et a prospéré, à s’interroger sur les raisons de ce désastre économique. C’est aussi l’occasion de réfléchir, loin de tout fatalisme, à l’ébauche d’un projet alternatif de transport aérien entre les deux pays. Cette initiative aurait pour finalité d’assurer la continuité de service dans des conditions économiquement pérennes, garantissant un retour sur investissement normal pour ce type d’activité à l’actionnariat, sans pour autant saigner les économies de notre diaspora. Trop longtemps, en effet, celle-ci a souffert d’arrangements tarifaires entre transporteurs, frisant l’illégalité au regard du droit communautaire, sous les regards complaisants des autorités de l’aviation civile des deux pays, dont les intérêts de part et d’autre de la Méditerranée, ne sont pas forcément communs d’ailleurs. Il est à rappeler qu’Aigle
Azur est restée longtemps une compagnie sans envergure jusqu’à sa prise de contrôle au début des années 2000 par Arezki Idjerouidène. Celui-ci, doté d’un flair entrepreneurial indéniable et bénéficiant de solides soutiens dans les cercles de pouvoir algériens d’alors, a donné á la compagnie son essor jusqu’à atteindre le statut de deuxième compagnie française avec deux millions de passagers transportés dont près d’un million sur le seul axe Algérie-France. Ce développement largement soutenu a pu freiner l’essor du pavillon national algérien, et tuer dans l’œuf l’ouverture du Ciel aux initiatives locales, condition d’une concurrence saine dont le client aurait été le premier bénéficiaire. M. Idjerouidène avec beaucoup de lucidité s’est retiré du capital au profit d’investisseurs chinois, qui ont fourvoyé la compagnie dans l’ouverture de lignes au long cours durablement déficitaires qui ont mené à la déroute actuelle.
Des pratiques tarifaires exorbitantes Cette aventure aura mis en évidence l’existence d’un marché dit ethnique sur l’Algérie qui attirera inévitablement les convoitises ou sera redistribué aux transporteurs historiques que sont Air Algérie et Air France avec toujours les mêmes pratiques tarifaires exorbitantes qui évidemment, se feront au détriment de cette communauté. Pour rappel, les voisins immédiats de l’Algérie ont intelligemment ouvert leur ciel aux compagnies low-cost qui permettent des déplacements sur des trajets équivalant à Paris Tamanrasset pour quelques dizaines d’euros. Le scénario de recapitalisation inique d’une clientèle prise en otage par un monopole binaire qui ne veut dire son nom n’est pas pour autant incontournable. Il en existe un autre inspiré du modèle mutualiste, qui au travers d’une souscription publique ciblant de manière ouvertement préférentielle le petit actionnariat au sein de la diaspora algérienne, pourrait permettre le lancement d’un projet alternatif performant et commercialement crédible. On peut considérer par exemple que contre la promesse de tarifs promotionnels sur une période
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de lancement, cette offre suscitera un engouement certain au sein de notre émigration. Les porteurs de ce projet devront néanmoins, le temps étant compté au regard des pressions qui ne manqueront pas de s’exercer sur l’Aviation Civile française pour la redistribution des créneaux de décollage/ atterrissage d’Aigle Azur, s’interdire l’amateurisme et recourir aux services d’une banque d’affaires rompue aux exercices de levée de fonds, que ce soit de fonds propres ou des crédits d’investissement ou d’exploitation. Comme il n’est point interdit de rêver, il n’est pas exclu que la compétence enfin arrivée au pouvoir à la faveur du soulèvement populaire en Algérie, un investisseur institutionnel public ou privé de droit algérien apporte son soutien, dans son intérêt bien compris et dans la limite des plafonds autorisés par la loi, à ce projet; ce qui ne serait qu’un juste retour des choses, au regard des recettes et dividendes transférés annuellement par les compagnies étrangères, grevant lourdement la balance algérienne des services au point d’accumuler un déficit annuel de l’ordre de 12 milliards de dollars, en téléphonie et transport aérien, sans que cela interpelle les consciences de nos responsables à ce jour.
Aucune offre d’Air Algérie Par ailleurs, contrairement à toutes les attentes, Air Algérie ne pourra réaliser une prise de participation dans le capital d’Aigle Azur. Les offres de reprise devaient être déposées cette semaine, et notre compagnie nationale n’a déposé
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Aigle Azur se retrouve ainsi en cessation de paiements suite à plusieurs années d’errance liées à de nombreuses décisions stratégiques inadaptées et doit se placer sous la protection du tribunal de commerce aucune offre. Air Algérie comptait réaliser d’abord une étude approfondie de la situation de la compagnie Aigle Azur, avant de se prononcer sur la possibilité de l’achat d’une partie ou de la totalité des actions. Air Algérie considérait qu’il faudrait obtenir des informations sur les dettes, l’état de la flotte, le personnel et les slots (les créneaux horaires de décollage et d'atterrissage) de la compagnie qui vient d’annoncer sa faillite. Une fois ces informations obtenues, Air Algérie allait se prononcer sur la viabilité de l’entreprise et décider ensuite de l’étape suivante à suivre. Ainsi, le pavillon national ne ferme, donc, pas la porte à un rachat d’Aigle Azur mais pose cependant ses conditions préalables à une telle opération. Toutefois, cette volonté se trouve contrecarrée par son manque de moyens financiers, la compagnie traversant une
crise financière aiguë depuis plusieurs années. Elle dispose actuellement de 59 avions de différentes capacités. La majeure partie d’entre eux est vétuste. Cependant, hormis Air Algérie qui n’a déposé aucune offre, jusqu’à présent, quatorze dossiers de reprise ont été déposés pour la compagnie aérienne Aigle Azur. L’enjeu réside dans les 10.000 créneaux horaires à Orly. Air France s’est bien porté candidat à la reprise d’Aigle Azur, a confirmé un porte-parole de la compagnie aérienne. L’offre proposerait la reprise de %70 des salariés basés en France en les mettant sous contrat Air France, ainsi que le personnel des lignes vers l’Algérie, le Portugal et le Liban pour 15 millions d’euros. Parmi les autres offres en lice, celle de Lionel Guérin l’ancien patron de Hop. Une offre soutenue par le syndicat des pilotes d’Aigle Azur, le SNPL. Il proposerait en effet de reprendre la totalité du personnel naviguant et au sol, avec un euro symbolique de financement. Malheureusement le verdict est tombé ce mercredi 1l septembre, les 14 manifestations d'intérêt déposées pour la reprise de tout ou partie de la
M. Idjerouidène avec beaucoup de lucidité s’est retiré du capital au profit d’investisseurs chinois, qui ont fourvoyé la compagnie dans l’ouverture de lignes au long cours durablement déficitaires qui ont mené à la déroute actuelle
compagnie ne sont pas recevables en l'état et sont à parfaire, a estimé l'administratrice judiciaire, Catherine Poli. Notamment celle d'Air France, considérée au début par les syndicats comme l'une des plus intéressantes en termes d'emplois. Ainsi, pour voir son offre recevable, Air France doit la modifier considérablement. En effet, selon plusieurs proches du dossier, son offre déposée le 9 septembre, ne tient pas la route juridiquement. Elle n'est compatible notamment avec la réglementation sur les créneaux horaires de décollage et d'atterrissage, la principale motivation de la plupart des autres repreneurs dans le dossier Aigle Azur. Et notamment avec les règles de transfert des créneaux. Or, la première mouture de l'offre d'Air France ne respecte pas ces critères. Dans son offre, la compagnie indique en effet vouloir obtenir le transfert de %100 des créneaux horaires d'Aigle Azur, et exploiter les lignes transférées en direct avec les moyens du groupe Air France. Concernant la reprise du personnel, Air France se dit néanmoins prête à ouvrir à l'ensemble des salariés d'Aigle Azur qui souhaiteraient postuler à Air France un processus de sélection dédié. Dans le cadre de ce processus, Air France indique qu'elle envisagerait d'ouvrir 515 postes. En somme, Air France ne s’est pas intéressée d’elle-même à la reprise mais plutôt sur incitation du gouvernement français. Raison pour laquelle elle aurait exigé que la compagnie soit épurée de ses dettes pour la reprendre. Mais il faut être conscient que, si Aigle Azur est reprise par Air France selon son modèle de fonctionnement, ce sera une très grosse perte pour l’Algérie et pas seulement par rapport aux 350 emplois directs.
Des passagers abandonnés à leur sort La faillite d’Aigle Azur, qui a annulé tous ses vols, a provoqué une véritable pagaille dans les aéroports algériens et français, où de nombreux passagers, qui devaient repartir en France, sont toujours bloqués. À Alger, des familles avec enfants ont
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passé la nuit à l’aéroport. Il y a beaucoup de femmes seules avec des enfants, des personnes âgées et sous traitement médical. Beaucoup ont leurs médicaments dans leurs valises. C’est la confusion totale, les pauvres passagers ne savent plus à quel saint se vouer. Sans certitude sur une date de retour, les clients tentent d’acquérir les rares places disponibles auprès des compagnies concurrentes. Dans l’aéroport Houari-Boumédiène à Alger, les guichets des compagnies reliant la capitale algérienne aux destinations françaises sont bondés. De même pour les bureaux d’enregistrement pour les départs à destination de Paris notamment. Dès l’entrée, le flot de voyageurs détenteurs d’un billet acheté auprès de l’entreprise en faillite sont facilement reconnaissables, tant l’inquiétude peut se lire sur les visages. Des passagers en quête de renseignements, attendent désespérément près du guichet bleu et blanc, aux couleurs de la compagnie, à l’autre bout du terminal. Pire encore, il y a des passagers qui ne sont
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même pas au courant que leur vol est annulé. La veille de l’annonce de dépôt de bilan, certains passagers ont acheté des billets. Ils ont été choqués qu’on ne les a pas informés de la situation de la compagnie. « Je me suis arrivé à 7 heures du matin avec ma femme et mes enfants, et à ma grande surprise tous les guichets d’Aigle Azur sont fermés, et depuis, nous n’avons aucune information de la part des représentants de cette compagnie, ce n’est pas juste » déplore Omar un père de famille pris en piège par cette compagnie. Accompagnée par sa mère, Ilina une jeune étudiante parisienne tente de trouver un vol sur une autre compagnie. «Sur Air Algérie, tous les vols sont complets jusqu’au 20 septembre. On nous dit d’attendre jusque-là pour rentrer mais ce n’est pas possible. C’est une compagnie française, les autorités françaises doivent réagir», fustige la jeune étudiante qui craint de rater la prochaine rentrée universitaire. Sans certitude sur une date de retour, les passagers d’Aigle Azur tentent d’acquérir les rares places encore disponibles auprès des compagnies concurrentes, la même incertitude qui prévaut quant à l’avenir de la compagnie en attente d’un repreneur. Par ailleurs, il convient de rappeler qu’Aigle Azur a fermé ses bureaux dès le 7 septembre au matin. Et aucune disposition n’a été prise afin d’aiguiller sur place les clients lésés. Ils se retrouvent le plus souvent livrés à eux-mêmes, les bagages sur les bras. De son côté, Air Algérie annonce avoir augmenté le nombre de trajets à destination de la France et propose également une réduction de %20 pour les clients Aigle Azur. Dans un communiqué signé par le porte-parole de la compagnie, Air Algérie annonce le lancement de 51 vols vers le réseau France du 15 au 30 septembre. Des vols destinés à pallier l’absence des aéronefs d’Aigle Azur.«Le nombre de vols quotidiens a augmenté, même les vols de nuit. On assure déjà huit vols par jour à destination de Paris et une vingtaine dans toute la France, ce qui est déjà énorme. Nous devons aussi assurer les autres destinations», confie un cadre de la compagnie
nationale algérienne. Ayant appris la nouvelle, plusieurs dizaines de passagers ont afflué vers l'agence commerciale d’Air Algérie au niveau de l'aérogare d'Alger. Les passagers se rendant vers les destinations desservies par la compagnie algérienne ont été pris en charge dans la foulée. «Je suis soulagée d'avoir pu trouver un billet, même si je vais rater la reprise du travail», confie une passagère quinquagénaire qui assure avoir passé «48 heures à chercher une solution». Elle a ainsi déploré «le manque de prise en charge», ne trouvant pas à qui s'adresser «face à des bureaux Aigle Azur vides et
La faillite d’Aigle Azur, qui a annulé tous ses vols, a provoqué une véritable pagaille dans les aéroports algériens et français, où de nombreux passagers, qui devaient repartir en France, sont toujours bloqués
injoignables au téléphone».
000 11 passagers bloqués en Algérie Il est à savoir également qu’afin de permettre aux passagers d'Aigle Azur de disposer d'une alternative de voyage dans la situation qui prévaut actuellement, Tassili Airlines a entrepris les démarches ayant abouti au lancement d'un vol quotidien reliant Alger à Paris-Orly en aller-retour. Ce programme conjoncturel a débuté le 09 Septembre avec des décollages quotidiens fixes à 09H40 au départ d'Alger et à 14H20 au départ de Paris-Orly (heures locales). A titre de facilitation tarifaire, Tassili Airlines applique pour ce programme exceptionnel un tarif unique en aller simple ou retour simple de 31400 DA TTC et 298 €. Les ventes s’effectuent sur le site internet de Tassili Airlines (tassiliairlines.dz) et sur l'ensemble de son réseau de vente en Algérie, et en France. En outre, les agences commerciales de la compagnie à l'aéroport d'Alger aux terminaux T4 et T2 sont ouvertes tous les jours de 07H00 à minuit, et sa représentation commerciale à Paris au 122 avenue des Champs-Elysées est particulièrement mobilisée pour cette opération. Rappelons enfin que, sur les 000 19 passagers qui se sont retrouvés en difficulté au plus fort de la crise, il en reste encore 000 13, a indiqué, le secrétaire d’État français aux Transports précisant que sur les 000 13 qu’il faut rapatrier, on en compte 000 11
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en Algérie qui voudraient rentrer en France, 500 à 600 au Mali, au Liban, à Moscou… Mais ce sont des volumes plus petits y compris au Sénégal. Et pour ce faire, le secrétaire d’État français aux Transports a réuni, vendredi dernier au ministère, l’ensemble des compagnies françaises pour leur demander de prendre part au rapatriement qui devrait amener à normaliser la situation dans les deux à trois semaines à venir. Les compagnies algériennes Air Algérie et Tassili Airlines ont également pris part à cette solidarité
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aérienne en proposant des tarifs préférentiels. Par ailleurs, pour ce qui est de l’indemnisation qui ne saurait intervenir dans l’immédiat, la compagnie avait expliqué dans un communiqué la procédure à suivre. Les clients algériens ne représentent que %10 des passagers pénalisés et peuvent se rapprocher des agences de voyages pour une solution de rechange. Ceux qui ont acheté les billets auprès de la compagnie doivent le signaler et patienter. En somme, le sort de la compagnie Aigle Azur demeure suspendu à la décision définitive qui devrait intervenir le 16 septembre prochain à l’issue de la prochaine audience convoquée par le tribunal de commerce d’Évry. En attendant, les 1 150 salariés, dont 350 en Algérie, retiennent leur souffle et demeurent très inquiets quant à leur devenir, à plus forte raison que l’ensemble des offres de reprise émises seraient loin des attentes. Rappelons enfin qu’Aigle Azur opère depuis plus de 70 ans, au départ 5 villes françaises (Paris, Lyon, Marseille, Mulhouse et Toulouse). Elle desservait six villes en l’Algérie : Alger, Béjaïa, Constantine, Oran, Sétif et Tlemcen, ainsi que d’autres destinations comme le Brésil, le Liban, le Portugal, le Mali, la Russie, le Sénégal et l’Ukraine. Avec ses 11 avions, en Algérie, Aigle Azur a transporté 1,88 million de passagers en 2018, année pendant laquelle elle a réalisé un chiffre d'affaires de 300 millions d'euros. Selon nos sources, Aigle Azur possède %28 de parts du marché algérien du transport aérien de voyageurs avec la France, contre %58 pour Air Algérie.
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apport
RDC
Tshisekedi défend ses «100 jours»… Par La Majalla Etrange pour les observateurs du pays, que l’intervention du Président Congolais, très brève, n’ait pas évoqué le nouveau cabinet avec lequel il va diriger le pays, se contentant de revenir sur ses 100 premiers jours passés au pouvoir. Félix Tsisekedi s'est exprimé 48 heures après que les députés aient investi le Premier ministre, Sylvestre Ilunga et son gouvernement. Cette intervention intervient aussi dans un contexte de critiques sur la disparition d’importantes sommes d’argent du trésor public, mettant en cause Vital
Kamerhe le directeur de cabinet du président. Ce sujet était également absent des propos du chef de l'Etat congolais. Selon le politologue Jean-Claude Mputu, «quelque part son discours sonne comme s’il voulait détourner l’attention des Congolais d’une question que tout le monde se pose. Il suffit de parcourir les réseaux sociaux. Mais on veut savoir où sont passés les 15 millions de dollars. Mais où est la justice ?». Pour Bob Kabamba, la longue attente de la formation du gouvernement a pu donner lieu à des erreurs de gestion. Par ailleurs l'analyste redoute que la transparence promise par Félix Tshisekedi soit compromise et estime que «au sein de l’appareil gouvernemental, cela va être
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très compliqué. C’est un gouvernement de coalition. Un gouvernement de coalition veut dire aussi qu’il va tenir compte de l’aile pour laquelle il est en train de se battre pour imposer le changement. Cette aile-là est son associée dans la gestion du pays. La question du changement va fondamentalement être problématique pour Félix Tshisekedi». Jean-Claude Mputu en conclut que le discours de ce dimanche était déconnecté de la réalité. Selon lui, «c’est un discours qui est coupé de la réalité de la vie des citoyens. J’ai soulevé la question des 15 millions de dollars, donc de la corruption, la question de l’insécurité, les violences qui continuent en est une autre, la question de la gratuité de la rentrée scolaire avec la gratuité décrétée à l’enseignement primaire, aucun mot là-dessus». Une chose est sûre, le chef de l’Etat ne répond pas aux nombreuses questions que se posent les Congolais sur cette affaire, et dans laquelle plusieurs hauts responsables sont cités, dont son directeur de cabinet, Vital Kamerhe. Parallèlement hier, l’IGF, l’Inspection générale des finances, placée sous l’autorité du chef de l’Etat, avait convoqué la presse pour une déclaration, annulée à la dernière minute.
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Motif invoqué aux journalistes déjà sur place : «un problème de coordination avec la hiérarchie». Fin août, le directeur de cabinet de Felix Tshisekedi avait demandé à l’IGF de suspendre une autre enquête en cours, portant cette fois sur toutes les dépenses des ministères depuis l’arrivée au pouvoir du nouveau président. Dans une interview à Jeune Afrique diffusée dimanche, Vital Kamerhe, le directeur de cabinet du chef de l’Etat, silencieux sur ce sujet jusqu’à présent à démenti toute implication. «Mon nom n’est pas cité dans le rapport de l’IGF» s’est-il défendu. Il a aussi nié l’existence même d’un détournement, sans toutefois donner d’explication sur ce que sont devenus ces 15 millions de dollars. Sur ce point il renvoie la balle au ministre de l’Economie. Pour rappel, ces 15 millions de dollars présumés disparus correspondent à %15 de retenu opéré par l’Etat congolais, sur une somme de 100 millions de dollars destinés à l’origine à des compagnies pétrolières. Pour rappel, le 31 juillet, l’inspecteur général-chef de service Victor Batubenga, a transmis un rapport au procureur général près la cour de Cassation. «Face à des obstructions répétées», M. Batubenga demandait au parquet d’apporter son assistance» pour enquêter dans cette affaire.
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Gabon
Une reprise qui se fait attendre… Par La Majalla Le Gabon, pays d'Afrique centrale où la forêt luxuriante se mêle à la savane et aux plaines côtières, l'exploitation du bois pendant la période coloniale, puis du pétrole à partir des années 70, a laissé le secteur agricole en friche. «Ici, les agriculteurs sont vus comme des analphabètes, un métier pour les plus démunis qui ne savent faire que ça», se désole un maraîcher âgé de 33 ans, car ajoute-t-il «le travail de la terre était un sous-métier». Cette idée a germé dans l'esprit de nombreux Gabonais, du fait de l’économie de rente. Une des raisons qui peuvent faire pleurer une mère gabonaise, est de savoir que son fils compte se consacrer au travail de la terre. Des larmes de honte. Comme été le cas de la mère, lorsque Bollah Muslim, son fils, lui a fait l’annonce. Surtout que ce fils est technicien pétrolier. Actuellement, ce fils prodigue, s’est avéré prodige, il cultive avec fierté une petite parcelle de terre en plein cœur de Libreville. L’Etat, fait tout pour pousser les jeunes vers le travail de la terre. Il assure les crédits, mais aussi formation, et aide à l’installation. Tous ces avantages ont permis à Bollah Muslim, de porter des Bottes en caoutchouc aux pieds et binette à la main, et remuer avec ardeur l'une de ses planches de tomates Objectif double, et même triple. La chute des cours du pétrole en 2004, a poussé le pays à encourager les jeunes,
pour se diriger vers l’agriculture. En premier, pour alléger la liste des importations, dynamiser l’économie nationale, mais aussi, absorber le chômage, essentiellement chez les jeunes. Bollah Muslim, même avec ses 800 m2, arrive à tirer ses épingles du jeu. Tant il assure, que «tout pousse», des salades, du chou, des aubergines, des gombos et du basilic. Selon les experts, le climat, chaud et humide où alternent saisons sèches et saisons des pluies, offre au Gabon un fort potentiel agricole. Un dicton local résume tout : «Jetez une graine, le lendemain vous aurez un fruit». Certes, les étals des commerçants aux alentours, sont bien garnis, en légumes et fruits, mais faut-il ajouter que la part de la production gabonaise est bien minime. Selon Maman Roselyne, commerçante de Libreville «le manioc et la banane viennent d'ici, parfois les avocats, tout le reste arrive directement du Cameroun par camion». Huguette Biloho Essono, chargée du programme à l'agence de l'ONU pour l'agriculture et l'alimentation (FAO) au Gabon, résume la situation : «dans les assiettes des Gabonais, plus de la moitié des aliments viennent de l'étranger», avant d’ajouter que «cette dépendance vis-à-vis de l'extérieur est très préoccupante». Et de conclure par mettre en garde : «Imaginez une seconde les conséquences pour ce pays si la frontière avec le Cameroun venait à fermer». Le faible poids de l'agriculture est devenu encore plus inquiétant depuis la crise qui a poussé le gouvernement à y investir plus fortement ces dernières années.
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Mais cinq ans plus tard, les progrès sont encore peu visibles, selon la plupart des professionnels. En cause, l'insécurité foncière, l'absence de circuit de distribution et d'infrastructures. Mais aussi, le manque de main-d’œuvre agricole formée et disponible dans ce pays où près de neuf habitants sur dix résident en ville. Le ministre de l'Agriculture Biendi Maganga-Moussavou, reconnait que «convaincre ces Gabonais urbanisés de
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retourner vivre dans les terres n'est pas chose simple, avant d’ajouter : «Notre ambition est d'attirer de plus en plus d'étudiants vers les formations agricoles, notamment en suscitant des vocations chez les plus jeunes». Un défi, et de taille, il concerne la sécurité alimentaire du pays, son équilibre commercial, mais surtout la stabilité sociale, tant ces jeunes en chômage constituent une bombe à retardement.
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Burkina Faso
Au moins 29 morts dans deux attaques dans le Nord Par La Majalla
selon des sources sécuritaires, qui ont été les premières à annoncer l’information. Les informations des attentats et attaques terroristes, Le porte-parole Remis Fulgance Dandjinou, a affirmé dans se suivent et ne distinguent l’une de l’autre, que par la un communiqué : «Ce dimanche 8 septembre, un camion de quantité du sang coulé, à savoir le nombre des victimes, et transport a sauté sur un engin explosif improvisé sur l'axe autres blessés, sans oublier les déracinés. Sans parler des Barsalogho-Guendbila dans la province du Sanmatenga. Le bilan provisoire fait état de quinze morts et de six blessés conséquences économiques directes et indirectes. Selon le gouvernement du Burkina Faso, deux attaques, qui ont été évacués dans les centres de santé pour une prise dont l'une à l'engin explosif improvisé (IED), dans deux en charge appropriée». Les victimes étaient en majorité des localités de la province du Sanmatenga, dans le nord commerçants, selon une source sécuritaire. du pays, ont fait, vingt-neuf personnes ont été tuées Pour donner plus d’informations, le porte-parole a dimanche. Sachant que le bilan était d'au moins 20 morts, ajouté qu’ «une attaque a été perpétrée par des terroristes
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ce dimanche contre un convoi de vivres sur l'axe DabloKelbo. Cette attaque a entraîné le décès de quatorze civils et des dégâts matériels importants», à une cinquantaine de kilomètres de Barsalogho. Un élu local de Barsalogho précise que «une dizaine de conducteurs de triporteurs ont été tués» dimanche, précisant qu'il s'agit d'un convoi de triporteurs chargés de vivres pour les populations déplacées de Dablo et Kelbo, qui a été visé par des individus armés, avant d’ajouter que «des renforts militaires ont été déployés et des opérations de ratissage sont en cours. Ce drame intervient alors que des importants efforts de sécurisation sont en cours dans cette région». Certains affiliés à Al-Qaïda et d'autres au groupe Etat islamique, des groupes armés djihadistes, ont induit depuis quatre ans et demi, dans spirale de violences, toute la région de l’Afrique de l'Ouest, en particulier un des pays les plus pauvres de la région, le Burkina Faso. Selon un décompte, opéré par des médias locaux, le nombre des victimes, des attaques djihadistes, depuis début 2015, est de 570 morts. Des attaques de plus en plus fréquentes et meurtrières, en particulier dans le Nord et l'Est. La menace, d'abord concentrée dans le Nord, touche actuellement, plusieurs autres régions du pays, dont les régions de l'Est et de l'Ouest. L'armée burkinabè, qui subit de lourdes pertes - l'attaque la plus meurtrière a fait 24 morts en
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août -- semble incapable d'enrayer les attaques. Des camps de déplacés provoqué par des exodes de populations, se situent près de certains centres urbains. Et ce, suite à des attaques terroristes, notamment dans le Nord. Le porte-parole a promis que «le gouvernement réitère sa disponibilité à accompagner les organisations et les institutions intervenantes dans l'action humanitaire pour la réussite de leurs missions. Le gouvernement mettra tout en œuvre pour que les convois humanitaires dans les zones touchées par les attaques terroristes se fassent sous escorte de sécurité». Pour plus de précision, selon un comptage opéré par des médias, les attaques avec des engins artisanaux ont débuté en août 2018 et se sont multipliées depuis, coûtant la vie à plus de 80 de personnes. Le porte-parole souligne que «le gouvernement invite les populations et plus particulièrement les transporteurs à se conformer aux consignes de sécurité et s'assurer de la praticabilité des voies par une collaboration avec les forces de défense et de sécurité». Les forces de l'ordre ont réduit leurs déplacements, et comptent surtout sur les renseignements venant des habitants, car les djihadistes, selon une source sécuritaire, ont acquis un savoir-faire en matière d'attaques. Ils peuvent facilement poser leurs engins en l'absence des forces de l'ordre.
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Issue 1764- Septembre 13/09/2019
Un magazine politique hebdomadaire
La Chinoise Carrie Lam Cheng: Test de pouvoir entre le marteau de Beijing et l’enclume de la rue de Hong Kong www.majalla.com
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cette Université d’été a permis au public de retrouver Abdelaziz Kacem, brillant intellectuel qui participe à la vie des idées par ses articles de presse et ses interventions publiques. Ancien directeur général de la Bibliothèque nationale, Abdelaziz Kacem est l’auteur de nombreux ouvrages, parus en arabe et en français, et publiés en Tunisie ou en Europe.
Bach, Vivaldi et Brahms en ouverture à Carthage.
formation mettra à l’honneur aussi bien la musique classique que les musiciens C’est officiel: l’Octobre musical de locaux. Le programme de cette soirée Carthage aura lieu du 10 au 31 octobre à inaugurale devrait être dédié aux trois l’Acropolium à Carthage (proche banlieue géants que sont Bach, Vivaldi et Brahms. de Tunis). Alors que Mustapha El Okbi, fondateur de ce festival, met la dernière Sur la Personnalité tunisienne main à la programmation, nous apprenons L’Université d’été B7L9 s’est déroulée du que l’ouverture de l’OMC 2019 sera 29 au 31 août dans le cadre de la nouvelle confiée à l’Orchestre symphonique de station d’art de Bhar Lazreg, en banlieue Si Kamel en concert Tunis. Dirigée par Achref Bettibi, cette de la Marsa. La conférence inaugurale de L’auteur, compositeur et chanteur, Si Kamel, signe un retour remarqué en cette rentrée musicale. Il sera en concert le lundi 7 octobre à 20h dans une salle et non des moindres, la Cigale, à Paris. Cet artiste, faisant dans le raï, wahrani, salsa, variétés et jazz, donnera un concert dans une salle dite «chaleureuse», qui a accueilli de grands noms, tels que Barbara Hendricks, Michel Petrucianni, Johnny Hallyday, Michel Jonasz, Prince, Red hot Chili Peppers, David Bowie, Iggy Pop, Led Zeppelin, Justice, Keziah Jones, Charlotte Gainsbourg, Manu Chao… Si Kamel, auteur, compositeur, réalisateur, arrangeur et interprète reviendra sûrement sur les albums Solo, Dessine-moi un autre monde et Dream, dernier opus avec les titres Jalousie, C’est pas la peine, Kindire Nenssake, Fatima et la chanson titre Dessine-moi un autre monde et surtout Hanine Wahran, un hommage et un
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5ème édition d’Oasis Festival
La cité ocre abritera (Marrakech, Maroc), du 13 au 15 septembre, la 5ème édition de «Oasis Festival», avec la participation d'un aréopage d’artistes et de troupes artistiques des quatre coins du monde. Pour fêter ses 5 ans comme il se doit, le festival offre un nouvel espace artistique et culturel avec une programmation alléchante alliant musique envoûtante de Sampha, Petite Noir, Walshy Fire, DJ Lag et Issam, art et exposition photographique d’artistes africains, outre des panels de discussion, et l'aménagement d’un magasin éphémère entre autres, soulignent les organisateurs dans un communiqué. Et de poursuivre que le programme artistique et culturel de cette édition 2019, y compris «The Mbari House», offre un espace d'art collaboratif présenté par le Musée d'art contemporain
remerciement à tous les maîtres connus de sa prestation. ou méconnus du genre asri wahrani. Si Kamel a fréquenté le conservatoire, joué Les cultures urbaines en fête à du classique, du jazz et du gospel. Il a fait Meknès partie de plusieurs groupes, notamment La 16ème édition du Festival international Oxygen, Goodspell Masschoir… des cultures urbaines "Freestyle Maroc Urban Dance" s’est ouverte, vendredi soir à Meknès, avec la participation d'artistes Festival du Diwane à Béchar La troupe Ouled El Gaâda de Aïn Sefra et d'athlètes marocains et étrangers. (wilaya de Naâma) a remporté le premier A l’ouverture de cette manifestation prix de la 12e édition du Festival culturel culturelle, artistique et sportive, qui se national de musique et danse diwane, poursuivra jusqu'au 19 septembre, le clôturée mardi en soirée à Béchar (Algérie). président de l'Association Espoir Jeunesse Cette troupe, composée essentiellement Maroc, partie organisatrice, Amine de jeunes musiciens issus de la tradition Wakrim, a souligné l’importance de ce diwane de la même région, a réussi à festival, devenu au cours des dernières convaincre le jury de cette édition sur sa années, le rendez-vous annuel des jeunes présentation, sa maîtrise de la scène, sa épris de culture hip- hop, d’arts urbains et africain Maaden (MACAAL), Art Comes chorégraphie et la dextérité et l’authenticité de danse urbaine au niveau national. First (ACF) et Marché Noir, ainsi qu’une installation spéciale du collectif artistique Squidsoup.
Mode : Thebe Magugu, séduit le monde du luxe
Dans le monde de la création de luxe, il faudra désormais compter avec lui : Thebe Magugu. Ce jeune Sud-Africain de 26 ans vient de remporter la 6e édition du prestigieux prix LVMH, décerné depuis 2013 aux jeunes créateurs de mode (masculine / féminine) et jeunes diplômés qui terminent leurs études. Pour décrocher cette récompense, la première pour l’Afrique, le jeune créateur a dû supplanter 700 1 candidats. Rien que ça !
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Paa Joe personnalise les cercueils
Des cercueils fabriqués à l’image des métiers des défunts, voilà ce qu’offre Joseph Ashong alias Paa Joe, aux familles des disparus. Une façon de leur rendre un dernier hommage personnalisé. «Tous les dessins que je crée montrent le travail que le défunt faisait de son vivant, peut-être que la personne était pilote, alors le cercueil pour son enterrement serait un cercueil d’avion. Une fois que le cercueil de l’avion sera exposé sur les lieux funéraires, tout le monde saura que le défunt était pilote, c’est pourquoi nous procédons de cette façon, afin que tout le monde à l’enterrement sache ce que le défunt a fait de sa vie», explique Joseph Ashong. Au fil des ans, les cercueils de Joe ont connu un succès international. Exposés dans des galeries
d’art à travers le monde et régulièrement photographiés, certains ont même été achetés par de hautes personnalités comme l’ex-président américain Bill Clinton. Ce qui fait de Paa Joe l’un des fabricants de cercueils les plus renommés au monde. Aujourd’hui, les commandes viennent de partout, des musées en passant par les particuliers au Ghana et partout dans le monde. Et c’est bien plus qu’un symbole aux yeux de Paa Joe.
Comme dit Césaire, l'art occidental identifie les choses et l'art africain s'identifie. C'est un maître de l'exorcisme qui donne une forme physique à un esprit. On me dit que j'ai deux collections, une d'art classique, une d'art contemporain. En fait, je n'en ai qu'une, car cet art puissant est fait d'objets vivants qui vous regardent en retour jusqu'au fond de votre âme». Ainsi parlait l’homme d’affaires congolais Sindika Dokolo propose un autre Sindika Dokolo, 46 ans, à l’ouverture regard… fin juin de l’événement «IncarNations, L’exposition « IncarNations », à Bruxelles, African Art as Philosophy» au Palais des montre pour la première fois les pièces Beaux-Arts de Bruxelles (Bozar). Ouverte phares de la collection d’art africain de jusqu’au 6 octobre, cette exposition-fleuve Sindika Dokolo, dans une scénographie invite à une promenade à travers les plus originale. «Apprenons à nous regarder. belles pièces de sa collection privée, la plus grande en Afrique. Dans un dialogue avec le plasticien sud-africain Kendell Geers, d’origine Afrikaner, le collectionneur entend démonter les attentes du public européen, afrodescendant ou pas, vis-àvis d’une Afrique encore trop souvent fantasmée. Tout tourne autour du concept de nkizi, le fétiche, à la fois objet et esprit. «J’ai fait de tout le musée un nkizi», explique Kendell Geers.
Les Super Anges Houindonaboua
De retour de leur tournée européenne de 32 jours avec beaucoup de trophées et de distinctions pour le Bénin, Alladé Coffi
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ce qui justifie le choix des musiciens comme Emmanuel Kembe, un des plus populaires du pays qui a interprété des chansons sur le patriotisme, la paix et la reconstruction du pays.
Jimi Hope, cette «bibliothèque culturelle du Togo»…
Adolphe et sa troupe les «Super Anges Houindonaboua» ont tenu une rencontre avec les artistes, les responsables d’artistes et les autorités du Ministère de la Culture à la salle de spectacle du Fitheb, jeudi 29 août 2019. A l’occasion de cette tournée, la troupe a été fortement soutenue par le Fonds des Arts et la Culture (Fac) qui a assuré entre autres, les billets d’avions aux 18 artistes ayant dignement représenté la culture béninoise et défendu les couleurs nationales en Espagne face à plusieurs nationalités. Le Directeur Général du Fac, Gilbert Déou malè, fier de ces ambassadeurs de la culture, les a remerciés au nom du Président de la République Patrice Talon et surtout de son Ministre de la culture, Oswald Homéky qui ne cesse de défendre le Fac auprès du gouvernement pour le rayonnement de la Culture et du Tourisme béninois.
Soudan du Sud : un concert pour la paix
Si la musique adoucit les mœurs, la mission des Nations unies au Soudan du Sud et les autorités locales tentent de la mettre au profit de la paix et la réconciliation entre les communautés de la ville de Yei. Elle s’appuie sur les musiciens à travers des concerts pour véhiculer son message. Les spectacles ont réuni des dizaines de résidents qui ont fait le déplacement pour célébrer la paix avec les artistes dans un pays toujours meurtri par les conflits armés. «Comme notre engagement pour la paix, le gouvernement de l’Etat de Yei River fera tout ce qui est en son pouvoir pour s’assurer qu’une situation pacifique soit pleinement prouvée et consolidée à tout prix», explique Yousto Baba, vicegouverneur de l’Etat de Yei. Et c’est
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Un hommage national a été rendu vendredi 06 septembre à Lomé au plus rockeur et bluesman que le pays ait connu. Le président de la République, Faure Gnassingbé, s’est déplacé en personne pour s’incliner devant la dépouille de Jimi Hope, celui qui pendant près de 4 décennies
a été l’un des plus grands ambassadeurs de la culture togolaise dans le monde. Le dépôt de gerbe par le chef de l’Etat togolais, l’oraison funèbre du ministre de la Culture et la décoration à titre posthume ont notamment été les moments forts de la cérémonie d’hommage à l’artiste complet qu’est Koffi Senaya alias Jimi Hope. Décédé à Paris le 05 août dernier, l’artiste chanteur-compositeur, sculpteur et peintre a à son actif une douzaine d’albums dont des titres mondialement connus et près de 300 œuvres d’art dont les magnifiques fresques murales qui décorent la capitale togolaise, Lomé.
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La Chinoise Carrie Lam Cheng: Test de pouvoir entre le marteau de Beijing et l’enclume de la rue de Hong Kong Texte : Moncef Mezgheni Dessin : Ali Mendalaoui 1 – Étude et famille. - Carrie Lam Cheng Yuet-ngor est née le lundi 13 mai 1957. - Diplômée de l'Université de Hong Kong. Durant ses études à Cambridge, elle a rencontré le mathématicien Siu-Por Lam, qu’elle a épousé. Ils ont eu deux enfants. 2 – Médaille française… Et couronnements Le 10 septembre 2015, Arnaud Barthélemy, Consul général de France à Hong Kong, a décerné la Légion d'honneur à Carrie Lam, et l'a félicitée pour ses «compétences exceptionnelles en matière de négociation». - Elle a remporté l'Étoile dorée de Bauhinia, ainsi que de la Médaille de Grand Bauhinia en 2016. 3 – Parcours et distinction en politique. - Carrie Lam a rejoint l'administration coloniale britannique en 1980, dans le gouvernement de Hong Kong ... - Ministre du Développement de 2007 à 2012. Avant de devenir, Première secrétaire de l'administration, jusqu'au 16 janvier 2017. - Elle a été élue, le 26 mars 2017, PrésidenteGénérale de la région administrative spéciale de Hong Kong, et ce, suite à une élection au cours de laquelle Lam a reçu 777 voix sur 1.194 électeurs. - Et devient de la sorte, la première femme à être nommée à ce poste. 4 – Le projet étincelle.
- Au printemps 2019, a été présenté un projet de loi gouvernemental, avec le soutien de l'exécutif Carrie, autorisant l'extradition de criminels, de Hong Kong vers Beijing, en République populaire de Chine. - L'opposition a estimé que cette décision constitue une atteinte à l'indépendance de Hong Kong, et une ingérence flagrante de Pékin dans les affaires de la province. - Suite à l'annonce du projet de loi, de nombreuses manifestations de protestation ont éclaté à Hong Kong. Avec usage de bombes (surtout celles qui se contentent des larmes). - Les manifestations n'étaient pas exemptes de violences, qui ont coûté des vies humaines… - Il ne fait aucun doute que la protestation cache plus que ce que démontrent les revendications dans la rue. 5 – Un gouvernement qui a raté son train. - En juillet 2019. Carrie Lam a annoncé le retrait du projet, déclarant que «le projet de loi est mort» jusqu'à son retrait en septembre après des mois de défis difficiles. - Mais il semble que le train des manifestations dans les rues et les places, est bel et bien lancé, et ne pouvait plus s'arrêter brusquement, suite à l'annonce de «la bonne foi» et la décision du retrait de la part de Carrie Lam. - L'insistance concernant le projet a déclenché la réaction de la rue, provoquant d'énormes manifestations, qui ne semblent pas vouloir s’arrêter, tant la décision du gouvernement leur semblait trompeuse. L'opposition a considéré que l’action du Gouvernant constitue une manœuvre
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visant à absorber la colère, dans le but de gagner du temps. 6 - Trump était en ligne - Le président Donald Trump a toujours exercé des pressions sur tout ce qu'il considère comme une menace pour les intérêts américains, partout où il lui semblait utile. Il a donc proposé d'intervenir pour désamorcer cette crise que vit Hong Kong, pays capitaliste et ami, qui a choisi de se séparer de la Chine populaire. - Il est contre la volonté de la République populaire de Chine d'intervenir pour réprimer les manifestations en faveur de la démocratie à Hong Kong, comme ce fut le cas de la place Tiananmen à Beijing il y a 30 ans. Cela nuira aux négociations commerciales en cours entre les États-Unis et la Chine. 7 – Pourparler mieux que de se chamailler. - Carrie Lam a préféré adopter un langage de dialogue, au lieu de celui de la confrontation et du plomb. - Elle dit avoir renoncé à la demande de la Chine populaire, d’extrader ce que ce pays considère comme criminels. - Il semble que la première ministre veuille sauver la face devant la colère de la rue. Et semble dire : - Se mettre autour d’une table et pourparler, mieux que sortir dans la rue et se chamailler. - Mais l'opposition considère qu’il est trop tard. - Est-il trop tard, et rien ne peut être tenté ? - Ou la réponse est train de déambuler à travers les pourparlers entre la rue et le Gouvernement, uniquement.