Qui sera le meilleur footballeur de l’année ?
Un Suisse radicalisé serait impliqué dans le meurtre des deux scandinaves
Un magazine politique hebdomadaire
Issue 1728- Janvier 04/01/2019
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Egypte
www.majalla.com
Le secteur du tourisme terni par une nouvelle attaque
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Le scandale de la dette 28 cachée
Elections en RDC: Les églises pèsent dans les urnes… 32
Burkina Faso: Etat d’urgence Sénégal: revendication d’une dans six régions 38 présidentielle «transparente» 36 Éditeur en chef
HH Saudi Research and Marketing (UK) Ltd
Secrétaire de Rédaction
10th Floor Building 7 Chiswick Business Park 566 Chiswick High Road London W4 5YG
Ghassan Charbel Un magazine politique hebdomadaire
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Mostafa El-Dessouki
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Tel : +44 207 831 8181 - Fax: +44 207 831 2310
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Les Birmans célèbrent le Nouvel An avec le festival de l’eau à Thingyan, une sorte de rituel de purification, L›eau vise à «laver» la malchance et les péchés de l›année précédente afin de pouvoir recommencer à travers ce nettoyage rituel.(Getty)
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Feux d›artifice à l›Arc de Triomphe pendant les fêtes du Nouvel An. L›Arc de Triomphe est une arche située au sommet des célèbres ChampsÉlysées à Paris. (Getty)
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A
ctualités
L’Afrique en bref
Un agent de santé congolais administre le vaccin contre le virus Ebola à une femme qui a été en contact avec une victime d›Ebola dans le village de Mangina, dans la province du Nord-Kivu, le 18 août 2018.© REUTERS/Olivia Acland
RDC
Interruption de la vaccination contre l’Ebola La vaccination contre le virus de fièvre hémorragique l’Ebola a été interrompue dans des zones touchées par l›épidémie en République démocratique du Congo qui a entraîné 363 décès dans l›Est du pays, a indiqué le ministère de la Santé dans son dernier bulletin quotidien. La vaccination avait également commencé à titre préventif sur les personnels de santé à Goma, la capitale provinciale du Nord-Kivu où aucun cas positif n›a été enregistré, d›après le ministère de la Santé. Cette vaccination, utilisée pour la première fois à grande échelle pour enrayer une épidémie d›Ebola, a permis d›éviter des «milliers» de morts, a déclaré début décembre le ministre congolais de la Santé, le Dr Oly Ilunga.
Le tribunal de première instance de Dixinn qui s›occupe de l’affaire de l›assassinat de l›ancienne directrice du trésor Aissatou Boiro a débuté le procès en présence des accusés et des proches de la victime.
Guinée
Des peines lourdes contre les assassins de la directrice nationale du Trésor public Le procureur d›une Cour criminelle de
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Conakry a requis des peines allant de 10 ans de prison à la perpétuité contre les assassins présumés de la directrice nationale du Trésor public en novembre 2012. Le verdict sera prononcé le 7 janvier prochain. Directrice nationale du Trésor public
fois repoussées depuis deux ans, auraient lieu «avant la fin du premier semestre» 2019. «L›année 2019 sera marquée par la tenue des élections législatives et communales», a-t-il dit lors de ses voeux de Nouvel An. Les dernières législatives ont eu lieu en 2011. La troisième législature à l›Assemblée aurait dû se terminer le 21 juin 2015, mais une loi constitutionnelle l›a prolongée. Nigéria Seidou Mbombo Njoya, président nouvellement élu de la Fédération camerounaise de football, a promis de faire preuve de transparence dans sa tentative de rétablir la crédibilité du football au Cameroun.
de Guinée, Aïssatou Boiro avait été tuée le 9 novembre 2012, dans son véhicule, dans un quartier résidentiel de Conakry par des inconnus - dont l›un portait l›uniforme de l›armée. Cameroun
Un nouveau président pour la fédération de football Deux semaines après avoir perdu la CAN2019-, la Fédération camerounaise de football s›est trouvé un président: Seidou Mbombo Njoya a été élu mercredi à la tête de la Fécafoot, après plus d›un an de gestion intérimaire décidée par la FIFA. Cette élection met
Le président promet des élections libres
un terme à une longue période de crise à la Fécafoot: en 2013, un «comité de normalisation» avait été mis en place à la Fédération après l›arrestation de son ex-président Iya Mohammed, accusé de détournement de fonds publics à la Société de développement du coton (Sodécoton), dont il avait été le directeur général. Tchad
Des élections législatives et municipales en 2019 Le président tchadien Idriss Déby Itno a annoncé lundi que des élections législatives et municipales, plusieurs
Le président nigérian Muhammadu Buhari s›est engagé lundi à tenir des élections libres et équitables en février 2019.
Le président nigérian Muhammadu Buhari s›est engagé lundi à tenir des élections libres et équitables en février 2019. «A l›aube de 2019, je répète mes promesses et déclarations sur le fait que les élections générales seront libres, équitables et crédibles», a-t-il dit lors de ses voeux à l›occasion du Nouvel An.
Le président tchadien Idriss Déby Itno a annoncé que l›année 2019 sera marquée par la tenue des élections législatives et communales.
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La sécurité durant les scrutins est une préoccupation constante dans un pays où les tensions ethniques, identitaires et religieuses ont souvent alimenté les violences électorales.
A
ctualités comme la liberté de circulation. Mozambique
L’ancien ministre des finances arrêté
Le président zambien Edgar Lungu a annoncé que le commandant en chef de l’armée et son adjoint avaient été limogés et remplacés.
Zambie
Le chef de l›armée limogé Le président zambien Edgar Lungu a annoncé lundi que le commandant en chef de l›armée et son adjoint avaient été limogés et remplacés, une mesure rare dans le pays. Le chef de l›Etat n›a pas donné de précisions sur les raisons qui l›ont amené à prendre la décision de démettre de ses fonctions le général Paul Mihova et son adjoint Jackson Miti, mais il a demandé au nouveau patron des forces armées, William Sikazwe, de ne pas commettre d›abus de pouvoir et de respecter la hiérarchie.
pour des dispositions sécuritaires particulières sur toute l›étendue du territoire», a déclaré le ministre de la Communication Remis Fulgance Dandjinou, à la sortie d›un conseil des ministres extraordinaire sur la «situation sécuritaire». L›état d›urgence accorde notamment des pouvoirs supplémentaires aux forces de sécurité, dont celui de procéder à des perquisitions à domicile, de jour et de nuit. Certaines libertés fondamentales peuvent être restreintes,
L›ancien ministre mozambicain des Finances Manuel Chang, qui avait approuvé des prêts secrets ayant plongé son pays dans une crise financière, a été arrêté en Afrique du Sud en vue de son extradition vers les Etats-Unis, a annoncé la police lundi. M. Chang, 63 ans, «a été arrêté samedi (...) pour être extradé vers Etats-Unis» et «comparaît aujourd›hui (lundi) devant le tribunal de Kempton Park», près de l›aéroport international Tambo de Johannesburg, a déclaré à l›AFP un porte-parole de la police nationale, Vishnu Naidoo. Tunisie
Des migrants secourus au large des îles Kerkennah Quarante-cinq migrants clandestins ont été secourus par les garde-côtes au large de l›île de Kerkennah, dans l›est de la Tunisie, a indiqué dimanche la Garde nationale tunisienne, qui n›a pas
Burkina Faso
L’état d’urgence décrété En proie à des attaques jihadistes récurrentes et meurtrières, le Burkina Faso a décrété lundi «l›état d›urgence» dans plusieurs provinces du Burkina Faso. «Le président du Faso a décidé de déclarer l›état d›urgence dans certaines provinces du Burkina Faso. Il a également donné des instructions
L›état d›urgence accorde notamment des pouvoirs supplémentaires aux forces de sécurité, dont celui de procéder à des perquisitions à domicile, de jour et de nuit.
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Le dernier naufrage de migrants au large des îles Kerkennah a fait 51 morts.
fait état de victimes.
Egypte
Leur embarcation était tombée en panne
Création d›un comité contre les «incidents sectaires»
au large de l›île, a indiqué à l›AFP le porte-parole de la Garde nationale Houssemeddine Jebabli, précisant que le sauvetage avait eu lieu en matinée. Les personnes secourues, pour la plupart des ressortissants de pays d›Afrique subsaharienne, sont «en bonne santé», a-t-il affirmé, mentionnant la présence de deux femmes enceintes à bord.
L›ex-ministre mozambicain des Finances Manuel Chang sera extradé vers les Etats-Unis.
Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a ordonné, selon un décret publié dimanche, la création d›un comité contre les «incidents sectaires» en Egypte, notamment entre les musulmans majoritaires, et les coptes régulièrement visés par des violences. L›annonce de la création de ce comité, qui sera effective à compter de lundi,
intervient à quelques jours de la célébration annuel du Noël copte le 7 janvier. La communauté copte est la communauté chrétienne la plus importante et la plus ancienne du Moyen-Orient, avec environ %10 des près de 100 millions d›Égyptiens. Victimes d›attaques d›extrémistes, ses membres se plaignent de discriminations dans un pays dont la grande majorité est musulmane.
Les Coptes sont souvent victimes d›attaques d›extrémistes en Egypte.
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Encouverture
Egypte
Le secteur du tourisme terni par une nouvelle attaque Par Chokri BEN NESSIR Rude fin d’année pour le tourisme en Egypte qui reprenait des couleurs. Vendredi 28 décembre, trois touristes vietnamiens et
leur guide égyptien ont été tués. Une bombe artisanale a explosé au passage de leur car dans le quartier d’Al-Marioteya, à près de quatre kilomètres des pyramides du Caire. Il est évidemment difficile de dire si cet
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Trois touristes vietnamiens et un guide touristique égyptien ont été tués vendredi dernier dans une attaque à la bombe au passage de leur bus près du site des pyramides de Guizeh au sud du Caire. Le chauffeur et un guide touristique ont été blessés. Mais le guide a succombé à ses blessures, a indiqué le Premier ministre égyptien Moustafa Madbouli lors d'un déplacement à l'hôpital pour rendre visite aux blessés, rapporte la télévision égyptienne.
Raids contre les terroristes
Une photo prise le 28 décembre 2018 montre un bus de touristes vietnamiens endommagé après une attaque à la bombe qui a coûté la vie à deux touristes près des pyramides au Caire. ( © MOHAMED ELSHAHED)
attentat va constituer un coup d’arrêt à la reprise mais il ne sera pas neutre. Trois touristes vietnamiens et un guide touristique égyptien ont été tués vendredi dernier dans une attaque à la bombe au passage de leur bus près du site des pyramides de Guizeh au sud du Caire, selon un nouveau bilan du parquet égyptien. Le bus transportait quatorze touristes vietnamiens, a précisé le ministère de l'Intérieur. L'attaque s'est produite en fin d'après-midi. "Un engin artisanal a explosé lors du passage d'un bus transportant 14 touristes vietnamiens", a-t-il rapporté en faisant état de "trois morts et 10 blessés" parmi les touristes.
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Suite à cet attentat, les forces de sécurité ont tué samedi "40 terroristes" lors de plusieurs raids menés en Égypte, a indiqué le ministère de l'Intérieur dans un communiqué. Les raids ont été menés contre des combattants djihadistes présumés à Gizeh, lieu de l'attaque de vendredi, et dans le Sinaï (est), selon le ministère qui précise que 30 d'entre eux ont été tués à Gizeh. "Ils planifiaient une série d'agressions contre le secteur du tourisme, les lieux de culte chrétiens et les forces de sécurité", précise le texte.
Un effort de reprise Loin des 14,7 millions de touristes de 2010, l’Egypte, était en train de reconquérir des touristes. En 2017, la destination avait accueilli 8,2 millions de visiteurs. En effet, après avoir été presque moribond, le tourisme en Egypte semble être entré en convalescence selon les statistiques du gouvernement pour le premier trimestre de
Encouverture 2018 avec %83 de croissance des revenus par rapport à la même période de l’année dernière. Les revenus du tourisme ont fait un bond de %77 en Egypte au premier semestre 2018, par rapport à la même période de l'an dernier, pour atteindre les 4,8 milliards de
Loin des 14,7 millions de touristes de 2010, l’Egypte, était en train de reconquérir des touristes. En 2017, la destination avait accueilli 8,2 millions de visiteurs.
dollars (4,1 milliards d'euros), a déclaré à Reuters un responsable gouvernemental. Ainsi, le secteur du tourisme égyptien se rétablit progressivement depuis le creux de 2011 et la croissance est impressionnante en pourcentage, mais le tourisme est encore loin d’être redevenu la locomotive de l’économie. Il a en effet rapporté durant le premier semestre de 2018, presque deux fois les revenus de l’année dernière, mais à peine la moitié de ce qu’il rapportait en 2010. Le tourisme en mer Rouge est reparti en premier, suivi de la vallée du Nil avec pour conséquence la création de centaines de milliers d’emplois. Un enjeu crucial au moment où le gouvernement s’apprête à lever les subventions sur le carburant.
Des touristes étrangers à Luxor en Egypte.
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Entrée du complexe hôtelier Zahabia, une station balnéaire au sud du Caire, où un attentat avait tué deux touristes allemandes le 14 juillet 2017. (REUTERS/Mohamed Aly)
De nombreux tour-opérateurs notamment français (FTI, Kuoni, Fram…) fondent beaucoup d’espoirs sur ce pays en 2019. A raison. Pour cet hiver, le Seto (syndicat des TO) a déjà enregistré une hausse des réservations de %160+ sur l’Egypte.
L’insécurité, cause de l’effondrement
Les forces de sécurité ont tué samedi "40 terroristes" lors de plusieurs raids menés en Égypte, a indiqué le ministère de l'Intérieur dans un communiqué.
La cause principale de cet effondrement est l’insécurité qui a découlé du chaos politique qui a suivi le soulèvement contre l’ex-président Moubarak. L’autre raison de cette reprise relative est la dévaluation de %50 de la devise égyptienne qui a entraîné une baisse conséquente du coût du séjour en Egypte.
le groupe jihadiste Etat islamique (EI) a revendiqué un attentat à la bombe ayant coûté la vie aux 224 occupants d'un avion russe transportant des touristes russes après son décollage de Charm el-Cheikh, station balnéaire située dans le sud du Sinaï.
Il est à noter que l'Egypte a été la cible de nombreuses attaques menées par des groupes extrémistes, visant essentiellement les forces de sécurité et la minorité chrétienne copte. Le 31 octobre 2015,
Cette attaque a porté un coup dur au tourisme en Egypte, secteur clé de l'économie, déjà touché par l'instabilité politique. La sécurité a été renforcée dans les sites touristiques en Egypte, à la suite de ces attaques.
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Encouverture Somalie
Le représentant spécial de l’ONU déclaré persona non grata Par La Majalla Nicholas Haysom, l'émissaire des Nations unies en Somalie, qui avait exprimé son inquiétude face aux actions des services de sécurité somaliens, dans des violences récentes qui ont fait plusieurs morts, avait été sommé de quitter le pays. Cet avocat sud-africain et diplomate expérimenté, a été nommé à ce poste en septembre 2018. Il était auparavant émissaire des Nations unies pour le Soudan et le Soudan du Sud. Le gouvernement somalien a ordonné à Nicholas Haysom de quitter le territoire, en l'accusant d'"ingérence délibérée" dans sa "souveraineté"."Le représentant spécial du secrétaire général de l'ONU pour la Somalie, Nicholas Haysom, n'est plus le bienvenu en Somalie et ne peut plus travailler dans le pays", a déclaré le ministère des Affaires étrangères somalien dans un communiqué.
Arrestation de Mukhtar Robow Cette décision survient quelques jours après que ce responsable eut exprimé son inquiétude face aux actions des services de
sécurité somaliens, soutenus par l'ONU, dans des violences récentes qui ont fait plusieurs morts. Les forces de sécurité somaliennes ont été utilisées pour mettre fin à trois jours de manifestations dans la ville de Baïdoa (sud-ouest), du 13 au 15 décembre, au cours desquelles quinze personnes sont été tuées et quelque 300 autres arrêtées, selon l'ONU. Les manifestants protestaient contre l'arrestation d'un ancien jihadiste briguant la présidence de leur région, Mukhtar Robow, accusé par le gouvernement d'avoir "organisé une milice" à Baïdoa afin d'y "saper la stabilité" et de n'avoir "jamais renoncé à ses idéologies extrémistes". C’est qu’après avoir officiellement fait défection du groupe Al-shebab, Mukhtar Robow s’était rendu aux autorités somaliennes en 2017. Début octobre, il avait annoncé son entrée en politique et sa présentation de sa candidature aux élections régionales de l’Etat du Sud-Ouest. Une candidature rejetée par le gouvernement fédéral à Mogadiscio. Son interpellation intervient dans un contexte de fortes tensions autour du processus électoral dans l’Etat du SudOuest, et de crise entre le gouvernement central et certains des
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Nicholas Haysom est devenu une «persona non grata» en Somalie. (Image: Keystone) (© REUTERS/Feisal Omar)
Etats-fédéraux. L’arrestation a engendré des échanges de tirs entre partisans du candidat et forces de l’ordre et a été suivie par des émeutes dans Baidoa jeudi après-midi. Selon certaines sources, Mukthar Robow avait été invité à la résidence du président par intérim de la région du Sud-Ouest lorsqu’il a été arrêté. Selon d’autres sources, il avait rendezvous avec la commission électorale régionale. L’interpellation aurait été effectuée avec l’aide de soldats éthiopiens de maintien de la paix présents à Baidoa, assure un diplomate sous couvert de l’anonymat. Dans un communiqué, le ministère somalien de la Sécurité intérieure accuse en tout cas Mukhtar Robow d’avoir importé des armes dans la ville et d’avoir mobilisé des milices.
L’étincelle Cette arrestation est une étincelle de plus dans un climat aujourd’hui extrêmement volatile dans la zone. Les élections
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L'émissaire des Nations unies en Somalie, qui avait exprimé son inquiétude face aux actions des services de sécurité somaliens, dans des violences récentes qui ont fait plusieurs morts. dans le Sud-Ouest, prévues le 19 décembre, ont déjà été repoussées trois fois et Mogadiscio est accusé d’interférences dans le processus électoral. Dans un courrier envoyé le 30 décembre qui a fuité sur Internet, Nicholas Haysom, envoyé spécial de l’ONU en Somalie, demande des explications à Mogadiscio sur les
Encouverture
Le gouvernement de Mogadiscio a interdit à Mukhtar Robow, l'un des fondateurs des shebabs, à se présenter à l'élection présidentielle de l'Etat du sudouest. Cela a provoqué la démission de la commission régionale.
évènements récents dans l’Etat du Sud-Ouest. Mi-décembre, ce territoire a élu un nouveau dirigeant dans un contexte chaotique.
Un courrier fuité Le courrier ferme du Sud-Africain Nicholas Haysom, l'envoyé spécial des Nations unies en Somalie, contient des menaces à
Cette décision intervient après l’arrestation de Mukhtar Robow, accusé par le gouvernement d'avoir "organisé une milice" à Baïdoa afin d'y "saper la stabilité" et de n'avoir "jamais renoncé à ses idéologies extrémistes"
peine voilées et plusieurs révélations. Selon lui, les troupes éthiopiennes de l’Amisom, la mission de l'Union africaine dans le pays, auraient arrêté l'ex-shebab Mukhtar Robow avant de le livrer aux Somaliens. L’information contredit les déclarations de la force africaine, qui avait juré ne pas avoir participé à l’interpellation. Dans cette affaire, l’envoyé spécial de l’ONU veut de la transparence. Il demande au gouvernement quelles sont les conditions de réhabilitation de l’ancien shebab, toujours détenu au secret, qui l’a arrêté, pourquoi et sur quelle base légale. L’envoyé spécial parle d’une possible arrestation arbitraire.
Des menaces voilées Dans ce courrier, le diplomate qui écrit avoir « de sérieuses inquiétudes sur le respect de la légalité, de la prudence, de la nécessité et de la proportionnalité dans l’usage de la force », ne lance pas d'accusation directe au sujet des violences lors des manifestations, mais signale le déploiement des forces de sécurité. Il demande donc au gouvernement somalien de lui dire où en sont les enquêtes, quelles forces étaient présentes, qui commandait et quels étaient les ordres. Dans une partie de sa lettre, l’envoyé spécial liste toute l’aide apportée par l’ONU aux forces de l’ordre
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Des forces de sécurité somaliennes patrouillent dans les rues de Mogadiscio, le 22 décembre 2018. (FEISAL OMAR / REUTERS)
: salaire, équipement, formation. On devine entre les lignes une menace de suspension. Il révèle en tout cas que l’Union européenne, l’Allemagne et le RoyaumeUni ont cessé leur soutien à la police de l’Etat du SudOuest.
Un soutien considérable En effet, la mission onusienne en Somalie est chargée de soutenir les efforts de paix et de renforcer les institutions gouvernementales dans ce pays ravagé par des décennies de guerre civile. A ce titre, les Nations unies aident les forces de police, notamment en finançant leur logistique, leurs uniformes, leur entraînement ou encore sous forme de soutien salarial. Cette mission doit faire face à des attaques fréquentes. Selon le chercheur Matt Bryden, il y a maintenant un risque d’escalade de la violence, non seulement à Baidoa, mais aussi à Mogadiscio où la crise politique bat son plein. En effet, Al-Chabab mène une lutte armée pour tenter de renverser le gouvernement somalien
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Le gouvernement somalien a ordonné à Nicholas Haysom de quitter le territoire, en l'accusant d'"ingérence délibérée" dans sa "souveraineté". soutenu par la communauté internationale. De telles attaques avaient auparavant lieu presque quotidiennement, mais leur fréquence a diminué depuis que les islamistes ont quitté en 2011 les positions qu’ils tenaient à Mogadiscio. Les Chabab contrôlent toujours des zones dans les campagnes et mènent sans difficulté apparente des attaques contre des objectifs gouvernementaux, militaires et civils aussi bien à Mogadiscio que dans d’autres villes somaliennes.
P
olitique
Soudan
Retour au calme à Khartoum Par Sarra BELGUITH Le mouvement de colère d'une partie de la population au Soudan, qui a touché jusque-là une dizaine de villes, a été déclenché le 19 décembre par la décision du gouvernement de tripler le prix du pain, dans un pays en plein marasme économique. Le mouvement de colère a été déclenché par la décision du gouvernement de tripler le prix du pain.
réunion avec les chefs des services de sécurité et des renseignements, selon l'agence de presse officielle Suna. "J'appelle les citoyens à ne pas croire ce que disent" les leaders du mouvement, a-til ajouté.
Par ailleurs, le président soudanais Omar al-Béchir a appelé dimanche la police à s'abstenir de recourir à une force excessive contre les manifestants, à la suite de Après les premières revendications contre protestations antigouvernementales qui la cherté de la vie, le président Omar el- ont secoué plusieurs villes du Soudan ces Béchir a promis aux Soudanais de "vraies derniers jours. réformes pour garantir une vie digne aux Dimanche, lors d'une rencontre avec de hauts citoyens". responsables de la police à Khartoum, M. "L'Etat va entreprendre de vraies réformes Béchir, a déclaré: "nous voulons maintenir pour garantir une vie digne aux citoyens", la sécurité et nous voulons que la police a déclaré M. Béchir, 74 ans, lors d'une le fasse en utilisant moins la force". "Nous
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Des centaines de personnes manifestent mardi à Khartoum mais un important dispositif de sécurité empêche toute marche vers le palais présidentiel.
reconnaissons que nous avons des problèmes économiques, mais ils ne peuvent pas être résolus par des destructions, des pillages et des vols", a dit le président soudanais en référence à des bâtiments et des bureaux de son parti incendiés par les manifestants. "Nous ne voulons pas que notre pays finisse comme d'autres pays de la région", a ajouté M. Béchir en allusion aux révoltes dans plusieurs pays arabes qui ont provoqué parfois des guerres ces dernières années. "Nous ne permettrons pas que nos citoyens deviennent des réfugiés".
La colère se comprend Vendredi, le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a demandé aux autorités soudanaises "de mener une enquête approfondie sur les morts et la violence", et
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Lors des récentes manifestations, plusieurs "membres de partis d'opposition", accusés de "vandalisme", ont été interpellés, a rapporté dimanche la Suna. souligné la nécessité de garantir la liberté d'expression et de rassemblement pacifique". Le parti au pouvoir du Congrès national avait affirmé plus tôt comprendre la colère de la population face à la mauvaise situation économique. Mais son porte-parole, Ibrahim el-Sadik, avait aussi accusé "les partis de gauche qui souhaitent déstabiliser l'appareil d'Etat" et Israël d'être à l'origine de ces protestations.
P
olitique
Une crise économique Cependant, "La raison principale des
Le président Omar el-Béchir a promis aux Soudanais de "vraies réformes" au sixième jour de manifestations contre le prix du pain assombries par des heurts meurtriers et qui constituent l'une des plus importantes contestations de son pouvoir en trois décennies.
manifestations est économique et liée aux prix élevés, mais les racines de la crise (...) sont politiques", affirme à l'AFP Abdellattif al-Bouni, professeur de sciences politiques. Selon lui, "l'échec des politiques gouvernementales, les erreurs et la mauvaise gestion" expliquent la colère de la population. Depuis l'indépendance du Soudan du Sud en 2011, le Soudan a été amputé des trois quarts de ses réserves d'or noir. Cette année, le pays traverse des difficultés économiques croissantes avec une inflation de près de %70 et une plongée de la livre soudanaise face au dollar américain. Les manifestations ont cessé depuis vendredi, la situation est redevenue calme, notamment à Khartoum.
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Le président soudanais Omar Bechir a appelé dimanche la police à s'abstenir de recourir à une force excessive contre les manifestants.
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ociété
Maroc
Un Suisse radicalisé serait impliqué dans le meurtre des deux scandinaves Par Sarra BELGUITH Alors que le Maroc est encore sous le choc après la découverte des corps de deux femmes scandinaves, dont l’une a été décapitée, dans le sud du pays, des informations sur un nouveau crime sanglant sont venues secouer le pays. Cette fois, une femme a été décapitée dans le Moyen-Atlas, d’après des médias marocains. La police marocaine enquête sur les circonstances de la mort d’une jeune femme, d’une vingtaine d’années, dont le corps sans tête a été retrouvé le vendredi 28 décembre à Oued Ifrane, dans la région d’Ifrane (Moyen-Atlas), annoncent des médias locaux. Ce crime a été commis moins de deux semaines après la découverte des corps de deux randonneuses scandinaves, une Danoise et une
Norvégienne, dans le sud du Maroc. La région du Moyen-Atlas a été placée en alerte maximale et les autorités ont déployé des forces de sécurité pour retrouver les auteurs de ce crime et leurs éventuels complices. Selon le site marocain Yabiladi.com, la gendarmerie a arrêté un suspect dans la nuit du 29 au 30 décembre qui serait déjà passé aux aveux.
L’affaire des deux scandinaves Le 17 décembre, les corps de Louisa Jespersen, une étudiante danoise de 24 ans, et Maren Ueland, une Norvégienne de 28 ans, ont été retrouvés sur un site touristique isolé à Imlil, à une soixantaine de kilomètres de Marrakech. Les deux victimes portaient des traces de violences à l’arme blanche au cou. L’une avait été décapitée. Selon Euronews, 18 personnes sont derrière les barreaux, dont les quatre suspects directs, inspirés par Daech*. La cellule aurait été totalement démantelée.
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Maroc N1° : Les deux touristes scandinaves tuées au Maroc.
Le 20 décembre, un compte Twitter, présumé lié aux réseaux terroristes islamistes et suspendu depuis, diffusait une vidéo de deux minutes où l'on voyait les quatre auteurs présumés de l’assassinat, coiffés de calottes, drapeau de Daech en arrière-plan, prêter allégeance au chef du groupe terroriste, Abu Bakr al-Baghdadi. Se définissant comme des «soldats du Califat au Maroc», les hommes promettaient d'accomplir une action «douloureuse» contre le Maroc.
Un Suisse arrêté à Marrakech L’enquête sur le meurtre des deux touristes scandinaves, a par ailleurs permis samedi 29 décembre 2018 au Maroc, l’arrestation d’un Suisse. Il s’agit d’un un Genevois vraisemblablement radicalisé. Des informations indiquent que l’homme a un casier judiciaire dans le canton de
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La police marocaine enquête sur les circonstances de la mort d’une jeune femme, d’une vingtaine d’années, dont le corps sans tête a été retrouvé le vendredi 28 décembre à Oued Ifrane. Genève pour divers délits commis entre 2007 et 2013. C’est en 2015 que l’homme a quitté la Suisse pour s’installer au Maroc. « L’individu est connu de la police genevoise pour des faits de droit commun
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ociété
L’enquête sur le meurtre des deux touristes scandinaves, a par ailleurs permis samedi 29 décembre 2018 au Maroc, l’arrestation d’un Suisse. Il s’agit d’un un Genevois vraisemblablement radicalisé. commis entre 2007 et 2013 », a indiqué lundi Anne-Florence Débois, porte-parole de Fedpol. Ajoutant qu’il a été condamné pour infraction à la loi sur les stupéfiants, vol, cambriolage, dommages à la propriété, agression et violence conjugale. Dans un communiqué publié samedi après l’arrestation du Suisse, le Bureau central d’investigations judiciaires (BCIJ), indiquait que l’homme, « imprégné de l’idéologie extrémiste » et détenteur également la nationalité espagnole, est « soupçonné d’avoir appris à certaines personnes interpellées dans cette affaire les outils de communication issus des nouvelles technologies et de les avoir entraînées au tir ». Le BCIJ avait ajouté que les investigations ont révélé son « adhésion à des opérations de recrutement et d’embrigadement de citoyens marocains et subsahariens pour exécuter des plans terroristes au Maroc ». Une vingtaine de personnes ont déjà été arrêtées par les autorités marocaines pour leurs liens présumés avec ce double homicide.
Un pays à risque moyen Selon la société de conseil en évaluation des risques basée au Royaume-Uni, Control Risks, a publié ses cartes des risques dans le monde en 2019, qui évoquent les risques politiques, de sécurité, de santé, maritimes et de voyages dans
différents pays du monde, le Maroc est un pays représentant un risque politique moyen et des risques sécuritaires et de déplacement relativement faibles en 2019. Sur la carte des risques politiques, le royaume est ainsi classé parmi les pays à risques politiques moyens, tout comme de nombreux pays arabes tels que les Emirats arabes unis, le Qatar, l’Egypte et la Tunisie. Mais contrairement au royaume, le Sahara est considéré comme zone à haut risque de sécurité, tout comme l’Algérie voisine et la Mauritanie. La Libye fait partie des pays à risque extrême.
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Maroc N2° : Les risques politiques et de sécurité dans la région MENA. (Ph. Control Risks).
Le rapport classe le Maroc parmi les pays à faible risque. Mais la même carte indique que le Sahara serait une zone à risque modéré tout comme la Tunisie, le nord et le centre de l’Algérie voisine. Le sud du voisin de l’Est, les frontières Marocoalgériennes ainsi que d’autres zones au Maghreb, dont l’Est mauritanien, sont celles à haut risque de sécurité. Quant aux risques de déplacement et de voyage, le royaume figure parmi les pays à faible risque. Ses voisins maghrébins, l’Algérie et la Mauritanie, sont classés parmi les pays à risque modéré, aux côtés de pays arabes comme le Liban.
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Selon la société de conseil en évaluation des risques basée au Royaume-Uni, Control Risks, le Maroc est un pays représentant un risque politique moyen et des risques sécuritaires et de déplacement relativement faibles en 2019.
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Mozambique
Le scandale de la dette cachée Par La Majalla L'ancien ministre mozambicain des Finances Manuel Chang, qui avait approuvé des prêts secrets ayant plongé son pays dans une crise financière, a été arrêté en Afrique du Sud en vue de son extradition vers les États-Unis, a annoncé la police lundi.
Fin 2017, la dette avait atteint %112 du produit intérieur brut (PIB), contraignant le pays à suspendre ses remboursements et provoquant la méfiance des investisseurs.
L’ex-ministre des finances arrêté
Arrêté à Johannesburg sur le chemin de Dubaï, M. Chang était ministre des Finances entre 2005 les États-Unis réclament l'extradition du ministre et 2015, sous la présidence d'Armando Guebuza. accusé d'"escroquerie en ligne", "fraude aux C'est vers la fin de ce mandat que des prêts d'un assurances" et "blanchiment d'argent". M. Chang, montant de deux milliards de dollars (environ 63 ans, "a été arrêté samedi (...) pour être extradé 1,75 milliard d'euros) avaient été secrètement vers États-Unis" et "comparaît aujourd'hui (lundi) devant le tribunal de Kempton Park", près de négociés et signés. l'aéroport international Tambo de Johannesburg, Cette dette cachée avait précipité le Mozambique a déclaré à l'AFP un porte-parole de la police dans sa pire crise financière depuis son accession nationale, Vishnu Naidoo. à l'indépendance en 1975. A cause de ce mensonge, le FMI et la Banque mondiale ont La police n'a pas donné davantage de précisions gelé leurs prêts au pays désormais le plus endetté mais selon les médias du Mozambique, M. d'Afrique. Les donateurs ont suspendu leur aide Chang a été interpellé à l'aéroport alors qu'il était au Mozambique après que le gouvernement en transit pour Dubaï (Émirats arabes unis). eut reconnu avoir secrètement emprunté les 2 milliards de dollars pour financer un plan de Selon un document daté du 27 décembre demandant à la police sud-africaine de l'arrêter sauvegarde du littoral.
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Manuel Chang.
en vue d'une éventuelle extradition vers les États-Unis, l'ancien ministre est recherché pour conspiration à des fins d'"escroquerie en ligne", "fraude aux assurances" et "blanchiment d'argent".
Une dette abyssale Après un boom économique prodigieux et l'espoir d'une croissance exponentielle, le Mozambique s'enfonce désormais dans une très grave crise économique. Le pays, aux multiples ressources naturelles, souffre de la faiblesse des cours des matières premières, mais surtout d'un grave déficit de crédibilité, lié au « scandale de la dette cachée » révélé au mois d'avril 2016. En 2013 et 2014, le gouvernement mozambicain a réalisé secrètement une vaste levée de fonds à l'étranger pour financer notamment un programme militaire secret. Le pays a ainsi contracté une
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Mercredi 19 décembre, dans son grand discours annuel au Parlement, le président Filipe Nyusi a assuré que l’état de santé de la nation était « stable et inspirait la confiance », tout en évitant de s’étendre sur le sujet de la dette. dette colossale de près de 2 milliards d'euros, qui a fait plonger l'économie. Surendetté, lâché par le FMI et les autres bailleurs internationaux, le Mozambique est au bord du défaut de paiement. Sur place, la population encaisse le choc.
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Mercredi 19 décembre, dans son grand discours annuel au Parlement, le président Filipe Nyusi a assuré que l’état de santé de la nation était « stable et inspirait la confiance », tout en évitant de s’étendre sur le sujet de la dette. La semaine dernière, pourtant, son gouvernement a entériné un budget qui creuse les déficits, tandis que la banque centrale a tiré la sonnette d’alarme sur le dérapage de la dette domestique. Le Mozambique a désormais la plus haute dette publique, rapportée au PIB, du continent Africain, passée de 40 % du PIB en 2012 à 113 % en 2018, d’après les chiffres du FMI. Cependant, réagissant à cette arrestation, un porte-parole de l'ancien président Armando Guebuza, Armindo Chavana, a reproché au gouvernement d'avoir échoué à protéger M. Chang. "Les autorités mozambicaines ont eu des informations concernant le mandat d'arrêt mais elles n'ont rien fait pour protéger l'ancien ministre", a-t-il déclaré à Maputo. Une source diplomatique mozambicaine en Afrique du Sud a déclaré à l'AFP que M. Chang a brièvement comparu devant le tribunal et que l'audience reprendrait le 8 janvier à Pretoria.
L'ancien ministre mozambicain des Finances Manuel Chang, qui était ministre des Finances entre 2005 et 2015, sous la présidence d'Armando Guebuza, avait approuvé des prêts secrets ayant plongé son pays dans une crise financière, a été arrêté en Afrique du Sud en vue de son extradition vers les États-Unis. 30
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Le nouveau pont de Maputo, ouvert le 10 novembre, a coûté l’équivalent de 690 millions d’euros, financés à 85 % par un prêt chinois, est surtout devenu une piqûre de rappel pour tous de la dette abyssale qui leste l’économie. (ROBERTO MATCHISSA / AFP)
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Elections en RDC: Les églises pèsent dans les urnes… Nasreddine Ben Hadid Le facteur religieux est omniprésent en Afrique subsaharienne : Les meneurs religieux (Imams, prêtres et autres) n’ont pas leurs mots à dires uniquement, mais plutôt servent de «lanternes» pour leurs disciples. En République démocratique du Congo particulièrement, l'Eglise catholique est plus que présente dans la campagne électorale, et les rapports de force politiques pour les élections cruciales prévues le 23 décembre prochain. Dimanche prochain, tout le pays aura les yeux tournés vers une messe en plein air dans un stade à Kinshasa pour célébrer «l'inauguration du ministère» du nouvel archevêque catholique de la capitale. Personne ne peut oublie le cardinal (sortant) Mgr Laurent Monsengwo, 79 ans, une figure de l'Eglise et de l'histoire mouvementée de la RDC. Chose qui ne rendra pas la mission de son successeur facile, Mgr Fridolin Ambongo. Sachant que le premier proche du
pape François, avait lancé en janvier «Que les médiocres dégagent» !!! Nulle intelligence pour savoir qu’il visait le régime du président Joseph Kabila. Pas besoin de sonder la population pour savoir que la majorité plus qu’écrasante des catholiques ne porte aucune sympathie pour le président Kabila. L’effet de l’église est flagrant. Une quinzaine de personnes ont été tuées en début d'année lors de trois marches de catholiques appelées sous un seul mot d'ordre : Demander au président Kabila de quitter le pouvoir. Chose qu'il s'apprête à faire… Du moins officiellement. La religion est un dominateur commun entre tous les prétendants à la présidence : Aucun des 21 candidats ne rate une occasion pour prouver et surtout mettre sous les lumières des projecteurs sa foi religieuse. Surtout pour le faire savoir à tout le monde : Comprendre les 40
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millions d'inscrits aux listes électorales. Dans le but recoudre les liens avec la base électorale catholique, le «dauphin» du président Kabila, Emmanuel Ramazani Shadary, ne cesse de communiquer qu’il est «catholique pratiquant», comme il l’a fait, devant la coalition de la majorité présidentielle, le Front commun pour le Congo (FCC) en annonçant sa candidature le 8 août. Pour joindre la pratique à l’annonce, il a assisté à une messe à la cathédrale de Kinshasa pour marquer le lancement de sa campagne, avant même d'aller au-devant des électeurs, normalement à partir de cette semaine à
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L’Eglise catholique est plus que présente dans la campagne électorale, et les rapports de force politiques pour les élections cruciales prévues le 23 décembre prochain. Lubumbashi. Selon Jean-Claude Kazembe Musonda, cadre de
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la coalition du FCC : «Le camarade Ramazani Shadary est d'abord un fervent chrétien. Il vient de remettre sa campagne entre les mains de Dieu», dans une déclaration à la presse. La majorité présidentielle va puiser ses arguments dans l’histoire du pays : Citant «Simon Kimbangu»,
Personne ne peut oublier le cardinal (sortant) Mgr Laurent Monsengwo, 79 ans, une figure de l'Eglise et de l'histoire mouvementée de la RDC.
un des pères fondateurs du Congo, mais aussi et surtout fondateur du culte kimbanguiste, une Eglise %100 congolaise. Chez l’opposition la «fièvre religieuse» n’est guère moindre : Tout pouvoir vient de l'Eternel avant même du peuple. L’ex-président de l'Assemblée nationale Vital Kamerhe a proclamé en annonçant son désistement: «Devant Dieu et le peuple congolais j'ai décidé d'apporter mon soutien à Félix Tshisekedi». Même les interpellations verbales entre concurrents, se fait sur fond religieux. Au plus fort de leur différend, M. Tshisekedi a interpellé sur Twitter l'autre candidat de l'opposition,
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Martin Fayulu : «Au nom du Dieu que nous prions, toi et moi, au Centre missionnaire Philadelphie", un Eglise protestante». «Des élections crédibles pour une véritable alternance démocratique». Tel a été l’appel des évêques congolais A l'orée d'une campagne de tous les dangers, les un ont repris leur bâton de pèlerin (politique) et demandé à ce que «La Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) ne soutient aucun candidat», ont-ils précisé, sans oublier de dresser les critères du président idéal.
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La religion est un dominateur commun entre tous les prétendants à la présidence : Aucun des 21 candidats ne rate une occasion pour prouver et surtout mettre sous les lumières des projecteurs, sa foi religieuse.
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Sénégal: revendication d’une présidentielle «transparente» Par La Majalla Alors que deux des principaux opposants au président sortant et candidat Macky Sall risquent de voir leur candidature rejetée par le Conseil constitutionnel, des milliers de partisans de l'opposition sénégalaise ont manifesté vendredi à Dakar pour demander que la présidentielle du 24 février soit «juste et transparente». Des banderoles brandies par les manifestants, les
manifestants pouvaient lire : «Karim Wade président», « Non à la dictature», et «Libérez les prisonniers politiques», qui ont rallié en rangs serrés le Boulevard du général De Gaulle, près du centre-ville de Dakar. Dans la foule se trouvaient de nombreux partisans de l'ancien maire de Dakar, le socialiste dissident Khalifa Sall, Karim Wade, fils de l'ancien président Abdoulaye Wade et candidat désigné du Parti démocratique sénégalais PDS (libéral), l'ex-Premier
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ministre Idrissa Seck ainsi que de la figure montante de l'opposition, le jeune député Ousmane Sonko. La marche, autorisée par le pouvoir et encadrée par la police, était organisée par le Front de résistance nationale (FRN), une coalition de seize candidats de l'opposition qui réclame depuis des mois le départ du ministre de l'Intérieur, chargé d'organiser les élections, Ali Ngouye Ndiaye, jugé trop proche du président Macky Sall. Elle intervient deux jours après la fin du dépôt des candidatures devant le Conseil constitutionnel, qui doit annoncer au plus tard le 21 janvier la liste définitive des candidats retenus. Selon les médias sénégalais et une source proche du Conseil constitutionnel, seule une vingtaine de candidats (entre 23 et 27 selon les sources) ont finalement déposé leur dossier, alors qu'ils étaient plus de 80 fin août à affirmer vouloir se présenter à la présidentielle. «Notre ennemi, c'est Macky Sall, qui fait ce qu'il veut. Nous ne le laisserons pas faire», a déclaré lors de la manifestation la députée et candidate à la présidentielle Aida Mbodj. «Macky Sall n'a pas le droit d'utiliser la justice pour empêcher des candidats de se présenter», a déclaré Cheikh Gueye, un proche de Khalifa Sall.
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Pour être candidat, il faut avoir réuni quelque 52.000 signatures (entre %0,8 et %1 du corps électoral) réparties dans au moins sept des 14 régions du pays et ne pas avoir été privé de ses droits civils et politiques. Cette dernière condition risque de poser problème à Khalifa Sall, condamné en août à cinq années de prison pour escroqueries sur les deniers publics dans le cadre de sa gestion de la ville de Dakar. En prison depuis près de deux ans, il espère voir sa condamnation cassée par la Cour suprême, dont le verdict est attendu le 3 janvier. Karim Wade n'est guère mieux loti. Radié des listes électorales après sa condamnation en 2015 à six ans de prison pour enrichissement illicite, il a toutefois été investi comme candidat par le PDS, qui se refuse à envisager une candidature alternative. «Le Conseil constitutionnel doit valider la candidature de Karim Wade, sans cela, nous aurons affaire à un hold-up électoral», a déclaré Amadou Diakhité, un partisan du PDS. «Il ne doit pas y avoir d'élection si Karim Wade n'est pas candidat», a déclaré à la veille de Noël le secrétaire national adjoint du PDS, Oumar Sarr, en affirmant que son parti était prêt à «bloquer ceux qui veulent détruire le pays».
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Burkina Faso: Etat d’urgence dans six régions Par la Majalla
particulières soient prises sur toute l'étendue du territoire national.
Au Burkina Faso, le président Roch Marc Christian Kaboré a déclaré, lundi 31 décembre dernier, l'état d'urgence dans six régions du pays au cours d'un conseil extraordinaire des ministres, en vue de lutter contre le terrorisme. Depuis 2015, le pays fait face aux attaques terroristes. Jeudi d’avant, dix gendarmes avaient trouvé la mort, suite à une embuscade dans le nord-ouest du pays, non loin de la frontière malienne. De nouvelles mesures ont été prises pour renforcer la sécurité. Parmi ces mesures figurent une réorganisation opérationnelle des forces de défense et de sécurité, le renforcement de la vigilance, de la prévention et de la protection des populations et des infrastructures.
Le gouvernement invite les populations au strict respect des nouvelles dispositions qui ont pour objectif « d'assurer avec sérénité et efficacité la lutte contre le terrorisme au Burkina Faso », selon Remis Dandjinou, ministre de la Communication. Il faut rappeler que lors des derniers mois, la force Barkhane est venue prêter main forte à plusieurs reprises à l’armée burkinabè dans sa lutte contre les groupes djihadistes. Une situation nouvelle que les deux pays ont voulu encadrer en signant lundi une nouvelle version de l’accord intergouvernemental de défense de 2015.
Face à la situation sécuritaire préoccupante, le président Roch Marc Christian Kaboré a décidé de déclarer l'état d'urgence dans plusieurs provinces du pays qui se situent dans les régions des Hauts-Bassins, de la Boucle du Mouhoun, du Centre-est, de l’Est, du Nord et du Sahel. Cette décision fait suite à l'échec de la mise en œuvre des réponses apportées jusque-là contre les attaques terroristes.
«Il était important que ce type d’activité, qui peut se mener sur le territoire, soit couvert juridiquement, et ne pas être improvisé par simple appel, a expliqué Roch Marc Christian Kaboré. Même si cela a été fait par amitié ou solidarité, il n’en demeure pas moins qu’il faut un cadre juridique qui permette d’établir le rôle, les missions, et les fonctions de chacun dans ce combat contre les terroristes que nous menons en partenariat. »
«La mise en œuvre de la réponse face aux attaques connaît de nombreuses difficultés liées, entre autres, au mode opératoire, au caractère diffus et transfrontalier de la menace terroriste», explique le porte-parole du gouvernement.
Si Paris n’entend pas renforcer sa présence militaire sur place, la France s’est dite toutefois prête à aider le Burkina Faso en termes de formation, de conseil et d’équipement. «La France continuera de soutenir, à la demande des autorités burkinabè, l’effort en cours de modernisation du dispositif sécuritaire et judiciaire», a souligné le président Emmanuel Macron.
Il est aussi prévu une réorganisation opérationnelle des forces de défense et de sécurité pour une meilleure couverture du territoire. Par ailleurs, des instructions ont été données pour que des dispositions sécuritaires
Le ministère français des Armées a ainsi annoncé lundi soir la livraison au Burkina Faso de 34 pick-up armés en 2019.
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Nigeria: L'armée veut reprendre Baga aux djihadistes à tout prix Par La Majalla Des sources militaires et de sécurité nigériane, ont annoncé lundi que l'armée est sur le point de lancer une offensive pour reprendre la ville stratégique de Baga aux jihadistes de Boko Haram. Il faut rapperler que des combattants du groupe de l'Etat islamique en Afrique de l'Ouest (ISWAP), une faction de Boko Haram affiliée à Daech, ont pris le contrôle jeudi de Baga, un important port de pêche sur le lac Tchad, après avoir pris d'assaut deux bases de l'armée nigériane et de la Force multinationale mixte (MNJTF), qui accueille des unités du Nigeria, du Niger, du Tchad et du Cameroun. Sous condition d'anonymat, des sources militaires et des membres de milices civiles combattant aux côtés de l'armée, Des dizaines de véhicules militaires venus de la capitale régionale Maiduguri sont entrés dimanche soir à Monguno, à 50 km de Baga, dans la perspective de l'offensive pour reprendre la ville. Selon un officier de l'armée nigériane «Des moyens militaires ont été déployés à Monguno en préparation d'une opération visant à reprendre Baga aux terroristes de Boko Haram». «40 camions militaires transporteraient des troupes dans la ville dimanche soir », selon des témoignages recueillis auprès d’habitants de Monguno «L'ordre a été donné de reprendre Baga aux terroristes de Book Haram. L'offensive va bientôt commencer », a indiqué une autre source militaire. Aussi, une milice civile combattant aux côtés de l'armée va participer aux opérations pour la reprise de Baga, a confirmé un de ses
membres. Dans la ville, les djihadistes parcourent les rues, maison après maison, pour trouver et tuer des miliciens, ont témoigné des habitants. En janvier 2015, Boko Haram avait déjà pris le contrôle de Baga, tuant des centaines d'habitants. La ville avait ensuite été reprise mais les djihadistes continuent d'attaquer l'armée et les civils dans cette zone qui est un bastion de l'ISWAP. Après la prise de Baga, Boko Haram contrôle la majorité des rives du lac Tchad, selon des sources de sécurité. L'insurrection djihadistes, qui a débuté au Nigeria en 2009, a fait au moins 27.000 morts et provoqué une grave crise humanitaire avec 1,8 million de déplacés. Candidat à sa propre succession en février prochain, le président nigérian Muhammadu Buhari est fortement critiqué pour son échec à éradiquer Boko Haram, comme il l'avait promis, alors même qu'il a assuré à plusieurs reprises que le groupe djihadistes était «techniquement vaincu». Sachant que ceconflit s'est aussi étendu vers les pays voisins, le Tchad, le Niger et le Cameroun. La situation est telle dans la région que les pays du lac Tchad ont demandé, lors d'une réunion de leurs dirigeants fin novembre à N'Djamena un soutien de la communauté internationale dans leur «lutte contre le terrorisme».
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Tanzanie: Economie en détresse… Par La Majalla Certains bailleurs et donateurs perdent patience face au président Magufuli, et ont déjà suspendu des millions de dollars de don ou de crédit tandis que d'autres menacent de passer à l'action: les bailleurs de fonds et donateurs de la Tanzanie perdent patience face, à ce qu’ils considèrent dégradation des droits de l'homme sous la présidence de John Magufuli. Union européenne, Banque mondiale et Danemark ont récemment pris des mesures sanctionnant la politique menée depuis l'entrée en fonction du chef de l'Etat fin 2015. Entre violations de la liberté de la presse et d'expression, répression des opposants ou attaques et tortures visant des défenseurs des droits de l'homme, les accusations à l'encontre de M. Magufuli, salué pour sa lutte contre la corruption mais qualifié d'autocrate par ses détracteurs, ne sont pourtant pas nouvelles. «L'Union européenne et certains de ses pays membres, ainsi d'ailleurs que les Etats-Unis, ont attiré à plusieurs reprises l'attention du gouvernement sur la situation des droits de l'homme», souligne un diplomate européen en poste à Dar es Salaam, qui ajoute «Malgré cela, la situation continue de se détériorer, il fallait alors passer à la vitesse supérieure».
Mi-novembre, l'UE a annoncé réexaminer son aide financière à ce pays d'Afrique de l'Est, se disant "très préoccupée par la détérioration de la situation des humanitaire», et de manière plus générale par le «rétrécissement de l'espace public en Tanzanie». Quelques jours plus tôt, l'UE avait déjà rappelé son ambassadeur en Tanzanie, un incident que le gouvernement Magufuli avait tenté en vain de minimiser. La décision de l'UE de réexaminer son aide a coïncidé avec celle de la Banque Mondiale de geler un prêt de 300 millions de dollars (265 millions d'euros) pour l'éducation des filles, en guise de protestation contre une mesure visant à expulser des écoles les jeunes femmes enceintes et leur interdisant de poursuivre leur scolarité après l'accouchement. Au même moment, le Danemark a annoncé le retrait de 10 millions de dollars (8,8 millions d'euros) d'aide à la Tanzanie. Mi-décembre, quatre sénateurs américains ont demandé la création d'un front commun avec «des partenaires diplomatiques» afin de faire pression sur le gouvernement tanzanien. Dans ses déclarations publiques, M. Magufuli continue d'ailleurs de clamer que «la Tanzanie est sur la bonne voie», et que ce coup de froid
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avec les bailleurs des fonds n'est que le fait de «ceux qui ne veulent pas du bien à notre pays». Il ne manque également pas de flatter la Chine, un partenaire qui passera de précieux à vital en cas de durcissement des mesures occidentales. «Les Chinois sont nos amis, de vrais amis de longue date», a-t-il récemment déclaré lors de l'inauguration d'une bibliothèque ultramoderne construite grâce à un don de la Chine, dont l'aide «n'est pas assortie de conditions». «Il est possible que Magufuli change de cap, qu'il fasse preuve de flexibilité, si la pression se maintient», analyse Jenerali Ulimwengu, un influent avocat et ancien diplomate tanzanien. «Il ne peut en tout cas pas compter sur les seuls Chinois, qui (...) ne peuvent pas fournir toute l'aide nécessaire». Quant au diplomate européen basé à Dar es Salaam, il se dit «bien conscient que les
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premières victimes de la suspension des prêts et donations sont «les populations locales». «Mais il est possible de faire passer l'aide par d'autres canaux, notamment les organisations de la société civile». «Les ponts ne sont pas coupés, les discussions sont en cours et nous espérons que le gouvernement tanzanien finira par comprendre que développement et respect des droits de l'homme doivent aller ensemble», dit-il. «Soudainement mettre un terme à une aide peut avoir de graves conséquences involontaires pour des projets importants et complexes», s'inquiète Fintan Warfield, un sénateur irlandais, dans une tribune parue le 20 novembre en réponse à certains appels au gouvernement irlandais à revoir son aide à la Tanzanie.
Issue 1728- Janvier 04/01/2019
Un magazine politique hebdomadaire
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Viabilisation du site touristique de la Place du 30 juin dans la commune de Gombe
Les photographes exerçant sur le site touristique de la Place du 30 juin à Kinshasa, communément appelé «Gare centrale» ont lancé, un appel aux autorités pour la viabilisation de ce site touristique. Le président de l’Association des photographes exerçant sur ce site, Djo Lubana, a exprimé ses inquiétudes face à la baisse de l’attrait de ce cadre touristique, causée principalement par le non fonctionnement des jets d’eau, l’insalubrité sur le site due au manque d’entretien approprié et la circulation permanente des enfants dits de la rue. Cette situation a engendré une réduction du nombre des visiteurs et, par conséquent, pénalise de plus en plus leur métier de chasseurs d’images. En plus de
ce décor peu attrayant en cette période électorale, on note le passage des plusieurs candidats qui viennent placer leurs affiches et banderoles de propagande dans le périmètre du site sans tenir compte de la dimension touristique du site.
MI-Amor : exécutes ses propres œuvres…
Aux commandes du Tout Grand BASOKIN depuis le 15 août 1983 jusqu’à ce jour, Mputu Ebondo alias MI-Amor, le Pharaon noir, en sa qualité de Directeur artistique de cet orchestre, se réjouit de sa mission de faire de ce groupe un des meilleurs du folklore Songye dans le monde. A l’occasion du 35ème anniversaire du TG Basokin, l’international griot a accordé une interview exclusive au journal La Prospérité au cours de laquelle il retrace les temps forts du parcours de cet orchestre traditionnel marqué par la sortie de son premier disque de 33 tours et décortique son 16ème album «Sha muene Basokin». Cette œuvre musicale a été présentée officiellement le 24 décembre dernier, au cours d’un spectacle, au siège du groupe à Matonge.
Promouvoir la culture littéraire dans le district de Tshangu…
L’initiateur et responsable du collectif Mwana Tshangu Slam «Mwatshaslam», Youssef Brahn a révélé, lors d’une soirée de slam organisée au collège Bonsomi dans la commune de Ndjili, la détermination de sa structure à promouvoir les activités culturelles du domaine littéraire
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dans le district de Tshangu, à Kinshasa. Il a fait savoir que le collectif «Mwatshaslam» compte faire cette promotion en se servant du slam et de l’art poétique, afin d’attirer les différents publics, notamment les jeunes, qui, d’après une étude menée par sa structure, ne s’intéressent pas aux activités littéraires, en dehors de la musique et de l’art plastique. C’est dans ce cadre, a précisé Youssef Brahn, que le collectif «Mwatshaslam» a organisé cette soirée de slam, annonçant que plusieurs autres manifestations de même envergure vont se ternir en début d’année 2019, en vue également de marquer la présence de cette structure dans cette partie de la capitale. Ce sont entre autres les concours scolaires de poésie, des spectacles de slam, des ateliers virtuels d’écriture et déclamation des poèmes ainsi
culture, patrimoniale et touristique à partir du janvier 2019, à travers un partenariat entre les Chambres de commerce et d’industrie des deux pays, rapportent des médias locaux. Ce programme est en parfaite adéquation avec l’orientation stratégique de la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin en ce qui concerne l’appui à la création et à la pérennisation des entreprises et s’inscrit dans le cadre du soutien de l’Institution consulaire au programme d’action du gouvernement. «Ce programme de coopération fait l’objet du financement de l’Association pour la promotion de l’éducation et de la formation à l’étranger (APEFE), agence de coopération et partenaire institutionnel de Wallonie Bruxelles Internationale (WBI)», précisent les mêmes sources. que la préparation d’un single «Mwatshaslam» dédié à diverses formes de slam et de poésie.
académiques, de porter toujours haut, le flambeau allumé de cette alma mater.
L’Université de Mbuji-Mayi remporte un trophée du 6ème concours de la CIRGL
Le Bénin et la Belgique renforcent leur coopération culturelle et touristique
Deux étudiants qui ont représenté l’Université de Mbuji-Mayi, campus de Tshikama au 6ème concours de la Conférence internationale sur la région des Grands lacs (CIRGL), ont remporté un trophée qui a été présenté à la communauté estudiantine. Ce concours qui a réuni une trentaine d’universités africaines dont 9 de la RDC, a porté sur le droit international humanitaire et les principes basiques sur les droits de l’homme, en marge de la célébration de la Déclaration universelle des droits de l’homme. La communauté des Tshikamards s’est réjouie de la visibilité de cette institution d’enseignement universitaire sur l’échiquier international. Les deux délégués ont été congratulés par leurs camarades qui promettent aux autorités
Le Bénin et la Belgique renforcent leur coopération
accords culturels et touristiques entre le Maroc et la Chine…
Une cérémonie de signature d’une convention bilatérale portant sur l’organisation d’une année culturelle et touristique au Maroc et en Chine, a été présidée par le ministre du Tourisme, du Transport aérien, de l’Artisanat et de l’Economie sociale Mohamed Sajid et le vice-ministre chinois
de la Culture et du Tourisme Lo Jinzao, rapportent des médias locaux. Cette cérémonie a été marquée par la présence du ministre de la Culture et de la Communication, Mohamed Laaraj, de la secrétaire d’État chargée du Tourisme, Lamia Boutaleb, des professionnels des secteurs du tourisme et du transport aérien ainsi que des membres de la délégation chinoise accompagnant M. Jinzao, en visite dans le Royaume. M. Sajid a souligné que ces projets sont susceptibles de renforcer et consolider les relations particulières entre le Maroc et la Chine, saluant les efforts consentis par les deux pays en faveur du développement des relations bilatérales et la promotion des secteurs du tourisme et de la culture. Saluant le niveau des arrivées des Chinois au Maroc suite à leur exemption du visa, le ministre
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a relevé que leur nombre est passé de 10.000 en 2015 à environ 200.000 touristes à visiter le Maroc au terme de l’année en cours, mettant en avant la volonté du Royaume de faire des pas en avant quant à l’ouverture des dessertes aériennes directes entre les deux pays.
Salon du livre d’Alger : Une initiative livresque utile
Sous l’égide du Syndicat national des éditeurs du livre (SNEL) et avec le soutien agissant de l’Office national des droits d’auteur (ONDA), le Salon du livre d’Alger s’est tenue du 20 au 30 décembre, au Centre culturel Mustapha Kateb, place Audin. Cette animation vacancière se veut être une halte livresque à l’endroit des écoliers, collégiens, lycéens et étudiants. De bonnes feuilles et de l’excellente littérature. Allier détente et lecture au cœur d’Alger. Ce Salon, organisé par le SNEL, soutenu d’une manière efficiente par l’ONDA, avec le concours d’Arts et culture, regroupe sept éditeurs. Selon la disponibilité de l’espace de ce centre. Les rayonnages des maisons d’édition exhibent des romans, notamment en anglais, par exemple ceux de
Paolo Coelho (The Alchemist, Maktub, The Zahir), des ouvrages d’histoire, des manuels didactiques, parascolaires et préscolaires… Gaceb Merzak, des éditions du XXIe siècle, spécialisé dans les livres de philosophie et les livres pour enfants, indiquera à propos du Salon du livre d’Alger, dont c’était la première édition : «Le Salon du livre d’Alger est une belle initiative».
El masrah el jadid, l’outsider du 13e FNTP : Entrée en lice
El Masrah El Jadid (Nouveau Théâtre), l’Association des Issers (région de Boumerdès), l’unique troupe en compétition parmi les théâtres étatiques, est entrée en lice vendredi avec un spectacle, une adaptation très libre du Malade imaginaire, de Molière par Bachetarzi et réécrite tout aussi librement par Youcef Taouint. Fatima, une épouse maltraitée, se venge de son conjoint en le faisant passer pour un médecin auprès d’agents du roi qui en cherchent un pour soigner la princesse. Elle indique qu’il convient de le rosser pour qu’il admette qu’il est praticien. La mise en scène, signée par Abdelghani Chentouf, renvoie avec efficacité le spectateur dans
un univers de fantaisie.
Timimoun : Ouverture du Festival d’Ahellil
Le coup d’envoi des festivités de la 12e édition du Festival national culturel d’Ahellil a été donné vendredi à Timimoun (220 km au nord d’Adrar Algérie) en hommage au défunt Moulay Slimane Seddik, connu sous le nom de Moulay Timi. Cette initiative traduit une reconnaissance aux efforts déployés durant toute sa vie par le défunt au service du patrimoine de la région et son accompagnement de chercheurs dans leurs travaux, à l’instar de l’académicien Mouloud Mammeri et autres chercheurs et gens des médias. La cérémonie d’ouverture, a été marquée par un défilé folklorique, haut en couleur et sonorité, des troupes participantes, à la satisfaction d’un public nombreux venu se délecter des exécutions de bonne facture artistique. Ce rendez-vous culturel annuel (30-28 décembre) s’assigne, entre autres objectifs, la préservation de ce legs culturel séculaire, classé patrimoine immatériel mondial par l’Unesco, sa promotion et l’encouragement des associations culturelles émergentes en ce genre au niveau de la région du Gourara, a indiqué le commissaire du festival.
13e Festival Algérie : La musique andalouse à l’honneur.
En marge du 13e Festival international de musique andalouse et des musiques anciennes, l’universitaire algérien, Abdellah Hammadi, a donné une conférence, au palais de la Culture Moufdi Zakaria de Kouba (Alger), portant sur l’origine de la musique andalouse. D’emblée, l’orateur souligne que le véritable initiateur de la musique andalouse est le musicien Abou Bakr Ibn Baja. Il explique que pour aboutir à cette affirmation, il s’est basé, au préalable, sur les écrits d’Ahmed Al Tifachi,
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du temps du Protectorat à l’Indépendance. Il s’est ensuite longuement arrêté sur la riche expérience journalistique des revues littéraires en arabe et en français dans les années soixante et soixante-dix. Il a également abordé le contexte social qui a vu fleurir les suppléments culturels publiés par les quotidiens nationaux, organes des partis politiques. Le conférencier a, par la suite, montré, au moyen de tableaux, la part réservée à la culture dans les canaux de communication audiovisuels.
1ère édition de la SMT : Les années soixante-dix revisitées
La 1ère édition de la Saison de la musique tunisienne a été clôturée, au Théâtre des régions à la Cité de la culture. La clôture de la première édition de ce festival a été marquée par la présence d’un (XIIIe siècle). L’origine de son prénom provient d’un village, Tifache, situé dans la wilaya de Souk Ahras. «Quand on parle de la musique andalouse, on prononce le nom de Zyriab, en disant que c’est le créateur de la musique andalouse. C’est tout à fait faux. Le maître suprême est Ibn Baja». Al Tifachi est revenu sur l’évolution de la musique andalouse dans un traité de musique intitulé «Le plaisir de faire écouter dans la science de l’audition». Abdallah Hammadi a consulté ce manuscrit au niveau de la Bibliothèque nationale de Madrid.
L’information culturelle au Maroc : Enjeux et défis une responsabilité partagée
Dans le cadre de ses activités scientifiques et de formation, la licence professionnelle en journalisme de la Faculté des lettres d’Agadir, dépendante de l’Université Ibn Zohr, a organisé dernièrement une conférence sur «L’information culturelle au Maroc : enjeux et défis» animée par l’écrivain Mustapha Jmahri. Devant une assistance composée d’étudiants, de professeurs et de représentants des médias nationaux et régionaux, le professeur Hassan Hamaiz, responsable de la formation en journalisme
à la Faculté d’Agadir, a d’abord présenté le visiteur et ses travaux sur la presse culturelle ainsi que son expérience dans le domaine de la communication. Il a ensuite donné la parole à l’invité qui a rappelé les fonctions fondamentales des moyens d’information avant de définir les significations essentielles de l’information culturelle, du rôle des médias et de la presse spécialisée. Après cette brève introduction, l’intervenant a donné un aperçu historique sur l’information culturelle au Maroc
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public des grands jours amoureux de la musique tunisienne authentique. La soirée a débuté par l’hymne national suivi d’un morceau instrumental exécuté par la Troupe musicale Taranim. La soirée s’est, ensuite, poursuivie avec au programme des titres phares qui ont marqué les années soixantedix, une période caractérisée par une profusion de productions musicales qui ont enrichi d’une manière très sensible le patrimoine musical national. Le public a ainsi eu le plaisir de réécouter «Farha» une œuvre instrumentale signée Kaddour Srarfi, avant d’accueillir Raouf Abdelmajid qui a interprété «Dari al hawa» de Mustapha Charfi, Taoufik Ennacer avec «Sabahek sokkar» de Nizar Kabani, Sarra Nouiri avec «Manhebbech fodda wedhab» de Oulaya et Mohsen Erraies avec «Taarefni nghir». La soirée fut aussi instrumentaliste avec un morceau intitulé «Kallemni fettalifoun» présenté par Mohamed Gueniya lequel morceau fut composé par Ridha Kalaï et chanté par la grande Naama.
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CAF AWARDS
Qui sera le meilleur footballeur de l’année ? Par Sarra BELGUITH La 27e Cérémonie des CAF Awards se tiendra à Dakar le 8 janvier 2019. Sera révélé parmi de nombreuses autres remises de trophées, le nom du Meilleur footballeur africain de l’année 2018. Ce sera soit l’égyptien Mohamed Salah, le sénégalais Sadio Mané ou le gabonais Pierre-Emerick Aubameyang, qui figurent parmi les trois meilleurs joueurs, prétendants au titre de joueur de l’année pour la plus prestigieuse cérémonie de distinction du football africain le trio de tête de l’année écoulée. Même scénario que l'année dernière, les
trois joueurs espèrent débuter l'année en remportant le titre de joueur de l'année pour leurs exploits en 2018. Le gagnant sera
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dévoilé lors du gala de remise des prix des CAF Awards, le 8 janvier 2019 à Dakar, au Sénégal. Elu meilleur joueur de l’année, Mohamed Salah, 26 ans, évoluant à Liverpool, marque l’histoire en devenant le premier joueur égyptien à être récompensé joueur de l'année depuis le lancement de cette cérémonie en 1992. C'est la deuxième fois qu'il se qualifie parmi les Top trois et il a pour objectif de rejoindre les joueurs ayant gagné le titre plusieurs fois d’affilée. L'icône gabonaise Aubameyang maintient quant à lui son statut habituel parmi les trois candidats en lice depuis 2014, soit
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Elu meilleur joueur de l’année, c'est la deuxième fois que Mohamed Salah se qualifie parmi les Top trois et il a pour objectif de rejoindre les joueurs ayant gagné le titre plusieurs fois d’affilée. cinq fois de suite (,2014 ,2013 ,2012 ,2011 2015) égalant ainsi le record de la légende ivoirienne, Yaya Touré, élu quatre fois meilleur joueur de l'année et le milieu de
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terrain ghanéen Michael Essien (,2006 ,2005 2009 ,2008 ,2007). Âgé de 29 ans, il espère pouvoir mettre la main sur le lauréat une deuxième fois. Le Sénégalais, El Hadji Diouf (2002 ,2001), l'Ivoirien Yaya Touré (2012 ,2011) et le Camerounais, Samuel Eto’o (2004 ,2003) sont les seuls à avoir remportés le prix plusieurs fois d’affilée. C'est un triplé pour Mané, âgé de 26 ans, qui figurera en troisième position en 2016 et en deuxième position en 2017. Il espère être chanceux cette fois-ci et être le deuxième Sénégalais à remporter la plus haute distinction individuelle après Diouf. Une prestigieuse récompense De 1992 à 2014, du Ghanéen Abedi Pelé à l’Ivoirien Yaya Touré, 14 joueurs ont reçu la plus prestigieuse des récompenses du football africain. Le Camerounais Samuel Eto'o a été le premier à être couronné à quatre reprises (2005 ,2004 ,2003 et 2010), record égalé depuis par Yaya Touré, inamovible lauréat récipiendaire depuis ,2012 ,2011( 2011 2014 ,2013).
L'icône gabonaise Aubameyang maintient quant à lui son statut habituel parmi les trois candidats en lice depuis 2014, soit cinq fois de suite (,2013 ,2012 ,2011 2015 ,2014) égalant ainsi le record de la légende ivoirienne, Yaya Touré, élu quatre fois meilleur joueur de l'année.
Le premier joueur à avoir été nommé à deux reprises fut l’ex-capitaine du Nigeria, Nwankwo Kanu (1999 ,1996). Il devait être ensuite imité par le Sénégalais El Hadji Diouf (2002 ,2001) puis par l'Ivoirien Didier Drogba (2009 ,2006). Le vainqueur depuis 1992 a toujours été un attaquant ou un milieu de terrain offensif, et ce sera encore le cas cette année. Si 14 joueurs seulement ont été consacrés, beaucoup d’autres auraient mérité tout autant de monter sur la plus haute marche du podium. Et ils sont nombreux: Le gardien ivoirien Alain Gouaméné (1992), le défenseur marocain Noureddine Naybet (1993), le Nigérian Daniel Amokachi, qui a
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régulièrement été présent dans le Top 10, ou le Tchadien Japhet N'Doram. D’autres joueurs ont marqué le quart de siècle sur les stades africains ou dans leurs clubs en Europe: le défenseur sudafricain, Mark Fish (1996), le défenseur ghanéen Samuel Kuffour (2001 ,1999), ses compatriotes Michael Essien, une fois deuxième et quatre fois troisième, Asamoah Gyan, André Ayew , le Malien Seydou Keita, les Nigérians Jay Jay Okocha, Obi Mikel ou Vincent Enyeama. La Côte d’Ivoire mène le bal avec ses six trophées du Meilleur joueur (Didier Drogba, Yaya Touré), devant le Nigeria (Rashidi Yekini, Emmanuel Amunike, Nwankwo Kanu, Victor Ikpeba) et le Cameroun (Patrick Mboma, Samuel Eto’o) cinq. Le Sénégal a été primé à deux reprises (Diouf). Le Libéria avec George Weah, seul joueur
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africain à avoir reçu un Ballon d’Or (1995), le Ghana (Abedi Pelé), le Maroc (Mustapha Hadji), le Mali (Frédéric Kanouté) et le Togo (Emmanuel Adebayor) ont tous été
Mané, qui figurera en troisième position en 2016 et en deuxième position en 2017, espère être chanceux cette fois-ci et être le deuxième Sénégalais à remporter la plus haute distinction individuelle après Diouf.