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Entre scepticisme et optimisme

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L’Etat transporte le phosphate par la force

Bénin: «Enlèvement» de deux touristes français et leur guide

Un magazine politique hebdomadaire

Issue 1746- Mai 10/03/2019

Issue 1746- Mai 10/03/2019

Un magazine politique hebdomadaire

Mohamad Abd El Motteleb : Un timbre grave et une présence magistrale L’immortalité en prime www.majalla.com

Arrestation de Toufik, Tartag et Saïd Bouteflika

Entre scepticisme et optimisme www.majalla.com


Un magazine politique hebdomadaire

Issue 1746- Mai 10/03/2019

L’Etat transporte le phosphate 20 par la force

Elections en Afrique du Sud : L’ANC sans concurrence 26

Ramadan en Tunisie : Eternelle guerre des feuilletons Éditeur en chef

HH Saudi Research and Marketing (UK) Ltd

Secrétaire de Rédaction

10th Floor Building 7 Chiswick Business Park 566 Chiswick High Road London W4 5YG

Ghassan Charbel Un magazine politique hebdomadaire

www.majalla.com/eng

Un véhicule spécial pour venir en aide 30 aux communautés touchées 28

Mostafa El-Dessouki

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Tel : +44 207 831 8181 - Fax: +44 207 831 2310


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Un homme fume un joint lors d'un rassemblement en faveur de la lĂŠgalisation de la marijuana au parc La Ciudadela de Mexico le )Getty( .2019 avril 24

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Une fille reste assise sous le pont international Simon Bolivar qui relie San Antonio del Tachira, au Venezuela, et )Getty( .2019 1er mai Cucuta, en Colombie, le

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ctualités

L’Afrique en bref

L'explosion a eu lieu à quelques centaines de mètres de l'aéroport international de Niamey.

Niger

60 morts dans l'explosion d'un camion-citerne

Le Niger a décrété mardi un "deuil national de trois jours" après la mort de 60 personnes dans l'explosion d'un camion-citerne dans la nuit de dimanche à lundi qui a également fait une quarantaine de blessés près de Niamey, a indiqué le gouvernement. Le deuil national a été décidé à l'issue d'une réunion du Conseil de sécurité présidé par le chef d'Etat Mahamadou Issoufou. Un précédent bilan officiel faisait état de 58 morts dont 55 au moment de l'explosion intervenue lundi aux environs de 01H00 (locale et GMT), à quelques centaines de mètres de l'aéroport international de

Niamey. Le bilan pourrait encore s'alourdir car d'autres personnes, brûlées au troisième degré, "ont peu de chance de survivre", a prévenu Hamani Adamou Abdoul-Aziz.

Abubacarr Tambadou. Une commission désignée en juillet 2017 et présidée par un juriste, a remis le 29 mars au président Adama Barrow un rapport de 1.600 pages accusant Yahya Jammeh d'avoir détourné quelque 360 millions de dollars. Mais une enquête publiée le 27 mars par le consortium de journalistes Organized Crime and Corruption Reporting Project (OCCRP) estimait ce montant à près d'un milliard de dollars en 22 ans de pouvoir sans partage de Yahya Jammeh sur ce petit pays d'Afrique de l'Ouest. En mai 2017, M. Tambadou avait annoncé le gel de ses biens, dont une partie, notamment du bétail et des tracteurs, ont été vendus récemment.

Gambie:

La vente de biens de l'ex-président Jammeh ne couvre pas les fonds détournés

Les recettes des premières ventes de biens de l'ex-président gambien Yahya Jammeh sont sans commune mesure avec les fonds qu'il est accusé d'avoir détourné, de l'ordre de plusieurs centaines de millions de dollars, a affirmé mardi le ministre de la Justice,

La vente de biens de l'ex-président Jammeh porte sur des voitures Rolls, un avion et des terrains.

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Le chef religieux musulman sénégalais Cheikh Bethio Thioune est décédé mardi en France.

Sénégal

Décès d'un chef religieux condamné aux travaux forcés

Le chef religieux musulman sénégalais Cheikh Bethio Thioune est décédé mardi en France, où il était soigné, au lendemain de sa condamnation à 10 ans de travaux forcés pour "complicité" dans le meurtre par des disciples en 2012 de deux d'entre eux, a-t-on appris auprès d'un de ses avocats. Cheikh Bethio Thioune, influent responsable mouride, une des plus puissantes confréries de l'islam au Sénégal, avait été arrêté le 23 avril 2012.Il avait ensuite bénéficié d'une liberté provisoire en février 2013. Il clamait son innocence et entendait se défendre devant la justice de son pays dès que son état de santé le permettrait. En traitement médical à Bordeaux (sud-ouest de la France) depuis janvier, selon ses conseils, le marabout avait été jugé en son absence.


sur les activités humanitaires". Mardi, "six personnes armées" à bord de motos ont fait irruption dans le camp de Tabarey Barey et en sont reparties avec deux véhicules sans faire de victimes", a indiqué l'AFP une source humanitaire. Afrique du Sud

Vote en masse dans un scrutin promis à l'ANC

Les Sud-Africains ont participé mercredi en masse à des élections législatives et régionales dont le Congrès national africain (ANC), au pouvoir depuis 1994, devrait sortir vainqueur malgré le chômage, la corruption et la pauvreté qui gangrènent le pays. Les enquêtes d'opinion

Un péagiste a été tué et un autre blessé lors de l’attaque.

Burkina

Un mort dans une attaque au Nord du pays

Une personne a été tuée et deux blessées dans la nuit de lundi à mardi au cours d’une attaque jihadiste présumée à Ouahigouya, la première contre la grande ville du nord du Burkina Fasoa, a-t-on appris de sources sécuritaires. “Un groupe de terroristes en motocyclette a attaqué vers 3h du matin le poste de péage situé à une dizaine de km à la sortie de Ouahigouya (chef-lieu de la région du nord), sur l’axe menant à Ouagadougou”, a indiqué une source sécuritaire. “L’un des péagistes a été tué et l’autre blessé. Un policier qui assurait la garde à ce poste de péage a également été blessé”, a précisé la même

source. “Le procureur du Faso a ouvert une enquête après avoir procédé aux constats d’usage”, a souligné un officier de police. Niger

L'ONU suspend ses activités

Les Nations unies ont "suspendu jusqu’à nouvel ordre" leurs activités dans la région de Tillabéri (ouest nigérien), après le vol mardi de deux véhicules d'humanitaires dans le camp de réfugiés de l'ONU de Tabarey Barey, a indiqué une source de l’ONU. "Par mesure de sécurité, toutes les missions dans la zone de Tillabéri et de Ouallam sont suspendues jusqu’à nouvel ordre", précise une note de l'ONU au Niger. Cette mesure de suspension est "entrée en vigueur depuis hier mardi", a dit une source onusienne qui redoute "des conséquences

Les Sud-Africains ont participé mercredi en masse à des élections législatives et régionales.

promettent au parti historique de Nelson Mandela de conserver une majorité absolue des sièges à l'Assemblée nationale, synonyme de nouveau mandat à la présidence pour son numéro un Cyril Ramaphosa. Vainqueur de tous les scrutins qui ont suivi la chute de l'apartheid et l'avènement de la démocratie il y a un quart de siècle, l'ANC a vu sa popularité plonger sous le règne rythmé de scandales de son prédécesseur Jacob Zuma (2018-2009). Les sondages créditent le parti au pouvoir de 51 à %60 des voix, moins que les %62,5 recueillis aux législatives de 2014. RDC

Evasion des assassins des experts de l'ONU

Une femme traverse le camp de personnes déplacées de Rann, au nord-est du Nigeria, près de la frontière camerounaise, le 29 juillet 2017 (photo AFP).

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La Mission des Nations unies au Congo (Monusco) s'est dit prête à soutenir les autorités congolaises pour éviter un dysfonctionnement de la justice au lendemain de l'évasion de deux assassins présumés des experts onusiens en République démocratique du Congo. Les


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ctualités

Les deux experts de l'ONU, la Suédoise d'origine chilienne Zaida Catalan et l'Américain Michael Sharp, ont été tués au Kasaï où ils enquêtaient sur des fosses communes.

deux experts de l'ONU, la Suédoise d'origine chilienne Zaida Catalan et l'Américain Michael Sharp, ont été tués au Kasaï où ils enquêtaient sur des fosses communes dans le cadre d'un conflit armé qui a éclaté après la mort du chef coutumier Kamuina Nsapu tué par les forces de sécurité le 12 août 2016. Les violences ont fait au moins 3.400 morts en moins d'une année. Les deux prisonniers (Évariste Ilunga Lumu et Tshiaba Kanowa) se trouvaient en détention préventive dans

le cadre de l'enquête sur le meurtre de Zaida Catalan et Michael Sharp, deux experts de l'ONU. Le procès des assassins présumés de deux experts a été ouvert le 5 juin 2017. Zimbabwe

La justice annule la nomination du chef de l'opposition

La justice zimbabwéenne a annulé mercredi la procédure de nomination du

chef de l'opposition Nelson Chamisa à la tête du Mouvement pour un changement démocratique (MDC), un jugement qui annule toutes ses décisions internes. "Cela signifie que toutes les décisions prises sous l'autorité de Nelson Chamisa sont considérées comme nulles et non avenues. Il ne peut pas diriger le parti", a expliqué un journal de la place. Le MDC a immédiatement rejeté le verdict de la justice. La justice a été saisie sur plainte d'un cadre local du MDC opposé à la décision il y a trois ans du fondateur du parti, feu Morgan Tsvangirai, de promouvoir deux de ses proches, dont Nelson Chamisa, au titre de vice-présidents. RDC

Deux attaques de miliciens dans l'Est

La justice zimbabwéenne a annulé la procédure de nomination du chef de l'opposition Nelson Chamisa à la tête du Mouvement pour un changement démocratique (MDC).

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Huit miliciens, un policier et quatre militaires ont été tués mercredi dans des combats entre les forces de sécurité et des miliciens dans deux provinces de l'est de la République démocratique du Congo, selon des sources militaires. Les Maï-Maï sont des miliciens membres de groupes armés d'auto-défense communautaire. A Butembo, ils sont accusés d'être responsables de plusieurs attaques contre des centres de traitement d'Ebola.


lutte contre l'épidémie s'ensuit une flambée du nombre de nouveaux cas et du nombre de décès. Nigeria

Boko Haram tue 9 civils

Les Maï-Maï sont des miliciens membres de groupes armés d'auto-défense communautaire.

Un médecin camerounais de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) avait été abattu le 19 avril alors qu'il participait à une réunion dans un hôpital. Mardi, le centre de triage de l’hôpital Sainte Famille Mukuna de la zone

de santé de Katwa, voisine de Butembo, "a été incendié par des inciviques", a rapporté le bulletin quotidien du ministère de la Santé daté du même jour. Selon le ministre Oly Ilunga, à chaque perturbation des activités de

Un soldat nigérian en faction à l’Est du pays. Photo d'illustration AFP.

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Des jihadistes du groupe Boko Haram ont tué neuf civils dans deux attaques séparées dans le nord-est du Nigeria où ils ont pillé et incendié un village, ont indiqué mercredi des sources officielle et locale. Les assaillants, arrivés à bord de camions, ont attaqué le village de Molai juste avant l'aube mardi alors que les villageois se préparaient à prier et à casser le jeûne du ramadan. Ils ont tué six personnes et brûlé des dizaines de maisons. Les six victimes ont été abattues par balles, "les insurgés ont brûlé environ 40 maisons et procédé à des pillages", a précisé le responsable local de l'agence chargée des situations d'urgence, Usman Kyari. La faction de Boko Haram loyale à Abubakar Shekau, son chef de longue date, vise des cibles civiles comme les mosquées, marchés, écoles ou camps de déplacés. Une autre faction, affiliée à l'organisation de l'Etat islamique, s'en prend de préférence à des objectifs militaires.


Encouverture Arrestation de Toufik, Tartag et Saïd Bouteflika

Entre scepticisme et optimisme Par Yahia Maouchi Le Général de corps d'armée Ahmed Gaïd-Salah répond aux revendications du mouvement de protestation déclenché, le 22 février, au compte-gouttes. Ainsi, après des semaines d’appels à l’arrestation de ce trio, en l’occurrence, Saïd Bouteflika, frère du président démissionnaire, le général Mohamed Mediène dit Toufik, ancien directeur général du DRS et le général Athman Tartag dit Bachir, également ex directeur des services de renseignement, voilà que le puissant général de corps de l'armée nationale populaire (ANP), ordonne leur arrestation. C’est un véritable séisme politique qui intervient comme une concrétisation des menaces du chef de l’armée, qui avait dénoncé dans un de ses discours la « bande » qui aurait usurpé le pouvoir présidentiel. Ils sont accusés notamment, d’intelligence avec l’ennemie, et d’atteinte à la sûreté de l’Etat, suite à la supposée réunion qui aurait eu lieu à Alger, en vue de mener une campagne médiatique virulente contre l’armée. Selon la presse, cette rencontre avait réuni le général « Toufik », le général Tartag et Saïd Bouteflika. A cet effet, le chef d’État-major, avait alors adressé lors de ses nombreux discours, des avertissements et des menaces à leur rencontre. Le chef de l’armée a dénoncé, le 30 mars, une réunion de personnes « malintentionnées » pour conspirer autour des revendications du peuple et afin d’entraver les solutions de l’ANP et les propositions

de sortie de crise. En dépit de la gravité des accusations, qualifiées par la classe politique, de haute trahison, il ne les interpellera que sous l’impulsion du mouvement populaire. Le peuple algérien, souhaite bien évidement voir toutes ses personnalités être jugées pour les crimes commis, mais dans le cadre d’un gouvernement démocratique, légitime et avec une justice indépendante. Toutefois, le dernier discours de Gaïd-Salah et son entêtement à refuser, sans ambages, les revendications légitimes du peuple algérien, l’on placé dans un face à face avec le peuple. A cet effet, le 11evendredi n’était pas favorable au chef d’état-major. Les foules ont scandé des slogans qui lui sont clairement hostiles, peuvent en témoigner. Ainsi, pour sauver ce qui reste à sauver de crédibilité, Ahmed Gaïd-Salah, a dû sacrifier des personnalités qui pèsent lourd dans le jeu politique, et dans l’inconscient collectif algérien. Maitre la main sur la mafia, faisait partie des principales revendications du mouvement populaire, mais en aucun cas cela annule les autres revendications, qui sont le changement radical du régime, et l’évacuation des symboles du règne de Bouteflika. La repense du mouvement, ne s’est pas fait attendre, et a même eu lieu avant ces arrestations. Ainsi, le régime ne peut pas se racheter une virginité, en sacrifiant les barons de la mafia. L’arrestation de ce trio opaque, est un devoir qui ne fait pas de Gaïd-Salah un sein, qui agit en toute impunité. Le message du peuple est clair, non à l’intervention et

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à l’inversion des priorités, non à l’intervention de l’armé, le changement du régime reste la principale revendication du mouvement du 22 février. En outre, la lutte contre la corruption fera partie des effets naturels de passage à un régime démocratique. Par ailleurs, ces arrestations qui viennent répondre à l’une des revendications du mouvement du 22 février, a provoqué moult réactions au sein de la classe politique algérienne, avec des positions qui oscillent entre optimisme et scepticisme. Ainsi, le premier qui a réagi à ces « interpellations spectaculaires » du samedi 4 mai, c’était le fondateur du parti Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (RCD), le Dr Saïd Sadi.

Bataille d’Alger Ainsi, dans un texte intitulé « Bataille d’Alger » publié sur sa page Facebook, l’ancien président du RCD a qualifié ces arrestations, « de mini séisme ». « Ces trois arrestations qui occuperont, à n’en pas douter, les gazettes pendant quelques jours ou semaines, est un mini séisme. Raison de plus pour ne pas laisser cette révolution de palais vampiriser nos luttes ». Abondant dans le même ordre d’idée, Saïd Sadi a souligné que, « les secousses qui ébranlent un régime décadent se multiplient. Comme souvent dans les systèmes illégitimes, les reclassements sont violents et

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C’est un véritable séisme politique qui intervient comme une concrétisation des menaces du chef de l’armée, qui avait dénoncé dans un de ses discours la « bande » qui aurait usurpé le pouvoir présidentiel imprévisibles ». Il a ajouté que « porteur d’une immense et, pour l’instant, fragile espérance le mouvement citoyen doit veiller à ne pas se laisser aspirer dans des tempêtes qui ne le concernent pas. Si bruyants qu’ils soient, ces affrontements claniques demeurent secondaires au regard du vrai combat, celui qui oppose le peuple à l’oligarchie ». Evoquant les tractations entre Saïd Bouteflika, le général Toufik et l’ancien président Liamine Zeroual, le fondateur du RCD a indiqué que si ces interprétations venaient à se vérifier, « ce serait encore plus terrible pour le pays que tout ce que l’on pouvait imaginer ». Enfin, l’ancien président du RCD qui a rappelé que ce qui se passe sous nos yeux n’est pas nouveau, a plaidé pour la libération de la nation de


Encouverture « cette spirale infernale ». « Ce n’est pas en se focalisant sur la guerre des clans, si spectaculaire soit-elle, que l’on va dépasser les problèmes qui minent le pays », a-til indiqué. Joint au téléphone, le candidat à la prochaine présidentielle, Ali Ghediri, nous a rappelé qu’il était le premier à avoir revendiqué publiquement à ce que celui qui a usé et abusé du sceau de la République pendant des années, (allusion faite à Saïd Bouteflika, Ndlr) soit traduit devant les tribunaux. « Le seul commentaire que j'ai à faire est que justice soit faite » plaide notre interlocuteur. Pour sa part, le président du MSP, Abderrezak Makri, a estimé que l'arrestation de Saïd Bouteflika et des deux anciens patrons des services de Renseignement, les généraux Toufik et Tartag, et le lancement du processus de la lutte contre la corruption et des poursuites judiciaires est très important et doit être encouragé par une adhésion populaire. « C’est un développement qualitatif dans la campagne des arrestations en cours en Algérie. Et si le système fondé sur la fraude électorale et la confiscation de la volonté

populaire a créé, protégé et immunisé les chefs de file de la bande, en revanche la démocratie évitera au pays de tomber entre les griffes d'une autre bande, empêchera l'émergence de nouveaux caïds mafieux et prémunira les richesses du pays d'une nouvelle prédation » se félicite-t-il. Et d’ajouter « L'intérêt du pays consiste en l'instauration d'un vrai système démocratique civil et la sortie définitive du système de façades démocratique, ou de la guerre des clans et des axes. Comme il est dans l'intérêt de l'institution militaire d'accompagner réellement le mouvement et de ne pas faire pencher la balance en faveur d'une partie politique au détriment d'une autre ». De son côté, le chef de Jil Jadid, Soufiane Djilali, en commentant les trois arrestations, dans une conférence devant des étudiants de l’université de Bouira, « parle de rupture au sein du système en vigueur et d’un réaménagement profond à l’intérieur même du système ». Le conférencier a affirmé que, l’arrestation des trois personnalités signe l’effondrement du système Bouteflika. Abordé en marge de la manifestation des

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étudiants à Alger-centre, l'avocat et militant des droits de l'Homme, Me Mustapha Bouchachi, a estimé que les personnes qui sont accusées d’avoir tenté de mener le mouvement populaire du 22 février à la violence, « ce sont des criminels qui devraient être jugés ». Pour ce qui est de Saïd Bouteflika, Mustapha Bouchachi estime que c’est depuis 6 ans que le frère de l’exprésident « commettait des actes criminels contre le peuple ». A cet effet, Me Bouchachi soutient qu’il est un droit de poursuivre en justice ces individus et cela relève même des revendications populaires. Cependant, « il ne doivent pas nos occuper avec l’idée des poursuites et aller aux élections » prévient Me Bouchachi, en rappelant que la principale revendication du mouvement populaire est le départ du régime. « Notre principale revendication est le départ du régime », rappelle-t-il. En somme, la roue tourne rapidement en Algérie. Et plus personne n’est vraiment à l’abri de ce qui s’apparente aujourd’hui comme une vraie révolution. Enfin, la question qui se pose réellement après ces arrestations est liée à l’attitude du peuple algérien. Va-t-il se contenter de ces interpellations alors que ses revendications politiques sont ignorées par le chef d’État-major de l’ANP ? Ce

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Ils sont accusés notamment, d’intelligence avec l’ennemie, et d’atteinte à la sûreté de l’Etat dernier tient pour l’instant à sa feuille de route basée sur l’application de l’article 102 de la Constitution, qui mène vers l’organisation de l’élection présidentielle programmée pour le 4 juillet prochain. Cette option a déjà été dénoncée par le peuple algérien dans ses manifestations du vendredi. À vrai dire, seul l'avenir pourra nous le dire.

Entre cinq et dix ans d’emprisonnement Les arrestations du 4 mai, n’étaient pas le fruit du hasard, mais au contraire, c’est le résultat d’un travail qui remonte à 2015. Et pour cause, le général Toufik et Saïd Bouteflika s’étaient rapproché ces dernières semaines après s’être livré en 2015 une guerre féroce qui s’était


Encouverture conclue pour le premier par une retraite prématurée. L’ennemi commun, Gaïd Salah, qu’ils voulaient écarter d’un processus de transition qu’ils auraient contrôlé, a provoqué leurs retrouvailles dans des conciliabules secrets, notamment au club des Pins resté le club huppé de la nomenklatura. Les deux hommes ont tenté, mais sans succès, d’élaborer toutes sortes de scénarios pour éliminer leur ennemi commun. Ils risquent aujourd’hui entre cinq et dix ans d’emprisonnement pour « complot contre l’autorité de l’Etat et de l’armée ». C’est ce que prévoit l’article 284 sur la base duquel le juge d’instruction près le tribunal militaire de Blida, les a inculpés et placés sous mandat de dépôt. Par ailleurs, la même disposition prévoit la peine maximale, donc dix années de réclusion criminelle, contre les «militaires les plus élevés en grade et contre les instigateurs dudit complot », mais également « la peine de mort » dans le cas où ledit complot « a pour but de peser sur la décision du chef militaire responsable ». En plus de cette lourde accusation, les trois prévenus doivent répondre de deux autres chefs d’inculpation, tout aussi graves, contenus dans les articles 77 et 78 du code pénal. En actionnant le tribunal militaire de Blida contre le tout puissant frère-conseiller du Président déchu, Saïd Bouteflika, l’ancien patron de l’ex-DRS, Mohamed Mediène, et l’ex-coordinateur des services secrets et conseiller à la sécurité du président déchu, Bachir Tartag, le viceministre de la Défense et chef d’état-major de l’Anp, Ahmed Gaïd Salah, semble vouloir appliquer la plus lourde sanction à ceux qu’il a désignés comme étant « la tête d’un gang » qui avait, selon lui, pris en otage le pays. Il convient de rappeler, par ailleurs, que le chef d’état-major de l’armée, Ahmed Gaïd Salah, avait

general Toufik

alerté, à trois reprises, depuis le 30 mars dernier, sur une conspiration contre l’institution militaire et le mouvement citoyen dont il avait clairement identifié les auteurs. Il a été conforté, dans ses accusations itératives, par l’ancien chef de l’État Liamine Zeroual et, dernièrement, par le général à la retraite Khaled Nezzar. Le 2 avril dernier, Zeroual a parlé d’une rencontre avec le général Toufik, à la demande de ce dernier qui lui a fait, au nom de Saïd Bouteflika, la proposition de conduire la période de transition. Khaled Nezzar, pour sa part, a fait état de deux discussions entre lui et Saïd Bouteflika qui, a-t-il révélé, a dévoilé son intention de provoquer les conditions d’un état d’exception afin de mater la révolte citoyenne. Le 16 avril, le viceministre de la Défense nationale a adressé un dernier avertissement à ceux qu’il accusait de manipuler la rue. L’incarcération de Saïd Bouteflika intervient après le 11e vendredi de mobilisation populaire. Onze semaines durant, il était la cible préférée des manifestants qui réclamaient son arrestation, voyant en lui la tête de la bande ainsi désignée par Gaïd Salah, lui-même, le 2 avril, deux heures avant la démission de son frère Abdelaziz Bouteflika.

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la démocratie évitera au pays de tomber entre les griffes d'une autre bande, empêchera l'émergence de nouveaux caïds mafieux et prémunira les richesses du pays d'une nouvelle prédation

le général Athman Tartag

Qui sont les hommes arrêtés ? Saïd Bouteflika, frère du président démissionnaire, considéré comme la tête de la bande et dont l’arrestation a été réclamée par de nombreux manifestants à l’occasion du 11e vendredi du mouvement populaire et même ceux d’avant. Saïd Bouteflika est une véritable intrigue au sein de la République Algérienne. Nommé discrètement par un décret non publiable au poste de conseiller spécial de l’ex président, il n’apparait jamais, sinon derrière les rideaux. Saïd Bouteflika a passé vingt ans à la présidence de la République tapi dans l’ombre de son frère. Inaccessible, inapprochable et entouré de secret, son nom faisait même peur. Le soir du 2 avril 2019, après la démission forcée de son frère à la présidence de la République, sous la pression de la rue et de l'armée, Saïd Bouteflika aurait été placé en résidence surveillée. Le 4 mai, il est arrêté puis placé en détention provisoire pour « atteinte à l'autorité de l'Armée » et « complot contre l'autorité de l'État », en même temps que les anciens patrons du renseignement Athmane Tartag et Mohamed Mediène. Ce dernier dit Toufik, est l’ancien directeur général du Département

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de renseignement et de sécurité (DRS). Cet ancien homme fort du système algérien, est resté 25 ans à la tête des Services avant d’être mis à la retraite en septembre 2015, par l’ex président Abdelaziz Bouteflika. Qualifié de faiseur de rois, il aura joué un rôle clé lors de la démission de Chadli Bendjedid en 1992 et de son remplacement par Mohamed Boudiaf (assassiné six mois plus tard), dans l’élection de Liamine Zéroual en 1995 puis son retrait, annoncé en 1998, ainsi que dans l’arrivée au pouvoir d’Abdelaziz Bouteflika en 1999. Le 4 mai, dans le contexte des manifestations de 2019 en Algérie, il est arrêté puis placé en détention provisoire pour « atteinte à l'autorité de l'Armée » et « complot contre l'autorité de l'État », en même temps que Saïd Bouteflika et son successeur Athmane Tartag. Dit Bachir, ex-coordinateur des services secrets et conseiller à la sécurité de Bouteflika, Athmane Tartag a été nommé, en 2015, patron du Département de Surveillance et de Sécurité (DSS) – DRS remanié par Bouteflika, après le limogeage du général Toufik. Il a été démis de ses fonctions, le 5 avril 2019, avant qu’il soit arrêté le 4 mai par les hommes de la DCSA (renseignement militaire), le bras armé du général Gaïd Salah.


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pinion

Du besoin de la gauche Nabil Benabdallah, secrétaire général du PPS, multiplie les sorties pour appeler à un renouveau de la gauche. On peut se poser la question, face à un contexte où la gauche est émiettée, sans véritable influence, si ce vœu est un vœu pieux. Mais la vie politique a besoin d’une véritable gauche structurée autour de ce qui fait son ADN, c’est-à-dire l’aspiration égalitaire.

Par: Ahmed Charaï

Partout, la gauche gouvernementale, appelée social-démocratie est en perte de vitesse, parce qu’elle a trop cédé au contexte général. Au Maroc l’histoire récente a fait d’énormes dégâts à gauche. Néanmoins, il ne faudrait pas s’en réjouir, parce que ce courant de pensée existe dans la société et qu’on peut penser qu’il est sous-représenté politiquement et surtout qu’il est nécessaire pour un équilibre politique revivifié. Sur la question sociale, les Islamistes, malgré leurs slogans, n’ont que de maigres résultats, leur politique étant ultra-libérale. Pendant 7 ans, ils ont gelé les salaires. L’aspiration à la justice sociale est très partagée par les populations. Or c’est ce qui fait la Gauche. L’équilibre démocratique ne peut être atteint si cette aspiration n’est pas équitablement représentée au plan des institutions représentatives. La Gauche est aussi, historiquement, en avance, sur les questions sociétales. L’aspiration libertaire est l’un de ses moteurs originels. Ses combats sur la question de la femme, les libertés individuelles en attestent. Or les difficultés de la transformation nécessaire pour atteindre les objectifs de la modernité démontrent le besoin d’un courant porteur de ces valeurs, combatif et influent. Ce rôle n’est pas assumé par les organisations qui se réclament de la Gauche. Divisées, empêtrées dans les postures politiciennes, coupées des mouvements sociaux dont elles étaient les porte-paroles il n’y a pas si longtemps, elles ont perdu leur influence et sont pratiquement inaudibles. C’est un danger pour la construction démocratique que de voir un courant de pensée, largement présent au sein de la société, si peu représenté au niveau politique. Au Maroc il n’y a pas autant de projets de société que de partis. Au sein de la société il y a des conservateurs, des libéraux et des gens de gauche attachés à la fois à la justice sociale, à l’équité territoriale et à l’épanouissement des individus. Tous ces courants ont leur légitimité et la démocratie est là pour assurer une compétition saine et des alternances sans accroc. Cependant, la Gauche est victime de sa pratique partisane. Le vaisseau amiral, l’USFP, s’est quasiment sabordé à coups de scissions et parfois de reniements. Les autres formations ne sont pas dans des logiques différentes. Une union de la gauche, sur des bases principielles et non pas politiciennes, serait une excellente nouvelle pour la démocratie marocaine. Elle permettrait de structurer le débat public et donc d’assurer une plus grande adhésion des citoyens aux institutions représentatives. Mais le chemin est long pour y arriver. Les organisations existantes doivent changer de culture, privilégier ce qui les réunit et oublier les égoïsmes. C’est un gros effort qui les attend, si elles veulent répondre aux exigences de la démocratie, de la nation, de l’histoire, avec un grand H.

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Tunisie

L’Etat transporte le phosphate par la force Tunis-La Majalla Des mouvements de protestation ont été déclenchés mardi dernier dans le gouvernorat de Sidi Bouzid en Tunisie, suite à la réouverture de la ligne ferroviaire n13° reliant Gafsa à Sfax en traversant la ville de Menzel Menzel Bouzaiene (gouvernorat de Sidi Bouzid). Des affrontements ont eu lieu entre protestataires de Menzel Bouzaiene, qui bloquaient le voie depuis des années, et forces de l’ordre, suite à la réouverture de cette voie ferroviaire. Les policiers ont procédé à l’évacuation des lieux, au démantèlement des tentes des sittineurs et à l'usage du gaz lacrymogène pour disperser les manifestants qui ont riposté par des jets de pierres. Toutefois, les sittineurs ont réinstallé de nouveau leurs tentes, ce qui a contraint les forces de l’ordre à faire usage de nouveau du gaz lacrymogène pour disperser les manifestants. A cet effet, le secrétaire général de la fédération des chemins de fer tunisiens Arbi Yaacoubi a déclaré à la « Majlla », que « la reprise de l’activité de transport de phosphate sur la voie ferrée N13, est enfin assurée ». En effet, le calme s’est rétabli mercredi dernier, après deux jours de heurts avec la police à Menzel Bouzaiene. Les forces de l’ordre se sont retirées de ville après s'être assuré

de la reprise du trafic sur la voie ferrée n13° où deux trains ont acheminé des quantités importantes de phosphate.

Reprise de l’activité M.Abedellatif Hmam, président directeur général de la Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG), a souligné à la « Majalla » que « la réouverture de cette ligne a permis la reprise de l’activité du transport de phosphate par train, en interruption depuis 2012, à cause des mouvements de protestation et des sit-ins revendiquant la création d'emplois dans la région ». En effet, les mouvements sociaux, qui ont ciblé surtout les lignes ferroviaires 13 et 21 (Gafsa-Gabes), durant les trois dernières années, ont provoqué l’interruption du transport du phosphate pendant plus de 1000 jours, ce qui a entravé le transport d’une moyenne annuelle de près de 900 mille tonnes de phosphates. Pour sa part, le secrétaire général de la fédération générale des chemins de fer relevant de l’UGTT, Arbi Yaacoubi, a indiqué à la « Majalla » que la fédération s'oppose aux mouvements de protestation anarchiques qui bloquent le transport du phosphate et font subir à la Société Nationale des Chemins de Fer Tunisiens (SNCFT) des lourdes pertes financières.

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Des sittineurs essayent de réinstaller leurs tentes sur la voie ferrée.

La fédération générale des chemins de fer relevant de l’UGTT avait observé, les 23 et 24 avril, une grève pour revendiquer la réouverture de cette ligne.

Soutient du syndicat A cette occasion, il a réitéré le soutien de la Fédération générale des chemins de fer à la réouverture de la ligne 13 pour le transport du phosphate, et son rejet des protestations illégales à l'origine du blocage de la ligne devant le transport du phosphate, soulignant que la société nationale des chemins de fer tunisiens (SNCFT), a subi de lourdes pertes financières en raison de la suspension de l’activité de cette ligne.

Des pertes cumulées En effet, le transport du phosphate par train a connu tout au long des huit dernières années en Tunisie une régression

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Des affrontements ont eu lieu entre protestataires de Menzel Bouzaiene, qui bloquaient le voie depuis des années, et forces de l’ordre, suite à la réouverture de cette voie ferroviaire. de %70 par pour s’établir à 2,5 millions de tonnes contre 3 ,7 auparavant. Il y a lieu de noter d’abord les problèmes structurels notamment la vétusté de la voie ferrée qui desservit le bassin minier en plus du vieillissement des wagons ce qui a impacté négativement la cadence du transport du phosphate qui a chuté à %65-. Mais aussi de signaler la


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récurrence des grèves et sit-in et le blocage de la ligne 13 .

Une ligne importante

La ligne ferroviaire numéro 13 reliant Sfax, Gafsa et Tozeur, revêt une importance primordiale pour la SNCFT, fournissant %42 des revenus annuels de la société. L'arrêt de l'activité de cette ligne en 2012, a entraîné une perte de 6867 jours de travail, ainsi que des pertes financières dépassant les 470 millions de dinars au titre de l'année

Les policiers ont procédé à l’évacuation des lieux, au démantèlement des tentes des sittineurs et à l'usage du gaz lacrymogène pour disperser les manifestants qui ont riposté par des jets de pierres.

2017. Arbi Yaacoubi, a en outre indiqué à la « Majalla » que la Fédération "a aperçu une réelle volonté de la part du ministère du Transport, de reprendre les activités de cette ligne, au point mort depuis des années, conformément aux revendications du syndicat, appelant les autorités "à appliquer la loi et d'assurer les voyages de transfert du phosphate pour ne pas porter préjudice aux agents de la SNCFT". Il est à rappeler dans ce contexte que la fédération générale des chemins de fer relevant de l'Union générale tunisienne du Travail (UGTT) avait observé une grève de deux jours, les 23 et 24 avril dernier, pour revendiquer la reprise de la ligne 13 reliant, Sfax, Gafsa et Tozeur. Elle avait auparavant mis en garde contre l'absence d'une volonté politique de suspendre les "Sit-in illégaux, instrumentalisés par les barons du transfert du phosphate en camion", malgré l'émission d'une décision qui classifie les zones de production de phosphate comme étant des zones militaires.

Une hausse du volume Avec la reprise du trafic sur la voie N13°, la Compagnie des Phosphates de Gafsa (CPG) table sur une hausse du

Les affrontements avec les contestataires ne s’arrêtent pas.

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L’Etat tunisien table sur le retour de la production du phosphate pour équilibrer sa balance commerciale.

volume de vente du phosphate de %55, à fin 2019, pour se situer au niveau de 4,5 millions tonnes, si certaines conditions sont assurées. Selon M.Hmam cette augmentation sera tributaire de la réactivation de la ligne 15 (reliant Redeyef à Metlaoui), la redynamisation du transport à partir des deux villes d’Om Larayes et de Redeyef, disposant d’un stock de phosphates estimé à environ 2 millions de tonnes, et la poursuite de la production sans interruption, dans les différentes unités de la société. A noter que la ligne 15 qui est en mesure d’assurer le transport d’environ 2 millions tonnes de phosphates par an, a été bloquée suite aux inondations qui ont touché le bassin minier, début octobre 2017. Toujours selon M.Hmam, le volume du phosphate commercial transporté via les wagons du SNCFT, du bassin minier jusqu’au Groupement Chimique Tunisien et la Société tuniso-indienne des engrais, a chuté de %66, à fin 2017, et de %76, à fin 2018, pour se situer au niveau de 1,7 million tonnes (en 2018), contre 7,3 millions tonnes en 2010. Cette chute a été expliquée par les difficultés structurelles que connait la SNCFT depuis 2011, en raison du retard enregistré au niveau de lancement des investissements nécessaires au renouvellement du parc des locomotives La

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Le transport du phosphate par train a connu tout au long des huit dernières années en Tunisie une régression de %70 par pour s’établir à 2,5 millions de tonnes contre 3 ,7 auparavant. et des wagons et à l’aménagement des lignes ferroviaires entre les trois principales villes du phosphate (Gafsa, Gabes et Sfax). "A cela, s’ajoute les mouvements sociaux à l’intérieur des sites de production au bassin minier et le blocage du trafic ferroviaire, notamment au niveau de la ligne 13 (reliant la ville de Gafsa et Sfax à Sidi Bouzid), ce qui a engendré l’interruption de l’activité de transport ferroviaire pendant 68 jours consécutives durant l’année 2018 ", a encore expliqué le PDG de la CPG.


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Bénin: «Enlèvement» de deux touristes français et leur guide Par La Majalla Pour les autorités béninoises aussi bien que françaises, qui suivent l’affaire de très prêt, la «disparition» de deux touristes français et leur guide béninois, laisse planer des zones d’ombre, tant le recoupement des informations commence à peine à présenter une image plausible de la situation. Selon une source sécuritaire de la région, «La thèse de l'enlèvement» commence à prendre forme. Les deux français et de leur guide béninois, ont été enlevés dans le parc de la Pendjari, dans le nord du Bénin. Seule certitude confirmée dimanche des sources sécuritaires, leur véhicule a été retrouvé dans l'est du Burkina Faso. Sans pour autant pouvoir trancher à ce stade de l'enquête. Selon la chaîne d'information France 24, qui cite des sources mauritaniennes et maliennes, «le chauffeur aurait été retrouvé mort, tué par balles» et «le véhicule qui les transportait est calciné». Il faut rappeler que la Pendjari, ce parc de 4.700 km2 est l'un des trois parcs de l'ensemble WAP (W, Arly et Pendjari) qui s'étend sur le Bénin, le Burkina Faso et le Niger, et l'un des derniers sanctuaires de la vie sauvage en Afrique de l'Ouest. Le président Béninois Patrice Talon, à son arrivée au pouvoir, en avril 2016 s’est engagé pour le développement économique, de cet espace écologique. Ce parc à la limite entre le Bénin et le Burkina Faso est source de menaces constante actuellement. La situation sécuritaire sur son sol s’est nettement dégradée depuis 3 ans, avec une accélération

alarmante ces derniers mois. Situation qui fait peser une menace constante sur le pays, comme ses voisins. Est révolu le temps, où le Bénin était considéré comme un îlot de stabilité en Afrique de l'Ouest. La région est plus que mouvementée de nos jours. Y opèrent de nombreux groupes djihadistes liés à Al-Qaïda et au groupe Etat islamique (EI). La nature des lieux rend cette menace plus grave encore, tant les parcs sont des zones très difficiles à surveiller, malgré un fort renforcement des équipe de surveillance, entrainées militairement depuis que African Park a repris la gestion de la Pendjari . Il faut rappeler que l'exploitation du parc est l'une des seules sources de revenus dans cette région reculée du Bénin, à plus de 10 heures de route de la capitale économique de Cotonou. Les autorités françaises, par le biais du Quai d'Orsay, ont annoncé que la zone avait récemment été placée comme zone «formellement déconseillée compte tenu de la présence de groupes armés terroristes et du risque d'enlèvement». Selon des experts et des sources sécuritaires, le nord des pays côtiers de l'Afrique de l'Ouest, comme le Togo et le Bénin, sont devenus vulnérables ces derniers mois face à la stratégie d'expansion et de multiplication des fronts adoptés par les groupes armés. Selon un rapport publié en mars par l'institut de recherche Thomas More, Dans le parc du W, à cheval sur le Bénin, le Niger et le Burkina, «des combattants originaires du Mali auraient mené dès 2015-2014 une reconnaissance» jusqu'au Bénin.

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Elections en Afrique du Sud : L’ANC sans concurrence Par La Majalla Sans grande surprise, les élections législatives et provinciales en Afrique du Sud, vont donner une nouvelle fois au Congrès national africain (ANC) au pouvoir depuis la chute du régime de l'apartheid en 1994, une victoire, que beaucoup d’observateurs considèrent «non méritée». Les Sud-Africains votent mercredi pour des élections législatives et provinciales où la victoire est promise, le chômage et la corruption, gangrènent une société de plus en plus inégalitaire. La surprise ne sera pas de mise, l’ANC fondé par Nelson Mandela va retrouver la majorité absolue des sièges du Parlement. Les députés de ce parti vont reconduire l’actuel président Cyril Ramaphosa, pour un nouveau mandat. Les sondages ne sont pas unanime quant au nombre du sièges : Le plus défavorable à ce parti, lui octroie %50. Le plus favorable lui offre %61. Chose qui lui garantie une grande aisance, à gouverner dans les deux cas.

Au stade d'Ellis Park à Johannesburg, dimanche, devant un parterre de plus 50.000 partisans, Cyril Ramaphosa a lancé : «Nous savons que nous serons au gouvernement demain. Cette victoire, je peux la sentir, je peux la toucher». Cette ambiance euphorique et pleine d’enthousiasme, ne peut cacher les grandes amertumes que ce parti ait connues. Jacob Zuma a laissé en héritage à l’actuel président, qui était depuis longtemps pressenti comme dauphin de Nelson Mandela, fin 2017, un parti agité par une très forte crise de confiance, suite à un règne de neuf ans plein de scandales. Personne en Afrique du Sud, ne peut oublier que ce parti légendaire n’ait récolté que %54 aux élections locales de 2016, le plus bas score jamais connu. Mais surtout, et là le plus dangereux, il a perdu le contrôle de villes emblématiques comme Johannesburg et Pretoria. Cyril Ramaphosa, 66 ans, ex-syndicaliste devenu multimillionnaire, a toujours dit à ceux qui veulent

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bien l’entendre, depuis qu'il a pris les rênes de l'ANC, début 2018, qu'il est l'homme du changement. Avec les promesses d’évincer la corruption. Et par ce fait redonner des couleurs au rêve désenchanté de nation «arc-en-ciel» promu par son mentor Nelson Mandela. A l'Ellis Park, Mama Joy Chauke, 43 ans, pleine d’enthousiasme, est venu toute confiance applaudir, mais surtout assurer que «Ce qui est important, c'est que maintenant nous avons Cyril », avant d’ajouter avec une certitude plus grande : «je crois sincèrement qu'il est

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capable de changer ce qui n'a pas marché jusque-là». Pour Susan Booysen analyste à l'université du Witwatersrand : «Ramaphosa a redonné aux électeurs l'espoir que les choses vont s'améliorer». Chose qui confirme que «sa popularité tire celle de l'ANC». Le bilan de ce parti est loin d’être reluisant, plutôt terne de l’avis de tous les observateurs : Tous les indicateurs sociaux sont au rouge. Un chômage est endémique, son taux dépasse même %50 chez les jeunes, la pauvreté et les inégalités progressent, tout comme la criminalité. Ce tableau semble ne pas profiter aux adversaires de l’ANC. En occurrence l'Alliance démocratique (DA), principal parti d'opposition, qui ne cesse d'énumérer les échecs du gouvernement tout au long de sa campagne. Pour son jeune chef noir, Mmusi Maimane, 38 ans : «Ce scrutin doit être un choix (...) entre la destruction de notre pays au profit d'une petite mafia et la construction d'une Afrique du Sud sûre, prospère et inclusive au profit de tous». Avant de conclure : «Ils ont été un moment nos libérateurs, mais aujourd'hui nous devons nous libérer d'eux». Il faut noter que la DA, perçu toujours perçue comme un parti de la minorité blanche, par une majorité noire, n'a pas profité de la baisse de popularité du parti au pouvoir. Son score varie entre 15 à %25 des intentions de vote. Aux législatives de 2014, elle avait séduit %22 des votants. Les Combattants pour la liberté économique (EFF), troisième force politique du pays, devraient quant à eux passer la barre symbolique des %10, en nette progression par rapport aux %6,3 de 2014.


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Cyclones au Mozambique

Un véhicule spécial pour venir en aide aux communautés touchées Tunis-La Majalla

En l’espace de six semaines le Mozambique, ce pays d’Afrique australe, a été touché par deux cyclones qui ont dévasté le pays. Selon un dernier bilan, le cyclone Idai a balayé les Comores où il a tué au moins trois personnes et endommagé ou détruit 75.000 maisons et le cyclone Kenneth a fait au Mozambique au moins 41 morts, détruit ou partiellement endommagé plus de 35.000 habitations et fait quelque 227.000 sinistrés dans la région. Cependant l'aide humanitaire bute souvent sur les derniers kilomètres des zones sinistrées pour acheminer l’aide. Souvent c’est une portion de route inondée qui sépare l'assistance alimentaire d'une communauté en détresse. Le dernier kilomètre est souvent le dernier obstacle qui peut faire échouer toute une opération d’urgence et sa taille n’indique en rien les problèmes qu’il peut causer. Au cours des deux premières semaines qui ont suivi le cyclone Idai, quelque 100.000 personnes ont reçu du PAM une aide alimentaire acheminée par hélicoptères et par bateaux. Mais lorsque tant de personnes ont besoin d’une assistance d’urgence, les camions sont souvent le moyen le plus rapide et le moins cher pour acheminer la nourriture. L’exemple de Buzi Buzi, une zone rurale du nord du Mozambique, a été isolée par les inondations après le passage du cyclone Idai en mars. Entourées d’eau de tous les côtés, les maisons ont été inondées pendant sept jours et une grande partie des fermes sont toujours submergées. À la cime des arbres, des familles ont attendu une aide d'urgence, certaines pendant trois jours. Les entrepôts de céréales ont été inondés. Le bétail s'est noyé ou s'est échappé vers des terres non

submergées. Deux camions du PAM sont partis pour Buzi le 4 avril. La route en terre qu’ils ont empruntée était tellement gorgée d'eau que le premier véhicule a coulé, incapable d'avancer. Lorsque le second camion a tenté de poursuivre la route en contournant le premier, les deux véhicules sont tombés l'un contre l'autre, comme des cartes. Plus léger et plus rapide, un 4x4 du convoi a tenté d’avancer, mais a, à peine, dépassé les deux camions. Le convoi humanitaire qui était censé porter secours est alors lui-même devenu un obstacle.

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Le PAM est venu en aide à 1,3 millions de personnes touchées par le cyclone Idai au Mozambique et participe actuellement à la réponse humanitaire déployée par l’ONU pour aider les populations victimes du cyclone Kenneth.


Le Sherp - un véhicule amphibie - a permis au PAM d’atteindre des communautés du nord du Mozambique isolées par le cyclone Idai et de livrer 26 tonnes de vivres sans avoir à recourir à des ponts aériens coûteux.

Pour contourner cet obstacle, le Programme alimentaire mondial des Nations Unies (PAM) a déployé un véhicule amphibie pouvant atteindre les communautés isolées par les inondations. « Il s'agit d'une innovation de la chaîne logistique qui est rentable et va directement vers son objectif : la population dans le besoin », a déclaré à la « Majalla » Adam Marlatt, expert auprès du PAM. En effet, peu de temps après le blocage des camions du convoi, deux Sherps sont arrivés de Beira à l'arrière d'un camion à plate-forme pour acheminer de l’aide humanitaire à Buzi. Mais des informations de navigation cruciales étaient nécessaires pour que les Sherps puissent continuer leur route. Ces véhicules amphibies ne peuvent pas surmonter d’obstacles verticaux. Le conducteur devait donc savoir où se trouvent les pentes sur son chemin. Il était également impératif que les Sherps évitent les courants qui pourraient les entrainer vers l'océan Indien. Vol de reconnaissance Un drone a donc été envoyé pour effectuer un vol de reconnaissance au dessus de la zone permettant ainsi de « voir » au-delà des cimes des arbres et du marais, et de parcourir les 30 kilomètres restants jusqu’à Buzi. « Il est intéressant d’associer une solution innovante du monde de la logistique, telle que les Sherps, à une solution émergente du monde de la technologie, telle que les drones. Les deux se complètent », explique Adam Marlatt. « Pour la première fois dans une situation d'urgence immédiate, le PAM disposait d’une nouvelle option : un camion amphibie, ressemblant à un char à roues gonflables, appelé Sherp - un nom inspiré des Sherpas, ces courageux guides qui grimpent le Mont Everest en portant de gros

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Au cours des deux premières semaines qui ont suivi le cyclone Idai, quelque 100.000 personnes ont reçu du PAM une aide alimentaire acheminée par hélicoptères et par bateaux. paquets sur leurs dos. C’est comme un monster truck humanitaire », explique Adam Marlatt. « C’est comme conduire un chariot élévateur », explique à la « Majalla » Nobuyoshi Kida, manager de la flotte de véhicules du PAM pour la région. En effet, après avoir testé deux Sherps en République démocratique du Congo (RDC) et trois au Soudan du Sud en 2018, le PAM a inclus deux de ces véhicules fabriqués en Ukraine dans sa réponse humanitaire au cyclone Idai. « Il s'agit d'une innovation de la chaîne logistique qui est rentable et va directement vers son objectif : la population dans le besoin. Nous sommes en train de changer l’idée selon laquelle nous devons utiliser un hélicoptère ou un pont aérien », explique M. Kida. Dans les 48 heures qui ont suivi, 26 tonnes de nourriture ont été acheminées vers Buzi par le sherp guidé par le drone au milieu d’une rivière imprévisible.


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ulture

Ramadan en Tunisie : Eternelle guerre des feuilletons Par La Majalla Ramadan par essence est un mois sacré et de jeûne, où les musulmans doivent délaisser leurs colères et s’adonner au pardon. Sauf en Tunisie et plus généralement dans le Monde Arabe, concernant les feuilletons que les stations de télévision diffusent tout au long de ce mois sacré. Comme toute ailleurs dans le Monde Arabe et même Musulmans, les stations de télévision, via des sociétés de production, consacrent une part très important du budget alloué aux feuilletons, à la production d’une œuvre qui doit non seulement tirer la plus grande partie de l’audience, mais surtout marquer une victoire, à la manière d’un KO de boxe à la première seconde du premier round, sur les chaines concurrentes… Les jeux ou plutôt les enjeux sont très importants et même déterminants pour la pérennité et encore l’existence de la chaine. A savoir que la majeure partie des budgets publicitaires est consacrée à la production ramadanesque, et encore mieux au meilleur feuilleton possible.

Sana Mejri, rédactrice-enchef et critique télévisuelle.

Les téléspectateurs assis autour de la table de la

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Scène du feuilleton «El Maestro».

Une lutte sans merci, tels des gladiateurs dans une areine romaine : les sommes allouées par les annonceurs vont connaitre de l’avis de tous, une nette régression. Crise économique oblige. Mais aussi va rendre la guerre les chaines plus féroce encore.

championnat ramadanesque… Dans une interview exclusive accordée à «Majalla», Sana Mejri, rédactrice-en-chef et critique télévisuelle, tunisienne, considère que l’engouement du public tunisien sera toujours le même devant une quantité impressionnante de séries. Ajoutant que la chose déterminante pour cette année, est le retour de la chaine publique à la production, avec le «El Maestro», qui rassemble une pléiade d’artistes et même de Stars, à l’instar de Fethi Haddaoui, la Star tunisienne connue et reconnue en Egypte Dorra Zarouk. Sans oublier Ahmed Hafiane, et Wajiha Jendoubi. Un Sitcom burlesque «Zanket ElPacha» [La ruelle du Pacha], marque aussi ce retour à la production, avec la Star Kamel Touati, et Dorra Mamlouk.

Quatre chaines se disputent le haut du podium, et s’adonnent à cette lutte : La chaine public Elwatania, et trois autres privées, à savoir Hiwar Tounisi, Ettassia, et Nesma. Toutes les autres jouent pour la meilleure place possible dans ce

La critique ajoute que la chaine «Hiwar Tounsi» a préféré surfer sur la continuité, et tourner la quatrième série de «Awlad Moufida», [Les fils de Moufida], sachant que de nouveaux visages arrivent, à l’instar de Moez Gdiri qui a préféré

rupture du jeûne, et même dans la soirée, raffolent de séries télévisées. Et même, s’adonnent au premier sport du mois, à savoir zapper entre les chaines pour en regarder un maximum. La Tunisie ne fait pas exception à cette règle : outres les enjeux économiques certains, et la notoriété des chaines, à savoir le classement par ordre de mérite, il y a aussi (et surtout) le rayonnement des Stars de la place.

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quitter une œuvre d’une chaine concurrente. Coté Sitcom, la chaine va présenter «Kismet Oukahyen» [Partage équitable], avec les deux comiques Karim Garbi et Bassam Hamraoui. Nesma a misé sur «Nouba» [Danse soufie], du réalisateur Abdelhamid Bouchnak, avec Hssine Mahnouch et Sondes Belhssine. Ettasiaa continue à miser sur «Chouireb», une figure marquante de la pègre locale des années soixante du siècle écoulé. Sans oublier le Sitom «El-harba» [La Fuite]… Concernant son pronostic pour le classement de ses œuvres Sana Majri conclue, que nul ne peut prévoir à l’avance la réaction du public tunisien, mais atteste qu’il suffit d’une journée ou deux pour pouvoir disposer d’une idée générale des tendances. Il faut noter, et la chose fait guerre dans le milieu télévisuel tunisien, que nul système d’audimat n’est viable ou plutôt reconnu comme référence irréfutable. Quant aux sondages d’opinions, ils se contredisent et même sont accusés par cette chaine comme l’autre, de fausser les mesures et favoriser telle feuilleton.

En l’absence d’une référence scientifiquement fiable, la question de «réussite» d’un tel ou tel feuilleton, reste une question réellement subjective, mais surtout laissée aux commentaires sur les réseaux sociaux avec l’éternelle question des nombres de fans sur Facebook, mais aussi des «j’aime» et des «partages». Chose facilement manipulable. Reste à noter que toute chaine de télévision fait face pour la production d’un feuilleton, à un vrai dilemme : Combien faut-il investir pour avoir l’œuvre qui coute le moins et rapporte en publicité un maximum ??? Tout en sachant que la Tunisie n’arrive pas exporter ces productions, et que leurs passages sur des écrans tunisiens, ne peut drainer un public autre que tunisien, et par conséquent aucune publicité autre que tunisienne. La critique Sana Majri, considère que le mal s’explique par l’absence d’un plan de marketing à long terme, car selon elle, contrairement à ce que certains avancent, le dialecte tunisien reste abordable, tant les Tunisiens, à l’instar de tout public arabe arrivent à comprendre les dialectes des pays du Golfe et celui de la Syrie, par exemple.

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Scène du feuilleton «Awlad Moufida».


Scène du feuilleton «Chouireb».

Photo officielle du feuilleton «Nouba».

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Issue 1746- Mai 10/03/2019

Un magazine politique hebdomadaire

Mohamad Abd El Motteleb : Un timbre grave et une prÊsence magistrale L’immortalitÊ en prime www.majalla.com


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Acropolium de Carthage : Chants et danses russes.

L’Acropolium de Carthage, banlieue de la capitale tunisienne, a accueilli vendredi 3 mai une soirée culturelle et artistique organisée par l’ambassade de Russie en Tunisie et plusieurs associations russes et russophones établies en Tunisie. Organisée à l’occasion de la commémoration du Jour de la Victoire. L’Association des compatriotes russes de Tunisie, l’Association des diplômés tunisiens des établissements d’enseignement supérieur de l’Union soviétique et de la

Fédération de Russie comptaient parmi les organisations participantes.

Cannes Classics 2019: «Caméra d’Afrique», de Ferid Boughedir sélectionné.

Le documentaire «Caméra d’Afrique», 20 ans de cinéma africain, du réalisateur tunisien Ferid Boughedir, a été sélectionné dans «Cannes Classics 2019», section parallèle du Festival de Cannes qui se tiendra dans sa 72e édition du 14 au 25 mai prochain. Ce documentaire datant de 1983 est un travail de mémoire réalisé à partir

d’extraits de films, de témoignages et d’interviews avec des cinéastes africains. Boughedir leur donne la parole dans ce documentaire qui retrace le rêve et la lutte pour instaurer un cinéma propre au Continent.

Tayeb Biad signe son nouveau livre «Presse et Histoire»

Quand un historien se pose des questions sur les temps actuels, cela donne une nouvelle manière de faire de l’Histoire. L’historien marocain Tayeb Biad en a fait l’expérience et cela a abouti à un livre en arabe intitulé «Presse et Histoire», qui vient d’être signé à la Faculté poly-disciplinaire de Taza, à Fès et Tahla (Maroc). Préfacé par l’écrivain journaliste Driss Ksikess, le livre (175 pages /format moyen) se veut un éclairage interactif avec les questions des temps actuels, en porteà-faux avec des livres d’Histoire qui entendent remonter le temps et se focaliser sur des questions historiques, par chroniques interposées publiées par l’auteur dans le magazine mensuel «Zaman» durant la période 2016 – 2013.

La publication des livres en hausse au Maroc

L'année 2018 a connu une hausse importante de la publication du livre au Maroc, à travers la publication de 6.000 titres, a indiqué le ministre de la Culture et de la Communication, Mohamed Laaraj, lors d'une réunion

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«El Watan», Chawki Amari, était, en début de semaine, l’hôte de la cité de l’Emir Abdelkader. Il a dédicacé ses trois romans : Le faiseur de trous, L’âne mort et Balak, parus aux éditions Barzakh, respectivement en ,2007 2014 et 2018. Durant environ deux heures, Chawki Amari a pris le temps de répondre aux questions et aux remarques qui lui ont été adressées par ses lecteurs et ses fans. «Contrairement à la chronique, l’écriture de romans me permet de sortir de la politique», répond avec les membres de la Commission d'aide à l’édition et au livre, présidée par Abderrahman Tenkoul. Cité dans un communiqué du ministère de la Culture et de la Communication, M.Laaraj a précisé que ce chiffre a connu une hausse de %50 par rapport à 2014, et ce d'après le Dépôt légal, entité de la Bibliothèque nationale du Royaume du Maroc, estimant que cette hausse renseigne sur la dynamique positive du secteur du livre, de l’édition et de la lecture au Maroc.

Mascara : Chawki Amari dédicace ses romans

Le chroniqueur du quotidien algérois Chawki à une question de l’assistance, avant de parler de son dernier roman, Balak, de 173 pages, qui s’ouvre sur une citation attribuée à Pythagore : «Dieu a tiré la terre du néant comme il a tiré le un du zéro pour créer la multitude.» Sur la quatrième couverture du roman, l’éditeur s’interroge : «Peut-on maîtriser le hasard?»

«Faites place aux jeunes»

De jeunes artistes, de jeunes prestidigitateurs, des universitaires, des animateurs, des enfants et de simples bénévoles ont occupé hier l’espace de la cité des Frères Saker, dans la ville de Skikda (Algérie), dans une ambiance festive qui a duré jusqu’au 3 mai.

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rt Il se prénomme Boualem (Athmane Bendaoud). Habillé d’un costume trois pièces, couvert d’un burnous blanc et d’une chéchia rouge, il déclame, dans un algérois châtié, le premier poème, en ode à la citadelle imprenable et fief historique de la Révolution algérienne.

Première Africaine à décrocher un contrat mondial avec Universal

Cette activité s’inscrit dans l’initiative intitulée «L’art est public», qui s’est déroulée simultanément dans pas moins de 13 départements, explique un jeune participant. Pour réussir cet événement, les organisateurs ont travaillé durant plus d’une semaine en vue de sensibiliser et d’intéresser le maximum de personnes. «On a fait appel aux artistes peintres, aux photographes, à des animateurs et aux bénévoles de tous âges», ajoute une étudiante rencontrée sur les lieux. Les enfants de la cité n’ont pas été oubliés, puisqu’ils ont mené une véritable campagne de nettoyage de la cité et ont bénéficié de séances récréatives.

Hommage à la Casbah algérienne.

Le spectacle commence par de petites notes de banjo. Dans un silence olympien et un décor mi-clair, miobscur, l’orchestre chaâbi (musique populaire algéroise), sous la conduite de «Petit Moh» diffuse ses premières notes nomades sous les lambris enchanteurs du Cabaret sauvage. C’est le début d’un voyage musical dans les ruelles biscornues et labyrinthiques de La Casbah d’Alger. Ce quartier ancestral, réceptacle de toutes les cultures et des musiques populaires, se dresse comme un balcon multicolore en face du bleu azur de la Méditerranée. Soudain, jaillit de l’obscurité un jeune homme.

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La papesse de l’Afrobeat nigérian, Tiwa Savage, gravit un autre échelon dans sa course au sommet. La chanteuse et compositrice a signé un contrat exclusif et mondial avec le ténor de la production musicale mondiale. Elle est le premier artiste africain à remporter un tel deal. Dans un entretien avec l’Associated Press, la Nigériane ne cache pas sa ferté d‘être à l’avant-garde de cette «révolution qui se produit». «C’est un beau voyage, c’est une histoire en devenir», a-t-elle confié après avoir apposé sa signature sur le contrat. Selon les termes communiqués par la maison de production, la collaboration avec Tiwa Savage prévoit entre autres un enregistrement exclusif, mais aussi la diffusion de la musique de la chanteuse dans 60 pays à travers le monde.


Un tableau signé Nelson Mandela vendu aux enchères

le monde pour présenter leur riche répertoire. Cette fierté musicale de la Rd-Congo a 28 dates dans 8 pays à savoir les États-Unis d’Amérique, la Colombie, le Panama, l’Italie, la France, l’Espagne, la Tunisie et le Singapour. Il faut rappeler qu’à Kinshasa comme à l’étranger Jupiter Bokondji&Okwess International prestent toujours devant un public multiracial et offrent des spectacles dignes de leur renommée.

L’œuvre d’art de l’ancien président sud-africain, intitulée «The Cell Door, Robben Island», a été vendue aux enchères jeudi 2 mai à New York pour plus de 112.575 dollars (100.308 euros). The Cell Door, Robben Island a été réalisé en 2002 et représente la porte de la cellule de Nelson Mandela à Robben Island, où le héros de la lutte contre l'apartheid a été détenu pendant 18 ans. Licelv Mauwa en concert le 16 juin L’œuvre a été estimé initialement entre prochain à Kinshasa 60.000 et 90.000 euros. En marge de la journée internationale de l’enfant africain, la chanteuse congolaise Linda LicelvMauwa livrera Jupiter Bokondji & Okwess 2019 un concert de charité le dimanche 16 Tour La République Démocratique du juin 2019 dans la capitale Kinshasa. Congo n’a pas que des musiciens dans Cette prestation de Licelv s’inscrit la rumba, le ndombolo, le gospel et dans le cadre de la deuxième étape de le folklore. Il a aussi des musiciens son programme musical et éducatif talentueux. Jupiter Bokondji et son «Métamorphozo : un enfant, un Okwess International vont une fois de livre», qui a pour but de transformer plus en tournée dans 8 pays à travers le comportement des enfants en le

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plongeant dans une culture orientée vers la lecture à l’aide de la musique. «Nous avons initié ce programme avec un spectacle intitulé : « Lecture-Concert». Nous les emballons avec la musique afin qu’ils aient le goût de la lecture. Un spectacle est prévu le 16 juin 2019. Il a pour but de faire un plaidoyer. Nous allons récolter les fonds pour aider ces enfants qui sont dans le besoin», a déclaré l’initiatrice du projet, Licelv.

Soirée d’humour la «Rirothérapie»

La structure «Au pays des poètes» organise une soirée d’humour le

12 mai à l’Espace Emilton dans la commune de Lingwala, a annoncé, M. Didier Besongo, membre du comité d’organisation. Selon lui, cet évènement qui a pour thème «la rirothérapie» sera une occasion pour les artistes présents de montrer au public la thérapie de l’humour congolaise. Cette soirée connaitra la participation de plusieurs humoristes, entre autres : Nobert Egapa alias Cerveau d’Etat, Ben Kamanda, Isaac Kayembe, Tata Liziba, etc. Didier Besongo a rappelé que cet évènement est une occasion de faire la promotion de jeunes humoristes afin de leur créer des cadres de prestation et de promouvoir l’art kinois.


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Mohamad Abd El Motteleb : Un timbre grave et une présence magistrale L’immortalité en prime Par La Majalla Dessin: Ali Mendalaoui - 1 - Mohamad Abd El Motteleb est de ceux dont l’image est gravée dans les mémoires en noir et blanc. D’un homme debout devant un micro, et chantant les mérites du mois le plus saint, chez les Musulmans. Une image encore présente et même fortement imprégnée aussi bien chez les vieux que chez les jeunes. - 2 - Il est parmi les rares, et presque l’unique dont le seul nom évoque le Ramadan. Une seule et unique chanson que toutes les stations de radio arabes, passent et repassent, au fil des ans et des décennies. Une chanson qui a fait la gloire de celui qui est devenu une icone, certes grande, mais toujours porteuse d'humilité qu’évoque le mois. - 3 - «Ramadan est venue après une longue absence». «Chantez et clamez le mois dans sa totalité». «Ramadan, tu nous délaisses, emportant nos cœurs avec toi». - 4 - De telles paroles, plus proches des prières de la gente populaire. S’aggravent à merveille dans la conscience collective de tous les musulmans de toutes les

générations, de tous les pays. Il suffit de consulter Youtube. Des dizaines de versions de cette chanson s’y trouvent. Cumulant des millions de visionnages.

On y verrait, des Mohamad Abd El Motteleb, certes en couleurs, des chansons plus rythmées, et même en clips, mais toujours la même racine et la même ferveur.

- 5 - Mohamad Abd El Motteleb est né le 13 Aout 1910 dans la ville Chebrakhit de la région d’ElBehira [Delta du Nil]. A appris le coran, et a maitrisé l’art de le réciter, très jeune. Le Saint Livre, a été et reste toujours une des meilleures façons de bâtir une voix, à la fois grave et solennelle.

- 7 - Le chant religieux a été et reste, un monde à part, avec ses codes, ses repaires, ses références et même ses Stars. Mohamad Abd El Motteleb est gravé dans les mémoires, en tant que Star parmi les plus brillantes, et il y est une icone même. La preuve, sa chanson est reprise dans sa version sonore originale, qu’il soit en noir et blanc, et la manière de ce chanteur de se tenir debout d’une manière magistrale, ou avec des images des temps modernes.

- 6 - La chanson des débuts du vingtième siècle, était versée à grande partie dans l’éloge de la religion. Qu’ils soient des chanteurs ordinaires, des Stars de leurs époques, ou des troupes spécialisées dans ce genre de chant plus proche de la prière, que de la chanson ordinaire qui vise le divertissement. La très célèbre et fameuse Oum Kalthoum, n’a pu avoir une telle voix, à la fois magique et envoutante que grâce à l’apprentissage et la récitation du Coran. - 6 - On n’est pas devant un effet de mode ou une campagne passagère. Il suffit de visionner les stations de télévision, des pays musulmans, ou avec une forte présence musulmane.

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- 8 - Il se fait certain, avec une certitude et une évidence, religieuses, que Mohamad Abd El Motteleb restera avec sa célèbre et toujours présente chanson, une icone parmi les chanteurs que le Ramadan évoque. Certes, une voix d’un autre temps, qui ne cherche ni la fantaisie ni à déborder d’un sérieux presque magistral, mais toujours porteur d’un charme qui ne s’infléchie pas avec les années. Il est rare, que de tels noms traversent les décennies pour s’installer dans l’immortalité. Mohamad Abd El Motteleb en fait partie certainement.


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