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Un tollé diplomatique contre l’intervention turque

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Fin de parcours pour le commandant fantôme

Tout ce que vous devez savoir

Un magazine politique hebdomadaire

Issue 1781- janvier 10/01/2020

Un magazine politique hebdomadaire

Issue 1781- janvier 10/01/2020

Mark Zuckerberg : Synonyme de Facebook dans la sphère virtuelle www.majalla.com

Crise Libyenne

Un tollé diplomatique contre l’intervention turque www.majalla.com


Un magazine politique hebdomadaire

Issue 1781- janvier 10/01/2020

Tunisie : De la corruption en musique de fond 20

Le terrorisme, encore 32 une fois…

Les bidonvilles africains ne constituent pas le signe d’un chaos prochain... Plutôt un Redéploiement des forces 34 moteur de la démocratie 28 anti-terrorisme Éditeur en chef

HH Saudi Research and Marketing (UK) Ltd

Secrétaire de Rédaction

10th Floor Building 7 Chiswick Business Park 566 Chiswick High Road London W4 5YG

Ghassan Charbel Un magazine politique hebdomadaire

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Mostafa El-Dessouki

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10/01/20

Tel : +44 207 831 8181 - Fax: +44 207 831 2310


A

ctualités

L’Afrique en bref Niger

Des demandeurs d’asile arrêtés pour avoir incendié leur camp

Josep Borrell a condamné l’ingérence de la Turquie dans le conflit en Libye.

Libye

L’UE condamne l’ingérence de la Turquie

Le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell a condamné mardi “l’ingérence” de la Turquie dans le conflit en Libye, à l’issue d’une réunion à Bruxelles avec les ministres des Affaires étrangères de la France, l’Allemagne, l’Italie et le Royaume-Uni. Interrogé par des journalistes sur un communiqué commun condamnant

l’“ingérence étrangère” sans plus de précision, il a souligné: “c’est évident que cela fait référence à la décision turque d’intervenir avec des troupes (au sol) en Libye”. C’est “quelque chose que nous rejetons et qui accroît nos inquiétudes sur la situation” dans ce pays, a-t-il dit. M. Borrell et quatre de ses homologues de pays membres de l’UE se sont retrouvés en urgence mardi pour évoquer la situation en Libye où le maréchal Khalifa Haftar poursuit son offensive ciblant Tripoli.

Plus de 300 demandeurs d’asile soudanais ont été arrêtés par la police, accusés d’avoir incendié leur camp onusien près de la ville d’Agadez, dans le nord du Niger, a annoncé lundi le procureur d’Agadez. “335 demandeurs d’asile identifiés pour avoir participé à l’incendie (de leur camp) ont été interpellés et mis à la disposition de la police” samedi, a affirmé à la télévision publique Seyni Saidou, procureur du tribunal de grande instance d’Agadez. Un responsable municipal a expliqué que “des incidents” ont éclaté samedi après

La dispersion d’une manifestation d‘étudiants par la police a fait neuf blessés.

que des centaines de demandeurs d’asile soudanais ont été délogés par les forces de sécurité des locaux du Haut-commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) où ils avaient entamé un sit-in depuis le 16 décembre, exigeant l’accélération du traitement de leurs demandes du statut de réfugié et leur acheminement vers l’Europe. RDC

Sept blessés graves dans des manifestations

Plus de 300 demandeurs d’asile soudanais ont été arrêtés par la police, accusés d’avoir incendié leur camp onusien.

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À Kinshasa, la dispersion d’une mani-


Il y a 21 ans près de 800 personnes ont perdu la vie dans le massacre de Makobola.

festation d‘étudiants par la police a fait lundi neuf blessés dont sept graves. Des autorités congolaises jugent « inacceptable » le recours à la force. Ces étudiants sont descendus dans la rue pour dénoncer la hausse des frais académiques. Conséquence de l’application d’un taux de conversion du franc congolais (FC) contre le dollar qu’ils jugent défavorable. Selon un bilan donné par la police, 9 personnes ont été blessées dont 7 graves, 11 personnes interpellées dont 5

étudiants, des bâtiments vandalisés dont une banque et un véhicule incendié. Des chiffres qui ont déplu à des autorités dont Billy Kambale, ministre de la Jeunesse qui estime que cet usage de la force est « inacceptable ».

petit village du Sud-Kivu en République démocratique du Congo. Il y a 21 ans près de 800 personnes y ont perdu la vie. Les témoins de l‘époque parlent de centaines de femmes et d’enfants violés et massacrés, la plupart brûlés vifs. Le massacre de Makobola est l’un des multiples épisodes tragiques de la deuxième RDC Commémoration du massacre de Makob- guerre du Congo. Le 30 décembre 1998, des troupes du Rassemblement congoola Émotion et consternations des familles des lais pour la Démocratie, un groupe armé, victimes du massacre de Makobola, un proche des forces d’occupation rwandaises lancent une opération de représailles contre des villageois, les accusant d‘être complices d’un groupe local de résistance. Nigeria-Cameroun

Neuf morts dans une explosion à la frontière

L’explosion du camion sur un pont le long de la frontière entre le Nigeria et le Cameroun a fait au moins neuf morts.

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Une explosion sur un marché bondé au niveau d’un pont le long de la frontière entre le Nigeria et le Cameroun a fait au moins neuf morts et 26 blessés lundi, ont rapporté des sources militaires. L’explosion a retenti dans l’après-midi sur le côté nigérian du pont El Beid, qui sépare la ville de Ngala-Gamboru au Nigéria et Fotokol au Cameroun. “Neuf personnes ont été tuées” selon un premier bilan, “toutes sont nigérianes”, a déclaré à l’AFP


A

ctualités Sénégal

Sadio Mané élu meilleur joueur africain

Les eaux au large du Nigeria sont parmi les plus dangereuses au monde et les attaques de bateaux et les enlèvements y sont relativement fréquents.

ritaires. Les assaillants armés sont montés à bord du dragueur de pétrole MV Ambika jeudi soir, alors qu’il était amarré au large du delta du Niger, a indiqué à l’AFP une source au sein des services de sécurité Nigeria nigérian. Les eaux au large du Nigeria sont parmi marins et 4 Des pirates tuent les plus dangereuses au monde et les atautres 3 kidnappent taques de bateaux et les enlèvements y sont Quatre membres de la marine nigériane relativement fréquents : les pirates détouront été tués et deux Russes ainsi qu’un res- nent parfois les navires pendant plusieurs sortissant indien, membres d‘équipage jours, le temps de piller les soutes, et ded’un navire pétrolier, ont été kidnappés mandent d’importantes rançons avant de la semaine dernière par des pirates pré- libérer l‘équipage. sumés, ont indiqué lundi des sources sécuun officier de l’armée nigeriane sous couvert d’anonymat. Vingt-six personnes ont en outre été blessées, dont 21 Nigérians et cinq Camerounais, a indiqué l’officier.

L’attaquant sénégalais Sadio Mané, l’un des grands déçus du Ballon d’Or 2019, s’est consolé mardi avec le titre de meilleur joueur africain de 2019 attribué au cours d’une cérémonie à Hurghada (Egypte). Le joueur de Liverpool (27 ans) devance son équipier égyptien Mohammed Salah, qui avait remporté les deux précédentes éditions et l’Algérien Riyad Mahrez, capitaine et l’un des principaux artisans de la victoire des Fennecs lors de la Coupe d’Afrique des nations. C’est la première fois que Mané décroche cette récompense.

Le président togolais Faure Gnassingbé a été investi sans surprise pour représenter le parti au pouvoir, à l‘élection présidentielle du 22 février.

Le dernier Sénégalais sacré était El-Hadji Diouf en 2002. Togo

Faure Gnassingbé investi candidat par son parti

L’attaquant sénégalais Sadio Mané a remporté le titre de meilleur joueur africain de 2019.

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10/03/20

Le président togolais Faure Gnassingbé a été investi sans surprise mardi pour représenter le parti au pouvoir, l’Union pour la République (UNIR), à l‘élection présidentielle du 22 février, a constaté un journaliste de l’AFP à Lomé. “Les instances du parti UNIR, réunies en ce jour, ont rendu compte à son excellence Faure Gnassingbé (…) de la volonté unanime des militantes et militants de le voir défendre


L’Ouganada cherche à apaiser les tensions entre le président Pierre Nkurunziza et Paul Kagame, président du Rwanda.

depuis plusieurs mois entre les deux voisins, d’anciens alliés qui en sont venus à s’accuser mutuellement d’espionnage, d’assassinat politique et d’ingérence. En mars, le Rwanda a publiquement accusé Ouganda l’Ouganda d’avoir enlevé des Rwandais et de soutenir des rebelles voulant renrwandais pour 9 Libération de verser son gouvernement. Le Rwanda a apaiser les tensions alors brusquement interdit à ses ressorL’Ouganda a libéré mercredi neuf pris- tissants de traverser la frontière comonniers rwandais en signe de “bonne mune, passage essentiel au commerce de volonté” alors que les tensions sont vives la région. Il l’a également fermée aux Oules couleurs du parti à l‘élection présidentielle du 22 février”, a déclaré Aklesso Atcholé, secrétaire exécutif de l’UNIR, lors d’un point de presse.

Une voiture piégée a explosé à proximité du Parlement dans la capitale de la Somalie.

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gandais souhaitant exporter au Rwanda. La frontière est toujours fermée du côté du Rwanda, qui continue à empêcher les biens et citoyens ougandais d’entrer dans le pays. Somalie

morts dans un attentat près du 4 Parlement

Au moins quatre personnes ont été tuées et plus de dix blessées mercredi dans un attentat revendiqué par les islamistes shebab à Mogadiscio, où une voiture piégée a explosé à proximité du Parlement, a annoncé la police somalienne. Les islamistes shebab, affiliés à Al-Qaïda et qui ont mené récemment plusieurs attaques, notamment dimanche contre une base américano-kényane au Kenya, voisin de la Somalie, ont revendiqué l’attentat. Les shebab mènent régulièrement des attaques à la voiture piégée à Mogadiscio. Ils ont juré la perte du gouvernement somalien, soutenu par la communauté internationale et les 20.000 hommes de la force de l’Union africaine en Somalie (Amisom).


Encouverture Crise Libyenne

Un tollé diplomatique contre l’intervention turque Tunis-La Majalla Ballet diplomatique depuis l’annonce de l’envoi de soldats turcs en Libye pour soutenir le gouvernement d’el-Sarraj dans sa confrontation militaire avec les forces du maréchal Khalifa Haftar. C’est ainsi qu›une série de réunions ont eu lieu à Tunis, au Caire, à Alger mais aussi en Italie et à Bruxelles sur dangers d›une escalade dans ce pays qui menace de déstabiliser l›ensemble de la région du Maghreb au Sahel. C’est ainsi que le ministre Français des Affaires étrangères Jean Yves Le Drian, s’est rendu à Tunis après un déplacement au Caire consacré aux développements en Libye. Dans une conférence de presse, tenue au palais de Carthage après sa rencontre avec le président tunisien Kaies Saïed, il a souligné que les accords conclus entre le gouvernement d›entente nationale (GNA) et la Turquie « s›écartent délibérément de la légalité internationale, aggravent la situation ». Il a précisé à ce propos que « la France comme la Tunisie soutiennent les efforts du chef de la Mission d’appui des Nations Unies en Libye (MANUL) Ghassen Salamé pour consolider le consensus international lors de la conférence de Berlin qui se tiendra prochainement et qui essaiera d›identifier les éléments de sortie de crise ».

Dialogue inter-libyen

Interrogé par La Majalla sur la voie pour une sortie de crise, il a répondu que la solution passe par « un dialogue interlibyen dans le cadre de l›accord signé le 23 décembre 2015 entre les différentes parties libyennes ainsi qu›un processus politique associant plus étroitement les acteurs régionaux, notamment les voisins de la Libye », à savoir la Tunisie, l’Algérie et l’Egypte. Il a précisé, à La Majalla, dans le même sillage que lors de sa visite au Caire pour assister à une réunion de coordination ministérielle sur la Libye regroupant l›Égypte, la France, la Grèce, Chypre et l›Italie, « l›Égypte et la France sont convenues de conjuguer les efforts pour parvenir à un règlement politique global en Libye, soutenant les institutions de l›Etat et son armée nationale dans la lutte contre le terrorisme et les milices armées en vue de restaurer la sécurité et la paix dans le pays, limiter les ingérences étrangères et leurs répercussions négatives, l›objectif étant également de répondre aux aspirations du peuple libyen à un avenir meilleur tout en préservant les ressources du pays et en veillant à leur répartition équitable ».

Soutien aux milices extrémistes

En effet, la position égyptienne sur la question

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Le président Abdelfattah AlSissi, recevant le ministre des affaires étrangères français, Jean Yves Le Drian.

est claire. « La Turquie poursuit son soutien aux milices et groupes dirigés par des éléments extrémistes connus en Libye et dont certains figurent sur la liste du Comité des sanctions du Conseil de sécurité de l›ONU », a affirmé, dans une déclaration à l›issue d›une réunion ministérielle au Caire sur la Libye, le ministre égyptien des affaires étrangères, Sameh Choukri, qualifiant de « violation flagrante aux accords de Skhirat et aux résolutions du Conseil de sécurité les mémorandums d›entente signés entre le gouvernement de Fayez el-Serraj et Ankara ». Le chef de la diplomatie égyptienne a également dénoncé les menaces continues d’interférence militaire en Libye compromettant les efforts internationaux pour aboutir à un règlement politique. « Il n›y a pas de doutes que l›option militaire ne permettra pas de résoudre radicalement les conflits régionaux, quoique nous voyons que les solutions politiques doivent être négociées par des forces politiques légitimes et non par des courants obscurantistes prônant la violence à l›image de ceux contrôlant l›ouest libyen », a estimé le ministre égyptien Sameh Choukri. Alger plaide pour un « cessez-le feu » Il est à noter que le ministre turc des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu s’est rendu à

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L›Égypte et la France ont convenues de conjuguer les efforts pour parvenir à un règlement politique global en Libye, soutenant les institutions de l›Etat et son armée nationale dans la lutte contre le terrorisme et les milices armées. Alger où il s’est entretenu avec le Président Abdelmadjid Tebboune. Selon un communiqué de presse de la présidence algérienne, dont La Majalla en a reçu une copie, « les deux responsables se sont mis d’accord pour «ne ménager aucun effort pour un cessez-le-feu». Par ailleurs, les deux parties ont exprimé le vœu que la conférence internationale prévue à Berlin sur la crise libyenne «soit le début d›un règlement politique global, garantissant l›unité de la Libye, peuple et territoire, et préservant sa souveraineté nationale», conclut la présidence de la République algérienne.

Des militaires turcs en Libye

Il est à noter que dès l’adoption par le


Encouverture

Conférence de presse à Carthage du ministre français des affaires étrangères

parlement turc d’une motion autorisant l›envoi de troupes turques en Libye pour aider le Gouvernement d›union nationale (GNA) de Fayez el-Sarraj, le président turc, Recep Tayyip Erdogan a annoncé que des unités militaires turques étaient en route pour

Jean Yves Le Drian, ministre Français des Affaires étrangères : « la France comme la Tunisie soutiennent les efforts du chef de la Mission d’appui des Nations Unies en Libye (MANUL) Ghassen Salamé pour consolider le consensus international lors de la conférence de Berlin qui se tiendra prochainement ».

Tripoli, précisant qu’il s’agissait de l›envoi d›experts militaires et d›équipes techniques pour soutenir les autorités internationalement reconnues et menacées par l›Armée nationale libyenne du maréchal Khalifa Haftar. L’Union européenne, ainsi que notamment l’Italie, la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne ont rapidement dénoncé le déploiement militaire turc en Libye et ont appellé Ankara à mettre un terme à son intervention.

Une convention nulle

Réagissant à cette annonce, Intisar Shanib, membre de la Chambre des représentants en Libye, a révélé que « le parlement a tenu une session d›urgence qui a traité de nombreuses décisions et lois prises contre le conseil présidentiel du gouvernement de réconciliation, étant donné que ce conseil n›a pas obtenu la confiance du Parlement libyen en tant que seul et légitime représentant du peuple libyen. Par conséquent, les accords d›el-Sarraj avec Erdogan sont absolument nuls et non avenus

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Le ministre turc des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu reçu par le Président algérien, Abdelmadjid Tebboune.


Le président turc, Recep Tayyip Erdogan a annoncé que des unités militaires turques étaient en route pour Tripoli.

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Encouverture Elimination de Qassem Soleimani

Fin de parcours pour le «commandant fantôme»

Tunis-La Majalla Vendredi dernier, le major-général Qassim Suleimani , le maître-espion puissant et ténébreux de 62 ans à la tête du mécanisme de sécurité iranien, a été tué par un drone américain près de l›aéroport de Bagdad. Son allié irakien le chef d›étatmajor des opérations Abu Mahdi Muhandis, a succombé à une autre frappe américaine, portant ainsi un coup fatal au régime iranien. Il commandait toutes les milices irakiennes. Leur mort aura été un coup irréparable pour le régime des Moallahs. À la suite du siège de l›ambassade des États-Unis à Bagdad le soir du Nouvel An, des graffitis pulvérisés sur les murs de l›ambassade en persan, plutôt qu›en arabe, ont déclaré: «Qassem Soleimani est notre chef», démentant l›insistance de l›Iran selon laquelle il s›agissait purement d›une manifestation irakienne. En effet, les Américains affirment que Soleimani complotait activement une attaque contre le personnel militaire américain en Irak lorsqu›ils l›ont ciblé pour une frappe de drone à l›aéroport de Bagdad.

Un axe de pouvoir chiite au Moyen-Orient

Maître des intrigues iraniennes, Suleimani a construit un axe de pouvoir chiite au Moyen-Orient. Le commandant iranien a aidé à diriger des guerres en Irak, en Syrie, au Liban et au Yémen. Son affiche figure toujours sur les murs et les panneaux à travers le Moyen-Orient. Dans un communiqué publié par M.Struan Stevenson, coordinateur de la Campagne pour le changement en Iran, dont La

Majalla en eu une copie, « l›élimination du célèbre général Qassem Soleimani du régime iranien est importante pour la paix et la sécurité dans le monde et en particulier au MoyenOrient ». Selon M. Stevenson, le général Qassim Soleimani «contrôlait la Force Qods du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), son unité vicieuse chargée des opérations extraterritoriales. Soleimani n›était responsable que devant Khamenei et en tant que tel, il a été décrit par beaucoup comme la deuxième personne la plus puissante de la République islamique », a-t-il poursuivi. Toujours selon M. Stevenson, il serait responsable du «massacre secret de plus de 30 000 partisans des Moudjahidine du peuple d›Iran / Mojahedin e-Khalq (OMPI / MEK) au cours de la seconde moitié de 1988, l›un des pires crimes contre l›humanité de la fin du XXe siècle. Aussi surprenants que soient ces chiffres, ils ne représentent qu›une fraction des quelque 120 000 prisonniers politiques exécutés jusqu›à présent pendant la dictature cléricale en Iran, souvent avec la participation directe de Soleimani ». Comparant le CGRI à la Gestapo d›Adolf Hitler, M. Stevenson a écrit : «Khomeiny a créé le CGRI comme sa propre version de la Gestapo, pour étendre sa politique révolutionnaire de violence et de terreur au-delà des frontières de l›Iran. Le CGRI et sa force Qods, non seulement imposent brutalement la domination oppressive du régime des mollahs sur la population iranienne, mais contrôlent également la majeure partie de l›économie iranienne, ne paient aucun impôt et canalisent les ressources dans les poches de l›élite dirigeante,

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Le général Major Le major-général Qassim Suleimani en 2016. Il a dirigé la puissante force Quds du Corps des gardiens de la révolution islamique. (Crédit photo : Associated Press)

tout en parrainant le terrorisme et des forces armées agressives chargées de l›expansionnisme à l’étranger ». «Soleimani a joué un rôle central dans ce processus. Se référant au rôle direct de Soleimani dans la répression des manifestations à l›échelle nationale en Iran en novembre, selon ses propos. M. Stevenson ajoute que «Dans une panique aveugle, Khamenei a demandé à Soleimani de mobiliser ses membres du CGRI pour lancer une répression meurtrière contre les manifestants pacifiques, au cours de laquelle environ 1 500 ont été assassinés, plus de 4 000 ont été blessés et plus de 12 000 ont été arrêtés », a-t-il poursuivi. Se référant au rôle de Soleimani dans l’oppression des manifestations du peuple irakien, M. Stevenson a souligné que Soleimani a «déployé des hommes armés masqués pour assassiner des centaines de manifestants irakiens pacifiques. Il n›est pas surprenant que des dizaines de milliers de jeunes Irakiens soient descendus dans la rue pour célébrer l›assassinat de Soleimani et de Muhandis. » Se référant à l’importance de l’élimination de Soleimani, Stevenson a écrit : « Avec son élimination, le processus de renversement des mollahs et de rétablissement de la paix, de la justice et de la démocratie en Iran sera grandement accéléré. La communauté internationale ne peut pas continuer à traiter le régime théocratique en Iran comme un État-nation normal. Le comportement belliqueux, répressif et vicieux du régime prouve que les tentatives de négociation ou d›apaisement sont

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Le commandant iranien a aidé à diriger des guerres en Irak, en Syrie, au Liban et au Yémen. inutiles », « L›ONU doit tenir les responsables de ces crimes responsables devant les tribunaux internationaux. Comme Soleimani et Muhandis l›ont découvert à leurs dépens, il ne peut y avoir d›impunité pour les coupables de telles atrocités effrayantes », a conclu M. Stevenson.

Activités criminelles au Moyen-Orient

Soleimani, surnommé le « commandant fantôme », était le numéro deux du régime après le guide suprême des mollahs, Ali Khamenei. Soleimani a rejoint les Gardiens de la Révolution islamique (CGRI, pasdaran) en 1979 et a joué un rôle actif dans la répression de la minorité kurde au début de la révolution. Après la guerre Iran-Irak, il a formé plusieurs bataillons des CGRI dans la ville méridionale de Kerman et les a envoyés sur le front sud. Pendant la guerre, il a été promu commandant de la 41 Division mécanisée de la brigade SarAllah.


Encouverture Production et distribution de la drogue

Selon Mansoureh Galestan, membre du Conseil National de la résistance iranienne, « à la suite du cessez-le-feu du régime avec l›Irak, le CGRI s›est emparé du monopole du trafic de drogue sous prétexte de lutter contre les trafiquants de drogue pour financer ses opérations à l›étranger ». « Jusqu›à sa nomination à la tête de la Force Qods en 1997, Qassem Soleimani était responsable de la production et de la distribution de stupéfiants de l›Afghanistan vers les pays de la région, l›Afrique, l›Europe et les États-Unis », poursuit-elle. Au milieu de 1998, Khamenei a nommé Qassem Soleimani commandant de la Force Qods . De cette date jusqu›à sa mort, Qassem Soleimani a été derrière tout le chaos, les crises humanitaires et le terrorisme dans les pays du Moyen-Orient. Il recevait directement ses ordres de khamenei. Il était son conseiller au Conseil suprême de sécurité du régime et avait le dernier mot sur les ingérences du régime et les activités terroristes au Liban, en Syrie et en Palestine.

Ami de Javad Zarif

Soleimani était soutenu par toutes les factions du régime, y compris Javad Zarif, le perfide ministre des Affaires étrangères. À plusieurs reprises, Zarif a fait l›éloge de Soleimani. Récemment, Zarif a déclaré au quotidien d›État iranien, Entekhab le 1er septembre 2019, que « Le commandant Soleimani et moi n›avons jamais senti que nous ayons des différences. Nous travaillons en étroite collaboration depuis plus de 20 ans… Pendant l›attaque américaine contre l›Irak, en tant que représentant de l›Iran à New York, j›ai… eu la plus grande coordination avec le commandant Soleimani. Par la suite, lorsque je suis devenu ministre, nous avons décidé

lorsque nous étions tous les deux à Téhéran pour examiner les derniers développements et entreprendre la coordination nécessaire. »

Réaction de l’opposition

Pour M.Struan Stevenson, coordinateur de la Campagne pour le changement en Iran, dont La Majalla en eu une copie, « l›élimination du célèbre général Qassem Soleimani du régime iranien est importante pour la paix et la sécurité dans le monde et en particulier au Moyen-Orient». de nous assurer de nous réunir au moins une fois par semaine

La présidente du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), Mme Radjavi, a qualifié l’élimination de Qassem Soleimani et d’Abu Mehdi Mohandesse, le chef de la force répressive du Bassidj d’Irak, de coup irréparable porté au régime des mollahs. Dans un communiqué dont La Majalla en a eu une copie, Mme Radjavi a souligné que le temps était venu d’évincer les mollahs de la région, spécialement d’Irak, de Syrie et du Liban, et d’expulser le corps des pasdarans de ces pays. « De cette manière, l’Irak qui avait été livré sur un plateau d’argent par les Etats-Unis au régime des mollahs, sera libéré du joug du fascisme religieux au pouvoir en Iran », a-t-elle souligné. Pour elle, Qassem Soleimani, « était l’un des criminels les plus cruels de l’histoire de l’Iran ». « Il était personnellement impliqué dans le massacre de centaines de milliers de personnes dans la région et le déplacement de millions de personnes. Il était aussi le cerveau du massacre des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI/MEK) au camp d’Achraf en Irak, et de nombreuses opérations terroristes contre la Résistance

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Les restes du véhicule général Qassim Suleimani touché par des missiles à l›extérieur de l›aéroport de Bagdad. (Crédit photo : Associated Press.)


Il serait responsable du massacre secret de plus de 000 30 partisans des Moudjahidine du peuple d›Iran / Mojahedin e-Khalq (OMPI / MEK) au cours de la seconde moitié de 1988. iranienne dans ce pays, en Iran et dans d’autres pays. Avec son élimination, le processus du renversement des mollahs va être grandement accéléré », a-t-elle indiqué. De plus, « avec la mort du criminel Abu Mehdi Mohandesse, le chef du Bassidj en Irak, force proxy du régime iranien, et assassin notoire, dont les crimes sont dénoncés par la Résistance iranienne depuis vingt ans, le temps est venu pour la victoire du soulèvement du peuple irakien et de se libérer de l’occupation du régime iranien », explique Mme Radjavi. Rappelant les arrestations sans fin et qu’au moins 1500 personnes ont été tuées durant le soulèvement de novembre 2019, Mme Radjavi a souligné que la communauté internationale, spécialement l’Union européenne, doit mettre fin à la politique de complaisance et reconnaitre le droit du peuple iranien à résister et à se soulever pour la liberté afin de remplacer le pouvoir des mollahs par la souveraineté populaire.

Des civils volontaires au cours d›une formation militaire pour aider les milices chiites fidèles à l›Iran à Kufa, dans le sud de .2014 l›Irak, en Crédit photo : Lynsey Addario

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Tunisie : De la corruption en musique de fond Par Nasreddine Ben Hadid Pour le commun des Tunisiens, le nom d’Abderrahmane Khachtali, ne voulait rien dire sauf pour sa famille, ses amis et son milieu professionnel. Actuellement, il est doublement célèbre. D’un côté il est proposé pour occuper le poste du ministre des Finances, dans le gouvernement de Mohamed Habib Jemli. Mais aussi et surtout, il vient de comparaître mercredi 08 janvier 2020 dernier, devant le (très célèbre) pôle économique et financier. Une entité judiciaire spéciale chargée des dossiers de corruption. A subi un interrogatoire durant 3 heures par rapport à un ancien dossier concernant des soupçons de corruption dans une banque.

Simple hasard ou fortuite coïncidence

Cette «coïncidence» ne surprend plus personne ou personne, surtout dans les milieux politiques. Des milieux, où on accuse les adversaires de «corruption», mais on accuse ceux qui détiennent

le pouvoir de faire usage de l’arme de la corruption pour discréditer les adversaires. Mohamed Habib Jemli, en annonçant sa formation gouvernementale, a bien précisé que tous les ministres et secrétaires d’Etat, sont à la fois des «compétences», mais aussi des «indépendants», et surtout «intègres». Mieux encore, l’Instance nationale de lutte contre la corruption (INLUCC) a adressé, jeudi, une correspondance au chef du gouvernement désigné, Habib Jemli, comportant une liste nominative de certains ministres et secrétaires d’Etat faisant partie de la composition du gouvernement proposé sur qui pèsent des suspicions de corruption. Selon Wael Lounifi, chargé de communication à l’INLUCC, dans une déclaration à l’agence officielle, «que leurs dossiers sont déposés auprès de l’instance et sont en phase d’enquête», avant d’ajouter que «l’Instance s’attendait à ce que le chef du gouvernement réclame des dossiers concernant tous les membres du gouvernement».

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Mohamed Habib Jemli, chargé de former le gouvernement.

Pour conclure : «ce qui n’a pas été fait». L’Instance a, par conséquent, adressé une correspondance à ce sujet, a-t-il indiqué, précisant que cette procédure est adoptée avec tous les gouvernements, notamment celui de Habib Essid et de Youssef Chahed (respectivement ex et actuel Chef du Gouvernement). Sans vouloir répondre directement à ces accusations, qui touchent directement, des noms de son choix, Habib Jemli a affirmé qu’il «n’hésitera pas à effectuer les modifications nécessaires une fois le vote de confiance est accordé au gouvernement proposé, à condition que l’absence des critères requis est prouvé», comprendre compétence, indépendance et intégrité. Avant d’ajouter que «l’enquête a révélé que les accusations portées contre certains noms proposés se sont avérées infondées».

Mohamed Habib Jemli, en annonçant sa formation gouvernementale, a bien précisé que tous les ministres et secrétaires d’Etat, sont à la fois des «compétences», mais aussi des «indépendants», et surtout «intègres»

judiciaires sont engagées contre des membres du nouveau gouvernement, a appelé les députés à ne pas voter la confiance à cette équipe». Les membres de ce Collectif ont exhorté les organisations de la société civile et partis et les citoyens à «faire pression par tous les moyens pacifiques dans ce La société civile sens». Selon le Collectif Soumoud (Résistance) [re- Le bureau exécutif du Collectif estime dans une groupant plusieurs composantes de la société déclaration rendue publique lundi que «la comcivile dont la coordination «sit-in du Bardo», position du cabinet gouvernemental présenté par «l’initiative nationale», le mouvement «Tamar- le chef du gouvernement désigné Habib Jemli, rod» et autres associations] : «Des suspicions comme étant un gouvernement de «compétencde corruption pèsent sur certains membres de es indépendantes » ou encore un gouvernement l’équipe proposée par le chef du gouvernement d’action, n’est en fait qu’un gouvernement désigné Habib Jemli». Mais aussi «des poursuites composé par des dirigeants de deuxième et de

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troisième rang des partis Ennahdha et Qalb Tounès, sans compter leurs entourages». Le communiqué ajoute : «Une partie des portefeuilles des ministères régaliens et des départements les plus importants a été attribuée à des personnalités connues pour leurs pratiques antidémocratiques et leurs agissements contre les libertés publiques que ce soit sous le régime déchu ou durant le gouvernement de la Troïka». Elargissant le spectre, Soumoud souligne, à cet effet, que le parcours professionnel du chef du gouvernement désigné Habib Jemli, montre qu’il n’est pas aussi qualifié pour traiter les dossiers pressants et faire face à la situation critique et explosive dans le pays. Il faut noter que le gouvernement de Mohamed Habib Jemli contient un ministère de la Fonction publique, de la Gouvernance et de la Lutte contre la corruption, pour lequel il propose Chiraz Telili, magistrate et présidence de section à la Cour des comptes.

Un rapport au vitriol

Dans son rapport pour l’année 2018, paru fin 2019, l’INLUCC a dévoilé que «la part du lion revient au secteur public». Le président de l’Instance nationale de lutte contre la corruption (Inlucc), Chawki Tabib, a mis en garde contre la lenteur observée au niveau du transfert à la justice des dossiers relatifs aux af-

La société civile : «Une partie des portefeuilles des ministères régaliens et des départements les plus importants a été attribuée à des personnalités connues pour leurs pratiques antidémocratiques et leurs agissements contre les libertés publiques«

faires de suspicion de corruption, sans manquer d’afficher une inquiétude à l’égard de la baisse du nombre de dossiers transférés par certains ministères à la Justice. Concernant les ministères les plus coopératifs dans ce contexte, le rapport cite en premier celui de la Défense avec 18 dossiers soumis à la justice. Vient ensuite celui des Domaines de l’Etat et des Affaires foncières (14 dossiers). En bas de la liste, se positionnent les ministères du Tourisme, de l’Education, des Affaires religieuses avec un seul dossier pour chaque département. Vient ensuite, pour clôturer la liste, des ministères qui ont pourtant signé des conventions de coopération avec l’Instance, à l’instar des Affaires étrangères, des Affaires culturelles, du Développement et de l’Investissement, de la Jeunesse et du Sport, avec zéro dossier… En termes de statistiques, l’Instance a reçu 8.150 plaintes dont 205 ont été soumis à la justice par l’instance et 3.055 n’étaient pas recevables. Le nombre de lanceurs d’alerte issus de la gent féminine est inférieur à celui de la gent masculine avec 55% pour les hommes et 11% pour les femmes. C’est le ministère de l’Intérieur qui est en tête d’affiche avec 6,33%, suivi du ministère de l’Agriculture (6,25%), des Domaines de l’Etat (5,99%), des Finances (5,55%) de la Justice (4,33%) et de l’Education (4,34%).

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l’Instance nationale de lutte contre la corruption - INLUCC


Chawki Tabib, Président de l’Instance nationale de lutte contre la corruption - INLUCC

En haut du tableau en matière de répartition géographique des plaintes émises, on retrouve le Grand Tunis avec 22,61%, devançant de loin les autres gouvernorats dont ceux de Sfax (6,72%), Nabeul (6,11%), Sousse (5,19%), Kasserine (5,19%) et Sidi Bouzid (4,11%). S’arrêtant sur certaines conclusions qu’il faut tirer suite à la présentation du rapport, le président de l’Inlucc a souligné que le ministère de

Sigle du Collectif Soumoud -Résistance

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l’Agriculture est placé deuxième avec 509 dossiers juste après le ministère de l’Intérieur (516 dossiers) au niveau de la répartition des dossiers de plainte traités par département, contrairement aux années précédentes. Idem pour le département de la Justice qui se classe quatrième avec 369 dossiers. Cela veut dire que la corruption est en train de gagner du terrain dans ces deux ministères.


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olitique

Abdelmadjid Tebboune préside son premier Conseil des ministres

Tout ce que vous devez savoir Par Yahia Maouchi Une réunion qui intervient après l’annonce, de la composante du nouveau gouvernement dirigé par le Premier ministre, Abdelaziz Djerad. C’est, d’ailleurs, le premier conseil des ministres présidé par Abdelmadjid Tebboune, investi dans ses fonctions le 19 décembre dernier. Le nouveau gouvernement, compte 39 membres, dont 7 ministres délégués et 4 secrétaires d’Etat. Ces derniers ont officiellement pris leurs fonctions. Après avoir rappelé les axes essentiels de son programme et ses 54 engagements ayant recueilli le cautionnement du peuple lors de l›élection du 12 décembre 2019, le Président de la République a donné des orientations concernant l›élaboration du Plan d›action du Gouvernement et a fixé la feuille de route de chaque ministre. Concernant la mise en œuvre du programme présidentiel, le Président Tebboune a insisté sur l›importance qu›il accorde aux volets politique, institutionnel, socioéconomique et culturel visant tous à l›édification d›une nouvelle République répondant aux aspirations du peuple Algérien. A cet effet, le Président de la République a instruit les membres du Gouvernement d›être à l›écoute des préoccupations et besoins des citoyens en adoptant le dialogue et la concertation et de veiller scrupuleusement à demeurer au service de l›Etat et du peuple, d›où l›impératif de faire montre du comportement exemplaire requis et de la profonde foi en le devoir de préservation du denier public, de la lutte contre les comportements bureaucratiques et du respect des engagements de l›Etat. Il s›agit de redresser la situation générale du pays à travers le rétablissement de l›autorité de l›Etat et le recouvrement de la confiance des citoyens, a affirmé le Président Tebboune. L›édification de l›Algérie à laquelle aspirent les

citoyens et citoyennes implique la reconsidération du système de gouvernance à travers un profond amendement de la Constitution, pierre angulaire de l›édification de la nouvelle République, ainsi que de certains textes de loi importants, à l›instar de la loi organique relative au régime électoral. Cette entreprise requiert, par ailleurs, la moralisation de la vie politique par la consécration de la séparation entre l›argent et la politique et la lutte contre la médiocrité dans la gestion. La nouvelle République doit focaliser sur l›instauration de l›Etat de droit qui garantit l›indépendance de la justice et la promotion de la véritable démocratie participative, favorisant l›épanouissement social et politique de tous.

Un modèle économique solide

Au plan économique, le Président de la République a évoqué l›impératif d›appliquer un modèle économique solide basé sur la diversification. Un modèle économique affranchi des entraves bureaucratiques, qui génère la richesse et absorbe le chômage, notamment parmi les jeunes et qui soit à même de garantir la sécurité alimentaire pour mettre les Algériens à l›abri de la dépendance de l›extérieur. Ce modèle doit permettre à l›économie nationale de se libérer de la dépendance aux hydrocarbures, essentiellement à travers l›encouragement des énergies alternatives et renouvelables avec pour objectif l›exportation, la consolidation de la présence sur le marché énergétique et la relance des mégas projets d’exportation de l›énergie renouvelable. Le chef de l›Etat a souligné parallèlement la nécessité d›un plan d›urgence pour le développement de l›agriculture, notamment saharienne, de l›industrie agroalimentaire et de la pêche outre la relance du secteur du tourisme, tous sources de richesse pour peu que l›appui nécessaire leur soit accordé. Dans le même

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contexte, le Président de la République a insisté sur l›impératif d›une réforme profonde de notre système fiscal avec tout ce qui en découle en termes de réglementation des incitations fiscales au profit des entreprises, notamment des startup et PME, en veillant à l›allègement de l›imposition des entreprises créatrices d›emplois. Le domaine social aura l›attention nécessaire, voire la priorité absolue afin de hisser le niveau de vie du citoyen algérien, a soutenu le Président de la République affirmant que l›Etat sera aux côtés des classes moyenne et vulnérable de la société pour leur offrir une vie décente et augmenter le pouvoir d›achat de tous les citoyens, avec suppression de l›imposition des faibles revenus. Il a mis en avant, également, la nécessité d›un plan sanitaire intégré garantissant les soins adéquats aux citoyens avec l›examen de la manière d›augmenter la part du secteur de la santé dans le produit intérieur brut (PIB) en vue de construire des Centres hospitaliers et de nouveaux Centres hospitalo-universitaires répondant aux standards internationaux et d›améliorer les infrastructures existantes. En outre, parmi les orientations du Président de la République au Gouvernement, la nécessité d›établir un lien entre l›université et le monde du travail afin qu›elle soit la locomotive de l›édification d›une économie nationale solide, qu›il s›agisse de l›économie traditionnelle ou du savoir, à travers la création de pôles d›excellence universitaires. En sus, le chef de l›Etat a insisté sur l›impérative révision du système éducatif dans son volet pédagogique, avec un allègement des programmes scolaires, tout en accordant une place importante

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aux activités sportives et culturelles. Abordant l›élément culturel, le chef de l›Etat a estimé nécessaire de dédier aux artistes des espaces à même de valoriser la profession et promouvoir son rôle, en veillant au développement de l›industrie cinématographique afin de permettre l›émergence de leurs talents. De même qu›il a souligné l›importance d›une réflexion sur l›opportunité de promouvoir la formation artistique et culturelle afin d›encourager les talents, renouveler les élites artistiques et d›accorder des avantages fiscaux pour le développement de la production culturelle, cinématographique et intellectuelle, outre la prise en charge de l›artiste au plan social.

Renforcement du professionnalisme des médias

Dans le domaine de l›information, le Président de la République a enjoint le Gouvernement de réunir toutes les conditions adéquates au renforcement du professionnalisme des médias et des journalistes, en garantissant le soutien et l›encouragement nécessaires et indispensables à une pratique médiatique responsable dans le cadre de la liberté, une liberté qui n›a de limites que la loi, l›éthique et la morale, outre la consolidation de la liberté de la presse, de la créativité et du rôle de la presse électronique. Soulignant l›importance du secteur de la Jeunesse et des Sports, le Président Tebboune a mis l›accent sur l›impératif d›accorder un intérêt soutenu au sport depuis l›école, exhortant le Gouvernement à encourager le sport d›élite, toutes disciplines


confondues, et à soutenir matériellement ses jeunes athlètes afin de leur permettre de se préparer dans des conditions optimales. Au plan extérieur, le Président de la République a évoqué l›environnement régional et international complexe, théâtre aujourd›hui de grandes manœuvres géopolitiques et terrain d›imbrication de facteurs de menace et d›instabilité. Dans ce cadre, il a mis en avant l›importance de tirer les principaux enseignements, au plan stratégique, afin de mieux anticiper les répercussions de la détérioration de la situation sécuritaire dans la région sur la sécurité nationale du pays. A ce propos, le Président Tebboune a soutenu que l›Algérie ne doit aucunement dévier de ses devoirs de solidarité et de bon voisinage, qu›elle continuera à promouvoir à travers une coopération visant la réalisation d›une complémentarité régionale au mieux des intérêts de toutes les parties. L›Algérie qui se refuse toute immixtion dans les affaires des autres pays s›oppose fermement à toute tentative d›ingérence

le Président de la République a évoqué l›impératif d›appliquer un modèle économique solide basé sur la diversification. Un modèle économique affranchi des entraves bureaucratiques

dans ses affaires nationales, des principes qui sous-tendent ses engagements en faveur de la paix et de la sécurité dans sa région, le Maghreb arabe, l›Afrique et à travers le Monde, a ajouté le chef de l›Etat, qui a réitéré en outre le soutien constant de l›Algérie aux causes justes, notamment la cause palestinienne et la question du Sahara Occidental. En sus des objectifs stratégiques, la politique extérieure de l’Algérie doit désormais s›adapter aux nouvelles priorités du pays, notamment économiques, par le redéploiement de son potentiel en s›appuyant à des cadres de compétence et d›engagement avérés. « Notre diplomatie doit montrer au Monde l›image de la nouvelle Algérie, une Algérie confiante en elle, en ses capacités et en son avenir, une Algérie fière de son passé et de ses réalisations et consciente des difficultés auxquelles elle est confrontée et déterminée à les surmonter. Une Algérie attachée à ses principes et décidée à recouvrer la place qui lui sied dans la région et dans le Monde », a soutenu le chef de l›Etat. D›autre part, le Président de la République a mis l›accent sur l›obligation pour l›action diplomatique de mettre sa communauté à l›étranger au cœur de ses préoccupations, en s›attelant à lui garantir la meilleure protection consacrée par les lois nationales et les législations des pays d›accueil. Soulignant l›impératif de respecter ces législations, le chef de l›Etat a préconisé la recherche de mécanismes appropriés permettant à la communauté nationale établie à l›étranger de contribuer efficacement au développement national et à la modernisation de l›économie nationale.

? Vers une nouvelle constitution sur mesure

Par ailleurs, en officialisant, ce mercredi 8 janvier, l’installation de la commission d›experts chargé de formuler des propositions pour une révision constitutionnelle qu’il a confiée au professeur Ahmed Laraba, le président Tebboune,

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n’est finalement pas sorti de l’ancien modèle opératoire en la matière. C’était en effet au même expert -un éminent juriste par ailleurs- Ahmed Laraba, mais aussi le même rapporteur de la commission de rédaction de la constitution de 2016, Ali Aggoune, auxquels le président de la république vient de confier le très délicat projet de la nouvelle constitution devant donner naissance à la «Nouvelle république» conformément aux engagements d’Abdelmadjid Tebboune. Ce sont donc les mêmes hommes qui sont désormais chargés de produire une Loi fondamentale qui soit largement en avance par rapport à celle de 2016 qui a fait du président de la république quasiment un empereur. S’il est vrai que tous les observateurs et les acteurs politiques s’accordent sur l’importance voire l’urgence de réviser la constitution, qui ne répond plus aux aspirations du peuple algérien, il est tout aussi vrai qu’ils ne souhaitent pas que l’on réédite le scénario de 2016 d’une constitution sur mesure. En l’occurrence, la rédaction d’une constitution est loin d’être une affaire d’experts du droit, fussent-ils des pointures connues et reconnus dans leur domaine. Le texte fondamental est d’abord et avant tout un document qui consacre et formalise un compromis politique voire un contrat social entre les différents segments de la société. On ne commande pas une constitution clés en mains en fonction de nos désirs et l’imposer au peuple qui n’en a vu que du feu. Document politique par excellence, la constitution est censée être le fruit mûr d’une large consultation de toutes les forces vives de la Nation. Son adoption doit être le couronnement d’un large débat, inclusif, sérieux, libre et sans interdits autour de toutes les questions qui agitent la société. L’adoption d’une mouture finale s’apparenterait alors à un compromis qui va baliser les règles du jeu, clarifier la nature du régime politique,

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souligner la séparation des pouvoirs et fixer les prérogatives du président de la république et du chef de l’exécutif des autres institutions du pays. Ceci en théorie. Dans la pratique, les choses ne vont apparemment pas suivre ce cheminement naturel et démocratique. La commission Laraba-Aggoune de 2020 semble investie de la même mission que celle de 2014 et 2016. Politiquement, cette annonce est de nature à jeter le froid dans les milieux politiques et plus généralement au sein du Hirak. En effet, tout indique que cette commission se bornera à recevoir des partenaires, recueillir leurs propositions et plancher sur une mouture finale comme au bon vieux temps sous Bouteflika. Un peu à l’instar des consultations engagées par Bensalah en 2013, puis Ouyahia en 2014 et enfin Karim Younes en 2019. Il est pour le moins difficile d’imaginer les partis d’opposition et le Hirak populaire par exemple souscrire à une telle démarche qui reproduit une méthode qui a produit l’échec. En attendant que le président donne plus d’explications à sa démarche, force est de noter que la nouvelle Constitution est loin de susciter le grand enthousiasme, quand certains réclament carrément une constituante ici et maintenant. Enfin, ayant déjà entamé des consultations, en recevant en premier le 29 décembre dernier l’ancien chef de gouvernement, Ahmed Benbitour, il est fort à parier que le Président engage une concertation avec la classe politique, lui qui avait appelé, au lendemain de son élection, à un dialogue avec le hirak pour « bâtir une Algérie nouvelle ». Certaines formations politiques, à l’instar bien sûr des partis de l’ex-alliance présidentielle, en vigueur sous Bouteflika, le FLN et le RND, ainsi que d’autres, comme le MSP, se sont déjà dites favorables à une telle démarche, alors que d’autres ont soit rejeté soit préféré attendre d’y voir plus clair avant de se prononcer.


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Bienfaits de l’expansion urbaine rapide

Les bidonvilles africains ne constituent pas le signe d’un chaos prochain... Plutôt un moteur de la démocratie Par : Amaka Anko et Tochi Eni-Kalu. Les rues d’Aggenel, le plus grand bidonville de Lagos, au Nigeria, semblent non pavées et pleines d›ordures. A la moindre pluie, les rues se transforment en petites rivières, pour cause de mauvais assainissement. Bien que la population d›Aggenel varie entre deux millions et cinq millions, elle ne dispose que d’un accès limité à l›électricité, à l›eau courante, ou encore aux services de sécurité. Aggenel n›est pas un cas unique. Pendant un demi-siècle, l›Afrique subsaharienne a connu une expansion urbaine plus rapide que toute autre région du monde. D›ici 2040 - dix ans avant que la population du continent ne devrait atteindre 2,1 milliards, soit deux fois le nombre actuel - la majorité de ces pays deviendront en majorité urbaines. Cela signifie que plus d›un milliard de personnes vivront dans des villes mal financées, avec des infrastructures médiocres ou insuffisantes. Ces prévisions ont déclenché des avertissements d›une catastrophe imminente. Dans un article de 1994 intitulé «Le prochain chaos», l›auteur Robert Kaplan a prédit que l›Afrique du XXIe siècle serait en proie à l›anarchie, au manque d’opportunités de travail, à l›échec administratif, aux tensions ethniques et religieuses, et à une pollution n’obéissant à aucune limite. Les observateurs les plus optimistes en voient des opportunités, représentées par le facteur démocratique,

car ils ont fait valoir que l›expansion urbaine peut produire des avantages nets, si les risques associés tels que la pollution et la congestion sont minimisés. Mais même les optimistes reconnaissent que des défis majeurs restent à prévoir. Mais parfois, cette discussion néglige le rôle que la politique électorale joue dans le façonnement de l›avenir des villes africaines. Lorsque les gens se déplacent de la campagne vers les villes, ils se font accompagner par le pouvoir politique, avec pour impact une métamorphose de la façon dont les démocraties du continent sont gérées. D›un point de vue historique, l›expansion urbaine a suscité des questions concernant la responsabilité politique. Par exemple, le mouvement américain pour les libertés civiles, a été rendu possible grâce à la migration des noirs américains vers les villes, où des réseaux sociaux plus intenses ont facilité le processus d›organisation des manifestations. L›Afrique noire passera bientôt par ce portail. Cette transition entraînera une multitude de problèmes sociaux, politiques et environnementaux. Mais, aura également le potentiel d›améliorer la gouvernance à travers le continent.

.Le fossé rural-urbain

La population urbaine est en moyenne mieux instruite que la population rurale, et plus exposée à des opinions politiques divergentes. Ces habitants disposent également

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Le candidat de l›opposition Raila Odinga s›adressant à une foule lors des funérailles de trois personnes tuées par la police lors d›une manifestation une semaine auparavant, le 20 octobre 2017. Bondo, Kenya (Getty)

d’un meilleur accès aux services d›infrastructure, tels que les routes, l›électricité, l›eau potable et l›accès à Internet. Ceci, même dans les quartiers pauvres, en mal de ressources comme Aggenel. (Certains Nigérians n›ont pas du tout accès à l›électricité, en particulier dans les zones rurales du nord.) L›une des raisons des différences de qualité de vie est que les électeurs urbains accordent plus d›attention aux questions d›économie structurelle et de gouvernance que leurs homologues villageois, qui sont souvent plus préoccupés par les besoins de base de la protection sociale. Les données d›une enquête menée par le réseau Afrobaromètre, qui comprend l›Afrique du Sud, le Nigéria et le Kenya - trois des démocraties les plus actives en Afrique noire - confirment ces tendances, car les trois pays traversent des étapes très différentes du processus d›urbanisation: L’Afrique du Sud (avec %66), constitue le pays le plus urbanisé du continent. Le Nigéria (avec %50) n›a pu atteindre cette égalité rural-urbain que l›année dernière. Le Kenya enfin (avec %27) a encore trois décennies de retard, pour atteindre l’égalité rural-urbain. Mais dans les trois pays, les résidents des villes sont plus susceptibles, d’avoir pour préoccupation majeure, la corruption et la mauvaise gestion économique. Par contre les ruraux mentionneront plus les pénuries de nourriture, d›eau et les infrastructures inadéquates. Parce que l›Afrique a longtemps été caractérisée par une prédominance des zones rurales (%60 de nos jours, malgré l›urbanisation rapide qui s›est produite depuis 50 ans), les politiciens à travers l›histoire ont été plus réactifs aux doléances de la population rurale. De ce fait, ils sont plus versés dans les promesses de répondre aux besoins de base,

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Compte tenu de ce que la catastrophe du Brexit en Grande-Bretagne a causé, des révolutions en Libye et en Syrie et des récents bouleversements dans plusieurs autres pays occidentaux, les exigences en matière de responsabilité ne garantissent pas toujours la stabilité ou la continuité au niveau politique. les plus urgents, plutôt que proposer des visions politiques claires de l›avenir. Mais à mesure que la proportion d›électeurs ruraux diminue en Afrique subsaharienne, il deviendra de plus en plus difficile d›ignorer les demandes d›une meilleure gouvernance urbaine. A prévalu l›idée que l›expansion urbaine n›était pas recommandée dans les pays en développement, en particulier en Afrique, pour la première fois à l›époque coloniale. Les dirigeants coloniaux européens fixent des limites à l›investissement dans les infrastructures urbaines pour décourager la migration des campagnes, de peur que les zones urbaines denses ne soient difficiles à contrôler. Cela s›applique


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spécifiquement aux pays qui étaient sous domination indirecte, à l’instar du Ghana, le Kenya, ou le Nigéria, où l’administration coloniale, s’est focalisée sur l›extraction de la plus grande quantité de matières premières. Suite à la vague des indépendances, le taux d›expansion urbaine sur le continent était très faible: en 1960. La proportion des Africains noirs, vivant dans les zones urbaines n›était que de %15, contre %34 dans le monde. Les seuls pays dotés d›une infrastructure urbaine raisonnablement développée, à l’instar de l›Afrique du Sud, étaient les régions où un nombre plus élevé de colons européens permettaient aux administrations coloniales d›effectuer les investissements requis. La migration vers les zones urbaines s›est accélérée après l›indépendance, mais cet héritage colonial a été l›une des raisons de la mauvaise disposition de villes à accueillir de nouveaux arrivants, et de grands bidonvilles sont apparus sur tout le continent. Tout au long de l›histoire, les faibles taux d›investissement dans l›éducation, les services de santé et les infrastructures matérielles dans la plupart des villes, ont fait que l›urbanisation n›a pas été associée à une progression analogue, de la production agricole et du revenu par habitant en Asie, au Moyen-Orient, en Amérique du Nord et en Amérique latine. Face à cette dure réalité, même les gouvernements africains postcoloniaux ont commencé à considérer l›expansion urbaine avec scepticisme. A savoir une démolition des habitations illégales, tout en axant sur les programmes de recrutement des jeunes des zones rurales. Dans certains cas, ils ont perpétué l›héritage du colonialisme en n›investissant pas dans les infrastructures urbaines. En 1996. Selon les statistiques des Nations Unies, plus de la moitié des gouvernements africains avaient mis en place des politiques officielles pour réduire les migrations vers les zones urbaines. En 2013, cette proportion est passée à %85. Par conséquent, la vision pessimiste de l›expansion urbaine

Lorsque les gens se déplacent de la campagne vers les villes, ils se font accompagner par le pouvoir politique, avec pour impact une métamorphose de la façon dont les démocraties du continent sont gérées.

africaine, est une prophétie qui s’est auto-concrétisée. Avec une possibilité de remédier aux distorsions remontant à l›époque coloniale, par des interventions politiques correctes. Lorsque les résidents urbains acquièrent plus d›influence politique, et que les politiciens trouvent la motivation pour prioriser leurs besoins - les gouvernements seront soumis à une plus grande pression pour effectuer ces interventions. Ceci s’est produit déjà à Lagos, où un meilleur respect des paiements d›impôts et une surveillance accrue des fonds publics, ont abouti au développement des services publics et des infrastructures, plus que partout ailleurs au Nigéria. Lagos a été l›un des premiers États nigérians à publier un budget détaillé afin de démontrer son engagement envers la responsabilité, entre autres (bien qu›il ait mis fin à cette pratique). L›État de Lagos assure également ses propres services d›urgence et contribue au financement de la branche locale de la police fédérale. Il en résulte une présence sécuritaire plus efficace que toute autre région du pays.

.L’ancien système cède devant l’urbanisation

En augmentant la pression politique pour la responsabilisation, l›urbanisation fonctionne en complément de deux autres tendances récentes, qui augurent bien des systèmes de gouvernement africains : un changement démographique rapide et une concurrence politique croissante. Les gouvernements ont toujours été gouvernés à travers le continent, par des politiciens, qui étaient principalement impliqués dans la lutte pour l›indépendance du pays, ou ceux qui ont pris leurs fonctions peu de temps après l›indépendance. Ces anciens politiciens ont largement dépassé l›âge de la retraite, et commencent à perdre lentement le contrôle des organisations politiques locales. A savoir une tendance qui accélère le processus de renouvellement des générations d›électeurs : %60 de la population de l›Afrique subsaharienne, a moins de 25 ans. L›effet combiné de ces changements, est d›affaiblir l›ancien consensus parmi les élites politiques, en particulier celles qui se concentrent sur l›unification de la classe politique contre un ennemi commun tel que le colonialisme, l›apartheid ou le régime militaire. Soixante ans après l›indépendance des premiers pays africains et plus de deux décennies se sont écoulées depuis la chute des régimes militaires, la puissance de la rhétorique de l›unité «nous contre eux» a diminué. En conséquence, les partis qui prévalaient auparavant ont perdu leur emprise sur le pouvoir ou ont succombé à des conflits internes, ouvrant la porte à de nouveaux arrivants politiques. Par exemple, les gouverneurs du Sénégal et du Nigéria ont été défaits aux élections et sont sortis du pouvoir pour la première fois en 2012 et 2015 dans l›ordre - après que des désaccords internes dans les deux cas ont brisé le bloc

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Des habitants naviguant sur les voies navigables du complexe flottant de Makoko à Lagos, au Nigéria, le 15 mai 2018 (Getty)

politique qui prévalait auparavant. En Afrique du Sud, le Congrès national africain, au pouvoir a perdu près de 50 sièges parlementaires à l›Assemblée nationale de 400 sièges depuis 2004, pour cause de conflits internes entre deux factions rivales du parti. Au total, plus de 20 pays d›Afrique subsaharienne, y compris ceux encore sous régime autoritaire à long terme tels que l›Éthiopie, le Zimbabwe et le Soudan, ont subi une transition de pouvoir au cours des quatre dernières années, parfois à la suite d›élections compétitives. Bien sûr, l›intensification de la concurrence et de la responsabilité n›est pas une panacée. Compte tenu de ce que la catastrophe du Brexit en Grande-Bretagne a causé, des révolutions en Libye et en Syrie et des récents bouleversements dans plusieurs autres pays occidentaux, les exigences en matière de responsabilité ne garantissent pas toujours la stabilité ou la continuité au niveau politique. Il en va de même pour l›Afrique noire, où l›augmentation des cycles électoraux concurrentiels sera un fardeau pour les fonds publics, les gouvernements investissant dans des projets concrets pour influencer les électeurs et construire ou renforcer des alliances pour chasser les opposants. Dans le même temps, un changement rapide de gouvernement peut entraîner une plus grande volatilité des politiques. Cependant, à long terme, ces risques constituent une contrepartie des avantages d›une responsabilisation accrue. L›intensité urbaine facilitera la mobilisation du soutien populaire pour ou contre les politiques, les idées ou les

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Les dirigeants coloniaux européens fixent des limites à l›investissement dans les infrastructures urbaines pour décourager la migration des campagnes, de peur que les zones urbaines denses ne soient difficiles à contrôler. systèmes dans les pays aussi bien démocratiques et nondémocratiques, ce qui améliore à la fois la qualité et la réponse des gouvernements. Dans la langue «yoruboïde» [en référence à Yoruba], la traduction approximative du mot «Aggenel» est «richesse stable». Pour la plupart des habitants des bidonvilles appauvris, ce nom reste un souhait. Mais avec la forte expansion urbaine au Nigeria, et le déplacement de l’attention d›Aggenel vers l’attention de l›État, la sécurité peut devenir réalité. * L›article original a été publié sur les colonnes de «Foreign Affairs».


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Kenya

Le terrorisme, encore une fois…

Par La Majalla Le Kenya, pays voisin de la Somalie, vient de subir une attaque terroriste, émanant de ce pays. La région de Lamu (sud-est du Kenya), près de la frontière entre les deux pays, vient de connaitre une attaque opérée par le groupe terroriste des Shabab, dimanche soir. La cible, une base connue sous le nom de Camp Simba dans la baie de Manda, occupée par des forces américaines et kényanes. Il faut noter que le lieu de l’attaque n’est pas loin de la touristique et pittoresque île de Lamu.

Un mal récurrent

Selon le porte-parole de l›armée kényane, le colonel Paul Njuguna, à travers un communiqué «il y a eu une tentative à 05H30 pour briser la sécurité sur la piste aérienne de Manda», avant d’ajouter que «la tentative de brèche a été repoussée avec succès. Jusqu›à présent, les corps de quatre terroristes ont été retrouvés. La piste d›atterrissage n›a pas

été touchée. Après cette tentative infructueuse, un incendie s›est déclaré touchant des réservoirs de carburant situés sur la piste d›atterrissage». Et conclure que «l›incendie avait été maîtrisé, et que les procédures de sécurité standards étaient actuellement appliquées». Irungu Macharia, un responsable local kényan, a confirmé cette attaque menée à l›aube, précisant qu’elle a été repoussée», sans évoquer toutefois s›il y a eu des victimes. Le commandement militaire américain pour l›Afrique (AFRICOM), dans une brève déclaration, a confirmé cette attaque conduite «à l›aérodrome de Manda Bay», indiquant «surveiller la situation» sans donner d›autres précisions. A travers un communiqué, les shebab ont revendiqué la responsabilité de cette attaque, affirmant qu›ils avaient «réussi à prendre d›assaut la base militaire fortement fortifiée et ont maintenant pris le contrôle effectif d›une partie de la base», ajoutant avoir fait «des victimes kényanes

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et américaines. Le communiqué précise que l’attaque s›inscrit dans le cadre de sa campagne intitulée «Al-Quds (Jérusalem) ne sera jamais judaïsée». Sachant que ce terme a été utilisé pour la première fois lors d›une attaque contre le complexe hôtelier haut de gamme Dusit à Nairobi en janvier 2019, qui a fait 21 morts. L’attaque a touché la région de Lamu, située près de la frontière somalienne. Elle est touchée par des opérations menées par les shebab, avec des attaques fréquentes menées le long de la frontière ciblant notamment les forces de sécurité avec des bombes placées en bordure des routes.

Qui cherche un remède ...

Les shebab ont mené plusieurs attaques à grande échelle à l›intérieur du Kenya, affirmant qu›il s›agissait de représailles pour l›envoi de troupes kényanes en Somalie en 2011 pour combattre le groupe, ainsi que pour viser des intérêts étrangers.

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Il faut rappeler que les shebab ont mené le 28 décembre dernier l›une des attaques les plus meurtrières de la décennie en Somalie, causant 81 morts dans l›explosion d›un véhicule piégé à Mogadiscio. Ceci malgré les coûteux efforts internationaux pour les vaincre. Malgré la perte de contrôle des principales zones urbaines de la Somalie, les attaques des shebab montrent leur capacité à infliger des dommages importants en Somalie et dans la région. Ils ont perdu l›essentiel de leurs bastions, après avoir été évincés de Mogadiscio en 2011, mais contrôlent toujours de vastes zones rurales d›où ils mènent des opérations de guérilla et des attentats suicide. On estime qu›ils comptent actuellement entre 5.000 et 9.000 combattants. Un groupe d›experts de l›ONU sur la Somalie, dans un rapport publié en novembre, a souligné le «nombre sans précédent» de bombes artisanales et d›autres attaques menées à travers la frontière entre le Kenya et la Somalie en juin et juillet 2019.


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apport

Sahel

Redéploiement des forces anti-terrorisme embuscade à l’explosif, suivie d’un échange de «tirs nourris». Le constat est plus qu’amer : Le combat contre A travers un Twitter le ministre chargé de la le terrorisme n’a pas pu stopper ce fléau. Pire Communication et porte-parole du gouvernement, encore. Les armées et les forces armées reculent Yaya Sangare, a écrit : «Une mission FAMA et perdent du terrain. Partout, dans la région (Forces armées maliennes) est tombée dans une du Sahel, le constat est le même. Certes, à des embuscade à l’EEI (engin explosif improvisé) ce matin (…) Bilan provisoire: 5 soldats morts degrés différents. Tout le Sahel - en particulier le Mali, le Niger et 4 véhicules détruits», avant d’ajouter que «les et le Burkina Faso – est désormais la cible des renforts sont déjà sur place pour le ratissage afin attaques de plus en plus meurtrières de plusieurs de neutraliser les ennemis». Les faits se sont groupes islamistes, en dépit du renforcement des produits à Alatona, localité située entre Ségou armées locales, de la présence de 4.500 militaires et la frontière mauritanienne, selon le ministre. français de la force antijihadiste Barkhane et Un sous-officier faisant partie des renforts dépêchés sur place a confirmé que «Tôt ce d’une force des Nations unies au Mali. Les insurgés islamistes ont tué plus de 140 matin, un véhicule de ravitaillement qui partait soldats maliens entre septembre et décembre, à Diabaly avec du carburant a sauté sur une au cours d’une insurrection qui s‘étend depuis mine, lors d’une attaque accompagnée de feux nourris», avant d’ajouter : «Il y a eu des morts 2013. de notre côté et du côté des assaillants, qui se déplaçaient à moto et avec des véhicules», et Même tableau Au Mali, selon une source gouvernementale que «le renfort est venu à temps et nous avons et militaire, cinq soldats en mission ont été récupéré des corps et des blessés», et conclure tués lundi dans le centre du pays, dans une «ne pas connaître le nombre exact de victimes». Par La Majalla

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La pose de mines artisanales, faciles à fabriquer et efficaces contre les véhicules, est devenue un mode d’action privilégié pour les djihadistes au Mali. Les civils ne sont pas épargnés par ces dispositifs souvent placés sur les axes de communication. Un rapport de l’ONU a fait état en octobre de 110 civils tués par des IED au Mali au cours du premier semestre 2019.

Ailleurs aussi

Au Burkina Faso, selon des sources sécuritaires : «Au moins quatorze civils, dont des élèves, ont été tués samedi par l’explosion d’un engin artisanal au passage d’un car dans le nord-ouest du pays, avant de préciser qu’«un véhicule de transport en commun a sauté sur un engin artisanal sur l’axe Toeni-Tougan (province du Sourou, frontalière du Mali). Le bilan provisoire est de 14 morts et quatre blessés graves qui ont été pris en charge », mais aussi, «l’incident a eu

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lieu aux environs de 09h00 (locales et GMT) et les missions de sécurisation et de secours ont été aussitôt déployées sur les lieux”, a précisé la même source. Une autre source sécuritaire a indiqué que «les victimes sont essentiellement des élèves (d’un collège) qui regagnaient leur localité d’études après avoir passés les fêtes de fin d’année en famille», confirmant le «bilan provisoire». L’état-major général des armées burkinabè a par ailleurs fait cas, à travers un communiqué samedi, d’une attaque contre une unité de gendarmerie à Inata (nord) survenu «vendredi 3 janvier, vers 05h00 du matin», avant d’ajouter : «Faisant preuve d’un sang-froid et d’une réactivité exemplaire, les éléments ont réussi à mettre en échec les assaillants. Le bilan fait état d’une dizaine de terroristes neutralisés», et que «de l’armement, des munitions et divers matériels dont des stupéfiants ont également été récupérés».


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USA-IRAN : Quelle sortie de crise ? Le regain de tension actuel, suite à l’élimination de Qassem Souleimani suscite des inquiétudes et à juste titre. Ce général était un officiel iranien de notoriété publique. C’est lui qui a chapeauté le réseautage dans la région, le renforcement des houthis au Yémen, le surarmement du Hizbollah libanais, le Hachd irakien, et au-delà de la région, y compris en Afrique. Ce n’était ni un démocrate, ni un libérateur, ni Ghandi, ni Martin Luther King, son élimination ne peut pas émouvoir des démocrates humanistes, mais elle attise les passions et pousse les crispations à leur paroxysme.

Par: Ahmed Charaï

Le choix du Président américain d’éliminer Souleimani peut être discutable en démocratie, car les conséquences possibles peuvent être désastreuses. L’escalade peut amener à un affrontement global, une guerre totale entre l’Iran et les USA. Cela déstabiliserait toute la région, les alliés de l’Amérique, mais en particulier un Irak plus fracturé que jamais et dont l’existence même est menacée. C’est d’autant plus malheureux que dans cette région, en Irak, au Liban et même en Iran, des mouvements anti-confessionnels, démocratiques, se sont quasiment exprimés et ont résisté à une répression souvent féroce. Dans le contexte actuel, ils deviennent inaudibles, parce que les réflexes identitaires l’emportent. Mais ces mouvements existent au sein de ces sociétés et il faut les soutenir parce qu’ils sont le véritable espoir de la paix dans cette région, si importante pour la stabilité dans le monde. Mais il ne faut pas s’y tromper, la solution à la crise actuelle n’est pas uniquement d’éviter la guerre totale. Certes, c’est un objectif louable, parce que cela sauverait des vies humaines, éviterait de raviver des guerres ancestrales, sauvegarderait un minimum de stabilité dans la région et…l’approvisionnement en pétrole de l’économie mondiale. Néanmoins, ce n’est qu’un objectif à minima. Parce que la politique agressive de l’Iran des mollahs demeure un danger pour la région. Ce que l’on appelle l’arc chiite est à la fois conçu comme une étendue d’influence politique, pesant sur les destins des pays concernés, mais aussi comme un moyen de défense de l’Iran. Les déclarations des mouvements affidés à Téhéran l’illustrent parfaitement. L’erreur, en 2015, c’était de limiter les négociations au nucléaire. L’Iran a appliqué ses engagements sur l’enrichissement de l’uranium, mais a utilisé les ressources financières pour étendre son influence et ses menaces. La sortie de crise serait une conférence internationale sur l’avenir de la région et les conditions de la réintégration de l’Iran dans le concert des Nations. Les Européens, les pays alliés, doivent faire preuve de pragmatisme et offrir à Téhéran une porte de sortie honorable tout en reniant sa politique agressive. C’est tout l’enjeu de cette séquence aux risques incalculables.

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Un magazine politique hebdomadaire

Issue 1781- janvier 10/01/2020

Mark Zuckerberg : Synonyme de Facebook dans la sphère virtuelle www.majalla.com


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rt qui questionne l’essence même de l’ordre et de la convention.

«Sidi El Bahri» : Le populaire fait son spectacle…

Pour le mois de mars prochain, le chanteur Noureddine Kahlaoui prépare un grand spectacle dont le décor sera celui du marché Sidi Bahri, faubourg de Tunis, et qui résume toute sa carrière. Force est de croire que la chanson populaire est en train de combler le vide créé par la chanson tunisienne «watarya» dont le déclin a commencé depuis les années 90. Noureddine Kahlaoui est considéré parmi les maîtres de la chanson populaire sur scène depuis plus de trente ans avec des chansons qui ont marqué toute une génération. Et si Kahlaoui figure sur le podium des dignes représentants de cet art, indépendamment de la

«Le pas de côté» questionne l’ordre et la convention… La galerie Selma Feriani présente, du 13 janvier au 15 mars, «Le pas de côté», la deuxième exposition personnelle de Lina Ben Rejeb. De nouvelles œuvres de cette artiste basée à Paris occuperont les trois espaces principaux de la galerie et proposeront des impressions, des broderies, des compositions, des projections, des créations multimédia et autres installations. Comme il est noté dans un texte de présentation, cette exposition personnelle répond à celle présentée dernièrement à La Boîte à Tunis, «Nous vivons trop près des machines», qui faisait écho à des voyages de recherche en Inde. Le titre «Le pas de côté» fait référence à l’acte d’interrompre un système, une méthode ou même une image. Ben Rejeb récupère, examine et interprète les points de rupture

à travers l’invention d’espaces et de significations alternatives. Elle invite le spectateur à un voyage

qualité de sa voix, c’est qu’il a réussi à créer son propre style musical. A ce jour l’artiste continue son bonhomme de chemin et rend hommage à une très longue carrière avec un répertoire qui contient quelque 514 chansons, l’artiste organise un grand spectacle prévu pour le mois de mars prochain intitulé «Sidi Bahri», le lieu de sa naissance et l’endroit où il a toujours vécu.

Un millier de livres pour enfants collectés à Oran… Un millier de livres pour enfants ont été collectés par le Théâtre régional d’Oran (TRO), (ouest de l’Algérie), au profit de deux bibliothèques communales situées à Gdyel et Hassi Mefsoukh, dans la même région. Les ouvrages ont été offerts par les spectateurs, parents et enfants, qui ont favorablement adhéré à l’opération «Un livre au lieu d’un billet» initiée par le TRO à l’occasion

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des vacances scolaires d’hiver, a précisé à l’APS Mourad Senouci. Les livres ont été recueillis au fil des spectacles pour enfants animés au TRO dans le cadre de la manifestation périodique «Les vacances au théâtre».

Atelier de formation sur l’art de la collection… roc, est un espace miroitant à la fois l’histoire, Une session de formation sur l’art de la collection s’est ouverte, jeudi, à la maison de la Culture Mouloud Kacim Naït Belkacem de Tissemsilt (Algérie), dans le cadre de la 5e édition du Salon des jeunes collectionneurs, qui se tient dans cet établissement culturel. L’atelier, organisé par la direction de la jeunesse et des sports, profite à 50 jeunes amateurs de collection âgés entre 18 et 25 ans, adhérents à près de 20 structures de jeunes de la wilaya, a-t-on indiqué. Deux jours durant, ces jeunes reçoivent des cours théoriques et pratiques sur les rudiments de l’art de la collection et les genres d’objets, des antiquités et les pièces à valeur historique, de civilisation et du patrimoine qui peuvent être collectionnées dans un cadre organisé au sein des structures de la jeunesse.

la culture et le patrimoine marocain. Les tours et murailles de ce site à deux façades revêtent une importance toute particulière au vu de leur symbolique qui témoigne d’une civilisation locale mariant deux cachets : urbain et rural. Autour du Ksar d’Assa, s’est érigée la Zaouiya d’Assa répu-

tée pour ses oulémas émérites et dont la projection continue d’atteindre les grandes métropoles islamiques depuis le 16ème siècle.

Les «Affections théâtrales» de Hamza Mehimdate. Le vernissage de l’exposition «Des affections

Ksar d’Assa, patrimoine marocain…

«Ksar d’Assa», qui repose fièrement sur une colline à la lisière de l’oasis d’Assa au sud du Mathéâtrales», qui présente les œuvres de l’artiste Hamza Mehimdate, a eu lieu lundi à Rabat, en présence d’une pléiade de personnalités du monde de l’art, des médias et de la culture. Visible à la salle Bahnini jusqu’au 4 janvier prochain, cette exposition, qui rend hommage à l’un des plus grands dramaturges marocains, Abdelkrim Berrechid, dont le nom a été associé à plusieurs écritures ayant enrichi le répertoire théâtral marocain et arabe, invite le public à découvrir une constellation de photos illustrant différents aspects de l’art du théâtre.

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rt même plateforme, nous les avons vus faire des collections ensemble. Ils s’invitent par ci, par là. Et puis, nous avons aussi une race de très jeunes créateurs qui participent aux expositions que nous faisons qui mènent aux Prix. Si sur plus de 100 créateurs, chacun apportait une pièce iconique et apprenait chez d’autres gars, ce serait quelque chose d‘énorme. Cela a à peu près ouvert des marchés, il a ouvert des collaborations… Un peu comme différents réseaux». Explique Brian Ahumuza, organisateur des Abryanz Awards.

L’argent africain pour des projets ambitieux…

The Heroes 228 : Promesses tenues…

«The Heroes 228» a tenu ses promesses. Le samedi 4 janvier 2020, la grande soirée de récompense des acteurs du monde du showbiz au Togo a mobilisé les attentions. Les artistes et autres ont été encouragés pour leur dévouement tout au long de l’année dernière. En 2019, plusieurs artistes ont animé le showbiz togolais. A l’heure des récompenses, plusieurs sont partis avec le sourire. Douze artistes ont reçu des trophées du tube de l’année, le groupe Toofan et Black T arrachent les trophées du continent et une attention particulière pour la Béninoise Sessimé.

L’Ouganda : La mode africaine à l’honneur… Selon l’association ougandaise des manufacturi-

ers, l’Afrique de l’Est dépense environ 350 millions de dollars américains en vêtements importés. Une croissance qui a vu la mode africaine lutter pour établir un marché sur le continent. Mais la fashion Awards de Kampala, la capitale de l’Ouganda, espère attirer l’attention et développer le marché à travers des événements comme les septièmes Abryanz Style & Fashion Awards à Kampala, la capitale de l’Ouganda. «Les prix ont eu un impact sur les designers ougandais et africains de manière qu’aujourd’hui, vous pouvez voir beaucoup de collaborations, vous pouvez voir des designers ougandais sur la scène nigériane, des designers nigérians sur la scène ougandaise. La scène ougandaise veut travailler dans toutes ces créations et établir de plus grands réseaux. Il y a tellement de designers que j’ai rencontrés sur la

Lancé en 2017, l’African Culture Fund (ACF) finance des projets artistiques avec l’argent des artistes africains eux-mêmes. Pas moins de 2,9 millions d’euros ont été levés en deux ans. Un début prometteur, pour une initiative qui se donne les moyens de sa souveraineté culturelle. Un acteur culturel malien, Mamou Daffé, directeur du Centre culturel Kôré à Ségou et du Festival sur le Niger, se trouve derrière le lancement du Fonds africain de la culture, dont le siège est à Bamako. Il en est le président discret, car il n’est pas là pour sa gloire personnelle, mais une tout autre ambition. Le credo de son institution à Ségou résume bien l’état d’esprit de l’African Culture Fund (ACF), qui s’est choisi une dénomination en anglais : «Évoluer d’une perception folklorique de la culture vers des industries culturelles». L’idée n’a pas seulement germé en 2017 lors d’une grande exposition aux Seychelles et des discussions entre Mamou Daffé avec les artistes de renom qui s’y trouvaient. L’objectif : que les grands aident à financer l’essor et la professionnalisation des «petits», des talents sans grands moyens.

Africa 54 :2020 pays pour réfléchir aux enjeux du XXIe siècle

Ce sera l’un des temps forts de l’année à venir : à partir du mois de juin se tiendra Africa 2020, un évènement dont RFI sera partenaire. Destiné à montrer le dynamisme de l’Afrique dans les domaines culturels, économiques, technologiques, gastronomiques, Africa 2020 a été initié par le chef de l’Etat français, Emmanuel Macron. Il en a confié les rênes à N’Goné Fall, une commissaire générale bien décidée à bousculer les schémas traditionnels. Projet hors norme, Africa 2020 est né d’un discours d’Emmanuel Macron, à Ouagadougou, au Burkina Faso, il y a un peu plus de deux ans. Le président français affirmait que l’Afrique était «le continent central, global, incontournable, car c’est ici (...) que se jouera une

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partie du basculement du monde». Africa 2020 n’est pas uniquement une «saison culturelle». La résumer à cela a le don d’agacer N’Ggoné Fall, la commissaire générale de l’évènement. Cette architecte de formation, commissaire d’exposition indépendante, n’a pas sa langue dans sa poche.

Un portraitiste «express»…

Hamadha Gaïcho Mohamed Salaha. Le nom en dit long sur le parcours atypique de celui qui le porte. Ses parents l’appellent affectueusement Hadha. C’est un peintre qui s’est fait tout seul et qui ambitionne d’atteindre les sommets, d’où son nom d’artiste, Hadha International. Enfant, il avait un penchant pour le dessin. Alors que ses amis aimaient trainer dehors, lui attendait impatiemment que les femmes finissent de balayer la cour de la concession. «C’est comme cela que le sable devenait bien lisse. Je me mettais

alors à dessiner avec mon index», se souvientil. Aujourd’hui, Hadha attire les regards lors de rencontres publiques. Dernière en date, le festival Bama’Art. Il était très sollicité pour des portraits instantanés, réalisés en quelques minutes en «live painting». Car le portrait est son genre préféré. «C’est le master de la peinture et c’est difficile. Les paresseux font de l’abstrait, mélangent des couleurs et s’affairent à trouver des explications», argue-t-il. Son succès s’explique par le regard. «La bouche ment, mais le corps non. Un bon portrait, c’est quand j’arrive à lire le comportement de la personne sur son visage».

Gueumbeuh Fofo : La marque aux ambitions culturelles et écolo

A chacun son chemin. Celui de Fotigui Togola passe par «Gueumbeuh Fofo», une marque de vêtements, que le jeune agroforestier crée en décembre

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2018 pour répondre à une double préoccupation : faire valoir l’histoire de l’Afrique et protéger l’environnement. Pour ce faire, rien de plus qu’un arbre, des oiseaux et une case comme choix du motif pour sa marque. Et cela en dit tout. «Dressé vers le ciel, l’arbre peut ainsi être associé à la masculinité. Cependant, en donnant des fleurs et des fruits, il évoque la fécondité, et donc la féminité. La racine enfoncée dans la terre et les branches pointant vers le ciel représente un trait d’union entre le monde d’ici-bas et le monde de l’au-delà. Ainsi, l’arbre incarne l’axe du monde et symbolise la vie éternelle», explique celui qu’on appelle affectueusement Défo. «La case représente l’endurance et la sagesse africaine alors que les oiseaux, dressés entre l’arbre et la case, représentent aussi la beauté de la nature. Ainsi, ils véhiculent un message entre l’homme et la nature», poursuit-il. Gueumbeuh est un concept que Fotigui Togola adopte quand il était étudiant à l’Institut Polytechnique Rural (IPR) de Katibougou. Il signifie avoir une bonne allure de soi-même. Quant à «Fofo», il est une répétition de la première syllabe de son prénom Fotigui.


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Mark Zuckerberg : Synonyme de Facebook dans la sphère virtuelle Texte : Moncef Mezgheni Dessin : Ali Mendalaoui 1. Une Star mondiale en médecine… Un homme de communication. - Mark Zuckerberg est né le lundi 14 mai 1984 à White Place, New York. A grandi près du village de Dos Ferry, dans une famille de sciences et de médecine. Son père, Edward Zuckerberg, est dentiste, et sa mère, Karen, est psychiatre. - Mark n’était pas fils unique, a plutôt trois frères : Randy, Donna et Ariel. - Ce garçon va devenir également médecin. Seulement, il va guérir les relations endommagées, instaurer et inventer de nouvelles relations, sans frontières entre les gens du monde entier, et pour un prix plus que raisonnable. - Pour moins que rien, car il suffit d’une ligne téléphonique connectée à Internet pour pouvoir établir une relation, et communiquer gratuitement. - Mieux encore, Facebook est devenu un site de promotion gratuite. Uniquement, le payement se fait par ceux qui veulent faire de la publicité pour leurs marchandises, de diverses natures. 2. Police et éthique sur Facebook : - Le détenteur d’un compte Facebook, ne dispose pas d’une liberté sans limites. Dans ce sens, la Direction du site, ne cesse de mettre en garde, afin d’assurer le respect de la vie privée des utilisateurs. - Et insiste concernant la nécessité un continu exempt, de toute discrimination raciale, sexuelle, religieuse ou sectaire... Aussi fait la promotion d’une tendance humanisme, en quête d’un commun humain. 3. La lettre secrète en plein mer :

- Mark Zuckerberg : a pour nom de code secret, la lettre F. - Cette lettre se tient verticale, avec une humilité remarquable, et dans un petit carré avec quatre coins incurvés, indiquant une icône d’un monde complètement nouveau nommé «Facebook». - Un F outrepassant toutes les frontières terrestres maritimes, et tout lieu du globe terrestre. - Facebook est devenu un fil conducteur reliant les gens entre eux, sans distinction de rangs, de classes, de postes, de langues, et de nationalités. Il est pour la terre entière. 4. Le F de l’humanité facebookienne : - Facebook est le sanctuaire, le regroupement, ainsi que la distribution aux quatre coins du monde, et pour le monde entier : - Des pauvres aux riches, des lettrés aux illettrés, des intelligents aux imbéciles, des plus jeunes aux plus âgés, des chômeurs aux travailleurs, et de ceux qui sont au sommet à ceux qui tiennent le bas de l’échelle. Partout à travers le monde. - Mêmes les personnes âgées, n’ont pu résister à cette tentation. Les enfants et les petits-enfants ont créé des comptes pour leurs grand-pères et grandsmères. 5. un bal masqué lors de la soirée de remise des diplômes: - Un soir, une centaine de personnes se sont réunies à la maison Zuckerberg à Palo Alto, en Californie... Croyant assister à une fête à l’occasion de l’obtention de Priscilla Chan, la petite amie de Mark de son diplôme de médecine… Ils ont vite découvert que l’occasion annoncée n’est que leurre. La réalité n’est autre que le mariage des deux Stars : La mariée Priscilla, et le marié Mark.

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- De la sorte, Mark Zuckerberg a épousé sa petite amie, Priscilla Chan... 6. Petite-fille, et testament caritatif : - En octobre 2015, Mark et Chan ont eu leur fille «Max». Le couple a promis, dans une lettre ouverte à leur fille, annoncent qu’ils céderont 99% de leurs actions de Facebook à des œuvres caritatives, où ils ont dit: «Nous nous engageons à réaliser cette action modeste, afin de construire ce monde pour tous les enfants». 7. Le fondateur de Facebook. - Mark est aussi le père légitime de Facebook. Ce petit à tout vent entre tous les habitants du globe. - Certaines y ont trouvé un moyen de communication, entre femmes et hommes, avec même des mariages conclus. Sans oublier l’échange des connaissances, images et vidéos. Facebook n’était pas exempt de diverses informations dans tous les domaines de la vie. - Ce n’était pas sans les ragots, insultes, manipulations de l’opinion publique, espionnage. Sans oublier joie et tristesse. 8. l’Auto-dénonciation : - Facebook s’est accompagné de phénomènes étranges, tels que l’auto-dénonciation sur son propre compte, et en toute conscience. Une matière qui attire les curieux de toutes sortes. - L’esprit innocent de Zuckerberg, n’a peut-être pas prévu ces choses, car il ne voulait nullement que Facebook soit un outil de mal. L’inventeur a été dépassé par son invention, à savoir outrepasser la limite fixée. Un rôle de communication et non la séparation. - Reste que Facebook est un moyen de communica-


tion, avec ses avantages et ses inconvénients. 9. Facebook et la langue arabe : - Les Arabes ont tant essayé de traduire le mot Facebook sans grand succès. Et quand les fanatiques, en tout désespoir, se sont résolu que toute traduction littérale ne sert pas le but, et n’attire pas l’attention, ils ont arabisé le terme. Le verbe facebooker et toutes ses dérivations, sont d’usage. - On entend toujours quelqu’un fixer un rendezvous à un autre sur Facebook. 10. Le milliardaire à une semaine chemise : - D’habitude, lorsqu’on devient milliardaire, les fans se posent des questions concernant les tenues vestimentaires, et les marques qu’on porte. Reste que Mark apparait plus pauvre que le plus pauvre des pauvres. Car, il est ascétique et indifférent, porte la même chemise, car il est tellement et tant occupé. 11. La petite et le testament : - En octobre 2015, Mark et Chan ont eu leur fille, Max, et ont annoncé qu’il prendrait un congé de paternité de deux mois afin de le passer en famille. Le couple a promis dans une lettre ouverte à leur fille qu’ils donneraient 99% de leurs actions Facebook à des œuvres caritatives: «Nous nous engageons à réaliser cette action modeste, afin de construire ce monde pour tous les enfants». 12. La huitième fortune : - Dans le classement Forbes des personnes les plus riches du monde, pour l’année 2019, on constate que Mark Zuckerberg a perdu 3 places, et se retrouve en huitième position, perdant environ 9 milliards de dollars, pour n’atteindre que 62 milliards de dollars, sans plus. Réellement sans plus. - L’énorme fortune de Zuckerberg, a été rattrapée par la justice et l’administration fiscale.

13. Equation abordable : - Et rien d’autre que «Facebook», pour communiquer. Il suffit d’un bouton et une maitrise des lettres de l’alphabet. Avec la lettre F se tenant son blanc brillant, dans un carré bleu marine courbé ses coins, les habitants du globe peuvent vaguer d’un monde à un autre... Dans l’espace bleu Zuckerbergien, avec Zuckerberg, le globe terrestre devant l’écran de l’ordinateur, s’appelle désormais «le globe virtuel».


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