Un magazine politique Mensuel
Issue 1797 - Mai 01/05/2020
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Un magazine politique Mensuel
Issue 1797 - Mai 01/05/2020
«La presse papier a perdu des batailles, et risque de perdre la guerre» 18
Les migrants africains en Tunisie réclament le droit au logement et à la santé 26
Fayrouz... La chanson qui diffuse la paix
Une économie de guerre 48 pour dépasser la crise 30
Éditeur en chef
HH Saudi Research and Marketing (UK) Ltd
Secrétaire de Rédaction
10th Floor Building 7 Chiswick Business Park 566 Chiswick High Road London W4 5YG
Ghassan Charbel Un magazine politique Mensuel
www.majalla.com/eng
Mostafa El-Dessouki
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Tel : +44 207 831 8181 - Fax: +44 207 831 2310
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Des migrants font la queue pour obtenir des désinfectants et d’autres articles lors d’une distribution par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) devant leur hôtel près de Kranidi, le 21 avril 2020, après que 148 cas de personnes infectées par le Covid-19 aient été signalés parmi les 470 migrants vivant Là. Getty
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Un meunier se repose après avoir rempli des sacs de farine au marché de Dantokpa, le plus grand marché en plein air d’Afrique de l’Ouest, le 20 avril 2020. - Getty
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Encouverture Avec une dizaine de milliard de dollars de perte
L’Algérie prépare la postpandémie du Covid-19 Algérie : Yahia Maouchi L’épidémie du coronavirus est une tragédie qui porte à l’économie Algérienne, et au monde entier, un coup d’une gravité sans précédent avec des répercussions sociales, et économiques qui s’annoncent d’une ampleur inégalée.Dépendant essentiellement des hydrocarbures, l’Algérie fait face, aujourd’hui, à une chute astronomique des prix du baril et les répercussions sur l’économie nationale s’annoncent déjà désastreuses. Cette situation engendra, sans doute, une augmentation du taux d’inflation et du chômage, suite notamment, aux mesures du confinement instaurées par le gouvernement afin de contrer la propagation du coronavirus. Le gouvernement s’attèle actuellement avec les opérateurs économiques et les partenaires sociaux, à effectuer une évaluation générale sur l’impact de cette pandémie sur son économie, et tenter de sauver les entreprises et les emplois. Ainsi, il doit aujourd’hui se pencher sur l’après-Covid19. Autrement dit, l’Algérie qui est déjà tangible économiquement et politiquement, doit aujourd’hui prévoir la post-pandémie du COVID 19. Toutefois, pour relever ce défi quelle serra la meilleure politique de relance à adopter ? Pour avoir une réponse à cette question, «LaMajalla» pris attache avec le consultant international en investissement, en l’occurrence le Dr Mohamed Sayoud. Pour notre interlocuteur, il est plus que jamais urgent d’agir en créant une nouvelle dynamique dans les différents secteurs économiques. «Il est plus que temps d’agir en créant un dynamisme pour inciter, faciliter et encourager l’investissement industriel, agricole, agroalimentaire, TIC, énergie renouvelable et le tourisme pour diversifier et booster l’économie, et ne
plus dépendre uniquement du secteur des hydrocarbures. On ne peut plus se reposer sur nos réserves acquises grâce à l’industrie pétrolière, car la crise actuelle a fait prendre conscience de la précarité de notre économie que nous n’avons pas su affranchir de la rente pétrolière. La crise actuelle a prouvé les limites et l’inefficacité de ce modèle économique basé sur les hydrocarbures » a-t-il souligné. Il est à noter que les restrictions imposées dans de nombreuses grandes économies du monde ont fait chuter le prix du baril américain à des niveaux négatifs.Notre expert a souligné également dans son analyse que le Covid-19 aura des effets néfastes sur l’économie mondiale en engendrant un crash boursier, récession mondiale et dévaluation du dollar. Et il faudra, ajoute-t-il, s’attendre à une chute des cours du cuivre, du plomb, du nickel, du soja, du mais, du colza, de l’huile de palme, du blé et du sucre.
Booster l’économie algérienne
« La crise économique n’attendra pas, tous les voyants sont au rouge, on doit donc tirer la sonnette d’alarme. Il est primordial de libérer les investissements aux privés et commencer à produire pour booster l’économie algérienne et créer un tissu industriel plus dense afin de créer de la valeur ajoutée et des postes d’emplois », a préconisé M. Sayoud. Et d’ajouter : « Il est indispensable, également, de créer des zones industrielles clés en main et viabilisées, on va assurer la diversification de l’économie nationale. Ces dernières seront dotées de hangars de production de différentes surfaces, et les louer à des prix attractifs pour les investisseurs nationaux ou étrangers, selon un cahier de charges bien défini. Cette solution permettra de réduire les délais, et
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Une vue d’un arrêt de bus vide après un couvre-feu dans le cadre des précautions contre les coronavirus (COVID19-) à Alger, Algérie le 4 avril 2020. (Getty)
économiser les coûts de réalisation pour les investisseurs qui sont prêts à produire et créer la richesse, et les emplois pour dynamiser la croissance économique, et pour ne plus dépendre des rentes des hydrocarbures » prône notre interlocuteur. Pour financer ce mégaprojet, le gouvernement doit, selon notre expert, dégager entre 5 à 10 milliards de dollars afin de générer le dynamisme escompté et faire sortir l’Algérie de cette morosité économique. « Promouvoir les zones industrielles clés en main, serait d’un grand apport au développement durable du pays. Les exemples de la Pologne, la Turquie, le Rwanda, le Vietnam et l’Ethiopie sont édifiants. Ces pays, en optant pour cette solution, ont pu devenir en un laps de temps des pays exportateurs en engrangeant des centaines de milliards de dollars par an », a-t-il affirmé. Toutefois, pour démarrer une industrie et dynamiser l’économie nationale, il faut réunir plusieurs paramètres indispensables, tels que la révision du Système bancaire et les modes de paiements, les moyens de transport de marchandise et des personnes, et régler les problèmes de bureaucratie dans nos administrations. « La concrétisation de ces 5 ou 6 paramètres donneront naissance à d’autres conditions à réunir et de cette façon on avance. Un allègement fiscal pour les PME, qui boosteront les investissements, car la facilité et l’encouragement pour la création de deux millions de PME/PMI, qui vont générer et créer en retour des millions d’emplois, et des richesses considérables et pérennes, qui contribuera à la création de 03 à 05 millions de postes d’emplois » plaide notre interlocuteur. En outre, Mohamed Sayoud estime qu’il est nécessaire, de mettre en application, dans les plus brefs délais, la décision de la suppression de la règle 51/49 régissant les investissements étrangers. « Il y a beaucoup d’étrangers qui attendent déjà l’entrée en vigueur
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Le gouvernement doit, dégager entre 5 à 10 milliards de dollars afin de générer le dynamisme escompté et faire sortir l’Algérie de cette morosité économique de la nouvelle loi pour la création de sociétés de production dans plusieurs domaines, et ne pas retarder la création de nouveaux emplois de richesse, et de plus value pour notre pays. Et ainsi, promouvoir et convaincre les sociétés étrangères à s’installer en Algérie, pour produire tout ce qui est polymères (PE, PP, PET, EPS, RESINE etc.) à très fortes valeurs ajoutées, pour substituer à l’importation de ces produits », appelle-t-il. L’autre paramètre important pour le décollage économique, le dernier point, qui est incontestablement le facteur le plus important, c’est la valorisation des compétences. « Il faut mettre le responsable qu’il faut à la place qu’il faut, à savoir privilégié le compétent qui donne l’importance au travail » insiste notre expert.
milliards de dollars 4 Un manque à gagner de 2020 pour
Rappelons qu’après une année 2019 difficile, marquée par un très fort ralentissement de l’activité économique, la crise sani-
taire du coronavirus a eu des conséquences néfastes sur des pans entiers de l’économie algérienne. De nombreux secteurs sont d’ores et déjà en crise. Les entreprises, notamment les PME et leurs salariés y sont les plus touchés. Devant cette situation exceptionnelle, il est donc indispensable de prendre des mesures urgentes pour sauvegarder les emplois et assurer la pérennité de ces entreprises. Sachant que nous vivons une crise inédite où les politiques sociales, économiques et de santé sont liées. Interrogé par»LaMajalla«, le Professeur des universités, expert international, le Dr Abderrahmane Mebtoul, a indiqué que, pour l’Algérie fortement connectée à l’économie mondiale à travers sa rente d’hydrocarbures qui lui procure directement et indirectement 98% de ses ressources en devises, est fortement impactée par cette crise, devant éviter des discours contraires à la dure réalité qui provoquent une névrose collective au niveau de la popula-
Il est primordial de libérer les investissements aux privés et commencer à produire pour booster l’économie algérienne et créer un tissu industriel plus dense afin de créer de la valeur ajoutée et des postes d’emplois
tion. « Les mesures autoritaires bureaucratiques produisent l’effet inverse. Et lorsqu’un gouvernement agit administrativement, et loin des mécanismes transparents et de la concertation sociale, la société enfante ses propres règles pour fonctionner. Des règles qui ont une valeur de droit, puisque reposant sur un contrat entre les citoyens, s’éloignant ainsi des règles que le pouvoir veut imposer. Par ailleurs, concernant les pertes qui seront engendrées par cette pandémie, sur le plan économique, certaines organisations patronales évoquent entre 1,5 /1,7 millions de pertes d’emplois dans la sphère réelle. Et sur environ 12,5 millions de la population active sur plus de 44 millions d’habitant en mars 2020 environ 40/45% de la population active, environ 5/6 millions sont sans protection sociale rendant difficile leurs prises en charge.Ils sont sans revenus pour bon nombre qui ont cessé leurs activités, sans compter que bon nombres de ménages vivent dans deux ou trois pièces plus de 5/8 personnes avec des impacts psychologiques avec le confinement. Et l’on devra prendre en compte, à l’avenir la réforme du système des retraites qui sera le grand défi des années à venir » décortique notre expert. Par ailleurs, en plus de la baisse de son quota entre 145.000 /240.000 barils jour avec un manque à gagner en moyenne annuelle entre 3/ 4 milliards de dollars pour 2020, dans ce cas de récession économique, les prévisions de recettes de Sonatrach de 35 milliards de dollars pour 2020 ainsi que d’un montant des réserves de change de 51,6 milliards de dollars fin 2020 seront difficiles à atteindre avec la crise actuelle qui a vu le cours de pétrole et du gaz s’effondrer de plus de 50%.Car, comment avec une entrée en devises de plus de 1000 milliards de dollars ( sans compter les dépenses en dinars) entre 2000/2019 dont pour Sonatrach avec ses dérivées 98% et une sorties de devises concernant les biens et les services (entre 9/11 milliards de dollars/an entre 2010/2019),
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Des avocats participent à une manifestation réclamant l’indépendance du système judiciaire dans la capitale algérienne Alger le 24 octobre 2019. (Getty)
Une Algérienne portant un masque de protection au milieu de la pandémie de COVID19- achète des légumes le deuxième jour du mois sacré musulman du Ramadan, dans un marché du district de Khraicia, à 20 km au sud de la capitale, le 25 avril 2020. (Getty)
ayant dépassé 935 milliards de dollars n’ont permis qu’un taux de croissance, moyenne annuelle, entre 2,5 et 3% montrant un divorce entre la dépense et les impacts économiques et sociaux : mauvaise gestion ou corruption ou les deux à la fois. « La pression démographique souvent oublié est une véritable bombe à retardement, plus d’un million de naissances chaque année entre 2015/2019 contre environ 600.000 vers les années 2000. Comment dèslors, avec un taux de croissance réel inférieur au taux de croissance démographique créer entre 350.000/400.000 empois par an entre 2020/2025, encore que le taux de chômage officiel sous-estime la demande d’emplois féminins, qui s’ajoutent au taux de chômage actuel nécessitant un taux de croissance de 8/9% par an pour éviter de vives tensions sociales ? L’Algérie doit donc se préparer à de nombreux défis, avec les tensions internes inévitables sur les réserves de change (moins de 60 milliards de dollars fin mars 2020) et budgétaires entre 2020/2022 » met en garde le Dr Abderrahmane Mebtoul.
Un plan du sauvetage de l’économie algérienne
Joint par nos soins sur le même sujet, l’expert en économie et consultant en business en développement, Abderrahmane Hadef, rappelle que l’économie algérienne est déjà très affectée, ces dernières années, par un dysfonctionnement structurel, ce qui a en causé beaucoup de dégâts à son appareil productif. « Nous constatons depuis trois ans, soit depuis la mise en place de la planche à billets, que notre économie est rentrée dans une phase assez délicate, et qui devait aboutir à ce que nous vivons aujourd’hui. Nous sommes d’ailleurs en train de payer et de constater les choix qui ont été faits, notamment en termes économique. Donc, dans ce cas-là, la crise sanitaire, qui vient de frapper toute la planète, pas seulement l’Algérie, n’a fait qu’aggraver
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cette situation déjà aussi délicate. Cette situation peut durer sur le long terme, d’où la nécessité de mettre en place un plan du sauvetage que j’appelle ‘’ un plan du sauvetage de l’économie algérienne’’ qui s’étalera sur une année et demie, avant d’espérer est ce que les choses commencent à se rééquilibrer pour penser à se relancer sur le fameux plans du travail du gouvernement qui a été présenté au Parlement auparavant » plaide notre interlocuteur. Abondant dans le même ordre d’idée, notre expert, estime que le modèle économique algérien, doit-être discuté de façon, ‘’responsable’’, et cela, en se concentrant sur trois axes, qui vont lui permettre de mettre les jalons d’un nouveau modèle économique assez ambitieux. « De prime abord, il y a le premier axe qui relève de notre sécurité alimentaire. Aujourd’hui nous sommes appelés à moderniser notre agriculture et notre système de production agricole, car nous ne pouvons plus continuer à travailler avec le même modèle et avec les mêmes rendements. Nous sommes appelés à les moderniser par l’introduction de nouvelles techniques, et de nouvelle technologie. A cet effet, nous sommes appelés aujourd’hui à développer nos centres de recherche. Deuxième axes sur lequel nous devons travailler aujourd’hui, c’est la transition énergétique. Aujourd’hui nous sommes en train de consommer pratiquement, la moitié de ce que nous sommes en train de produire sur les champs pétroliers en termes de ressources pétrolières et gazières. Nous sommes ainsi rappelés à accélérer notre transition énergétique par la généralisation de nouvelles ressources énergétiques et renouvelables. Troisième axe qui a trait au secteur de la transition numérique et digitale, qui va nous amener directement vers l’économie du savoir. Nous sommes appelés à aller rapidement vers une économie qui va valoriser nos compétences, et qui va donner plus de poids à toute notre jeunesse qui dispose d’une certaine
qualification, notamment dans le domaine technologique. À ce titre, j’ai fait un double appel dans ce sens-là, pour la réhabilitation des pôles technologiques, et à revoir notre organisation, de ce domaine, pour créer une passerelle entre le monde universitaire, le monde de la recherche, et le monde économique. Aujourd’hui, nous devons passer à l’action, et nous devons agir rapidement. A cet effet, j’ai proposé est ce que les centres de recherche qui existent, doivent être mis à proximité de l’entreprise économique. Il faut aménager des espaces pour ces centres au niveau des parcs et zones et industrielles » prône Abderrahmane Hadef. De son côté, Abderrahmane Benkhalfa, expert financier et ancien ministre des Finances, plaide pour que le rythme de reprise économique soit accompagné d’une productivité deux fois plus grande, c’est ce qu’on appelle le rattrapage. « Il faut dans cette situation minimiser au maximum les congés annuels, car on ne peut se permettre cette disposition si le confinement se poursuit jusqu’ au mois de mai, voire le moment de prendre 3 mois de vacances, ce qui pourrait ne mener vers une récession et un taux de croissance de l’ordre de 1% au mois de novembre. Cependant, il est important de main-
Aujourd’hui nous sommes appelés à moderniser notre agriculture et notre système de production agricole, car nous ne pouvons plus continuer à travailler avec le même modèle et avec les mêmes rendements
tenir la consommation, ceci étant, il faut dire que nos avons été contraints de réduire drastiquement nos importations, ce qui a provoqué un début d’étincelle en matière d’offre de production locale, qu’il faut absolument maintenir, comme si le coronavirus allait durer des années. Cet accommodement doit se poursuivre aussi bien au niveau des consommateurs, des entreprises que des autorités. Il ne faut pas que dès la fin du confinement, nous multiplions par deux nos importations » insiste notre expert.
Des réformes structurelles urgentes
En somme, l’économie nationale nécessite des réformes structurelles urgentes qui passent par un nécessaire apaisement politique pour garantir la cohésion sociale. Ainsi au-delà des comptages journaliers de cas de contamination et autres hypothèses de pics de pandémie, la crise sanitaire en présence est sans doute bien partie pour durer. Avec elle, les effets de récession, de tassement de l’activité mondiale, d’aggravation du chômage et de la précarité risquent de perdurer encore davantage, tant la pandémie affecte, en premier lieu, les pays dont les économies sont les moteurs mêmes de la croissance dans le monde. L’Algérie dont l’économie était déjà structurellement en crise bien avant le Covid-19, fait face, elle, à une nouvelle urgence née de cette conjoncture sanitaire, à savoir celle de chercher à parer en toute diligence au risque d’un marasme économique total. Un sombre scénario pouvant découler de la double mauvaise perspective d’un épuisement plus accéléré que prévu des réserves en devises et d’un maintien sur une période plus au moins longue des prix du pétrole à moins de 40 dollars. S’il est peu aisé, en l’état actuel des choses, de fixer les remèdes efficients à prescrire contre les maux économiques en présence, il n’en demeure pas moins impératif d’éviter de fatales erreurs de diagnostic face aux risques majeurs qui pourraient compromettre jusqu’aux chances mêmes de
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Une Algérienne mendie dans la capitale Alger. Getty
Des étudiants algériens et d’autres manifestants participent à une manifestation antigouvernementale dans 18 la capitale Alger, le )Getty( .2020 février
reconstruire ce que la crise en cours ne manquera sans doute pas de détruire.La première erreur à éviter en ce sens est de recommencer à croire que le salut de l’économie nationale pourrait encore venir de la rente du pétrole. Aucun accord de réduction de production pétrolière, de quelque nature qu’il soit, ne pourra en effet assurer la survie financière du pays dont le train de vie en l’état actuel de ses structures économiques nécessite un prix d’équilibre budgétaire d’au moins 100 dollars le baril.Une possible amélioration des cours du brut qui résulterait du récent retour à la cohésion entre l’Opep et ses allié permettrait à peine de rendre moins étroite la marge de manœuvre qui s’offre encore aux pouvoirs publics pour amorcer une démarche de gouvernance autre que celle de croiser les doigts face aux caprices de la conjoncture pétrolière.Un nouveau modèle de croissance s’impose désormais à l’Algérie, non plus par opportunité ou simple choix politique, comme ce fut le cas quelques années en arrière, mais clairement par fatalité absolue et absence de toute autre alternative face au déclin irréversible du modèle pétrolier. En effet, même une fois le Covid jugulé, le retour à la normale prendra sans doute du temps, tandis que la marge de manœuvre que représentent encore les 60 milliards de dollars de réserves de changes seront en bonne partie absorbés pour les besoins de gestion des effets de la pandémie.À plus long terme, la poursuite du déclin de la production pétrolière nationale, le tassement des investissements énergétiques en Algérie et à l’international et le boom à prévoir, non pas des hydrocarbures de schiste mais des énergies nouvelles, seront autant de mutations, déjà palpables aujourd’hui, et qui dans un proche avenir composeront la nouvelle réalité énergétique mondiale.Aussi, des réformes autrement plus profondes que de simples actes administratifs de limitation des importations, d’aides publiques pour
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L’Algérie fortement connectée à l’économie mondiale à travers sa rente d’hydrocarbures qui lui procure directement et indirectement %98 de ses ressources en devises parer au plus pressant ou d’artifices éphémères de monétisation par la planche à billets sont aujourd’hui incontournables pour sauver l’économie. Des réformes aussi fatidiques que douloureuses sont ainsi à concevoir en urgence pour permettre l’émergence d’un nouveau modèle de gouvernance et de croissance. Des ajustements qui appellent des sacrifices lourds et une solide cohésion sociale, d’où l’impératif pour les pouvoirs publics de consentir d’abord à un effort réel d’apaisement politique envers les forces vives du pays, à commencer surtout par celles nées du Hirak. Enfin, cette contraction des recettes en devise à fatalement mis le budget de l’Etat sous une terrible pression. A l’arrivée, la situation financière de l‘Algérie passe pratiquement au rouge en ce sens que les exportations risquent de ne pas suffire pour couvrir la moitié des importations. Le Fond Monétaire International (FMI) vient d’ailleurs d’annoncer de sombres prévisions financières pour l’Algérie pour l’année 2020. Il prévoit en effet une chute de l’ordre de 5,2% du PIB (produit intérieur brut). En termes simples, l’Algérie va enregistrer environ 9 milliards de dollars de manque à gagner à cause précisément, de l’effondrement des recettes en hydrocarbures.
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nterview
Maître Noureddine Benissad Président de la LADDH
La situation des droits de l›Homme en Algérie n›est pas reluisante Par Yahia Maouchi
et les droits de la personne humaine » conclut-il.
Dans cet entretien exclusif accordé à notre magazine « La Majalla », le président de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l›homme (LADDH), Noureddine Benissad, a dressé un tableau noir sur la situation des droits humainsen Algérie. L’avocat et défenseur des droits de l’homme, Noureddine Benissad, dénonce dans cet entretien,les pratiques du régime, qui a opté, dira-t-il, « pour une gestion sécuritaire de la situation au lieu de privilégier le dialogue, la liberté d’expression et le consensus comme forme démocratique pour régler la crise politique ». Et d’ajouter :« Fermer les espaces d’expression est une grave faute politique. En fermant les espaces d›expression pacifique, on pousse à des expressions violentes ».Face à cette situation peu reluisante notre interlocuteur plaide pour « cesser les arrestations et les poursuites pour toutes les personnes dont le seul tort est d’avoir exprimé une opinion ». Enfin MaîtreNoureddine Benissadévoque la nécessité de revoir la loisur les associations. « Ça va permettre aux personnes de s’associer librement dans divers domaines de manière à créer les conditions pour l’éclosion d’une société civile puissante à même de contribuer à la construction de l’état de droit » prôneil, et d’ajouter que « les causes de la crise que nous vivons aujourd’hui,c’est précisément le mépris affiché envers la dignité
De prime abord quelle lecture faites-vous de la situation des droits de l›Homme en Algérie ? Maître Benissad: La situation des droits de l›Homme en Algérie n›est pas reluisante.On peut même dire qu›il y›a une régression depuis quelques années aussi bien pour les droits civils et politiques que pour les droits sociaux,économiques et culturels.Elle est étroitement liée au niveau de démocratisation. On remarque que beaucoup d›espaces de liberté, sont remis en cause, par des lois liberticides que par des pratiques qui ne sont pas conformes à la constitution, et aux conventions internationales relatives aux droits de l›Homme que ratifiées par notre pays. Quel est votre bilan pour le 1er trimestre 2020, un trimestre qui est marqué, il faut le rappeler par, des restrictions des libertés, le harcèlement des activistes et les arrestations arbitraires ? Maître Benissad : C›est au moment où l›on ne s›attendait le moins qu›on apporte encore des restrictions aux libertés déjà malmenées tant le hirak revendiquait l›instauration de plus de libertés et d›un état de droit.On a arrêté, poursuivi et emprisonné des algériens juste pour avoir exprimé une opinion. On a fermé tous les espaces d’expression plurielle et du débat contradictoire.
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Maître Noureddine Benissad
On a opté pour une gestion sécuritaire de la situation au lieu de privilégier le dialogue,la liberté d’expression et le consensus comme forme démocratique pour régler la crise politique. Qu’en pensez-vous de la question de l’indépendance de la justice et des magistrats qui a été largement soulevée et revendiquée comme une demande centrale par l’opinion nationale et le HIRAK ? La question de l›indépendance de la justice est une demande nationale. Il faut rendre effectif son indépendance à travers la constitution notamment par la séparation et l›équilibre des pouvoirs.Il faut étendre cette indépendance au conseil constitutionnel dont le rôle serait de veiller au respect de la constitution.De profondes réformes pour donner plus de garanties statutaires à cette demande doivent être entamées.On ne peut les engager que s’il y a une réelle volonté politique. Quelles sont les conditions d’une justice équitable ? Le droit à un procès équitable est un droit fondamental. Il est une des garanties universelles consacrées par la Déclaration universelle des droits de l’homme. Les conditions d’un procès équitable sont celles du degré du respect de la dignité humaine dans une société. Le procès équitable commence par le respect des droits de la personne dès son arrestation, de la manière de son arrestation, lors de sa garde à vue dans les salles d’interrogatoire, dans les cellules de détention ou des prisons, devant les tribunaux.Si les droits de la défense, autrement dit les droits des justiciables ou des citoyens, ne sont pas respectés
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On a opté pour une gestion sécuritaire de la situation au lieu de privilégier le dialogue, la liberté d’expression et le consensus comme forme démocratique pour régler la crise politique. et qu’on arrive à des procès iniques, c’est le système judiciaire lui-même qui perd de sa crédibilité. Évidemment, si ceux qui concourent à ce processus ne sont pas formés au respect des droits de la personne, le résultat ne peut être que le ressentiment envers tout le système judiciaire.Il est donc du devoir de l’Etat de juger les auteurs d’infractions dans les normes internationales du procès équitable, car si celui est inéquitable, justice n’est rendue ni à l’accusé, ni à la victime, ni à la société en général.On devrait aussi réorienter notre politique pénale et ne plus réduire les indicateurs de performance de la justice à des indicateurs de rendement en termes de statistiques de résultats sur les affaires traitées. On a introduit dans la justice la culture des résultats, et cela nuit à la qualité et à l’équité de la justice. Des avocats des associations de droits de l’homme militent, depuis plusieurs années, pour l’application des peines alternatives. Cependant, la justice continue de recourir de
manière abusive à la détention provisoire… Nous n›avons pas cessé de réclamer le recours aux peines alternatives contre l›emprisonnement. Le critère dela dangerosité de mis en cause doit primer pour décider de son incarcération. Lorsque la personne n›est pas dangereuse et présente toutes les garanties qu›elle est à la disposition de la justice,je ne vois quel est l›intérêt de la mettre en détention. On ne fait que remplir les prisons surpeuplées. Il y a plusieurs mécanismes légaux et d’autres qui ont fait leurs preuves ailleurs (peinesd’intérêt général, caution, bracelet électronique, etc...). La décision du juge d’instruction de placer une personne en détention préventive sans qu’il y ait de débat contradictoire au préalable, n›est pas de nature à garantir les droits de la défense. Cela renvoie à la politique criminelle qui doit puiser son inspirationdes conventions internationales en la matière, mais aussi de notre humanité. Sur le volet de la liberté d’expression, nous avons constaté ces derniers mois, la fermeture des espaces médiatiques, et un travail de désinformation exercé par la majorité des
Notre priorité est de contribuer à la libération des détenus d’opinion sans exception
médias public et privés, nous avons aussi déploré des cas du harcèlement exercé contre des journalistes, et beaucoup de blogueurs et activistes sur les réseaux sociaux qui sont poursuivis juste pour de simples commentaires…quel est votre commentaire ? On ne peut revenir à la pensée unique. La liberté d’expression est la mère des libertés. Fermer les espaces d’expression est une grave faute politique.En fermant les espaces d›expression pacifique,on pousse à des expressions violentes.On a fait ce genre d’expériences,pourquoi s’entêterà les refaire ? Est-ce par manque d’imagination,de courage politique ou c’est la tendance lourde d›une gestion sécuritaire qui prime sur tout et tous ?Tous les pays du monde sont exposés à ces phénomènes qui sont les réseaux sociaux, mais les réponses ne sont pas les mêmes en fonction du degré de l’obligation légale et légal du respect de la liberté d’expression.L›opinion publique et les tribunaux y veillent à son respect.Que certains prônent la violence,la haine,la discrimination ou excellent dans la diffamation, les voies de recours judiciaires existent en veillant à la proportionnalité entre les faits et les sanctions.Judiciariser les libertés n›est pas sain poétiquement. Quelles sont les priorités actuelles de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l›homme (LADDH) ? Les droits de l›Homme sont indivisibles.Notre priorité est de contribuer à la libération des détenus d’opinion sans exception. On essaye d’expliquer qu›aucune personne ne devrait être inquiétée pour avoir exprimé une opinion.On devrait cesser les
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arrestations et les poursuites pour toutes les personnes dont le seul tort est d’avoirexprimé une opinion.Face à l›épidémie du coronavirus, la LADDH appelle à un plus grand appui et soutien économique aux plus démunis (journaliers, ceux exerçant dans le secteur informel et métiers précaires) qui n›ont pas d’autres sources de revenus. Vous menez un combat pour les droits de l’Homme aux côtés d’autres associations qui ont la même vocation. Qu’est-ce qui vous distingue ? Nous sommes pour la pluralité et contre les monopoles y compris dans le domaine des droits de l›Homme. Nous sommes une association «généraliste « et les autres associations activent dans des droits spécifiques (droits de la femme, droits de l›enfant, des malades, etc.) Pensez-vous que la situation des droits de l’Homme va s’améliorer en Algérie à l’avenir ? Il n’ya pas de fatalité. L’histoire des droits de l›Homme est une histoire de combat.Je crois que les algériens veulent que l’état de leur pays soit respectueux des droits de l’Homme(libertés, justice sociale, pas de hogra et état de droit).Les algériens sauront relever tous ces défis. Que doit faire le pouvoir pour améliorer la situation des droits de l’Homme en Algérie ? Le pouvoir doit entamer de profondes et courageuses réformes pour aller vers la construction de l›État de droit.Je crois que
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La question de l›indépendance de la justice est une demande nationale. Il faut rendre effectif son indépendance à travers la constitution notamment par la séparation et l›équilibre des pouvoirs l’une des reformes à entamer, est la révision de la loi sur les associations. Permettre aux personnes de s’associer librement dans divers domaines de manière à créer les conditions pour l’éclosion d’une société civile puissante à même de contribuer à la construction de l’état de droit. Enfin, quel sera le sort des détenus d›opinion en Algérie, et que fera LADDH pour venir en aide à ces victimes ? La place des détenus d›opinion est parmi leurs siens et non en prison.Ils doivent être libérés. Nous continuerons à demander leur libération sans condition.La liberté d’opinion est garantie par la constitution et le pacte international relatif aux droits civils et politiques ratifié par notre pays. Les autorités doivent s’en tenir à ces textes. Car, les causes de la crise que nous vivons aujourd’hui,c’est précisément le mépris affiché envers la dignité et les droits de la personne humaine.
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nterview
Walid Ahmed Ferchichi à «Majalla» :
« La presse papier a perdu des batailles, et risque de perdre la guerre » n’a pas eu assez de temps pour se remettre de décennies de répressions, et par conséquence Des temps glorieux entre les deux guerres, ne peut aborder ce virage numérique avec où plus de 30 quotidiens se partageaient le facilité et aisance. marché, à sept actuellement, qui sont tous Afin de départager ces deux avis, «LaMajalla» entre agonie d’une part, et vie «artificielle», a rencontré Walid Ahmed Ferchichi, d’autre part, la presse papier prête plus à journaliste, romancier, poète et traducteur, l’image de dinosaures qui ne peuvent que mais surtout un journaliste, qui a vu le jour, et disparaitre. Patrons et journalistes, bien avant grandi dans la presse papier, fin observateur, le confinement, n’ont cessé de lancer des cris et disposant d’un certain recul pour analyser de détresse. Avec le Coronavirus, certains la situation avec clairvoyance : ont cru voir le compte à rebours lancé pour une disparition bien triste certes, mais qui ne * Le déclin et la décadence de la presse papier en Tunisie, est-ce une impérative historique, peut constituer une surprise. Certains, même des journalistes, tout en ou le résultat d’erreurs commis par les gens dénonçant cette «dramatisation», à outrance du métier ? d’une disparition tout à fait naturelle, Une question problématique par excellence, considèrent que l’évolution technologique a avec une réponse qui suppose deux laissé de temps assez de temps aux décideurs hypothèses. En effet, la presse papier, mais d’aborder une mutation à la fois nécessaire encore la presse tunisienne en général, a souffert pendant des décennies, d’un que vitale. D’autres considèrent, sans nier totalement la déchirement entre le pouvoir politique d’une responsabilité de décideurs, que le secteur, part, et le pouvoir de l’argent. A l’exception Par Nasreddine Ben Hadid
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La presse tunisienne en général, a souffert pendant des décennies, d’un déchirement entre le pouvoir politique d’une part, et le pouvoir de l’argent
Walid Ahmed Ferchichi, journaliste, romancier, poète et traducteur
le rôle de la politique et de l›argent, dans la domestication des médias tunisiens. Des médias qui ont été prisdecourt, par les bouleversements journalistiques, et l’avènement de nouveaux supports, qui ont participé à la neutralisation des médias classiques, au point de les exclure de la scène, et occuper leurs places. Concernant ce point, je n’évoque guère les forums sociaux, ou ce qu’on appelle la presse alternative, citoyenne, ou de proximité. Plutôt, cette numérisation des médias et de l›émergence de plateformes numériques intégrées, c›est-à-dire des journaux électroniques qui intègrent les techniques de la presse classique, à celle de la vidéo, et aux autres technologies numériques, de quelques expériences pionnières, à l’instar profitant, de l’émergence d’outils nouveaux, de «ElraïiEl-Am» et «Le Maghreb» en une à savoir les ordinateurs et les Smartphones, certaine période, bien avant l’enracinement sans oublier la G4 et la G5, au niveau de la de la dictature de Ben Ali. Après quoi, où une vitesse de l’Internet. domestication dans les règles a touché toutes les publications, aussi bien quotidiennes * Comment voyez-vous l›impact du ou hebdomadaires. C›est ce qui m›amène confinement sur la presse papier ? à insister concernant l›usage du terme Je ne pense pas que le confinement ait un impact «expériences» journalistiques en Tunisie, déterminant sur la réalité de la presse papier, plutôt qu’évoquer une «école» tunisienne de car les indicateurs de déclin et de la baisse de journalisme. Au vu du parcours de la presse la part de marché sont déjà évidents depuis en Tunisie, et de ce qu›elle a affronté pendant plus de deux ans. Sachant que sept quotidiens des décennies, jusqu’au 14 Janvier, l’option appartenant à trois éditeurs, souffrent tous, de de la responsabilité des gens du métier, problèmes financiers et structurels majeurs, quant à cette détérioration, se confirme. en plus de cette prédominance annoncée et Processus qui a continué après la Révolution, confirmée, aussi bien quantitatif et qualitatif avec l’avènement, du financement politique de la presse électronique. Chose qui a eu pour corrompu, qui a tout fait pour porter cette conséquence, une baisse de la publicité privée forme de presse, vers d’autres destinations, et publique. Le confinement n’a eu pour rôle loin du professionnalisme. L’approche de que le renforcement de la presse électronique, cette prolifération qu’a connue la presse qui porte une information rapide et mise papier, dans cette phase postrévolutionnaire, à jour. Aussi, les stations de télévision, constitue un élément-clé pour comprendre connaissent un rayonnement nouveau. Même
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perdu à jamais ? Le sauvetage ne peut se faire, sans comprendre le contexte général, ou adopter une doctrine du changement. Les journaux devraient se tourner vers de nouvelles formes de médias, telles que l›analyse, le portrait, et * Peut-on espérer sauver ce secteur, ou est-il l’interview, car la bataille de l’information est déjà perdue. En plus renforcer la présence numérique et de se débarrasser lentement de l›obsession du papier, comme l›ont fait les grands journaux internationaux et arabes. De nos jours, aucune voix n›est plus forte que celle du numérique. les stations de radio sont conscientes des réelles opportunités de la numérisation, et se sont transformées en institutions médiatiques intégrées. Par contre, le rôle du journalisme papier a complètement reculé.
Sept quotidiens appartenant à trois éditeurs, souffrent tous, de problèmes financiers et structurels majeurs, en plus de cette prédominance annoncée et confirmée, aussi bien quantitative et qualitative de la presse électronique
* Quel est votre constat des conditions de travail des journalistes dans ce secteur, et quel est leur avenir? Les journalistes ont toujours constitué le maillon le plus faible de la chaîne de production du secteur. À l›exception de trois médias qui appliquent la convention collective propre au secteur, tous les autres considèrent le
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journaliste comme étant des serfs : Bas salaires, absence de couvertures sociales, et absence de formations et de stages. Aussi, la porte a été grande ouverte aux intrus, pour concurrencer les journalistes disposant d’une formation académique. Tous ces facteurs ont conduit à une situation chaotique, qu’on pouvait éviter, si les organismes et les structures concernées avaient rapidement formé leConseil supérieur de la presse. La situation des journalistes tunisiens est aujourd›hui plus que dramatique. Situation qui poussé certaines compétences à quitter le secteur.
Il n’est pas du rôle de l’Etat de sauver la presse papier…
cela, il s›agit d›une ingérence flagrante dans la ligne éditoriale et d›un retour à la case départ. La responsabilité de sauver le secteur de la presse papier, et la presse en Tunisie en général, incombe aux structures du secteur, qui doivent dépasser l’épineuse question de la représentativité, et obliger les pouvoirs * Quelle est la responsabilité de l›État dans publics, à discuter une «carte de la route», cette détérioration, et quel est son rôle dans concernant la publicité publique, la situation professionnelle et matérielle des journalistes, toute opération de sauvetage? Personnellement, je ne crois pasà un rôle de et la nécessité de mettre à jour les décrets et l›État, sauf au niveau de l’octroi de la publicité accords régissant le secteur, en particulier la publique selon des mesures objectives création du Conseil supérieur de la presse, déterminées par les structures représentatives a qui sera confié un rôle de contrôle et de du secteur, et non par l›État lui-même. À part modération, interdire l’accès aux intrus, et surtout au financement douteux.
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Docteur Sahbi Amri à «Majalla» :
La prévention reste l’arme fatale contre le Coronavirus Par Nasreddine Ben Hadid Docteur Sahbi Amri, est un médecin à la retraite, a été «médecin de campagne» à ses débuts. De ce fait, a été, et reste porteur, à la fois d’un regard critique de la médecine même, que d›une vision qui inscrit le traitement médical dans un contexte socioéconomique, plus large. «Majalla» s’est adressée à ce visionnaire et observateur, pour constater, analyser et commenter la situation médicale, mais aussi sociale de la Tunisie, avec l’avènement du Coronavirus :
informations, qui peuvent dérouter même certains connaisseurs. * Quelles sont les questions les plus fréquentes, et quelles sont les préoccupations majeures ? Les gens veulent savoir en premier, si ce virus est d’origine naturelle, ou émane qu’un quelconque laboratoire, de tel ou tel pays. Les moyens de contagion. Qui sont les personnes à risque. Quelles répercussions sur telle ou telle maladie chronique, essentiellement le diabète et la tension artérielle. Les questions concernent aussi, la contagion, et les moyens de prévention les plus efficaces. Le coté purement politique, est très présent dans les questions, en premier, le confinement, ses avantages et ses inconvénients, ainsi que les systèmes de dépistages. En conclusion, tout le monde, veut tout savoir.
* Comment jugez-vous les questions que les gens vous adressent concernant le Coronavirus ? Tout un arc-en-ciel, très variable, entre ceux qui veulent être au courant des connaissances scientifiques, déjà acquises, que des éventuelles nouvelles «inventions», contre ceux, pris par la peur, cherchent toute information pouvant les calmer. Les * Pensez-vous que la Tunisie dispose du personnel médias ne nous facilitent pas la tâche : trop de fausses médical et paramédical, nécessaire, pour faire face à la
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Dr SahbiAmri
crise, surtout au vu des scénarii les plus pessimistes ? Sincèrement, la Tunisie n›est pas habituée à affronter ce genre d›épidémie, qui a pris un caractère pandémique. On manque de formation du personnel paramédical. Mais aussi de carence au niveau de l›infrastructure hospitalière nécessaire. Sans oublier toute une culture socio-médicale ou scientifique, concernant ce genre de propagation pathogène, extensive et rapide.
Les«effets secondaires» sont aussi néfastes que l’infection même.
surveillé de toute personne qui vient de l’étranger, qu’elle soit de nationalité tunisienne, ou autre. En Tunisie, ce genre de décision n’a pas été prise que très tard, et surtout, très mal exécuté, car plus d’une * Que peut-on faire en amont, et qui n’a pas été fait personne ait pu quitter les lieux de ces «confinements jusqu’à maintenant (sur tous les plans), pour faire obligatoires», sans grand mal. Tous ces facteurs ont certainement fait augmenter le nombre des baisser le nombre d’infections ? Une partie de la population n’est pas consciente de contaminés, et par conséquence aggraver, encore et l’importance du confinement, et de la distanciation encore la situation. sociale. Aussi, les pouvoirs maquent de fermeté, quant à l’application des consignes, d’où une * Comment jugez-vous les campagnes de augmentation du nombre des contaminés, qu’on sensibilisation, et le rôle de médias, et même des pouvait éviter facilement. Les corps exerçant au réseaux sociaux ? contact de la population, à l’instar de la police, ne Très loin au-deçà des moyens mis à contribution, et des sont pas tous, et tout le temps, équipés de masques, au espérances, et surtout des attentes réelles. On remarque moins. Certains sont au contact de la population sans une forme de nonchalance, d’ignorance, mais surtout aucune protection. Il faut protéger ceux qui exercent un message officiel qui manque d’efficacité. Sans oublier que les officiels ne manquent pas à donner au premier front. Sans oublier la mise en confinement obligatoire et le contre-exemple même, aussi bien concernant le
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confinement que la distanciation sociale. Les officiels, et les médias, ne semblent pas être conscients de l’importance de l’image dans la conception de la conscience populaire. Lorsqu’on constate un ministre inaugurer un projet dans un attroupement, où la distanciation sociale n’est nullement respecté. Ou même un plateau de télévision placer les invités à moins d’un mètre et demi, l’un de l’autre. Tout ceci donne de très mauvais exemples. * Les médecins sont en première ligne, dans les hôpitaux et plus précisément dans les blocs des soins intensifs. Sont-ils bien protégés ? Sont-ils en danger ? On peut dire qu’à la fois, autant cette armée en blouse blanche, est à la première ligne, et de ce fait, médecins, infirmiers, ambulanciers, et autres, vont payer de leurs vies, autant la vie de tout intervenant dans ce système doit être protégée, pas uniquement entant que droit naturel et sacré, mais aussi, parce que, et surtout en cette période, toute personne perdue de ce corps est irremplaçable. Peut-on imaginer les meilleurs des hôpitaux, et l’infrastructure médicale la plus moderne, sans un personnel confirmé, pour les gérer ? * Que peut-on faire encore pour faciliter la tache de tout ce corps ? Dans tout hôpital au monde, traitant ce genre de cas, à savoir une infection virale, deux mesures sont nécessaires : En premier, faire disposer les médecins, les infirmiers, et tout le personnel intervenant dans la
On manque de formation du personnel paramédical. Mais aussi de carence au niveau de l›infrastructure hospitalière nécessaire. Sans oublier toute une culture socio-médicale ou scientifique, concernant ce genre de propagation pathogène extensive et rapide
logique de traitement, et de ce fait, sont en contact direct ou indirect, avec la personne infectée, de toute la panoplie de protection nécessaire et surtout obligatoire, pour exercer. Deux, procéder à un dépistage périodique et systématique de toute cette masse humaine, où le risque et vraiment important. Cette dernière mesure présente deux avantages : En premier, plus l’infection est découverte tôt, plus les chances de guérison sont grandes. En second lieu éviter, ou du moins limiter la propagation du virus, essentiellement en milieu hospitalier. * Vous êtes un médecin, qui a toujours porté un regard social de la maladie. Que dites-vous concernant le Coronavirus ? Hormis le caractère viral de cette pandémie, il ne faut guère négliger les dimensions sociales, psychologiques et même économiques. A constater ces dimensions, on remarque aisément que le pays passe par une situation très difficile. La première réaction, en Tunisie comme ailleurs, a
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Dr SahbiAmri
été médicale, en premier, à savoir porter une réponse curative à ce virus. Mais, il s’est avéré très vite, que les dégâts dépassent, et de très loin la dimension corporelle de l’être humain, pour toucher tous les aspects de la vie. De ce fait, le confinement ne peut constituer une «carte» qu’on peut jouer indéfiniment. Je dirais plutôt une carte à usage unique, ou du moins réduit. Le confinement, comme est une solution, est aussi porteur de ce qu’on appelle en pharmacologie des «effets secondaires», que les pouvoirs politiques à travers le monde, et même en Tunisie, ont largement négligés au début. En Tunisie, une grande proportion de la main d’œuvre, travaille hors du cadre légal, à savoir sans contrats, ni couvertures sociales ou médicales, ou s’active dans le secteur informel, lié à la contrebande, on se demanderait bien, qui prendrait en charge, le manque à gagner de toute cette frange. Surtout qu’elle vit, pour cause de la crise déjà grave, à grande proportion dans la précarité. Je donne l’exemple d’un garçon de café, exerçant sans contrat, et qui se trouve du jour au lendemain au chômage, et surtout sans horizon clair. Ceci, entre autres, explique l’augmentation vertigineuse de la violence conjugale dans le pays. Une situation, qui doit pousser les pouvoirs publics, à penser à la santé mentale, en plus de l’attention accordée au Coronavirus. * Et la solution d’après vous ? Tant la dimension sociale et surtout politique est plus que complexe, je me contente de répondre à la dimension purement médicale, en relation directe et stricte, avec ce virus : Dans l’attente d’une confirmation réelle et approuvée par une institution médicale reconnue à travers le monde, à l’instar de l’Organisation Mondiale de la Santé, de la mise sur le marché d’un éventuel médicament et/ou d’un vaccin, la prévention, et surtout la persévérance dans l’application de ses mesures, restent à la fois, le moyen le plus efficace et surtout l’unique solution possible. Sachant que la mise en circulation d’un vaccin ou d’un médicament, nécessite tout un protocole long et lourd à la fois. De ce fait, il ne faut pas rêver de pouvoir acheter l’un ou l’autre de chez son pharmacien, dans les jours à venir. Ceci reste plus que valable à l’échelle nationale d’un Etat déterminé. Reste à remarquer, que la maitrise de la pandémie, ou ce que semble une «éradication» pour certains, comme a été le cas pour la Chine, ne peut en
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Trop de fausses informations, qui peuvent dérouter même certains connaisseurs. aucun garantir un «non retour» du virus. De ce fait, sans une action internationale, porteuse d’une vision plus que stratégique de la question, la menace d’une nouvelle vague, reste et va persister, comme une épée de Damoclès sur nos têtes. Je veux ajouter, que plus le nombre d’analyses est grand, comme est le cas en Allemagne et en Corée du Sud, plus les chances sont plus grandes, de pouvoir à la fois, circonscrire la propagation, limiter au minimum le nombre des personnes infectés, et par conséquence maitriser la pandémie. Avec un avantage de très loin, non-négligeable : La réduction du nombre des infections, va permettre aux services de soins, de travailler à l’aise, et éviter la surcharge comme a été le cas de l’Italie, où une question déontologique très grave a été posée : A qui sera la priorité des soins, tant l’infrastructure ne peut satisfaire toutes les demandes. L’Allemagne n’a pas eu à poser cette question, tant la capacité d’accueil en soins intensifs est restée de loin plus grande que les cas nécessitant ces soins. Situation qui a poussé à accepter des malades français dans des hôpitaux allemands. * Un dernier mot ? J’ai commencé à exercer la médecine dans une région déshéritée de la Tunisie, où les gens trouvaient une grande peine à survivre, et que dire d’acheter des médicaments. De ce fait, j’ai axé toute mon approche sur la prévention, à savoir la vulgarisation du savoir médical à l’intention de gens, à proportion nonnégligeable analphabètes ou presque. Il m’est arrivé plus d’une fois, de ne pas prescrire de médicaments, plutôt préconiser un changement de comportement pas plus, en adoptant des règles sanitaires, plus saines. Ces gens jouissent d’une intelligence instinctive très forte, et ont pu très vite assimiler des règles très basiques. Chose qui a changé ou même métamorphosé leurs situations. De ce fait, revenons au Coronas virus, j’ai toujours annoncé et je persiste encore : Sans attendre un quelconque vaccin ou un éventuel médicament, la prévention reste l’arme fatale contre ce virus.
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olitique
Leur situation s’est détériorée avec le Covid-19
Les migrants africains en Tunisie réclament le droit au logement et à la santé Tunis-La Majalla
revenu fixe et menacées de quitter leurs domiciles pour ne pas avoir payé le loyer. Les virus et maladies ne distinguent pas les person- Les organisations considèrent que le droit au logenes, citoyens, résidents, migrants ou refugiés, et il ment, à la santé et à l’alimentation sont des droits y va de l’intérêt général de garantir un accès aux humains fondamentaux qui garantissent la dignité soins et autres mesures de prévention à toutes les de la personne et ne peuvent être réduits pendant personnes sans tenir compte de leurs statuts migra- l’état d’urgence. Dans ce contexte, elles ont appelé à trouver des sotoires. En effet, la lutte contre la propagation due au virus lutions urgentes notamment aux sans emploi, aux rappelle la nécessité de ne laisser personne de côté employés en situation irrégulière et aux migrants. et notamment les personnes les plus vulnérables y En outre, les organisations ont appelé à la promcompris les migrants dont la précarité s’est exacer- ulgation d’un décret annulant toutes les décisions d’évacuation des personnes quelles que soient leurs bée par le contexte actuel de la crise sanitaire. C’est ce qui a poussé des organisations de la société nationalités et à garantir le logement aux sans-abri civile à appeler dans un communiqué conjoint, dont et à toutes les victimes de violence contraintes de Majalla en a reçu une copie, « le gouvernement et quitter leur domicile pendant la période de crise les autorités locales à protéger le droit au logement sanitaire. et à la santé pour tous dans cette période de panUne forte inquiétude démie du COVID-19 ». Au même registre, les associations, mouvements Le communiqué précise que le confinement général décrété en Tunisie afin d’endiguer la pandémie a sociaux et syndicats, engagés dans la Dynamique eu des répercussions économiques et sociales im- du Forum Social Maghreb pour un Maghreb des portantes sur les familles sans abri et celles sans peuples démocratique et inclusif, ont exprimé leur
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forte inquiétude sur les fragilités, les carences de la protection sociale, du droit d’accès aux services de santé, de l’obligation des Etats à protéger la vie des citoyens. D’après un communiqué que la Dynamique du Forum Social Maghreb, a envoyé à Majalla, et dont le Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES) fait partie, elle appelle la Tunisie à mettre en place les différents mécanismes de protection de personnes en danger prévues dans le cadre du droit international humanitaire et à fermer d’urgence les différents centres de rétention (formels ou informels) des migrants sans papiers. Elle appelle, en outre, à lancer, conjointement et de manière concertée, au niveau des Etats du Maghreb une initiative maghrébine, déclinée au niveau national afin d’instaurer un climat de confiance, rassurer ces populations migrantes, réfugiées et demandeurs d’asile et formaliser leur prise en charge, afin que leur droit à la santé, au même titre que les nationaux, soit garanti. Il s’agit aussi de prendre des mesures courageuses pour une opération exceptionnelle de régularisation de migrants présents sur le territoire maghrébin et
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La lutte contre la propagation due au virus rappelle la nécessité de ne laisser personne de côté et notamment les personnes les plus vulnérables y compris les migrants dont la précarité s’est exacerbée par le contexte actuel de la crise sanitaire. de veiller particulièrement au sort des mineurs et des femmes migrantes isolées proie des trafiquants d’êtres humains. Il convient, par ailleurs, d’instaurer l’égalité d’accès avec les nationaux aux soins et aux différentes dispositions du droit du travail, de loger, dans des conditions décentes, tous les migrants sans abri, de faire bénéficier les migrants des mesures de soutien financier au même titre que les nationaux et de mettre en place une plateforme d’information et
Dans le même sillage, l’Organisation Internationale pour les Migrations a noté « avec satisfaction les décisions qui consiste, entre autres, à adopter une Une approche inclusive D’après le communiqué, il faut aussi faire bénéfi- approche inclusive des populations de migrants vicier les migrants incarcérés des mesures de libéra- vant en Tunisie dans le cadre de la riposte nationale contre la pandémie du COVID-19 ». tion prises par certains Etats du Maghreb. La Dynamique du Forum Social Maghreb estime qu’il est du devoir et l’obligation des Etats de ga- Consciente de la transversalité de la gestion de rantir et respecter le droit des migrant-e-s, des de- la crise du COVID-19, l’Organisation Internamandeurs d’asile, des réfugiés, à la santé et à la tionale pour les Migrations (OIM) rappelle son protection sociale, ajoute le communiqué. engagement aux côtés des autres Organisations du Système des Nations Unies et autres acteurs pour soutenir le gouvernement tunisien dans son approche inclusive, non discriminatoire et n’excluant personne et encore moins les plus exposées et moins protégées dont les migrants, liton dans un communiqué publié hier par le bureau de l’OIM en Tunisie. d’accompagnement spécifique aux migrants.
Consciente de la transversalité de la gestion de la crise du COVID19-, l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) rappelle son engagement aux côtés des autres Organisations du Système des Nations Unies
D’après la même source, l’OIM note avec satisfaction les décisions prises lors de la réunion du 07 Avril, tenue au siège du ministère de l’intérieur entre les ministres de l’Intérieur, des affaires sociales et des droits de l’homme et des relations avec les instances constitutionnelles et la société civile et qui consiste, entre autres, à adopter une approche inclusive des populations de migrants vivant en Tu-
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nisie dans le cadre de la riposte nationale contre la pandémie du COVID-19.
de loyers pour les mois d’avril et de mai », a-t-il affirmé.
Plusieurs réunions
Un numéro vert
Le directeur général de la relation avec la société civile au ministère des droits de l’homme Mourad Mahjoubi a affirmé à Majalla , à cet effet, que « depuis ce mois d’avril plusieurs réunions se sont tenues avec les ministres des Affaires sociales, de l’Intérieur, des Affaires étrangères et de l’Enseignement supérieur d’un côté et les organisations internationales et les associations actives dans le domaine de la migration pour coordonner les efforts et définir les interventions et les mesures nécessaires à une meilleure prise en charge de ces résidents dont la situation a été sensiblement affectée par le confinement total ». Il a indiqué à Majalla qu’il été décidé « de suspendre le calcul des délais légaux de séjour en Tunisie à partir du mois de mars 2020, de même que les délais d’expiration du visa d’entrée en Tunisie et les pénalités de dépassement du séjour ». Par ailleurs, « des listes des réfugiés, des étudiants et des migrants étrangers ont été établies pour leur fournir des aides en espèces et en nature, a affirmé le responsable qui ajoute que les propriétaires de logements ont été priés de reporter les échéances
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Il est à noter qu’un nouveau numéro vert consacré aux suivi des conditions des étrangers établis en Tunisie (étudiant , réfugiés, demandeurs d’asile, migrants réguliers et irréguliers) vient d’être été mis en place par un comité créé par le ministère des droits de l’Homme, de la relation avec les instances constitutionnelles et de la société civile. Regroupant des représentants du ministère des affaires sociales, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, de l’association des représentants du peuple, de l’organisation internationale de la migration, de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat, de l’Observatoire national de la migration, de certaines municipalités et de plusieurs composantes de la société civile, ce numéro est destiné à venir en aide à cette catégorie en cette, conjoncture sanitaire exceptionnelle, lit-on dans un communiqué publié sur la page facebook du ministère. Outre la réception des requêtes et des plaintes des étrangers résidents en Tunisie, la ligne est ouverte aux personnes désireuses de faire des dons.
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conomie
Impact économique de la pandémie sur l’économie tunisienne
Une économie de guerre pour dépasser la crise Tunis- La Majalla Maintenant qu’une stratégie de déconfinement a été mise en place en Tunisie, l’heure des bilans et des testaments a sonné. En effet, le Covid19- va avoir de lourdes conséquences sur l›économie tunisienne. Hakim Hakim Ben Hammouda, économiste et ancien ministre de l’Economie et des Finances, a déclaré à Majalla que « nos estimations et si le confinement est levé à la fin du mois de mai, la récession sera de %3,9- pour l›année 2020. Nos estimations ne sont pas éloignées de celles du FMI qui sont de %4,3- ». Pour cet économiste de renom, « il s›agit de la plus importante crise économique que la Tunisie ait connue dans son histoire récente. Cette crise est deux fois plus importante que la dépression que nous avons connue en 2011 suite à la révolution et aux grandes mobilisations politiques et sociales que notre pays a vécues ». A cet effet, il a indiqué à Majalla que « l›ampleur de cette crise exige des réponses d›une grande ampleur. A des crises exceptionnelles, il faut des réponses exceptionnelles ». Etat des lieux En effet, dans une étude menée par l’Institut Arabe des Chefs d’Entreprises (IACE) du 1er au 13 avril, auprès d›un échantillon de 500 entreprises afin d›évaluer l›impact du Covid19- sur les activités des entreprises, cette enquête a fait ressortir que %95,75 des chefs d›entreprise ont déclaré que cette pandémie a un impact négatif, moyen, significatif ou élevé sur leurs chiffres d›affaires. A cet effet, pour 82,71 % des chefs d›entreprise, la pandémie du coronavirus a eu un impact négatif sur les activités (CA, approvisionnement, ventes, production...), révèle une étude qui vient d›être publiée par l›Institut arabe des chefs d›entreprises (IACE).
Et d›indiquer que %81,3 des entreprises ont déclaré que cette crise sanitaire a un impact négatif, moyen significatif ou élevé sur l›approvisionnement. En outre, %65,72 des chefs d›entreprise interrogés ont répondu que la pandémie s›est répercutée sur leurs activités d›exportation. Selon la même source, près de %61 des entreprises exerçant dans le secteur industriel et %40 des sociétés commerciales ont déclaré que cette crise a «un impact élevé» sur leurs exportations. Concernant les ventes, %92,35 des chefs d›entreprise ont déclaré que la pandémie du Covid19- a un impact «négatif, moyen, significatif ou élevé» sur les activités liés aux ventes. D›autre part, l›enquête a révélé que %82,42 des entreprises déclarent que le Covid19- a un impact sur la production.
Un capital confiance qui s’érode
Dans le même sillage, seulement %43 des chefs d›entreprise ont déclaré avoir confiance en la capacité du gouvernement à implémenter les mesures de soutien et d›accompagnement afin de minimiser l›impact du coronavirus, révèle une étude qui vient d›être publiée par l›Institut arabe des chefs d›entreprise (IACE). Ainsi, ce chiffre était de %73 lors de l›annonce des mesures par le chef du gouvernement avant de basculer à %55 une semaine après cette annonce. La même source précise que «la perte de crédibilité» du gouvernement peut s›expliquer par la non-concrétisation des mesures annoncées. S›agissant de l›évaluation des mesures, il ressort que plus de la moitié des chefs d›entreprise interrogés se sont dits «plutôt satisfaits ou très satisfaits» par le report du paiement des impôts
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Hakim Hakim Ben Hammouda, économiste et ancien ministre de l’Economie et des Finances.
durant trois mois à partir du mois d›avril. Cependant, %30 n›ont pas confiance quant à la capacité du gouvernement à mettre en place cette mesure.
L’économie touchée de manière aiguë
A cet égard, Hakim BEN Hammouda a indiqué que « l›impact de cette crise est d›une grande ampleur et elle touchera l›économie tunisienne de manière aiguë. Il est de notre devoir et de notre responsabilité de répondre à cette crise par des réponses fortes pour réduire son impact sur notre économie ». Selon lui, cette réponse exige de l›audace, de la volonté et du courage. Elle doit se situer à trois niveaux importants : - au niveau sanitaire, dans la mesure où il faut arrêter la propagation du virus et défendre les citoyens, - à court terme, nous devons défendre notre économie et les différentes couches sociales, particulièrement les plus fragiles et les plus défavorisés, - enfin, préparer un programme de relance à long terme qui nous permettra de construire un nouveau modèle de développement. Dans le même ordre d’idées, Lotfi Ben Aissa, universitaire, expert en économie sociale et solidaire, qui fait partie d’une initiative nationale pour juguler la crise, a souligné à Majalla que « C’est une crise inédite qui implique une reconfiguration totale du schéma de développement économique et social réhabilitant l’Etat dans son rôle d’investisseur, ainsi qu’une véritable révolution fiscale ». « Ce qui est envisagé dans «l’initiative nationale», c’est à la fois des mesures exceptionnelles (conjoncturelles) permettant de mobiliser des ressources budgétaires supplémentaires et des mesures structurelles qui s’insèrent dans une vision stratégique post-coronavirus », ajoute-t-il. Il affirme à Majalla que « Si l’on jette un regard sur l’évolution de la croissance depuis %1.5( 2011 en moyenne), on constate
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Cette crise est deux fois plus importante que la dépression que nous avons connue en 2011 suite à la révolution et aux grandes mobilisations politiques et sociales que notre pays a vécues. une contribution nettement déséquilibrée, en pourcentage des ressources et des emplois, des différents moteurs de la croissance. En effet, celle-ci est portée essentiellement par la consommation (%60), puis les exportations (%28) et enfin les investissements (%12). En attendant de modifier sensiblement les rapports, à moyen et long termes, l’urgence économique commande en priorité le maintien du pouvoir d’achat du citoyen dont la consommation constitue plus que jamais le moteur principal de la croissance ».
Une note stratégique
Dans le même contexte, une note stratégique de l›étude réalisée par l›Institut tunisien des études stratégiques détaille les principaux axes d’une stratégie globale, cohérente et efficace pouvant faire face à la crise du covid 19 en Tunisie. Cette dernière met à plat les tenants et les aboutissants d›une crise multidimensionnelle. Elle révèle, également, les enjeux sanitaires, économiques,
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sociaux et géopolitiques auxquels le pays doit faire face sur le court et le moyen terme, tout en proposant les éléments d’un plan urgent de sortie de crise. L’auteur de la note stratégique, Mehdi Tej, directeur du Département des Études et des Recherches à l’ITES, a tout d’abord décrit, à Majalla, le contexte actuel de la crise du coronavirus à l’échelle mondiale et nationale, tout en s’appuyant sur une analyse des expériences de lutte contre la pandémie menées par divers pays à travers le monde. Ainsi il a conclu que “ la Tunisie a déployé une stratégie, certes perfectible, mais conforme, sinon supérieure, à ses moyens”, étant donné que le pays doit arbitrer entre “impératifs sanitaires et souci de préserver le tissu économique”.
Une stratégie en trois temps
Ainsi, tout en tirant la sonnette d’alarme, l’auteur a fait savoir que le pays est “confronté à une crise systémique (sanitaire, économique, sociale, sécuritaire, etc.) d’une ampleur inédite susceptible de porter atteinte aux fondamentaux du pays, voire à sa survie, et de remettre en cause le processus de transition démocratique”, qui nécessite la mise en place d’une stratégie nationale globale, cohérente et efficace conciliant l’urgence du court terme et les impératifs du moyen terme. Afin d’éviter de basculer dans l’inconnue en gérant les conséquences au jour le jour dans l’urgence, l’Ites propose une étude qui met en exergue des axes stratégiques sur lesquels doivent se pencher toutes les parties prenantes impliquées dans la lutte contre le coronavirus. Elle s’articule autour de trois principales phases en l›occurrence une première phase qui consiste à adopter l’économie de guerre dans l’objectif de préserver les secteurs vitaux du pays qui sont le cœur du système ou “réacteur Tunisie”, une deuxième phase d’anticipation qui s’étale de l’été à la fin de l’année 2020 où il est question d’anticiper la fin de la crise
pour 82,71 % des chefs d›entreprise, la pandémie du coronavirus a eu un impact négatif sur les activités (CA, approvisionnement, ventes, production...), révèle une étude qui vient d›être publiée par l›Institut arabe des chefs d›entreprises (IACE).
sanitaire et d’assurer le redémarrage de l’économie nationale. Les trois actions “Evaluer-Débattre-Relancer” sont le pivot de cette phase; et enfin une troisième phase qui consiste à penser l’après covid 19 et à identifier les horizons stratégiques qui s’offrent au pays à l’horizon 2025.
Encadré Suite à des séances de brainstorming menées les équipes de l’ITES ont identifié 10 secteurs vitaux jugés indispensables à la survie de la nation tunisienne et qui tiennent lieu de composantes de l’économie de guerre. Ils sont les suivants: -1 La filière hospitalière et plus globalement sanitaire incluant l’industrie pharmaceutique (matériels, médicaments, etc.) : elle constitue la première ligne de défense du pays face au Covid19-. -2 la sécurité des personnes, des biens et des infrastructures critiques du pays (à titre illustratif : centrales électriques, hôpitaux, minoteries, centres de distribution, etc.) : stratégie mobilisant les forces de sécurité intérieures et l’armée nationale. -3 Les services publics vitaux à l’attention des citoyens : l’eau, l’électricité et le gaz, les services municipaux de collecte et de gestion de déchets, les télécommunications et l’internet
Les hydrocarbures 4-
-5 Assurer le paiement des salaires et retraites en temps voulu et limiter au maximum les licenciements et fermetures d’entreprises -6 La filière agricole et agroalimentaire avec un accent particulier sur la filière céréalière -7 L’approvisionnement de la population en denrées de base vitales afin de se nourrir sans aucune discontinuité
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Lotfi Ben Aissa, universitaire, expert en économie sociale et solidaire
Mehdi Tej, directeur du Département des Études et des Recherches à l’ITES
-8 Veiller à entraver toute dérive non contrôlée des acteurs relevant de l’économie informelle. une attention particulière devra être accordée aux régions frontalières vivant des trafics aujourd’hui entravés du fait de la fermeture des frontières -9 Sécuriser et assurer le transport et la logistique des matières et
Le confinement a paralysé l’activité économique tunisienne et tous les commerces ont baissé les .rideaux
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produits vitaux : circuits d’approvisionnement -10 Mobiliser l’ensemble des capacités et acteurs du pays en termes d’innovation, de développement d’outils fondés sur l’Intelligence Artificielle, le Big Data, etc. Oeuvrer très rapidement à la digitalisation de l’Administration tunisienne
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Coronavirus en Afrique :
Pas aussi mal qu’on pouvait le penser
Par La Majalla Depuis la déclaration en mi-février du tout premier cas en Afrique, le continent a enregistré, selon un récent décompte de la Johns Hopkins University (Baltimore, États-Unis), plus de 33 200 cas du nouveau coronavirus. Mais en deux mois de lutte, l’Afrique a déjà guéri plus de 10 000 cas (5 000, la semaine dernière) pour seulement moins de 1500 décès. Soit un taux de guérison de plus de 30 % et un taux de mortalité d’environ 4 %. A considérer les moyens dérisoires, dont disposent un grand nombre de pays africains, essentiellement subsahariens, aux moyens déployés par les pays européens par exemple, les chiffres concernant la propagation du Coronavirus, ainsi que le nombre des guéris et des morts, les observateurs s’accordent pour dire que la situation, n’est si mauvaise, ou en tout cas meilleure aux projections déjà faite.
Confinement tout azimut
Par exemple, au Nigeria, le gouverneur de l’Etat de Lagos, capitale économique, a imposé le port du masque pour lutter contre le coronavirus. «Le gouverneur Babajide Sanwo-Olu a proclamé samedi le port du masque obligatoire dans l’Etat» de la mégalopole de 20 millions d’habitants, a déclaré le porte-parole, Gboyega Akosile. Lagos, l’Etat voisin d’Ogun et la capitale fédérale Abuja sont placés depuis fin mars sous confinement total afin d’enrayer la propagation du virus qui a officiellement fait à ce jour 35 morts pour 1.182 cas confirmés au Nigeria, dont 19 morts pour
689 cas à Lagos. Une décision du président Muhammadu Buhari sur la levée ou la prolongation de ce confinement qui arrive à échéance lundi est attendue d’un moment à l’autre. Le gouverneur de Lagos a menacé de peines et de sanctions, tout contrevenant à l’obligation de porter un masque, alors que le virus est en phase de propagation au sein de la population, selon ce porte-parole. En Afrique du Sud, le port du masque sera obligatoire à compter du 1er mai, date du début de l’assouplissement progressif des mesures de restriction dans le cadre de la lutte contre le coronavirus, a annoncé le gouvernement samedi. «Il va être obligatoire de porter un masque quand vous quittez votre domicile», à partir du 1er mai, a déclaré la ministre des Affaires traditionnelles, Nkosazana Dlamini-Zuma, lors d’une conférence de presse à Pretoria. Quant à la Guinée, le pays a franchi dimanche la barre symbolique des 1.000 contaminations par le nouveau coronavirus, où la maladie Covid-19 progresse rapidement malgré l’instauration d’un couvre-feu et l’obligation du port du masque, ont indiqué les autorités sanitaires. «Nous avons enregistré pour la seule journée d’aujourd’hui (dimanche) 98 nouveaux cas, qui font au total 1.094 cas positifs et malheureusement 7 décès», a déclaré, le porte-parole de l’Agence nationale de la sécurité sanitaire (ANSS), l’organe officiel de gestion de l’épidémie, Sory Keïra. Au Niger, le calme régnait pour les premiers jours du ramadan à Niamey, après les émeutes de protestation contre le couvre-feu et l’interdiction des prières collectives, décrétés pour lutter contre la
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propagation du coronavirus. Au Congo-Brazzaville, le prolongement de l‘état d’urgence sanitaire afin de lutter contre le coronavirus n’est pas du goût de tous. Les commerçants de la Pointe-Noire, capitale économique redoutent les conséquences néfastes sur leurs activités de cette décision. La fin du confinement, du couvre-feu ainsi que d’autres mesures liées à l‘état d’urgence sanitaire décrété le 28 mars dernier pour combattre le coronavirus, a été renvoyée le 21 avril au 10 mai prochain. Sur le terrain, colère et inquiétude semblent avoir conquis l’esprit des commerçants et transporteurs.
Une lumière prometteuse
Détecter en moins de 10 minutes le coronavirus. Si c’est encore impossible, le rêve est en passe de devenir une réalité au Sénégal. Et c’est le célèbre Institut Pasteur de Dakar, la capitale, qui est en train d‘élaborer les kits en partenariat avec le laboratoire britannique «Mologic», spécialisé dans les diagnostics rapides pour des pathologies telles que la dengue, le paludisme et Ebola. Il existe deux types de tests. Le premier à partir des prélèvements
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sanguins afin d’identifier les traces d’anticorps indiquant que le patient a contracté le coronavirus. Le deuxième par prélèvement nasal afin de détecter la présence du covid-19 dans les voies respiratoires. Un atout majeur pour freiner la propagation du virus. «Le diagnostic est une arme essentielle dans la lutte contre cette pandémie et, une fois prêt, ce test permettra un diagnostic abordable, plus précis et plus précoce de l’infection, limitant la propagation de la maladie», déclarait récemment le professeur Paul Davis, un responsable de la société Mologic. Un aspect non moins important : le coût. Le test qui doit sortir sous peu du laboratoire dakarois, devrait revenir à moins d’un dollar, l’unité, d’après des autorités sénégalaises. Autrement dit, «5 à 20 fois moins chers que les tests moléculaires actuels», promet le docteur Cheikh Tidiane Diagne, manager de la plate-forme sénégalaise Diatropix où seront fabriqués les tests. D’autres parts, en RDC, la Fondation congolaise pour la recherche médicale à travers son centre de recherches sur les maladies infectieuses, a mis en place un laboratoire 3D pour produire du matériel médical destiné au personnel de santé.
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Le mois des Lumières dans la capitale des Lumières Paris : Khaled Zagloul. L’Islam est la deuxième religion officielle de l’État français, juste après le catholique, et bien avant le judaïsme, qui compte 700 milles fidèles. Alors que le nombre de musulmans de France est estimé à plus de vingt millions. La moitié d’entre eux, est formée de Français de souche. Aussi, représentent 18% de la population française. Chose qui place les musulmans de France, en tête des communautés musulmanes en Europe. Mais aussi, leur octroie un poids politique conséquent, tant ils représentent une force électorale déterminante, capable de faire pencher la balance lors des élections municipales, législatives et présidentielles en France. Les musulmans de France font désormais partie intégrante du tissu national français. Pour cette raison, les présidents français tiennent à fréquenter les grandes mosquées, et à rencontrer les dirigeants des organisations islamiques pendant les campagnes des élections. Chaque année, un conseil de savants musulmans, se réunit en France, dans la Grande Mosquée de Paris, dans le but de déterminer le début du Ramadan. Sont accompagnés par une équipe d’astronomes, qui vont essayer d’observer le croissant… En cas de réponse négative, le conseil essaye généralement, de déterminer le début du mois saint, en analogie avec les décisions prises en Egypte et en Arabie Saoudite. D’habitude, les musulmans de France, commencent à jeûner en même temps, que les musulmans de ces deux pays. Pour l’année actuelle, cette date correspond au vendredi 24 avril. La France est un État non-religieux, après avoir séparé l’Église de l’État. Elle est la pionnière de la laïcité depuis 1905. Ne reconnaît pas les religions sans leur être hostile. Sa constitution stipule dans son deuxième article qu’elle est une «république laïque, mais respecte toutes les religions». Théoriquement et légalement, l’islam connait en France, le même traitement que toutes les autres religions, y compris le catholicisme, qui a toujours considéré la France comme le plus important de sa descendance. Ceci, bien des siècles avant le Révolution. Ainsi sont nombreuses les législations. Par contre, la vérité est bien autre, au gré des fluctuations politiques, et des flottements des événements, au niveau lo-
cal ou mondial, concernant l’Islam. Sachant d’un bulletin secret, transmis aux médias, note sur la base d’informations émanant des renseignements généraux, que l’Islam se propage parmi les différentes couches de la société française, y compris l’armée, la police et les services de renseignement. Ajoutant que «3,5% des militaires français, y compris des officiers et des commandants, se sont convertis à l’islam», récemment. En fait, l’arrivée de l’islam en Europe, a eu le plus grand impact, aux niveaux, scientifique, culturel et moral. Pour cette raison, ceux de France, qui disposent d’assez de sagesse, reconnaissent cet apport, et ne veulent succomber, aux appels de l’islamophobie. Les Français reconnaissent la place de l’Islam, et admettent son importance dans leur société. Le mois des Lumières dispose d’une sacralité, d’une dimension, et de spécificités, à la capitale des Lumières, à l’image des autres capitales du monde, où les musulmans se préparent pour ce mois sacré, aussi bien au niveau corporel que spirituel. A savoir, une vie spirituelle plus intense, à se ressourcer des lumières et de la bénédiction de ce mois divin. Le musulman, qu’il soit en route, en moyen de transport, ou sur le lieu du travail, malgré le confinement, on peut le distinguer, à le voir lire dans le coran et s’y épanouir. La majorité des musulmans de France observent le jeûne. Aussi, plusieurs de leurs amis Français chrétiens, respectent cette pratique, et même s’abstiennent de manger, boire et fumer en leurs présences. Même certains participent à ce jeûne, dans le but d’affiner leurs spiritualités et se refaire une santé, en offrant une régénérescence à leurs cellules, purifiant leurs sangs, et nettoyant leurs estomacs, des toxines et déchets. Obéissant au Hadith «Le jeûne est synonyme de bonne santé». Sauf que ce mois de Ramadan survient alors que les musulmans et autres peuples du monde sont confrontés à des moments difficiles, en raison de la propagation du Covid-19, ce virus mortel, en particulier avec l’obligation à observer le confinement, la distanciation sociale, la fermeture des mosquées, et l’interdiction de la prière en groupe. De la sorte, les musulmans n’ont pu observer les prières nocturnes de ce mois saint. Aussi, les musulmans sont marqués par la fermeture des restaurants, de plus de 160 nationalités, qui offrent aux jeûneurs, une très large palette de choix, à
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savoir une grande variété de plats, qui visent à attirer un maximum de clients. En période de confinement, les musulmans ne sortent que pour acheter les produits de base, tout en insistant concernant les produits propres au mois du Ramadan, essentiellement la viande halal. De ce fait, une grande concurrence s’est engagé entre différents marchés, pour attirer les jeûneurs, et faire qu’il choisisse leurs marchandises, ente les plats orientaux, marocains, asiatiques, africains, et même latins… Chaque marché regorge de produits des pays d’origine… La communauté arabe la plus nombreuse est la maghrébine (Algérie, Maroc, et Tunisie), environ 8 millions de personnes, dont les marchés se surpassent pour présenter les meilleurs plats, et les délices les plus exquis. La communauté égyptienne, malgré sa taille réduite, à savoir 100 milles personnes, ses boutiques et ses boucheries, sont toujours fréquentés, car l’immigré veut bien gouter les plats, qu’ils constatent dans les films et séries égyptiens, qui jouent le rôle de trait d’union avec nos authentiques traditions arabes. Comme le Ramadan 2020, se vit en confinement, sans pouvoir rencontrer les proches et les amis, les familles se sont vite tournées vers les chaines satellitaires arabes, en quête des meilleurs produits, aussi bien artistiques que religieux. Les chaînes MBC ont conquis les cœurs et les esprits des téléspectateurs en France, par leurs œuvres d’une qualité meilleure, et d’un niveau artistique supérieur, grâce à une pléiade de stars saoudiennes et égyptiennes. A leur tête l’excellent Nasser Qusaibi, le must de l’art du Golfe et la grande star Adel Imam, qui offre à toutes ses apparitions une joie immense aux publics arabes. Sans oublier les autres artistes arabes. Les programmes religieux sont suivis par un public très large comme d’habitude... les téléspectateurs sont en quête de prédicateurs de l’Arabie Saoudite, de l’Egypte et des Emirats Arabes Unis, pour la limpidité de leurs discours et l’excellence du continu de leurs programmes… Tout en sachant que les mosquées de grandes villes françaises, à l’instar de Paris et sa banlieue, Mar-
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la communauté arabe et musulmane de France, est la plus importante d’Europe. Elle se distingue par son mode de vie. seille, Lyon, Bordeaux et Nantes sont vides et ne reçoivent plus les prieurs. Tandis les années passées, chaque nuit ressemblait à une prière du vendredi, par le nombre des prieurs. Les musulmans insistent tant à prier pendant ce mois saint à la mosquée. Même certains prennent des congés à cet effet. En fait, la communauté arabe et musulmane de France, est la plus importante d’Europe. Elle se distingue par son mode de vie. Bien qu’elle vive dans l’une des sociétés occidentales les plus ouvertes aux libertés et au niveau des mœurs, sans oublier le nombre de non-croyants, et les législations laïques qui n’encouragent pas la religiosité. Cependant, les musulmans de France sont toujours attachés à leurs traditions et coutumes, en particulier, à l’occasion du mois béni du Ramadan, à savoir qu’ils insistent pour profiter de sa dimension sacrée. Même les Françaises et les Français qui se convertissent à l’Islam, abandonnement leurs tenues occidentales, pour épouser la tenue traditionnelle orientale, car ils veulent imiter le Prophète Mohamed (que Dieu le bénisse et lui accorde la paix) et ses compagnons. Les musulmans de France, sont croyants, et accordent une grande importance au jeûne. Chose qui a acquit l’admiration des Français qui ont constaté l’excellente moralité des musulmans pendant ce mois précisément, tant ces derniers, se hissent très haut par leurs esprits et leurs moralités.
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Nous savons qu’ils s’appliquent tout au long de l’année, mais encore plus pendant ce mois, car ils doivent réfuter toute envie ou désir, et de ce fait haussent l’esprit. Car le jeûneur, doit savoir maitriser sa parole, et éviter toute dérive. Le jeûne interdit la fraude, la tromperie, la ruse, commettre l’obscénité, l’usure, la corruption et de prendre possession illégalement des biens des autres, en faisant usage de la ruse. En plus du jeûne, il se pressent toujours pour accomplir la prière, et s’acquitter de la dîme, selon les normes et sa destination légale. Sans oublier l’aumône, qu’il doit fournir autant que possible, de la sorte à éloigner le mal. Le jeûne aussi pousse à gagner sa vie d’une manière décente, sans succomber au péché et l’immoralité. Tout en prenant compte des conditions du confinement, «Majalla» a procédé à une tournée de contact, dans le but de connaitre certains des modèles islamiques les plus distinguées, qui ont pu concrétiser des réussites notoires dans divers domaines, et ont pu gagner l’amour des Français. Cheikh Abdelhamid Amer : Nous avons besoin que les pays arabes soutiennent les musulmans de France avec de grandes institutions. La visite a commencé par la rencontre du savant Egyptien, Son Excellence Cheikh Abdelhamid Amer, qui est l’un des grands savants d’Al-Azhar Al-Sharif, et l’un des étudiants du savant Cheikh Muhammad Metwally Al-Shaarawi. A été envoyé par le président Sadate dans les années soixante-dix en France pour enseigner à la communauté islamique les rites de leur religion, et il a exercé comme mufti pour les musulmans de l’époque. Actuellement, il est l’imam de la mosquée Sarcelles, à la périphérie de la capitale. Il dit : «Dieu soit loué, Seigneur des mondes. Nous y voilà, après environ 3 mois, et nous constatons une régression, grâce à Dieu. Dieu m’a distingué pour faire de prédiction dans ce bon pays, et son noble peuple. Je peux constater que l’Islam en France, va bien, et les musulmans aussi, qui se distinguent par leur rationalité. Aussi, les présidents français font tout pour offrir aux musulmans les meilleures conditions, tant existe un Etat qui ne contraint pas les musulmans, et ne leur interdit pas d’appliquer leurs législations. La France a toujours tenu à discuter les affaires des musulmans, en mettant en place, plusieurs mécanismes de gestion de leurs affaires, en œuvrant pour défendre leurs intérêts et a créé de nombreux conseils représentatifs, pour régler les problèmes. Les divers comités forment le Conseil français de la religion islamique et les conseils régionaux de la religion islamique, créés par les présidents de la France, où leurs responsables travaillent pour défendre l’islam et ses intérêts légitimes. Je m’adresse aux dirigeants arabes, pour leur demander de soutenir les musulmans de France, car ces derniers constituent un pont entre les deux rives, et sont les meilleurs ambassadeurs de nos pays. Ces derniers doivent apprendre l’islam réel et rationnel, car nous espérons à cet effet, fonder des écoles qui nous aideraient à préserver l’identité islamique, sans que cela n’entraîne une collision avec l’État Le français. La plupart des enfants d’immigrés de la troisième génération ne comprennent pas l’arabe, et de fait
ne peuvent assimiler les enseignements de leur religion. Bien que l’État français nous ait permis de construire environ deux mille mosquées sur son territoire, dont un quart avec minaret, nous avons besoin de grandes institutions rationnelles et crédibles pour préserver l’avenir et l’essence de l’Islam chez nos fils à l’étranger. Dr Dalil Aboubakr : les musulmans ont transformé leurs maisons en mosquées. Lors d’une rencontre avec le Dr Dalil Aboubakr, doyen de la Grande Mosquée de Paris, il déclaré à «Majalla» : «Nous observons chaque année une augmentation de la participation des jeunes à la prière nocturne du Ramadan, en particulier la gente féminine. Sans oublier les Français qui, tout au long de l’année, déclarent leurs conversions à l’Islam, dans la Grande Mosquée de Paris, avant d’ajouter : «Ceci est vrai pour les 3000 mosquées et salles de prières de France. Malheureusement, cette année, nous avons empêché les fidèles d’y venir, par respect des lois, et dans le but de préserver leurs vies. Nous avons à cet effet informé que la prière doit se faire désormais à domicile, pour ne pas être contaminé par le virus, et par conséquence, nous devons admettre cette situation comme un examen que Dieu nous fait subir, auquel nous devons répondre par la patience et la prière. Une grande peine me traverse, à constater notre mosquée, avec sa grande capacité, de 6000 prieurs, déserte, sauf des imams et du personnel». Quant au Mufti des musulmans de France, Cheikh Jalloul Bouzidi (algérien), il a déclaré à «Majalla» : «Louange à Dieu, il y a environ deux mille Français qui déclarent leur Islam chaque année dans les mosquées de France. Ils ont pris ce chemin, car ils sont à la recherche de la vérité, après s’être perdus dans le contexte de contradictions théologiques et matérielles, loin de la spiritualité qui Ils ne l’ont trouvé que dans les âmes islamiques sublimes. Certains ont été conduits par un mariage avec une personne musulmane. Les événements du 11 Septembre ont contribué à l’opposé de ce qu’on pouvait penser, à une augmentation du nombre des Français convertis à l’islam. Après l’acquisition du Coran pour comprendre les dessous de cette religion qui incite au combat, n’ont trouvé que lumière, sagesse et
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Le musulman, qu’il soit en route, en moyen de transport, ou sur le lieu du travail, malgré le confinement, on peut le distinguer, à le voir lire dans le coran et s’y épanouir
clarté psychologique, qu’il ne connaissait pas auparavant, comme certains m’ont dit». Cheikh Khalil Marouan : Les musulmans de France tiennent à leur religion comme s’ils étaient à la Mecque. Concernant la manière, qui a permis aux musulmans de tenir à leur religion, malgré la laïcité de la France, qui est pionnière en la matière. A savoir, des lois strictes à l’encontre des musulmans, le foulard dans les écoles, et le niqab dans les lieux public, le Cheikh Khalil Marouan (marocain), doyen de la Grande Mosquée d’Évry-Courcouronnes et chef du Centre islamique dans la région de l’Essonne dans le sud de Paris, a déclaré à «Majalla» : Les musulmans de France tiennent à leur religion à Paris comme s’ils étaient à Mecque, car ils croient en Dieu et suivent les savants de
Dr Dalil Aboubakr
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l’Islam. Aussi, Dieu est en tout lieu et tout temps. Sans oublier que le gouvernement français fournit des terres pour construire des mosquées dans toutes les villes de France, et n’impose aucune pression sur les musulmans concernant leur croyance, tout comme Le Président Emmanuel Macron encourage les musulmans à appliquer librement leurs préceptes, et entretient des relations distinguées avec les chefs d’État, rois et princes du monde arabe et islamique. La plupart des musulmans de France sont de nationalité française, et il existe une troisième et une quatrième génération d’enfants d’immigrés nés français. Ils sont saturés de culture française, et occupent des postes élevés dans la société française, que ce soit en médecine, ingénierie, droit ou toute autre profession respectable. Les musulmans ne sont plus considérés uniquement comme des immigrants. Par conséquent, Macron est leur président, et un président rationnel ne peut pas négliger 20 millions de citoyens dans son pays. Il est notre président, et nous lui devons respect et considération. Comme nous disposons de droits, nous avons des obligations, qui sont le respect des lois de la République, la nécessité de coexistence et d’intégration dans la société française, ne pas s’isoler et admettre une séparation ou une rupture avec la société française, avant d’ajouter : «Les affaires religieuses en France sont officiellement du ressort ministre de l’Intérieur. Son ministère peut contribuer à résoudre de nombreuses affaires musulmanes. Il existe un conseil représentatif des musulmans de France, créé par le ministère de l’Intérieur, dans lequel siègent de hauts dignitaires musulmans, et vise à sauvegarder leurs intérêts. Les autorités françaises ont encouragé les grandes enseignes à fournir de la viande hallal, tout au long de l’année. Chose faite, «Auchan», «Carrefour», «Cora», «Gian» et des centaines d’autres magasins français, y ont répondu positivement. En plus des plats maghrébins et orientaux, pendant le mois du ramadan. En guise de conclusion, Cheikh Marouan nous a déclaré : «Nous avons préparé un programme spécial pour le Ramadan, et comme chaque année, nous avons invité d’éminents érudits et lecteurs du Machrek comme du Maghreb, mais la volonté de Dieu fut autre. Chose qui nous a poussé à lancer un appel via la radio, à travers duquel, nous avons exhorté les gens à prier à la maison. Reste cette tristesse, de constater notre mosquée, la plus grande d’Europe, avec une capacité de 8 milles prieurs, déserte. Nous devons face à cette pandémie, se diriger vers Dieu, et purifier nos âmes».
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Le rôle des politiques face aux scientifiques Depuis des mois, la communauté scientifique internationale ne s’illustre pas par sa cohérence, ni par l’exactitude de ses réponses. La Chine a d’abord nié la possibilité d’une pandémie. L’OMS a attendu fin février, c’est-à-dire des chiffres alarmants, pour déclarer la pandémie. Ensuite on a eu un florilège de promesses non tenues, comme la chloroquine par exemple. Les scientifiques ont nié l’utilité des masques de protection, avant que ces derniers deviennent obligatoires dans tous les pays du monde.
Par: Ahmed Charaï
En fait, la seule certitude établie c’est la distanciation sociale, en plus de l’hygiène. Face à ces tergiversations, l’humanité a utilisé le confinement pour non pas éliminer le virus, mais pour freiner sa propagation et permettre aux infrastructures sanitaires de répondre aux urgences. Le confinement n’est pas un remède, c’est une conséquence de l’absence de remède justement. La dernière théorie, celle de l’immunisation est elle aussi tombée à l’eau. La majorité des malades infectés ne développent pas d’anticorps, en tout cas pas suffisamment pour devenir une protection contre le Cov19. Le directeur général de l’OMS, encore lui, a déclaré, pas plus tard qu’il y a quelques jours: « il n’y a aucune preuve de la production d’anticorps ». Quant à la relation avec la chaleur de l’été, elle ne s’appuie que sur l’historique des autres virus de même type, ce qui est loin d’être une garantie scientifique à toute épreuve, face à ce Cov19- qui déjoue tous les pronostics. La communauté scientifique, au lieu de rassurer, renforce les incertitudes, crée le désarroi, la panique. A l’heure des technologies avancées, on la pensait mieux armée, plus performante, or elle se limite à émettre des hypothèses qu’elle présente comme des vérités et qui sont démenties quelques jours après. Le drame c’est que les politiques dans la majorité des démocraties occidentales ont pratiquement abdiqué face à cette communauté, fortement liée, aux intérêts de puissants laboratoires, par ailleurs. Par peur d’être pris en défaut, accusés de ne pas protéger les populations, les dirigeants de ces pays se plient aux diktats des virologues, et comme ceux-ci changent constamment d’avis, ils leur emboitent le pas et donc zigzaguent eux aussi. Bien sûr que la protection des vies, de la population est primordiale, mais cette protection ne permet pas d’écarter d’un revers de main les problèmes économiques. L’économie mondiale est à l’arrêt. Les États sont surendettés, des millions de personnes ont perdu leur emploi et ne sont pas sûres de les retrouver rapidement. Les émeutes pour l’alimentation, l’augmentation des cambriolages dans beaucoup de pays les plus développés font froid dans le dos. Cette crise peut fragiliser les systèmes politiques, y compris les démocraties et amener des troubles sociaux d’importance. Le rôle des politiques c’est surtout d’éviter ça et non pas annihiler un risque sanitaire qu’ils ne peuvent gérer.
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Un magazine politique Mensuel
Issue 1797 - Mai 01/05/2020
Le monde du sport tĂŠtanisĂŠ
www.majalla.com
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Amélioration de la circulation sanguine pendant le confinement…
Exercices d’étirement avant de quitter du lit Londres : «La Majalla». Il est difficile de quitter le lit pour commencer une nouvelle journée, en période de confinement pour cause du Coronavirus, lorsque vos muscles sont raides et vos articulations tremblent. Mais vous pouvez dépasser cette situation, en s’adonnant à des exercices d’échauffement et d’étirement, avant de mettre pied à terre. «Les étirements, avant de quitter le lit, peuvent aider à activer la circulation sanguine, et à l’améliorer», selon la Dr Beth Frits, directrice des programmes de santé à l’Institut de recherche sur les accidents
vasculaires cérébraux de l’Hôpital de réadaptation Spaulding de Harvard. Il peut également stimuler le système nerveux parasympathique, appelé «repos et digestion». Chose qui rend la personne plus détendue, au réveil, et aide également, à impulser le rythme d’une matinée et d’une journée, tranquilles. En théorie, les étirements, avant de quitter le lit, aident aussi, à ne pas s’écrouler. Selon Fritz : «En vous concentrant sur vos jambes et vos bras, vous pouvez devenir plus prudent et éveillé, en mettant vos pieds sur le sol».
Comment commencer
Prenez l’habitude de commencer avant de vous
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étirer, de vous réchauffer les muscles, afin que le sang y coule et vous deveniez plus flexible. Mais la Dr Frits note que vos muscles sont vraiment plus chauds après avoir dormi au lit toute la nuit. Tout ce que vous devez faire pour vous préparer aux exercices d’étirement est de fléchir les articulations, pendant quelques minutes avant de les étirer. (Astuce: retirez la couverture avant de vous étirer pour vous donner plus d’espace). Pendant que vous êtes encore couché, pliez vos membres inférieurs : levez les genoux et les pieds en l’air; gardez vos genoux en l’air, levez vos pieds et abaissez-les; tournez vos chevilles et déplacez-les d’avant en arrière. Ensuite, asseyez-vous sur le lit. Et regardez lentement à gauche puis à droite. Tournez vos épaules plusieurs fois; bougez vos coudes de haut en bas, et ouvrez vos mains et fermez-les plusieurs fois. De cette façon, vous êtes prêt à commencer des exercices d’étirement. Essayez de suivre les exercices cidessous (dans l’ordre que vous souhaitez). Certains nécessitent une serviette ou une corde résistante, que vous pouvez les placer près du lit. La Dr Frits conseille : «Maintenez chaque étirement de 30 à 60 secondes autant que possible. Et ne vous forcez pas, car cela pourrait endommager vos muscles.
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En vous concentrant sur vos jambes et vos bras, vous pouvez devenir plus prudent, lorsque vous placez vos pieds sur le sol. Lorsque vous avez fini de vous étirer, vous vous sentirez souvent mieux. «L’étirement peut aider à libérer des produits chimiques qui causent un malaise au corps, et aide aussi, à préparer les articulations et à maintenir votre amplitude de mouvement», explique la Dr Fritz. Cela rend l’habitude d’étirement au réveil, une prescription médicale, pour passer une journée en bonne santé, et avec un rendement meilleur.
Exercices d’étirement complet du corps avec une corde de résistance
Allongez-vous sur le dos et étirez vos jambes. Tenez la corde le long des épaules et des deux mains près de vos cuisses. Soulevez la corde vers le plafond, au-dessus de votre tête et vers le lit derrière vous.
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Exercice de traction du genou
Allongez-vous sur le dos et redressez vos jambes, pliez votre genou gauche, tenez votre cuisse gauche par l’arrière et tirez votre genou vers votre poitrine, pliez votre pied-droit et appuyez l’arrière de votre cuisse et le ventre de votre jambe droite vers le bas du lit jusqu’à ce que vous sentiez l’expansion de la cuisse supérieure droite
Avant de commencer les exercices d’étirement, il faut d’abord chauffer les muscles. Ceci va aider la propulsion du sang, et vous devenez plus flexible
et l’avant de la hanche droite. Revenez à la position de départ et répétez l’exercice avec l’autre jambe.
Exercice d’étirement des quadriceps en position couchée sur le côté
Allongez-vous sur le côté droit, et placez vos jambes l’une sur l’autre, tendues. Placez votre bras droit sous votre tête. Pliez votre genou gauche, placez vos talons vers votre fesse gauche et étirez votre main gauche pour tenir votre pied. Vous sentirez les muscles à l’avant de la cuisse et de la hanche. Mettezvous sur votre gauche et répétez l’exercice.
Exercice d’étirement abdominal avec une corde élastique
Allongez-vous sur le dos et redressez votre jambe gauche. Pliez votre genou droit et placez la corde autour de votre pied droit. Tenez la corde des deux mains. Pliez votre pied droit, soulevez-en direction du haut, et étirez votre jambe autant que possible. Tirez sur la corde pour sentir le muscle s’étirer. Ré-
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pétez ensuite l’exercice de l’autre côté.
Position de l’enfant
Mettez en position de repos sur vos quatre membres, de sorte que la distance entre vos genoux soit inférieure à celle entre les hanches, et que vos deux gros orteils entrent en contact avec votre tête et votre cou, dans une position d’alignement normal. Abaissez lentement vos fesses vers les talons avec vos mains tendues devant, et placez votre front sur le lit. Vous devriez sentir l’étirement des muscles de vos bras, de vos épaules et de votre dos.
Exercice de la Cobra
Allongez-vous, visage contre le lit, les jambes allongées et les orteils pointés. Placez vos mains directement sous vos épaules, paume vers le bas, et appuyez votre paume contre le lit pour soulever lentement la tête, les épaules et la poitrine. Vous devriez sentir vos muscles avant et vos muscles de la poitrine s’étirer.
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Fayrouz... La chanson qui diffuse la paix
Requête pressente à «l’Union des Médecins Arabes» de pourvoir les pharmacies en ses chansons, pour leurs effets psychothérapeutiques Texte : Moncef Mezgheni 1-Dans les années trente du siècle dernier, à Beyrouth, M. Rabih Haddad, le père de Nihad (la fille de cinq ans, et plus tard Oum Ziad) petit employé dans une imprimerie de journaux, qu’il était, ne disposait pas d’assez de moyens pour acquérir un poste radio. Tant ce dernier constituait un luxe réel, dans un monde qui vivait les répercussions de la Seconde Guerre mondiale. Et avec un Liban sous mandat français. Pour cause de cette situation de nécessité, et parce que cette fille ne descendait pas uniquement de son père, mais aussi de la musique, Fayrouz était toujours à la fenêtre, écoutant avec passion, non pas les nouvelles des voisins, mais surtout, ce qu’elle pouvait entendre de chansons de Mohamed Abdelwahab, Oum Kalthoum, Leila Mourad, et sa voisine proche Ismahan, et le frère de cette dernière Farid Latrach. 2-À l’âge de cinq ans, Nihad s’est inscrite au cours de la radio libanaise, mais son père craint
qu’elle ne devienne chanteuse pour grand public. Le compositeur Muhammad Felfela (auteur de la musique de l’hymne national syrien) a du négocier avec le père, qui a mis pour conditions, que les chansons soient du genre patriotique.
d’une musique nouvelle, porteuse de sensations uniques. Ainsi est né l’empire «Fayrouz & Rahbani». Du mariage de Fayrouz et Assy, va naitre le premier enfant, Zied Rahbani, qui va combler sa mère en tendresse et en mélodie.
3-Halim Roumi, fut le premier à découvrir réellement sa voix, et à lui revient sa première chanson personnelle. Plusieurs noms de scène furent convenus, pour choisir celui d’une pierre précieuse, porteuse d’un tempo spécial, à savoir «Fayrouz» [Turquoise] que personne ne va désormais oublier.
5-Depuis son lancement en 1955, Fayrouz a été à l’image d’une rivière inépuisable qui ne s’arrête pas, traversant les vallées, les mélodies, les arbres, les poèmes, les années, les divers tempos musicaux, les saisons, les montagnes, les femmes, les hommes, et les enfants. Fayrouz a fait de ses œuvres un cocktail délicat, et sans artifices. Les paroles de ses chansons critiquent à la fois le tenant du pouvoir que l’individu. Elle a chanté dans les plus importantes villes arabes, à l’instar du Qods, La Mecque, Bagdad, Tunis, sans jamais citer les tenants du pouvoir, à travers ses chansons. Tant elle chante la liberté et le soleil de l’amour, outrepassant cette forme d’exagération violence de l’amour, qui caractérise l’ensemble des chansons arabes. A travers sa célébrissime chanson «Qods», Fayrouz, prenait les yeux des admirateurs de ce
4-Dans une ambiance de quête de voix nouvelles, Fayrouz en tant que pépite précieuse nécessitait du soin et de l’attention. A savoir une main experte, qui saurait prendre en charge ce bijou. Une voix rare, et même unique, et certainement prometteuse. Un «joaillier» fin connaisseur de la valeur de cette «Turquoise», à l’instar du jeune et prometteur compositeur Assy Rahbani, qui va en prendre soin, et même l’épouser. Et bâtir à trois, avec le frère de ce dernier l’édifice,
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lieu, pour les emporter avec elle, dans un voyage infini, caractérisé par une tristesse très fine : «Nos yeux émigrent vers toi chaque jour». 6-Fayrouz a vécu toute cette longue et belle vie, sans d’autres images que celle de «la Turquoise» qu’elle était. Elle a mené une vie dure, avec plus de silence, que d’aveux. Préférant être un simple chant de paix, face à la destruction qui avait eu lieu au Liban tout au long de la guerre civile. Au déclanchement de la guerre civile, Fayrouz a préféré rester à Beyrouth, sans chanter pour aucune fraction, refusant tout court de le faire. Sa voix rayonnante s’est tue, lorsque les armes y ont pris place. Surtout venant de la part des frères et des amis. Elle n’a pas donné suite aux sollicitations d’aucun parti ou entité politique, tant elle connaissait le pays du Nord au Sud, au point de convertir sa chanson «je t’aime, ô mon pays» en leitmotiv et refrain pour tous ceux qui ne se reconnaissent dans aucune chanson du genre. Au-delà du Liban même, et encore plus pour apatrides. 7-Fayrouz est une femme sans âge, même si elle a dépassé les 80 ans. Il n’a pas d’autre présence, que ce trésor de chansons qui traverse le monde et le nourrit à travers les générations. Fayrouz dispose de plus de 800 œuvres musicales, réparties entre de nombreux styles musicaux et artistiques tels que des films, des pièces de théâtre et des opéras, traitant que des sujets, tels que l’amour du soleil et de la liberté, en les chantant d’une voix d’oiseau humain. 8-Et s’il y a un mot pour conclure, il consiste à demander à «l’Union des Médecins Arabes», et instances chargées des traitements psychiatriques, de pourvoir les pharmacies, à travers le Monde Arabe, en chansons de Fayrouz, pour leurs effets psychothérapeutiques.
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Intellectuels, académiciens et philosophes Tunisiens, face au Coronavirus :
Overdose de questions…. Avalanches d’interprétations.
Tunis : Nasreddine Ben Hadid Sur le plan purement pathologique, la question est plus que simple : Le Coronavirus, ou plus précisément le «Covid19-», n’est qu’un brin de chromosome, enrobé dans une membrane de graisse, et ne cesse de chercher les poumons des humains pour s’y multiplier. Sur le plan humain, la question est de loin plus complexe : Cet ennemi est «invisible» en premier, voyage sans limites, et surtout, potentiellement ne peut épargner personne. Le commun des mortels essaye de trouver des réponses à sa peur. Les intellectuels, et autres académiciens et philosophes, non seulement se cherchent des réponses, mais surtout ne veulent rater l’occasion pour se poser, et essentiellement pour se positionner en prophètes qui peuvent à la fois «prédire» l’avenir, mais surtout répondre aux questions, que se posent à la fois le bas-peuple que la classe politique, et autres décideurs économiques. Expliquer n’est guère une mission aisée, à savoir braquer les lumières sur les zones d’ombres d’un
présent où les interrogations dépassent de très loin les affirmations, où le constat est obscuré par les interprétations, et surtout où les fabulations l’emportent aisément sur le simple constat. Nuances, ce partage fonctionnel, entre un bas-peuple qui se moue par crainte et même par hantise, d’une part, et les intellectuels, et autres universitaires et philosophes, qui par instinct essayent de se positionner en «prophètes», mais en «éclaireurs» dans ce brouillard très dense, les barrières n’existent plus, ou du moins ont été très fortement gommées : Facebook, a permis de mettre sur le même pied d’estale, tout l’arc-en-ciel, qui s’exprime sur les réseaux sociaux. Autres nuances : Le confinement, mais surtout l’interdiction formelle de toute manifestation culturelle ou autres, a poussé ces «prophètes» (des temps modernes) à se rabattre sur les réseaux sociaux. « La Majalla» a suivi 4 universitaires, penseurs et surtout disposant chacun et chacune, d’une vision propre de cette pandémie, et une éventuelle conception de l’issue possible. Quatre lectures qui s’entrecoupent et surtout se complètent. Chose qui
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Oum Zine Ben Chikha : Il n’est point de différence entre art et amour, ou encore entre Corona et choléra savoir les disciplines médicales, pharmaceutiques, et autres. Phénomène, émanant selon Dr Mounir Saïdani de la globalisation ambiante. Sans que cette globalisation ne puisse opérer le même phénomène, au niveau des sciences humaines et sociales. L’approche «nationale», à savoir le comportement médiatique qui exclue toute autre approche, s’explique par la vision réductrice que portent les couvertures médiatiques. Aussi, ce sentiment et surtout ce comportement «isolationniste», n’est que la résultante de décennie d’abandon et délaissement du secteur sanitaire, par les pouvoirs publics, qui prise par une panique soudaine, n’ont de réflexe que de se réduire à cette dimension nationale. Mounir Saïdani, Docteur en sociologie.
confirme la nécessité d’une vision multidisciplinaire de cet invisible ennemi : Mounir Saïdani: Comment admette ce virus dans les laboratoires des sciences humaines et sociologiques ? A travers un texte intitulé «le Coronavirus dans le laboratoire de la sociologie», publié sur les colonnes du supplément culturel, de l’hebdomadaire «Ecchaab», Mounir Saïdani, Docteur en philosophie, a essayé de présenter une description exhaustive de la situation, mais aussi explique les approches que la sociologie doit entreprendre pour domestiquer cetintrus? La chose la plus importante selon Dr Saïdani, concerne la nouvelle lecture de la carte géographique. Elle ne se fait plus par pays, qui se subdivisent en régions, mais plutôt par zones infectées, villes lourdement touchées, et foyers de cette pandémie. Et plus généralement, cet inlassable voyage à travers le monde, que ce virus a entrepris, pour y visiter, successivement tous les laboratoires. Le deuxième constat, concerne cette appropriation rapide et presque instantanée du virus, par les laboratoires, se rattachant aux sciences exactes, à
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Oum Zine Ben Chikha : Le virus est un facteur d’égalité devant la mort. Pour paraphraser Gabriel García Márquez, la philosophe et académicienne Oum Zine Ben Chikha considère, tout au long d’une interview accordée à un hebdomadaire local, qu’il n’est point de différence entre art et amour, ou encore entre Corona et choléra. Considérant que l’amour et l’art, représentent deux faces de la même médaille, à l’antipode de la mort et la peur, qui ont unifié le sens, afin que l’individu puisse reprendre la capacité d’appartenance à l’idéal humain. Elle ajoute que le Coronavirus n’a fait que réduire les humains à leur juste valeur, à savoir des corps égaux devant l’infection. Et que cet humain n’est plus cette créature moralement parfaite. Uniquement des corps exposés devant des virus microscopiques, sans distinction de classes, de races ou de religions, et menacés par l’infection et la mort, avant d’ajouter, que face à cette pandémie à l’échelle du globe, qui infecte les corps d’une manière aléatoire, et annonce son verdict, les humains ne peuvent que garder l’espoir que la science puisse mettre fin à ce fléau. Oum Zine Ben Chikha conseille, dans l’attente d’une
Oum Zine Ben Chikha, philosophe et académicienne
monde vit depuis deux mois, sous la nomination de «Covid19-», car cette créature microscopique constitue un défi réel à la pensée et la langue, car ce virus a ébranlé toute stabilité conceptuelle de toute idée de l’être humain, et sa relation avec la nature, et les créatures, aussi bien la faune que la flore, et toute Maha Bechiri : Ce virus banalise la mort, et fait de affinité avec le reste du monde et autrui. Elle voit aussi, des questions surgir soudain, dans l’enterrement un acte sans âme. Maha Bechiri, philosophe et académicienne, notre vie quotidienne, auxquelles nous n’avons pas considère que la philosophie trouve de la peine à accordé l’attention qui se mérite, à cause du rythme sélectionner les mots capable de décrire ce que le de consommation que nous menions. Chose qui a fait de nous des casaniers, pas uniquement par obéissance aux directives officielles, mais surtout par conscience morale de ne pas nuire à autrui. Cette philosophe, considère aussi, que la notion de promiscuité a changé de définition, à savoir le doute qui s’installe concernant les proches, qui deviennent subitement sujet à une suspicion, des porteurs éventuels du virus. Ainsi cohabitent ensemble, la mort et l’innocence. Phénomène qui bouleverse la relation avec autrui. Elle conclue que le rapport avec la mort, admet un nouvel aspect. Avant elle entrainait tout un ensemble de rituels, à l’inverse de la situation actuelle, où l’être humain peut perdre la vie, et mis en terre à solution médicale, de continuer à vivre à travers l’art, la musique, les chants, les poèmes et les romans. Malgré l’interdiction des événements culturels, les artistes doivent continuer à inventer l’espoir, l’amour, et la sensation du bonheur parmi les gens.
Il serait impératif de se dégager du vacarme quotidien d’une pandémie, qui essaye d’outrepasser toute forme de contrôle, vers la nécessité de résonner en humanité
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Mohamed Mahjoub, Docteur en philosophie
Maha Bechiri, philosophe et académicienne,
l’image d’un animal, sans rituel ou un dernier regard de la part des proches et amis. Mohamed Mahjoub :Dans une logique de mondialisation, chaque pays a commencé à raisonner en nation. Mohamed Mahjoub, Docteur en philosophie, considère que le principe de la gestion de la crise internationale, admet à ce jour une vision géographique de la question : A savoir que la puissance de l’Etat à contrôler cette pandémie, la gérer et entreprendre cette maitrise, ne va guère au-delà de l’espace géographique… Le monde a découvert d’une manière brusque, que l’étendue géographique n’est guère synonyme de force, mais plutôt de fragilité. A savoir que la capacité de chaque pays est inversement proportionnelle à sa surface, que tout pays espère, afin d’asseoir une maitrise totale, qu’elle se réduise à l’extrême. Par conséquent, il ajoute que l›une des questions les plus étranges auxquelles personne ne peut répondre, est que les Etats, sont dans une obligation extrême, de se comporter en humanité, qui se partage les efforts à dispenser pour maitriser la pandémie : Quel sens peut prendre la fermeture des frontières par un
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Etat, devant une pandémie, qui change de tactique à l’image d’une armée qui fait varier ses stratégies. Les limites du contrôle politique, sanitaire, sécuritaire et militaire sur toute frontière, n’a plus de sens, face à l’infiltration silencieuse de la pandémie. Une situation encore inconnue, au-delà même, de ce que cette humanité ait vécu lors des deux guerres mondiales. Pour la première fois, Dr Mahjoub constate, qu’il serait impératif de se dégager du vacarme quotidien d’une pandémie, qui essaye d’outrepasser toute forme de contrôle, vers la nécessité de résonner en humanité… Chose indéniable, à savoir que le frontières sont d’une porosité totale, qu’elles n’existent que sur les cartes, et ne peuvent jouer le rôle de frontières, ou cet obstacle qui s’oppose à l’intrusion de la pandémie… Et il conclue que l›humanité est aujourd›hui en position de reconnaître qu›elle ne peut protéger les frontières géographiques, si la planète ne seraient nullement protégées, et peut-être même le cosmos. La question des frontières nous a fait oublier la dimension humaine de la question, au point de penser que l’horreur pourrait concerner les autres, sans nous y inclure.
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La pandémie de coronavirus a bouleversé toutes les disciplines
Le monde du sport tétanisé Tunis: La Majalla Annulation, suspension ou arrêts définitifs des compétitions sportives... le coronavirus bouleverse le monde du sport. D’un sport à l’autre, les mesures divergent, mais tous gardent un œil vigilant sur cette nouvelle donne qui s’est invitée dans le sport. Coup d›œil sur l›impact du coronavirus sur l›actualité sportive. En Europe, les instances nationales ont annoncé, les unes après les autres, la suspension de leur championnat respectif. En France, les championnats de la Ligue 1 et de la Ligue 2 ont été suspendus « jusqu›à nouvel ordre ». La Ligue de football professionnel (LFP) a pris cette décision à l›issue d›un conseil d›administration réuni en urgence. L›instance dirigeante précise que la mesure a été prise « à l›unanimité » et qu›il « faut placer l›intérêt collectif au-dessus de tout ». Noêl Graët le président de la FFF, avait pour sa part déjà annoncé la suspension de toutes les compétitions dépendant de la fédération. Ainsi en Italie, le pays le plus européen touché par la maladie, la Serie A a été suspendue. En Espagne, la prudence est également de mise et la Liga BBVA (D1) comme la Liga Adelante (D2) ont été suspendues. Dans le même sens, la finale de la Coupe du roi initialement entre le Real Sociedad et l›Athletic Bilbao, a été repoussée à une date ultérieure. Enfin, le voisin portugais a également suspendu les rencontres de ses deux premières divisions « pour une durée indéterminée ». De leurs parts, la Fédération anglaise de football (FA) et la Ligue de football (EFL) ont annoncé que les matchs de Premier League seraient suspendus, ainsi que les matchs internationaux des Three Lions. Dans le même contexte, en Allemagne, sous la pression des joueurs, des clubs et de l›opinion publique, la ligue a pris la décision de se ranger à la posture adoptée un peu partout dans les autres pays européens. Ainsi, tous les matchs de la 26e journée
de Bundesliga initialement prévus à huis clos, ont été reportés. Cette fois c›est au tour de l›UEFA de prendre une mesure afin d›éviter la propagation du virus sur le Vieux Continent. Ainsi, l›instance européenne a décidé vendredi dernier de reporter les matchs de Ligue des champions et de Ligue Europa. En revanche, le débat est bien plus complexe concernant l›Euro de football, initialement prévu en juin 2020. Et pour cause, le maintien du Championnat d›Europe des nations paraît peu crédible et devrait être reporté en 2021.
Autres disciplines… même combat
Existe-t-il encore une discipline qui n›est pas concernée par ces mesures de suspension ? Pas vraiment. Suivant la même logique d›annulation, toutes les compétitions de volley, de handball, de .Rugby, de basket ont été suspendues Ainsi, la Fédération française de rugby (FFR) a suspendu l›ensemble de ses compétitions amateurs. Le tournoi des Six Nations est de son côté reporté. Trois confrontations ont été décalées : Irlande-Italie (7 mars), Italie-Angleterre et France-Irlande (14 mars). Elles devraient être disputées fin octobre. Sur les courts de tennis, les raquettes resteront dans leurs étuis. Aux États-Unis, par exemple, les autorités locales ont pris les devants en annulant le prestigieux tournoi de Miami, chez les femmes comme chez les hommes. Peu de temps après, l›ATP a annoncé que l›ensemble des compétitions masculines étaient interrompues pendant six semaines. De même pour les sports mécaniques. Chez les Moto GP, rien ne roule. Les quatre premiers Grands Prix de la saison (Qatar, Thaïlande, Amérique et Argentine) ont été annulés ou reportés. Aussi, le Grand Prix de Chine prévu le 19 avril à Shanghai a été reporté, celui de Bahreïn le 22 mars sera couru à huis clos et des menaces pèsent sur celui du Vietnam, prévu le 5 avril. Enfin, la première course de la saison d›Indycar, prévue dimanche à St.
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Fin de partie pour toutes les compétitions footballistiques à cause du Covid19-.
Petersburg (Floride), se disputera à huis clos. Outre-Atlantique, même son de cloche. La NBA a été suspendue « jusqu›à nouvel ordre ». Sur décision de la Fédération internationale (Fiba) et l›Euroligue, toutes les coupes européennes sont suspendues. Aux États-Unis, la décision de la NBA a logiquement été suivie par la NHL (hockey) et la MLS (soccer), tandis que l›ouverture de la saison de baseball (MLB) est, elle, repoussée de 30 jours, et que la NFL (football américain) n›a pas décidé de retarder le lancement de sa saison. En France, la Fédération de basket (FFBB) a décidé de reporter toutes les compétitions de clubs. Enfin en Amérique du Sud, les rencontres de Copa Libertadores prévues du 15 au 21 mars ont été suspendues et le début des éliminatoires pour le Mondial 2022 a été reporté. En Inde, par exemple, L›organe de direction du cricket indien, le BCCI, a annoncé le report de son championnat de cricket en raison de l›épidémie de coronavirus. L›Indian Premier League (IPL), où huit clubs s›affrontent dans soixante matchs, devait commencer le 29 mars.
Conséquences économiques
Ces annulations des compétitions sportives à travers le monde à cause de la pandémie provoquée par le coronavirus ont impacté directement et durablement les budgets des clubs, des fédérations, des événements, cumulant des pertes à plusieurs milliards de dollars. En Europe, une étude du cabinet KPMG a estimé que les effets seraient chiffrés à plus de 4 milliards d’euros sur les seuls clubs du Big-five (Angleterre, Espagne, Italie, France, Allemagne).
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En Europe, les instances nationales ont annoncé, les unes après les autres, la suspension de leur championnat respectif. La seule suspension des ligues risquerait d’être terrible pour la comptabilité et la solvabilité de nombreux clubs. Le co-président de l’AS Saint-Etienne, Bernard Caïazzo, parlait même de “conséquences désastreuses” estimées à quasiment 1 milliard pour la seule Ligue 1 française. Aux Etats-Unis, le bilan est tout aussi inquiétant. Une semaine seulement après la suspension et le report de nombreux événements, comme la NBA, l’Open de Tennis de Miami, le tournoi d’Indian Wells ou encore les championnats de NASCAR et d’IndyCar, la ligue universitaire NCAA et les célèbres courses hippiques du Kentucky, la facture apparaît comme désastreuse. Une étude du Centre de recherche américain “Performance Research” estime que, sur la seule première semaine, le coût total dépasserait les 6 milliards de dollars, soit 5,5 milliards d’euros. En comptant à la fois les pertes sèches liées à la billetterie, les renégociations de contrats commerciaux, les indemnités d’annulation, les remboursements et les effets indirects et induits
des événements sportifs, le total est sans précédent. Selon Bill Doyle, vice-président de Performance Research, “l’impact économique de cette pandémie sur l’industrie des sports – et les économies locales qui accueillent ces rencontres – est stupéfiant. [ ] En plus des ventes de billets et des investissements, ces événements soutiennent les emplois et génèrent des revenus pour les entreprises locales en attirant des milliers – parfois des centaines de milliers – de participants dans les villes hôtes”. Parmi les compétitions les plus coûteuses, on retrouve la NBA, dont sa suspension aurait déjà coûté l’équivalent de 1 milliard de dollars (930 millions d’euros) aux 30 franchises nord-américaines.
Les joueurs, première victime
Qui dit championnats à l’arrêt, dit absence de recettes de billetterie et, surtout, possible, voire probable, non-versement d’une partie des droits télévisuels. Dans ce contexte, réduire la masse
En Europe, une étude du cabinet KPMG a estimé que les effets seraient chiffrés à plus de 4 milliards d’euros sur les seuls clubs du Big-five (Angleterre, Espagne, Italie, France, Allemagne).
salariale – elle représente entre 55 % et 65 % des budgets des grandes équipes en Europe – est le levier sur lequel les clubs cherchent à jouer pour se préserver financièrement. Pour parer à cette crise financière, plusieurs clubs de football ont réduit les salaires des joueurs. C’est ainsi que La Juventus a annoncé, qu’elle ne versera pas de salaires de « mars à juin ». Plusieurs clubs allemands ont déjà baissé les rémunérations de leurs joueurs, quand, en France, c’est le recours au chômage partiel qui est privilégié. En Allemagne, les joueurs de Mönchengladbach, du Bayern Munich, de Schalke 04, du Borussia Dortmund, de l’Union Berlin… ont consenti ces derniers jours à des réductions de leur paye. En Espagne, le FC Barcelone, dont la masse salariale est l’une des plus élevées du football mondial (environ 510 millions d’euros sur un budget estimé à 840 millions pour cette saison), les joueurs ont refusé, selon la presse locale, une baisse de 70 % durant le temps du confinement, que souhaitait imposer le président, Josep Maria Bartomeu. Une réduction des salaires a cependant été actée « dans le cadre d’une réduction de la durée de temps de travail », a annoncé le club catalan, jeudi 26 mars. Ces différentes décisions ne sont pas du goût des représentants des joueurs. « Nous sommes extrêmement inquiets qu’un nombre important de clubs, dans plus d’une demi-douzaine de pays, aient commencé à mettre [les joueurs] au chômage technique ou réduire unilatéralement leurs salaires », a déclaré, vendredi 27 mars, le syndicat mondial des footballeurs professionnels. « Le danger, c’est d’avoir des disparités colossales. On a des situations très hétéroclites, qui nécessitent un accompagnement », a également déclaré, pour ce qui concerne la France, Sylvain Kastendeuch, le coprésident de l’Union nationale des footballeurs professionnels, dans un entretien à Ouest France
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Plus de tennis avant le mois de juin
Le Coronavirus met la et les sports 1 Formule mécaniques en panne
Aux USA, c’est la prestigieuse NBA qui est mis en veilleuse
mercredi 25 mars.
Ce que recommande la Fifa
Pour faire face aux conséquences de la pandémie de coronavirus, qui a paralysé le monde du sport, la Fifa a demandé aux clubs et aux joueurs de s›accorder sur les salaires, et a préconisé la prolongation des contrats des footballeurs afin de terminer la saison. La Fédération internationale de football(Fifa), a demandé aux clubs de football et aux joueurs de trouver des accords sur les salaires afin de faire face aux difficultés provoquées par la pandémie de Covid-19. Dans un ensemble de directives établies en accord avec les confédérations, la Fifa, qui se montrera «flexible», préconise également de repousser l›ouverture du marché des transferts tant que la saison en cours ne sera pas terminée. Face à la pandémie de coronavirus qui a eu «un impact majeur» sur les revenus des clubs, le football «doit trouver des solutions
La seule suspension des ligues risquerait d’être terrible pour la comptabilité et la solvabilité de nombreux clubs. justes et équitables (...) avec l›objectif de protéger des emplois», estime la Fifa, selon des sources interrogées par l›AFP. L›instance basée à Zurich, qui dès le 18 mars a constitué un groupe de travail sur les conséquences de la crise du coronavirus, encourage «fortement les clubs et les joueurs» à collaborer pour trouver des accords et des solutions pendant la suspension des compétitions nationales et internationales.
Préserver «l›intégrité et la stabilité» sportive
La Fifa suggère d›étudier quelles mesures sont envisageables, «y compris des mesures gouvernementales» pour soutenir les clubs et les joueurs, que les salaires «soient retardés ou réduits» et si un système d›assurance peut s›appliquer. Il est également suggéré que les contrats des joueurs, ce qui inclut les prêts, «soient prolongés jusqu›à la fin de la saison actuelle», afin de préserver «l›intégrité et la stabilité» sportive. Ces directives ne sont que des recommandations car c›est le droit national, notamment le droit du travail qui s›applique dans chaque État. Concernant la fenêtre des transferts qui devait s›ouvrir cet été, la Fifa permettra de «repousser les fenêtres de transferts pour qu›elles tombent entre la fin de la saison en cours et le début de la prochaine».
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