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«Les excuses du président Macron s’appliquent non seulement à l’Algérie mais à tous les pays »

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Cinq candidats retenus officiellement

Salles de cinéma en Tunisie : Tout un cinéma…

Un magazine politique hebdomadaire

Issue 1772- Novembre 08/11/2019

Un magazine politique hebdomadaire

Issue 1772- Novembre 08/11/2019

Saad Hariri entre démission et supervision de «l›avenir» du Liban www.majalla.com

Olivier poivre d’Arvor ambassadeur de France à Tunis à Majalla

«Les excuses du président Macron s’appliquent non seulement à l’Algérie mais à tous les pays » www.majalla.com


Un magazine politique hebdomadaire

Issue 1772- Novembre 08/11/2019

RDC: Ebola tue par les 24 armes…

Guinée-Bissau: Elections minées par un conflit entre le président et le gouvernement… 26

Le Marocain Walid Azzaro à «Majalla» : « J'espère aider les lions de l'Atlas à se qualifier Mali : ça chauffe et ça brûle au CAN 2021 et au Mondial 2022 » 42 même… Éditeur en chef

HH Saudi Research and Marketing (UK) Ltd

Secrétaire de Rédaction

10th Floor Building 7 Chiswick Business Park 566 Chiswick High Road London W4 5YG

Ghassan Charbel Un magazine politique hebdomadaire

www.majalla.com/eng

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Mostafa El-Dessouki

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Tel : +44 207 831 8181 - Fax: +44 207 831 2310


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Sur cette photo prise le 29 octobre 2019, un éléphant sauvage arrête une voiture sur une route du parc national de Khao Yai dans la province de Nakhon Ratchasima en Thaïlande. (Getty)

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Les étudiants de l'université de Makerere réagissent après avoir été exposés à des gaz lacrymogènes lors de leur manifestation contre l'augmentation de %15 des droits de scolarité à Kampala, en Ouganda, le 30 octobre 2019. (Getty)

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ctualités

L’Afrique en bref Lavrov à son homologue burundais. Selon l’agence de presse gouvernementale russe Tass, Moscou juge en effet « inadmissibles » les « ingérences extérieures dans les affaires intérieures de ce pays (le Burundi) », alors qu’un nouveau rapport de l’ONU accuse la Ligue des jeunes du parti au pouvoir de terribles violations des droits de l’homme. Les Imbonerakure, telle que se dénomme cette ligue, se seraient rendus coupables de meurtres, de disparitions, d’arrestations et de détentions arbitraires, ou encore d’actes de torture et de viols. Bénin Le président bissau-guinéen José Mario Vaz a donné un ultimatum au gouvernement démis.

Guinée-Bissau

Ultimatum au gouvernement limogé

Le président bissau-guinéen José Mario Vaz a exigé mercredi du gouvernement qu’il a limogé de libérer dans les 24 heures les ministères, un ultimatum suivi par celui de l’Afrique de l’Ouest qui a donné 48 heures aux nouveaux ministres “illégaux” de M. Vaz pour démissionner. La poursuite depuis plus d’une semaine de ce bras de fer entre M. Vaz et le Premier ministre soutenu par la communauté internationale qu’il a limogé, Aristide

Décès d'Albert Tévoédjrè, artisan de la démocratie

Gomes, fait peser une hypothèque sur l‘élection présidentielle du 24 novembre. Burundi

Serguei Lavrov à la rescousse

Les autorités russes ont réaffirmé, alors que le pays accueille le ministre burundais des Affaires étrangères Ezéchiel Nigibira tancé par les occidentaux pour des violations présumées des droits de l’homme, leur soutien au Burundi. C’est le message clair envoyé par le ministre russe des Affaires étrangères, Serguei

Le ministre russe des Affaires étrangères, Serguei Lavrov, apporte son soutien au Benin.

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Albert Tévoédjrè, artisan majeur du vent de démocratie qui a soufflé sur le Bénin au début des années 1990.

Le Bénin a pleuré, mercredi, la disparition à 90 ans de l’homme de lettres et politicien Albert Tévoédjrè. Artisan majeur du vent de démocratie qui a soufflé sur le Bénin au début des années 1990, l’homme était également un médiateur dans les crises africaines, mais aussi un défenseur d’une Afrique libre, politiquement et économiquement. Du régime Hubert Maga sous l‘ère duquel il a marqué ses premières années en politique au tournant des années 60-50, à son soutien à la candidature de Boni Yayi en 2006 en passant par la démocratisation au forceps imposée au régime de Mathieu Kérékou en 1990, celui qu’on surnommait « le renard Djrègbè » a su jouer sa carte


Premier producteur de pétrole en Afrique, l’économie du Nigeria dépend à 80 % des recettes pétrolières.

dans les différentes saisons politiques qui se sont succédé au Bénin. Bercé par les théories de la négritude d’Aimé Césaire et par les discours antiimpérialistes, Albert Tévoédjrè , premier médiateur de la République du Bénin, il a également représenté l’ONU dans la crise militaro-politique qui a secoué la Côte d’Ivoire dès le début des années 2000. Nigéria

Vers une diversification de l'économie ?

Selon l’annonce phare du sommet CanadaNigeria qui s’est tenu récemment à Abuja, le Nigeria a indiqué que dans les trois

années à venir, ses recettes devraient être constituées à 80 % des revenus issus des secteurs hors pétrole. « Nous passons d’une économie dépendante du pétrole à une économie non-dépendante du pétrole. Nous pensons qu’au cours des trois prochaines années, le secteur nonpétrolier contribuera à au moins 80 % des recettes totales », a déclaré Tunde Fowler, responsable du Service fédéral des recettes intérieures (FIRS). Sénégal

Haro sur la publicité pour la dépigmentation

Il a été rappelé mercredi aux médias

De nombreuses femmes affirment recourir au “xessal” parce que, selon elles, les hommes préfèrent celles qui ont la peau claire.

audiovisuels du Sénégal qu’il leur est interdit de diffuser de la publicité pour des produits de dépigmentation de la peau, très prisés par les femmes de ce pays d’Afrique de l’Ouest malgré leur danger. “La diffusion, par les médias audiovisuels (radios et télévisions), de messages publicitaires relatifs aux produits de dépigmentation, est interdite par la loi”, a indiqué mercredi le Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA) dans un communiqué en rappelant une loi sur la presse votée en 2017. Les crèmes éclaircissantes pour la peau, à base de corticoïdes et d’agents dépigmentants très puissants, continuent d’avoir un succès dans ce pays où de nombreuses femmes les utilisent malgré les mises en garde régulières des spécialistes de la santé. Afrique du Sud

Après le sacre, les springboks du coach Rassie Erasmus ont été accueillis avec honneur par une foule de supporters.

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Retour triomphal des springboks

Les springboks ont écrasé l’Angleterre de


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ctualités

Les soldats Sierra-Léonais vivent avec une forme ou une autre de traumatisme causé par la guerre civile ou l‘épidémie d’Ebola.

32 buts contre 12 en finale de la coupe du monde samedi à Yokohama, et deviennent ainsi champions du monde de Rugby pour la 3e fois après les sacres de 1995 et 2007. Une chose toute particulière selon les rapports, c’est un capitaine noir qui a soulevé le trophée.

Cris de joie, applaudissements assourdissants, des sud-africains étaient en liesse à l’aéroport, Or Tambo de Johannesburg mardi. Après le sacre, les springboks du coach Rassie Erasmus rentrent à la maison, ils sont accueillis avec honneur par une foule de supporters

L’armée avait annoncé des opérations d’“envergure” dans la région de Beni, théâtre de massacres de civil depuis cinq ans.

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dans une salle saisie de fièvre patriotique. Il a fallu un peu plus de quatre heures à l‘équipe pour atteindre la salle réservée pour la conférence de presse. Sierra Leone

L’armée traite le traumatisme des soldats par le yoga

Un programme de yoga dirigé par l’armée en Sierra Leone aide les soldats à surmonter des décennies de traumatisme causé par la guerre civile des années 90 et l‘épidémie d’Ebola de 2014. L’un d’entre eux, le caporal Michael Kargbo, confie que le Yoga lui procure des bienfaits et lui fait oublier les mauvais souvenirs du passé. Alors âgé de 12 ans, Kargbo avait été enlevé par des rebelles et forcé à participer au conflit qui a duré de 1991 à 2002 et tué environ 000 50 personnes. La majorité des Sierra-Léonais vivent avec une forme ou une autre de traumatisme causé par la guerre civile, l‘épidémie d’Ebola, ou ont été affectés par les


Depuis 2017, une série d’attaques a causé au Mozambique la mort de trois cents civils ;

inondations annuelles mortelles, affirme Musa. RDC

Dix civils tués par des miliciens

Dix civils ont été tués mardi soir dans une attaque attribuée à la milice d’origine ougandaise des Forces démocratiques alliées (ADF) à soixante kilomètres au nord de Beni, dans l’est de la République démocratique du Congo, ont indiqué mercredi des sources locales. “Les ADF ont fait incursion vers 20H00 18(H00 GMT) dans la localité de Kokola. Ils ont tué dix civils, certains

par arme blanche et d’autres par arme à feu”, a déclaré à l’AFP Donat Kibwana, administrateur du territoire de Beni. L’armée régulière avait annoncé la semaine dernière des opérations d’“envergure” dans la région de Beni, théâtre de massacres de civil depuis cinq ans et d’une épidémie d’Ebola déclarée le 1er août 2018. Burkina

37 morts dans l'attaque du convoi d'une société minière

Une embuscade contre un convoi transportant des employés de la société

L’attaque a été perpétrée dans la matinée par des individus armés non identifiés.

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minière canadienne Semafo au Burkina Faso a fait mercredi 37 morts et 60 blessés, a annoncé dans un communiqué le gouverneur de la région de l’Est, le colonel Saidou Sanou. La société minière SEMAFO avait fait part dans un premier temps d’un bilan de “plusieurs morts et blessés”. L’attaque a été perpétrée “dans la matinée” par “des individus armés non identifiés”, selon le gouverneur. Mozambique

Trois civils tués dans une attaque

Trois personnes ont été tuées mercredi dans une embuscade dans le centre du Mozambique, ont annoncé la police et des témoins, la dernière en date d’une série d’attaques après des élections marquées par la violence et des accusations de fraudes. Les élections générales du 15 octobre ont accru les tensions malgré l’existence d’un accord fragile conclu entre le Frelimo (au pouvoir) et son rival, la Renamo, un ancien groupe rebelle devenu parti d’opposition après une guerre qui a eu lieu entre 1975 et 1992. Le Mozambique a connu l’une des campagnes électorales les plus brutales de son histoire. La Renamo a accusé le Frelimo de violer l’accord de paix en ayant recours à la violence et à des mesures d’intimidation le jour des élections.


Encouverture Olivier poivre d’Arvor ambassadeur de France à Tunis à Majalla

«Les excuses du président Macron s’appliquent non seulement à l’Algérie mais à tous les pays » Tunis-La Majalla Son excellence Olivier Poivre d’Arvor ambassadeur de France en Tunisie, est un diplomate à l’équation juste. Il donne, dans l’entretien ci-après, un éclairage subtil et proche de tous les acteurs s'intéressant à cette précieuse dynamique qu'il souhaite mettre en demeure pour entrouvrir toutes les lucarnes essentielles pour une nouvelle méditerranée, équitable et profitable pour tous. Extraits. Comment se portent les relations franco-tunisiennes, qui ont été marquées durant cette période un peu sensible, par des appels à revoir les conventions et les traitées avec la France ? Ce que j’entends notamment à travers la rencontre que j’ai pu avoir avec le président Saïed que j’avais rencontré

La France-Afrique cela fait un temps qu’elle n’existe plus.

avec ses proches et avec ses collaborateurs actuels, au mois d’aout dernier, est que nous sommes aujourd’hui dans une élection qui va permettre de faire démonstration dans les cinq années à venir que la force de la relation entre nos deux pays. C’est une relation d’égal à égal que nous voulons matérialiser, et équitable. Donc au contraire j’entends des choses assez exceptionnelles. Le 15 c’était les élections et le 16 après-midi le premier coup de fil direct, était celui entre le président Macron et le président Saied et donc il est prévu que le président Saied vienne en France et nous souhaitons le recevoir d’une façon plus que digne. Le président Beji était venu en 2015 quelques mois après son élection en visite d’Etat. Donc on souhaite le recevoir en France. M. Le Drian, notre ministre des Affaires étrangères va venir bientôt et M.Chahed a été choisi par M.Saied pour pouvoir passer des messages lors du Forum de la paix qui aura lieu à Paris du 11 au 13 novembre à nous et à Edouard philippes. Pour répondre à votre question, ces appels populistes ont eu lieu au cours des débats électoralistes et les débats populistes qui appartiennent à la Tunisie. Il peut y avoir quelques boucs émissaires mais c’est tout à fait normal quand on est dans une relation d’un couple à la fois

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Olivier poivre

géographique, historique, linguistique culturel comme on l’est entre la France et la Tunisie, c’est normal de trouver de temps en temps quelques boucs émissaires. Mais d’abord c’était très minoritaire. S’agissant des ressources naturelles, ces arguments sont dépassés et erronés et mensongers même si on peut utiliser un terme plus clair. Mais est-ce que le fait que monsieur Saied ait choisi l’Algérie comme premier pays à visiter vous gêne ? D’abord un président il va là où il veut. Ensuite c’est l’évidence même qu’il se rende en Algérie. C’est comme si le président Français n’allait pas en Allemagne après son élection. C’est vrai que nous sommes le premier partenaire économique, le premier partenaire culturel et le premier pays d’échange et que nous serons heureux d’âtre le premier pays qu’il visite de l’autre rive de la méditerranée. Mais encore une fois ce n’est pas le sujet. Le sujet pour nous est de faire en sorte que cette visite soit l’occasion de bien poser les termes de notre relation qui doit-être totalement équitable et qui doit être profitable à la Tunisie, qui n’a pas besoin d’aides, mais qui juste a besoin dans un certain nombre de domaines, qui sont principalement économiques et qui peuvent conforter cette démocratie. Vous dites que nous sommes en train de bâtir une nouvelle méditerranée ? Je pense que comme l’a dit le président de la République M.Macron, le sujet n’est pas la relation entre les gouvernements mais la relation entre les peuples et les

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Je dis souvent que nous coconstruisons quelque chose de nouveau qui est la méditerranée du future, la nouvelle méditerranée. sociétés civiles et ce sont ces relations qui formaient l’intuition du Sommet des deux rives dont la première a eu lieu au mois de juin puis quinze jours après à Marseille. Essayer n’est pas simple mais c’est passionnant et c’est l’avenir d’essayer de construire ensemble une relation entre les sociétés civiles. Ces relations passent évidemment par l’échange et la mobilité. Avec ces bateaux de la mort, ne pensez vous pas que la méditerranée est devenu le cimetière de cette jeunesse. Comment est-ce que l’Europe n’a pas pu faire face à ces tragédies ? J’avoue que c’est un échec. La méditerranée est un échec parce que nous n’avons pas encore trouvé les moyens dans les pays de départ ou de transit d’assurer le bien-être des citoyens. Mais ca ne peut pas être la perspective des jeunes qui naissent dans un pays de dire qu’il faut qu’on parte. Donc ce qui s’est passé en méditerranée orientale, centrale


Encouverture et occidentale, les drames libyens, les drames du Sahel, tout cela ont fait remonter du sud des centaines de milliers de personnes. Je ne parle pas uniquement des tunisiens mais aussi de l’Afrique. Ils ont été souvent retenus en Lybie. La situation libyenne ne favorise pas cette question de la migration et là-dessus se greffent des marchands de mort qui permettent à des gens de monter sur les bateaux alors qu’ils savent qu’ils n’arriveront jamais à destination. Ceux qui arrivent à destination, la France, l’Italie, l’Espagne ou Malte font ce qu’ils peuvent au cas par cas. Mais c’est une question complexe à gérer. D’ailleurs le président Macron vit ces situations comme des situations très douloureuses. Mais ces mouvements on ne les a pas provoqués, il faut, grâce à l’aide au développement faire que ces gens n’aient pas besoin de monter au nord et faire favoriser mieux qu’aujourd’hui la migration, avec en premier l’asile, s’il y a des raisons d’accueillir. Le droit d’asile pour nous est question centrale. Ensuite il faut construire la migration professionnelle. Certes, il y a beaucoup de choses réussies mais il y a malheureusement ce drame qui est aujourd’hui celui de la migration. En effet chaque bateau qui coule au large des côtes nous renvois aux problèmes de nos frontières à ces difficultés à gérer un mouvement d’inégalité flagrante entre le nord et le sud. Quelle est la position de la France à propos de la conférence sur la Lybie à Berlin et aux conditions allemandes ? Je pense qu’il y a des acteurs de bonne volontés, les italiens l’étaient, nous l’avons été lors de la rencontre organisée en 2017 à Saint Cloud entre les deux protagonistes qui ne se parlaient pas à cette époque (Sarrj et Hafter), la deuxième la conférence pour la paix en mai 2018. Nous participerons à cette conférence de Berlin et si elle peut-être utile ce sera tant mieux. Le problème libyen est un problème politique et doit être réglé de manière politique avec pour perspectives les élections qui sont la solution. D’ailleurs quand il y avait eu cette perspective des élections on vu le taux d’inscrits dans le corps électoral beaucoup

Le président Macron a dit des mots très forts sur la colonisation qui s’appliquent non seulement à l’Algérie mais à tous les pays.

augmenter et je pense que les libyens ont envie de voter et n’ont pas envie de se faire la guerre. Mais là aussi pour vous c’est une priorité diplomatique. Je suis certains que vous allez avoir une diplomatie plus active à ce sujet-là. On l’impression que la France-Afrique est devancée par d’autres acteurs chinois et russes ? Vous me parlez d’un temps ancien car la France-Afrique cela fait un temps qu’elle n’existe plus. La France de par son histoire a noué des relations qu’on connait mais l’Afrique aujourd’hui est un partenaire de beaucoup de continents. Mais attention à ne pas caricaturer au nom de l’histoire la relation entre la France et l’Afrique. C’est une relation qui a construit l’époque de l’indépendance tunisienne, qui a construit la francophonie en 70, qui a construit plein de choses et qui a construit le développement. Je ne suis pas certain que la Tunisie se donne corps et âme à la Chine, mais c’est un partenaire nouveau et il est important que la Chine s’intéresse à l’Afrique. Mais je pense que les relations doivent-être équitables aujourd’hui. Je ne sais pas s’il va y avoir des perspectives d’exportation de produits tunisiens en Chine. En tout cas ce serait bien. Comment se porte la Francophonie ? D’abord la Francophonie, n’est pas une affaire française. Elle était inventée par un tunisien, pour un quart des droits d’auteurs, les autres trois quart, c’était Hamani Diori, un nigérien, Senghor, un sénégalais et N. Sihanouk, un cambodgien. Vous avez %25 des droits d’auteurs et c’est Habib Bourguiba. Mais cela fait 50 ans que cette organisation existe, n’est-il pas de renouveler ses outils et sa vision ? Pour vous donner un exemple que la France-Afrique est bien morte et enterrée et pas regrettée, notez bien que la rwandaise et ancienne ministre des affaires étrangères au Rwanda, Louise Mushikiwabo, est la nouvelle secrétaire générale de l’OIF, un pays qui était anglophone et francophone. Donc il ya une modernité et je pense que pour la nouvelle SG de l’OIF, le sommet de Tunis, est un sommet très important, d’abord par ce que c’est son premier sommet. Au-delà de cela c’est un premier sommet africain porté par une africaine dans un pays du Maghreb. C’est du jamais vu. Quand au français, justement la démographie est dense, c’est la septième langue mondiale aujourd’hui, elle va être la quatrième en 2050 en Afrique notamment. Et vous êtes vous avec la langue arabe qui va être la troisième avec l’anglais qui va être la première et le français qui va être la quatrième bien placés. A l’heure où il y a plus de guerres, est-ce qu’on peut parler aujourd’hui de paix, de droit international qui aujourd’hui

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Dans le monde arabe, on parle de recolonisation alors que c’est d’un ridicule absolu. est à la veille des 30 ans depuis la chute du mur de Berlin, et le monde est devenu multipolaires et les influences sont devenues plus complexes. Je pense qu’on a beaucoup plus besoin de diplomates aujourd’hui. Ankara vient de convoquer l’ambassadeur français pour protester contre la résolution adoptée au Parlement français à propos de la protection des Kurdes en Syrie. Pouvez-vous nous expliquer les fondements de la position française ? La question des Kurdes en Syrie est un sujet pour nous. Le Parlement vient d’adopter une résolution et ce n’est pas la première fois qu’il y a un vote sur la question Kurde. Les Kurdes ont fait un grand travail ces dernières années pour éradiquer Daech et je pense que le kurdes comme toutes les autres communautés qui sont minoritaires et éclatées sur plusieurs pays méritent d’être protégées et avec les turcs il y a un différent à propos de cette opération (Ndlr : opération Source de paix) depuis quelques jours.

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n’a plus de place ? Où est la France dans ces projets de paix dans le Proche-Orient ? D’abord, il y a moins de guerres qu’on avait auparavant. C’est par des dizaines de morts qu’au vingtième siècle l’Europe s’est construite. Mais il est vrai aujourd’hui que les guerres sont visibles et les gens les voient partout et c’est pour cela qu’ils ont le sentiment que le monde est en guerre. Moi je voudrais relativiser un peu, car il y a aujourd’hui plusieurs faiseurs de paix. Il est évident qu’il faut travailler à la paix mais le grand sujet c’est le conflit israélo-palestinien où le sentiment est que la paix n’est pas pour demain, la question syrienne aussi. Je pense que la France a un rôle à jouer mais forcément un rôle central et certainement pas toute seule. Il y a de grands acteurs qui aujourd’hui revendiquent un rôle à jouer pour des raisons géographiques aussi. Je pense à la Russie, à la Chine. C’est un monde multipolaire. On a du mal à se faire à l’idée que le monde n’est plus bipolaire depuis les années 90-80. On

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Est-ce qu’il ya des inquiétudes pour la France ? Oui il y a des inquiétudes et je pense que le président Macron s’est prononcé la- dessus récemment, mais il ya aussi des protestations qui ont été levées mais il n’y a pas que la France, il y a aussi l’Union Européenne qui a protesté. Pour nous la question des Kurdes c’est très important surtout avec la menace d’une résurgence de Daech dont un des grands dirigeants a été éliminé mais ce n’est pas parce qu’un de ces commandants a été assassiné que cet hydre à plusieurs têtes ne pourra pas repousser. Daech voudra ressusciter d’une manière ou d’une autre ou sous une autre forme. Plusieurs pays anciennement colonisés s’attendent toujours à un message d’excuse comme cela s’est passé avec l’Algérie ? Le président Macron est très clair la- dessus, il a dit des mots très forts sur la colonisation qui s’appliquent non seulement à l’Algérie mais à tous les pays. Je pense, j’espère, je suis certain que ce n’est pas le sujet des jeunes aujourd’hui même. Evidemment qu’il y a eu des exactions épouvantables. Mais aussi qu’il y a eu un Mendes France, un Alain Savary, un Bourguiba, etc. Il y a eu aussi des gens de grande intelligence en cette période. C’est une histoire qui n’est pas en blanc et noir, c’est une histoire de libération, des indépendances mais des dizaines d’années après la jeunesse n’a pas besoin uniquement de penser à l’indépendance, je pense qu’il faut qu’elle soit libre de faire, d’entreprendre et de rêver, de construire.


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Elections présidentielle en Algérie

Cinq candidats retenus officiellement Par Yahia Maouchi Ils étaient 143 à retirer les formulaires de candidature pour la présidentielle du 12 décembre prochain. 23 seulement ont déposé leur dossier, mais au final, cinq uniquement ont réussi à passer le cap de validation de candidature remplissant toutes les conditions requises pour la candidature à la présidence de la République. Il s’agit de Azzedine Mihoubi (Secrétaire général par intérim du Rassemblement national démocratique - RND), Abdelkader Bengrina (Président du Mouvement El-Bina), Abdelmadjid Tebboune (Ancien Premier ministre), Ali Benflis (Président de Talaie El Houriyet) et Abdelaziz Belaïd (Président du Front Al-Moustakbel). Point de surprise puisque ces noms circulaient il y a quelques jours et quatre des 5 candidats retenus ont été ministres ou chefs de gouvernement sous l’ex-Président. Par ailleurs, le président de l'Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), Mohamed Charfi, a livré les chiffres sur les dossiers déposés par les 23 candidats, les présentant par ordre chronologique de la date de leurs dépôts devant l'ANIE et expliquant les raisons légales ayant amené à refuser les 18 autres candidats à la candidature. Ainsi, selon les chiffres avancés par le président de l'ANIE, le nombre de signatures validés pour Azzedine Mihoubi est de 65.743, récoltés dans

plus de 25 wilayas, comme le stipule la réglementation électorale relative à la présidentielle. Pour sa part, Abdelkader Bengrina, a réussi à récolter 83.342 signatures validées dans 40 wilayas, dont 28 wilayas avec au moins 1.200 signatures. Pour Abdelmadjid Tebboune, 104.826 est le nombre de signatures validées, représentant 47 wilayas, dont 43 wilayas avec plus de 1.200 signatures. Le dossier du candidat Ali Benflis contenait 81.295 signatures validées au total, et qui proviennent de 46 wilayas, dont 33 wilayas avec plus de 1.200 signatures. Enfin, le cinquième candidat retenu par l'ANIE, en l’occurrence, Abdelaziz Belaïd, a présenté 77.239 formulaires signés et validés, représentant 47 wilayas dont 28 wilayas dépassant les 1.200 signatures. Parmi les candidats dont les dossiers n'étaient pas conformes à une ou à plusieurs des conditions légales, citons Belkacem Sahli (ANR), Soulayman Bakhlili (journaliste et producteur télé) et Abderrahmane Arar (président du Réseau NADA). Lors de la présentation des résultats des dossiers de candidature, Mohamed Charfi, a noté que sur 10,5 millions de formulaires retirés par les 143 candidats, seulement 876.855 ont été déposés au niveau de l'Autorité. «Environ 9,2 millions de formulaires ne sont pas revenus», a-t-il déclaré estimant qu'il serait peut-être nécessaire de modifier certaines dispositions légales régissant les candidatures à la présidentielle.

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Interrogé au sujet du contexte dans lequel intervenait l’élection présidentielle, Charfi a sciemment occulté d’évoquer le mouvement populaire qui rejette en bloc la tenue des élections dans les conditions actuelles. Il préférera répondre en évoquant le droit de tout un chacun de voter ou pas, s’engageant à n’épargner aucun effort pour convaincre les électeurs de faire le déplacement le jour J, et promettant de faire, au courant de cette semaine, des révélations sur la gestion du fichier électoral, affirmant que ce qui était auparavant du domaine de l’impossible en la matière est désormais possible. Enfin, M. Charfi a exclu la possibilité de voir l’autorité qu’il dirige solliciter la présence d’observateurs internationaux pour superviser le scrutin. «Nous sommes dans un pays souverain, et il suffit de nous remettre à nos consciences pour réussir cette élection dans les meilleures conditions possibles, afin d’en finir avec la situation de crise que vit le pays » a-t-il dit.

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Les candidats ont appelé le peuple à y participer massivement en vue de faire aboutir cette échéance électorale Premières réactions des candidats

Les cinq candidats retenus par l’Anie pour concourir à la magistrature suprême lors de la prochaine élection présidentielle, se sont tous exprimés à l’issue des résultats annoncés par le président de l’Anie, Mohamed Charfi. Les candidats ont appelé le peuple à y participer massivement en vue de faire


aboutir cette échéance électorale. Ainsi, le candidat du Rassemblement national démocratique (RND), Azzedine Mihoubi a appelé, lors d’une conférence de presse, les Algériens et les jeunes en particulier à «une forte participation» à cette Présidentielle, exprimant ses remerciements à ceux qui l’ont soutenu. Mihoubi a réaffirmé son engagement à veiller à «défendre les valeurs algériennes» dans son programme électoral qu’il a qualifié de «réaliste» tout en s’abstenant de donner des promesses « irréalisables » lors de sa campagne électorale durant laquelle il «sera proche des citoyens», a-t-il dit. Pour sa part, le candidat du Mouvement El-Bina, Abdelkader Bengrina s’est engagé à «rester fidèle au message du 1er Novembre et aux slogans du Hirak», promettant qu’il sera «le président des pauvres, des marginalisés et des investisseurs empêchés d’investir en Algérie mais aussi le président de toutes les régions du pays sans exclusive». Il a expliqué, en outre, que son programme électoral «focalise sur le capital humain à travers la formation et l’enseignement», ainsi que les entreprises créatrices de richesses, tout en soutenant les secteurs essentiels à la croissance, à l’instar de l’agriculture, de l’industrie, du tourisme, ainsi que l’amélioration du climat d’investissement». De son côté, le candidat du parti Talaie El Houriyet, Ali Benflis a formé le vœu de voir «la Présidentielle se dérouler dans la quiétude», appelant le peuple algérien «à aller aux urnes pour choisir le candidat qu’il estime apte à prendre les

rênes du pays». Estimant que l’élection est à même de garantir une transition vers «un nouveau système politique». M. Benflis a souligné «avoir assumé sa responsabilité» en se portant candidat au prochain scrutin avec un programme d’urgence nationale englobant tous les volets politiques, économiques et sociaux. A ce propos, il a proposé «l’ouverture d’un large débat avec l’ensemble de la classe politique en vue de parvenir à un consensus dans le cadre de la Constitution pour établir un régime semi-présidentiel». Par ailleurs, le candidat du Front Al-Moustakbal, Abdelaziz Belaid, a souhaité que la prochaine Présidentielle soit «en faveur de l’Algérie et de son peuple et constitue une fête nationale pour l’Algérie». Il a exhorté, également, les jeunes algériens à «participer, massivement, à cette élection qui constitue la seule solution pour sortir de la crise», affirmant que le nouveau président «est appelé à semer espoir et entente parmi les enfants de l’Algérie tout en œuvrant à les unir». Pour sa part, le candidat indépendant et ancien Premier ministre, Abdelmadjid Tebboune, prévoit une participation «très acceptable» des Algériens à la prochaine Présidentielle, estimant que seule cette élection pourrait permettre au pays de «faire face aux menaces qui le guettent». Il a indiqué que son programme électoral qui «touche à tous les secteurs propose des solutions radicales permettant une transition vers une nouvelle République, commençant par la Constitution jusqu’au secteur

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de la Défense nationale», rassurant qu’il œuvrera à «remettre le flambeau aux jeunes pour leur permettre d’assurer des postes de responsabilité». Mais qu’en est-il justement de ces programmes? En premier lieu, le concept de projet de société ne figure pas, du moins jusque-là, dans les discours et prises de parole de ces prétendants, même s’ils comptent occuper la plus haute fonction de l’Etat dans un

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contexte annonçant une nouvelle ère dans l’histoire de notre pays. C’est dire tout simplement que cela ne fait pas partie de leurs priorités étant donné qu’ils sont tous issus du courant conservateur, ayant présidé aux destinées du pays depuis l’indépendance. La gouvernance qui ne revêt pas toujours toute l’importance qu’elle mérite, est évoquée par certains. En outre, sur le plan institutionnel, le mot d’ordre réunissant tous les candidats est «la nouvelle République», qui devra passer par un renouvellement de ses institutions, pour donner, ainsi, naissance à une «Algérie nouvelle bâtie sur la démocratie, la justice et l’égalité des chances bannissant toute exclusion». Ils se rejoignent également sur l’impératif de «préserver l’unité nationale et de se dresser contre l’ingérence étrangère dans les affaires internes du pays». L’économie, aussi stratégique qu’elle soit, reste encore relativement absente. En somme, même s’ils ne s’empêchent pas de se prononcer contre la gestion de l’actuel Exécutif pour certains dossiers, à l’exemple du projet de loi sur les hydrocarbures, il n’y a pas de propositions économiques pertinentes dans leurs premières déclarations, en attendant les programmes respectifs des candidats. Concernant le volet social, aucun candidat ne s’est prononcé sur le maintien ou non des subventions qui continuent de peser lourd pour le Trésor public. L’un des dossiers importants qui pourrait être un atout entre les mains du prochain premier dirigeant du pays est l’apport


de notre diaspora à l’étranger, notamment en cette période difficile.

Comment faire pour aller au-devant d’une population récalcitrante? Après avoir décroché le quitus de l’Anie, les cinq candidats, retenus officiellement, entameront dans quelques jours l’étape la plus décisive de la course vers la magistrature suprême, à savoir la campagne électorale. Une étape qui les enverra à l’assaut de l’électorat, face auquel chacun devra présenter son programme et le confronter aussi à ceux des concurrents. Ainsi, les cinq prétendants devront, désormais, composer avec le Mouvement populaire.

Ce n’est qu’une fois ce cap de confiance rétabli avec les citoyens que les cinq compétiteurs pourront se lancer dans la présentation des grandes lignes de leurs programmes

Ils auront, ainsi, à relever le défi de convaincre les manifestants rejetant l’élection présidentielle. Les convaincre d’aller voter et surtout de leur accorder leurs voix. Ce défi s’avèrera difficile, d’autant plus que, prônant le changement aujourd’hui, quatre des cinq personnalités, à l’exception de Benflis qui a été le premier opposant à l’ancien président de la République, ont, non seulement soutenu Bouteflika mais aussi ont mis en œuvre aussi son programme. En effet, les positions politiques prises, les déclarations faites et le courage de s’opposer aux injustices, ce sont là des actions qui vont refaire surface pour crédibiliser ou disqualifier les postulants à la prochaine présidentielle aux yeux du peuple. Les candidats devront donc trouver les arguments convaincants. Ce n’est qu’une fois ce cap de confiance rétabli avec les citoyens que les cinq compétiteurs pourront se lancer dans la présentation des grandes lignes de leurs programmes. Et là, ils devront éviter les promesses électorales utopiques car le peuple a été inondé durant des décennies de faux engagements et n’est plus en mesure d’en recevoir. Les candidats, s’ils veulent convaincre, devront être concrets, concis et aller droit au but. Pour capter l’attention du citoyen, ils devront lui parler des changements qu’ils ont l’intention d’entreprendre le lendemain même de leur prestation de serment ou au plus durant les six premiers mois de leur règne. Il s’agira surtout de la mutation qui devra être opérée sur les plans politiques et économiques. Car, les Algériens aspirent à la construction d’un

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Etat de droit avec plus de libertés et une justice indépendante, mais aussi à s’assurer un niveau de vie convenable : avoir un travail, un logement… Et avec la situation économique du pays qui annonce les années des vaches maigres, il n’est pas évident pour un futur président de répondre aux aspirations attendues. Les candidats devront donc tenir un langage cru et réaliste pour qu’une fois l’un d’eux élu, il ne fera pas face à une série de grèves qui pourraient l’emporter dans leur sillage. Seul le franc-parler, l’engagement sincère et les actes prompts pourront séduire les électeurs. Ce sont là les qualités recherchées dans le prochain président de la République et comme dans le conte de Cendrillon, chacun des cinq candidats devra essayer pour voir si la chaussure va à son pied. Si ce n’est pas le cas, le peuple-roi n’aura pas trouvé sa reine. Cependant, la question qui se pose dans toute son acuité est de savoir comment les cinq candidats pour la prochaine présidentielle vont mener leur campagne électorale. Face à une population récalcitrante, voire hostile, peuvent-ils objectivement organiser des meetings et des sorties sur le terrain, pour expliquer leurs programmes et convaincre les citoyens d’aller voter, eux qui, en temps normal déjà, ont souvent boudé les urnes ? Comment s’y prendront-ils pour remplir les salles ? Des questions qui renseignent sur la difficulté de la tâche qui attend les candidats à la prochaine présidentielle. À moins que le gouvernement ne vienne à leur rescousse en réquisitionnant la force publique, comme c’était le

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cas, lundi 4 novembre, avec les magistrats d’Oran, pour leur permettre de tenir des rencontres publiques. Sauf qu’une telle option n’est pas exempte de risques, puisqu’elle peut bien provoquer des tensions, voire des débordements. C’est dire combien sont grandes les incertitudes qui planent sur une présidentielle mal partie, mais que les autorités veulent tenir, vaille que vaille. Il convient de noter, par ailleurs, que le Conseil constitutionnel devra valider, par décision, la liste définitive des candidats à l'élection du président de la République, y compris les recours dans un délai de 7 jours, à partir de la date de transmission de la dernière décision de l'ANIE. Il publiera également cette liste au Journal officiel». Il est à préciser que, selon la loi, la campagne électorale dure trois semaines et elle est déclarée ouverte, 25 jours avant la date du scrutin, soit le 17 novembre courant. Elle s’achèvera à trois jours du vote, soit le 9 décembre prochain.

Qui sont les cinq candidats ?

Enfin, quelles sont ces cinq différentes personnalités ayant toujours fait partie du paysage politique algérien, et qui prétendent aujourd’hui au haut rang de président de la République ? Le président du parti Talai El-Houriyat, Ali Benflis, participe à cette élection pour la troisième fois, après celles de 2004 et de 2014. M. Benflis a occupé plusieurs hautes fonctions au sein de l'Etat, la plus importante étant celle de chef de gouvernement. Né le 8 septembre 1944 à Batna, il a entamé sa carrière en qualité de


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olitique

magistrat, et assumé les fonctions de procureur de la République de Batna, procureur général près la Cour de Constantine, outre des responsabilités exercées au sein du ministère de la Justice. En 1974, il quitte le corps de la magistrature pour le métier d'avocat avant d'être élu en 1983 bâtonnier de la région Est du pays. M. Benflis a été, également, membre fondateur de la Ligue algérienne des droits de l'Homme, membre de son comité directeur et délégué de la région Est du pays de la ligue. Après les évènements du 5 octobre 1988, il a été désigné au poste de ministre de la Justice au sein du gouvernement de feu Kasdi Merbah, une fonction qu'il a continué à assumer dans deux gouvernements successifs. En 1997, il est élu député du parti du Front de libération nationale (FLN) et désigné, par ses pairs, membre de la Commission des affaires étrangères de l'Assemblée populaire nationale (APN). Deux ans après, en 1999, il dirige la campagne électorale de Abdelaziz Bouteflika pour l’élection présidentielle de 1999. Il occupe ensuite successivement les postes de secrétaire général de la présidence de la République, puis directeur de cabinet de la Présidence et chef du gouvernement, après la démission de Ahmed Benbitour le 26 août 2000. Ali Benflis est nommé chef du gouvernement le 26 août 2000. Un poste qu’il quittera le 5 mai 2003, après un différend avec le président Bouteflika. Il se présente à la présidentielle de 2004 et se classe 2e avec 6,42 % des voix. Il boycotte la présidentielle de 2009 et prend part à celle de 2014 où il fait un score de %12,30. Il crée le parti Talaië El Hourriyete et contribue à l’animation de l’opposition jusqu’à ce jour. Il est présenté par les observateurs comme le favori du

les cinq candidats, retenus officiellement, entameront dans quelques jours l’étape la plus décisive de la course vers la magistrature suprême, à savoir la campagne électorale

scrutin. Abdelmadjid Tebboune est né le 17 novembre 1945 à Méchira (wilaya de Naâma). Il entame sa carrière politique en 1975 en tant que secrétaire général, chef de Daïra relevant de la wilaya de Djelfa, avant qu’il ne soit muté en 1977 au même poste à la wilaya d’Adrar, puis à la wilaya de Batna en 1979. En juin 1991, il devient ministre délégué chargé des Collectivités locales auprès du ministre de l’Intérieur, dans le gouvernement Ghozali. Il quitte le gouvernement en 1992. Il sera rappelé par le président Abdelaziz Bouteflika en 1999 au poste de ministre de la Communication et de la Culture, dans le gouvernement Benbitour, portefeuille qu’il n’occupera que 6 mois avant qu’il ne soit rappelé

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une 2e fois au poste de ministre délégué chargé des Collectivités locales. En 2001, le président le nomme au poste de ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville au sein du gouvernement Benflis, jusqu’en 2002. Il revient au gouvernement en 2013 et reprend le portefeuille de l’Habitat. À l’issue des législatives de 2017, il est nommé par le président, le 24 mai 2017, Premier ministre. Il quittera cette fonction dans des circonstances assez particulières. Abdelaziz Belaïd est né le 16 juin 1963 à Maroua, wilaya de Batna. Il est titulaire d’un doctorat de médecine et d’une licence en droit. En 1986, il adhère au FLN et devient le plus jeune membre du comité central. En 2001, il est à la tête du comité chargé de la préparation du Festival mondial de la jeunesse, organisé à Alger. Abdelaziz Belaïd quitte

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le FLN. Suite à des désaccords avec la direction du FLN, Abdelaziz Belaïd claque la porte et dépose une demande d’agrément pour son propre parti. Le 9 février 2012, il crée son parti, le Front El Moustakbal. Celui-ci voit le jour à trois mois des législatives algériennes. Il réussira à faire élire deux députés. Il participe à l’élection présidentielle de 2014 et récolte 06 ,3 % des voix exprimées. Son parti progresse sur l’échiquier politique et décroche plus de sièges lors des législatives de 2017. Depuis cette date, son principal objectif est de se présenter à ce scrutin présidentiel. Il a figuré sur la liste des prétendants à la présidentielle d’avril dernier. Azzedine Mihoubi est né le 1er janvier 1959 à Khadra, à Mostaganem. En 1984, il sort diplômé de l’École nationale d’administration d’Alger dans la section administration. Il a commencé sa carrière en tant que journaliste en 1986. En 1996, il devient directeur de l’information à l’Entv. En 2006, il devient directeur général de la radio algérienne de 2006 à 2008 et, en 2010, il est nommé directeur de la Bibliothèque nationale d’Algérie, fonction qu’il occupe de 2010 à 2013. Mihoubi a été membre de l’Assemblée populaire nationale de 1997 à 2002. C’est en 2008 qu’il est nommé secrétaire d’État chargé de la Communication. Un poste qu’il occupera deux ans… En 2015, le Premier ministre Abdelmalek Sellal lui propose le portefeuille de la Culture. Poste qu’il occupe de 2015, jusqu’en mai 2017, lors d’un remaniement ministériel à la suite des élections législatives, il est renommé par le président Bouteflika au poste de ministre de la Culture dans le gouvernement de Abdelmadjid Tebboune. Poste où il est reconduit lors du remaniement ministériel d’août 2017 dans le cadre du gouvernement de Ahmed Ouyahia. En juillet 2019 lors d’une session extraordinaire, démocratique des membres du conseil national du Rassemblement national (RND), il est nommé secrétaire général par intérim du parti. Abdelkader Bengrina, né le 1er janvier 1962 à Ouargla, est un homme politique membre de la mouvance islamiste, ancien ministre du Tourisme. Proche de Mahfoud Nahnah au sein du Mouvement de la société pour la paix (MSP), il est désigné membre du conseil national de transition en 1994. Il est ensuite nommé ministre du Tourisme et de l’Artisanat en 1997 lors de l’entrée du parti islamiste pour la première fois au gouvernement. Il est par la suite tête de liste du même parti à Alger lors des législatives de 2002. Entré en dissidence avec le MSP, il suit en 2009 Abdelmadjid Menasra pour fonder le Mouvement pour la prédication et le changement (MPC). Il lancera en 2013 avec d’autres dissidents Al Bina Al Watani. Il a été candidat à l’élection présidentielle d’avril dernier.


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RDC: Ebola tue par les armes… Par La Majalla

La victime, Papy Mumbere Mahamba, animait une émission au sujet d'Ebola sur la radio Ebola est certes un virus, mortel surtout, mais communautaire de Lwemba. En RDC, les aussi une croyance, qui croisé avec toute la radios locales restent l'un des meilleurs moyens mémoire d’un peuple, arrive à façonner toute une d'informer les populations. société. De ce fait, cette épidémie est devenue, à Jacques Kamwina, un journaliste de la radio la fois un enjeu important, mais aussi, source de Lwemba a déclaré : «Notre collègue Papy Mumbere Mahamba a été assassiné a son domicile clivages sociétaux. En République démocratique du Congo, un par des inconnus munis d'armes blanches (...) Il animateur de radio locale, impliqué dans la lutte revenait de la radio où il animait une émission sur contre la maladie à virus Ebola, a été assassiné la lutte contre Ebola ». Sachant que les mobiles dans la nuit de samedi à dimanche à son domicile de l'assassinat restent pour l'instant inconnus. par des hommes armés dans le nord-est de la, a-t- Il faut rappeler que l’épidémie a jusqu'à présent tué 2.185 personnes sur 3.274 cas, selon les on appris de sources concordantes. Selon le général Robert Yav, commandant des autorités congolaises. La RDC lutte contre une Forces armées congolaises à Mambasa, dans la épidémie d'Ebola déclarée le 1er août 2018. province de l'Ituri (nord-est) «Vers 19H00, des Elle touche les zones reculées et conflictuelles bandits non encore identifiés ont fait incursion des provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de chez un agent de la riposte contre Ebola à l'Ituri. Lwemba, ils l'ont tué, blessé sa femme et Une partie de la population et aux violences armées, oppose une grande résistance aux les incendié sa maison» actions de sensibilisation. Chose qui freine les opérations de riposte anti-Ebola. Ebola autrement… «Un agent communautaire impliqué dans la lutte L'actuelle épidémie d'Ebola est la dixième sur le à Lwemba a été tué», de l’avis du professeur sol congolais depuis 1976 et la deuxième la plus Steve Ahuka, coordonnateur national de la grave de l'histoire après celle qui a fait quelque 11.000 morts en Afrique de l'Ouest en 2014. riposte contre Ebola a également confirmé que.

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Une épidémie très dangereuse….

les Nations unies et les gouvernements, via leurs Identifié depuis 1976, ce virus se caractérise par ministères de la santé, des affaires étrangères ou un taux de mortalité élevé, allant de 25 à 90 % encore leurs armées. Les scientifiques d’horizons selon la souche concernée. Cependant, les pays divers, virologie, immunologie (mécanismes confrontés à Ebola ne sont plus aussi démunis de défense de l’organisme), santé publique, que par le passé. Pour la RDC, par exemple, il anthropologie, sociologie, ont eux aussi participé s’agit d’une huitième épidémie –récurrence qui à la progression des connaissances. confère à son système de santé une certaine C’est notamment suite à l’épidémie ayant sévi expérience. Des enseignements ont ainsi pu être en 1995 à Kikwit en RDC que les intervenants tirés, par les acteurs de la santé publique locaux de terrain avaient souligné la nécessité d’un test et internationaux, des multiples épidémies qui ont de diagnostic rapide –qui existe aujourd’hui– ou encore de l’amélioration des procédures de prise touché l’Afrique Subsaharienne. en charge des patients qui, elles, laissent toujours Le savoir a progressé dans les grandes ONG à désirer. De fait, les études concordent toutes humanitaires, particulièrement Médecins sans aujourd’hui pour affirmer que les patients atteints frontières et la Croix rouge, mais aussi dans d’Ebola ne peuvent pas être seulement isolés et les ONG locales, les organismes internationaux soignés avec des traitements symptomatiques par comme l’Organisation mondiale de la santé (OMS), des soignants en tenues de cosmonautes.

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Guinée-Bissau: Elections minées par un conflit entre le président et le gouvernement… Par La Majalla

Guinée et du Cap-Vert (PAIGC), qui a conduit à l'indépendance cette ex-colonie portugaise. Les experts et les spécialistes en sciences La campagne doit s'achever vendredi, 22 politiques, le disent et le rappellent : Il ne novembre, a commencé sans grands bruits. faut pas assimiler la démocratie aux élections La capitale était calme dimanche matin, et la uniquement. Comme il ne faut jamais limiter les circulation est fluide. Aussi, seules quelques affiches et banderoles devant les sièges de élections à la simple opération du vote. Chose qui se confirme dans plusieurs pays, campagne des candidats et à de rares endroits surtout en phase de transition démocratique, ou étaient dimanche matin visibles. de pays n’ayant pas acquis une stabilité politique Campagne sur fond d’un duel mortel. certaine. A l’exemple de la Guinée-Bissau, où L’après-midi, l'ambiance était montée d'un la campagne pour l'élection présidentielle du 24 cran, dans le centre de Bissau où des affiches novembre a débuté samedi, dans un contexte de de candidats étaient placardées sur des murs rapport de force entre le président sortant José de nombreuses rues. Près de la cathédrale, non Mario Vaz, candidat à sa succession, et son loin du port, des centaines de jeunes partisans de gouvernement qu'il a limogé contre l'avis de la l'ancien Premier ministre Carlos Gomes Junior, à l'effigie de leur leader, sont juchés sur deux communauté internationale. Des élections avec une douze de prétendants, plateformes diffusant une musique poussée à en lice, dont les plus en vue, M. Vaz, 62 ans, fond. Divers militants étaient vêtus aux couleurs et son ancien Premier ministre, Domingos de leur candidat alors qu'un cortège du PAIGC, Simoes Pereira, chef de la majorité menée avec une longue file de voitures 4X4 s'ébranlait par le Parti africain pour l'indépendance de la en direction de la province.

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Le président en exercice, élu en 2014, continue de défier la communauté internationale en maintenant le gouvernement qu'il a formé jeudi. Une délégation de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), médiatrice dans la crise en Guinée-Bissau, est arrivée samedi soir dans ce pays, où l'attitude de M. Vaz fait peser des incertitudes sur la tenue du scrutin du 24 novembre. Il a nommé mardi Faustino Imbali, nouveau chef de gouvernement avec une équipe de 17 ministres et 14 secrétaires d'Etat, après avoir limogé lundi le Premier ministre, Aristides Gomes et son gouvernement. Une élection sur fond d’un coup d’Etat. Ce dernier a dénoncé après son limogeage, dénoncé «un coup d'Etat en préparation pour arrêter le processus de préparation de l'élection présidentielle du 24 novembre». La communauté internationale avait accepté que le président en exercice reste à son poste jusqu'à la

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présidentielle, même si son mandait a pris fin en juin dernier. Le Conseil de sécurité de l'ONU a appelé vendredi, dans une déclaration adoptée à l'unanimité de ses 15 membres, au respect de la date de la présidentielle en Guinée-Bissau, en rejetant le changement de gouvernement décidé par son président. La Cédéao, l'Union africaine et l'Union européenne ont également désavoué le président Vaz. Ce dernier a assuré que la présidentielle aurait bien lieu le 24 novembre, avec un éventuel deuxième tour le 29 décembre. Depuis son indépendance conquise, de hautes luttes en 1974, l'ancienne colonie portugaise va de putschs en tentatives de coup d'Etat, et d'un gouvernement à l'autre. La présidentielle est censée maintenir le cap de la légalité constitutionnelle retrouvée avec l'élection de M. Vaz en 2014.


Mali : ça chauffe et ça brûle même… Par La Majalla Le Mali vient de vivre depuis vendredi deux attaques djihadistes, avec la mort d’au moins 51 de ses soldats. Deux opérations qui viennent allonger une longue liste de victimes, devant une désolation totale, mais aussi, un manque d’initiative chronique, de la part des autorités. Le Mali, pays sahélien pris dans un tourbillon de violences djihadistes depuis 2012, est en émoi et compte ses soldats morts au front : fin septembre, au moins 40 soldats tués dans l'attaque de camps militaires dans le centre du pays, vendredi, au moins 49 dans l'attaque d'un camp militaire dans le Nord-est, samedi, deux dans l'explosion d'un engin

explosif dans le Centre. Les terroristes «étaient à moto», le moyen de transport privilégié par les groupes jihadistes au Sahel.

Une récurrence bien douloureuse…

Selon un officier de l'armée malienne, les «terroristes» ont mené une attaque surprise à l'heure du déjeuner». Trois groupes distincts ont attaqué la base militaire de l’Armée malienne, de façon simultanée, selon un rapport interne onusien consulté dimanche. Samedi, la «Province Afrique de l'Ouest», du groupe Etat islamique a dans un communiqué revendiqué l'attaque. Ainsi que la pose d'une bombe artisanale dans la même

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zone de Ménaka qui a tué le même jour un soldat français de l'opération Barkhane (4.500 hommes, déployés au Sahel depuis 2014).

Un horizon trouble…

Cette nouvelle attaque, un mois après celles des camps de Mondoro et Boulkessi (centre), suscite des interrogations sur les capacités d'action de l'armée malienne dans cette région où se trouvent les frontières de plusieurs pays, notamment le Niger et le Burkina-Faso, touchés eux aussi par les attaques djihadistes. «L'armée malienne a perdu près d'une centaine d'éléments à Boulkessi et à Indelimane, cela va laisser des traces», estime un observateur à Bamako. Après la double attaque de Mondoro et Boulkessi, plusieurs manifestations de femmes de militaires avaient eu lieu à Bamako et Sévaré (centre). Le président Ibrahim Boubacar Keïta ne s'est pas encore exprimé publiquement sur les événements de vendredi et samedi. Il avait appelé à plusieurs reprises les Maliens à soutenir leur armée, en reconnaissant toutefois que «nos moyens deviennent limités» et que ce qui s'était passé à Boulkessi «pourrait malheureusement survenir encore». Le pouvoir «semble à court de solutions face aux

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attaques», avait dit à l'époque un diplomate occidental. Les faibles moyens de l'armée et le peu d'emprise de l'Etat sur le territoire renforcent ce sentiment, selon lui. Cette région dite des «trois frontières» entre Mali, Burkina et Niger, est la zone d'action du groupe EIGS depuis sa création en 2015. Le groupe est emmené par Adnan Abou Walid AlSahraoui, ancien membre du Front Polisario dans les années 1990 qui a été dans les années 2010 un des principaux responsables du Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao) un des groupes djihadistes qui avaient pris le contrôle du nord du Mali en 2012. Il avait fait dissidence en mai 2015 pour prêter allégeance à l'EI. Présent dans la zone de Ménaka, dans l'ouest du Niger et dans l'est du Burkina Faso, l'EIGS avait notamment revendiqué l'attaque de Tongo Tongo, en octobre 2017 au Niger, qui avait coûté la vie à quatre soldats américains et quatre militaires nigériens. Symbole de son importance aujourd'hui dans la nébuleuse djihadiste sahélienne, les Etats-Unis ont promis en septembre des récompenses pouvant atteindre cinq millions de dollars en échange d'informations pour localiser Al-Sahraoui.


Issue 1772- Novembre 08/11/2019

Un magazine politique hebdomadaire

Saad Hariri entre démission et supervision de «l›avenir» du Liban www.majalla.com


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rt que la commémoration du cinquantième anniversaire de l’ambassade du Japon en Tunisie a connu plusieurs temps forts durant le mois d’octobre avec la venue d’une délégation japonaise d’artistes et de cinéastes.

Les JCC 2019 rendent hommage à Nejib Ayed

Rares sont les cérémonies où se mêlent avec autant de force la douleur de la perte à la douceur du souvenir. Mais c ‘est ainsi que s’est déroulée la cérémonie officielle d’hommage à Feu Néjib Ayed organisée ce matin, dimanche 27 octobre à la salle Omar Khelifi à la Cité de la Culture à Tunis. En présence du Ministre des affaires culturelles, Mohamed Zinelabidine, de la famille de

Public record pour le cinquantenaire de l’ambassade du Japon

l’ambassade du Japon en Tunisie. La soirée s’est déroulée devant un public record qui a investi tous les recoins de l’immense La clôture de l’Octobre musical de ancienne cathédrale de Carthage. Hideaki Carthage a été placée sous le signe de Tsuji au shamisen et Keita Kanazashi aux tambours ont excellé et donné à leur l’amitié tuniso-japonaise. En effet, le concert de clôture s’inscrivait spectacle de superbes tonalités. Le public également dans le cadre plus large ravi a applaudi à tout rompre donnant à la des célébrations du cinquantenaire de soirée les accents d’une fête totale. Notons feu Nejib ayed, de ses amis, collaborateurs, ainsi que de nombreux artistes, cinéastes et journalistes, les intervenants ont tour à tour pris la parole pour rendre hommage à l’homme, l’intellectuel engagé, le père et le compagnon qu’il a été.

Kouider Bessakra, un érudit, un penseur

Lumière céleste, souffle du Paradis, un murmure, un dernier regard, et déjà le Ciel. Voilà comment la mort prend le Professeur feu Kouider Bessakra, ne laissant derrière lui comme ultime héritage qu’un savoir tracé sur du papier jauni par l’âge. Aujourd’hui, l’Algérie perd d’abord M. Kouider l’Érudit, le Penseur dont la

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souligne un communiqué du gouvernement. «Je suis heureux que l’action du groupe soit reconnu au plus haut niveau. Le Cesec sera une tribune pour continuer à mener des actions pour le bien-être de la population», a affirmé le chanteur de 40 ans.

L›Égypte dévoile 30 cercueils de la sagesse est des plus rares et la dévotion lien existant entre la réalité et la littérature 22e dynastie incommensurable. Professeur de physique, fervent passionné de philosophie et de sciences sociales, son parcours fut marqué par la qualité de sa réflexion et de son analyse.

sénégalaise, éclairé par les interventions de Hamidou Sall, Khallil Diallo, Rahmatou Seck Samb et modérée par l’universitaire Aicha Kassoul. Lauréate du Grand prix du président de la République pour les Lettres,

24 ème SILA : La littérature sénégalaise à l’honneur

Les Fonctionnaires égyptiens l’ont décrite comme l’une des plus grandes et des plus importantes découvertes de ces dernières années. 30 anciens cercueils en bois, conservés pendant des milliers d’années dans la vallée des rois à Louxor

A la faveur du 24ème édition du Salon international du livre d’Alger, trois écrivains et auteurs sénégalais se sont appropriés, durant deux heures, jeudi dernier, l’espace de l’escale littéraire pour parler de leurs œuvres. En effet, l’espace de l’escale littéraire du SILA a été étrenné, jeudi après-midi, par des auteurs sénégalais dont leur pays est l’invité d’honneur de cette 24e édition du Salon international du livre d’Alger. Ainsi, cette escale littéraire à Dakar a permis, à plus d’un, de découvrir le

édition 2017, l’écrivaine sénégalaise Rahmatou Seck Samb pose dans son roman «A l’ombre du négus rouge», la question des chutes des empires et des conséquences violentes qui en découlent. Elle est convaincue que l’écriture est avant tout un devoir de mémoire.

en Egypte. Le ministère des antiquités a officiellement dévoilé la découverte faite à Asasif, une nécropole sur la rive ouest du Nil, lors d’une conférence de presse. «Nous n’avons pas encore fini. L’excavation se poursuit et, à la demande du ministre, nous emmènerons les médias et les équipes de A›Salfo, au Conseil économique… tournage à l’endroit où les cercueils ont Le chanteur Salif Traoré, dit A’Salfo, été trouvés. C’est à 200 mètres d’ici», leader de Magic System, groupe star de la a déclaré Mostafa al-Waziri, président musique ivoirienne, a été nommé au Conseil du Conseil suprême des antiquités. Les économique, social, environnemental et cercueils, destinés aux hommes, femmes et culturel (Cesec) de Côte d’Ivoire. «Le enfants de la 22e dynastie soit entre 945 Président de la République a procédé (…) à et 715 avant Jésus-Christ ont été retrouvés la nomination de membres du (Cesec) dont à seulement un mètre sous terre, empilés Salif Traoré dit Asalfo, Artiste musicien», en deux rangées. Malgré leur âge, les

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peintures noires, vertes, rouges et jaunes de serpents, d’oiseaux, de fleurs de lotus et de hiéroglyphes qui couvrent les cercueils sont encore clairement visibles. On pense qu’ils appartiennent à des membres de la famille de grands-prêtres.

Zimbabwe : le comédien le plus célèbre sauvé par ses compatriotes

Dépourvu de moyens financiers, Lazarus Boora, le comédien le plus célèbre du Zimbabwe a failli mourir d’appendicite n’eût-été la solidarité de ses compatriotes

Au Nigeria, la petite ville d’Igbo Ora, au sud-ouest du pays abrite le festival des jumeaux. Cet événement, le deuxième de son histoire qui se tient dans cette ville, rassemble dans une ambiance festive, des jumeaux de tout sexe et âge confondu. Dénommé le «twin festival» (festival des jumeaux en anglais), ce rendez-vous est une occasion de célébrer l’existence de ces individus atypiques dans cette partie du pays. «Vous savez, les jumeaux, nous sommes merveilleusement faits. Dans n’importe quelle maison, où un jumeau est né dans la culture yoruba, ce sont des enfants qui apportent la fortune à leur famille», expliquent les frères Akat. Selon la croyance populaire ici, donner la vie à des qui ont financé son opération chirurgicale. jumeaux est la résultante d’un plat appelé Plus de peur que de mal. Lazarus «ilasa» fait à base de soupe d’ignames et de Boora va maintenant mieux. Ce, après feuilles de gombo. la réussite de l’opération chirurgicale qu’il a subie la semaine dernière pour La culture pour remonter le moral une inflammation de son appendice. Au des policiers moment du déclenchement de sa maladie, L’Afrique du Sud a organisé du 17 au Lazarus Boora était fauché. Seul face à 19 octobre, le 27è Festival de l’unité de la souffrance, il sentait déjà l’ange de la la musique et de la culture de la police mort lui souffler à l’oreille comme pour lui (POLMUSCA). Et il a été encore question de resserrer les rangs face à la criminalité. demander de se dépêcher. Quartier général de la police de la ville de Bloemfontein. À voir ces milliers Célébration des jumeaux d’hommes et femmes en bleu venus de toutes les neuf provinces d’Afrique du Sud autour du ministre de la sécurité le général Bheki Cele, on se dirait qu’il y a péril en la demeure. Bien au contraire ! Il s’agit de la cérémonie d’ouverture de la 27è édition du Police’s Music and Culture Unity Festival (POLMUSCA). Autrement dit, Festival de l’unité de la musique et de la culture de la police qui a été clôturé le 19 octobre.

King Mensah lance un appel aux jeunes

Le duo Barabas et Master Just (Toofan) a été sacré meilleur groupe africain aux AFRIMMA 2019. Une distinction de plus pour le groupe togolais qui n’a pas laissé indifférent les internautes. Parmi les réactions, celle de King Mensah. Le roi de la musique togolaise a félicité Toofan

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d’inspiration traditionnelle, l’artiste découverte de l’année, le tube de l’année, l’album de l’année et découverte DJ de l’année (une nouveauté).

Concours international «La Différence – Abidjan 2019»

pour son sacre. «Ce matin, très ravi, je suis, d’apprendre que Barabas et Master Just sont encore une fois sacrés «Meilleur groupe Africain 2019.

All Music Awards : 17 acteurs seront primés…

Lors d’une conférence de presse animée par Patrick Blandé, Directeur général de la radio Zéphyr, initiatrice de l’événement, la date de la grande finale de l’acte 16 des «All Music Awards» est fixée. Le rendez-vous est pris pour le samedi 21 décembre prochain

au Palais des Congrès de Lomé. Les meilleurs de 17 catégories seront honorés : le meilleur artiste masculin de l’année, la meilleure artiste féminine de l’année, la meilleure chanson lover, le meilleur artiste gospel de l’année, la chanson urbaine de l’année, la meilleure chanson hip-hop de l’année, la meilleure artiste de la diaspora de l’année, la meilleure collaboration musicale de l’année, le meilleur réalisateur musical de l’année, le meilleur beat-maker de l’année, la meilleure vidéo de l’année, la révélation de l’année, la chanson

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Après l’édition 2018, le concours international poétique «La Différence – Abidjan 2019» initié par l›artiste Christina Goh est de retour ! Attention, cette fois, de nouveaux défis : la thématique reste la même, mais les mots «différence» et «différent» ne pourront pas être mentionnés ! Un concours ouvert à tous, auteur publié ou non, simple passionné ou expert, seul prime l’amour du partage poétique pour exprimer son ressenti sur le thème. Illusion, réalité, quels sont les sentiments que la notion de différence vous inspire ? A vous d›écrire ! Le jury international référent, de l’Amérique du Nord à l’Europe, en passant par les Caraïbes et la Côte d’Ivoire, rendra son verdict en novembre. Le récital «La Différence» pour l›annonce des lauréats aura lieu le 13 novembre 2019 à la Bibliothèque Nationale de Côte d’Ivoire.


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Est-t-il à l’image de son père Rafik ?

Saad Hariri entre démission et supervision de «l'avenir» du Liban Texte : Moncef Mezgheni Dessin : Ali Mendalaoui -1 Deux nationalités, entre origine et naissance - Saad Eddine Ben Rafik Hariri, a vu le jour, le samedi 18 avril 1970 à Riyad, en Arabie Saoudite, dans le foyer de son père libanais Rafic Hariri, et de sa mère irakienne Nidhal Bustani. - Son père, ainsi que la famille ont acquis la nationalité saoudienne en 1978, après leur émigration en Arabie Saoudite à la fin des années soixante. 2 – Pilier d’une famille unique, aussi bien du Liban et de la Syrie. - Le Libanais Saad Hariri, est marié à la Syrienne Lara al-Adhm (fille de l’entrepreneur Syrien en Arabie Saoudite Bashir al-Adhm), avec qui il a eu deux fils et une fille : Hussameddine, Lulwa et Abdelaziz. 3 - Etude et postes. Il est diplômé des États-Unis, où il a obtenu un diplôme en administration des affaires de la Georgetown University de Washington. - De 1994 à 1998, il a occupé les postes suivants: - D’abord Directeur exécutif de Saudi Oger puis Directeur général. Aussi, Président du comité exécutif d’Oger Telecom, et Président du Conseil d'administration d’Omnia Holdings. - Membre du conseil d'administration d'Oger International, International Business Corporation, et de la Banque d'investissement saoudienne.

- Et de «Future TV», qui commence à devenir une voix médiatique influente sur la scène libanaise et arabe. 4 - Saad, le milliardaire international. - Saadeddine est devenu, l'une des personnes les plus riches du monde en 2007. Il a été classé par le magazine Forbes, avec une fortune de 2,3 milliards de dollars. 5 – En politique, tel père, tel fils. - Saad Hariri n'a pas à se dérober à la tradition des familles libanaises, ancrées dans la politique. Suite à l’assassinat de son père Rafic Hariri en 2005, Saadeddine était contraint de se lancer en politique. - Et d’assumer l'héritage politique de son père, à la direction du parti. - L'action politique dans une société multipartite et sectaire au Liban, a nécessité des alliances à la fois avec le Parti socialiste progressiste (présidence de Walid Jumblatt) et les Forces libanaises (Présidence de Samir Geagea), qui ont conduit à la coalition du 14 mars et à la Révolution du Cèdre, qui a eu pour objet l’exclusion de l’Armée Syrienne du Liban. 6 - Le Premier ministre au Liban... Présidence intermittente. Outre sa présidence du Mouvement El-Moustekbel, fondé par son père, Rafik Hariri, Saad Hariri a été Premier ministre du 9 novembre 2009 au 13 juin 2011. Puis, est revenu après une pause, du 18 décembre 2016 au 29 octobre 2019.

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7 – Les distinctions. - Commandant de la Légion d'honneur (2017). 8 - Le Liban contrarié par l'Iran. - Saad Hariri a exprimé à plusieurs reprises son inquiétude face à l'expansionnisme iranien, qui cherche à mettre la main sur l’espace politique libanais, en disant : «L'Iran a créé une discorde parmi les citoyens d’un même pays, a porté atteinte à l'autorité de l'État, et a créé un État dans l'État, par conséquence, dispose de la décision concernant les affaires du Liban et des Libanais». 9 - Saad et la question du Liban actuellement. - Saad Hariri a quitté le gouvernement. - La rue libanaise, avec ses divers groupes politiques et sectaires, a participé à des mouvements de protestation publiques, scandant des slogans et des chants de rejet de toute cette classe politique libanaise sans distinction. - Le drapeau libanais avec son cèdre, va-t-il continuer à flotter au-dessus des institutions gouvernementales libanaises ? Ou bien restera-t-il levé, entre les mains des rues, dans l'attente de la formation du prochain gouvernement libanais ? - Les manifestations au Liban ont été le théâtre d'affrontements violents, d'incendies et de destructions d'immeubles et de magasins. Résultat : Des dizaines de manifestants ont été blessés et d'autres ont été arrêtés. 10 – Slogans réels et non des bavardage.


- Le problème actuellement au Liban où les manifestants ne peuvent rebrousser chemin, avant de recevoir une réponse à leur question : vers quel destin va le Liban ? - Le réponse, est-elle chez le Chef du Courant ElMoustekbel ?

- La réponse de la rue est «Tous, veut dire tous, doivent partir», un slogan court et éloquent. Non à l’augmentation des prix, plutôt contre le gouvernement du «Courant patriotique libre», et contre la continuité de l’actuel gouvernement.

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- Avec la continuité du slogan : «Tous, veut dire tous, doivent partir». - Est-t-il à l’image de son père Rafik ? - Il est certain que les circonstances du temps du père Rafik, ne le sont plus actuellement du temps du fils Saad.


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Salles de cinéma en Tunisie : Tout un cinéma… Par Nasreddine Ben Hadid Si on charge un institut de sondage d’adresser aux passants de l’Avenue Bourguiba, fameuse artère de la capitale tunisienne, et même ses alentours, la question suivante : «les deux mots, CinéSoir et Studio 38, vous disent quoi ?», une majorité certainement écrasante, essentiellement parmi les jeunes, répondrait par la négation. Pourtant, il ne s’agit que de deux salles de cinéma, des plus célèbres. La première, à savoir Ciné-Soir, sise à la rue de Marseille, la deuxième en plein Avenue Bourguiba. A la place de la première, une salle de vente de meubles, la deuxième a laissé place à un immeuble, qui présente aux passants une agence bancaire, ainsi que des commerces de tous genres. Pourtant la législation tunisienne, est plus que claire, nette et sans équivoques : Même la bâtisse détruite, le propriétaire ou le promoteur, doit dans l’obligation, monter une salle de cinéma. La peau de chagrin… Ces deux cas ne font nullement l’exception, le nombre des salles de cinéma est passé de plus de 110 dans les années soixantedix, à une simple dizaine de nos jours. Avec une remarque plus qu’importante : Les salles qui font encore de la résistance subsistent presque uniquement dans le Grand-Tunis. Certaines grandes villes de l’intérieur du pays, n’ont plus de salles depuis les années quatre-vingt. La triste et combien fatidique loi du marché : cafés, sandwicheries ou salle des fêtes, offrent de loin une rentabilité meilleure qu’une salle de cinéma. Pires encore, les rares salles qui font de la résistance, dans le vrai sens du mot, ne tarderont pas à hisser le drapeau blanc. Sans la législation interdisant de convertir une salle de cinéma en autre activité, plusieurs salles, auraient laissé

la place à un bizness de loin plus rentable. Pourtant, cette tragédie digne réellement du théâtre grec, vient en contradiction directe et opposition frontale, avec la politique prônée par les pouvoirs publiques, jusqu’aux années quatrevingt. Où l’Etat a tout fait, dans ses limites, il va de soi, pour la promotion du cinéma. La concrétisation la plus fameuse, est sans discussion le fameux et très célèbre «Festival de Carthage», comprendre les Journées Cinématographique de Carthage, plus connues sous les initiales JCC. Ce rendez-vous, qui s’est voulu à son lancement, une plate-forme d’un cinéma tiers-mondiste alternatif, a ouvert ses sessions aux cinéastes, acteurs et producteurs, arabes, africains, asiatique, et sud-américains. En résumé, un cinéma engagé et porteur de messages. Il est vrai que ces Journées ont survécu au temps, mais sont devenues plus «mondialistes» qu’avant. Seulement, dans un pays qui a vu naitre et lancer, le premier festival tiers-mondiste, les salles de cinéma commencent à disparaitre l’une après l’autre, comme si un virus les aurait frappé, ou une malédiction digne des plus horribles films d’horreur…. Pourtant, l’image schizophrénique est là, présente, et même frappante : Ces JCC continuent à se tenir une fois l’année, dans des salles qui se réduisent comme une peau de chagrin. Ce festival, premier du genre dans les pays de tiers-monde à sa création en 1966, de loin dépassé par celui de Marrakech, ou celui du Caire, en glamour et en présence de Stars, s’est toujours voulu promoteur d’un cinéma «intelligent», «engagé», et surtout «alternatif». A savoir, un cinéma qui profite à une large frange de la population, surtout la plus démunie. Tahar Cheriaa, cinéphile chevronné, et créateur parmi d’autres,

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de ce rendez-vous tiers-mondiste, décédé en 2010, a tout fait pour que cette manifestation soit la «locomotive» d’un train qui ne ferait que grandir à travers l’Afrique, l’Asie et l’Amérique dite latine. Cette locomotive est vieillissante, qui fait tout pour se refaire une jeunesse, n’a nullement pu arrêter le virus mortel, qui tel un Ebola, frappe les salles, une après l’autre. Certes, dans ce Waterloo cinématographique, et ce débâcle à l’image de l’armée napoléonienne devant Saint-Pétersbourg, il y a ici et là, des contes de fées, qui ne peuvent inverser la tendance, mais redonne le moral. Quelques salles viennent de voir le jour, ici et là. Des salles oui, des films certainement, mais des tickets de loin au-delà du pouvoir d’achat de la frange jeune et estudiantine, que les JCC ont visé à leur lancement en 1966. Car le père-fondateur Tahar Cheriaa, a insisté concernant une chose qu’il a toujours considérée primordiale : Le cinéma n’offre pas uniquement ce plaisir de savourer une œuvre cinématographique, mais surtout aussi, de quoi éclairer les esprits et assurer une large culture à une large frange de la population. Sur le plan purement «comptable», à savoir le nombre des salles,

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e nombre des salles de cinéma est passé de plus de 110 dans les années soixante-dix, à une simple dizaine de nos jours on assiste ici et là, à une naissance, sous «césarienne», avec besoin vital d’une «couveuse», d’une salle ici et une autre là-bas. Pas des salles, à l’image de celles des années glorieuses, mais plutôt, une manière de présenter le «cinéma» comme faisant partie d’une palette d’offres commerciales et/ou artistiques. Par exemple, un projet est en court de finition, mais sans lien aucun, avec les songes des pères fondateurs d’un cinéma pour tous : un multiplex de huit salles, ouvrira ses portes le 22 décembre prochain. Un projet financé par Pathé Cinéma, qui revient 111 ans


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après l’ouverture de la première salle en Tunisie, sous l’enseigne d’Omnia Pathé. Faut-il transformer les salles de cinéma en «temples de consommation» ou les inclure dans des grandes surfaces, chose que Pathé Cinéma a adoptée, tant son multiplex sera installé dans un supermarché, qui va ouvrir prochainement à Tunis ? Candides et rêveurs… En plus de ce genre d’investissements réellement à six chiffres, et obéissant à la sacrosainte loi du marché, ici et là, et de temps en temps, fleurisse un projet plus candide et rêveur, plus qu’un investissement classique, visant à engager des bénéfices, avec le moins d’investissement possible, en un laps de temps le plus court, avec les moindres risques. Ces projets qui se veulent un croisement entre une mission culturelle noble, d’une part, et une santé financière stable et durable, se cherchent toujours une solution à cette équation théoriquement résolvable, mais en pratique encore introuvable. Ces nouveaux «pionniers» de la culture en Tunisie, veulent penser, concevoir, et surtout agir en «espace culturel multi-démentiel». La notion de «salle de cinéma», où le client/consommateur/cinéphile, vient visionner un film, et repartit de sitôt, est de loin révolue. On est en face de projets qui se veulent espace de vivre pour les sept arts, sans oublier un café culturel, et même restaurants, et autres lieux de distractions. Une première vérité est plus que certaine : on lance ce genre de projets, comme on entre dans les ordres : une vocation et une illumination d’ordre (presque) mystique. Car pour gagner de l’argent, il vaut mieux investir ailleurs ou autrement. Aussi, et surtout, ces projets ne peuvent sur les recettes de la caisse pour continuer à exister. Une aide, subvention, apport, ou tout autre terme du genre, est nécessaire, pour que ces projets gardent la tête hors de l’eau. Car, en plus du prestige culturel, propre à l’égo de tout artiste ou promoteur culturel, et de la satisfaction personnelle, aucun projet de ce genre, n’a fait de son homme un Crésus.

A l’exemple de Dhia Felhi , jeune ingénieur de 25 ans, qui a délaissé l’ingéniorat et les opportunités qu’elle lui offre, pour se convertir en «bâtisseur» d’un espace culturel à Bizerte (extrême Nord de la Tunisie), à savoir «Le Majestic», que la page Facebook, présente comme «le 1er Espace Culturel à Bizerte», à savoir que «la nouvelle salle polyvalente accueillera toutes sortes de spectacles : Projections de films, concerts de musique, pièces de théâtre, tableaux de dance, vernissages d’expositions … Les différents événements seront diversifiés dans la grande salle et dans le petit café, juste à l’entrée». Même si ce genre de projet n’affiche pas une vocation mercantile, il ne peut oublier la sacrosainte loi du marché, surtout que les antennes paraboliques et l’avalanche de films qu’elles présentent, mais aussi Internet et le raz-de-marée de films aussi, a fait que le Tunisien moyen, ne sait même plus que des salles de cinéma existent». Un phénix ou une chimère ??? De ce fait, l’approche marketing de ce genre d’espace est simple : Offrir plus que le visionnage d’un film. A savoir toute une panoplie d’activités culturelles. Coté cinéma, la «niche» des nostalgiques du «cinéma engagé» et des «ciné-clubs» reste porteuse parmi une génération qui frôle les soixante ans. Mais l’espoir est là, concernant une nouvelle jeunesse engagée politiquement, et très présente sur le champ de l’activité civile. Le Majestic, par exemple offre une réduction de %50 tous les mercredis sur les tickets de cinéma, ou plutôt deux pour le prix d’un. Comme quoi : Chassez le commercial, il vous revient au galop.

On est en face de projets qui se veulent espace de vivre pour les sept arts, sans oublier un café culturel, et même restaurants, et autres lieux de distractions La

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Deux tickets pour le prix d’un, le mercredi.


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Le Marocain Walid Azzaro à «Majalla» :

« J'espère aider les lions de l'Atlas à se qualifier au CAN 2021 et au Mondial 2022 » « Je n’ai pas encore assimilé la sortie soudaine de CAN 2019» Le Caire : Abdel Hakim Mohamed Walid Azzaro est né à Ait Melloul, près de la ville marocaine d'Agadir, le 11 juin 1995. Dès l'enfance, s’est manifestée sa passion pour le football, très tôt malgré les difficultés financières, que vit sa famille, il décidé à 13 ans, de devenir joueur de football. Dans ce but, il a rejoint le club amateur, amazigh «Adrar Souss», et a joué dans son équipe sénior. A eu l'occasion de faire ses preuves, en tentant une expérience avec «Hassania Agadir», mais l'entraîneur a refusé de l’admettre dans son équipe. Walid a rejoint la nouvelle le club «Eddifaa Hassani Djadidi», en 2015, où il s'est entraîné sous la supervision de l'entraîneur Jamal Salami, qui a découvert son talent et l'a persuadé de jouer comme attaquant central. Chose qui l’a incité à jouer dans son équipe sénior, et faire partie de la sélection marocaine des locaux, aussi. L'entraînement de Walid Azzaro avec Abderrahim Taleb a marqué un tournant dans la vie de la Star des Lions de l’Atlas. A savoir, qu’il a retenu l'attention après avoir marqué deux buts contre le Raja Casablanca lors du 16e tour de la Coupe du Trône marocaine en 2016. Cela lui a permis de s’assurer une place dans la sélection officielle de son pays.

Par la suite, la saison 2017-2016, était formidable pour Walid Azzaro, qui a réussi à marquer 12 buts avec 8 passes dans la ligue marocaine avec son équipe «Eddifaa Hassani Djadidi». Prouesse qui a attiré l’attention d’Al-Ahly, qui a mandaté Alaa Mihoub, président du comité technique à l’époque. Il a été engagé pour 4 ans, le 18 juin 2017. Pour un montant de 1,4 millions de dollars. Il a participé avec les «Diables rouges» au Championnat arabe des clubs 2017-2016 qui s'est tenu en Égypte et a pu marquer ses premiers buts lors de son quatrième match, le 2 août, contre l’équipe jordanienne «Al-Faisaly» à la 99ème minute. La vie n'était pas rose pour ce joueur marocain avec la sélection de son pays. Il a été rappelé une fois le 24 mars 2017 pour participer à un match amical contre le Burkina Faso, puis en 2018 à un match amical contre la Serbie à Turin, en Italie. Dans cette interview à « Majalla », l’attaquant d’Al-Ahly, Walid Azzaro, a assuré disposer d’ambitions illimitées dans le monde du football, notamment avec l'équipe de «la Citadelle rouge», ou la sélection de son pays «les Lions de l’Atlas». Dans une déclaration exclusive à «Majalla» au Caire, il a dit qu'il souhaitait retourner au Maroc, et concrétiser son rêve d'aider les Lions de l’Atlas, pour un retour au CAN, au Cameroun 2021 et à briguer le titre, après

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Je ne m’accorde pas le droit d’évoquer l'entraîneur Renard ... Je n'ai jamais demandé à quitter le club égyptien d'Al-Ahly Il a expliqué: «Les buts sont un don de Dieu… Je suis un attaquant et je dois marquer, tout en assumant un rôle avec mes collègues... Je m'efforce sur le terrain, fournissant ce qu’on me demande, tout en considérant le marquage des buts une affaire de destin… À mon avis, le pire consiste, à ne pas contribuer à la victoire avec les coéquipiers sur le terrain. Chose très négative à mon avis… Tant le joueur a fourni un effort, et n’a nullement failli à sa maison, la question de marquage dépasse sa personne. J’espère disposer de la chance dans le futur, pour pouvoir aider mes collègues, et apporter la victoire, mais aussi remporter toutes les compétitions auxquelles participent Al-Ahly cette année». Ecoutons-le dans cet entretien :

Walid Azzaro

avoir raté le CAN 2019, tenue au Caire en juin et juillet. Il a poursuivi: «Je souhaite aussi, guider mon pays à se qualifier pour la Coupe du Monde 2022. C'est le plus grand rêve du peuple marocain». Azzaro a révélé qu'il était très heureux de jouer au club égyptien Al-Ahly, et contrairement aux allégations de certains, il ne compte pas le quitter. Aussi, n’a pas reçu d’offres officielles, uniquement des paroles en l’air de la part de certains agents. Tout en notant, que les choses ne peuvent se concrétiser de la sorte. Il a ajouté qu’à Al-Ahly, tout le monde est concentré cette saison, pour remporter le titre de la Ligue africaine des clubs champions, surtout après l'échec des versions de 2017 et 2018, et que l'objectif est bien connu de tout le monde, surtout de la part de la plus importante personnalité du Club, à savoir son président Mahmoud Khatib, et de même des supporters du club. Il a expliqué que sa relation avec tous ses coéquipiers d'Al-Ahly, sont bonnes. Surtout que sa nature tend au calme, et à éviter les problèmes. Ajoutant qu’il n’a jamais demandé de quitter AlAlhly. Uniquement, une proposition officielle, qu’il a laissée la direction du Club la gérer. Heureusement, l’affaire n’a pas a été conclue, et je suis heureux de rester au Caire. Mais, reste mon ambition de jouer dans un championnat européen, anglais en particulier. Il a ajouté: «Je ne m’intéresse pas à aucune gloire personnelle parce que le titre collectif est plus important et est meilleur. De ce fait, mon attention se focalise sur la contribution à récolter les titres locaux et continentaux. Puis vient l’intérêt personnel».

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* Walid Azzaro, allez-vous continuer ou non, avec Al-Ahly ? - Je ne comprends pas la a signification de cette question… Je dispose d’un contrat encore valide avec Al-Ahly, et je suis très satisfait de l’appréciation des responsables du club à mon égard, et je n’ai jamais évoqué ni un départ, ni un quelconque mécontentement de ma part, ou encore mon désir de partir. * Mais certains évoquent votre départ de l'équipe... Quel est votre commentaire ? - Je ne fais pas attention à ceux qui évoquent mon départ... Il y a ceux qui prétendent que je partirai bientôt et ceux qui disent que j'ai reçu des offres formelles et attrayantes... J'espère que tout le monde puisse disposer de l’information fiable avant de commenter ce sujet. * Avez-vous reçu des propositions? - Auparavant, plutôt des contacts amicaux, sans constituer une offre officielle…. Je n’accorde aucune importance à ce qu’on raconte à ce sujet… Certains exagèrent, en évoquant des choses sans aucun lien avec le réel. Pour ceci, je ne veux répondre à ces allégations… Aussi, je n’y accorde aucune importance. * Pourtant, on raconte que vous étiez prêt à partir ? - Ce n'est pas vrai… Car au fond, aucune offre officielle n'a été faite au cours de la dernière saison. Ma pensée est totalement consacrée à Al-Ahly… Je participe aux rencontres, je m'entraîne, je travaille dur et je fais tout ce que je peux pour servir l'équipe avec qui je joue… Je profite toujours des critiques qu’on m’adresse, tant la critique m’aide à m’améliorer… Contrairement à ceux qui s’expriment sans fondements, je ne leur accorde aucune intention, car je préfère me concentrer sur mon travail uniquement.


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* Comment évaluez-vous votre expérience avec Al-Ahly, jusqu'à nos jours ? - Une expérience extraordinaire à tous points de vue... Je suis heureux, car j’ai le sentiment d’être dans mon pays, le Maroc. Jouer pour Al-Ahly, cette équipe populaire, qui a remporté de nombreux titres et distinctions, constitue le rêve d’un très grand nombre de Stars. * Quelles relations avez-vous avec vos collègues ? - Une excellente relation... Et très profonde aussi... On communique bien… On sort ensemble. Reste que ma relation avec le Tunisien Ali Maaloul, est spéciale. Car, on partage la même chambre lors des stages, ou des matches, aussi bien à l’intérieur de l’Egypte, qu’à l’extérieur. Je le sens très proche de moi. * Comment jugez-vous la saison en cours avec Al-Ahly? - Nous sommes déterminés à remporter le titre africain, en particulier, en présence d'un directeur technique compétent: le Suisse, René Weiler, qui a bien démarré avec l'équipe et obtenu de bons résultats, en plus de bons joueurs ont été recrutés récemment. Je vois donc que nous sommes sur la bonne voie pour atteindre le titre continental. Mais aussi, remporter également des titres locaux. * Que pensez-vous de René Weiler, le nouvel entraîneur d'AlAhly ? - Aucun joueur ne dispose du droit de critiquer son entraîneur... Je connais bien mes limites... L'entraîneur dispose plutôt du droit de critiquer le joueur et non l'inverse.

* Quelles sont vos ambitions avec Al-Ahly? - Je souhaite remporter le titre de la Ligue africaine des clubs champions et participer à la Coupe du monde... Nous souhaitons remporter le titre continental, que nous avons raté successivement en 2017 et 2018.

* Je ne parle pas d’une évaluation ... Plutôt votre avis concernant sa carrière jusqu'à présent ? - Weiler est un excellent entraîneur, et il dirige l’équipe avec assurance… Nous avons commencé la saison d’une manière parfaite avec lui, et je considère que le futur sera meilleur. Lorsque nous exécutons à la perfection ses directives, l’équipe sera meilleure et engendrera des résultats plus performants. L’équipe dispose actuellement d’une vision précise et claire… Nous allons nous octroyer tous les titres. En premier celui du Championnat d’Afrique, absent de notre palmarès depuis des années.

* Mais vous êtes sujet aux critiques des fans d'Al-Ahly? - Je ne vois pas la chose de la sorte… Je vis parmi eux… Ils m’aiment, et je suis sujet à une considération partout.

Nous cherchons à gagner la Ligue des champions et à participer à la Coupe du Monde des Clubs

* Sur les medias ainsi que les réseaux sociaux ! - Certains considèrent que je ne marque pas de buts, et il est de leur droit... Mais j'ai des rôles que j’assume sur le terrain avec mes coéquipiers… Je m'efforce sur le terrain, et j’exécute ce qu’on me demande. Reste que le marquage des buts, qui est un don divin… À mon avis, je vois le pire, lorsqu’on ne contribue pas avec les coéquipiers sur le terrain... Mais tant le joueur travaille dur, et assume sa charge, comme je n’ai pas failli à mon devoir. La suite n’est pas de mon ressort. Mais je souhaite que la chance soit de mon coté, pour pouvoir aider mes coéquipiers, et participer à la victoire de l’équipe, en remportant tous les championnats auxquels Al-Ahly participe cette saison. * Ne pensez-vous pas aux buts ? - Sans aucun doute. Tout joueur rêve d’être le meilleur buteur de l'équipe... Ou le meilleur du championnat égyptien... Mais,

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Mon rêve consiste à jouer dans le championnat professionnel anglais ou espagnol J'aime visiter les sites archéologiques et les restaurants célèbres. avant ceci, il faut penser à contribuer avec mes collègues à gagner le championnat. Je ne pense pas à une gloire personnelle... Car le titre collectif est plus important et il l’est encore plus me concernant… En conséquence, toute mon attention se focalise sur les titres locaux et continentaux, à remporter. Ensuite, je penserai aux titres individuels. * Vous allez quitter Al-Ahly quand ? - A la réception d’une offre officielle convenable, qui respecte mes ambitions, et sera sujet d’un accord avec le Club… Aussi, j’insiste toujours pour avoir d’excellentes relations avec le public d’Al-Ahly. * Le meilleur club égyptien ? - Al-Ahly. * Le meilleur joueur ? *ils sont plusieurs… Walid Suleiman, Ali Maaloul, Ferjani Sassi, Houssam Ashour, Amr Suleia, Junior Ajayi et Ahmed Fathi. * Et la vie en Egypte ? - Magnifique et merveilleuse... L’Égypte est un pays dans lequel on aime vivre. * Vous aimez quoi en Egypte ? - Le peuple égyptien est merveilleux et bon, même les fans d’autres clubs se comportent d’une manière très respectueuse…

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* Quels types de plats, aimez-vous en Egypte ? - J’adore beaucoup le Kouchari…. * Qu'est-ce qui vous dérange le plus ? - Les embouteillages au Caire. * Comment voyez-vous la sortie du Maroc du dernier CAN ? - Quelque chose de très difficile et d'inattendu, mais le football est ainsi. * Les causes ? - Le football réserve de nombreuses surprises... Nous avons une équipe solide et de très bons joueurs, et nous ne méritions pas de quitter de la sorte. * Etiez-vous sujet d’une injustice de la part d’Hervé Renard ? - Je n’aime pas évoquer les entraîneurs… Mais, je méritais bien d’y être. * Comment voyez-vous votre avenir avec la sélection marocaine ? - j’espère pouvoir bénéficier de l’occasion de rejoindre les Lions de l’Atlas, et de la sorte porter une contribution à la qualification au CAN 2021 au Cameroun et au Mondial de 2022. Tels sont mes deux importants rêves. * Dans quel championnat professionnel, voulez-vous jouer ? - Le championnat anglais ou espagnol.


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