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Le Prince Joachim Murat à La «Majalla» : Grâce à Napoléon, chacun est devenu égal

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Le Recteur de la Grande Mosquée de Paris: Il y a des rapports de force entre les musulmans en France

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Issue 1809 - Mai 01/05/2021

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Palestiniens-Israel-ReliGgion- Christianite Une Palestinienne musulmane tient une lanterne lors du partage du feu sacré dans les rues de la ville occupée de Ramallah, en Cisjordanie, le 1er mai 2021, alors que les chrétiens orthodoxes célèbrent le grand samedi (samedi saint), un jour avant Pâques. Jérusalem )AFP Photos(

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Courses de chevaux: Kentucky Oaks Les fans de course se rassemblent lors des Kentucky Oaks 2021 à Churchill Downs Louisville, Kentucky, États-Unis )Reuters Photos(

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Encouverture Le Prince Joachim Murat à La «Majalla» : Grâce à Napoléon, chacun est devenu égal

Pourquoi la France commémore le Bicentenaire de la mort de l’Empereur ? Paris de notre correspondant : Khaled Saad Zaghloul 2021 est une “année Napoléon”. De nombreux événements sont organisés en 2021 autour de la mémoire de l’Empereur des Français : Napoléon Ier est mort il y a deux siècles ; Des conférences, des expositions, des concerts, des cérémonies officielles, des émissions télévisées... En 2021, ce mois-ci, le souvenir de Napoléon 1er sera célébré dans de nombreux lieux et à de nombreuses reprises. En effet, le 5 mai 2021 marquera le bicentenaire de la mort de l’Empereur des Français à Sainte-Hélène. Dans la France de la Restauration, la nouvelle n’est connue que le 5 juillet - soit deux mois après - et passe presque inaperçue, rapporte le Musée de l’Armée. Pourtant, cette mort en exil au milieu de l’Atlantique de celui qui a conquis et dominé l’Europe marque le début de sa légende. S’il est mort, selon la version officielle d’un cancer à l’estomac, certains défendent la thèse d’un empoisonnement à l’arsenic par les Anglais, ses geôliers. Le corps de Napoléon repose depuis 1840 aux Invalides, depuis qu’il a été restitué à la demande des

Français. Au Musée de l’Armée dans l’Hôtel des Invalides tout proche, mais aussi au château de Fontainebleau ou à Rueil-Malmaison où il a vécu, ainsi qu’en Corse où il est né, de nombreux événements sont prévus, répertoriés ici par la Fondation Napoléon. Certes, il est mort il y a deux siècles maintenant, mais Napoléon Ier reste l’un des sujets d’histoire les plus recherchés et les plus étudiés au monde ! Et Napoléon fait vendre ! Des centaines de milliers d’ouvrages sont parus sur lui ou son règne, et en cette année de bicentenaire de sa mort, plusieurs dizaines ou centaines de nouveaux livres devraient compléter cette collection. Toutes les générations, même les plus jeunes, s’intéressent à cette période de l’histoire. Pourquoi cette fascination, pourquoi cet engouement tant de temps après les faits ? Napoléon Bonaparte, né le 15 août 1769 à Ajaccio, est un militaire et homme d’État français, premier empereur des Français, du 18 mai 1804 au 6 avril 1814 et du 20 mars au 22 juin 1815, sous le nom de Napoléon Ier. Second enfant de Charles Bonaparte et Letizia Ramolino, Napoléon Bonaparte devient en 1793 général dans les armées de la Première République française, née

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Napoléon 1er

de la Révolution, où il est notamment commandant en chef de l’armée d’Italie puis de l’armée d’Orient. Arrivé au pouvoir en 1799 par le coup d’État du 18 Brumaire, il est Premier consul — consul à vie à partir du 2 août 1802 — jusqu’au 18 mai 1804, date à laquelle l’Empire est proclamé par un sénatus-consulte suivi d’un plébiscite. Il est sacré empereur, en la cathédrale Notre-Dame de Paris, le 2 décembre 1804, par le pape Pie VII. Son épouse, l’impératrice Joséphine de Beauharnais, est également sacrée. En tant que général en chef et chef d’État, Napoléon

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tente de briser les coalitions montées et financées par le royaume de Grande-Bretagne et qui rassemblent, à partir de 1792, les monarchies européennes contre la France et son régime né de la Révolution. Il conduit les armées françaises d’Italie au Nil et d’Autriche à la Prusse et à la Pologne : les nombreuses et brillantes victoires de Bonaparte (Arcole, Rivoli, Pyramides, Marengo, Austerlitz, Iéna, Friedland), dans des campagnes militaires rapides, disloquent les quatre premières coalitions. Les paix successives, qui mettent un terme à chacune de ces coalitions, renforcent la France et donnent à Napoléon un degré de puissance


Encouverture jusqu’alors rarement égalé en Europe, lors de la paix de Tilsit (1807). Napoléon réforme durablement l’État, en restaurant son autorité et sa primauté. La France connaît d’importances réformes, qui font de Napoléon l’un des pères fondateurs des institutions contemporaines françaises. En ce sens, les codifications napoléoniennes, dont le code civil de 1804, permettent de renforcer les libertés individuelles ou l’égalité des citoyens devant la loi, en opérant une synthèse par la garantie de certains acquis révolutionnaires et la reprise de principes traditionnels issus de l’Ancien Régime. L’administration française est réorganisée, avec la création des préfets dans les départements. De même, une nouvelle monnaie émerge, le franc, tandis qu’est instaurée la Banque de France. Le Conseil d’État est également créé, tout comme les lycées. Napoléon tente également de renforcer le régime colonial français de l’Ancien Régime en outre-mer, en particulier avec le rétablissement de l’esclavage en 1802, ce qui provoque la guerre de Saint-Domingue (1802-1803) et la perte définitive de cette colonie. Napoléon porte le territoire français à son extension maximale avec 134 départements en 1812, transformant Rome, Hambourg, Barcelone ou Amsterdam en chefs-lieux de départements français. Il est aussi prési-

Napoléon Ier reste l’un des sujets d’histoire les plus recherchés et les plus étudiés au monde.

dent de la République italienne de 1802 à 1805, roi d’Italie de 1805 à 1814, médiateur de la Confédération suisse de 1803 à 1813 et protecteur de la confédération du Rhin de 1806 à 1813. Ses victoires lui permettent d’annexer à la France de vastes territoires et de gouverner la majeure partie de l’Europe continentale en plaçant les membres de sa famille sur les trônes de plusieurs royaumes : Joseph à Naples puis en Espagne, Louis en Hollande, Jérôme en Westphalie et son beau-frère Joachim Murat à Naples. Il crée également un duché de Varsovie, sans restaurer formellement l’indépendance polonaise, et soumet temporairement à son influence des puissances vaincues telles que le royaume de Prusse et l’empire d’Autriche. Objet dès son vivant d’une légende dorée comme d’une légende noire, il doit sa très grande notoriété à son habileté militaire, récompensée par de nombreuses victoires, et à sa trajectoire politique étonnante, mais aussi à son régime despotique et très centralisé ainsi qu’à son ambition, qui se traduit par des guerres d’agression très meurtrières (au Portugal, en Espagne et en Russie) avec des centaines de milliers de morts et blessés, militaires et civils pour l’ensemble de l’Europe. Il est considéré comme l’un des plus grands commandants de l’histoire, et ses guerres et campagnes sont étudiées dans les écoles militaires du monde entier. Alors qu’il finance des coalitions de plus en plus générales, les Alliés finissent par remporter des succès décisifs en Espagne (bataille de Vitoria) et en Allemagne (bataille de Leipzig) en 1813. L’intransigeance de Napoléon devant ces revers lui fait perdre le soutien de pans entiers de la nation française, tandis que ses anciens alliés ou vassaux se retournent contre lui. Amené à abdiquer en 1814 après la prise de Paris, capitale de

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Napoléon réforme durablement l’État, en restaurant son autorité et sa primauté


Napoléon Bonaparte, premier empereur des .Français

l’Empire français, et à se retirer à l’île d’Elbe, il tente de reprendre le pouvoir en France, lors de l’épisode des Cent-Jours en 1815. Capable de reconquérir la France et d’y rétablir le régime impérial sans coup férir, il amène pourtant, du fait de sa mise au ban de l’Europe, le pays dans une impasse avec la lourde défaite de Waterloo, qui met fin à l’Empire napoléonien et assure la restauration de la dynastie des Bourbons. Sa mort en exil, à Sainte-Hélène, sous la garde des Anglais, fait l’objet de nombreuses controverses. Une tradition romantique fait de Napoléon l’archétype du « grand homme » appelé à bouleverser le monde. C’est ainsi que le comte de Las Cases, auteur du Mémorial de Sainte-Hélène, tente de présenter Napoléon au Parlement britannique dans une pétition rédigée en 1818. Élie Faure, dans son ouvrage Napoléon, qui a inspiré Abel Gance, le compare à un « prophète des temps modernes ». D’autres auteurs, tel Victor Hugo, font du vaincu de Sainte-Hélène le « Prométhée moderne ». L’ombre de « Napoléon le Grand » plane sur de nombreux ouvrages de Balzac, Stendhal, Musset, mais aussi de Dostoïevski, de Tolstoï et de bien d’autres encore. Par ailleurs, un courant politique français émerge au XIXe siècle, le bonapartisme, se réclamant de l’action et du mode de gouvernement de Napoléon. Dans quels termes la France célèbre le 200e anniversaire de la mort de ce grand Héros français, Napoléon Bonaparte ? Alors qu’approche le 200e anniversaire de sa mort, le 5 mai, les Français semblent assez embarrassés de l’homme qui leur offrit l’Europe. Que peut faire la France contemporaine de cet encombrant héritage ? Le président de la République Emmanuel Macron luimême semble hésitant sur l’opportunité de se prêter à

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En 2021, ce mois-ci, le souvenir de Napoléon 1er sera célébré dans de nombreux lieux et à de nombreuses reprises. une de ces célébrations mémorielles qu’il affectionne pourtant, tandis qu’une faible campagne d’opinion tend à refuser toute espèce de commémoration, la question de l’esclavage étant devenue, ces dernières années, centrale dans la mémoire nationale. Il faut savoir qu’il n’était pas un prophète mais un grand leader. Que peut faire la France de l’héritage napoléonien ? La dépouille de Napoléon Bonaparte, dans son splendide tombeau de marbre des Invalides, semble bien encombrante à la France du XXIe siècle. Si l’empereur a rétabli l’esclavage aux Antilles, en 1802, l’ambivalence des Français envers Napoléon a bien d’autres causes. Evidemment, Napoléon Ier demeure associé à l’une des époques les plus glorieuses de la Grande Nation. Chirac, qui le détestait, l’appelait le massacreur et a refusé qu’on célèbre le bicentenaire d’Austerlitz. Napoléon : génie visionnaire, despote ou charlatan ? Mais doit-on le considérer, comme le père des temps modernes, ou comme un despote à l’ancienne ? Un génie ou un charlatan ? Un visionnaire, pressentant la nécessité impérieuse de l’unité européenne ou le fossoyeur de l’avance française, incapable de préparer son pays à la révolution industrielle qui pointait déjà en Angleterre ? Amateurd’histoire de gloire, Macron, à la différence de


Chirac, ne déteste pas Napoléon. Il est convaincu que “l’Etat doit faire quelque chose”. Mais si le président français n’est pas homme à abattre des statues, il n’est pas non plus un porteur de drapeau. Il fera probablement un de ces discours qu’il affectionne, afin de réexaminer l’héritage napoléonien.

Il fut, certes un opportuniste, mais ses motivations politiques ne manquaient pas de sincérité : il était persuadé d’être le seul acteur capable de sauver l’essentiel de la Révolution en la stabilisant. Il croyait sincèrement en l’égalité et considérait avec mépris les séquelles de féodalité qui subsistaient en Europe.

On dit que Napoléon était obsédé par l’Angleterre, mais deux siècles après, les Anglais demeurent obsédés par Napoléon. La British Library conserve 13 000 volumes consacrés à l’empereur français. Un dirigeant moderne qui a légué à la France plusieurs de ses institutions Par un côté, Napoléon fut une figure très moderne. Un dirigeant à fort bien comprendre le rôle de l’image et de la communication. Parti de rien, sans fortune, il s’est réinventé plusieurs fois avant de se couronner luimême empereur à 35 ans. La preuve, en 1796, alors qu’il avait à peine 27 ans, mais qu’il était déjà général, grâce à la Révolution, Bonaparte crée deux journaux, chargés de célébrer ses exploits en Italie. Après s’être emparé du pouvoir par un coup d’Etat en 1799, il emploie une équipe d’écrivains et d’historiens pour célébrer son génie militaire. Exilé à Sainte-Hélène, il n’oublie pas de forger sa propre légende posthume, en dictant ses fameuses mémoires à Las Cases. Il s’y présente comme un homme de paix et un grand Européen.

Les institutions qu’il avait conçues se sont révélées bien plus durables que son propre pouvoir. L’historien américain Robert B. Holtman a écrit du Code Napoléon que c’est l’un des rares documents qui ont changé la face du monde. Succédant à la Magna Carta et textes fondateurs de la démocratie américaine, il a marqué une étape décisive vers la création de ce que nous appelons aujourd’hui l’Etat de droit. Il demeure la base des lois civiles dans la plupart des pays d’Amérique latine. Partout où passaient ses armées, Napoléon remplaçait les vieilles lois féodales par son fameux code, moderne et rationnel. Ce n’est pas par hasard, que la bourgeoisie l’a suivi et que l’aristocratie le détestait. Il était moderne.

Si Napoléon a rétabli l’esclavage, pour 13 années, il l’a aussi réaboli en 1815.

Un authentique Européen, paradoxalement responsable d’une série de guerres franco-allemandes Napoléon Bonaparte fut à la fois une brute, insensible au sang versé, un maniaque de la volonté, et en même temps le premier authentique Européen de l’époque moderne. Il n’a cessé de poursuivre le but de créer une Europe sans frontière et d’y mettre fin à ce qu’il considérait comme des “guerres civiles”. C’est pourquoi il lui fallait à tout prix défaire la “perfide Albion”, afin d’imposer un “système continental” excluant les îles britanniques. Mais peut-être est-ce un mythe, inventé à Sainte-Hélène… Car il eut cette possibilité de créer un système européen. Après Austerlitz, Talleyrand lui suggérait, à cet effet, de ménager l’Autriche et de promouvoir la paix dans

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Napoléon


Napoléon

Le Prince Joachim Murat

une Europe épuisée. Les Anglais seuls ne pouvaient pas faire obstacle à ses projets. Mais Napoléon I° imposa une paix humiliante à l’empereur Habsbourg, soumit l’Italie et détruisit ce qui subsistait du Saint-Empire. Ce faisant, il suscitait des haines nationales qui allaient empoisonner les relations franco-allemandes durant un siècle et demi. L’incarnation du principe méritocratique moderne Après sa mort, ses ennemis en firent un nain sadique. Mais ce qui faisait peur à toutes ces cours princières et aux aristocraties encore en place, c’étaitle principe méritocratique qu’il avait incarné : c’était l’homme qui n’avait dû sa puissance qu’à lui-même, à son talent, à sa volonté. Que dira Macron ? Célèbrera-t-il le héros français ou le dictateur sanguinaire ? Emmanuel Macron a raison de penser que célébrer l’empereur est quelque chose de complexe mais très honorable pour la France, c’est une légende vivante.

» Napoléon 1er est une figure unique et incomparable de l’Histoire mondiale « Pour conclure nous avons consulté l’avis de SAR le Prince Joachim Murat, l’arrière-arrière-arrière-arrière-

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arrière-petit-neveu de l’empereur Napoléon, le descendant direct, par les fils aînés, du Maréchal Joachim Murat, Roi de Naples et des Deux Siciles et de son épouse Caroline Bonaparte, sœur de l’Empereur Napoléon 1er. Il nous a déclaré qu’:« En ce qui me concerne, comme futur chef de la Maison Murat et comme membre de la famille Impériale de France voici mon point de vue sur les célébrations du 200ème anniversaire de la mort de l’Empereur Napoléon 1er:Napoléon 1er est une figure unique et incomparable de l’Histoire mondiale. Mais avant tout il représente une époque: l’époque où la France et les Français ont transformé le chaos en lumière. Cette époque où, pour la première fois, grâce à Napoléon, chacun est devenu égal devant la Loi. Quelle que soient sa culture, son origine ou sa religion. C’est historiquement indiscutable. Napoléon est également celui qui a rétabli l’esclavage en 1802, époque à laquelle le monde entier pratiquait l’esclavage, et qu’il a ensuite interdit en 1815. Ces 13 années sont bien sûr inexcusables de notre point de vue contemporain. Mais rappelons-nous que la France est le premier pays au monde à avoir abolit l’esclavage en 1794. Si Napoléon l’a rétabli pour 13 années il l’a aussi ré-abolit en 1815. Quel autre pays peut en dire autant ? ». S’interroge ledescendant de l’empereur Napoléon SAR le prince Joachim Murat.


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nterview

Le Recteur de la Grande Mosquée de Paris: Il y a des rapports de force entre les musulmans en France Propos recueillis à Paris par Khaled Saad Zaghloul Recteur de la Grande mosquée de Paris depuis janvier 2020, Chamsel-Dine Mohamed Hafiz, est aussi Avocat au barreau de Paris spécialisé en Droit International des Affaires notamment entre le Maghreb et les pays arabes, et en Droit Pénal. De mai 2003 à mars 2021, il est membre du bureau exécutif de l’instance représentant le culte musulman : le Conseil français du Culte Musulman (CFCM). Il en est le vice-président de 2008 au 17 mars 2021, il annonce que la fédération de la Grande mosquée de Paris et trois autres fédérations fondatrices quittent le bureau exécutif du CFCM, pour former un nouvel organe de représentation de l’islam en France, “La Coordination”. Il est enfin, l’un des rédacteurs et des cinq signataires de la Charte des principes pour l’islam de France, présentée le 18 janvier 2021 au Président de la République Emmanuel Macron. La Majalla l’a rencontré dans son bureau à la grande Mosquée de Paris pour nous éclairer sur les différents sujets concernant l’islam de France. LA MAJALLA : Pourriez-vous nous parler de l’organisation de l’Islam en France, pourquoi est-ce si compliquée ? Est-ce qu’il y a des rapports de force entre pays ? Chams el-Dine Hafiz : D’abord ; on ne constitue pas une organisation comme celle-là aussi facilement parce les musulmans

ne sont pas un groupe homogène, c’est plusieurs groupes qui se sont retrouvés en France dans un pays où la laïcité prévoit la séparation de l’état et de l’église donc des éléments très importants qu’on doit prendre en considération, mais il y a eu une évolution, on a commencé à la fin des années 80, on a essayé d’organiser l’islam, au moment de l’arrivée du Ministre de l’intérieur Jean Pierre Chevènement fin les années 90 où il y a eu véritablement la possibilité à toutes les associations gestionnaires du culte musulmande se mettre autour de la table pour essayer de trouver la possibilité de créer une instance représentative, c’est ainsi qu’en 2003, le conseil de culte musulman a été créé. Alors il faut reconnaitre que c’est une tâche difficile, c’est une association de la loi 1901, qui n’a pas d’aide de l’Etat ni de quiconque, elle vit aujourd’hui des cotisations de ses adhérents, donc aujourd’hui nous avons environ deux mille huit cent mosquées, ce sont eux qui font vivre cette association, nous n’avons aucune subvention de l’Etat, donc c’est véritablement du bénévolat. Que l’on veuille ou pas, cette structure ne peut engager des actions importantes, faute de moyen matériel, cela est essentiel. Nous n’avons jamais pu recruter, nous avons fait un site internet par des bénévoles, tout ce que nous faisons c’est du bénévolat, et Dieu merci les gens essaient de nous aider. Donc cela est une vraie difficulté. En deuxième lieu, bien sûr, c’est un lieu de pouvoir, il y a des rapports de forces, effectivement l’Algérie, le Maroc, la Turquie et Union des organisations islamiques en France (l’UOIF) devenues Musulmans de France (MF), tous sont

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Chams el-Dine Mohamed Hafiz

dans une logique de rapport de force. Mais en même temps ce que je dis en tant que Recteur de la Grande Mosquée c’est d’essayer de trouver au moins le minimum qui puisse nous regrouper, il faut que cette organisation soit une organisation légère, qui ne soit pas intrusive dans la gestion des autres, par exemple moi je ne veux pas que le conseil français du culte musulman(CFCM) vienne s’ingérer dans la gestion interne de la Mosquée de Paris, mais que nous puissions tous ensemble parler des vrais sujets, c’est-à-dire, d’abord et avant tout les heures de prière, nous avons des vraies difficultés aujourd’hui, il est terrible que les fidèles prient dans le même pays à des heures différentes, parce nous avons chacun une organisation. A la grande mosquée de Paris je fais des calendriers sur la base de 18° celui que nous retenons pour fixer les heures des prièreset donc au niveau de salat el-Fajr, à salat el Icha on a des différences entre nous. Les Musulmans de France eux fixent leurs calendriers à 12°. Donc j’ai mis en place une commission de travail avec les Musulmans de France pour qu’on essaie d’unifier les horaires de prière. Autre élément, la fixation du premier jour du mois de Ramadan et du jour de l’Aïd pose un problème. Autre sujet d’ordre pratique, le «Hallal»; nous avons de grandes difficultés face à l’administration en Europe qui ne veut pas d’abattage. Il faut qu’on se batte pour pouvoir réellement faire respecter le rythme musulman, c’est une chose importante. Il y a aussi la question de pèlerinage, il faut qu’on organise aujourd’hui le pèlerinage pour permettre aux fidèles musulmans français, de partir dans de bonnes conditions.

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J’agis d’abord pour l’intérêt des musulmans Le (CFCM) est entré dans une logique de pouvoir Que pensez-vous du CFCM? -Malheureusement le (CFCM) est devenu un lieu de pouvoir, où le président devient un leader, nous n’acceptons pas cela, cela n’existe pas en islam, nous parlons sur les bases religieuses, par le dialogue et la consultation entre nous. Nous sommes dans une religion notamment sunnite où il n’y a pas de chef, il y a une concertation, il y a un certainement des dispositions qui permettent aujourd’hui de travailler ensemble pour le bien de notre communauté, hélas le (CFCM) est entré dans une logique de pouvoir. Que proposez-vous? -Ce que je voudrais aujourd’hui, parce que je vois des distinctions, c’est d’établir ensemble une charte des valeurs, donc nous avons fait cette charte, il y a eu 5 organisations islamiques qui l’ont signée mais il y en a 3 qui ont refusé, cela a créé un malaise. Récemment quand le président Mous-


saoui a organisé une réunion importante avec les membres du bureau du (CFCM)pour désigner l’Aumônier National pour les prisons, nous l’avons déjà fait en mois de janvier pour l’armée et également pour l’aumônier des hôpitaux, puisque le (CFCM) c’est lui qui désigne aux autorités l’aumônier national, les 3 fédérations qui n’ont pas signé la charte étaient présentes, nous nous sommes opposés , donc ils sont passés en force, nous avons refusé cette façon de faire et nous nous sommes retirés du (CFCM). Aujourd’hui, mettre en place une « coordination » qui va suppléer un peu la gestion du bureau de Conseil français du Culte Musulman.

Vous vous êtes retiré la première fois, car il y avait Les Frères Musulmans -C’est la même chose aujourd’hui, ça ne change pas c’est pourquoi on vient de démissionner encore. Que dit l’Etat français? -L’Etat dit débrouillez-vous, vous savez que lorsqu’on avait signé la charte, Monsieur le Ministre Gérald Darmanina dé-

*Je lutte pour qu’on ait le minimum d’entente pour parler des grands sujets et pour unir les horaires de la prière dans toute la France.

claré que les instances représentatives de l’islam de France et ceux qui veulent être membre de ces instances doivent signer la charte, mais les fédérations, les mosquées les associations qui ne signent pas la charte ne peuvent plus prétendre à représenter le culte musulman devant le pouvoir public. Moussaoui s’est réuni avec les fédérations qui n’ont pas signé la charte on s’est opposé et puisque c’est ainsi, nos routes vont aujourd’hui se séparer. Je pense que le ministre de l’Intérieur va venir vous réconcilier de nouveau comme la première fois. -Non, d’abord, j’ai beaucoup de personnalité, ce n’est pas un Président ou un Ministre qui va venir pour essayer de me convaincre de quoique ce soit, moi j’ai des convictions ; j’agis pour l’intérêt d’abord des musulmans, après bien évidement les partenaires de l’Etat, je traite avec l’Etat à égalité, il n’est pas question aujourd’hui que l’Etat essaie de faire pression sur une quelconque organisation, je dirai l’objectif que nous devrons atteindre, nous sommes une communauté importante, l’islam a sa place en France. La laïcité est une chance pour les musulmans Vous êtes contre la laïcité ? -Au contraire, moi je dis que la laïcité pour nous et pour les musulmans de France est une chance. Pourquoi ? - Parce qu’aujourd’hui face à l’Etat nous sommes tous égaux, toutes les religions sont à égalité, vous imaginez en France que l’église catholique qui a une dominance par rapport aux autres, avec la laïcité, elle est considérée comme nous, donc c’est une vraie chance pour nous, nous avons avec la laïcité

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Le recteur de la grande Mosquée de Paris avec notre correspondant


Le président Macron et le recteur de la Mosquée de Paris

La grande mosquée

pu réaliser 2800 lieux de culte en très peu de temps, quel est le pays qui peut permettre cela ? On est dans une liberté totale, personne est là pour me dicter mon discours. Bien évidemment il y a des limites, c’est les atteintes à l’ordre public. Vous êtes le plus grand poids islamique en France, la grande mosquée de Paris est sacrée pour plus de 20 millions de musulmans en France dont 7 millions Algériens. Pourquoi vous ne faites pas une élection puisque vous êtes majoritaire ? - Personnellement je considère que tout le monde a sa place

même le plus minoritaire, le prophète Mohammed (SWS) n’a jamais été dans les rapports des forces alors qu’il avait le pouvoir absolu, regardez ses réactions avec ses adversaires, ses ennemis même avec ceux qui ont tenté d’atteindre à son honneur et salir sa femme Aicha par des mensonges, il a toujours accepté l’égalité et refusait le rapport de force, moi je pense et c’est ma position, l’islam n’a jamais obligé les gens à devenir croyants, moi je n’accepterai jamais d’être dans une position de domination et d’écraser les autres, en Islam la seule différence entre deux personnes est la piété, ce n’est pas parce que je possède une grande mosquée et vous possédez une petite mosquée donc c’est moi qui vais venir vous exiger, c’est cela aussi la beauté de notre religion. Il faut qu’on montre que l’islam en France a cette particularité nous venons des origines différentes mais nous prions tous ensemble et nous faisons le ramadan ensemble, nous aimons tous notre prophète et nous aimons tous notre islam, c’est cela qu’on doit montrer les côtés positifs de notre religion, il faut qu’on arrête aujourd’hui d’être dans une domination, on ne doit pas faire comme un général a dit combien de divisions vous avez donc c’est moi qui domine, moi je ne suis pas dans un état de guerre, le musulman est mon frère, depuis que je suis là, j’essaie de montrer que l’islam et la mosquée et les musulmans sont là pour aider l’autre.

Les paroles sont jolies -Les actes aussi croyez-moi, je suis le premier à avoir permis aujourd’hui aux étudiants d’acheter un sandwich, c’est moi qui paie. Il y a aujourd’hui près de 250 personnes qui man-

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gent chaque jour à 12h à la mosquée de Paris et qui sont de toutes les confessions, on distribue 250 paniers alimentaires aux étudiants. Je remercie ici l’association Étudiants et cadres Algériens en Île de France, les donateurs et bénévoles pour leur mobilisation. C’est cela que je veux montrer : la beauté de notre religion. Pendant le Ramadan, on a vu les capacités des musulmans combien ils sont solidaires avec les personnes âgées et vulnérables, on a été avec eu ; on les a aidés. Pourquoi vous faites cela? - Parce que je suis irrigué je suis baigné par les valeurs de l’islam.

Les membres de CFCM créer un conseil national des imams ( CNI) pour que tous les avec le président à imams qui prêchent en France soient agrées pas ce CNI , le l’Elysée président de la république nous a dit que c’est vous qui vous organisez.Aujourd’hui l’état français s’occupe des affaires de sécurité notamment pour chasser les organisations terroristes. Comment faire pour sauver l’islam de France de ses divisions et rapports de forces -Je pense qu’il faut du temps, il faut qu’on s’intègre, il faut que l’élite intellectuelle musulmane se réveille, il faut qu’elle agisse et écrive, il faut qu’elle se manifeste. Aujourd’hui, les Les musulmans de France

Qu’avez-vous dit au président Emmanuel Macron lorsque vous vous êtes rencontré la dernière fois ? -J’ai dit au président Macron je ne suis pas un homme politique, je n’attends rien de vous monsieur le président, je veux défendre l’islam tel que nous devons le concevoir ensemble, je ne veux pas des terroristes qui tuent au nom de l’islam ni des extrémistes ce sont nos ennemis et les ennemis de l’islam qui est une religion de paix, mais je veux défendre le musulman dès qu’il entre prier ici, je veux que tout musulman ait toutes les conditions pour pouvoir prier normalement et sereinement dans ce pays, c’est mon combat quotidien. Les attaques terroristes des ignorants en islam vous donnent plus de taches ! Effectivement, Il y a ce problème ; l’assassinat du professeur Samuel Paty et de l’attaque terroriste de la basilique de Nice, à la suite du discours du Président Macron de 2 Octobre qui était très mal compris, il a fallu aujourd’hui qu’on en prenne en charge et on a dit au président de la République qu’on doit

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18ème Dans le arrondissement de Paris, la mosquee de paris participe à la distribution repas tous les jours 850 avec l’association “La table ouverte” depuis plus d’un an

musulmans restent trop discrets et en retrait, c’est pour cela, lorsque je suis arrivé, j’ai créé le conseil scientifique et culturel de la grande mosquée de Paris. J’ai mis à la tête de ce conseil un grand professeur scientifique et j’organise des colloques et des séminaires pour permettre aux musulmans qui ne sont pas connus, par exemple, les livres qu’ils écrivent, les idées qu’ils essaient de développer ici à la mosquée de Paris ils sont chez eux afin qu’on puisse monter au-delà de la prière, il y a une très grande civilisation qui a apporté, à un moment donné, beaucoup à l’humanité, c’est la civilisation musulmane. Il faut qu’on pose cette question : Pourquoi cette civilisation était à l’époque très importante et aujourd’hui il y a une décadence totale ? Il faut donc du temps et il faut qu’on accepte un certain nombre de choses. Même pour la question des caricatures ? -Vous savez que j’en avais parlé à l’époque parce que je savais que cette question va heurter les musulmans, mais en même temps nous sommes dans un pays où la liberté d’expression est sacrée et les caricatures font partie de la culture française, donc ce n’est pas la peine de lire Charlie hebdo, ce n’est pas la peine de regarder ses caricatures. Eux, ils ont la liberté de faire des caricatures et nous avons la large liberté de mépriser et de ne pas regarder, mais surtout de ne pas tuer. Êtes-vous pour faire une loi qui interdit le blasphème en France ? - A mon avis, cela serait une grosse erreur, au contraire, il faut que nous montrions que notre religion est une chose et que notre vie sociale est une autre chose, et que nous sommes à la fois des citoyens ; mais nous sommes aussi des pratiquants

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musulmans, et il ne faut pas toucher à notre religion. D’abord on n’attaque pas en France les idées, donc on laisse tout le monde pour s’exprimer jusqu’à certains points. La pensée des frères musulmans s’est beaucoup développée en France pour un certains nombres de raisons, aujourd’hui, la France s’aperçoit que cette pensée participe au séparatisme, parce qu’il y a un vrai séparatisme il ne faut pas l’ignorer. La loi française est-elle supérieure à la loi religieuse ? Non, ce n’est pas correct, je vous donne un exemple que je donne à mes imams, on dit que la loi française est supérieur à la loi musulmane, moi je dis que non ce n’est pas réaliste. Il y a eu en France un grand débat sur la question du mariage pour tous, c’est-à-dire que le couple homosexuel deux hommes ou deux femmes peuvent se marier à la mairie officiellement, la loi permet cela, mais ce que je dis à mes imams que si un couple homosexuel qui vient à la mosquée pour demander le mariage, si la loi française est supérieure à la loi islamique, on nous obligerait de conclure ce mariage. Dans le système de mariage en France, on ne signe pas des actes de mariages s’il n’y a pas d’acte de mariage civil à la mairie, il n’y a pas de mariage religieux avant. Donc les couples homosexuels lorsqu’ils viennent à la mosquée pour le mariage religieux, on dit NON, donc la religion et la loi musulmane est respectée ; concernant les juifs, les protestants et les catholiques, ils refusent aussi donc la loi française n’est pas supérieure aux lois religieuses, le mariage doit être que entre homme et femme pour fonder une famille. Moi en tant que recteur, je fais respecter cela ici dans la mosquée le reste c’est dans la vie civile cela ne me concerne pas.


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Rapprochement Tuniso - égyptien

En quoi dérange-t-il le parti islamiste Ennahdha ? Tunis-Majalla Le president tunisien Kaïs Saïed a effectué du 9 au 11 avril une visite officielle de trois jours en Egypte sur invitation du président Abdelfattah Al Sissi. Il s’agit d’une visite que les islamistes et leurs alliés radicaux voient d’un œil morne. Car, après avoir reçu le président Turc à Tunis et effectué un voyage officiel au Qatar, Kaïs Saïed a rétabli les voies de communication directe avec les plus fervents défenseurs de l’islam politique et principaux soutiens aux islamistes tunisiens depuis 2011. Ces visites ont permis de réchauffer les voies diplomatiques classiques avec ces deux pays qui, par le passé, traitaient avec Ennahdha en tant que « parti au pouvoir » via une diplomatie basée sur des intérêts étriqués selon la politique d’alignement des axes. La pilule était difficilement avalable pour Ennahdha (parti islamiste tunisien) d’où ces avalanches de critiques au scalpel. En effet, pour cette visite les inquiétudes de ses détracteurs ont fusé. Car, elle a lieu en Egypte et sur invitation de Abdelfattah Al Sissi, ennemi juré des frères musulmans et fossoyeur des rêves

moyenâgeuses des islamistes dans son pays. Mais cette visite de Saied en Egypte intervient dans un contexte très délicat en Tunisie, avec un gouvernement qui n’arrive pas à lever les fonds nécessaires pour le Budget 2021, auquel il manque près de six milliards d’euros alors que la Covid frappe fort l’économie et plombe économiquement les faibles. C’est pourquoi, en Tunisie, on évoque cette visite avec des trémolos dans la voix. En effet, les islamistes craignent que Saïed soit parti en Egypte chercher l’aide de son homologue égyptien pour mieux « dompter » les islamistes en Tunisie. C’est l’effet papillon une théorie selon laquelle un battement d’ailes de papillon dans une autre contrée peut provoquer une tempête chez soi. En effet, la levée de boucliers qu’à suscité cette visite en dit long sur les craintes exprimées en Tunisie par ceux qui veulent enrayer l’action diplomatique tunisienne et la garder otage des alliances diaboliques tissées sous la présidence intérimaire d’un Moncef Marzouki qui a foulé du pied les principes fondateurs de la politique extérieure tunisienne ou encore d’un Rafik Abdessalem, ancien ministre des Affaires

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Saied a été reçu en grandes pompes en Egypte

étrangères qui s’est jeté dans le giron des axes maléfiques en se rangeant derrière les forces géostratégiques qui complotent contre notre propre pays et lui ont réservé les desseins les plus noirs. La première réaction est venue de l’ancien président Moncef Marzouki qui a employé des mots crus pour décrire cette visite en affirmant que Kaïs Saïed ne le « représente plus » tout en demandant « pardon à la mémoire de Mohamed Morsi et aux Egyptiens qui avaient cru en la révolution du 25 janvier ». Dans le même sillage, Adnène Moncer, ancien chef de cabinet de l’ex-oresident Moncef Marzouki et actuellement président du Centre d’études stratégiques sur le Maghreb arabe a qualifié la visiste du président de la République, Kaïs Saïed de “faible”.

Inquiétudes des islamistes Cependant, les réactions de tous les dirigeants d’Ennahdha étaient unanimes à condamner une telle visite. Ainsi le gendre de Rached Ghannouchi Rafik Bouchleka connu pour ses positions hostiles au président de la

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La pilule était difficilement avalable pour Ennahdha (parti islamiste tunisien) d’où ces avalanches de critiques au scalpel. République a dénoncé ce pas diplomatique accusant le président de la République de vouloir internationaliser les conflits internes en Tunisie. « Ce qu’admire Kais Saied chez Al-Sissi c’est son détournement contre la démocratie et son putsch militaire », a-t-il posté sur son compte Facebook. Pour sa part, l’autre dirigeant d’Ennahdha et ancien ministre de la Santé Abdellatif Mekki pense qu’il aurait été plus judicieux si cette visite était « plus au moins organisée à l’intérieur », faisant allusion que le président de la République voulait exporter les conflits internes avec Ennahdha en Egypte.


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Au fait, ce qu’ils craignent de cette visite c’est de la voir modifier progressivement les rapports tuniso-egyptiennes, qui peuvent provoquer, à long terme, des changements colossaux qui mettraient fin à l’hégémonie exercée sur la diplomatie tunisienne par le passé. Ce n’est pas la position tunisienne exprimée par Saïed en faveur de l’Egypte sur l’épineuse question des eaux du Nil qui les tracasse, mais plutôt la peur de voir leur marge de manœuvre se rétrécir comme une peau de chagrin sur le plan interne, régional et continental. Laquelle conduirait à une coordination plus ferme sur la question du terrorisme et de son financement. Mais aussi, une plus grande concertation des services de renseignement avec un échange massif d’informations sécuritaires précieuses pouvant compromettre des éléments extrémistes tunisiens qui visent à saper l’Etat national et à faire vaciller ses colonnes, comme ce fut le cas entre 2011 et 2013, qui leur fait grincer les dents

Saïed monte au créneau De retour à Tunis, le président Kaïs Saïed et monté au créneau en revendiquant dimanche 18 avril à l’occasion de la célébration du 65è anniversaire de la tunisification de la police sont droit de commander les forces de sécurité intérieure. Il a ajouté, lors d’une cérémonie à laquelle ont pris part le président de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) et le chef du gouvernement, que « la Tunisie avait vécu une explosion révolutionnaire, marquée par une réconciliation entre l’Etat avec tous ses

Les islamistes craignent que Saïed soit parti en Egypte chercher l’aide de son homologue égyptien pour mieux « dompter » les islamistes en Tunisie

appareils, et le peuple. Les forces militaires et sécuritaires sont parmi les corps, auxquels le peuple a offert des fleurs ». Ce faisant, Kaïs Saïed a affirmé que « le chef de l’Etat est le chef suprême des forces armées militaires et civiles. Que cela soit clair pour l’ensemble des Tunisiens, quelle qu’en soit la position…je ne suis pas enclin à accaparer ces forces, mais il faudrait respecter la constitution ». Il a, par ailleurs, fait constater que « c’est le président de la république qui procède aux nominations et révocations aux hautes fonctions militaires et diplomatiques, liées à la sûreté nationale après concertation avec le chef du gouvernement ; lesquelles sont fixées par une loi… » Le mouvement tunisien «Ennahdha» a considéré l›autoproclamation du président Kaïs Saïed en tant que commandant en chef des forces de sécurité comme «un bafouement de la Constitution et des lois du pays». Dans un communiqué publié par le mouvement islamiste tunisien à ce propos, et dont une copie est parvenue à Majalla, Ennahdha a considéré, «En se proclamant en tant que commandant en chef des forces armées civiles, Saïed piétine la Constitution et les lois du pays et empiète sur le système politique et les pouvoirs du Premier ministre». Le mouvement a souligné que «l›inclusion de l›appareil sécuritaire dans les conflits représentait une menace pour la démocratie, la paix civile et les acquis de la révolution». D’après le communiqué, le mouvement Ennahdha a exprimé «sa surprise face à la violation réitérée du chef de l›Etat contre la Constitution, la considérant comme un document annulé et comme un outil pour justifier sa tendance vers une autorité individuelle». Disons-le sans ambages, la visite de Saïed est beaucoup plus importante et grande dans sa dimension et sa portée que de s’escrimer à la réduire à une simple demande de collaboration sécuritaire. Certes, les égards avec lesquels le Chef de l’Etat a été reçu et les honneurs qui lui

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quelques jours après sa visites en Egypte, Kaïs Saïed a reçu le chef de la diplomatie .égyptienne


ont été réservés, témoignent de l’estime dont il jouit auprès de son homologue Abdelafattah Al Sissi. Mais comment expliquer les bains de foule et l’accueil chaleureux que les citoyens égyptiens ont accordé au président Saïed. Il était devenu la vedette des trends sur les réseaux sociaux égyptiens et ses photos et vidéos avaient envahi la Toile. C’est que kaIs Saïed n’est pas parti en conquérant ou en détresse pour un appel à l’aide contre ceux qui pourissent la vie à leurs concitoyens en Tunisie. Il était parti en frère et en ami rétablir les relations séculaires entre deux pays liés par des liens historiques, restaurer les principes de la coopération bilatérale, raffermir les échanges commerciaux et explorer les pistes de l’investissement entre les deux pays. C’est pour ainsi dire, il s’agit d’une visite politique par excellence qui tend à un renouveau des relations diplomatiques à partir d’un socle historique commun, allant du transfert de Mahdia, la capitale des

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Fatimides au Caire, en passant par les routes commerciales de Kairouan et d’Alkexandrie, sans oublier les rapports séculaires entre Al Azhar et la Zitouna, tout comme la pensée et la culture dont les deux noms phares se résument à Ibn Khaldoun et Bayrem Ettounsi. Mais il y avait aussi le sort scellé des deux pays et le sang des martyrs qui a coulé pour la libération de la Palestine et pendant la guerre des Six jours. Saïed voulait tout raconter et raviver ces pages glorieuses entre les deux pays pour partir de plus belle dans ses relations diplomatiques avec une grande nation qu’est l’Egypte. Une relation d’égal à égal qui recolle les morceaux du passé pour bâtir un avenir plus radieux. A cet effet, la convergence de points de vue les deux dirigeants sur plusieurs questions tels le dossier Libyen qui concerne de près les deux pays étant son impact direct sur eux, ne semble pas plaire aux nostalgiques de l’ère Marzouki.


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L’Egypte face au barrage de «La Renaissance»

Souffler le froid, tout en se préparant au chaud PAR : Nasreddine Ben Hadid Nul ne peut imaginer toute la dorsale orientale de l’Afrique, sans le Nil, aussi bien l’Egypte ancienne et ses pyramides que les temps présents. Cette artère principale traverse 11 pays, sur 6700 km, le plus long au monde, conditionne depuis des milliers d’années, la vie de dizaines de millions de personnes. Il se compose du Nil bleu (85% de l’eau, prend source en Ethiopie) et du Nil blanc (15%, prend source au lac Victoria). «L’Egypte est un don du Nil» selon Hérodote. Cette phrase est toujours d’actualité, tant les besoins de presque 100% des besoins en eaux, des 100 millions d’habitants, sont assurés par ce fleuve.

plaire à tout le monde, surtout aux Egyptiens : La construction d’un barrage sur le Nil, appelé «La Renaissance»… Un nom certes porteur d’espoir pour les Ethiopiens, mais

Les temps présents Ce «veine aquatique» qui a porté la paix, comme elle a véhiculé les guerres, est source de toutes les tensions, actuellement. L’Ethiopie a dévoilé un projet qui ne peut

Le président Egyptien, Abdelfattah Sissi

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Dr Mustapha Kamel Saïd, politologue Egyp

ne pas de même pour les autres. Essentiellement les Soudanais et surtout les Egyptiens : De quoi chambarder un rituel installé depuis la nuit des temps Un accord entre l’Egypte et le Soudan sous mandat britannique, conclu en 1929, octroie à l’Egypte le droit de veto concernant tout projet sur le Nil, pouvant mettre en danger son quota. L’accord de 1959 vient consolider la position du Caire, avec un quota de plus de 50% des eaux. Un bémol (et de taille):L’Ethiopie compte construire le plus grand barraged’Afrique, avec un budget de 5 milliards de dollars. 8500 personnes s’activent 24/24 dans le but d’accomplir cette œuvre, qui peut contenir 74 milliards de m2, l’équivalent des quotas de l’Egypte et du Soudan pour une année. Il faut rappeler que les précipitations assurent à l’Ethiopie une bonne pluviométrie, et par conséquence, le besoin en eau, n’est pas aussi pressant (en comparaison à la situation de l’Egypte), plutôt l’électricité se fait nécessaire. Le nouveau barrage va produire

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L’Egypte est (toujours) un don du Nil 6.000 mégawatts, le triple de la capacité du barrage égyptien, pour un pays de 100 millions d’habitats, connaissant une croissance économique importante.

Equation impossible? Un éventuel usage de l’Egypte de son droit de veto, en application des Accords de 1929 et 1959, ne peut consister une pression de taille sur l’Ethiopie, car ce dernier ne reconnait pas les deux Accords, sans oublier qu’Addis-Abeba insiste quant à son besoin crucial d’électricité, aussi bien pour usage domestique, qu’industriel». De ce fait, l’Ethiopie considère ce projet comme vital pour son économie. Idem pour l’Egypte qui considère son approvisionnement en eaux comme vital. Après quatre ans de tension, un accord est conclu entre l’Egypte, le Soudan et l’Ethiopie.


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Cet accord a servi à calmer la situation sans pour autant réussir à dénouer la crise, et surtout présenter les réponses que le Caire attendait, tant ce différent de taille, traine à trouver sa solution : Le remplissage du bassin du barrage de la Renaissance doit s’étaler sur dix ans, tout en prenant en considération les années de sécheresse, selon l’Egypte. A l’inverse de l’Ethiopie qui ne veut débattre de la question, car elle émane de sa souveraineté, comme ne cessent d’insister les responsables de ce pays, considérant que le remplissage peut se faire, en quatre à sept ans. Action qui portera un coup, et de taille au quota de l’Egypte. De première vue, une équation impossible à résoudre, entre une Egypte, qui par la voix de son président Abdelfattah Sissi, sans donner

L’Ethiopie a plus besoin d’électricité que d’eau

de précisions, a assuré que «nul ne peut porter atteinte au quota de l’Egypte», mais aussi, son pays «ne peut rester les bras croisés», tout en insistant sur le fait que l’Egypte «observera tous les moyens diplomatiques dans le but de dénouer cette crise». Une chose est plus que certaine : Tout en insistant concernant un règlement respectueux de tous les droits, le Caire semble se préparer au pire. Les manœuvres militaires aériennes, opérées dernièrement avec le Soudain portaient un parfum de «mise-en-garde» adressée à l’Ethiopie, même si aucun officiel, aussi bien civil ou militaire n’ait fait le lien. Seuls des militaires Egyptiens à la retraite, sur des plateaux de télévision, n’ont exclu aucune option.

Un ambiguïté, bien entretenue Le politologue Egyptien, Dr Mustapha Kamel Saïd considère qu’il n’est pas sûr que «le moment d’affronter la vérité ait sonné,

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Un fleuve qui a conditionné la vie depuis la nuit des temps


Le Nil, une colonne vertébrale, qui risque de se briser

Un barrage qui ne retient pas la crise

pour toutes les parties intéressées par la crise du barrage de la Renaissance, en Égypte», et que «ce fait est clair pour ceux qui suivent les efforts de l’Egypte, pour parvenir à une solution juste et équitable du différend concernant le projet de construction de ce barrage, à savoir que le gouvernement éthiopien n’est pas prêt à renoncer à sa position de principe selon laquelle la construction du barrage est une question de souveraineté,

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Un barrage qui va produire le triple du barrage égyptien niant tout préjudice grave au Soudan ou à l’Égypte». Après un retenu (presque) « diplomatique», le politologue change de vitesse, et commence à souffler le chaud et le froid en annonçant : «Nous devons donc nous adresser aux puissances internationales et régionales en fonction de leurs intérêts, et leur montrer que tout comme elles peuvent bénéficier des relations mutuelles, nous pouvons à l’inverse réduire ces intérêts, peut-être au profit d’autres pays qui prennent une position appropriée.» Une certitude irréfutable : L’Egypte ne peut rester inactive face aux menaces éthiopiennes, mais aussi doit savoir doser sa réaction : Tout en souhaitant la paix, doit se préparer au pire…


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nterview

Pour l’Algérie de demain

Linda Haddad: Je lutte pour créer une école citoyenne qui formera la jeunesse algérienne Paris la Majalla Linda HADDAD, 46 ans, une Experte en Pédagogie et en Management Rêve de réaliser un projet scolaire pour les enfants de l’Algérie, une école reposant sur une éducation sensorielle et kinesthésique ouverte sur le monde. Originaire d’Hauteville-Lompnes France, Fille d’immigrés Algériens installés en France en 1954, après avoir fini ses études Economiques Socialesoption Mathématiques et des études universitaires en Sciences Humaines Sociales et notamment en Sciences du Langage et de l’Education à l’Université Lumière LYON2. Elle occupe actuellementla fonction de Conseillère Principale d’Education au LEGT Auguste et Louis Lumière à Lyon 8ème. Référent académique des Arts Plastiques, du Cinéma-Audiovisuel, de la Musique et du Sport à Haut Niveau à recrutement national en partenariat avecles Clubs Sportifs de la Région. Quel est votre parcours pour que vous deveniez aujourd’hui une Experte en Pédagogie, Enseignement, Education et Formation ainsi qu’en Management des Etablissements et des Programmes scolaires? -Je suis entrée dans la noble institution qu’est l’Education Nationale par la petite porte à l’âge de 19 ans dans un projet de partenariat avec la Ville de Lyonet l’Université Lumière, où j’ai animéun projet de réconciliation des élèves avec la lecture visant à réduire les inégalités sociales et culturelles. Puis occuper la fonction d’Aide-Educatrice dans un collège classé Zone d’Education Prioritaire à Vénissieux. J’ai ensuite été Professeur de Français, Anglais et Histoire-Géographie dans le cadre de la Réforme du Voie Professionnelle dans un Centre de Formation par

l’Apprentissage des Métiers de Bouche, des Maisons Familiales et Rurales (MF) à Balan. Je suis devenueConseillère Principale d’Education (CPE) sur concours externe en 2004 où, j’ai intégré l’Académie d’Aix-Marseille, au Collège International François Auguste Mignet d’Aix-en-Provence. Situé rue Cardinale dans un bâtiment du XVIIesiècle, Parmi les anciens, les trois noms qui viennent tout de suite à l’esprit sont Paul Cézanne et Emile Zola qui ont été élèves et Marcel Pagnol qui fut répétiteur. J’ai été, CPE Lycée Albert Camus de Rillieux-la-Pape, Zone Urbaine Sensible etinscritedans le volet « Dynamique de politique de Plan Espoir banlieue », au Collège Aimé Césaire, Ex Les Noirettes de Vaulx-en-Velin en Réseau d’Education Prioritaire (REP +). J’ai occupé la fonction de Préfet des Etudes, de Conseillère Pédagogique et Formatriceà L’Institut National Scientifique des Métiers du Professoratet de l’Education (INSPE) de l’Université Lyon 1.Référenteaussidu Réseau d’Entraide d’Ecoute, d’Appui et d’Accompagnement desParents (REAPP). Ensuite, j’ai bénéficié dans le cadre du Plan Académique de Formation, d’un moduleà la fonction de Personnel de Direction des Etablissements scolaires. Enfin,j’ai intégré dansle réseau AEFE le Collège Lycée-Léon l’Africain du groupe Elbilia de Casablanca au Maroc, dans le cadre d’un détachement académique en relation avec leService de Coopération et d’Action Culturelle situé à Rabat. Quel est votre projet et depuis quand rêvez-vous de le réaliser ? -Dans l’adolescence déjà, avec ma meilleure amie dont la mère était Directrice de l’Institut Médico-Professionnel (IMPRO) d’Hauteville-Lompnes. Nous nous adonnions à

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Linda HADDAD

vouloir cŕéer notre école reposant sur une éducation sensorielle et kinesthésique de l’enfant et surtout ouverte sur le monde extérieur. J’ai le souhait aujourd’hui d’apporter mon expérience et mon expertise en Enseignement, en Education et Formation française au service de l’Algérie en créant des cités scolaires de niveau 1 et niveau 2, c’est-à-dire École Maternelle, Primaire, Collège, Lycée sur le même site géographique qui dispensera un enseignement de qualité et d’excellence avec label Administration de l’Enseignement Français à l’Etranger -AEFE- ainsi que celui de l’Organisation Scolaire et Universitaire International. Dans un premier temps dans la périphérie d’Alger comme établissement pilote puis nous déployer dans d’autres grandes villes telles que Sétif, Bejaïa, Constantine, Annaba et Oran La demande des familles algériennes est forte. L’Algérie est le pays du Maghreb qui compte le moins d’Etablissement AEFE. Les classes dans les établissements sont surchargées malgré des efforts considérables du gouvernement sur le budget de l’Education Nationale. La difficulté de l’Algérie réside socialement sur sa démographie et le fait d’un fort taux de jeunes de moins de 20 ans. C’est un pays que nous pouvons qualifier de jeune. Le groupe permettra de former une Intelligenzia en créant par la suite des concepts de Classes Préparatoires aux Grandes Ecoles Post Baccalauréat en adéquation avec les besoins sociaux-économiques pour le

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J’ai le souhait aujourd’hui d’apporter mon expérience et mon expertise en Enseignement, en Education et Formation française au service de l’Algérie. Développement de l’Algérie qui formeront la société de demain compétitive, riche de savoir-faire et de savoirêtre au service d’une Algérie nouvelle et respectueuse d’un Développement Durable. L’Algérie Start Up Challenge est l’élément déclenchant de la volonté du groupe LINOSA de mettre à profit notre expérience, nos compétences et notre savoir-faire ainsi que notre expertise en management de projets et de programmes scolaires sur le terrain. Vous manque-t-il quelque-chose pour le réaliser ? Je n’ai toujours pas réuni à ce jour toutes les conditions nécessaires et indispensables à la réalisation de mon projet. Puisque celui-ci ne sera réalisable que dans une démarche collective et coopérative. En revanche pourtout ce qui est dépendant de ma personne, les dés sont joués.


J’ai créé à ce jour le Groupe LINOSA, entité d’utilité publique d’expertise et de consultation en Sciences Humaines Sociales et Ingénierie en matière d’Education, de Formation, d’Enseignement et de Culture sur la question des Enjeux Contemporains en Education et Formation Innovante.Véritable laboratoire scientifique, il est essentiellement constituer de professionnels, de familles ou amis qui me soutiennent dans une dynamique de projet de groupe et quiœuvreront avec moi sur le terrain pour réaliser le nec plus ultra de la pédagogie dans un challenge où chacun pourra donner le meilleur de soimême. Nous espérons pouvoir vous donner des nouvelles prochainement après que le projet a été proposé aux autorités de tutellecompétentes. Le groupe est actuellement

L’apport Culturel, de Connaissances et de Compétences sont la clé de l’intelligibilité du monde et favoriseront les relations entre l’Algérie et la France dans un échange constructif, et de renforcement des relations des systèmes éducatifs.

en lien avec M. Kamal Kheffache, Expert Consultant en développement Socio-Economiques et en Ingénierie Pédagogique Innovante à Alger ainsi que moi-même en Expertise d’Enseignement, Pédagogique sur la question des Grands Enjeux Contemporains et de Culture.L’enjeu de la réalisation du projet résidera essentiellement dans le fait d’obtenir des fonds par l’intermédiaire du ALGERIA START UP ainsi que d’autres moyens qui seront mis à notre disposition pour la création de la FONDATION YAMINA en hommage à ma défunte mère faute de temps à travailler comme salarié et éleverses enfantsa appris à lire et à écrire à l’âge de sa retraite avec le GRETA VAL BUGEY LEMAN de Bellegarde-sur-Valserine. J’espère vivement être retenue pour l’ALGERIA VENTURE dans le cadre du déploiement de la politique des START UP INNOVATION mis en place par M. Le Président de la République Abdelmajid TEBBOUNE et son gouvernement. Il s’agira pour tous les membres du groupe ainsi que pour moi-même bien plus qu’un challenge, mais d’une véritable aventure et expérience humaine. Quel est l’intérêt de votre Projet pour les enfants de l’Algérie ? -Ma volonté étant de favoriser l’accès à la connaissance et aux savoirs. Contrairement aux autres pays du Maghreb voisins, l’Algérie ne comptabilise que 2 établissements AEFE. Dans le classement PISA des pays de l’OCDE, l’Algérie peine à occuper une place à la hauteur de son développement économique et socialeC’est

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Éducation en Algérie


Une École en Algérie

pourquoi le groupe LINOSA tient à apporter son soutien aux peuple Algérien ainsi qu’au Président Abdelmajid Tebboune qui a toujours affirmer clairement sa volonté de faire de l’Enseignement sa priorité. L’Algérie est un pays jeune. Le groupe LINOSA est en mesure de déployer une stratégie d’enseignement performante, innovante et durable qui constituera immanquablement un levier et impulsera considérablement le niveau de connaissance et de compétences des élèves algériens et ce progressivement au fil des années et en développant à la fois les savoir-être ainsi que les savoir-faire de tout les élèvesdans un parcours d’Excellence dont nous seront acteurs et où l’exercice de la citoyenneté sera le maitre mot, et l’école plus inclusive. Le Projet de l’Etablissement sera essentiellement axé sur une Pédagogie Innovante avec des Enseignements de Spécialité au Baccalauréat pour le volet scientifique : Mathématiques Expertes et Complémentaires, sciences et techniques de l’industrie de développement durable (STIDD) afin de pallier à l’insuffisance dénotée par dernier classement PISA des pays de l’OCDE ainsi que les Sciences et Vie de la Terre et les Sciences Physiques mais aussi Les Sciences Economiques et Sociales et L’Histoire Géographie et Sciences Politiques, sciences et techniques de management et de la gestion vecteur de Sociabilisation et de Développement sociaux Economiques. La Pédagogie sera adaptée dans l’esprit de la Réforme des Lycées avec le choix des élèves et des familles serontcapitales et décisif. Les jeunes auront l’opportunité

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L’école sera citoyenne, elle formera les jeunes à devenir engagés, responsables dans l’exercice démocratique participatifs de l’Algérie de demain. au Lycée par exemple de suivre des Enseignements en Cinéma Audiovisuel, Musique et Arts Plastiques afin de préserver la culture Algérienne dans son ensemble. Des conventions seront aussi signées avec des Clubs Sportifs Algérois afin de permettre aux Jeunes de suivre une scolarité d’excellence de pôles ou de sections sportives au sein d’un internat et leur permettront d’accéder au statut de sportif de Haut Niveau et faire rayonner l’Algérie dans le monde du Sport sur la scène Internationale. Elle sera aussi Inclusive en offrant la Scolarité à de Jeunes Malentendants et de passer la Langue des Signes au Baccalauréat. L’école sera citoyenne, elle formera les jeunes à devenir engagés, responsables dans l’exercice démocratique participatifs de l’Algérie de demain. L’apport Culturel, de Connaissances et de Compétences sont la clé de l’intelligibilité du monde et favoriseront les relations entre l’Algérie et la France dans un échange constructif, d’ouverture culturelle et de renforcement des relations des systèmes éducatifs tel que le promeut l’AEFE.


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nterview

Fatimatou Camara, avocate, et activiste gambienne: L’Afrique doit compter sur elle-même pour tout résoudre Par : Nasreddine Ben Hadid Fatimatou Camara, ou Fatou pour ceux qui la connaissent, a certes appris de ses études à différents niveaux, mais a pris ses meilleures leçons de la vie courantes, et de ses lectures de l’histoire. Reconnait et avoue aborder sa profession d’avocate et son action dans la société civile avec beaucoup de passion, mais se doit plus que rationnelle au moment de l’action. Entre l’intimement émotionnel et son réflexe hyper rationnel, elle nous exprime à travers cette interview sa vision des questions les plus pressantes auxquelles l’Afrique doit faire face : L’Etat post-colonial africain a pris sa légitimité, dans sa promesse de prospérité, partage des richesses, et respect des droits de l’individu. Comment évaluez-vous la situation ? Dans le subconscient collectif des peuples africains, le jour de la passation du pouvoir entre l’ancien colonisateur d’une part, et le nouveau pouvoir de l’Etat post-colonial, tout devrait basculer comme par enchantement, à savoir disposer d’une baguette magique, qui mènerait ces peuples, des jougs du colonialisme au paradis de

l’indépendance. Les peuples et les dirigeants, partageaient le même vouloir. A ce point, nul conflit ou rixe. Les conflits ont pris naissance, du moment où, chaque pouvoir a présenté sa propre «carte de la route» vers le «paradis» rêvé. Pour les pouvoirs politiques en place, personne ne doit contredire leurs versions de cette «carte» vers le paradis promis. Comble de la situation : un pouvoir renverse un autre, sous prétexte que le chemin vers le paradis n’a mené que vers l’enfer, pour mener à son tour, à un autre enfer. Pour qu’un troisième vienne à son tour tout nier et proposer sa propre version… Seule certitude : On se cherche encore. Comment faire alors ? Il suffit de se doter d’un minimum de modestie, et discuter ensemble, non pas la route vers le paradis, plutôt comment se dégager de l’enfer qui brûle les peuples, pour qu’on démarre vers une situation meilleure. Dans le cas contraire, on peut connaitre mille putschs militaires et encore milles élections que tout le monde peut qualifier de libres et transparentes, sans pouvoir avancer d’un pas. Car 98%

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Fatimatou Camara

de notre énergie est voué à ce combat interminable, pour imposer sa propre vision du développement. Que le modèle soit libéral ou socialiste, les Etats africains n’ont pu engendrer le développement. Sommes-nous devant une mauvaise application du choix (libéral ou socialiste), ou devant un mauvais choix, tout court ? Une simple lecture de l’histoire du continent africain, tout au long des soixante années écoulées, nous indiquent, que ceux qui ont choisi le capitalisme à outrance, que ceux qui ont opté pour un socialisme pur et dur, partageaient une même vision de l’application de leurs visions : Toujours sans discuter, aussi bien avec les élites que le peuple, qu’ils veulent forcer. Résultats : Aussi bien le capitalisme que le socialisme, aucun n’a servi nullement à faire avancer la situation. Les investissements, et les échanges commerciaux des pays africains, se font pour plus de 75% avec des partenaires non-africains. Comment expliquez-vous ce phénomène ? Surtout y remédier ? La relation avec les ex-colonisateurs, restent toujours teintées d’une émotion très forte. Certes, on ne peut et on ne doit oublier, ou ef-

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Aussi bien le capitalisme que le socialisme, aucun n’a servi nullement à faire avancer la situation. facer le passé. Reste à faire la part des choses doublement. En premier entre le passé et le présent. Aussi, entre nos ex-colonisateur et le reste du monde. Dans les deux cas, on est toujours pris par un passé sulfureux, sans pouvoir actualiser le présent. Mais aussi, incapables de voir le monde et l’aborder au-delà de notre excolonisateur. Dépasser ces deux handicaps, va permettre à notre génération, et surtout futurs, d’instaurer des relations humaines, à savoir commerciales et culturelles avec le monde entier, aussi bien l’Etat voisin que l’ensemble des pays du monde. L’Afrique porte l’image des «aides», malgré une richesse plus que conséquente. Comment convertir les richesses en développement ? La conception que se font les élites aussi bien au pouvoir qu’intellectuelles, de la politique, est assez candide : Existe toujours ce rêve que le monde nous doit quelque chose. Certes, sur


sens d’exigence des Occidentaux de penser à nos besoins (pays africains ou pays du tiersmonde) à la façon dont ils abordent leurs propres problèmes. Apprenons une fois pour toute qu’il existe un décalage entre le langage «politiquement correct» des ex-colonisateurs d’une part, et la dure loi des intérêts, tous les intérêts, et rien que les intérêts. Prendre la douce parole d’un président européen ou autre responsable pour monnaie sonnante, relève d’une simplicité très grave. Le monde entier est entré en état d’alerte à Prenons conscience et tout le reste (Ebola et cause du Coronavirus, sans trop accorder paludisme)ne serait que simples questions l’importance qu’il faut, à Ebola ou au palud- techniques. isme, entre autres. Comment expliquez-vous Quelle est la conséquence la plus grave de la la chose ? Personnellement, je pense et même je suis pandémie qu’on vit actuellement ? Essentielconsciente, qu’on ne peut demander dans le lement pour les pays africains ? L’avènement de ce virus, a constitué certes, une surprise, et de taille, mais nous avons vite compris (les pays africains) qu’il a dénudé une situation qu’on voyait mal, ou qu’on ne voulait voir : Notre système de santé est délabré. Si la chose peut nous consoler : Des pays dits «développés» ne sont pas dans une situation meilleure. Mais reste, on ne doit l’oublier, qu’on est toujours en manque d’un système de santé, capable de faire aux défis ancestraux, mais aussi capable de faire face à cette pandémie. le plan moral qu’historique, l’ex-colonisateur nous doit excuses et réparations, mais manque de moyens d’imposer cette réparation, et absence de conscience chez ces pays européens, on ne peut passer des décennies à pleurer ce doublemanquement d’une obligation, que nous prenions sous un angle purement éthique. Conclusion : Tout en exigeant excuses et réparations, on ne peut que compter sur soi.

On peut connaitre mille putschs militaires et encore milles élections que tout le monde peut qualifier de libres et transparentes, sans pouvoir avancer d’un pas.

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Défis économiques et sociaux


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Comment garder la forme pendant le Ramadan ?

5 conseils pour rester en bonne santé pendant le mois saint Par Emna Darwazi

• Aide à combattre l›inflammation • Améliore la pression artérielle et le taux de cholesVous avez probablement entendu parler du jeûne térol intermittent, eh bien, si oui, le Ramadan, quatrième • Nourrit la fonction cérébrale et prévient les troupilier de l’Islam, est en quelque sorte une de ces bles neurodégénératifs formes de jeûne intermittent. Outre les nuances fes- • Favorise la perte de poids en limitant l›absorption tives et la richesse spirituelle qui accompagnent le des calories Ramadan, il ne faut pas oublier les nombreux bien- • Augmente le bien-être mental faits du jeûne pour la santé qui ont été prouvés par la Cependant, le jeûne seul ne suffit pas pour rester en science. Voici quelques avantages incontournables : forme et en bonne santé. En fait, vous devrez porter une attention particulière à votre corps pendant cette • Le jeûne élimine les toxines de votre corps

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phase où un changement radical dans vos habitudes alimentaires se produit. Cela signifie que vous devez vous assurer que vous obtenez une alimentation adéquate entre l’Iftar et le Suhûr. Vous trouverez cidessous cinq conseils en or pour éviter la fatigue et rester en bonne santé pendant la période du jeûne :

1. Ne sautez jamais le Suhûr (repas avant l’aube)

Il est possible de maintenir votre forme physique tout en profitant de l’aspect spirituel de ce mois sacré.

yaourt, les poissons à forte teneur en oméga 3 et 6 Étant donné que vous n›obtiendrez aucun nutriment (crevettes, saumon…), les viandes et les haricots pendant la journée par le biais de petits ou grands comme le soja. repas, il est extrêmement important de préparer pour le Suhûr un repas avec une nutrition bien équilibrée 2. Mangez des fruits et des légumes tous les qui contient: jours • Des glucides complexes: ce sont des glucides à libération lente, qui aident à maintenir la glycémie Mangez au moins 7 portions de fruits et légumes, et vous donnent une sensation de satiété. L›avoine, en particulier ceux qui ont une teneur élevée en eau le blé, les céréales et les lentilles sont un exemple de comme le concombre, la pastèque, la papaye, les glucides complexes. oranges, les épinards ou les tomates. Vous pouvez • Des produits riches en fibres: aliments qui digèrent choisir de les manger crus ou de les mélanger dans lentement comme les figues, les graines, les pommes un presse-agrumes et de les boire. Assurez-vous de terre, les céréales, les dattes, les légumes et les que vos repas du Ramadan contiennent des protéfruits, en particulier les pruneaux et les abricots. ines faciles à digérer, des glucides complexes et des • Des aliments riches en protéines: ils comprengraisses essentielles. nent les produits laitiers tels que le fromage et le

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ociété

3. Préparez des soupes tous les jours pour l’Iftar

Après une longue journée de jeûne, il est conseillé de consommer des plats apaisants et chauds comme les soupes. Les soupes sont faciles à digérer et peuvent remplir le corps de liquides et lui fournir les vitamines et les minéraux indispensables. Vous pouvez choisir une soupe claire ou la version épaisse de la soupe telle que ou le ragoût.

Les bienfaits du jeûne pour la santé ont été prouvés par la science.

4. Hydratation, hydratation, hydratation !

5. N’utilisez pas le Ramadan comme excuse pour ne pas faire de l’exercice

Vous pouvez faire du sport au mois de Ramadan en toute sécurité.

C›est ainsi que votre corps est bien alimenté pour générer les niveaux d›intensité requis pour une bonne séance d›entraînement. Cependant, veillez éviter les sports à risque (escalade, plongée, cyclisme sur route...), car les hypoglycémies peuvent être fatales. Tant que votre alimentation est saine et que vous faites de l’exercice régulièrement, vous pouvez jeûner sans risque.

Afin d›éviter la déshydratation pendant la journée, Il est extrêmement important que vous fassiez un buvez au moins 8 à 12 verres d›eau par jour entre peu de sport pendant le Ramadan afin de maintenir l’Iftar et le Suhûr. Une consommation d›eau suf- les résultats pour lesquels vous avez travaillé dur fisante est essentielle pour éviter l’épuisement de pour. l’eau dans votre corps, parce que la déshydratation Le meilleur moment pour faire l’exercice pendant a des effets négatifs, comme la sensation constante le Ramadan est soit juste avant la rupture du jeûne, de fatigue. Une consommation régulière d›eau peut soit deux heures après votre premier repas après le vous rafraîchir pendant la journée. jeûne.

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Pratiquer du sport pendant le ramadan


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Expédition paléontologique à Gafsa

L’histoire des fossiles en Tunisie, une richesse millénaire Par La Majalla

Mohamad Bazzi, doctorant à l’Université d’Uppsala en Suède, a lancé, en 2019, une expédition en Tunisie à la recherche de fossiles. Lui et ses collègues se sont rendus dans les mines de phosphate autour de la ville de Gafsa, en Tunisie, où des roches vieilles de 56 millions d’années enregistrent une période de réchauffement rapide des océans et d’extinctions massives. Bazzi a fait des choix particuliers pour cette expédition paléontologique. Pour commencer, son équipe a embauché des Tunisiens pour aider à creuser, plutôt que de faire venir des étudiants de son université. M. Bazzi et ses collègues ont, également, choisi de contacter les habitants de Gafsa dans la mesure du possible, en organisant des conférences impromptues sur l’histoire des fossiles de la région. Les fossiles que l’équipe a collectés à Gafsa sont importants dans la mesure où ils nous informent sur la façon dont les animaux se sont adaptés à l’effet de serre à l’époque de l’Éocène, une période qui pourrait prédire ce qui attend la planète dans les années à venir si les émissions de carbone ne ralentissent pas. Historiquement, ces spécimens retournent rarement dans leur pays d’origine. Bazzi et son équipe tentent de changer les pratiques scientifiques héritées du colonialisme du 19e siècle, qui exploitait les peuples autochtones et leur histoire naturelle. Au cours des dernières décennies, plusieurs pays ont exigé le retour de l’art, des antiquités, des trésors culturels et des restes humains pillés des collections muséales d’Amérique du Nord et d’Europe et même de quelques pays africains. Des pays comme la Mongolie et le Chili ont également exigé le retour des fossiles collectés, comme les os de tyrannosaure et autres restes préservés. «Ces spécimens de

haute valeur scientifique et esthétique ont été expédiés à l’étranger pour être exposés à un public plus large ailleurs», a souligné le scientifique. De nombreux pays incapables de financer leurs propres scientifiques abritent d’importants gisements de fossiles qui pourraient conduire à des avancées majeures dans notre compréhension du monde préhistorique. Si le domaine de la paléontologie doit aller de l’avant, disent ces chercheurs, il est important de comprendre comment étudier des spécimens dans ces endroits sans prolonger l’héritage colonial. Cela nécessitera le développement d’une approche différente du domaine. C’est ainsi que Bazzi et d’autres scientifiques comptent moins sur l’extraction et plus sur la collaboration et le développement des institutions locales. Alors que de nombreuses cultures à travers l’histoire humaine ont de longues traditions autour de la collecte ou de l’étude des fossiles, la discipline de la paléontologie scientifique - ainsi que la formation de musées d’histoire naturelle modernes - est née au 18ème siècle, lorsque les puissances européennes colonisaient activement de grandes parties du globe. Selon Emma Dunne, paléontologue irlandaise à l’Université de Birmingham en Angleterre, les scientifiques européens faisaient partie d’un réseau colonial qui aspirait aux richesses naturelles - y compris des fossiles - dans les capitales impériales. Cependant, même après le colonialisme, les fossiles du monde entier ont encore tendance à se retrouver dans les musées américains et européens. Certains sont collectés dans le cadre d’expéditions scientifiques approuvées. Mais comme les fossiles font également l’objet d’un commerce privé, souvent dans les pays riches en fossiles avec moins de ressources et de protection juridique, des découvertes intéressantes et potentiellement précieuses sont mises aux enchères sur les marchés occidentaux.

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Mohamad Bazzi, doctorant à l’Université d’Uppsala en Suède, avec des fossiles récupérés en Tunisie. © Mariem Hbaieb

Les fossiles et l’endroit où ils sont conservés ont suscité de vives controverses ces dernières années. Dans certains cas, les chercheurs expriment leur inquiétude quant à l’éthique du travail concernant les fossiles collectés en privé - en particulier ceux qui peuvent avoir été exportés illégalement. En effet, de nombreuses institutions à travers le monde n’ont ni les outils ni le soutien gouvernemental suffisant pour des études approfondies sur les fossiles. «Nous devons nous demander pourquoi nous apportons ces connaissances aux centres, plutôt que de les partager», a déclaré Dr Dunne. «Nous pouvons travailler avec des scans 3D de fossiles et des données numériques. Le problème consiste à obtenir des fonds pour que les musées puissent le faire eux-mêmes.» Selon les scientifiques, le financement universitaire pourrait promouvoir la géologie et la paléontologie dans plus de pays. Alors que la richesse paléontologique en Afrique du Nord a longtemps attiré les chasseurs de fossiles et les scientifiques, la majorité des travaux de terrain ont abouti à l’exportation de fossiles vers des institutions européennes ou américaines, révèle Bazzi. Les parents du chercheur sont originaires du Liban, tandis que sa collègue Yara Haridy doctorante au Museum für Naturkunde de Berlin - est née en Égypte. En raison du manque d’opportunités, aucun des deux ne peut trouver un travail académique stable en paléontologie au Moyen-Orient. Ceci a mené Bazzi et Haridy aux ruines d’un musée dans la petite ville minière de Métlaoui, à l’ouest de la Tunisie. Le musée a été incendié lors des manifestations

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de la révolution de 2011 qui ont contribué à déclencher le printemps arabe. Il n’a pas été restauré. En marchant avec précaution à travers les ruines, ils ont trouvé une richesse inattendue de fossiles: d’immenses carapaces de tortues, des mâchoires de crocodile, des vertèbres de dinosaures et même d’anciens restes humains, tous dispersés sur des sols poussiéreux et des gravats calcinés. La collection devait être récupérée, a décidé l’équipe, mais pas sortie du pays. Les habitants de Métlaoui ont aidé les cherches à sauver les restes. En l’espace d’une journée, le maire de la ville et les autorités communautaires avaient réuni des travailleurs locaux et des étudiants de l’université de Gafsa. L’équipe de Bazzi a distribué des gants et des masques aux habitants qui se sont mis au travail pour extraire des fossiles des ruines. «C’était une opération assez importante», a déclaré Haridy. L’espoir est que les vestiges du musée fourniront le noyau d’un programme de paléontologie à l’Université de Gafsa. Bazzi a aidé à superviser les étudiants intéressés. Il est important que les paléontologues établissent de véritables partenariats avec des chercheurs locaux, a déclaré Haridy. Non seulement cela crée un engagement communautaire et incite les gens à considérer les fossiles comme dignes d’être protégés, mais cela permet également de s’assurer que les spécimens sont correctement étudiés lorsqu’ils sont renvoyés dans leur pays d’origine. Cela dit, les efforts visant à créer des réseaux paléontologiques plus inclusifs se heurtent à plusieurs contraintes. Pour l’instant, l’équipe de Bazzi espère mobiliser des financements au profit de la paléontologie locale en Tunisie.


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apport

Yvonne Mburu, immunologiste

Système de santé africain, au temps de la Covid-19

Le constat est tellement amer… L’espoir est tant permis Par La Majalla Une soixantaine d’années après la vague des indépendances, le plus clément des observateurs, concernant le système de santé en Afrique, nous dira, qu’il n’est pas au niveau des espérances, et surtout, est dans l’incapacité d’assurer un minimum de services nécessaires pour garantir une santé pour tous. Certes, on ne peut mettre toute l’Afrique sur la même estrade, car existent, ici et là des hôpitaux d’un niveau plus que respectable, avec des médecins plus que compétents, mais ceci reste un simple arbuste, qui n’arrive guère à détourner le regard de cette forêt ténébreuse… A une situation pas du tout satisfaisante, s’ajoute la pandémie du Coronavirus, qui vient à la fois changer pour ne pas dire inverser les priorités, mais aussi, augmenter

la charge, et doubler, pour ne pas dire plus, les défis à relever. Si le système de santé africain avait besoin (avant l’avènement du Coronavirus) d’un «miracle» pour se relever, la situation actuelle nécessiterait tous les miracles du monde.

Le manque d’infrastructures Selon une enquête de l’institut de sondage panafricain Afrobarometer, réalisée avant la pandémie de Covid-19, 53 % des Africains ont déclaré avoir manqué des soins nécessaires au moins une fois au cours de l’année écoulée. Les taux les plus forts ont été prélevés au Gabon, au Togo, au Niger et en Guinée. Même dans les pays où les structures sont plus nombreuses, le service

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Pierre Jacquemot, journaliste et expert

n’est pas forcément assuré. Près de 45 % des répondants ayant eu accès à des centres de santé ont en effet déclaré qu’il leur avait été difficile d’obtenir des soins. Personne n’est candide pour croire que l’Afrique s’est réveillée pour constater avec stupeur cette situation chaotique (ou presque). Le mal remonte au lendemain des indépendances : L’Etat post-colonial, ou bien n’a pas tenu du tout, ses promesses d’une vie digne et respectable pour tous ses citoyens, ou (dans certains pays), le peu de réalisations ont vite souffert d’un délaissement, et même d’oubli généralisé. On constate presque partout en Afrique, une attente de plus en plus longue pour pouvoir bénéficier, même des services qui nécessitent une urgence. Manque ou même pénurie de médicaments. A cette image lugubre, vient s’ajouter une grande faille entre les villes et les grandes agglomérations d’une part, et les zones rurales, qui sont souvent dépourvues de toute infrastructure sanitaire, pour une population, disposant d’un pouvoir d’achat, toujours inférieur à celui des citadins. Résultat, 46 % des sondés pensent que leur gouvernement parvient «peu» ou «très mal» à améliorer les services de santé de base. «Ces défaillances profondes sont ignorées depuis trop longtemps», est le constat observé par cent intellectuels africains dans une lettre ouverte publiée par la revue en ligne African Arguments, qui ajoutent que «la santé doit être conçue comme un bien public essentiel».

Des maux pour le dire Déjà en 2001, les pays africains, à travers la déclara-

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L’Etat post-colonial, n’a pas tenu du tout, ses promesses d’une vie digne et respectable pour tous ses citoyens tion d’Abuja (Nigéria), se sont engagés à consacrer pas moins de 15% de leur budget national au secteur de la santé. Constat en 2019 : seuls le Rwanda et l’Afrique du Sud ont respecté leurs engagements. Yvonne Mburu, immunologiste et fondatrice du réseau panafricain Nexakili, qui réunit les professionnels de la santé, considère que «ces dernières années, il y a eu des dépenses énormes dans le secteur de la santé, notamment de la part des bailleurs de fonds internationaux», avant d’admettre: «si on se retrouve aujourd’hui dans cette situation, c’est que, quelque part, nous n’avons pas investi de la bonne manière», et conclure : «On a divisé les financements par maladie. Alors, oui, un travail formidable a été fait sur le traitement du VIH ou du paludisme. Mais on a délaissé les besoins sanitaires de base. Il faudrait améliorer le système dans son ensemble, pour avoir d’abord un socle sanitaire solide». Quant à Ambrose Talisuna, épidémiologiste et conseiller régional de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour la sécurité sanitaire en Afrique, il consid-


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ère que «la gestion des financements de santé par les autorités est problématique. Même si l’Afrique a su tirer les enseignements d’Ebola», avant d’ajouter que «la riposte intervient le plus souvent une fois les épidémies installées. La Covid-19 nous montre que nous devons changer nos comportements. Il faut investir et consolider les systèmes de santé en amont, plutôt que de réagir. C’est une idée à laquelle se laissent difficilement convaincre les politiques qui préfèrent agir sur le coup».

Le privé ne se prive pas Certes, dans certains pays africains, existe bien un système de santé privé, mais reste, de loin, au-delà des capacités de la majorité écrasante de la population. Que peut réellement jouer ce secteur, et peutil intégrer une vision globale et stratégique, surtout face à la pandémie du Coronavirus ? Sur les colonnes de la revue «Afrique contemporaine», Pierre Jacquemot considère que le secteur privé «intervient déjà dans tous les maillons de la chaîne de la santé», car «environ la moitié du total des dépenses de santé bénéficie à des prestataires privés», avant d’ajouter «même si les chiffres di-

vergent selon les pays : En Ouganda et au Ghana, ces dépenses dépassent les 60 %, tandis qu’en Namibie par exemple, elles restent inférieures à 10 %». Yvonne Mburu est plus sceptique : «Il faut rester très prudent sur cette question. On a longtemps compté sur le secteur privé pour assurer les soins de santé, en partant du principe que les Africains étaient habitués à payer pour ce service. Pour ma part, je pense que se soigner dans le privé doit être un choix, car tout le monde n’en a pas les moyens. Les États doivent, avant toute chose, pouvoir offrir à leurs populations un secteur public de qualité».

La téléconsultation, par exemple, ne vient pas en réponse à la même question, et aux mêmes besoins, dans les deux mondes.

La nouvelle technologie, peut-elle sauver cette génération

Gilles Yabi, fondateur du think tank Wathi

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Une interminable attente

Le fondateur du think tank Wathi, à l’origine d’un rapport sur les systèmes de santé en Afrique Gilles Yabi, opte pour une vision très proche et considère que «les alternatives privées ne peuvent pas compenser le vide laissé par le public», avant d’ajouter : «D’ailleurs, l’épidémie actuelle a remis le secteur au centre des décisions. Ces efforts devront perdurer, pour l’après». Les nouvelles technologies : mirage ou solution ? Partout, dans le monde, le net est de plus en plus sollicité dans tous les secteurs, y compris la santé. Que peut apporter une «application»

Ambrose Talisuna, épidémiologiste

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Une attente de plus en plus longue pour pouvoir bénéficier, même des services qui nécessitent une urgence sur le téléphone, ici et là ? Sommes-nous devant un phénomène de mode, et même de gadget, ou allons-nous aborder un réel changement ? L’OMS y apporte une réponse, mais vague en considérant que «le potentiel résidant dans le capital humain est considérable». Une différence est de taille : Si les inventeurs et investisseurs dans les nouvelles technologies, dans les pays développés, visent à améliorer un ordinaire médical «acceptable», dans les pays sous-développés, essentiellement en Afrique, le vouloir est de combler un vide atroce, et surtout apporter une réponse simple (comprendre peu coûteuse), à laquelle la médecine occidentale y a apporté une réponse au-delà des capacités de ces pays pauvres. La téléconsultation, par exemple, ne vient pas en réponse à la même question, et aux mêmes besoins, dans les deux mondes. Pour cette raison, cette technologie, adaptée aux réalités du terrain africain, s’est beaucoup développée au Kenya ou au Sénégal par exemple, où l’université CheikhAnta-Diop de Dakar a d’ailleurs lancé cette année un diplôme en e-santé.


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Le neveu de Beyrem Ettounsi, Mahmoud Bayrem à «Majalla»

Une voix belle, rebelle »et engagée« Tunis- La Majalla Bayrem Ettounis c’est toute une histoire. Un homme capable de s’amouracher plus vite que la lumière, prendre des colères, être généreux jusqu’à se dépouiller de ce qu’il a ou n’a pas, croire et suivre le premier venu qui lui propose de monter dans les étoiles. Il a apporté ce côté insolite, surprenant, étonnant et savant à la culture et la littérature. Une voix belle, rebelle et engagée. Un poète proscrit par les codes et les régimes car criant sa révolte contre la domination, la répression et l›exaction des tyrans à la face du monde. Son neveu Mahmoud Bayrem revient sur son parcours dans un entretien accordé à Majalla. Comment a commencé l’histoire de Bayrem en Egypte ? En vérité l’histoire du poète populaire Beyrem Ettounsi est l’histoire de la nation arabe entière. Dans un moment où le monde arabe était sous le joug du colonialisme français en Tunisie ou en Egypte sous le colonialisme anglais en Egypte ou dans d’autres pays arabes. C’était aussi l’époque où vers la fin de la première guerre mondiale les mouvements de revendications nationales commençaient à prendre forme. Beyrem est née en 1873 en Alexandrie dans un quartier où résident les Égyptiens arabes musulmans. C’est dans cette

ville cosmopolite où il y a un quartier pour les égyptiens et d’autres pour les autres communautés chrétiennes ou juives que le grand père de Bayrem, Mustapha Bayrem s’est installé en Alexandrie en 1873-1872, vers la fin de l’époque du règne d’Ali Bacha. Il s’est marié avec une Égyptienne, fille de l’un des notables égyptiens. A sa naissance de Bayrem, le Consul français a pu conclure avec El Khedioui Tawfik un accord selon lequel les sujets français ou ceux issu des pays sous protectorat français sseront mis sous la protection française. C’està-dire que les membres de la famille Bayrem devaient s’inscrire au Consulat français pour bénéficier de la protection française. Ainsi ils ne sont pas soumis à la justice égyptienne ou anglaise. Ce qui veut dire qu’en cas de poursuite judicaires, comme ce sera le cas par la suite pour Bayrem ettounis, ils relèveront de la justice française. Mais avec le début des revendications nationales après la déclaration de Nelson et après la première guerre mondiale, la première révolution égyptienne en 1919 a éclaté et dans laquelle Bayrem a joué un rôle important et a été l’un de ses leaders sur deux niveaux. Quels sont ces niveaux ? Le premier niveau se situe à l’échelle de sa poésie où il a fixé son choix poétique sur le soutien aux franges populaires démunis et pour lesquels il a composé ses poèmes en

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Mahmoud Bayrem

langue populaire afin de les toucher directement avec un discours révolutionnaire. Le deuxième niveau se situe dans son discours mobilisateur et fédérateur contre l’oppresseur et contre l’injustice sociale et contre la compromission de l’autorité royale avec les autorités coloniales. A cette époque la ville d’Alexandrie était plus importante de New York au point où on avait développé des législations sur l’immigration irrégulière. Que s’est-il passé ? En cette époque on peut dire que Bayrem a été très influencé par cette ville où l’activité journalistique était héritière de la campagne française avec un grande dynamique médiatique et de l’édition dont les titres se comptaient par des dizaines. Ce fut en 1919-1917. Une époque d’éveil précoce où Bayrem rapidement a brillé avec son poème dans lequel il a attaqué le conseil municipal et a dénoncé le bras tentaculaire de l’occupant qui récoltait les impôts sur le dos des citoyens égyptiens pour financer l’occupant. Ce poème a eu un grand écho ce qui fait que Bayrem s’est rendu compte que son avenir est dans la poésie et le mot à travers le journalisme en Alexandrie, berceau du journalisme arabe. Est-ce qu’il vivait de ses écrits ?

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Un poète proscrit par les codes et les régimes car criant sa révolte contre la domination, la répression. Beyrem avait hérité de son père un magasin de textile mais il a vendu ses parts à ses cousins. Il a ensuite vendu les biens immobiliers qu’il avait hérité de sa mère. Avec cet argent il a fondé son premier journal «Ennajah». Il a ensuite fondé le journal «Al Massalla» où il a publié un poème «Lamma adamna fik el moulouk» (quand on a perdu en vous le roi) dans lequel il s’attaque au Sultan Foued en personne, qui n’était pas roi encore, en le désignant comme la tête de la corruption. Est-ce qu’il était surveillé, épié et contrôlé ? Il était un grand intellectuel de la révolution de 1919, tout comme son professeur Abdallah Ennadim. Selon les correspondances de la police secrète anglaise, il était en permanence sous surveillance par les agents


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ulture

de police. Ils ont fait part de ces attaques au Sultan Foued qui a ordonné son arrestation vers la fin de 1919. C’était le jour de l’Aïd El Idha. Le Sultan voulait l’exécuter mais on lui a dit que ce n’était pas possible car il était sous protection française. La décision fut alors de l’arrêter et de le transférer depuis la prison pour étrangers au Consul français qui l’a interrogé puis l’a exilé en Tunisie étant donné ses origines tunisiennes et où il avait une famille de notables et d’érudits dont le dernier est Mohamed Beyrem V. Que s’est-il passé en Tunisie avec sa famille ? Mais en Tunisie les membres de sa famille l’ont renié car ils pensaient qu’il était venu revendiquer sa part d’héritage. Mais avant son arrivée des télégrammes de la police anglaise l’avaient précédé pour avertir de l’arrivée en Tunisie de ce jeune contestataire et de ses activités politiques subversives. Ce qui fait que la famille tunisienne a pris du recul. Comment s’est passé son séjour ? Est-il resté longtemps en Tunisie ? En Tunisie il est passé par des épreuves pénibles et de la prison. Il est resté en Tunisie de courtes périodes et comme il est intelligent au lieu de signer ses articles par son nom il a pris un pseudonyme et il a fait semblant d’avoir perdu ses papiers anglais. Il a présenté une demande pour avoir des papiers au nom de Mohamed Mustapha et pu ainsi retourner en Egypte. Il y resté deux ans où il s’est installé au Caire où il a rencontré son ami et celui qui sera son compagnon, Sayed Darwiche. Ils ont excellé dans l’opérette Charzed qui comprend leurs plus belles chansons. (Ana el masri, etc). Cette pièce à consonnance patriotique avec des mélodies patriotiques exhortait à la nécessité de l’indépendance. En 1921, alors que l’une de nos cousines se préparait

En vérité l’histoire du poète populaire Beyrem Ettounsi est l’histoire de la nation arabe entière.

à son mariage avec l’un des parents du leader libyen Omar El Mokhtar, on lui a envoyé un télégramme pour l’inviter à assister au mariage. Mais au moment où il s’apprêtait à prendre le train, il fut interpellé par le chef de la police, Ibrahim El Imam et il a été de nouveau arrêté et le consul français a décidé cette fois ci de l’exiler en France. Comment s’est passée cette nouvelle épreuve ? Cette époque était très pénible pour quelqu’un qui n’avait pas de revenus et qui a laissé son enfant et sa fille encore très jeunes, sans ressources. Au début des années vingt c’était une époque de récession pour l’Europe qui venait de sortir de la première guerre mondiale et où il n’y avait pas de travail. Il a été contraint de s’adonner à des travaux pénibles au point que ses yeux ont été gravement affectés. Mais il correspondait avec plusieurs journaux et sa renommé a débordé les frontières au point de menacer la réputation d’Ahmed Chawki. En 1937, il a critiqué le consul italien qui avait une liaison non officielle avec une jeune femme. Ce consul a demandé aux autorités françaises de l’exiler de nouveau cette fois ci vers la Syrie et le Liban et il avait pris un bateau vers l’Afrique du Sud qui passait par Port-Saïd. Mais il a pu s’enfuire et est passé clandestinement au Caire où il composé son poème «le retour». A cette époque le roi Farouk, qui venait

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: Bayrem Ettounsi


d’être intronisé, l’a gracié et il a pu percer l’univers de la chanson sans pour autant laisser tomber le militantisme. Car pour lui l’indépendance était la chose la plus chère pour accéder à la justice sociale. Mais il est revenu encore une fois en Tunisie ? Oui c’est grâce à un tunisien qui a été mandaté par le parti du destour tunisien et qui était venu spécialement en France pour l’inviter à collaborer avec le journal du parti «Le Destour» pour développer le journalisme politique en Tunisie et pour enraciner un discours idéologique. C’est ainsi qu’il fait la connaissance de Bourguiba et qu’ils sont devenus amis. Parmi ses amis il y avait Abou El Kacem Echebbi qui a composé un poème à sa mémoire. Il a présidé le journal de 1932 à 1936, puis il a fondé son propre journal «Echabab» que le président Saïed en a montré une caricature parue en 1936 à l’occasion de la célébration de la fête des martyrs le 9 avril dernier et qui a fait ressurgir des ténèbres l’image resplendissante de Bayrem Ettounsi. Cette caricature dévoile la portée constitutionnelle dans la pensée de Bayrem Ettounsi, à savoir un Parlement et un gouvernement responsable pour soigner les maux de la patrie. C’était en 1936. C’était avantgardiste. La solution était claire dans cette caricature

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au moment où la majorité des pays arabes sombraient dans l’ignorance. Ce geste du Président a ravivé un désir ardent de jeter toute la lumière sur l’œuvre de Byrem Ettounsi dont le volet le plus fameux se limite dans l’esprit des gens à ses paroles composés pour des chansons à Om Kalthoum. Mais l’œuvre et l’empreinte de Bayrem est beaucoup plus vaste et plus importante à l’instar de ce qui a été dévoilé par kaïs Saïed. C’était une époque faste pour lui en Tunisie ? En effet, en Tunisie il ne s’est pas limité au seul aspect du journalisme mais il a touché à la littérature et a été membre fondateur de Taht Essour. L’influence de Bayrem sur ce groupe doit être mieux étudié. Quel est votre message ? Tous les fils de Bayrem sont décédés et il ne reste que ses neveux. La Tunisie devrait rendre hommage à Bayrem à travers ses neveux, réserver un festival ou un prix au moins en son nom. Il a subi l’injustice durant sa vie car il était tunisien d’origine, il n’a pas été bien traité en Tunisie non plus car on le prenait pour un Égyptien. La vérité est qu’il est les deux à la fois et plus car il est profondément arabe. Bayrem n’a obtenu la nationalité égyptienne qu’en 1954 avec Gamal Abdennasser.


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Saida Al-Agrebi... une légende qui s’est façonnée elle-même, fière effigie fière de la Tunisie et des femmes du monde Par Nadia Alturki

sacrait sa vie.

Londres- Un livre vient de paraitre qui immortalise le parcours de Sayeda al Agrebi, une militante tunisienne et une mère qui a perdu son fils en ce jour qui coïncide avec la journée des martyrs en Tunisie. Elle est citoyenne de ce monde, une femme tunisienne résidant à Paris. Six ans se sont écoulés depuis le décès de son fils unique, Mohammad.

Elle a mené un combat contre l’ignorance et pour des principes et des objectifs clairement définis pour un chemin qu’elle a tracé et parcouru avec une force combative et «militante», comme aimait à l’appeler feu le président tunisien Zine El Abidine Ben Ali. Saida Al-Agrebi, que je connais de près depuis plus de vingt ans, n’est pas une femme ordinaire. C’est une légende exceptionnelle animée par le don de soi et la quête continue de la perfection tout en suivant les moindres détails chaque projet sur lequel elle travaille.

Il ne lui reste plus qu’un cœur battant au rythme de la douleur et ses yeux pleins de larmes qui ne cherchent plus qu’à jeter un C’est une femme fière et forte dotée de dernier regard sur la tombe de son cher re- connaissances et d’une force d’action, une flamme inextensible qui a illuminé par ses gretté. réalisations et a amélioré par ses œuvres les Ce sont les larmes d’une femme affectueuse conditions de la femme tunisienne, arabe qui a perdu son fils unique alors qu’elle était et africaine. Sa voix a résonné aux Nations en exil, et qu’on n’a pas autorisé à retourner Unies pendant des années pour que le monde en Tunisie pour inhumer son fils sous le sol puisse entendre les doléances de l’humanité. de la patrie pour laquelle elle vivait et con-

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conviction: «Le monde est ma maison ... et l’humanité est ma famille», mais la douleur de la nostalgie de la patrie ne la quitte guère. Celle qui m’a inspirée et en qui j’ai trouvé beaucoup de ce qui me manque, est dotée d’une forte personnalité ... de la franchise ... de la confrontation à la vérité et au discours direct desquels elle a développé une diplomatie unique, car elle voit dans la diplomatie traditionnelle une duperie qui peut atteindre une hypocrisie insupportable. Saida Al-Agrebi était connue à Londres pour sa gloire et son éclat alors qu’elle était au sommet de son succès, ouvrant ses bras à toutes les femmes qualifiées en Tunisie, en Afrique et dans le monde, tendant sa main pour aider les pans oubliées de la société et celles aux besoins spécifiques.

C’est une femme qui n’a pas été brisée par les plus difficiles épreuves et qui pas n’a cessé de donner à des moments où elle avait besoin de soutien à différents niveaux financièrement, moralement et humainement. Une femme toujours prête et capable de soutenir toutes les femmes du monde où qu’elles se trouvent. Elle a offert sa vie à la lutte et à la défense des droits des femmes, en particulier ceux des mères, et dont l’influence est ressentie aujourd’hui encore aux quatre coins du monde. Elle est la fierté de chaque femme tunisienne, une légende vivante, un conte qui ne se répète pas, et est l’histoire d’un succès que l’origine, la religion et la couleur n’entravent pas grâce à la volonté et la persévérance. En écrivant ces lignes, je me suis souvenue de ce qu’elle disait avec une grande

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Je l’ai aimée en tant qu’amie et en tant que sœur alors qu’elle me parlait d’elle-même: la jeune étudiante tunisienne qui s’est rendue au début des années soixante du siècle dernier dans l’État de Californie aux Etats Unis, où elle était la seule tunisienne, et elle a donné le meilleur exemple de la Tunisie à un moment où les étudiants américains de l’époque (elle y étudiait à la fin des années 60) ne savaient même pas où se trouvait la Tunisie sur la carte. Je l’ai adoré cette femme de soixante-quinze ans - l’âge des Nations Unies disait-elle avec fierté - et qui continue de travailler dans un esprit renouvelé et fluide qui suit le rythme de tout ce qui est technologiquement et scientifiquement contemporain les événements politiques mondiaux, culturelset tous les autres changements, avec une intelligence remarquable. Malheureusement, Saida Al-Agrebi est une femme qui a été affectée par des conflits politiques et les règlements de comptes personnels pour s’éloigner de la Tunisie et pour se voir empêcher d’assister aux funérailles de son fils unique, décédé à la fleur de l’âge laissant orphelines ses deux filles.


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Ramadan : mois de la solidarité Cette année, une nouvelle fois, le mois sacré connait un contexte très particulier. La situation sanitaire est inquiétante. L’arrivée des variants fait craindre une dynamique exponentielle qui mettrait à mal le système sanitaire.

Par: Ahmed Charaï

Le Maroc a été obligé de prendre des mesures plus strictes, pour éviter une circulation plus rapide du virus, en attendant que la campagne de vaccination atteigne ses objectifs. Cela a un coût économique, social, et psychologique très important. C’est le cas de tous les pays du monde, y compris de grandes puissances économiques, avec des moyens très supérieurs aux nôtres. Pourtant le Maroc, pays moyen, a eu des réponses appropriées pour limiter la propagation du virus, tout en apportant un soutien aux entreprises et aux familles touchées. Les citoyens ont intégré cette problématique, mais les couches les plus défavorisées réclament de la solidarité. Cela devrait être le maitre-mot de la période. Les querelles politiciennes n’ont aucun intérêt pour la population. Pire, elles installent l’idée que la classe politique se désintéresse du sort des plus démunis. Il faut, bien sûr, que l’État remette en marche des mécanismes permettant de limiter l’impact de ses décisions sur certaines activités. Cela n’est pas suffisant. Parce que si on se limitait à cela, on donnerait l’image d’une société gangrénée par l’égoïsme, ce qui est aux antipodes de la vision de la religion, des traditions de nos ancêtres concernant le Ramadan. Ce mois est celui de la solidarité par excellence, puisque le jeune est imposé pour que le riche ressente les difficultés du pauvre. Nos élites doivent s’y mettre, soit par le biais d’opérations organisées, soit, au moins, chacun dans son milieu. Tous ceux qui le peuvent, même juste en limitant la surconsommation, doivent faire preuve de solidarité, chacun selon ses moyens. Ce n’est pas un appel à la générosité, à la charité, mais à la responsabilité citoyenne. Faire société, faire nation nécessite un comportement civique lors de situations aussi exceptionnelles. La solidarité est l’unique moyen de sauvegarder le tissu social, de maintenir le sentiment d’appartenance, sans ressentis ni aigreurs et donc de renforcer la stabilité, dans la pérennité.

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Un magazine politique Mensuel

Issue 1809 - Mai 01/05/2021

Zahi Hawass... le célèbre archéologue qui révélé les secrets des Pharaons www.majalla.com


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Drogue et banditisme, sujets prédominants des feuilletons du Ramadan 2021

Les critiques : performances modestes, et idées décadentes Le Caire : Yasser Ibrahim «Un bon livre libère celui qui le lit, mais une bonne télévision retient celui qui la regarde». Une phrase qui vient en tête de l›introduction d›un livre qui traite de l›impact des œuvres dramatiques et télévisuelles, sur la société et l’évolution du goût du public. Selon des études élaborées par des spécialistes en milieu culturel, et des références dans le domaine des feuilletions, et des arts en général, les feuilletons disposent d’une grande influence sur la société, tant ils présentent tant de glamour, qui arrive à capter l’attention et parfois à contrôler des esprits. A chercher une définition simple du feuilleton, nous pouvons dire qu’il se présente comme un reflet de la vie réelle, mais par le biais d’une interprétation que présente un acteur, en quête de jouer certains personnages, en diverses situations. Ceci dans le but, d’induire une influence et la propagation d’une certaine morale, et de fait enraciner de repères autres, dans les sociétés, dans lesquelles sont diffusées ces œuvres. Dans la plupart des cas, les valeurs véhiculées, aussi bien à travers le théâtre que les feuilletons, appellent à enraciner le bien et rejeter la violence et le mal. Depuis longtemps, les producteurs des feuilletons pour la télévision, aussi bien en Egypte que dans

le Monde Arabe, ont toujours considéré le mois du Ramadan comme la saison d’une concurrence annuelle, permettant de présenter des œuvres tellement diverses par le style et le contenu. Pour l’actuel Ramadan, cette règle n’est plus de mise. La saison 2021 a présenté un contenu choquant pour les téléspectateurs. Une approche dramaturgique, présentant les acteurs des premiers rôles, comme personnages dénudés de toute morale, avec parfois même des insinuations sexuelles sur des écrans. Un oubli total de la part des écrivains, et de la chaine productrice de l’œuvre, des valeurs et messages, qu’ils doivent véhiculer. Feuilletons ayant suscité la controverse en ce Ramadan Après la diffusion de près de 10 épisodes, le feuilleton «Moulouk Al-Jadana» [Les rois de la bravoure], avec Mustafa Chaâbane et Amr Saad, écrit par Abeer Suleiman, et dirigée par Ahmed Khaled Moussa, constitue l’œuvre qui était sujet d’indignation de la part des critiques et des téléspectateurs, pour prédominance de la violence et des expressions immorales. Car il présente l’image du «brave», perçu par la société généralement comme une figure chevaleresque, comme une personne, qui ne fait que se battre, et porter sans cesse des armes blanches, et ne cherchant qu’à s’enrichir, sans importance du moyen. Ce fléau ne s’arrête pas au feuilleton ciré, un autre a

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opté pour les mêmes choix, à savoir, «Ally malouch kébir» [Celui ne disposant pas de plus grand], avec : Yasmine Abdel Aziz, Ahmed Al-Awadi, écrit par Amr Mahmoud Yassin, et dirigé par Mustafa Fikry, qui a été critiqué pour son incarnation du rôle d›un voyou toujours querelleur, et ne cesse de créer des problèmes. Sachant que le feuillons égyptiens regorgent d’œuvres, présentant le «brave», qui vole au secours des opprimés et défend les faibles, mais dans un contexte dramatique qui fait de lui un modèle à suivre, et non un mauvais exemple pour l’entourage. Autre œuvre qui regorge de scènes de violence, de drogue et de sexe, «Lahm Ghazal» [La chair de Ghazal], avec Ghada Abderrazak, écrit par Iyad Ibrahim, et réalisée par Muhammad Osama. La série a diffusé des images et des scènes, qui ont été rejetées par de nombreux téléspectateurs, y compris le meurtre de «Ghazal», par Hamdi Al-Mirghani, trafiquant d›héroïne. Indignation en raison de l›enlèvement du fils unique (du personnage joué par Gada Abderrazak), et du refus de l›informer de l›endroit où il se trouvait, ce qui l›a

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La célèbre et talentueuse comédienne Samiha Ayoub : Je ne participe pas à des œuvres basées sur la violence, le banditisme, et la consommation des stupéfiants… Le banditisme constitue une honte pour les créations artistiques. forcée à brûler le kidnappeur chez elle, et se débarrasser du cadavre carbonisé. Parmi les œuvres qui ont aussi suscité une grande polémique, pour cause des scènes et des termes, immoraux, on trouve «Ettaous» [La paon], avec Jamal Suleiman et Sahar Al-Sayegh, écrit par Karim Al-Dalil et dirigé par Raouf Abdelaziz. L’histoire concerne une fille, qui a été droguée, puis violée par un groupe de


jeunes, de la haute société. Ce feuilleton n’a pas été sujet à des critiques acerbes uniquement, mais aussi à d’un nombre de plaintes au Conseil suprême de la régulation des médias, suite à la diffusion de la scène du viol, incarnée par Sahar Al-Sayegh. Ce même Conseil a décidé l’ouverture d’une enquête immédiate, avec les responsables de la production du feuilleton, mais aussi les directions des chaines ayant décidé la diffusion, pour usage de discours n’obéissant pas aux codes émis par le Conseil. Un code insistant sur la nécessité de respecter les valeurs de la famille égyptienne, sans porter atteinte à ses

Un député égyptien : La plupart des feuilletons de cette année, sont dominés par les termes vulgaires. Termes repris par les enfants et les citoyens dans les rues, de sorte que cela devienne une culture, au cours de la période à venir.

valeurs, les dégrader, ou même en présenter une image déshonorante. Le conseil a affirmé dans une déclaration, son engagement en faveur de la liberté artistique, ainsi que de l’ouverture du champ de la créativité, de la distinction, et des valeurs esthétique, sans imposer de restriction, d›aucune sorte à ces nobles valeurs. Par contre, il œuvre aussi, pour dégager le champ artistique, et bannir toute image offensant l›art égyptien originel. Avec une insistance quant au respect des téléspectateurs. Action qui constitue une priorité pour les œuvres artistiques engagées, afin de préserver l›identité et la cohésion de la famille, ne pas ternir l’image, ou inciter à la violence verbale et physique. Aussi, les feuilletons doivent comporter un contenu positif, respectueux des valeurs convenues. De même, le comité de supervision des feuilletons, assure un suivi instantané de toute diffusion, ainsi que le contrôle du degré du respect des codes en vigueur. Ce comité reçoit aussi les plaintes des citoyens. Sans oublier le suivi de la critique artistique, et des écrits de la classe intellectuelle.

Colère face à la généralisation du banditisme et de l’usage des drogues Les spécialistes du champ artistique, ont réagi face à la

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généralisation du banditisme et de l’usage des drogues, à travers les feuilletions de Ramadan de cette année. L’artiste Samah Anouar, s’est exprimée à travers son compte Facebook : «Le brave, n’a ni besoin d’une arme blanche, ni de drogue. Ne soumet personne, et n’insulte ni les filles, ni les femmes, pour exprimer sa virilité, et inspirer la crainte. A voir les voyous qu’on présente comme étant des «braves», sans oublier leurs discours, je ne peux compatir avec. Car je ne peux en voir l’intérêt».

Déclaration urgente devant la Chambre des représentants demandant des sanctions

Dans un contexte analogue, le Député au Parlement Hicham Al-Jahil, a publié une déclaration urgente, dans laquelle il a déclaré : «Grâce à mon suivi méticuleux de tous les feuilletons du mois sacré du Ramadan 2021, j’ai pu énumérer toutes les fautes commises par les équipes de production, pour lesquelles elles doivent répondre. Je suis aussi sidéré par l’omniprésence de la vulgarité verbale. Le plus notoire est «Moulouk Al-Jadana», qui mérité d’être châtié». La célèbre et talentueuse comédienne Samiha Ayoub, Ce Député a affirmé, à travers sa déclaration, que «nul est du même avis, et affirme son refus de participer à ne peut nier le grand rôle que jouent les feuilletons tout feuilleton, glorifiant la violence, le banditisme, et la du Ramadan dans la culture des citoyens, et la consommation des stupéfiants. Elle assure, également, sensibilisation concernant les questions courantes et que ce genre d’œuvre, constitue une honte pour les les coutumes néfastes. Malgré cela, ils exercent un rôle créations artistiques. néfaste, et doivent en répondre», avant d’ajouter que Le critique de cinéma et réalisateur Rami Abderrazak «la plupart des œuvres de cette année, sont pris dans est encore du même avis : «Cette année a révélé un une avalanche de termes vulgaires. Termes repris par contraste jamais connu : La production est énorme et les enfants et les citoyens dans les rues, de sorte que parfois incroyablement exagérée, alors que les idées cela devienne une culture, au cours de la période à sont modestes dans une large mesure, à l›exception de venir. Chose qui doit conduire le Gouvernement à en certaines œuvres», soulignant que «les œuvres de 2021 prendre des décisions dissuasives». Pour se demander ont engendré beaucoup de déception. Certains grands ensuite : «Peut-on considérer le feuilleton «Moulouk noms m›ont choqué, et il y a des œuvres qui étaient Al-Jadana» sous un angle positif, et qu’il est porteur de censées prendre un caractère dramatique et d›action, nobles principes ? N’est-il pas plutôt classé parmi les ont plutôt versé dans la comédie». vils feuilletons, qui glorifient le banditisme ?».

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Harga, un feuilleton ramadanesque au succès inattendu mais parfaitement logique

L’immigration clandestine, au cœur du feuilleton à succès «Harga « Par Emna Darwazi Le mois sacré marque la saison la plus importante de la télévision arabe avec des dizaines de nouveaux feuilletons et émissions diffusés tous les soirs au moment où les familles se réunissent devant la télévision après la rupture du jeûne. Souvent, ces séries télévisées permettent de mieux comprendre les vices et les vertus de la société et de mettre à nu certaines réalités occultées. Malgré l’impact de la crise sanitaire sur le monde de la culture, la saison ramadanesque 2021 est plutôt satisfaisante. En effet, le feuilleton tunisien «Harga» du réalisateur Lassaâd

Le feuilleton tunisien «Harga» du réalisateur Lassaâd Oueslati a conquis le cœur des téléspectateurs.

Oueslati a conquis le cœur des téléspectateurs. Les principaux acteurs que réunit la série sont notamment Wajiha Jendoubi, Riadh Hamdi, Mhadheb Rmili, Malek Ben Saad, Aicha Ben Ahmed, Sana Al Habib, Abdellatif Kheireddine sans oublier quelques acteurs étrangers qui ont fait briller le drame. Écrit par Imed Eddine Hakim, «Harga» raconte l’histoire d’un groupe de jeunes tunisiens qui ne se connaissent pas, venus de différentes régions du pays, et qui pour diverses raisons sont contraints d’immigrer illégalement en Italie à la recherche d’un avenir meilleur. Le titre «Harga» évoque le terme arabe «brûler», au sens de «brûler des documents», en traversant les frontières de manière clandestine, et fait également allusion au naufrage. Avec une production et un casting de qualité, «Harga» brise les préjugés sur l’un des problèmes sociaux les plus meurtriers et tragiques que la société tunisienne connaisse: les jeunes tunisiens de toutes les classes sociales se jettent silencieusement dans l’inconnu. Ils défient les vagues, la mort, le temps et leurs parents, pour atteindre l’autre rive: l’Eldorado rêvé de tous les

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Affiche du feuilleton tunisien «Harga».

Aicha Ben Ahmed et Sana Al Habib, lors du tournage de «Harga».

migrants qui n’est que l’Europe, et plus précisément l’Italie. Trajectoires manquées et voyages souvent perdus d’avance ou qui restent inachevés et riment avec mort, rapatriement, détention dans des centres d’accueil, voici le sort de ces jeunes déçus qui ont tout quitté derrière eux et sont partis en quête d’espoir. En effet, le feuilleton lève le voile sur un problème qui dévore la société tunisienne et ses jeunes tombés au combat, abandonnés à euxmêmes, confrontés d’emblée au chômage et

«Harga» raconte l’histoire d’un groupe de jeunes tunisiens contraints d’immigrer illégalement en Italie à la recherche d’un avenir meilleur. à la pauvreté, rêvant de cieux plus calmes et de nations qui leur offrent un minimum de sécurité, un travail stable et rentable, un statut et une vie décente. La série, de 20 épisodes, dépeint d’une manière réaliste la souffrance de ces jeunes tunisiens et de leur famille, mais aussi des réfugiés subsahariens qui sont arrivés illégalement en Tunisie, fuyant les guerres et le terrorisme. La série qui devait être idéalement filmée entre les deux rives, en mer et dans un centre d’accueil à Palerme, met également en lumière une réalité difficile à changer, chargée de stéréotypes de l’Italie et des Italiens vus de l’autre côté de la Méditerranée. Ce drame captivant, que le producteur aimerait exporter à l’étranger, vise bel et bien à sensibiliser et à éveiller les consciences.

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L’Arabie Saoudite l’a honoré, pour ses excellentes découvertes en archéologie

Zahi Hawass... le célèbre archéologue qui révélé les secrets des Pharaons La Majalla Le Caire : Sans nul doute, aucun enthousiasme au monde, ne peut égaler celui du Dr Zahi Hawass, célèbre archéologue égyptien, au passage du convoi des momies royales, du musée égyptien de Tahrir au musée des civilisations, sachant que l’homme a consenti beaucoup d’effort et contribué à faire de ce transfert, le plus grand événement en Egypte. Hawass, qui est apparu sur les écrans d’un nombre incalculable de chaînes, pour évoquer le transfert des momies royales, est considéré comme une référence en archéologie et un des révélateurs des secrets de l’ancienne Egypte. Voici un résumé de sa vie et de sa carrière : Zahi Hawass est né dans un petit village près de Damiette, en Égypte. Bien qu’il rêvât à l’origine de devenir avocat, il a obtenu en 1967, une licence en Art et Antiquités grecques et romaines de l’Université d’Alexandrie. Il décroche en 1979, un diplôme en égyptologie de l’Université du Caire.

Parcours professionnel :

Zahi Hawass a été inspecteur des pyramides, à l’âge de 33 ans. Il a aussi bénéficié de la bourse Fulbright de l’Université de Pennsylvanie à Philadelphie, pour étudier l’égyptologie. En 1983, il obtient une maîtrise ès arts, égyptologie, et en archéologie syro-palestinienne.

En 1987, il décroche un doctorat en égyptologie, du Groupe des études supérieures en art et archéologie dans le Monde méditerranéen. Après 1988, Hawass a enseigné l’archéologie, l’histoire et la culture égyptiennes à l’Université américaine du Caire. Mais aussi, à l’Université de Californie à Los Angeles. Hawass a été nommé inspecteur en chef du plateau de Gizeh, pour en devenir en 1998 le Directeur. En 2002, il a été nommé Secrétaire général du Conseil suprême égyptien des antiquités. Il a été promu fin 2009, par l’ex-président Hosni Moubarak au poste de vice-ministre de la Culture. Le 29 janvier 2011, en pleines manifestations, Hawass s’est déplacé au Musée égyptien pour découvrir que bon nombre de dépôts, ont été pris d’assaut et que de nombreuses antiquités avaient été endommagées. La police y a pris place, pour sécuriser les lieux. Il a été nommé ministre d’État aux Affaires des Antiquités, un poste gouvernemental créé par Moubarak le 31 janvier 2011, suite au remaniement ministériel, au lendemain des événements de 2011. Hawass a été reconduit le 30 mars 2011 au même poste dans le Gouvernement d’Essam Sharaf. Suite à quoi, il a tweeté: «Je suis très heureux d’être à nouveau ministre des Antiquités!» L’archéologue a été conférencier en Égypte et dans le monde, pour la promotion du tour-

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isme de son pays, à travers le monde entier, en coopération avec le ministère du Tourisme du pays. Il est aussi l’auteur d’un nombre incalculable d’articles hebdomadaires pour divers journaux et magazines. Il continue surtout à œuvrer comme archéologue et consultant. Il a écrit et co-écrit de nombreux livres liés à l’égyptologie, notamment : «La malédiction des Pharaons», «Mes aventures avec les momies», «Le roi Toutankhamon» et «Les trésors du tombeau». Ce dernier livre a été publié à l’occasion d’une grande exposition au Royaume-Unis. Il a également écrit sur Toutankhamon pour le magazine bimensuel «Ancient Egypt».

Découvertes :

Zahi Hawass est célèbre pour de nombreuses découvertes récentes, notamment les tombes des constructeurs des pyramides à Gizeh, et la vallée des momies dorées dans l’oasis de Bahariya. À Gizeh, il a révélé la pyramide de Khéops. En 2005, dans le cadre du projet égyptien de la momie, parrainé par la National Geographic Society pour en savoir plus sur les schémas de maladie, de santé et de mortalité dans l’Égypte ancienne. Il a dirigé une équipe qui opéré une tomographie pour examiner la momie du roi Toutankhamon. Aussi des scanners ont été opérés sur les momies. Hawass compte bien dénouer les énigmes qui entourent la vie et la mort de personnalités importantes telles que Hatchepsout et Néfertiti.


Zahi Hawass a œuvré dur pour préserver les antiquités de son pays, exigeant même le retour des pièces exposées dans des musées internationaux en dehors de l’Égypte, y compris la statue de Néfertiti au musée de Berlin. Aussi, craignant le pillage, il a tout fait pour encadrer les fouilles. Il est préoccupé par la préservation des antiquités égyptiennes. Devant la gravité que représente le pillage, il a déclaré : «Je ne serais un être humain, si je ne ferais rien pour mettre

fin à ce fléau, en l’absence d’une force pouvant assurer la sécurité».

Distinction :

L’Arabie Saoudite l’a honoré, pour ses excellentes découvertes en archéologie. Hawass a reçu le Prix de l’Excellence de l’État égyptien, en récompense de sa direction du projet de restauration du Sphinx. En 2002, il a reçu le Prix d’or de l’American Academy of Achievement. Ainsi que

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«l’Obélisque de verre», décerné par des chercheurs américains pour ses efforts pour la protection et la préservation des antiquités égyptiennes anciennes. En 2003, il a obtenu une adhésion internationale à l’Académie russe des sciences naturelles (RANS), et en 2006, été choisi comme l’une des 100 personnalités les plus influentes au monde, par le magazine Time.


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2021 Jeux Olympiques de Tokyo

Vers une annulation forcée? Tunis-La Majalla

dernier faisant entamer Tokyo la phase finale des préparatifs pour l’organisation de Jeux. Depuis leur résurrection en 1896 par Pierre de C’est d’ailleurs pour cette raison que lors de la Coubertin, les Jeux olympiques n’ont été an- réunion de la commission exécutive du Comnulés qu’à trois reprises: en 1916, 1940 et en ité International Olympique (CIO), le comité 1944, soit pendant la première et la deuxième d’organisation de Tokyo 2020 a souligné qu’il guerre mondiale. Une annulation des JO de était prêt pour l’accueil des Jeux Olympiques Tokyo serait donc une première en temps de et Paralympiques, déclarant qu’il se concentre désormais pleinement sur la livraison des paix. Alors que le monde subit une recrudescence Jeux cet été. Il est à signaler que la flamme de l’épidémie, on évoque avec des trémolos olympique a maintenant traversé 14 préfecdans la voix l’option d’une annulation des tures (sur 47), dont Fukushima, Nagano et Jeux olympiques de Tokyo prévus se dérouler Osaka. C’est d’ailleurs pourquoi le président du CIO, Thomas Bach a souligné que la ville cet été du 23 juillet au 8 aout prochain. «Nous devrons annuler les Jeux sans hésiter si de Tokyo «reste la ville olympique la mieux ce n’est plus possible» de les organiser, a dé- préparée qui soit. C’est ce qu’il ressort des inclaré Toshihiro Nikai le numéro deux du prin- formations qui nous ont été transmises par le cipal parti au pouvoir au Japon dans un entre- comité d’organisation et la commission de cotien à la chaîne de télévision japonaise TBS. ordination, lesquels coopèrent étroitement et Pour lui «Si les infections se répandent à cause travaillent à plein régime à la préparation des des Jeux olympiques, je ne sais pas à quoi ils Jeux qui approchent à grands pas». Thomas servent», a ajouté le secrétaire général du Parti Bach a aussi indiqué que la devise olympique pour cette année serait «plus vite, plus haut, libéral-démocrate (PLD, conservateur). Combien même, le départ du relais de la plus fort». flamme olympiquea bien eu lieu le 25 mars

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Tokyo serait toujours la ville la mieux préparée

Un désastre financier L’annulation pure et simple des Jeux olympiques serait d’ailleurs un désastre financier pour le Japon, qui a dépensé plusieurs milliards de dollars en préparatifs, dont les trois quarts étaient des fonds publics. Selon les observateurs, une annulation pure et simple serait un désastre financier pour les organisateurs. D’après une étude effectuée par Katsuhiro Miyamoto, professeur émérite de sciences économiques à l’université de Kansai, si les jeux seront annulés, le manque à gagner pour Tokyo serait de 35,6 milliards d’euros soit environ 1 % du Produit Intérieur Brut (PIB) du Japon. Cette étude concerne non seulement l’organisation des Jeux, mais également tous les effets induits par leur non-organisation éventuelle. Selon la même étude, un nouveau report coûterait environ 5 milliards d’euros. Des Jeux à huis clos seraient synonymes d’une perte de 19 milliards pour le Japon. Un chiffre ramené à 11 milliards d’euros au cas où le nombre de spectateurs serait réduit

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Thomas Bach a indiqué que la devise olympique pour cette année serait «plus vite, plus haut, plus fort». de moitié. Des évaluations qui expliquent pourquoi le gouvernement japonais et le CIO ne sont pas chauds à l’idée d’annuler les jeux en cas de recrudescence de la pandémie dans le monde. Il n’empêche, selon le quotidien britannique The Times, bien que publiquement le Japon et le CIO continuent d’affirmer que les jeux auront bien lieu cette année, le gouvernement japonais se serait déjà fait à l’idée de devoir annuler les JO de Tokyo en raison de la Covid-19. Publiquement, toutefois, l’heure est au déni. Le porte-parole adjoint du gouvernement japonais, Manabu Sakai, a déclaré qu’il n’y avait «rien de vrai» dans


l’article du Times et la gouverneure de Tokyo, Yuriko Koike, a assuré n’avoir «aucune idée» quant à l’origine de l’information. Mais le gouvernement Japonais cherche désormais à trouver le meilleur moyen de sauver les apparences.

directeur général de Tokyo-2020, Toshiro Muto, a affirmé que «la tenue des Jeux [était] notre cap inflexible», mais il n’a pas exclu que ces JO puissent se tenir avec un nombre limité de spectateurs ou sans spectateurs du tout.

Dans un entretien le 19 janvier à l’AFP, le

Une édition sans spectateurs

Toutefois les craintes de voir des pays interdire à leurs athlètes de participer aux jeux alors que la pandémie se propageait à travers le monde à l’instar de l’Australie et du Canada qui eurent indiqué ne pas vouloir envoyer d’athlètes en 2020 poussant ainsi le CIO à reporter les jeux, se font ressentir.

Selon les analystes, le CIO s’accommoderait fort bien d’une édition sans spectateurs étant donné que ses bénéfices proviennent majoritairement de la vente des droits de diffusion de l’évènement. En revanche, les autorités locales, dont les bénéfices reposent sur la billetterie et les retombées économiques indirectes sont moins favorables à ce scénario, note The Times. Devant la multiplication des doutes, le président du CIO, Thomas Bach, est lui-même monté au créneau jeudi. «Nous n’avons à cet instant aucune raison de croire que les Jeux olympiques à Tokyo ne s’ouvriront pas le 23 juillet dans le stade olympique à Tokyo», a dit Thomas Bach dans un entretien à l’agence japonaise Kyodo, à tout juste quelques mois des JO. «Il n’y a pas de plan

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J-100 avant les jeux de Tokyo 2020


Le relais de la flamme a .parcouru plusieurs villes

B» et «nous sommes totalement engagés à faire de ces Jeux (des Jeux) sûrs et réussis», a-t-il martelé. Toutefois les craintes de voir des pays interdire à leurs athlètes de participer aux jeux alors que la pandémie se propageait à travers le monde à l’instar de l’Australie et du Canada qui eurent indiqué ne pas vouloir envoyer d’athlètes en 2020 poussant ainsi le CIO à reporter les jeux, se font ressentir. À en croire la source du Times, le Japon et le CIO un évènement similaire pourrait se produire si le président Biden venait à dire que les athlètes américains ne participeront pas.

L’annulation pure et simple des Jeux olympiques serait d’ailleurs un désastre financier pour le Japon, qui a dépensé plusieurs milliards de dollars en préparatifs, dont les trois quarts étaient des fonds publics.

accordée aux mesures de lutte contre la COVID-19, expliquant que l’équipe de l’organisation veille sur l’élaboration de la Pour parer à une telle éventualité, le CIO, deuxième version des Playbooks, un élél’IPC (Comité International Paralympique), ment clé du large éventail de mesures mises le comité d’organisation, ainsi que de nom- en place pour protéger les participants aux breux experts du monde entier, notamment Jeux et la population du Japon, devrait être l’Organisation mondiale de la Santé, travail- publiée la semaine prochaine. La mise à jour lent sur la deuxième version des Playbooks, de ces guides pratiques s’appuiera sur les laquelle s’appuiera sur des données scien- bases solides exposées dans la première vertifiques et factuelles et sera publiée d’ici la sion, en fournissant plus de détails qui perfin du mois. La présidente de Tokyo 2020, mettront aux principales parties prenantes de Hashimoto Seiko, et le directeur général, poursuivre leurs préparatifs pour les Jeux de Muto Toshiro, ont réaffirmé l’importance cette année.

67 01/05/21


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