Ce travail de mémoire nommé « être-au-monde, être-au-lieu. Bulla Regia, un récit de l’entre-terre-et-ciel » s’articule autour d’une réflexion sur le mode d’être des lieux conçus par l’homme et hérités par l’homme, plus précisément sur les lieux d’hier autrefois anthropisés comme interface soudée de l’alchimie Homme-Lieu-Bâti. Notre attention s’est portée sur une cité numide romanisée, Bulla Regia. Un lieu antique laboratoire d’empreintes dont le passage du temps ainsi que l’absence des gestes anthropiques ont confectionné un paysage de silence. Il s’agit d’une volonté de revitaliser le support, transcendant les stigmates du facteur temps, dépassant un réel figé en quête d’un irréel poétique, et ce, dans le but d’épousseter le lieu de l’usure et de l’amnésie et de faire jouir le visiteur d’un vécu de l’expérience de la ruine.