Skip to main content

Papeete to tatou oire 2011

Page 1

SOMMAIRE

RÉTROSPECTIVE 2010

Histoire de mémoire ou mémoire de l’Histoire

4

MERCI MONSIEUR SADI CARNOT

12 120e anniversaire : la commune fête la commune 16

LE DOSSIER

18

PLAN DE PAPEETE

32

CULTURE

34

Éducation : Papeete en première ligne Situation des établissements scolaires Les temps forts de la saison 2010

ans mémoire, que serions-nous ? Certainement pas grandchose ! Rien d’autre que des Immémoriaux, si magnifiquement et cruellement dépeints par Victor Segalen. L’oubli, c’est l’ignorance, la répétition des erreurs, la spirale négative. Il n’est pas de cité vivante et en développement sans une solide mémoire collective. Elle nous fait prendre conscience de nos progrès et justifie notre avenir. La mémoire permet aussi d’affermir les liens sociaux d’aujourd’hui, par la communauté des souvenirs et souvent celle des ancêtres. Nous devons la préserver comme un trésor pour la transmettre à nos enfants. La mémoire historique et collective de Papeete est de ce point de vue d’une ampleur inattendue et d’un intérêt sans cesse grandissant. La commune de Papeete a célébré ses cent vingt ans en mai 2010. Ce fut l’occasion d’une semaine de réjouissances placée sous le double signe de la solidarité et de l’hommage aux anciens. Ce fut surtout l’occasion « historique » de faire vibrer ce sentiment d’appartenance, de communion, surtout dans les quartiers et au sein du personnel de la commune. Nous avons été touchés par la ferveur et l’enthousiasme manifestés lors de cet anniversaire et nous remercions sincèrement toutes celles et ceux qui ont contribué à son succès. Notre ville a besoin de ces événements rassembleurs. Affermir les liens sociaux, voilà notre priorité dans les temps difficiles que nous traversons. L’éducation et la formation sont à l’évidence les remèdes les plus efficaces contre la misère, la pauvreté et les fléaux associés. Avec une trentaine d’établissements scolaires, de la maternelle à l’enseignement supérieur, et autant d’organismes de formation professionnelle, Papeete est bien équipée pour relever ces défis. La commune est au cœur du dispositif éducatif, elle contribue de manière essentielle à son bon fonctionnement. Voyez les détails dans notre dossier. Nous participons tous à l’écriture de l’histoire de notre ville. Soyons dignes de celles et ceux qui nous ont précédés et des efforts qu’ils ont consentis pour qu’il fasse bon vivre à Papeete.

Commune de Papeete

Interview de M. Michel Buillard Bilan à mi-mandat

S

TOURISME - ANIMATION

40 Signalétique : floraison de panneaux

À LA DÉCOUVERTE DE PAPEETE

42

SURFER - LIRE

44

Le quartier de la Mission en images L’actualité du Net Édition - Médias

ÉCONOMIE - COMMERCE

46 Redynamiser le centre-ville Api à Papeete, Quoi de neuf en ville ?

AMÉNAGEMENT - ENVIRONNEMENT 50 Assainissement : une chance pour l’avenir

SÉCURITÉ

54 La police municipale poursuit sa modernisation Les pompiers de Papeete ont cent vingt ans

SOCIAL - SANTÉ

57

Hôpital de Mamao, c’est fini ! Prostitution : il faut leur tendre la main Des sentinelles pour soulager la détresse

MAIRIE INFOS

59 Mariages de rêve Les trésors de l’hôtel de ville Organigramme de la commune Annuaire des services Couverture : Inauguration à l'école Ui-Tama (28 janvier 2011) Photo Patrick Schlouch

Mauruuru et bonne lecture

Michel Buillard Député - Maire de Papeete 3


RETROSPECTIVE

ça s’est passé à Papeete en 2010

Janvier Sur les traces de Darwin

Fermeture de l’hôtel Kon Tiki

Clipper hollandais de 250 pieds (76 mètres), le Stad Amsterdam faisait escale en provenance des Galapagos sur les traces de Charles Darwin, père de la théorie de l’évolution des espèces. Le trois-mâts transportait les membres d’une expédition de huit mois autour du monde, filmée en permanence sur Internet et suivie par une chaîne de télévision des Pays-Bas. Deux épisodes ont été diffusés lors de l’escale polynésienne, à Papeete et à Moorea. www.stadamsterdam.com

Le plus haut bâtiment de Papeete, l’hôtel Kon Tiki Pacific, a dû fermer ses portes pour des raisons de sécurité. Disposant de trente-six chambres sur six étages surmontés d’une salle à manger panoramique au septième niveau, cet hôtel avait été construit sur le front de mer dans les années 1970 par l’architecte Rodolphe Weinmann à qui l’on doit aussi, entre autres, l’Hôtel de ville de Papeete. Une dérogation au plan d’urbanisme de l’époque avait été accordée. La nouvelle destination de l’immeuble reste inconnue.

Février

Attendus avec impatience par la population, les Jardins de Paofai ont été inaugurés dans la magnifique matinée du 2 février 2010 par le président du Pays, Gaston Tong Sang, en présence de la ministre de l’Outre-mer, Marie-Luce Penchard, en visite officielle à Papeete, du députémaire de Papeete, Michel Buillard, du haut-commissaire, Adolphe Colrat, et de nombreuses autres personnalités. Le nouveau parc de près de cinq hectares, dont la moitié en pelouse, métamorphose le front de mer et connaît un grand succès populaire. « Papeete avait un besoin urgent de cette ouverture sur la mer, de cette respiration nouvelle », déclarait Michel Buillard en remerciant les autorités du Pays et de l’État pour cet investissement de près d’un milliard de francs CFP (hors foncier), auquel la commune a directement participé par l’apport d’un terrain de 8 000 m2.

M.C.P.

Les Jardins de Paofai ouverts au public

4


P a p e e t e

e n

2 0 1 0

P a p e e t e

e n

2 0 1 0

P a p e e t e

e n

2 0 1 0

Liou Fong, fin d’une époque

Le cyclone Oli frappe la Polynésie française

Le restaurant Liou Fong, spécialiste renommé de la gastronomie chinoise collective, situé au croisement de l’avenue du Prince Hinoi et de la rue Georges Bambridge, a définitivement fermé ses portes le 28 février 2010, faute de pouvoir renouveler son bail. Cet établissement familial, créé en 1969 par Liu Hang, disposait d’une vaste salle à manger pour l’organisation de banquets, mariages, bals et autres réunions associatives. Il proposait également un service traiteur. Cette fermeture, tout comme celles du Royal Papeete, du Dragon d’or ou du Kon Tiki Pacific, sonne le glas d’une époque. Le restaurant employait soixante-dix personnes.

Les Jardins de Paofai ont été largement épargnés par le cyclone tropical Oli qui frappait Papeete le 3 février 2010, au lendemain même de leur inauguration officielle. La rade a tout de même souffert avec des dégâts estimés à plus d’un demi milliard de francs CFP. La tempête a été bien plus cruelle envers l’archipel des Australes où elle a détruit plusieurs centaines de fare, notamment à Tubuai. La commune de Papeete et diverses associations se sont mobilisées en faveur des sinistrés. Une partie des fonds collectés lors de l’opération Solidarité avec Haïti (durement frappé le 12 janvier 2010, par un tremblement de terre qui fit près de trois cent mille morts), organisée par le collectif Tahiti – Haïti 2010 et la commune, fut réservée aux sinistrés de Oli.

Mars Inondations et glissements de terrains Début mars 2010, le 4 notamment, des pluies persistantes provoquaient plus de dégâts que le cyclone Oli un mois plus tôt. Plusieurs quartiers de Papeete (Fariipiti, Taunoa, Vaininiore, Titioro) étaient inondés. La vallée de Tipaerui était transformée en fleuve de boue et l’on y déplorait des glissements de terrain de même qu’à Titioro, au Pic rouge, à Sainte Amélie et à Orovini. Une cellule de crise était mise en place à la mairie. Des familles ont dû être évacuées. On ne déplora heureusement aucune victime humaine. Quelques jours plus tard, le 8 vers 21 heures, tout un pan de colline s’effondrait sur la route du Pic vert, isolant plusieurs dizaines de foyers. La commune de Papeete prit en charge le déblaiement de la route pour des raisons de sécurité. Ces événements furent l’occasion pour la commune de finaliser l’élaboration d’un plan de sauvegarde en cas de catastrophe naturelle, de procéder au curage préventif des caniveaux et des rivières, et à l’élagage de certains arbres, d’informer et de sensibiliser la population des zones à risques et de définir des zones de rassemblement des populations menacées.

King Tamatoa, brève escale Le bateau de la société Raromatai Ferry arrivé dans le port de Papeete le 22 février 2010 pour assurer une desserte régulière des îles Sous-le-Vent entra en service le 31 mars. Toutefois, les rotations cessèrent dès le 7 juin par manque de rentabilité et à la suite d’un désaccord avec le gouvernement de la Polynésie française. D’une longueur de 134 mètres et d’une capacité de 1 000 passagers et 250 véhicules, le King Tamatoa pouvait relier Papeete à Huahine en trois heures et demie à la vitesse de 30 à 40 nœuds (55 à 75 km/h). Il a précipitamment quitté les eaux polynésiennes début juillet 2010 avant d’être placé sous saisie judiciaire à Nouméa le 20. Tamatoa est le nom d’une très ancienne lignée royale des îles Sous-le-Vent.

5


RETROSPECTIVE

ça s’est passé à Papeete en 2010

(Australes) et Moorea, l’expédition faisait escale à Papeete avant de poursuivre sa route vers Raiatea puis Rarotonga. Un rassemblement est prévu à Hawaii en 2011. L’objectif de cette opération parrainée par l’association Pacific Voyagers est de promouvoir la navigation ancestrale océanienne et les liens culturels entre les peuples du Pacifique.

La recherche, un atout complémentaire « La santé et le bien-être de l’individu dans son environnement », tel était le thème du premier Forum de la Recherche organisé dans le hall de l’Assemblée de la Polynésie française du 9 au 12 mars 2010. « Sachons jouer, aujourd’hui, une carte complémentaire à celle du tourisme. Nous devons sans plus tarder nous inscrire dans les réseaux mondiaux de recherche pour créer des perspectives d’emploi pour notre jeunesse », estimait Eleanor Parker (photo), présidente de la commission de l’Éducation et de la Recherche de l’Assemblée de la Polynésie française et initiatrice de ce forum.

Juin La CCISM a 130 ans Plus ancienne institution de Polynésie française, créée le 30 juin 1880 dès le lendemain de l’annexion par la France, la Chambre de Commerce, d’Industrie, des Services et des Métiers (CCISM) célébrait son 130e anniversaire par l’inauguration de nouveaux locaux plus particulièrement destinés à la formation et au soutien aux entreprises. Elle abrite désormais une école de commerce, ouverte à la rentrée de septembre 2010 et un « pôle entreprises », guichet unique regroupant l’ensemble des services concernés. www.ccism.pf

Mai Les noctambules jouent les prolongations À la suite de longues négociations entre les autorités de l’État, du Pays, de la Commune et les représentants des discothèques et dancings de Papeete, ceux-ci sont autorisés à ouvrir leurs portes jusqu’à 5h30 du matin depuis le 13 mai 2010, contre seulement 3 heures précédemment. En revanche, la vente d’alcool n’est autorisée que jusqu’à 4 heures. Une charte de bonne conduite a été signée, en vertu de laquelle les exploitants s’engagent à respecter certaines obligations. L’autorisation a été accordée pour un an à titre expérimental.

Faire revivre la navigation ancestrale CCISM

Cinq pahi de haute mer conçus sur le modèle des anciennes grandes pirogues doubles polynésiennes à voile étaient accueillis par plusieurs centaines de personnes devant les Jardins de Paofai le 15 mai 2010. Les équipages du Hine Moana des Samoa et du Vanuatu, du Marumaru Atua des îles Cook, du Matau a Maui de Nouvelle-Zélande, du Uto Ni Yalo de Fidji et du Faafaite de Tahiti, ont été reçus selon la coutume avec des orero (discours traditionnel en langue maohi) et des danses. En provenance d’Auckland, où elles ont été construites (à l’exception de Faafaite construite à Tahiti), via Raivavae

Août A la mémoire de Joe Dassin Trente ans après le décès brutal de Joe Dassin, d’une crise cardiaque au restaurant Chez Michel et Eliane, au premier étage du centre Vaima (actuel magasin California), une plaque a été installée pour commémorer l’événement. Elle précède la création d’une esplanade portant le nom du chanteur populaire. Né à New York en 1938, fils du cinéaste américain Jules Dassin et de Béatrice Launer, violoncelliste virtuose, Joe Dassin est mort le 20 août 1980 à l’âge de 41ans, pendant ses vacances à Tahiti. 6


P a p e e t e

e n

2 0 1 0

P a p e e t e

e n

2 0 1 0

P a p e e t e

e n

2 0 1 0

Septembre Le plus long collier de fleurs du monde À l’occasion de la Journée mondiale du Tourisme, le 27 septembre 2010, le ministère du Tourisme et le GIE Tahiti Tourisme invitaient la population dans les Jardins de Paofai pour confectionner le plus grand collier de fleurs du monde. L’ancien record, détenu par Hawaii avec 1 626 mètres, a été pulvérisé puisque, à la fin de la journée, le collier polynésien mesurait 2 695 mètres. Le nouveau record a été homologué devant huissier et sera publié dans le Guiness Book. Plus de cinq cents personnes ont participé à la réalisation de ce collier hors normes composé d’environ deux cent mille fleurs de tiare, lesquelles ont ensuite servi à parfumer une centaine de flacons de monoi. Le produit de la vente de ces flacons collector a été attribué à des associations œuvrant en faveur de la biodiversité.

Novembre Traqueur de satellites Les antennes paraboliques futuristes du Yuan Wang 6 semblent déjà familières dans le port de Papeete. Le traqueur de satellites chinois qui faisait escale en novembre 2010, n’en était pas à sa première visite. Depuis sa mise à l’eau à Shangai en 2007, il réapparaît régulièrement, au gré de ses missions dans le Pacifique sud. Le Yuan Wang 6 (Longue Vue) est le dernier-né d’une classe de navires militaro-scientifiques dont le premier était entré en service en 1977. Appartenant à la marine de l’Armée Populaire de Libération chinoise, présents dans tous les océans du monde, ces navires sont équipés pour le repérage des satellites et des missiles balistiques. Longueur : cent quatre-vingt-dix mètres ; équipage : environ cinq cents hommes.

Une stèle, un marae et un unu (totem) commémorant l’arrivée à Tahiti de la pirogue double hawaiienne Hokule’a, le 4 juin 1976, ont été érigés sur la plage du même nom dans les Jardins de Paofai à l’initiative de la commune, avec le soutien de l’EAD. Cette plage a été officiellement inaugurée le 25 novembre 2010 par le maire, Michel Buillard, en présence de nombreuses personnalités, dont Alban Ellacott, conseiller municipal, porteur de ce projet. D’une superficie d’environ 2 000 m², elle comprend un fare potee, un espace pour entreposer des pirogues et une rampe pour les mettre à l’eau. En 1976, Hokule’a (Étoile de joie) relia Hawaii à Tahiti en trente-deux jours, parcourant plus de cinq mille kilomètres sans instrument, naviguant à la seule observation du ciel et de la mer, et confirmant ainsi les migrations des anciens Polynésiens.

Commune de Papeete

Inauguration de la plage Hokule’a

Télévision : place au numérique

Après le branchement, au 1er septembre 2010, du câble sous-marin Honotua qui relie désormais Tahiti à Hawaii, le 30 novembre 2010 fera date dans l’histoire de la télévision en Polynésie française avec l’arrivée de la TNT (Télévision Numérique Terrestre). Ce jour-là, le canal Tempo a cessé d’exister, remplacé par neuf chaînes numériques gratuites (TNTV, Polynésie Première, France 2, 3, 4, 5, Ô, 24 et Arte). Les deux chaînes locales seront encore diffusées en analogique jusqu’en septembre 2011. 7


RETROSPECTIVE

Papeete a accueilli

Nouméa prépare un Heiva

Païta visite Papeete

Une délégation d’élus néo-calédoniens, dirigée par le député Gaël Yanno, premier adjoint au maire de Nouméa, a été reçue par le député - maire Michel Buillard et son conseil municipal le 9 avril. Cette visite témoignait de la volonté de renforcer les liens entre la Nouvelle-Calédonie et la Polynésie française. Les élus de Nouméa ont souhaité échanger plus particulièrement avec la ville de Papeete et tirer profit de son expérience sur des sujets culturels et festifs, en vue notamment de la préparation d’un Heiva en 2011.

Une délégation de Païta (commune de Nouvelle-Calédonie), récemment jumelée avec Pirae, a visité Papeete le luandi 12 juillet. Elle s’est notamment rendue à la mairie, où elle a été accueillie par Nicole Bouteau, Alain Mai et Johanna Gatien, élus de la capitale. Elle a ensuite pris la direction du marché, où elle a été reçue par Roman Ebb, directeur, Jacky Dauphin, président du Tomite Mapuru a Paraita et toute l’équipe du marché

Délégation gabonaise

Présidents des Chambres de Commerce

Une délégation gabonaise menée par Monsieur Jean-Francois Ntoutoume Emane, maire de la commune de Libreville depuis 2008 et ancien Premier ministre du Gabon, a été reçue le mardi 21 septembre. Elle s’est plus particulièrement intéressée au fonctionnement de la ville de Papeete, à son budget, ses ressources et ses contraintes, et à l’assainissement des eaux usées.

Invités pour le cent trentième anniversaire de la Chambre de Commerce de Papeete (CCISM), Alain Griset, président de l’Assemblée Permanente des Chambres des Métiers et de l’Artisanat (APCMA), François Moutot, directeur général de l’APCMA, Hervé Laureote, président de la CMA de Martinique, Joël Lobeau, président de la CMA de Guadeloupe, Patricia Van Ryswyk, vice-présidente de la CCI de Nouvelle-Calédonie, Samuel Hnepeune, secrétaire de la CCI Nouvelle-Calédonie et Vincent Beze, secrétaire de la CMA Nouvelle-Calédonie étaient accueillis à l’hôtel de ville de Papeete le 5 juillet.

Bravo à O Tahiti nui Freedom Le député - maire et le conseil municipal ont tenu à féliciter l’équipage de la pirogue O Tahiti nui Freedom le dimanche 28 novembre. De retour sur le fenua après 114 jours en mer, reliant Tahiti à la Chine à la manière traditionnelle.

Cuisine chinoise Six grands chefs de Shangaï, spécialistes de la gastronomie chinoise, invités à Papeete l’occasion des cent trente ans de la CCISM ont rendu une visite de courtoisie au député - maire Michel Buillard, le lundi 5 juillet. Photos Commune de Papeete

8


lls ont brillé en 2010 22 et 23 mai 2010 au Palais des Sports de Gerland à Lyon. Ils ont obtenu vingt-deux médailles dont quinze en or. Keanu est le premier à gagner un titre national pour Papeete dans cette discipline.

Papeete Va’a se distingue en Méditerranée La Porquerollaise est la plus prestigieuse course internationale de pirogues de haute mer en Europe. Elle se dispute en Méditerranée sur soixante-cinq kilomètres, entre Toulon et l’île de Porquerolles. Le 31 juillet 2010, la douzième édition était gagnée par Papeete Va’a. Les rameurs de la capitale étaient présents dans le Sud de la France à l’occasion de la semaine tahitienne programmée à Nice début août, dans le cadre du jumelage avec Papeete. Ils ont battu le record de l’épreuve à laquelle participaient vingt autres équipages venus de France, d’Angleterre, d’Italie et d’Allemagne. Lors de la distribution des prix en présence de représentants de la commune de Toulon, le président de la Fédération Internationale de Va’a, Charles Villierme, a rendu hommage à Cyrille Tarafau pour son action à la présidence de Ruahatu Va’a, association sportive créée en 1997 par le regretté Eddy Chaves, et pour la promotion de la pirogue polynésienne en Europe. • http://ruahatu.vaa.free.fr/

Kim Tiaipoi, 16 ans, originaire de Tipaerui, a obtenu deux médailles d’argent en catégorie cadette, lors des Championnats du Monde de va’a organisés du 25 au 29 mai 2010 à Nouméa. Entraînée par son père au sein du club Peva Nui Va’a, Kim avait déjà gagné une médaille d’or en 2008 à Sacramento (Californie). Quinze pays participaient à cette compétition. Les Polynésiens ont remporté soixante-deux des cent quarante-six médailles en jeu, dont vingt-huit en or. •

Papeete honore ses jeunes champions Les jeunes sportifs de Papeete se sont distingués en 2010. Ils ont été reçus et félicités le 7 juin à l’hôtel de ville par le maire, Michel Buillard. Keanu Paiea, 9 ans, a été sacré champion de France de taekwondo, dans la catégorie benjamins de moins de 49 kg. Entraîné par Roland Teng, il pratique son sport depuis le plus jeune âge au sein du club Te ui api no Papeete. Trente-deux Polynésiens ont participé à ces Championnats de France les

9


RETROSPECTIVE

En hommage

aux personnalités qui nous ont quittés en 2010

Ah Kiau,

Lysis Lavigne,

Paul Chung, dit Ah Kiau, s’en est allé le 7 février 2010 à l’âge de 95 ans. Il avait ouvert une petite épicerie - snack en face de l’École des Frères en 1940. Sa clientèle était principalement composée d’élèves. La petite entreprise mettait à contribution toute la famille composée de six filles et un garçon. Véritable annexe de l’École des Frères, devenue Lycée La Mennais en 1954, le snack Ah Kiau a vu défiler plusieurs générations d’élèves avant de fermer ses portes en juin 1997. Ah Kiau, qui continuait à servir ses clients lui-même, était alors âgé de 82 ans. Il a été inhumé au cimetière du repos éternel à Arue.

Homme d’honneur et d’engagement, le docteur Lysis Lavigne s’est éteint le 8 juin 2010, à l’âge de 89 ans. Ancien combattant de la Seconde Guerre mondiale, il installa son cabinet dentaire à Papeete en 1949. Dès les années 1960, il s’investit résolument dans le sport, soutenant et encourageant la pratique de la natation. Il fut chargé de l’organisation des 4e Jeux du Pacifique sud à Tahiti en 1971. Un peu plus tard, Lysis Lavigne entra en politique. Membre fondateur du Tahoeraa Huiraatira en 1977 aux côtés de Gaston Flosse, il en était devenu le président d’honneur. En 1984, il fut le premier ministre de la Santé de la Polynésie française autonome et fit par la suite partie de plusieurs gouvernements à la Santé, aux Sports, à l’Éducation ou à l’Environnement. Il était aussi officier de l’Ordre national du Mérite, chevalier de la Légion d’honneur, médaillé des Engagés volontaires et de la Croix de guerre.

la conviction chevillée au coeur

bonbon citron et pai banane

Jean Solari,

le notaire bâtisseur Petit-fils d’Émile Martin, créateur de la Brasserie de Tahiti, et d’Alfred Solari gouverneur des EFO (Établissements Français de l’Océanie) en 1927, Jean Solari s’est éteint à San Diego, Californie, le 26 mars 2010 à l’âge de 82 ans. Fils de Simone Martin et de René Solari, homme d’affaires calédonien, il devint le deuxième notaire de Papeete. Nommé en 1958 par le général de Gaulle, il exerça sa charge jusqu’en 1990. Il fut aussi PDG de la Brasserie de Tahiti de 1986 à 1992 et président fondateur du Lion’s Club en 1960. Il a présidé aux destinées du groupe Martin jusqu’à son décès. Généreux et attentionné, travailleur minutieux, Jean Solari a marqué Papeete de son empreinte. On lui doit plusieurs ensembles immobiliers dont le Fare Tony sur le front de mer, le Quartier du Commerce et, plus récemment, l’Aorai place Notre Dame (siège de la Brasserie de Tahiti). Golfeur passionné, il présida la Fédération Polynésienne de Golf de 1975 à 2002 et le club d’Atimaono jusqu’en 2006.

Frédéric Siu,

patriarche exemplaire Personnalité éminente de la communauté chinoise de Tahiti, Frédéric Siu nous a quittés le 21 septembre 2010 à l’âge de 83 ans. PDG du groupe Tahiti Automobiles, il participa activement à la construction du groupe familial Sin Tu n g H i n g d o n t l e s nombreuses entreprises ont créé des centaines d’emplois à Papeete depuis les années 1950, dans des domaines aussi variés que les transports, la construction, l’énergie, le tourisme… Également très impliqué dans la préservation de la culture chinoise, ce père de six enfants était un patriarche attaché aux valeurs familiales. Ancien président de l’Association philanthropique chinoise et de Si Ni Tong, il était chevalier de la Légion d’honneur. 10


RETROSPECTIVE

L a c om m u ne f êt e la com m u ne

Merci Monsieur Sadi Carnot !*

L

municipale, et M. Thibault Raffard, chef du service de la Culture. Au programme, des concours de chants et danses, des chars fleuris, de l’artisanat, des sports traditionnels (porteurs de fruits, va’a) et modernes (marathon fitness), des visites historiques de la ville et un défilé de mode. Le point d’orgue de ces réjouissances placées sous le signe de la solidarité et de l’hommage aux anciens fut sans nul doute la matinée du jeudi 20 mai, au cours de laquelle les employés des divers services de la commune ont présenté des spectacles costumés spécialement créés et préparés avec amour pendant plusieurs semaines.

a population a participé nombreuse aux festivités variées qui ont marqué le cent vingtième anniversaire de la commune de Papeete du lundi 17 au dimanche 23 mai 2010. Le maire, Michel Buillard, et le conseil municipal ont souhaité célébrer cet anniversaire dans un esprit de préservation de la mémoire, de partage et d’hommage aux anciens. La ville de Nice était représentée par M. Rudy Salles, troisième adjoint au maire, accompagné de son épouse, et de Mme Nathalie Lepers, directrice adjointe des Relations internationales. La commune de Nouméa était représentée par Mme Tiare Legoff, conseillère 12

* Extrait d’un chant créé par les employés de la commune pour leur spectacle du 20 mai 2010


Qui était Sadi Carnot ? Président de la IIIe République de décembre 1887 à juin 1894, Sadi Carnot signa le décret du 20 mai 1890 créant la commune de Papeete. Petit-fils du « grand » Lazare Carnot, mathématicien, général et homme politique, Sadi Carnot naquit à Limoges le 11 août 1837. Il mourut à Lyon, assassiné d’un coup de poignard par l’anarchiste italien Sante Caserio le 24 juin 1894.

13


RETROSPECTIVE

Commune de Papeete

La commune fête la commune

Une médaille, cela se mérite Douze agents de la commune ayant travaillé plus de quarante ans à son service ont été décorés de la médaille du mérite à l’occasion de ce cent vingtième anniversaire : Georges Aiamu, Auguste Bernardino, Joseph Buchin, Eugène Haereraaroa, Léonard Huaa, Anthonia Maopi, Francisca Perez, Guy Piritua, Jean-Michel Raioha, Roger Taiarui, Tahiro Teauroa et Franck Tahuhuterani.

14


INTERVIEW

Michel Buillard, député - maire de Papeete

Bilan globalement positif à mi-mandat programme d’assainissement des eaux usées. Nous avons aussi poursuivi l’équipement des quartiers (plateaux sportifs, salles polyvalentes…) et l’extension du cimetière de l’Uranie pour laquelle Sylvana Puhetini s’est beaucoup impliquée. Je tiens aussi à rendre hommage aux agents de la commune pour leur travail collectif.

Commune de Papeete

On sent actuellement un dynamisme tout particulier dans l’animation culturelle et touristique de la ville. À quoi l’attribuez-vous ? C’est justement le fruit de cette responsabilisation des élus que j’évoquais tantôt. Il faut souligner les efforts déployés par Nicole Bouteau (4e adjointe, chargée des Transports et du Tourisme) et par Hinatea Tama (10 e adjointe, chargée de la Jeunesse et de l’Animation de la ville). Nous avons aussi bénéficié d’une réelle volonté de regrouper les moyens disponibles chez nos partenaires (ministère du Tourisme, Tahiti Tourisme, Port autonome, CCISM, Papeete Centre-ville).

T

rois ans après son élection en mars 2008, le conseil municipal de Papeete en est à la moitié de son mandat qui s’achèvera en 2014. Assainissement des eaux usées, équipement des quartiers, aide sociale… le député - maire Michel Buillard explique pourquoi le bilan de ces trois premières années lui apparaît comme globalement positif. Optimiste, déterminé, refusant de baisser les bras face à la crise, il s’appuie à la fois sur l’expérience des plus anciens élus et sur l’énergie des plus jeunes pour poursuivre la modernisation de Papeete.

Vous semblez très attaché à la préservation de la mémoire et du patrimoine historique de Papeete ? Nous avons été piégés par la tradition orale. Notre histoire polynésienne a en grande partie disparu avec ceux qui la conservaient en mémoire autrefois. Mais, l’absence d’écrit suscite à présent un sentiment de frustration. Nous avons trop tendance à croire que le monde qui nous entoure est solide et que son souvenir restera éternel. C’est tout le contraire, d’autant plus que les changements sont de plus en plus rapides. Pour moi, le déclic s’est opéré quand j’ai appris, par hasard, que mon arrière-arrière-grand-père, Joseph Buillard, avait déjà été conseiller municipal de Papeete du temps du premier maire, François Cardella, vers la fin du dix-neuvième siècle. Nous avons le devoir de préserver la mémoire du passé pour nous-mêmes et surtout pour la transmettre aux générations futures, tout en valorisant le patrimoine historique de la ville.

Vous en êtes à la moitié de votre troisième mandat de maire, quel bilan général tirez-vous de ces trois premières années ? Globalement, le bilan est satisfaisant. Pour ce troisième mandat, j’ai souhaité m’appuyer davantage sur mes adjoints et sur les conseillers municipaux à qui j’ai beaucoup délégué de responsabilités. De ce point de vue, je tiens à saluer le travail de toute l’équipe, notamment celui de Paul Maiotui (3e adjoint chargé des Finances communales, des Ressources humaines et des Services techniques), de Charles Fong Loi (5e adjoint chargé de l’Urbanisme et de l’Aménagement) et de Danièle Teaha (3e adjointe chargée de l’Administration générale, de l’action sociale et de la vie associative). De ces trois premières années de mandat, je retiendrai surtout que nous avons enfin pu obtenir des crédits pour lancer notre

L’hôpital de Mamao a été désaffecté en 2010 après quarante ans de service. Quel sera l’avenir du site ? Nous avons là une opportunité unique de recomposer le centre-ville de Papeete, de le rééquilibrer vers l’Est où l’on manque cruellement d’espaces publics sportifs et de loisirs. La commune ne maîtrise toutefois qu’une petite partie du foncier et nous ne pouvons que faire des propositions au Pays pour le réaménagement du site. Notre projet consiste essentiellement à requalifier l’avenue Clémenceau en y 16


améliorant la circulation et en offrant de nouvelles surfaces pour le développement d’activités commerciales, à poursuivre la résorption de l’habitat insalubre, à désenclaver ce quartier en le reliant à la ville et, surtout, à aménager un grand espace vert pour la population. La crise économique et sociale qui frappe la Polynésie française n’épargne certes pas la capitale. Les ressources de la commune, déjà limitées, ont tendance à se réduire. Comment réagir en face d’une telle situation ? La situation actuelle n’est en réalité que l’aggravation de difficultés préexistantes, une sorte de miroir grossissant. Depuis ma première élection en 1995, nous n’avons pas cessé de faire de l’aide sociale. La commune y consacre plus de 200 millions de francs chaque année, en particulier pour l’assistance aux personnes âgées et aux SDF, pour les bourses scolaires ou le projet d’éducation local. Notre intention est de prolonger cette action dans la mesure de nos moyens. Cette crise provoque aussi une montée de la délinquance en ville. La commune a-t-elle les moyens de garantir la sécurité des habitants et des visiteurs de Papeete ? La sécurité a toujours été une de mes principales préoccupations. Sans sécurité, pas de liberté, ni de développement économique ou social. Oui, nous faisons face. Papeete reste dans l’ensemble une ville sûre. Nous avons considérablement renforcé les moyens de la police municipale et sa présence sur le terrain, et fait progresser notre collaboration avec la police nationale. Nous améliorons l’éclairage public, nous nous équipons en caméras de vidéosurveillance et nous venons de recevoir quatre fourgons neufs (financés avec l’aide du Pays). L’habitat social a toujours été une de vos priorités. Il semble toutefois que les constructions provoquent régulièrement des réactions hostiles de la part des populations. Comment l’expliquez-vous et que peut-on faire ? C’est en effet un problème difficile à résoudre et que je connais bien. J’ai été celui qui a réalisé les programmes de résorption de l’habitat insalubre quand j’étais ministre. Le logement étant de la compétence du Pays, nous constatons aujourd’hui que nous avons manqué de moyens pour acquérir des terrains. Le foncier doit être maîtrisé cinq ans à l’avance pour pouvoir lancer un programme d’habitat social. Des retards ont été accumulés et désormais nous manquons d’espace. Cela dit, de gros efforts ont été consentis par les pouvoirs publics : 350 millions de francs pour éviter des expulsions à Mamao et pas moins de 800 millions pour reloger les habitants de Mamao Aivi. Quelles seront désormais vos priorités pour la deuxième partie de votre mandat ? Nous allons poursuivre la modernisation de Papeete, avec un effort tout particulier pour l’assainissement des eaux usées, l’équipement des quartiers, dont la construction d’une salle polyvalente à Taunoa chère à Mareva Trafton et l’aménagement du site de l’ancien hôpital à Mamao, la préservation et la valorisation du patrimoine historique et culturel, l’accueil des visiteurs, l’amélioration des déplacements en ville, l’aide sociale et bien d’autres… • 17


LE DOSSIER

EDUCATION Papeete

L

’éducation est un défi crucial pour l’avenir de la Polynésie française. Papeete f i g u r e e n première ligne dans cette course au savoir et la commune y joue un rôle essentiel. Une première école fut créée à Papeete vers 1820, en même temps qu’un premier temple et même un hospice, par le pasteur et enseignant anglais William Crook, considéré comme le fondateur de la ville. En 1857, les sœurs de Cluny ouvraient la première école publique pour jeunes filles. Les garçons eurent la leur trois ans plus tard à l’initiative des Frères de Ploërmel.


en première ligne

De nos jours, Papeete est, de loin, la commune polynésienne la mieux lotie en matière d’éducation et de formation. On n’y recense pas moins de vingt-neuf établissements scolaires, publics ou privés, de la maternelle au lycée, et trois écoles ou instituts d’enseignement supérieur, sans oublier le Conservatoire artistique et le Centre des Métiers d’Art. Une trentaine d’organismes de formation y sont aussi installés et au moins autant de cours particuliers, soutiens scolaires, centres pour personnes handicapées et instituts spécialisés. Tour d’horizon…


LE DOSSIER

La commune au coeur du dispositif

E D U C A T I O N

100 % ? « Nous refusons l’assistanat, souligne Roméo Le Gayic. Nous voulons que les parents participent. Ils doivent se sentir responsables et, surtout, nous souhaitons qu’ils gardent un droit à la parole. » Les familles ne bénéficiant pas d’une bourse sont aussi aidées, car le plein tarif ne reflète pas la réalité du coût des repas. La commune assume l’excédent.

Pas plus d’un étage Les terrains et les bâtiments des écoles publiques appartiennent à la commune. La hauteur des bâtiments est limitée à un étage pour des raisons de sécurité et aussi de budget. Leur entretien courant est à la charge de la commune sur ses fonds propres. Pour les travaux plus importants, un dossier de demande de financement est déposé auprès du FIP scolaire (v. encadré). En 2009/2010, la commune a investi 350 millions de Fcfp (3 millions d’euros) dans un vaste programme de réhabilitation et de modernisation des écoles (v. tableau). Pour Roméo Le Gayic, il n’est pas urgent de créer de nouvelles écoles à Papeete, au contraire. Les effectifs diminuant dans certains quartiers et certaines classes d’âge, il est souhaitable d’opérer des regroupements école maternelle - école élémentaire. C’est déjà le cas pour l’école maternelle Tamatini et l’école élémentaire de Mamao. Cela permet à la fois de mieux gérer les classes et de libérer des locaux pour d’autres activités. Ainsi, les bâtiments de l’école maternelle Tamatini ont-ils été transformés en bibliothèque publique. L’école maternelle de Pinai à Tipaerui et l’école élémentaire de To’ata seront regroupées pour la rentrée 2011/2012. •

Roméo Le Gayic

P

rès de quatorze mille élèves fréquentent les établissements éducatifs de Papeete. C’est une organisation considérable dont la commune est un élément essentiel, notamment au niveau des plus jeunes. « Notre rôle est avant tout d’assurer un suivi et un accompagnement en contribuant au bon fonctionnement de l’ensemble », explique Roméo Le Gayic, conseiller municipal délégué à l’Éducation. La commune verse une subvention annuelle à toutes les écoles maternelles, élémentaires et primaires (une école primaire regroupe une école maternelle et une école élémentaire) de la ville, qu’elles soient publiques ou privées. Papeete compte en tout vingt-cinq de ces écoles, pour un total de près de sept mille élèves et une subvention globale de 111 millions de francs CFP (soit environ 16 000 francs par élève) en 2009, assurant ainsi la gratuité des fournitures scolaires jusqu’au CM2.

Non à l’assistanat Dans les écoles publiques seulement (il y en a douze), la commune prend aussi en charge les indemnités de logement des enseignants, les salaires des personnels de service (une centaine), l’électricité, l’eau et la collecte des déchets. Elle accorde en outre des bourses pour la cantine, attribuées sur demande des familles après examen des dossiers par une commission. Une bourse entière correspond à 80 % du prix des repas. Pourquoi pas

La commune et le Pays partenaires 20


Le PEL pour mieux réussir sa vie

L

ancé en 2007 au collège de Taunoa, le Projet Éducatif Local (PEL) consiste à proposer un complément à l’école en termes de socialisation des enfants, d’ouverture d’esprit, de responsabilisation et de citoyenneté.

Le coût du PEL pour l’année scolaire 2009/2010 était de 63 millions de francs CFP, soit un peu moins de 50 000 francs par élève. Il a été étendu à l’école de Mamao et au CJA en 2008, puis aux écoles Hitivainui, Pina’i et To’ata en 2010. Il le sera à tous les établissements publics de Papeete à la rentrée 2014. •

L’école ne peut pas tout faire. Le PEL vise à fédérer les divers acteurs sociaux (institutions, professionnels, associations, parents…) pour aider les jeunes à mieux réussir leur éducation et leur vie. Financé à 45 % par le CUCS (Contrat Urbain de Cohésion Sociale), à 30 % par l’EPAP (Établissement pour la Prévention) et à 20 % par la commune de Papeete, il est dirigé par un comité de pilotage présidé par le maire de Papeete et composé d’une trentaine de personnes. Les décisions de ce comité sont mises en œuvre par la direction de la Jeunesse, de l’Emploi et de la Cohésion sociale de la commune de Papeete qui chapeaute le dispositif, en collaboration avec l’association API (Agir Pour l’Insertion). Une soixantaine de personnes (chargés d’études, animateurs périscolaires…) travaillent sur le terrain auprès des enfants et des parents. Il s’agit pour la plupart de jeunes gens recrutés par la commune qui bénéficient ainsi d’un revenu et d’une formation qualifiante.

Qu’est-ce que le FIP scolaire ? Les constructions et gros travaux scolaires communaux sont financés sur dossier par le Fonds Intercommunal de Péréquation (FIP) lequel accorde des dotations pouvant représenter 25 à 100 % du montant total des opérations. Le FIP est, depuis 1971, la principale source de recettes des communes polynésiennes. Géré par un Comité des Finances Locales (CFL) composé de vingt-six membres, il est abondé par un prélèvement sur les recettes fiscales du Pays (17 % depuis 2006) et par une contribution de l’État. Ces crédits sont répartis entre les quarante-huit communes en fonction de critères démographiques et géographiques.

80 % des objectifs atteints Les principales actions du PEL sont menées dans les quartiers, directement auprès des enfants (aide aux devoirs par exemple) et de leurs parents sous la forme de parau paraura’a (discussions) ou de amuamuraa (échanges autour d’un thème de société comme l’alimentation, la sexualité, la drogue, la santé…). C’est un succès. Le nombre d’élèves bénéficiant du PEL a été multiplié par dix en trois ans, passant de 130 élèves en 2007 à 1 300 en 2010. Un rapport d’évaluation sur les trois premières années de PEL constate que 80 % des objectifs ont déjà été atteints pour les élèves de l’école de Mamao, du collège de Taunoa et du Centre pour Jeunes Adolescents (CJA). Pour les années à venir, il s’agira surtout d’encourager l’esprit d’initiative des jeunes, d’améliorer leur connaissance des institutions et du fonctionnement démocratique de la société et de promouvoir la lecture en dehors de l’école.

L'équipe du PEL autour de Mata Ganahoa (à dr.) 21


LE DOSSIER

Papeete en

E D U C A T I O N

Trois mille repas par jour

6h30 à 7h30 le matin et de 15h à 16h l’après-midi. Les extincteurs posés par la commune sont régulièrement vérifiés, tout comme l’état des installations électriques. Trois exercices d’alerte incendie (dont deux avec intervention des sapeurs-pompiers) sont organisés chaque année dans les établissements publics (y compris dans le secondaire) et une fois l’an dans les établissements privés. La commune est représentée dans les conseils d’administration du lycée et des collèges publics. Papeete dispose depuis 2008 d’un plan de sauvegarde des écoles en cas de catastrophe naturelle qui a démontré son efficacité en septembre 2009 lors d’une alerte au tsunami et en février 2010 lors du passage du cyclone Oli. Ce plan a encore été renforcé à la suite de ces deux événements. •

Elle prépare et livre plus de trois mille repas par jour, non seulement aux écoles publiques de Papeete, mais aussi aux garderies, à certains services ou entreprises et propose même un restaurant self-service. La cuisine centrale de Patutoa vient de bénéficier d’importants travaux de mise en conformité de ses réseaux de gaz et d’électricité. Elle dispose aussi désormais d’un nouveau système d’assainissement de ses eaux usées et d’un local poubelles climatisé. L’ensemble représente un investissement de 44 millions de francs CFP, financé entièrement par la commune de Papeete. Employant une vingtaine de personnes, la cuisine centrale est gérée par l’association Te Fare rahu ora no Papeete présidée par John Thunot. Le conseil d’administration est composé de représentants des enseignants, des directeurs d’établissement, des parents d’élèves, de la commune de Papeete et de la direction de l’Enseignement primaire. •

Transport scolaire, la commune s’équipe La commune n’assure pas le ramassage scolaire, mais elle prend en charge le transport des élèves vers le site de telle ou telle activité extérieure (va’a, piscine, visites culturelles, etc.). Elle verse aux écoles élémentaires publiques une subvention annuelle de 1 055 francs CFP par élève. Pour les maternelles, elle assure le transport elle-même. En 2010, la commune s’est équipée pour cela de deux nouveaux véhicules de vingt-huit places.

La sécurité, un souci permanent La sécurité des élèves est un souci permanent pour la commune. Elle est de la responsabilité des directeurs à l’intérieur des établissements, mais elle est communale aux abords et en matière d’incendie ou de catastrophe naturelle. Un mutoi, agent de police municipale, est affecté à chaque entrée et sortie d’école publique ou privée de 22


première ligne Quelle école pour mon enfant ?

VASTE PROGRAMME DE RÉNOVATION EN 2009 – 2010

Les élèves sont inscrits directement auprès des établissements scolaires. Pour les écoles privées, le choix est libre. Pour les écoles publiques, il est nécessaire de justifier de sa résidence à Papeete et, plus précisément, dans le secteur géographique de l’école demandée. La ville est divisée en six secteurs pour les maternelles et cinq secteurs pour les écoles élémentaires (v. plan p. ..). Pour solliciter une dérogation dans l’enseignement primaire (hors secteur, hors commune) s’adresser au Bureau de l’Éducation de la commune de Papeete (415 735). Les dérogations sont accordées dans la limite des places disponibles.

(en millions de Fcfp)

Hitivainui / Vaitama Étude pour la mise aux normes des cantines 8,1 Rénovation de la charpente et couverture 14,2

Tamanui Étude pour la reconstruction de l’école Reconstruction de la cantine

15,8 83,4

Toata Construction d’un bloc sanitaire et rénovation de l’école Construction d’une salle des maîtres et d’une salle d’activité

Loi Debré, 35e anniversaire en 2010 Avec la Ve République en 1958 renaît la vieille querelle scolaire entre enseignement public et privé. La loi du 31 décembre 1959, dite loi Debré, y met un terme. Les établissements privés peuvent désormais conclure des contrats d’association avec l’État qui prend en charge la rémunération des enseignants. En échange, les écoles sous contrat doivent respecter certaines règles : programmes et horaires nationaux, qualification des enseignants…

50,8 30,5

Ui Tama Construction de salles de classe et d’une salle de GAPP

44,2

Taimoana Construction d’une salle d’activité manuelle et d’expression corporelle

17,6

Mamao

Formation professionnelle, suivez le guide

Construction d’une salle des maîtres, d’une salle informatique et d’un bloc sanitaire 30

Cuisine centrale

Il existe plus d’une trentaine d’organismes de formation à Papeete, privés ou publics, sans compter les multiples cours particuliers et soutiens scolaires. On peut y suivre une formation continue ou initiale dans de nombreux domaines extrêmement variés. Pour s’orienter dans cette forêt de branches professionnelles, le mieux est d’avoir recours au Guide de la Formation (600 Fcfp, éditions Créaprint), lequel ne concerne pas seulement Papeete, mais l’ensemble de la Polynésie française.

Réseaux, assainissement et local poubelles climatisé

44

TOTAL

338,6

LE BUDGET DE PAPEETE POUR L’ÉDUCATION

Commune de Papeete

(fonctionnement 2009, en millions de francs CFP)

23

Salaires du personnel (non enseignant) Travaux Subvention élèves et classes Subvention cantines Frais d’entretien Électricité Indemnités de logement des maîtres Transport scolaire Télécommunications Eau

212,2 (41,3 %) 113,5 (22,1 %) 57,1 (11,1 %) 53,8 (10,5 %) 42,6 (8,3 %) 28,3 (5,5 %) 1,9 (0,4 %) 1,9 (0,4 %) 1,6 (0,3 %) 1,3 (0,2 %)

TOTAL

514,2


LE DOSSIER E D U C A T I O N

Les établissements d’enseignement à Papeete

P

apeete compte au total trente-deux établissements d’enseignement, tous niveaux confondus, partagés entre enseignement public (15) et privé (17). Ce dernier est presque entièrement confessionnel avec dix établissements catholiques, cinq protestants et deux adventistes. La répartition par nombre d’élèves est moins équilibrée, 61 % d’un total de presque quatorze mille fréquentant les établissements privés.

École maternelle VAITAMA Directrice Classes Élèves Téléphone e-mail

Avenue Pierre Loti, Titioro Angela Burke 5 115 43 92 37 vaitama@mail.pf

ÉCOLES MATERNELLES PUBLIQUES

École maternelle TAMA-NUI Rue Madeleine Moua, Paofai Directeur Lenny Marirai Classes 11 Élèves 287 Téléphone 42 80 21 e-mail tamanui@mail.pf Parents d’élèves Ieremia Hurarama - 70 55 38

École maternelle RAI-TAMA Boulevard Hititai, Taunoa Directrice Wanda Lagarde Classes 9 Élèves 210 Téléphone 85 25 98 e-mail raitama@dep.pf Parents d’élèves 85 25 98

École maternelle HEI-TAMA Chemin vicinal de Patutoa Directrice Mireille Tehuitua Classes 8 Élèves 141 Téléphone 42 15 11 e-mail heitama@dep.pf Parents d’élèves Inès Faatahe (inesfaatahe@live.fr)

École maternelle UI-TAMA Directrice Classes Élèves Téléphone e-mail 24

Tipaerui - Ouverte en 1985 Isabelle Reau 9 240 43 40 91 uitama@dep.pf


ÉCOLES MATERNELLES PRIVÉES

ÉCOLES ÉLÉMENTAIRES PUBLIQUES

École maternelle de la MISSION (catholique) Rue Monseigneur Paul Mazé - Ouverte en 1952 Directrice Marie Lau Classes 11 Élèves 302 Téléphone 29 86 26 e-mail marielau@mission.ddec.edu.pf

École élémentaire TAIMOANA (Lagon bleu) Chemin vicinal de Patutoa - Ouverte en 1967 Directrice Nerva Palos Classes 17 Élèves 382 Téléphone 42 97 61 e-mail ecoletaimoana@mail.pf Parents d’élèves 79 51 56

École maternelle PUTIAORO (catholique) Rue Putiaoro, Hauteurs de la Mission - Ouverte en 1979 Directrice Noelline Ienfa-Suberbielle Classes 7 Élèves 250 Téléphone 43 96 54 e-mail diretab@puti.ddec.edu.pf Parents d’élèves (APE) Monia Taumaa - 77 36 06

École élémentaire HITI VAI NUI Avenue Pierre Loti, Titioro - Ouverte en 1980 Directeur Tihoti Tetuanui Classes 11 Élèves 223 Téléphone 43 94 31 e-mail hitivainu@dep.pf Parents d’élèves John Thunot - 77 87 76

École maternelle MAHEANUU (protestante) Rue Édouard Ahnne - Ouverte en 1985 Directrice Sophie Tepuira Classes 11 Élèves 300 Téléphone 42 17 58 e-mail dirmaheanuu@dep.edu.pf Parents d’élèves Linday Alvez - 42 17 58

École élémentaire de PAOFAI Rue Madeleine Moua, Paofai Directeur Jacky Bryant Classes 17 Élèves 421 Téléphone 42 02 06 e-mail paofai@dep.pf Parents d’élèves Tania Fuchs - apepaofai@yahoo.fr - 53 28 36 25


LE DOSSIER E D U C A T I O N

ÉCOLES ÉLÉMENTAIRES PRIVÉES

Les établissements d’enseignement à Papeete École élémentaire de la MISSION (catholique) Rue Monseigneur Paul Mazé - Ouverte en 1951 Directeur Bruno Champes Classes 24 Élèves 618 Téléphone 42 02 14 e-mail secdir@mission.ddec.edu.pf Parents d’élèves 42 02 14

ÉCOLES ÉLÉMENTAIRES PUBLIQUES

École élémentaire TOATA Rue Napoléon Spitz, Tipaerui - Ouverte en 1960 Directrice Tehea Porlier Classes 19 Élèves 413 Téléphone 42 03 70 e-mail toata@dep.pf

École élémentaire FARIIMATA (catholique) Rue Louis Martin (La Mission) - Ouverte en 1965 Directrice Rosalie Cruchet Classes 31 Élèves 612 Téléphone 42 93 58 e-mail diretab@farii.ddec.edu.pf Parents d’élèves Monia Taumaa - 77 36 06

École élémentaire Charles VIENOT (protestante) Rue Nansouty - Ouverte en 1976 Directrice Inès Dubois Classes 20 + 1 classe d’adaptation Élèves 448 Téléphone 50 47 65 e-mail ines@sg.dep.edu.pf Parents d’élèves Valérie Grand - 50 47 65

École élémentaire PINAI Tipaerui - Ouverte en 1972 Directeur Georges Vanffaut Classes 6 + 3 classes spécialisées + 1 groupe d’aide psychopédagogique Élèves 140 Téléphone 42 72 56 e-mail pinai@dep.pf 26


ÉCOLES PRIMAIRES PUBLIQUES

École primaire SAINT PAUL (catholique) Taunoa - Ouverte en 1958 Directrice Marie-Claude Maitere Classes 18 (7 maternelles et 11 élémentaires) Élèves 381 (150 en maternelle et 231 en élémentaire) Téléphone 42 99 48 e-mail diretab@stp.ddec.edu.pf Parents d’élèves Yann Faatau - 77 32 89 École primaire de MAMAO Avenue Georges Clémenceau - Ouverte en 1947 Directrice Julia Temauri Classes 15 (5 maternelles, 5 élémentaires, 5 classes spécialisées) Élèves 238 (dont 113 en maternelle et 125 en élémentaire Téléphone 42 01 60 e-mail mamao@dep.pf Parents d’élèves Christine Tokoragi - 42 01 60

ÉCOLES PRIMAIRES PRIVÉES École primaire de TAUNOA (protestante) Avenue du Chef Vairaatoa Directrice Bettina Paoaafaite Classes 16 (6 maternelles et 10 élémentaires) Élèves 320 (120 en maternelle et 200 en élémentaire Téléphone 42 06 73 e-mail diretab@ept.dep.edu.pf Parents d’élèves Elsa Teriinohopoueterai - 42 06 73

École primaire SAINTE THÉRÈSE (catholique) Avenue du Chef Vairaatoa - Ouverte en 1956 Directrice Tina Mara Classes 29 + 1 classe d’adaptation Élèves 780 Téléphone 42 93 02 e-mail diretab@stt.ddec.edu.pf Parents d’élèves APEL Ste Thérèse BP. 9324 Motu Uta apelstt@mail.pf Blog http://appelstt.canal.com

École primaire TIARAMA (adventiste) 60, rue Georges Pambrun - Ouverte en 1962 Directrice Camélia Flohr Classes 5 élémentaires et 3 maternelles Élèves 175 Téléphone 42 55 66 e-mail cameliaflo@cadv.dea.edu.pf Parents d’élèves Glenn Hioe - 79 97 29 27


LE DOSSIER E D U C A T I O N

LYCÉE ET COLLÈGES PUBLICS

Les établissements d’enseignement à Papeete

Lycée PAUL GAUGUIN Rue de l’École centrale (Tipaerui) Collège ouvert en 1954, puis lycée en 1960 Proviseur Alain Gusto Classes 43 (dont 2 classes préparatoires à l’École des Hautes Études Commerciales - HEC) Élèves 1 256 (dont 32 en CPHEC) Téléphone 54 00 54 e-mail direction@lyclpg.ensec.edu.pf Site Internet www.itereva.net/lpg Parents d’élèves Geneviève Garry - 78 34 62 Site Internet de l’APEL www.apelpg.pf Coopérative Adrienne Poetai - 78 14 55

CENTRE POUR JEUNES ADOLESCENTS (CJA)

CJA TE PU ARATAI (Filles) Directrice Groupes Élèves Téléphone e-mail

Tipaerui Mireille Tinorua 3 18 45 26 10 cja.papeete@dep.pf

Collège de TIPAERUI Rue du Commandant Destremau - Ouvert en 1991 Principal Jean-Paul Charrier Classes 35 Élèves 879 Téléphone 50 96 50 e-mail direction@clgtipa.ensec.edu.pf Site Internet www.itereva.org/clgtipaerui Parents d’élèves Denis Boiral - boiral_denis@yahoo.fr

Collège de TAUNOA Principal Classes Élèves Téléphone e-mail Site Internet Parents d’élèves

CJA TE UI MARAMA (Garçons) Rue Alfred Poroi, Fare Ute Directrice Mireille Tinorua Groupes 6 Élèves 76 Téléphone 42 72 77 e-mail cja.papeete@dep.pf 28

Boulevard Hititai - Ouvert en 2001 Martine Salaberry 12 + 8 SEGPA 280 + 120 SEGPA 54 51 51 dir@clgtaun.ensec.edu.pf www.itereva.org/clgtaunoa Ghislaine Apuarii – 26 92 22


LYCÉE ET COLLÈGES PRIVÉS

Collège POMARE IV (protestant) Rue Charles Vienot - Ouvert en 1960 Principal Rodney Livine Classes 32 Élèves 800 Téléphone 50 47 50 e-mail pom@sg.dep.edu.pf Parents d’élèves Karl Jeune – 50 47 50

Lycée - Collège LA MENNAIS (catholique) Rue Mgr Tepano Jaussen - Ouvert en 1948 (lycée en 1960 Proviseur Moea Chaumeil Classes 81 Élèves 2 230 Enseignement supérieur BTS Informatique Téléphone 47 14 00 e-mail clm@clm.ddec.edu.pf Parents d’élèves Fletters Gobrait Site Internet www.apel-clm.org/lycee-college-la-mennais

Collège TIARAMA (adventiste) Rue Georges Pambrun Ouvert en 1979 au Pic vert, puis transféré en 2000 Principal Georges Deligny Classes 5 Élèves 120 Téléphone 54 17 00 e-mail cadv@cadv.dea.edu.pf

Collège ANNE-MARIE JAVOUHEY (catholique) Rue Anne-Marie Javouhey - Ouvert en 1949 Principal Severin Liu Classes 30 Élèves 684 Téléphone 54 42 54 e-mail diretab@amj.ddec.edu.pf Parents d’élèves Jean-Luc Man Sang - 78 47 56 - msjlc@mail.pf 29


LE DOSSIER E D U C A T I O N

Les établissements d’enseignement à Papeete ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR Institut Supérieur de l’Enseignement Privé (ISEPP - catholique) Rue du Bon Pasteur (La Mission) - Ouvert en 1999 Directrice Hina Laure Louison-Grepin Étudiants 200 Études Psychologie, Information et Communication, Sciences de l’Éducation Téléphone 50 51 80 e-mail info@isepp.pf Site Internet www.isepp.pf

École d’Infirmières, Institut Mathilde Frebault Avenue Georges Clémenceau, Mamao Directeur Tam Nguyen Étudiants 100 (dont une vingtaine de garçons) Téléphone 50 82 99 e-mail ifsi.mfrebault@mail.pf

Répartition par nombre d’élèves (2010) Primaire Public : Privé : Total :

Secondaire Public : Privé : Total :

Supérieur Public : Privé : Total :

Total Public : Total Privé :

TOTAL GENERAL École de Commerce (ECT) Rue du Docteur Cassiau - Ouverte en 2010 Directeur Christophe Gomez Étudiants 25 Études 3 ans Téléphone 54 88 88 Site Internet www.ect-tahiti.com CCISM - Brevet de Technicien Supérieur (BTS) La Chambre de Commerce, d’Industrie, des Services et des Métiers (CCISM) propose des formations initiales au niveau BTS sur deux ans (Commerce international, Comptabilité - Gestion et Négociation - Relation client) Téléphone 54 88 88 e-mail leilani@cefor.ccism.pf Site Internet www.formation.ccism.pf 30

2 695 4 186 6 881 2 629 3 834 6 463 100 350 450 5 424 (39 %) 8 370 (61 %)

13 794


PLAN DE PAPEETE “SPECIAL EDUCATION”

23

27

31

2 11

9 22

25 24

SITUATION DES ÉCOLES MATERNELLES PUBLIQUES 1 École maternelle UI-TAMA 2 École maternelle TAMA-NUI 3 École maternelle HEI-TAMA 4 École maternelle RAI-TAMA 5 École maternelle VAITAMA ÉCOLES MATERNELLES PRIVÉES 6 École maternelle MAHEANUU (protestante) 7 École maternelle de la MISSION (catholique) 8 École maternelle PUTIAORO (catholique)

1

10

ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR 31 École de Comme


26 4

3 12

21

19 20

18 30

32 17

14

29

16

6

8

13 5

28 15 7

33

ÉTABLISSEMENTS D'ENSEIGNEMENT ÉCOLES ÉLÉMENTAIRES PUBLIQUES 9 École élémentaire TOATA 10 École élémentaire PINA'I 11 École élémentaire de PAOFAI 12 École élémentaire TAIMOANA (Lagon bleu 13 École élémentaire HITI VAI NUI ÉCOLES ÉLÉMENTAIRES PRIVÉES 14 École élémentaire Charles VIENOT (protestante) 15 École élémentaire de la MISSION (catholique) 16 École élémentaire FARIIMATA (catholique)

ÉCOLES PRIMAIRES PUBLIQUES 17 École primaire de MAMAO ÉCOLES PRIMAIRES PRIVÉES 18 École primaire TIARAMA (adventiste) 19 École primaire SAINTE-THÉRÈSE (catholique) 20 École primaire de TAUNOA (protestante) 21 École primaire SAINT-PAUL (catholique) CENTRE POUR JEUNES ADOLESCENTS (CJA) 22 CJA TE PU ARATAI (Filles) 23 CJA TE UI MARAMA (Garçons)

LYCÉE ET COLLÈGES PUBLICS 24 Lycée PAUL GAUGUIN 25 Collège de TIPAERUI 26 Collège de TAUNOA LYCÉE ET COLLÈGES PRIVÉS 27 Collège ANNE-MARIE JAVOUHEY (catholique) 28 Lycée - Collège LA MENNAIS (catholique) 29 Collège POMARE IV (protestant) 30 Collège TIARAMA (adventiste)

erce (ECT) - CCISM 32 École d’Infirmières, Institut Mathilde Frebault 33 Institut Supérieur de l’Enseignement Privé (ISEPP)


C U LT U R E

Les t emps forts

Mobilisation pour Haïti et après Oli

Putahi, rencontre artistique océanienne

À la suite du terrible tremblement de terre ayant frappé Haïti le 12 janvier 2010, faisant trois cent mille morts, une collecte de fonds était organisée par le collectif Tahiti - Haïti créé à l’initiative du maire, Michel Buillard, et présidé par Marcel Luccin. Cet appel à la solidarité fut couronné le 21 février par un grand concert place To’ata. Pas moins de deux cent cinquante artistes ont tenu à apporter leur soutien, parmi eux Maruao, Michel Poroi, Angelo, Carole et Florent Atem, Léo Marais, Fenua Style, Guy Laurens et bien d’autres… Au total, plus de 11 millions de francs CFP ont été collectés dont 3 millions lors du concert. La Polynésie française ayant été elle aussi durement frappée par le passage du cyclone Oli le 3 février, le collectif Tahiti - Haïti décidait de réserver ces 3 millions aux sinistrés du fenua par l’intermédiaire de la Croix rouge. Le reste de l’argent, soit 8 millions de francs, a été remis à la Fédération nationale de la Protection civile, laquelle œuvre sur place en Haïti, pour la reconstruction de l’orphelinat Notre Dame de la Nativité de Fontamara à Portau-Prince. Le séisme avait provoqué la mort d’une infirmière et de quarante-quatre des soixante-dix enfants hébergés dans cet orphelinat entièrement détruit.

Le Centre des Métiers d’Art (CMA) fut, du 22 juin au 5 juillet 2010, le théâtre de la première édition de Putahi, rencontre culturelle océanienne. Cette manifestation a permis à des professeurs et artistes de Hawaii, Nouvelle-Zélande et Tahiti de se réunir autour de thématiques touchant au patrimoine, aux pratiques artistiques et à l’art contemporain. Il s’agit de mieux affirmer la présence des cultures océaniennes sur la scène artistique internationale en favorisant l’émergence de jeunes créateurs et le développement d’un art océanien contemporain.

De gauche à droite, tiki de Samoa, de la Société, des îles Cook et des îles Hawaii

Poehere Hutihuti, 50e Miss Tahiti Une jeune Hawaïenne de 21 ans, Poehere W i l s o n - H u t i h u t i , est é l u e M i s s Ta h i t i l e 2 5 juin 2010 à l’espace To’ata, à l’occasion du 50 e anniversaire de ce concours créé en 1960. De père américain et de mère paumotu, Poehere, 1,82 m, est étudiante en commerce international. Habituée des concours de beauté, elle est déjà Miss Hawaii 2010 et Miss South Pacific. Elle succède à Puahinano Bonno, Miss Tahiti 2009. Sa première dauphine est Tehani Hauata Maono ; la seconde dauphine est Mehetia Siao. La couronne de Miss Heiva 2010 revient à Poerani Taiarui. Les quelque trois mille spectateurs ont aussi eu le plaisir de revoir un grand nombre des anciennes Miss parmi lesquelles la toute première, Teura Bowens, élue en 1960, ainsi que Mareva Georges, Miss Tahiti 1990 - Miss France 1991, et Mareva Galanter, Miss Tahiti 1998 - Miss France 1999.

Le charme du dragon

Commune de Papeete

Anne-Laure Levaudi-Siu, 19 ans, étudiante en médecine, est élue Miss Dragon le 12 juin à l’Hôtel de ville devant mille cinq cents spectateurs. Elle devient ainsi la 41e ambassadrice de charme de la communauté d’origine chinoise de Polynésie française, succédant à Connie Chung, Miss Dragon 2009. Ses dauphines sont Sandy Koan (à gauche) et Amandine Kong Sam.

34


de la s a i s o n 2010 Sous le signe du polar Avec le FIFO et le Heiva, le Salon du Livre, Lire en Polynésie, fait partie des grands événements du calendrier culturel de Papeete. Sa 10e édition se tenait du 14 au 19 octobre 2010 dans les jardins de la Maison de la Culture à l’initiative de l’Association des Éditeurs de Tahiti et des Iles sous le signe du roman policier. Au programme : conférences, présentations d’ouvrages, contes, ateliers d’écriture, projections… Une dizaine d’écrivains spécialisés dans ce genre littéraire étaient invités, parmi lesquels Danièle Thiéry, la première femme française commissaire de police divisionnaire, Philip McLaren, premier auteur aborigène de romans policiers, ou encore Marc de Gouvenain, le traducteur de la fameuse trilogie Millenium. Le Prix littéraire des étudiants, Te Ui Mata, fut attribué à Patrick Amaru pour son roman Vaianu (éditions des Mers Australes) et le prix Jeunesse est allé à Hakari d’Odile et Bernard Henrion (édité par le CRDP). Ce salon fut aussi l’occasion d’un premier partenariat original et réussi avec la commune de Papeete qui organisa un jeu dans les rues de la ville, prétexte à une découverte ludique de son patrimoine historique, qui réunit quatre cents enquêteurs. www.lireenpolynesie.pf

Festival des oiseaux Pour célébrer son vingtième anniversaire, l’association Manu pour la protection des oiseaux présidée par Jean Kape proposait le premier Festival ornithologique de Polynésie française à la Maison de la Culture du 14 au 18 septembre 2010. Cette exposition exceptionnelle et très populaire (plus de trois mille visiteurs), était organisée en partenariat avec le Musée de Tahiti et des îles qui, pour la première fois, prêtait sa collection d’une vingtaine d’oiseaux polynésiens naturalisés. C’était une chance rare de voir de près ces volatiles, souvent très difficiles à observer dans la nature et dont beaucoup ont aujourd’hui disparu. La Polynésie française abrite trente-trois espèces d’oiseaux terrestres (dont vingt-huit endémiques) et vingt-huit espèces d’oiseaux de mer. www.manu.pf

L’Inde sacrée au Vaima Commune de Papeete

Depuis plusieurs années, Anne Lechard et Daniel Monconduit organisent des expositions au profit de l’association Échanges himalayens, laquelle finance des actions humanitaires en faveur du Tibet, du Népal et de l’Inde du Nord. Celle qui s’est tenue du 2 au 16 octobre 2010 au centre Vaima était la première d’un cycle de quatre expositions sur les différentes facettes de la spiritualité indienne. On pouvait y découvrir les principaux dieux et déesses de l’Inde, notamment Ganesha, Shiva et Krishna sous la forme de peintures, photos et statues. www.echangeshymalayens-france.org

Les Deschiens au petit théâtre Bien des choses, le spectacle de François Morel et Olivier Saladin fut le point d’orgue d’une saison théâtrale 2010 déjà fort riche par ailleurs. Les deux comédiens se sont fait connaître dans les années 1990 grâce aux Deschiens, une série de sketches très populaires diffusés sur Canal +, dont ils étaient les principaux personnages. Invités à Tahiti par Guillaume Gay, directeur de la Compagnie du Caméléon, ils ont donné une dizaine de représentations au petit théâtre de la Maison de la Culture du 29 octobre au 13 novembre. www.cameleon.pf 35


C U LT U R E

Les t emps forts

Folklores du monde en congrès

Aperçu de l’artisanat raromatai

Le 40e congrès mondial du CIOFF (Conseil international des organisations de festivals de folklore et d’arts traditionnels) s’est tenu à Papeete du 9 au 13 novembre 2010. Trois cents personnes venues de plus de quatre-vingt-dix pays étaient accueillies à l’hôtel de ville par le maire et les élus de Papeete pour ce premier congrès mondial organisé dans le Pacifique sud. Le CIOFF œuvre en faveur de la sauvegarde et de la diffusion des cultures traditionnelles populaires. Michel Buillard a souligné l’importance d’un tel congrès pour Papeete et la Polynésie française. Il a rendu hommage à Mikaela Folituu, présidente de la section tahitienne du CIOFF et cheville ouvrière de cette opération, avec le soutien de la commune. Conséquence directe de ce congrès, un Festival international d’arts traditionnels est programmé en Polynésie française pour avril 2012 avec la participation d’une quinzaine de pays. www.cioff.org

Le public de la capitale a pu, pour la première fois, apprécier la qualité et la créativité du travail des artisans des îles Sous-leVent (Raromatai) qui exposaient à Papeete pour la première fois dans le hall de l’Assemblée de la Polynésie française, du 15 au 21 novembre 2010. Organisé par la fédération artisanale Te Taimanu no Bora Bora, ce salon réunissait quatre-vingts artisans originaires de Maupiti, Bora-Bora, Tahaa, Raiatea et Huahine, sur le thème Te poreho e taiamani no te moana (le coquillage est le diamant du lagon).

Angelo fête ses noces d’argent avec la chanson À sa manière, Angelo est aussi un découvreur de talents. Il n’a jamais manqué de tendre la main à de jeunes musiciens prometteurs. Ce fut encore le cas le 3 décembre 2010, place To’ata, lorsqu’il a célébré ses vingt-cinq ans de carrière, ses noces d’argent avec la chanson. Le spectacle a commencé dès 11h30, avec des auteurs - compositeurs qu’il encourage et soutient. Puis, vers 14h30, il est monté à bord de la pirogue double Faafaite qui l’a conduit jusqu’à la place Vaiete où il a rejoint un club de propriétaires de Jeep pour une virée en ville. Dans la soirée, Angelo a ravi plusieurs milliers de fans en interprétant ses plus grands succès. Il était aussi le parrain du Téléthon qui se déroulait le même jour.

Commune de Papeete

Quels talents ! Franc succès pour la première Nuit des Talents à laquelle quatre mille personnes, des jeunes en grande majorité, ont assisté place To’ata le 19 novembre 2010. Organisée par la société Fenua Prod Events dirigée par Sandro Ly, cette soirée visait à promouvoir et faire connaître de nouveaux artistes polynésiens dans des domaines artistiques variés (magie, humour, danse, chant, art graphique…). Pas moins de cent trente participants pour un spectacle vif et soutenu de plus de trois heures. 36


de la s a i s o n 2010 Petiot, cinquante ans de guitare

Maruao, un groupe tahitien à Montreux

Maurice Tauru, surnommé Petiot, le légendaire guitariste des Barefoot Boys, groupe mythique des années 1960-70 qui avait notamment fait connaître le chanteur Gabilou, célébrait cinquante ans de carrière musicale place To’ata le 11 décembre 2010, au lendemain de son soixante-dixième anniversaire. En pleine forme, l’inventeur d’un style et d’un son typiquement tahitiens a interprété une bonne centaine de succès repris en chœur par un public connaisseur, au cours d’un concert marathon de plus de quatre heures. Petiot était accompagné de deux orchestres et entouré de plusieurs artistes parmi lesquels Esther Tefana, qui démarra aussi comme chanteuse des Barefoot Boys.

Pour la première fois, un groupe de musiciens tahitiens, Maruao (Crépuscule), était invité à participer, en juillet 2010 à Montreux (Suisse), au festival de jazz le plus prestigieux du monde. Depuis 1967, cette petite ville de vingt-deux mille habitants blottie au bord du lac Léman concentre la crème du jazz, du rock et du blues chaque été pendant plus de deux semaines. Les milliers d’amateurs attirés par des têtes d’affiches célèbres et reconnues peuvent aussi y découvrir de nouveaux artistes en provenance de toute la planète, dans un foisonnement musical exceptionnel. Au programme de cette 44e édition, Maruao côtoyait des dizaines de stars parmi lesquelles Phil Collins, Mark Knopfler, Brian Ferry, Keith Jarett, Chick Corea, Diana Krall ou Massive Attack… Les sept jeunes Tahitiens ont donné deux concerts, les 15 et 16 juillet, dont le succès fut remarqué. Le groupe créé en 1998 n’en était pas à sa première tournée internationale puisqu’il s’était déjà produit à Hawaii en 2008 et en France en 2009, mais, Montreux, c’est vraiment la cour des grands. « Quand je leur ai annoncé que j’avais reçu l’invitation officielle et le contrat, j’ai vu mes gars passer de l’incrédulité à l’inquiétude, confie Roland Garrigou, manager de Maruao. Ils ont tremblé et n’ont pas dormi de la nuit. » Pourtant, malgré ce stress, ils ont assuré et su porter avec talent le flambeau de la musique tahitienne sur la scène mondiale.

Excellent contact pour le 8e FIFO

Maruao

La huitième édition du Festival International du Film documentaire Océanien (FIFO) s’est déroulée à la Maison de la Culture du 24 au 30 janvier 2011. Sa programmation en constante amélioration a attiré plus de spectateurs que jamais, confirmant cette manifestation comme l’une des plus prestigieuses et importantes de la saison culturelle à Papeete. Le jury, présidé cette année par Luc Jacquet, réalisateur de La marche de l’empereur, Oscar 2005 du meilleur film documentaire, a attribué son Grand Prix au film australien Contact, de Bentley Dean et Martin Butler. Réalisé en 2009, ce film raconte le premier contact entre une communauté aborigène et des hommes blancs en 1964. Le prix du public revient à Lucien Kimitete, un homme de la terre des hommes de Dominique Agniel, un hommage au maire de Nuku Hiva tragiquement disparu en 2002.

Sept copains passionnés de musique Maruao rassemble sept copains musiciens : Maoake Tuahine, René Tamahaere et Vaianuu Raapoto (auteurs - compositeurs, guitare et chant), Louis Galenon (guitare solo), Joseph Lai (percussions et batterie), Ipeva Tetahio (basse), Ben Eastwood (didgeridoo). 37


TOURISME ANIMATION

Signalétique,

P

apeete poursuit son adaptation à sa vocation de capitale touristique régionale. Parallèlement à un gros effort de préservation du patrimoine historique de la ville, toute une signalétique a été installée sur la voie publique en 2010 pour faciliter l’information et les déplacements des visiteurs.

Toponymie Dans un souci de rationalisation, une commission de toponymie (étude des noms de lieux) fut créée au sein de la commune, avec pour mission de faire des propositions au conseil municipal. Composée d’une dizaine de membres, elle rendit son rapport en 2009 et, le 26 octobre, une quarantaine de modifications de noms ou de classement de voies (certaines rues sont à présent des avenues ou des boulevards) furent officiellement adoptées, dont la moitié environ portant sur le seul quartier de la Mission. Plus d’une vingtaine d’autres rues font encore l’objet d’une réflexion et sont en instance de modification, en particulier dans le quartier de Fare Ute où les voies sont simplement classées par ordre alphabétique (de L à R). Il restera ensuite à labelliser les quelque deux cents servitudes (voies locales privées) qui complètent la voirie de Papeete. Les trois cent vingt-deux nouvelles plaques indicatrices des noms de rues sont de couleur rouge, imprimées en lettres blanches. Elles sont montées sur un cadre en aluminium et, soit apposées sur une façade d’immeuble quand cela est possible (il y en a 116), soit montées sur un pylône métallique de trois mètres de haut (206). L’ensemble a coûté 20 millions de francs CFP, financés en partenariat par la commune et le CUCS (Contrat urbain de cohésion sociale).

Les habitants de Papeete eux-mêmes ne connaissent souvent pas les noms des rues qu’ils empruntent pourtant chaque jour. C’était assez compréhensible quand aucune plaque, aucun panneau ne les rappelait. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Les quelque cent cinquante voies publiques de Papeete sont désormais presque toutes équipées de plaques neuves, claires et modernes, indiquant leur nom, avec quelques mots d’explication, et celui du quartier. « Répertorier les noms officiels non seulement des rues, mais aussi des nombreux quartiers de Papeete ne fut pas une mince affaire », se souvient Cédric Wong, chef du bureau VRD, service technique spécialisé dans l’aménagement de la voirie, qui travaille sur le projet depuis 2006. « Plus personne ne connaît les limites des quartiers de la ville. Nous avons dû faire des recherches historiques, avec l’aide d’Yves Babin. Il a heureusement pu dénicher un plan officiel datant des années 1950, que nous avons adopté comme document de travail après validation ». De nombreuses incohérences sont alors apparues dans les appellations des rues, lesquelles n’avaient pas évolué au même rythme que la ville elle-même.

C’est par où ? Un réseau de quarante-quatre panneaux indicateurs, portant au total cent quatre-vingt-trois planches a aussi été mis en place en ville en 2010. Les visiteurs, les touristes étrangers en particulier (les planches sont trilingues), sont ainsi guidés vers une quarantaine de sites digne d’intérêt ou utiles. Il s’agit de bâtiments historiques, civils, religieux ou militaires, de services administratifs, d’établissements de santé ou même d’entreprises. L’installation des panneaux a été faite le long de quatre ou cinq cheminements ayant tous le bureau d’information touristique sur le port comme point de départ. Cette partie du projet a coûté 7 millions de francs CFP. • 38


floraison de panneaux Les nouveaux noms des rues de Papeete

noms des anciens maires de Papeete, Alfred Poroi (1942 - 1946) et Georges Pambrun (1966 - 1977), ainsi que celui de Napoléon Spitz, fondateur du comité olympique polynésien et de Francis Cowan, homme d’affaires et grand navigateur. Le chemin vicinal de Patutoa a été promu au rang de boulevard sous le nom de Hititai. À la suite du jumelage de Papeete avec Nice en novembre 2009, la partie piétonne de la rue Lagarde au centre ville, entre l’avenue du Général de Gaulle et le boulevard de la Reine Pomare IV, a été rebaptisée Promenade de Nice. À la Mission, on découvre notamment les noms de Mgr Michel Coppenrath, archevêque de Papeete de 1973 à 1999, et de Guillaume Vallons, le père Victor, prêtre missionnaire. (v. plan de Papeete en pages centrales)

En sa séance du 26 octobre 2009, le conseil municipal décidait d’officialiser, de préciser ou de modifier l’appellation d’une quarantaine de rues de Papeete dont la moitié dans le quartier de la Mission. Il s’agissait, soit d’une réévaluation de la qualification d’une voie (une rue devenait une avenue par exemple), soit d’un changement de nom sur tout ou partie d’une voie. Parmi ces nouvelles appellations, on remarque les noms de William Crook, considéré comme le fondateur de Papeete, de la reine Marau, dernière reine de Tahiti, de Madeleine Moua, célèbre danseuse et chorégraphe, de Maadi Gobrait, héroïne de la Seconde Guerre mondiale, et du Bataillon du Pacifique. Apparaissent aussi les

39


TOURISME ANIMATION

Premier mariage d’un couple étranger Michelle Reid, 37 ans, écossaise, et Brian Parkinson, 47 ans, irlandais, vivant en Australie, formaient le premier couple, à Papeete, à bénéficier de la loi du 27 mai 2009 facilitant le mariage des étrangers non résidents dans les collectivités françaises d’outre-mer. Ce texte, qui vise notamment à promouvoir le tourisme nuptial, dispense désormais les couples étrangers de l’obligation de résidence d’un mois minimum dans la commune où le mariage doit avoir lieu. Le maire, Michel Buillard, assisté d’un interprète assermenté, les a unis le 24 août 2010 dans la nouvelle salle des mariages de l’hôtel de ville refaite à neuf en 2010 (v. page 59)

Nice fête Papeete Dans le cadre du jumelage entre Papeete et Nice officialisé en 2009, la capitale de la Côte d’Azur fêtait Tahiti du 4 au 8 août 2010 sur la Promenade des Anglais. Une allée du parc Albert Ier, fréquenté par des millions de visiteurs chaque année, était baptisée Allée de Papeete. Un village tahitien était installé au Théâtre de verdure et une course de pirogues de haute mer de douze kilomètres était organisée dans la baie des Anges. Elle était remportée par l’équipe de Papeete Va’a, déjà vainqueur de La Porquerollaise à Toulon quelques jours plus tôt (v. page 9). Cinéma, spectacles, expositions et démonstrations artisanales, stands de bijouterie et de produits locaux, défilé de mode ont enchanté les Niçois et les visiteurs pendant cinq jours en pleine saison touristique. Gros succès et bilan plus que satisfaisant donc, pour un événement qui sera certainement renouvelé, tandis qu’une semaine niçoise à Papeete est déjà à l’étude. La partie piétonne de la rue Lagarde, entre l’avenue du Général de Gaulle et le boulevard de la Reine Pomare IV (front de mer), a été renommée Promenade de Nice. La commune de Papeete remercie Nice Côte d’Azur, le comité Papeete Baie des Anges présidé par Jean-Marie Suhas et les partenaires ayant contribué au succès de cette opération : la Polynésie française, la CCISM, la Chambre des Métiers et de l’Artisanat, Tahiti Tourisme, Monoï de Tahiti, la Maison de la Perle, le FIFO, l’ICA, la Bijouterie d’Art polynésien, le Théâtre de la Photographie et de l’Image à Nice, Air Tahiti Nui et Air France.

Vendredis à thème : on en raffole Participer à la dynamisation et à la relance de l’économie de la ville et du pays, telle est la raison d’être de Mahana Pae i Papeete, une opération culturelle et touristique lancée en janvier 2010 et qui connaît déjà un grand succès. Mahana Pae, c’est le vendredi, le cinquième jour de la semaine, la veille du week-end. C’est le moment idéal pour rassembler, informer et distraire autour d’un événement thématique en rapport avec la culture, l’histoire, le patrimoine et l’environnement de Papeete. D’abord programmée sur une fréquence mensuelle (le dernier vendredi de chaque mois), cette animation est bimensuelle depuis septembre (le deuxième vendredi du mois a été ajouté). Mahana Pae est un projet exemplaire par le nombre de partenaires qu’il fédère autour de la commune de Papeete : le GIE Tahiti Tourisme, le service de la Culture et du Patrimoine, la CCISM (Chambre de Commerce), la Chambre des Métiers et de l’Artisanat, le marché de Papeete, Heiva Nui, l’ICA (Institut de la Communication Audiovisuelle) et Monoï de Tahiti. Mahana Pae bénéficie en outre du soutien de plusieurs médias populaires, de celui des groupes de danse professionnels et des hôteliers, en association avec les écoles de Papeete. Expositions, spectacles, démonstrations artisanales sont à l’affiche de ces manifestations incontournables, désormais ouvertes aux artistes de toute discipline qui se produisent sur le quai des yachts. Des navettes transportent les touristes depuis leurs hôtels. Photos Commune de Papeete

40


Tahiti Moorea Sailing Rendez-vous La cinquième édition de la Tahiti Moorea Sailing Rendez-vous s’est déroulée du 18 au 20 juin 2010, trois jours de festivités entre Papeete et Opunohu pour accueillir soixantedix voiliers. L’événement était organisé à l’initiative du GIE Tahiti Tourisme, avec le Port Autonome de Papeete, Archipelagoes et leurs partenaires. C’est une manifestation annuelle, le seul événement international du nautisme à voile aux îles du Vent. Papeete a eu l’honneur de recevoir les skippers le vendredi 18 juin et de leur offrir un cocktail de bienvenue.

Papeete soutient le tourisme de croisière Le Tahiti Cruise Club (TCC) veut être une force de proposition pour le développement du tourisme de croisière en Polynésie française. Créée en 2010 à l’initiative du Port Autonome de Papeete, cette structure présidée par Olivier Amaru compte également la commune de Papeete parmi ses membres (représentée par Nicole Bouteau, 4e adjoint au maire en charge du tourisme). En mars 2010, le TCC participait au Seatrade de Miami, le plus grand salon au monde dédié aux professionnels de la croisière, regroupant près de mille exposants (ports, équipementiers, destinations touristiques…) venus de plus de cent pays. Des rencontres avec de grandes compagnies de croisières en Australie sont également au programme pour favoriser les circuits dans le Pacifique intégrant la Polynésie française.

Cartes de crédit chinoises acceptées à Tahiti Une délégation de banquiers chinois, composée de quinze personnes a été reçue par le député - maire Michel Buillard le 23 septembre 2010. Ces financiers étaient à Tahiti pour conclure un accord avec la société tahitienne OFINA (Océanienne de Financement) tendant à la mise en circulation de la carte de crédit chinoise CUP (China Union Pay) en Polynésie française, condition nécessaire au développement du tourisme en provenance de Chine. La CUP, qui compte près de 700 millions de détenteurs, enverra mille touristes chinois à Tahiti dès 2011 à titre expérimental, et davantage ensuite si l’expérience est concluante. Elle investit 100 millions de francs CFP au fenua en 2011. 41


DECOUVERTE

L

e quartier de La Mission est né dans la seconde moitié du dix-neuviè m e s i è c l e , q u a n d M o n s e i g n e u r Te p a n o Jaussen, premier vicaire apostolique (évêque) de Papeete, fit l’acquisition d’un vaste domaine foncier de sept cent cinquante hectares dans une zone de collines entièrement vierge. Il en fit un magnifique verger planté de cocotiers, de canne à sucre, d’eucalyptus, d’arbres fruitiers et de nombreuses essences dont il subsiste encore quelques spécimens rares dans les jardins de l’Évêché. En octobre 2009, le conseil municipal a réactualisé et officialisé les noms d’une vingtaine de rues de ce quartier, devenu l’un des principaux de la ville.

L'Évêché

Rue de l'Évêché

Les Pères Caret, Rouchouze et Naval


La Mission en images

Le Père Victor Vallons

Église Maria no te hau


SURFER - LIRE

L’actualité du Net

Édition - Médias

Circuit de Papeete virtuel

La 2 000e du Jour du Seigneur à Papeete

L’association Richesses du Fenua recense le patrimoine naturel et culturel de la Polynésie française depuis 2001. Les informations collectées sont diffusées sur deux sites Internet désormais incontournables : Tahiti Héritage et Tiaredex, plus spécialement consacré aux fleurs et aux plantes. En 2010, Tahiti Héritage a mis en ligne un circuit touristique virtuel de Papeete, avec une trentaine de sites et monuments à découvrir. www.tahitiheritage.pf - www.tiaredex.pf

Cette émission catholique est la plus ancienne de la télévision française. Elle apparut pour la première fois sur les écrans le dimanche 9 octobre 1949. Pour célébrer la 2 000e édition hebdomadaire du Jour du Seigneur, le 29 août 2010, France 2 avait choisi de diffuser, en direct, une messe célébrée en l’église Maria no te Hau par Monseigneur Hubert Coppenrath, archevêque de Papeete. Les nombreux fidèles étaient tous vêtus dans le style local : chemise paréo pour les hommes et robe tahitienne pour les femmes. Succès total.

Hiro’a, le mensuel de la culture

Mieux communiquer sur les structures culturelles publiques, voilà l’objectif de la revue mensuelle Hiro’a. Tiré à dix mille exemplaires (trente-deux pages en papier recyclé), Hiro’a est distribué gratuitement. Il y a aussi un site Internet, sur lequel on peut télécharger la revue au format PDF. www.hiroa.pf

In spiritu sancto

Les informations relatives à l’église catholique en Polynésie française sont disponibles sur le site de l’archidiocèse de Papeete inauguré le 16 mai 2010. Mgr Hubert Coppenrath, archevêque de Papeete, soulignait les deux vocations de ce site : enseignement et communication. On y trouve à la fois des documents sur l’enseignement de l’Église et une foule de renseignements pratiques. www.diocese-de-papeete.com

La Mennais, 50 ans d’histoire Publié à l’occasion du cent cinquantième anniversaire de la première école des Frères de Ploërmel, à Papeete le 5 décembre 1860, cet ouvrage relate l’histoire du lycée - collège La Mennais depuis 1960. Largement illustré d’images souvenirs, il plaira notamment aux très nombreux anciens élèves de l’établissement. 1960 – 2010, 50 années de mission partagée, en vente à la librairie de l’Évêché

Culture et patrimoine

On découvrira un panorama très complet de la culture et du patrimoine polynésiens, sur le nouveau site Internet du service de la Culture et du Patrimoine dévoilé le 7 juillet 2010. www.culture-patrimoine.pf

La pédagogie à portée de souris

Le Centre Régional de Documentation Pédagogique (CRDP) a son site Internet depuis le mois d’octobre 2010. Il est désormais possible d’accéder directement à sa base de données, mais aussi à de nombreux services en ligne comme une médiathèque ou une librairie. www.crdp.pf

Témoignages d’un autre temps

Pour le 120e anniversaire de la commune, l’ouvrage Papeete, témoignages d’un autre temps, publié en 2008, a été réédité et l’exposition associée rouverte à la mairie du 17 mai au 19 juin 2010. Ce livre dédié à l’histoire de Papeete jusqu’à la Seconde Guerre mondiale est composé en deux parties. La première évoque les temps forts de l’histoire de la ville et la seconde propose une série d’entretiens avec des personnes ayant vécu à Papeete pendant l’entredeux guerres. Papeete, témoignages d’un autre temps, édité par la commune.

Librairie polynésienne online

L’Institut de la Communication audiovisuelle(ICA) aeul’excellente idée de créer Hiro’aShop, une véritable librairie polynésienne virtuelle, avec ses livres, ses DVD, ses musiques… que l’on peut facilement commander depuis n’importe où dans le monde en quelques clics. www.hiroashop.com 44


ECONOMIE COMMERCE

La commune, le Pays, les commerçants et la CCISM unissent leurs efforts

R

Commune de Papeete

edynamiser le centre-ville de Papeete frappé de plein fouet par la crise économique, soutenir les commerces et contribuer à sauver les emplois, tels sont les principaux objectifs de l’association Papeete Centreville fondée en mars 2010 et du Comité Consultatif relatif à l’Animation Commerciale (CCAC) dont la première réunion s’est tenue le 23 juillet 2010.

Redynamiser le centre-ville Papeete Centre-ville, association présidée par Jean-Pierre Lo Siou, est un nouvel outil de promotion, d’animation et de soutien au centre-ville de Papeete. Elle réunit la commune, la Chambre de Commerce, d’Industrie, des Services et des Métiers (CCISM) et la Fédération Générale du Commerce (FGC) pour mieux coordonner leurs actions et parvenir à davantage d’efficacité. « L’enjeu est de taille, soulignait le maire de Papeete Michel Buillard, le 19 mai 2010, lors de l’inauguration du kiosque de l’association dans la rue du 22 Septembre. Il s’agit de préserver le statut de capitale économique, commerciale et touristique de Papeete. Il s’agit de sauver nos emplois en ville, nos commerces. » La commune de Papeete apporte une subvention de 7 millions de francs CFP, prend en charge un cadre à plein temps et fournit les bureaux (aménagés dans le fare mutoi près du marché municipal). Les travaux de transformation du local ont coûté 4 millions de francs. Cinq jeunes de Papeete ont été recrutés en qualité de stewards urbains. Leur mission consiste à sillonner le centreville, à informer, conseiller et guider les clients et touristes. La

CCISM participe sous la forme d’une subvention de 15 millions de francs et met aussi un cadre à la disposition de Papeete Centre-ville.

Le Pays partenaire Deux mois après cette inauguration, en juillet, se tenait la première réunion du Comité Consultatif pour l’Animation Commerciale (CCAC) du centre-ville de Papeete créé à l’initiative du ministre de la Reconversion économique, Teva Rohfritsch, en présence du député-maire de Papeete, Michel Buillard, du ministre du Tourisme, Steeve Hamblin, et du ministre de la Culture, Mita Teriipaia. Étaient également présents des représentants du ministère de l’Emploi, de Tahiti Tourisme, de la CCISM, de la FGC et de Papeete Centre-ville. Nommé président du CCAC, Michel Buillard s’est félicité de l’implication du gouvernement et de sa volonté « de fédérer et soutenir les actions en faveur de la capitale ». • 46


ECONOMIE COMMERCE

Api à Papeete

Physiomins : partenaire bien-être

Tutti Frutti : le yaourt glacé

Animé par la belle Raipoe Adams, Miss Tahiti 2004, cet institut ouvert en mai 2010 place de la Cathédrale propose des soins, des programmes alimentaires et toute une gamme de produits pour conserver la ligne et lutter contre le vieillissement. Cures et suivi personnalisés. Franchisé, le centre de Papeete fait partie d’un réseau de plus de cinquante en France et dans le monde. 42 36 00 - www.physiomins.com

Installé sur la plazza basse du centre Vaima en 2010, ce glacier d’un nouveau genre fait partie d’un réseau franchisé solidement implanté aux États-Unis, au Mexique, en Asie et dans le Pacifique avec plus de cent cinquante distributeurs. Ouvert toute la semaine et même le samedi toute la journée, on peut y déguster plus de cinquante parfums de yaourt glacé. 81 31 30 - www.tfyogurt.net

Yummy : miam-miam les crêpes

Tahiti Marine : ça vogue à Mamao

Yum-yum ou yummy veut dire miam miam en anglais. C’est le nom choisi par Mike, Nelly et Vanessa, trois jeunes Polynésiens associés pour ouvrir cette crêperie au mois d’août 2010 sur la promenade de Nice (ex. rue Lagarde, partie piétonne). On s’y régale de galettes salées et de crêpes sucrées de 6 à 17 heures du lundi au jeudi et jusqu’à 21h30 les vendredis et samedis. Fermé le dimanche. Yummy fait partie du réseau Crêpes de France développé depuis vingt ans dans le monde entier. 48 28 00 - www.crepes.com

Ouvert en octobre 2010 avenue Georges Clémenceau à Mamao, ce show room essentiellement dédié à la mer est dirigé par Mailee Faugerat, déjà directrice de Nautisport et Intersport. On y trouve notamment deux des plus grandes marques du nautisme mondial : Sea-doo pour les jet skis et Evinrude pour les moteurs hors-bord. Tahiti Marine distribue aussi les véhicules Can-Am (quad, roadster…). 50 29 99 48


Quoi de neuf en ville ? Mahana Shop : ouvert sept jours sur sept

Urban Pub : l’affichage électronique

Ce magasin de vêtements de style local est en activité depuis mai 2010 près du marché, au coin des rues Colette et Cardella, à l’emplacement du mythique bazar chinois Ah Hi installé là depuis des décennies. Ouvert sept jours sur sept (du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30, le samedi de 7h30 à 13 h et le dimanche de 6h30 à 10h). 41 93 49

Un nouveau type d’affichage publicitaire a fait son apparition en ville sous la forme de grands panneaux électroniques animés. Les quatre premiers étaient situés au rond-point du Pacifique, avenue du Prince Hinoi, avenue du maréchal Foch et à Tipaerui. Le réseau a vocation à s’étendre à d’autres lieux stratégiques. Les spots publicitaires durent 7, 10 ou 15 secondes. À partir de 15 000 Fcfp par semaine (pour plus de huit cents diffusions). 54 11 72

Galopin : le retour

Après avoir créé et dirigé L’Auberge du Pacifique à Punaauia pendant trentedeux ans, Jean et Margaret Galopin se sont établis avenue du Maréchal Foch à Papeete, en mars 2010. Ils ont baptisé leur nouveau restaurant Le Sully en hommage à Sully-sur-Loire, la ville où Jean Galopin a grandi. Assisté de son fils, Tereva, Jean distille une cuisine traditionnelle française « à la Galopin » midi et soir du mardi au samedi. 83 39 83

Tahiti Bookstore : nouvel espace culturel

Il fallait un certain courage pour ouvrir une librairie à Papeete en cette période de crise. Hélène HermannAuclair, professionnelle bien connue dans le milieu du livre à Papeete, et son amie Julie Barros ont relevé le défi avec Tahiti Bookstore, nouvel espace culturel sur la plazza haute du centre Vaima. On y trouve des livres jeunesse à foison (spécialité maison), mais aussi de quoi satisfaire les adultes (fonds polynésien, guides de voyage, collections de poche, livres pratiques, presse…). Mot d’ordre : service et animation autour du livre et des auteurs. 82 40 11

Rémy Tchia se diversifie

La crise économique frappe durement les petits commerces traditionnels du centre-ville. Certains disparaissent, d’autres résistent en diversifiant leurs activités. C’est le cas de Rémy Tchia, enseigne historique de la rue Paul Gauguin, idéalement située en face de l’hôtel de ville. Plus de la moitié de cet ancien atelier de tailleur devenu par la suite magasin de prêt à porter, est désormais réservé à une mini papeterie, point presse, vente de fournitures diverses et Internet snacking (bref accès à l’Internet pour chercher une information, ou lire ses messages). 42 99 95

49


AMENAGEMENT

Assainissement une chance pour

D

ès 2014, une grande partie du centre-ville de Papeete, depuis l’avenue Pouvanaa a Oopa jusqu’à Fare Ute (v. plan), disposera d’un réseau collectif d’assainissement des eaux usées. C’est une chance immense pour son avenir. Une première tranche de cet ambitieux projet est déjà entrée en service en septembre 2009, dans une zone pilote autour du Marché.

L’assainissement collectif de ses eaux usées est un impératif absolu pour une capitale régionale à vocation touristique comme Papeete. C’est un préalable à tout développement durable et harmonieux, à tout effort de préservation de l’environnement. Des projets existaient de longue date, mais ils n’avaient jamais été concrétisés, faute de financement. Il s’agit en effet d’un investissement considérable que la commune ne peut évidemment pas assumer seule. Depuis sa première élection à la mairie en 1995, Michel Buillard n’a pas cessé de plaider en faveur de cette opération. Sa ténacité a porté ses fruits en obtenant le soutien de l’État en 2007, puis celui du Pays, dans le cadre du Contrat de Projets 20082013, soit une aide d’environ quatre milliards de francs CFP sur un coût global de cinq milliards (42 millions d’euros) pour l’équipement du centre-ville.

Priorité au Marché La commune a aussi montré la voie en prenant à sa charge la quasi totalité du coût de l’assainissement du quartier du Marché et de l’hôtel de ville, soit quelque 330 millions de francs CFP (2,8 millions d’euros). Le réseau mis en service en septembre 2009 dessert une zone inscrite entre la rue du 22 Septembre, l’avenue du Maréchal Foch, la rue des Remparts et l’avenue du Prince Hinoi (zone jaune). Deux mille personnes, soit un peu moins d’un dixième de la population totale de Papeete, bénéficient de ces progrès urgents et prioritaires. Elles disposent d’un délai de deux ans pour se raccorder au réseau. Fini les stations d’épuration privées obsolètes et inefficaces, les fosses septiques approximatives, fini les mauvaises odeurs et les relents nauséabonds. Le réseau collectif draine les eaux usées vers une station d’épuration moderne et performante construite dans les jardins de la mairie. Cette station ne rejette que des eaux parfaitement traitées dites de « qualité baignade ». Ce premier réseau est appelé à être relié à la future station d’épuration définitive, laquelle sera installée à Fare Ute, sur un terrain mis à disposition par le Port autonome, et traitera les effluents de l’ensemble du centre-ville (zone bleue). Les travaux commenceront en 2011 et s’achèveront vers 2014. La mise en œuvre de ce projet grandiose a été confiée en 2008 à la société d’économie mixte communale Te Ora no Ananahi, présidée par Paul Maiotui, troisième adjoint au maire, et dont la commune de Papeete détient 85 % du capital. • Pour en savoir plus : www.ville-papeete.pf

Travaux de raccordement rue Colette

50


collectif des eaux usées, l’ avenir Le collectif, plus efficace et moins cher

Eaux pluviales, ne pas mélanger

Le raccordement des bâtiments au réseau collectif d’assainissement des eaux usées doit être effectué dans les deux ans suivant sa mise en service. Les frais sont à la charge des propriétaires. Ils sont très variables en fonction des travaux à effectuer. Pour des bâtiments ordinaires, sans difficulté particulière, ils sont généralement compris entre 200 000 et 500 000 francs CFP (1 700 et 4 200 euros). Un tel coût peut paraître élevé, mais il faut le comparer aux charges et aux contraintes d’un assainissement individuel. Le réseau collectif apporte un confort et une efficacité incomparables. Il facilite ainsi le développement de nombreux secteurs économiques, au premier rang desquels la construction, l’hôtellerie et la restauration.

51

On a longtemps mélangé les eaux usées et les eaux pluviales dans un seul et même réseau d’évacuation. C’est encore le cas dans de nombreuses villes du monde. On sait pourtant aujourd’hui qu’elles doivent être collectées dans des réseaux distincts, car leur traitement est complètement différent. Certains quartiers de Papeete, notamment la partie est de la ville et les vallées, sont particulièrement exposés aux dégâts des eaux de pluie. On l’a encore constaté en mars 2010, quand des précipitations exceptionnellement fortes ont provoqué des inondations et des glissements de terrain. D’importants travaux réalisés par la commune depuis plus de quinze ans ont permis d’améliorer considérablement le sort de nombreux riverains, mais les terrains gagnés autrefois sur des marécages et insuffisamment remblayés, restent inondables par nature.


AMENAGEMENT

Le cimetière gagne de l’espace Le cimetière municipal de l’Uranie était saturé. En 2009, plus de quinze mille tombes occupaient les six terrasses progressivement construites depuis sa création en 1844, et la demande de concessions ne cessait de croître. Il y avait urgence. La commune a lancé un ambitieux programme d’extension, dont la première tranche s’est achevée en 2010, offrant désormais neuf cents places supplémentaires. Il y en aura même le double, au total, quand les trois tranches de l’opération seront réalisées vers 2012, pour un investissement total de cinq cents millions de francs CFP financés en partenariat entre la commune, le Pays et l’État. Une concession perpétuelle coûte en moyenne trois cent mille francs CFP.

En sûreté chez les Poilus Les aménagements de cheminements piétons se sont poursuivis en 2010. La rue des Poilus tahitiens a notamment été équipée depuis le Lycée Paul Gauguin jusqu’au CESC.

Mise aux normes à la piscine La piscine municipale avait beaucoup souffert du passage du cyclone Oli, en février 2010. Il a fallu reconstruire la digue de protection et remettre le bâtiment aux normes de sécurité. Le mur de façade a aussi été rénové en pierres de Moorea.

Éclairage solaire expérimental

Propreté : la TSP renforce ses moyens

TSP

La Tahitienne de Secteur Public (TSP), entreprise privée chargée du nettoyage de la commune de Papeete, dispose désormais d’une équipe motorisée d’intervention rapide composée de deux agents spécialement formés et joignables à tout moment par les services de la commune (de 12 h à 19 h du lundi au vendredi et de 9 h à 13 h les weekends et jours fériés). www.tsp.pf

La rue du Docteur Cassiau change de sens Afin de fluidifier la circulation au centre ville, le sens unique de la rue du Docteur Cassiau a été inversé à compter du lundi 20 septembre 2010. Il s’effectue désormais depuis la rue Dumont d’Urville, côté montagne, vers l’avenue du Général de Gaulle, côté mer, entre la Chambre de Commerce et l’Assemblée de la Polynésie française. Cette mesure visait à désengorger la rue Lagarde (parallèle) et l’avenue du Général de Gaulle souvent bloquées par les files d’attente du drive in McDonald’s.

Caisses automatiques au parking Modernisation du système de paiement au parking public souterrain de l’hôtel de ville, lequel dispose, depuis le 15 novembre 2010, de trois caisses automatiques permettant aux usagers d’effectuer leur règlement avant de sortir. Elles acceptent les billets de 1 000 et 500 francs CFP et rendent la monnaie en pièces. Coût de l’investissement : 17 millions de francs. Ce parking offre 169 places au prix de 120 francs de l’heure, ou un forfait journalier continu de 850 francs. 52


SECURITE

La police municipale

V

idéosurveillance, meilleure formation des agents, présence permanente sur le terrain, mobilité et performances accrues, la police municipale de Papeete renforce ses moyens pour faire face à ses nouveaux défis.

Garantir la sécurité des habitants et des visiteurs de Papeete est un préalable absolu à toute stratégie de développement urbain durable. Depuis quelques années, de grands progrès ont été réalisés grâce notamment à un renforcement des effectifs de la brigade municipale et une meilleure formation de ses agents. Leur présence sur le terrain est désormais assurée vingtquatre heures sur vingtquatre, sept jours sur sept. Leurs locaux ont été réaménagés et ils disposent d’équipements modernes et performants. En 2010, les mutoi ont reçu un nouveau véhicule électrique et huit bicyclettes leur permettant d’être plus mobiles et d’intervenir plus rapidement.

Souriez, vous êtes filmé

L’animation et l’attractivité de Papeete (boîtes de nuit, concerts, restaurants, bars, cinémas…) ont hélas leurs revers. Comme dans de nombreuses capitales, on constate une certaine banalisation de la violence, une augmentation de la délinquance juvénile et le développement de zones sensibles… Aggravée par la crise économique, l’insécurité en ville est une priorité pour les responsables de la commune. Le maintien de l’ordre et la lutte contre la délinquance restent du ressort de la Police nationale (DSP), mais les mutoi municipaux ont aussi un important rôle à jouer, surtout depuis qu’ils sont autorisés à verbaliser en cas d’infraction aux règles de la circulation et du stationnement. Leur présence constante sur le terrain et leur collaboration avec la DSP constituent des éléments clés du dispositif.

Prévention est le maître mot en matière de sécurité. Cela passe par la mise en œuvre d’une politique de cohésion sociale dans les quartiers, par la préservation d’un sentiment général de sécurité notamment grâce à la présence accrue des mutoi dans la rue, à la lutte contre les nuisances (bruit, tags…), à l’amélioration de l’éclairage public et à des campagnes d’information. Cela se traduit également par une

L’affaire de tous La sécurité prend des formes variées, qu’il s’agisse de la circulation routière, de la lutte contre la délinquance, de la protection civile ou de la sécurité sur la voie publique. De ce point de vue, tous les services municipaux y contribuent d’une manière ou d’une autre. Les plus directement concernés sont, bien sûr, la direction de la Police municipale, la direction de la Protection civile et de Lutte contre l’incendie (pompiers), mais aussi la direction des Services techniques et la direction de la Jeunesse, de l’Emploi et de la Cohésion sociale.

Véhicule électrique pour la brigade municipale 54


Commune de Papeete

poursuit sa modernisation Pour une meilleure coordination État - commune Le Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance (CLSPD) a pour mission de définir la stratégie de sécurité et de prévention dans la ville de Papeete. Il en assure aussi le suivi et procède ensuite à l’évaluation de ses résultats. Présidé par le maire de Papeete, Michel Buillard, entouré du haut-commissaire et du procureur de la République, le CLSPD est composé de trois collèges : un collège d’élus désignés par le maire, un collège des services de l’État désigné par le hautcommissaire et un collège de personnes qualifiées choisies par le maire. Cette démarche vise notamment à mieux coordonner les actions de prévention et de sécurité de l’État et de la commune. •

82 agents Agents de police judiciaire adjoints (APJA) 49 Agents de police municipale 17 Gardiennage des bâtiments et sites communaux 9 Personnel administratif 3 Autres 4

LE PORT SOUS SURVEILLANCE Depuis le 1er juillet 2010, l’accès à la zone portuaire de Papeete est plus strictement réglementé de manière à répondre aux exigences des normes internationales. Une cinquantaine de caméras de vidéosurveillance, reliées entre elles par un réseau de fibres optiques d’une dizaine de kilomètres de long, ont été installées sur une zone comprise entre le parking Jacques Chirac et Motu Uta, ainsi que des portiques de sécurité et des lecteurs de badges dont les quelque trois mille cinq cents personnes travaillant sur le port sont désormais munies. L’accès du public à Motu Uta n’est plus libre que de 5 à 19 heures.

surveillance étroite des zones les plus fréquentées grâce à un réseau évolutif de caméras installées dans certains endroits stratégiques comme au Marché, place Notre Dame ou aux abords des établissements scolaires. Le centre d’opération de la police municipale situé dans l’hôtel de police Yvon Bennett (rue de l’École des Frères de Ploërmel) doit être finalisé en 2011.

Le coût de la sécurité (2009, en millions de Fcfp)

Police municipale Pompiers Jeunesse et Sport Voirie Éclairage public Interventions sociales et santé Personnes âgées Total

377 274 210 76 72 52 13 1 074

55


SECURITE

Les pompiers de Papeete

P

apeete a toujours été vulnérable aux incendies. Dès 1867, un arrêté du gouverneur Emile de la Roncière transformait l’aspect de la ville en interdisant la couverture végétale traditionnelle des bâtiments et l’usage du four tahitien en plein air. Un autre gouverneur, Etienne Lacascade, créa une compagnie franche de sapeurs-pompiers le 23 septembre 1891, un an après la création de la commune de Papeete.

ont cent vingt ans

Commune de Papeete

Au top ! Chapeautée par R e n é Te m e h a r o , septième adjoint au maire, la DPCLI de Papeete est dirigée par Anthony Jamet, assisté de Joseph Buchin, chef opérationnel. Elle est organisée en quatre brigades, pour un total de trente-cinq agents soumis à un entraînement exigeant et à une formation permanente. Cinq agents assurent la gestion administrative, soit quarante-deux personnes au total. Ses moyens matériels sont conséquents et performants. Ils se composent de trois fourgons pompes (dont un, flambant neuf, reçu en octobre 2010), d’un fourgon pompe hors route, d’une grande échelle pivotante automatique, de trois véhicules de secours aux victimes et d’un véhicule léger tout terrain. •

Réception d'un fourgon pompe en octobre 2010

Depuis lors, Papeete a toujours disposé d’un service de lutte contre l’incendie. Un véritable corps de sapeurs-pompiers fut mis en place le 7 janvier 1921, mais il fallut attendre 1985 pour voir apparaître, au bord de la Papeava, dans l’avenue du Chef Vairaatoa, un centre des secours et de lutte contre l’incendie (CSLI) employant des pompiers professionnels. En 1999, à l’initiative du maire, Michel Buillard, l’organisation de ce service municipal était modernisée sous le nom de Direction de la Protection civile et de Lutte contre l’incendie (DPCLI).

Pour appeler les pompiers de Papeete, composez le 18 ou le 420 163 (24h/24)

Au feu ! Les grands incendies à Papeete Le 23 juin 1884, Papeete subissait le plus grave incendie depuis sa fondation en 1818. Plusieurs quartiers furent détruits, notamment le centre commercial de la ville. Trente ans plus tard, le 22 septembre 1914, le bombardement de deux croiseurs allemands ravagea la moitié de la ville. Il provoqua un gigantesque incendie qui dura trois jours. La réserve de charbon, mise à feu pour échapper à l’ennemi, brûla pendant six mois. Le 23 juin 1969, l’ancien bloc Vaima était détruit par le feu à la suite d’un court circuit, de nombreux commerces disparurent, notamment le photographe Sylvain frappé par la perte de dizaines de milliers de clichés du Tahiti pré-CEP. Une grève des dockers dégénéra le 23 octobre 1987. Des centaines d’émeutiers en colère s’en prirent aux bâtiments et aux commerces du centre-ville qu’ils incendièrent. Ce fut à nouveau le cas le 6 septembre 1995, en réaction violente contre une reprise des essais nucléaires en Polynésie française après trois ans d’interruption (ils furent définitivement arrêtés en janvier 1996).

Au secours ! On considère spontanément les pompiers comme les soldats du feu. Cette mission première et symbolique ne représente pourtant que 4 % de l’activité de la DPCLI, soit une centaine d’interventions annuelles sur un total de près de trois mille (une moyenne de huit par jour). L’essentiel du travail des pompiers est ailleurs. Pour la moitié, il s’agit de secours aux victimes, notamment en cas de malaise ou d’accident, sur la voie publique ou à domicile. Le transport de patients arrive ensuite, avec environ un quart des sorties, puis les accidents de la circulation. En 2010, la DPCLI a été fortement sollicitée après le passage du cyclone Oli le 3 février et, surtout, lors des fortes précipitations ayant affecté Tahiti dans les semaines suivantes. 56


SOCIAL - SANTE

Hôpital de Mamao, c’est fini !

Prostitution : il faut leur tendre la main Phénomène intemporel et universel, la prostitution a tendance à se développer par temps de crise économique. Papeete n’y échappe pas. Selon une étude réalisée en 2009 à la demande du député maire, Michel Buillard, par le sociologue Christophe Serra-Mallol, deux cents personnes environ seraient directement impliquées, de façon régulière ou occasionnelle, dans une forme ou une autre de prostitution à Papeete. Et leur nombre est en augmentation constante…

U

n chapitre important de l’histoire de Papeete s’est achevé en novembre 2010, quand les derniers patients de l’hôpital de Mamao ont été transférés vers le nouvel hôpital du Taaone à Pirae. Mis en service en avril 1970, le centre hospitalier territorial (CHT) de Mamao, rebaptisé centre hospitalier de la Polynésie française (CHPF) en 2004, succédait au vieil hôpital général de Vaiami ouvert en 1884. D’une capacité de 310 lits, il était devenu trop étroit, vétuste et inadapté au contexte démographique et médical moderne. Le projet de son remplacement naquit dès le milieu des années 1990 et la construction du nouveau CHPF commença en février 2001.

Le rapport d’une centaine de pages remis par M. Serra-Mallol porte spécialement sur la prostitution de rue. Particulièrement clair et bien documenté, il nous révèle qu’elle est pratiquée par quelque cent personnes des deux sexes, mais surtout par des raerae (travestis) en grande majorité. Le chercheur a enquêté au plus près du terrain, interviewant les acteurs de ce drame au quotidien et ceux qui tentent, tant bien que mal de les soulager, notamment les services sociaux de la commune et le Club de prévention spécialisé (CPS) qui soutient les sans-abri. Ses conclusions sont inquiétantes : la prostitution augmente, non seulement dans la capitale, mais dans toute l’agglomération urbaine. Les zones de pratique s’étendent à tous les quartiers. De plus en plus de mineurs sont concernés. Comment lutter contre ce fléau ? Les pouvoirs publics sont le plus souvent désarmés et leurs réactions inadaptées, regrette Christophe Serra-Mallol qui craint une recrudescence des maladies sexuellement transmissibles. Il conclut son rapport en proposant une série de mesures de prévention comme la distribution gratuite et permanente de préservatifs dans certains endroits du centre ville, une meilleure formation des intervenants de proximité, une sensibilisation et une information du grand public sur les différents aspects de la prostitution (violence, risques sanitaires, stigmatisation, exclusion sociale…) et sur les risques judiciaires liés à la prostitution des mineurs. Le maire de Papeete a souhaité la mise en place d’un dispositif visant à identifier les personnes motivées pour s’en sortir, puis à les soutenir dans leur projet de réinsertion. Ce fut le cas d’Esther, prostituée pendant dix ans, qui a bénéficié d’une formation de monitrice d’auto-école en métropole après avoir été prise en charge par la commune dans le cadre d’un contrat CDL. « Il ne faut pas porter de jugement, regarder vers l’avenir, en parler ouvertement et leur tendre la main », insiste Michel Buillard.

Maintes fois reporté en raison de retards dans les travaux, le déménagement de l’hôpital de Mamao a commencé le 4 octobre 2010 et s’est prolongé jusqu’au 18 novembre. Les opérations ont été confiées à deux sociétés françaises spécialisées : Déméninge pour l’organisation et Rives Dicostanzo pour la mise en œuvre. L’avenir du site reste incertain. Une dizaine de propositions différentes ont déjà été émises à ce sujet. Compte tenu de leur mauvais état, les bâtiments seront vraisemblablement rasés. La commune de Papeete a soumis au Pays, propriétaire de la plus grande partie des quelque onze hectares de terrain désormais disponibles, un projet visant notamment à moderniser l’avenue Georges Clémenceau, à désenclaver le quartier, à résorber l’habitat insalubre et à aménager un grand parc public de loisir et de détente. • www.chpf.pf 57


SOCIAL - SANTE

Des sentinelles pour soulager la détresse

Le Club de Prévention Spécialisée : au secours des SDF

bien démunie pour s’occuper des quelque six cent cinquante SDF recensés dans l’agglomération urbaine dans le cadre d’une étude menée en 2009 à la demande du maire de Papeete. Le CPS réalise pourtant, la nuit comme Frédéric Kwong le jour, un travail indispensable et courageux, d’autant plus qu’il faut aussi assurer le suivi des chanceux ayant réussi leur réinsertion sociale. Ils sont hélas très minoritaires et l’on assiste plutôt, selon Frédéric Kwong, à une aggravation de la situation, avec un accroissement rapide du nombre des SDF au cours des deux dernières années et des comportements plus violents. « Nous entretenons d’excellentes relations avec la commune de Papeete, confie Frédéric Kwong. Le centre de jour, où les SDF peuvent aller laver leur linge, faire leur toilette, etc, est situé dans un local prêté par la commune à côté de la caserne des pompiers… » • Contact : 42 39 18 de 7h30 à 15h30 - 71 13 41 en cas d’urgence

UNE « ÉPICERIE SOCIALE » À VAITAVATAVA Club de prévention

La première « épicerie sociale » ou « maison solidaire » polynésienne (Fare Hotu) était officiellement inaugurée cours de l’Union sacrée à Vaitavatava, le 15 décembre 2010, par la Croix rouge de Polynésie française en présence du député - maire de Papeete, Michel Buillard. « Avec 500 francs, la mère de famille en difficulté, repart avec 5 000 francs de nourriture ou de linge », expliquait Alexandre Cormier, président de la Croix rouge. La commune de Papeete soutient cette initiative bienvenue en mettant un local de 65 m2 à la disposition de la Croix rouge. Il est possible de participer au fonctionnement de cette épicerie en y apportant des produits alimentaires ou en donnant de l’argent. Croix rouge de Polynésie française : 42 02 76

À côté du skate park de Tipaerui, au fond d’un parking, se cachent les bureaux du Club de Prévention Spécialisée (CPS) de Papeete, lesquels servent de QG à une dizaine d’éducateurs et d’animateurs opérant sous la direction de Frédéric Kwong. Les CPS existent depuis de nombreuses années en métropole. Celui de Papeete a été créé en 1998 sur ce modèle, puis installé dans les locaux mis à sa disposition par l’Institut de la Jeunesse et des Sports. C’est une émanation de l’association Te Torea, du nom d’un oiseau généralement installé à l’entrée des vallées et qui donne l’alerte en cas d’intrusion. Elle est présidée par Tu Haura et son budget annuel d’environ 36 millions de francs CFP (300 000 euros) est subventionné en grande partie par le ministère de la Solidarité, avec le soutien du CUCS (Contrat urbain de cohésion sociale).

La crise frappe cruellement Commune de Papeete

Sur le terrain, les sans-abri constituent le public prioritaire de ces secouristes de la misère. Leur principale mission est de leur venir en aide en les accompagnant dans les diverses difficultés de la vie quotidienne. Cette équipe réduite semble 58


MAIRIE INFOS

Mariages de rêve

C

hargée d’histoire, la Salle des Mariages, située au premier étage de l’hôtel de ville, n’était plus à la hauteur du rêve de celles et ceux qui venaient y unir leurs vies. Papeete se devait de proposer à ses couples et à ses familles une cérémonie inoubliable, dans un cadre à la fois solennel et chaleureux.

Cadeau du Prince Hinoi

C’est chose faite depuis le 30 mars 2010, après un chantier de rénovation de deux mois et demi. « Il fallait relever le prestige du lieu, explique l’architecte Fabienne Weil, concepteur et maître d’œuvre du projet, cela nécessitait une savante harmonie entre l’esprit polynésien qui y règne et le modernisme des matériaux. » Cette salle contient des objets historiques, en particulier la statuette de Marianne et deux miroirs datant du dix-huitième siècle, des pièces exceptionnelles qui méritaient d’être restaurées et mises en valeur. La peinture murale à effet sablé, renforcée à la poudre de nacre, rappelle la douceur des plages polynésiennes tout en apportant une grande luminosité. Le sol est revêtu d’un parquet en noyer de Chine.

La table en chêne sur laquelle le maire officie et les mariés signent pour le meilleur et pour le pire, est un cadeau du Prince Hinoi, petit-fils de la reine Pomare IV, qui l’avait offerte à la commune de Papeete. Elle a été restaurée par l’ébéniste Daniel Duprat. Chacune des huit larges chaises au dossier bas qui l’entourent est une pièce unique, taillée dans du précieux miro (bois de rose). Les sièges des invités sont des bancs épurés avec dossiers, alliant le miro et l’aluminium brossé. Coût de cette belle rénovation : dixhuit millions de francs CFP. •

Sous une bonne étoile Les couples s’unissent sous une voûte céleste représentant la constellation des Pléiades (Matari’i), incrustée de trois cents fibres optiques. « Les jeux de lumière ont un rôle essentiel », commente encore Fabienne Weil. Les appliques sont inspirées des tatouages, porteurs de la mémoire des anciens, jouant sur le contraste entre la clarté de la lumière et le noir des motifs. Au centre, la croix marquisienne, symbole d’harmonie et de sagesse, en haut, la femme, l’épouse, couronnée par la Lune, source de fécondité et, en bas, l’homme, l’époux, valorisé par le soleil symbolisant la force et l’énergie. 59


MAIRIE INFOS

Les trésors de l’hôtel de ville

Bringue tahitienne à l’entrée Est Le grand tableau (145 x 475 cm, acrylique sur toile de lin) qui orne le hall d’entrée des bâtiments administratifs (côté rue de l’École des Frères de Ploërmel) a été peint en 1990 par l’artiste italienne Benilde Menghini, à l’occasion de l’inauguration du nouvel hôtel de ville. Un concours avait été lancé par la commune pour la production de trois éléments de décoration destinés à la salle du conseil municipal, au bureau de l’état-civil et à cette entrée est. Gai et coloré, un peu naïf, ce tableau met en scène seize personnages, douze femmes et quatre hommes, environnés de fleurs tropicales et faisant la bringue sur une plage, autour d’un tiki et devant un grand fare potee. •

Née le 22 février 1956 en Italie, diplômée d’architecture et des beaux-arts de Venise, Benilde Menghini arriva à Tahiti en 1985. Elle exposa pour la première fois à Papeete dès 1987 et connut un succès rapide. Elle a décoré plusieurs hôtels, dont le Tahiti Beachcomber et le Sofitel Maeva Beach. Elle vit à Mahina.

MERCI À NOS ANNONCEURS AIR TAHITI NUI CCISM ENVIROPOL GAN ASSURANCES IMAGINE PROMOTION INFRA + OCÉANIE PNEUS POLYGOUDRONNAGE PORT AUTONOME DE PAPEETE SEM ANANAHI SPEA SPEED TAHITIENNE DE SERVICES PUBLICS TIKIPHONE YUNE TUNG

39 47 63 31 17 30 51 15 11 64 2 29 53 45 9

Une publication de la commune de Papeete Directeur de publication Michel Buillard Conçu et produit par Media Conseil Pacifique 58 40 91 - mcp@mail.pf Sous la direction de Patrick Schlouch Textes et photos Media Conseil Pacifique (sauf crédit spécial) Conception graphique - Mise en pages Pile poil Design Publicité Commune de Papeete - 41 58 13

Nous remercions aussi pour leur aide les élus, directeurs et services de la commune de Papeete, ainsi que toutes les personnes ayant contribué à la réalisation de cette onzième édition. Grand merci aux chefs d’établissements scolaires de Papeete.

Distribué gratuitement à 7 000 exemplaires © Mars 2011 - Tous droits réservés

59


ANNUAIRE MAIRIE TOUS SERVICES MAIRIE TOUS SERVICES

700 415415700

DIRECTION DES SERVICES TECHNIQUES DIRECTION

CABINET DU MAIRE DIRECTEUR DE CABINET

415 723

DIRECTEUR

415 839

DIRECTEUR DE CABINET ADJOINT

415 727

SECRÉTARIAT

415 840

CHEF DE CABINET

415 704

DÉPARTEMENT DES MOYENS

415 706

SECRÉTARIAT

CHEF DE DÉPARTEMENT

415 841

COMMUNICATION & RELATIONS PUBLIQUES

415 897/415 894

SECRÉTARIAT

415 842

CELLULE MANIFESTATIONS PUBLIQUES

415 893/429 852

BUREAU ADMINISTRATIFS

415 845 / 415 846

DIRECTION GÉNÉRALE DES SERVICES

BUREAU DES MARCHÉS

415 844 / 415 756

DIRECTEUR GÉNÉRAL DES SERVICES

415 721

CELLULE PARKING ET PARKING HOTEL DE VILLE

415 751 / 415 769

CHARGE DE MISSION "GRANDS PROJETS"

415 878

BUREAU DE STATIONNEMENT

SECRÉTARIAT PARTICULIER

415 725

415 848 / 415 860

CELLULE NAVETTES

415 763

SECRÉTARIAT du CONSEIL MUNICIPAL et RÉSERVATION SALLES 415 716

CIMETIÈRE DE L’URANIE

420 414

BUREAU DU COURRIER

415 729 / 415 732

CELLULE JURIDIQUE

415 720 / 415 726

DÉPARTEMENT ÉTUDES

DIRECTION DE LA JEUNESSE, DE L’EMPLOI ET DE LA COHÉSION SOCIALE DIRECTRICE

415 731 / 415 895

CONTRAT DE VILLE

BUREAU DES AFFAIRES DIVERSES

415 798 / 415 754

BUREAU DES ÉLECTIONS

415 849 / 415 735

PISCINE MUNICIPALE

421 508 / 428 924

DISPENSAIRE COMMUNAL DE VAITAVATAVA

DÉPARTEMENT DES OPÉRATIONS / STANDARD

549 838

415 783 /415 828 415 778 / 415 774

BUREAU DES TAXES

415 827 / 415 825

543 636

DIRECTEUR

436 715

SECRÉTARIAT

436 715

AGENTS

420 179

ÉCOLE MATERNELLE HEITAMA À PATUTOA

415 809

BUREAU DOCUMENTATION ET ARCHIVES

415 851 / 415 749

ÉCOLES COMMUNALES

415 823

BUREAU DES MOYENS GENERAUX

415 873

DIRECTION DU MARCHÉ MAPURU A PARAITA

SERVICE DES FINANCES ET DE LA COMPTABILITE/PÔLE DEPENSES 415 825 BUREAU DE L’INFORMATIQUE

415 854 / 415 874

BUREAU PROPRETÉ URBAINE

DIRECTION DE L’ADMINISTRATION ET DES FINANCES DIRECTRICE

ou 415 880

BUREAU EAU ET ASSAINISSEMENT

415 764

BUREAU DE L’ÉDUCATION

415 882 / 415 886

DÉPARTEMENT ENVIRONNEMENT

415 762 415 745 / 415 714

415 884

BUREAU FONCIER

415 757

BUREAU DE L’ÉTAT CIVIL

SECRÉTARIAT

DIRECTION DES AFFAIRES ÉDUCATIVES, SOCIALES ET CULTURELLES BUREAU DE L’ACTION SOCIALE ET SANITAIRE

415 872

BUREAU DES PERMIS DE CONSTRUIRE

415 862

DIRECTRICE

CHEF DE DÉPARTEMENT

421 511

ÉCOLE MATERNELLE RAITAMA À TAUNOA

424 671

ÉCOLE MATERNELLE TAMANUI À PAOFAI

428 021

ÉCOLE MATERNELLE TAMATINI À MAMAO

421 243

ÉCOLE MATERNELLE UI TAMA À TIPAERUI

434 091

415 834

ÉCOLE MATERNELLE VAITAMA À TITIORO

439 237

ÉCOLE PRIMAIRE DE MAMAO

420 160

415 855

ÉCOLE ÉLÉMENTAIRE HITI VAI NUI À TITIORO

439 431

ÉCOLE ÉLÉMENTAIRE DE PAOFAI

420 206

DIRECTION DE LA POLICE MUNICIPALE

ÉCOLE ÉLÉMENTAIRE PINA’I À TIPAERUI

427 256

HOTEL DE POLICE

415 703

ÉCOLE ÉLÉMENTAIRE TAIMOANA À PATUTOA

429 761

DIRECTEUR

415 788

ÉCOLE ÉLÉMENTAIRE TOATA À TIPAERUI

452 610

CHEF DE LA POLICE DE LA SÉCURITÉ VILLE

415 787

CJA TE PU ARATAI À TIPAERUI

452 610

CJA TE UI MARAMA À FARE UTE

427 277

RÉGIE DES RECETTES DIRECTION DES RESSOURCES HUMAINES DIRECTRICE BUREAU DES RESSOURCES HUMAINES

BUREAU DES PASSEPORTS

415 746 / 415 750

415 789 /415 703

DIRECTION PROTECTION CIVILE ET LUTTE CONTRE L’INCENDIE

AUTRES SERVICES

STANDARD incendie

CUISINE CENTRALE TE FARE RAHU ORA A PATUTOA 427 380/ 435 061

DIRECTEUR

415 786 / 420 163

CENTRE NAUTIQUE DE TAUNOA

425 598

DIRECTION DES SPORTS DIRECTEUR

415 802/ 415 791 61

583 478

CENTRE ACTIVITÉS SOCIO-ÉDUCA DE VAITAVATAVA

531 889

MAISON de QUARTIER DE PINA’I - TIPAERUI

534 418


Turn static files into dynamic content formats.

Create a flipbook