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Bien-être - Octobre 2020

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Bien-Être Anxiété : témoignage ‒ Tourisme et vacances ‒ VANLIFE : voyager en nature ‒ Santé mentale ‒ Pression corporelle ‒ Perfectionnisme ‒ Dépenses : témoignage ‒ Sorties littéraire ‒-Art et équité sociale ‒ Nos suggestions films ‒ Mulan, entre adaptation & conflit politique ‒ La littérature heureuse ‒ Encore des films ‒ Cabinet de curiosités ‒ Souvenirs des eaux

Octobre 2020 — Volume 04 No. 1


Nous sommes

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Rédactrice en chef Léonie Faucher redaction@impactcampus.ca

Cheffe de pupitre actualités Noémie Rondeau actualites@impactcampus.ca

Cheffe de pupitre arts Emmy Lapointe arts@impactcampus.ca

Chef de pupitre société Andréi Audet societe@impactcampus.ca

Couverture par Paula Casillas - Étoile trouvée en Sardaigne - Italie - 2016

Journaliste multimédia Jessica Dufour multimedias1@impactcampus.ca

Journaliste multimédia Gabriel Tremblay multimedias1@impactcampus.ca

Directeur général Aubert Caron-Guillemette dg@comeul.ca Représentants publicitaires Fabrice Coulombe publicite@chyz.ca Journalistes collaborateurs Jimmy Lajoie-Boucher, Marc-Antoine Auger, Mélissa Gaudreault Conseil d’administration Mathieu Montégiani (Président), Carl Lavoie (Secrétaire), Perpétue Mahuclo Adité, Daniel Fradette, Lauren Banham, Bruno Lemaire Corbeil, Ludovic Dufour Impression Publications Lysar inc. Tirage : 4 000 exemplaires Dépôt légal : BAnQ et BNC. Impact Campus ne se tient pas responsable de la page CADEUL et de la page ÆLIÉS dont le contenu relève entièrement de la CADEUL et de l’ÆLIÉS. La publicité contenue dans Impact Campus est régie par le code d’éthique publicitaire du journal, qui est disponible pour consultation au : impactcampus.qc.ca/code-dethiquepublicitaire Impact Campus est publié par une corporation sans but lucratif constituée sous la dénomination sociale Corporation des Médias Étudiants de l’Université Laval.

Un méga happening virtuel international réunissant plus de 200 poètes, 25 partenaires du Québec, du Canada et d’une vingtaine d’autres pays, dans un véritable marathon de lectures de poésie.

1244, pavillon Maurice-Pollack, Université Laval, Québec, G1V 0A6 Téléphone : 418 656-5079 Directrice de production Paula Casillas production@impactcampus.ca

ISSN : 0820-5116

Du vendredi 23 octobre à 20 h au dimanche 25 octobre — 20 H

Toute la programmation : quebecentouteslettres.qc.ca

Avec la participation notamment de Joséphine Bacon, Vanessa Bell, Sébastien Bérubé, Geneviève Boudreau, Nicole Brossard, Éric Charlebois, Anne-Marie Desmeules, Jean Désy, Laura Doyle Péan, Valérie Forgues, Mireille Gagné, Marie-Andrée Gill, Emma Haché, Lorrie Jean-Louis, Vincent Lambert, Jonathan Lamy, Annie Landreville, Tania Langlais, Thomas Langlois, Georgette LeBlanc, Aimée Lévesque, Baron Marc-André Lévesque, Paul-Chanel Malenfant, Alex Noël, Judy Quinn, Virginia Pésémapéo Bordeleau, Michel Pleau, Mathieu Simoneau, Louis-Karl Picard-Sioui, Marc-Alexandre Reinhardt, Gabriel Robichaud, Jonathan Roy, Hector Ruiz, Émilie Turmel et Laurence Veilleux


Dossier Témoignage : mon anxiété, ma psy et moi Le bien-être, un idéal à atteindre ou un état psychologique ?

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Le tourisme du bien-être : on remplace Cuba & Cocktail par Thaïlande & Tisane

Opinion Zizanie et Accalmie

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Société VANLIFE : le voyage autonome près de la nature Prendre soin de sa santé mentale Se battre contre son corps, pas pour moi ! Témoignage : le jour où j’ai dépensé 10 000$

Somm aire Arts et culture Sorties littéraires Art et équité sociale Films baumes sur le coeur Mulan, entre adaptation & conflit politique La littérature qui fait du bien ou lire pour être heureux Des films « feel good »

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Créations littéraires Cabinet de curiosités Souvenirs des eaux

Photoreportage Perfectionnisme ou thérapie du bien-être


Éditorial

Éditorial

des signaux (symptômes), mais dans le cadre du bien-être, j’avais envie de partager une autre façon de voir la douleur.

Et à l'expiration, on fait le Omh... C’est tout un honneur de revenir pour une deuxième année à ce poste avec Impact Campus ! Pour le premier mois de production de l’année, l’équipe a choisi le bien-être comme thématique. Omh, il faut dire qu’avec toute l’actualité (non, je ne nommerai pas le nom de cette maladie virale), vous avez tous besoin d’un peu de positivisme dans votre quotidien chers.ères lecteurs. trices. Alors, l’équipe vous fait plonger dans un magazine rempli de bien-être, de belles photos, de tendances, de santé mentale et d’arts.

D’ailleurs, je me souviens d’une image que mon enseignant d’éducation physique avait montrée à sa classe. La vie, c’est deux sacs. Dans le premier, tous ceux qui prennent soin de leur bien-être physique et mental, dans le deuxième, tous ceux qui n’y font pas attention. Dans le premier, sur cent pastilles, il y en cinq qui sont mauvaises (représentant des problèmes de santé comme le cancer ou un accident violent). Dans le deuxième, sur cent pastilles, il y a en cinquante-cinq de mauvaises. Comme quoi, même si on a une alimentation parfaite, un cardio idéal et des muscles en aciers, il y a quand même possibilité d’avoir des problèmes de santé, mais ça réduit le pourcentage de beaucoup.

Par Léonie Faucher, rédactrice en chef

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Je suis bien enchantée par cette thématique surtout en ces temps obscurs pour être humain (quoiqu’être un pangolin ne semble pas être mieux). Avec les évènements qui ont permis une longue période de réflexion individuelle, plusieurs tendances bien-être ont gagné en popularité telles que le yoga, la méditation, le sport et l’alimentation saine. Plusieurs embarquent dans ce mouvement, mais il ne faut pas le faire à la légère. S’informer est essentiel et aide à ne pas abandonner les bonnes résolutions au bout de quelques jours, par exemple d’avoir l’équipement adéquat pour un nouveau sport afin de ne pas se blesser. D’ailleurs, petite anecdote comique provenant de mon confinement, j’ai moi-même recommencé la course pour passer le temps. (Sans préciser que je n’avais jamais vu autant de pratiquants de la course à pied et du vélo que durant ces mois de printemps.) Certains d’entre eux ne me semblaient pas être bien formés (et informés). En effet, car j’ai croisé une personne qui courait en crocs bleus pâles et en jeans en répétant qu’elle allait bientôt être en forme en courant chaque jour. Bon, même si c’est une caricature très grossière du sportif mal préparé, il est essentiel de bien s’informer pour

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éventuellement aimer ce genre de pratique bienêtre et pour les suivre post-confinement. Mon bien-être à moi Sans vouloir paraître égocentrique, le bien-être individuel est selon moi quelque chose sur lequel il faut travailler et qu’il faut entretenir. Chaque fois que je réalise une méditation, que je sors courir, que je cuisine du tofu, que je prends le temps pour un bain chaud entre deux travaux ou que je vais voir ma psychologue, je prends le temps d’entretenir un élément essentiel de ma santé. Je suis assez spirituelle dans mes croyances et je crois aux relations entre la santé physique et la santé mentale, par exemple avec la philosophie du «le Mal-à-dit» pour déconstruire l’origine du mot maladie. Quand j’étais enfant, je me souviens que quand j’avais mal à la tête, ma mère me demandait à quoi je pensais qui me dérangeait. Si j’avais mal au ventre, elle me demandait ce que j’avais de la difficulté à digérer. Placebo ou pas, je finis toujours par trouver une source émotive ou mentale à mes maux. J’aurais sûrement été brûlée pour sorcellerie à une certaine époque en partageant cette façon de comprendre son corps qui envoie bel et bien

Photos par Stefa Sstefancik et Benn Mcguinness


Éditorial

Éditorial

Mélissa Boudreault, collaboratrice productive, apporte sa contribution avec un article sur la motivation reliée aux cours en ligne. La session s’annonce particulière autant pour les enseignants que pour les élèves, et à la page 33, quelques pistes de réflexion. De plus, son deuxième article sur la littérature qui procure du bien-être à la page 74 présente des lectures qui permettent de relâcher le stress quotidien.

Qu’est-ce que le bien-être? Comme le débat que nous avons eu pour la couverture avec l’équipe le montre, chaque individu possède son idéal de bienêtre et ses pratiques bonbons pour se sentir bien. En ouverture de rideau, Andréi Audet, nouvellement promu chef de pupitre société, propose un article sur la diversité corporelle et l’acceptation de soi, à la page 36. D’ailleurs, il a eu l’idée d’ouvrir une rubrique sur la santé mentale qui fera son apparition dans tous les magazines cette session. Ce mois-ci, c’est à la page 12 qu’il présente un témoignage de son expérience houleuse avec la santé mentale.

Ce mois-ci, je présente un photoreportage sur la satisfaction (page 40) mettant en vedette la tendance des vidéos et photographies Oddly satisfying.Je vous présente une dizaine de contexte dans lequel j’ai ressenti de la satisfaction dans le dernier mois. Finalement, Noémie Rondeau, nouvelle directrice de l’information, lance sa rubrique actualité dans le magazine en page 10. Chaque mois, l’actualité n’a pas de secret pour cette affranchie au style juste et précis.

Par la suite, Jimmy Lajoie-Boucher, collaborateur passionné, traite de l’idéal du bonheur avec un exemple personnel. Son style d’écriture analyste et développé se présente avec une voix assumé sur son opinion du bien-être (page 16).

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Le retour de Marc-Antoine Auger, collaborateur assidu, réjouira les adeptes de cinéma, alors qu’il présente dix films dans son style descriptif et sincère. À la page 78, il présente des films joyeux amenant un espoir en la race humaine (ce dont on a tous besoin en ce moment). Finalement, deux créations figurent en conclusion. À la page 80, Tommy Vachon et Véronique Michaud présente un montage d’un musée de curiosités. Ces petites choses de la vie qui amènent un certain bien-être. À la page 82, Jessica Dufour présente des poésies autour de la thématique de l’eau. Ces petits textes fluides font penser et réfléchir.

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A comme Art procure B comme Bien-être Cette année, Emmy Lapointe revient à son poste pour une deuxième année consécutive. On retrouve son style franc et adroit dès son premier article qui est très personnel. Elle traite de son expérience avec une psychologue dans les cinq dernières années (page 50). Elle présente également, à la page 54, les sorties littéraires du mois de septembre et d’octobre qui sont à découvrir. Finalement, elle fournit une liste de films qui lui ont donné un baume sur le coeur en page 66. Son opinion est toujours authentique et c’est très apprécié.

À la page 20, je traite d’un tourisme visant le choix du bien-être dans ses activités, son alimentation et ses activités, malgré l’interdiction de voyage, j’avais envie de vous faire voyager quelque peu. L’article à la page 30 suit cette idée en présentant le vanlife, une tendance voyage qui favorise une destination nature et interne au territoire québécois.

Nouvelle journaliste multimédia, Jessica Dufour rejoint l’équipe! Son écriture très artistique présente toujours un portrait équitable et recherché des sujets qu’elle aborde. D’ailleurs, elle a mis beaucoup d’énergie comme toujours sur son premier article de l’année traitant du revenu universel des artistes. Un dossier bien rempli agrémenté d’une entrevue avec Mélissa Verreault, écrivaine et enseignante à l’Université Laval. Par la suite, je présente ma critique du film Mulan réalisé en prise de vue réelle. Entre déception du

Pixabay

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Photo par Nathalie lv

Journaliste multimédia et intervenant à Chyz, Gabriel Tremblay soumet un texte de style radiophonique alliant oralité et moralité. En page 26, il en parle comme un 1200 mots de chialage, son texte d’opinion vous fera tantôt rire, tantôt réfléchir.

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cadre entourant la production et appréciation de l’image factuelle, certains choix narratologiques sont étranges, mais au final c’est un nouveau film (page 70)!


Actualités Éditorial

Actualités

Show de la Rentrée 2020 Le Show de la Rentrée 2020 s’est adapté aux nouvelles réalités qu’amène la pandémie de coronavirus. La CADEUL a tenu son événement sous forme virtuelle le 15 septembre dernier. Animé par l’humoriste, Brian Piton le Show de la Rentrée a présenté 6 groupes musicaux : Delazur, Monastere, Ragers, Phil G. Smith, Mc12, Jérôme 50 et Héra Ménard. Le spectacle a été diffusé sur le Web et dans certains établissements et bars de Québec. Unsplash

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RÉSUMÉ DU MOIS Septembre 2020 Photo par Steven Lelham

Par Noémie Rondeau, cheffe de pupitre actualités

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Bien qu’Impact Campus publie des textes concernant l’actualité sur le site web, chaque mois dans le magazine figure un bref résumé du mois précédent afin de regrouper les évènements les plus marquants. Le mois de septembre fut marqué par plusieurs adaptations nécessaires sur le campus de l’Université Laval afin d’offrir une rentrée universitaires aux festivités revisitées.

Annulation des sports universitaires Les universités membres du Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ) annoncent l’annulation de leurs programmations sportives jusqu’au 31 décembre 2020. Le secteur universitaire du RSEQ base sa décision sur la fonction du nouveau système d’aler tes régionales, q ui aurait éventuellement pu limiter la participation des universités aux compétitions. Ainsi, les activités des équipes sportives du Rouge et Or seront mises sur pause. Par ailleurs, le programme d’excellence Rouge et Or indique que les étudiants-athlètes recevront tout de même les services nécessaires à leur réussite. Des activités dans les disciplines de cross-country, golf et soccer pourront être tenues. Une décision pour la programmation sportive de l’hiver 2021 sera rendue le 15 octobre prochain. Photos par John Arano et Kalen Emsley


Dossier

Dossier

Dossier

Photo par Alex Iby

Photo par Aaron Blanco

TÉMOIGNAGE: mon anxiété, ma psy, et moi Par Andréi Audet, chef de pupitre société

Janvier dernier, là où mon état mental a commencé à faire des tonneaux qui me semblaient sans fin. L’anxiété venait de prendre le dessus. Voilà que j’étais moi aussi l’une de ses nouvelles victimes. Elle allait prendre une place trop importante dans ma vie au point de ne plus être en état d’aimer ce à quoi je carbure à ma vie. J’enrageais, j’en pleurais tellement j’avais peur de ne plus retrouver à tout le moins un semblant de bonheur. Le chemin vers celui-ci allait être long et laborieux. Il n’est pas encore complètement traversé, mais un peu plus chaque jour, notamment grâce à ma psychologue.

Merci beaucoup, mais ça ne marchera pas En février, je me suis ramassé sur une civière au CHU de Québec, car j’avais atteint un niveau impressionnant d’angoisse, mon rythme cardiaque à mon arrivée dans le cabinet de l’infirmière était d’environ 160 sans aucun effort physique. Après avoir passé une batterie de tests, la médecin m’a fortement conseillé d’entreprendre une psychothérapie avec un professionnel de la santé mentale, bien avant d’envisager des antidépresseurs pour contrôler le feu dans ma tête.

Je n’entrerai pas dans la nature même de mon anxiété, puisque ce n’est pas le but de ce texte, mais j’aimerais vous partager mon cheminement à travers ma volonté de trouver des explications à l'état de ma santé mentale qui en a arraché au cours des derniers mois. Et c’est exactement ici que ma thérapie en psychologie entre en jeu.

Je dois vous avouer que je n’avais pas beaucoup d’espoir qu’une telle démarche puisse m’aider à diminuer les nombreuses crises de panique qui me faisaient agoniser. Mais bon, j’ai appelé en vitesse plusieurs cliniques de psychologie, qui le plus souvent avaient des listes d’attente interminables – je n’ose pas imaginer dans le réseau public de la santé – et j’ai trouvé une psychologue prête à me recevoir deux semaines après ma visite d’urgence à l’hôpital.

Nous nous sommes rencontrés, nous avons discutés de mes bobos… tout ce qu’il y a de plus ordinaire lorsque nous rencontrons une psychologue pour la première fois. Elle doit avoir du jus pour bien évaluer mon état, et m’aider dans le meilleur de ses connaissances. Mais j’en étais incapable. Je ne m’ouvrais pas complètement, je me refermais lorsque venait le temps de lui dire ce qui n’allait réellement pas. Bref, je sentais que ça n’irait pas très loin tout ça, mais je me suis laissé la chance de voir où ça pourrait mener. Après quatre séances, force est d’admettre que ça ne cliquait pas, ça ne marchait pas. J’ai mis fin à nos consultations… je voulais prendre du temps de mon côté pour voir ailleurs. Au-delà de ma médication Mars. Je croyais que mon état s’était amélioré, mais selon mon entourage, non. Ma mère, qui a été témoin de mes journées en petite boule à broyer du noir dans mon lit, est venue me voir dans ma chambre, alors que j’essayais tant bien que mal d’avancer mes cours universitaires. Elle m’a demandé si j’avais encore ces peurs, ces craintes qui

envahissaient mon âme. Mauvais menteur, je suis. J’ai tout de même tenté d'omettre que je n’allais pas mieux, que j’étais au plus bas. Elle m’a reposé la question, et j’ai éclaté en sanglots. Elle m’a pris dans ses bras comme seule une mère sait le faire pour réconforter son enfant en détresse.

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Une autre consultation d’urgence devenait alors évidente pour ma mère. Alors, je me suis retrouvé de nouveau assis à l’hôpital à attendre qu’un médecin évalue mon état. La détresse psychologique était loin de s’être dissipée. Elle était plus que présente. Elle était visible, trop évidente. J’ai alors rencontré la psychiatre de garde qui a pris le temps pendant un bon 45 minutes de m’écouter, et de me conseiller. Je suis sorti de son bureau avec une prescription d’antidépresseurs, et surtout une volonté de retrouver un mieux-être. Parce que je savais trop bien à ce moment-là que ma future médication n’allait pas me faire crier victoire si facilement.

"Je dois vous avouer que je n’avais pas beaucoup d’espoir qu’une telle démarche puisse m’aider à diminuer mes nombreuses crises de panique qui me faisaient agoniser. "

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Dossier

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Je me suis dit qu’on ne trouvait pas du premier coup son âme sœur, alors ça devait être la même chose pour son thérapeute. Encore un tour du web, et je suis tombé sur le nom d’une psychologue qui a charmé ma petite voix intérieure. Je devais l’appeler, voir si elle pouvait me prendre sous son aile à mon retour à Québec en septembre (j’ai vécu chez mes parents à Rouyn-Noranda, en Abitibi, du début du confinement lié à la pandémie de COVID-19 jusqu’à la fin du mois d’août).

J’ai d’ailleurs eu mes deux premières rencontres avec elle, début septembre. Une perle, je vous dis. Sa chaleur humaine enveloppante, sa sincérité d’écoute, son désir profond d’aider… impossible de ne pas me laisser complètement aller dans ma démarche de guérison. En somme, il n'y a aucun mal à s'écouter et vouloir voir un.e psy, il n’y a aucun mal. Il faut continuer à valoriser cette approche lorsque la santé mentale ne va plus. J’en suis la preuve. Bien hâte de continuer d’avancer avec elle à mes côtés! Photo par Henrikke Due

Mi-août, elle me rappelle pour me dire qu’elle peut m’ajouter à sa liste de patients. Je voyais le début d’un temps nouveau dans ma vie après un début d’année 2020 très difficile. Je sentais que j’allais pouvoir m’ouvrir à elle, sans tabous ni secrets. Je devais aller au plus profond de mon mal-être pour retrouver mon bien-être.

Photo par Altin Ferreira

Un été pour la trouver Honnêtement, je ne regrette en rien d’avoir accepté de prendre des médicaments pour éteindre le brasier à l’intérieur de moi. Ils m’ont permis cet été de prendre du temps pour souffler, réfléchir à quel genre de démarche je voulais entreprendre pour trouver les vraies réponses à ce carnaval d’émotions qui m’a plongé dans ce qui me semblait une dure impasse impossible à traverser cet hiver.

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Dossier

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Le bien-être, un idéal à atteindre ou un état psychologique? Dans nos sociétés occidentales où le consumérisme est encouragé dans tous les aspects de nos vies sociales nous avons tous notre idée de ce qu’est la réussite. L’expression du rêve américain devrait plutôt être remplacée par le rêve occidental. Pourtant, les antidépresseurs demeurent dans les médicaments les plus vendus au monde. Le bien-être serait-il un standard de réussite ou simplement un état psychologique que chaque personne a le pouvoir d’atteindre? L’Impact Campus étudie la question pour vous. Par Jimmy Lajoie-Boucher, journaliste collaborateur

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Et pourtant… Je regarde souvent le couple dans la belle maison, et oui, ils sont dans mon entourage, c’est la seule précision que vous aurez. Ils ont l’air exténué, mais comprenez-moi bien là, EXTÉNUÉ! Leurs enfants semblent très bien traités, ils les envoient souvent jouer dehors sous un ton « militaire », bien que l’on sente un certain flegmatisme, un certain contrôle dans leurs émotions. Des fois, lorsqu’il y a chicane d’enfants on entend la porte patio ouvrir, et un"c’est fini la chicane là! Sinon c’est fini tout le monde dans la maison et pas de jeux". Il me semble que ce que cette famille dégage, n’est pas le confort douillet que leur décor nous renvoi. Et pourtant, moi de mon côté qui recommence tout, bien que je sois plus en fin de baccalauréat qu’au début, je ne me suis jamais senti aussi épanoui. Je me sens de plus en plus sur mon « X », j’ai l’impression de m’accomplir, de me diriger vers une réussite personnelle. En bref, je suis bien. Je crois avoir atteint un certain bien-être. Qu’est-ce que moi j’ai et pas eux, ce devrait pourtant être l’inverse, et ne me dites pas que je n’ai pas de dettes, je n’ai peut-être pas d’hypothèque, mais des dettes, j’en ai !!! Photo par Ciudad Maderas

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Dans un quartier de Lévis, que l’on ne situera pas par souci de confidentialité, je regarde une maison. Belle grosse maison, cossue, plusieurs étages, piscine, grande cours, terrasse avec pergola, etc. Vous voyez le genre. Un couple, deux beaux enfants très bien élevés, il y a même la belle petite haie. Tout le kit. Et il y a moi. Retour à la maison familiale pour cause d’études universitaire dans le début de la trentaine. Je vis dans une belle maison, le fait n’est pas là, mais après 12 ans d’autonomie, je redeviens le p’tit gars qui a besoin de ses parents pour ses études. Ma situation est particulière, ma mère travaille dans le nord alors je suis seul les troi-quarts du temps. Mais on s’entend que ce n’est pas l’idéal de la « réussite » pour un jeune trentenaire. J’aimerais bien mieux procéder à l’achat de mon premier condo, commencer une relation voire même peut-être une famille, à tout le moins avoir un chien, mais non!


Dossier

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Le but atteint Le cas de cette famille n’est pas unique, loin de là. Les Québécois sont de ceux qui consomment le plus d’antidépresseurs au Canada! La peur que ça engendre chez moi c’est lorsque j’aurai atteint l’idéal occidentale moi aussi, que j’aurai ma carrière dans mon domaine avec ma maison et ainsi de suite, estce que moi aussi je vais me lasser? Vais-je descendre de mon nuage et m’habituer à ma situation? Prendre pour acquis mes réussites au point de ne plus les apprécier?

L’espoir et c’est tout ?? Mais non !! Je crois aussi que le bonheur s’atteint par un ensemble d’éléments de notre être. Sans réussite de temps en temps et sans but atteint, sans récompense pour un effort donné, l’espoir s’amenuise. Seulement personnellement, je crois que le bonheur c’est plus qu’un thé vert le matin, une séance de méditation, une grosse maison et une famille! Quand ce magnifique but est atteint, magnifique pour la plupart disons, il me semble qu’il est important de continuer à avancer. Pourquoi se restreindre à un stéréotype! Visons notre stéréotype et quand il est atteint sortons de notre zone de confort et fonçons vers de nouveaux horizons! N’est-ce pas excitant d’envisager la chose ainsi. Pour moi du moins, juste d’y penser je me sens déjà plus libre et moins enfermé dans un modèle!

Alors on l’atteint comment ce fameux bien-être perpétuel Selon la plupart des psychologues, le bien-être ou le bonheur pour le dire plus simplement, est un équilibre entre le corps l’esprit et ce qui l’entoure. Bref un équilibre holistique de l’humain et ses « composantes ». Je veux bien, mais il semble manquer un aspect. Loin de moi l’idée de m’improviser psychologue, mais qu’en est-il du besoin de se surpasser? De relever des défis, d’avoir des buts, des rêves? Parce que la seule chose qu’il me semble avoir de plus que ma fameuse « famille modèle », c’est ça! Non je n’ai pas de grosse maison, de gros pick-up ou de famille pour l’instant. Cependant, des buts, des objectifs, des projets et surtout des rêves j’en déborde et c’est eux qui font naître en moi un élément qui me semble non négligeable… l’espoir! L’espoir c’est elle qui me pousse à me lever le matin, qui m’encourage à continuer lorsque j’ai une passe plus moche disons, c’est elle qui me relève lorsque je tombe!

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Undersplash

Photo par Pixabay

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la majorité. C’est davantage « une intégration des bonnes habitudes de vie à l’intérieur des vacances. C’est plus d’insérer un jogging entre Disney World et la plage. La plus populaire est la plus hybride des deux et c’est aussi elle qui génère le plus d’argent dans l’industrie touristique. » Penser bien-être, c’est aussi penser installations

Photo par Léonie Faucher

20 Photo par Léonie Faucher

Le tourisme du bien-être :

on remplace Cuba & Cocktail par Thaïlande & Tisane Par Léonie Faucher, rédactrice en chef

Les consommateurs.trices accordent de plus en plus d’importance au bien-être personnel et cela même en voyage. Ce qui fait croître les offres des industries touristiques qui se tournent vers des options santé comme le spa, le sport et les retraites de toute sorte. Il est possible d’expliquer ce besoin des voyageurs.euses en observant les effets néfastes du stress à long terme. Selon, Stéphanie Massé, professionnelle de recherche à la Chaire de tourisme Transat, le « tourisme de bien-être n’est pas nouveau, ça fait longtemps que ça fait couler de l’encre. C’est sur que dans un contexte pandémique, il y a une hausse de la recherche de soins de santé à travers une expérience touristique. »

Deux formes, deux offres différentes Bien que le tourisme bien-être soit axé sûr la conservation des bonnes habitudes de vie dans un contexte touristique, le maintien de sa santé en vacances dépend de ce que le voyageur.euse recherche. En effet, il y a deux types d’offres qui placent le temps accordé au bien-être à un différent pourcentage des vacances. La première offre est celle du marché qui désire axer 100 % des vacances sur la santé et le bien-être. Ici, Stéphanie Massé pointe « les retraites de yoga et méditation, les retraites de mise en forme. Donc, le centre du voyage est autour de la santé et du bien-être. » La deuxième offre est plus malléable et rejoint les intérêts de

« Il y a beaucoup d’hôtels qui s’attardent aux rénovations et qui dans leur aménagement incluent le bien-être. Il y a une offre de nourriture végétarienne ou végétalienne, cru même avec une pensée derrière de bien s’alimenter. Ça peut être dans la programmation d’activités en ajoutant des cours de sport et de yoga. Ça peut être même d’inclure des salles de séjour désignées pour aménager des aires de silences ou de détente. On le voit de plus en plus même à Montréal ici. » - Stéphanie Massé, professionnelle de recherche à Chaire de tourisme Transat Certains milieux du tourisme comme les centres de spas ont comme mission première d’offrir des forfaits bien-être à leurs clients.es. Cependant, l’ajout d’un bistro ou d’un café santé, par exemple, vient bonifier leur offre et leurs accessoires visant le bien-être.

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Alors que la plupart des destinations vacances sont toujours fermées dû à la pandémie, plusieurs voyageurs.euses pensent aux voyages qui les attendaient lorsque voyager était encore accessible. Dans les dernières années, quelques tendances en tourisme ont montré leurs horizons. C’est le cas du tourisme du bien-être qui consiste à ne pas oublier le facteur santé lorsque l’on part à l’étranger.

« De nombreuses personnes priorisent leur santé en intégrant de saines habitudes (alimentation, exercice, repos). En voyage, cette quête permanente du mieux-être se traduit par le maintien de ces habitudes et aussi par l’envie de vivre des expériences riches, uniques, inédites et significatives. Au lieu de revenir épuisé de vacances, on cherche davantage à être revigoré. » - Amélie Racine, auteure à Réseau Veille Tourisme

Lorsque vient le temps d’aménager les espaces, les industries touristiques doivent également trouver des façons d’inclure le besoin des voyageurs. euses en rendant accessible des espaces pour le bien-être : salles de sports, zones détentes, spas et menu équilibré.


Dossier

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Petit bémol, attention au Well Washing Il est du devoir du.de la consommateur.trice d’avoir un esprit critique pour remarquer les détails cachés dans les offres. Certaines entreprises pourraient tenter d’agrémenter leurs produits en jouant sur le besoin du consommateur.trice. Par exemple, avec la pandémie, plusieurs s’intéressent au bon développement de leur système immunitaire et quelques industries du tourisme l’ont remarqué.

Premièrement, c’est le rapprochement avec la nature qui attire certains.es adeptes. Amélie Racine rappelle les effets thérapeutiques de la nature ; elle tend à réduire le stress, l’anxiété, la colère, la pression artérielle, à améliorer le système immunitaire et le retour au calme. Deuxièmement, la recherche d’une alimentation saine fait maintenant partie des tendances alimentaires. De plus avec les campagnes « produit chez soi » qui suivent la pandémie, les consommateurs.trices tendent vers l’achat local et bio quand vient le temps de parler alimentation.

« C’est de miser sur la peur globale pour faire de l’argent. Il y a quelques centres qui offrent normalement des retraites de combinaison de yoga, méditation et santé, mais là ils ont ajouté des produits à consommer qui supposément augmentent

En troisième, ce sont les inspirations ancestrales qui séduisent par leur côté authentique. Les voyageurs. euses se trouvent curieux face à des recettes de famille ou des techniques de massage ancestrales et même les méditations autour du feu. Par la suite, c’est aussi le tourisme spirituel et les retraites qui attirent les touristes. En effet, après le confinement, les voyageurs.euses sont plus sensibles à s’accorder du temps pour eux, de prendre une pause en se détendant. Le milieu du tourisme offre des retraites de yoga, des retraites monastiques ou spirituelles pour répondre à ce besoin grandissant.

les capacités immunitaires. Est-ce que c’est vrai ou opportuniste ? Il faut être un client.e aguerri.e et averti.e », met en garde Stéphanie Massé. Pourquoi choisir le bien-être en faisant nos valises ? Dans son analyse « Le tourisme de bien-être en 7 tendances », Amélie Racine présente les sept aspirations des voyageurs.euses lorsqu’ils ou elles choisissent de partir pour un voyage bien-être.

En cinquième, ce sont les soins et les traitements avancés utilisés dans une optique de médecine alternative pour guérir des maux comme le cancer par l’acupuncture par exemple qui attirent. Ensuite, certains.es choisissent un mélange entre détente et aventure. Du massage au rafting, l’objectif est de stimuler le stress positif du corps pour libérer davantage d’endorphine. Finalement, d’autres touristes optent pour les festivals qui s’adaptent à ce besoin de détente en incluant des sessions de yoga ou des aires de vente pour des produits santé.

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23 Top 5 des destinations les plus populaires en tourisme du bien-être 1. Suisse 2. Inde 3. Thaïlande 4. Bali

Photos par Sara Cervera

Octobre 2020 — Volume 04 No.1

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5. Hongrie


Mot de L’AELIÉS

UN BIEN-ÊTRE À GÉOMÉTRIE VARIABLE L’Organisation mondiale de la santé (OMS) définit le bien-être comme un « état dans lequel une personne peut se réaliser, surmonter les tensions normales de la vie, accomplir un travail productif et contribuer à la vie de sa communauté » (OMS 2018). Force est de constater qu’en ce début de session universitaire à distance, il existe plusieurs contradictions que nous souhaitons soulever. En effet, les étudiant.e.s de tous les cycles confondus doivent maintenant composer avec cette nouvelle réalité. Tout cela a un impact sur leur bien-être psychologique.

L’enquête Sous ta façade de l’Union étudiante du Québec (UEQ) a permis de mieux comprendre les facteurs influençant la détresse psychologique chez les étudiant.e.s universitaires du Québec. Cette enquête a identifié le sentiment de solitude et de précarité financière comme des éléments contribuant au détriment de la santé mentale et plus particulièrement ceux des cycles supérieurs. L’Association des étudiantes et étudiants de Laval inscrits aux études supérieurs (l’AELIÉS) a rédigé un mémoire sur la connaissance des étudiant.e.s sur les ressources en santé mentale à l’Université Laval et un autre sur l’encadrement. De ces recherches, quelques recommandations et deux campagnes sur ces enjeux ont été produits par l’AELIÉS. Notre campagne #pluspourtatête demandait à l’université d’élaborer et de mettre en place un plan d’action institutionnel spécifique pour la santé psychologique de la communauté étudiante. Compte tenu de l’impact de la relation d’encadrement sur la réussite scolaire, l’AELIÉS exigeait la signature d’un plan de collaboration obligatoire entre les étudiant.e.s et leur direction de recherche. Suite à la session d’hiver 2020 à distance, l’Association étudiante des 2e et 3e cycles du département des Sciences historiques de l’Université Laval (Artefact) a émis des réflexions et les ont soumises à l’AELIÉS. La formation à distance pose des enjeux liés à la qualité de la formation, l’accessibilité de tous et de toutes et des enjeux d’adaptabilité. Le constat est flagrant : tous et toutes ne sont pas égaux devant la formation à distance, la gestion des amphithéâtre en ligne pose encore un problème, certain.e.s étudiant.e.s n’ont pas accès au matériel informatique, aux logiciels spécialisés ou encore aux ressources documentaires de la Bibliothèque dont ils-elles ont besoin et on dénote une augmentation de la facture étudiante.

Pour répondre à cette nouvelle réalité, l’AELIÉS a exprimé plusieurs revendications sur la formation à distance qu’elle souhaite apporter à l’administration universitaire. Dont quelques-unes : la réduction de la facture étudiante face à l’inaccessibilité à tous et à toutes de plusieurs services offerts par l’Université, le maintien des mentions d’échec et réussite sans impact sur la moyenne pour la session d’automne 2020 et que l’université n’utilise pas de méthode de télésurveillance pour les évaluations. L’AELIÉS croit qu’en mettant de l’avant son cahier de positions sur la formation à distance, elle contribuera au bien-être de la communauté étudiante de l’Université Laval. – LE COMITÉ EXÉCUTIF DE L’AELIÉS

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Opinion

Opinion

«J'fais d'la poudre Pour travailler plus Pour faire plus d'argent Pour faire plus de poudre»

Photos par Gabriel Tremblay

ZIZANIE

Par Gabriel Tremblay, journaliste multimédia

Au menu de cet éditorial passif-agressif, j’aborde quelques sujets «légers» comme l’insécurité financière, la pression de performer ou encore la surcharge professionnelle. De plus, je vous glisse au passage, une tonne de petites morales cheap. Vous êtes déjà captivés, n’est-ce pas?

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Non mais blague à part, vous trouverez sans doute quelques éclaircis à travers ce portrait sociétal nuageux. Est-ce qu’on joue à un jeu? celui de remplacer la poudre par notre/votre addiction dans la chanson? En vous souhaitant de rebaptiser ce tristement célèbre titre des Vulgaires par «Caféïnomane».

Pour faire plus de poudre Levez la main (comme si je pouvais réellement vous voir) ceux et celles qui connaissent les dessous, non pas roses mais bien blancs des études universitaires, on fera le décompte plus tard, parce que j’ai un exercice pour vous. Je ne veux pas créer de tollés, mais je vous met au défi de trouver un.e élève qui terminera son BAC en actuariat sans neige dans les

Vous pouvez me garocher des roches au passage, dénoncer mes propos non-filtrés ou acclamer ma transparence, mais au final, je n’ai pas plus de solutions que le commun des mortels. La compétition académique et professionnelle est ancrée, enracinée, bétonnée et cimentée dans notre société occidentale, qu’on le veuille ou non. Après, je dis occidentale mais cette tendance nocive se fait sentir à l’échelle planétaire. Outre le fait que je me renseigne pour avancer de tels propos, j’ai eu la chance de pouvoir voyager à l’international, et ce, à plusieurs reprises. J’entends déjà Gérard 58 ans de Lavaltrie, criant au scandale sur son clavier de Ipad «Encore mes taxes qui payent des p’tits jeunes privilégiés qui passent leurs vingtaines à voyager». On jase là, mais est-ce qu’on pourrait utiliser la fameuse Dolorean à Marty Mcfly et retrouver le premier homme (clairement blanc) qui se pêtait les bretelles à travailler des heures supplémentaires de façon indescente?

étaient mêlé.es comme des jeux de cartes à l’orée de leur parcours collégiales.

Malgré mon ton moralisateur rempli d'âgisme, je n’aurais, personnellement, aucune leçon à donner aux pères fondateurs de la culture de surcharge professionnelle. Par contre, si nous ne pouvons réécrire le passé à la «Back to the Future», nous pouvons clairement opter pour un mode de vie garni de longues siestes et de chaï lattés. Embarquez-vous dans mon bandwagon de procrastination? Dans mon rock & roll train à vitesse grand D pour dodo?

Moi : «Oui mais Madame, je ne sais même pas ce que je veux manger ce midi à la cafétéria.» Donnacona, 2008.

Suite à la création de ces «belles» images un peu floues, digne du pelleteur de nuages que je suis, j’ai poussé ma réflexion, un peu plus sérieuse cette fois-ci, à un autre niveau. Qu’est-ce qui motive Monsieur Madame tout le monde à s’infliger un burnout pour un «simple» boulot. Pourquoi prôner des comportements professionnels générant l’isolement, l’oubli d’intimité relationnelle et la négligence familiale? Vous aurez probablement, comme moi, trouver le dénominateur commun à tout ça… les finances. Pour faire plus d’argent Vous êtes familier avec les sujets amenés complètement incohérent? En voilà un. Vous connaissez aussi l’expression «bébé de la réforme»? et bien j’en suis un. Mes semblables et moi, sommes le fruit d’une cohorte-éprouvette et expérience scolaire assez houleuse. Nous donnons au passage, Une bonne main d’applaudissements au gouvernement de Pauline Marois (entre autres) pour ses changements «bénéfiques» à tous et chacun.e. Je serais curieux, avec du recul, de recenser à l’échelle provinciale, les Québécois.es comme moi, qui

La conseillère en orientation : «Gabriel, tu devrais opter les mathématiques «Sciences Naturelles», tu pourrais t’ouvrir plus de portes.»

On jase là, mais à quand une réforme moindrement humaniste de l’éducation au Québec? Parce qu’on ne se contera pas d’histoire, notre modèle actuel est aussi bien adapté aux différents jeunes, que nos bureaux le sont pour les fauteuils roulants. À défaut de vouloir chialer sans arrêt comme un animateur de radio-poubelle qui mêle encore sa gauche et sa droite à 27 ans, je vais aller méditer pis on se rejase plus tard ok?

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Je vais vous casser les oreilles (ou les yeux) une dernière fois avec l’éducation, mais positivement cette fois-ci. Force est d’admettre que notre bonne vieille réforme entamée en 97 à engendrer son lot de décrochages scolaires, dont certains sont irrécupérables, malheureusement. En contrepartie, plusieurs étudiants de la vie, comme je m’amuse à les surnommer, sont nés suite à ce chamboulement du CÉGEP. D’ailleurs, j’ai envie de lever mon verre de kombucha à ces enfants de l’asphalte qui, à défaut de s’entêter à suivre un parcours académique linéaire, ont décidé de tout «crisserlà», de s’exiler à l’étranger et de vivre en marge d’une société capitaliste étouffante. À go, je commande, tel un poséidon de salon, à déferler une vague d’amour à ces beaux humains riches en expériences. Go!

Octobre 2020 — Volume 04 No.1

Octobre 2020 — Volume 04 No.1

On jase, là, mais à l’époque où les antidépresseurs s’avalent au même rythme que les pilules d’allergies, la dépendance au café est vraiment banalisée. Si vous n’aimez pas le ton cru (et non pas le thon cru) de mes propos, je vous invite à changer de page… parce que disons que la suite est déconseillée à de jeunes enfants et que la supervision des parents est conseillée. Vous ne pourrez pas dire que je n’ai pas mon lectorat à coeur!

narines. Vous comprendrez qu’ici, je ne fais pas référence à la somptueuse poudreuse hivernale du Mont Saint-Anne.

Pour travailler plus «Hé bonjour cher Monsieur workaholic, avant que vous jugiez l'extravagance de mon verni à ongles, j’aimerais simplement vous dire de prendre un peu de temps pour votre petite famille et que la messe du dimanche, ben ça devrait pas être votre seul congé de la semaine».Cordialement, Gabriel de 2020.


Sports

VOYAGES CARBONEUTRES Joignez-vous aux quelques 1400 personnes qui compensent les émissions de gaz à effet de serre associées à leurs déplacements aériens via le programme de compensation de l’Université.

Photos par Gabriel Tremblay

ACCALMIE Par Gabriel Tremblay, journaliste multimédia

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Pour décrocher plus *À ne pas confondre avec décrochage scolaire ou encore, le fait de décrocher un nouveau poste important*

Gérez-vous, de la même façon que vous avez fait vos pains maisons de début de pandémie.

«Pour décrocher plus»

Avec tendresse et de façon moelleuse...

«Ouais mais Gab, c’est pas dans les paroles originales de la toune ça.»

(à noter que ce segment quétaine n’est pas commandité par Gadoua.)

Ai-je besoin de vous rappeler l’importance de décrocher occasionnellement d’un emploi du temps routinier ?

Bref, Gérez-vous! Mautadine.

Ai-je besoin de vous rappeler l’importance d’aller se perdre dans le bois après un blitz intense au boulot ?

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En tout cas, je ne devrais pas le faire, je suis pas votre mère/ père câline ! Gérez-vous. Gérez-vous, comme ma génération (pour ne nommer que celle-là) qui soigne de plus en plus ses problèmes de santé mentale à un jeune âge, contrairement à nos parents qui se foutent la tête dans le sable des autruches, trop orgueilleux pour consulter. Gérez-vous, comme une panoplie d’acteurs en culture qui ne se sont pas apitoyés sur leur sort alors que leurs contrats s’envolait du jour au lendemain. Profitant de cette année anormale pour créer du beau, du plus beau que jamais.

ulaval.ca/dd


Société

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Photos par Marc St

Avec les frontières fermées pour éviter la propagation d’un certain virus, les voyageurs. euses ont dû trouver de nouvelles options pour partir à l’aventure. Et cela paraît dans le milieu touristique alors que les spécialistes observent un retour du vanlife et du voyage autonome à proximité de la nature dans les tendances touristiques. Présent sur Instagram, les billets de loterie et sur les routes, le camping nomade inspire liberté, autonomie et simplicité. Par Léonie Faucher, rédactrice en chef

Et justement, plusieurs tendances voyages se renforcent selon les restrictions qu’apporte le contexte actuel. Le mouvement du retour à la terre avait déjà fait son apparition surtout dans l’alimentation et la décoration intérieure. Mais voilà que la tendance des bois augmente en tourisme. Quoi de mieux qu’un coin de paradis entre faune et flore québécoise!

Westfalia à Safari Condo : en rupture de stock ! « Le camping nomade, c’est une tendance. Avec les VR entre autres, on en a beaucoup entendu parler dans l’est du Québec. Ça se remarque partout dans le monde. Aux États-Unis en mai, les VR étaient en rupture de stock. », spécifie Stéphanie Massé. Aussi appelé Vanlife, le camping nomade consiste à voyager à bord d’un véhicule motorisé de style auto-caravane. Cependant, les campeurs.euses qui ont aménagé leur véhicule de base en mode camping en ajoutant un matelas font également partie de cette catégorie, pourvu qu’ils puissent y séjourner plusieurs jours. Sans parler de la liberté associée, le camping nomade permet d’allier confort de la maison avec un véhicule aménagé et besoin de s’évader dans la nature. Dans les tendances actuelles dans le tourisme, c’est davantage la nature qui revient, car elle permet de s’éloigner. Et qui dit loin, dit distanciation sociale respectée !

Octobre 2020 — Volume 04 No.1

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VANLIFE le voyage autonome près de la nature

« C’est sûr que la plus grande tendance mondiale en ce moment, c’est le tourisme domestique, le tourisme intérieur ou local étant donné que les voyages internationaux sont interdits. » - Stéphanie Massé, professionnelle de recherche à la Chaire du tourisme Transat.


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« Le tourisme de nature et d’aventure qui est loin des centres urbains et qui est loin des rassemblements est préféré. Il y a l’agrotourisme aussi. Ce sont deux formes de tourisme que l’on a vues au Québec qui sont très en vogue. Ce sont des secteurs qui sont dans des environnements très éloignés qui permettent la distanciation sociale. » - Stéphanie

1. Roadtrip Laurentides, Outaouais et AbitibiTémiscamingue : Surnommé le parcours Charme Sauvage, des territoires grandioses, des lieux riches en histoire, mais surtout une vaste diversité de faunes attendent les campeurs.euses. 2. Roadtrip Capitale-Nationale, Mauricie et Saguenay–Lac-Saint-Jean : Surnommé le parcours du pêcheur, cet itinéraire porte bien son nom avec ses lacs poissonneux et ses rives sablonneuses.

Massé. SE CONVERTIR SANS AUTO-CARAVANE Afin de répondre à la demande croissante des touristes pour la formule de camping nomade, certaines compagnies ont lancé des ensembles de conversion pour automobile pour aménager une auto-caravane.

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Par exemple, la compagnie québécoise Roadloft propose un ensemble permettant de transformer u n e fo u rgo n n et t e e n a u t o - ca rava n e temporairement, car il est amovible. De la cuisine au lit et à l’espace repas, l’ensemble est pensé pour avoir le nécessaire de voyage dans un véhicule.

MON COUP DE COEUR 3. Capitale-Nationale, Charlevoix et Saguenay–LacSaint-Jean : Que dire de ce parfait mélange de mer et montagne ! Mis à part les quelques peurs sur les longues routes vallonnées, cet itinéraire a mis en valeur à nos yeux l’environnement terrestre, maritime et faunique. Si la curiosité est du voyage, plusieurs arrêts pour goûter la gastronomie du terroir sont possibles et délicieux. Bref, des décors qui valent la randonnée et qui nous ont fait dire : « Wow ! Dire qu’on a ça au Québec. »

PRENDRE SOIN DE SA SANTÉ MENTALE 33 Photo par Sydney Sims

La pandémie de COVID-19 fait rage depuis maintenant plusieurs mois. Loin d’être préparé.es à faire face à une telle situation, nous faisons tous et toutes de notre mieux et travaillons ensemble afin de freiner la propagation du virus et de revenir tranquillement à une vie normale. Cette pandémie nous oblige à revoir nos façons de faire, notamment en faisant du télétravail ou en suivant des cours à distance. Ce travail à distance apporte un isolement forcé qui peut avoir des conséquences sur la santé mentale, principalement au niveau de la motivation et peut même entrainer une dépression dans des cas extrêmes. Judith Trépanier, travailleuse sociale, donne son avis professionnel sur le sujet et Eve-Sophie Drolet, étudiante en communication à l’Université Laval, témoignage du défi que représente les études à distance.

ROADTRIP ET ITINÉRAIRES Bien que le camping nomade n’implique pas nécessairement de longs itinéraires au rythme de Sweet Home Alabama de Lynyrd Skynyrd, l’appellation rappelle ce concept qui fait rêvasser.

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Photo par Jayson Hinrishen

Voici quelques itinéraires que la SÉPAQ propose pour les amateurs.trices du camping nomade, ainsi que mon coup de cœur de vacances inspiré par ce site (tous les itinéraires complets sont disponibles sur « L’ABC de la Vanlife » de la SÉPAQ)

Par Mélissa Goudreault, journaliste collaboratrice Avant d’étudier plus en profondeur le sujet de l’effet de l’isolement sur la santé mentale, il est important de définir ce qu’est le bienêtre. Cela peut être définie principalement comme étant un « état agréable résultant de la satisfaction des besoins du corps et du clame de l’esprit » (Larousse).

Octobre 2020 — Volume 04 No.1

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D’ailleurs, la SÉPAQ, en collaboration avec la communauté Go-Van, mentionne dans son « ABC de la Vanlife » que c’est une des possibilités, mais pas la seule : « Pour certainn.es, c’est avant tout un plaisir de fins de semaine pour aller faire du sport dans leur parc favori ou en découvrir d’autres, rendre visite à la famille ou être au cœur d’un évènement sportif. »


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Le télétravail De multiples facteurs peuvent contribuer au bien-être d’une personne qui travaille à distance. Sur le plan du travail, il est primordial de « bien se sentir dans son milieu de travail », dit Mme Trépanier. Plusieurs choses peuvent aider à créer un sentiment de confort et d’aisance dans son travail, comme « l’esprit d’équipe », la « reconnaissance de la part de ses collègues et de son employeur », la « stabilité professionnelle » et la satisfaction du devoir accompli.

un professionnel de la santé tel qu’un psychologue ou un travailleur social », affirme la travailleuse sociale.

En raison de la pandémie, c’est le travail à distance qui est priorisé, obligeant l’isolement des travailleurs et des étudiants. Cela entraine des conséquences sur la motivation. Pour les personnes qui n’aiment pas travailler au sein d’une entreprise, cela peut avoir un effet positif, puisqu’elles préfèrent travailler seules. Elles sont plus productives lorsqu’elles sont dans un endroit calme et qu’elles n’ont pas de contacts avec des gens.

Néanmoins, comme il est possible et utile d’entrainer notre corps pour rester en santé, il est aussi nécessaire de se soucier de notre esprit. Selon Judith Trépanier, la clé pour conserver une bonne santé mentale est d’avoir un équilibre dans notre vie, autant sur le plan personnel que sur le plan professionnel afin d’éviter « l’épuisement [et] le surinvestissement dans l’une des sphères de notre vie ».

Au contraire, certaines personnes sont moins motivées quand elles doivent travailler seules à la maison. Judith Trépanier, par exemple, a besoin de « [plus de temps pour] s’installer [et pour se concentrer] puisqu’elle n’est pas dans son « environnement habituel ». Dans cette période d’isolement où il est difficile de se réunir, il existe des manières de conserver sa motivation comme de rester connectés avec l’aide d’outils technologiques (ex. : Teams, Zoom, Messenger, etc.) ou en gardant contact par téléphone.

Il est cependant possible de prévenir une dépression. Pour ce faire, il est essentiel de « bien se connaitre » et l’une des façons de s’aider peut être de « discuter [de ce que l’on ressent] avec

Enfin, même si le travail à distance a beaucoup d’effets négatifs, il peut aussi avoir ses bienfaits. Il permet de se « remettre en question, de se reposer, d’être moins en contact avec les bactéries [qu’ils pourraient y avoir dans l’air] » et donc de prévenir un virus et par le fait même « l’absentéisme au travail ou à l’école ».

Dans le contexte actuel, il est cependant plus difficile de faire ses travaux en présence d’autres personnes, car il faut respecter certaines règles comme la distanciation sociale. En apprenant que la deuxième moitié de la session d’hiver 2020 et ensuite la session d’automne 2020, elle a dû trouver des manières de se motiver et d’être plus productive. L’étudiante a par exemple « identifié les moments de la journée où [elle est] le plus concentrée et redécouvert l'importance des To-do list ». La situation actuelle l’amène aussi à travailler sur elle-même. « J’ai définitivement eu à faire une introspection que je n'aurais pas eu à faire autrement », explique-t-elle.

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Bref, la situation actuelle n’est pas idéale et l’isolement peut avoir des conséquences sur notre santé mentale, mais il est possible de surmonter ces obstacles seul ou avec de l’aide.

Les études à distance Eve - Sophie Drolet, étudiante au Baccalauréat en communication publique dans le profil publicité sociale, est personnellement touchée par la pandémie de qui l’oblige à suivre ses cours à distance. Elle raconte de quelle manière cela a affecté son travail et comment elle réussit à le surmonter. Elle était au départ inquiète de l’impact que pourrait avoir cette situation sur sa motivation. « Même si je suis une personne introvertie, j'aime me retrouver dans la même pièce que d'autres lorsque je fais mes travaux scolaires », dit-elle. Elle aime bien aller travailler à la bibliothèque ou dans un café pour se motiver plutôt que de rester chez elle.

Pixabay

Octobre 2020 — Volume 04 No.1

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L’isolement peut également faire en sorte qu’une personne se referme sur elle-même et ne pas se sentir bien sans que l’on s’en rende compte, parfois tellement que cela se transforme en dépression. Il y a plusieurs signes qui peuvent nous permettre d’identifier si une personne souffre d’une dépression : la tristesse, l’irritabilité, l’anxiété, des troubles du sommeil, une perte ou un gain de poids, un manque d’énergie ou la fatigue, une perte d’intérêt, des idées noires ou suicidaires, etc.

Un isolement prolongé peut avoir des effets négatifs sur la santé mentale tels que la fatigue, des difficultés à dormir, des difficultés relationnelles et un désintéressement du travail. Il y a de nombreux moyens de contrer l’isolement. Par exemple, sortir prendre l’air, faire de l’exercice, voir des gens ou avoir de bonnes habitudes de vie.

Pixabay

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Première piste : mettre un frein à la comparaison

Il vous arrive de passer un peu trop de temps à défiler les nombreuses photos de corps semblant parfaits sur Instagram? Pourquoi ne pas diversifier un peu vos abonnements pour éviter de vous placer dans une vulnérabilité sans fin face à ces femmes ou hommes qui vous font rêver d’un physique digne d’une déesse ou d’un Dieu. Très souvent, les photos frôlant la perfection sont modifiées et retouchées grâce à des logiciels, le plus connu étant Photoshop par Adobe. Ce sont donc des idéaux quasi impossibles à atteindre. Même les vedettes d’Hollywood ne sont pas parfaites, bien qu’elles aient beaucoup de pression pour l’être. La chanteuse et actrice américaine Selena Gomez affirmait il y a un an au Festival de Cannes que les réseaux sociaux pouvaient être dangereux pour tous ceux et celles ayant un manque d’estime face à leur corps, d’où le pourquoi elle tente depuis de partager des clichés d’elle le plus authentique et naturel possible.

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Nous l’examinons au centimètre près, nous le comparons sans cesse à celui des autres, nous tentons de le transformer pour atteindre un certain idéal… le corps. Certains entretiennent une relation conflictuelle avec celui-ci jusqu’à s’en rendre malheureux. Se réconcilier avec ses imperfections ne peut être que bénéfique sur son niveau de bien-être. Pistes à explorer pour se sentir mieux face à son anatomie. Pixabay

Par Andréi Audet, chef de pupitre société

Troisième piste : un mode de vie sain Nous l’entendons depuis toujours, mais une vie active et saine peut faire toute la différence dans notre façon que nous abordons notre corps. Manger de façon équilibrée et bouger

Quatrième piste : mieux comprendre notre corps qui évolue Le savoir peut être un bon remède à notre relation tumultueuse avec notre corps. S’arrêter quelques instants par jour pour réfléchir à la nature de ce qui peut nous sembler des imperfections sur le corps est une démarche somme toute intéressante. Une femme disait que chacune de ses rides avait une histoire, puisqu’elles apparaissaient progressivement avec le temps, ce qui est tout à fait naturel. Donc, pour n’importe qu’elle marque sur notre corps, tentons de retracer son origine et le pourquoi elle est sur notre corps pour au final mieux l’accepter. Cinquième piste : s’écouter Si ce qui vous dérange sur votre corps nécessite selon-vous une intervention esthétique, écoutez-vous et faites-le. Une personne qui par exemple a souffert d’acné sévère une bonne partie de son adolescence et de sa vie de jeune adulte pourrait être complexée par les marques et cicatrices que son problème de peau aura laissé sur son visage. Il ne devrait donc pas hésiter à rencontrer un dermatologue ou tout autre professionnel pour voir les options esthétiques qui s’offrent à lui pour retrouver atténuer ce qui le dérange. Il ne s’agit pas ici d’atteindre une perfection, un idéal, mais bien d’être bien avec soi-même. Piste ultime : ne pas hésiter à aller chercher de l’aide Votre corps vous rend malheureux à un point que cela prend une place démesurée dans votre quotidien, il ne faut pas avoir peur ou honte d’envisager une thérapie avec un psychologue qui pourrait être la seule solution possible pour mieux accepter votre corps. Dans une démarche transparente et honnête, partagez ce qui vous dérange le plus quant à votre physique, et ensemble, vous trouverez forcément des solutions qui pourraient vous ramener vers la voie du bien-être face à votre corps. Le régime d’assurances de votre association étudiante de l’Université Laval peut rembourser une partie des frais de consultation. Ça vaut la peine d’y réfléchir.

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Octobre 2020 — Volume 04 No.1

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SE BATTRE CONTRE SON CORPS, PAS POUR MOI!

Deuxième piste : se concentrer sur ce qu’on apprécie Du temps que nous passons devant le miroir à détester ce que nous n’aimons pas de notre corps, nous pourrions en prendre un peu pour prendre conscience qu’il a des atouts que nous apprécions, non? Et pas nécessairement de la façon dont il est dessiné. Prenons pour exemple une personne qui a une bonne force physique lorsqu’elle pratique des activités de plein air ou du sport. Elle pourrait sans aucun doute apprendre à aimer cette plus-value plutôt qu’à dénigrer ses cuisses qu’elles trouvent trop imposantes. Plus facile à dire qu’à faire me direz-vous, fort probablement. Toutefois, à force de se tourner vers le positif que le négatif, peut-être que la personne pourrait avoir un changement de perception notable face à son corps.

minimalement chaque jour nous rapproche du bien-être intérieur et extérieur dû au sentiment de satisfaction que nous avons à prendre soin de sa santé. Il n’est pas question ici de se mettre de la pression pour atteindre un idéal de mode de vie, mais bien commencer petit à petit, et s’établir une routine durable dans le temps.


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Photoreportage

Photoreportage

Perfectionnisme ou thérapie du bien-être ? Les phénomènes web s’enchaînent et après les AMSR, c’est au tour des vidéos et photos « oddly satisfying » ou bizarrement satisfaisant en français. Ce genre de contenu propose des matières ou des textures qui se font lissées ou écrasées, des objets du quotidien qui se font presser ou même des éléments frôlant la perfection dans leur organisation. Par Léonie Faucher, rédactrice en chef

Durant le dernier mois, je me suis promenée à la recherche de manifestations au quotidien de ses fameuses choses étrangement satisfaisantes. En partant avec l’idée de sensations que je trouve plaisantes comme les pieds qui s’enfoncent dans le sable, pétrir une pâte à pain ou rentrer dans un autobus du RTC vide.

Avec plus de 2,5 millions de publications mettant en vedette un #oddlysatisfying, la question du pourquoi est-ce que c’est satisfaisant est en droit de se poser.

Photo par Léonie Faucher

Photo par Léonie Faucher

Mais pourquoi ? Pourquoi est-on satisfait de voir un.e peintre mélanger de la peinture uniformément, de voir un buisson coupé symétriquement, d’admirer l’œuvre d’un potier.ère ou d’observer des points noirs se faire éclater ? Une partie de la réponse se trouve dans la justesse, le grand frisson, l’esthétisme, le sentiment de perfection, mais aussi dans la thérapie visuelle qui amène la même impression que lorsque l’on termine le ménage d’un espace qui était encombré.

Photo 2 (Cahier paillettes) : Ce genre d’objet rend fous les perfectionnistes qui ressentent le besoin de remettre toutes les paillettes du même sens. Par contre, la texture aide à se détendre comme dans la famille des hand spinner et des tangle.

Octobre 2020 — Volume 04 No.1

Octobre 2020 — Volume 04 No.1

Photo 1 (Crème glacée) : Les tours parfaits de la crème glacée que le consommateur.trice adore observer lors de la confection. Sans oublier, les vidéos de crème glacée en forme de bûche à geler sur une plaque.

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Photoreportage

Photoreportage

« Ces vidéos provoquent, comme l’ASMR, ce que l’on appelle l’état de flux. C’est un état de concentration particulier durant lequel on ne voit plus le temps passer. » - Arthur Trognon, neuropsychologue

Photo 3 (Arbres) : Quand la nature fait pousser des arbres à l’équerre avec des branches à 90°C. Les arbres du parc des Moulins semblent aimer les angles mathématiques avec leurs branches s’élevant vers le haut dans un angle droit.

Photos par Léonie Faucher

Photo 4 (Jeux de société) : Le rangement bien aligné de ces jeux de société au Renaud-Bray m’a fait ressentir de la satisfaction, car ils ont bien été empilés.

« Le visionnage de ces vidéos touche deux parties de notre cerveau. La première est un réseau de neurones qui gère l’empathie. C’est grâce à elle que l’on arrive à s’identifier aux personnes que l’on regarde. Si vous voyez un chiropraticien en train de manipuler un patient.e, vous pouvez vous mettre à la place de chacun.e des protagonistes et ressentir ce qu’ils ressentent. Cela va alors activer une autre partie de votre cerveau, celle qui gère le circuit de la récompense. C’est ce circuit qui est à l’origine de votre plaisir quand vous faites du sport ou n’importe quelle autre activité qui vous apporte de la satisfaction. En fait, vous vous projetez dans le plaisir des gens que vous regardez, ce qui déclenche un cocktail de dopamine, d’ocytocine et d’endorphine dans votre cerveau. C’est une voie d’accès parfaite vers le bien-être et le sommeil. » - Arthur Trognon, neuropsychologue Photo 5 (Fleurs) : Quand la nature fait pousser à la même hauteur tout un buisson de fleurs, ça donne un sentiment de satisfaction. Ces fleurs de l’Université Laval sont toutes à la hauteur de leur beauté.

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Octobre 2020 — Volume 04 No.1

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10 ANS DE SATISFACTION Depuis 2010, les vidéos et photographies du style bizarrement satisfaisantes sont présentes sur le site Reddit, mais prennent de plus en plus d’ampleur dans la dernière année avec des chaînes YouTube et des comptes Instagram dédiés à la pratique.


Photoreportage

Photoreportage

«En regardant quelqu’un d’autre faire des gestes, nous apprenons des compétences motrices fines. »

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Plaisance et éducation

Photos par Léonie Faucher

Photo 6 et 7 (Balles antistress) : De toutes les formes, de toutes les couleurs, ce genre de balles antistress possèdent une texture qui donne envie de les pétrir à longueur de journée.

Finalement, que ce soit un sentiment dû à un sentiment de bien-être associé à une certaine thérapie personnelle ou un besoin de voir le monde de manière égale et rangée des perfectionnistes, les oddly satisfying permettent une évacuation du stress au quotidien. Que ce soit en format vidéo avec des activités manuelles mises de l’avant ou en photo avec des objets courants mis en valeur par leur perfection, ce contenu est mis de l’avant sur plusieurs réseaux sociaux ce qui lui attribue une certaine popularité. l’avant sur plusieurs réseaux sociaux ce qui lui attribue une certaine popularité.

Photo 8 (facture) : Quel sentiment d’accomplissement énorme lorsque l’on réussit à arrêter sur un chiffre rond à la pompe ou que la somme des achats tombe sur un chiffre rond !

Octobre 2020 — Volume 04 No.1

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Le fondateur de l’Académie de L’ASMR Craig Richard pense qu’en zoomant sur les actions précises des mains pour centraliser la dextérité, les vidéos bizarrement satisfaisante soutiennent les fonctions d’apprentissages. « Beaucoup de ces vidéos montrent des gens qui réalisent quelque chose avec leurs mains de manière très experte, explique-t-il. C’est attirant, notamment pour les plus jeunes, car nos cerveaux sont faits pour être fascinés par ce type de mouvement. En regardant quelqu’un d’autre faire des gestes, nous apprenons des compétences motrices fines. »


Photoreportage

Photoreportage

LES EXPÉRIENCES VIDÉO ODDLY SATISFYING LES PLUS POPULAIRES Ce genre de vidéo mise sur les sensations corporelles comme la vue et le toucher en mettant en valeur une fascination visuelle (les arts, détruire ou fabriquer des objets) ou des textures. Par exemple, pour la destruction on retrouve des vidéos de boutons qui se font éclater et pour les textures, ça peut être des vidéos de manipulation de slime.

Photo 9 (sable cinétique) : Ce sable peut à la fois être sculpté et effrité. Il amuse le sens du toucher par sa texture modifiable. Les vidéos populaires placent souvent un cube que l’on coupe au couteau pour voir s’effriter la zone coupée. C’est le passage de dur à mou qui fascine aussi la vue.

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Photos par Léonie Faucher

Octobre 2020 — Volume 04 No.1

Octobre 2020 — Volume 04 No.1

Photo 10 (Potier) : Bizarrement satisfaisant, le travail du potier en vidéo qui permet d’admirer un travail minutieux qui obnubile complètement le public par les mouvements contrôlés de l’artiste. C’est aussi une façon d’apprendre en voyant les techniques pour fabriquer un objet de ses propres mains.


Photoreportage

TA MORT À MOI AVEC DAVID GOUDREAULT JEUDI 22 OCTOBRE — 20 H ($) Dans cette lecture-spectacle virtuelle et inédite, l’auteur livre des fragments de son roman à succès, accompagné de son complice de longue date le musicien Claude Fradette et de la pétillante comédienne Valérie Laroche.

© Julien Faugère

TOUTE LA PROGRAMMATION ET BILLETS : Photos par Léonie Faucher

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Courez la chance d’assister à l’enregistrement de la lecture de Ta mort à moi avec David Goudreault ! Pour participer, abonnez-vous à l’infolettre sur le site. Les personnes gagnantes seront avisées une semaine avant la captation.

Photo 11 (Presse hydraulique) : La presse hydraulique qui écrase des objets fait partie de plusieurs compilations de vidéos satisfaisantes. Que ce soit des Barbies, des bouteilles de liqueur, des savons et autres, l’écrasement de ces objets permet d’évacuer les pulsions, un peu comme l’effet de catharsis lors des tragédies grecques (voir de la violence ou de la désorganisation pour évacuer celles qui nous envahissent).

Octobre 2020 — Volume 04 No.1

Photo 12 (peinture au seau) : Cette tendance de voir des personnes peindre de grandes œuvres abstraites grâce à un seau troué accroché au plafond envahit le monde des vidéos oddly satisfying. J’ai moi-même tenté l’expérience de ce type d’art et il y a effectivement une satisfaction à voir une œuvre se produire « toute seule » avec une certaine autonomie.


Société

Société

Témoignage : le jour où j’ai dépensé 10 000$ Mon titre n’est pas tout à fait vrai, mais ça faisait plus accrocheur comme ça. Ces 10 000$ là, je les ai dépensés sur 4 ans et demi environ dans le bureau de Marie-Ève. Je lui ai sans doute payé un voyage ou deux, des Blundstone, des soupers de tapas, des bouteilles de vin à 25$. Quand je dis « je », je veux plus dire mes parents, parce que ce n’est pas vraiment moi qui ai payé, moi j’ai juste tendu l’argent à Marie-Ève à la fin de tous nos 50 minutes. Aussi, Marie-Ève ne s’appelle pas vraiment comme ça, mais du peu que je sais d’elle, je crois qu’elle préfère ne pas avoir l’attention sur elle. Et je ne sais pas pourquoi, mais je trouve que Marie-Ève, ça fait psy comme nom. Par Emmy Lapointe, cheffe de pupitre aux arts

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Ma première fois J’ai 17 ans, presque 18. J’arrive d’une année passée à Montréal. Je ne veux pas être dans son bureau, je suis là, parce que mon père m’y oblige. J’achète la paix, parce que je ne sais même pas pourquoi je suis là, je n’en ai pas besoin. Avec Marie-Ève aussi j’achète la paix, je lui dis que je suis là, parce que j’ai de la misère à dormir. Je sais que je vais l’avoir, lui dire ce qu’elle veut entendre. Elle est encore au doc, dans 10 séances, ce sera fini, je l’aurai la paix.

Mais Marie-Ève, même si elle s’habille chez Simons, elle n’est pas si crédule que ça. Elle tique sur tout ce que je voudrais qu’elle ignore. Elle me gosse, je voudrais être dure avec elle, lui dire qu’on n’a pas besoin d’un pseudo doctorat, de six ans d’université, de problèmes personnels pas réglés pour être capable de faire de l’écoute active et charger 100$ la séance.

35e séance La seule technique qui fonctionne jusqu’à maintenant, c’est de parler de livres pour parler de moi. Je demande à Marie-Ève si je peux prendre une pause de quelques séances, que je lui écrirai pour reprendre un rendez-vous.

Plus ça change, moins c’est pareil Je ne raconterai pas tous les stades que j’ai traversés dans le bureau de Marie-Ève, parce que c’est de ma vie dont il est question, et qu’au final, comme je l’ai dit, elle est assez banale. Mais j’ai fini par comprendre que j’avais un peu ma place assise dans le fauteuil rouge devant le sien. J’ai fini par la laisser entrer un peu dans ma tête, et elle l’a toujours fait doucement, sans forcer la porte, en enlevant ses Blundstone sur le seuil. Je ne dors pas tellement mieux qu’à ma première rencontre, mais ce n’est pas grave, ce n’était pas vraiment pour ça que j’y allais, je pense. Je me connais mieux, je comprends pourquoi j’agis de telle façon ou d’une autre. Je suis même capable de ne pas agir comme ça des fois. Je ne suis presque plus en colère, et ça, c’est vraiment bien.

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vois plus Marie-Ève depuis plus d’un an. Parfois, j’aurais le goût de me pointer dans son bureau et de lui déballer un tas de trucs, parce que même si je n’aimais pas me retrouver dans son bureau ikea, le bunker qu’elle m’offrait, j’étais contente de l’avoir. J’ai été chanceuse d’avoir des parents qui voulaient et surtout pouvaient mettre de l’argent dans ma santé mentale. st cave qu’à moins d’avoir envie de me mettre un plomb dans la tête, je ne puisse pas rencontrer un.e psy à l’uni ou au CLSC. C’est cave que je puisse faire plâtrer gratuitement ma jambe cassée, mais pas ma tête. Avoir une jambe réparée, mais pas l’envie d’avancer avec, ça ne vaut rien.

Photo par Unsplash

Octobre 2020 — Volume 04 No.1

Octobre 2020 — Volume 04 No.1

On passe deux séances à faire mon bilan. Deux séances où je passe en revue toute ma vie. Je finis par manquer de détails, criss, ma vie peut se résumer en moins de deux heures, à quel point je suis banale au final.

12e séance Je suis toujours là. 1200$ dépensés, 500$ remboursés par les assurances de ma mère. MarieÈve aussi est toujours là. Elle est aussi calme qu’au jour 1, moi aussi désagréable. Je réponds à ses questions ouvertes par des oui ou non. Plus ça va, plus elle fait des détours pour me parler, je pense que pour l’instant, c’est tout ce qu’elle veut : qu’on se parle.

Photo par Sahand Hoseinih


Arts et culture

Arts et culture

ÉCOUTE LOCAL

CHYZ 94,3 FM présente tout l’automne une toute nouvelle programmation avec le retour des rendez-vous de l’hiver dernier et de tout nouveaux projets. C'est donc près d'une quarantaine

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d'émissions que vous retrouverez tous les jours de la semaine autant musicales que parlées. En plus de nos émissions régulières, suivez la saison 2020-2021 des Remparts de Québec qui seront diffusés en direct, selon le calendrier régulier.

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Downtown Beaver Sheppard

Disparitions Jonathan Personne

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6 Present Dog Day

Accident Laurence-Anne

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Motherhood No Joy

(Les) Méandres De La Soift Barrdo

9 Indistinct Conversations Land Of Talk

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10 Comment Debord Comment Debord

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toutes les semaines.

Bleached Waves Beat Sexü

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Rendez-vous au CHYZ.ca pour découvrir la grille horaire mise à jour

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Club mixtape 2020e KNLO

PALMARÈS DU MOIS

À NE PAS MANQUER

Nouvelle saison, nouvelle grille horaire, nouvelles voix.

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Arts & Culture

Arts et culture

Méduse – Martine Desjardins

Sorties littéraires

Roman – Alto – octobre 2020 – 23,95 $ « Avant d’être pétrifiée sur place, j’ai abattu la lampe de poche sur les miroirs. Dans un

Par Emmy Lapointe, cheffe de pupitre arts

fracas de verre brisé, la chambre prismatique a volé en mille éclats, la ribambelle grotesque s’est fragmentée et mon image a enfin été pulvérisée. J’aurais voulu briser tous les miroirs du monde. À vrai dire, je n’étais pas prête à me pencher sur les difformités de mon cœur ni à contempler mon âme dans toute sa laideur. »

Le lièvre d’Amérique – Mireille Gagné Roman – La Peuplade – août 2020 – 21,95 $ « Je me déchausse lentement, me dépars de mes bas, de mes pantalons, de

Le clone est triste– Oliver Morin,

mes sous-vêtements. Ma peau nue, laiteuse et éclatante, comme les restants

Théâtre – Les Éditions de ta mère – septembre2020- 20 $

d’un pelage d’hiver, illumine la forêt. Sauvage, je secoue mes cheveux. Mes poils se dressent. Pendant un instant, je me sens entière; j’appartiens à l’île,

« - J’ai jamais rien eu. Il mangeait ma boîte à lunch avant que j’aille à l’école, il m’a piqué

en phase avec ses marées, plus aucune fente, délivrée de toute attache

toutes mes jobs étudiantes jusqu’à ce que j’aie cinquante ans […]

possible. » -Et la pauvre Genny explose de chagrin partout su’es murs. Pauvres X. Pas habitués d’avoir de l’amour. Quelle génération gâchée, pareil… - Une minute de silence pour toute la génération perdue qui n’aura laissé aucune trace utile de son passage sur terre autre que des larmes amères, des CV pleins de fautes et du chialage incessant. »

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Infantia – Alex Thibodeau Poésie – Le Lézard amoureux – septembre 2020 – 15,95 $ « paralysie du sommeil/ les monstres qui transpercent/ les fenêtres ont tous/ ton visage/ une naïveté lacérée/ se jetant du ciel pour s’empaler/

Les jardins de linge sale – Laurence Gagné Poésie – Le Lézard amoureux – 9 septembre – 15, 95 $ « il y a ce que je sais de ta gorge/ tu ne veux pas avouer/ ma viande est étrange/ auprès de la tienne/ retaille d’avant les vraies heures/ celles des réveille-matin/ où mes idées sur le monde sont bouffées/ par les premiers chats/ de l’aube »

D’une caresse patentée Louise Marois

L’avenir Catherine Leroux

Le sommeil des loutres Marie-Christine Chartier

Triptyque – septembre 2020 – 18,95$

Roman – Alto – septembre 2020 – 28,95 $

Roman – Hurtubise – 26 août 2020 –

« le nid froid des poissons/ tu marques

« Ils se taisent, mais pour la première fois

« Toutefois, j'ai réalisé que ce qui est

des repères invisibles au paysage/ la tour

depuis des jours, un sourire déchire leur

différent, une fois que tu es clean, ce n'est

l’arbre/ la troisième fenêtre du chalet

visage; ce n’est pas de la joie mais autre

pas que tu as moins envie de consommer:

jaune/ le bout de la pointe/ un autre

chose, l’envers de la rage, le basculement

c'est juste que tu décides de ne pas le

maudit triangle »

de l’impuissance. »

faire »

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dans ton lit »


Arts et culture

Arts et culture

Photo par Jon Tyson

Art et équité sociale 56

En réponse à la crise financière engendrée par la COVID-19 dans l’industrie culturelle, le Front des artistes canadien (CARFAC) demande un revenu minimum garanti. Un tel programme relève-t-il de l’utopie? L’art devrait-il être entièrement considéré comme un service public? Par Jessica Dufour, journaliste multimédia Basé sur le principe du revenu universel et comparable à la Prestation canadienne d’urgence, ce programme social en serait une extension qui permettrait d’aider à la reprise économique des secteurs durement touchés par la pandémie, et de manière plus générale, d’atteindre une « dignité économique » et de « combler les besoins de base des Canadien-ne-s » selon la lettre au gouvernement signée par 75 000 artistes.

Comment ça fonctionne ? Garantir un revenu mensuel de base et inconditionnel à tous les Canadiens en âge de travailler ou dès la naissance et jusqu’à la mort, c’est ce que proposent des groupes comme la CARFAC et Revenu de base Québec, qui trouve un écho au Canada avec le Réseau canadien pour le revenu garanti, et en France avec le Mouvement français pour un revenu de base.

La mission de Revenu de base Québec est de faire connaître et adopter le revenu universel « pour une société québécoise plus juste, plus efficace et plus libre ». Dans la section Comment le financer? de son site web, le Mouvement français pour un revenu de base propose « deux approches [qui] ne s’excluent pas mutuellement » : des taxes sur le revenu supplémentaire et une réforme de la création de la monnaie.

Combien ça coûte ? Quartz, un magazine en ligne destiné aux gens d’affaires, donne un exemple de calcul simplifié des coûts du revenu universel. Pour un groupe de 15 personnes, si chacune reçoit 2$ en revenu de base, le coût brut serait de 30$. Les dix personnes les plus riches contribuent pour 3$, atteignant ainsi le montant nécessaire de 30$. Ils reçoivent ensuite leur 2$ de base comme les autres, baissant leur contribution à 1$. Le coût net – ou réel – du programme serait donc de 10$.

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Selon Quartz, l’erreur la plus commune est d’établir le coût en calculant le montant versé à chaque individu, alors qu’en réalité, c’est beaucoup plus complexe. Une estimation juste du revenu de base considère qui en seront les contributeurs et qui en seront les bénéficiaires. Ce serait donc une façon de redistribuer l’argent plus équitablement, d’amincir la marge entre riches et pauvres ou du moins de garantir un certain niveau de vie aux plus vulnérables. Plusieurs services sociaux comme l’aide sociale, le chômage, l’allocation familiale et la pension de retraite pourraient alors être abolis puisque déjà desservis par le revenu de base.

Octobre Mars 2020 — Volume 03 04 No.2 No.1

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Mais comment fonctionnerait-il, et serait-il viable?

Ce sont actuellement les banques qui créent et détruisent l’argent en octroyant des prêts, mais ce système, selon le Mouvement, est inégalitaire, car « on ne prête qu’aux riches » ou, du moins, plus facilement et à un meilleur taux d’intérêt. Cette réforme impliquerait que « la création monétaire, plutôt que de se faire par le crédit, se fasse par la distribution à chaque citoyen d’un revenu de base : un dividende monétaire en somme. Un tel système permettrait que la monnaie en circulation soit plus permanente, que son volume soit beaucoup plus stable et maîtrisable par la Banque centrale. En outre, la monnaie étant directement distribuée aux individus qui ont le choix entre la consommer ou l’investir – notamment dans une entreprise personnelle –, elle alimenterait directement l’économie réelle ».


Arts et culture

Arts et culture

Un résultat incertain Si l’on décide d’aller de l’avant, reste à déterminer son application concrète. Son élaboration nécessite en effet de considérer une multitude de variables et pourrait avoir un impact sur plusieurs secteurs publics comme l’éducation et la santé, tous deux financés par l’État. Quand le défi de répartir les fonds publics est déjà de taille, il semble difficile de croire qu’un tel projet de société soit envisageable. Après l’Ontario et le Manitoba, le Québec s’est à son tour penché sur la question en 2017, mais les conclusions du comité d’expert ont laissé François Blais, alors ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale, perplexe et insatisfait selon un article paru au Devoir. Le problème semble être lié aux applications pratiques d’un programme d’une telle

envergure. Il s’agirait en effet d’un changement drastique de société dont les répercussions sont difficiles à définir tant qu’on n’en a pas fait l’expérience et ce, sur plusieurs années. N’ayant été testée qu’à petite échelle ou de façon temporaire, il est impossible de garantir le succès d’une telle mesure. Et comme la méthode privilégiée pour mesurer ses effets est le sondage, les résultats semblent manquer d’objectivité. Plusieurs livres ont été publiés par des économistes sur le sujet, mais ces ouvrages restent basés sur des conceptions théoriques. D’après Ambre Fourrier dans son mémoire intitulé Que penser du revenu de base?, publié au HEC Montréal en 2017, il pourrait s’agir en fait, selon le type revenu de base instauré, d’une « liberté

négative », « [d’]une aggravation des inégalités sociales, tout en permettant la poursuite de la destruction écologique en cours ». Ce programme alimenterait donc l’économie capitaliste en conférant un pouvoir d’achat minimum et une égalité des chances.

n’est-il pas déjà saturé d’œuvres musicales, visuelles, cinématographiques, théâtrales et littéraires? Faudrait-il au contraire le laisser s’autoréguler?

Nouvelle incertitude Encore faudrait-il en déterminer les conditions. À quel moment peut-on se déclarer artiste et toucher un revenu de base? Combien d’œuvres et à quelle fréquence faut-il en produire pour demeurer couvert? Un artiste qui produit du contenu une fois aux dix ans peut-il conserver son revenu? Chaque nouvelle question semble révéler un terrain glissant. Qu’en est-il de l’offre et la demande? Le marché

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Arts et culture

Afin de poursuivre sa réflexion, Impact Campus s’est entretenu avec Mélissa Verreault, Vice-présidente de l’UNEQ ainsi que chargée de cours en création littéraire à l’Université Laval. Impact Campus : Il semble qu’au Québec, on perçoive l’art comme un passetemps, une lubie plutôt qu’une véritable profession. En quoi les créateurs contribuent-ils à la société? Mélissa Verreault : Les écrivains, au même titre que tous les artistes, travaillent à construire notre culture, celle de laquelle on est si fiers lorsqu’on voyage à l’étranger, celle qu’on tient mordicus à défendre contre de prétendus immigrants envahisseurs, celle qui nous distingue de tous les autres peuples et qui nous a menés à une certaine époque à réclamer un pays!

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Les écrivains, par l’entremise de leurs livres, racontent notre identité, nos valeurs, notre histoire, nos aspirations; ils mettent en mots des idées, des sentiments, des craintes qu’on est souvent bien en mal d’exprimer soi-même, nous permettant ainsi d’expérimenter la catharsis. Les livres qu’ils écrivent sont l’occasion pour les lecteurs de se divertir, mais aussi d’apprendre de nouvelles choses, d’élargir leurs esprits, de fréquenter l’Autre et l’Ailleurs, de développer leur empathie (plusieurs études ont prouvé que la lecture contribuait à forger la capacité des personnes à se mettre à la place de l’autre), etc. Et je pourrais continuer comme ça longtemps! Voilà ce que je réponds toujours à ceux qui disent qu’être écrivain, c’est un hobby et non un métier, et qui prétendent que les écrivains ne devraient pas être payés pour leur travail, car celui-ci est en fait leur passion : Et les joueurs de hockey professionnels qui gagnent des millions par année, eux?!

MV : Je ne sais pas s’il est vraiment plus difficile qu’avant de financer des projets, il y aurait plusieurs éléments à décortiquer dans cette question avant de pouvoir y répondre convenablement… Le monde et les façons de faire changent, ça c’est sûr, mais ça ne veut pas dire qu’il y a moins d’argent pour les arts et la littérature; c’est simplement que l’argent se trouve ailleurs (par exemple, les revenus publicitaires ne sont plus ce qu’ils étaient). Effectivement, au cours des dernières décennies, le public a été habitué à la gratuité du contenu et accepte de moins en moins de payer pour regarder des films, écouter de la musique, lire des livres. Or, ce même public doit comprendre que si tous les artistes qui donnent vie à ces films, cette musique, ces livres ne parviennent pas à être payés correctement pour leur travail, ils devront abandonner leur carrière artistique et embrasser un autre métier – parce que la « passion » et la « visibilité » ne payent ni le loyer ni l’épicerie. Une campagne de sensibilisation a d’ailleurs été faite à ce sujet il y a un an et demi : https://uneviesansart.ca/

Tout cela étant dit, je ne suis vraiment pas certaine que la solution réside dans une sorte de nationalisation des arts et de la culture. Si ces derniers devenaient des services publics, la liberté de création des artistes risquerait d’être entravée, et cela nuirait à la qualité des œuvres. L’industrie doit effectivement réfléchir à de nouvelles manières de se financer, mais elle doit rester indépendante du politique et de la structure étatique. IC : La Prestation canadienne d’urgence est venue soulager la précarité financière des artistes, mais de façon temporaire. Qu’entrevoyez-vous pour l’avenir post-pandémie quant à la condition des créateurs et de l’industrie? MV : La pandémie est venue démontrer à tous que le filet social qu’on croyait si solide et efficace au Canada était finalement assez bancal. Si les personnes vulnérables et vivant une situation de précarité financière avaient déjà été bien couvertes par des programmes d’aide, le gouvernement canadien n’aurait pas eu à improviser en mettant sur pied un tout nouveau programme de prestations! Bref, nous avons réalisé qu’il y avait encore beaucoup à faire pour assurer à tous les Canadien.ne.s des revenus minimums leur permettant de vivre dignement, peu importe leur situation personnelle – et cela va bien au-delà de la question des écrivains et des artistes. La covid a mis en lumière la position particulièrement précaire de ces derniers, c’est vrai, mais c’est pour l’ensemble de la population qu’il faut réclamer des changements, pas seulement pour cette catégorie de travailleurs.

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En ce qui concerne les écrivains québécois plus précisément, je dirais que leur avenir sera beaucoup influencé par ce qui adviendra de la révision de la Loi sur le statut de l’artiste (c’est un autre dossier, mais fortement imbriqué dans la question qui nous intéresse ici, puisque c’est grâce aux modifications apportées à cette loi que les écrivains pourraient espérer obtenir un minimum de filet social, des assurances, de l’épargne-retraite, etc.).

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IC : L’art circule de plus en plus librement, permettant sa démocratisation. Avec cette nouvelle accessibilité, le public semble de moins en moins vouloir payer pour les services et les produits culturels. Est-il plus difficile qu’avant de financer des projets? L’industrie gagnerait-elle à devenir un service public à part entière?

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IC : Croyez-vous que d’offrir un revenu de base aux artistes leur permettrait de se professionnaliser?

MV : L’absence de revenus fixes n’a jamais empêché les écrivains de se professionnaliser, cependant, il est clair que leur professionnalisation pourrait se faire de manière moins angoissante si un revenu de base leur était assuré! Ce revenu de base pourrait surtout leur permettre de se professionnaliser plus rapidement, puisqu’ils n’auraient pas à partager leur temps entre leur pratique artistique et mille petits métiers grâce auxquels ils parviennent à payer leurs factures. Par ailleurs, le revenu minimum ferait en sorte que de véritables carrières pourraient se développer; les écrivains auraient le temps et les moyens de bâtir des œuvres entiers, pourraient s’engager dans des projets à long terme, déployer des idées plus ambitieuses. Dans l’état actuel des choses, les artistes et les écrivains sont forcés de réfléchir six mois à la fois, étant incapables de prévoir s’ils auront des sources de revenus suffisantes l’année suivante pour subvenir à leurs besoins, et cela influence sans aucun doute la nature des projets sur lesquels ils travaillent. Est-il responsable du nombre dérisoire de femmes à l’Académie ? Il n’y a malheureusement pas de réponse claire, mais je suis tentée de croire que la réponse fonctionne dans les deux sens. Or, vu l’influence primordiale de l’Académie sur le monde littéraire français et francophone en général, il me semble qu’elle a le pouvoir de briser ce cercle vicieux et de changer les mentalités, si seulement elle voulait bien entrer résolument dans la modernité.

Photo par Josh Gordon

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Photos par Marco Lastella

MV : Je suis moins outillée pour répondre à cette question. Par contre, selon moi, il serait important que tout citoyen canadien qui est en âge de travailler ait accès au revenu minimum garanti, peu importe son statut matrimonial, son état de santé, son domaine professionnel, etc. L’accès à ce programme ne doit pas être limité aux seuls artistes et écrivains – ce serait une bien mauvaise manière de le faire accepter socialement! Les défis sont nombreux, mais ça, c’est davantage un économiste qui saurait en parler avec pertinence. ☺

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IC : L’instauration d’un tel programme nécessiterait d’en délimiter les contours, d’établir les conditions de son accessibilité. Quels en seraient les défis, les lacunes potentielles?


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Karaté Kid – Harald Zwart – 2010 Je m’explique difficilement pourquoi, mais c’est le film qui me motive le plus. Oui, il est assez cliché. De la persévérance, le pardon, la résilience, une fin prévisible, mais je m’en fous. C’est une version satisfaisante des Karaté Kid, la facture visuelle est bien, la performance de Jaden Smith est juste, celle de Jackie Chan touchante.

À l’ouest de Pluton – Myriam Verreault, Henri Bernadet – 2008 Film trop peu connu pour ce qu’il devrait être selon moi. Tourné avec peu de moyens (voire pas du tout) et des acteurs|actrices non-professionnel.les, À l’ouest de Pluton donne l’impression d’être un documentaire tellement son effet de réel est saisissant. 24 heures dans la vie d’adolescent.es d’une banlieue de Québec, 24 heures qui auraient pu être les miennes ou les vôtres. Pour les nostalgiques, pour les Peter Pan parmi nous.

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8 Femmes – François Ozon– 2001

Films baumes

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Par Emmy Lapointe, cheffe de pupitre arts

Film qui ne nie pas sa filiation au théâtre, au contraire. Ambiance kitsch, répliques cinglantes, c’est succulent. Drame policier qui cesse vite de l’être. Une distribution féminine grandiose : Catherine Deneuve (quand elle était moins problématique), Isabelle Huppert, Emmanuelle Béart et Danielle Darrieux. Il faut tout de même dire que le personnage de la femme de chambre interprétée par Firmine Richard ne pourrait pas être écrit comme ça aujourd’hui, et on l’aurait souhaité moins réducteur à l’époque.


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Le Diable s’habille en Prada – David Frankel – 2006 Anne Hathaway, Meryl Streep, Emily Blunt et Stanley Tucci s’approchent assez de la caricature sans s’y frotter en fin de compte. Habile équilibre entre l’encensement de la haute couture et la critique du « culte des apparences ». Pour une raison qui m’échappe, l’idée du maître rendu trop vieux|vieille et qui se voit être dépassé.e, par les plus jeunes, me touche toujours. Ce qui vient me chercher n’est pas tant le dépassement en lui-même, mais plutôt la peur de disparaître et la peur de se voir mourir.

La La Land –Damien Chazelle – 2016

Je déteste les comédies musicales : elles tuent tout ce qui me reste de capacité d’émerveillement. Mais sans grande surprise, La La Land fait exception. Ryan Gosling et Emma Stone crèvent les cœurs et l’écran. La scène du planétarium n’a ni temps ni lieu, et celle de la fin m’a fait pleurer d’une émotion que je ne connaissais pas, comme une tristesse heureuse.

Les êtres chers – Anne Émond – 2015

La femme de mon frère – Monia Chokri – 2019

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Premier long-métrage de Monia Chokri met la barre assez haute pour ses prochains. La relation frère et sœur me semble être peu exploitée au petit et grand écran. Le film de Chokri est vif, lumineux, mais certainement empreint d’une certaine nostalgie. La cinéaste ne cache d’ailleurs pas ses influences (on devine facilement La Nouvelle Vague et sans doute quelque chose de Wes Anderson, du moins dans les couleurs). Certains dialogues sont divins. Anne-Élizabeth Bossé et Evelyne Brochu sont brillantes.

Ceux et celles qui l’ont vu contesterontpeut-être mon choix de mettre ce titre dans la liste, parce que oui, il est question de suicide, du « suicide héréditaire ». Mais je ne crois pas que le film soit vraiment à propos de ça. Non, il est à propos de l’envie folle de vivre, de l’envie de se parler, de l’envie d’aimer, pas de l’envie de mourir. Il est à propos de ceux et celles qui restent. Les paysages du Bas-Saint-Laurent sont doux et grands, comme la performance de Karelle Tremblay aussi.

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La passion d’Augustine – Léa Pool – 2015

Les paysages de la Côte-Nord n’ont rien à envier à ceux de la Gaspésie. Le film de Pouliot est assez simple quand on y pense et pourtant, il fait partie, à mon avis, des meilleurs films québécois avec le remake de Roméo et Juliette (non ça, c’est une blague). Comédie certes, mais la problématique qu’il soulève est bien réelle. Performances justes et égales. Un vent salin de fraîcheur qui étire la belle saison encore un peu.

Je suis fan de Léa Pool, mais ses films ne sont pas très légers à part peut-être celui-ci, et encore. C’est un pan de l’histoire du Québec peu illustré au cinéma, celui de la transition vers la « laïcité ». La bande sonore est géniale pour quiconque apprécie Schubert et Chopin. La distribution est réjouissante. Lysandre Ménard donne une bonne première impression, Céline Bonnier et Diane Lavallée sont touchantes et Marie Tifo détestable comme il le faut.

Octobre 2020 — Volume 04 No.1

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La grande séduction – Jean-François Pouliot – 2003


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Mulan, entre adaptation & conflit politique Après une sortie houleuse sur la plateforme Disney+ au coût de 34,99 $, c’est officiel le remake du film Mulan passe au petit écran. Ce classique jeunesse était attendu depuis le printemps 2020. Cependant son accueil par le public s’est fait plus froidement qu’espéré. Entre la déception des admirateurs.trices de Disney face aux changements et les mouvements de mise à l’index du film, Mulan n’a pas fini de se battre après la victoire de l’Empire de Chine!

Mulan Photo par Undersplash

Quelques changements narratologiques étranges À mes quelques écoutes du film, il y a des éléments de la narratologie qui m’ont titillés. Je comprends l’idée d’abandonner certains éléments du film original au profit de coller aux clichés du cinéma chinois (scènes de combat presque irréelles, cinéma de l’extrême et l’influence des arts martiaux avec le Chi), mais certains changements m’ont semblés aller à l’opposé de ses choix narratologiques.

Par Léonie Faucher, rédactrice en chef

En plus, dans le générique du film, « Disney a remercié quatre départements de propagande et un bureau de sécurité publique dans le Xinjiang […] qui est le lieu de l’une des pires violations des droits de l’homme au monde aujourd’hui », mentionne Isaac Stone Fish, de l’Asia Society, dans le Washington Post.

C’est l’activiste Joshua Wong, figure du mouvement pro-démocratique de Hong-Kong, qui lance l’appel au boycott dans un message sur Twitter : « Puisque Disney s’incline devant Pékin, et parce que Liu Yifei supporte ouvertement et fièrement la brutalité policière à Hong Kong, j’encourage tous ceux qui soutiennent les droits humains à boycotter Mulan [#BoycottMulan] », a-t-il écrit.

Adaptation rime avec déception Sans prendre en compte les cacophonies politiques, les premiers commentaires qui ressortent sur le film sont « mais où est Mushu ? », le petit dragon représentant les esprits de la famille de Mulan qui tente d’accompagner la guerrière dans ses périples. Malheureusement, après La Belle et la Bête et Le Roi Lion qui ont habitué le public a retrouvé un film pratiquement copié-collé sur leurs souvenirs d’enfance, Disney a plutôt opté pour une adaptation de Mulan dans le style du cinéma chinois. Donc, c’est sans surprise que le film perd sa saveur Disney en retirant les animaux parlants, les chansons omniprésentes et en réduisant l’histoire d’amour.

Mais les vagues de frustrations autour du film ne s’arrêtent pas là, alors que plus récemment un autre appel au boycottage est dénoncé par Amnistie internationale certains lieux de tournage. En effet, quelques scènes ont été tournées, dans la région chinoise de Xinjiang l'emplacement où les Ouïghours font l’objet d’internements en camp de concentration.

Soutien aux violences communistes, tournage dans des camps de concentration, soutien à la propagande, un nuage sombre semble entouré ce film de l’industrie cinématographique de notre enfance.

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Ensuite, le plus beau meuble ajouté au nouveau film est la sœur de Mulan qui ne sert pas l’histoire. Elle apparaît dans cette nouvelle version comme une figurante. Bien que sa peur des araignées remplace facilement la scène absurde du criquet de la grand-mère dans l’original, la sœur de Mulan ne servira qu’à ça dans le film. Ah oui, et d’apporter l’honneur à la famille en se préparant à son mariage à la fin. Finalement, le choix du phénix comme emblème de la famille m’est un peu obscur. Le dragon, omniprésent dans la culture asiatique, semblait être un choix plus éclairé, alors que le phénix est moins populaire. Évidemment, le côté poétique de Mulan qui accepte sa vraie identité sur le champ de bataille en laissant mourir son alter ego masculin peut soutenir la légende du phénix renaissant des flammes, mais c’est tiré par les cheveux.

Octobre 2020 — Volume 04 No.1

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Politique : une sortie boycottée À la suite de la sortie du film Mulan sur la plateforme Disney+, un appel au boycottage suit sur les réseaux sociaux. Ce n’est pas le film en soi qui pose problème, mais les propos de l’actrice Liu Yifei (interprète de Mulan) sur la situation politique à Hong Kong qui sont originaires de la controverse. En effet, l’été dernier lors d’une manifestation prodémocratique, l’actrice a publié une photo montrant son soutien aux forces policières de Hong Kong. Ironique, non ? Mulan qui défend les intérêts de l’empire dans le film exerce la même médecine dans la réalité de l’actrice.

Premièrement, pourquoi la grand-mère de Mulan disparaît ? Voilà un choix scénaristique étrange, car dans la culture asiatique traditionnelle, les grands-parents ont souvent une place privilégiée dans l’éducation des enfants. Cependant, le père de Mulan paraît plus âgé dans cette nouvelle version, ce qui pourrait expliquer l’absence de la grand-mère. En effet, le père étant plus vieux, son incapacité à aller se battre est accentuée.


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Nouveau n’est pas égal à mauvais Finalement, il faut regarder ce film sous un nouvel œil, sans rester dans le « ce n’est pas le vrai mulan sans Mushu » pour apprécier l’œuvre, car oui le film diffère de la version originale et c’est bien. Une partie de moi adore revoir ses classiques d’enfance en prise de vue réelle, mais la partie de moi adulte aime aussi voir comment les concepts présents dans ces films ont évolué au fil du temps. Par exemple, la place du féministe dans le nouveau Mulan est scindée en deux pour lui offrir une voix plus forte. Mulan se bat pour sa place, tandis que la Sorcière accepte de rester l’esclave de Bori Khan (dirigeant des Huns) dans l’espoir de s’affranchir. Même si une partie de moi aurait aimé voir une fin à la Disney où la Sorcière trouve rédemption, celle-ci termine en force sur une scène touchante. Pas autant que les retrouvailles de Mulan et de son père, mais noble en émotion quand même.

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73 Mulan Photos par Undersplash

Qualité & décors hallucinants Outre mes incompréhensions de quelques choix, j’ai adoré la facture visuelle du film. Entre les décors grandioses accompagnés de Mulan et les maisons pittoresques de village, le film a su reproduire ce à quoi la Chine antique pouvait ressembler. Il faut dire que la caméra s’est baladée sur tous les territoires, tantôt le désert, tantôt les montagnes enneigées, sans oublier les vastes plaines. Ce film donne l’impression de couvrir le pays d’un bout à l’autre.

Octobre 2020 — Volume 04 No.1

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Le jeu d’acteur était particulièrement touchant. L’interprète de Mulan avait une approche de jeu très forte, autant dans ses expressions faciales solides et dans les moments de sensibilité. D’ailleurs, l’interprète du père, Tzi Ma, a su bien consolider le rôle ambigu du père entre être fier de sa fille et respecter les traditions pour l’honneur.


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La littérature qui fait du bien

OU

La littérature fait partie de notre quotidien et pour les adeptes, il n’y a rien qui puisse les rendre plus heureux que de dévorer un bon livre. En ces temps difficiles et avec cette grisaille qui n’a rien pour nous ravir, il est impératif de se faire plaisir et de rester motivé.e. La littérature est la parfaite activité, car elle est peu coûteuse et est un bon enrichissement pour l’esprit. La liste ci-dessous est divisée en deux : d’une part, cinq romans qui vous feront voyager et qui vous donneront le sourire, et d’autre part, cinq guides qui prônent le bien-être et proposent différentes « recettes du bonheur ».

Guides pratiques sur le bien-être

Par Mélissa Gaudreault, journaliste collaboratrice

1. La libraire de la place aux herbes Éric de Kermel Nathalie, professeure de littérature dans la quarantaine, atteint un point tournant dans sa vie. Ses enfants sont partis de la maison et elle a besoin d’un nouveau défi. L’occasion se présente à elle, par le biais de la librairie de la place aux herbes à Uzès, qui est à vendre. Grâce à son nouveau rôle de libraire, elle fera plusieurs rencontres inattendues et enrichissantes.

2. Un bon cru Peter Mayle Suite à la mort de son oncle qui l’a élevé, Max Skinner hérite de son vignoble. Il quitte donc Londres pour la vie provençale. Il se rend vite compte que le vin est imbuvable. Ne voulant pas de la propriété, il essaie de la vendre. L’arrivée d’un membre de la famille et une drôle de rencontre viendra chambouler ses plans.

3. Mange, prie, aime Elizabeth Gilbert Elizabeth Gilbert, américaine de 31 ans, a tout ce dont on peut rêver. Elle est pourtant submergée par l’angoisse, le doute et l’insatisfaction. Après un divorce et une liaison, elle lâche tout pour partir en voyage et pour se redécouvrir. Durant son voyage, elle découvrira l’Italie, l’Inde et l’Indonésie. Elle apprendra à profiter de la vie, à libérer son esprit et à être heureuse simplement

4. L’homme qui voulait être heureux - Laurent Gounelle En voyage à Bali, un homme rencontre un vieux guérisseur dont la réputation le précède. Il dit à l’homme qu’il n’est pas heureux. Cette rencontre incitera l’homme à faire un voyage spirituel afin de se découvrir et de trouver le bonheur. nouveau rôle de libraire, elle fera plusieurs rencontres inattendues et enrichissantes.

5. Sous le soleil de Toscane - France Mayes Le mari de France, écrivain et critique littéraire de 35 ans, lui annonce qu’il est amoureux d’une autre femme et qu’il veut divorcer. Elle part, alors, pour un voyage guidé en Italie que lui offre sa meilleure amie Patti. Au cours de son voyage, elle découvre une magnifique propriété qu’elle décide d’acheter. Cette décision l’amènera à faire plusieurs rencontres, à réapprendre à aimer la vie et même à trouver l’amour. 6. Opération bonheur Gretchen Rubin Opération bonheur de Gretchen Rubin est tout simplement un guide pour être heureux. C’est un livre qui nous apprend à dire stop, à respirer, à revoir nos priorités et à retrouver le

bonheur. Le défi? Une année pour s’épanouir. Un livre qui fait réfléchir et surtout, qui fait sourire. 7.L’art de la méditation Matthieu Ricard L’art de la méditation de Mattieu Ricard est un guide spirituel et philosophique qui initie les gens à la méditation. L’auteur y explique ce qu’est la méditation, son utilité, comment méditer et pourquoi. Il présente la méditation comme un cheminement et un art de façon intéressante.

8. Le pouvoir du moment présent - Eckhart Tolle La clé du bonheur, selon Eckhart Tolle est de vivre dans le moment présent. L’auteur propose une prise de conscience des dysfonctionnements de l’inconscient de l’être humain et comment les surmonter afin d’éveiller notre esprit. 9. Le syndrome du bien-être - Carl Cederström Le syndrome du bien-être, comme le décrit Carl Cederström, peut se définir de plusieurs manières. Dans ce livre, l’auteur montre comment la quête du bonheur peut avoir des effets néfastes et entrainer un mal-être et un repli sur soi-même. Il aborde l’idéal de la bonne santé transmis dans la société. Ce livre

illustre le culte du corps parfait ainsi que la quête du bien-être et de la santé parfaite.

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10.Petite philosophie du soir - Catherine Rambert Petite philosophie du soir de Catherine Rambert est un guide qui nous aide à voir le positif, à réfléchir et à trouver comment s’améliorer. Il montre comment le changement peut être facile à adopter et très enrichissant.

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Romans qui nous rendent heureux

Lire pour être heureux


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DES FILMS "FEEL GOOD" Avec une thématique sur le bien-être, il était de mise de concocter une petite liste de films feel good, de films joyeux, qui font en sorte que notre cœur est plus léger après un simple visionnement, de films qui redonnent un certain espoir en la race humaine, dont on ressort émerveillé pour tant de raisons. Voici donc les 10 films en question. Par Marc-Antoine Auger, journaliste collaborateur

Breakfast at Tiffany’s

Dances with Wolves J’ai honnêtement hésité à mettre ce film dans cette catégorie, puisque c’est tout de même un film qui traite d’une réalité loin d’être joyeuse : celle de la nation amérindienne Sioux qui perd son territoire au profit des blancs après la Guerre de Sécession vers la fin du 19e siècle. Personnellement, je dois admettre que c’est un de mes films préférés que je ne me tanne jamais de revoir. Un film duquel je ressors ébloui par l’ouverture dont l’humain peut faire preuve à l’égard des gens considérés comme différents. Un film qui détruit les codes clichés et traditionnels du western en montrant une nation autochtone comme étant aimante et accueillante au lieu de la montrer comme étant le méchant, l’ennemi à abattre. C’est définitivement très rafraîchissant à ce niveau-là ! Ce film sorti en 1990 et réalisé par Kevin Costner n’a pas pris une seule ride depuis tout ce temps.

Quiconque aime les comédies romantiques se délectera de cette pure merveille sortie en 1961 avec une Audrey Hepburn dans une forme magistrale pour le rôle principal. C’est une adaptation d’un roman de Truman Capote où l’on y suit les tribulations d’Holly Golightly, une femme indépendante qui tente de vivre sa vie sans avoir d’attaches émotives avec d’autres hommes. C’est un film que l’on peut considérer comme étant féministe pour l’époque étant donné qu’il met à l’avant-scène un personnage féminin fort, comique et indépendant. C’est un classique à découvrir absolument

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It’s a Wonderful Life Ici, je parle du classique de 1946 réalisé par Frank Capra, non pas du film de 1997 réalisé par Roberto Benigni. Ce merveilleux classique de Noël de Capra raconte l’histoire de George Bailey, un homme qui a perdu tout espoir en la vie qui décide de se suicider la veille de Noël, mais il se fait rendre visite in extremis par son ange gardien qui lui montre tout le bien qu’il a fait aux gens de son entourage (voisins, collègues de travail, etc.), tout comme à sa famille. Un grand classique de Noël définitivement à découvrir. C’est également le réalisateur derrière Mr. Smith Goes to Washington. Ces deux films que j’ai nommés sont souvent cités comme étant parmi les meilleurs films de tous les temps.

Mon cirque à moi C’est le film le plus récent de la liste, que j’ai vu au cinéma tout récemment au mois d’août (alors que j’étais seul dans la salle, que demander de mieux en ces temps de COVID-19). C’est un très beau film de Mi ryam Bouchard (également réalisatrice de la série M’entends-tu ?) qui raconte l’histoire de Laura (Jasmine Lemée), une jeune fille élevée par son père clown qui a passé son enfance à l'accompagner dans ses spectacles. Lorsque Laura commence son secondaire, elle rencontre une professeure qui va éventuellement l’aider à passer les examens pour rentrer dans une école privée, ce dont elle a toujours rêvé. Le père de Miryam Bouchard était un clown. C’est un film très largement inspiré de sa propre vie. C’est donc un film sur une relation père-fille peu conventionnelle que je recommande chaudement !

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Paris Blues

Pendant le confinement de la fin de session universitaire de l’hiver 2020 et du printemps subséquent, j’ai profité de la quantité astronomique de temps libre que j‘avais pour voir une quantité tout autant astronomique de films. L’une des plus belles découvertes, que j’ai faites à travers ces films, est sans contredit cette réalisation de Carroll Ballard sorti en 1996 où il y raconte l’histoire vraie d’un inventeur canadien du nom de William Lishman, premier humain à avoir entraîné des bernaches dans le but de les mener à bon port lors de leur migration annuelle grâce à un appareil volant ultraléger. C’est un film extraordinairement original, comique, inspirant, mignon et touchant qui m’a profondément marqué !

Tous les cinéphiles qui aiment la musique jazz se doivent de regarder ce film. On y retrouve deux acteurs au sommet de leur art dans les rôles principaux, Paul Newman et Sidney Poitier, qui campent les rôles de deux musiciens de jazz américains en exil à Paris qui tombent chacun amoureux de deux touristes américaines en voyage à Paris pour une durée de deux semaines. Nos deux musiciens en sont à un beau stade de leur carrière lorsqu’ils tombent amoureux, ce qui va les forcer à se poser la question pendant deux semaines, doivent-ils retourner aux États-Unis avec leurs nouvelles amoureuses ou poursuivre leur carrière ? Dans le film, Louis Armstrong, une légende du jazz, campe un très beau rôle (de composition, vous direz) d’un trompettiste jazz ! Un film qui m’avait surpris sur toute la ligne, j’en avais ô grand jamais entendu parler avant de partir le visionnement et je ne l’ai définitivement pas regretté !

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Fly Away Home


Arts et culture

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Paterson

Clueless

C’est impossible d’être malheureux lorsqu’on regarde ce film de Jim Jarmusch, un très beau film sorti en 2016 qui raconte l’histoire d’un chauffeur d’autobus du nom de Paterson (Adam Driver), poète à temps perdu qui vit dans une ville qui s’appelle Paterson. On ne peut pas dire que Jarmusch fait des films à punch avec des intrigues incroyables. C’est plutôt un film assez lent et contemplatif, mais tout de même magnifique où l’on suit Paterson dans son quotidien, dans sa vie de tous les jours. Il est marié à Laura (Golshifteh Farahani, une actrice d’origine iranienne très talentueuse), qui rêve d’avoir son business de cupcakes et d’être une chanteuse country. Mention honorable à leur chien, qui est beaucoup trop mignon et comique. C’est un personnage à part entière du film !

Comme film "feel good", je ne pouvais définitivement pas passer à côté de ce classique des "teen comedy". Le film est réalisé par Amy Heckerling et est sorti en 1995 et est cité par la BBC comme étant l’un des 100 meilleurs films réalisés par une femme dans l‘histoire du cinéma. On y suit l’histoire de Cher Horowitz (Alicia Silverstone), cette fille un peu reine de son école secondaire décide un jour de faire du bien autour d’elle à travers quelques machineries qui visent au bout du compte à rendre sa vie plus facile (ça semble un paradoxe, mais ceux qui ont vu le film comprennent). Silverstone est merveilleusement drôle, touchante, adorable et convaincante dans le rôle principal !

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My Neighbor Totoro

Until the End of the World

J’ai commencé à regarder des animes japonais à l’âge d’environ 25-27 ans, donc environ une quinzaine d’années après l’âge moyen, et c’est grâce à Hayao Miyazaki que ça a commencé à me passionner, un réalisateur extraordinaire derrière de nombreuses merveilles dont celle-là. Un film qui raconte l‘histoire de deux jeunes sœurs qui emménagent dans une nouvelle maison. C’est naïf comme film, très enfantin, mais avec un univers proposé merveilleusement original et des dessins absolument magnifiques (deux forces omniprésentes dans le cinéma de Miyazaki). Pour quiconque ayant envie de découvrir l’univers des animes, Miyazaki est un incontournable et un très beau point de départ.

Pour conclure la liste, j’ai décidé de mettre un autre film que j’ai vu pendant le confinement de 2020 et qui dure 4 heures 47 minutes (il existe évidemment des versions plus courtes). Pour certains, j’en conviens, la durée est effrayante ce n'est pas aussi pire que de « binge watcher » une série ! J’ai honnêtement adoré voir cette version très longue. J’avais le sentiment après l’avoir vu que le film était complet, il n’y avait pas de longueur. C’est un road movie/film de science-fiction épique qui raconte l’histoire d’un homme qui fait un tour du monde pour récolter des images dans une caméra spéciale qui permettrait à sa mère en voie de devenir aveugle de tout de même continuer de voir de belles choses. C’est un film réalisé par l’Allemand Wim Wenders, un de mes cinéastes favoris. Le film est rempli de paysages de toute beauté, la direction photo est gérée par le non moins extraordinaire Robby Müller.

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Création Littéraire

Création Littéraire

Halloween 2015

Camping été 2017

Chatouille excité

Belle chenille verte

Halloween 2015

Cabinet de curiosités

Bee Gees Jésus

Chatouille qui travaille

Tombé en roller!

Déja 30 ans!

Coupe de cheveux 70’s

Perçing du septum

RIP poissons

Sexy jambes de mec

Drôle de Tommy!

Noël 2018

Véronique Michaud | michaudesign@gmail.com avec la participation de Tommy Vachon

Été 2016


Création littéraire

Création littéraire

Souvenirs des eaux Par Jessica Dufour, journaliste multimédia

Fleuve Fraser

Au bas du fleuve

Fin février, début mars. Le tumulte. La menace étourdissante des vagues enragées. Leur descente des montagnes où la neige s’éternise. Le canot. D’abord ligoté sur le toit, puis libéré. Deux manœuvres essoufflantes à répéter aller-retour. Les encouragements du boss qui est sûr de sa shot. Des têtes de violon nous attendent, l’autre bord.

Ne pas résister au vent salin qui déboule dans la chevelure. Se remplir les poumons de sable, d’algues, de mollusques. Délaisser la route pour les couleurs de l’aurore. Laisser monter la marée des larmes pendant que l’asphalte devient lames de poudreuse. S’ancrer enfin dans le paysage natal.

Le doute me prend la gorge d’assaut. On ne peut plus revenir en arrière. On se jette à l’eau. Littéralement. Le canot veut partir avec le courant, attiré par la dérive. Je le sauve de justesse, lui et ses pagaies, pendant que tu atterris en urgence. J’ai déjà les jambes à l’eau. Je n’ai plus de jambes. Le froid métallique dans mes bottes imperméables, gorgées comme deux melons. À vider, une fois sur terre. Je me suis déshabillée dans le pick up. J’ai trouvé refuge dans un sleeping bag.

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Le retour de deux vainqueurs hypothermiques.

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Pelorus Bridge Attaquer l’ascension comme dans un manège. La Nouvelle-Zélande est une montagne-russe. On s’est baignées une fois dans l’océan, une deuxième dans l’eau douce pour rincer le sel. Contraste sur ma peau: la lourdeur du soleil et la fraîcheur de l’eau. On nageait face au courant et au pont. Regardait les touristes nous regarder. Étendue sur la pierre, j’ai séché trop vite. Tes cheveux de sirène sillonnaient encore l’écume.

je suis devenue une carte postale.

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Et pendant que le clapotis léchait mes oreilles


INNOVER POUR RÉDUIRE LES ÉMISSIONS DE GES Les piscines du PEPS sont chauffées par les rejets de chaleur de l’aréna et les salles de serveurs informatiques du campus.

ulaval.ca/dd


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