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REVAzine 2022 FR

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Dossier Un vrai travail pour les personnes handicapées Un pauvre type ? Certainement pas ! William Boeva PARLE DE HANDICAP, DU TRAVAIL ET D’ENSEIGNEMENT

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TABLE RONDE DES CHEFS D’ENTREPRISE : OÙ EN EST-ON EN MATIÈRE D’INCLUSION ? LA POLITIQUE ZERO EXCLUSION : PROFITONS PLEINEMENT DU TALENT DE CHACUN

REVA 2022

infos pratiques


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EDITO Rencontre Un an plus tard que prévu, mais avec deux fois plus d’ambi­ tion et de bravoure, REVA2022 propose à nouveau un salon axé sur la rencontre. Entre les visiteurs et les expo­ sants, mais aussi entre tous les visiteurs. Une attention parti­culière sera accordée aux nouveaux produits et concepts pour faire de ce salon un événement incon­ tour­nable pour tous les acteurs de la vie des personnes handicapées. Le thème central cette année est le suivant : « Un vrai tra­ vail pour les personnes handicapées ». Le travail, sous quelque forme que ce soit, est un élément fon­damental dans notre société. Et les personnes handi­ capées, malgré tous leurs talents, en sont encore trop sou­vent privées. Ce problème découle de nos traditions en matière de soins de santé, qui leur garantissent plus ou moins un revenu, mais aussi de l’incompréhension et de l’igno­rance, de l’inaccessibilité, des préjugés en tous genres. De plus en plus de personnes atteintes d’un handicap frappent à la porte des entreprises. Et grâce aux efforts, entre autres, du gouvernement, des groupes de pression et de l’engagement social d’un nombre croissant d’emplo­ yeurs, ces portes commencent à s’ouvrir.

Mais de nombreux obstacles et questions subsistent. Les réponses, vous les trouverez chez REVAworx. Ce stand d’information central, situé au milieu du hall, met en avant tous les services liés à la vie professionnelle. Avec REVAstudy, nous vous proposons une quaran­ taine de conférences sur le thème du travail, tant pour les de­man­d eurs d’emploi que pour les employeurs et les prestataires de services. Nous prévoyons aussi de nombreuses actions, notamment au travers de notre film de sensibilisation (voir www.reva.be). En plus d’articles intéressants sur la conception des dispositifs d’aide, la danse et la sexualité, vous trouverez dans ce magazine toutes sortes d’articles et d’informations sur « la vie professionnelle des personnes atteintes d’un handicap », sous tous les angles possibles. Et bien sûr, des informations pratiques sur le salon. Je vous souhaite une bonne lecture. À très bientôt, pour REVA2022. Dirk de Vylder Président de l’asbl REVA

Des chefs d’entreprise abordent la mise à l’emploi des personnes handicapées p.4

Ces employeurs nous parlent de leur entreprise inclusive p.8

« Un travail faisable pour les employés et entre­ preneurs handicapés », une enquête du SERV p.10

William Boeva se confie sur ses expériences en matière de handicap, d’enseignement et de travail p.12

Envie de favoriser l’inclu­ sion professionnelle ? Rendez vos bureaux plus accessibles p.14

Notre rapport au corps détermine notre identité p.16

L’ergothérapeute, concepteur instantané p.18

REVA2022 infos pratiques

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Vers un travail digne de ce nom pour les personnes handicapées S

ept personnes autour de la table. Elles ne sont pas là pour écouter Johan Verminnen, mais pour parler des possibilités d’emploi pour les personnes handicapées. Parmi les participants, nombreux sont ceux qui n’ont jamais reçu de CV d’une personne handicapée. Où est-ce que le bat blesse ? Pourquoi les portes des entreprises ne sont-elles pas (toujours) ouvertes, et pourquoi de nombreux candidats n’osent-ils pas frapper à ces portes ? Participants à la table ronde • Joost Callens – CEO de Durabrik et président de Konekt • Dirk Buyens – Professeur à la Vlerick Business School et CEO de Great Place To Work Belgium • Luc Langeraert – DRH et parte­ naire fondateur de High Five, qui fait partie du groupe Cronos • Tim Van der Valk – Directeur général de l’Hôtel Van der Valk Beveren • William Boeva – humoriste et expert du vécu • Joachim Commeene – CEO de l’asbl JobRoad • Jan Jodts – associé de Goalpartner • Johan Cremery – expert du vécu et Wendy Ranschaert – responsable de l’inclusion au VDAB

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Vivre une expérience avec des personnes handicapées ouvre les esprits et les portes S’il y a bien une chose que l’on com­ prend grâce à ce tour de présentation, c’est ceci. Les rencontrer, c’est les aimer. Le récit personnel de Joost le prouve parfaitement : « Toon, mon plus jeune fils, aujourd’hui âgé de 18 ans, est né avec une lésion cérébrale. C’est un gar­çon extrêmement pur, il est mon plus grand professeur. Il vit dans l’instant présent, et m’oblige souvent à faire de même. Cela m’aide en tant que CEO, mais aussi en tant que pré­ si­dent de Konekt, un mouve­ment qui œuvre pour les personnes les plus éloignées du marché du travail. » Tim aussi se remémore plusieurs expé­riences agréables. « Certains employés de notre hôtel ont un han­ di­cap. La collaboratrice à la plonge pré­sente un handicap mental, mais elle fait parfaitement son travail et est toujours sympathique et de bonne humeur. » Jan se joint à ce témoignage, et estime que ces personnes ont des possibilités plutôt qu’un handicap.

Une personne handicapée est une valeur ajoutée pour l’entreprise, mais elle ne postule pratiquement jamais Johan se demande pourquoi : « Tout le monde parle d’inclusion et de diver­ sité, mais les personnes handicapées sont encore souvent négligées. Pourtant, elles ont tellement de valeur. Dans les entreprises où je travaille, je deviens souvent très vite la personne de con­fiance », explique Johan. « Nous devons évoluer vers une société où chacun peut s’épanouir dans un tra­ vail digne de ce nom, quelles que soient ses limites et ses possibilités. » Les chefs d’entreprise autour de la table s’étonnent de ne recevoir que très rarement de candidatures de personnes handicapées, alors qu’ils y sont ouverts. En 25 ans, Luc n’a pas reçu un seul candidat handi­ capé. « Pourtant, ils sont plus que les bien­venus en tant que colla­b o­ ra­teurs informatiques », s’exclamet-il en riant. Chaque année, Dura­brik pro­p ose un stage aux per­s onnes atteintes d’un handicap mental.


DOSSIER UN VRAI TRAVAIL POUR LES PERSONNES HANDICAPÉES

De gauche à droite: Joachim Commeene, Jan Jodts, Luc Langeraert, Dirk Buyens et William Boeva

Et selon Joost, tout le monde en sort gagnant. « J ’aime prendre l’exemple de Bedoel. Depuis qu’elle est devenue réceptionniste à temps partiel au sein de l’entreprise, l’ambiance s’est énormément améliorée. Les gens font plus d’efforts pour se comprendre. Ils ont appris à travailler avec des personnes différentes, et ont acquis des compétences de leadership et de coaching qu’ils n’auraient jamais développées autrement. Lorsqu’ils collaborent avec Bedoel, ils doivent sans cesse se mettre à sa place et se demander si la tâche en question est adaptée. » Jan non plus ne reçoit jamais ce type de CV, et il trouve cela dommage, car il comprend tout le potentiel des personnes atteintes d’un handicap. « Quand on voit tout ce qui est possible à l’occasion de REVA, on ouvre les yeux », admet-il. « Il est impor­tant d’offrir aux personnes qui souffrent d’un handi­cap des possibili­ tés de développe­m ent physique et

mental, et de former des dirigeants d’entreprise. Il n’y a plus de place pour les égos sur­di­mensionnés. Seulement pour les managers capables de créer une culture de l’ouverture au sein de leur entreprise. » Pour Wendy, le fait que les entre­ prises se montrent disposées à accueillir tous types de candidats est tout bonnement normal. « Les entre­tiens que nous avons menés pour le livre Zero exclusion montrent que l’inclusion n’est pas vrai­m ent l’objectif de nombreuses entre­prises. En revanche, elles veulent amé­liorer la diversité et la gestion des diffé­ rences sur le lieu de travail, con­vain­ cues qu’une telle approche les ren­for­ cera sur le plan économique. L’espace de travail doit cependant être pré­paré à ce changement, sans quoi les per­ sonnes handicapées se retrouveront à nouveau sans emploi au bout de quel­q ues jours. Les dirigeants doivent être convaincus de la valeur ajou­tée des personnes handica­pées

“Travailler avec des personnes différentes, et ont acquis des compétences de leadership et de coaching qu’ils n’auraient jamais développées autrement.”

pour l’entre­prise. D’ailleurs, elles sont nées pour résoudre des problèmes : elles le font depuis la naissance. » Tout le monde n’a pas conscience des avantages qu’offre un collaborateur handicapé, surtout ceux qui n’ont pas de personne handicapée dans leur entourage proche. « Voilà pourquoi je pense que le gouvernement devra mal­heureusement intervenir et im­po­ ser des quotas, ou du moins rendre les stages pour per­sonnes han­di­ca­pées obligatoires pour toutes les entre­ prises. C’est le seul moyen d’amorcer un pro­cessus d’appren­tissage et de partage des expé­r iences », estime Joost. Jan n’est pas tout à fait d’accord. Il estime qu’une approche descendante des quotas est envisageable, mais qu’il faut aussi travailler sur les quotas ascendants. « L’inclusion est une excellente idée, mais il faut oser nommer les choses. La diversité dans l’espace de travail apporte une valeur

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ajoutée, mais sans l’approbation de tous les collaborateurs, le projet risque de mal tourner. » Selon Joachim, le gouvernement formule la question de manière bien trop négative : « Les entreprises qui embauchent une personne handi­ capée reçoivent littéralement une ‘prime de soutien flamande pour compenser la perte de rendement’ ». Il faut une formulation plus positive.

L’enseignement comme moteur de l’acceptation mutuelle Comment se fait-il que si peu de personnes handicapées parviennent à mener une vie professionnelle

satisfaisante ? Que la majorité d’entre elles ne postulent même pas ? Selon William, la réponse est simple : « Les gens comme moi ne travaillent pas dans mon secteur, et ce n’est pas normal ! Pour les personnes handicapées, il n’y a tout simplement pas de possibilités d’apprentissage et de développement. Et cet obstacle, elles y sont confrontées dès la naissance à coup de remar­q ues comme ‘Oh le pauvre, cet enfant aura une vie si difficile !’, au lieu de mettre l’accent sur le champ des possi­ bles. L’enseignement doit proposer une éducation inclusive pour tordre le cou aux préjugés. Les enfants qui remarquent en classe à quel point cet

écolier handicapé est gentil, serviable et intelli­g ent seront beaucoup plus susceptibles, en tant qu’adulte, de donner sa chance à une telle per­ sonne. Ceux qui voient de leurs propres yeux les problèmes auxquels la per­s onne est confrontée passe­ ront de l’igno­rance à l’acceptation. Nous avons désespérément besoin d’un enseigne­ment inclusif. Pour­quoi ne pas réunir de temps à autre les établisse­m ents scolaires ordi­naires et spé­c iaux, pour qu’ils puissent apprendre à se connaître ? » « Le système scolaire doit contribuer à renforcer la confiance en soi des personnes handicapées et accorder

“D’ailleurs, elles sont nées pour résoudre des problèmes : elles le font depuis la naissance.”

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DOSSIER UN VRAI TRAVAIL POUR LES PERSONNES HANDICAPÉES

“La diversité est un mélange. L’inclusion consiste à faire en sorte que ce mélange fonctionne”

plus d’attention à leur développement personnel et à leurs possibilités. Des stages obligatoires seraient déjà un bon début », ajoute Jan.

Les facteurs qui empêchent les personnes handicapées d’accéder à un vrai travail Dans quelle mesure l’aide financière accordée par le gouvernement aux personnes handicapées constituet-elle un obstacle à la recherche d’emploi ? Selon William, cette allo­ cation constitue certainement un facteur inhibiteur, « car toutes les per­sonnes handicapées ne sont pas assez entre­prenantes pour affronter le monde extérieur et construire leur vie de manière indépendante. » Dirk Buyens est catégorique : « Les personnes handicapées constituent un champ inexploré. En Belgique, près d’une personne sur dix souffre d’un handicap, et une grande partie d’entre elles sont absentes de la société. Sur un marché comme le nôtre, qui a besoin de toutes les ressources disponibles, c’est une véritable lacune. Je suis convaincu que l’introduction de quotas serait un coup de pouce bénéfique. Par exemple, le gouvernement pourrait imposer aux entreprises de recruter 2 % de collaborateurs handicapés, et les aider financièrement à cet égard. »

Johan se demande s’il ne serait pas possible d’introduire un système de chômage technique pour ces quelque 1,4 million de personnes. « Cela permettrait à ces personnes de combiner travail et loisirs sans difficultés financières. »

Qu’ont appris les participants au cours de ce débat ? Toutes les personnes présentes considèrent les stages obligatoires comme une bonne idée. Ils doivent être mis en place le plus vite possible, de sorte à enclencher une dynamique positive. L’idée d’un chômage tech­ nique est également perçue comme une bonne alternative à la situation actuelle en matière d’allo­ca­tions. Cela peut être le moyen idéal de booster la confiance en soi des personnes handi­ capées. Pour terminer, passons en revue les considérations personnelles des participants. Joost : « Le développement per­ sonnel élargit notre vision du monde. J’emporte avec moi les idées échangées aujourd’hui, et je les utili­ serai dans le cadre de mes confé­ren­ ces pour cadres. » Tim : « Handicap ou non, nous voulons surtout des personnes motivées. La volonté prime sur la capacité. »

Joost Callens

Luc : « La diversité est un mélange. L’inclusion consiste à faire en sorte que ce mélange fonctionne. Chaque organisation doit faire en sorte de réunir différents groupes et veiller à ce que la mayonnaise prenne. » Dirk : « La question des personnes handicapées doit devenir plus visible, et plus sexy. On ne peut espérer faire évoluer les choses si on les cache. » William : « Je continuerai à promou­ voir l’inclusion, sous quelque forme que ce soit. Et je continuerai à plaisanter sur mon handicap, parce que ceux qui rient avec moi ont intégré le problème, ou sont en train de le faire. » Wendy : « Pour que les personnes atteintes d’un handicap décro­ chent un travail digne de ce nom, elles doivent être encou­ragées à s’aventurer sur le marché du tra­vail. La rigidité de notre sys­tème d’allo­ cations n’y contri­bue pas. Il faut que cela change. »

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Travailler avec des personnes handicapées ?

Quelle valeur ajoutée !

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eureusement, il existe encore des espaces de travail où les personnes handicapées sont les bienvenues. Nous avons demandé à cinq responsables d’entreprises, tous les exposants à REVA, pourquoi ils recrutent des personnes atteintes d’un handicap, quels aménagements ou dispositifs d’aide ils proposent, et si ce choix apporte une valeur ajoutée commerciale.

SUNRISE MEDICAL « Nous vendons des fauteuils roulants. Il est donc tout naturel pour nous d’employer aussi des personnes qui se déplacent en fauteuil roulant. Grâce à leur expérience, nous par­ve­ nons à fabriquer des produits à la fois beaux et fonctionnels. Nous écou­ tons leurs réactions, recueillons leurs avis sur l’utilisation et la mobilité de leur fauteuil, et utilisons toutes ces informations pour optimiser nos créations. » « De nombreuses personnes à mo­bi­ li­té réduite postulent chez nous, mais nous ne pratiquons pas de discrimination positive. Les candidats doivent être qualifiés, et le meilleur d’entre eux décroche le poste. Si cette personne est en fauteuil roulant, c’est la cerise sur le gâteau. Certains collègues du service clientèle, du département des ventes et notre responsable produit sont en fauteuil roulant. » « Nous avons dû procéder à certains ajustements (toilettes, rampe d’accès, portes automatiques…), mais nous l’avons fait avec plaisir, car ces per­ sonnes apportent une grande valeur ajoutée à l’entreprise. L’impact est nettement supérieur si le client qui

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a besoin d’un fauteuil roulant est abordé par un vendeur qui se trouve dans la même situation. Ce dernier sait parfaitement de quoi il parle. C’est aussi une expérience unique pour les acheteurs, qui peuvent alors voir et entendre toutes les possibilités qu’offre un fauteuil roulant – surtout si cette situation est nouvelle pour eux. »

Ewald van Santen, Manager Commercial Support Sunrise Medical

ALBATROS « N ous fabriquons toutes sortes de dispositifs d’aide pour les personnes handicapées, qui assurent une bonne posture, un confort suffisant et un maximum de liberté de mouvement. Notre équipe est diversifiée, et il y a de la place pour tout le monde. Nous employons des travailleurs qualifiés et non qualifiés, jeunes et âgés, belges et étrangers. Nous gardons toujours l’esprit ouvert, et cherchons à comprendre ce que chaque personne peut nous apporter, indépendamment de son milieu ou de son origine. »

« Naturellement, nous travaillons aussi avec des personnes handi­ ca­p ées. Je pense à notre collègue Sarah, qui est en fauteuil roulant. Elle occupe une fonction principale­ment administrative : elle est responsable de toutes les demandes de démon­ strations et de la facturation avec les mutuelles. Elle montre une grande empa­thie pour notre public cible, nous le remarquons dans ses con­ tacts téléphoniques. » « Aucun aménagement n’a été né­cessaire, à l’exception d’un monteesca­lier. Sarah travaille au rez-dechaussée, mais grâce à ce dispositif, elle peut se rendre à l’étage pour manger avec le reste de l’équipe. » « Vous savez ce qui m’étonne ? Le fait que peu de personnes handicapées postulent chez nous. En revanche, nous recevons beaucoup de candi­da­ tures de personnes qui ont un proche en fauteuil roulant. Nous n’offrons que des postes à temps plein, peutêtre est-ce ce qui les effraie ? »

Nadia Van Geel, coordinatrice après-vente Albatros

ORTHOPEDICS COMFORT MOVEMENT


DOSSIER UN VRAI TRAVAIL POUR LES PERSONNES HANDICAPÉES MOVE ALL THE WAY « Nous vendons des fauteuils roulants (de sport) et des accessoires destinés aux utilisateurs actifs de fauteuils roulants. Nos clients ont clairement une meilleure connexion avec le vendeur s’il est lui aussi en fauteuil roulant. Ces collègues renforcent notre crédibilité, ce qui apporte une réelle valeur ajoutée. » « En tant qu’employeur, j’aime donner une chance aux personnes à mobilité réduite, car je sais à quel point il est difficile pour elles de trouver un emploi. Sur nos dix collaborateurs, quatre sont en fauteuil roulant, et tous travaillent à temps partiel. Nous n’avons pas vraiment dû acheter d’équipements spéciaux, mais nous avons dû tenir compte de la faisabilité du travail. Après tout, les personnes à mobilité réduite ont besoin de plus de temps pour leurs soins et leurs déplacements quotidiens. Le travail à temps partiel leur donne une plus grande marge de manœuvre. » « En Belgique, chaque employeur reçoit une prime du SPF s’il recrute une personne atteinte d’un handicap. Par conséquent, les entreprises flamandes qui s’y refusent n’ont aucune excuse. Les personnes handi­ ca­p ées qui décrochent un travail mènent une vie meilleure, tant sur le plan psychologique que matériel et financier. »

Henk Beyaert, directeur Move all the way

ONAFHANKELIJK LEVEN « Nous employons plusieurs per­ sonnes atteintes d’un handicap. C’est pour nous un grand atout, car c’est pour elles que nous nous battons. Si notre équipe ne comptait que des personnes valides, nous n’aurions aucune crédibilité. Nous avons suffi­ samment d’experts autour de nous pour savoir de quoi nous parlons. Selon nous, c’est essentiel. » « Plus de la moitié de notre personnel souffre d’un handicap ou a un proche qui souffre d’un handicap. Notre équipe sait donc parfaitement ce qu’implique de vivre avec une mobi­li­té réduite. Tout le monde est tellement impliqué dans l’organisation et les organes consultatifs que nous ne devons pas toujours nous interroger sur les besoins des gens. Nous accédons automatiquement à toutes ces informations. » « N ous recevons régulièrement des candidatures de personnes handi­ capées. Si nous accueillons un nou­ veau collègue handicapé, nous étu­ dions d’abord ce dont il a besoin pour bien fonctionner, et procédons aux ajustements nécessaires. Par exemple, notre chargé de communi­ ca­tion se déplace en fauteuil roulant. Comme il travaille souvent à domicile, nous l’avons aidé à bien s’installer. Ici, nous avons prévu un bureau réglable en hauteur au rez-de-chaussée. D’autres reçoivent un GSM ou un logiciel adapté… »

SPF SÉCURITÉ SOCIALE « Officiellement, 1,44 % des collabo­ rateurs du SPF ont un handicap, mais ce chiffre est probablement plus élevé. Il faut savoir que de nombreuses personnes choisissent de ne pas déclarer leur handicap. » « Dès qu’un candidat informe le SELOR de son handicap, il peut passer l’examen avec les dispositifs d’aide qu’il a renseignés. Les per­ sonnes handicapées doivent aussi prouver qu’elles sont qualifiées pour le poste, nous ne pratiquons pas de discrimination positive. Une fois la personne recrutée, elle est inscrite sur une liste prioritaire que nous consultons régulièrement. Pour la DG Personnes handicapées, nous avons récemment recruté deux nouveaux collaborateurs atteints d’un handicap : un assistant clientèle et un évaluateur de handicap. L’une de ces deux personnes a demandé un mi-temps en raison de son handicap. Bien entendu, nous avons accepté. » « Les collaborateurs handicapés apportent une valeur ajoutée au SPF, car leur expérience nous offre une perspective différente. Cela profite également à toutes les personnes qui entrent en contact avec eux et leur demandent de l’aide, du soutien ou des conseils. »

Els Van Nieuwenhove, coordinatrice du service du personnel P&O – SPF Sécurité sociale

Dave Ceule, directeur général Onafhankelijk leven

Neem de regie in handen

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Un travail faisable pour les employés et entrepreneurs handicapés L

’obtention d’un travail faisable n’est pas une mince affaire pour les personnes atteintes d’un handicap. En réalité, seuls trois travailleurs handicapés sur dix y parviennent. À titre de comparaison, plus de la moitié des personnes non handicapées ont un travail faisable. Chez les entrepreneurs indépendants, les chiffres sont similaires : seul un entrepreneur indépendant handicapé sur trois (36 %) a un travail faisable, contrairement à un peu plus de la moitié des entrepreneurs sans handicap. La fondation Stichting Innovatie & Arbeid a cherché à identifier les différents obstacles et les solutions possibles.

Qu’est-ce qu’un travail faisable ? Un travail faisable est avant tout un travail de qualité. Il est une source de plaisir et d’apprentissage, permet un équilibre entre vie privée et vie professionnelle et ne génère pas trop de stress. À l’inverse, on parle

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de travail infaisable lorsqu’il pose un ou plusieurs des problèmes suivants : démotivation, peu de possibilités d’apprentissage, déséquilibre entre vie privée et vie professionnelle, ou trop de stress.

Une bonne politique en matière de travail faisable est dans l’intérêt de tous, y compris des personnes handicapées. Les travailleurs qui occupent un poste faisable tombent moins souvent malades, restent plus longtemps au sein de l’entreprise


DOSSIER UN VRAI TRAVAIL POUR LES PERSONNES HANDICAPÉES

et continuent plus facilement à tra­ vailler jusqu’à la retraite. Ce dernier point se vérifie également chez les indépendants qui ont un travail faisable. Ils sont aussi plus souvent satisfaits de leur choix de carrière.

Personnaliser le travail pour le rendre accessible aux personnes handicapées Selon le Moniteur flamand de l’employabilité, seuls 15 % des emplo­ yés souffrant d’un lourd handicap professionnel et 33 % des employés souffrant d’un handicap professionnel modéré avaient un travail faisable en 2019. À l’inverse, 54 % des employés sans handicap ont un travail faisable. Sur le marché de l’emploi, les candi­ dats qui présentent un handicap professionnel rencontrent nettement plus d’obstacles que les autres. Par exemple, trois employés sur quatre qui présentent un handicap pro­ fessionnel sévère subissent un stress au travail. Parmi les employés non handicapés, cela ne concerne qu’une personne sur trois. Une étude de suivi qualitative auprès de sept entreprises illustre, sur la base de bonnes pratiques, comment les employeurs peuvent mettre en place des postes durables et faisables pour les per­sonnes atteintes d’un handi­ cap professionnel. Ces entreprises recher­chent des solutions sur mesure lorsqu’un employé exprime un besoin ou une demande spécifique. Les solutions peuvent être de différentes natures : mise à disposition d’outils, redistribution des tâches, télétravail...

Bien que les travailleurs handicapés aient légalement droit à des aména­ gements raisonnables, ce n’est pas la principale motivation des entreprises interro­g ées lorsqu’elles per­m ettent des adaptations matérielles, immaté­ rielles ou organisationnelles sur le lieu de travail. Elles évoquent avant tout la volonté d’appliquer une poli­ tique du personnel efficace, qui tienne compte des besoins de chacun. Cette approche est appréciée par tous les employés. Les entreprises interrogées indiquent avoir trop peu connaissance des mesures spéciales de mise à l’emploi, de celles qui favorisent l’inclusion et de la manière de les traduire dans la pratique. Elles attendent du gouvernement qu’il les contacte, les informe et les soutienne de manière proactive.

Le manque d’information et de soutien des entrepreneurs handicapés Selon le Moniteur flamand de l’emplo­ yabilité 2019, seul un indépendant handicapé sur trois (36 %) exerce un travail faisable. Chez les travailleurs indépendants non handicapés, ce chiffre s’élève à 53 %. Comment expliquer cette différence ? En réalité, les indépendants qui souffrent d’un handicap sont plus sou­vent exposés au stress, à des pro­blèmes de moti­v ation, à des possi­b ilités d’apprentissage insuffi­s antes et à un déséquilibre entre vie privée et vie professionnelle. Par ailleurs, les indépendants qui présentent un handicap professionnel sont plus souvent victimes d’intimidation et de harcèlement (sexuel). Enfin, ils

rencontrent plus de difficultés sur le plan financier et économique. Les préoccupations financières ressortent aussi très nettement dans les recherches sur les leviers adaptés aux entrepreneurs atteints d’un handi­cap professionnel. L’incertitude face à l’avenir et les inquiétudes finan­cières sont un obstacle majeur en matière d’entrepreneuriat, et le handi­c ap professionnel ren­f orce encore ce problème. Pour que l’entre­ pre­n euriat devienne pleine­m ent accessible aux personnes atteintes d’un handicap professionnel, il faut améliorer l’information et l’accès à un soutien adapté, mais aussi une assis­ tance lors du lancement et davan­tage de flexi­bilité en termes d’horaires de travail. Citons encore l’impor­tance de l’égalité des chances en matière de forma­tion et de salariat, sans oublier divers facteurs environnementaux tels que la mobilité et l’accessibi­ lité, ou encore la perception des per­sonnes souffrant d’un handicap professionnel. En savoir plus La fondation Stichting Innovatie & Arbeid (StIA) fait partie du Conseil éco­no­mique et social flamand (SERV). Elle mène des recherches via les par­ tenaires sociaux flamands et pour ces derniers. Ce document et toutes les autres publications de Stichting Innovatie & Arbeid peuvent être consultés en ligne (https://www.serv. be/stichting/publicaties/overzicht).

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Un pauvre type ? Certainement pas !

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’humoriste William Boeva a récemment annoncé être atteint d’un handicap. Ce qui est étrange, car tout le monde sait bien qu’il est différent. « Vous seriez étonné du nombre de personnes qui ne veulent pas le voir », rétorque-t-il. Ensemble, nous avons parlé de sa vie, de ses limites, mais surtout de ses possibilités. Quand tu as eu 30 ans, tu as annoncé souffrir d’un handicap. Pour­quoi avoir attendu si longtemps ? « Certains événements m’ont montré que de nombreuses personnes n’ont pas conscience de mon handicap. Peut-être parce que l’image d’un handicapé est encore celle d’un perdant, ce que je ne suis pas à leurs yeux. Et puis, les gens refusent de voir. Ils se concentrent sur le positif et choisissent d’ignorer tout le reste. Et ceux qui perçoivent réellement mon handicap me voient comme un pauvre type… C’est d’ailleurs comme cela dès la naissance d’un enfant handicapé : « Oh il parviendra bien à

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se frayer un chemin… enfin, jusqu’à un certain niveau ». Ce fut la même chose pour moi. Aujourd’hui, le regard que l’on porte sur moi s’est complètement inversé. On dit à ma mère : « Vous devez être fière de votre fils », alors que je suis toujours la même personne. Les gens supposent à tort qu’un enfant handicapé aura forcément une vie pénible. Mais il ne faut pas croire que cet enfant n’arrivera à rien ! Dans mon enfance, on me répétait constamment tout ce que je ne pouvais pas faire. Personne ne me parlait du champ des possibles. Heureusement, j’ai pu compter sur le soutien de mes parents. »

Vos parents vous ont envoyé dans l’enseignement ordinaire ? ‘« Dès l ’ école maternelle, on a conseillé à mes parents de m’inscrire dans un établissement spécialisé. Heureusement, ils n’ont pas suivi ces conseils et ont suivi leur instinct. En tant que parent, il faut beaucoup de force pour s’opposer à ces soi-disant experts. C’est peut-être étrange à dire, mais je me sens proche du mouvement Black Lives Matter. J’ignore ce que c’est que d’être noir, mais je sais ce que c’est qu’être la cible de préjugés. Pour nous aussi, il est difficile de trouver du travail et un toit. Certes, on ne nous crie pas de ‘retourner dans notre pays’ comme


les migrants. Mais on nous pousse à rester dans un coin, pour ne pas nous faire remarquer. Malgré tout, je persiste à croire que les gens agissent ainsi sans s’en rendre compte, et que ces réactions sont ancrées dans notre culture. » L’enseignement est-il une solution ? « De toute façon, car l’enseignement est la base de tout. De nombreuses entreprises se plaignent de ne pas recevoir de candidatures de per­ sonnes handicapées, mais le pro­ blème est ailleurs. Les chefs d’entre­ prise attendent de l’eau qui ne vient pas, parce qu’un barrage a été con­ struit deux kilomètres plus loin. Il y a un peu partout des goulets d’étrangle­ ment qui empêchent les per­sonnes handicapées de donner libre cours à leurs talents. Je pense à l’enseigne­ ment, à l’éducation, aux mentalités, aux étiquettes et aux préjugés ». Et quand on prend de l’âge, l’aspect financier entre en jeu. Tout le monde n’ose pas troquer, comme vous, la sécurité financière contre un saut dans l’inconnu. « C’est évidemment très compliqué. En tant que personne handicapée, on est financièrement pénalisé dès que l’on fait quelque chose. Parfois, je m’imagine que j’appartiens à une autre minorité. Ma vie serait-elle plus simple ? Il existe des quotas pour les femmes et les migrants, mais pas pour les gens comme nous. Nous ne comptons pas. Je m’en suis rendu compte en lisant un article de Karolien Segers, comédienne atteinte d’un handi­cap. Elle a été contactée par la télé­v ision néerlandaise pour parti­ ciper à Undateables, une émission

dans laquelle des personnes handi­ capées sortent ensemble. Dans son article, elle rappelle que la VRT n’a qu’une seule émission présentée par une personne handicapée : ‘Boeva & the Games’ sur Ketnet, animée par votre humble serviteur. En lisant ces mots, j’ai réalisé que ce projet n’avait jamais fait aucun buzz. Si j’avais été le premier présentateur étranger, tout le monde en aurait parlé. Dans mon cas, personne n’a réagi. Cela montre bien que les personnes handicapées ne sont pas dignes d’attention. Nous avons besoin de réactions, aussi bêtes et négatives soient-elles. Il y aura toujours des gens qui réagiront de manière positive, permettant alors d’ouvrir le débat. Dans mon cas, il n’y a eu aucune réaction. » Avec votre notoriété, vous serez de plus en plus souvent sollicité comme « ambassadeur » des personnes handicapées. Acceptezvous ce rôle ? « Autrefois non, mais aujourd’hui, volontiers. On m’avait déjà approché à l’époque du concours Humo’s Comedy Cup, alors que j’avais 22 ans. A l’époque, je n’étais pas prêt. Petit à petit, j’ai compris que j’avais abandonné mes pairs en refusant de parler en leur nom, et cette pensée a commencé à me contrarier. Dans une société qui lutte de plus en plus contre le racisme et la discrimination, je veux défendre le groupe auquel j’appartiens. Parce que l’attitude qui consiste à considérer les handicapés

comme un fardeau est encore très présente. Si vous saviez tout le talent qui se perd de cette manière ! Il est statistiquement impossible que je sois le seul dans ce pays à avoir le talent nécessaire pour faire ce que je fais… Vous ne croyez pas ? » Avez-vous déjà reçu des lettres de fans ? « Je reçois souvent des mots récon­ fortants. Récemment, des parents m’ont demandé comment aider leur fille atteinte de nanisme. Je leur ai conseillé de lui donner un maxi­mum de confiance et de persévérance. Et de la convaincre qu’elle peut tout accomplir, pour autant qu’elle en ait la volonté et le désir. » Faut-il tout autant de confiance en soi pour devenir entrepreneur ? « La confiance, elle grandit avec le temps. Mes parents m’ont toujours dit que j‘étais capable de tout entreprendre. Mes amis aussi m’ont toujours soutenu contre vents et marées. Je jouais à des jeux vidéo en ligne, parce que dans cet univers, mon handicap n’importait pas. Je suis devenu le meilleur malgré ma différence, et cette victoire m’a donné encore plus d’assurance. Cela me rappelle un camarade de classe, qui n’avait qu’une main. L’autre était très développée, puisqu’il la sollicitait constamment. Dans le milieu scolaire, ces talents-là devraient être bien plus encouragés. »

Les chefs d’entreprise attendent de l’eau qui ne vient pas, parce qu’un barrage a été construit deux kilomètres plus loin

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Favoriser un espace de travail accessible T

out le monde et partout : c’est l’ambition d’Inter, le centre flamand d’expertise sur l’accessibilité. Et ce « partout » est à prendre au sens le plus large. Qu’il s’agisse de l’hôtel de ville, de la gare, de votre musée préféré, d’un site internet ou de votre espace de travail. Votre entreprise est-elle réellement accueillante ? Intel a conçu un label de qualité qui permet d’évaluer l’accessibilité et accompagne les entreprises qui veulent offrir un espace de travail où chacun se sent chez soi. Avec Wendy Metten (directrice générale d’Inter) et Caroline Delveaux (experte en accessibilité), nous avons discuté de ce label et des bienfaits d’un lieu de travail accessible.

Quel est l’intérêt d’un environne­ ment de travail accessible ? Wendy Metten : « La pandémie nous a contraints à travailler autrement, mais le lieu de travail reste le point de rassemblement des collaborateurs, des clients et des visiteurs. Tous les espaces de travail ne sont pas conçus de manière à ce que chacun se sente bienvenu. Voilà pourquoi Inter a créé le label Bâtiment Accessible. Nous soutenons les constructeurs, les propriétaires et les locataires qui s’efforcent de rendre leurs locaux ou leur entreprise plus accessible(s), et ce, dès la conception. Nous intégrons le réflexe de l’accessi­bilité du début à la fin. Nous sommes attentifs à l’accessi­bilité physique, bien sûr, mais aussi à la communication, à la tran­ sition numérique et à l’expérience globale. Nous visons un confort d’uti­ li­sa­tion pour tous. » « Nous nous basons sur les principes de la conception universelle. Au lieu

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de se concentrer sur des handicaps spécifiques, la conception univer­selle propose des solutions facilement appli­cables pour tout le monde : indé­ pendamment de la capacité phy­ sique, de l’âge, du sexe, de l’ori­gine ethnique, de la culture de la langue et du style d’appren­tissage. Bref, cette notion de conception inclusive assure un confort d’utilisation pour tous. »

aux visiteurs, qu’ils soient handicapés ou non. Le label A+ indique que votre bâtiment est facilement accessible au personnel et aux visiteurs, avec ou sans handicap. Enfin, le label A signale aux visiteurs et au personnel que le bâtiment présente une accessibilité de base. Une assistance peut alors être nécessaire pour les personnes handicapées. »

En quoi consiste le label « bâtiment accessible » ? Caroline Delveaux : « Lorsqu’une entreprise fait des efforts pour amé­ liorer son accessibilité, elle aime que ces efforts soient reconnus et mis en valeur. C’est le but de notre label Bâti­ ment Accessible. Il indique le degré d’accessibilité de vos bureaux. »

« Le label est tout aussi intéressant pour les projets de construction et de rénovation que pour les bâtiments existants. Il donne une image claire et rapide des éventuels problèmes en matière d’accessibilité ».

« Le label de qualité comprend trois niveaux : A++, A+ et A. Un label A++ signifie que votre bâtiment est parfaitement accessible et offre un confort optimal au personnel comme

Supposons que je sois un employeur qui souhaite rendre son entreprise plus accessible. Que pouvons-nous faire ensemble ? Caroline Delveaux : « Si vous avez déjà des plans, nous commençons par les passer en revue. Ensuite, un


DOSSIER UN VRAI TRAVAIL POUR LES PERSONNES HANDICAPÉES

“Notre label, quant à lui, met l’accent sur l’aspect humain. Après tout, c’est pour les gens que l’on construit !” architecte d’Inter fait le tour de votre entreprise. Il évalue l’accessibilité de toutes les parties du bâtiment, du parking à la réception, en passant par le hall et les toilettes. Nous rédigeons un rapport sur la base des résultats, ajoutons des photos et en discutons avec vous. Vous aurez alors un bon aperçu de tous les points à amé­liorer, et prendrez connaissance des adap­ ta­t ions nécessaires pour obtenir le label. Dans la mesure du possible, nous vous indiquons la meilleure façon de résoudre chaque problème. Si des ajustements plus conséquents sont requis pour améliorer l’accessi­ bilité de votre entreprise, vous recevez les conseils et la visite de notre architecte. Ensuite, nous soumettons le rapport et les changements effectués au comité du label. C’est

lui qui décide si le bâtiment mérite le label. En cas de réponse négative, nous vous indiquons les problèmes auxquels vous devez remédier pour pouvoir décrocher le label. » Quelle est la valeur ajoutée de ce label ? Wendy Metten : « Notre label de qua­ li­té pour les immeubles de bureaux

accessibles répond à de gran­d es tendances du secteur de la con­struc­ tion. On consacre déjà beau­coup d’attention aux perfor­mances éner­ gétiques et à la con­struc­ti on circu­ laire. Notre label, quant à lui, met l’accent sur l’aspect humain. Après tout, c’est pour les gens que l’on con­ struit ! »

Envie de rendre votre environnement de travail plus accessible ? N’hésitez pas à contacter Inter via info@inter.vlaanderen. Plus d’infos sur https://www.inter.vlaanderen/gebouwomgeving/diensten/label-toegankelijk-gebouw.

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La rencontre à travers la danse et le sexe B

“

ien sûr, je pourrais vous expliquer comment bouger votre corps en toute sécurité… mais je ne le ferai pas. Je refuse de vous priver de la possibilité de découvrir par vous-mêmes votre plein potentiel. Si je vous dis quoi faire de votre corps, vous ne vous aventurerez plus en dehors de ces frontières. »

Voilà comment la chorégraphe Tamara Cubas s’est adressée aux blessés qui participaient à l’expérience collective Multitud (Gand, 2019). Elle n’a pas voulu nous dire comment nous déplacer de la manière la plus fluide et indo­lore possible. Ma déception s’est ajoutée aux murmures des autres participants : personne ne voulait m’expliquer comment me déplacer autrement en fauteuil roulant. Une partie de moi attendait une solution toute faite, car je me sentais perdue dans l’univers nouveau de la danse. Mes mouvements étaient-ils suffi­ samment beaux, et précis ? Mon corps avait-il sa place parmi tous les autres ? Mais la chorégraphe refusait de fixer une norme. Elle voulait des danseurs qui osent être uniques et touchent leur entourage au plus profond de leur être. Ses mots sont devenus une invitation. Je me suis demandé ce que je pouvais faire, en partant de mon propre corps. J’ai trouvé du plaisir, de la con­fiance, de l’intimité. La danseuse qui sommeillait en moi s’est réveillée dans un contexte où tous les corps avaient le droit de s’exprimer à leur manière. Imaginons que vous soyez à la recherche de ce potentiel de plaisir,

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de confiance et d’intimité, sans que personne ne vous encourage à sortir des sentiers battus. Que faire alors ?

La quête complexe de l’expression sexuelle et du plaisir intime Pendant cinq ans, dans le cadre de mon doctorat, j’ai parlé avec des femmes dont le corps avait subi une transformation soudaine, sur le plan fonctionnel ou esthétique. Un changement dû à une lésion trau­m atique, et non congénital, de la moelle épinière. Ces femmes cherchaient un moyen de vivre leur sexualité tout en gérant la honte et la peur du rejet. Ensemble, nous avons cherché à comprendre ce que pou­vait faire un corps qui ne répond pas aux normes en vigueur. Nous nous sommes demandé comment réapprendre à « danser » avec ce nou­ veau corps dans le domaine de la sexualité. Cette quête de l’expression sexuelle et du plaisir intime est complexe. Et un changement physique soudain et radical complique encore les choses. Il peut même constituer un tournant dans notre capacité à considérer notre corps comme une source de

plaisir. Dès que l’on ferme les yeux, notre corps engourdi semble aussitôt disparaître. Il ne bouge plus sans stimulation extérieure, il tressaille parfois de manière incontrôlée. Pour ressentir du plaisir, ce corps-là a besoin de temps et d’organisation. Il a perdu les sensations qui lui étaient si familières. Autrefois source de plaisir, cette enveloppe de porcelaine semble désormais fragile et vulnérable. Elle s’accompagne d’un manuel médical. Les caresses et les mouvements n’ont plus le même effet qu’avant. Ce corps-là ne semble plus nous appartenir totalement. Mais au fond de nous, les envies restent les mêmes. C’est une évidence : quand notre corps change , notre expérience de la sexualité change aussi. Ce qui coulait de source autrefois n’existe plus. Mais en prenant conscience de votre relation au corps et à la sexualité, vous pouvez apprendre à vivre autrement.

Deux façons de rouvrir la voie à l’intimité sexuelle Les pratiques actuelles de rétablisse­ ment et de soins doivent évoluer, car elles sont loin d’inviter à l’expérience de la sexualité et de l’intimité. Votre corps est médical(isé) dans le lan­


“Quand notre corps change, notre expérience de la sexualité change aussi.” gage des gens qui vous entourent, et dans de nombreux aspects de votre vie. Pensez par exemple aux salles de bains et aux chambres à l ’aménagement médical, aux chaises blanches qui servent de siège de douche et de toilettes, aux lits ornés de poignées en métal, aux soins corporels administrés par les soignants de manière chronométrée, aux tenues toujours fonctionnelles, aux personnes qui vous touchent tous les jours sans se demander comment vous aimeriez que l’on vous touche, que l’on vous voie. Comment un corps peut-il bouger, être abordé ou même touché en tant que source de plaisir et non de soins et de handicap ? Comment rendre la sexualité et le plaisir physique plus accessibles dans le cadre de conversations et d’activités ? Comment répondre au besoin indis­ pensable de contact peau à peau, et toucher l’autre avec amour ? Imaginez

tout ce qui devient possible quand on envisage la revalidation comme une réhabi(li)tation, qui aide la personne à reprendre possession d’un corps en pleine mutation. Elle peut alors envisager de nouvelles rencontres physiques sur le plan sexuel. Du reste, les attentes et les normes en matière de sexualité doivent aussi être revues. Au cours de notre vie, nous formons des attentes et une image de ce que doit être le plaisir physique et sexuel. Cette image se limite bien souvent à la pénétration génitale et à des orgasmes simultanés et mul­tiples. Vous savez, cette symbiose entre deux partenaires autonomes dont le corps fonctionne parfaitement. Face à l’impossibilité de répondre à toutes ces attentes, on se sent anormal. On ne se sent pas reconnu en tant qu’être sexuel et partenaire sexuel potentiel. On se sent perdu, on ignore comment aborder l’intimité et ouvrir de nouvelles portes.

Pourquoi certaines activités, sensa­ tions et positions vous donnentelles tant de satisfaction ? Existe-t-il d’autres manières de recréer cette expérience ? Que signifie réelle­ment l’inti­m ité ? Qu’est-ce qui devient possible lorsque nos corps se rencon­ trent, se détachent de ce qui doit être et redéfinissent la sexualité, la corporalité et l’intimité ?

Mon conseil ? Explorez votre corps tout au long de la vie Créez de l’espace et de l’oxygène pour découvrir vos désirs et votre corps. Apprivoisez vos désirs, sexuels et au sens large. Je vous invite à explo­ rer votre corps tout au long de la vie. Testez la vitesse et la lenteur, le son et le silence, le contact visuel et tous vos autres sens. Osez désirer. Faites entendre votre voix. Imaginez. Imaginez, encore et toujours. Imagi­ nez autrement. Texte : Dr Inge Blockmans, autrice d’un doc­ to­rat sur ce sujet et chercheuse au Fonds pour la recherche scientifique - Flandre

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L’ ergothérapeute, concepteur instantané M

atthias Van De Walle est à la fois concepteur de produits industriels et ergothérapeute. Une double casquette qui s’avère très utile lorsqu’il enseigne aux élèves de Howest Kortrijk comment fabriquer leurs propres dispositifs d’aide. Entrevue.

Vous êtes concepteur de produits et ergothérapeute. La combinaison idéale pour un enseignant ? Matthias Van De Walle : « Mes deux formations de base et l’expérience que j’ai acquise par la suite sont effectivement une valeur ajoutée. Le concepteur s’intéresse avant tout à la fonction de ce qu’il fabrique, tandis que l’ergothérapeute ne perd jamais de vue la personne qui se cache derrière le client. Si l’on parvient à faire collaborer ces deux personnes, on obtient un équilibre parfait. La formation d’ergothérapeute vise une interaction fluide entre non pas deux, mais trois parties : le client, l’ergothérapeute et le fabricant. Nous apprenons à l’ergothérapeute les connaissances techniques et la terminologie correctes pour lui permettre de communiquer efficace­ ment avec les fabricants. Mais nous l’initions aussi à toutes sortes de techniques pour qu’il puisse concevoir ses propres prototypes, sans l’intervention d’un producteur.

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C’est essentiel, car l’ergothérapeute qui peut fabriquer ses prototypes aide le patient à observer l’effet précis d’une adaptation déterminée. Le prototype devient alors un véritable outil de communication. » « Du reste, je n’enseigne qu’à temps partiel. Je travaille aussi comme assis­ tant de recherche dans le domaine des technologies d’assistance et de la cocréation pour Design for Everyone. Ce sont des fabricants et des étudiants en ergothérapie et en design industriel qui travaillent ensemble bénévole­ ment pour con­cevoir des solutions sur mesure, par exemple au sein du BUDAlab à Courtrai. La dynamique y est très diffé­rente d’une salle de classe, et des choses merveilleuses y voient le jour. » Peut-on supposer que la « pensée catalogue » appartient au passé ? « Au cours de la formation, nous soulignons effectivement l’impor­ tance pour le thérapeute de recher­

cher la solution parfaite avec son client. Sans jamais se contenter de feuilleter des catalogues. Nous apprenons à nos étudiants à monter un prototype et à ajuster euxmêmes certains dispositifs d’aide s’ils ne sont pas satisfaisants. Nous ne fabriquons pas toujours de nouveaux produits, mais nous cherchons des matériaux mis au rebut que nous pouvons réutiliser ou transformer. L’ergothérapeute devient un concepteur instantané. Il crée un produit nécessaire à un moment spécifique pour résoudre un pro­blème spécifique. Plus vite il est capable d’assembler un dispositif pour aider son client, mieux c’est – même s’il doit pour cela utiliser du carton, des ziptails ou du ruban adhésif. Quand on peut créer soimême un prototype, le tester, l’évaluer et l’améliorer, on obtient un produit réellement efficace. Et puis, le client devient un membre de l’équipe à part entière. Avec son aide, ses capacités et son expérience, on recherche une


“Un ergothérapeute crée un produit nécessaire à un moment spécifique pour résoudre un problème spécifique.” solution qui lui convient à 100 % . Ce n’est que lorsque le prototype est parfait que l’on contacte un fabricant, qui le transformera en un dispositif d’aide haut de gamme. » Approfondissez-vous encore davan­tage cet aspect de cocréation dans le cadre de l’année de spécia­li­ sation « MakeAbility: Do It Yourself - Assistive Technology » ? « Effectivement. Dans le cadre de la forma­ti on de base, les futurs ergo­

théra­p eutes ont d’abord un aperçu de toutes les solutions dis­p onibles sur le marché. En deuxième année, l ’ étudiant conçoit un dispositif d’aide en collaboration avec le client et le fabricant. Durant l’année de spécialisation pour ergothérapeutes diplômés et en activité, nous déve­ loppons encore cette notion de cocréation. À partir de 2021, ce programme de troisième cycle durera d’ailleurs 18 mois au lieu d’un an. Là aussi, l’accent est mis sur les

compétences de fabrication. Les étudiants créent un dispositif d’aide pour un client grâce à l’impression 3D, la découpe au laser, le travail du bois... Ils testent toutes les techniques pour trouver celle qui leur convient le mieux, et dans laquelle ils veulent s’investir. » « Dans notre parcours de spéciali­ sation, le thérapeute devient réelle­ ment créateur. Il fabrique lui-même des prototypes, car c’est plus efficace

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“Ce n’est que lorsque le prototype est parfait que l’on contacte un fabricant, qui le transformera en un dispositif d’aide haut de gamme.”

et plus rapide. Cependant, le fabricant reste toujours disponible au cas où l’ergo voudrait créer un produit qui dépasse ses propres compétences. Mais le thérapeute est capable de trouver directement de petites solutions simples et rapides. » Vous semblez être animé par un rêve. Dites-nous tout ! « Tout d’abord, j’espère que les entre­ p rises qui fabriquent des dispo­si­t ifs d’aide accorderont plus de place à ces ajustements per­ sonnels indisp ens ables . Elles doivent intensifier leur colla­bo­ra­tion avec les ergothérapeutes, qui sont parfaitement placés pour savoir ce dont le client a réellement besoin. Notre principal message aux ergo­ thérapeutes et aux fabricants est donc le suivant : « Rencontrez-vous ! » « Ensuite, je rêve que la VAPH (l’agence flamande pour les personnes handi­ capées) et l’INAMI considèrent la

cocréa­tion d’un dispositif d’aide comme une intervention à part entière et la remboursent. Ils remboursent par­fois des produits coûteux qui ne fonctionnent plus après un an. À mon avis, la cocréation est la solution idéale. Dans le cadre du traitement, il me semble nécessaire de prendre le temps de parcourir ensemble tout le processus de cocréation, de réaliser un prototype, de le tester, de l’évaluer et de l’améliorer jusqu’à ce qu’il soit parfait. Ensuite seulement, on peut faire appel à un fabricant. Tout le monde y gagne, y compris le client qui participe à la conception, ajuste le dispositif d’aide et se sent acteur de la situation au lieu de se voir simplement imposer un dispositif d’aide. » « Malheureusement, ce système de remboursement pour les cocréations sur mesure n’existe pas encore. C’est pourquoi nous étudions la possibilité de lancer une collaboration volontaire et communautaire entre fabricants

qui possèdent une certaine expertise. Nous développons actuellement une plateforme flamande sur laquelle les différents acteurs pourront se trouver. Mais ce projet coûte cher, et il est encore difficile d’obtenir des fonds. Pourtant, une telle plateforme pourrait être très utile pour les thérapeutes comme pour d’autres formations. » Bio Matthias Van De Walle • Formation en conception de produits industriels Howest • Concepteur R&D chez Renson & Haelvoet • Formation en ergothérapie Howest • Ergothérapeute à l’UZGent • Enseignant et chercheur à Howest

Cela vous intéresse ? Vous aimeriez participer ? Rendez-vous sur designforeveryone.be

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SALON D’INFORMATION | 19, 20, 21 mai 2022 | Flanders Expo, Gand | www.reva.be

REVA2022 infos pratiques

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EVA est un important salon d’information sur les produits, les services et bien plus encore. Ci-dessous, vous trouverez tous les renseignements dont nous disposons au moment d’imprimer ce magazine. Pour ne rien manquer de l’actualité du salon, rendez-vous sur www.reva.be. REVAworx - « Un vrai travail pour les personnes handicapées » Nous ne ménageons pas nos efforts pour illustrer le thème central de REVA2022. Le grand stand d’infor­ ma­t ion REVAworx, situé au milieu du hall, vous montre la voie vers un travail digne de ce nom pour les personnes atteintes d’un handicap.

u Afin de sensibiliser les employeurs, nous organisons des entretiens avec des chefs d’entreprise, pré­voyons une activité d’écriture sur les offres d’emploi et propo­ sons des visites guidées du salon. Évidemment, nos expo­sants proposent des dispositifs d’aide axés sur l’emploi.

REVAstudy REVAstudy sera principalement consacré au thème central du salon : le « Travail ». Nous prévoyons pas moins de 40 conférences de maxi­m um 45 minutes, destinées aux deman­ deurs d’emploi, aux employeurs et aux prestataires de services. Vous trouverez l’inté­gralité du programme sur www.reva.be.

u Sur le Wall of Work, nous affi­ u Pour éclairer ce chemin vers le travail, il y a le Guide de l’emploi REVA (vous le trouverez au centre de ce magazine). Il sera disponible séparément sur le stand, mais aussi sous forme de PDF actif sur notre site web. Le Guide de l’emploi REVA vous aide à mieux com­prendre votre propre situation et vous indique clairement où trouver des informations supplémentaires.

u Sur le stand, vous pourrez égale­ ment discuter sans engagement avec des coachs du travail. Ils vous aideront à faire un premier pas vers une vie professionnelle.

chons des photos de personnes han­di­ca­pées qui travaillent. Ce faisant, nous mon­trons qu’il est tout à fait possible de travailler avec un handi­cap. William Boeva a d’ores et déjà lancé l’appel à photos.

u Autour des tables de réunion, vous pourrez discuter avec d’autres demandeurs d’emploi, employeurs, formateurs et coachs.

u Enfin, différents représentants des autorités publiques seront également présents sur le salon en tant qu’employeurs.

Toutes les confé­rences sont gratuites, mais vous devrez vous inscrire pour savoir s’il reste de la place. Pour vous inscrire, rendez-vous sur www.reva.be. Sur la page d’accueil, cliquez sur l’onglet REVAstudy. Sur le site web, vous trouverez un aperçu du contenu, l’identité des con­fé­ren­ciers et le public auquel les con­fé­ren­ces s’adressent. Un certificat de participation peut être demandé lors de l’inscription, il sera remis lors de la conférence. Chaque événement commencera à l’heure, et les portes seront fermées pour ne pas déranger l’orateur et le public. Certaines conférences auront lieu pendant les trois jours du salon.

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REVAhome : des conseils gratuits pour votre maison Sur ce stand, vous découvrirez toutes sortes d’adaptations et des dispositifs d’aide axés sur le logement. Des pro­ fesseurs et étudiants en ergothérapie seront là pour vous écouter et vous conseiller. Si vous avez besoin d’autres renseignements, ils vous dirigeront vers nos exposants. Vous envisagez de construire ou de rénover votre maison ? Vous voulez rendre votre logement accessible aux fauteuils roulants ? Vous cherchez le moyen d’adapter votre habitation à vos vieux jours ? Apportez vos plans de construction et vos photos, et obtenez les conseils gratuits de nos experts. Nos exposants aussi seront ravis de vous aider.

REVAservice Un salon dédié aux personnes handicapées nécessite de prévoir des services supplémentaires. Nous en avons dressé la liste pour vous.

u Vous avez besoin d’aide pour man­ ger ou vous procurer de la nourri­ ture ? Là aussi, nos assis­tants vous donneront un coup de pouce.

u Vous marchez difficilement ou u Vous venez en voiture et vous possédez une carte de sta­tionne­ ment officielle avec un logo de fauteuil roulant ? Dans ce cas, sachez que vous pouvez vous garer gratuitement près de l’entrée. Notez tout de même que nous attendons chaque jour des cen­ taines de voitures. Vous ne par­ vien­drez donc peut-être pas à vous garer juste devant l’entrée. Mais vous trouverez très certainement une place à proximité. Gardez un œil sur les panneaux qui portent ce même symbole le long de la route.

peinez à rester debout tout au long du salon ? Sachez que des fauteuils roulants sont disponibles à l’accueil. Vous pouvez même y demander un accompagnateur.

u À l’accueil, vous trouverez égale­ ment un interprète en langue des signes qui pourra vous accom­ pagner tout au long du salon.

u Des enfants vous accompagnent ? Sachez qu’ils peuvent être pris en charge par notre garderie.

u Vous avez besoin d’un espace REVAnueva Sur la grande terrasse près de l’entrée, vous pourrez vous donner rendezvous, planifier votre visite ou même vous reposer. Vous y trouverez aussi un écran sur lequel défileront les nouveaux produits et services de nos exposants.

REVAg-sport REVAg-sport, ce sont trois jours de compétitions et démonstrations spor­tives en tous genres. Vous y décou­vrirez des disciplines classi­ ques, et d’autres moins connues, mais tout aussi intéressantes. Pour plus d’informations sur le programme, rendez-vous sur www. reva.be.

u Vous venez avec les transports en commun ? Prenez alors le tram à plancher bas depuis la gare de Gand-Saint-Pierre vers Flanders Expo. L’arrêt se trouve à 200 m de l’entrée du salon. Un accom­ pagnement est prévu pendant le trajet et aux arrêts de tram. Si vous êtes en scooter électrique, vous ne pourrez pas monter dans le tram. Votre trans­port sera alors assuré par Mobar, en collaboration avec Hendriks. Si le tram est bondé, Mobar et Hendriks se chargeront égale­ment de vous amener à bon port.

u Vous avez besoin d’aide pour uti­ li­ser les toilettes ? Nos assis­tants vous attendant dans les toilettes adaptées du Hall 1.

privé pour vos soins ? Nous mettons à votre disposition un local (vestiaire) avec un lit et un lève-personne. Pour pouvoir l’utiliser, rendez-vous simplement à l’accueil. Notez cependant que nos assistants n’effectuent aucune procédure médicale (sondes, etc.).

u Vous vous déplacez avec un chienguide (officiel) ? Il est évidemment le bienvenu. Les autres animaux ne sont pas admis.

Mesures Covid-19 Le salon appliquera les mesures de sécu­ri­té telles qu’elles auront été fixées par le gouvernement à ce moment-là. Pour plus d’informations, voir www.reva.be

REVAzine est une publication de REVA vzw. Editeur responsable : freddy Willems, coordinateur REVA - Noorderlaan 4, 1731 Zellik. Rédaction et coordination : Christine Bonheure - www.magelaan.be Création et mise en page : www.magelaan.be


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