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Jean-Pascal Moret se réjouit que la «Baselbieter Müsli» ait bien supporté la canicule et la sécheresse de cet été.
La patate se met au rose
Depuis peu, la «Baselbieter Müsli», une ancienne variété de pommes de terre, est en vente à Migros. Elle séduit non seulement par son aspect, mais aussi par son goût.
Texte et photos: Moritz Weisskopf
Les nuages viennent d’arroser copieusement la région de Messen (SO), si bien que le sol est encore détrempé. Il ne faut toutefois pas s’y tromper. La pluie s’est faite extrêmement rare cet été. Jean-Pascal Moret parcourt d’un regard scrutateur ses champs de pommes de terre. Depuis dix ans, en tant que responsable de l’entreprise Terralog, il livre ses récoltes à Migros Bâle. «La météo n’était pas vraiment idéale pour ce genre de culture. La chaleur et la sécheresse ne conviennent pas à ces tubercules, car lorsque la température du sol dépasse les 25 degrés, la croissance des plantes diminue fortement», explique-t-il. La conséquence directe s’est manifestée lors des récoltes qui ont été pour certaines en dessous des espérances. Une variété a toutefois réservé une petite surprise en supportant extrêmement bien la chaleur. Il s’agit de la «Baselbieter Müsli» – «la petite souris de Bâle» – une ancienne sorte devenue très rare.
Cette année, elle fait toutefois son grand retour sur les étals de Migros Bâle. Jean-Pascal Moret retourne un petit espace de terre et ramène en surface un grand nombre de ces nouveaux tubercules aux anciennes origines. La différence avec une pomme de terre conventionnelle saute aux yeux. La peau n’est pas jaune, mais rose. Elle est aussi plus petite et a tendance à s’étirer en longueur, ce qui explique peut-être son nom. Cette variété particulière, à la chair ferme, ne se contente pas d’être belle, elle offre aussi une saveur très aromatique et une foule de possibilités d’utilisation. «Elle est polyvalente. Elle peut se faire en robe des champs, accompagner la raclette, être rôtie, gratinée ou se transformer en rösti», assure Jean-Pascal Moret.
Une étonnante diversité La pomme de terre occupe aujourd’hui le quatrième rang parmi les aliments de base les plus importants après le riz, le blé et le maïs.


«Il me tient à cœur de montrer combien les variétés de pomme de terre peuvent être différentes»
Marc Frei, product manager chez Migros Bâle MigrosBâle

La peau de la «Baselbieter Müsli» n’est pas jaune comme celle d’une pomme de terre conventionnelle, mais rose.
Comme beaucoup d’autres aliments qui figurent sur la liste de nos achats, cette solanacée est originaire d’Amérique du Sud. Elle y a été découverte au XVIe siècle par Christophe Colomb et ses successeurs et ramenée dans un premier temps en Espagne. Elle s’est ensuite rapidement établie en Europe. Cultivée d’abord comme plante ornementale en raison de la beauté de ses fleurs, elle a été reconnue au XVIIIe siècle pour ses valeurs nutritives, notamment par Frédéric le Grand de Prusse qui l’a fait cultiver à grande échelle. Aujourd’hui encore dans notre pays, elle joue un rôle important dans l’alimentation. Quelque 11 000 hectares lui sont consacrés, ce qui équivaut à la surface de 15 000 terrains de football. Elle est présente sous diverses formes dans nos assiettes tout au long de l’année, car elle peut être stockée pratiquement jusqu’à la prochaine récolte.
La renaissance des variétés oubliées Alors que la demande en pommes de terre de variétés courantes a plutôt diminué, les anciennes sortes jouissent d’un nouvel intérêt et d’un retour en force. C’est le cas des «Baselbieter Müsli» et des «Blauen St. Galler». Ces dernières sont – comme leur nom l’indique – bleues à l’extérieur comme à l’intérieur et sont aussi disponibles dans les magasins de Migros Bâle. «Il est donc évident que la pomme de terre a plus d’un tour dans son sac. Il me tient à cœur de montrer combien les variétés peuvent être différentes. Il en existe des grosses, des petites, des farineuses ou à chair ferme. Certaines sont revêtues de peaux très fines, alors que d’autres en ont de plus épaisses et d’autres encore sont même colorées», s’enthousiasme Marc Frei, product manager et responsable du lancement de la «Baselbieter Müsli» chez Migros Bâle. Délicieuses et riches en substances vitales précieuses, ces pommes de terre apportent à coup sûr un plus dans chaque cuisine. MM
MigrosBâle
Une douzaine de comédiens de la troupe de Châtillon présenteront une galerie de personnages hauts en couleur.

Quiproquos à la pelle
La compagnie À voir de Châtillon remonte sur scène avec la comédie «Hôtel très particulier», signée Pierre Chesnot et mise en scène par Jacqueline Schneiter.
Texte: Jacqueline Parrat
Comme à son habitude, la troupe de Châtillon présente sa dernière pièce en octobre à la halle de gymnastique du village. Cette année, cet Hôtel très particulier s’inscrit dans la lignée de ces vaudevilles ou la cupidité peut corrompre les personnes les plus scrupuleuses ou les êtres les plus intègres.
L’affaire débute lorsque la veuve d’un ambassadeur est bousculée et désorientée par le passage soudain des huissiers. Il faut dire qu’à la suite du décès de son mari, elle a découvert qu’elle se trouvait dans une situation financière catastrophique. Toutefois, elle veut absolument conserver son hôtel particulier aux abords du bois de Boulogne. À n’importe quel prix. Lorsqu’une amie de longue date lui demande de lui prêter ses appartements parisiens pour recevoir son amant, une fois par semaine, la veuve accepte. C’est alors que l’affaire se corse. L’amie, sous des abords charmants, s’avère être une manipulatrice de haut vol. Gentiment mais sûrement, la copine transforme l’hôtel en maison de rendez-vous pour courtisanes et messieurs aisés. Et ce n’est que le début des ennuis, quiproquos et autres malentendus qui seront servis par les comédien(ne)s de Châtillon.
Un thème moderne Le texte de Pierre Chesnot fut mis en scène la première fois en 1978 au Théâtre de Paris. Deux ans auparavant, l’auteur a vu sa carrière décoller grâce à sa pièce À vos souhaits, interprétée notamment par le génial Bernard Blier. Le succès toujours actuel d’Hôtel très particulier montre que les textes de Pierre Chesnot n’ont pas pris une ride et que l’attrait de l’argent fait toujours un excellent sujet de comédie vaudevillesque. D’autres grands succès ont contribué à faire de Pierre Chesnot un auteur célèbre, comme Un beau salaud, ou Drôles d’oiseaux, ou encore Les Copines. MM
Informations: «Hôtel très particulier», les 13, 14, 15, 16, 20, 21 et 22 octobre 2022, Halle de Châtillon. Renseignements et réservations: www.compagnieavoir.ch.