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Samuel Brun (à gauche) enseigne à Robin Rickenbacher l’art de la lutte.

Dans la sciure avec les lutteurs
La lutte à la culotte est un sport très helvétique, et surtout très complexe. Pour en faire l’expérience, notre rédacteur s’est confronté à Samuel Brun, ambassadeur de la Fête fédérale de lutte suisse et des jeux alpestres (FFLS) pour Migros Bâle.
Texte: Robin Rickenbacher Photos: Moritz Weisskopf La sciure glisse agréablement entre les doigts et promet, à en juger au toucher, un atterrissage en douceur. Cette considération me rassure quelque peu tandis que je me prépare dans la cave du club de lutte suisse de Binningen (BL). Il est vrai que je risque bien de me retrouver sur le dos à plusieurs reprises. Mon adversaire, le talentueux lutteur Samuel Brun, vient de la région de Bâle. Il me réconforte en me précisant qu’il ne va pas se donner à fond.
Dès les premiers instants de l’échauffement, je constate combien sa remarque est judicieuse. Je n’arrive en effet pas à suivre tous les exercices que me montre ce champion. Les muscles, qui permettent de combattre dans l’arène, me font tout simplement défaut. Les lutteurs ont en effet besoin de beaucoup de force au niveau des épaules et de la nuque pour éviter une défaite imminente lorsqu’ils sont dans la sciure. C’est encore plus évident lorsque Samuel Brun prend la position du poirier et tourne la tête dans toutes les directions pour l’étirer. «Les genoux et les épaules sont aussi mis à rude épreuve. Ce sont donc des zones sujettes aux blessures. Lors des compétitions, les accidents ne sont pas rares», explique-t-il. La lutte à la culotte est un sport intensif qui n’exige pas uniquement de la force, mais qui demande aussi de savoir gérer la masse de l’adversaire.
Tensions dans tout le corps Après l’étirement et avant l’affrontement, nous enfilons la fameuse culotte. Elle est retroussée sur le haut de la jambe et retenue fermement. «L’adversaire doit pouvoir bien l’agripper», explique Samuel Brun. Nous nous serrons la main et nous mettons en position de départ pour le combat. Celle-ci consiste à mettre la main droite derrière le dos de l’adversaire, tandis que la gauche se saisit, elle, du canon du pantalon retroussé. Pendant que nous nous accroupissons, mes genoux émettent un craquement sinistre.
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Petite consolation: Robin Rickenbacher parvient à faire mordre la sciure au lutteur.
Je dois tendre mon bras très en avant pour pouvoir tenir Samuel. Cette position provoque chez moi une tension dans tout le corps, alors que le combat n’a pas encore commencé. «Cela s’appelle le crochet extérieur», commente le lutteur alors qu’il exécute le premier mouvement. Il met son pied droit derrière ma jambe droite et se tourne. Je perds déjà l’équilibre. Il en va de même avec la seconde prise que Samuel commente en disant que nous avons pour la plupart tous fait ça dans la cour d’école. En effet, cela me rappelle des souvenirs d’enfance.
Tout va trop vite D’autres mouvements suivent comme le «gamen» que Samuel pratique volontiers. Il existe au
Dans la lutte, tout va très vite: une prise de Samuel Brun et Robin Rickenbacher perd déjà l’équilibre.
total plus de 300 variantes et combinaisons. Mais tout va trop vite pour moi. Avant que je ne puisse réagir, je suis à terre. Sans difficulté, mon opposant me fait perdre pied, tourner sur moimême ou pratiquement m’envoler dans les airs avant de retomber lourdement.
J’ai toutefois aussi le droit d’essayer mon bref savoir sur Samuel. Avec difficulté certes, mais avec sa contribution bienveillante, j’arrive à lui faire mordre la sciure. Il me reste encore à découvrir ce qui se passe lorsque Samuel Brun résiste sérieusement. Je n’arrive finalement pas à le faire bouger d’un pouce. Nous en restons à une petite expérience réussie. Et bien que ce duel n’ait pas été conduit à fond, mes os se rappellent douloureusement à mon bon souvenir. Plus tard, en secouant la sciure qui s’est infiltrée dans mes vêtements, il me vient une vision du carnaval de Bâle et de ses confettis qui collent dans les chaussures et ailleurs pendant plusieurs jours. MM OFFRE VIP La FFLS aux premières loges
La Fête fédérale de lutte et des jeux alpestres de Pratteln, dans la région bâloise, approche à grands pas. Si vous souhaitez être de la partie du 26 au 28 août, ne manquez pas notre offre VIP. Le paquet comprend deux ou quatre billets VIP pour deux jours, avec places de la meilleure catégorie réservées dans l’arène et repas de midi de trois plats sous le chapiteau VIP. Un billet de train pour le trajet aller et retour ou une place de stationnement sont également compris dans le prix.

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Le chant des superlatifs
Cette année, Le Chant du Gros souffle ses 30 bougies! Entre surprises et retrouvailles, le festival du Noirmont propose une soirée supplémentaire pour une édition record de 28 concerts.
Texte: Jacqueline Parrat MigrosBâle
À l’instar des années précédentes, l’édition 2022 propose une programmation éclectique avec un mélange des styles et des générations. Elle fait la part belle aux artistes francophones avec notamment plusieurs interprètes qui ont marqué l’histoire du festival. Ainsi, la Sainte Scène résonnera des textes mélancoliques et aériens de Calogero, des innombrables tubes de Patrick Bruel et de la voix inimitable de Julien Clerc. Sans compter les deux Dutronc, père et fils, qui associeront leurs complicités, musicale et filiale.
La relève francophone peut compter sur Kimberose, véritable sensation pop et soul de la scène musicale hexagonale. Quant à la chanson française estampillée d’origine suisse, elle s’incarne aussi dans une génération riche de talents grâce aux mélodies contagieuses du groupe Les Fils du Facteur, le cocktail enivrant à deux voix de Baron.e, l’insolence rock’n’roll de Stéphane ou encore l’univers singulier de Phanee de Pool. Les légendes suisses ne sont pas en reste puisque le mythique groupe de hard rock Gotthard sera de retour alors que Stephan Eicher se produira pour la première fois au Noirmont.
Du bonheur musical Du rock, il en sera aussi question avec Ten Years After et le célèbre groupe québécois Les Cowboys Fringants. Et le très pop et déjanté Mika viendra défendre sa réputation de showman aux performances colorées. Auteur et interprète de tubes qui ont marqué l’âge d’or du reggae, Max Romeo et sa voix de ténor, le groupe solaire Sinsémilia ou les joyeux troubadours de La Rue Kétanou enverront les décibels de plaisir de leur reggae engagé. Pour les plus jeunes, ils trouveront leur bonheur avec Soso Maness, étoile du rap marseillais, Vald, qui cartonne en ce moment, ou encore Sopico et son hip-hop de guitare fraîche et bien d’autres encore. MM
Informations: Le Chant du Gros, du 7 au 10 septembre 2022, Le Noirmont. Programme complet, horaires et billetterie sur www.chantdugros.ch
En tournée, Jacques et Thomas Dutronc, le père et le fils, conjugueront jazz, gipsy et rock sur la grande scène du Chant du Gros.
La maison révolutionnaire
Le Corbusier, on aime ou on n’aime pas. Mais force est de lui reconnaître un talent visionnaire, qui a permis de poser de nouveaux jalons architecturaux. La minuscule villa «Le Lac», au bord du Léman à Corseaux (VD), le montre parfaitement. Avec ses 64 m2, elle maximise l’espace et révolutionne l’habitat en 1923. Sa longue fenêtre horizontale – l’une des premières au monde –, son toit jardin et son intérieur en plan libre (des poteaux remplacent les murs porteurs) influenceront considérablement les architectes. Et si vous n’aimez toujours pas Le Corbusier après la visite, appréciez la vue sur le Léman. Elle est époustouflante.
Infos: www.villalelac.ch

Église en marbre translucide
De l’extérieur, on dirait un hangar. Mais à l’intérieur, la magie opère. L’église Saint-Pie à Meggen (LU), au bord du lac des Quatre-Cantons, n’a ni fenêtre ni pilier, mais elle est composée de 888 dalles de marbre blanc. Mieux: ce marbre pentélique (le même que celui de l’Acropole), taillé très fin et poncé à l’extérieur, laisse passer la lumière. Suivant les heures, ses parois ondulent de couleurs, allant du jaune miel à l’ambre vif. Une atmosphère féerique que l’on doit à l’architecte suisse Franz Füeg.
Infos: www.kpm.ch La pharmacie a son musée
Le musée de la pharmacie de l’Université de Bâle, créé en 1925, vaut le détour. Il retrace l’histoire des médicaments, de la momie poudrée à l’écureuil carbonisé, en passant par une impressionnante collection de faïences pharmaceutiques. Laboratoires historiques et cabinets scientifiques donnent au visiteur l’impression de débarquer chez Homais, fameux pharmacien de Flaubert.
Infos: www.pharmaziemuseum.ch
Masques et mystères du Valais
L’appel du Lötschental propose une plongée dans la plus mystérieuse des vallées valaisannes. Les dimensions ethnologique, artistique, idéologique et touristique sont mises en perspective dans l’espace grâce à une documentation particulièrement riche. Un condensé de Valais dans ce qu’il a de plus original et originel. Le plus? Des masques en bois sculptés dignes du célèbre Musée du Quai Branly à Paris. À voir jusqu’au 27 août à la médiathèque de Martigny.
Infos: www.mediatheque.ch/fr/ appel-lotschental-1572.html Parlons argent
À Berne, l’expérience muséale devient participative. Dans le cadre de l’exposition L’argent déchaîné, qui relate l’histoire de la monnaie, les visiteurs peuvent partager leurs réflexions et leurs interrogations sur le système monétaire avec des «Money Hosts». Par exemple avec la question: peut-on réellement lui faire confiance? À découvrir actuellement au Musée d’histoire de Berne.
Infos: www.bhm.ch/fr Plongée dans l’étrange
Logé dans le château Saint-Germain, dans la cité médiévale de Gruyères (FR), le musée H.R. Giger y est un hommage au bizarre. Connu notamment pour sa participation artistique au film Alien (Oscar des meilleurs effets visuels en 1980), le plasticien et illustrateur suisse peut y déployer tout son imaginaire fantastique. Un imaginaire à la fois érotique et inquiétant, à l’image de l’artiste décédé en 2014. Un Loclois au Waldorf-Astoria
Saviez-vous que c’était un Loclois qui avait inventé la célèbre salade Waldorf? Né en 1866 dans les Montagnes neuchâteloises, Oscar Michel Tschirky a émigré à New York à l’âge de 17 ans où il a rapidement gravi les échelons de l’hôtellerie de luxe jusqu’à devenir le maître d’hôtel du WaldorfAstoria. Durant cinquante ans, il sera l’homme fort du palace, connu et apprécié de toute l’élite new-yorkaise. Le fabuleux destin d’Oscar le Montagnon, l’exposition des Moulins souterrains du Col-des-Roches, retrace jusqu’au 27 novembre son parcours aussi singulier que méconnu.
Infos: www.lesmoulins.ch Montagne d’autrefois
Avant de devenir une place de jeu, la montagne était le terrain d’études des savants. Comme Horace-Bénédict de Saussure, naturaliste suisse qui atteignit le sommet du Mont-Blanc en 1787 en redingote et brodequins cloutés. L’expo La montagne, laboratoire des savants rend un bel hommage à ces premiers explorateurs alpins. Qui s’aventuraient vers les sommets avec des flacons de verre pour ramener des échantillons d’air… À voir au Musée d’histoire des sciences, à Genève, jusqu’au 26 février 2023.
Infos: institutions.ville-geneve.ch/ fr/mhn/votre-visite/agenda/