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Théâtre

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Savoir-faire et saveurs vertes

Le cresson est très apprécié dans la cuisine régionale. Andreas Eschbach, agriculteur passionné de Füllinsdorf (BL), s’est spécialisé dans sa culture qu’il a perfectionnée au fil des ans.

Texte et photos: Robin Rickenbacher

Le cresson pousse allégrement dans la serre spacieuse de la ferme d’Andreas Eschbach, à Füllinsdorf (BL). Ses tiges tout en finesse poussent en hauteur à la recherche de la lumière tandis que ses feuilles foisonnantes forment un tapis dense au vert luxuriant. Les plantes sont cultivées sur plusieurs lignes qui s’étendent en longueur. Il est possible d’observer sur les différentes zones de culture le processus de développement de ce cresson «De la région.». Certaines couches viennent de recevoir des graines qui restent bien visibles. Sur d’autres, la germination est à l’œuvre et de petites pousses drues pointent déjà en surface, alors que d’autres espaces se teintent rapidement d’un beau vert. Les dernières platebandes sont recouvertes, elles, de plantes qui croissent à foison.

Les serres permettent au cultivateur de faire pousser cette plante même avec peu d’heures d’ensoleillement. «Pendant la saison froide, le cresson a besoin de quatre semaines pour arriver à maturité, soit quatre fois plus de temps qu’en été», explique Andreas Eschbach. Il faut toutefois que les conditions dans lesquelles il croît soient contrôlées et adaptées parfaitement aux besoins des plantes.

Deux décennies d’optimisation L’homme a mis au point son propre procédé de culture pour qu’il soit le plus efficace possible. Pour ce faire, il lui a fallu deux décennies pendant lesquelles il a optimisé sa méthode. «Nous utilisons un mélange de tourbe spécial. Nous l’étendons sur un centimètre d’épaisseur et y semons les graines», ajoute-t-il.

Le travail d’épandage ne peut pas se faire à la main. Une machine assure ce travail. Elle a été mise au point par l’agriculteur lui-même, il y a trente-cinq ans, et assure encore le service aujourd’hui.

Une fois le mélange de tourbe déposé, le cresson y est cultivé ou «guidé» comme le dit Andreas Eschbach. «L’arrosage doit être parfaitement adapté. Les petites feuilles ne résisteront pas à trop ou trop peu d’eau.» Les températures font également l’objet d’une surveillance constante et l’ensoleillement est pris en considération. En résumé, le cresson est suivi attentivement pour qu’il puisse s’épanouir pleinement et devenir cette plante tant appréciée.

Lors de la récolte, l’entreprise n’a pas recours systématique-

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3 1 Le cresson est coupé à l’aide d’une faux. 2 Avec cette machine, qu’il a lui-même fabriquée, l’agriculteur dépose une fine couche de tourbe. 3 Le cresson récolté est posé dans une caisse... 4 ... puis plongé dans un bain d’eau pour éliminer les restes de terre.

Andreas Eschbach cultive du cresson toute l’année. Pour y parvenir, il a fait de nombreuses expérimentations.

«Pendant la saison froide, le cresson a besoin de quatre fois plus de temps qu’en été pour arriver à maturité»

Andreas Eschbach, producteur de cresson

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ment à des machines. Le cresson «De la région.» est encore coupé de manière traditionnelle avec la faux. Pour Andreas Eschbach, c’est la meilleure méthode, le couteau prend trop de temps et les ciseaux ne garantissent pas une coupe nette et régulière. Une brève démonstration prouve ses dires: en quelques coups, les tiges denses sont détachées et mises immédiatement en caisse. Le cresson passe ensuite dans l’eau pour être nettoyé de ses résidus terreux. Il est égoutté, emballé et prêt à être expédié. Après la récolte, la tourbe, elle, est réutilisée dans la pépinière. Les consommateurs apprécient hautement ces petites herbes savoureuses. Leur goût frais et relevé en fait un ingrédient de choix dans la cuisine actuelle. En salade, glissées dans un sandwich ou simplement déposées sur une tranche de pain beurrée, elles sont toujours délicieuses. Avec le cresson, les épices sont souvent superflues, car il apporte à lui seul une note piquante et agréable.  MM MigrosBâle

RÉDACTION

Une nouvelle plume pour «Migros Magazine»

L’équipe rédactionnelle de «Migros Magazine» de la société coopérative Migros Bâle s’est agrandie. En janvier 2022, Robin Rickenbacher a en effet rejoint l’effectif pour soutenir la rédaction des pages régionales. Auparavant, Robin Rickenbacher a travaillé pour la Basler Zeitung en tant que spécialiste des pages sportives. Il a ensuite passé au service en ligne de ce même journal où il s’est occupé des questions de politique et de société locales. Il a également assuré la gestion des parutions sur le site du quotidien. À côté de ses activités professionnelles, il a étudié la germanistique et la philosophie à l’Université de Bâle.

«Je me réjouis d’assurer les nouvelles tâches qui m’attendent à Migros Magazine, de découvrir et de relater les événements passionnants de cette entreprise aux multiples facettes», explique Robin Rickenbacher. Il apporte ainsi son concours aux rédacteurs déjà en place, à savoir Moritz Weisskopf et Selina Meyer.

Moritz Weisskopf, Selina Meyer et Robin Rickenbacher (de g. à dr.).

MigrosBâle

DOMSTUDER Célébrer le rire Cuche et Barbezat repartent en tournée – pour la dernière fois?

Puisqu’on n’est jamais mieux servi que par soi-même, Cuche & Barbezat se rendent hommage dans leur tout nouveau spectacle qui prend la forme d’une compilation.

Texte: Jacqueline Parrat

Cuche et Barbezat, c’est comme le chocolat, le glacier d’Aletsch, la cathédrale Saint-Nicolas à Fribourg ou les banques, paraît-il! Sans eux, l’Helvétie ne serait pas vraiment la Suisse et, si l’on ôtait un seul de ces symboles, nul ne sait ce qu’il adviendrait, disent-ils. Personne n’a donc l’idée de les enlever. Et parce que les glaciers fondent, les cathédrales brûlent et les banquiers vont en prison, peut-être devient-il urgent de s’inquiéter du sort des comiques...

Ainsi donc, après trente-cinq ans de vie commune sur scène, Benjamin Cuche et Jean-Luc Barbezat présentent leur nouveau spectacle: «Hommage à Cuche et Barbezat par Cuche et Barbezat avant qu’il ne soit trop tard!» Car, pensent-ils, personne d’autre ne le fera à temps!

Une idée simple et amusante Les deux comiques neuchâtelois ambitionnent de renouveler les acrobaties de leur jeunesse en peaufinant leurs meilleurs sketchs visuels. À travers leur écriture commune, absurde et attachante, ils enrobent leur spectacle de l’émotion d’une ultime parade. Sera-t-elle vraiment la dernière? Nul ne le sait

Grâce à un dispositif scénique conséquent, ils peuvent présenter toutes leurs farces, quelle que soit la scénographie, sans devoir faire de choix pour des raisons d’espace. Ils offrent ainsi la possibilité au public de les découvrir ou de les revoir.

C’est une sorte de tournée d’adieu, sous la forme d’un florilège de leurs numéros, que les deux humoristes présentent avant «que leur grand âge ne le rende posthume». Cette création promet d’être à l’image de leur carrière: surprenante, téméraire et chaleureuse MM

Infos: Vendredi 4 mars 2022, à 20 h 30,Centre de Culture & de Loisirs, Saint-Imier. Jeudi 10 mars 2022, à 20 h, Salle de l'Inter, Porrentruy.

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