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REESEN 10 - Été 2023 - FR

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MAGAZ I N E LUX E M B O U R G EO I S

Luxembourg Biarritz

Rheingau

Pescara

Bosnie-Herzégovine Grenade Caraïbes

Obernai

Copenhague Tr a n s y l v a n i e

Andalousie

Viêtnam

D E V OYA G E

Fidji

ÉDITION FRANÇAISE

Maroc Singapour


S O M MAI R E


LIVRES LU X E M B O U R G RHEINGAU OBERNAI BIARRITZ PESCARA C O P E N H AG U E H ÔT E LS D E R Ê V E B O S N I E - H E RZÉ G OV I N E T R A N SY LVA N I E GRENADE A N DA LO U S I E T E N DA N C E S MAROC CARAÏBES VIÊTNAM F I DJ I SINGAPOUR

S O M MAI R E

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LUX E M B O U R G

Lazy Gardening : pour une vie florissante Texte Joscha Remus

Le Lazy Gardening, autrement dit le jardinage paresseux, s’est imposé comme une tendance bénéfique qui favorise le retour des herbes sauvages, des papillons et des abeilles dans nos jardins et nos paysages. La campagne « Méi net am Mee » (non à la tonte) du parc naturel de l’Our soutient ce nouvel art du retour maîtrisé à l’état sauvage.

Les parcs naturels du Luxembourg organisent régulièrement des randonnées, des excursions et des séances d’observation spectaculaires sur le thème des papillons. Par exemple, le Natur- & Geopark Mëllerdall propose une randonnée consacrée à ces délicats lépidoptères. À travers des paysages variés, à la faveur du micro-climat de l’Hëlt à Rosport, les participants croisent avant tout des argus bleus, l’espèce la plus représentée au Luxembourg, sur les versants sud et dans les vignes baignées de soleil. Le long d’une haie, des aurores et des citrons virevoltent. La

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sortie découverte « Fliegende Juwelen, die bunte Welt der Tagfalter » (trésors ailés, le monde coloré des papillons de jour) dans le parc naturel de l’Our offre l’occasion d’admirer les couleurs éclatantes des cuivrés de la bistorte, des petits nacrés et autres paons-du-jour. Le retour à l’état sauvage, une tendance séduisante et utile Les papillons, mais aussi les abeilles sauvages et les bourdons, sont indispensables à la pollinisation. En veillant à la diversité et en minimisant l’artificialisation, il est possible d’offrir des espaces nour-


LUX E M B O U R G Les syrphes sont des artistes aériens qui peuvent rester sur place en volant.

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EN BAS La faux connaît une nouvelle renaissance au Parc naturel de l’Our. Il est possible d’apprendre à la manier lors d’ateliers.

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B IAR R I TZ

Biarritz, l’audacieuse Texte Sarah Braun

Depuis le milieu du XIXe siècle, Biarritz s’est imposée comme la capitale européenne du surf. Pour autant, on aurait tort d’y voir là son seul atout. Autrefois village de pêcheurs baleiniers, puis transformée en ville thermale par une certaine impératrice Eugénie, Biarritz se caractérise par une histoire riche qui a façonné les contours de cette ville au patrimoine architectural aussi éclectique que sublime.

Lorsqu’il foule le sol biarrot pour la première fois, Victor Hugo s’émeut de la beauté sauvage, brute et farouche de ses paysages, ses roches déchirées par les embruns, ses dunes et ses landes à perte de vue. Le poète visionnaire redoutait pourtant qu’elle « devienne à la mode » et perde de son charme et de sa fougue. Nous sommes en 1843 et Biarritz commence à peine sa mue, celle qui la conduira à devenir la destination hype que nous connaissons à aujourd’hui.

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Village de pêcheurs, Biarritz vit de la chasse à la baleine à partir du XIIe siècle et jusqu’à ce que les cétacés disparaissent au milieu du XVIIe siècle. La ville doit alors se réinventer et puise dans ce qu’elle possède de plus beau : l’océan. Les bains de mer étaient alors prescrits comme remèdes pour diverses affections : l’occasion était trop belle pour ne pas jouer cette carte. Dès 1784, les bains de mer attirent les foules. L’histoire aurait pu s’arrêter là, et Biarritz serait –


B IAR R I TZ Biarritz est connue pour son mélange de styles architecturaux. Le géographe Roger Brunet dit d’elle qu’elle est « un musée du kitsch balnéaire ».

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EN BAS La ville de Biarritz possède quatre kilomètres de côtes et six plages.

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C O P E N HAG U E

Ode au port des marchands Texte Marc Dostert

Difficile de faire plus contrasté. Ici, les châteaux flamboyants côtoient une architecture moderne durable. L’écologie voisine avec un mode de vie libre. La street food rivalise avec les cuisines étoilées. Bienvenue à Copenhague !

La ville la plus cool d’Europe. À condition de la visiter en plein été sous 22 degrés et d’avoir quelqu’un comme Salomonsen. Au début, Salomonsen était un peu lourd et pénible, voire fatigant. Sans compter qu’il n’était pas bavard. Néanmoins, dans cette grande ville à laquelle le qualificatif de métropole villageoise siérait davantage, il a été mon fidèle et indispensable compagnon. Jadis, la capitale du Danemark se nommait Køpmannæhafn (le port des marchands). En l’an 1043... Pardonnez-moi, je m’égare : il s’agit d’une ode, pas d’un cours d’histoire. Il sera peutêtre question de politique... on verra bien. Cette ville portuaire du nord de l’Europe se distingue par

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son incroyable diversité et offre beaucoup à voir. Une commune hippie autonome vivant (presque) sans lois, une piste de ski avec mur d’escalade sur le toit d’un incinérateur de déchets, une jolie plage avec vue sur la Suède, l’éternelle première de la classe, un parc d’attractions au milieu de parterres de fleurs et de fontaines, des canaux propres bien utiles pour se rafraîchir, un immense marché de street food bio ouvert tous les jours, de splendides palais royaux alternant avec les lignes épurées du design danois, une scène culturelle et artistique qui n’a pas à rougir au niveau international et, tout près de là, les meilleurs restaurants du monde.


C O P E N HAG U E Le château d’eau Frederiksborg est situé sur trois petites îles à Hillerød.

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© Daniel Rasmussen

EN BAS Le design danois : fonctionnel, minimaliste et durable.

© Daniel Rasmussen

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B OS N I E- H E R Z ÉG OV I N E

Comme autrefois, les peka, poêles balkaniques, sont fabriquées à la main.

L’immense marteau fixé à un manche long de plusieurs mètres et mu par l’eau du ruisseau est particulièrement impressionnant. À l’aide d’un levier, le forgeron peut ouvrir ou fermer l’arrivée d’eau et ainsi actionner le marteau grâce à la puissance de la nature. Sous l’effet d’une pression immense, le lourd objet s’abat sur

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le métal en fusion pour lui donner la forme souhaitée. Sur les douze forgerons autrefois en activité, il en reste encore trois. La concurrence chinoise nuit aux familles de forgerons installées ici depuis longtemps. Par ailleurs, en plus d’être pénible et particulièrement bruyant, le travail est très dangereux et la moindre seconde

d’inattention peut avoir de lourdes conséquences. Si vous avez envie de découvrir la culture et l’histoire locales, de randonner dans les montagnes sur les traces des bergers ou si vous vous intéressez à l’artisanat séculaire, la Bosnie-Herzégovine vous réserve de belles surprises. Alors, en route pour les Balkans !


B OS N I E- H E R Z ÉG OV I N E

Breviarium

CROATIE

BOSNIE-HERZÉGOVINE

SERBIE

Jajce Ocevija CROATIE

Sarajevo

43° N 18° E travel-bosnia.ba Mostar

MONTÉNÉGRO

À faire absolument La vieille ville de Sarajevo est un paradis pour les amateurs de shopping. Ici, les chaînes internationales habituelles sont rares, contrairement aux petits ateliers tenus par des familles d’artisans établies de longue date. Chez Muhamed Kalajdžisalihović (Sarači 15), vous trouverez des sandales traditionnelles, et chez Remzija Balagić (Čizmedžiluk 22), des brosses faites à la main. Vous pourrez également dénicher un petit souvenir chez les orfèvres spécialisés dans l’or et le cuivre. Réservez impérativement quelques heures dans votre programme pour faire du lèche-vitrines.

À éviter Même si Sarajevo invite à un séjour prolongé, la Bosnie-Herzégovine a bien plus à offrir. Par conséquent, ne limitez pas votre séjour à la capitale. Dans l’idéal, louez une voiture et faites un tour à Mostar (pour voir son vieux pont), à Jajce (petite ville pratiquement bâtie sur une cascade) ou dans les montagnes.

Trésors cachés Situé dans un cadre idyllique sur les bords du fleuve, le restaurant Inat kuća (Veliki Alifakovac 1, Sarajevo) offre une belle vue sur la mairie de style mauresque. C’est l’une des meilleures adresses pour goûter aux plats typiques du pays. Le week-end en particulier, l’établissement est très fréquenté : il est plus que recommandé de réserver.

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MAR O C

Un passage réussi : les fusils tirent simultanément des boules de feu vers le ciel.

EN HAUT

Seuls les meilleurs des meilleurs peuvent concourir au Trophée Hassan II.

EN BAS À GAUCHE

EN BAS À DROITE Le moqaddem est le capitaine de l’escadrille.

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MAR O C brossés et sellés avant le départ. Les bottes sont cirées, les armes chargées, les turbans noués. Chaque capitaine présente à son équipe la tactique choisie et on prononce une courte prière. L’heure de la course a enfin sonné. Les spectateurs se pressent le long de la piste. Il n’y a pas de tribunes et il faut vraiment être aux premiers rangs pour voir quelque chose. L’une après l’autre, les sorbas prennent le départ et les cavaliers donnent tout pour leur représentation. Un véritable spectacle hors du temps ! Jusqu’au coucher du soleil, j’observe, captivé, les galops qui s’enchaînent et les balles luisantes qui tracent en direction du ciel sous les acclamations du public. Les meilleurs parmi les meilleurs Quelques jours plus tard, je me rends à Rabat, la capitale du pays. Ici a lieu la finale du Trophée Hassan II sous l’égide du roi du Maroc. Chaque année, la compétition la plus importante et la plus prestigieuse du pays attire des milliers de visiteurs enthousiastes à l’idée d’assister à ce spectacle unique. Seuls les meilleurs parmi les meilleurs, les vainqueurs des tournois de qualification régionaux, sont autorisés à participer.

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V I Ê T NAM

Les hautes terres de Đà Lat abritent de nombreuses plantations de café. Les fleurs d’arabica se transforment en baies rougeâtres jusqu’à l’automne.

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EN BAS La pagode Linh Phuoc est l’une des plus belles de la ville.

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V I Ê T NAM La vue du Zen Cafe Lakeside se pose sur le lac Tuyên Lâm.

viron 20 euros. Depuis l’aéroport de Liên Khuong, notre taxi longe des champs verdoyants, des plantations de café et des serres agricoles dans lesquelles poussent des fraises. Đà Lat est entourée de terres cultivées : la visite d’une de ces plantations vaut le détour, le Viêtnam comptant parmi les principaux producteurs mondiaux de café. Le marché du soir propose avant tout des spécialités culinaires : brochettes de légumes, fruits de mer, poisson et viande. En plus des fruits tropicaux comme l’ananas, le fruit du dragon et le durian, les petites fraises sucrées sont très appréciées. Le Zen Cafe Lakeside est constitué de deux charmants bâtiments pratiquement identiques édifiés sur une colline au-dessus du lac de Tuyên Lâm et presque entièrement dissimulés par une luxuriante végétation. Des chaises colorées et des fauteuils en osier trônent sur la terrasse où l’incontournable soupe Phô fraîchement préparée à partir de feuilles de périlla, de poulet et de nouilles de riz est servie le soir. L’anis étoilé, la cannelle cassia, le piment, le fenouil et le clou de girofle confèrent à ce plat traditionnel tout son exotisme. Le Zen Cafe Lakeside, avec vue sur le lac artificiel de Tuyên Lâm, propose des plats Viêtnamiens fraîchement préparés, ainsi que des cours de yoga à la demande. Lors d’une promenade en ville, l’opéra tout juste inauguré et le Lotus Café sautent aux yeux. L’archi-

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S I N GAP O U R

hawker centres à Singapour. Tous sont les gardiens du temple d’une tradition de rue où chacun aime venir avaler à toute heure un bol de soupe de nouilles, un chicken rice ou des Indian rojaks, ces succulents beignets de pâte, de crevettes et de pommes de terre. Culture peranakan À chacun sa spécialité. Les hawker centres sont en effet l’expression de la diversité ethnique de la ville. Celle-ci est peuplée d’une majorité de Chinois issus de toutes les régions, mais aussi de Malais, d’Indiens, d’Indonésiens, de Coréens… et de Singapouriens descendants des premiers colons chinois venus de Malaisie au XVIe siècle, imprégnés d’une culture typique que l’on appelle peranakan. Le hawker centre Tiong Bahru Market, dans le quartier éponyme au sud de la ville, ne désemplit pas non plus les week-ends. Sous sa belle rotonde, il accueille une clientèle de Singapouriens fans de ses wanton mee (nouilles aux œufs et raviolis farcis), chwee kueh (galettes de riz et radis cuits) et autres petits pains fourrés au porc. Gâteau d’huîtres au Maxwell Food Center ! Dans Little India, Tekka Centre est l’un des épicentres de la cuisine populaire du sous-continent. Cet espace, moitié centre commercial, moitié marché alimentaire et ani-

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mal, abrite au sous-sol plusieurs stands de restauration. Outre les Indian rojaks, chacun peut venir y déguster sur le pouce, au milieu d’une clientèle ethnique, les célèbres dums briyani, plats de viande accompagnés de riz épicé. Chinatown, immense enclave urbaine formée de quatre secteurs différents, abrite aussi ses îlots de street food communautaires. Au Maxwell Food Centre, les étroits stands aux enseignes lumineuses criardes attirent employés du quartier et familles. Plusieurs fois primés, ils excellent dans le chicken rice et le shepherd’s pie and devil’s curry, un genre de hachis parmentier très relevé. Impossible, aussi, de passer à côté du comptoir où l’on sert le fuzhou oyster cake. Dire que ce gâteau… d’huîtres est excellent suscitera sans doute une curiosité légèrement circonspecte. Ex-étoilé le moins cher du monde Le Chinatown Complex possède quant à lui une aura qui dépasse les frontières. Ce food court a connu la célébrité lorsque le guide Michelin a décerné en 2016 une étoile au Hawker Chan, un comptoir-restaurant connu pour son bak chor mee, des nouilles au poulet à la sauce soja. L’étoilé connu alors pour être le moins cher du monde a certes perdu sa distinction, mais cela aura mis ce grand complexe de restauration sous les feux des


S I N GAP O U R L’hôtel Marina Bay Sands et son célèbre toitpiscine, ainsi que la corolle ouverte du Art Science Museum, icônes de Marina Bay, vus depuis le sommet du building CapitaSpring.

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S I N GAP O U R

L’Oasia Hôtel, un building « green-green » dans le quartier central de Tanjong Pagar. Sa façade jardinée évolue au fil des années.

Dans sa ferme hydroponique Sprout Hub (appelée aussi City Sprouts), Zac Toh, le fondateur, développe une agriculture urbaine locale et durable.

District, les restaurants Kaarla et Oumi incarnent cette tendance. Cuisine australienne pour le premier, japonaise pour le second, ils travaillent des produits issus du jardin voisin, Sky Garden, présenté comme la plus haute ferme urbaine au monde ! Légumes, fruits, aromates… 130 variétés poussent à 280 m d’altitude, avec vue plongeante sur les supertankers mouillant dans la baie. Transition écologique Cet exemple illustre le virage vert d’une ville qui s’est engagée à

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réduire sa consommation énergétique par une compensation très show off de ses émissions de carbone. Le « tigre asiatique », 6 millions d’habitants, leader de la finance et du commerce maritime, a pris le pari de mener de front croissance économique et transition écologique. Tout nouvel immeuble de bureaux doit ainsi compenser en espaces verts la surface perdue au sol. On ne compte plus les étages-jardins, les micro-fermes d’altitude, les murs végétaux... Citons l’Oasia Hôtel, dont la façade jardinée verdit de-

puis son ouverture, en 2016. Ou l’hôtel ParkRoyal Collection Pickering, « forêt » verticale aux jardins suspendus dans les étages. Dans une ville où 10 % de la superficie est vouée à l’agriculture, les fermes hydroponiques (Sprout Hub) et les restaurants « de la terre à l’assiette » (Kaarla et Oumi, mais aussi, par exemple, Open Farm Community) se multiplient. Telle est Singapour, une mégapole multiethnique championne des cuisines du monde et éprise, par nécessité autant que par souci d’image, de développement durable.


S I N GAP O U R

Breviarium

1° N 103° O visitsingapore.com

MALAISIE

SINGAPOUR Central Catchment Nature Reserve Little India Chinatown

Katong-Joo Chiat

Lau Pa Sat Sentosa

À faire absolument Le voyage culinaire se double d’une immersion culturelle inédite. Katong-Joo Chiat est le quartier de tradition peranakan. Dans les maisons colorées des shophouses, on peut découvrir des broderies de perles et des spécialités de bouche, comme le Kueh Salat, gâteau de riz à la noix de coco et au pandan (chez Rumah Bebe). Chinatown accueille sans surprise des temples bouddhistes et des échoppes médicinales. Little India déborde de boutiques de tissus et de centres ayurvédiques. Kampong Glam, enfin, quartier malais, est empreint de culture musulmane. Les visiteurs affluent dans les shophouses de mode et de déco tandis que d’autres convergent vers la mosquée Masjid Sultan.

À éviter Si l’on aime les côtes plutôt sauvages et les horizons maritimes vierges, on se dispensera d’aller à Sentosa. Véritable parc balnéaire, cette île reliée à la ville par un monorail aligne sa débauche d’hôtels, de beachbars, d’espaces de loisirs (indoor diving, kids areas…), un shopping mall (avec Universal Studios), un golf, des condominiums… Le tout dans un décorum aseptisé et high-tech qui gomme la naturalité originelle de l’île. Quant aux plages, la plupart sont artificielles et donnent sur les porte-containers croisant au large…

Trésors cachés Malgré son incroyable densité, Singapour abrite des espaces verts qui sont autant d’aires de respiration dans « l’enfer urbain ». Autour du MacRitchie Reservoir, Central Catchment Nature Reserve est ainsi le plus grand espace chlorophyllé de Singapour. Au programme : des chemins de randonnée, la forêt, une tour d’observation et des singes en liberté… Dans la baie, Singapour égrène aussi plusieurs îlots prétextes à des escapades. Lazarus Island dispose d’une plage en forme de conque parfaite. Kusu Island abrite des tortues de mer et un beau temple chinois. Pulau Ubin, enfin, protège encore son kampong (village) comme autrefois.

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