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Wunnen Luxembourg n°73

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Bâtiment Schuman Un témoin de la construction européenne

Salle de bains Pratique & design

Parc Edouard André Splendour in the grass

Léon Glodt

Redonner vie à une maison d’antan


Nouveaux projets : maisons unifamiliales à Senningerberg et à Luxembourg-Merl Informations sur demande

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wunnen 73 juin/juillet/août 2021

› Plus de photos sur www.wunnen-mag.lu Photo : P. Lobo

DIRECTEUR DE PUBLICATION Jean-François Zimmer RÉDACTEUR EN CHEF Paulo Lobo ONT COLLABORÉ À LA RÉDACTION Davide Galluccio, Stephanie Law, Maître Amanda Thiry PUBLICITÉ Fatiha Sidi - Tél. (+352) 661 899 998 - pub@luxedit.lu PHOTOS Paulo Lobo DIRECTEUR ARTISTIQUE Philippe de Gruiter MISE EN PAGE Almathea Consulting sàrl, Luxembourg www.almathea.lu PRINT MANAGEMENT Luxedit Sàrl, Luxembourg TIRAGE 11.000 exemplaires ÉDITEUR Luxedit sàrl 275, rue de Luxembourg L-8077 Bertrange

Tél : (+352) 26 38 93 12 Fax : (+352) 26 38 93 13 Mail : info@luxedit.lu www.luxedit.lu

Luxedit sàrl, société éditrice du magazine Wunnen, est détenue à 100% par Jean-François Zimmer, éditeur indépendant domicilié au Luxembourg. La direction générale et la gestion journalière relèvent de la responsabilité de Jean-François Zimmer. © Luxedit 2021, tous droits de reproduction réservés INTERNET www.wunnen-mag.lu www.facebook.com/wunnen.magazine @wunnenmag @WunnenMag

ABONNEMENTS & ANCIENS NUMÉROS Abonnez-vous à Wunnen pour un an (5 numéros pour 30 €) et commandez les anciens numéros sur www.wunnen-mag.lu ou en nous renvoyant le formulaire suivant ainsi qu’une preuve du paiement sur le compte IBAN BIL LU24 0024 1861 5910 3900 au nom de Luxedit sàrl. Les sommaires de chaque numéro peuvent être consultés sur notre site Internet www.wunnen-mag.lu Nom :...................................................................................................... Prénom :................................................................................................ Adresse :................................................................................................ ..................................................................................................................

Éditorial

CONTENTONS-NOUS D’ÊTRE HEUREUX Que nous a enseigné l’étrange expérience que nous avons vécue depuis mars 2020 ? Ce rétrécissement de notre champ de vision, ce repli sur nos foyers, nos villes, notre pays, cette mise en pause de tant d’activités et d’événements… Au moment où, progressivement, l’étau se desserre, où nous retrouvons nos libertés, où les frontières de nouveau s’allègent, on voit poindre l’immense envie de tous de retrouver la vie d’avant, de refestoyer en famille et avec les amis, de repartir à l’assaut des horizons lointains. C’est compréhensible. Cependant, nous ferions bien de ne pas tirer un trait sur les réflexions que l’alerte virologique a engendrées dans le débat public et dans notre vision individuelle. La conscience que l’être humain n’est pas le maître tout-puissant de l’univers, que, du jour au lendemain, toutes nos ambitions et planifications peuvent être anéanties par quelque chose d’imprévu et de plus grand que nous, qu’il importe de changer d’attitude par rapport à la planète, à ses ressources et aux autres organismes vivants. Cette lucidité-là, il ne faut pas la perdre. On a vu depuis un an que, souvent, le bonheur est tout près de chez nous, dans le jardin, à l’arrière de notre maison, ou dans le pré (celui des champs ou de nos parcs publics). Cette simple constatation peut nous aider à redéfinir nos priorités et nos valeurs, afin de ne pas replonger aveuglément dans une course à la consommation forcenée. Trouver sa place dans le monde aujourd’hui, dans le respect des ressources disponibles, implique de se poser des questions sur sa façon de fonctionner, sur nos goûts et habitudes, sur l’envie de voyager loin ou près, en avion ou en voiture, sur ce qu’on mange et ce qu’on boit, sur la provenance de nos vêtements et celle des équipements pour la maison, sur la culture que l’on soutient et les idées que l’on propage… Aujourd’hui, même nos gestes les plus anodins peuvent peser sur la balance du respect de l’environnement. Alors, ouvrons les yeux et cherchons des solutions. Consommons de façon raisonnée. Rénovons, récupérons et construisons de façon responsable. Observons la nature et laissons-la vivre avec nous. Refusons d’accumuler sottement et égoïstement des richesses matérielles. Contentons-nous d’être heureux. Bon été 2021 à tous ! › Paulo Lobo Rédacteur en chef p.lobo@wunnen-mag.lu

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Photo : Lara Lobo Zhingri

EN COUVERTURE Idalina est photographiée devant la fresque murale de Raphael Gindt, l’une des œuvres qui ornent le nouvel espace Yabani by Chiche ! à Leudelange. Associant avec beaucoup de goût une galerie d’art et un restaurant japonais, Yabani est en outre un beau projet à vocation sociale. Modèle : Idalina Soares ig @idvlinv


OMMAIRE S

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ACTUALITÉS

PRATIQUE

40 · Les choix déco de la rédaction

6 · Actualités

18 · Livres

48 · Portes de garage

19 · Gare Art Festival

56 · Cuisines actuelles

20 · En juin, ce sera « Rendez-vous aux jardins »

64 · Le combiné bain-douche

22 · Facilitec à Esch-sur-Alzette

66 · La douche qui se fond dans le décor

24 · Yabani by Chiche !

72 · Assurance garantie décennale

26 · L’art dans les rues, c’est bon pour tous !

76 · Le plan d’aménagement particulier

30 · Entretien avec Anna et François Valentiny

MAGAZINE

REPORTAGES 78 · Le parc municipal d’Edouard André

34 · Portemanteau « Hang it all »

88 · Léon Glodt et sa fille Regina Lucia

36 · Comment les matériaux contribuent à la sensation de bien-être

96 · Bienvenue chez nous

38 · Andreea Braescu – sculptrice de luminaires

114 · A retenir dans ce numéro

104 · Bâtiment Robert Schuman

30  Entretien avec Anna et François Valentiny

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78  Le parc municipal d’Edouard André

 Portes de garage

96  Bienvenue chez nous

104  Bâtiment Robert Schuman


Home at last.

GROUNDPIECE Sectional Sofa design by Antonio Citterio L - 2227 Luxembourg MOBILIER, DÉCORATION Tél. 22 26 27 26, avenue de la Porte-Neuve L - 2227 Luxembourg Tél. 22 26 27 info casanova.lu www.casanova.lu ET LUMINAIRES Mobilier, décoration et luminaires @ info@casanova.lu 26, avenue de la Porte-Neuve


Actualités

Spotlight Portrait choral d’une ville

Depuis début mai, 17 portraits grand format réalisés par le photographe Émile Hengen ornent le hall de la gare d’Esch. S’inscrivant dans le cadre de l’édition 2021 du Kufa’s Urban Art Esch, cette fresque murale pétillante et joyeuse est un hommage aux individus qui vivent et travaillent dans la « métropole du fer ». L’exposition intitulée « The journey within » restera en place pendant trois ans, ce qui permettra aux usagers de la gare de se laisser imprégner par les beaux sourires sur les photos ! › Photo : Gilles Kayser

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Actualités

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« Klangkörper » de Filip Markiewicz

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Actualités

« Reproduction d’éléments » d’Hisae Ikenaga

L’art entre en dialogue avec l’architecture L’Ordre des architectes et des ingénieursconseils (OAI), en collaboration avec l’asbl da Vinci et l’asbl Art contemporain, a dévoilé fin mars les lauréats du 1er concours « Art In Situ OAI ». Le prix ex-æquo a été attribué aux artistes Filip Markiewicz et Hisae Ikenaga. Lancée en pleine pandémie, cette première édition du concours, qui se déroule sous le haut patronage de Sam Tanson, ministre de la Culture, a connu un beau succès, avec la remise de 19 dossiers de candidature, dont 17 ont été retenus. Dans sa décision en faveur de Filip Markiewicz, le jury souligne la démarche politique de son projet, en accord parfait avec son époque. Son installation « Klangkörper » (en français : corps de résonance) utilise l’architecture comme support pour une série de néons lumineux qui forment des mots pouvant être interprétés de manière politique et poétique à la fois. Le bâtiment endosse ainsi le rôle d’une caisse de résonance ou d’un synthétiseur qui se fait le porte-voix des problématiques esquissées par l’œuvre. Les néons seront placés tant à l’extérieur qu’à l’intérieur, de manière à intégrer l’art dans le tissu urbain, tout en invitant les passants à venir découvrir le bâtiment. La contribution de Hisae Ikenaga, intitulée

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« Reproduction d’éléments », viendra s’ajouter à cette constellation dans une deuxième phase. Sa proposition vise à attirer notre attention sur les multiples contraintes d’ordre technique et sécuritaire qui, dans la pratique, brident l’expression des architectes. De manière ludique, Hisae Ikenaga projette de créer une panoplie de faux objets normés et de signalétiques imaginaires sorties tout droit d’un cahier des charges absurde. En jouant avec les codes et les conventions, son installation invite le spectateur à porter un regard décalé sur le bâtiment. L’installation programmée au Forum da Vinci pour trois ans se fera en deux phases, avec un recoupement de 18 mois des deux œuvres. La période d’exposition permettra aux deux lauréats de bénéficier d’une présentation individuelle. Le projet de Filip Markiewicz verra donc le jour avant cet été, tandis que l’intervention d’Hisae Ikenaga sera visible à partir de fin 2022. Le projet Art in Situ OAI s’inscrit dans une campagne de sensibilisation visant à mieux intégrer l’art dans la construction et l’espace public, notamment par le secteur public en application de la législation à ce sujet. › Photos : OAI


Atelier de ferronnerie

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Escalier hélicoïdal sur deux étages, travaillé entièrement en acier brut ciré • Corps central en tôle laminée à chaud dont les faces extérieures sont cirées, les faces intérieures sont peintes en teinte bronze • Un luminaire de sol a spécialement été conçu et monté dans le socle du corps central pour illuminer l’intérieur de celui-ci • Les marches en épaisseur de 15mm sont soudées sur des limons solidement ancrés dans les murs • Revêtus d’une plaque de plâtre, les limons ainsi que les soudures sont invisibles • Pour donner une légèreté à l’ensemble de l’ouvrage, les marches ne touchent pas le corps central Conception Besenius / photo : Andrés Lejona

Serrures et sécurité

4 Zone Industrielle L-9166 Mertzig • T 88 80 84


Actualités

Pavillon du Luxembourg à la Biennale d’architecture : « Homes for Luxembourg » Le 22 mai 2021, le pavillon du Luxembourg à la 17e Biennale d’architecture à Venise a ouvert ses portes au public. Mis en place pour la deuxième fois à la Sale d’Armi de l’Arsenale, le pavillon luxembourgeois accueillera jusqu’au 21 novembre 2021 l’exposition « Homes for Luxembourg », ainsi qu’un programme de résidences et une série d’événements organisés au Luxembourg et à Venise. Comme les années précédentes, le Luxembourg Center for Architecture (Luca) a été chargé par le ministère de la Culture d’agir en tant que conservateur et organisateur du pavillon du Luxembourg. Prévue pour ouvrir en mai 2020 et reportée deux fois, la 17e Mostra Internazionale di Architettura est placée sous la direction de l’architecte libanais Hashim Sarkis, qui a défini comme titre générique « How will we live together ? ». En accord avec cette thématique, le pavillon luxembourgeois propose l’exposition « Homes for Luxembourg », une installation modulaire conçue par Sara Noel Costa de Araújo (Studio SNCDA), entourée d’une équipe pluridisciplinaire. Le dispositif explore de nouvelles pistes autour de l’habitat modulaire et d’un nouveau modèle d’utilisation de sol urbain permettant de développer de nouvelles formes de vivre ensemble dans la ville. Le ministère de la Culture et Luca, en collaboration avec le réseau des pavillons nationaux, envisagent d’organiser un week-end conjoint de vernissages cet automne, à Venise, lorsqu’il sera à nouveau possible de voyager en toute sécurité. › www.architecturebiennale.lu Photos : ©LUCA holicstudio

L’offensive du logement abordable et durable est lancée En mai, le ministre du Logement Henri Kox a présenté le premier rapport du Fonds spécial de soutien au développement du logement. Au 31 décembre 2020, l’inventaire du Fonds comprenait 300 projets, représentant plus de 3.125 logements en cours de réalisation, pour un volume financier total de 514 millions d’euros. Près de 70% des logements abordables dans l’inventaire du Fonds spécial sont réalisés par les deux promoteurs publics, la SNHBM et le Fonds du logement. En 2020, le Fonds a dépensé 96 millions d’euros. Il est prévu de doubler cet effort au cours des cinq prochaines années, avec l’objectif de créer plus de 4.000 logements abordables d’ici 2025. Les 300 projets actuellement en cours de réalisation se situent dans 59 communes. Afin de dynamiser l’offre et mobiliser les communes, deux nouveaux outils s’ajouteront à l’avenir à l’action du Fonds spécial. Avec le Pacte logement 2.0, les communes

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seront mieux conseillées et aidées dans la création de logements abordables. Et avec le nouvel article 29bis de la loi sur l’aménagement communal, pour chaque plan d’aménagement particulier, dans chaque commune, entre 10% et 30% des surfaces constructibles destinées au logement seront cédées à la main publique en vue d’y réaliser des logements supplémentaires. Opérationnel depuis le 1er avril 2020, le Fonds spécial de soutien au développement du logement permet une plus grande transparence des investissements publics dans le développement du logement abordable au Luxembourg. Dorénavant, la Chambre des députés et le public peuvent connaître le détail des investissements publics dépensés à travers les aides à la pierre accordées aux projets de logements abordables réalisés par les promoteurs publics et privés à vocation sociale.


Comment calculer le plafond légal du loyer pour un logement mis en location ? Afin de rendre l’application et la vérification du plafond légal plus simples, plus transparentes et uniformes, le ministère du Logement a élaboré la brochure « Vademecum : le plafond légal du loyer ». La brochure explique en détail les différentes étapes permettant de déterminer le capital investi d’un logement et de calculer le loyer maximal qui en découle. En plus d’exemples illustrant les réévaluations à effectuer ainsi que les décotes pour vétusté, la publication fournit des informations intéressant autant les propriétaires que les locataires de logements loués au marché privé. La brochure renseigne aussi sur le calcul du supplément de loyer qu’un bailleur peut demander pour la location d’un logement meublé. Ce supplément doit être déterminé en fonction du capital investi dans les meubles. La brochure est complétée par un tableur en format « Excel » qui est très utile pour déterminer le capital investi et le loyer mensuel maximal d’un bien immobilier. › La brochure et le simulateur de calcul sont disponibles en ligne sur www.logement.lu


Actualités

Water Walls : le festival « cradle to cradle » de l’été ! Après un report du à la pandémie, des mois de travail et de réflexion autour d’un projet culturel innovant, l’asbl Séibühn est fière de présenter la première édition du festival « Water Walls » qui se déroulera du 17 juillet au 25 septembre, le long des barrages autour d’EschSur-Sûre. Au cœur de cette région unique et préservée, cinq installations contemporaines d'artistes nationaux de renom serviront de cadre à différentes performances artistiques. Les installations scéniques, inscrites en phase avec le respect de l’environnement naturel investi artistiquement, demeureront des œuvres à part entière, à découvrir sur un parcours au paysage remarquable. Ainsi, le dialogue entre les disciplines artistiques et leur environnement associe création et expression artistique à la durabilité et à l’économie circulaire, et ce, dès la phase de conception des projets. Danse, musique, théâtre, performances littéraires, expériences musicales et sonores, les performances sont prévues trois mois durant, et si le programme complet ne sera disponible qu’à partir du 25 juin, on peut d’ores et déjà découvrir online les projets retenus :

Yo Studio et Lagerkultur Justine Blau et Stéphane Ghislain Roussel et leur projet Ressac/re MADTRIX avec Nénuphars : les lauréats du 1er Prix stART-up de l’Œuvre Grande-Duchesse Charlotte Serge Ecker et Giacomo Piovan avec leur projet Floating Pixel Marco Godinho et Fabio Godinho avec Offrir des mots à la rive.

Exposition photo : Portraits de paysages Du 2 juin jusqu’au 31 août, le photographe Henri Goergen présente l’exposition « Portraits de paysages », à l’auberge de jeunesse d’Esch-surAlzette (à côté de la gare). Pour la réalisation de ces images, toutes en format portrait, Henri Goergen a exploré les alentours d’Esch-surAlzette, et notamment les anciens territoires miniers qui ceinturent la ville. Parmi les lieux portraités par le photographe, on trouve le sol minier rouge au Lallengerbierg, la forêt au Galgebierg, un accès vers l’entrée de la mine Haedefeldchen au Bourgronn ou encore un étang au Ellergronn. Les tirages, réalisés par CK Image, sont disposés dans différents espaces de l’auberge de jeunesse. L’exposition est ouverte selon le planning des salles – il convient donc de se renseigner avant la visite. › Tél : 26 27 66 450 12

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En se conformant au plus près et autant que possible aux principes de l’économie circulaire, Water Walls sera, au Grand-Duché, le « premier festival en culture circulaire ». › Du 17 juillet au 25 septembre Opening : samedi 17 juillet Infos : www.waterwalls.seibuehn.lu


Actualités

Des photos affichées dans l’espace public En collaboration avec le Fonds Kirchberg, le collectif Street Photography Luxembourg a investi tout un mur long de 50 mètres dans le quartier du Grünewald (rue des Labours). Les photos grand format sont signées par plusieurs membres du collectif et proposent différents regards sur le Kirchberg, son espace public, ses architectures et ses êtres humains. L’exposition est située dans l’espace public et donc visible à tout moment par tous les passants. Ce projet s’inscrit dans le cadre du 60e anniversaire du Fonds Kirchberg et de l’appel à projets KB60. › www.streetphoto.lu www.fondskirchberg.lu

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Photo : Fonds Kirchberg Photo : Fonds Kirchberg

Photo : Fonds Kirchberg

Photo : P. de Gruiter

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Le nouveau parking Gernsback au pôle d’échange Luxexpo Depuis le 3 mai, les usagers de la ville de Luxembourg peuvent bénéficier du nouveau parking Gernsback, qui se déploie sur les cinq étages au-dessus de la gare routière du pôle d’échange Luxexpo. Construit par le Fonds Kirchberg et exploité par la société Indigo Park Luxembourg, le parking peut accueillir jusqu’à 595 voitures. Il dispose de 16 bornes de charges pour véhicules électriques et de 15 emplacements réservés pour les voitures de personnes à mobilité réduite. Le parking est ouvert 24h/24, 7j/7 pour le stationnement de courte et de longue durée ainsi qu’avec abonnement. Les usagers devront payer 1,40 euros/heure pour les

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quatre premières heures de stationnement. A partir de la cinquième heure un forfait de cinq euros est facturé pour une durée maximale de 24 heures. Ce relais P+R s’intègre dans le concept multimodal du point d’échange offrant la possibilité aux automobilistes de continuer leur trajet en bus, tram ou à vélo. Directement connecté au réseau des pistes cyclables, le parvis accueillera prochainement une station de location de vélos électriques vel’OH ! et une cage à vélos mBox pour les cyclistes qui voudront laisser leur vélo en lieu sûr.


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Un nouvel hôtel à la Cloche d’Or Innside, un nouvel hôtel du groupe Meliá, et son restaurant « de Gaart » ont ouvert leurs portes le 21 mai 2021 à Luxembourg, à la Cloche d’or. L’établissement vient enrichir l’offre en équipements et services de ce quartier en plein essor. Conçu par le bureau d’architectes Jim Clemes Associates, le bâtiment est revêtu de panneaux d’aluminium noir mat et présente un motif composé de différents disques lumineux. Le long des façades principales, de grandes fenêtres lumineuses offrent un aperçu de l’intérieur, à la fois moderne, urbain et élégant. Aménagé sur quatre étages, l’hôtel compte 123 chambres, divisées en trois catégories différentes. L’hôtel dispose de plusieurs salles de réunion flexibles dans leur aménagement, ainsi que d’une salle de sport ouverte en continu, dotée d’équipements Technogym et avec un coach personnel à disposition.

Innside Luxembourg héberge également le restaurant « de Gaart » (le jardin en luxembourgeois). La décoration a été pensée dans un esprit loft, avec un mélange de bois de chêne, de métal noir, de murs en béton, de grands lustres et de tableaux d’artistes locaux. Offrant une capacité de 109 couverts et doté d’un espace réservé au live cooking, « de Gaart » propose une carte inspirée des produits régionaux, avec des options végétaliennes et sans gluten, ainsi que des jus antioxydants et énergisants. Par ailleurs, en collaboration avec des entrepreneurs, des start-ups et des producteurs locaux comme Fairtrade Lëtzebuerg, Innside Luxembourg a créé un « retail corner » proposant des produits écologiques et durables soigneusement sélectionnés. › www.innsidebymelia.com Photos : Eric Chenal

Erratum La double exposition « Ons zerschloen Dierfer - Der Wiederaufbau Luxemburgs (1944 - 1960) est ouverte jusqu’au 5 septembre 2021 dans les deux musées de la ville de Diekirch, le Musée national d’histoire militaire et le Musée d’histoire[s] Diekirch (dans la Vieille Eglise Saint-Laurent). Une regrettable erreur s’est glissée dans l’article que nous avons consacré à cette exposition dans notre numéro 72 (avril/mai 2021) : dans la légende sous la photo à la page 25, nous avons écrit Albert Leer au lieu de Robert Leer, en nous référant

à l’architecte luxembourgeois qui a grandement contribué à la reconstruction d’après-guerre. Nous tenons à présenter nos excuses à nos lecteurs, aux musées concernés et surtout à la famille de l’architecte Robert Leer pour cette erreur sur le prénom. › « Ons zerschloen Dierfer », jusqu’au 5 septembre 2021 Musée national d’histoire militaire, 10, Bamertal, L-9209 Diekirch www.mnhm.net Musée d’histoire[s] Diekirch, Al Kierch, 13, rue du Curé, L-9217 Diekirch

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LIVRES

A la recherche des pierres perdues

Un must pour tous les amateurs du béton Depuis 1974, le Prix d'architecture béton en Allemagne récompense des réalisations en architecture et en ingénierie qui mettent à profit les possibilités créatives, constructives et technologiques du béton comme matériau de construction. Organisé par le « InformationsZentrum Beton », en collaboration avec le « Bund Deutscher Architekten BDA », ce prix a été décerné pour la 21e fois en 2020. Cette publication documente en détail les bâtiments des lauréats et les distinctions attribuées par le jury parmi les 143 projets soumis - écoles, bâtiments résidentiels, administratifs, industriels et commerciaux, structures de transport, musées et bâtiments religieux. Le béton est inextricablement lié à tout le spectre de la construction au 20e siècle, englobant à la fois les mouvements émancipateurs et les systèmes dystopiques pour lesquels le bâti peut être un symbole. › Titre : Beton. Editeur : Callwey 184 pages, 49,95 euros

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Le photographe Frédéric Chaubin nous embarque dans un périple à travers l’Europe et les siècles. Avec plus de 200 lieux photographiés dans 21 pays, Stone Age révèle l’histoire et l’architecture des châteaux médiévaux les plus dramatiques du continent, dans un recueil sans précédent. Encouragé par le succès de son immersion dans l’esthétique soviétique pour son livre précédent CCCP, Chaubin révèle une nouvelle fois des structures éminemment spectaculaires, qui traversent le temps et profilent leur caractère insolite dans nos paysages modernes. Précurseurs du brutalisme, ces châteaux ont établi la prépondérance de la fonction sur la forme, leurs silhouettes et leurs matériaux bruts ont défini des pans entiers de l’histoire architecturale. Prises avec une chambre photographique argentique Linhof, ces photos sont le résultat de cinq années de voyage et d’enquête. Accompagnées d’une carte et d’un essai explicatif, elles racontent 400 ans d’histoire, soit toute l’époque médiévale et féodale, jusqu’au xve siècle. Étude photographique du déclin autant que de l’endurance, Stone Age retrace le destin de places fortes singulières qui continuent à enchanter un public nombreux et occupent une place à part, mystique, dans notre imaginaire collectif. Frédéric Chaubin a été, pendant vingt ans, rédacteur en chef du magazine français Citizen K. Depuis 2000, il affirme un regard de photographe en publiant des sujets mêlant textes et images. Ses recherches pour le projet CCCP ont été menées de 2003 à 2010 et publiées en 2011. Au cours des cinq dernières années, il s'est consacré au projet Stone Age. › Titre : Stone Age. Ancient Castles of Europe Auteur photographe : Frédéric Chaubin Editeur : Taschen 416 pages, 50 euros


Gare Art Festival - ©GAG - Édition 2008 Katarzyna Kot-Bach

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Gare Art Festival

Exposition CSL - ©ServicesforCreatives - Œuvres de Florence Hoffmann

GARE ART FESTIVAL : 2020+1

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i le Gare Art Festival aurait dû fêter ses 20 ans d’existence en 2020, c’est avec une bougie de plus qu’il les célébrera, et de la plus belle manière ! Avec, entre autres, un parcours de sculptures à travers la Ville de Luxembourg, c’est une édition d’envergure qui est proposée cette année, du 20 mai au 10 septembre 2021. Le Gare Art Festival, ce sont 20 années de créations réalisées durant sept jours, in situ et au cœur du quartier de la Gare, au gré des divers chantiers qui ont transformé l’environnement urbain. De ces œuvres nombreuses, une sélection de 30 de celles qui ont perduré jusqu’ici est visible pendant quatre mois, bien au-delà de la Gare, à travers un parcours de 23 lieux, entre espaces publics et vitrines de commerçants de la Ville de Luxembourg. LE PARCOURS DE SCULPTURES

Deux parcours - accessibles aux personnes à mobilité réduite - sont proposés (un de 3,3 km et un autre de 6,9 km), avec comme point de départ la Gare de Luxembourg et un retour possible en tram pour le plus court. Pas envie de commencer par la Gare ?

Les parcours de sculptures peuvent être entamés n’importe où au cœur de la ville et sans chronologie précise, grâce à des QR codes présents sur les socles des œuvres et des flyers disponibles dans les lieux partenaires, qui délivrent toutes les explications sur les œuvres et les artistes, le tout en anglais et français. En outre, un programme de visites guidées des deux parcours sera mis en place pendant la durée du festival. L’inscription se fait online. L’EXPOSITION 6X7X20(+1)

L’exposition 6x7x20(+1) du 20 mai au 10 septembre située à la CSL-Chambre des salariés de Luxembourg sera l’occasion de découvrir les œuvres actuelles d’une sélection d’artistes luxembourgeois ayant participé au Gare Art Festival : Jhemp Bastin, Gérard Claude, Yvette Gastauer, Heather Carroll, Florence Hoffmann, Assy Jans, Anne Lindner, Maryse Linster, Christiane Modert, Nadine Zangarini et Nathalie Zlatnik. Il s’agit également de montrer les coulisses de la création au travers de photos d’archives, d’une part, et de maquettes et moulages de certaines sculptures, d’autre part. Une publication, seul témoin qui ira au-delà de l’exposition, sera

également éditée. Elle aura pour vocation de garder une trace unique de ces projets. Dans le cadre cette exposition, les visiteurs peuvent visionner un documentaire d’une quinzaine de minutes retraçant l’histoire du quartier de la Gare. Signé didascalie production, ce court-métrage est réalisé par Laetitia Martin et produit par Loup de Luppé. LE TRADITIONNEL SYMPOSIUM DE SCULPTURES

Last but not least : une édition 2021 du Gare Art Festival traditionnel se déroulera in situ sur la place de la Gare du 30 juillet au 6 août 2021 et dans la verrière de la Gare de Luxembourg du 7 août au 23 septembre 2021, avec pour thème, cette année, l’économie circulaire. C’est pour célébrer ses « vingt ans plus une année » que le Gare Art Festival revêt cette envergure singulière, essence même de ce festival nomade qui a produit 120 œuvres, rassemblé 113 artistes de 38 nationalités différentes, qui ont sillonné le quartier de la gare depuis plus de 20 ans.  › www.gareartfestival.com

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Actualités

Les jardins du Nouveau château d’Ansembourg

EN JUIN, CE SERA « RENDEZ-VOUS AUX JARDINS »

La première édition luxembourgeoise des « Rendez-vous aux jardins » a lieu du 4 au 27 juin 2021. Elle fait intervenir 50 partenaires et 80 manifestations qui s’articulent autour du thème « la transmission des savoirs ».

D

e nombreux propriétaires et gestionnaires de jardins historiques et contemporains, privés et publics, ont répondu à l’invitation du ministère de la Culture à participer à cette manifestation. L’objectif est d’inciter tous les publics – néophytes comme initiés, enfants comme adultes – à (re)découvrir les jardins grâce à un programme diversifié - visites guidées, conférences, démonstrations de savoir-faire, rencontres avec les propriétaires et les 20

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jardiniers, expositions, lectures de textes, concerts, ouvertures en soirée. A travers toute l’Europe, plus de 3.000 parcs et jardins s’associent cette année à cette grande célébration autour de la main verte. Par cette première participation aux « Rendez-vous aux jardins », le ministère de la Culture entend mettre en valeur notre patrimoine paysager en reconnaissant que la visite d’un parc ou d’un jardin peut susciter des émotions et se prêter à des découvertes semblables à celle d’un

monument ou d’un musée. Sur fond d’urgence climatique, le jardin est plus qu’un lieu culturel et social. Il est lieu de mémoire, lieu convivial et lieu de méditation. Il représente une ressource pour le renouvellement de la planète. Les « Rendez-vous aux jardins » ont été lancés en 2018 par « Herein », un réseau européen d’information et de coopération sur le patrimoine culturel qui fédère les administrations publiques européennes responsables des politiques et stratégies


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nationales dans le secteur du patrimoine culturel. « Découvrir les jardins dans le cadre partagé avec les pays membres du Conseil de l’Europe, c’est mettre en commun sur le plan international la volonté de les préserver, protéger, conserver et mettre en valeur », précise la ministre de la Culture, Sam Tanson. Les «  Rendez-vous aux jardins  » étaient initialement prévus pour se dérouler du 4 au 6 juin, mais l’enthousiasme qu’a suscité l’appel à projets du ministère a convaincu les organisateurs à prolonger la durée des Rendez-vous sur tout le mois de juin et à les clôturer les 26 et 27 juin par la 18e édition du festival « Oppe Gaardepärtchen », organisée par la Ligue luxembourgeoise du coin de terre et du foyer. 50 partenaires contribuent avec près de 80 manifestations à un programme exceptionnel comprenant des visites de plusieurs jardins historiques (Ansembourg, Colpach, Echternach, Mondorf-les-Bains, Luxembourg, Heintz van Landewyck, Villa Vauban, parcs du Kirchberg, Beaufort, Hunsdorf, CanopeePfaffenthal). Des lectures publiques et des concerts aux jardins de Wiltz, ainsi qu’au Naturgaart Eschdorf, illustreront une approche artistique transversale autour du patrimoine des jardins. Les trompes de chasse, inscrites depuis 2020 sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’Unesco, se produiront aux parcs de la ville-haute à Luxembourg. Par le thème « la transmission des savoirs », le patrimoine immatériel se lie au patrimoine des jardins. Les visites feront découvrir des herbiers, des plantes médicinales ou aromatiques, des roseraies privées et publiques, rappelant la culture rosière du pays. Des jardins collectifs ou en coopérative initieront aux écosystèmes et à la permaculture, à la responsabilité envers la planète. Plusieurs organisateurs proposeront des ateliers de cuisine pour faire découvrir la culture gastronomique à base de légumes et d’herbes. Un livre comprenant 200 fiches techniques sur la culture rosière au Luxembourg paraîtra à l’occasion des premiers « Rendez-vous aux jardins ». 

Parc Heintz van Landewyck

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En juin, ce sera « Rendez-vous aux jardins »

Parc central Kirchberg

› Le programme intégral est à découvrir sur www.jardinsluxembourg.lu Photos : P.Lobo

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Actualités

Caroline Holz et de Cécile Devroye

Facilitec à Esch-sur-Alzette

UN TIERS-LIEU DÉDIÉ À L’ÉCONOMIE CIRCULAIRE En compagnie de Caroline Holz et de Cécile Devroye, Wunnen a visité les locaux de Facilitec, installés dans l’ancienne menuiserie Claude Muller à Esch-sur-Alzette.

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acilitec se définit comme un « tiers-lieu » dédié à l’économie circulaire. Un tierslieu, c’est une configuration sociale qui se matérialise le plus souvent par un espace physique ou numérique et qui permet à plusieurs personnes venues d’univers différents de se rencontrer et de développer conjointement des 22

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projets. Géré de manière participative, Facilitec fait intervenir tout un collectif de compétences et d’individus qui adhèrent à sa charte. Le but est de fabriquer des alternatives collaboratives, des initiatives locales et innovantes concourant à l’économie circulaire. Dans cette optique, les 300 m2 de l’ancienne menuiserie ont été

«  co-rénovés  » avec des chantiers participatifs et la majorité des matériaux et fournitures sont issus du réemploi. Ouvert tout récemment, le FabLab Cyber’n’Ethique constitue une nouvelle étape dans le processus participatif. Il s’agit d’un atelier de fabrication et de réparation qui a investi tout le rez-de-chaussée de Facilitec, un


Facilitec à Esch-sur-Alzette

Promouvoir l’entraide et l’autonomie citoyennes... lieu de rencontre « pour tous les curieux, les bricoleurs, les réparateurs, les makers, les créatifs ». L’objectif de cet atelier est de promouvoir « l’autonomisation et l’indépendance numérique du citoyen », c’est-à-dire de limiter la dépendance des « G.A.F.A. » (Google, Amazon, Facebook, Apple) et de découvrir le monde du « libre », qu’il s’agisse de logiciel ou de matériel. En parallèle des outils numériques et de conception du FabLab, l’atelier de Facilitec gardera aussi sa vocation liée au bois et au bricolage quotidien avec plusieurs équipements mis à disposition. « Ce FabLab permet d’affirmer l’ouverture de Facilitec aux habitants d’Esch d’une manière ludique et pratique, de fédérer une communauté large où chacun pourra donner et recevoir,  » affirme Caroline Holz, coordinatrice de Facilitec. « Afin de construire une économie circulaire privilégiant la réutilisation et la limitation des déchets, il est nécessaire de créer des lieux qui proposent au public des services d’autoproduction, de transformation et de réparation. Le FabLab est un outil adapté à cette vision des choses,  » ajoute Sébastien Kanarek, porteur du projet FabLab Cyber’n’Ethique.  › Pour en savoir plus : www.facilitec.lu Photos : P. Lobo

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Modèle : Idalina Soares

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Yabani by Chiche !

ART ET GASTRONOMIE RÉUNIS DANS UNE BELLE HISTOIRE

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uvert en avril dernier, Yabani Art and Food by Chiche ! combine de façon originale une galerie d’art avec un restaurant japonais. Situé en plein centre de Leudelange, l’établissement s’inscrit dans la chaîne de restaurants sociaux Chiche ! Après le Limpertsberg et Esch-sur-Alzette, il s’agit de la troisième implantation de cette enseigne

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qui emploie exclusivement des réfugiés. Yabani a pris ses assises dans la maison Steichen, une ancienne maison unifamiliale qui est située juste à côté de l’église et du centre culturel de Leudelange. Initié et coordonné par Marianne Donven, le projet conjugue soutien humanitaire et apport culturel, tout en contribuant à la vitalité du centre du village - une dynamique que la commune entend

L’exposition dialogue avec les intérieurs années 70 de l’ancienne maison.


Yabani by Chiche !

promouvoir. L’aménagement met à profit le charme très années 1970 de l’ancienne maison, l’apparence extérieure est restée inchangée et les intérieurs ont été préservés dans leur configuration originale. Réalisée par l’artiste Joëlle Daubenfeld, la décoration associe esprit récup et éléments vintage, pour un résultat très chaleureux et évocateur. Le lounge en particulier distille une atmosphère particulière, douce et enveloppante. A l’arrière du restaurant, un très beau jardin avec une terrasse spacieuse permet aux convives de profiter pleinement des beaux jours. Déployée à travers les différentes pièces de l’ancienne demeure, une première exposition collective comprend des œuvres de plusieurs artistes, parmi lesquels Raphael Gindt, Sader, Stick, Rafael Springer et Gery Oth. Une exposition qui engage un dialogue subtil avec la construction et qui peut être visitée pour ellemême sans avoir besoin de passer à table. Yabani profite aussi des talents du chef et associé Chadi Bekdach, spécialisé à la fois dans la cuisine levantine et dans les plats japonais. Yabani by Chiche ! constitue l’association réussie de plusieurs univers, l’architecture traditionnelle du Luxembourg, l’expression artistique multifacettes et les cultures de lointains horizons. Sans oublier la saveur  de l’hospitalité ! › Yabani by Chiche ! 1A Rue de Cessange, 3347 Leudelange www.facebook.com/ChicheLuxembourg/ Photos : P. Lobo

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L’ART DANS LES RUES, C’EST BON POUR TOUS ! Organisé conjointement par la Kultufabrik et la Ville d’Esch-sur-Alzette, le Kufa’s Urban Art Esch est un projet artistique et participatif, initié en 2014, qui a pour but de transformer durablement l’espace urbain et de favoriser la cohésion sociale. La 5e édition du Kufa’s Urban Art Esch se déroule cette année entre avril et juillet et donne lieu à toute une série d’événements : interventions artistiques d’artistes nationaux et internationaux, une conférence, une « braderie urbaine », des projets participatifs et inclusifs, des rencontres et des visites guidées… Avec l’art urbain comme fil conducteur, le Kufa’s Urban Art Esch veut faire de l’espace urbain un laboratoire artistique et espère développer les échanges avec tous les publics et plus particulièrement avec la communauté locale. Le projet œuvre d’ailleurs à l’inclusion sociale via la mise en place d’ateliers pluridisciplinaires, intergénérationnels, participatifs et inclusifs, en parallèle avec la réalisation des œuvres artistiques. En outre, le Kufa’s Urban Art Esch cherche à créer un musée à ciel ouvert à Esch-sur-Alzette, avec un parcours de visite de toutes les

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œuvres produites entre 2014 et 2022, date à laquelle Esch sera Capitale européenne de la culture. Afin d’assurer une visibilité internationale aux 70 interventions artistiques réalisées depuis 2014, le Kufa’s Urban Art Esch s’est associé en 2021 à la célèbre plateforme Street Art Cities. Lancée en 2016 à Anvers (Belgique) et Heerlen (Pays-Bas), la plateforme s’est développée à la vitesse de l’éclair. 31 000 œuvres d’art y sont référencées dans plus de 775 villes à travers le monde. Ce site, qui se décline aussi en application gratuite, permet d’explorer l’art urbain dans le monde entier grâce à un réseau de « hunters » très actifs et passionnés. Il suffit de naviguer sur le site ou l’application pour avoir accès aux œuvres d’art les plus proches et de consulter les itinéraires à vélo ou à pied pour les découvrir. Grâce à ce partenariat entre Street Art Cities et le Kufa’s Urban Art Esch, un public international peut donc désormais découvrir les œuvres artistiques réalisées dans le cadre du Kufa’s Urban Art Esch.  › www.streetartcities.com www.kufasurbanartesch.lu Photos : P. Lobo


L’art dans les rues, c’est bon pour tous !

En avril, le collectif espagnol Boa Mistura a composé une fresque murale de 200 mètres de long sur le quai de la gare d’Esch-sur-Alzette. Cette peinture haute en couleurs est inspirée d’un vers du poète Jean Portante « vers la terre de pourquoi ». Pour la réalisation, les artistes ont bénéficié du soutien du CIGL Esch et de demandeurs d’asile du Foyer Caritas Esch.

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En mai, l’artiste multidisciplinaire Lisa Junius a transformé le kiosque du parc Gaalgebierg en un véritable temple à la gloire de la nature et des femmes.

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L’art dans les rues, c’est bon pour tous !

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Entretien avec Anna et François Valentiny

« LE BUREAU N’EST PAS QU’UN LIEU DE TRAVAIL, IL CONSTITUE POUR NOUS TOUS UNE FAMILLE. »

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Entretien avec Anna et François Valentiny

Le coffret « 40 years Valentiny hvp Architects - Stories from the Inside » offre, dans un geste ample et généreux, un regard rétrospectif sur plusieurs décennies de production architecturale. Entretien avec deux des principaux auteurs de ce livre, François Valentiny, l’architecte, et sa fille Anna Valentiny, l’éditrice.

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rançois Valentiny est sans conteste l’un des architectes actuels les plus marquants et les plus expressifs du Luxembourg. Les bâtiments conçus par le bureau qu’il a fondé avec Hubert Hermann en 1980 sont reconnaissables au premier coup d’œil, par la vigueur de leurs formes et l’expérience sensorielle qu’ils convoquent. C’est de l’architecture faite comme de la sculpture, « à mains nues ». Il fallait bien un coffret avec cinq volumes et 2150 pages pour évoquer 40 ans de réalisations au Luxembourg et à l’international, pour raconter cette épopée avec style et émotion, tout en l’irriguant de mille petites histoires liées à chaque projet, à la vie du bureau et de ceux qui y travaillent. Pour cet entretien, nous nous retrouvons en face-à-face successivement avec Anna Valentiny, pour évoquer notamment ses choix éditoriaux, et avec son père, pour quelques considérations plus générales sur sa façon de travailler. Wunnen : Cette rétrospective est à la fois imprégnée de sens épique et de notations très personnelles, comme si on nous faisait des confidences au coin du feu… Anna Valentiny  : Le bureau a

édité plusieurs livres dans le passé qui déjà portaient cette touche personnelle. Pour les 40 ans, nous voulions aller encore plus loin dans la mise en narration, en faisant appel à plusieurs voix et plusieurs angles de vue. C’est dans cette optique polyphonique que nous avons invité l’écrivain Ian de Toffoli à participer au projet au moyen de sa plume. Au cours de plusieurs heures d’entretien avec mon père, Ian a recueilli les petites histoires autour de chaque projet, les expériences personnelles et les désagréments qui ont jalonné notre parcours. A partir de ces témoignages, il a écrit un texte qui s’étire tout au long des cinq ouvrages, tel un monologue englobant deux voix en une, celle de François Valentiny qui raconte, se remémore, commente, et celle de Ian de Toffoli qui donne un rythme et une consistance au récit. L’autre voix qui a été convoquée, c’est celle des partenaires de Valentiny hvp Architects – Axel Christmann, Daniela Flor, Jeanne Petesch et Laurye Pexoto - dont nous avons mis en lumière, non seulement le profil professionnel, mais aussi les liens affectifs avec le bureau et l’architecture. Enfin, plusieurs auteurs externes – la plupart des compagnons de route de mon père – ont apporté leur contribution au travers de

différents essais ou entretiens, qui prennent pour objet, non seulement l’œuvre bâtie, mais aussi les écrits et la réflexion autour de l’architecture. Vous avez fait le choix d’un permanent va-et-vient entre le geste architectural – son côté rigoureux, méthodique, monumental – et ces petites histoires intimes qui nous permettent de voir des êtres humains à l’œuvre dans les coulisses… AV : Comme l’a dit Laurye Pexoto lors de la conférence de presse, le bureau n’est pas qu’un lieu de travail, il constitue pour nous tous une famille. Le bâtiment, ici à Remerschen, est devenu une extension de notre maison individuelle. Moi-même, j’ai des souvenirs de vie de famille, quand j’étais enfant, qui sont directement liés à ce lieu. Il nous importait d’inclure les portraits de ces personnes qui, pour certaines, travaillent ici depuis des décennies. C’est aussi une façon de souligner l’esprit collectif qui préside à la création architecturale. Chaque objet imaginé est toujours le fruit d’une superposition de couches, de sensibilités et de points de vue. D’expériences humaines. De là cette impression de feuilleter un album de famille, en particulier dans le cinquième volume « From past to present »… AV : Ce dernier volume est conçu comme une monographie qui conclut la publication. Il est consacré à la Fondation Valentiny, au bureau ainsi qu’à la maison familiale et au jardin attenants. Cet endroit à Remerschen, qui englobe la maison natale de François Valentiny, forme une sorte de microcosme idéal dans lequel peuvent s’épanouir les grands projets internationaux. Ici, mon père a pu s’adonner pleinement à sa passion du jardinage, une façon pour lui d’être au plus près des rythmes naturels et de ses racines culturelles. Le jardin et certains événements conviviaux, tels que la fête du 1er mai, ➔

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Actualités

La fondation Valentiny à Remerschen : tout comme le coffret, un instrument pour perpétuer la mémoire et la réflexion liées à 40 ans de pratique architecturale.

font partie de l’histoire et de l’âme du bureau. Ces portes qui s’entrouvrent sur des moments d’intimité, c’est une façon de dire que l’architecture n’est pas recluse dans une tour d’ivoire ; le processus créatif est continuellement alimenté par ces flux humains, ce quotidien fait d’échanges et de rencontres… Comme le dit le cofondateur du bureau, Hubert Hermann, dans une interview : « Si on a le privilège de faire ce que l’on aime dans la vie, alors il n’y a plus vraiment de séparation entre le temps libre et le temps de travail. » Quelques mots sur l’attachement de François Valentiny à son village natal de Remerschen, et à la région de la Moselle… AV : Mon père, comme moi-même d’ailleurs, avons grandi et vivons à Remerschen, et nous avons fait nos 32

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études à Vienne, en Autriche. Cela explique à la fois cette ouverture sur le monde et l’affection portée à l’endroit qui nous a vus naître, à ses traditions, à son legs historique et émotionnel. L’authenticité est un mot-clé dans la démarche de Valentiny hvp Architects. Comprendre et respecter l’existant tout en cherchant de nouvelles pistes, cela a toujours fait partie de nos principes de travail. Le « Schengener Putz » est un bon exemple de cette approche : il s’agit d’un crépi que nous avons développé nous-mêmes, que vous retrouvez sur la façade de la Fondation Valentiny par exemple, et qui après quelques années prend un aspect et un toucher similaires à ceux des granges locales. Par nos interventions, nous visons toujours un dialogue avec le lieu, nous voulons le sublimer et non porter atteinte à son essence.

Revenons à cette publication sur les 40 ans. A l’époque de la dématérialisation numérique, est-ce que vous faites un acte de résistance en proposant un coffret avec cinq gros livres, 11 kilos de papier imprimé ? AV : Je pense que, si d’un côté tout ce qui concerne les actualités est en train de basculer complètement dans le digital, d’un autre côté, il y a un public demandeur de produits qui conjuguent le beau et la réflexion. Lorsqu’il est fait avec soin, un livre est un objet qui a des propriétés visuelles et haptiques qui restent inégalables. C’est pourquoi, avec l’aide des graphistes Annick Kieffer et Sara Giubelli de Studio Polenta, nous avons soigné à la fois la mise en page et la matérialité de la publication, le type de papier, la texture de la couverture, le design du coffret… Pour qu’au final, cet ouvrage soit un


Entretien avec Anna et François Valentiny

40 ANS D’HISTOIRES AUTOUR DE L’ARCHITECTURE Le coffret « 40 years Valentiny hvp Architects - Stories from the Inside » est composé de cinq livres, chacun répondant à un thème spécifique  : Culture, Education et travail, Habiter, Loisirs, Monographie. La publication revient sur quarante ans de pratique architecturale et raconte les histoires derrière les nombreux projets et bâtiments de Valentiny hvp Architects. Les cinq volumes, richement illustrés, mettent en valeur des documents inédits provenant des archives de la Valentiny Foundation et présentent pour la première fois au public des projets récents. Editeur : Anna Valentiny - Point Nemo Publishing 2150 pages – 99,95 € Disponible dans les librairies : juin 2021

bel objet et procure une expérience sensorielle complète.

« Je dois sentir ce que je fais, quand je dessine un volume, je m’y promène déjà mentalement, en faisant appel à tous mes sens… » François Valentiny, vous êtes à la fois ouvert sur le monde et vous gardez les pieds sur terre. Quelques mots sur les liens qui vous rattachent au sol, à la terre où vous avez grandi… FV : Vous connaissez notre histoire, depuis nos études, nous naviguons entre ville et campagne. J’habite une moitié du temps à Remerschen et l’autre moitié à Vienne. Il me faut les deux, il me faut la grande ville quand j’étais en Chine, c’était même la très grande ville, la métropole -, j’adore ça, j’adore les contrastes, la dynamique. J’adore aussi le lieu où je suis né, et qui a été façonné, pétri au fil des ans, par notre activité… Il est essentiel pour moi d’être toujours en

contact et en harmonie avec l’environnement qui m’englobe. Que ce soit ici, où je travaille dans le jardin presque tous les jours, ou dans une grande ville, où j’aime me promener à pied, ressentir les lieux, les rues, les places, il est important, pour mon bien-être et ma vie intérieure, de me connecter pleinement avec l’endroit où je me trouve. Comment conjuguez-vous cette quête d’équilibre intérieur et le travail en équipe au bureau ? C’est simple, on fonctionne tous comme cela. Je suis très ouvert avec mes partenaires et mes collaborateurs, je partage avec eux tous mes rêves, mes peurs, mes idées. Dans notre bureau, presque rien ne se passe à portes fermées. Cette ouverture est utile pour tout le monde, cela nous permet d’avancer et de travailler en toute franchise et en étant à l’aise avec nous-mêmes. En même temps, cela montre à mes collaborateurs, même les plus jeunes, que je n’ai pas toujours la solution, et que tous ont leur mot à dire. Il se dégage de vos bâtiments une forte vibration sensorielle, ils

gagnent parfois même une dimension presque spirituelle. Est-ce que c’est lié à l’idée que vous avez mentionnée, l’importance de rester en harmonie avec vous-même et avec le monde ? FV : Vous voyez la façon dont je travaille, au crayon et au papier, regardez mes mains comme elles sont noires, c’est ainsi que je rentre dans la dimension créative, dans la vision du client, ce n’est pas en cliquant sur des écrans que je trouve la solution, je dois sentir ce que je fais, quand je dessine un volume, je m’y promène déjà mentalement, en faisant appel à tous mes sens. La vibration spirituelle que vous évoquez provient de cette façon de s’engager dans la conception d’un bâtiment, tout le reste c’est du show. Il faut être présent dans le lieu de travail, penché sur la planche à dessin, prêt à consacrer le temps qu’il faut pour faire surgir la solution, tout en restant disponible pour des échanges avec les collaborateurs. Ce sont ces étincelles diverses qui alimentent l’esprit créatif, et non un cadre de travail rigide et étriqué. Et surtout, il ne faut pas donner les commandes aux programmes informatiques !  wunnen

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Portemanteau « Hang it all »

UNE UTILISATION LUDIQUE DE L’OBJET ET DE L’ESPACE Le duo Charles et Ray Eames crée en 1953 un portemanteau original et ludique qui séduit grâce à ses boules en bois aux couleurs vives. Comme son nom l’indique, on peut tout y suspendre, chapeaux, écharpes, vestes, mais aussi poupées et patins à roulettes !

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é en 1907 à Saint Louis, dans le Missouri, Charles Eames étudie l’architecture à l’université Washington de Saint Louis et conçoit un certain nombre de maisons et d’églises en collaboration avec divers partenaires. 34

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Son travail attire l’attention d’Eliel Saarinen qui lui propose une bourse à la Cranbrook Academy of Art de Michigan en 1938. En 1940, il remporte avec Eero Saarinen le premier prix du concours « Organic Design in Home Furnishings » - organisé par le Museum of Modern Art (MoMA) de

New York. Durant la même année, Charles Eames devient directeur du département de design industriel à Cranbrook. Ray Eames, née Bernice Alexandra Kaiser en 1912 à Sacramento en Californie, étudie la peinture au Bennett College de Millbrook à New


York. Jusqu’en 1937, elle poursuit ses études de peinture à la Hans Hofmann School of Fine Arts. Au cours de cette année, elle participe à la première exposition du groupe American Abstract Artists au Riverside Museum à New York. Elle s’inscrit à la Cranbrook Academy of Art en 1940. On pourrait dire que le hasard fait bien les choses… Charles et Ray se marient en 1941 et s'installent à Los Angeles où ils fondent l’Eames Studio en 1943. A partir de cette année, ils s’attellent à concevoir des objets qui deviendront des classiques de l'histoire du design moderne, que ce soit dans les domaines de l'architecture, du graphisme, des films, des photos ou encore des textiles et des jouets, notamment le fameux « Lounge Chair ». Les talents créatifs de Ray et la vision conceptuelle de Charles se conjuguent dans une parfaite harmonie. Le portemanteau « Hang it all » est un exemple parfait de cette symbiose créative : il illustre la veine artistique de Ray - sa concentration graphique abstraite rappelant son utilisation de la couleur dans ses premières peintures - tandis que la construction du cadre reflète l'arrière-plan architectural de Charles. Ray et Charles Eames sont réputés pour leur utilisation ludique des objets et des espaces. Conformément à leur devise « prenez votre plaisir au sérieux », ils ont compris l'importance du jeu pour aider à transmettre des idées et des concepts aux jeunes enfants, caractérisés par une puissante curiosité naturelle. Originaire de 1953, le classique « Hang it all » se compose d'un cadre en fil d'acier auquel sont attachées des boules de bois de différentes tailles et couleurs, évoquant la vitalité d'un jeu de billes. Pour créer le cadre en fil de fer du rack, qui se fixe aux murs ou à d’autres structures, Charles et Ray Eames ont appliqué les mêmes techniques de production de masse pour le soudage des fils qu’ils avaient développées pour des conceptions antérieures. Le cadre a un revêtement en poudre durable et chacun de ses coudes angulaires est coiffé de boules en bois massif. Toujours connu pour sa fantaisie, le « Hang it

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Portemanteau « Hang it all »

Charles et Ray Eames

« Hang it all » se compose d'un cadre en fil d'acier auquel sont attachées des boules de bois de différentes tailles et couleurs. all » est également apprécié comme une œuvre d'art utile. Émancipé de ses origines en tant que produit pour enfants, le « Hang it all » est désormais un classique du design fermement établi et un merveilleux rappel de la gravité du jeu. Au fil des années, le portemanteau a subi des transformations audacieuses. En 2011, le « Hang It All » a été proposé en trois finitions en édition limitée : une version en métal rouge avec des boules d'épicéa, une version noire avec des boules en noyer et une version noire avec des boules en hêtre noir. Malgré le fait qu’elles s’éloignent de l'original

coloré et ludique des Eames, les nouvelles finitions sophistiquées ont séduit un nouveau public et ont connu un énorme succès. Plus récemment, le « Hang It All » a été réinventé par Vitra, avec l'aide de Hella Jongerius et de sa bibliothèque de couleurs et de surfaces, et fabriqué dans trois nouveaux coloris. Les nouvelles couleurs ont été conçues pour célébrer ce qui aurait été le 100e anniversaire de Ray (15 décembre 2012) et ont été lancées quatre mois plus tard au salon du meuble de Milan en 2013. Les droits de fabrication de l’original Eames « Hang it all » appartiennent à la société germano-suisse Vitra. Comme pour tous les meubles design Vitra, la durabilité joue un rôle central dans les décisions de production. Dans le cas du porte-manteau Vitra, la contribution la plus importante à la durabilité est le design luimême. L’engagement de Charles et Ray Eames envers la qualité et l’esthétique se traduit par un produit avec une longévité inhérente, pouvant être apprécié par de nombreuses générations.  › Texte : Davide Galluccio Photos : Vitra

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COMMENT LES MATÉRIAUX CONTRIBUENT À LA SENSATION DE BIEN-ÊTRE A la porte de la maison qui viendra frapper ? Une porte ouverte on entre Une porte fermée un antre Le monde bat de l’autre côté de ma porte. -Pierre Albert-Birot1 La maison est un lieu de protection, un endroit où nous pouvons trouver refuge. Le philosophe Gaston Bachelard a déclaré que l'importance d'une maison réside dans sa capacité à soutenir et à abriter nos rêveries. Elle nous « permet de rêver en paix ».2 Mais en quoi la maison peut-elle stimuler l'imagination ? Qu'est-ce qui inspire les rêveries ? 36

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Le marché du soleil est entré dans la chambre Et la chambre dans la tête bourdonnante. - Tristan Tzara3 Lorsque la nature s’invite dans notre habitation, elle nous affecte de différentes manières, qui sont à la fois surprenantes et cruciales pour notre bien-être. La lumière du soleil frappe les murs et crée un jeu d'ombres et de mystère qui peut nous exalter. Les vues sur des paysages naturels gardent toujours leur éclat et fraîcheur ; même les jours les plus sombres et les plus pluvieux peuvent être envoûtants. Il n'y a pas non plus de plus bel

endroit que la maison pour expérimenter le sens du toucher. Que ce soit en marchant pieds nus sur un sol en pierre ou en s'asseyant à une table en bois naturel, c'est l'endroit où nous entrons le plus viscéralement en contact avec notre environnement. Les températures et les textures des matériaux de notre maison ont un effet profond sur la façon dont nous ressentons les choses. Lorsqu'il fait froid dehors, qu’il est agréable de sentir la chaleur d'une surface en pierre qui a été exposée au soleil ! En période estivale, cette même pierre peut nous soulager de la chaleur


Comment les matériaux contribuent à la sensation de bien-être

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en emmagasinant les températures plus fraîches de la nuit. C'est en raison de la nature transformatrice de la pierre que de nombreux anthropologues pensent qu'elle était utilisée comme matériau sacré dans les cultures anciennes. La texture de la pierre change avec les intempéries et l'abrasion. Une pierre brute aux bords tranchants peut être polie pour prendre une forme ronde et lisse après avoir été brassée pendant des années dans une rivière. La structure cristalline complexe de la pierre change également de couleur et de forme visuelle à mesure que la lumière qui la frappe se déplace et varie.

Les coquillages sont l'essence même de la protection, et leurs formes multiples nous intriguent. La coquille de l’ammonite a notamment été une source de fascination et de mystère tout au long de l'histoire de l'humanité. Les mathématiciens ont étudié ses motifs géométriques complexes depuis l'époque de la Grèce antique, mais ce n'est qu'en 1982 que ces motifs ont été définis par Benoît Mandelbrot dans son article intitulé « The Fractal Geometry of Nature ».5 Les fractales ne se trouvent pas seulement dans les coquillages en spirale, mais dans toutes les formations et croissances naturelles. Elles réapparaissent à des échelles de plus en plus petites, jusqu'au niveau microscopique. Aussi puissant que puisse être le sens du toucher, notre connexion visuelle aux figures fractales peut modifier notre état d'esprit instantanément et profondément. Les chercheurs ont constaté que quelques secondes de contact visuel avec un motif naturel suffisent pour générer « des effets bénéfiques quantifiables sur la santé, notamment une réduction du stress, une amélioration du fonctionnement cognitif, une plus grande créativité et une meilleure capacité de résolution des problèmes, une plus grande appréciation de la nature et des émotions positives ».6 Le bois a une influence particulièrement prononcée sur nous. Lorsque nous le voyons, notre tension artérielle diminue et, en même temps, notre pouls s'accélère.7 C'est pour cette raison que les écrivains et les artistes aiment se retirer dans leurs

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Le château est sa coquille - Bernard Palissy4 La coquille de l’ammonite a été une source de fascination et de mystère tout au long de l’histoire de l’humanité.

cabanes en bois sur les collines. Les spas finlandais n'auraient certainement pas le même effet sur nous s'ils étaient fabriqués dans un autre matériau. La cellule de moi-même emplit d’étonnement La muraille peinte à la chaux de mon secret - Pierre-Jean Jouve8 On comprend donc que l'absence totale de matériaux et d'éléments naturels dans notre environnement puisse nous décourager. Cependant, il est également important d'avoir un sentiment d'équilibre et de contrôle. Pensez à un musée d'art avec ses murs minimalistes, blanchis à la chaux. S'ils étaient submergés de couleurs et de motifs complexes, l'œuvre d'art, avec son souffle d’inspiration et ses secrets, perdrait en intensité. Comme pour la musique, c'est l'arrangement qui fait la différence. Dans son livre « Atmosphères », c’est justement à cet aspect que fait référence Peter Zumthor : « Il existe une proximité critique entre les matériaux, en fonction du type de matériau et de son poids. Vous pouvez combiner différents matériaux dans un bâtiment, et il y a un certain point où vous constaterez qu'ils sont trop éloignés les uns des autres pour interagir, et il y a un autre point où ils

REFERENCES 1, 2, 3, 4, 8. The Poetics of Space, Gaston Bachelard, 1964 The Orion Press, Inc. 5, 6. Working with Fractals, Rita Trombin, 2020 Terrapin Bright Green LLC 7. Viewing Nature Scenes Positively Affects Recovery of Autonomic Function Following Acute-Mental Stress, Brown, Barton & Gladwell, PubMed 2013 9. Atmospheres, 2006 Birkhauser

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Zumthor,

10. Thinking Architecture, Zumthor, 2010 Birkhauser

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sont trop proches les uns des autres, et cela les tue. »9 Pour Zumthor, c'est la composition dans son ensemble qui crée une situation significative pour les matériaux et leur permet de « revêtir une qualité poétique ».10 Il doit y avoir une structure claire, une simplicité ordonnée et harmonique qui nous permet de ne pas être submergés par la nature et de trouver une place pour nous au sein de celle-ci. Nous devons contrôler quand la porte est ouverte et quand elle est fermée.  › Stephanie Law – professeur adjoint d’architecture Miami University Differdange Architecte – Saharchitects www.saharchitects.lu

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Gingko Collection - Andreea Braescu

ANDREEA BRAESCU – SCULPTRICE DE LUMINAIRES

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esigner d’intérieur roumaine reconnue et primée, Andreea Braescu travaille la porcelaine pour créer des sculptures lumineuses sur mesure. Son approche artisanale vise à insuffler de la vie dans les espaces intérieurs, générant une expérience à la fois fonctionnelle et émotionnelle pour l’usager. Pour ses lustres et installations, Andreea utilise de la porcelaine à la cendre d’os, une porcelaine phosphatée particulièrement translucide. C'est une céramique de la plus haute qualité qui est à la fois durable et délicate. Lorsque les feuilles et les pétales de son installation sont allumées, elles émettent une lumière chaude et accrocheuse qui transforme le luminaire en une véritable œuvre d'art. L'objectif d'Andreea Braescu est de capturer l'essence de la nature vivante et de repousser constamment les limites de ce qui est possible dans les domaines des matériaux et de la technologie. Basée dans son atelier à Bucarest, Andreea Braescu crée des designs sur mesure qui entrent en harmonie avec l'espace qui les accueille. L’artiste confère à chaque élément d’éclairage une individualité et une forme qui lui sont propres. Chaque installation est délibérément pensée pour créer une symbiose naturelle entre l'espace qu'elle occupe et le jeu de lumière, d'ombre et d'émotion qu'elle engendre. 

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« Mon intention est de créer le sentiment d’harmonie et de liberté que l’on ressent quand on se trouve dans un milieu naturel. » Andreea Braescu


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Photo : Dariusz Jarzabek

Pratique

Porte de garage

LA DEUXIÈME ENTRÉE La porte de garage fait aujourd’hui partie de l’architecture de la maison. Elle n’est plus une entrée de seconde catégorie, un équipement « technique » à l’apparence abrupte, mais elle marque de façon indélébile le rendu de la façade.

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n la choisit donc avec soin, en considérant les aspects fonctionnels, esthétiques et de sécurité. Pour déterminer le

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modèle le plus adapté, il faut d’abord se poser certaines questions : Quelles dimensions ? Quel matériau ? Quel type d’ouverture ? Motorisation ou pas ? Quelle qualité d’isolation ?

LES BONNES DIMENSIONS

Il est impératif de prendre les mesures précises afin de choisir une porte qui ferme correctement le ➔


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Photo : portes Luxury Doors

Pratique

Choix éminemment esthétique, une porte en verre permet d’exploiter au maximum la luminosité extérieure pour un intérieur agréable et clair. garage et laisse passer la voiture une fois ouverte. Il faut noter la hauteur et la largeur de la baie, c’est-à-dire l’ouverture même de la façade. Il faut aussi noter la retombée du linteau, qui est la partie qui se trouve au-dessus de l’ouverture. Sur les deux côtés, il y a les écoinçons, dont les largeurs doivent également être connues. Toutes ces mesures sont requises pour déterminer, avec l’aide d’un professionnel, la

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porte la plus adaptée à votre configuration de garage. MATÉRIAUX Selon les goûts et les moyens, on pourra choisir entre le PVC, le métal, le bois ou même le verre.

Le PVC est un matériau économique et léger qui ne nécessite aucun entretien. Les portes en PVC sont par ailleurs faciles à motoriser. Cependant, afin d’augmenter la robustesse de ce type de porte, il convient de lui adjoindre des renforcements métalliques. Par ailleurs, en appliquant un traitement anti-ultraviolets à la porte, le PVC ne se déformera plus sous la chaleur, et les couleurs ne déteindront plus sous l’effet du soleil. Le bois est le choix de l’esthétisme : c’est un matériau chaleureux, naturel et élégant. Il possède aussi une bonne qualité isolante. La porte en


Porte de garage

La porte de garage peut adopter différents systèmes d’ouverture.

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bois requiert un entretien soigné et régulier, surtout dans le cas des bois massifs de type pin ou sapin. Le bois doit également subir un traitement IFH (insecticide, fongicide, hydrofuge), à appliquer avant et après la pose. Les bois exotiques de type oukoumé ont une bonne longévité. L'acier et l'aluminium sont très appréciés en raison du peu d'entretien qu'ils demandent. L'acier a la réputation de présenter une excellente résistance aux chocs. Disponible dans de nombreux coloris, il doit être traité avec un anticorrosif. C’est un matériau lourd, et donc, en cas de motorisation, la puissance du moteur devra donc être plus importante. L'aluminium est lui aussi un matériau très résistant, léger, qui ne réclame aucun entretien, ne rouille pas et offre une très grande

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longévité. C'est le matériau idéal pour la motorisation. Afin d’augmenter la résistance et l’isolation de la porte de garage, on peut opter pour un modèle double paroi en acier ou en aluminium, dans lequel deux parois prennent en sandwich un isolant cellulaire, par exemple de la mousse de polyuréthane. Si vous voulez donner un supplément d’âme et de raffinement à votre porte de garage, vous pouvez opter pour le verre. Choix éminemment esthétique, une porte en verre permet aussi d’exploiter au maximum la luminosité extérieure pour un intérieur agréable et clair. La surface vitrée peut se décliner en plusieurs finitions et teintes de façon à s’harmoniser avec le style architectural de la maison. En plus de l’aspect esthétique, la porte en verre peut être

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Porte à ouverture basculante

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Porte sectionnelle

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Porte à enroulement

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Porte battante à deux vantaux

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Porte coulissante à déplacement latéral

dotée des mêmes fonctionnalités et sécurisations que les autres types de portes. OUVERTURE

La porte de garage peut adopter différents systèmes d’ouverture. Avec une ouverture basculante, la porte remonte d’un seul tenant et se glisse à l’horizontal le long du plafond du garage. Ce dispositif s’adapte particulièrement aux garages étroits. La montée et la descente sont guidées par des rails latéraux. La porte sectionnelle se compose de panneaux articulés entre eux qui coulissent entre des rails pour disparaître sous le plafond. C’est une porte qui offre une très bonne isolation thermique et qui permet de préserver un maximum de volume dans le garage. Les modèles à enroulement ne ➔

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Photo : Dmitriy Pridannikov

Pratique

nécessitent ni rails sur les murs, ni au plafond. La porte est composée de lamelles qui viennent épouser un axe d’enroulement, à l’exemple des volets roulants. Ce type d’ouverture convient aux espaces qui ne disposent pas de recul suffisant ou de place au plafond. Le dispositif est également pratique lorsque le garage est encombré. Les portes battantes à deux vantaux s’ouvrent sur l’extérieur et ont l’avantage de n’encombrer ni les murs ni les plafonds de glissières ou de rails. Enfin, citons la porte coulissante à déplacement latéral, constituée de lames articulées entre elles qui s’ouvrent latéralement sur des rails posés le long du mur. Elles sont particulièrement adaptées aux sous-sols avec plafond bas ou qui présentent des tuyaux de chauffage dans le passage.

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Le choix d’une porte de garage se fait de plus en plus pour être en harmonie avec l’architecture de la maison, afin de parfaire le raffinement de la façade.

MOTORISATION

La motorisation de la porte facilite la manœuvre d'entrée. Selon les systèmes, elle peut éclairer automatiquement l'intérieur du garage et verrouiller la porte une fois que la voiture est garée. Tous les fabricants proposent en série ou en option des portes de garage avec motorisation intégrée, fonctionnant par télécommande ou clavier. La motorisation est la

solution privilégiée lorsqu’on achète une porte neuve. En effet, ce système peut être spécialement adapté pour une porte, en tenant compte de son poids et de son type d'ouverture. Il est aussi possible d’acheter la motorisation indépendamment de la porte. Il faut savoir cependant que certaines portes de garage ne sont pas conçues pour être munies d’un tel système. 


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La porte à pivot

POUR UNE ENTRÉE SUBLIME ET ORIGINALE Luxury Doors propose des portes à pivot de facture exceptionnelle qui se conjuguent parfaitement avec l’architecture la plus exigeante.

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lus que jamais, la porte d’entrée est un élément représentatif de la demeure, à la fois sécurisant et esthétique. « La porte à pivot est un équipement au design innovant qui conférera une touche de modernité et de raffinement à l’entrée de votre propriété, nous explique Marc Natusch, gérant de Luxury Doors. Cette solution est une véritable déclaration de style pour l’entrée d’un bâtiment, qu’il soit résidentiel, commercial ou administratif. » La porte à pivot se caractérise par un mécanisme pivotant avec des points 54

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de fixation sur les bords supérieur et inférieur, contrairement aux charnières classiques qui sont fixées au cadre de la porte. Ce type de porte s’articule donc autour d’un pivot vertical qui peut être central ou désaxé, selon le positionnement des charnières. En général, pour une porte d’entrée, l’axe de pivot est monté sur le côté gauche ou droit de l’encadrement. Le passage se fait alors sur un seul côté de la porte. Si le pivot est placé au centre, la porte peut tourner à 360 °et la circulation peut se faire des deux côtés.

MONUMENTALE ET SOPHISTIQUÉE

« La porte à pivot convient particulièrement pour des entrées de grandes dimensions, poursuit Marc Natusch. Elle prend tout son sens lorsque le cadre comporte minimum 1,70 m de largeur et 2,50 m de hauteur. » La porte à pivot est disponible dans différents matériaux – bois, aluminium, verre, céramique - et dans une multitude de finitions. Comme pour une porte classique, elle peut être dotée des technologies les plus sophistiquées – motorisation, poignée intégrée dans le battant, éclairages intégrés, système anti-pince-doigts,


Luxury doors - La porte à pivot

La porte d’entrée à pivot combine design et sécurité pour les grandes ouvertures.

résistance au feu, etc. Un système de charnières performant permet de supporter des poids de plusieurs centaines de kilos, en toute sécurité. Tout en ayant cet aspect monumental, la porte sur pivot s’ouvre très facilement, d’une simple pression de la main. De plus, la porte sur pivot est souvent proposée dans une version à fleur de mur, c’est-à-dire que, lorsqu’elle est fermée, elle devient pratiquement invisible au niveau de la façade. Etant donné son poids et son mécanisme spécifique, une porte sur pivot requiert une installation soignée et précise, afin de garantir un fonctionnement optimal. Par ailleurs, il est indispensable d’assurer une étanchéité parfaite à l’air et à l’humidité, une performance qui sera vérifiée par un blower-door test. « La porte à pivot est un investissement haut de gamme qui, non seulement sublime l’architecture du bâtiment, mais apporte une réelle plus-value au bien immobilier. Nos collaborateurs sont à même de conseiller le client sur le choix de cet équipement de luxe », conclut Marc Natusch

« La porte à pivot est un investissement haut de gamme qui, non seulement sublime l’architecture du bâtiment, mais apporte une réelle plus-value au bien immobilier. » Marc Natusch, gérant de Luxury Doors

DE LA FLUIDITÉ DANS LES INTÉRIEURS

Les portes à pivot sont également de plus en plus appréciées dans les espaces intérieurs. Tout à la fois légères et amples, elles s’accordent parfaitement avec le lifestyle contemporain, apportant une touche d’originalité et de fluidité aux aménagements les plus épurés. 

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Cuisines actuelles

LE BOIS S’ADAPTE À TOUS LES STYLES Naturel et chaleureux, le bois se prête à toutes les déclinaisons, depuis le rustique traditionnel au contemporain minimaliste. Disponible en différentes essences et finitions, c’est un matériau indémodable qui confère charme et douceur à cette pièce conviviale qu’est la cuisine.

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Photo : Photographer: Alexandre Zveiger

Pratique


©4595886 - stock.adobe.com

Cuisines actuelles

L

e bois est présent dans tous les styles de cuisine, parfois il survient par touches, en combinaison avec d’autres matériaux, parfois il s’impose en mode total look. Cela dépend des envies et des besoins. Une cuisine où le bois prédomine ne verse pas forcément dans le rustique, elle peut très bien se parer d’un agencement contemporain et épuré. Il y a plusieurs raisons à désirer le bois dans un aménagement de cuisine : esthétiques, pratiques, écologiques, émotionnels. Il faut rappeler la beauté de ce matériau naturel, son aspect chaleureux, sa résistance, sa longévité…

LE BOIS EST NATUREL

Il faut dire les vibrations qui lui sont associées. Le bois charrie en lui une idée de nature et d’authenticité. Cette sensation est accentuée dans le cas d’un bois massif ou brut de sciage, mais elle est présente également si l’on opte pour des dérivés du bois comme le contreplaqué et l’aggloméré. La simple vue d’une surface en bois nous évoque les bois et forêts de

Naturel et renouvelable, le bois est en phase avec nos attentes en matière de respect de l’environnement. nos paysages naturels. Ce capital sympathie est l’un des plus grands atouts du bois pour nos aménagements intérieurs. Le bois est le matériau écologique par excellence. Naturel et renouvelable, il est en phase avec nos attentes en matière de respect de l’environnement. Encore fautil qu’il ne provienne pas de l’autre bout du monde ou d’une exploitation gérée de façon incontrôlée. Dans ce sens, vous devriez vous assurer que la cuisine que vous envisagez d’acheter est composée de bois certifié FSC ou PEFC – les labels les plus connus qui garantissent la provenance d’une exploitation gérée durablement. Si vous faites réaliser la cuisine sur mesure par un menuisier, il est fort probable que celui-ci s’inscrira dans cette même ➔ wunnen

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Photosbysabka.pl

Pratique

La cuisine, atelier de préparation, est l’une des pièces les plus tactiles dans l’habitation. démarche de recours à des bois locaux issus de forêts exploitées de façon écoresponsable. Dans le même registre d’idées, mentionnons la tendance récup et DIY (do it yourself) qui a de plus en plus d’adeptes : pour la cuisine, cela veut dire que certains optent pour des armoires recyclées, tout à fait résistantes et fonctionnelles, étant donné la longévité du bois et sa capacité à s’adapter au fil des âges. LE BOIS N’EST JAMAIS LE MÊME

Disponible avec différents grains et en plusieurs finitions, ce matériau permet un large choix. Qu’il s’agisse de chêne, noyer, frêne ou bouleau, la texture et le veinage ne sont jamais les mêmes. Cet aspect irrégulier propre au bois massif apporte de l’authenticité à la cuisine. DIVERSITÉ DE COMBINAISONS

Versatile et personnalisable à l’envi, le bois se marie avec tous les autres matériaux, le béton, la pierre, le verre, l’inox… En conjuguant les matériaux, on fait se confronter 58

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les textures et les effets des uns et des autres. Ce mélange des matières produit une ambiance riche visuellement et sensuellement – la cuisine, atelier de préparation, étant une des pièces les plus tactiles dans l’habitation. En alternant les matériaux entre le plan de travail, les façades et la crédence, vous misez sur la variété, convoquez du rythme et évitez la sensation de monotonie. Surtout si, en plus de mélanger les matières, vous jouez sur les finitions et les couleurs. Avec du mobilier en bois de qualité et en faisant preuve de créativité, tous les styles sont possibles, traditionnel, chic, moderne, vintage, industriel ou encore scandinave. RÉSISTANCE ET LONGÉVITÉ

Le bois est un matériau robuste qui ne redoute pas les chocs. Cette résistance dépend du type de bois choisi. Parmi les essences les plus adaptées pour le plan de travail, citons le chêne, pour sa solidité, sa forte résistance à l'humidité et son excellente tenue dans le temps ; le noyer, pour sa robustesse et sa faible perméabilité, ou encore le frêne, pour sa résistance à l’humidité, aux chocs et pour sa longévité. Cela dit, le bois est sensible aux rayures et à la chaleur : évitez de poser des plats chauds directement sur votre plan de travail en bois. Par ailleurs c’est un matériau


©slavun - stock.adobe.com

Cuisines actuelles

vivant qui, avec le temps et sous l’effet du soleil et des usages, peut afficher des teintes et des nuances différentes et présenter des irrégularités au toucher. Une essence claire aura tendance à foncer, tandis qu'une essence foncée s'éclaircira. Ces altérations sont tout à fait naturelles et font partie du caractère des éléments en bois authentique. Quelle que soit l’essence choisie, il convient d’en assurer un entretien méticuleux. Il existe différents produits pour cela, selon les types de bois et les finitions : l’entretien régulier à base d’huile de lin et de cire d’abeille permet de conserver la texture du matériau et son côté naturel. Il existe aussi des produits et des solutions pour cacher les rayures et les signes d’usure. Un plan de travail en bois peut être nettoyé, brossé, poncé et même traité à nouveau. Si on prend certaines précautions à l’usage et qu’on assure un entretien consciencieux, les meubles et structures en bois pourront vivre et servir très longtemps, passant même souvent de génération en génération. LE BOIS EST DANS LES DÉTAILS

Même si vous optez pour une cuisine high-tech ou épurée, composée de matériaux composites, de verre et d’inox, vous pouvez toujours adoucir l’atmosphère, en faisant entrer le bois au niveau des accessoires, une horloge en bois, une planche à découper, une corbeille à fruits. CUISINISTE OU ARTISAN MENUISIER

Si vous envisagez d’aménager une cuisine en bois dans votre nouvelle habitation, vous avez le choix entre vous adresser à

Le bois se marie avec tous les autres matériaux, le béton, la pierre, le verre, l’inox… un cuisiniste ou à un artisan menuisier. Le bon choix est celui qui correspond à vos envies, à votre intérieur et à votre budget. Le cuisiniste vous proposera en général un modèle préconçu, tiré de son catalogue et adapté à vos besoins. Les meubles peuvent être en kit ou montés en usine, mais l’implantation sera effectuée en tenant compte de votre configuration. Cette solution convient parfaitement quand les dimensions de la pièce sont standard et que vous ne recherchez pas à tout prix une hyperpersonnalisation de votre installation. Le choix d’une cuisine sur mesure, réalisée notamment avec l’aide d’un artisan menuisier, autorise toutes les variations et s’adapte à toutes les pièces, contraintes et difficultés techniques. Les meubles étant adaptés au millimètre, on évite toute perte de place, on optimise l’espace. L’artisan menuisier saura vous conseiller en particulier sur la qualité de bois pour les différents constituants de la cuisine (façades, plan de travail, îlot…) : naturel, peint, massif ou plaqué, selon votre budget et selon vos goûts. BOIS MASSIF ET BOIS DÉRIVÉS

Le bois massif est considéré à raison comme le matériau le plus noble et le plus naturel. L’essence la plus répandue est le chêne, responsable de l’apparence ➔ wunnen

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Photo : Photographer: Alexandre Zveiger

Pratique

Le placage est la bonne solution pour tous ceux qui cherchent à distiller dans leur cuisine l’originalité d’une essence noble.

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rustique des cuisines traditionnelles. Pour les décors en bois peint, on utilise beaucoup le châtaignier qui fixe bien les couleurs. D’autres sortes de bois sont proposées par les fabricants, chacun avec ses particularités : l’érable, le frêne, l’aulne, le merisier, l’épicéa, etc. Dans sa forme naturelle, le bois affiche des teintes plus ou moins foncées, mais souvent les fabricants proposent des façades en bois lasuré, faisant ressortir le veinage naturel du bois. Afin d’en assurer la longévité et d’en sublimer la surface, le bois massif peut être traité à base de vernis, laque ou lasure. Ces huiles protectrices accroissent la solidité des surfaces, mais requièrent un entretien important et régulier. Les façades contemporaines de cuisine sont généralement dotées d’un placage de bois : cette finition consiste à appliquer une tranche de bois massif sur un panneau (en aggloméré, contreplaqué, MDF…). Le placage est la bonne solution pour tous ceux qui cherchent à distiller dans leur cuisine l’originalité d’une essence noble. On donne l’impression que toute la structure est en bois massif, alors

qu'en réalité, seuls le dessus et les côtés le sont. Effet garanti et facture diminuée ! Etant donné le coût élevé du bois massif et les contraintes qu’il génère, à la mise en place et à l’entretien, les industriels ont développé des produits dérivés qui gardent une part de la saveur bois, mais qui sont nettement moins coûteux, plus simples à usiner et plus faciles d’entretien. On parle ici de matériaux tels que le contreplaqué ou l’aggloméré. Comme les panneaux produits suivant ces techniques peuvent faire l’objet d’un placage de qualité, ils permettent d’obtenir des surfaces de cuisines au rendu précieux et design, pour un budget plus accessible. Le contreplaqué est un panneau constitué de minces feuilles de bois (« plis » de 0,8 à 4 mm d’épaisseur) obtenues par déroulage. Ce panneau se distingue par une superposition des plis à fils croisés (perpendiculaires). Cette technique annule les mouvements du bois liés aux changements d'hydrométrie et renforce la solidité de cette matière légère. La cohésion des plis est assurée par collage et pressage à chaud.


©Magryt - stock.adobe.com

Cuisines actuelles

Le bois aggloméré désigne les panneaux fabriqués à partir de fibres ou de particules de bois, l’ensemble étant lié par une colle et pressé à chaud. Ce type de bois est bon marché puisque la matière première est constituée de déchets revalorisés comme des sciures de bois. C’est un matériau brut, plus ou moins lisse qui est peu esthétique en raison de ses bords irréguliers et rugueux. On peut donc le choisir pour sa bonne résistance aux coups et rayures, et la facilité à le travailler. En revanche, étant moins noble, on pourra le dédier à des surfaces moins visibles, en renforcement ou en habillage intérieur. Il convient encore de mentionner la famille des lamifiés (stratifiés et mélaminés), des matériaux composites fabriqués à base de papier et de mélamine, résistants à l’usure, l’humidité et la chaleur. Le stratifié résulte d’un empilement de feuilles de papier kraft, habillé d'une feuille de papier décoratif de surface, le tout étant imprégné de résine phénol-formaldéhyde pour les couches centrales et de résine mélamine-formaldéhyde pour la couche de surface. Le stratifié est très utilisé pour

Le choix d’une cuisine sur mesure, réalisée avec l’aide d’un artisan menuisier, autorise toutes les variations et s’adapte à toutes les pièces, contraintes et difficultés techniques.

les façades de cuisine et les plans de travail. Robuste, résistant et facile à entretenir, il offre de nombreux effets de surface et de teinte (brillance de laque, aspect granité ou mat…). Tous les décors sont possibles, à commencer par l’imitation du bois. Quant au mélaminé, il est constitué d’un panneau de particules de bois ou de MDF (medium, bois aggloméré) sur lequel est collé, à chaud, un papier décor enduit d’une résine mélamine. Cette résine rend le matériau plus résistant et plus étanche. Grâce à la thermostructuration, il est possible aujourd’hui d’obtenir des mélaminés et des stratifiés texturés, reproduisant les veines du bois en relief.  wunnen

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Repabad

LA SALLE DE BAINS POUR TOUS ET POUR LONGTEMPS Créée en 1963, la firme Repabad est l’un des principaux fabricants d’équipements de haute qualité pour salles de bains.

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tablie à Wendlingen am Neckar, près de Stuttgart (Allemagne), Repabad propose un large éventail de solutions pour la pièce d’eau, dans une variété de styles et budgets, conciliant esthétique, fonctionnalité et innovation. Spécialisée à ses débuts dans la rénovation de baignoires émaillées, ce qui explique son nom qui est l’abréviation de « Reparatur am Bad », l’entreprise familiale a toujours su garder en ligne de mire l’évolution permanente des usages et des technologies en matière d’équipements sanitaires et de bien-être. 62

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Gunther Stolz, directeur général de Repabad, nous explique les principaux atouts de la firme, en mettant l’accent sur la durabilité de ses produits et la qualité de son service client. Wunnen : Qu’est-ce qui constitue l’ADN de Repabad ? Gunther Stolz : Nous sommes une PME familiale, avec une centaine de collaborateurs répartis entre la conception, la production, la logistique et l’administration. « Être le leader de l’innovation fiable dans l’aménagement de la salle de bains », tel est notre slogan. Il nous importe

de concevoir des produits de qualité et aussi d’accompagner le client à tout moment dans son projet de salle de bains sur mesure. Quels sont vos atouts dans le secteur hautement concurrentiel de la salle de bains ? Notre grande force est que nous sommes très flexibles. Nous sommes assez grands pour rivaliser avec les grandes marques, en matière de design, de réputation et de capacité à honorer des commandes de grande envergure, ceci dans un rapport qualité-prix très avantageux. L’excellence de nos produits a


Repabad

« Le design, la qualité et la durabilité sont importants pour nous, mais aussi l’attention personnalisée accordée à chaque client. »

d’ailleurs été récompensée par plusieurs prix prestigieux et notamment par un Red Dot Award en 2011. En même temps, nous restons flexibles de façon à pouvoir offrir à chaque client des solutions personnalisées. Il nous arrive ainsi fréquemment de concevoir et produire un équipement en un seul et unique exemplaire, notamment lorsqu’il s’agit de créer un espace wellness adapté à un utilisateur et une pièce en particulier.

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Gunther Stolz, directeur général de Repabad.

Le nouveau banc en céramique chauffant rend l’expérience bain de vapeur plus agréable.

Pouvez-vous nous dévoiler quelques highlights de vos nouvelles collections ? Nous avons lancé récemment le nouveau panneau à infrarouges Malaga, un panneau de verre compact et élégant qui peut être installé, non seulement dans la salle de bains (dans sa version étanche), mais aussi dans le reste de l’habitation, dans la chambre, le salon, le bureau, la chambre d'amis, etc. En deuxième lieu, je citerais le banc en céramique chauffant Banff, destiné à rendre plus agréable encore l’expérience bain de vapeur. Cet élément peut être fabriqué en usine au format adapté à la zone de couchage souhaitée et il peut être équipé de chauffage sur demande.

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Pour vous, que devrait être une salle de bains réussie au 21e siècle ? La salle de bains est un lieu qui doit toujours nous procurer du plaisir, même après plusieurs années d’utilisation. C’est pourquoi la durabilité est un point essentiel pour nous. Une bonne salle de bains devrait durer au minimum 20 à 30 ans. Il y a tellement de tendances actuellement, une si grande variété de matières, de formes et de couleurs, mais il vaut mieux opter pour un design et une qualité dont on ne se lassera pas après cinq ans. Chez Repabad, nous faisons des produits qui fonctionnent, qui sont beaux et qui résistent dans le temps : après 20 ans, on pourra toujours se dire : « Wow, on a bien fait de choisir cette marque ! »

Le nouveau panneau infrarouge Malaga peut être installé partout dans l’habitation.

Vous êtes basés à Wendlingen, et vous avez un rayonnement international - quels liens entretenez-vous avec le Luxembourg ? Ces dernières années, nous avons établi des relations avec de plus en plus de clients au Grand-Duché. Nous apprécions leur esprit d’ouverture et la haute exigence qu’ils ont en matière de qualité de produit, d’exécution et de durabilité. Par ailleurs, même si nous sommes actifs à l’international et capables de communiquer dans plusieurs

langues, le fait que beaucoup de Luxembourgeois parlent l’allemand est de nature à raffermir encore plus nos liens. Enfin, comme notre usine est à quatre heures de route du Luxembourg, il est très aisé de nous déplacer pour suivre un chantier ou répondre à une demande spécifique. › www.repabad.com

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Photo : Repabad - www repabad.com

Pratique

Le combiné bain-douche

L’UNION FAIT LA FORCE Vous n’arrivez pas à vous décider entre baignoire et douche ? Alors, optez pour le combiné bain-douche !

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uand on pense baindouche, on pense peutêtre à la baignoire classique dotée simplement d’un rideau ou d’une cloison amovible, qui nous permettait, soit de nous immerger dans un bain-câlin, soit de nous laver en toute vitesse à la pommette-douche. Cette solution traditionnelle n’est pas

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exempte de certains désagréments tels que la difficulté d’accès ou les éclaboussures dans les alentours de la baignoire. Toujours en mode réflexion et innovation, les fabricants ont développé des équipements nouveaux qui permettent de remédier à ces inconvénients, tout en restant dans un esprit design contemporain. Un combiné bain douche est tout

simplement un équipement de salle de bains offrant les avantages couplés de la baignoire et de la douche. On peut l’utiliser d’une façon ou de l’autre en un tournemain, sans aucune manipulation, ni aucune modification. La plupart des modèles sont dotés d’une petite porte en verre latérale, ce qui permet d’entrer de plain-pied


dans la baignoire. Cet accès facilité rend le combiné bain-douche extrêmement pratique pour les enfants, les personnes âgées et les personnes à mobilité réduite. Le fait que douche et bain d’immersion sont associés dans un seul dispositif n’entraîne pas une perte de technicité ni de plaisir pour les deux activités. Grâce à la porte refermable, le combiné se transforme en une baignoire relaxante. Plus besoin d’enjamber le rebord de la baignoire de façon risquée ! La porte s’ouvre toujours vers l’intérieur de la baignoire et un système de verrouillage mécanique empêche son ouverture intempestive. D’autre part, la présence d’un joint bien étudié (type machine à laver) écarte le risque de fuite. La baignoire peut se décliner dans tous les matériaux, dans toutes les formes et fonctionnalités, basiques ou hydromassantes. Un côté de la baignoire est surmonté d’une cabine de douche totale ou d’une simple paroi de verre. Généralement, les combinés disposent de parois finement étudiées et élaborées, de manière à transmettre une esthétique transparente. Cette cabine ou cette paroi de verre empêche l’eau de la douche d’éclabousser les alentours ou de se déverser sur le sol de la salle de bains. On peut donc prendre une douche de manière totalement libre, sans se soucier d’un quelconque rideau mal tiré ou d’un pommeau de douche mal réglé. Dans certains modèles, la cabine en verre peut englober la totalité de la baignoire, pour encore plus de confort et de sophistication. Ces systèmes sont particulièrement perfectionnés, et peuvent intégrer différents agréments tels que sièges, bancs, solutions hydromassantes ou hammam, connexion bluetooth ou encore lumières d’ambiance. Un des principaux avantages d’un combiné baignoire douche est que cet équipement n’a besoin que d’un seul raccordement à l’évacuation d’eau et à l’arrivée d’eau chaude et d’eau froide. Cet aspect est particulièrement intéressant pour les petites salles de bains où l’on n’a pas toujours la place pour installer à la fois une douche et une baignoire. Le combiné bain-douche permet de créer un espace douche avec une baignoire sans nécessiter de gros tra vaux de plomberie.

Photo : Repabad - www repabad.com

Le combiné bain-douche

Bain ou douche : plus besoin de choisir !

Un combiné baignoire douche comprend : une cuve de baignoire ; une colonne de douche comprenant un robinet ou un mitigeur thermostatique, une douchette, et un pommeau de douche ; une cabine de verre ou des parois de douche. Avantages d’un combiné baignoire-douche : un gain de place avec un espace douche incorporé dans la baignoire ; une installation facilitée avec une seule évacuation d’eau et une seule arrivée d’eau chaude et d’eau froide pour y brancher le mitigeur thermostatique ; une solution moins coûteuse que l’installation d’une douche et d’une baignoire séparées nécessitant une robinetterie en double exemplaire et plusieurs raccordements aux tuyauteries.

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Photo : Andriy Bezuglov

Pratique

LA DOUCHE QUI SE FOND DANS LE DÉCOR Au-delà de ses fonctionnalités high-tech, la douche sait aussi se faire aimer pour le soin apporté à sa conception et pour la sensualité de ses constituants. Ainsi, la douche à l’italienne est une installation spécifique qui trouve de plus en plus sa place dans les aménagements actuels.

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t d’ailleurs, pourquoi parlet-on de douche à l’italienne ? La raison en est simple : ce terme désigne un type de douche qui a été inventé en Italie, plus précisément au temps de la Rome antique. A l’époque, les thermes romains intégraient déjà le principe de la 66

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douche entièrement carrelée du sol aux murs, avec un sol légèrement en pente afin d’évacuer l’eau. Une autre particularité de la douche à l'italienne est qu’elle est de plainpied, c’est-à-dire qu’elle est installée au même niveau que le sol de la salle de bains, sans seuil ni receveur apparent. Résultat : la zone de douche

se fond dans le décor, elle devient presque invisible. Comme elle est souvent laissée ouverte, sans porte ni paroi, elle accroît l’impression de profondeur dans la pièce et permet un passage en douceur de la zone d’eau vers la surface sèche. Elle est non seulement esthétique et design, mais elle est également idéale pour


©gamespirit - stock.adobe.com

La douche qui se fond dans le décor

les personnes à mobilité réduite, pour les personnes âgées qui se déplacent difficilement, ainsi que pour les enfants. La douche à l’italienne laisse le champ libre à la créativité, car elle n’est soumise à aucune contrainte de taille ou de forme. On peut envisager différents revêtements pour le sol : carrelage, mosaïque, bois imputrescible, pierre naturelle, galets, béton…, dans les teintes que l’on souhaite. On peut utiliser le même revêtement pour la douche que celui du sol ou des murs de la pièce, ce qui a comme effet d’augmenter la sensation d’espace. La douche à l'italienne implique une mise en œuvre irréprochable au niveau de l’étanchéité, afin d’éviter des problèmes tels que les infiltrations d'eau, le décollement du carrelage, le cloquage de la peinture et les odeurs de moisi… A cet effet, l’installateur doit prévoir un réceptacle totalement imperméable aux infiltrations. Dans ce but, il réalise un cuvelage, c’est-à-dire qu’il dispose une chape de zinc ou de plomb au-dessus de la dalle, qu’il recouvre ensuite de béton hydrofuge. Cette barrière étanche doit remonter impérativement de quelques dizaines

de centimètres sur les murs, avec l’application de produits hydrofuges sur le jointement sol/mur. Au lieu de la chape de plomb ou de zinc, il est également possible d'utiliser des kits composés de résines et de poches ou de plaques hydrophobes. Il existe aussi des formules moins contraignantes, telles que le bac prêt à poser avec siphon intégré, comprenant une plaque étanche de polystyrène extrudé armé sans raccord. EAU QUI COULE, EAU QUI FUIT

Pour l’écoulement de l’eau, il existe plusieurs systèmes, bonde, caniveau latéral, siphon mural… Dans tous les cas, l'écoulement doit être parfait et l'étanchéité sans défaut. La bonde classique peut être placée, soit au centre du receveur, soit sur l’un des côtés. La chape maçonnée du receveur devra être réalisée en pointe de diamant, c’est-à-dire avec quatre pentes acheminant l’eau vers la bonde. Si pour une douche standard, une bonde d’un diamètre de 60 mm est suffisante, pour une douche à l’italienne, il vous faudra opter pour un modèle plus imposant (90 mm), afin de permettre un écoulement optimal. Cette question

La douche à l’italienne laisse le champ libre à la créativité, car elle n’est soumise à aucune contrainte de taille ou de forme. liée à la capacité d’évacuation sera d’autant plus importante que vous utilisez une douche hydromassante ou avec plusieurs jets. La bonde peut être à évacuation verticale ou horizontale. Si la tuyauterie se situe au sol, exactement dans l’axe de l’endroit où vous souhaitez positionner votre évacuation, une bonde verticale assurera une évacuation correcte. Par contre, si cette tuyauterie est placée dans le mur, alors il vaudra mieux choisir une bonde à évacuation horizontale. Plus esthétique que la bonde et également plus performant, le caniveau de douche est de plus en plus plébiscité dans les aménagements de douche à l’italienne. Le caniveau ➔ wunnen

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Photo : Geberit CleanLine - www.geberit.lu

Pratique

Le caniveau de douche permet une évacuation d’eau latérale.

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L’évacuation murale permet au sol de la douche de rester entièrement lisse.

Photo : Geberit One - www.geberit.lu

Le siphon peut être placé sur le côté pour plus de mobilité.

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Photo : Geberit Setaplano - www.geberit.lu

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de douche se présente sous la forme d’une gouttière rectangulaire qui permet un écoulement optimal de l’eau et qui se démarque par sa simplicité de pose et sa facilité d’entretien. Le caniveau peut être disposé au milieu du receveur ou sur l’un des côtés. Il est également possible de l'encastrer directement au bas du mur de la douche, voire contre un mur. Quel que soit l'endroit où le caniveau est installé, les sols doivent être inclinés vers cette rigole pour assurer une bonne évacuation de l'eau. Le caniveau de douche offre un débit d'évacuation qui peut aller de 40 à 80 litres/minute, avec des sorties de 50mm de diamètre.

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LES SYSTÈMES À ÉVACUATION MURALE

Certains fabricants ont développé des dispositifs d’évacuation murale qui, contrairement à la bonde ou au caniveau, permettent au sol de la douche de rester intégralement lisse et continu. Il faut toutefois prévoir une pente d’évacuation de 1 à 3% pour diriger directement l'eau vers l'évacuation au mur. Plusieurs systèmes sont possibles, passant en général par la mise en place d’une double cloison afin d’y dissimuler l’évacuation murale. Grâce à cette installation, le sol est complètement dégagé, ce qui permet une unité visuelle où seules la robinetterie et l’évacuation murale restent apparentes. A titre d’exemple dans ce domaine, citons les bâti-supports innovants Geberit qui font en sorte que l’écoulement de l’eau ne soit pas fait au sol, mais au niveau d’une applique murale. La mise en œuvre est faite directement sur la construction massive ou au moyen d’une cloison légère ou sèche à ossature métallique double ou de type Duofix. Le bâti-support est associé à un receveur extra plat prêt à carreler, intégrant les pentes nécessaires à la bonne évacuation de l’eau. Ce bâti-support permet la dissimulation des canalisations d’alimentation et d’évacuation de l’eau et facilite l’encastrement de la robinetterie. En disparaissant derrière le mur, l’évacuation murale de douche offre d’autres avantages, par exemple celui de limiter la hauteur nécessaire à l’encastrement du siphon, réduite à l’équivalent de l’épaisseur du receveur, laquelle est variable selon son matériau (céramique, acier, résines  de synthèse, etc.).


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Douche de plain pied Setaplano Geberit

TOUCHER INCOMPARABLE

POUR UNE NOUVELLE EXPÉRIENCE SENSORIELLE L’aménagement de plain pied qui caractérise les douches à l’italienne séduit de plus en plus en raison des nombreux avantages qui s’y rapportent, tant d’un point de vue esthétique que pratique. Ouverte sur la salle de bains, ce type de douche en facilite à la fois l’accès et l’entretien. PLUS AUCUN OBSTACLE

La douche de plain pied est une tendance qui se développe et qui offre de nouvelles possibilités, tant aux prescripteurs qu’aux installateurs sanitaires. Fort de son expertise, Geberit a conçu Setaplano, une solution innovante pour les douches de plain pied, caractérisée par une approche pointue 70

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en termes de design, de fonctionnalité, d’entretien et d’accessibilité. Le nombre réduit d’éléments qui composent le receveur est une bonne raison de se réjouir pour les installateurs ! QUALITÉ DU DESIGN POUR CONFORT ULTIME !

Le

receveur

de

douche

Geberit

Setaplano est fabriqué en Varicor®, un matériau minéral massif et noble, particulièrement robuste, qui séduit par la modernité de son design. Varicor® offre une belle expérience sensorielle avec un toucher soyeux très agréable, tout en bénéficiant naturellement d’une caractéristique antiglisse, pour un confort d’utilisation accru.


Setaplano est fabriqué en Varicor®, un matériau minéral massif et noble, qui séduit par la modernité de son design.

Sa surface non poreuse, d’aspect mat satiné, garantit en outre une hygiène optimale grâce à ses caractéristiques antibactériennes. CONFORT DE LA DOUCHE

L’évacuation est judicieusement placée : décentrée, elle libère la surface de la douche et contribue à son confort sans retenue d’eau. Elle permet un déplacement en toute liberté au sein de l’espace douche. HYGIÈNE OPTIMALE

L’évacuation a été conçue sans rebord, afin d’empêcher toute accumulation de saletés. La bonde se retire en un tour de main et permet d’accéder au filtre à cheveux, amovible, pour un nettoyage simple et rapide. DURABILITÉ

Varicor® est un matériau hautement résistant aux taches et aux chocs. Un simple coup d’éponge suffit pour le nettoyage et l’entretien au quotidien. En cas d’égratignures légères, de la

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Douche de plain pied Setaplano Geberit

La bonde se retire en un tour de main et permet d’accéder au filtre à cheveux, amovible, pour un nettoyage simple et rapide.

Hygiène et confort, « Less is more » ou l’éloge de la sobriété.

et la natte d’étanchéité sont préassemblés en usine. Ces caractéristiques techniques garantissent une sécurité maximale à la fois pour l’installateur et pour l’utilisateur. L’EXCELLENCE DU DESIGN

poudre à récurer ou une éponge abrasive permet au receveur Setaplano de retrouver son aspect d’origine, sans aucun préjudice. UN CADRE PRÉASSEMBLÉ POUR UNE INSTALLATION SIMPLIFIÉE

L’expertise de Geberit en matière de douches de plain pied est reconnue depuis de nombreuses années. Elle est jalonnée d’innovations en terme de solutions techniques inédites. Concernant Geberit Setaplano, le nombre de composants est extrêmement réduit, afin de permettre une installation précise et rapide. Le cadre métallique de mise en œuvre

La douche de plain pied Setaplano a été récompensée par le IF Design Award 2017, l’un des plus prestigieux labels honorant l’excellence et la pertinence du design. A noter : deux hauteurs de siphon sont disponibles (rénovation ou construction neuve). Une fois clipsé au cadre, le siphon peut pivoter à 360° pour son aligne ment au réseau. › Pour plus de renseignements, rendez-vous sur le site www.geberit.lu Geberit Luxembourg Tél. +352 545226

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Pratique

Assurance garantie décennale

POUR SE PRÉMUNIR CONTRE LES VICES ET MALFAÇONS La garantie décennale est une obligation légale pour les constructeurs : elle a pour objet de garantir leur responsabilité envers le maître d’ouvrage. Elle couvre, pendant dix ans, à partir de la réception des travaux, les malfaçons rendant l’ouvrage impropre à sa destination ou compromettant sa solidité. 72

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L

orsqu’on entreprend une nouvelle construction ou une rénovation importante, il est vital de choisir des partenaires de confiance, qui ont le savoir-faire, l’expérience et la fiabilité. Cependant, par les temps qui courent, aucune entreprise ou corps de métier n’est à l’abri des aléas économiques, et, par conséquent, il est important que les professionnels commissionnés aient souscrit une assurance de responsabilité décennale, afin de se prémunir contre les dommages concernés par la garantie décennale. Il faut donc distinguer la garantie décennale de l’assurance de garantie décennale. La garantie décennale est une garantie dûment spécifiée par les articles 1792 et 2270 du Code civil qui impose au constructeur d’ouvrage de prendre en charge, pendant une durée de dix ans, toutes les réparations liées à des vices de construction compromettant la solidité de l'ouvrage ou le rendant impropre à l'usage auquel il est destiné. Sont également couverts les problèmes liés à la solidité des éléments d'équipement qui font corps avec l'ouvrage, ainsi que les dommages qui affectent l'ouvrage dans ses éléments d'équipement. La garantie protège également le maître d’ouvrage contre la non-conformité à certaines normes obligatoires. La protection décennale prend en compte le gros œuvre, les murs, charpentes, escaliers, canalisations et plafonds. Par extension, elle peut aussi couvrir les travaux importants de rénovation ou d’aménagement, par exemple un revêtement de façade, la réfection d’un sol carrelé ou de la toiture, ainsi que tous les travaux affectant la solidité du bâtiment. La garantie décennale n’est pas applicable pour : les dommages résultant de vices apparents qui n’ont pas été relevés à la réception de l’ouvrage,

Photo : Robert Kneschke

Assurance garantie décennale

En général, la souscription à une assurance décennale oblige le constructeur à recourir à un bureau de contrôle agréé par la compagnie d'assurance, dont la mission est de veiller à la bonne exécution des travaux et des matériaux utilisés.

les dommages causés intentionnellement par l'assuré, les dommages résultant de l'usure, d’un défaut d'entretien ou d’un usage anormal, les dommages résultant d'une cause étrangère  : cataclysme, émeutes, vandalisme,… L’assurance garantie décennale, quant à elle, fournit au maître d’ouvrage ou acquéreur une protection qui est indépendante de tous les édificateurs, promoteurs, architectes, corps de métier. Si des dommages sont constatés au cours des dix ans qui suivent l'achèvement des travaux, le propriétaire peut être indemnisé sans devoir attendre que les responsabilités des parties engagées soient déterminées. Cette

assurance est également valable en cas de faillite ou de disparition d’un des édificateurs. En général, la souscription à une assurance décennale oblige le constructeur à recourir à un bureau de contrôle agréé par la compagnie d'assurance, dont la mission est de veiller à la bonne exécution des travaux et des matériaux utilisés. Certains produits récents, du type Bauheem, associent en un seul bouquet les trois types d’assurances TRC, RC décennale et Protection juridique. Cette formule intègre une analyse des risques approfondie, ce qui conduit dès la souscription à une classification précise de la classe de risque : dès lors, l’assureur n’impose plus comme condition une ➔ wunnen

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Pratique

inspection du chantier par des bureaux extérieurs. VALABLE MÊME SI LE CONSTRUCTEUR S’EST VOLATILISÉ

L’assurance de la garantie décennale est généralement souscrite par l’édificateur – l’architecte, l’ingénieur ou tout corps de métier participant aux travaux assurés - avant que ne démarre le chantier. Le contrat d’assurance désigne comme bénéficiaire le maître d’ouvrage, l’acquéreur ou les acquéreurs successifs du bien immobilier. Dans le cas d’un immeuble à appartements, c’est le syndicat représentant les copropriétaires qui peut faire jouer l’assurance en cas de besoin. Lors de la vente du bien immobilier, l’assurance garantie décennale, si elle est encore en cours de validité, est considérée comme un accessoire du bien et se trouve donc comprise dans la vente. Le maître d’ouvrage ou l’acquéreur peut à tout moment exiger du constructeur qu’il justifie que l’assurance garantie décennale a effectivement été établie. Les références de l’assurance souscrite doivent être inscrites dans le contrat de construction. Le maître d’ouvrage peut aussi demander au constructeur la copie 74

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de son attestation d’assurance garantie décennale. La couverture de l’assurance profite au bénéficiaire jusqu’à la fin de la période de garantie, même dans le cas où le constructeur a déposé son bilan. Les montants assurés sont limités aux sommes inscrites dans les conditions particulières du contrat et s’appliquent au prix des travaux nécessaires à la réfection de l’ouvrage et à la réparation des dommages matériels. L’assurance couvre d’une manière générale les dommages immatériels jusqu’à un certain pourcentage. Elle comporte également une franchise qui est à la charge du bénéficiaire. UNE PROTECTION CONTRE LES VICES ET LES MALFAÇONS

Les défauts ou malfaçons de construction doivent être notifiés par lettre recommandée avec accusé de réception, endéans un certain nombre de jours - spécifié dans le contrat - après la prise de connaissance du sinistre. Il est important de connaître le numéro du contrat de garantie d’assurance décennale qui a été souscrite, ainsi que la compagnie d’assurance choisie par le

Le maître d’ouvrage ou l’acquéreur peut exiger du constructeur qu’il justifie que l’assurance garantie décennale a effectivement été établie. constructeur, afin de pouvoir communiquer ces informations à l’assureur lors de la déclaration de sinistre. La déclaration doit également contenir une description détaillée des dommages constatés, ces derniers devant entrer dans la définition des sinistres pris en charge par la garantie décennale, ainsi que leur date d’apparition constatée. Par la suite, la procédure est la même que pour une assurance classique. La compagnie d’assurance peut décider de mandater un expert pour constater les sinistres et chiffrer le montant du remboursement à effectuer. 


Tous risques chantier Protection Juridique RC décennale Analyse des risques

Souscription en ligne simple et rapide.

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Photo : Frank Gärtner - franky242 photo

Pratique

LE PLAN D’AMÉNAGEMENT PARTICULIER Nous sommes tous confrontés à un moment dans notre vie au droit de l’urbanisme. Pourtant, la terminologie est assez complexe, au point qu’il est difficile, voire impossible, pour un profane de s’y retrouver. Il est donc important de bien définir les termes et ensuite de voir comment se déroule une procédure de demande de plan d’aménagement particulier. LE PLAN D’AMÉNAGEMENT GÉNÉRAL ET LE PLAN D’AMÉNAGEMENT PARTICULIER

Pour mieux comprendre notre système urbanistique, il faut commencer par différencier le plan d’aménagement particulier (PAP) et le plan d’aménagement général (PAG). Le PAG définit l’affectation permise pour chaque parcelle du territoire communal. C’est donc le PAG qui détermine l’utilisation d’un terrain. Par exemple, il admet ou non l’aménagement de bureaux, de logements, de commerces ainsi que d’espaces verts. 76

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Par contre, le PAG ne contient pas de prescriptions dimensionnelles. Il n’indique, ni la hauteur ni la largeur ni la longueur ni l’implantation des constructions. Le PAP va donc intervenir pour définir les dimensions et l’implantation des constructions. Dans certains cas, il va également prévoir l’agencement de l’espace et des infrastructures publiques. La particularité du PAP est qu’il ne couvre pas la totalité du territoire communal comme le PAG, mais uniquement certaines parcelles ou quartiers.

Le PAP est hiérarchiquement soumis au PAG. Il doit donc toujours être conforme à celui-ci. Ainsi, le PAG détermine l’affectation d’une parcelle et le PAP détermine les dimensions et l’implantation de la construction à édifier sur la parcelle. LE PAP « NOUVEAU QUARTIER » ET LE PAP « QUARTIER EXISTANT »

Depuis la loi modifiée du 19 juillet 2004 concernant l’aménagement communal et le développement urbain, il existe deux types de PAP : le PAP « quartier existant » et le PAP « nouveau quartier ».


Le PAP « quartier existant » est utilisé dans les zones déjà urbanisées et disposant de toutes les infrastructures publiques nécessaires. Cela signifie que ces zones disposent déjà d’une voirie, d’éclairages, d’eau, de gaz, de trottoirs, d’électricité, de canalisations, etc. Dans ce cas, le PAP devra juste déterminer les dimensions en cas de reconstruction ou de réaménagement d’une construction existante. Si une parcelle est vierge dans un quartier très urbanisé, le PAP « quartier existant » devra alors appliquer ces règles sur la nouvelle construction. Quant au PAP « quartier nouveau », il a vocation à développer un nouveau quartier, comme son nom l’indique. Ce PAP détermine les dimensions autorisées des bâtiments, ainsi que l’aménagement de l’espace et des infrastructures publiques. Il devra donc définir le lieu où sont implantées les voies publiques, les différents réseaux, etc. Pour savoir si une parcelle est concernée par le PAP « quartier existant » ou le PAP « nouveau quartier », il faudra se référer au PAG. En effet, le PAG indique si une parcelle doit faire l’objet d’un PAP « nouveau quartier ». Ainsi, s’il n’est rien renseigné dans le PAG concernant votre parcelle, c’est qu’elle fait forcément partie d’un PAP « quartier existant ».

Toute personne intéressée peut adresser ses observations ou objections sur le projet du PAP dans un délai de trente jours.

LA DEMANDE POUR UN PAP

Tant les personnes physiques que les personnes morales peuvent introduire une demande de PAP si elles veulent exécuter ou préciser une zone définie par le PAG. Par exemple, une personne ayant acheté un terrain constructible renseigné dans le PAG comme une zone soumise au PAP « nouveau quartier » peut en faire la demande.

Par contre, seule la commune pourra faire la demande d’un PAP « quartier existant » ou de sa modification. La modification d’un PAP est nécessaire pour un changement d’affectation d’un emplacement demandant la modification du PAG, l’aménagement d’un terrain classé zone à étude, zone différée ou similaire, un lotissement de plusieurs parcelles ou encore pour tout autre projet d’aménagement non conforme au PAG, au PAP existant ou au règlement communal sur les bâtisses. La personne voulant demander un PAP « nouveau quartier » doit avoir un titre l’habilitant à réaliser l’opération pour la parcelle en cause et elle doit avoir recours à une personne qualifiée, c’est-à-dire un urbaniste ou un aménageur. Lorsqu’elle a établi son projet de PAP, elle transmet le dossier au collège échevinal qui lance la procédure d’adoption du PAP. Ce n’est donc qu’après le dépôt du dossier au collège échevinal que la procédure prend cours. Suite au dépôt, le projet de PAP sera publié dans un délai de 15 jours à la maison communale afin que le public puisse prendre connaissance du projet. Le dépôt est également publié dans au minimum quatre quotidiens nationaux ainsi que sur le site internet de la commune. Toute personne intéressée peut adresser ses observations ou objections sur le projet du PAP dans un délai de trente jours. Ces observations ou objections doivent être communiquées par écrit auprès du collège échevinal. Une fois le délai écoulé, les personnes intéressées perdent leur droit de réclamation. Ils n’ont donc plus aucun recours possible contre la demande du PAP. Ensuite le collège échevinal soumet au vote du conseil communal le projet du PAP avec l’avis d’une cellule d’évaluation ainsi que les observations et objections émises. Le conseil communal peut prendre trois types de décisions. Soit le projet est adopté dans sa forme originale ou avec les modifications proposées par la cellule d’évaluation ou dans les observations et objections soumises ; soit le projet est rejeté et le dossier clôturé ; soit le projet est modifié par le conseil communal pour d’autres raisons et la procédure recommence au début. Suite au vote définitif du conseil communal, sa décision sera publiée

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Le plan d’aménagement particulier

Maître Amanda Thiry Avocat à la Cour

dans les trente jours qui suivent le vote. Cette publication dure 15 jours afin que le public puisse en prendre connaissance. Les personnes ayant introduit la demande seront informées de la décision du conseil communal par lettre recommandée avec avis de réception. Si le conseil communal accepte le projet de PAP, il est transmis au ministre de l’Intérieur pour approbation. Le ministre devra statuer dans les trois mois suivant la réception de la décision. La personne intéressée ne dispose pas d’un droit de réclamation auprès du ministre de l’Intérieur. Il est important de noter que c’est une différence avec la procédure concernant une demande de PAG. En effet, dans le cas d’une demande en PAG, la personne intéressée a un droit de réclamation auprès du ministre de l’Intérieur. Ainsi, si vous en êtes arrivé à cette étape de la procédure et que vous souhaitez faire une réclamation en tant que personne intéressée, il est important de bien vérifier si la demande concerne un PAG ou un PAP. Quant aux personnes ayant émis une réclamation auprès du conseil communal et qui n’obtiennent pas satisfaction de la part du ministre de l’Intérieur, elles peuvent introduire un recours en annulation à l’encontre de la décision. Ce recours devra obligatoirement se faire par l’intermédiaire d’un avocat à la Cour.  › Texte : Maître Amanda Thiry

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Reportages

Le parc municipal d’Edouard André

SPLENDOUR IN THE GRASS

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e printemps 2021 a encore été placé sous le signe de la prudence sanitaire, mais il a aussi permis de ressentir comme un air de retour à la vie au fur et à mesure que les restrictions s’allégeaient. Tout ce qui était espace en plein air devenait occasion de respirer et d’espérer. C’est ce sentiment doux et fragile de liberté retrouvée que nous avons voulu effleurer en effectuant quelques prises de vues spéciales dans l’emblématique parc municipal de la ville de Luxembourg.

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Pour ce faire, nous avons utilisé un appareil argentique particulier, le Linhof Technorama 617, un appareil moyen format qui offre des vues panoramiques dans un format extrême 6x17 cm. Histoire d’en avoir plein la vue tout en désaccélérant le regard. UN PARC TOUS USAGES

Véritable écrin de verdure au cœur de la capitale, le parc municipal est l’un des lieux de loisirs les plus prisés par la population. Conçu comme un jardin anglais, ce parc a été aménagé entre 1871 et 1878 par l'ingénieur

paysagiste Edouard André, dans le cadre du plan de reconfiguration de la ville suite à son démantèlement en tant que forteresse, prévu par le Traité de Londres de 1867. Le parc municipal s’étale sur les anciens terrains fortifiés de la ville, sur une surface de seize hectares. Subdivisé en quatre secteurs, le parc est un paradis botanique, riche de multiples essences d’arbres, érables, marronniers, tilleuls… On y trouve même un séquoia géant, haut de 35 mètres, à côté du monument de la princesse Amélie.


Le parc alterne petits coins ombragés propices au repos et grands espaces pouvant accueillir différentes activités de loisirs. Il est agrémenté de nombreux équipements publics qui font la joie des petits et des grands, notamment le fameux bateau des pirates ou encore les jeux d’eau en face de la Fondation Pescatore. On trouve aussi dans ce parc quelques bâtiments phares tels que la Villa Vauban ou la Villa Louvigny, témoins du faste architectural du début du 20e siècle. Territoire-pivot dans le parc, la Kinnekswiss est composée d’une vaste pelouse qui fait fonction de grand théâtre humain de la ville, affectionné par toutes les catégories sociales. Ces derniers mois, le lieu a été investi par de grands rassemblements festifs qui se sont parfois transformés en confrontations avec les forces de l’ordre pour le non-res pect des règles sanitaires.

Photo : Eric Elter

Le parc municipal d’Edouard André

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L’appareil argentique Linhof Technorama 617 permet de regarder le monde en grand format, tout en ralentissant la cadence des déclenchements. Film is not dead !

› Photos : P. Lobo

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Reportages

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Le parc municipal d’Edouard André

Sous le soleil exactement

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Reportages

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Le parc municipal d’Edouard André

Vue sur la ville

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Le parc municipal d’Edouard André

Chemin en demi-lune

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Reportages

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Le parc municipal d’Edouard André

Le déjeuner sur l’herbe

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Reportages

Léon Glodt et sa fille Regina Lucia

UNE MAISON ET DES LÉGENDES Nous vous emmenons à Eschsur-Sûre, un petit village au cœur de l’Oesling qui n’a pas fini de nous dire ses mystères d’antan, pour rendre visite à l’architecte Léon Glodt et sa fille Regina Lucia, dans leur « refuge de week-end », une petite maison qui a traversé les siècles avec bravoure.

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Léon Glodt et sa fille Regina Lucia

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Reportages

Léon Glodt et sa fille Regina Lucia.

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Léon Glodt et sa fille Regina Lucia

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aire de l’architecture, ce n’est pas toujours s’adonner à de grands gestes constructifs qui en jettent plein la vue ; cela s’apparente parfois à une sorte de chanson douce que l’on fredonne pour se donner du baume au cœur. C’est dans cet esprit que l’architecte Léon Glodt a restauré une maison typique dans la localité d’Esch-sur-Sûre. La bâtisse se trouve dans une petite rue descendante, adossée à l’ancienne muraille médiévale. Léon et Regina Lucia nous accueillent dans l’intérieur reposant et chaleureux de la demeure, un cocon d’autant plus agréable que dehors l’air est encore hivernal. Au milieu de leurs vies pleines d’agitation - Regina suit des études supérieures en Allemagne et Léon se partage

professionnellement entre le Luxembourg et l’Autriche -, cette maison à Esch-sur-Sûre leur offre une parenthèse douce et bienfaisante, un « refuge de week-end ». « C’EST SURTOUT L’ÉMOTION QUI A DÉTERMINÉ MA DÉCISION… »

Nous sommes curieux de connaître les circonstances qui ont conduit Léon Glodt à acheter la propriété. « En 2005, je visitais pour la première fois le village, et j’étais complètement sous le charme. La localité était enveloppée d’un mystère médiéval qui me fascinait - authentique, épargné par les ravages du modernisme. Lors de ma visite, un ami attira mon attention sur cette maison en ruines qui était en vente. J’étais tellement sous l’emprise du lieu

« Il y a un côté romantique en moi, et j’étais sensible, non seulement à la maison, mais aussi à tout ce qu’elle évoquait… » Léon Glodt, architecte

que le lendemain, alors que j’étais dans un autre pays, j’ai conclu la transaction à distance, par téléphone et par fax. » Que peut ressentir un architecte face à un objet comme celui-ci, chargé d’histoire mais fortement délabré ? « C’est surtout l’émotion qui a déterminé ma décision. Il y a un côté romantique en moi, et j’étais sensible, non seulement à la maison, mais à tout ce qu’elle évoquait, l’ancien château, les légendes des ➔ wunnen

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Léon Glodt et sa fille Regina Lucia

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siècles, la rivière qui encercle le bourg… Quand je voyais la bâtisse, je voyais tout ce contexte du lieu et ce legs du passé, et il me semblait entendre comme une supplication : je ne suis pas morte, je suis toujours là et j’attends qu’on me prenne par la main pour que je puisse me relever et continuer ma route… » Un autre aspect qui confortait encore plus l’architecte dans sa vision était le fait qu’en 2000, la maison – tout comme d’autres lieux à Eschsur-Sûre – avait servi de décor pour le tournage du film « Shadow of the Vampire ». « Me dire que des personnes comme John Malkovitch, Willem Dafoe et Nicholas Cage avaient vécu ici, c’était une idée qui rendait l’endroit encore plus poétique ! » Que peut-on dire par ailleurs sur le curriculum de la bâtisse… ? « Les registres indiquent que la maison a été construite en 1791, mais il est probable que certains éléments qui

la constituent remontent au 15e siècle. A l’époque, la maison devait appartenir à une famille bourgeoise aisée – probablement des notables ou des commerçants dont la plupart préféraient habiter dans le bourg pour profiter de la protection des Seigneurs. Avant que je ne l’achète, la maison avait été habitée pendant de nombreuses années par un frère et sa sœur. Après leur décès, elle avait été laissée à l’abandon. » UNE PATIENTE REMISE EN ÉTAT

Léon Glodt était déterminé à remettre en état la maison, dans le respect de son identité et sans jamais la bousculer en termes de conception. « La restauration s’est étalée sur plusieurs années, je m’en occupais entre deux projets. Comme la maison se trouve dans un ensemble historique protégé, il n’était pas possible d’ajouter un seul mètre carré d’habitation. Par chance, l’enveloppe était sèche et

Léon Glodt a laissé un pan de mur apparent avec plusieurs couches de papier peint ancien.

« Au cours de la restauration, alors qu’on décapait et qu’on grattait sous les couches, petit à petit, on levait le voile sur la façon d’habiter d’autrefois… »

l’essentiel des interventions consistait à remettre en état, réparer, bricoler… J’ai laissé les murs dans l’état le plus brut possible, en préservant toutes les irrégularités et les aspérités qui sont caractéristiques des constructions anciennes. Au cours de la restauration, alors qu’on décapait et qu’on grattait sous les couches, petit à petit, on levait le voile sur la façon d’habiter d’autrefois. Ainsi, les revêtements muraux étaient souvent composés de vieux papiers de journaux qui étaient imbibés de peinture. Comme la palette des couleurs disponibles était restreinte, il en résultait une harmonie globale très douce. Pour faire une référence ➔ wunnen

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« Depuis mon adolescence, j’ai une véritable passion pour les antiquités et les objets de brocante. La maison est donc parsemée d’objets qui nous parlent de temps qui n’existent plus… »

à cet aspect, j’ai laissé apparent un pan de mur avec plusieurs couches de papier peint autour du lavabo en ardoise dans l’ancienne cuisine. Il est intéressant de noter que, autrefois les constructions étaient beaucoup plus colorées qu’actuellement. Ainsi, en enlevant les enduits, nous avons mis à nu du bleu, du jaune et du rose, au niveau de la façade, des encadrements de portes et de fenêtres… » 94

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AUCUN CHAMBARDEMENT NON PLUS AU NIVEAU DE L’AGENCEMENT DES INTÉRIEURS…

« La maison a été restaurée en respectant au maximum sa configuration originale. Je n’ai pas changé l’affectation des pièces, tous les aménagements ont trouvé naturellement leur place dans les pièces existantes. Il était important pour moi de garder l’âme du lieu et d’éviter toute tentative de greffe invasive. » OBJETS DE MÉMOIRE ET DE POÉSIE

Chaque élément dans la maison, que ce soit un gardecorps, un meuble ou un objet de décoration, possède une histoire propre. « Au fur et à mesure que je restaurais la maison, je commençais à y disposer tout un tas de choses que j’avais collectées depuis mes 14 ans. Depuis mon adolescence, ne

nourris une véritable passion pour les antiquités et les objets de brocante. La maison est donc parsemée d’objets qui nous parlent de temps qui n’existent plus, des vieilles roues de charrette, un ancien four, des meubles en bois massif provenant des Ardennes ou d’Espagne, une horloge achetée aux enchères à Vienne… Mais on y trouve aussi des œuvres d’art, et notamment les toiles peintes de Regina Lucia et de sa mère, Regina Maria. » Véritable malle aux trésors, empreinte d’une forme de langueur assagie, la maison semble heureuse de sa nouvelle vie aux mains des actuels occupants. La raison en est certainement le grand respect et amour qu’a manifestés l’architecte envers elle.  › Photos : P. Lobo


Léon Glodt et sa fille Regina Lucia

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Bienvenue chez nous

Bienvenue chez nous

COMME SUR UN NUAGE Visiter une habitation, cela peut être parfois comme marcher sur des nuages ! On est en suspension, au-dessus du monde, dans une bulle qui pétille comme le champagne.

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Grâce à des aménagements faits sur mesure, tel ce meuble mural où se niche l’écran télé, les espaces ont gardé un maximum de clarté et de légèreté.

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’est l’impression qu’on a eue en étant reçus par Stéphanie et son mari, dans l’élégant penthouse où ils habitent avec leurs deux enfants depuis un an. Cet appartement-terrasse se trouve au dernier étage d’un nouvel immeuble dans un quartier résidentiel de la ville, et jouit d’une vue panoramique imprenable sur les alentours. La jeune famille a investi les lieux il y a un an, après que l’appartement a été modelé et meublé suivant ses attentes. Le couple raconte : « A la base, le plan prévoyait 98

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une configuration plus classique, avec des pièces sensiblement plus fermées sur elles-mêmes. Mais pour nous, qui venons du sudouest de la France, il était très important de bénéficier d’espaces de vie très ouverts, conviviaux et lumineux. » FLUIDITÉ ET TRANSPARENCE

De cette envie de lumière et d’espace a découlé une reconfiguration des plans initiaux dans le but de créer un cadre de vie ample et décloisonné. « Nous avons voulu tout ouvrir, afin d’avoir le maximum de liberté de mouvement

« Nous avons voulu tout ouvrir, afin d’avoir le maximum de liberté de mouvement pour vivre au quotidien, accueillir des amis, contempler les vues extérieures… »

pour vivre au quotidien, accueillir des amis, contempler les vues extérieures… . » Ces grands espaces sont particulièrement bien adaptés pour les enfants, un garçon et une fille âgés de sept et cinq ans, qui profitent pleinement de la belle luminosité de l’appartement. Comme salon, salle à manger et cuisine se fondent dans une seule configuration ouverte, les membres de la famille peuvent être ensemble tout en menant des activités en parallèle. Ou alors, ils peuvent partager certaines tâches familiales dans la bonne humeur, par exemple


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Le grand espace décloisonné permet à la petite famille de communiquer autour des différentes tâches du quotidien.

aider maman ou papa à faire de bons petits plats ! La sensation d’espace est accentuée par la décoration intérieure qui joue sur les tonalités claires et également par la grande hauteur sous plafond. En accord avec cette dimension spatiale, le couple a choisi des portes intérieures hautes et larges à fleur de mur, sans cadre ni charnière, qui donnent une fluidité totale d’ouverture et de mouvement. UN TRAVAIL SUR MESURE

Pour l’aménagement de l’appartement, le couple a fait appel à Loïc Griesmayer, designer d’intérieur. Celui-ci

a composé un univers à la fois rafraîchissant et chaleureux, en optant pour des éléments discrets et élégants qui se fondent dans le décor. En évitant de surcharger les intérieurs tout en apportant la juste touche au bon endroit, Loïc a préservé la clarté des volumes et leur appétit de lumière. Il a particulièrement soigné le choix des luminaires, qu’ils soient design comme dans l’espace jour ou poétiques comme ce luminaire en forme de nuage flottant dans la chambre des enfants. Stéphanie  : «  Loïc nous a conseillés sur tout le mobilier, intérieur et extérieur,

« Notre idée n’était pas d’optimiser la valeur immobilière en faisant un maximum de petites pièces, mais vraiment de se faire plaisir avec des espaces amples et décloisonnés. »

sur le choix des éclairages et des revêtements, ainsi que sur les solutions de cloisonnement/décloisonnement… Avec son aide, nous avons pu réaliser un aménagement sur mesure, en définissant clairement chaque lieu et chaque fonction. » « Il ne s’agissait pas d’imposer quoi que ce soit, mais d’être à l’écoute de ce que désirait le couple, à savoir un style assez neutre, mais ponctué de certaines touches plus fortes au niveau de l’ameublement et des luminaires  », nous explique le jeune designer. Stéphanie : « Nous ➔

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« Nous voulions quelque chose de très « smooth », de très apaisant. Créer une base neutre sur laquelle nous pourrions amener par la suite des touches plus expressives. » Stéphanie

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voulions quelque chose de très « smooth », de très apaisant. Créer une base neutre sur laquelle nous pourrions amener par la suite des touches plus expressives au niveau de la déco et des meubles, mais sans jamais tomber dans la démesure. » GRAND ESPACE À VIVRE

L’ensemble cuisine-salle à manger-salon est la pièce maîtresse de l’habitation. « C’est l’espace-clé de l’appartement, où nous vivons quasiment tout le temps et qui donne un accès direct à la terrasse. Nous avons voulu doter cet ensemble de grandes baies vitrées qui peuvent s’ouvrir au

maximum. Ainsi, en été, nous pouvons profiter d’un vaste espace où l’on vit à la fois à l’intérieur et à l’extérieur, et où l’on peut communiquer et circuler librement. » La terrasse se présente comme une extension du domaine habitable, ce qui est renforcé par le fait que le revêtement de sol est composé des mêmes grands carreaux qu’à l’intérieur. Stéphanie : « Je dirais ici qu’il y a comme un effet miroir entre intérieur et extérieur. On retrouve la symétrie, un coin salon (face au canapé), un espace repas (face à la cuisine) et un espace détente (face à la chambre). » Equipée de stores modulables

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La terrasse se présente comme une extension du domaine habitable, ce qui est renforcé par le fait que le revêtement de sol est composé des mêmes grands carreaux qu’à l’intérieur.

pour maîtriser l’exposition à la lumière, la terrasse compose un lieu de vie des plus agréable et cosy. Les espaces nuit sont déployés tout le long de la partie nord de l’habitation. Cette section plus intime fait se succéder en alignement une salle de jeux, la chambre des enfants avec salle de bains et, tout au bout, la suite parentale. Cette suite parentale est constituée d’un dressing avec un escalier qui conduit à la mezzanine, où un espace pour le télétravail a été aménagé. Entre le dressing et la chambre s’intercale l’espace salle de bains, formant ➔

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« Il ne s’agissait pas d’imposer quoi que ce soit, mais d’être à l’écoute de ce que désirait le couple, à savoir un style assez neutre, ponctué de certaines touches plus fortes au niveau de l’ameublement et des luminaires. » Loïc Griesmayer, designer d’intérieur

une sorte de bulle aux parois vitrées. Dans tout cet espace nuit, on peut passer d’une chambre à l’autre sans être obligé de faire le tour par le living. «  Notre idée n’était pas d’optimiser la valeur immobilière en faisant un maximum de petites pièces, mais vraiment de se faire plaisir avec des espaces amples et décloisonnés. »

SUR UN NUAGE

Qu’est-ce que cela fait d’habiter au dernier étage d’un immeuble et de disposer de vues aussi ouvertes ? Stéphanie : « Un grand avantage est qu’il n’y a pas de visà-vis, on est au-dessus des toitures du quartier, et la vue est dégagée pour embrasser toute la ville. On a l’impression d’être au niveau des avions lorsqu’ils décollent et

« Il était très important de bénéficier d’espaces de vie très ouverts, conviviaux et lumineux. »

on rêve de partir à l’autre bout du monde avec eux. On se sent comme en apesanteur. En fin de journée, on entend au loin comme un ronronnement, c’est la ville qui se vide, puis avec les heures, cela s’éteint… C’est très étrange, on a une perception singulière de la ville quand on vit en hauteur. »  › Photos : P. Lobo

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Bâtiment Robert Schuman

Bâtiment Robert Schuman

UN TÉMOIN DE LA CONSTRUCTION EUROPÉENNE Certains bâtiments sont plus porteurs d’histoire que d’autres. Leurs pierres sont imprégnées des rêves et des labeurs propres à l’époque qui les a enfantés. Témoin tranquille des prémices de la construction européenne, le bâtiment Schuman est de cette trempe-là.

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ROBERT SCHUMAN La dénomination du bâtiment honore la mémoire et les mérites de Robert Schuman, né à Luxembourg-Clausen, et qui pendant de nombreuses années fut ministre français des Affaires étrangères. Schuman est connu pour avoir assumé la responsabilité politique pour la célèbre déclaration du 9 mai 1950, idée fondatrice de ce qui allait devenir la Communauté européenne du charbon et de l’acier. De 1958 à 1960, il fut le premier président de l’Assemblée couvrant les trois Communautés (CECA, CEE et Euratom).

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ncré sur le côté de la place de l’Europe, le bâtiment Schuman peut paraître austère en comparaison avec l’impétuosité des architectures voisines, plus récentes et plus graphiques telles que la Philharmonie ou le Musée d’art moderne. Mais c’est un bâtiment qui est remarquable à plusieurs titres. Non seulement il s’agit de l’un des premiers bâtiments à avoir vu le jour sur le plateau du Kirchberg, mais, depuis son inauguration en 1973, il a également fortement infusé dans l’imaginaire national et international, évoquant ces temps où l’Europe était un idéal qui se profilait à l’horizon et qui promettait paix, prospérité et partage de destinée.

UN BÂTIMENT PHARE DANS UN NOUVEAU QUARTIER

Les origines du Parlement européen 106

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remontent à 1951, année de la signature du traité sur la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA). Pour faire fonctionner cette Communauté, il fallait créer des institutions, à savoir une Haute Autorité, organe indépendant, un Conseil de ministres, représentant les Etats membres, une Assemblée commune, représentant les citoyens, et une Cour de justice pour interpréter le droit commun. Luxembourg devint lieu de travail provisoire de la Haute Autorité et de la Cour, tout en accueillant les réunions du Conseil. L’Assemblée, composée de députés délégués par les parlements nationaux, se réunissait dans l’hémicycle du Conseil de l’Europe à Strasbourg, ses services administratifs travaillant à Luxembourg. Cette même assemblée devint tout naturellement l’institution commune représentant les citoyens également

dans le cadre de la Communauté économique européenne et de la Communauté Euratom, créées par le traité de Rome en 1957. Les services des institutions européennes installées à Luxembourg étaient éparpillés dans une multitude de bâtiments de la capitale. Leur atomisation avait pris des proportions insupportables, les conditions de travail en souffraient énormément. Pour y remédier, le gouvernement luxembourgeois envisageait, dès le début des années 60 et sur la base de la loi créant le Fonds d’urbanisation du Kirchberg, de concentrer les institutions dans un quartier spécialement aménagé à cet effet. Une première tour imposante y fut inaugurée en 1966 : la tour Alcide de Gasperi, surnommée « Héichhaus », convertie aujourd’hui en centre de conférences, et qui, à l’époque, était occupée, d’abord partiellement et


Bâtiment Robert Schuman

ensuite entièrement par le secrétariat du Parlement et accueillait, pendant les mois d’avril, de juin et d’octobre, les réunions du Conseil de ministres. Au début des années 70 et à l’intention du Parlement, un deuxième bâtiment, portant le nom de Robert Schuman, fut érigé face à la Tour, avec la particularité qu’il comprenait également un hémicycle pour les réunions plénières. C’est l’architecte luxembourgeois Laurent Schmit qui fut chargé de concevoir ce bâtiment. Architecte et urbaniste ayant fait ses études à Paris, Laurent Schmit n’en était pas à son premier coup d’éclat, ayant signé par exemple, avec son père Nicolas Schmit-Noesen, le Musée national de la résistance à Esch/Alzette ou encore, au sein d’une communauté d’architectes, le nouvel Athénée. La première ébauche fut élaborée en 1965. Au cours des années qui suivirent, les plans de départ durent être modifiés à plusieurs reprises pour tenir compte du processus d’élargissement européen, notamment

en ajoutant un étage à l’édifice afin d’augmenter la capacité de 1 000 à 1 200 personnes. Les premiers services s’installèrent en janvier 1973, avant même la fin des travaux, et le déménagement était complètement terminé à la fin de l’année. UNE ARCHITECTURE RATIONNELLE ET SÉRIELLE

Laurent Schmit opta pour un volume simple et horizontal qui contrastait avec la verticalité du Héichhaus voisin. Le bâtiment rectangulaire comprend un rez-de-chaussée plus six étages, ainsi que deux niveaux de sous-sol ; il est agrémenté de deux cours intérieures, qui diffusent la lumière naturelle dans les pièces situées des deux côtés des couloirs. Les six étages du bâtiment sont posés sur un socle en pierre de deux étages, accentué par un rez-de-chaussée vitré en retrait. La construction est constituée d’éléments de façade préfabriqués en béton vu traité. Ces éléments sont porteurs et soutiennent les planchers nervurés des dalles

Au cœur du bâtiment est nichée la première salle plénière construite expressément pour les besoins du Parlement européen.

coulées sur place. Les façades sont composées d’une suite de fenêtres qui s’agencent de façon sérielle et rythmique. Le bâtiment mesure 100 mètres de longueur, 56 mètres de largeur et 33 mètres de hauteur. Il occupe une surface de 36 000 mètres carrés et son volume est de 125 000 mètres cubes. Il abrite un total de 576 bureaux administratifs. L’ORGANISATION DU BÂTIMENT

Les deux niveaux du socle sont ➔ wunnen

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L’hémicycle est également réputé pour le bas-relief en zinc qui orne le mur arrière et qui a été conçu par le groupe d’artistes italien NP2, basé à Turin.

occupés par les locaux techniques, la cuisine et l’imprimerie. Le rezde-chaussée comporte l’accueil, la bibliothèque centrale et le restaurant. Au premier étage, on trouve l’hémicycle, le bar des députés et les bureaux du président. Au deuxième étage se déploient les galeries de l’hémicycle, les cabines d’interprétation et la régie ainsi que la salle de presse. Aux étages supérieurs sont installés différents bureaux administratifs. Le sixième étage abrite une grande salle de réunion avec cabines 108

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d’interprétation attenantes, qui a fait l’objet d’une rénovation dans les années 2000. L’HÉMICYCLE

Au cœur du bâtiment est nichée la première salle plénière construite à Luxembourg expressément pour les besoins du Parlement européen. Cet hémicycle devait pouvoir accueillir les 142 députés du début, avec la possibilité d’un agrandissement à 208 sièges, en anticipation de l’adhésion de nouveaux pays. Le projet de

décoration de l’hémicycle est l’œuvre de l’architecte d’intérieur et ébéniste belge René Simonis. La salle rectangulaire, avec des dimensions de 28 m sur 20 m, associe plusieurs matériaux : revêtement en cuir au niveau des murs, sièges en bois et lustres et plafond en métal. Les sièges des députés sont placés en U, face au pupitre et à l’estrade présidentielle. Le mur à l’arrière de la salle est dominé par un bas-relief géométrique en zinc conçu par le groupe d’artistes italien NP2, basé à Turin. Au milieu


Bâtiment Robert Schuman

de ce mur, deux portes donnent accès au bureau du président. SIX ANS SOUS LES FEUX DE LA RAMPE

Entre 1973 et 1979, l’hémicycle accueillait 35 réunions du Parlement européen. Au cours de cette période, les sessions plénières étaient organisées en alternance à Luxembourg et à Strasbourg. Après les premières élections européennes en juin 1979, le nombre de députés passa de 208 à 410, de sorte que l’hémicycle du

bâtiment Schuman devint trop petit pour accueillir tous les députés. Les réunions plénières eurent donc désormais lieu à Strasbourg. Dans les années qui suivirent et jusqu’à aujourd’hui, l’hémicycle continua d’être utilisé par le Parlement européen et d’autres institutions pour divers événements et réunions, par exemple des manifestations ou des tables-rondes organisées par les députés du Parlement européen ou d’autres institutions comme le Forum mondial pour la paix ou ➔

VISITES DE GROUPE Le bureau de liaison au Luxembourg du Parlement européen organise des visites de groupe gratuites au Parlement européen dans l’ancien hémicycle du bâtiment Schuman. Momentanément interrompues à cause de la pandémie, ces visites reprendront dès que la situation sanitaire le permettra. Vous pouvez d’ores et déjà vous inscrire sur le site de la Maison de l’Europe www.europarl.europa.eu/luxembourg/ fr/avotreservice/visites.html ou par e-mail epluxembourg@ep.europa.eu

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Dans deux ans, les fonctionnaires européens emménageront dans le nouveau bâtiment Konrad Adenauer, boulevard Kennedy. L’avenir du bâtiment Schuman reste incertain… le Conseil national de la jeunesse du Luxembourg. L’hémicycle constitue également une attraction majeure dans le cadre des visites de groupes organisées par le Bureau de liaison du Parlement européen à Luxembourg. Dans deux ans, le bâtiment sera complètement vidé de ses fonctionnaires européens qui partiront dans le nouveau bâtiment Konrad Adenauer, boulevard Kennedy, destiné à accueillir l’ensemble des services du Secrétariat général du Parlement européen à Luxembourg. Les clefs du bâtiment Schuman

seront alors rendues à l’Etat luxembourgeois qui en détient la propriété et qui décidera de son sort. Le bâtiment n’étant plus aux normes, notamment en matière d’efficience énergétique, une éventuelle réhabilitation semble peu probable, mais il convient d’attendre la décision de l’administration des Bâtiments publics et du Fonds Kirchberg au sujet de l’avenir à donner à la construction et à ce site éminemment représentatif.  › Photos : P. Lobo

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Christoph Schroeder Chef du Bureau de liaison au Luxembourg du Parlement européen Wunnen : Dans quelle mesure le bâtiment Schuman est-il encore utilisé et jusqu’à quand le sera-t-il ? Christoph Schroeder  : Le bâtiment est utilisé par différents services administratifs du Parlement européen, par exemple la traduction, l’imprimerie, les archives historiques ou encore la Direction générale de la recherche parlementaire. En 2023 normalement, le bâtiment sera vidé et les différents agents et fonctionnaires emménageront dans la nouvelle extension du bâtiment Konrad Adenauer qui est encore en phase de construction. Quelle est la part de mémoire que le bâtiment porte dans ses pierres ? Le bâtiment Schuman héberge le premier hémicycle qui a été planifié et construit pour le Parlement européen. Auparavant, les réunions plénières se faisaient dans différentes salles louées, soit à Strasbourg, soit à LuxembourgVille. Il est très enrichissant de considérer les témoignages des personnes qui ont vécu ces années 1970, quand l’Union européenne était en train de se développer. Les discussions, les idées, les échanges qui avaient lieu à cette époque sont riches d’enseignements. Cette mémoire d’une Europe qui se construit, on la perçoit clairement en visitant ce bâtiment ; il est d’ailleurs opportun qu’il abrite les archives historiques. Le bâtiment est lui aussi un témoin de cette époque, jusque dans les éléments techniques et fonctionnels qui le composent. Les installations et les ambiances n’ont pas trop changé depuis 50 ans : tout est daté, mais tout fonctionne encore ! Le bâtiment a fait partie de la vie d’un grand nombre de fonctionnaires qui ont certainement un petit pincement au cœur en pensant à lui… Beaucoup de personnes ont travaillé et travaillent encore dans ce bâtiment. La plupart des personnes recrutées par l’administration du Parlement européen dans les années 70/80/90, qu’elles travaillent à Bruxelles ou ailleurs aujourd’hui, ont transité par ce bâtiment. Elles se remémorent avec nostalgie ces temps où tout fonctionnait à une dimension presque familiale. A l’époque, il était un peu plus facile de se connaître les uns les autres, il y avait

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« Cette mémoire d’une Europe qui se construit, on la perçoit clairement en visitant ce bâtiment… » Christoph Schroeder, chef du Bureau de liaison au Luxembourg du PE

200 députés contre 705 aujourd’hui. Même après 1979, le bâtiment a continué à accueillir un grand nombre de rencontres mémorables, notamment entre les députés européens et des députés venus d’autres continents. Quelle relation le bâtiment Schuman entretient-t-il avec son environnement urbain – la place de l’Europe – aujourd’hui marqué par des architectures iconiques ? Il faut remettre le bâtiment dans son contexte historique : il a été l’un des premiers bâtiments, après le « Héichhaus », à voir le jour sur ce lieu qui, aujourd’hui, s’appelle la place de l’Europe. Il n’a peut-être pas l’éclat des bâtiments voisins, mais il a une dimension symbolique que personne ne nie. Après notre départ en 2023 et quelle que soit la destinée du bâtiment, j’espère que l’Etat pourra trouver une solution qui concilie les éléments liés à la mémoire européenne et la nécessité de rendre le site encore plus agréable et attrayant pour tous.


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A RETENIR DANS CE NUMÉRO Les petites notations de fin de magazine

Un Orient bien ancré dans le local Un bâtiment emblématique Inauguré en 1973, le bâtiment Schuman abritait la première salle plénière construite à Luxembourg expressément pour les besoins du Parlement européen.

Yabani Art and Food by Chiche ! combine de façon originale un restaurant japonais avec une galerie d’art, tout en contribuant à la vitalité du centre du village - une dynamique que la commune entend promouvoir. › Art et gastronomie – P. 24

› Un témoin de la construction européenne P. 104

Les Romains aimaient se doucher Pourquoi parle-t-on de douche à l’italienne ? Ce terme désigne un type de douche qui a été inventé en Italie, plus précisément au temps de la Rome antique. A l’époque, les thermes romains intégraient déjà le principe de la douche entièrement carrelée du sol aux murs, avec un sol légèrement en pente afin d’évacuer l’eau. › La douche qui se fond dans le décor – p. 66

Tous pour un, un pour tous Un tiers-lieu, c’est une configuration sociale qui se matérialise le plus souvent par un espace physique ou numérique et qui permet à plusieurs personnes venues d’univers différents de se rencontrer et de développer conjointement des projets. › Un tiers-lieu dédié à l’économie circulaire P. 22

Jouer, c’est sérieux

Bucoliquement vôtre

Conformément à leur devise « prenez votre plaisir au sérieux », Ray et Charles Eames ont compris l'importance du jeu pour aider à transmettre des idées et des concepts aux jeunes enfants, caractérisés par une puissante curiosité naturelle.

En participant aux Rendez-vous aux jardins, le ministère de la Culture entend mettre en valeur notre patrimoine paysager en reconnaissant que la visite d’un parc ou d’un jardin peut susciter des émotions et se prêter à des découvertes semblables à celle d’un monument ou d’un musée.

› Une utilisation ludique de l’objet et de l’espace – p. 34 114

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› En juin, ce sera « Rendez-vous aux jardins » - P ; 20


La maison est composée comme suit : Rez-de-chaussée Hall d’entrée, accès au garage, buanderie, chaufferie, cave et accès au jardin. Cage d'escalier en marbre.

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