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Eyeline Magazine WL #4

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LUTINA PHOTO

Verres photochromiques

Protection UV et contre la lumière bleue, et performances stables jusqu’à 40°C. Disponible en 4 couleurs : gris, brun, vert et bleu.

Pour plus d’informations, visitez notre site web: www.tokai.be

éditeur

LT Media BV

Frank Smits

Directeur géneral frank.smits@ltmedia.nl

Loes Brussen

Stratège d’entreprise

rédaction en chef

Anneke Pastoor anneke.pastoor@ltmedia.nl

rédaction

Annick De Muynck

Renate de Jonge

Frederic Graumenz

Charles Bruninx

Rob Swolfs

Marie-Catrien van Deijck

Nina Ostendorf

éditeur invité

Chris Geysen

Sien Vander Beken

Tijl Van Mierlo

webrédaction

Tessa van Tienen

Loek Peters webredactie@ltmedia.nl

concept

Christel Giezen

Brigitte van Mierlo

photographie

Miranda Becker Hoff

couverture

Max Mara, Miga Studio, Sien Vander Beken, Technop, Vision Company, Blake Kuwahara

sales

Mandy Mooren mandy.mooren@ltmedia.nl

traffic

Miranda Becker Hoff traffic@ltmedia.nl

impression

Drukkerij Veldhuis Media

www.eyeline-magazine.be

Facebook Eyeline Belux

Distribution gratuite parmi les opticiens, écoles et ophtalmologues

Tirage : 1.500 pour la Wallonie

Visible en toute indépendance

Comment définir une stratégie de prix saine lorsque l’on est opticien indépendant ? Et comment donner à votre point de vente une position claire sur un marché toujours plus concurrentiel ? Choisissez une direction nette et créez un environnement dans lequel votre client se sent le bienvenu. À l’image d’Optique Lucky Claes, où la gérante Lorraine Claes œuvre jour après jour à une boutique d’optique accessible et chaleureuse.

Dans ce numéro d’Eyeline, nous cédons la parole à de nombreux entrepreneurs qui incarnent cette vision chacun à leur manière. Les Opticiens Marlière, par exemple, une enseigne de référence depuis cinquante ans. Jean-François Marlière dirige aujourd’hui cinq magasins d’optique et a récemment rénové l’implantation de Namur. Somers Optiek, de son côté, sert depuis plusieurs décennies de laboratoire pour l’expérience client.

Tous ces récits ont un point commun : la volonté de porter un regard attentif sur le client, sur le marché et sur sa propre façon d’entreprendre. Exactement comme Chris Geysen le formule dans le billet tournant : aider les autres à voir, mais continuer aussi à regarder soi-même. Qu’il soit question d’entrepreneuriat ou d’un thème comme la formation initiale et continue. À ce propos, Chris vous invite à prendre contact. Faites-le !

Bonne lecture !

Rédaction en Chef Eyeline Magazine

E-mail: RGPorders@bausch.com GARANTIE D’ÉCHANGE ILLIMITÉE PENDANT 180 JOURS

Consultez la notice (IFU) pour des informations importantes relatives à l’utilisation et à la sécurité du produit. Des questions ? Contactez un spécialiste. Tel: +44 1424 457900

®/™ sont des marques commerciales de Bausch + Lomb ou de ses filiales. ©2026 Bausch & Lomb Incorporated ou ses filiales. CE 0050, LTWA32026

CONTENU

EYELINE 4 - 2026

CHEZ OPTIQUE LUCKY CLAES

TOUT REPOSE SUR L’ACCESSIBILITÉ ET LA CONFIANCE

AU CŒUR DE WAREMME, LES CLIENTS TROUVENT CHEZ OPTIQUE LUCKY CLAES UNE ENSEIGNE INDÉPENDANTE

OÙ LE SERVICE PERSONNALISÉ, L’ACCESSIBILITÉ ET LE CONSEIL HONNÊTE OCCUPENT UNE PLACE CENTRALE. À LA TÊTE DU MAGASIN, LORRAINE CLAES PERPÉTUE AVEC CONVICTION LA PASSION FAMILIALE POUR L’OPTIQUE.

EN PORTANT UNE ATTENTION PRONONCÉE À LA QUALITÉ, À LA TRANSPARENCE ET À L’ACCOMPAGNEMENT DE CHAQUE CLIENT, QUEL QUE SOIT SON BUDGET, ELLE CONTINUE DE FAIRE GRANDIR CHAQUE JOUR UNE MAISON CHALEUREUSE ET ACCESSIBLE. COMMENT LORRAINE PERÇOIT-ELLE L’ÉVOLUTION DU MARCHÉ DE L’OPTIQUE ET EN QUOI UN OPTICIEN INDÉPENDANT FAIT-IL LA DIFFÉRENCE ?

TEXTE Frederic Graumenz IMAGE Optique Lucky Claes

Pouvez-vous nous parler de vous et de votre parcours dans le monde de l’optique ?

Rien ne me destinait vraiment à travailler dans l’optique. Enfant, je passais beaucoup de temps dans le magasin de mes parents, mais cet univers ne m’attirait pas particulièrement à l’époque. J’ai même commencé des études supérieures dans un domaine totalement différent. Après une année sans réelle conviction, je me suis dit : pourquoi ne pas essayer l’optique ? Ce fut une révélation. Je suis tombée amoureuse des lunettes et du métier.

Qu’est-ce qui caractérise votre manière de travailler comme opticienne ?

L’accueil, le service et l’accessibilité sont essentiels pour nous. Chacun doit se sentir le bienvenu, quel que soit son budget. Nos clients savent qu’ils peuvent toujours compter sur nous pour trouver une solution, qu’il s’agisse d’une monture abîmée, d’une vis perdue ou d’un verre rayé. Nous voulons surtout gommer la barrière que certaines personnes ressentent encore face aux opticiens indépendants. Nous proposons, par exemple, des montures dans différentes gammes de prix.

LORRAINE CLAES

Comment décririez-vous votre magasin à quelqu’un qui ne le connaît pas encore ?

C’est une maison familiale où la passion des lunettes et l’accompagnement personnalisé occupent une place centrale. Nous ne cherchons pas à vendre le plus cher possible. Nous voulons la solution idéale pour le client, dans le respect de son budget et de sa personnalité.

Quels publics servez-vous principalement dans votre région ?

Vraiment tout le monde. J’aime naturellement les montures affirmées, fortes en caractère et hautes en couleur, mais je tiens toujours à respecter la personnalité du client. C’est aussi la raison pour laquelle nous proposons des modèles plus classiques. Pour moi, tout repose sur la qualité au juste prix.

En quoi votre magasin se distingue-t-il dans le paysage optique wallon ?

Je préfère ne pas me comparer à mes confrères. Nous nous efforçons de rester authentiques et fidèles à nos priorités : des produits de qualité et un service irréprochable.

Quelles évolutions observez-vous dans les attentes des clients ?

Le marché a énormément changé ces dernières années.

Aujourd’hui, on retrouve des opticiens indépendants, des chaînes et des acteurs low cost. Les clients comparent bien plus qu’autrefois. Ils cherchent des prix compétitifs, tout en attendant un accompagnement personnalisé et un vrai service. Le service à la clientèle est devenu plus important que jamais.

Certaines tendances en montures, verres ou lentilles reviennent-elles ?

La mode est un éternel recommencement. Les grandes montures en acétate, les motifs à écailles et les modèles colorés rencontrent actuellement un vif succès. Les lunettes s’assument à nouveau pleinement et font partie intégrante de l’image que l’on renvoie.

Sur quels aspects insistez-vous lors d’un examen de vue ou d’un entretien ?

Ma première question porte toujours sur la dernière visite chez l’ophtalmologue. Si elle remonte à trop longtemps ou si un doute apparaît pendant la mesure, nous orientons le client vers un spécialiste. La santé oculaire reste une priorité.

Comment faites-vous pour rester, vous et votre équipe, à la pointe des innovations du secteur ?

Nous visitons chaque année différents salons, comme BE OPTIC et parfois aussi SILMO à Paris. Nous suivons également des formations et des conférences organisées par des fabricants de montures, de verres et de lentilles de contact.

Quels sont vos critères dans le choix d’une marque ou d’un fournisseur ?

La qualité et la rapidité du service après-vente sont essentielles. La disponibilité et le sérieux du représentant jouent également un rôle important. Nous choisissons aussi résolument des collections indépendantes qui se distinguent des chaînes et de la concurrence directe.

Qu’est-ce qui vous procure le plus de satisfaction dans votre métier ?

Des clients satisfaits. Les réactions positives que nous recevons, en magasin comme sur les réseaux sociaux, restent la plus belle confirmation de notre manière de travailler. Le sourire d’un client qui découvre ses nouvelles lunettes nous fait encore plaisir chaque jour.

Quels défis voyez-vous aujourd’hui sur le marché ?

Comment envisagez-vous l’avenir du métier ?

Je pense que la différence entre les opticiens indépendants et les grandes chaînes se marquera davantage à l’avenir. Il est donc essentiel de faire la différence dès aujourd’hui dans la relation quotidienne avec les clients.

OPTICIEN SOUS LES SPOTLIGHTS

Que pensez-vous de l’attention croissante portée à la santé oculaire et à la prévention ?

Chaque année, début octobre, nous organisons des semaines de la vue avec des dépistages gratuits en magasin. Les problèmes de vision augmentent, notamment à cause des écrans. Nous le constatons particulièrement chez les enfants. En tant qu’opticiens, nous jouons un rôle de prévention important.

Quels sont vos projets pour les prochaines années ?

Je souhaite avant tout continuer à renforcer mon magasin. Se reposer sur ses lauriers n’est jamais une bonne idée. Nous voulons continuer à proposer de la qualité, des collections originales et surtout préserver le plaisir que nous avons dans notre travail.

Quel conseil donneriez-vous à vos confrères opticiens ?

Osez prendre des initiatives, mais restez avant tout vousmême. Les optiques indépendantes ont toujours toute leur place sur le marché. Le vrai service est la différence la plus importante que nous puissions offrir.

De quoi êtes-vous la plus fière dans votre travail et dans votre magasin ?

J’aimerais rendre hommage à mes deux collaborateurs, Audrey et Régis, qui travaillent à mes côtés depuis des années. Ils incarnent au quotidien la philosophie du magasin et sont vraiment mon bras droit et mon bras gauche. Je pense aussi souvent à mon père, Lucky Claes, qui nous a quittés il y a deux ans. Lui succéder à la tête de l’enseigne n’avait rien d’évident. Quand je vois tout ce qu’il a construit ici, je ressens une immense fierté. L’histoire d’Optique Lucky Claes à Waremme continue de s’écrire.

IL EST TEMPS D'ALLER PLUS LOIN

MENSUELLES

Pour Myopes et Hypermétropes

Pour Presbytes

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L’ENSEIGNE LES OPTICIENS MARLIÈRE

RENOUVELLE SA CONFIANCE À E.C. DE SCHEPPER

PARTENAIRE AVEC LEQUEL ELLE AVAIT DÉJÀ MENÉ TROIS PROJETS À BIEN.

L’une des plus importantes interventions a consisté à repenser l’agencement des lieux. L’espace de vente principal a été déplacé à l’emplacement de l’ancien département solaire. Cette modification a permis de créer un nouveau parcours client et de dégager de la place pour un point de vente supplémentaire. Une grande table familiale avec banquette trône désormais aussi dans l’espace lounge. Les clients y bénéficient d’un cadre plus confortable durant les phases de conseil et d’achat.

LES MATÉRIAUX ET L’ÉCLAIRAGE JOUENT UN RÔLE ESSENTIEL DANS L’ATMOSPHÈRE

PERÇUE PAR LES CLIENTS.

Le choix des matériaux participe également à l’atmosphère chaleureuse de la boutique. Ainsi, de la pierre naturelle de travertin a été intégrée dans les luminaires de table et muraux. Le magasin gagne ainsi en douceur et en convivialité. Une attention particulière a été accordée à l’espace enfants. Afin de mieux valoriser cette catégorie, un concept de roomin-room distinct a été créé. Les présentoirs en forme d’arbre composent un univers ludique et facilement identifiable pour les jeunes porteurs de lunettes et leurs parents. Avec ce nouvel aménagement, l’enseigne répond aux attentes actuelles en matière d’expérience en magasin sans renoncer au caractère qui fait sa force depuis des décennies. plus d’infos : www.ecdeschepper.com

REFACED DÉMOCRATISE

LES SOINS VISUELS ACCESSIBLES

REFACED A RÉCEMMENT OUVERT SES PORTES À MALINES. CE MAGASIN D’OPTIQUE PLACE LES MONTURES DE SECONDE MAIN AU CŒUR DE SON CONCEPT. À L’INITIATIVE DU PROJET, L’OPTICIEN KOEN VAN POTTELBERGH, CONNU VIA DEN BRILLENMAN. L’IDÉE EST SIMPLE, MAIS JUDICIEUSE : LES MONTURES COLLECTÉES REÇOIVENT UNE SECONDE VIE, AVEC DES VERRES NEUFS, TAILLÉS SUR MESURE. IL NE S’AGIT PAS D’UNE

ACTION PONCTUELLE, MAIS D’UN MODÈLE STRUCTUREL QUI, SELON KOEN, RÉPOND À UNE PROBLÉMATIQUE SOUVENT SOUS-ESTIMÉE EN BELGIQUE. « ON DÉPLORE UNE PAUVRETÉ VISUELLE DANS NOTRE PAYS. ALORS QUE CHACUN A DROIT À UNE BONNE VISION ET À UNE PAIRE DE LUNETTES AVEC LAQUELLE IL SE SENT BIEN. »

TEXTE Nina Ostendorf IMAGE Den Brillenman

Au fil de l’entretien, Koen parle de son métier avec un enthousiasme contagieux. Pour lui, l’optique commence par le contact humain, pas par le produit. « Chaque journée est une nouvelle page qui s’ouvre. On ne sait jamais à l’avance qui l’on va rencontrer ni comment la personne repartira. »

C’est précisément cette part d’imprévu qui le motive depuis des décennies. « Une paire de lunettes, c’est du positif. On voit mieux et on se sent mieux. Cela rend le contact avec les clients presque toujours agréable. » Cette approche centrée sur l’humain, il l’a héritée de son père. « Mon père disait toujours que chaque personne qui entre doit ressortir avec

le sourire. Même en cas de problème, il faut s’efforcer de trouver une solution. Ce principe est le fil rouge du concept Refaced. »

DES LUNETTES TROP CHÈRES

L’idée de Refaced ne s’est pas imposée du jour au lendemain. Koen collaborait déjà depuis des années à des projets sociaux et des initiatives internationales comme Eyes For The World. Parallèlement, il constatait qu’en Belgique aussi, de nombreuses personnes peinent à financer une paire de lunettes. « J’ai réalisé que le problème ne se pose pas seule-

KOEN VAN POTTELBERGH

ment ailleurs. Ici aussi, des personnes laissent leur vue se dégrader parce qu’une paire de lunettes est trop chère. » Pendant la période du covid, il a été contraint d’adapter sa manière de travailler. C’est là qu’est née la piste circulaire : collecter d’anciennes lunettes et analyser ce qui fonctionne réellement. « Des lunettes sont collectées dans le monde entier, mais souvent les verres restent montés. En pratique, cela ne fonctionne pas. Chaque correction est personnelle et peut différer d’un œil à l’autre. Ce puzzle est impossible à reconstituer. Avec Refaced, j’ai donc fait un choix clair : je ne réutilise que les montures. Elles sont soigneusement nettoyées, contrôlées et, si nécessaire, réparées. Les verres sont toujours neufs et adaptés au porteur. »

En boutique, une monture avec verres neufs est proposée au prix fixe de 89 euros (hors progressifs). Cela suscite parfois des questions, admet Koen, mais sans toucher le principe même de son concept. « Que vous vendiez une paire à 89 euros ou à 890 euros, les attentes du client sont identiques. Vos clients attendent de la compétence, du service et un accompagnement de qualité. » Il réfute l’idée qu’abordable rime avec inférieur. « Pour moi, les soins visuels passent toujours avant tout. Une paire de lunettes, vous pouvez en acheter tous les jours. Vos yeux, non. »

UNE PAIRE DE LUNETTES,

VOUS POUVEZ EN ACHETER TOUS LES JOURS. VOS YEUX, NON

UN ATELIER SOCIAL COMME TREMPLIN

D’APPRENTISSAGE

L’étage du magasin accueille un atelier social. On y nettoie, répare et assemble les montures. L’espace est aménagé pour être un environnement d’apprentissage. « L’optique est un métier en pénurie. Nous manquons de professionnels qualifiés. Ici, chacun peut apprendre le métier étape par étape. » Le travail va au-delà du simple nettoyage. Les collaborateurs apprennent à remplacer des pièces, à évaluer des montures et à comprendre les matériaux. Même ce qui n’est pas réuti lisable n’est pas perdu pour autant. Les montures sont entiè rement démontées et triées par matériau, afin que métaux et plastiques puissent être réintroduits dans le circuit. « essayons de gaspiller le moins possible. Chaque élément a une valeur. »

UN APPEL AUX OPTICIENS

Pour Koen, Refaced n’a pas vocation à devenir un succès commercial au sens classique du terme. Son ambition est plus large. « Ce que nous mettons en place ici ne doit pas rester unique. Mes confrères peuvent faire la même chose. Il voit Refaced comme un modèle local, adaptable à chaque magasin. « Ce n’est pas une démarche exclusive. C’est un mo dèle inclusif, destiné à donner accès à une paire de lunettes abordable, avec un véritable savoir-faire. » Quand estime ra-t-il que le projet est pleinement réussi ? La réponse fuse sans hésitation : « S’il continue d’exister, même sans moi. plus d’infos : www.denbrillenman.be

LA MYOPIE EN ASIE

INDIQUE LA DIRECTION QUE PREND L’EUROPE

DANS CERTAINES RÉGIONS D’ASIE, LA MYOPIE S’EST IMPOSÉE COMME UN DÉFI

STRUCTUREL POUR LES SOINS OCULAIRES. LA SITUATION SUR PLACE PRÉFIGURE DES ÉVOLUTIONS DÉSORMAIS DE PLUS EN PLUS VISIBLES EN EUROPE.

En Asie de l’Est et du Sud-Est, les taux de myopie chez les jeunes atteignent des niveaux particulièrement élevés. Dans certaines zones urbaines, plus de 80 % des 17 et 18 ans sont aujourd’hui concernés. Cette évolution ne relève pas d’un phénomène ponctuel, mais d’une progression de longue durée. Des études récentes montrent que, dans les grandes agglomérations chinoises, la prévalence chez les élèves plus âgés se situe au-tour de 80 %, voire davantage, tandis que les chiffres continuent d’augmenter dans les tranches d’âge plus jeunes. La tendance reste également marquée à l’échelle mondiale : environ 36 % des enfants et des adolescents sont aujourd’hui myopes, et cette propor-tion poursuit sa progression. Cette évolution n’est pas sans conséquence. La forte myo-pie augmente, en effet, significativement le risque de pathologies oculaires sévères, no-tamment les atteintes rétiniennes, le glaucome et la maculopathie myopique. La myopie dépasse ainsi le simple enjeu de correction pour devenir un risque médical à long terme.

UNE ACCÉLÉRATION CONFIRMÉE PAR LES ÉTUDES

RÉCENTES

Des études récentes menées notamment en Chine montrent que la progression se poursuit, en particulier dans les zones urbaines. La période COVID et les mois qui ont suivi ont entraîné une accélération supplémentaire chez les jeunes enfants, probable-ment liée à une augmentation du temps passé devant les écrans et à une diminution des activités en extérieur. Certaines tranches d’âge présentent désormais un début de myo-pie plus précoce. La situation observée en Corée du Sud est comparable. La myopie y figure parmi les plus élevées au monde, avec des taux très importants chez les enfants scolarisés. L’augmentation de la forte myopie constitue un point d’attention additionnel et accen-tuera la pression sur les soins oculaires. Les causes ne relèvent pas uniquement de la génétique. Les différences constatées entre les enfants asiatiques vivant en Asie et les mêmes groupes ethniques dans d’autres régions du monde mettent en évidence l’influence majeure du mode de vie. L’intensité du parcours scolaire, le travail de près et le temps limité passé à l’extérieur apparaissent de manière constante comme des facteurs déterminants. Le

manque d’exposition à la lumière naturelle se distingue particulièrement, celle-ci étant reconnue pour son effet protecteur dans le développement de la myopie chez l’enfant. L’âge d’apparition de la myopie continue par ailleurs de diminuer. La génétique joue certes un rôle, mais comme facteur aggravant. En Asie, la proportion élevée de parents myopes multiplie la probabilité de myopie chez les enfants. L’association d’une prédis-position génétique et d’un mode de vie intensif crée une véritable « tempête parfaite », où facteurs environnementaux et héréditaires se renforcent mutuellement.

LA MYOPIE ÉVOLUE D’UN ENJEU DE CORRECTION VERS UN PROBLÈME

SANTÉ PUBLIQUE

QUELLES IMPLICATIONS POUR L’EUROPE ?

Cette évolution apporte des enseignements concrets pour les professionnels de l’optique en Europe. Les données asiatiques rappellent que l’inaction n’est pas une op-tion. La tendance à la hausse observée depuis plusieurs décennies en Asie commence également à se dessiner en Europe, à un niveau certes plus modéré. Des analyses euro-péennes récentes confirment ce constat. Une revue systématique et une méta-analyse estiment la prévalence de la myopie chez les enfants européens à plus de 7 %, avec des variations significatives selon l’âge et les régions. Si ces niveaux restent éloignés des pics observés en Asie, ils illustrent clairement une dynamique que l’Europe ne peut ignorer. La progression de la myopie chez les enfants appelle une approche plus proactive. La prévention, le suivi et le contrôle de la myopie doivent s’inscrire structurellement dans la pratique.

Ce qui se joue aujourd’hui en Asie constitue un signal avancé. Les projections indiquant qu’environ la moitié de la population mondiale pourrait être myope à l’horizon 2050 renforcent ce constat. La question n’est plus de savoir si l’Europe suivra cette trajectoire, mais à quelle vitesse, et dans quelle mesure le secteur y est préparé.

ZEISS ClearMind

Vision claire. Pensée claire.

Modes de vie modernes.

La majeure partie des informations que nous traitons nous parvient par les yeux. Ces informations sont ensuite traitées par notre cerveau. Une vision floue oblige notre cerveau à travailler davantage et augmente la charge cognitive. Vision claire. Pensée claire.

ZEISS ClearMind avec technologie NeurOptix. Développé à partir de recherches de pointe sur le comportement visuel. Une vision extrêmement nette pour 96 % des porteurs.* Une charge cognitive réduite pour 91 % des porteurs.* Une concentration améliorée pour 75 % des porteurs.* Pour les yeux et pour l’esprit. Parce que le bien-être commence par une vision claire.

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COLONNE TOURNANT

MIEUX ENSEMBLE APPRENDRE À REGARDER

La presbytie est probablement l’affection visuelle la plus démocratique qui soit. Tôt ou tard, elle nous concerne tous. Opticiens, optométristes, ophtalmologues, spécialistes en lentilles de contact, clients ou patients. Un jour ou l’autre, chacun finit par éloigner son téléphone pour parvenir à lire l’écran. Je commence moi aussi à en faire l’expérience. Et parce que je le vis personnellement, je mesure chaque jour davantage l’impact réel de ce phénomène. Le week-end dernier, j’étais à un barbecue. Comme souvent, les conversations ont démarré par la météo, le repas ou les enfants. Puis, sans que personne l’ait vraiment prévu, le sujet de la lecture s’est invité autour de la table. Plusieurs personnes évoquaient leurs difficultés à déchiffrer les petits caractères. Elles racontaient à quelle vitesse la situation avait évolué. Les smartphones qu’il faut tenir plus loin, les menus devenus moins lisibles ou encore les emballages dont les textes semblent rétrécir d’année en année. Bien sûr, tout cela s’accompagnait de quelques plaisanteries. Mais derrière l’humour transparaissaient aussi de la frustration et parfois une certaine inquiétude. Pour beaucoup, la presbytie constitue la première expérience d’un regard qui ne fonctionne plus naturellement. Il ne s’agit pas simplement d’avoir besoin d’une paire de lunettes de lecture. C’est également une confrontation avec le changement, avec une forme de dépendance et avec la prise de conscience que le corps évolue peu à peu. Lire devient plus fatigant. Travailler sur écran demande davantage d’efforts. Déchiffrer une étiquette au supermarché se transforme en petit défi. Même un banal message sur smartphone peut susciter l’agacement.

LA VISION NE SE RÉSUME JAMAIS À L’OPTIQUE

Quiconque travaille quotidiennement avec les yeux sait que la vision dépasse largement le cadre de l’optique. Elle touche au confort, à l’autonomie et à la confiance en soi. Je le constate chaque jour dans ma pratique, en particulier chez les personnes pour lesquelles bien

voir ne va déjà plus de soi depuis longtemps : patients atteints de kératocône, de cornées irrégulières, de cornées opérées ou confrontés à d’autres situations complexes pour lesquelles les solutions standardisées montrent leurs limites. Pour eux, une lentille sclérale peut changer la vie. Non parce que cette lentille possède quelque chose de spectaculaire, mais parce qu’elle permet souvent de récupérer une vision fonctionnelle et la confiance qui l’accompagne. Mais l’histoire ne s’arrête pas à la qualité de vision de loin. Le patient qui retrouve le plaisir de conduire souhaite également lire son téléphone, consulter son tableau de bord, travailler sur ordinateur et vivre au quotidien sans devoir constamment chercher une paire de lunettes. La presbytie ajoute donc une dimension supplémentaire, même dans le cadre des adaptations complexes en lentilles de contact. Elle complique l’équation, mais elle la rend aussi plus passionnante. C’est là que commence, à mes yeux, le véritable défi. Pas au niveau de la lentille ellemême, mais dans l’écoute. Que fait cette personne tout au long de la journée ? Quelle distance visuelle compte réellement pour elle ? Quelle situation génère le plus de frustration ? Quels compromis peut-elle accepter ? Lesquels sont exclus ? Lentilles multifocales, monovision, lunettes de lecture portées par-dessus les lentilles ou combinaison de plusieurs solutions : tout cela ne constitue que des moyens. Le bon choix apparaît lorsque nous cessons de raisonner en termes de produits pour commencer à raisonner en termes de personnes.

C’est précisément là que cette réflexion rejoint la question de la formation et du développement des compétences. Je ne remets absolument pas en cause la qualité de l’enseignement dispensé aujourd’hui. Bien au contraire. Nous disposons de bonnes formations, d’enseignants engagés et de jeunes collègues qui entament leur carrière avec des bases solides. Mais une formation initiale reste une formation initiale. Notre profession évolue sans cesse. Les nou-

CHRIS GEYSEN

veaux matériaux, les techniques de mesure, les avancées scientifiques et des patients toujours mieux informés nous obligent à continuer d’apprendre bien après l’obtention de notre diplôme. Ce qui me manque depuis longtemps en Belgique, c’est une véritable culture de l’apprentissage continu, largement partagée. Je ne parle pas nécessaire ment d’un cadre légal lourd ni d’un système de contrôle. Je parle d’une conviction former devrait aller de soi. Aujourd’hui, cette démarche dé pend encore trop souvent des intérêts personnels, d’initia tives ponctuelles ou de soirées à caractère commercial. Ces événements peuvent apporter beaucoup de valeur, mais ils ne remplacent pas une vision collective qui permettrait à l’ensemble de la profession d’aller de l’avant.

CE QUI ME MANQUE DEPUIS LONGTEMPS EN BELGIQUE, C’EST UNE VÉRITABLE CULTURE

DE L’APPRENTISSAGE CONTINU

APPEL AUX COLLÈGUES

J’aimerais donc lancer un appel chaleureux à mes confrères et consœurs. Réfléchissons ensemble à ce que pourrait être un véritable plan de formation. Quels sujets méritent davantage d’attention jeunes collègues plus librement ? Comment créer des espaces où chacun peut évoquer des cas difficiles ou des adaptations moins réussies ? Je crois profondément à l’apprentissage mutuel. Je crois à la discussion autour de cas pratiques. Je crois à la possibilité de montrer ce qui ne fonctionne pas immé diatement. Je crois à ces appels entre collègues lorsqu’un avis extérieur devient utile. Je crois à la transmission du rai sonnement qui guide une décision. Je crois aussi à l’impor tance, pour les professionnels expérimentés, de continuer à remettre leurs habitudes en question.

Peut-être est-ce là l’essence même d’une bonne prise en charge visuelle : aider les autres à voir tout en continuant soi-même à regarder. Regarder le patient derrière les me sures. Regarder le collègue qui poursuit son apprentissage. Regarder les limites de nos connaissances. Et regarder les opportunités qui naissent lorsque la spécialisation et la col laboration avancent main dans la main. Vous pouvez me contacter à l’adresse suivante

Chris Geysen est spécialiste en lentilles de contact et expert en adaptations complexes et médicalement indiquées. Au sein de sa pratique, il associe soins visuels spécialisés, approche per sonnalisée et solutions sur mesure pour chaque client.

PROCHAIN BILLET TOURNANT : Antonin Gesquiere

SILMO PARIS 2026

SE TOURNE VERS L’AVENIR

Du 25 au 28 septembre, SILMO Paris 2026 réunira à Paris Nord Villepinte tous les acteurs de l’optique autour des grandes évolutions qui définissent le futur du secteur. Lunettes connectées, intelligence artificielle et solutions numériques destinées aux opticiens figureront parmi les thèmes phares de cette nouvelle édition. Avec 90 % de la surface d’exposition déjà réservée et près de 900 exposants issus de plus de 40 pays, le salon confirme une fois encore son rayonnement international. Les visiteurs pourront découvrir de nouvelles marques, collections et concepts, tandis que les SILMO d’Or mettront à l’honneur les innovations et développements produits les plus remarquables. Comme chaque année, le rendez-vous se profile également comme un lieu privilégié de ren

CADRE CHALEUREUX DE LARIVA, L’INTRODUCTION DE LA NOUVELLE GAMME DE VERRES ET LE SEIKO INSIGHTS PROGRAMME GUIDAIENT L’ENSEMBLE DE LA PRÉSENTATION.

Avec cette nouvelle World Collection, SEIKO propose un portefeuille entièrement repensé, articulé autour de trois principes : simplicité, précision et esthétique. Selon la marque, une structure de gamme plus claire doit permettre aux opticiens d’aboutir plus rapidement à une recommandation pertinente et d’accompagner leurs clients de manière plus efficace. Le story-telling occupe une place importante dans cette approche. Pour de nombreux consommateurs, il reste difficile d’évaluer les différences de qualité entre les verres. Lorsque les caractéristiques techniques trouvent une traduction concrète dans le quotidien du porteur, la valeur ajoutée d’une solution premium devient plus tangible.

Afin de soutenir davantage le processus de recommanda-

plus rapidement une solution en phase avec le mode de vie du porteur. Tous les verres intègrent désormais de série des technologies premium telles que la technologie brevetée cross-surface SEIKO DualForm™, la Preset Decentration et les Advanced Thinning Technologies, pour un résultat à la fois très performant et esthétique. Grâce à ces innovations, l’ensemble de la collection offre déjà un niveau de performance élevé dès l’entrée de gamme et place progressivement la barre toujours plus haut.

La présentation s’est clôturée par une session d’inspiration consacrée au storytelling, animée par le trendwatcher et conférencier Stefaan Vandist. À travers cette initiative, SEIKO confirme sa volonté d’accompagner les opticiens non seulement avec des produits innovants, mais aussi avec des outils et des connaissances qui renforcent l’expérience client et

D’ABORD L’ÉDUCATION

ENSUITE LA LENTILLE

LE NON-RESPECT DES CONSIGNES D’UTILISATION CHEZ LES PORTEURS DE LENTILLES DE CONTACT RESTE UN PROBLÈME TENACE, GÉNÉRALEMENT SOUS-ESTIMÉ. DANS LA PRATIQUE, NOUS RENCONTRONS

CHAQUE JOUR DES CLIENTS CONVAINCUS D’UTILISER CORRECTEMENT LEURS LENTILLES. POURTANT, LORSQU’ON LES INTERROGE PLUS EN DÉTAIL, IL APPARAÎT FRÉQUEMMENT QU’ILS S’ÉCARTENT DES RECOMMANDATIONS. ILS PORTENT LES LENTILLES PLUS LONGTEMPS QUE PRÉVU, NÉGLIGENT LE NETTOYAGE, NE REMPLACENT PAS LES ÉTUIS SUFFISAMMENT SOUVENT ET MINIMISENT, VOIRE IGNORENT TOTALEMENT LE CONTACT AVEC L’EAU. CE COMPORTEMENT EST DAVANTAGE LA RÈGLE QUE L’EXCEPTION.

TEXTE Sien Vander Beken

La situation est d’autant plus complexe que ces habitudes ne provoquent généralement pas de complications graves à court terme. Les clients ont parfois l’impression de ne rencontrer aucun problème pendant des années et concluent naturellement que leur comportement n’a pas de conséquences. Dans la pratique, nous constatons pourtant que la surface oculaire peut être affectée progressivement, éventuellement de manière durable. Lorsque des symptômes apparaissent, comme une sensation de sécheresse, une vision fluctuante ou une diminution du confort de port, ils sont rarement associés spontanément à la manière dont les lentilles sont portées et entretenues. Tant le client que le spécialiste en lentilles de contact recherchent alors la cause du côté du matériau ou de l’adaptation de la lentille, alors que l’origine du problème réside souvent dans les habitudes quotidiennes.

UN DÉFI MAJEUR

C’est précisément là que se situe l’un des grands défis de notre profession. Comment expliquer à un porteur de lentilles qui les utilise depuis des années sans difficulté apparente que les chances de réussite avec des lentilles multifocales dépendent en grande partie de son niveau de compliance ? Lorsqu’une lentille multifocale est adaptée chez un client dont les habitudes d’utilisation ne sont pas optimales, les moindres perturbations de l’œil ou de la lentille prennent vite de l’ampleur. Le résultat est souvent prévisible. Les fluctuations visuelles, la baisse de contraste ou l’apparition plus rapide d’un inconfort sont alors attribuées au

design multifocal lui-même, même si le comportement du porteur joue fréquemment un rôle déterminant. Tant que les bases ne sont pas maîtrisées, il devient difficile d’identifier correctement l’origine des plaintes. Sont-elles liées à l’optique multifocale, à l’adaptation ou aux habitudes du client ? Dans ce contexte, l’adaptation perd rapidement en efficacité et risque de se transformer en une succession d’essais et d’ajustements, source de frustration et d’abandon potentiel.

UNE ADAPTATION MULTIFOCALE RÉUSSIE

COMMENCE PAR L’OPTIMISATION DES FONDAMENTAUX

Le succès ne repose donc pas d’abord sur le choix de l’addition adéquate ou du type de lentille. Il commence par une évaluation approfondie des habitudes du porteur et, si nécessaire, par leur correction, même chez les utilisateurs expérimentés. Modifier des comportements ancrés n’est pas simple, mais cette étape est essentielle pour créer une situation de départ stable. Ce n’est qu’à partir du moment où le client bénéficie d’un confort constant et d’une vision prévisible pendant une certaine période qu’une adaptation multifocale peut être évaluée avec fiabilité. Les éventuelles plaintes peuvent alors être interprétées correctement et faire l’objet d’ajustements ciblés.

UNE GESTION CRUCIALE DES ATTENTES

La gestion des attentes reste également un facteur clé. Les lentilles multifocales impliquent un compromis qui répond aux besoins de la plupart des situations du quotidien. Les clients qui comprennent que de légères fluctuations sont normales et que l’adaptation demande du temps acceptent généralement mieux cette solution. Les lentilles multifocales échouent rarement par elles-mêmes. Dans de nombreux cas, la cause se trouve dans une base instable qui n’a jamais été corrigée. En optimisant au préalable les habitudes d’utilisation avant de passer aux lentilles multifocales, les chances de réussite augmentent considérablement.

Le succès des lentilles multifocales ne dépend donc pas uniquement de la lentille elle-même, mais aussi du contexte dans lequel elle est portée. C’est là que réside la clé du message : ignorer le comportement du porteur revient à se priver d’une pièce essentielle du puzzle. D’abord l’éducation, ensuite la lentille.

Avec le soutien de Visser Contactlenzen Belgique, une joint-venture créée en 2022 entre Visser Contactlenzen et Ophtalmo Service, spécialisée dans les lentilles de contact médicales complexes telles que les lentilles sclérales. Visser Contactlenzen est en permanence à la recherche de nouveaux spécialistes.

SIEN VANDER BEKEN EST OPTOMÉTRISTE CHEZ VISSER CONTACTLENZEN BELGIQUE.

Lentilles de contact

long de la journée étape de la vie.

Le silicone hydrogel : du contrôle de la myopie à la presbytie

BIENTÔT DISPONIBLE

Curieux de savoir ce que MyDay® peut apporter à votre cabinet ? Contactez votre Business Development Manager.

NOUVEAU

PORTÉ PAR UNE VISION

LE PORTEFEUILLE DE 4I’S AGENCY

Depuis plusieurs décennies déjà, 4I’s Agency œuvre pour concrétiser dans le Benelux la présence de certaines des maisons eyewear les plus distinctives et influentes. Tout a commencé par des partenariats soigneusement construits, qui ont progressivement évolué vers des relations durables, fondées sur la confiance, la constance et une vision partagée. Ahlem, reconnue pour ses montures fabriquées à la main en France et pour son esthétique raffinée et discrète, Kuboraum, qui aborde le design comme une discipline conceptuelle et expressive, et Emmanuelle Khanh (exclusivité Belgique) comptent parmi les partenaires de référence depuis plus de cinq ans. Lunor (exclusivité Belgique) et Chrome Hearts font, quant à eux, partie de l’univers de 4I’s Agency depuis plus de vingt ans. Cette longévité témoigne d’une stabilité solide, d’une loyauté avérée et d’une croissance construite ensemble. Outre ces valeurs sûres, 4I’s Agency soutient activement une nouvelle génération de créateurs visionnaires. Des marques telles que Blake Kuwahara, Pewpols et LA LOOP portent chacune un regard affirmé sur le design et la fonctionnalité. Blake Kuwahara se distingue par son approche « frame-in-frame » à structure superposée, où créativité et portabilité se rencontrent. Sa vision du design est détaillée à la page 80 de cette édition d’Eyeline. Pewpols, marque irlandaise, développe un langage minimaliste centré sur les matériaux et le détail. LA LOOP s’est fait connaître à l’international avec The Original Necklace for Eyewear. Chaque maison du portefeuille de 4I’s Agency possède un ADN clairement identifiable, tout en s’inscrivant dans les trois autres piliers essentiels que sont l’originalité, la qualité et l’exclusivité.

KUBORAUM

CONSOLIDATION ET STABILITÉ

L’année 2026 marque une phase de consolidation et de stabilité pour 4I’s Agency. Un millésime durant lequel l’agence mettra l’accent sur le renforcement des partenariats à long terme, l’optimisation de la distribution et la construction, aux côtés des marques et de partenaires retail soigneusement sélectionnés, d’une position durable dans le Benelux. Chaque collection propose une large sélection de modèles et de coloris, réalisés en acétate comme en métal et produits en séries limitées. Les détaillants et les clients finaux accèdent ainsi à des pièces rares, fabriquées avec soin, qui préservent l’exclusivité et permettent une sélection réfléchie en magasin. 4I’s Agency défend une vision du développement de marché fondée sur le temps, l’attention et une ambition partagée. L’agence construit, avec ses partenaires de marque et ses détaillants, un positionnement solide et durable, dans lequel chaque collection est non seulement présentée, mais aussi comprise dans toute sa profondeur et portée par son récit propre. La mission de 4I’s Agency consiste à traduire l’âme de chaque marque en une position de marché pertinente, afin de permettre aux clients et aux collectionneurs de découvrir l’individualité, le savoir-faire et le luxe discret qui caractérisent chaque création.

plus d’infos : info@4is-eyewear.be, www.4is-eyewear.be, www.instagram.com/foreyesagencybenelux

LA

Minimalisme CHIC

CHEZ LES DAMES, LES INFLUENCES NEW-YORKAISES RAFFINÉES À LA CAROLINE BESSETTEKENNEDY S’IMPOSENT NATURELLEMENT. LES MESSIEURS ADOPTENT, QUANT À EUX, UNE ÉLÉGANCE « GEEK CHIC » TOUT EN RETENUE. FORMES ALLONGÉES, MATÉRIAUX LÉGERS ET TEINTES SOBRES COMME LE NOIR, LE HAVANE OU LE SMOKE COMPOSENT UNE SILHOUETTE ÉPURÉE, RÉSOLUMENT CONTEMPORAINE.

BOTTEGA VENETA
ANNE ET VALENTIN LOOK
BINÔCHE
LINDA FARROW
WALTERR EYEWEAR
MIGA STUDIO
CARTIER

B.I.G. EXACT® SENSITIVE POURQUOI LES OPTICIENS ET LES PORTEURS DE LUNETTES SONT CONVAINCUS

Aujourd’hui, bien voir ne se limite plus à une vision nette. Les porteurs de lunettes recherchent du confort, une vision apaisée, une adaptation rapide et une expérience visuelle naturelle, adaptée à leur quotidien.

C’est précisément là que B.I.G. EXACT® Sensitive fait toute la différence.

Les retours d’expérience des opticiens et des consommateurs démontrent clairement que cette solution verre innovante apporte une réelle valeur ajoutée à un large public : des jeunes porteurs actifs aux presbytes ayant des besoins visuels plus spécifiques.

Qu’apprécient les porteurs de lunettes ?

« Je vois immédiatement plus claire et ma vue est plus confortable. »

Les consommateurs soulignent principalement les bénéfices suivants :

•une vision plus détendue

•une meilleure stabilité visuelle

•une sensation de vision plus naturelle

•une adaptation rapide à leurs nouveaux verres

Qu’il s’agisse de travailler sur écran, de conduire, de lire ou simplement de vaquer à ses activités quotidiennes, B.I.G. EXACT® Sensitive contribue à une expérience visuelle confortable tout au long de la journée.

Une solution adaptée à tous les âges et à différents besoins

Les témoignages mettent en évidence la grande polyvalence du verre.

•Les jeunes porteurs bénéficient d’un confort visuel accru

•Les personnes sensibles ressentent moins de fatigue visuelle

•Les presbytes profitent d’un soutien visuel plus agréable

•Les porteurs actifs apprécient une vision naturelle et fluide

B.I.G. EXACT® Sensitive s’adapte à la personne − et non l’inverse.

Pourquoi les opticiens choisissent-ils B.I.G. EXACT® Sensitive ?

« Les retours des clients sont extrêmement positifs. »

Les opticiens confirment également les avantages de B.I.G. EXACT® Sensitive dans leur pratique quotidienne.

Ils constatent notamment :

•une adaptation plus facile

•un niveau élevé de satisfaction client

•une vision plus confortable et plus détendue

•une solution adaptée à un large éventail de profils

Grâce à la combinaison d’une technologie innovante et d’une expérience visuelle personnalisée, les clients perçoivent rapidement la différence. Pour les opticiens, cela se traduit non seulement par des clients satisfaits, mais aussi par une confiance renforcée dans la solution recommandée.

Découvrez les témoignages par vous-même Les expériences réelles valent mieux que de longs discours. Scannez le QR code et découvrez la vidéo témoignage dans laquelle des consommateurs partagent leur expérience personnelle avec B.I.G. EXACT® Sensitive.

Une question sur nos produits ?

N’hésitez pas à contacter votre Account Manager Rodenstock ou le Sales Support Rodenstock via sales@rodenstock.be.

COLONNE OISEAU

RARE

« Tijl, tu ne connaîtrais pas quelqu’un dans l’optique ? Nous cherchons du monde… » Cher entrepreneur de l’optique, ma vision peut parfois sembler abrupte. Mon intention, elle, est de vous inspirer.

Votre téléphone vibre. Un message de votre collaborateur le plus précieux : « Pourrions-nous discuter ? » Une sueur froide vous parcourt immédiatement. Vous savez ce que cela signifie. Une conversation difficile, quelques semaines de préavis, puis le début d’une recherche qui risque de durer plusieurs mois. Avec, à la clé, un coût considérable. Agréable ? Certainement pas. Était-ce évitable ? Peut-être. Peut-être pas. Mais cette situation n’est pas sans solution. Certaines pistes peuvent même être mises en œuvre dès demain. Si l’une d’elles vous fait spontanément froncer les sourcils, c’est précisément une bonne raison d’y réfléchir sérieusement.

« Que faites-vous pour attirer les talents en période de pénurie de personnel ? » Si vous vous posez cette question uniquement lorsqu’un recrutement devient nécessaire, vous avez déjà un temps de retard. Les chances que votre oiseau rare arrive sur le marché exactement au moment où vous recrutez sont quasi nulles. Vous pouvez toutefois augmenter vos opportunités en laissant une offre d’emploi ouverte en permanence sur votre site web. On ne sait jamais quels profils intéressants peuvent croiser votre route. Pour un véritable talent, il y a toujours moyen de faire une place dans l’organisation. Encore faut-il oser assembler les pièces du puzzle.

Tout commence d’ailleurs par l’annonce elle-même. Un PDF préparé par un cabinet de recrutement avec les formules habituelles : « Nous privilégions la qualité et l’orientation client. Nous offrons une ambiance agréable et un package salarial attractif. » Rien de très inspirant. Qu’incarne réellement votre entreprise ? Qu’est-ce qui peut toucher la motivation profonde d’un candidat ? Vos réseaux sociaux reflètent-ils votre personnalité ? Montrez-vous les coulisses ? L’atmosphère ? L’énergie de votre équipe ? Voilà ce qui attire réellement les personnes. L’employer branding joue ici

un rôle déterminant. Nous répétons tous qu’il manque de collaborateurs. Nous constatons aussi que les candidats rencontrés ne correspondent pas toujours au profil recherché. Certaines entreprises semblent pourtant échapper à ce problème. Frustrant, non ? Attirer les talents à coups de salaires élevés peut constituer une stratégie. Gardez toutefois à l’esprit que ce type de bonheur financier reste éphémère. On s’habitue à l’argent. Et il se trouvera toujours quelqu’un prêt à payer davantage. Mieux vaut réfléchir à la manière de rémunérer et dépasser la seule notion de salaire. La véritable clé réside dans l’engagement. Les objectifs sontils suffisamment clairs et stimulants ? Osez-vous évoquer les ambitions de vos collaborateurs ? Cette personne rêve-t-elle de reprendre ou de créer sa propre entreprise ? Peut-être existe-t-il une manière de l’accompagner dans ce projet. Ces questions vous mettent mal à l’aise ? Elles vous interpellent ? Alors, prenez-les au sérieux. C’est souvent à cet endroit précis que l’on gagne ou que l’on perd les meilleurs éléments.

Et lorsque quelqu’un décide malgré tout de partir, quelle est votre réaction ? La déception et la bienveillance sont probablement les seules émotions utiles. La colère, elle, constitue un piège. Beaucoup de personnes ont besoin d’élargir leurs horizons et de relever de nouveaux défis. N’oublions pas non plus qu’un collaborateur n’assume ni les mêmes risques ni les mêmes responsabilités qu’un entrepreneur. La loyauté est une valeur précieuse, mais elle fonctionne dans les deux sens. Veillez surtout à ce que les départs se fassent toujours par la grande porte. Les anciens collaborateurs restent les meilleurs ambassadeurs de votre entreprise. Les gens parlent entre eux. Les recommandations positives d’anciens membres de l’équipe valent de l’or.

Et puis, ceux qui partent par la grande porte reviennent parfois par cette même porte. Je peux en témoigner quand je dis qu’il n’y a rien de plus beau qu’être accueilli à nouveau à bras ouverts.

Tijl Van Mierlo est Professional Relations Manager Bausch + Lomb Benelux

TIJL VAN MIERLO

45 ANS DE TECHNOP UN REGARD RÉSOLUMENT TOURNÉ SUR DEMAIN

TECHNOP CÉLÈBRE, CETTE ANNÉE, SON 45E ANNIVERSAIRE. AU FIL DU TEMPS, L’ENTREPRISE FAMILIALE EST DEVENUE UN FOURNISSEUR GLOBAL POUR LES OPTICIENS, LES OPHTALMOLOGISTES ET LES HÔPITAUX. AUJOURD’HUI, INGE DE MUYNCK DIRIGE L’ENTREPRISE AUX CÔTÉS DE SON FRÈRE JOOST, DANS UN ÉQUILIBRE CONSTANT ENTRE TRADITION ET INNOVATION.

suit par ailleurs l’élargissement de son portefeuille avec de nouvelles marques et relance son activité dans le segment des lunettes pour enfants.

Wolfin connaît désormais un succès international. « Cela démontre qu’une entreprise familiale belge peut grandir au-delà de ses frontières sans perdre son identité. » Selon Inge, les collaborateurs et la qualité du service restent les principaux atouts de Technop. « Nos clients savent qu’ils peuvent compter sur nous pour un support rapide, des conseils avisés et une approche personnelle. »

lons préserver les valeurs familiales et notre approche personnalisée, tout en continuant à investir dans l’innovation. Cela fait partie de l’ADN de Technop depuis ses débuts. » Les développements récents illustrent cette ambition. « Notre collaboration avec Centro Style a encore renforcé notre offre. Nous sommes également particulièrement fiers de Wolfin, notre propre marque de lunettes. » L’entreprise pour-

L’anniversaire sera célébré cet automne avec une édition spéciale riche en souvenirs et anecdotes, accompagnée d’un quiz destiné aux clients et partenaires. Inge envisage l’avenir avec beaucoup de confiance : « Nous l’abordons avec confiance. Nous continuerons à investir dans l’innovation, les nouvelles collaborations et notre croissance. Mais nos valeurs restent les mêmes : qualité, service et relations durables. »

plus d’infos : www.technop.be

JOZEF DE MUYNCK
INGE DE MUYNCK
SERENGETI
WOLFIN

FROM THE EYE TO THE HEART

LES LEҪONS RETAIL DU SUCCÈS DE THEO

VENDRE UNE MONTURE NE COMMENCE PAS PAR L’ŒIL, MAIS PAR LE CŒUR. CE MESSAGE A SERVI DE FIL CONDUCTEUR À UNE JOURNÉE D’INSPIRATION ORGANISÉE PAR THEO EYEWEAR ET EYELINE MAGAZINE À L’INTENTION D’UN GROUPE D’OPTICIENS VENUS DE BELGIQUE ET DES PAYS-BAS. ENTRE PRÉSENTATIONS, VISITE DU SIÈGE DE LA MARQUE ET DÉCOUVERTE DE SOMERS OPTIEK, LES PARTICIPANTS ONT PU DÉCOUVRIR LA VISION AFFIRMÉE QUE DÉFEND LA MAISON BELGE EN MATIÈRE DE RETAIL, D’EXPÉRIENCE CLIENT ET D’ENTREPRENEURIAT.

L’un des enseignements les plus marquants de la journée concernait la notion même de concurrence. Selon theo, les autres opticiens ne constituent pas les principaux concurrents du secteur. La concurrence se situe plutôt du côté de toutes les dépenses qui procurent du plaisir : un week-end d’évasion, une belle voiture ou une expérience mémorable. Cette réflexion s’inscrit dans une vision plus large de la lunette. Pour theo, une monture ne se limite pas à corriger la vue. Elle peut aussi apporter du bien-être, renforcer la confiance en soi et affirmer une personnalité. Dans cette logique, l’opticien ne joue pas uniquement un rôle de professionnel de la santé visuelle. Il évolue également dans ce que la marque appelle la « feel good business ».

LE POUVOIR D’UN COMPLIMENT

L’émotion occupe une place plus importante qu’on ne le pense souvent. Selon theo, le véritable jugement sur une nouvelle monture intervient après la sortie du magasin. Un compliment d’un collègue, d’un ami ou d’un membre de la famille pèse souvent davantage que le meilleur argument de vente. Il valide le choix effectué et renforce la confiance du porteur. Les opticiens

médiatement leurs clients vers les modèles les plus audacieux, mais en les accompagnant progressivement vers des choix qui dépassent légèrement leur zone de confort.

La question de l’assortiment a également été abordée au cours de cette journée. theo a notamment invité les participants à réfléchir à un aspect essentiel : davantage de choix permet-il vraiment de mieux vendre ? Un magasin qui s’appuie sur un nombre limité de marques fortes, portées par des récits clairs et un positionnement cohérent, obtient souvent de meilleurs résultats qu’une offre dans laquelle le consommateur peine à s’orienter.

La visite de Somers Optiek a donné une dimension concrète à cette philosophie. Depuis plusieurs décennies, ce magasin sert de laboratoire pour l’expérience client. Les équipes y testent de nouvelles idées, les perfectionnent et les transposent ensuite dans la pratique. La principale leçon de cette journée se résume peut-être ainsi : le succès d’un point de vente ne dépend pas du nombre de produits exposés, mais de sa capacité à susciter l’enthousiasme pour ce que les clients portent.

plus d’infos : www.theo.be, @theoeyewear

MAX MARA ARCHITECTURE, ATTITUDE ET ÉLÉGANCE INTEMPORELLE

MAX MARA INCARNE UNE RÉFÉRENCE STYLISTIQUE DEPUIS 1951 POUR LES FEMMES QUI EXPRIMENT LEUR AURA AVEC SUBTILITÉ. FORT DE SA VISION DE LA FONCTIONNALITÉ, DU RAFFINEMENT ET DE LA PORTABILITÉ, ACHILLE MARAMOTTI A POSÉ LES BASES DE L’UNE DES MAISONS ITALIENNES LES PLUS INFLUENTES DU SEGMENT DU LUXE. MAX MARA EST SYNONYME D’ÉLÉGANCE INTEMPORELLE, DE LUXE DISCRET ET D’UNE IDENTITÉ CULTURELLE FORTE. UN ADN QUI SE RETROUVE NATURELLEMENT DANS LA COLLECTION EYEWEAR DE LA GRIFFE, OÙ L’ARCHITECTURE, L’ART ET L’INDÉPENDANCE FÉMININE OCCUPENT UNE PLACE CENTRALE.

Pour sa nouvelle collection, Max Mara puise son inspiration auprès de deux femmes d’exception : Eileen Gray et Lee Miller. Deux figures créatives qui ont chacune bousculé les conventions à leur manière, en parfaite résonance avec l’identité de la marque et le profil des femmes auxquelles elle s’adresse.

EILEEN GRAY

Pionnière du design moderniste, l’architecte et designer irlandaise Eileen Gray s’est distinguée par une approche visionnaire de l’architecture et du mobilier, où simplicité, précision et fonctionnalité se conjuguent avec évidence. Son œuvre repose sur des lignes épurées, des proportions maîtrisées et un souci obsessionnel du détail. Son utilisation des formes tubulaires et des structures minimalistes continue d’influencer le design contemporain. Cette esthétique se retrouve dans la collection eyewear à travers des charnières tubulaires, de subtils inserts métalliques et des constructions raffinées qui confèrent aux modèles une dimension architecturale où élégance et technicité ne font qu’un.

QUAND DES FEMMES DE CARACTÈRE

INSPIRENT DES CRÉATIONS D’EXCEPTION

La collection affiche une personnalité moderne et affirmée sans jamais paraître distante, fidèle à l’esprit qui animait les créations d’Eileen Gray. Le choix des couleurs s’inscrit dans la même logique. Les acétates écaille, les nuances sable et nude ainsi que les détails ton sur ton composent un luxe apaisé qui séduit par sa finesse. Le résultat : des montures au caractère assumé, conçues pour les femmes qui recherchent un style porteur de sens.

LEE MILLER

Si Eileen Gray définit l’architecture de la collection, Lee Miller lui insuffle une énergie différente. D’abord mannequin à New York, elle devient ensuite une photographe influente et

POUR MOI, MAX MARA INCARNE UNE BEAUTÉ

INTEMPORELLE ET UNE FORCE TOUT EN RAFFINEMENT. LA MARQUE COMPREND LA FEMME MODERNE ET LA MET EN VALEUR, AUJOURD’HUI COMME DEMAIN.

Inge van Doninck (Flandre)

MAX MARA RAYONNE D’UNE ÉLÉGANCE INTEMPORELLE ET ASSOCIE LE STYLE À UN DESIGN FONCTIONNEL, TOUJOURS SURPRENANT.

Liesbeth Deprez (Wallonie)

correspondante de guerre. Active dans le milieu surréaliste parisien, elle immortalise plusieurs moments majeurs de la Seconde Guerre mondiale, dont la libération des camps de concentration. Son parcours incarne l’indépendance, l’audace et la liberté créative.

Max Mara traduit cet héritage à travers des modèles à forte personnalité. La ligne Lee Miller célèbre l’expression de soi, le contraste et le caractère. Les volumes généreux y côtoient des détails sophistiqués, démontrant que puissance et élégance peuvent se renforcer mutuellement. Le concept Maxim en est une belle illustration : des inserts métalliques s’intègrent avec subtilité à l’acétate. Des associations de couleurs soigneusement étudiées créent un effet ton sur ton élégant, luxueux sans ostentation. Max Mara dévoile également le concept Maxim Ghost. Cette déclinaison conserve les mêmes codes esthétiques, mais se passe de l’élément métallique emblématique. Les modèles gagnent ainsi en pureté et affichent une élégance contemporaine presque sculpturale.

INTEMPORELLE ET AFFIRMÉE

La collection correspond parfaitement à la femme Max Mara d’aujourd’hui : intelligente, élégante et indépendante. Une femme qui privilégie la qualité et le design avec profondeur, sans rechercher l’effet démonstratif. À l’image du célèbre manteau beige 101801, symbole de la maison depuis des décennies, cette collection eyewear mise sur une élégance intemporelle portée par une personnalité forte.

En rendant hommage à deux femmes créatives qui ont tracé leur propre voie, Max Mara prouve une nouvelle fois combien l’héritage peut nourrir la création contemporaine. La collection réunit ainsi mode, architecture et culture dans une même vision. Raffinée, puissante et résolument Max Mara.

plus d’infos : www.marcolin.com, Liesbeth Deprez, ldeprez@marcolin.com. +32 (0)499 887874

Inge van Doninck, ivandoninck@marcolin.com. +32 (0)496 571200

VISION COMPANY

QUAND EXPERTISE ET FAMILLE SE CONJUGUENT

CHEZ VISION COMPANY, L’HUMAIN OCCUPE UNE PLACE

CENTRALE DEPUIS LE PREMIER JOUR. CETTE PHILOSOPHIE

GUIDE TANT LES RELATIONS AVEC LES OPTICIENS

INDÉPENDANTS QUE LA COLLABORATION AU SEIN DE L’ÉQUIPE. AVEC L’ARRIVÉE DE PIETER DE NAEYER ET L’EXPÉRIENCE ACQUISE AU FIL DES ANNÉES PAR TINE LEYN, L’ENTREPRISE POURSUIT SON DÉVELOPPEMENT AUTOUR DE VALEURS FORTES : L’ENGAGEMENT, L’EXPERTISE ET DES RELATIONS DURABLES AU SEIN DU SECTEUR DE L’OPTIQUE.

Pieter a rejoint Vision Company il y a environ un an. Dans son rôle de Product & Technical Advisor, il accompagne les opticiens dans l’achat, l’installation et la maintenance de leurs instruments optiques. Il maîtrise également les différents logiciels utilisés dans le secteur et connaît parfaitement les besoins ainsi que les défis auxquels font face les opticiens indépendants.

UNE EXPERTISE TECHNIQUE ANCRÉE DANS LA PRATIQUE

Cette expertise, Pieter l’a construite ces dix dernières années chez Technop, où il est devenu une référence en ma-

naire de vie, Tine Leyn, dans la gestion quotidienne de l’entreprise. Si son titre officiel est Product & Technical Advisor, son rôle dépasse aujourd’hui largement ce cadre. Grâce à son bagage technique et à son approche pragmatique, Pieter est un maillon essentiel de l’équipe Vision Company. Ceux qui travaillent avec lui apprécient d’emblée son calme et sa disponibilité. Qu’il s’agisse d’une question technique, d’un accompagnement logiciel ou de l’installation de nouveaux équipements, il prend le temps d’analyser la situation, réfléchit avec l’opticien et cherche toujours une solution concrète et adaptée.

CONFIANCE ET CONTINUITÉ

Au fil du temps, Tine Leyn est elle aussi devenue une figure incontournable de Vision Company. Forte de plus de dix ans d’expérience aux côtés d’Ann De Muynck, elle occupe aujourd’hui une place centrale dans le fonctionnement quotidien de l’entreprise. Ensemble, Ann, Tine et Pieter poursuivent la construction d’un récit où expertise, confiance et implication personnelle vont de pair. Une histoire qui a récemment pris une dimension encore plus particulière avec la naissance de l’enfant de Pieter et Tine. Cet heureux événement illustre à merveille l’esprit familial qui caractérise Vision

TINE LEYN, PIETER DE NAEYER ET ANN DE MUYNCK

LUNETTES ET LENTILLES

VOTRE VISION, VOTRE MOMENT.

Alternez sans effort entre lunettes et lentilles de contact WATERINNOVATIONS ™ .

Du lundi au jeudi de 9 h à 17 h 30

Le vendredi de 9 h à 14 h 30 (+44) 1424 457900

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LES ROADSHOWS BAUSCH + LOMB MASTERS OF MULTIFOCALS

APRÈS SIX ÉDITIONS COURONNÉES DE SUCCÈS EN BELGIQUE ET AUX PAYS-BAS, MASTERS OF MULTIFOCALS DRESSE LE BILAN. AVEC L’ACADEMY OF VISION CARE, BAUSCH + LOMB A DÉPLOYÉ

UNE PLATEFORME INSPIRANTE OÙ EXPÉRIENCE DE TERRAIN, ENTREPRENEURIAT ET EXPERTISE TECHNIQUE SE RENCONTRENT. LES ROADSHOWS MASTERS OF MULTIFOCALS ANIMÉS PAR TIJL VAN MIERLO ET RICHARD BACKX ÉTAIENT TOUT SAUF DE SIMPLES SOIRÉES PRODUITS.

La presbytie est la plus grande opportunité sous-exploitée dans votre pratique. Mais comment en tirer pleinement par ti ? » C’est sur cette question que s’ouvre le site mastersofmul tifocals.nl. « Dès le départ, notre intention était claire poser bien plus qu’une présentation de produits Richard. « L’adaptation des lentilles multifocales occupait, bien sûr, une place importante, mais nous souhaitions également aider les professionnels à développer leur activité en tant que partenaires. » Cette approche a manifestement trouvé son public. Les premières étapes, à Louvain et Oostkamp, ont suscité des réactions enthousiastes grâce à la combinaison d’expertise professionnelle, de témoignages personnels et d’applications concrètes. « L’alternance entre connaissances cliniques et expériences de terrain inspirantes insuffle une véritable dynamique dans la salle », poursuit Richard.

MASTER YOUR…

Sous le thème « Master Your Practice », Chris Geysen a présenté plusieurs cas multifocaux issus de sa pratique quotidienne. « Il a abordé l’optimisation de la correction, l’importance de l’écoute du client ainsi que l’utilisation judicieuse d’outils tels que la topographie. Et pas uniquement pour les lentilles sur mesure, mais aussi pour les lentilles souples », explique Tijl. Les participants ont également découvert une tout autre perspective grâce à Eelke Veltman. Dans son intervention « Master Your Authenticity », il a partagé avec franchise sa vision de l’entrepreneuriat et de la relation client. Parmi les messages qui ont particulièrement marqué l’auditoire : « Faites ce qui vous correspond réellement et entouplutôt que se comparer aux autres.

Outre le contenu, l’ambiance a largement contribué au succès des soirées. Les échanges durant le dîner, les rencontres entre confrères et le cadre ouvert et détendu ont favorisé de nombreuses discussions, souvent ponctuées de moments de convivialité. Pour plusieurs participants, l’expérience différait clairement de l’image traditionnelle d’un fabricant de lentilles de contact. « C’est agréable de voir Bausch + Lomb organiser des événements qui vont bien au-delà de la simple information produit », a notamment confié l’un d’eux. Masters of Multifocals démontre ainsi qu’il existe d’autres façons d’aborder la formation. « Une aventure qui permet à l’Academy of Vision Care de devenir une plateforme où chaque passionné de lentilles de contact trouve des idées directement applicables dans son quotidien », conclut Tijl.

Cet automne, l’équipe de Bausch + Lomb viendra à votre rencontre dans le cadre de l’Academy of Vision Care.

plus d’infos : www.mastersofmultifocals.nl

KIM LAMMERS
CHRIS GEYSEN
EELKE VELTMAN

COLONNE

AU-DELÀ DE L’ŒIL

LES INTERFACES NEURONALES

Et si la cécité n’induisait plus l’absence de vision ? Neuralink, l’entreprise d’Elon Musk, développe une puce capable de communiquer avec le cortex visuel. Au lieu de passer par les yeux, les images captées par une caméra sont traduites en signaux électriques directement adressés au cerveau, qui les interprète comme des perceptions visuelles. Si l’idée semble tout droit sortie d’un film de science-fiction, les premiers pas ont pourtant déjà été franchis. Second Sight a ainsi conçu Argus II, un implant rétinien destiné aux patients atteints de rétinite pigmentaire sévère. Une caméra intégrée à une monture transmet les images à des électrodes placées sur la rétine. La résolution reste limitée, mais les patients parviennent à distinguer des contours, détecter des mouvements et éviter des obstacles. La génération suivante va encore plus loin. Des implants corticaux contournent entièrement l’œil et la rétine pour stimuler directement le cortex visuel. Cette approche ouvre des perspectives inédites aux patients dont la rétine est irrémédiablement endommagée. Orion, également développé par Second Sight, appartient à cette catégorie. Les premiers essais montrent que les patients peuvent reconnaître des formes, lire certaines lettres et différencier des visages.

L’œil n’est plus l’unique porte d’entrée vers la vision. Sur le plan scientifique, il convient d’ailleurs d’aller au-delà de la médiatisation qui entoure Neuralink. Une étape majeure a été franchie avec la publication de Beauchamp et al. (2020) dans Cell. Les chercheurs du Baylor College of Medicine ont démontré qu’une stimulation corticale pilotée permettait à des participants de percevoir des caractères alphanumériques directement dans le cortex visuel, sans intervention de l’œil. Les phosphènes, ces perceptions lumineuses générées par la stimulation électrique, se sont révélés reproductibles et contrôlables dans l’espace. C’est précisément sur ce mécanisme que reposent les prothèses visuelles corticales telles qu’Orion.

Nous nous trouvons à l’aube d’une nouvelle ère. Une époque où la cécité pourrait ne plus être définitive. Que signifie cette évolution pour les professionnels de la santé visuelle ? À court terme, peu de choses. Ces technologies restent expérimentales, coûteuses et réservées à quelques centres spécialisés. À long terme, elles pourraient tout changer. Si nous croyons réellement aux soins visuels, nous devons aussi nous intéresser à leurs formes les plus radicales. Comprendre ce qui devient possible. Être capables d’informer nos patients sur des solutions qui paraissent encore utopiques aujourd’hui. La frontière entre technologie et biologie s’estompe progressivement.

Les optométristes ont un rôle essentiel à jouer dans ce contexte. Les candidats à un implant rétinien ou cortical ont souvent traversé de longues années de dégradation visuelle progressive. L’optométriste et l’ophtalmologiste figurent généralement parmi les premiers à documenter cette évolution grâce aux champs visuels, aux examens OCT et au suivi de l’acuité visuelle. Ces données longitudinales constituent une ressource précieuse pour les neurochirurgiens et les ingénieurs chargés d’adapter l’implant au système visuel résiduel du patient. L’accompagnement après l’implantation représentera également un domaine majeur pour les professionnels de la santé visuelle : gestion des attentes, suivi de l’adaptation et soutien du patient dans l’apprentissage de cette nouvelle forme de vision. La technologie progresse à grande vitesse. L’humain, lui, continuera toujours à avoir besoin d’écoute et de conseils. Je ne sais pas à quelle vitesse cette révolution se concrétisera. Une chose est certaine : je veux être là lorsqu’elle se produira.

Charles Bruninx est optométriste, spécialiste de la myopie et copropriétaire de Bruninx Design Optics à Hasselt.

CHARLES BRUNINX

LA TOUTE PREMIÈRE LENTILLE*1

Journalière Multifocale Torique

QUATRE TECHNOLOGIES PUISSANTES DANS UNE SEUL LENTILLE:2

Technologie TearStable™ Filtre OptiBlue™ Light Eyelid Stabilised Design Pupil Optimised Design

moins d’évaporation des larmes vs DAILIES TOTAL1®, MyDay® et ULTRA® ONE-Day.3,4 de lumière bleu-violet filtrée, la plus élevée du secteur.†‡3,4 60% 2x zones de stabilisation 4

Aide à maintenir les lentilles stable, même en cas de mouvements oculaires ou de tête.5 des paramètres optimisés selon la taille de la pupille en fonction de l’âge et l’amétropie.2 100%

Offrez à vos clients une vision nette et claire à toutes les distances et dans toutes les conditions d'éclairage, ainsi qu'un confort optimal et une stabilité optimisée tout au long de la journée. §6

* Source: Données de vente GFK 2025, 12 marchés mondiaux. † Il n’a pas été démontré que filtrer la lumière HEV par les lentilles de contact confère au porteur un quelconque bénéfice systémique et/ou de santé oculaire. Pour plus d’informations, consulter un professionnel de la santé oculaire. ‡ Par rapport aux informations disponibles publiquement sur les lentilles de contact à usage quotidien standard en date de décembre 2023. § n=171.

En savoir plus sur ACUVUE® OASYS MAX 1-Day MULTIFOCAL for ASTIGMATISM

Références: 1. JJV Data on File 2024, First and Only Daily Disposable Multifocal Toric Contact Lens in US. 2. JJV Data on File: Technical Description of ACUVUE® OASYS MAX 1-Day MULTIFOCAL for ASTIGMATISM. 3. JJV Data on File 2022. TearStable™ Technology Definition. 4. JJV Data on File 2022. Material Properties: 1-DAY ACUVUE® MOIST, 1-DAY ACUVUE® TruEye®, ACUVUE® OASYS 1-Day with HydraLuxe® Technology and ACUVUE® OASYS MAX 1-Day with TearStable™ Technology Brand Contact Lenses and other daily disposable contact lens brands. 5. Data on file 2024, ACUVUE® Brand Contact Lenses for ASTIGMATISM overall fitting success, orientation position, rotational stability and vision performance. 6. JJV Data on File 2024, Subjective Stand-Alone Claims for ACUVUE® OASYS MAX 1-Day MULTIFOCAL Contact Lenses for ASTIGMATISM.

Informations de sécurité importantes: Les lentilles de contact ACUVUE® sont indiquées pour la correction de la vue. Comme avec toute lentille de contact, des problèmes oculaires, notamment des ulcères cornéens, peuvent apparaître. Certains porteurs de lentilles peuvent ressentir une légère irritation, des démangeaisons ou une gêne. Les lentilles de contact ne doivent pas être utilisées en cas d’infections oculaires ou de toute autre affection oculaire, ou en cas de maladie systémique pouvant affecter l’œil. Pour des informations complètes, y compris les contre-indications, les précautions et les effets indésirables, veuillez consulter le mode d’emploi disponible sur notre site internet Johnson & Johnson: www.e-ifu.com. Pour toute information complémentaire, veuillez consulter le site web de Johnson & Johnson Vision: www.jnjvisionpro.com/fr-be

ACUVUE®, ACUVUE® OASYS MAX 1-Day MULTIFOCAL for ASTIGMATISM, OptiBlue™ et TearStable™ sont des marques déposées de Johnson & Johnson. Les marques de tiers utilisées dans ce texte appartiennent à leurs propriétaires respectifs. © Johnson & Johnson 2026. 2026PP08171

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