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En marge de Saint-Louis du Sénégal - Construire avec les ressouces locales

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En marge de Saint - Louis Construire avec les ressources locales

sénégal

Louisa Malguitou & Benjamin Mellor-Ribet ENSAPLV 2018 PFE E.Lacombe et X.Bonnaud


Nous tenons à remercier Thomas Maillard, doctorant en géographie à Paris 8, pour nous avoir transmit l’intégralité de son grand travail de recherche sur le quartier maraîcher de Khor. Son analyse et son expérience sur le terrain nous ont été d’une aide précieuse pour comprendre les complexités d’un territoire que nous avions déjà visité deux ans auparavant. En septembre 2017, nous avons découvert pour la première fois l’Afrique noir en atterissant au Sénégal, un pays qui nous a initié à l’architecture en terre crue à travers un stage chantier en BTC (brique de terre compressées) avec Atelier Koe à N’Gaparou, au sud de Dakar. Nous remercions Richard et à toute l’équipe d’atelier KOE pour nous avoir partagé leur savoir. Merci aussi à Petit pour nous avoir accueilli dans sa famille lors de la Tabaski et montré la douce vie Saint-Louisienne.

Première de couverture: . Photo d’une maison à impluvium sénégalaise Habiter un monde, architecture de l’afrique de l’Ouest,, collection Anarchitecture


sénégal

En marge de Saint - Louis Construire avec les ressources locales Louisa Malguitou & Benjamin Mellor-Ribet

Construire l’urbanité dans une zone exposée à des risques naturels ENSAPLV 2018 PFE E.Lacombe et X.Bonnaud


PEULS, TOUCOULEUR

SERER

BAMBARA

MAURES

WOLOF

HALPULAR

ETHNIES DE SAINT LOUIS

Villes Barrages Zones protégées Saint-Louis

1. Entre l’île coloniale et le village des pêcheurs, Saint-Louis 2015, Louisa Malguitou


I. Histoire de Saint-Louis


Une Histoire Coloniale 1659 - La compagnie normande de Dieppe fonde de la ville de Saint-Louis. 1660 - Etablissement du Diocèse Catholique 1814 - La France est au pouvoir dans la région de Saint-Louis à l’issue de la guerre de la Sixième Coalition 1828 - Construction de la Cathédrale 1847 - Construction de la Grande Mosquée. Les Catholiques (5%) et Musulmans (94%) cohabitent au Sénégal sans conflit majeur. Le pays est réputé pour sa tolérance religieuse. 1854 - Elle devient capitale politique de la colonie Française en Afrique de l’Ouest jusqu’en 1902 ou elle est déplacée à Dakar 1854 - Louis Faidherbe est Gouverneur et fera construire les ponts, le train vers Dakar et mènera les premières opérations d’assainissement d’eau: la station d’épuration de Mbakhana 1960 - Indépendance du Sénégal, la ville perd son importance face à Dakar la capitale, et elle tombe en léthargie. Bien qu’il y ait une baisse du tonnage de poisson chaque année. la pêche est la plus grande activité économique après l’agriculture. Depuis la fin de la colonisation Saint Louis est devenu un pôle éducatif à l’échelle nationale avec Dakar. En 1990 l’Université de Saint Louis est construite dans de nouveaux quartiers lointains et peu denses car le centre-ville, encerclé par les eaux marécageuses, ne peut plus croître. Le tourisme culturel et environnemental constitue une partie importante de l’économie. En plus des évènements culturels et des qualités qui en ont fait un patrimoine mondial de l’UNESCO Saint Louis est entouré de nombreux sites naturels préservés, avec une faune et une flore qui lui est propre.


1750 -1960 1980 - 2000 2000 -2010 2010 - 2015

DéSERT

VALLéE

OCÉAN

SAVANNE


La Ville Archipel L’agglomération de St Louis compte aujourd’hui 190 000 habitants, soit trois fois plus qu’il y a trente ans. Les prévisions à 20 ans établissent la population future à près de 300 000 habitants a minima, par effets cumulés des soldes naturels et migratoires. St Louis n’a donc pas d’autre choix que de grandir et de s’étendre, d’élargir son espace vital vers l’intérieur des terres. Ce faisant, l’homme va donc empiéter encore davantage sur les espaces naturels du delta, fragiliser l’écosystème actuel et accentuer les risques d’inondations.

Evolution de la morphologie de l’île, école d’architecture de Lille

1710 1745 1820 1880 1942


Les Ateliers de St-Louis, Cahier de Session St-Louis 2030, Nouvelle Métropole Africaine, 2010

La Langue de Barbarie, le rempart

L’île, touristique et culturelle

Sor, coeur de Saint-Louis

L’île de Diouk, vitrine contemporaine

Khor, le château d’eau

Bango, le jardin

Ngallèle, une nouvelle centralité

Le secteur universitaire, la matière grise

Maka Toubé, le pôle alimentaire


Village des pĂŞcheurs

240 m

78 m

307 m

Ile Coloniale, patrimoine Unesco

488 m


Pont Faidherbe

2000 m

Sor, coeur urbain

EntrĂŠe de Khor: Village de Ngolobougou


Périphéries continentales SOR

Etalement Urbain:

Langue de Barbarie L’île de Ndar

- Un site d’implantation contraignant : Implantation dans une lagune du delta du fleuve Sénégal, sols halomorphes (qui contiennent de fortes concentrations en sel) et vulnérable aux inondations, car de nombreux quartiers se sont développés par le remblai de zones marécageuses - Une urbanisation accélérée: Densification des quartiers existants et formation de nouveaux quartiers dans les zones inondables par l’absence d’espace «libre» disponible dans des zones sans risques.

Saint - Louis, une urbanisation par saturation des îlots

Cartographie sour QGIS, T.Maillard 2015


- Des difficultés d’accès au marché foncier officiel Le vaste projet de ville nouvelle qui se développe autour de l’Université participe à la régularisation par le cadastre des quartiers informels qui sont ensuite achetés par des coopératives d’habitats constituées par les salariés de grandes sociétés (coopérative des militaires, de la Poste, des personnels de l’université, etc.). Malgré le manque d’équipement de ces zones freinant l’installation de nouveaux habitants, elles deviennent inaccessibles économiquement et légalement à la majorité de la population Saint-Louisienne qui n’appartiennent pas à ces corps de métiers. = Une pression foncière transférée dans les zones interstitielles Dans un département ou seuls 7,5 % de la population est salariée (ANSD (Senegal), 2009), l’accès a un terrain légalement constructible est fortement contraint. Les seules zones encore disponibles sont des espaces interstitiels non aedificandi : zones inondables et franges des grands équipements urbains. Ces mêmes zones sont mises en valeur par les maraîchers de la ville. (Thomas Maillard)

Saint- Louis, un marché officiel inacessible


Le Village des Pêcheurs, Menacé par la Montée des Eaux Le petit quartier de Guet N’dar sur la « Langue de Barbarie », fine péninsule sablonneuse, en est le centre d’activité. Les barques s’entassent de part et d’autres d’une étroite bande de constructions denses.

Croquis et Photos de L.Malguitou, St-Louis 2015


Plan de Sauvegarde et de Mise en Valeur de l’île Saint Louis, Rapport de présentation, 2006

La Langue de Barbarie, protégeant la ville de SaintLouis des agressions de l’océan et de la montée des eaux, est l’élément urbain le plus vulnérable face aux changements climatiques. L’ouverture de la brèche en 2003 pour prévenir les possibles innondations à été qualifié de «désastre environnemental» et ne va pas dans le sens de la conservation d’une aire protégée. L’ouverture à en fait accentué les innondations dans certaines parties de la péninsule et en a affecté sa faune et sa flore.

Visite et discours du président Macron en 2018 sur la montée des eaux Il propose 15 millions € pour la fabrication d’une digue et 25 millions € pour rénover le patrimoine de St-Louis, financé par l’Etat Français et la Banque Mondiale. La Banque Mondiale finance 39 millions € pour la relocalisation des pécheurs.


Plan de développement Urbain

Vison Urbaine de la municipalité : Agrandissement de l’aéroport et construction de lotissements standing.

« Dans sa planification, le PDU n’envisage que la solution unique de l’extension urbaine pour accueillir les populations nouvelles. Il retient une densité brute moyenne de 250 habitants à l’hectare, et des densités de parcelles allant de 30 parcelles à l’hectare pour l’habitat social à 16 pour l’habitat de standing, soit un besoin global de nouvelles emprises foncières estimé à 980 ha d’ici 2025.

Cette approche très consommatrice d’espace est ancrée dans la vision urbaine et les pratiques de l’élite locale : tous ceux qui en ont la possibilité financière, y compris les pêcheurs, cherchent à acquérir en périphérie de la ville un vaste terrain en bordure de route pour y construire une villa confortable, contribuant ainsi à l’étalement urbain et à une consommation excessive et inefficace des ressources foncières. Ce phénomène est particulièrement sensible dans les quartiers de Khor, Cité Vauvert et Dakhar Bango.» Atelier international de maîtrise d’oeuvre urbaine 2010


Aéroport de St Louis, 2005 (avant que la mangrove soit replantée)

WTF???


Photos des abords de Saint-Louis pendant la saison des pluies, Louisa Malguitou 2015


II. L’Urbanisation Spontanée


Modalités d’Appropriation des Sols: Depuis le milieu du XXe siècle, l’urbanisation rapide de StLouis engendre une forte spéculation foncière qui suscite des invasions urbaines illégales sur des terrains vacants situés sur un sol public (propriété de l’État) et dont les contraintes topologiques ou géographiques ont dissuadé le développement urbain. Ces invasions ont transformé un grand nombre de terres rurales en parcelles urbaines, déplaçant ainsi les limites naturelles de la ville. La réglementation foncière sénégalaise distingue trois statuts aux terres : • Le domaine national qui ne fait pas l’objet d’un droit de propriété mais seulement d’usufruit et concerne essentiellement l’espace rural. • Le domaine de l’État : public (espaces naturels) et privés (biens immobiliers de l’État) • Les titres fonciers prives immatriculés au cadastre. Outre le prêt et la location, la pratique habitante en ville retient trois modes d’acquisition ou d’occupation de terrains a Saint-Louis : - Propriété : Bail transformable en titre privé dans un lotissement sur un titre morcelé et loti, ou sur un terrain du domaine privé de l’État. - Droit d’usufruit mais forte vulnérabilité: La cession de peine ou acte d’achat qui regroupe différentes modalités d’achat de l’accès et de l’usage d’un terrain non immatriculé. Elle ne constitue pas un achat de foncier a proprement parlé mais l’achat de la mise en valeur de l’ancien occupant (la peine : constructions, aménagements agricoles, arbres, etc.). - Aucun droit: L’occupation illégale de terres non mises en valeur dans différents domaines fonciers.


T.Maillard, Pérennité de l’horticulture périurbaine à Saint-Louis au Sénégal


Khor, un quartier urbain et maraîcher: Khor est formé de 2 entités différentes par la gestion du foncier et l'évolution de l'occupation des sols. Le titre foncier de « Cité Vauvert », qui relève du domaine privée se caractérise par une densification du bâti et une absence totale d'horticulture, est principalement habité par des nouveaux résidents. Khor Eglise. Ce quartier se confond de plus en plus avec la cité Vauvert par la morphologie de l'habitat. Enfin, Khor-usine et Khor-cabane, les deux sous-quartiers horticoles, se caractérisent par une densification du bâti le long de la route national et une densification des jardins le long du canal et en auréole autour de Khor-Usine. Le quartier de Khor peine à se hisser au niveau des standards urbains en raisons de nombreux défauts d’aménagements (manque d’infrastructures routières, défaut de lotissement, absence totale de réseaux d’assainissements et d’évacuation des eaux usées officielles, forte exposition aux inondations) et d’un manque de certaines infrastructures de bases (rénovation de l’école, case des tous petits provisoire). Toutefois, les habitants ont su compenser les faiblesses des investissements publics par une organisation en interne.

246 Hectares pour une population de 2.093 habitants.


Parcelles vacantes

Une trame viaire cohĂŠrente mais illĂŠgale a Khor-Cabane


Ngolobougou, coeur originel du quartier : Ngolobougou constitue le coeur originel du quartier. Les premieres implantations de logement datent de la fin des annees 1940. A cette epoque, c’est principalement une zone dediee au maraichage. Les parcelles cultivees sont amenagees autour de l’usine de traitement des eaux et le long de l’aqueduc. Progressivement, les parcelles cultivees sont remplacees par des logements et de nouveaux jardins sont amenages. Le faible espace disponible fait que les habitants du quartier remblayent des parcelles dans le marigot pour creer leur jardin. Au fil des successions, les jardins des parents sont fragmentes entre les enfants qui batissent alors leur propre maison familiale et remblayent plus loin un jardin maraicher. De 1940 a 1990, la croissance de ce quartier est favorisee par l’urbanisation des quartiers maraichers plus proches du centre-ville renforcee par la suppression d’une tarification avantageuse l’eau pour les maraichers dans les annees 1980. En 1962, le coeur du quartier est loti, les terrains y font donc l’objet de titres de propriete. Les familles residant a Ngolobougou perpétuent cette séquence de fabrication de foncier : remblai du marigot →amenagement et culture d’un jardin → construction du logement sur le jardin et remblai d’une parcelle cultivable plus loin. Cette pratique correspond, pour chacun des maraichers interrogés, a une strategie d’appropriation foncière. De plus, cultiver un jardin pendant au moins une dizaine d’années permet au remblai de se stabiliser avant la construction. Les maraichers prevoient de leguer logements et terres cultivables a leurs enfants. Le quartier s’agrandit par la succession de ces micropolders cultivés. Les habitants disposent ainsi d’un vaste espace d’extension dans le marigot. Maraichage et logement ne sont pas des utilisations des sols rivales. Elles sont complementaires, car amenager un jardin constitue un passage obligatoire pour mieux batir sa maison.

J. Maillard


Khar Yallah, un quartier en chantier : La zone est sous la responsabilité du délégué de quartier de Khor-Usine. Principalement constituée du titre foncier de l’aéroport de Saint-Louis, cette zone est non aedificandi mais tolère des activités agricoles et pastorales. De 2011 à 2013, le quartier est passé de cinq maisons à 152 constructions et chantiers en cours. Cette flambée de constructions récente est lié à la saturation de l’espace urbain de Saint-Louis. La zone présente l’avantage de ne pas être inondable et constitue une opportunité intéressante pour des personnes résidentes dans les zones inondables du centre-ville. Conscient de l’irrégularité et de la vulnérabilité de leurs installations, les nouveaux occupants construisent rapidement un mur d’enceinte afin d’affirmer leur occupation dans l’espoir d’une régularisation future et le cas échéant de recevoir un dédommagement.

T.Maillard, Pérennité de l’horticulture périurbaine à Saint-Louis au Sénégal

2003

2009

2015


Urbanisation le Long des Routes:

Transports


Intériorité

Extériorité

Commerces

Maisons en Chantier


Parcellisation et Construction Les personnes qui n’ont pas les moyens d’obtenir

Cette zone ne fait l’objet d’aucun encadrement

un titre foncier mettent en valeur rapidement un

légal, d’aucun encadrement foncier et le

terrain et construisent un mur d’enceinte avec

caractere

des parpaings ou des pneus. afin d’espérer voir

installations

régulariser son occupation ou pour obtenir un

encadrement par les notables. La trame

dédommagement de la peine ou une réattribution

est chaotique, le reseau viaire presente de

en cas d’expulsion. L’appropriation de parcelle

nombreuses incoherences (route barree par

dépend non pas d’une planification publique

une construction, retrecissement de la voie).

municipale mais d’arrangements locaux entre

Pour autant, les habitants commencent a

voisins plus ou moins supervisés par les

s’organiser pour demander le raccordement

notables locaux lorsqu’ils existent. Dès lors, se

aux reseaux d’eau et d’electricite. L’association

met en place une forme d’organisation urbaine

de developpement de Khar Yallah a deja

souvent très dense, induite par des contraintes

construit une ecole primaire, une mosquee et

telles que l’absence de réseau, construite sans norme technique et située en périphérie de la ville ou dans des zones exposées à des risques naturels.

recent,

rapide

empeche

et un

massif

des

quelconque

Etapes de chantier: 1. Bornage de pneus et empilement de parpaings 2. Fondation du mur d’enceinte 3. Mur d’enceinte en construction 4. Gros oeuvre terminé

Marquage des angles des terrains afin d’affirmer son occupation

Utilisation des batteries de voiture


Un corral (enclos circulaire où l’on parque le bétail) dans un campement d’éleveurs

Stockage d’eau potable dans les bidons

Une des deux bornes fontaines du quartier

Vivre et cultiver sur des micro-polder à Saint-Louis (Sénégal), T.Maillard


Typologies Evolutives : Evolution Urbaine de Khor

2003

2009


2013

2017


Le logement, bien que limité par les matériaux

La parcelle, souvent productive, intègre dans

disponibles, évolue à mesure que la famille

un premier temps des espaces libres pour des

augmente, que changent les conditions

enclos ou des potagers, qui seront ensuite

économiques et que se développe le

des magasins ou des ateliers. Elle peut aussi

quartier. Sur la même parcelle, la maison est

occuper tout le terrain et s’agrandir ensuite

transformée, passant de rurale à urbaine par

en hauteur pour passer de maison familiale à

la construction d’une extension horizontale

immeuble collectif. Ces maisons s’adossent à la

et/ou verticale via l’autoconstruction ou des

rue qui devient au fur à mesure l’unique espace

artisans locaux.

non construit des quartiers « informels ».

Catalogue pour les nouveaux constructeurs de Ouagadougou – Cyril Chabaud – PFE 2013


Maison à cour à Sor, Saint Louis, Louisa Malguitou 2015


L’habitat en dur, construit en ciment, est très largement dominant à Khor avec 90,5%. Les habitants sont propriétaires à 63,5% ou occupent une maison familiale à 22%. Les logements sont de petites tailles aec une moyenne de pièces habitées de 3,8%; la moitié des logements sont de 1 à 3 pièces. Le taux moyen d’occupation est de 2,5 personnes par pièces, ce qui demeure inférieur à la moyenne en zone urbaine de 2,8%, mais illustre quand même une grande suroccupation des logements.

Photos et texte de T.Maillard


Histoire Urbaine :


Les Nécéssités des Habitants de Khor: selon le plan de développement réalité en 2010 par l’Agence de Développement Communal de Saint-Louis:

Assainissement: Lieux d’aisance: 23% des ménages en sont dépourvus et 10% ne disposent que de latrines tradtionnelles. 65,5% disposent de WC avec fosse, et l’entretien et la vidange des fosses pose problème car il coûte cher. Gestion des ordures ménagères: La collecte des ordure ménagère est indiviuelle car il n’existe aucun système de ramassage. Cette gestion individuelle ne permet pas une maitrise globale sur l’ensemble du quartier: une grande majorité des ordures est déversée dans des dépots sauvages (46%). Evacuation des eaux de pluviales et fluviales: Il n’existe aucun réseau d’évacuation des eaux usées; ils sont individuels. Ainsi, le premier déversoir des eaux usées est la rue. Les problème d’hygiène et de salubrité publique sont encore accentués lorsque les eaux usées se mêlent aux eaux d’inondation, mettant en danger la santé des populations. Khor fait partie des quartiers de Saint-Louis les plus soumis aux inondations. Hormis la cité Vauvert et une partie de Khor Mission, situé sur un cordeau sablonneux, l’ensemble du quartier, ceinturé par le marigot, est inondable en période d’hivernage. D’une part, les eaux de pluie se heurtent à la nature argileuse du sol qui le rend imperméable à toute infiltration naturelle, et aucun réseau d’évacuation n’existe pour les canaliser.


Problèmes:

Propositions:

EAUX: Innondations (+ fuite du canal) Maladies liées à l’eau Mauvaise gestion des eaux usées Staganation des eaux de pluie Remontées du sel Absence d’eau potable et de sanitaires

- Digues de protection - Création de matériaux pour remblayer - Zones poreuses de rétention : fertilisation des sols - Bassins de traitement des eaux - Sanitaires publics - Améliorer l’approvisionnement de l’aqueduc: station de pompage autonome

ESPACES: Insuffisance d’espaces publics : (Espace de jeux, espaces plantés, terrains de sport) Insuffisance de structure de santé Lotissements inachevés Réseau électrique insuffisant ECONOMIQUES: Difficulté de l’expansion du maraîchage Eloignement du marché Faible niveau de formation qualifiée Fort taux de chaumage

- Espaces publics et boisés - Mise à diposition de matériaux de construction + Aide à l’autoconstruction - Densification et connexion aux réseaux de la ville - Marché entre Bango et Khor - Centre de recyclage des déchets et traitement du typha - Pôle de formation horticole - Maison des quartiers - Arrêt de bus et Place publique


Educational Building, Mozambique Bergen school


III. Typologies Africaines


1. Lotissement sur la rue principale


2. Maisons auto-construites sur parcellaire agricole


3. Maison familiale traditionnelle Africaine Ă cour (Wollof)

Benjamin Mellor, St Louis 2015


Atelier KOE, ferme au Sénégal


4. Ferme familliale Maison Soninké, Sénégal

Habiter un monde, architecture de l’afrique de l’Ouest,, collection Anarchitecture


5. Maison à Impluvium sénégalaise (Casamance)


6. Case traditonnelle

Habiter un monde, architecture de l’afrique de l’Ouest,, collection Anarchitecture


5. Maison monolithique


Habiter un monde, architecture de l’afrique de l’Ouest,, collection Anarchitecture


Inspirations Vernaculaires: Hassan Fathy Nouveau Gourna , Egypte


Francis KĂŠrĂŠ:

Une clinique chirurgicale au Burkina Faso

National Park of Mali, Mali, 2010


Gando Primary School, Burkina Faso, 2001


Educational Building In Mozambique

Bergen School of Architecture Students. Middle: School Library Gando

Kere Architecture. Bottom: Umubano Primary School / MASS Design Group


bauen fur orange farm opens the mzamba schools in south africa

sP+a architects, the Buddhist learning centre Jetvana

Maison culturelle TSKIKO MORI


Les voutes :

Jao Filgueiras, Lima

Eladio Dieste, terminal de bus, Uruguay

Peter Rich, centre Mapungubwe


La Voute Nubienne, une association d’aide à l’auto-construction en Afrique de l’Ouest


Usine de recyclage des dĂŠchets plastique, Proplast Ă Dakar


V. Programme Le centre Bango-Khor


Le Marché

croquis d’intentions


Centre de Formation Horticole

Sous la forme d’un village dense africain


Recyclage des Déchets Platisques:


L’usine Proplast à Dakar


Bâches plastiques agricoles: - Protection contre le sel - serres - bassins


Inspirations Industrielles

The mutende Project, Orkidstudio in Chingola, Zambia


Traitement du Typha et ExpĂŠrimentation

Atelier de tissage:


La presse à typha: Terre comprimée- paille CRA Terre

Elle est cuite puis transformé

Maison culturelle TSKIKO MORI


Premières Intentions Maisons à cour évolutives le long du canal avec salles d’eau Benjamin Mellor, Janvier 2018

KHOR

8


des maraîchers (Bango)

PHASE 1 AQUEDUC DE KHOR-BANGO ET ESPACES D’EAUX USEES SUR L’ANCIENNE ROUTE BITUMEE, MARQUAGES DU PARCELLAIRE EN CONCERTATION EN VUE D’UNE URBANISATION

PHASE 2 URBANISATION DE L’AQUEDUC ET

CONSTRUCTION

WETLANDS, CHEMINS

MARQUAGE

DE DES

ET DES ESPACES

COMMUNS, RETRAIT DES MURS ET DEFINITION DE NOUVEAUX PERIMETRES AGRICOLES ET DE DENSIFICATION URBAINE

PHASE 3 URBANISATION DE L’AQUEDUC ET

DENSIFICATION

NOUVEAUX

DES

PERIMETRES,

REQUALIFICATION DES LIMITES PARCELLAIRES PAR

AGRICOLES

UNE

VEGETATION

RESISTANTE EN SAISON SECHE, BORDEMENTS PAR

DE

QUARTIER

GRANDS

COUPE-VENT, D’UNE

DU

CASE

ACACIAS

CONSTRUCTION A

IMPLUVIUM

ET DU CENTRE DU G.I.E DES MARAICHERS.


Armature du projet

Limite urbaine

Wetland

Limite marigot


1er scénario: la mangrove croît sur le marigot avec la montée des eaux

SAINT-LOUIS 2025 INFRASTRUCTURE DU PROJET

DÉBLAIS

RESTRUCTURATION DU CANAL

DENSIFICATION:

EXTENSION DE L’AGRICULTURE:

MATÉRIAUX DE CONSTRUCTION:

REMBLAYAGE DES PARCELLES AGRICOLES

TRAITEMENT DU TYPHA (isolant, toiture, bardage)

GESTION DES DÉCHETS PLASTIQUES - GIE collecte des déchets - Municipalité - Centre d’enfouissement technique

architecture progressive

REMBLAIS

EAU LENTE (EN TRAITEMENT) AGRANDISSEMENT DE LA MANGROVE

MARCHÉ DE FRUIT ET LÉGUME

EAU RAPIDE (POLLUÉE)

Services de l’eau - Usine de traitement des eaux - Station de Pompage - Bassin de décantation

BTC: Brique de Terre Comprimée CENTRE CULTUREL & GESTION DE L’EAU

PÔLE UNNIVERSITAIRE D’AGRICULTURE Acteurs Agricoles: - GIE des maraîchers - Université Gaston Berger - S.A.D.E - C.R.A.S

SAINT-LOUIS 2050 EVOLUTION URBAINE ET AGRICOLE 1/15000 500 m


1

2

3 4

5

6

Maquette de site, mars 2018


TRAITEMENT DU TYPHA

Zone militaire POMPAGE

1 Barrage Bango reserve d’eau

2 3 Zone militaire Piste d’Atterrissage

4

Piste d’Atterrissage

3

Piste d’Atterrissage

5


Bango Sud

Zone inondable

Zone inondable

Grande propriété Agricole

Bango Sud Ancienne Piste d’Atterrissage

Zone inondable Zone Inondable

Ngalèlle

LE MARCHÉ

Khar Yallah

Ancienne Piste d’Atterrissage

Zone Humide

Zone Inondable

Ngalèlle


Zone militaire

4 Bango

Piste d’Atterrissage

3 5 Piste d’Atterrissage Mangrove

Khor

4

Piste d’Atterrissage

6

Cité Vauvert

Khor Cabane


LE MARCHÉ

Bango Sud

Zone inondable

Khar Yallah

Khor

Ancienne Piste d’Atterrissage

Zone Humide

Zone Inondable Zone Humide

Ngalèlle

LE MARCHÉ

Khar Yallah

2 sites de projets: les fermes, la ville et la gestion de l’eau

Zone Humide


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