De Bango à Khor Cultiver le long d’un aqueduc sur des micro-polders
sénégal
Louisa Malguitou & Benjamin Mellor-Ribet ENSAPLV 2018 PFE E.Lacombe et X.Bonnaud
sénégal
De Bango à Khor Cultiver le long d’un aqueduc sur des micro-polders Louisa Malguitou & Benjamin Mellor-Ribet
Construire l’urbanité dans une zone exposée à des risques naturels ENSAPLV 2018 PFE E.Lacombe et X.Bonnaud
Photo de Louisa Malguitou, Place du village à Mar Lodj, Sénégal Octobre 2015
I. Herbier et Paysages Naturels
Analyse climatique de Saint-Louis : Comme sur l’ensemble du pays, le climat de la réserve est de type sahélien et est caractérisé par une courte saison des pluies (trois mois) et une longue saison sèche (neuf mois). Les moyennes annuelles varient de 200‐300 mm dans le delta et la basse vallée, 300-400 mm dans la moyenne vallée, 500‐600 mm dans la haute vallée. Au cours de la saison sèche, des pluies hors saison « heug » peuvent se produire, associées à des invasions épisodiques d’air froid venant des régions tempérées. Probabilité de précipitation quotidienne
Pluviométrie mensuelle moyenne
- fr.weatherspark.com & - Rapport de la réserve de Bango : S’adapter aux conséquences du changement climatique dans les bassins
Extrait du mémoire de Thomas Maillard, Pérennité de l’horticulture périurbaine à Saint-Louis au Sénégal sur la culture en contre saison à Bango et Khor: En 1984, R. Bonnardel remarquait :« On fait une seule campagne par an, en saison sèche froide. » (Bonnardel 1992, p.195). C’est-à-dire, entre décembre et mars. Aujourd’hui, pour tous les jardiniers, la saison de culture s’étale sur 6 à 7 mois, d’octobre à mai. Cette extension a été permise grâce à l’amélioration de l’approvisionnement en eau. La gestion autonome par le GIE de l’aqueduc a permis aux horticulteurs de s’affranchir des restrictions imposé par la société en charge de l’approvisionnement de la ville en saison sèche. «(...) à partir d’avril, quand commence la saison sèche chaude, il devient impossible d’arroser les jardins parce que la distribution de l’eau, dans la ville, est réduite autoritairement à quelques heures par jour. Par ailleurs, le jardinage disparaît en saison des pluies, pour l’essentiel : la luminosité insuffisante n’autorise plus qu’une médiocre croissance des légumes verts, ceux-ci attaqués, de plus, par d’innombrables agents pathogènes que l’humidité et la chaleurs font proliférer ; Faut-il préciser encore que dans les années sèches, quelle que soit a saison, toute possibilité de jardinage disparaît dans l’intérieur de la ville et ses abords. » (Bonnardel)
Avant la sécheresse, la crue du fleuve submergeait la région permettant la mise en culture lors de la décrue. La dégradation de la pluviométrie, qui est à l’heure actuelle de l’ordre de 200 à 300 mm, l’allongement de la saison sèche qui dure près de 10 mois et la diminution des débits du fleuve, ont réduit de façon considérable l’espace cultivable mais aussi le couvert végétal On observe une diminution du nombre de jour de pluie et une augmentation du volume annuel caractérisé par des pluies de plus en plus denses et l’augmentation du risque d’inondation. Khor Usine, qui est en zone inondable, peut recevoir en août 13 mm/h d’eau par m² alors que son sol argileux n’absorbe que 5mm/h.
Saison sèche: 9 mois
Saison des pluies: 3 mois
Vue depuis le marigot sur Khor-Usine (Photos de Thomas Maillard)
Sur l’ensemble du territoire et pour toute l’année les plus faibles valeurs d’humidité se situent entre Novembre et Mars, tandis que les plus fortes valeurs se trouvent entre Mai et Septembre avec un pic en Août (prés de 80%). Globalement l’humidité de l’air est comprise entre 45 et 80% et les vents dominants viennent du Nord-Ouest.
La saison sèche est marquée par l’harmattan, un vent chaud et sec chargé en poussières. Son impact sur l’évaporation est notable et oblige les populations à porter le turban afin de se protéger de la chaleur. L’évaporation est estimée à 2021mm/ an et représente prés de 54% des pertes du bilan hydrologique de la réserve de Bango (SDE, 2007). L’’évaporation retire plus d’eau que les pluies locales en apportent.
Vents dominants
fr.weatherspark.com
La Mangrove
2 paysages entre terre et mer...
Photo de Louisa Malguitou, SĂŠnĂŠgal Octobre 2015
Le Marigot
Photo de Thomas Maillard, vue de Saint Louis et du marigot depuis un jardin de Khor.
Langue de Barbarie
Marigot
Mangrove
RĂŠserve de Bango
Agriculture
Le Barrage et la Réserve de Bango
Zone militaire
Aéroport
Piste d’Atterrissage
Zone inondable
Grande propriété Agricole sur la Dune
1
Bango Sud
Zone inondable
2
Bango Sud
3
Ancienne Piste d’Atterrissage
Zone Inondable
Ngalèlle
Piste d’Atterrissage
Mangrove
Mangrove
Mangrove
Cité Vauvert
Khor Eglise
Khor Cabane
K
Khor Cabane
K
Station d’Epuration
Ngolobo
Khor
Khor
ougou
Khar Yallah
Zone Humide
5
Zone Humide
6
Zone Humide
7
Zone Humide
La Végétation du Delta: Delta: zone alluviale aux sols sablolimoneux ou argileux, parfois salés. Les végétaux des vasières sont périodiquement submergés par l’eau salée. C’est une végétation qui contraste avec les autres paysages arides de la région par sa verdure et sa densité.
Ces plantes sont soumises à l’influence des marées, des innondations, la pente et la salinité des sols. Il y a 2 grands ensembles de végétations: - En aval de St-louis: faible peuplement de Rhizophora associé à de rares pieds d’Avicennia et quelques salicornes. - En amont, vers Dakar - Bango: Rhizophora et Avicennia plus denses - Vers le barrage de Diama: faible et rare végétation à cause de la dégradation de la zone. - Sur les terres herbacées: surface de l’estran (partie du littoral périodiquement recouverte par la marée) couverte d’halophytes de petite taille telle que la salicorne.
La Mangrove, une forêt des eaux saumâtres Avicennia palétuvier noir, Elle pouse à 1020 cm du sol en rangées sérrées. Elle se trouve à la limite de la mangrove
Rhizophora, palétuvier rouge possédant des racines échasses Situé à l’intérieur de la mangrove
Salicorne Plante halophyte comestible.
Cette plante peut pousser sur les sels salés comme les plantes halophytes, car elle nécessite plus de minéraux pour absorber l’eau. Le sel absorbé est stocké dans ses feuilles. C’est un des végétaux qui produit le plus de biomasse et constitue donc une réserve de nourriture pour les poissons et les crustacés. Elle peu de plus agir comme une digue naturelle en stabilisant le littoral. Elles doit être alimentée régulièrement en eau douce et en réserve nutritive: les sédiments; à Saint-Louis il s’agit de la réserve de Diama. La forêt se déplace en fonction des sédiments et peut ainsi voyager sur plusieurs kilomètres le long des côtes, comme sur le littoral de la Guyane Française. Les racines des palétuviers remontent souvent bien au dessus de la surface du sol afin de pouvoir respirer meme lorsque la vasière avance. Longtemps menacée pour son bois à usage domestique ou pour récupérer le sel une fois les branches brulées, la mangrove est aujourd’hui reboisée (moyennant beaucoup de main d’oeuvre cette opération n’est pas compliquéedans les delta du Sénégal et est une espèce protégée.
F. Blasco, Écosystèmes mangroves, fonctionnement, utilité, évolution
Pélicans Blancs
La Faune et la Flore du Fleuve Sénégal :
Hippopotame
Souïmanga à poitrine rouge
La réserve de Bango constitue une zone de gîte et de reproduction d’oiseaux et de poissons. On y retrouve les limicoles (comme les tourterelles, les pigeons, les cailles,…), les Ardéidés, les hirondelles, les Charadriidés et les Scolopacidés (Fowler, 2005). La réserve constitue aussi une zone de pêche pour des oiseaux ichtyophages comme les pélicans blancs, les cormorans ; des oiseaux paléarctiques (migrateurs) ; les Anatidés et les hérons sont aussi retrouvés. La faune terrestre (mammifères comme les hippopotames, et les reptiles) est assez rare en raison de la pollution du milieu naturel et de la chasse. Les baisses annuelles du niveau de la réserve menacent aussi la survie de ces espèces.
Le Typha , une plante d’eau douce envahissante Depuis le barrage de Diama, marigots, cannaux d’irrigation et berges sont affectés par une submersion permanente: le Typha Australis, une plante monocotylédones, également typique des bords des eaux calmes, et des marais. Cette grande herbe d’un vert très foncé, forme par endroits de véritables jungles aquatiques de plus de 4m de haut. Elle provoque une eutrophisation de la réserve qui s’appauvrit en oxygène et trouble l’écosystème, l’eau devient impropre à la consommation humaine. De plus ces plantes servent de refuges permanents aux moustiques dont la prolifération favorise l’explosion de la malaria. Elles bloquent la circulation de l’eau et les voies d’accès. Ainsi, le typha est devenu une alternative au Sénégal, pour lutter contre les problèmes énergétiques. Elle est une ressource abondante de 5 000 tonnes/an de matières à valoriser. Le typha se régénère très vite, moins de dix jours après la coupe. Abou THIAM , Étude de la flore vasculaire, de la végétation et des macrophytes aquatiques proliférants dans le delta du fleuve Sénégal et le lac de Guiers
La Végétation Subsaharienne : La vallée se compose du domaine de la forêt de gonakié se développant sur les sols arides de la savane arbustive. Jamais inondée elle couvre la plus grande partie de la région de Saint-Louis. Alors que le delta est occupé par des espèces halophiles, la savane est une vaste étendue herbeuse parsemée d’acacias, de rôniers et de baobabs. Au nord, le paysage se désertifie et on aperçoit les premières dunes qui annoncent le désert de Mauritanie.
Acacia albidia, utilisé en apiculture pour son pollen et pour alimenter le bétail avec les gousses
Pommier de Sodome, l’arbre à soie
Le palmier rônier ou Borassus, utilisé dans la construction pour son bois solide et dans l’alimentation il est grillé et on obtient une sève
Arbre Fromager, utilisé fréquemment pour frabriquer les pirogues
Salvadora Persica donc la racine sert à se laver les dents
Le cram-cram ou Cenchrus biflorus, des graminées, c’est une céréale consommée bouillie
Photo de Helena Arroyo, blogue-volontaires.ca/les-arbres-du-senegal
Les feuilles sont utilisées comme antidiarrhéique et antiinflammatoire. Le tronc, évidé sur pied, peut servir d’abri. Son bois sert pour le papier et pour la fabrication de certains instruments de musique. L’écorce enfin sert à faire des cordages.
Photo de Benjamin Mellor, cimetière coquillage de Fadiouth, Sénégal 2015
Le Baobab, l’emblème du Sénégal Sa valeur culturelle est énorme. Les baobabs sont considérés comme des arbres à palabres, autour desquels les gens se réunissent pour échanger et raconter des histoires. Avant les années 60, les griots (les conteurs et sages, héritiers des savoirs) principalement Sérères étaient enterrés à l’intérieur creux de ces arbres géants. Le Pain de Singe, fruit du Baobab, utilisé pour la préparation de boissons rafraîchissantes
Les Arbres Fruitiers : Le quartier de Bango abrite la majorité des vergers appartenant à de grands propriétaires de Saint-Louis commerçants ou anciens fonctionnaires. L’arboriculture produit principalement des mangues mais on retrouve aussi des papayes, oranges, citrons, bananes, sapotilles. Au Sénégal, l’aménagement d’une parcelle d’arboriculture à faible pente comprend la plantation en bordure de brises-vent, l’irrigation, le drainage si nécessaire par nivellements. Au démarrage, le plant peut être installé selon un axe Nord-Sud manuellement dans un trou que l’on remplit avec la terre mélangée à du fumier (il faut compter 30 à 40 tonnes de fumier à l’hectare), et former pour l’irrigation une butte comportant un canal circulaire à son sommet. Lors de la saison sèche le pied de l’arbre peut être régulièrement paillé pour diminuer l’évaporation. Certains arbustes peuvent aussi être plantés à côté des manguiers pour retenir l’eau du sol et permettre d’irriguer moins. La culture des manguiers au Sénégal, Institut de Sénégalais de Recherches Agricoles
La culture des manguiers au Sénégal, Institut de Sénégalais de Recherches Agricoles
Les manguiers et le sapotier sont cultivés toute l’année en monoculture
Le dattier du désert ou Balanites aegyptiaca
Le bananier est planté ponctuellement pour faire de l’ombre au maraîchage (photo T.Maillard)
Les citronniers et leur réseau d’irrigation dans une parcelle maraîchère (photo T.Maillard) Les jeunes arbres sont irrigués de l’ordre de 150 l/mois la 1ere année, de 300 l/ mois la 2e et de 500 litres la 3e année
L’Île de Sor vu du quartier agricole de Khor, de Thomas Maillard
II. Le MaraĂŽchage PĂŠriurbain
L’Horticulture : Les systèmes horticoles périurbains commerciaux de Saint-Louis se singularisent par les spéculations produites. Ils cultivent essentiellement des fruits et légumes frais qui se conservent difficilement et ne sont pas produits à échelle commerciale en milieu rural. De ce fait, Bango et Khor disposent d’un monopole sur la production et la vente d’une grande diversité de produits en contre-saison. La place accordé dans le jardin aux différentes spéculations est un marqueur des stratégies de revenu de chaque exploitant. T.Maillard a définit quatre grandes catégories de spéculations qui y sont répartis. • Les spéculations à croissance rapide comme la salade, la menthe, l’oignon, le persil. Ces spéculations permettent d’obtenir des revenus faibles mais réguliers car elles se cultivent sur 1 mois et proposent un système de culture plus simple. • Les spéculations à croissance plus lente, environ 4 mois, comme la tomate, l’oignon, et de nombreux légumes-fruits piments, aubergine, choux, choux-rave, jaxatu, gombo, fraises, etc. Le revenu obtenu est plus important mais plus aléatoire aussi. • Les spéculations arboricoles fruitières qui offrent quelques récoltes par an mais nécessitent un travail important au départ. • Et enfin, les diverses productions destinées à l’autoconsommation. La majeure partie de la surface des jardins le long du canal sont destinés aux cultures maraîchères.
Ces produits maraîchers entrent dans la préparation du thiéboudièn, un excellent met saintlouisien. Il est constitué de poisson, de riz et de légumes. Son prix varie en fonction du poisson utilisé, de la qualité du riz et enfin du nombre de légumes utilisés. C’est un plat représentatif des productions locales, le poisson est pêché en mer ou dans le fleuve, le riz est produit dans la vallée du fleuve et les légumes par les maraîchers des alentours. D’autre part la menthe tient une place particulière dans la consommation sénégalaise. Elle est utilisée pour préparer le thé, une boisson qui a une forte importance sociale.
Cérémonie du thé «Ataya» préparée par la femme de Vieux, Louisa Malguitou, N’Gaparou 2015
Entrée d’un jardin de Khor depuis la rue du canal, de Thomas Maillard
Aménagement d'une parcelle maraîchère à Khor Le croquis suivant est représentatif de
Les horticulteurs évitent aux maximum d’acheter
l’organisation du parcellaire à Khor. On
des semences ainsi pour la laitue, ils préfèrent
retrouve dans tous les jardins un certain
sacrifier une planche pour produire des graines. Les
nombre de bassins ou de mares, une zone
productions de Khor sont principalement maraîchères
réservée à la pépinière, c’est-à-dire les
mais l’arboriculture se développe de plus en plus. À
semis, un espace réservé au repos et à la
l’inverse, à Bango, ce sont principalement des jardins
discussion. Le tas de compost, de fumier ou
arboricoles mais une partie de la surface est utilisée
de terreau est souvent à l’extérieur du jardin.
pour cultiver des légumes en complément.
4 1
5
2
3
6 (Thomas Maillard)
1. L’aqueduc Bango-Khor 2. La cabane et la mare 3. Les planches de cultures 4. La pépinière 5. La future extension 6. Le bassin
3
4
6
1. L’aqueduc Bango-Khor Le canal Bango-Khor ou l'aqueduc Bango-Khor, est un canal à ciel ouvert long de 7 kilomètre en béton. Construit en 1947, il relit la réserve de Bango à l'usine SDE de Khor. Il est utilisé à la fois par les maraîchers qui s'y branchent à l'aide de tuyaux en plastique, par des éleveurs comme abreuvoir et pour les différents travaux de nettoyage (lessive, ménage). Le GIE des maraîchers de l'aqueduc Bango-Khor gère de façon mutualisée l'apport en eau des maraîchers. Un responsable tous les kilomètres est chargé de recouvrir les redevances, de surveiller, entretenir et réparer, le cas échéant, les portions du canal en mauvais état.
T.Maillard
2. La cabane et la mare: « Le maraîchage est une activité presque exclusivement masculine et de nombreux exploitants passent la majeure partie de leur temps dans le jardin. Ainsi, chaque jardin dispose d’un abris plus ou moins sophistiqué avec à proximité un foyer pour préparer le thé. Cet espace est réservé au repos pendant les heures les plus chaudes et à l’accueil et la discussion avec les autres maraîchers.» Extrait du mémoire de Thomas Maillard,
Pérennité de
l’horticulture périurbaine à Saint-Louis au Sénégal
La zone de repos dans un jardin de Khor, T.M
Les Futures Extensions: A la limite de la ville
A la limite du Marigot
Séquences de fabrication du foncier à Khor 1. Bornage et remblayage dans le marigot
2. Aménagement progressif du jardin
3. Jardin entièrement aménagé avec un bassin
4. Construction des fondations d’un logement
Exemple d’un aménagement communautaire: les cheminements de pneus
Évolution de l’occupation des sols et de la destination des parcelles à Khor entre 2003 et 2009.
T.Maillard
Tout d’abord, le nombre de parcelles aménagées a été multiplié par 1,4, soit près de 23 nouvelles parcelles aménagées ou en cours d’aménagement par an entre 2003 et 2009. Ce qui fait de ce quartier un des plus dynamique de la ville, en terme d’aménagement. Ensuite si les parcelles destinées à l’habitat demeurent majoritaires, elles perdent du terrain face aux parcelles destinées à l’horticulture qui ont un taux d’accroissement supérieur. L’activité horticole se concentre de part et d’autre de l’aqueduc Bango-Khor, tandis que les extensions de l’habitat se produisent principalement dans les zones les moins inondables au nord de la route. Le canal forme une digue, l’emplacement privilégié par les exploitants est au Nord de celui-ci carabrité. Le sud du quartier de Khor est ainsi un vaste polder gagné sur les surfaces inondées du marigot, construit de toute pièce par ses habitants. Les jardins maraîchers forment un ensemble d’îlots remblayés de part et d’autre du canal reliés entre eux par des chemins tracés et remblayés par les maraîchers eux-mêmes. T.Maillard
L’Utilisation des Ordures comme Remblai : « La technique du remblayage permet à la fois de surnager pendant la crue et de s’isoler d’un sol salé peu propice à la culture de légumes. Depuis les années 1980, les remblais sont réalisés grâce aux ordures produites par la ville. Les bennes étaient vidées le long de la route de Khor jusqu’à peu, et les horticulteurs utilisaient ce matériau gratuit pour étendre et surélever leurs jardins rapidement. Toutefois en 2008, la mairie a mis en place un centre d’enfouissement technique vers lequel converge la majorité des déchets mais qui déborde aujourd’hui. Depuis a rupture brusque de cet approvisionnement en ordure, les extensions de jardins qui prenaient quelques mois à réaliser, s’étalent sur quelques années. Des charretiers de la ville viennent maintenant vendre des déchets aux maraîchers mais les volumes sont moindre. Le GIE des maraîchers de l’aqueduc Bango-Khor, est en discussion avec le maire pour obtenir à leur charge la gestion d’un site d’enfouissement. » M. Koné, président du GIE, horticulteur à Khor 2011.
La culture de contre saison: ““ La difficulté des cultures de contre saison réside dans les problèmes de drainage des parcelles. Les parcelles les mieux drainées sont à Bango. Pour la plupart des horticulteurs qui pratiquent la contre saison, le mois de juin est l’occasion d’un remodelage total du jardin. Les planches de cultures sont surélevées pour former des billons de quelques dizaines de centimètres à l’aide d’ordures, de branchages et de terreau. Dans certains cas, les cultures pratiquées en creux pendant la saison sèche, se transforment en culture sur billon, pendant la contre saison. Cela nécessite un travail considérable et des réserves conséquentes de terreaux. Il s’agit ensuite de surveiller pendant les mois pluvieux, le bon drainage des planches de cultures et de bêcher ou d’écoper régulièrement ““ M. Koné, président du GIE, horticulteur à Khor 2011. Si les pertes en rendement sont grandes, les prix de vente les compensent largement. Pour certains producteurs la contre saison représente près de la moitié du revenu annuel horticole.
Stockage des déchets au bord du Marigot au sud de St Louis, Louisa Malguitou Sénégal 2015
Premières Intentions: 200 m
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10-20 m
200 m
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R R R o o o Mangrove u u u t t t ité Cité Vauvert Vauvert auvert Mangrove e e Lotissement Lotissement e ment
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2-10 m
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1
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Etape 4. Delimitation de l’agriculture:
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Etape 5. Densification: architecture progressive
Consolidation des parcelles Etape 4. Delimitation de face à la spéculation foncière l’agriculture: Consolidation des parcelles face à la spéculation foncière
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Organiser la ligne:
Quelleslalimites? Organiser ligne:
Les Acteurs:
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Acteurs Urbain Acteurs Urbain cteurs Urbain Habitants Habitants Habitants Quels acteurs? - Propriétaires foncier - Propriétaires Propriétaires foncierfoncier - Municipalités - Municipalités Municipalités - Architectes, Urbanistes - Architectes, Urbanistes Architectes, Urbanistes
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Etape 5. Densification: architecture progressive
Etape 5. Densification: 5. Densification: EtapeEtape 5. Densification: architecture architecture progressive progressive architecture progressive
Acteurs Urbain - Habitants - Propriétaires foncier Acteurs Urbain Municipalités - Habitants - Architectes, Urbanistes - Propriétaires foncier
1
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Infrastructure gro Matériaux de construction: Acteurs Inter - Béton SOKOSIM Etape Etape 1. l’Aqueduc 1. l’Aqueduc - Restructuration - Restructuration du can du Etape 1. de l’Aqueduc - Restructuration duU.S.A.D.F canal - E. BTC: brique terre comprimée 1 Fina Matériaux de construction: Infrastructure Infrastructure grosgrosoeuvre oeuvre fixe fixe Infrastructure grosoeuvre fixe Tyfa (toiture, cloison, cloture) 2 SOKOSIM Acteurs Internation - Béton Quincailleries Khor Village 3 - brique Usine U.S.A.D.F1- -E.N.D.A - BTC: de terrede comprimée
Financement: Financement: Matériaux de construction: Matériaux de construction: - St - Municipalités 2Servic Financement: 2 - Tyfa (toiture, cloison, cloture) Matériaux de construction: Acteurs Acteurs Internationaux Internationaux , institutions, , institutions, ONG: ONG: Quincailleries de Khor Village Architectes, Urbanistes Béton SOKOSIM Béton SOKOSIM 3 1 Usine de tra Acteurs Internationaux , institutions, ONG: - Béton SOKOSIM 1 U.S.A.D.F U.S.A.D.F E.N.D.A E.N.D.A A.I.M.F A.I.M.F Etat Français Etat Français BTC: brique de terre comprimée BTC: brique de terre comprimée 1 1 Station 2 U.S.A.D.F - E.N.D.A - A.I.M.F - Etat Français - BTC: brique de terre comprimée 2 Tyfa (toiture, cloison, cloture) - Tyfa cloison, cloture) 2 (toiture, 2 -(toiture, Services de l’eau Services de l’eau - Tyfa cloison, cloture) Services de l’eau 3 de Khor Village deVillage Khor Village 3 - Quincailleries 3 - Quincailleries 1 - Usine - Usine de traitement des eaux de traitement des eaux - Quincailleries de Khor 1 - Usine de1traitement des eaux 4 Station de Pompage de Pompage 2de- Pompage 2 - Station - Station
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Parcelle Agricole en expension
Jardin
Marigo
Parcelle Agricole en expension Parcelle Agricole en expension Jardin
Marigo
Marigo
1m
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Etape 2. Construction progressive de WetLand sub surface Etape 2. Construction
le long dude canal connecté progressive Wetà l’agriculture, aux maisons 2 m ape 2. Construction Landetsub surface à des espaces publics ogressive de Wet-le long du canal connecté à l’agriculture, aux maisons 2nd m sub surface et à des espaces publics
Aqueduc - Restructuration du canal ong du canal connecté re gros- oeuvre fixemaisons agriculture, aux àduc des- espaces publics du canal Restructuration
Etape 3 : Remblayage progressif des parcelles: Sécuriser l’agriculture des inondations. Etape 3 : Remblayage progressif des parcelles: Sécuriser l’agriculture des inondations. Etape 3 : Remblayage progressif des parcelles:
Sécuriser l’agriculture des inondations.
Gestion des déchets: Acteurs Agricoles: - GIE collecte des déchets 1 - GIE des maraîchers - Municipalité 1 Université Gaston Berger (département de l’agriculture) 2 Agricoles: Gestion des déchets: Acteurs - Centre des d’enfouissement technique S.A.D.E Société d’Aménagement et d’Exploitation des 2 Services de l’eau ONG: 3 des maraîchers - GIE collecte déchets naux , institutions, 1 - GIE terres du Delta traitement eaux Ade - A.I.M.F - Etatdes Français 1 - Municipalité 2 - Université Gaston Berger (département de l’agriculture) 4 - C.R.A.S tation PompageActeurs Agricoles:3 - S.A.D.E - Centre d’enfouissement technique Société d’Aménagement et d’Exploitation desGestion des2 déchets: ces de de l’eau terres du Delta GIE collecte des déchets :aitement des eaux 1 - GIE des maraîchers 4 - C.R.A.S n de Pompage
os-Financement: oeuvre fixe nationaux , institutions, ONG: n.N.D.A du canal - A.I.M.F - Etat Français ancement:
2
2 3
4
- Université 2 Gaston Berger (département de l’agriculture) - S.A.D.E Société d’Aménagement et d’Exploitation des terres du Delta 2 2 - C.R.A.S
1 - Municipalité 2 - Centre d’enfouissement technique
2
2 2
Schéma d’irrigation en fonction de différentes sources d’eau : www.fao.org WATER SOURCES AND WATER AVAILABILITY
Irrigation depuis un réservoir
Pompage moto-pompe
Pompage éolien
Irrigation en diversion
Système de régulation
L’aqueduc Bango-Khor, Photo de T.Maillard, 2013
III. Systèmes d’Irrigation
Parcelles existantes
La Maîtrise de l’Eau:
Nouvelles parcelles
Les agriculteurs dépendent de la SONES pour les quantités d’eau et le tarif. L’approvisionnement en eau de la ville est prioritairement destiné à la boisson, selon la loi Sénégalaise (République du Sénégal 1981). Les durées de mise en culture sont étroitement liées au climat et les cultures sont pratiquées seulement pendant la saison sèche froide de novembre à mars. « à partir d’avril, quand commence la saison sèche chaude, il devient impossible d’arroser les jardins parce que la distribution de l’eau, dans la ville, est réduite autoritairement à quelques heures par jour. Par ailleurs, le jardinage disparaît en saison des pluies, pour l’essentiel : la luminosité insuffisante n’autorise plus qu’une médiocre croissance des légumes verts, Il faut préciser encore que dans les années sèches, quelle que soit la saison, toute possibilité de jardinage disparaît dans l’intérieur de la ville et ses abords. »
Tous les exploitant sont raccordés au canal a laide de tuyaux en PVC aspirant l’eau par siphon (stockée dans de simple mares ou bassins bétonnés hormis certain disposant dune céane avec une petite motopompe). Ils effectuent un arrosage biquotidien avec deux arrosoirs par personne.
Bonnardel 1992
Les maraîchers se regroupent sous la forme d’un Groupement d’Intérêt Économique (GIE) afin
d’obtenir la gestion de ce canal vital pour leur activité. Il se compose de 325 exploitants en eau. Les appro-
visionnements en eau sont gérés depuis lors de façon
mutualiste. Chaque exploitant paye une redevance mensuelle au GIE en fonction de son revenu, de la surface de son jardin, et du volume d’eau qu’il extrait. Cette redevance va de 2500 à 7000 Fcfa (3,80 à 10,70 euros) par jardin. Le GIE des maraîchers de Bango-Khor réalise les travaux d’entretien du canal et de la stationde pompage de Bango, il effectue le remplissage du canal, et prélève les redevances
La
station
de
pompage
dispose
actuellement d’un débit 350 m3/h, et
Il y a 66 hectares de parcelles agricoles qui représentent une consommation de 7000 m3
fonctionne 10 heures par jour et avec un
tout les 3 jours (106 m3 par hectare)
jour de repos pour 2 jours de pompage.
Nous proposons 45 hectares de nouvelles
Cela correspond à une consommation
parcelles agricoles (en vert foncé).
d’eau d’environ 21,4 m (22 000 L) par 3
exploitant pendant ces 3 jours (350 m x 10h x 2 / 325) 3
La consommation en eau devrait pour cela augmenter de 4800 m3 sur cette période de 3 jours.
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Aqueduc Bango Khor, T.Maillard
Irrigation Gravitaire: La technique de l’irrigation gravitaire consiste à arroser les cultures en faisant ruisseler l’eau à la surface du sol. C’était la seule méthode possible jusqu'au milieu du XXème siècle. Dans la grande majorité des cas, le transport de l’eau se fait par canaux fonctionnant à surface libre entraînant des pertes par évaporation dans l’air et percolation avec le sol. Le coût de construction d’un réseau gravitaire est 3 à 4 fois plus faible que celui d’un réseau sous pression, et demande une main d’œuvre abondante mais il n’y a pas ou peu de consommation d’énergie pour son fonctionnement En contrepartie l’efficacité de ces réseaux est faible, le plus souvent inférieure à 30%. Les faibles rendements de l’irrigation gravitaire sont dus aux pertes importantes des arrosages par ruissellement ainsi qu’a la régulation extrêmement sommaire ou inexistante de nombreux réseaux. L’irrigation est faite par le découpage en plusieurs bassins élémentaires dont les dimensions moyennes sont 40 m2. Ces bassins sont irrigués par des canaux (seguias) de distribution qui à leur tour sont alimentés par une seguia mère.
L’irrigation à la raie : Distribution par des rigoles ou raies avec un débit relativement grand (5 à 10 l/s) comparativement aux autres procédés. Dans cette méthode, une partie seulement du sol reçoit directement l’eau, le reste est humecté infiltration latérale.
A la planche : Distribution qui consiste à faire couler une mince couche d’eau sur un sol incliné de 0,2 à 3%, Qui s’infiltrera verticalement jusqu’à l’humidification de cette tranche de sol, le débit à déverser est en fonction de la pente, de la largeur et de la longueur de la planche.
Au bassin : « Robta » au Maghreb, l’eau est apportée sous forme d’une nappe dans un bassin (qui peut être cloisonnée) aménagée sur un sol nivelé (pente de 0,1 à 1 %).
La distribution gravitaire :
Digue creusée
Tuyaux gravitationnels
Siphonnage
Partition : l’eau est partagée au prorata des surfaces de manière fixe. Il y a réglage initial de toutes les prises qui sont alimentées simultanément. Le système est simple mais très rigide. Tour d’eau : Le réseau est découpé en quartier, d’une cinquantaine d’ha en général. Chaque quartier est alimenté en continu pendant une période de temps déterminée, chaque agriculteur, à l’intérieur du quartier dispose de tout le débit à tour de rôle. Le débit d’alimentation du quartier peut être fixe ( débit et durée) ou variable ( débit ou durée ou les deux). (à la) Demande : mode de distribution très rare en irrigation gravitaire car il faut que le débit disponible soit toujours supérieur à la demande. Le rendement du réseau est alors très faible.
Division distributive
La main d’eau : Est le débit minimum nécessaire pour conduire l’eau efficacement dans les champs, dont la valeur moyenne est de 30 L/s mais peut être plus importante dans le cas des planches.
Distribution gravitaire:
La pente d’un canal ne doit par être inférieur à 1%. Si la pente est supérieur le débit peut être ralentit avec des systèmes pour réguler visible sur le schéma suivant:
Irrigation par Aspersion: L’irrigation par aspersion est un moyen polyvalent pour arroser n’importe quels types de cultures, de sols et de topographies. Elle peut être efficiente dans des conditions de sols ou de topographies pour lesquelles les méthodes d’irrigation de surface ne le sont pas. En général les systèmes sont définis selon le type de déplacement des rampes sur lesquelles sont fixés différents types d’asperseurs. Les rampes sont fixes ou mobiles (déplacées manuellement)
Un pivot par exemple est une rampe constituée d’une canalisation tournant autour d’un point pivot central sous l’action de la pression d’eau, de moteurs électriques ou hydrauliques. Le choix des asperseurs qui équipent la rampe doit correspondre aux conditions des sols, vents et température. Des canalisations enterrées distribuent l’eau par le biais de tuyaux mobiles qui alimentent des systèmes d’aspersion. L’eau, acheminée sous pression par des tuyaux flexibles, est propulsée en l’air sous forme de gouttelettes, lesquelles retombent sur les cultures autour de chaque asperseur. Ce système permet de limiter la consommation d’eau et d’utiliser une eau enrichie en produits fertilisants. Les inconvénients sont la sensibilité au vent du jet des asperseurs, la répartition hétérogène de l’eau favorise l’évaporation lorsque les gouttelettes sont très fines et l’air est sec ainsi que l’encroûtement du sol.
Aspertion au Sénégal
Irrigation en pivot en milieu aride
Micro Irrigation (système de goutte à goutte) La micro irrigation caractérise un certain nombre de techniques d’irrigation qui présentent les caractéristiques suivantes : - Une alimentation en eau à proximité immédiate du système radiculaire des plantes cultivées ; - L’utilisation continue d’une faible intensité d’eau - La limitation de la surface humectée du sol. Le volume de terre maintenue humide est appelé bulbe d’humectation. Il est régulièrement approvisionnée en eau à partir de la surface du sol par un distributeur (goutteur, mini diffuseur,…) qui peut se trouver sous terre au plus près des racines ou au-dessus du sol aux pieds des plantations. En général le nombre des goutteurs par arbre peut varier de 3 à 6, il dépend à la fois de la texture du sol et l’écartement des arbres sur le rang. Sur les sols à texture légères, la distance entre les goutteurs est de l’ordre de 0.7 à 1 m, alors que sur les sols argileux cette distance peut être de 1.5 m. Le débit du goutteur utilisé en agriculture varie de 4 à 10 L/h.
goutte à goutte gravitaire
goutte à goutte à pompe
VILLES:, BARRAGES ET ZONES PROTEGEES
Avantages : L’efficience en eau : limite les pertes par évaporation car irrigation d’une seule fraction du sol et pas de consommation parasite par les mauvaises herbes. Avantages agronomiques : Disponibilité permanente d’eau au voisinage des racines, l’amélioration de la productivité et la possibilité combiner le système d’irrigations avec les étapes de fertilisation de la terre Avantages économiques : Réduction des frais de main d’œuvre et possibilité d’automatisation.
LA VALEE DU FLEUVE SENEGAL VILLES:, BARRAGES VALEEPROTEGEES DU FLEUVE SENEGAL ETLA ZONES VILLES:, BARRAGES ET ZONES PROTEGEES
BAMBARA
ETHNIES DE SAINT LOUIS WOLOF MAURES
WOLOF HALPULAR ETHNIES DE SAINT LOUIS HALPULAR
ETHNIES DE SAINT LOUIS
GRANDE EXPLOITATION AGRICOLE: IRRIGATION GOUTTE A GOUTTE ET PAR PIVOTS
Grandes exploitations agricoles, irrigation goutte à goutte et par pivots
GRANDE EXPLOITATION AGRICOLE: IRRIGATION GOUTTE A GOUTTE ET PAR PIVOTS GRANDE EXPLOITATION AGRICOLE: IRRIGATION GOUTTE A GOUTTE ET PAR PIVOTS
Inconvénients : Obstruction des goutteurs : par des particules de sable, des dépôts lents d’argiles, chimiques et le dvlpmnt de microorganismes dans les cuves de stockage. Une bonne filtration peut prévenir les obstructions. Pendant la période d’irrigation, les sels sont accumulés à la périphérie du bulbe humide et risque d’être entraîner vers les racines. On peut apporter un excès d’eau et lessiver ainsi une grande partie des sel.
VILLAGE AGRICOLE: IRRIGATION EN PLANCHES A PENTE FAIBLE
VILLAGE AGRICOLE: IRRIGATION EN PLANCHES A PENTE FAIBLE
Village agricole: irrigation en planche à pente faible
VILLAGE AGRICOLE: IRRIGATION EN PLANCHES A PENTE FAIBLE
SAINT
LOUIS SAINT SAINT du LOUIS LOUIS SENEGAL du du SENEGAL SENEGAL
Difficultés à déterminer le volume minimal de sol à humidifier, Le développement des racines est contraint à la zone humidifiée et il est très difficile, une fois le réseau est installé, d’en modifier les données, alors que la croissance optimale des arbres exige l’humidification d’un certain volume minimum de sol.
AGRICULTULTURE URBAINE: IRRIGATION MANUELLE PAR PUITS ET SOURCES
AGRICULTULTURE URBAINE: IRRIGATION MANUELLE PAR PUITS ET SOURCES AGRICULTULTURE URBAINE: IRRIGATION MANUELLE PAR PUITS ET SOURCES
Agriculture urbaine : irrigation manuelle
Autres Méthodes des Régions Semi-Arides/ Bi-Saisonnières L’irrigation au pot Système d’arrosage manuel avec l’eau tirée de puits. L’irrigation au pot est pratiquée sur de petites superficies, inférieures à 0,1 hectare. Des puits sont creusés en ligne au milieu de la parcelle de façon qu’aucune surface à irriguer ne soit située à plus de 10 m de l’un d’eux. La parcelle est aménagée en planches surélevées, de forme rectangulaire, séparées par des allées. Chaque petite cavité soit entourée d’une levée de terre protectrice, également capable de retenir l’eau. L’’eau est concentrée au pied des plantes et retenue par les murets de terre. Le risque élevé de salinisation est compensé par une rotation annuelle des cultures. Le sol est fertilisé par des engrais animaux fournis par le bétail et les espèces cultivées selon cette technique sont variées : tomate, choux, haricot vert, ail, oignon, piment ou fleurs.
Puits itinérants (zone subsaharienne du Sénégal au Mali jusqu’au nord du Ghana.)
Creusement annuel de puits qui sont rebouchés en fin de saison sèche afin de ne pas gêner les cultures de saison des pluies, le riz en particulier. Il semble que seul le creusement dans les bas-fonds à proximité du marigot donne accès à l’eau en saison sèche, ce qui exige de les reboucher car il s’agit de la zone de cultures pluviales.
Les qochas (Les bassins de l’Altiplano) Dépressions aménagées par les hommes selon trois formes de base. Les plus fréquentes sont rondes et mesurent de 30 mètres à 200 mètres de diamètre. Le fond du bassin est parfaitement horizontal et la profondeur varie de un à six mètres (généralement 2 m). Les cuvettes, qui sont aménagées par une architecture de sillons internes, dépendent entièrement de l’eau de pluie et le sol non cultivé sépare les cuvettes comme un impluvium. L’eau collectée s’écoule en zigzag en suivant les sillons des bords de la qocha jusqu’au canal circulaire puis jusqu’au fossé central. La qocha sert alternativement de champ de culture, de pâturage et de réservoir d’eau.
Les systèmes de casiers (Mexique) Réseau de parcelles endiguées rarement jointes, connectées entre elles de manière hiérarchisée. Chaque casier est endigué et doté de vannes pour emmagasiner l’eau en saison des pluies. Les digues de terre, d’une hauteur de 50 cm à 2 m de haut clôturent des surfaces pouvant aller jusqu’à 100 ha. Le système se compose d’un casier maître qui est rempli chaque année par les ruissellements dont l’écoulement est souvent saisonnier dans la région. En année pluvieuse, les casiers secondaires sont remplis à leur tour. Ces casiers fonctionnent comme des réservoirs à partir desquels les terres de culture sont irriguées. Pendant la saison des pluies le système peut devenir l’entarquinamiento, irrigation contrôlée par submersion totale à plus grande échelle sur une parcelle entourée d’une diguette de terre (grands casiers). La terre est ensuite drainée en saison sèche pour être utilisée en autre type de culture.
Le lameo: fertilisation et contrôle d’humidité par les sédiments (bolivia). La technique du lameo se pratique essentiellement dans la région de Capinota, sur les parcelles de culture situées en bordure des cours d’eau aux lits très larges, charriant en saison des pluies des limons et des sédiments en abondance. Elle permet de faire face au manque d’eau pendant la saison sèche et joue un rôle important de lessivage du sel. Les limons charriés par la rivière sont déposés dans les parcelles, augmentent la capacité de rétention d’eau des sols et participent à la restauration de la fertilité des sols.
La foggara (des palmeraies) C’est une canalisation souterraine construite pour alimenter les jardins lorsqu'il n'est pas possible de creuser des puits. Composé d’un boyau de 2 à 10, voire 15 km de développement et de 1 m à 1,20 m de diamètre. En surface, les cônes de déblais (maçonnés en ville) jalonnent le trajet de la foggara entre la nappe et le bassin de réception. Construits tous les 12 à 15 m, ils protègent l'orifice en permettant de surveiller l'écoulement et, au besoin, de descendre dans la foggara.. Au débouché, dans la palmeraie, l'eau se déverse dans un bassin; à la sortie, l'eau passe par une plaque percée de trous (« chebka »), puis par un dispositif répartiteur (« kassis » ou « kesra »: peigne) pour être redistribuée par les « séguias » (rigoles) vers les jardins.
Irrigation Manuelle:
Pompe Solaire
Pompe Ă PĂŠdale
Moto-pompe
Traction Animale: Machine élévatoire à force motrice animale:
Vis d’Archimède
Essieu de voiture
Belier Hydraulique : L’air
du
réservoir
se
Arrivée d’eau
compresse grâce aux force engendrées par le coup de bélier Quand le clapet arrive en
L’air
Chute d’eau
se
l’eau du réservoir. L’eau chassée ne peut aller
nette provoquant ainsi le de choc très puissante
réservoir
décompresse, chassant
butée, l’eau est stoppée coup de bélier, une onde
du
Prise d’eau
qu’à un seul endroit : la conduite de refoulement.
Highways and by ways 1929 , Paul Klee
« L’usage du terme irrigation, d’origine savante, a été popularisé au début du siècle (Marzouk, 1989), époque où les grands équipements hydrauliques se sont développés pour combler les pénuries d’eau, permettre l’intensification de l’agriculture et engendrer une nouvelle révolution agricole. La diffusion du mot « irrigation » a occulté la variété des « arrosements » et « baignades » antérieurs, ainsi que les innombrables dénominations des canaux : beseau, échaux, égayement, filiole, naville et autre rigolet (Lachiver, 1997), l’oubli terminologique accompagnant parfois la marginalisation des technologies locales. En réalité, le transfert d’eau en vue de satisfaire les besoins de la plante n’est qu’une des formes prises par les nombreux rapports qu’une terre entretient avec l’eau. Elle est l’objet de techniques de transfert avec ou sans canalisations. Au sens large, l’irrigation peut inclure des techniques non hydrauliques comme le terrassement pour forcer l’infiltration de la pluie ou le positionnement d’une parcelle sur une nappe souterraine ainsi que toutes les opérations où elle est un auxiliaire qui facilite les tâches agricoles. Ces fonctions singulières conduisent à revenir à la variété des usages et à élargir la définition de l’irrigation à l’ensemble des manipulations d’un écoulement, entreprises au bénéfice d’une parcelle cultivée quelles que soient la fonction visée et les modalités techniques utilisées (Denevan, 1980). Les eaux d’irrigation sont maîtrisées au moyen de puits, de galeries drainantes, de canaux, de bassins et de réservoirs auxquels il faut ajouter les structures de collecte des ruissellements.L’eau, au même titre que la température, participe à la vitesse de minéralisation de la matière organique, à la structuration du sol, au résultat des façons culturales. À une autre échelle, les submersions rechargent les aquifères, contribuent à la dépollution, écrêtent les crues, dessalent le sol et fixent les sédiments qui obstruent barrages et canaux. Par conséquent, l’agriculteur ne se contente pas de remplir la réserve hydrique du sol et, quand il le fait, ce n’est pas seulement pour satisfaire les besoins immédiats de la plante.»
L’irrigation et ses fonctions annexes In: Agricultures singulières
Les Chinampas, Aztecas
Diego Rivera, mur de la ville aztèque Tenochtila
IV. Inspirations Hydriques
Escaliers RĂŠservoirs Indiens
Dada Harir Stepwell
Kua Johara Baori
Aqueducs Romains Bassin de sĂŠdimentation
Vivre le Barrage Louis Sullivan
l-a-p
AĂŠroport de Quito
Santiago EcologĂas Emergentes en Chile Adriana Imitola, Juan Carlos Aristizabal, Roger JuliĂĄn Escalante y Lucas Bueno
V. Ferme et Permaculture