La
Maison Juiven°9
Sommaire Editorial
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La lettre du Rabbi La Si’ha du Rabbi
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Assé le’ha Rav (II) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14 .................................................................
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Le Rabbi désire l’harmonie dans le couple J’ai découvert un trésor Souccot 5748
maisonjuive@gmail.com . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38 ‘HINOU’H Une berceuse juive
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Cela ne nous concerne pas . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 42 Courage ! . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 47 CTeen
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Vie quotidienne
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Paroles d'un Sage
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Madame Frankforter évoque Bassie
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Le Rabbi lui répondit qu’il devrait « continuer à faire toutes ces choses, d’en faire encore d’autres et de travailler encore plus dur ». Pourquoi la réponse du Rabbi à Rav Even Israël semblait aller à l’encontre de sa question ? N’avait-il pas besoin de plus de temps et de moins d’activités ? Que voulait dire le Rabbi ? Le mois de Kislev est le mois des miracles : c’est le mois du 19 Kislev, miraculeuse libération de prison de Rabbi Chnéor Zalman, condamné à mort par le régime tsariste, des plus impitoyables. C’est aussi, le mois du miracle de ‘Hanoukah, le 25 Kislev, où les faibles l’emportèrent sur les puissantes forces du mal, les infimes sur la multitude, les purs sur les impurs et les justes sur les impies. Un miracle collectif. Un tel miracle peut-il nous arriver à nous, en tant qu’individus ? Avons-nous l’aptitude de créer un miracle dans notre propre vie ? Pouvons-nous croire qu’un changement, un miracle, peuvent résoudre nos difficultés individuelles et nous apporter la libération et la liberté dans notre vie personnelle ? Là réside le secret que le Rabbi confia à Rav Even Israël. Parce que nous nous infligeons personnellement des limites, notre arrivons à nous convaincre nous-mêmes que nous ne pouvons accomplir ce que nous désirons. Nous persuadons notre cœur et notre esprit que nous sommes emprisonnés dans notre propre réalité, que le temps et l’espace nous enferment et que notre vie est devenue impossible à organiser.
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Dans sa dernière lettre au Rabbi, le Rav Adin Even Israël (Steinzaltz) écrivit qu’il occupait trois postes à plein temps : l’écriture d’ouvrages d’érudition, un travail communautaire en Russie et la direction d’un réseau scolaire en Israël. Puisque cela lui paraissait trop pour une seule personne, il demandait au Rabbi à laquelle de ces activités, il devait se consacrer.
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Editorial
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En disant à Rav Even Israël d’ajouter des activités supplémentaires à son calendrier déjà surchargé, le Rabbi désirait « changer la nature-même de la constitution humaine, le comportement humain, le mode opératoire de l’être humain », en quelque chose de complètement différent. Sortez de vos limites, opérez une mutation radicale et vous verrez un miracle. Vous verrez votre vie dans une nouvelle perspective, une perspective où tout est possible, même ajouter une nouvelle activité quand vous pensez que cela est irréalisable. Créez votre propre miracle ! Car telle est la leçon de Youd Tèth Kislev et de ‘Hanoukah. Quand nous pensons que nous avons touché le fonds, que des forces étrangères agissent contre nous pour nous empêcher d’avancer, créons notre propre miracle ! Ajoutons encore une action positive dans notre vie et nous verrons la libération. Créons notre propre miracle!
K. Coën
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Rabbi du
Traduction libre
Je vous bénis et vous salue ! (…) Vous1 écrivez à propos d’un manque de joie. C’est étonnant parce que votre mari et vous-même savez certainement tous deux qu‘avoir confiance en D.ieu, Qui est le Créateur du monde et Qui le dirige, constitue, maintenant aussi, l’un des aspects fondamentaux de notre Torah, la Torah de Vie (…).
Par la Grâce de D.ieu 11 Téveth, 5724 (1963) Brooklyn Cependant : la conduite de notre vie quotidienne doit être en accord avec les directives de notre Torah et avec l’accomplissement des mitsvot, selon ce qui est écrit2 « il faut vivre selon elles », car le commandement de s’y conformer émane du Roi des Rois, le Saint Béni Soit-Il. Vous écrivez que vous aimeriez avoir plus d’enfants mais que se pose une question
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La lettre
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financière. Il semblerait que cette déclaration émane également d’une insuffisance de confiance, malgré le fait que, de temps à autre, il ne fait aucun doute que vous prononciez les paroles qui ont été reçues et transmises de génération en génération, à savoir que c’est D.ieu « Qui, dans Sa bonté, pourvoit à la subsistance du monde entier, avec grâce, avec bonté et avec miséricorde ». Cela est particulièrement pertinent par rapport au sujet à propos duquel vous écrivez. Selon le premier commandement de la Torah3, (et l'ensemble des statuts dans la Torah est lui même appelé Torah) vous devriez en avoir (plus d’enfants). C’est là le
commandement de D.ieu et Sa requête. Cependant, quand Il adresse une requête (pour citer les paroles de nos Sages4), « Je ne demande que ce qui est dans leur possibilité »5. J’espère que ces quelques lignes de ma part vous suffiront pour clarifier la situation présente à tel point que, avec un peu de réflexion, vous parviendrez à la décision de vous conduire dans la direction mentionnée, « avec joie et avec un cœur content » (…). Avec mes bénédictions pour de bonnes nouvelles dans tous les sujets mentionnés.
1. Igrot Kodech, Vol.23, p. 71, Lettre 8739.
4. Bamidbar Rabah 21 :22
2. Vayikra 18 :5
5. C’est à dire : le fait qu’il y ait une requête
3. C’est à dire le commandement de « croître et multiplier » (Beréchit 1 : 28).
signifie que ceux à qui elle s’adresse ont été dotés de la capacité financière à l’accomplir.
Rabbi
LA MENORAH, ALORS… ET AUJOURD’HUI ADAPTÉE PAR RAV ALTER BEN-ZION METZGER Likouté Si’hot, Volume 1, pages 89-92
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L’obligation religieuse essentielle de ‘Hanoukah est l’allumage de petites flammes. Comment ? Il faut prendre de l’huile ou une substance similaire, l’allumer jusqu’à ce qu’elle s’embrase en flamme et puisse illuminer notre environnement. Les lumières de ‘Hanoukah tirent leur origine des lumières du Saint Temple, où la Menorah était rituellement allumée chaque soir. Comme c’est bien connu, quand ‘Hanoukah se produisit, aucune huile pure n’était disponible pour procéder à cet allumage et D.ieu suscita un miracle qui permit de découvrir une petite fiole d’huile, portant encore le sceau des Grands Prêtres. Bien que, dans des circonstances normales, cette huile n’eût pu suffire que pour un jour, elle brûla huit jours. C’est en commémoration de ce miracle que nous allumons des lumières pendant les huit jours de ‘Hanoukah. Bien que ce soit dans le rituel du Temple que naquit l’observance de ‘Hanoukah, nous pouvons observer plusieurs différences. a) Dans le Temple, le nombre de mèches de la Menorah était toujours le même. Par contre, à ‘Hanoukah, nous allumons chaque jour une mèche ou une bougie, supplémentaire. b) Dans le Temple, les lumières étaient allumées durant la journée, alors qu’il y avait de la lumière du jour à l’extérieur. c) Les lumières du Temple étaient allumées à l’intérieur de l’édifice sacré alors qu’il nous incombe de placer les lumières de ‘Hanoukah, dirigées vers l’extérieur, à l’entrée de notre maison. d) Les périodes où la Menorah fut allumée, dans le Sanctuaire ou, plus tard, dans le Temple, étaient marquées par l’abondance matérielle. Cela est particulièrement remarquable à l’époque où Israël errait dans le désert, guidé par Moché. Le Peuple Juif était
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gratifié de tout ce qu’il désirait : la Manne tombait du ciel et les nourrissait, l’eau jaillissait du puits miraculeux de Myriam et leurs habits grandissaient avec eux et étaient toujours propres. (Voir Rachi, Devarim 8 : 4) De la même façon, à l’ère du Roi Chlomo, qui bâtit le Temple, l’abondance et la paix prévalaient. Non seulement aucune guerre n’était dirigée contre le Peuple Juif mais de nombreuses nations nous rendaient même hommage et nous payaient de larges tribus. C’était un temps où se trouvait « chaque homme sous sa vigne et sous son figuier » (Mela’him 5 : 5) Le fait que l’on allumât les lumières de la Menorah en des temps de paix et de plénitude pour les Juifs peut s’appliquer dans le domaine de l’existence spirituelle. Quand un individu est exempté de préoccupations matérielles, il peut entièrement se dévouer à l’étude de la Torah et à l’accomplissement des Mitsvot, ne s’occupant que de sujets juifs et spirituels. Contrairement à tout ce qui précède, les événements liés à la période de ‘Hanoukah évoquent un temps où Israël subissait le règne tyrannique syro-grec et où l’armée juive était bien inférieure en nombre. Et c’était également vrai du niveau spirituel puisqu’une huile rituellement pure était introuvable, même pour un soir. Toutes les distinctions que nous venons d’évoquer font partie d’un même schéma. Un temps d’abondance matérielle, de prospérité, a des répercussions positives sur les sujets spirituels. Car, quand un Juif possède des moyens matériels, il les utilise d’une main ouverte
et généreuse pour des efforts spirituels. Dans de telles circonstances, nul n’est besoin de se dépasser dans des sacrifices de soi. Dans de telles circonstances, il est adéquat d’allumer, tous les jours, le même nombre de lumières. Lorsque la situation est stable et normale, il n’y a aucun besoin de lumières supplémentaires. Il n’est pas non plus nécessaire de fournir des efforts complémentaires pour illuminer l’environnement extérieur, puisque l’obscurité ne règne pas dans le monde. La Menorah brûle dans le Temple et illumine également le monde extérieur. Par contre, à l’époque des Hasmonéens, les circonstances étaient tout autres : un conflit militaire opposait les Juifs avec les Syro-Grecs et un conflit intérieur était mené par les assimilationnistes. En effet, certains Juifs n’accordaient aucun respect au Saint Temple et étaient insensibles à l’importance de la liberté religieuse. Ils voulaient tout bonnement s’assimiler aux Syro-Grecs. Dans un contexte pareil, un immense sacrifice de soi est impératif. C’est pour nous montrer la manière d’agir dans de telles circonstances que D.ieu nous donna la mitsvah des lumières de ‘Hanoukah. Il est alors inadéquat de n’apporter la lumière que dans les confins de sa propre maison car l’obscurité règne à l’extérieur et elle risque même de pénétrer dans nos propres foyers. Il nous faut donc apporter la lumière au monde extérieur, en dépit des grands efforts que cela implique. Nous allumons les lumières de ‘Hanoukah, précisément au moment où le jour tombe, et à la porte, pour signifier qu’il faut déployer d’intenses efforts
En bref : dans des moments de grande obscurité spirituelle, il ne faut pas être effrayé par l’habit obscur de la nuit noire. Cela doit au contraire nous propulser pour réveiller nos qualités de messirout néfech, « sacrifice de soi », qui balayeront l’obscurité ambiante. Chaque jour, il nous faut créer davantage de lumière jusqu’à l’arrivée de l’huile sacrée et pure. Voilà comment faire : un Juif ne doit pas se satisfaire des lumières qu’il a déjà allumées le jour précédent mais en rajouter chaque jour. Aujourd’hui, une lumière, demain, deux et le jour suivant, trois, etc. Il ne faut pas nous contenter, non plus, de générer de la lumière dans notre propre foyer et donc d’éclairer la rue, indirectement. Il faut dépenser toute l’énergie possible pour créer de la lumière dans le monde extérieur. Cette entreprise devrait se caractériser par la qualité de messirout néfèch, d’efforts qui dépassent les limites naturelles, comparables au miracle de l’huile.
Et cela échoit à chaque Juif. Chacun doit avoir conscience qu’il est « l’ambassadeur » de D.ieu, un émissaire envoyé pour « enflammer » les aspects matériels de son petit monde personnel jusqu’à ce que cela donne naissance à une flambée de lumière dans tout son environnement. Cela peut s’accomplir en ne se satisfaisant pas des accomplissements passés, en prenant conscience que chaque jour nouveau requiert une lumière encore plus grande. La connaissance des actions passées ne sert qu’à mesurer l’étendue d’efforts présents encore plus grands. Quand un Juif agit de la sorte, aspirant au messirout néfèch, qu’il ne se suffit pas de ce qu’il a accompli la veille, qu’il n’est pas complètement satisfait des efforts passés, il possède alors l’assurance qu’il finira par réussir. Une lumière toujours plus intense illuminera l’obscurité de l’environnement extérieur jusqu’à complètement en éliminer l’obscurité. Et se produira alors l’événement extraordinaire tant attendu, l’arrivée d’une huile pure, pour allumer la Menorah dans le Beth Hamikdach, que cela se produise de façon immédiate.
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Le nombre de lumières allumées les jours précédents ne convient pas parce que nous ne pouvons nous contenter des efforts déjà prodigués contre le déclin religieux, et devons élever le niveau spirituel. Un progrès ascendant est nécessaire pour parvenir à réaliser notre dessein spirituel.
Et s’il advenait que les gens, autour de nous, nous observent avec étonnement et nous trouvent étranges, cela ne devrait aucunement nous perturber. Notre seule préoccupation doit être la réalisation de la mission dont nous a investis notre Créateur.
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pour répandre la lumière et bannir l’obscurité étrangère.
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Assé Le’ha Rav
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RAV MANES FRIEDMAN
Quelle est la différence entre un machpia et un thérapeute ? Tout d’abord, le machpia n’est pas un médecin. Le rôle du machpia n’est pas de guérir les personnes qui souffrent de problèmes émotionnels requérant une aide médicale. Un machpia est là quand vous avez besoin de savoir ce qu’il est approprié de faire. Ainsi peut-être devrais-je souligner que le machpia devrait d’observer si la personne écoute ou profite de son enseignement ou, le cas échéant, si elle présente un problème plus sérieux et ne tire aucun bienfait de ce qui lui est dit. Si elle ne peut ni entendre ni recevoir, il se peut qu’elle ait besoin d’une aide profes-
sionnelle. Mais tant que la personne est ouverte et manifeste le désir d’être guidée, le machpia peut guider.
Qui peut être machpia ? Quelqu’un qui est un petit peu plus sage que vous, quelqu’un dont le niveau des mitsvot et la sensibilité ‘hassidique sont un peu meilleurs que les vôtres, de sorte qu’il peut vous élever à son niveau. Tout le monde possède un yétser hara, chacun a ses propres faiblesses. Cela n’a pas besoin d’être un secret d’état ! Vous pouvez faire confiance à un machpia qui est assez mûr pour ne pas répandre du lachone hara (la médisance). Et malheureusement, rien n’est garanti.
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Un machpia ne sert pas à nous éviter de réfléchir
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Nous avons pris l’option de parler du machpia au masculin afin de généraliser notre propos. Mais il va sans dire que l’approche la plus adéquate est, d’une manière générale, de consulter une femme pour les femmes et un homme pour les hommes. (Cela dépend également des sujets abordés).
soit dans l’étude, soit dans le hiddour mitsvah…? ».
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Rav Manes Friedman
Mais je pense que les gens savent être prudents et se fier à leur instinct. Si vous sentez qu’une personne n’est pas digne de confiance, ne vous rendez pas chez elle. Exclure tout le monde, dire que l’on ne peut parler à personne, penser qu’on ne peut avoir de machpia parce qu’il risquerait de penser du mal de nous, tout cela est excessif.
Peut-on avoir plus d’un machpia ? Bien sûr. Simplement, ne vous rendez pas chez différents machpiim avec la même question. Mais si vous avez un machpia qui vous aide avec les questions familiales, vous pouvez en avoir un autre qui vous aide avec l’étude de la ‘Hassidout, etc. Je pense que c’est tout à fait convenable. Prendre un machpia n’est pas se marier. Mais poser la même question à deux machpiim est comparable à poser la même question à deux Rabbanim. Vous consultez un machpia parce que vous voulez vous améliorer. Si vous êtes capable de grandir et d’accepter des conseils, alors vous pouvez vous améliorer. Vous vous rendez donc chez le machpia et lui dîtes : « pouvez-vous m’aider à accéder au niveau supérieur,
Il faut se rendre chez un machpia, dans le cas de problème dans le chalom bayit (harmonie familiale) mais il faut vouloir progresser et faire avancer son mariage, et non venir pour gémir et exprimer ses griefs contre son époux ou son épouse. Le machpia n’est pas un conseiller conjugal. Vous venez le consulter parce que vous pensez que vous pouvez vous améliorer et que vous avez besoin, pour ce faire, d’encouragements et de conseils.
L’un des membres de ma famille peut-il être mon machpia ? Je pense que ce n’est pas une bonne idée que de choisir un membre de sa famille proche. Vous avez besoin de quelqu’un qui puisse être objectif face à votre situation. Les gens qui vous sont très proches peuvent avoir les mêmes problèmes que vous. Ils ne peuvent être objectifs. Soit ils sont trop critiques, soit trop cléments.
Et si vous ressentez que votre machpia ne vous donne pas de bons conseils ? Devez-vous vous forcer à écouter par kabalat ol (soumission) ? Si vous ne faites pas confiance à votre machpia, vous n’avez pas de machpia. Demander conseil à un machpia est comme demander conseil au Rabbi, parce que le Rabbi dit : « si vous voulez ma réponse, demandez à un machpia ». Ainsi, par hachga’hah pratit, le machpia vous dit ce que vous avez besoin d’entendre. Si vous n’êtes pas prêts à lui faire
Tel est le défi : avoir ce type de volonté.
fréquence avec laquelle on doit consulter son machpia ? Il n’y a pas de règle quant à la fréquence. Prendre en considération le temps de votre machpia est une attitude très attentionnée, très convenable. Donc ne lui prenez pas trop de temps non nécessaire. Présentez clairement votre question.
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...le Rabbi dit : « si vous voulez ma réponse, demandez à un machpia ». Ainsi, par hachga’hah pratit, le machpia vous dit ce que vous avez besoin d’entendre.
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suffisamment confiance pour l’écouter et si vous ne cherchez que le conseil qui vous plaît, vous ne recherchez pas réellement un machpia, vous cherchez l’approbation. Quand vous parlez à un machpia, c’est comme chercher quelque chose dans le Choul’han Arou’h (Code de Lois Juives). Ce qu’il dit, c’est ce que vous faites.
Sinon, vous ne sortirez jamais de votre enfermement. Un machpia doit être capable de vous pousser en dehors de la zone de confort.
Qu’en est-il sur le fait de déranger quelqu’un qui est occupé. Peut-être allez-vous lui faire perdre son temps ? Y a-t-il aussi une certaine
Peut-être même, écrivez-la au préalable et allez directement au but car le principal est d’obtenir la directive. Vous avez votre directive, vous y allez et vous vous y mettez. Pas de débat, pas de discussion ni d’analyse. C’est une directive. Une directive ne doit pas prendre tellement de temps. Plus d’une heure, chaque fois, serait inconsidéré. Vous pouvez laisser le machpia décider de la fréquence de vos conversations,
du besoin d’une nouvelle session et d’un suivi.
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Et si l’on a une profonde et saine confiance en soi, doiton toujours courir chez le machpia ? Et bien, si vous vous rappelez, le Rabbi a conseillé un certain nombre de choses. Si vous avez un souci professionnel ou des questions dans ce domaine, parlez à des yedidim oumevinim, des amis qui comprennent le monde des affaires. Si vous avez une question d’ordre médical, adressez-vous à un roféh yedid, un médecin ami. Si vous avez une question relative à la yechivah, parlez à la hanhalah, la direction, de la yechivah. Vous ne vous précipitez pas chez le machpia pour chaque question. Vous allez chez le machpia parce que vous voulez être meilleur, améliorer vos midoth (traits de caractère), votre yirat chamayim (crainte de D.ieu), vous voulez mieux comprendre la ‘Hassidout. Voilà pourquoi vous consultez un machpia. Ce n’est pas parce que vous ne pouvez vous décider que vous vous adressez à un machpia pour tout. Même lorsque vous interrogez vos amis sur votre business ou un médecin sur la santé, cela ne signifie pas que vous ne vous fiez pas à votre propre savoir. Cela signifie que vous avez une question. Un machpia n’est pas là pour remplacer votre réflexion.
Je veux dire que les gens n’écrivaient pas au Rabbi au sujet du travail s’ils n’avaient pas de véritables questions. Tout ce qu’ils pouvaient gérer eux-mêmes, ils le faisaient.
Quelles sont nos responsabilités et nos obligations si nous sommes nous-mêmes un machpia ? Que faire si quelqu’un me demande d’être son machpia mais que je ne m’en sente pas capable ? Si vous sentez vraiment que vous ne pouvez pas le faire, il faut être honnête. Tout le monde n’est pas taillé en sorte d’être machpia. Si l’on insiste, si l’on vous use et que vous acceptez, rappelez-vous alors qu’il faut le faire avec sérieux. Nous sommes constamment ceux qui influencent ou ceux qui sont influencés, si bien que, consciemment ou non, nous sommes toujours machpia. Pour être un machpia « officiel », il faut attendre d’en être sollicité. Mais une fois que c’est fait, il faut en endosser la responsabilité. Un jour, le Rabbi a dit, au cours d’un farbrenguen, que le machpia n’attend pas que le mouchpa (celui dont il est le machpia) l’appelle. Il prend son téléphone et l’appelle, lui. Mais c’est une fois que vous êtes devenu un machpia. L’on ne fait pas de recrutement.
Ne recherchez pas la perfection personne ‘, il y a l’enseignement : ‘ Prends pour toi un rav ‘…
J’ai été le témoin de ce type de scénarios dans lesquels le assé le’ha rav était devenu l’aveugle guidant l’aveugle…
Dans un ‘hédèr ‘hassidique, on met un bel accent sur la sainteté et la perfection de tous les Tsadikim et c’est ainsi que tous nos héros et nos modèles de l’enfance sont parfaits et immenses. Dans la tendre enfance, nos parents, nos grands-parents et nos frères et sœurs aînés sont parfaits, à nos yeux. Ils savent tout et peuvent tout faire. Et puis, nous grandissons, nous avons des moniteurs et des chefs moniteurs que nous adorons, tout comme des professeurs, des directeurs et des machpiim. Il se peut que nous nous rendions compte alors que nos parents et tous les autres sont simplement humains. Les Tsadikim sont si rares,
Quelle est la solution ? Devrions-nous choisir notre machpia avec plus de soin ? Quelles sont les directives du Rabbi à propos de assé le’ha rav ? Le Rabbi parla pour la première fois de ce sujet lors du Chabbat Parachat Devarim, en 5746, et répéta ses instructions à de nombreuses reprises, dans les semaines qui suivirent. Dans la première si’ha, le Rabbi dit : « Outre l’enseignement : ‘Qui est sage ? Celui qui apprend de chaque
Même si vous êtes un gadol dans la yirat chamayim et dans la connaissance de la Torah et que vous ne puissiez trouver personne qui vous dépasse, prenez quelqu’un qui vous est inférieur car une personne ne peut concevoir pour ellemême le conseil que l’on conçoit pour autrui. Le terme assé dénote l’idée de se forcer et que cela soit difficile ».
Un obstacle classique pour assé le’ha rav
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Il y a de nombreuses années, Rav Binyomin Klein raconta l’histoire suivante. Un ba’hour demanda au Rabbi la permission d’aller à l’université et écrivit qu‘il en avait reçu la permission de son Rav. Le Rabbi convoqua Rav Klein et lui demanda de s’enquérir auprès du Rav pour savoir sur quel raisonnement il s’était appuyé pour donner au ba’hour la permission d’aller à l’université. Le Rav répondit : « De toutes les façons, il ira. Quel est donc l’intérêt de lui dire « non » ? ». Le Rabbi en fut très mécontent et dit au ba’hour de ne pas écouter le conseil du Rav.
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RAV AVRAHAM LIPSZYC
comme l’explique le Tanya, qu’Hachem a du en disposer quelques uns dans chaque génération, parce que nous ne pouvons pas vivre sans eux. Voir nos mentors et les gens que nous révérons comme des anachim kéerkeinou, des gens de notre calibre, peut être bouleversant et parfois, cela peut conduire à une perte de confiance dans n’importe quel Rav.
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Cela ne doit pas fonctionner comme cela ! J’ai le souvenir brûlant d’avoir supplié de ne pas entendre de lachone hara à propos de l’un de mes mentors, pensant en moi-même que je ne pouvais tout simplement pas me permettre d’être brisé et de perdre un autre des géants de ma vie ! Cela constitue pour moi l’un des plus classiques obstacles pour assé le’ha rav. Et cela n’est que le stratagème du yétzer hara.
Trouver un Rav Dans la quête d’un Rav, il ne faut pas obligatoirement rechercher une sainteté ou une intelligence exceptionnelles. La plupart des questions que l’on pose ne requièrent pas tant la sainteté ou l’intelligence que la sagesse, l’expérience et la compréhension. Le mouchpa a besoin de voir dans les yeux du Rav une compréhension du chaos dans lequel il se trouve, de la souffrance et de la peur qu’il ressent. L’histoire qui suit fut un jour relatée par le Rabbi lors d’un farbrenguen (Soukot 5711). Quand il était un jeune enfant, le Rabbi Rachab jouait avec son frère, Reb Zalman Aharon (Raza) au jeu Rabbi/’hassid. Le Rachab refusa de jouer le rôle du Rabbi.
« Il n’y a qu’un seul Rabbi (leur grand-père, le Tséma’h Tsédèk) », dit-il. Le Rachab joua donc le rôle du ‘hassid et Raza, celui du Rabbi. Le petit « ‘hassid » parla au « Rabbi » d’une déficience qu’il ressentait au niveau de son avodat Hachem (« service de D.ieu ») et le « Rabbi » lui indiqua comment la corriger. Après avoir entendu sa réponse, le Rachab dit à son frère : « Tu n’es pas un Rabbi ! ». « Et pourquoi pas ? » demanda Reb Zalman Aharon. Le Rabbi Rachab répondit : « Un Rabbi soupirerait avant de donner sa réponse ! ». Mais quel sens a un soupir s’il ne s’accompagne pas de la compréhension du moyen du retour à la maison ? C’est pourquoi le critère du Rav doit être sa compréhension de la yiddishkeit, de la ‘Hassidout et de la perspective du Rabbi sur la manière de vivre. Là encore, pas seulement la compréhension de l’esprit ou du cœur mais « de ma chair, je perçois ». Faites-le simplement ! Ne recherchez pas la perfection. Mais trouvez quelqu’un qui suit un itinéraire semblable au vôtre, qui vit la vie que vous souhaitez vivre. Demandez-lui son numéro de téléphone et s’il est d’accord de vous rencontrer un soir ou un dimanche, pour discuter. Quand vous vous sentez plus à l’aise, demandez-lui simplement s’il veut être votre Rav. Et puis, je suggère de se rendre au Ohel (ou d’écrire) et d’informer le Rabbi, lui demander l’aide, la directive et la bénédiction pour avoir la volonté de vous ouvrir à ce que le machpia vous dira de faire.
Qui dit que j’ai besoin de conseils ? Il est impossible qu’une personne traverse la vie sans n’avoir jamais rien à demander à personne : des conseils de décoration, des recettes, des conseils financiers, des conseils sur le mariage… Le Rabbi dit qu’un machpia est quelqu’un que l’on consulte spécifiquement dans les domaines de la Torah, de la tefilah et de la tsedakah. Le machpia est quelqu’un à qui l’on doit rendre des comptes. C’est une approche que le monde séculier lui-même reconnaît comme utile. Nous voyons chez les Weight Watchers ou chez les Alcooliques Anonymes que les gens ont un sponsor. Le Rabbi ne dit pas que prendre un machpia ne concerne que les gens qui ne sont pas allés à la yechivah, ceux qui n’ont pas beaucoup de connaissances ou ceux qui ne sont pas très ‘hassidiques. Je pense que l’implicite est ici que tout le monde a besoin de quelqu’un à qui parler.
Qui dit qu’un machpiah est si intelligent et pourquoi aurait-il tant de force ? Parfois quelqu’un m’appelle et me demande quelque chose. Je lui dis : laissez-moi réfléchir. Je vais en parler avec ma machpiah qui me dit souvent qu’elle doit en parler avec sa machpiah… C’est quelque chose d’extraordinaire ! Il est clair que la relation machpia/ mouchpa est une relation unique. A l’époque où ma fille travaillait tout en continuant à étudier, je l’ai vue un soir, assise à la table, à moitié endormie. - Pourquoi ne vas-tu pas te coucher ? - Je ne peux pas. Je n’ai pas encore fait ‘Hitat. - Alors fais ‘Hitat, rétorquai-je. - Je suis trop fatiguée, soupira-t-elle. En tant que mère, j’ai de la ra’hmanout (compassion).
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BRONYA SHAFFER CROWN HEIGHTS
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La confıance se développe lentement
Je lui dis : - Va dormir et tu feras ‘Hitat demain. En tant que mère, c’est une suggestion tout à fait appropriée. Mais d’un autre côté, un machpia pourrait lui dire :
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- Si tu sautes un jour, cela va ouvrir la porte aux sauts d’autres jours. Secouetoi et fais le !
Comment développe-t-on une relation avec un machpia ? Lentement. Appeler un machpia n’est pas comme appeler un dentiste. Avec le dentiste, vous prenez un rendez-vous, vous faites une radio, vous faites soigner une carie, et c’est terminé. Si l’on parle régulièrement avec quelqu’un, une relation se développera naturellement.
La confiance se développe lentement. C’est comme demander comment peuton avoir confiance en un médecin. Nous consultons les médecins qui ont gagné la confiance de leurs patients. Mais cela ne s’obtient pas instantanément ! La confiance se construit et se gagne. Vous rechercherez un machpia que vous savez être, par réputation, digne de confiance. Quand vous ferez connais-
Le Rabbi nous a offert ce joyau, encourageant fermement chacune et chacun de nous à adopter l’idée de prendre un machpia
Quelles sont les qualités à rechercher chez un machpia ? Cela doit être quelqu’un de plus âgé, avec une plus grande expérience de la vie. Quelqu’un en qui vous avez confiance. Quelqu’un dont vous respectez les opinions.
Comment pouvez-vous savoir si un machpia est digne de confiance ?
sance, cette confiance se construira. Personne ne peut vivre sa vie en ne faisant confiance à personne. Et quand la confiance est trahie, c’est très douloureux. L’unique chose, et la plus importante, à garder à l’esprit quand on recherche le bon machpia est qu’il faut être sûr que les informations que l’on communique n’iront nulle part ailleurs. Si vous êtes vous-même un machpia, quand quelqu’un vous dit quelque chose,
vous avez la responsabilité éthique et morale ainsi que la responsabilité hala’hique de respecter la confidence.
parents mais en les ayant avertis au préalable. Même dans le domaine de l’amitié, il faut agir avec la même confidentialité, sauf en cas de danger pour la personne.
Et si la personne ressent de la gêne à parler au machpia ?
Parlez à quelqu’un en qui vous avez
La gêne peut devenir comme une prison
confiance et qui ne trahira pas vos confidences. Voila une astuce : si un machpia partage avec vous des informations concernant quelqu’un d’autre, il est fort probable qu’il partagera aussi des informations vous concernant. Les gens qui viennent consulter un machpia doivent être rassurés par des paroles que tout ce qui sera discuté restera confidentiel. C’est particulièrement important de dire aux plus jeunes que nous garderons la confidence, à moins qu’il y ait un danger. Le cas échéant, nous appellerons leurs
qui vous paralyse. C’est un handicap qu’on s’impose tout seul. La gêne est une forme de honte. Un très fort sentiment de honte ne nous permet pas de créer une relation solide. Avoir de la honte veut dire : « je ne pense pas être assez méritant pour que quelqu’un prenne du temps et fasse des efforts pour moi. Si je me permets d’être trop vulnérable, la personne va penser du mal de moi ».
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Quand quelqu’un révèle quelque chose qui est personnel, cela ne vous appartient pas. Vous n’avez pas le droit de le dire à quiconque. Il s’agit d’intégrité personnelle.
La honte constitue également l’incapacité à accepter ses manquements. S’il est une émotion qui nous empêche de nous
lancer dans des relations saines, je dirais que c’est la honte.
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Et si mon machpia me fait sentir incompétente, « moins que rien » ? Tout d’abord personne ne peut vous faire sentir quelque chose si vous ne le laissez pas. Si parler avec un machpia a pour résultat que vous vous sentez plus mal que mieux, alors ne lui parlez pas. Trouvez quelqu’un d’autre. Quelqu’un peut vous dire que les épinards sont très sains et bons pour vous mais si vous avez des douleurs à l’estomac, chaque fois que vous en mangez, alors cherchez ces bienfaits dans d’autres légumes, ne continuez pas à manger des épinards !
Comment savoir si je dois parler à un machpia ou à un thérapeute ? Un machpia est quelqu’un chez qui vous cherchez des conseils et une orientation. Un machpia ne remplace pas un thérapeute qui est spécialisé dans certains domaines des besoins humains, liés au bien-être émotionnel ou physique. Pourtant parfois, il semble y avoir une mince démarcation. Est-ce quelque chose qui nécessite le conseil d’un machpia ou une consultation avec un professionnel ? Que faire ? Allez chez un bon machpia et il vous dira si vous avez besoin d’un thérapeute. Mais quelqu’un qui suit une thérapie a également besoin d’un machpia. Ce n’est pas la même chose.
Un thérapeute traite de la pathologie et de la santé, un machpia traite de la moralité et des valeurs.
L’âge du machpia importe-t-il ? Il doit être quelqu’un qui a une plus grande expérience de la vie que vous. Si vous êtes toutes deux grands-mères et que vous avez des expériences similaires, alors la différence d’âge ne change pas grand chose. Tout le monde a besoin d’un machpia.
Certains disent que l’on doit faire confiance à tout ce que dit un machpia, parce que le fait même qu’il soit votre machpia est hachga’hah pratit. Qu’en pensez-vous ? Cela paraît très spirituel mais ce n’est pas toujours la réalité. Nous ne choisissons pas nos parents ou nos frères et sœurs. Cela c’est hachga’hah pratit. C’est la réalité et nous devons en tirer le meilleur. Mais un machpia est-il au même niveau ? En fait, nous choisissons notre machpia. Quand se pose un problème médical, vous vous rendez chez le médecin. Et quand bien même c’est un médecin chez qui vous êtes allé, enfant, qui a vu tous vos enfants, en qui vous avez toujours eu confiance, s’il vous dit quelque chose qui ne vous convient pas tout à fait, vous prenez du recul et vous réfléchissez. Vous cherchez le conseil d’un autre médecin. Le Rabbi disait souvent de rechercher une seconde opinion et/ou de consulter un médecin ami.
donner un conseil, il se peut que vousmême deviez prendre des avis sur ce qu’il faut dire et faire. Il faut prendre son temps pour parler à son machpia et le machpia doit prendre du temps pour écouter. Par exemple, vous pouvez appeler un Rav quand vous avez une question sur Taharat Hamichpa’hah. Mais si vous ne faites que lui poser la question, il vous donnera une réponse. Mais si vous lui dites que cela
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Même lorsque vous vous adressez à un Rav, si vous n’êtes pas sûr qu’il a compris votre situation, ou si quelque chose vous perturbe dans son conseil, vous pouvez vous rendre chez un autre Rav. (Bien sûr, vous devez dire au Rav B que vous avez consulté le Rav A et ce qu’il vous a dit). Je me souviens avoir entendu Rav Zalman Shimon Dworkin, le Rav de Crown Heights d’alors, dire à quelqu’un : « Je ne sais pas. Allez demander à Rav Moshé (Feinstein).
Allez obtenir une autre opinion. ». Bien sûr, devant les conseils du Rabbi, on ne pouvait qu’obtempérer.
Avez-vous des conseils à adresser à ceux qui sont dans la position de machpia ? Il faut être délicat et tout particulièrement avec quelqu’un qui est dans une situation où il est vulnérable. Avant de
fait dix ans que vous essayez d’avoir des enfants, il se peut que la réponse diffère légèrement. Vous pouvez dire à votre machpia que vous désirez étudier davantage et que donc vous avez décidé d’étudier chaque soir une heure, une fois que les enfants sont couchés. Cela paraît magnifique. Mais ce que vous n’avez pas dit à votre machpia est que lorsque votre époux
rentre du travail, après une longue journée, il voudrait que vous soyez disponible. Vous êtes occupée à étudier au téléphone avec votre amie et il souffre de votre indisponibilité. Il se sent ignoré. Ce n’est peut-être pas exact mais c’est la son ressenti.
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Même dans la hala’ha, un psak peut différer, en fonction de légères différences dans les circonstances.
Les gens ont-ils la responsabilité de devenir machpia pour d’autres ? Le Rabbi a dit de se chercher un machpia et non devenir un machpia. Une femme occupée avec ses douze enfants peut avoir besoin de se concentrer sur eux et doit vraiment interroger son propre machpia sur la question de savoir si elle peut être machpia pour d’autres (bien que nous sachions que nous sommes machpia d’office, même si cela n’est pas formel). Le Rabbi veut que nous prenions un machpia mais il y a de nombreuses manières et de nombreuses perspectives. Un jour, j’ai parlé à l’école Beth Rivka. Une élève s’est levée et a dit : « C’est tellement frustrant. Ce professeur dit une chose et cet autre professeur dit autre chose. C’est troublant ! Qui a raison ? ». Je lui ai répondu : « Regarde comme c’est beau. Ces professeurs sont tous deux à
Beth Rivka. Cela signifie que tout ce qui est ici dit est juste et Cacher. Mais tu as différentes opinions. Tu choisis. La Yiddichkeit et la ‘Hassidichkeit ne sont pas étroites. Ce n’est pas une boite. Tu rencontres chacun de ces deux professeurs à Beth Rivkah. Des voix différentes, affirmant des choses différentes, mais toutes dévouées à ce que veut le Rabbi. »
Est-ce que cela marche vraiment ? Cela semble presque miraculeux ! Peut-être nous faut-il faire plus de publicité sur les bienfaits de la relation avec un machpia. La nature humaine est faite de telle sorte que parfois, nous ne reconnaissons pas la valeur de ce que nous avons dans notre propre maison. Le Rabbi nous a offert ce joyau, encourageant fermement chacune et chacun de nous à adopter l’idée de prendre un machpia. Chaque fois que j’ai introduit ce sujet dans des lycées et des séminaires non ‘Habad, cela a rencontré beaucoup d’intérêt et d’excitation. Guider, accompagner…sont des termes qui font désormais partie du vocabulaire et de la conscience de notre société. Un machpia est à notre esprit ce qu’un entraîneur personnel est à notre développement physique. Inestimable pour grandir et se développer sainement et saintement.
Leçon de Lag BaOmer efficace quand, dans un premier temps, nous nous tournons vers notre intériorité. Quand nous regardons profondément dans notre propre âme et réalisons le potentiel extraordinaire que nous possédons, alors seulement pouvons-nous influencer les autres. Un jour, le Rabbi de Kotzk a dit : « Quand j’étais plus jeune, je croyais que je changerai le monde. Et puis j’ai décidé que je travaillerai sur ma ville et plus tard, de me concentrer seulement sur ma famille. Mais maintenant, j’ai décidé de tout juste essayer de me changer moi-même. »
nombreuses explications éclairent cette coutume mais il en est une qui nous donne une importante leçon pour la vie. Pour utiliser efficacement un arc et une flèche, le tireur doit d’abord tirer la corde de l’arc vers lui. Une fois que la corde est tendue le plus possible vers lui, il peut lâcher la flèche, avec beaucoup de force, et espérer atteindre rapidement et précisément le mile. La leçon ici est simple et puissante. Affecter le monde environnant est plus
Je ne crois pas que le Rabbi de Kotzk indiquait ainsi qu’il ne travaillerait que sur lui-même et ignorerait les autres. Après tout, il dirigeait une communauté importante et avait sous sa responsabilité des milliers de fidèles. Mais ce qu’il impliquait là est que la meilleure manière pour améliorer les autres est de commencer par s’améliorer soi-même. Corriger notre propre caractère et notre personnalité est sous notre propre contrôle. Nous choisissons de progresser ou de stagner, de nous mettre en colère ou de rester calmes, de donner ou de garder. Nous ne pouvons contrôler les autres mais nous pouvons les influencer à avancer. Nous améliorer nous-mêmes améliorera les autres.
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L’une des traditions de Lag BaOmer veut que les enfants aillent en sortie pour jouer avec des arcs et des flèches. De
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RAV MICHOEL GURARIE
Le Rabbi désire l’harmonie dans le couple !
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SARAH KARMELY
Il y a trente ans, lorsque j’ai quitté l’Italie pour me rendre à New York, le Rav de notre communauté m’a demandé d’enseigner aux femmes et aux kaloth (futures mariées) les lois de taharat hamichpa’ha (les lois du couple juif) et du mariage. J’ai suivi deux formations à Crown Heights et j’ai accepté la proposition avec enthousiasme. Au bout de six mois, j’ai réalisé que la responsabilité était immense et j’ai eu peur que, peut être, mes paroles risquaient de ne pas être bien comprises. J’ai dit au Rabbi que je ne pouvais plus continuer. Il m’a répondu très directement :
lesquelles je suis extrêmement reconnaissante.
- Non seulement vous pouvez le faire mais vous devez le faire, et je veux être votre partenaire.
- Allez enseigner !
Il m’a donné 15 dollars du fonds qu’avait créé le Rabbi précédent, pour que je les remette au groupe de fiancées de ce soirlà. Et voici qu’exactement 14 jeunes –filles se présentèrent au cours. Avec moi, cela faisait 15 ! Cela se produisit avant que le Rabbi n’introduise la coutume de donner des dollars.
Au fur et à mesure du temps, ma relation avec le Rabbi devint plus étroite. Mais tout en progressant dans le Judaïsme, je ne me rendais pas compte que mon mari ne faisait pas réellement partie du voyage et même qu’il commençait à en être agacé.
C’est ainsi que commencèrent mes années de connexion avec le Rabbi, pour
J’avais l’habitude de tout dire au Rabbi, comme à un père, et il ne me jugeait jamais mais m’encourageait toujours. Je lui dis que je voulais étudier mais il me répondit : - Allez enseigner ! Je rétorquai : - Comment puis-je enseigner si je n’étudie pas ? Et à nouveau la réponse fusa :
Bien évidemment, c’est en enseignant que j’ai le plus appris.
Dans mon nouvel amour enivrant pour la ‘Hassidout, étudiant et changeant mon mode de vie, je n’avais pas le temps de
- Nous ne sommes pas Loubavitch !!! Bien sûr, je rapportai tout l’épisode au Rabbi. Sa réponse, qui résonne encore à mes oreilles jusqu’à aujourd’hui, fut : - Je suis surpris que votre mari ne veuille pas des Tefilines Rabénou Tam, parce que davka les Sephardim les utilisent. Cependant, ne discutez ni ne vous querellez avec lui… Vous verrez que votre fils finira par utiliser les tefilines Rabénou Tam.
Les années passèrent et je continuais à avancer dans mon étude et ma pratique de la ‘Hassidout. Mais mon chalom bayit, l’harmonie de mon foyer, se détériorait, jour après jour. Je décidai de dire au Rabbi que j’étais lasse de me retenir d’observer les mitsvot et les minhaguim que je désirais tant respecter. Tout d’abord, je voulais me couvrir les cheveux avec une perruque. Mon mari avait fermement déclaré que si je le faisais, il divorcerait.
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Quand mon fils atteignit l’âge de la bar-mitsvah (il est aujourd’hui grandpère, que D.ieu le bénisse !), mes amis Loubavitch, invités à la célébration, voulurent s’associer pour lui offrir une paire de Tefilines Rabénou Tam. Mon mari s’y opposa avec véhémence :
Que pouvais-je faire ? Malgré ma déception, j’écoutais le Rabbi. Environ six mois plus tard, à ma grande surprise et à ma grande joie, je vis mon cher fils faire exactement ce dont le Rabbi m’avait assuré. Il me dit, en passant, qu’il s’était acheté les Tefilines Rabénou Tam avec l’argent de sa bar-mitsvah.
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construire ma relation avec mon mari. Il se sentait mis de côté, sans importance.
- Pourquoi dois-tu être si différente de toutes les autres femmes de notre communauté ? se plaignit-il.
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Aucune autre femme (de notre communauté) ne portait de perruque alors, il y a trente ans. Je voulais aller à des cours, je voulais prier dans le Sidour au noussa’h Ari (Sidour utilisé par les Loubavitch, suivant l’ordre institué par le AriZal). J’aimais la musique et les enseignements ‘hassidiques. Tout cela agaçait mon mari au point que notre entente était véritablement compromise. Alors, j’écrivis une lettre bien-pensante au Rabbi, dans laquelle je me plaignais, et je lui dis que j’avais décidé d’ignorer les réticences de mon mari. J’allais commencer à porter une perruque et faire toutes les activités que j’aspirais faire. - N’est-il pas vrai que je devrais faire ce que je dois faire ? demandai-je au Rabbi, convaincue que le Rabbi me soutiendrait. A ma grande surprise, je reçus une réponse en deux parties. Je possède toujours cette lettre du Rabbi. La première partie de la réponse disait : - Ne vous bagarrez pas pour le Judaïsme. Ne discutez pas avec votre mari de ce sujet. Si seulement j’avais écouté le Rabbi ! Mais je faisais exactement le contraire. Quand mon mari se plaignait de mon niveau d’observance, comme le fait de me couvrir les cheveux, etc., je réagissais avec détresse : - Si tu m’aimais, tu l’accepterais, me lamentais-je.
Faux ! Faux ! Faux ! C’était la pire des choses à dire parce que, tout en l’ignorant, j’envoyais à mon mari un message subliminal : - Et bien, elle est ma femme, elle me connaît et peut-être que je ne l’aime pas vraiment. (Maintenant, après bien des années de mariage, j’ai appris à écouter le Rabbi. Je dis à mon mari qu’il est fou de moi et, devinez quoi ? Il commence à le croire. Nous rions et la tension s’évapore.) Mes enfants me disent maintenant que la tension que les querelles faisait naître les affectait au point qu’ils commençaient à se détourner du Judaïsme. Se battre à propos de D.ieu ? Ce n’est pas ce qu’Il veut. Hachem veut le chalom bayit, la paix et l’harmonie dans nos maisons. La seconde partie de la réponse du Rabbi était : - Trouvez quelqu’un d’autre pour être machpia (conseiller et guide) pour votre mari.
- Et qu’en dit votre mari ? Cela commença à me préoccuper. Et ce que moi je voulais ? Le Rabbi me disait de faire les choses beofène diplomati, diplomatiquement.
Et puis vinrent les jours du dollar. Je m’y rendais fidèlement, chaque dimanche, emmenant avec moi un ou deux cars pleins de gens. J’emmenai aussi mes enfants du Talmud Torah et le Rabbi rayonnait de plaisir en les voyant. Mon mari n’était pas enthousiasmé, c’est le moins qu’on puisse dire, et il refusait de se joindre à nous. Le Rabbi me donnait toujours au moins quatre dollars, à chaque fois. - Un pour vous, un pour vos activités, un pour votre groupe et un pour votre mari.
Nous, les femmes, pouvons utiliser nos qualités féminines pour convaincre notre mari et notre famille, d’une manière paisible et amicale plutôt que dans les larmes, la colère ou les plaintes. Le sens de l’humour marche. Devenir froum ne veut pas dire changer de personnalité.
Il me demandait des nouvelles de mon mari :
Je commençai à me couvrir les cheveux avec une perruque, seulement en l’absence de mon mari. J’avais constamment peur qu’il trouve mes perruques que j’avais cachées dans la chambre de mes enfants, sous une pile de pulls. Par miracle, quand je les mettais, dans mon garage, elles avaient l’air naturelles et parfaites.
- Est-il de retour à la Torah ? Fait-il te c h o u va h ?
- Est-il de retour ? Mon mari faisait des voyages d’affaire mais je pense que ce que voulait dire le Rabbi était :
Un certain été, je devais faire un choix pour mon lieu de vacances. Ou bien je rendais visite à ma mère, en Erets Israël. Là je pourrai me couvrir la tête et observer d’autres mitsvot. Ou bien je me pouvais aller en Thaïlande avec mon mari qui devait s’y rendre pour ses affaires.
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Chaque fois que je disais au Rabbi que je voulais progresser dans mon Judaïsme, il écrivait :
Pendant quinze ans, j’ai dirigé un Talmud Torah qui donnait deux fois par semaine des cours à des enfants perses, qui venaient de sortir d’Iran et étaient inscrits dans des écoles laïques. Mon but était de les encourager à aller à la yechivah. Aujourd’hui ces enfants sont devenus des leaders religieux de mouvements de jeunesse, BH. Ils se rappellent ces jours où ils recevaient leurs cours de professeurs Loubavitch.
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Quel soulagement ! Je pouvais enfin être son épouse et non son rabbin. J’essayais constamment de pousser mon mari à observer plus de mitsvot et je pensais qu’il était de mon devoir de le faire. Encore une fois, faux ! Une dame Loubavitch, qui a entendu ces faits, m’a dit agir de la même façon avec son mari. Elle n’arrêtait pas de lui demander d’être plus ‘hassidich, d’aller aux farbrenguen, etc. Mais elle n’obtenait que le résultat contraire. Quand elle a entendu la réponse que le Rabbi m’avait adressée, elle a décidé d’arrêter de le harceler. Et dès qu’elle a arrêté de le harceler, son mari s’est mis à faire de lui-même ce qu’elle le suppliait de faire.
Bien sûr partir avec mon mari signifiait que je ne pourrais pas me couvrir les cheveux, que je devrais aller à la plage et manger (du poisson) dans des endroits qui n’étaient pas Cacher.
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Je suis allée au 770 et j’ai donné ma lettre à Rav Klein qui m’a dit de courir en bas, faire la queue car le Rabbi donnait des livres aux dames. J’arriverais à temps. Je me précipitai en bas et mon tour arriva. Le Rabbi me regarda de son regard pénétrant et me dit avec fermeté : - Bangkok avec votre mari ! Bien sûr, j’ai écouté le Rabbi et j’ai accompagné mon mari. Il a été d’accord pour manger exclusivement Cacher (j’avais préparé et emporté des aliments de la maison) et en fait, nous passâmes de merveilleux moments ensemble. Cette fois-ci, je ne lui fis pas de réflexions. Au cours du vol de retour, mon mari se tourna vers moi et me dit : - Bon ! J’imagine que je ne vais plus te voir pendant toute une année ! Il m’a fallu un certain temps pour réaliser ce que je faisais, ce que le Rabbi essayait de me dire… La charité commence à la maison. Le chalom bayit passe avant tout. La patience et la diplomatie marchent. Je possède une vidéo qui me peine, chaque fois que je la regarde. C’est une vidéo du Rabbi donnant des dollars. Comme d’habitude, il m’en donne quatre, mais cette fois-ci, quand il dit : « Pour votre mari », il ajoute, avec un grand sourire : « Pour votre mari, afin qu’il ne soit pas fâché avec moi » . Eberluée, je pense avoir mal compris. Je demande : « Comment ? ». Et à nouveau, le Rabbi ajoute, avec un sourire : « Pour
votre mari, pour que vous fassiez en sorte qu’il ne soit pas fâché avec moi » . Après cela, j’ai pleuré pendant un jour entier. J’ai compris que je ne faisais pas plaisir au Rabbi en le plaçant avant mon mari. Le Rabbi voulait mon chalom bayit. Un jour, ma chère mère est venue d’Israël pour me rendre visite. Elle me demanda de la conduire chez le Rabbi, pour le dollar. A cette époque, le Rabbi donnait les dollars chez lui. Bien sûr, j’acceptai. Ma mère se tourna alors vers mon mari et lui demanda de venir aussi. Tout d’abord, il refusa mais finalement, il accéda à la requête de ma mère, parce qu’il l’adorait. Le dimanche suivant, nous nous rendîmes au dollar. Cette fois-ci, personne d’autre ne m’accompagnait, en dehors de mon mari et de ma mère. Quand arriva notre tour, je présentai mon mari au Rabbi : - Voici mon mari. Avec un sourire resplendissant, le Rabbi lui dit immédiatement : - Votre nom est Binyamin. (Comment s’en souvenait-il ?). Et il commença à lui expliquer la signification de son nom. Puis il ajouta : - Merci d’aider Madme Karmely dans ses activités. Elle vous aidera dans les vôtres. Il donna de nombreuses bra’hot qui rendirent mon mari heureux. Je présentai ma chère mère et le Rabbi lui dit : - Merci d’avoir produit une telle fille. En entendant ces mots, ma mère fondit en pleurs de joie.
Le dimanche suivant, je me rendis seule au dollar. Le Rabbi me demanda : - Que s’est-il passé, par la suite avec votre mari, la semaine dernière ? Il avait l’air tellement préoccupé que je m’étouffai et ne pus parler. Le Rabbi sourit et ajouta : - La prochaine fois, cela se passera mieux. Il m’a fallu de nombreuses années pour réaliser et accepter le fait que Hachem veut le chalom bayit. C’est très difficile parce que quand quelqu’un devient froum, cela devient une passion dévorante. Je me sentais assoiffée d’étude et de pratique de plus en plus intenses et je ne comprenais pas pourquoi mon mari ne ressentait pas la même chose. Lui, de son côté, ressentait que je m’étais transformée en fanatique, voulant absolument plonger dans des pratiques qui lui étaient étrangères.
Peut-être que j’ai traversé tout cela pour pouvoir aider les autres à ne pas agir comme j’ai agi, à avoir plus de patience et à garder le sens de l’humour. Il n‘est jamais trop tard pour apprendre. Maintenant, je suis plus qu’heureuse de partager mon expérience avec quiconque traverse la même chose que moi, de transmettre les conseils et la sagesse que le Rabbi m’a donnés. Si quelqu’un m’avait dit qu’un jour mon mari se ferait pousser la barbe, je ne l’aurais pas cru. Maintenant, Barou’h Hachem, il s’est laissé pousser la barbe, à mon grand délice et ma reconnaissance. Le Rabbi le savait depuis le début et ses paroles se sont réalisées. Merci, cher Rabbi, pour tout. Je vais essayer de mériter votre bonté et vos encouragements. Que le travail que nous faisons pour apporter le chalom dans nos foyers apporte le chalom dans le monde et la Geoulah chelemah immédiatement !
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Le Rabbi n’arrêtait pas de me dire que la seule solution était d’avancer doucement mais sûrement, de façon diplomatique, subtile, sans se quereller sur ce qui devait être fait. La tefilah est efficace, implorer D.ieu est efficace et par-dessus tout, l’amour et la compassion sont efficaces.
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Bien sûr cela avait fait naître des ressentiments des deux côtés.
J’ai découvert un trésor YITA MINDEL
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Reb Yoel Quand nous avons fait connaissance de Reb Yoel, sa vue était déjà bien déficiente. Et pourtant, il essayait de gagner quelques dollars en se rendant dans les cimetières et en proposant aux gens de faire un Kél malé (prière pour les morts) pour leurs chers disparus. Quand il fut totalement aveugle et ne put plus gagner d’argent, ma belle-mère (ah) s’engagea à subvenir à ses besoins alimentaires de la semaine et du Chabbat. Un jour que la famille de mon mari faisait chiva, j’ai demandé la permission d’être, pour cette fois, celle qui accomplirait la mitsvah. Le tram m’arrêta près d’une maison dilapidée de Brownsville. Chargée du sac à provisions, je grimpai des escaliers branlants. Et quand j’ouvris la porte de l’appartement d’une pièce, je fus accueillie avec beaucoup de joie par le couple. Apparemment, ils attendaient cette visite avec impatience. Reb Yoel et sa femme ne cessèrent de s’excuser de m’avoir dérangée et me proposèrent de m’asseoir. Et puis, la femme de Reb Yoel me raconta qu’ils avaient un fils, juge et avec une très bonne situation, mais puisqu’il n’était plus religieux, ils refusaient son aide financière. A chaque plat, à chaque paquet d’aliments que je sortais de mon sac, je
recevais une douche de bénédictions de la part de Reb Yoel et de sa femme. Quand je suis repartie vers le tram, c’était avec un sentiment de gratitude à l’égard de ma belle-mère qui avait enseigné à ses enfants une si belle mitsvah.
Le trésor Des années plus tard, nous apprîmes que Reb Yoel avait quitté ce monde et nous avait légué ses sefarim (livres de Torah). C’est parmi ces livres que je découvris un grand trésor. Il s’agissait d’un sidour (livres de prières) imprimé en 1834. La magnifique couverture de cuir était toujours dans un état presque parfait. De nombreuses pages étaient noircies, dans le coin inférieur, preuve que l’on avait beaucoup tourné les pages et que le sidour avait été utilisé, toute une vie durant, pour les prières de tous les jours et du Chabbat. Le nom de la propriétaire avait été inscrit, apparemment par son mari, en petites lettres bien nettes : סגל רחלRa’hel Segal. Son passouk, le verset de la Bible commençant et se terminant par la première et la dernière lettre de son prénom, quant à lui, avait été difficilement imprimé, après environ trois tentatives, en grandes lettres : ראו מציל מידי ...( אתהDevarim 32 :39).
A part cela, le sidour contenait les mêmes prières que celles que l’on prononce
Ra’hel Segal a du mourir, il y a plus de cent ans et pourtant son sidour a laissé un message immortel. Que sont devenus ses habits, ses bijoux, ses meubles, sa tombe, sa famille ? Je l’ignore mais son sidour est ici et raconte sa vie. Comment a-t-elle pu trouver le temps de prier régulièrement ? Elle vivait probablement dans le confort et avait certai-
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Il ne me fut pas difficile de trouver un message des plus porteurs de sens, gravé dans ces pages vieilles de 140 ans. Ra’hel Segal ne s’était pas satisfaite d’un sidour ordinaire. Elle avait fait un hidour, embellissement et amélioration de la mitsvah. Et son sidour n’était pas un objet fait pour être montré mais constamment utilisé. Dernier point, mais non le moindre, les mots de la Torah étaient imprimés sur la première page, en grandes lettres, bien visibles, cachant presque son propre nom.
aujourd’hui, à l’exception d’une tefilah (prière) supplémentaire, à inclure dans le chemoné esré, par les femmes attendant un enfant et demandant, au nom de nos saintes matriarches, une bonne délivrance et un enfant sain et craignant D.ieu.
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Le message
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nement une domestique. Et pourtant, les petites lettres, dans lesquelles était inscrit son nom, apportent le témoignage qu’elle était restée humble. Il se peut qu’elle ait eu des passe-temps, comme faire de la cuisine, de la pâtisserie, broder, jouer d’un instrument de musique, passer du temps chez la couturière mais ses rendez-vous avec son Créateur avaient lieu régulièrement et avec dévotion. Mais peut-être était-elle pauvre. A quoi ressemblait sa vie quotidienne ? Il n’y avait alors pas d’électricité permettant de mettre en route une machine à laver, un mixer, un chauffage pour réchauffer la maison. La lessive prenait des jours. Les sols de bois devaient être frottés à la main et sur les genoux. Cuisiner et faire de la pâtisserie se faisaient sans gadgets et il fallait aller chercher du charbon et du bois avant de pouvoir mettre en marche le fourneau. Dans la cuisine, il n’y avait même pas d’eau courante. Et pourtant, sans même parler du temps consacré à l’éducation des enfants, elle trouvait le temps de prendre entre ses mains son sidour, trois fois par jour. Imaginez seulement le plaisir qu’aurait ressenti Ra’hel Segal dans sa prière si on le lui en avait enseigné le sens. Malgré tout, les mots qui sortaient de sa bouche et les pensées de son cœur ont du être gracieusement acceptés par Hachem.
La leçon Je suis dans la seconde moitié de ma vie mais mon sidour n’est pas encore prêt. Il se peut que je prie dans un sidour, ou dans un autre, mais force m’est d’admettre, avec gêne, qu’aucun ne possède le signe honorable, dans les coins de ses
pages, de mon usage constant. Mes plus jeunes enfants sont scolarisés depuis plusieurs années maintenant et je pourrais organiser ma journée, aussi diverses que soient mes activités, de manière à réserver certains espaces réguliers à la prière. Quand je suis fatiguée, je m’allonge souvent pour passer un appel téléphonique. C’est rarement une conversation de cinq minutes bien que le message à transmettre puisse se limiter à l’essentiel. Parfois, je raccroche après une conversation d’une demi heure, fatiguée et regrettant d ‘avoir perdu mon temps et celui de mon interlocutrice. J’aurais pu, plutôt, lire quelques chapitres de tehilim, ce qui m’aurait donné un courage renouvelé pour faire face aux tâches qui m’attendent, et le sentiment rafraichissant qui naît toujours d’une prière récitée avec kavanah (dévotion). Que vais-je laisser, un jour ? Ma garderobe, je l’espère, servira à quelqu’un. Mes photos, ont –elles tant à dire ? Mes lettres, peut-être il y a-t-il quelque chose de bon en elles… Mais après tout cela, où est mon sidour pour attester que j’ai servi mon D.ieu avec des prières, comme je l’aurais du, comme je l’aurais pu, avec un peu plus de volonté. J’ai donné ce sidour à ma fille dont le nom est Ra’hel, qu’elle vive en bonne santé. Mais je le vois toujours devant moi. Et j’espère que je me souviendrai de la leçon qui a été gravée avec amour, sur ses pages jaunies. En fait, je sens que cette leçon a été la plus grande bénédiction que m’ait donnée Reb Yoel.
'HANNA BENSOUSSAN
M
es parents passaient les fêtes de Souccot chez le Rabbi et m’avais prise avec eux. J’étais alors un bébé de six mois.
A la fin du farbrenguen, le Rabbi distribuait à chacun le kos chèl bra’ha, un peu de son propre vin. Et les files s’étiraient pendant des heures, pour que chacun reçoive « le vin de la bra’ha ». J’étais dans les bras de mon père et je finis par m’endormir. Mais trois personnes avant notre tour, il me réveilla pour que je puisse moi
aussi recevoir le vin du Rabbi. Quand j’ouvris les yeux, nous étions devant le Rabbi. Comme tous les bébés qui sont attirés par les objets brillants, je voulus attraper le kos (« verre ») du Rabbi qui scintillait. Bien sûr, pour les secrétaires du Rabbi qui se trouvaient juste derrière, il n’en était pas question ! Mais le Rabbi, comme un père tellement attentif aux besoins d’un enfant, me tendit son verre et je pus le tenir entre mes mains pendant quelques secondes !
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Souccot
chana@mail.com
maisonjuive@gmail.com Réseaux sociaux
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chlouha@gmail.com
Je suis une épouse, une mère et une chlou’hah. J’ai quatre enfants et trois cents familles dans ma communauté. J’essaie de conjuguer tous ces jobs et de choisir mes priorités. Mon mari et mes enfants passent avant tout et j’essaie de me consacrer le plus possible à ma chli’hout. Ma chli’hout est difficile et demande beaucoup d’efforts. Ma communauté est des plus léthargiques et, pour en intéresser les membres et les faire accéder à tout ce que nous avons à leur offrir, il nous faut sans cesse être créatifs. Et BH, cela marche. Pouvons-nous faire mieux ? Oui.
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Pouvons-nous essayer davantage ? Oui. Pouvons-nous envisager de nouvelles approches ? J’en suis sûre. Mais voilà ce qui me pose problème : la pression des réseaux sociaux. Je fais partie de Facebook, d’un groupe WhatsApp de chlou’hot. Et je me sens très mal avec les posts et les messages de certaines de mes amies chlou’hot : la longue liste des mets variés qu’elles ont cuisinés, le nombre de poulets qu’elles ont rôtis, le nombre d’invités qu’elles ont reçus, tout le travail qu’elles ont du fournir, la façon extraordinaire dont elles arrivent à gérer leur famille, en dehors de tout ce travail de chli’hout…
Chaque occasion est utilisée pour montrer les accomplissements. Ne vous méprenez pas. J’admire leur travail et leur ambition. Mais quelque chose ne me convient pas. Pourquoi tout exposer ? Pourquoi ce besoin de démonstration voyante et constante? Pourquoi et d’où vient ce besoin de reconnaissance publique, d’applaudissements pour le travail qu’on a choisi de faire ? Est-ce que cela provoque en moi de la jalousie ? Pas du tout. Je sais que nous aussi faisons de notre mieux pour notre famille et notre chli’hout. Mais cela n’empêche que cela me laisse un sentiment et un goût d’éternelle insatisfaction dans mon travail. Je me demande : comment arrivent-elles à faire tout ça ? Et puis, je me rappelle. Nous sommes toutes faites différemment. Nous n’avons pas toutes la même personnalité. Nous avons toutes une chli’hout différente. Aucune communauté ne ressemble à l’autre. Nous avons toutes différentes limites, différents mécanismes d’adaptation, différents enfants, différents besoins d’approbation. Nous ne pouvons comparer que deux choses comparables. N’essayons donc
pas de le faire avec des situations différentes. Mais il est parfois difficile d’intérioriser tout cela. Dans ce cas, il nous faut aussi opérer des choix : est-ce que je veux vraiment rester sur Facebook ? Sur WhatsApp ? Peut-être est-ce le moment de m’en aller et de me concentrer sur w fait d’être contente et satisfaite de ce que je fais, et
pour m’encourager à encore progresser, d’étudier, plutôt que de me démoraliser par les longues listes de réalisations. Ce n’est pas ma manière à moi et je vais entreprendre de m’appliquer encore davantage dans ma chli’hout et d’être satisfaite ainsi. Une chlou’hah préoccupée.
Chère chlou’hah préoccupée.
Voici cependant certaines pistes de réflexion. Tout d’abord, celles que vous citez sont relativement peu nombreuses mais vous les remarquez parce qu’elles manifestent leur présence.
REPONSE
Peut-être ont-elles tout simplement besoin de parler de leurs accomplissements pour se donner de la force à elles-mêmes et, ce faisant, à leurs amies. D’autre part, pourquoi ne pas tout simplement voir le côté positif de leurs interventions ? Pourquoi ne pas vous concentrer sur le partage des bonnes idées créatrices (justement vous en cherchez), de « bons plans », de paroles de Torah, de ‘Hassidout, etc. Peut-être que c’est vous-même qui devez vous renforcer afin de ne voir que les aspects positifs de leurs interventions ainsi que les vôtres. Lors des Cheva Bra’hot, la sixième bra’ha évoque l’idée que l’expression ultime du bonheur dans le couple est représentée par Adam et ‘Hava. Pourquoi ? Parce qu’ils étaient seuls et ne se comparaient à personne. A de très nombreuses reprises, le Rabbi a souligné qu’aucune chli’hout ne ressemble à l’autre et que toucher un seul Juif équivaut à changer le monde entier. Vous connaissez certainement l’histoire suivante : C’était l’année du lancement de la campagne de Taharat Hamichpa’ha. Le Rav Gutnik d’Australie entra en Ye’hidout avec le Rabbi qui lui demanda d’organiser une série de cours (ou une conférence) sur le sujet. Le Rav Gutnik fut étonné (lui, un homme, organiser des cours sur ce thème ?) mais dès son retour en Australie entreprit de lancer une importante campagne de publicité et s’investit beaucoup dans la préparation de cet événement. Le soir de la manifestation arrivé, il se retrouva face à …une seule dame ! Dépité, il s’adressa par la suite au Rabbi pour lui manifester sa déception. Le Rabbi répondit : « Et combien de mères avait Moché Rabbénou ? ».
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Vous posez de vraies questions mais vous y apportez souvent toute seule les réponses.
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Tout d’abord, permettez-moi de vous dire merci pour votre honnêteté.
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Dossier education
Une berceuse juive EXTRAIT D’UN DISCOURS DU RABBI TRADUCTION LIBRE
Cela fait référence à la (toute) première éducation de l’enfant qui est confiée à la femme, la mère, comme la loi juive l’explique et comme cela apparaît de façon évidente dans la vie quotidienne. C’est une leçon claire pour les mères et les éducateurs : Un enfant a besoin de deux éléments essentiels. Il a besoin de manger, de boire et de dormir ainsi que de jouer pour qu’il soit en bonne santé, qu’on puisse le préparer à accomplir la mission que D.ieu lui a confiée dans ce monde, quand il aura grandi. Simultanément, il faut s’occuper d’un autre domaine : l’éducation de l’enfant dans les sujets spirituels. Comme il a été mentionné de nombreuses fois, dès qu’un enfant naît, il est une coutume juive, « qui a force de Torah», et qui veut que le bébé voie immédiatement des mots saints autour de lui. La coutume était de suspendre dans la chambre de la mère des amulettes saintes, etc. Et, quand elle berçait le bébé pour l’endormir, la mère chantait une berceuse. (Certes,) le bébé ne pouvait pas encore en comprendre les mots, mais la mère savait chanter à son bébé pour l’endormir, même âgé d’un an, d’ un an et demi, le chant : «Il n’y a rien de plus précieux que la Torah.» Oui, il y a de délicieux raisins secs et des amandes, comme le dit la berceuse, mais ils ne se comparent pas, avec « la vraie marchandise et la marchandise la plus précieuse, qui est la Torah.»
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« Eduque l’enfant..., même quand il aura vieilli, il ne s’en écartera pas. »
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C’est là l’enseignement de la Torah :
Cela ne vous concerne pas !
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K. COEN
L’article qui suit a paru dans La Maison Juive, en Kislev, 5743-Décembre 1982. Jugez vous-même de son actualité, quand bien même certains détails peuvent paraître obsolètes. C’était il y a près de 35 ans ! Il est toujours délicat, voire périlleux de prendre la plume et de se permettre de donner des « conseils ». Si j’ose le faire aujourd’hui, c’est parce que je suis sûre que ce qui va suivre est évident pour toutes, mais que, comme pour toutes les évidences, il est parfois bon de les rappeler. Nous avons probablement toutes expérimenté à quel point il est difficile pour nous de transformer nos mauvaises habitudes et il est certain que nous ne sommes même pas conscientes de bon nombre d’actes que nous pratiquons, mues par ces mêmes habitudes. Pourquoi ? Parce qu’elles remontent au plus lointain de notre enfance, à tel point que nous ne savons pas même où situer leur point de départ. Si ces prémisses sont vraies pour nousmêmes, à plus forte raison le sont-elles pour nos enfants. Une habitude devient très vite une seconde nature, aussi devrions-nous profiter de ce principe pour que, très jeunes, nos enfants fassent de cette
seconde nature leur véritable nature, celle qui exprime la Torah et les Mitsvot. Un enfant habitué tout jeune, dès qu’il balbutie ses premiers mots, à prononcer une bénédiction ou à commencer sa journée par modé ani ou Torah tsiva… n’aura pas à en faire l’apprentissage, parfois difficile, parfois même pénible. Tout naturellement, il prononcera ces mots, même si cela sollicite de notre part un petit rappel ! Il en va de même pour toutes les pratiques religieuses que nous avons le devoir de leur inculquer. Mais ce dont je voudrais vous parler aujourd’hui concerne trois domaines tout particuliers : l’alimentation, le sommeil et l’hygiène. Bien souvent, les maîtres, les maîtresses, les professeurs, bref les éducateurs, se plaignent que les enfants arrivent à l’école encore tout endormis, tout bouffis de sommeil, et que la « mise en route » est pénible. Et puis, à nouveau, vers la fin de la matinée, nos chers bambins (même les plus âgés) se remettent à bailler, à s’affaler sur
leurs chaises et à perdre le fil de ce qui se dit. Avez-vous déjà essayé de réfléchir aux causes de ces phénomènes ?
Bien sûr, me direz-vous, c’est facile à dire, mais le matin, ils se lèvent en retard, il faut se dépêcher, on se bouscule de toutes parts, bref on n’a pas le temps ! Hé bien, ce temps, il faut le prendre, quitte à les réveiller un quart d’heure plus tôt (et cela sera plus facile quand on aura lu le paragraphe suivant concernant les heures de sommeil !), quitte à ce que nous, les mamans, nous nous couchions le soir un quart d’heure plus tard pour que la table du petit déjeuner soit prête, dès le soir. Ou bien, arguerez-vous souvent : le matin, quand ils se réveillent, ils ne veulent pas manger. Ils n’ont pas faim. Je vous répondrai alors : tout est une question d’habitude (voir plus haut). Il n’est pas logique qu’après dix heures de jeûne ils n’aient pas faim, alors que lorsqu’ils nous reviennent vers cinq heures, (donc environ quatre à cinq heures après un repas consistant), ils sont plus qu’affamés ! Sachons donc leur permettre de mieux résister à cette longue matinée, en les
faisant partir le ventre plein et l’esprit en éveil. Autre problème d’alimentation : celui du diner. La plupart de nos enfants sont demi-pensionnaires et bien souvent, nous nous reposons sur le fait qu’ils ont bien mangé à midi, pour nous permettre de négliger le repas du soir. Même si c’est vrai, dans la plupart des cas, (et encore, ne sommes-nous pas à leurs côtés pour vérifier qu’ils ne donnent pas, en cachette, le poisson détesté au voisin, qui lui l’adore, ou qu’après s’être gavés de pain, ils ne se plaignent pas d’avoir mal au ventre et sont ainsi exemptés de manger les légumes…), il nous incombe néanmoins de leur donner un repas du soir sain et équilibré. Si cela correspond aux goûts de l’enfant (et vous le savez bien,
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Savez-vous que le mot anglais « breakfast » signifie « couper le jeûne » et qu’il s’agit bien d’une jeûne puisqu’au matin, ils n’ont rien absorbé depuis environ une dizaine d’heures ! Nos confrères britanniques l’ont bien compris (Ndr : et israéliens !) d’ailleurs, puisque chez eux, ce même breakfast est un véritable repas !
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Il en est une, indéniable : le fait qu’ils n’ont pas pris de petit déjeuner correct.
les goûts aussi s’éduquent, tout est une question d’habitude…), il est excellent de leur faire absorber toutes sortes de laitages et des légumes frais (et après essais, la vérification des légumes frais et verts n’est pas aussi difficile qu’elle n’y paraît).
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N’oublions pas les qualités nutritives extraordinaires du poisson, souvent supérieures à celles de la viande et, bien sûr, les dégâts immenses causés par les abus d’huile et de sucre ! Enfin, dernier conseil, ou plutôt rappel : l’heure du dîner est importante. Il est très mauvais que l’enfant aille dormir juste après manger. Mais alors, remarquerez-vous, à quelle heure allons-nous les coucher ? Nous ne pouvons leur donner à diner trop tôt : ils n’ont pas faim puisqu’ils ont pris un bon goûter ! Hé bien ! Remettez en question vos habitudes ! Il n’est pas très efficace de leur donner un goûter tellement consistant ! Bien sûr, il leur faut un coupe-faim (un fruit ou un verre de lait) mais il vaut mieux leur donner le repas du soir plus tôt, même beaucoup plus tôt, quitte à leur redonner, avant de dormir, un petit en-cas. Ainsi, ils n’iront pas au lit l’estomac chargé et ils seront couchés plus tôt. Et puisque nous parlons du sommeil, notre transition est toute trouvée. Et à nouveau, ce sont les évidences qui s’imposent ici. Si nous voulons que nos enfants soient prêts à donner le maximum d’attention à leurs maîtres, si nous voulons qu’ils profitent au mieux de l’enseignement qui leur est dispensé,
il est de notre devoir de leur garantir une longue nuit de sommeil. La sagesse populaire veut que « les heures avant minuit comptent double ». Est-ce vérifié scientifiquement ? Peu importe, une chose est évidente : plus nos enfants dorment tôt, mieux ils dorment et surtout, mieux ils se réveillent. Alors parfois, sachons renoncer, si nous n’avons trouvé le moyen de les faire garder, aux joies d’une sortie, et plutôt que de les emmener avec nous, donnonsnous la satisfaction de ne pas avoir à les réveiller la matin, de ne pas les voir de mauvaise humeur, parce qu’ils n’ont pas assez dormi, de ne pas avoir à bâcler leur petit déjeuner (sic) parce qu’ils n’ont pas le temps pour cela, etc. Tentons donc de faire de cette séance du coucher un moment agréable qui le sera d’autant plus que l’heure ne sera pas tardive et que les enfants ne seront pas trop excités de fatigue. S’ils veulent à tout prix rester réveillés, laissons-les jouer quelques moments, au lit, jouons avec eux ou racontons leur des histoires, mais que tout cela ait lieu alors qu’ils sont déjà au lit et que l’ambiance est déjà plus paisible. N’oublions pas de leur donner, très jeunes, la responsabilité de préparer eux-mêmes leur néguel wasser (le récipient d’eau destiné à se laver les mains dès le réveil, sans avoir fait trois pas). Enfin la récitation du Chema sera un moment privilégié qui leur permettra de s’endormir tranquilles et rassurés. Le dernier point que j’aurais voulu aborder concerne l’hygiène de nos enfants. Et à nouveau, le même principe s ‘impose. Si très jeunes, ils acquièrent de bonnes
habitudes, tout leur sera simplifié pour l’avenir.
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Dire que nos enfants doivent, tout d’abord, être habillés proprement ne signifie pas qu’il leur faut une garde-robe telle que chaque jour, ils porteront des tenues différentes (Ndr : ce problème est moins aigu de nos jours, durant les jours de semaine puisque désormais, ils portent des uniformes). Mais cela signifie
permettrai de lancer un appel à toutes les mamans. Ne laissez pas vos enfants malpropres! Il est évident que lorsqu’ils nous reviennent de l’école où ils se sont dépensés, où ils se sont amusés, où ils ont mangé, etc., ils ne peuvent être propres. Leur donner chaque jour une douche, les habituer à la prendre tout seuls quand ils sont plus grands, ne prend que peu de temps et présente l’avantage de les voir en sortir tout luisants, sans négliger
que leurs habits sont propres, même s’ils ne possèdent pas plusieurs uniformes. Et la encore, notre rôle à nous mamans est primordial car nous devons veiller à cette propreté, même si, pour y parvenir, il nous faut laver leurs habits tous les soirs pour qu’ils soient prêts le matin. Enfin, je vais oser aborder un domaine qui reste encore pour certaines tabou, surtout dans ses dernières implications. Il s’agit de l’hygiène corporelle. Et là, je me
l’aspect de détente et de relaxation que présente cette douche. Le brossage des dents est un jeu pour les tout petits. il deviendra une bonne habitude pour les plus grands. Pour conclure, parlons d’un « mal » dont on ose aujourd’hui même parler sur les murs de nos villes, parce qu’il ne suggère rien de honteux et que c’est un mal comme les autres : les parasites. S’il
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est vrai que les cheveux ne leur offrent pas un asile inconfortable, nous avons le devoir de bien les surveiller et de bien les traiter, le cas échéant, afin de prémunir nos enfants et tous les autres avec eux. En tout état de cause, il est très important que toutes les mères sachent qu’il n’y a rien de honteux à découvrir des poux sur les têtes de nos enfants, que ce mal est devenu tout aussi banal que n’importe quelle autre maladie bénigne, n’est plus
les combattrez farouchement, dès le premier signe, et même préventivement ! (A ce propos, il paraîtrait que si, après chaque shampoing, vous rincez la tête de votre enfant avec du vinaigre, sa tête devient un hôtel moins accueillant ! Ce procédé sans garantie vaut peut-être la peine d’être essayé !). Pardonnez-moi ces détails bien réalistes mais, pour une fois, il fallait en parler.
L’essentiel est que nous donnions à nos enfants toutes les chances pour qu’ils progressent dans la vie de la Torah et des Mitsvot et que ce soit une armée bien nourrie, bien éveillée et « reluisante » qui nous mène vers Machia’h ! le signe de saleté qu’il était autre fois, et que c’est seulement en le dédramatisant, en l’affrontant courageusement que nous pourrons en guérir nos enfants et tous leurs compagnons. Car, vous le savez très bien, si vous trouvez qu’avoir des poux et des lentes est dégradant pour votre enfant, le met dans une situation complexante… vous ne les verrez pas ! Et c’est alors que les problèmes commenceront. Mais si, au contraire, vous accueillez ces invités comme des hôtes gênants et dont vous tenez à tout prix à vous débarrasser, alors vous
Pardonnez-moi aussi de vous avoir énoncé des évidences car je suis sûre que toutes les mamans sont conscientes de ces problèmes et pensez finalement que c’est pour moi-même que je les ai rappelées et que cela ne vous concerne pas ! L’essentiel est que nous donnions à nos enfants toutes les chances pour qu’ils progressent dans la vie de la Torah et des Mitsvot et que ce soit une armée bien nourrie, bien éveillée et « reluisante » qui nous mène vers Machia’h !
Les chlou’hot partagent des idées pour encourager la Tsniout
(Ndt : Bien que dans le magazine Compass cet article s’adresse aux chlou’hot, nous avons décidé de le publier ici parce que, tout d’abord, chacune de nous est, à coup sûr, une chlou’ha (officielle ou non) et que d’autre part, le contenu concerne toutes les mamans.)
Q
Pouvez-vous partager certaines idées et suggestions sur la manière d’encourager mes filles de 12-14 ans et de 16 ans à s’habiller de manière à respecter la tsniout ? Quand les filles étaient plus jeunes, il était bien plus simple de les encourager et de leur expliquer pourquoi nous nous habillons différemment que celles qui ne pas encore froum. Maintenant qu’elles sont entrées dans la zone des
pré-adolescentes ou des adolescentes, la dynamique est quelque peu différente. Je lutte pour savoir quand je dois dire quelque chose et quand je dois me taire, comment le dire sans que cela soit entendu comme de la répression. Sortir pour acheter des habits ressemble à marcher sur des œufs. J’apprécierais vraiment tous les conseils que vous pourriez me donner.
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COURAGE!
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L’article qui suit a été publié dans le Compass Magazine, vol. 16, édité par Merkos L’Inyonei Chinuch. Suite 302. Il a été traduit et réimprimé avec sa permission (editor@compassmagazine.org).
Chère Chlou’ha
ne soit pas tsniout.
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Elever nos filles pour qu’elles aient le plaisir et la sensibilité de s’habiller de façon tsniout paraît être l’un des plus grands défis de notre temps.
J
e vous en prie, sachez que vous n’êtes pas la seule et que bon nombre de mamans se battent dans ce domaine. De plus, ce problème ne signifie pas que la mère n’adhère pas aux lois de la tsniout. Cependant, il est crucial que nous nous investissions de toutes nos forces dans ce domaine pour voir nos filles réussir à surmonter les obstacles à la tsniout, de leur propre gré. Il faut se rappeler d’un point : c’est une avodah, un processus qui peut prendre des années de réflxion et d’encouragements constants. Malheureusement, il remède miracle.
n’existe
aucun
D’abord et avant tout, en tant que mères, nous devons donner le bon exemple. Plus que tout ce que nous disons, c’est ce que voient nos enfants qui est le plus signifiant car ils nous observent de très près. S’il y a quoi que ce soit d’incertain dans notre garde-robe, cela vaut la peine de mettre tout en œuvre pour s’en débarrasser. D’autre part, l’empathie est la clé. Quand notre fille voit une jolie robe qu’elle ne peut pas porter, nous pouvons quand même être d’accord avec elle sur le fait qu’elle est très jolie, dire que nous en apprécions le style et que c’est trop dommage qu’elle
Les filles ne veulent pas se sentir étouffées. Nous devons apprécier leurs goûts et leurs styles individuels. Si nous sommes capables de leur montrer que nous sommes du même bord, que nous irons jusqu’au bout pour essayer de voir ce qui peut être arrangé pour rendre cette robe Cacher et raffinée, tout en lui conservant son style, même si cela coûte un peu plus cher, elles seront d’accord. Quand nous prenons l’habitude de montrer à nos filles que nous apprécions les plus belles choses et que nous achetons des habits conformes à leur personnalité, alors, quand nous disons qu’une tenue est trop courte ou trop ajustée, qu’elle n’a pas une apparence très raffinée, cela ne devient pas une critique personnelle mais cela vient du Choul’han Arou’h. En même temps, il est important que nos filles constatent que leur mère se soucie de la manière dont elle s’habille elle-même et qu’elle peut être à la fois moderne, tsniout et raffinée. Cela provoque le plus grand impact. Parfois, une tenue peut être « techniquement » correcte mais son apparence générale n’est pas bonne. Je dis alors à mes filles de se demander à elles-mêmes si elles se présenteraient devant le Rabbi, pour le dollar, dans cette tenue et j’utilise leur réponse comme outil pour les aider à trouver que faire. Si mes filles ont acheté des habits avec leur propre argent et que, lorsqu’elles rentrent à la maison, nous réalisons qu’ils ne sont pas appropriés, je leur rembourse
Nos enfants sont très à l’écoute de nos ressentis. Si nous manifestons une attitude enjouée à l’égard de notre propre tsniout, et du Judaïsme en général, cela s’infiltrera en elles et, espérons-le, les imprégnera. Observer nos filles faire les bons choix, ceux qui sont dignes d’une bat ‘Habad, est une source de beaucoup de na’hat. Que nous puissions toutes obtenir du véritable et ‘hassidique na’hat de tous nos enfants. MADAME MINA EISENBACH Lichtfield, Connecticut
Chère Chlou’ha
En tant que collègue chlou’ha et mère, BH, de garçons et de filles, je ressens profondément ton désarroi.
BH, j’ai grandi avec tout le contraire mais malheureusement j’ai beaucoup d’amies dont les mères se sont comportées ainsi et l’effet n’a pas été le bon. Si les filles savent que leur mère pense et dit qu’elle est élégante dans ses habits tsniout, se retient de pointer du doigt son grand nez ou sa taille épaissie, etc., les filles le verront également dans l’image que leur renvoie leur miroir ou leur selfy. L.S. 21 ans Australie
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Les parents perdent un certain contrôle quand leurs filles sortent de la maison. Nous devons nous assurer de maintenir une conversation franche et constante, pas seulement quand elles veulent sortir habillées d’une certaine manière, mais en trouvant des occasions pour leur poser des questions du style : « Qu’est-ce que tu penses de… ? »
L
a tsniout, la bonne estime de soi-même et la confiance en soi vont de pair et cela vient entièrement de la façon dont la mère se considère elle-même et ce qu’ elle pense d’elle-même. Si une mère ne cesse de critiquer sa propre apparence, lorsqu’elle se regarde dans le miroir ou sur des photos, il est fort probable que ses filles reproduiront la même chose. Elles deviendront alors très sensibles à l’opinion de celles qui leur diront qu’elles sont magnifiques dans une robe trop courte ou avec des chaussures aux talons trop hauts. Ce type de flatterie, étant rare, elles se sentiront enfin reconnues et jolies et elles tomberont dans le piège. Et quand elles entendront leur mère leur dire qu’elles sont belles (quels que soient les habits qu’elles portent), cela n’améliorera pas la situation, parce qu’elles ne la croiront pas.
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l’argent qu’elles ont dépensé pour qu’elles puissent s’acheter autre chose à la place. Cela renvoie un message puissant sur l’importance que revêt pour moi le fait qu’elles doivent s’habiller correctement.
C
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ette génération a décidément besoin du Rabbi, plus que jamais, à cause de notre plus profonde exposition à une société qui change constamment ses valeurs. Parfois, il est trop facile de se sentir désarmé et perdu mais nous devons nous rappeler que nous ne sommes jamais seuls. Nous avons des machpiim et des modèles que nous-mêmes et nos enfants pouvons consulter et suivre. Après avoir élevé plusieurs filles, je vais partager ici quelques pensées et conseils qui m’ont aidée et guidée. La nature humaine est faite de telle sorte que nous voulons toujours faire partie de quelque chose. La vie d’un adolescent tourne principalement autour de son cercle social. Etre inclus et faire partie d’un groupe étroit paraît être l’élément vital qui permet aux adolescents d’aller de l’avant. C’est ainsi qu’une mère peut devoir, certes discrètement mais activement, exercer un contrôle sur les liens d’amitié qu’entretient son enfant, afin de s’assurer qu’il s’agit bien de bonnes fréquentations. Tu écris que le shopping est devenu comme « marcher sur des œufs ». Si tu es celle qui dépense l’argent pour les vêtements de tes enfants, ne dépense pas un centime pour un habit que tu n’approuves pas. Si ton enfant a mangé de la viande et te supplie de lui acheter une glace italienne (au lait), tu n’accepteras pas, quelles que soient ses supplications. Avec la tsniout, c’est la même chose. Tu sais ce qui est correct et tu ne céderas pas. Oui, cela peut être difficile,
cela peut être désagréable mais si tu es convaincue, tu ne céderas pas. Un jour, ta fille grandira et prendra conscience que sa mère a des valeurs solides. Si tu ne te sens pas assez sûre de toi, tu dois parler à un machpia. Il est important de s’assurer que l’enfant est entouré des bons amis, mais ça l’est autant, pour une mère, de donner des exemples solides sur ce que signifie être bien habillée, tsniout et non mal fagotée. Même si toi, personnellement, tu ne portes pas grande importance à tes vêtements, si tu as une fille adolescente, tu dois soigner ta manière de t’habiller. Ta fille ne doit pas pouvoir dire : « La perruque de ma mère est une catastrophe, ses habits ont l’air de dater des années 90, etc. » En accord avec tout ce qui précède, je crois que beaucoup de choses peuvent être résolues, à condition de développer une profonde relation et une grande communication avec nos filles. Quand
Un outil important, et qui m’a accompagné durant ma période d’éducation d’ados, est un petit carnet noir. Il contient un calendrier dans lequel mes enfants savent qu’ils peuvent noter une date ou une heure pour passer avec moi un moment privé. Si à cette heure, j’ai un cours, je repousse le cours. Mes enfants savent qu’ils ont la priorité.
Ceci étant dit, on ne peut jamais connaître le combat intérieur par lequel une fille peut passer. Lui faire des reproches est ressenti par elle comme le fait qu’on ne la remarque pas pour le bien. Bien sûr, elle devrait savoir si quelque chose est permis ou non mais cela ne doit pas être quelque chose qui concerne exclusivement la tsniout. Et la fille devrait pouvoir prendre ses propres décisions. Il y a beaucoup de chances pour qu’elle ne soit pas à l’aise, en n’étant pas aïdel, mais qu’elle
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nous avons tissé un lien profond, proche, gai avec notre fille, elle ne nous décevra pas. Cette relation est renforcée par le fait de passer ensemble du temps de qualité, en se promenant, en bavardant, en se racontant des histoires, en jouant à des jeux, en étudiant ensemble, etc. Et surtout en veillant bien à incorporer des gestes de rapprochement corporel, comme se serrer les mains, s’embrasser… Même si tu ne l’as pas beaucoup fait encore, une fille de douze est encore assez jeune pour que tu puisses commencer maintenant.
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uand on parle de tsniout, il ne s’agit pas simplement des habits. C’est un état d’esprit et une reconnaissance. Il est question de regarder plus profondément et d’être véritablement en phase et en sécurité avec ce que vous êtes. Les filles sont par nature aïdel («raffinées ») si c’est ce qu’elles voient autour d’elles . Les filles observent leurs parents et apprennent d’eux. Quand elles voient, par la façon dont est dirigée la maison et les propos de leurs parents, que nous sommes tsniout parce que c’est simplement qui nous sommes, ce que nous sommes et la manière dont nous l’exprimons, elles ne le ressentent pas comme un fardeau ou une restriction. Quand elles constatent que c’est le raffinement qui est ici recherché, elles le rechercheront également.
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agit comme elle le fait sous l’influence de certaines de ses camarades. Faire le shopping devient difficile et les filles apprécient que leur mère regarde plus profondément en elles et essaie de comprendre leurs filles. Alors les filles veulent les imiter. Je suis au collège et j’ai grandi dans la chli’hout. Mes parents sont fermes mais pas directifs. Ce qui me permet de prendre mes propres décisions et de prendre un peu de large quand je le veux. Savoir que je suis en chli’hou,t où que je me trouve, me donne les certitudes enracinées que c’est cela que je suis. Bien que cela soit éprouvant, je suis plus forte que les épreuves. J’ai appris cela tout particulièrement de mes grandes sœurs et d’autres filles qui ont surmonté les difficultés. Chaque personne est un monde. Et même les filles qui ne paraissent pas travailler sur elles-mêmes le font probablement. A la base, les adolescents sont bien plus profonds qu’ils ne le paraissent et personne ne doit être jugé sur les apparences. B.I. 17 ans USA
Bien sûr, cela va sans dire, vous devez passer du temps de qualité avec le Rabbi et déverser votre cœur au Ohel. MADAME GOLDIE PLOTKIN Markham, Ontario
Chère Chlou’ha
A
vant de m’aventurer dans certaines suggestions, je voudrais souligner qu’éduquer et élever une famille aujourd’hui est très difficile et que les problèmes de tsniout que nous rencontrons avec nos jeunes filles sont probablement l’épreuve la plus difficile. Nous avons toutes besoin d’énormément de siyata diChmaya et de beaucoup de prières pour qu’Hachem nous guide et nous aide à élever des fils et des filles qui marchent dans la voie du Judaïsme et de la ‘Hassidout. Aujourd’hui, lorsque l ‘on parle aux adolescentes de la tsniout, des lois de tsniout, du concept de kol kvoudah bat mélè’h penimah (« la gloire de la fille du Roi est à l’intérieur »), et qu’on essaie de les inspirer en leur expliquant que le gouf (le corps) est un vêtement pour la nechamah, cela semble tout simplement ne pas marcher. La psychologie de l’ado d’aujourd’hui est totalement différente de ce qu’elle était il y a dix ans. Je pense que nous devons, tout d’abord, essayer de comprendre ce qui pousse les jeunes à s’identifier à un code
Quand nous avons une belle apparence, nous nous sentons bien ! Le Talmud nous dit qu’une belle maison et une belle vaisselle peuvent donner à la personne un sentiment de bien-être (Bra’hot 57b). Je crois qu’il est important que, dès le plus jeune âge, les mères s’occupent de nourrir la féminité de leurs filles, d’une manière saine. Les filles ne sont pas toutes préoccupées par leurs habits mais de nombreuses le sont. En tant que mères, nous devons valider le besoin de nos filles de paraître belles et « dans le vent » et les encourager dans le processus, les guidant subtilement, pour qu’elles comprennent qu’être belles impliquera toujours respecter la hala’hah. Nos filles ont besoin de sentir : « ma mère sait ce qui me va bien », que ce soit une robe à taille haute, rayée ou trapèze… Quand un enfant voit que sa mère est de son côté, pour l’aider à se vêtir avantageusement, cela minimise les conflits. Il y aura toujours certains conflits mais il y a une différence entre un conflit et la colère. Nous voulons éviter les coups de
En tant que mères, nous avons besoin d’inculquer à nos filles ce que signifie être raffinées, comment nous présenter de telle manière que cela encouragera les gens à nous connaître, parce que nous avons quelque chose à dire et non pour notre apparence extérieure. Nous pouvons leur montrer comment les reines ou les dignitaires (certaines) d’aujourd’hui s’habillent. Même un non Juif qui souhaite se présenter comme quelqu’un qui pense, et pas simplement comme un corps, et qui veut être pris au sérieux, s’habillera d’une manière qui évite que l’on s’attache à quelque chose d’extérieur (Voir la si’ha de Sim’hat Torah 5730). Il se peut que nous devions faire du shopping avec nos filles dans des magasins plus élégants, réservés à une clientèle plus raffinée, même lorsqu’elles sont très jeunes, pour pouvoir relayer ce message. Dans les années 90, les entreprises américaines commencèrent à incorporer un jour « sans uniforme », lors duquel les employés pouvaient s’habiller comme ils le voulaient, un jour par semaine. En théorie, cette démarche avait le dessein d’augmenter la productivité. Or les études ont montré que cette décontraction vestimentaire a abouti à une diminution de l’enthousiasme de l’entreprise, a augmenté les retards et l’absentéisme, a diminué la productivité et a affecté de manière négative le service-clientèle. Depuis, la plupart des entreprises ont totalement renoncé à ce jour.
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Nous pouvons tous nous identifier avec l’idée que notre apparence reflète la manière dont nous pensons. Si nous nous rendons à une soirée, trop bien habillées ou pas assez élégantes, par rapport aux autres invités, nous ne sommes pas à l’aise. Cela peut nous perturber au point de gâcher notre sortie et nous inhiber dans nos interactions sociales.
colère. Bien sûr, pour que nos filles aient confiance que nous avons un certain sens de la mode, il faut que nous aussi prenions le temps et ayons à cœur de bien nous habiller nous-mêmes.
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vestimentaire spécifique et puis, diriger les conversations, en se basant sur cette perspective.
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En tant que professeur dans un lycée « moderne orthodoxe » pour filles, j’ai interrogé les élèves sur ce qu’elles ressentaient par rapport aux uniformes et ce qu’elles ressentiraient si elles n’en portaient pas. Voilà ce que j’ai découvert : quand un policier ne porte pas son uniforme, il lui est plus difficile d’imposer le fait qu’il est un policier. Quand une hôtesse de l’air porte le code vestimen-
Mes élèves m’ont souvent dit qu’elles ressentent comme hypocrite de bien s’habiller pour aller à la choule ou même de porter l’uniforme de l’école. Ma réponse a été que lorsque nous attendons des invités, nous nettoyons notre maison et nous nous présentons sous le meilleur aspect… De la même façon, adopter un code vestimentaire nourrit un sens de dignité et de respect pour le lieu où nous sommes et pour ceux que nous y rencontrons. Telle est la norme de la société. Pour aller un peu plus loin, je soulignerai que, en tant que jeunes filles et femmes juives, notre code vestimentaire n’implique pas seulement de ne pas être ordinaires mais inclut également des paramètres hala’hiques spécifiques qui nous dignifient et nous permettent d’être reconnues comme des bnot mela’him (« filles de rois »).
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Pour résumer : quand nos filles voient que nous ne nous battons pas avec elles mais plutôt que nous leur enseignons simplement la manière de se présenter au monde, de la meilleure manière possible, elles sont plus ouvertes pour accepter notre message.
taire de sa compagnie, elle est plus posée et plus élégante. Ce que l’on attend d’une hôtesse de l’air ! « Les habits font l’homme » (Chabbat 113a) n’est pas un euphémisme. En fait, c’est-là même la raison pour laquelle les Cohanim et le Cohen Gadol ne pouvaient accomplir leur avodah dans le Beth Hamikdach que dans les habits de Cohen.
La mise en garde est que nous devons commencer ce processus quand elles sont très jeunes de sorte que le langage de la hala’hah et de la tsniout devienne la norme. Je souhaite à toutes les jeunes mères hatsla’ha dans l’éducation de leurs filles pour qu’elles deviennent de jeunes femmes ‘hassidiques qui leur donneront un extraordinaire na’hat. Madame Tirtza Schapiro Miami beach, Floride
Dans notre vie de chli’hout, nous accordons beaucoup de temps aux autres mais parfois nous pouvons oublier que nos enfants sont les premiers qui ont besoin d’être renforcés et guidés. Les enfants se sentent aimés et valorisés quand nous leur donnons des structures et des règles. Nous devons clairement leur indiquer ce qui est acceptable et ce qui ne l’est pas. L’habillement est simplement le reflet de valeurs plus profondes. Il ne s’agit pas seulement de centimètres mais de dignité. Et quand nos enfants savent que la tsniout n’est pas négociable, tout comme les autres mitsvot ne sont pas négociables, ils absorbent cette valeur et cela s’exprimera dans la façon dont ils dirigeront leur propre maison, plus tard dans la vie.
Outre ce qui précède, il faut également faire en sorte que nos filles puissent s’acheter des vêtements tsniout et modernes. Il se peut que cela coûte plus cher que ce que nous avions l’intention de dépenser, mais si nous voulons qu’elles s’habillent correctement, il faut que nous soyons prêtes à payer ce que cela coûte. Nos filles doivent voir qu’être tsniout ne signifie pas être ringarde. La tsniout doit être chic, élégante, belle. Elles doivent pouvoir aimer ce qu’elles portent.
Nous devons adopter une position ferme mais aussi être ouvertes, écouter ce que nos filles partagent et nous identifier à leurs difficultés. Chaque enfant prend les choses différemment et nous devons veiller à ne pas les repousser ni à nous mettre en colère. Si votre fille rentre à la maison, portant quelque chose
En tant que mères, nous devons donner le bon exemple et envoyer à nos enfants un message consistant, dès leur plus jeune âge. Si nous faisons des compromis, elles le verront et en feront encore plus que nous. Nous devons être aussi fermes que nous le pouvons et donner à nos filles l’amour et la confiance dont elles ont besoin pour pouvoir rester solides. J’espère que ces idées seront utiles et je vous souhaite du véritable na’hat et de la joie de tous vos enfants. Madame Hanny Zaltzman Brighton Beauch, Brooklyn, New York
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d’inapproprié, commencez par discuter avec elle. Plus les conversations seront positives, plus grand sera l’impact de vos paroles.
’entends vos difficultés et je ressens votre peine. Voici quelques idées.
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Chère Chlou’ha
LE RÔLE D’UN PÈRE
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e rôle du père pour encourager la tsniout est aussi important, sinon plus, que celui de la mère. C’est ce que veut illustrer l’anecdote suivante.
Depuis notre âge le plus tendre, notre père s’intéresse activement et efficacement aux garde-robes de mes sœurs et de moi-même. Quand nous rentrions à la maison, après une sortie de shopping, nous nous empressions d’essayer tous les vêtements ou les accessoires que nous avions achetés, devant notre père qui, avec un bon humour et une patience infinie, assistait à ce petit défilé de mode. Il nous disait que nous étions mignonnes dans une robe particulière, que nous devions profiter de nos nouvelles chaussures en bonne santé, que ce serre-tête était un petit plus parfait, etc. Ses impressions n’étaient jamais exagérément exprimées mais toujours enthousiastes et positives. Quand nous avons grandi, les compliments sont devenus plus importants puisqu’ils nous permettaient de ne pas chercher l’attention ailleurs et gonflaient notre confiance en nous. L’approbation et les compliments de notre père suffisaient. Quand nous avons quitté la maison pour le lycée et que nous avons commencé à faire nos achats toutes seules, la décision d’acheter ou de ne pas acheter quelque chose était inconsciemment guidée par l’approbation que notre père aurait donnée, même si nous savions qu’il ne nous verrait pas porter cet habit. La seule occasion où je me rappelle avoir entendu mon père exprimer une forme de désapprobation concernait une paire de très longues boucles d’oreilles argentées que j’exhibai fièrement devant lui, durant des vacances scolaires. J’avais quinze ans. La longueur inhabituelle de son silence, alors qu’il les observait, me déconcerta et je lui demandai à nouveau et avec hésitation, s’il les aimait. Sa réponse calme fut simplement qu’il n’était pas sûr qu’elles me convenaient, qu’elles n’étaient pas aussi raffinées que ce que je portais d’habitude. Aucune demande de les enlever, pas une mention du mot tsniout, à peine une connotation négative dans ses paroles. Mais l’absence totale de son chaleureux compliment habituel fut suffisant pour que je les enlève le plus vite possible et les range dans un coin caché de ma boîte à bijoux, pour ne plus jamais les porter. Cependant l’histoire ne s’achève pas ici. Le soir suivant, quand il rentra du travail, mon père me tendit une petite boîte argentée. A l’intérieur se trouvait une paire de boucles d’oreilles pendantes en argent, plus courtes que celles que je m’étais achetées, mais du même style. Et contrairement aux miennes qui étaient en plaqué, celles là étaient en véritable argent. Quand je les ai mises avec un immense sourire, le sourire de mon père s’est également élargi et il m’a dit combien j’étais jolie. C.G. 28 ans, USA
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INTERVIEW D’ ANNAELLE MARCOVICI M. ET MME MOTTAL RESPONSABLES CTEEN FRANCE Pouvez vous nous présenter CTeen ? Le Rabbi de Loubavitch a dit à propos des adolescents :
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« C’est le feu de l’âme qui refuse d’obéir, qui est mécontent du statut quo, qui crie, qui veut changer le monde, et qui est frustré de ne savoir comment » ! Cteen est un mouvement de jeunesse mondial qui offre aux adolescents juifs la possibilité de cultiver, renforcer et entretenir leur appartenance au Judaïsme, grâce à une multitude d’activités proposées (événements locaux, voyages régionaux ou internationaux). Né à New York et répondant à un besoin évident de structures solides pour les jeunes qui désertaient de plus en plus les mouvements de jeunesse, après la bar/ bat Mitsva, Cteen est devenu le réseau pour jeunes Juifs qui se développe le plus rapidement à l’échelle mondiale, grâce à son succès rencontré auprès des adolescents. La communauté Cteen offre aux adultes en devenir, un vrai lieu d’appartenance. Pourquoi les jeunes ? Nous le savons tous, le pouvoir de la jeunesse est immense. Les années d’adolescence sont un temps de questionnement nécessaire. Mais celui-ci peut déboucher sur l’égarement et l’errance, ou alors, donner lieu à une profonde révolution intérieure, productrice de sens pour la vie. Nous offrons donc à ces jeunes de 12-13 à 18 ans, garçons ou filles, un cadre leur
permettant d’entrer dans un groupe d’amis partageant la même foi, afin de se concentrer ensemble sur les valeurs positives, pour un développement personnel réussi. Depuis quand Cteen existe-t-il en France et par quels moyens entrez-vous en contact avec ces jeunes ? CTeen France est né il y a deux ans, suite à la volonté des Etats Unis de donner au mouvement une portée internationale. La jeunesse juive française est connue pour son dynamisme et son entrain et c’est donc par la France que la mondialisation du mouvement a commencé. Rav Azimov (Alav Hachalom) nous a alors proposé d’en prendre la responsabilité. Nous travaillons avec les Chlou’him ‘Habad ainsi qu’avec les communautés consistoriales de la France entière qui créent, grâce à leurs contacts déjà établis, des antennes Cteen dynamiques, dans leur région ou leur quartier, composées d’une jeunesse qui n’est pas forcément pratiquante ou traditionnaliste. Par ailleurs, nous sommes présents sur les réseaux sociaux, moyen de communication très prisé par les jeunes. Nous sommes également en train de développer le système dans les écoles, afin d’atteindre le maximum de jeunes en France. Est ce le même programme dans toutes les antennes Cteen de France ? Nous essayons d’unifier les activités en proposant aux Chlou’him, ainsi qu’aux
différentes communautés, des supports et des programmes d’activités spécifiques et adaptés aux jeunes (structures de cours ludiques, jeux à thèmes, diapositives etc.).
Ils sont venus en foule accompagnés de Chlou’him et de Chlou’hot, dans deux Bowling privatisés pour l’occasion (un pour filles et un pour garçons). Ils ont pu jouer ensemble, manger Cacher,
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Ainsi, on peut retrouver une activité, un jeu, ou un programme de Chabbat simultanément à Rouen, Paris, Strasbourg ou Monaco !
Le dernier date d’il y a seulement quelques jours : une soirée proposée pour tous les jeunes de Paris et de la Région parisienne.
Nous développons aussi l’unité et l’appartenance au mouvement en offrant des objets personnalisés Cteen comme des montres, des casquettes ou des objets connectés. Plusieurs fois par an, nous organisons des rencontres régionales ou nationales afin de créer ou d’entretenir le sentiment de connexion et d’appartenance à la communauté juive.
écouter un mot de Torah, découvrir une ambiance juive, tout en étant dans leur élément. Nous proposons aussi des Chabbat pleins et des voyages, comme le fameux voyage à New York au mois de Février qui rassemble tous les jeunes Juifs du monde entier. Justement, pouvez vous nous parler de ce voyage ? Quelle est sa particularité ?
Les jeunes adolescents du monde entier sont invités à participer à un voyage inoubliable aux Etats unis, à New York. Ils se voient proposer un programme riche en émotions, du début à la fin de leur séjour.
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Il comprend entre autre, le pélerinage au Ohel du Rabbi de Loubavitch, un magnifique Chabbat plein et surtout l’exceptionnel Melavé Malka géant à Time
la construction de son identité et son développement cognitif. Cteen s’inscrit dans cette démarche. Pour exemple, des Chabbat organisés pour les jeunes avec des offices créés pour eux et par eux, c’est à dire que lors de ces Chabbat ils ont la gestion totale du Minyane. C’est un jeune qui dirige la Tefilah, un autre qui organise les montées, qui lit la Torah, ou encore qui dit le Dvar Torah. Une façon de mettre nos jeunes à l’honneur, au sein de notre communauté juive ! D’autres mouvements de jeunesse locaux comme le BBYO se sont associés à nos programme de Chabbat pour faire des offices en commun, tous les Chabbat. L’expérience montre que participer à ces programmes a un impact profond sur la maturité des ses membres. En menant ensemble des actions constructives, les adolescents de CTeen forgent leur personnalité.
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Ils changent leur destin…pour le bien. Comment est organisé votre programme ? Square où sont réunis les jeunes Juifs venus des 4 coins du globe.
Il s’articule autour de 3 parties :
Une expérience unique et marquante pour des jeunes de cet âge.
Cteen place l’éducation au premier rang de ses préoccupations. Chacun de ses programmes est conçu dans une perspective de développement de la conscience juive et de renforcement de ses atouts personnels.
Comment Cteen aide les jeunes Juifs à traverser l’adolescence ? Les études établissent que la participation à des groupes centrés sur des activités d’intérêt général renforce l’estime de soi chez l’adolescent, tout en favorisant
L’ACTION EDUCATIVE
Nous proposons des cours avec activités à thème, sur la kippa ou sur les Bra’hot
Cteen aide les adolescents à approfondir leurs qualités de compassion et de confiance en soi par le volontariat et la réalisation de projets humanitaires au sein de la communauté (assemblage de colis pour nécessiteux, visites dans les maisons de retraites, etc.). LES RELATIONS SOCIALES Cteen est le lieu où, s’ouvrant à l’autre, chacun a l’opportunité de créer ses propres réseaux pour un meilleur avenir. Tout cela a surement important…
un
coût
En effet, l’adhésion et les activités sont gratuites la plupart du temps. Les Etats-Unis ont donné une aide financière au début, pour donner une impulsion à Cteen France. Aujourd’hui Cteen est financé, en partie, par le Beth Loubavitch de Paris mais aussi par des dons d’associations ou de particuliers. Quels sont les chiffres que vous pouvez nous donner ? 377 : c’est le nombre de jeunes qui ont participé à la première activité Cteen en France, il y a 2 ans. Environ 3000 jeunes adhérents à Cteen France aujourd’hui participent aux activités. On estime le nombre d’adolescents juifs en France à 30 000. Beaucoup de projets sont en cours pour développer et élargir Cteen et ainsi, atteindre le maximum d’adolescents juifs.
Cteen prépare les adolescents à continuer la vie juive pendant leur cursus universitaire. En suivant les activités de Cteen, ils seront automatiquement mis en relation avec le Beth Loubavitch étudiants, présent dans toutes les universités parisiennes et au service des étudiants juifs. Quelques témoignages. « Cteen m’apporte le plaisir et la joie de rencontrer d’autres jeunes ados comme moi et de partager les Mitsvot, les fêtes, les voyages, la bonne ambiance. Le voyage à New York a été pour moi un séjour inoubliable et fantastique. » - Giovanna Benhamou, Cteen- Strasbourg
«Cteen nous a vraiment offert une fabuleuse ambiance juive et nous a apporté pleins de choses. Grâce à Cteen, nous avons fait de très belles rencontres, avec qui nous sommes restés en contact. Cteen ne nous a procuré que des moments de pur plaisir, que ce soit en chantant à Londres ou en dansant sur un bateau à ‘Hanouka sur la Seine ! « - Julie Amy Fogiel, Cteen Rouen
«Cteen a transmis des valeurs profondes à mes enfants, que cela soit à travers le programme humanitaire, par ses voyages ludiques et culturels ou par ses rencontres sociales. Samuel ne s’est jamais senti aussi fier de ce qu’il est.» - Alexandra Frank, Paris
«Enseigner les valeurs de la Torah à travers des voyages et soirées à thème est une révolution! Cteen a réussi à transmettre à nos enfants ce que nous essayons de réaliser. Merci Cteen !» Gilbert Atlani Parent, Courbevoie
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L’ACTION HUMANITAIRE
Et après 18 ans ?
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par exemple, de manière ludique, adaptée au langage des jeunes.
ie V quotidienne
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- Hanna Zejlinwarger -
Au seuil de l’hiver, quoi de plus chaleureux et de plus réconfortant… qu’une bonne soupe!
Soupe aux pois cassés (De Hanna E.)
INGRÉDIENTS ▸
6 oignons
▸
1 carotte
▸
2 pommes de terre
▸
1 bouquet de coriandre frais (vérifié)
▸
250g de pois cassés (vérifiés)
▸
1 litre d’eau
▸
Sel
PRÉPARATION Émincer les oignons, ajouter la carotte, les pommes de terre, le bouquet de coriandre frais et les pois cassés. Couvrir d’un litre d’eau, saler et mettre à cuire sur feu moyen pendant 40 minutes. Mixer.
INGRÉDIENTS ▸
1 grand butternut squash (environ 1,300 kg) coupé en deux dans le sens de la longueur et épépiné
▸
1 cueillir à soupe d’huile d’olive, et un peu pour asperger
▸
1/2 tasse d’échalotes hachées (grosses échalotes)
▸
1 cuiller à café de sel
▸
4 gousses d’ail gâchées
▸
1 cuiller à café de sirop d’érable (optionnel)
▸
1 pincée de noix de muscade
▸
poivre noir moulu
▸
environ 4 tasses de bouillon de légumes (2 cubes)
▸
Huile d’olive
Préchauffer le four à 210 degrés. Placer le butternut squash sur une feuille de papier sulfurisé (l’intérieur à l’extérieur) et arroser d’un peu d’huile d’olive (environ 1 cuiller à café sur chaque moitié) Saler et poivrer Le faire rôtir jusqu’à ce qu’il soit tendre et cuit, environ 45 à 50 minutes. Le laisser refroidir puis en vider l’intérieur à la cuiller et jeter la peau Pendant la cuisson, faire chauffer une cuiller à soupe d’huile dans une poêle saler et faire revenir les échalotes, jusqu’à ce qu’elles commencent à dorer (3-4 minutes). Ajouter l’ail et faire revenir en remuant (environ 30 secondes). Mixer les échalotes-ail et le butternut squash. Ajouter le sirop d’érable, la noix de muscade et quelques tours de poivre noir. Verser 3 tasses de bouillon de légumes et cesser de mixer quand le potage devient velouté. Si vous désirez un potage plus liquide, vous pouvez ajouter du bouillon. Ajouter 1 cuiller à soupe d’huile d’olive et si nécessaire du sel et du poivre
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PRÉPARATION
LA MAISON JUIVE | KISLEV 5777 | DÉCEMBRE 2016 • N°9
Soupe au Butternut Squash
Soupe aux champignons De Rachel R.
▸
1 oignon
▸
250g de champignons frais
▸
1 blanc de poireau émincé
▸
2 carottes coupées en cubes
▸
2 cuillers à soupe de sauce soja
▸
1 sachet de soupe instantanée aux asperges
▸
sel, poivre
PRÉPARATION Faire revenir l’oignon et les champignons frais. Ajouter le blanc de poireau et les carottes. Couvrir d’eau. Ajouter la sauce soja, saler, poivrer.Verser le sachet de soupe instantanée aux asperges. Mettre à cuire environ 30 minutes. Mixer.
SOUPE À L’OIGNON (‘halavi) (De pomodori)
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LA MAISON JUIVE | KISLEV 5777 | DÉCEMBRE 2016 • N°9
INGRÉDIENTS
INGRÉDIENTS ▸ ▸
4 Gros oignons 50 g de beurre
▸ ▸
Farine 25 cl de vin blanc
▸ ▸
Sel Poivre
▸ ▸
Pain de mie Fromage rapé
PRÉPARATION Peler et émincer les oignons
Griller 6 tranches de pain de mie.
Les faire revenir dans le beurre jusqu’à ce qu’ils soient tendres et légèrement dorés.
Disposer les tranches dans des petits bols
Saupoudrer d’une cuillère à soupe de farine. Ajouter le vin blanc et couvrir d’un litre d’eau. Saler, poivrer.
Saupoudrer de fromage râpé
Laisser cuire sur feu doux pendant 30 minutes.
supportant le passage au four.
Verser la soupe par dessus, rajouter du râpé et faire gratiner 20 minutes.
Soupe chinoise
INGRÉDIENTS ▸
2 blancs de poulet coupés en lamelles
▸
1/2 cuillère à soupe de piment
▸
1 cuillère à soupe d’huile
▸
1/2 cuillère à café de gingembre en poudre
▸
1 gousse d’ail
▸
1 oignon émincé
▸
1 cuillère à soupe de sauce soja
▸
1 carotte coupée en bâtonnets
▸
▸
100 g de pousses de soja
1/2 cuillère à soupe de vinaigre
▸
▸
60 cl de bouillon de volaille
125 g de nouilles chinoises
▸
3 ou 4 champignons noirs
▸
sel et poivre
1 cuillère à soupe de farine ou maïzena
Délayer la maïzena avec du bouillon et la verser dans le plat. Ajouter les nouilles et les champignons préalablement réhydratés. Assaisonner à votre goût avec le piment, la sauce soja et le vinaigre et laisser cuire 15 minutes.
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Faire chauffer l’huile dans une cocotte ou un wok et y faire revenir le poulet avec l’ail, l’oignon, le gingembre et les légumes, quelques minutes. Ajouter le bouillon et laisser cuire de 12 à 15 min.
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PRÉPARATION
Soupe de petits pois De Hanni K PRÉPARATION
Faire revenir les petits pois et l’oignon émincé pendant une dizaine de minutes.
INGRÉDIENTS ▸
1 sachet de petits pois surgelés
Couvrir d’eau et mettre sur feu moyen pendant 40 minutes.
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1 oignon émincé
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1 gousse d’ail
A la fin de la cuisson, mettre une gousse d’ail, saler et passer le tout au mixer plongeant.
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sel
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Paroles d'un Sage Nous vous présentons quelques extraits choisis et traduits du Séfèr Chévèt Moussar, du célèbre Rabbi Elyahou Hakohen, leader spirituel en Turquie, il y a 280 ans. Nous vivons aujourd’hui dans une société très sophistiquée et l’intérêt porté aux sujets philosophiques pointus peut parfois faire perdre de vue de simples règles de vie, éternelles dans leur signification. J’ai donc choisi quelques extraits de l’œuvre de ce grand Gaon et Tsadik qui vivait il y a près de 300 ans et qui peuvent faire du bien à tous. Ils sont simples et profonds et ont prouvé leur efficacité dans la quête de paix et d’harmonie.
RAV SOLOMON Z. HECHT
• Quand vous êtes invité à la table d’un ami, ne chantez pas de louanges sur la nourriture que vous avez consommée ailleurs car cela semblerait montrer que vous n’appréciez pas ce que vous êtes en train de manger. • Quand vous pénétrez chez votre ami et que vous trouvez que sa conduite est incorrecte, ne la lui reprochez pas en présence de son épouse. Ne mettez pas en avant vos propres accomplissements devant elle, de peur qu’elle en vienne à mépriser son propre mari. Faites très attention à vos paroles car un mot prononcé ne peut être retiré. • N’évoquez pas l’amour des parents pour leurs enfants, devant une personne qui
n’a pas d’enfants. Si vous jouez avec un enfant en sa présence, faites en sorte qu’il ne se sente pas touché. • Faites très attention quand vous parlez à une personne au physique peu engageant ou à une personne qui présente un défaut physique. Ne regardez pas la partie de son corps qui risque de susciter en lui de la gêne. • Ne mésestimez pas même un seul ennemi quand bien même vous possédez mille amis, parce que cet ennemi peut transformer les mille amis en ennemis, et les mille amis peuvent ne pas être capables de transformer cet ennemi en ami.
• A une réunion publique, ne vous asseyez pas en tête ou en queue de table car cela témoignerait d’une certaine forme d’arrogance.
• Si vous rencontrez du succès dans votre vie professionnelle, ne l’attribuez pas à votre savoir-faire. Il ne s’agit pas de votre savoir-faire mais de la volonté de D.ieu. Il existe des hommes plus doués que vous et dont le savoir-faire n’a pas apporté le succès.
• Si vous avez fait quelque chose de mal, ne vous permettez pas de le considérer comme anodin.
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• Si vous pouvez jouir de richesse, de (beaux) habits et d’honneur, ne méprisez personne. Car l’argent, les habits et l’honneur ne sont pas des éléments corporels qui restent avec vous. Ce sont des objets transitoires que vous possédez peut-être aujourd’hui mais qu’un autre peut posséder demain.
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• Si vous êtes quelqu’un qui appelle le respect, permettez aux autres d’en bénéficier. Si vous vous rendez à une réunion, prenez place parmi les personnes pauvres et insignifiantes parce que, grâce à votre présence, elles mériteront elles-aussi de la reconnaissance.
Divine pour qu’il soit dérciné et serve à l’humanité. Ne déplacez cet ange de D.ieu que pour une bonne raison. • Ne conversez pas avec une personne arrogante qui se croit très sage. Tous vos mots plaisants seront vains et vous vous sentirez diminué et gêné. • Faites très attention à ne prononcer de paroles qu’une fois que vous les avez
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• Quand vous rencontrez un ‘hatan sur le point de se marier, aidez-le et encouragez-le en lui expliquant que pourvoir aux besoins de sa famille ne doit pas être source d’angoisse pour lui. L’homme n’accomplit rien tout seul. C’est l’Eternel Qui soutient et aide, Qui pourvoit à chacun les moyens de combler ses besoins. C’est une manifestation quotidienne de la Présence Divine pour tout un chacun.
Cet encouragement aidera le ‘hatan à pénétrer dans les devoirs du mariage avec une confiance entière en D.ieu et c’est cette confiance qui permettra au succès de parvenir jusqu’à lui. • Ne déracinez pas, pour rien, même un brin d’herbe car nos Sages ont dit qu‘à chaque brin d’herbe a été attribué un ange pour le garder en vie jusqu’au moment décrété par la providence
retenues sept fois (sans les dire) et que vous les aurez analysés pour juger du bien fondé de les proférer. • Ne vous plaignez pas et ne soyez pas agacé des événements qui se produisent au présent, de peur que vous soyez affligé d’autres incidents (plus graves) qui requièrent la prière à D.ieu pour un retour à la condition précédente, plus supportable.
DI YIDDISHE HEIM (ÉDITION AMÉRICAINE, REVUE ET CORRIGÉE PAR LE RABBI), PRINTEMPS 5731
C
’est bien la première fois que je monte à la tribune au son de la Marseillaise, mais enfin, il y a toujours un commencement à tout! Vous savez sûrement pourquoi le Rabbi a un jour lancé le nigoun de aadéreth vehaémounah sur l’air de la Marseillaise? Car, incontestablement, dans la force qu’ Hakadoch Barou’h Hou lui a donnée, son esprit divin exceptionnel a senti que c’est en France que la révolution "culturelle" allait prendre forme. Qu’est-ce qu’un nigoun?
Par le chant, les Léviim préparaient la avodah (« le service divin »), le long des marches (du Temple). ‘Hazal disent que « la musique est la plume du cœur » ainsi, le nigoun, d’après nos Sages, « est la plume de l’âme ». On peut ressentir cela de façon très forte, quand on revoit après les années qui ont passé depuis la révolution 1968, combien de la France, le Judaïsme a réagi
et comment après, mondialement, il y a eu une très grande force de techouvah (« retour vers D.ieu »). Il faut savoir que la France a de gros handicaps pour le service divin d’un Juif : la avoda zara (« l’idolâtrie ») et l’antisémitisme qui y sont profonds et c’est aussi le pays des philosophes, le pays de la raison, de l’apikorsout (« l’hérésie »). En 1968, rappelez-vous le grand slogan : « il est interdit d’interdire! ». Alors que, dans la Torah, nous avons des interdits et il faut les appliquer et se soumettre à la volonté de D.ieu. C’est cela le chéma Israël : prendre sur nous ol malkhout chamaim (« le Joug Divin »), ce qui est le contraire de : « il est interdit d’interdire. » Qui était Bassie Azimov ? Elle est arrivée d’un milieu anglais, à Paris, dans le Paris de l’époque où les quelques lumières qui existaient, étaient le monde ‘Habad.
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C’est au son de aadéreth vehaémounah (sur l’air de la Marseillaise) que Madame Frankforter se dirige vers l’estrade…
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MADAME FRANKFORTER ÉVOQUE BASSIE
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Je ne dis pas qu’il n’y avait pas d’autres Juifs religieux mais c’était des tout petits groupes qui n’avaient pas cette force qu’a le monde ‘Habad, (qui date depuis le Baal HaTanya) : on va jusqu’au messirout néfèch (« don de soi ») pour qu’un autre Juif soit un bon Juif. Je veux relever une chose : elle était à Paris depuis peu de temps, à peu près dans les années 71, avec Rav Azimov. C’est l’époque de Reb Hillel Zyslin (le beau-père de Bassie) qui était un grand combattant. Il allait dans la banlieue parisienne pour rassembler des enfants juifs, le dimanche matin au Talmud Torah… à Montreuil, par exemple. Il avait autour de lui, toujours, des jeunes, qui étaient prêt à le soutenir et ça, ça a réveillé le Judaïsme en France ! Quel exemple! Ce n’est pas par hasard que Rav Chmouel a épousé Bassie. Hakadoch Barou’h Hou a organisé cela. Pour qu’ils se soutiennent dans toutes les idées originales qu’ils avaient. Il faut restituer un peu le contexte. On sort du monde de la révolution de mai 68. Les gens cassaient tout! C’était l’horreur!
Parce que si on ne l’est pas, on n’est rien du tout. C’est quoi une « superwoman » ? Surtout pas quelqu’un qui est dans sa cuisine, en train d’éplucher des pommes de terre. Mais c’est quelqu’un qui fait des études, qui travaille à l’extérieur et pour cela, il faut énormément d’ouverture ! Il est sûr que les bébés vous freinent un tout petit peu dans votre liberté. Ça, on est bien d’accord. Donc, on a moins d’enfants. Et à l’époque, les médecins conseillaient de ne pas allaiter les bébés, pour ne pas être attaché à quelque chose d’autre que soi-même et ça c’est une forme d’égoïsme. Et c’est là que Bassie, aléha hachalom, va commencer quelque chose d’original. Dans son tout petit appartement de la rue du Faubourg du Temple, elle m’a demandé de venir faire un cours de Hachkafa (pensée juive) pour motiver les femmes qui observaient déjà les lois de Taharat Hamichpa’ha et leur expliquer que, lorsqu’on a appris les lois de Nidda, ce n’est pas qu’une fois, pour le mariage, car par la suite, beaucoup d’événements font que l’on peut déformer une loi. Donc, il faut réviser. Elle voulait surtout de la Hachkafa pour montrer la beauté de la mitsva afin que ces femmes puissent l’accomplir avec joie.
Mais ça, c’était le monde goy.
Au nom du Rebbe, elle disait que la vie du Juif doit se dérouler dans la joie.
Le monde juif, en revanche, au lieu de tout casser, avait cherché à tout intellectualiser. Pour ces femmes juives, c’était la notion de « MLF », où il faut être une « superwoman ».
Quand le cours chez elle a pris de l’ampleur, elle eut l’idée, avec tout un groupe de femmes dont Martine Uzan, Madame Picard, Madame Claudie Gugenheim, de motiver les femmes de toutes les
Et bien, ils ne se sont pas découragés pour autant et voilà où on en est aujourd’hui avec l’école « Beth Haya Mouchka. » Barou’h Hachem ! Comment définir la personnalité de Bassie ?
...C’est sûr, personne ne peut définir une personnalité, il n’y a que D.ieu qui sonde les reins, mais en dehors de toute la gentillesse, l’amour du prochain qu’elle avait (silence), il est certain qu’elle a été un vrai soldat! « Maman où es-tu ? » qui ornait la plaquette. C’était vraiment quelque chose d’extraordinaire ! Et puis, après, elle a soutenu Rav Azimov, dans le projet de l’école. J’appelais cette école « les baraques de Riquet » car, au début elles étaient très belles, mais avec le temps, on était sûr de connaître la température de l’extérieur en étant à l’intérieur.
les reins, mais en dehors de toute la gentillesse, l’amour du prochain qu’elle avait (silence), il est certain qu’elle a été un vrai soldat! Nous sommes dans la Sidra de Vayéra et nous voyons qu’Avraham Avinou va discuter avec Hakadoch Barou‘h Hou pour trouver 10 Tsadikim et sauver la ville. Avraham est le symbole même du ‘Hessed de vérité, de la bonté gratuite, capable de se tourner vers l’autre, sans en tirer un profit personnel.
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C’est sûr, personne ne peut définir une personnalité, il n’y a que D.ieu qui sonde
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tendances, même les femmes de la Wizo, autour de l’idée qu’Hakadoch Barou’h Hou attend de faire descendre des nechamot (« âmes ») dans ce monde et que c’est une mitsva de la Torah d’avoir des enfants ! Et il ne s’agit pas de faire du planning familial, sans avis médical. Elle a fait déplacer 760 femmes à Broca ! Pas 770, mais 760 femmes ! Je me rappelle d’un magnifique arbre où était marqué :
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Il a discuté avec D.ieu et a cherché, comme on cherche avec une bougie, dans la nuit, dans l’exil, où trouver 10 hommes pour sauver une ville qui n’avait aucun rapport avec lui. Qu’a fait Bassie ? Elle a créé des Tsaddikim par les cours qu’elle a donnés, par son caractère fonceur que tout le monde ne peut pas imiter. Ce serait peine perdue d’imiter. Chacun doit faire avec les facultés de l’âme dont il dispose.
C’était le sentiment que l’on avait avec elle, c’est-à-dire que ni la difficulté financière, ni la fatigue (ne l’arrêtaient), tout devait être réussi !!! Lors des spectacles de fin d’année de "Beth Hanna" qui m’éblouissaient toujours, je me disais : « Ca c’est Bassie. » Elle a toujours été une dougma (un exemple)! Ça ne sert à rien de prêcher si on ne fait pas les choses soi-même.
Bassie a appliqué ce que le Lubavitcher Rebbe avait l’habitude d’appeler :
Tout ce qu’elle réalisait était vraiment un kidouch Hachem.
Lé’hat’hila haribèr.
Bassie et son mari Rav Chmouel, que leurs âmes reposent en paix, ont donné leur vie pour le Créateur du monde.
Lé’hat’hila veut dire « à priori », en hébreu et haribèr veut dire "passer au-dessus », en Yiddish. Cela signifie qu’avant même d’avoir commencé, on voit où l’on veut aller et rien ne nous arrête pour aller au but, pour le nom de D.ieu.
Qu’ils soient une source de bénédiction, de là où il se trouvent, pour leurs enfants, leurs petits enfants, et tout le klal Israël ! Amen!!!
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