La Maison juive | Tamouz 5776 | Juillet 2016 • N°8
« Que l’Eternel multiplie [ses bontés] pour vous, pour vous et pour vos enfants! »
La
Maison Juiven°8
Sommaire Editorial
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La lettre du Rabbi La Si’ha du Rabbi
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Spécial Guimel Tamouz : témoignages Mon appareil-photos, le Rabbi et ‘Habad Marc Asnin
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Clara Altabbé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22 Betty Danan
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maisonjuive@gmail.com
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Travailler dans des eaux puissantes - Chaya Shuchat . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30 Architecture d’intérieur - Menachem Benchabat La force et la dignité sont ses vêtements
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Vie quotidienne - H. Zejlinwarger . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 46 Les réponses du Rabbi - H. Zejlinwarger Une Maison juive - Rav N. Doubov
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Assé le’ha Rav . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 64 L’abeille et l’araignée
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‘Hinou’h : aimer et construire - Y. Y. Jacobson . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 71
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Editorial Quand D.ieu montra à Moché la Terre d’Israël du haut de la montagne et lui annonça qu’il n’y conduirait pas lui-même le Peuple Juif, Moché demanda à D.ieu : « Que l’Eternel nomme (…) un homme sur l’assemblée » afin qu’elle « ne soit pas comme un troupeau qui n’a pas de berger » (Bamidbar, Pin’has 27 : 15-17). Et c’est ainsi que D.ieu lui désigna Yehochoua comme successeur.
Il y a vingt-deux ans, le Rabbi quittait ce monde. Et nombreux sont ceux qui s’interrogent : « Pourquoi le Rabbi n’a-t-il pas désigné de successeur ? ». La réponse est simple : le Rabbi savait qu’il ne nous quittait pas, que son influence restait toujours aussi présente, voire plus encore, que de son vivant. Le monde entier est influencé, aidé, soutenu par le Rabbi. Il suffit de voir le nombre de Chlou’him, de ses émissaires, à travers le monde entier, décuplé. Il suffit de constater qu’en prononçant simplement les mots : « le Rabbi », l’on rencontre un acquiescement, un sourire de connaissance, de reconnaissance, de la part de ceux de nos interlocuteurs qu’on pourrait penser les plus éloignés possible, pour réaliser que le Rabbi est toujours présent dans tous les recoins les plus éloignés du monde et des hommes eux-mêmes. Dans ce numéro de La Maison Juive, du Guimel Tamouz, date du Yahrtzeit, de la Hiloula, du Rabbi, nous avons voulu vous donner quelques témoignages, quelques enseignements, infimes en nombre, certes, mais très forts, pour montrer que plus que jamais, le Rabbi nous guide toujours et que nous ne sommes certainement pas « un troupeau qui n’a pas de berger ».
K. Coën
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Il savait que le Peuple Juif ne pourrait pas survivre sans guide. Il en avait fait la triste expérience lors de l’épisode du veau d’or. A peine avait-il eu quelques heures de retard sur le (mauvais) calcul du peuple qu’on l’avait cru mort. Et à peine en avait-on pris conscience que l’on avait fabriqué un veau d’or, l’idole par excellence, pour le remplacer. Fort de cette connaissance, Moché ne pouvait « abandonner » son peuple.
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Pourquoi Moché demanda-t-il à D.ieu de lui nommer un successeur ?
Rabbi du
Traduction libre
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La lettre
J
Je vous bénis et vous salue : Je viens de recevoir votre lettre du 3 Ta m o u z . Pour commencer avec une bénédiction, que D.ieu vous accorde que, désormais, vous et votre famille ne receviez que du bien et de la bienveillance, un bien qui sera révélé et évident.
Par la grâce de D.ieu 21 Mena’hem Av, 5710 (1950) Brooklyn
Mais dans le même temps, vous devez faire tous les efforts possibles pour retrouver un état d’esprit approprié, malgré la douleur. Vous devez vous souvenir de l’enseignement et de l’instruction de la Torah, appelée Torat Emeth, la Torah de Vérité, ce qui signifie que ce qu’elle enseigne n’a pas seulement pour but de calmer l’esprit mais que c’est véritablement la Vérité.
Un second point à garder à l’esprit est le fait que l’être humain ne peut aucunement comprendre les voies de D.ieu. Pour donner une simple illustration : un enfant ne peut comprendre la pensée et la démarche intellectuelle d’un grand érudit ou d’un scientifique, bien que tous deux soient des êtres humains et que la différence les opposant ne soit que relative, en termes d’âge, d’éducation et de maturité. En outre, il est tout à fait possible qu’un jour l’enfant dépasse le scientifique qui a, lui-aussi, commencé sa vie en étant un
Il tombe aussi sous le sens commun que quelle que soit la cause directe de la séparation entre l’âme et le corps, (que ce soit un accident fatal ou une maladie fatale, etc.), cela n’affecte que l’un des organes vitaux du corps humain mais ne peut en aucun cas toucher l’âme spirituelle. Un autre point, également compréhensible est que durant la vie de l’âme sur la terre, en partenariat avec le corps, elle est obligatoirement « handicapée », par certains aspects, par les exigences du corps (comme manger, boire, etc.). Même un Tsadik, qui consacre toute sa vie à Hachem, ne peut échapper aux contraintes d’une vie qui se déroule dans un environnement matériel et physique. En conséquence, quand vient le moment pour l’âme de retourner « à la maison », c’est essentiellement une libération qui lui permet de s’élever dans un monde supérieur, où elle ne sera plus retenue par
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Et en même temps, la Torah pose des limites, en terme de durée, pour les périodes de deuil et leur expression, comme les chiva (les sept premiers jours), les chlochim (trente jours), etc. Si l’on prolonge l’intensité du deuil appropriée pour les chiva dans les chlochim, cela n’est pas convenable, car bien que les chlochim fassent effectivement partie de la période de deuil général, cela doit se faire à un degré moindre. Et puisque la Torah dit qu’il ne convient pas d’exagérer, cela n’est pas bon pour la nechamah du cher disparu. Et même, au contraire, il est douloureux pour la nechama de voir qu’elle provoque une conduite qui n’est pas en accord avec les instructions de la Torah.
enfant. Mais la différence entre une créature humaine et son Créateur est absolue. C’est pourquoi nos Sages déclarent-ils qu’un être humain doit accepter tout ce qui arrive, à la fois ce qui est du bien révélé et ce qui est incompréhensible, avec la même attitude positive : « tout ce que fait D.ieu est pour le bien ». Tout cela, bien que les vérités humaines soient dépassées par l’idée que la nechama est une partie de la Divinité et immortelle. Quand le temps vient pour elle de retourner aux Cieux, elle quitte le corps et poursuit sa vie éternelle dans le Monde Spirituel de la Vérité.
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Aussi, la Torah, prenant en compte la nature et les sentiments, dans un cas de deuil, et le besoin de donner un exutoire aux sentiments naturels de peine et de chagrin, prescrit-elle un ensemble de règles et de périodes de deuil.
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un corps et un environnement matériels. Désormais, l’âme est libre de jouir d’un bonheur spirituel, proche d’Hachem, dans toute sa pleine mesure. Et cela constitue certainement une pensée réconfortante ! L’on peut demander pourquoi, puisqu’il s’agit d’une « libération » pour l’âme, la Torah prescrit-elle des périodes deuil ? Mais en réalité, il n’y pas de contradiction. La Torah reconnaît le sentiment naturel de chagrin, ressenti à la perte d’un proche et d’un être aimé, qui laisse un vide dans la famille et dont la présence physique et le contact manquent cruellement. Elle prescrit donc les périodes de deuil adéquates, pour permettre à ces sentiments de s’exprimer et de retrouver l’équilibre et l’ajustement nécessaires. Toutefois, se laisser emporter par ces sentiments, au-delà des limites établies par la Torah, outre de faire du mal à soi-même et à tout son entourage, ainsi qu’à la nechamah, comme cela a été mentionné plus haut, signifierait que l’on est davantage concerné par ses propres sentiments que par ceux de la chère nechama qui s’est élevée jusqu’à de nouvelles hauteurs spirituelles de bonheur éternel. Ainsi, paradoxalement, un sentiment de deuil excessif, du au grand amour pour le disparu, lui fait du mal. En effet, la nechama continue à s’intéresser aux êtres chers, laissés derrière, voit ce qui se passe (encore mieux qu’auparavant), se réjouit avec leurs joies, etc. Il est une chose que l’âme qui s’en est allée ne peut plus faire : c’est l’accomplissement effectif des mitsvot, ne pouvant être réalisé que conjointement par l’âme et le corps, unis dans ce monde matériel. Mais cela peut également être , au moins en partie, surmonté quand ceux qui sont restés derrière font un peu plus de mitsvot et
de bonnes actions en l’honneur et pour le bénéfice de la chère âme. On pourrait encore dire beaucoup de choses sur ce sujet mais j’ai confiance que ce qui précède suffira pour vous aider à découvrir, à l’intérieur de vous-même, la force que D.ieu vous a donnée, non seulement pour surmonter la crise mais également pour avancer de force en force, dans votre vie quotidienne et les activités, en plein accord avec la Torah. Dans votre cas, il y a une force supplémentaire, donnée par D.ieu : vous avez été bénie de bons enfants, qu’ils vivent longtemps, avec un fort sentiment de responsabilité maternelle pour élever chacun d’entre eux et eux tous ensemble, dans une vie de Torah, de ‘Houpah et de Bonnes Actions, avec une attention et un soin encore plus grands qu’auparavant. Car dans toutes les bonnes choses, il y a toujours matière à s’améliorer. Pour conclure avec une bénédiction, que D.ieu vous accorde beaucoup de Yiddish Na’hass de chacun de vos enfants et de tous ensemble, les élevant à la Torah, la ‘Houpah et aux Bonnes Actions, en bonne santé et dans la paix de l’esprit et dans des circonstances confortables. Avec ma bénédiction
PS : Je ne sais pas si vous en avez été consciente en écrivant votre lettre le 3 Tamouz. Mais il est significatif que vous ayez écrit cette lettre le jour anniversaire du début de la Geoula de mon beau-père, de mémoire sainte, un moment propice pour la Geoula de toutes les préoccupations et les angoisses, pour servir Hachem de tout cœur et avec joie.
« Les enfants qui te sont nés avant que je n’arrive à toi (…) seront à moi» H. GERSHOVITZ
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Rabbi
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La Si'ha du
Le 3 Tamouz 1994, des milliers de Hassidim accouraient du monde entier pour accompagner leur Rabbi à son lieu de repos éternel.
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La nouvelle avait fait la une des journaux et nombreux furent les sociologues, psychologues et anthropologues qui prédirent alors, D.ieu nous en préserve, la fin du leadership du Rabbi et de son action. Nous savons cependant et constatons aujourd’hui que la réalité est toute autre, qu’elle défie toute règle naturelle puisqu’à l’heure actuelle, le mouvement a pris une ampleur incommensurable et le nombre d’émissaires du Rabbi s’est multiplié par plus de 10 ! J’avais presque 8 ans ce jour-là. J’avais eu la chance de voir le Rabbi à plusieurs occasions et compris alors que je devais m’accrocher aussi fort que possible à ces souvenirs. Devenant maman, je m’inquiètais pour mes enfants : que se passerait-il ? Comment leur expliquer ce qu’était le passé ? Et à nouveau, la réalité est surprenante ! Mon aîné a dix ans. Mes élèves en ont dix-huit. Et aujourd’hui je puise mes forces en observant l’attachement au Rabbi dont fait preuve cette génération orpheline mais visiblement porteuse d’une force particulière, d’un lien incroyable avec le Rabbi. J’y ai trouvé mon explication dans une si’ha du Rabbi Parashat Vaye’hi Likoutei Sihot 15.
A
vant de quitter ce monde, Yaakov bénit ses enfants et ses petits-enfants. A
Yossef
il
annon-
ce : « Tes deux fils qui te sont nés en terre d’Egypte avant que je ne vienne à toi,
© JEM - Living Archive
Ephraïm et Ménaché, seront pour moi, comme Réouven et Chimone ». Pour quelle raison Yaakov décide-t-il de considérer Ephraïm et Ménaché, les fils de Yossef, comme ses propres enfants ? Pourquoi précise-t-il : « qui te sont nés en Egypte avant que je ne vienne à toi » ?
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Pourquoi fait-il précéder son aîné Ménaché de son cadet Ephraïm ? Afin de répondre à ces questions, il va nous falloir comprendre qui sont, sur le plan spirituel, Yaakov, Yossef, Ménaché et Ephraïm.
Troisième des Avot (Patriarches), Yaakov est investi d’une âme directement issue du monde d’Atsilout (première étape de la manifestation divine), lequel n’est que Divinité. Autant dire que tout en vivant sur terre et parmi les hommes, Yaakov voit le monde tel qu’il est, à son point de départ, c’est à dire entièrement Divinité. Le mal
n’existe pas en tant que tel et il ne perçoit les créatures et la création que dans leur dimension divine.
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Quant à l’âme de Yossef, elle est passée par les mondes inférieurs à Atsilout, ceux de Bria, Yétsirah et Assyah. Elle est donc sensible à la contraction de la lumière divine et à son voilement total dans ce monde et tout particulièrement dans le mal. Yossef, alors éloigné de son père, en plein exil égyptien, met au monde deux enfants. Il les nomme respectivement : « Ménaché » et « Ephraïm », exprimant ainsi sa démarche, en ce lieu d’obscurité spirituelle. Ménaché : « car je languis la maison de mon père », Ephraïm : « car D.ieu m’a fait fructifié en terre hostile ». C’est d’ailleurs là le schéma de la vie de chaque Juif en exil : se rattacher à tout prix à « la maison paternelle », afin de ne pas se laisser emporter par les courants ambiants, mais aussi apporter la lumière dans cette obscurité. Il peut ainsi fructifier et bénéficier d’une situation qui l'oblige à déployer de grandes forces et lui permet d’atteindre des résultats inespérés : une croissance spirituelle extraordinaire, du fait-même de ce travail contre et avec l’obscurité ! C’est bien cela qui émeut et surprend tant le Patriarche Yaakov : son message de vérité a transcendé les mondes et a été porté jusque dans l’exil le plus absolu. Par qui ? Ephraïm et Ménaché. En effet, bien que Yossef ait déjà fort accompli en étant resté fidèle aux préceptes de la Torah, malgré la difficulté que cela pouvait représenter pour lui en tant qu’esclave, ou pire encore, comme vice-roi, il avait cependant vécu auprès de Yaacov et VU la vérité du système. Ses fils, quant à eux, étaient nés au cœur de la
tourmente, n’avaient vu ni Yaakov, « avant que je n’arrive à toi », ni la terre d’Israël ni les frères de Yossef ni Avraham ni une vie de Torah harmonieuse… Et pourtant, ces deux jeunes étaient en tous points les dignes petits fils de Yaakov Avinou, comme s’ils avaient grandi sur ses genoux... C’étaient donc eux, eux qui n’avaient vu ni Atsilout ni Révélation, et qui étaient pourtant attachés cœur et âme à Yaakov et à ses valeurs, qui avaient permis à leur grand-père Yaakov de s’accomplir en terre de misère et d’obscurité, ce qu’il ne pouvait réaliser lui-même, du fait de son niveau spirituel élevé ! Menaché et Efraïm bouclèrent la boucle et amenèrent Yaakov au niveau d’une perfection inespérée. Ils lui permirent de s’élever plus haut encore qu’ Atsilout, sa source spirituelle, en portant son message dans les lieux les plus dépravés. Yaakov les bénit donc en commençant par Ephraïm qui représente l’objectif final (tirer profit de l’exil pour faire jaillir des forces plus puissantes) et les intègre à ses enfants, au même titre que ses aînés Réuven et Chimone. C’est ce qui me fait dire que ces enfants, nos enfants, qui n’ont pas vu leur Rabbi et toutes les révélations qui accompagnèrent cette époque bénie, mais qui sont attachés à l’essence du Tsadik, d’une façon qui dépasse tout ce qu’on aurait pu imaginer et prévoir, sont ceux qui portent son message, plus fort que jamais, le font jaillir des ténèbres et boucleront la boucle pour que « ton Maître ne sera plus caché de toi », très prochainement. Amen ! En attendant, soyons forts et rappelons-nous : ils sont bénis par Lui et sont proches, très proches. Ils sont ses aînés…
DOSSIER SPÉCIAL
GUIMEL_TAMOUZ
Témoignages 13
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« Mon appareil photo, le Rabbi et ‘Habad »
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MARC ASNIN
Ce n’était pas la première fois que je voyais le Rabbi. En 1988, après savoir conclu ma thèse de photographie sur les Juifs de Cuba, je m’étais lié d’amitié avec un jeune homme qui dirigeait une communauté, Moise Assis, et nous avions gardé contact. En visite à New York, il m’avait demandé de l’accompagner à l’adresse du 770 Eastern Parkway. Une fois là-bas, je me tins à l’ écart, avec mes longs cheveux couvrant mes épaules, et
Lorsque je retournai au 770 en 1992, je rencontrai R. Yehouda Krinski ainsi que l’auteur Michael Specter, du New York Times et commençai les premiers clichées du Rabbi, le dimanche, pendant qu'il distribuait des dollars à des milliers de visiteurs. Je me sentais quelque peu mal à l’aise et j’étais certain que la communauté religieuse me jugerait pour mon apparence séculière. En réponse à cela, je disais souvent aux gens que j’étais de la famille du scribe, R. Yehouda Clapman (nous somme cousins éloignés), même si je ne l’avais rencontré qu’une seule fois. Je voulais me sentir accepté par la communauté et en retour, j’espérais qu’ils resteraient naturels pendant que je les photographiais. Plusieurs jours après le début du projet, je rendis visite à Yehouda et lui fis part de ma complaisance à informer les gens qu'il était mon cousin. Avec grande fierté, il répondit : « Et moi je dis à tout le monde que le photographe du New York Times est mon cousin ! ». Je trouvais cela bizarre à ce moment-ci, que l’on se préoccupe de mon travail photographique sur le Rabbi, puisque je n’étais évidemment pas un « bon » Juif. Quand je pris cette mission, je ne connaissais que peu de choses sur l’influence globale du Rabbi. En dehors du fait d’être
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Par la suite, j’entrai à l’Université et entamai ma carrière de photographe. Mon travail apparaissait dans la grande presse telle que le New York Times, le Times ainsi que le Readers Digest. Les seules raisons pour lesquelles j’entrais dans les synagogues étaient photographiques. En 1992, je fus nommé par le New York Times pour photographier le Rabbi et le Mouvement Loubavitch, dans la couverture d’articles sur le Rabbi et son influence massive à l’approche de ses 90 ans.
observant cette marée humaine priant à l’unisson. A un moment, je regardai à ma droite et soudainement entendis : « Marc ! ». C’était un ami d’enfance devenu ‘Hassid Loubavitch. Il discuta avec moi avec aisance, allégeant mon mal être dans cet endroit étranger. Il m’encouragea à aller plus souvent à la synagogue et je me dis : « Mais tu n’as rien compris mon gars. Je ne suis pas comme toi ! ».
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J
’ai été élevé à Brooklyn par des parents qui vivaient fièrement leur identité juive. On respectait de nombreuses fêtes juives et ma mère avait sa vaisselle séparée pour Pessa’h. Notre grand-oncle, pratiquant, nous avait appris qu’avant Pessah, il faut rechercher le ‘Hamets à l’aide d’une plume. Nous allions au Talmud Torah et fréquentions les synagogues orthodoxes car il n’y avait pas le choix. Tristement, le souvenir que j’ai de cette période n’est pas agréable. Les Rabbins sous-estimaient notre pratique religieuse et ne nous ont jamais fait sentir à l’aise dans la communauté. A partir de l’âge de treize ans, je refusais d’entrer dans une synagogue pour assister à l’office, à l’exception rare des fêtes de Tichri.
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l’un des Rabbins les plus célèbres de la génération, le Rabbi était approchable et je pouvais le photographier avec facilité. Je pensais que les Juifs ‘Hassidiques n’aiment pas être pris en photo; pourtant j’étais sous l’hypnose de la proximité existant entre le Rabbi et ses ‘Hassidim et je pus ouvertement faire des prises de vue. Plus que cela, je commençais à développer des liens avec plusieurs membres du mouvement ‘Habad et il apparut clair pour moi qu’ils ne me considéraient pas moins qu’un Juif ou moins qu’un être humain. Personne ne se moqua de mon manque de pratiques judaïques ni ne critiqua mon accoutrement vestimentaire. J’étais, simplement, accepté. Pendant que j’étais au 770, on me demanda de mettre les Tefilines, ce que je fis. Le rabbin m’expliqua que D.ieu est dans mon esprit et dans mon cœur, et ceux-ci sont représentés par les Tefilines placés sur mon bras et sur ma tête. Tout en pensant qu'il s’agissait là d’un concept « houleux », j’étais emporté par l’expérience elle-même, celle d’avoir partagé un moment spirituel avec un autre Juif. Pendant presque deux mois, je continuais à photographier le Rabbi et je commençais lentement à comprendre qui il était et ce qu’était ‘Habad. Un jour, lors du Yahrtseit de l’épouse du Rabbi, alors que le Rabbi se tenait vers l’Est, priant, la pièce entière se mit tout à coup en mouvement. Après un temps certain, tout s’arrêta et moi, posté en haut, je n’étais pas à la meilleure place pour prendre une photo, ce qui, je pense, doit se faire de près. Un homme me dit alors de sauter. J’étais stupéfait de cette suggestion mais après avoir été fortement encouragé, je le fis. A ce moment-là, je saisis l’incommensurable passion et la profondeur inhérentes aux
idéaux de ‘Habad. Personne n’était un simple spectateur. L’énergie au 770 était palpable. La présence éparse des meubles de la synagogue était sans importance à côté de la spiritualité palpitante qui émergeait lors d’une réunion ‘hassidique. A cette occasion, je pris une photo incroyable du Rabbi, parlant sur l’estrade. Même si je ne savais pas ce que le Rabbi était en train de dire, je me sentais profondément attaché. Le New York Times l’imprima sur une page double et dix ans plus tard, la réédita. Le moment capturé respire passion et spiritualité. Cette photo très spéciale a la marque d’une peinture hollandaise et est suspendue dans de nombreux foyers, juifs et non-juifs confondus. Je considère cette photo comme la meilleure de ma carrière. Lorsque le New York Times publia son album photo commémoratif, je fus honoré du choix de la photo unique, sur le thème de religion. Lorsque ma mission toucha à sa fin, je me mis à visiter le Tank de Mivtsaim à Manhattan, et mis quelques fois les Tefilines avec R. Levi Baumgarten. Et là-bas, nous avions des débats animés. Je réalisai que je pouvais garder mon identité, même les zones qui contredisaient le chemin de la pratique, et tout de même être apprécié et respecté. Je commençai à comprendre l’approche de ‘Habad d’amour inconditionnel, faisant fi des opinions personnelles ou des différences de pratique et mon attachement devint plus profond. Je me souviens vivement de cette déclaration sur les activités du Rabbi qui m’impressionna fortement : « Le Rabbi part à la recherche de chaque Juif par amour, contrairement au chef du parti nazi qui pourchassait chaque Juif par haine».
Un jour, j’assistai au mariage d’un des enfants de mon cousin Yehouda Clapman. Je venais directement d’un reportage photographique en Albany et n’étais pas habillé pour l’occasion. Néanmoins,
Plusieurs années plus tard, au matin du 11 septembre 2001, le Times me demanda de photographier les Tours Jumelles. J’acceptai ce travail avec zèle et me dépêchai de me rendre sur le site. Seulement, je n’eus pas une seule chance de faire des prises car je courus soudainement le grave danger d’être tué par les chutes de débris. Je me refugiai sous un camion de pompiers et un pompier me sortit de là miraculeusement. Ce fut un grand tournant dans ma vie. Je me sentais coupable de mon élan à prendre ce travail qui avait
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J’en vins à en apprendre sur les émissaires du Rabbi à travers le globe et sur la mission du Rabbi de toucher la diaspora juive. Je fus intéressé à l’idée de mener un travail documentaire sur la vie des Chlou’him mais mon temps fut consumé dans d’autres projets.
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Je réalisai que je pouvais garder mon identité, même les zones qui contredisaient le chemin de la pratique, et tout de même être apprécié et respecté.
Yehouda m’accueillit chaleureusement et me présenta à tout le monde comme le « photographe du Rabbi ». Il n’y eut pas de jugements. Je vins m’assoir à la table d’autres cousins, pratiquants, mais non ‘Habad, et ils se mirent à me faire des remontrances : « Quelle honte ! C’est ainsi que tu viens à un mariage juif ? ». Je fus frappé par la différence rigide entre ‘Habad et les autres groupes orthodoxes.
failli causer me perdre pour ma famille. Durant toute cette période, R Levi Baumgarten fut là pour moi. Je pouvais l’appeler à des horaires tardifs pour me confier à lui. Evidemment, il n’était pas obligé de répondre à mes appels ou de s’occuper du traumatisme que jetais en train de vivre, mais il choisit de le faire. Souvent, il ne faisait qu'écouter seulement. Sa présence dans ma vie, durant
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cette période eut un impact considérable sur moi. Peu de temps après, pour remercier Hachem, je commençai à couvrir ma tête avec une casquette. Je le fais pour dire « merci » de revenir sain et sauf à la maison chaque jour. Je suis maintenant un Juif fier qui avance. Cette fierté juive qui s’exprime à l’extérieur est un trait que je reçus directement du Rabbi et de ‘Habad. En 2008, en cette matinée terrible au cours de laquelle j’appris le massacre du
Beth ‘Habad de Bombay, je téléphonai à People et leur demandai d’être mandaté à Crown Heights. A l’inoubliable conférence de presse pleine d’émotions, au Musée des enfants Juifs, je ressentis une incroyable colère, en pensant qu’à nouveau du sang juif avait été versé. Un moment plus tard, j’appris que ‘Habad n’allait pas capituler devant le terrorisme et planifiait de reconstruire ‘Habad de Bombay. Je sentais que ma contribution pour la mémoire des Holtzberg de
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Photo : Marc Asnin, 1992
Bombay était d’enfin réaliser mon idée : un beau livre grand format, sur ‘Habad. Je rencontrai mes partenaires sur le projet, Josh Herman, le reporter qui interviewe les gens dans mes photos et David Zaklikowski, mon Rabbin et mon frère spirituel. Nous passâmes plusieurs heures dans les bureaux de Chabad. org, dressant la cartographie du livre. Le projet avançant, David servit, par la suite, de producteur et d’éditorialiste et, ensemble, on se mit à la quête de récits
plus profonds sur l’histoire contemporaine de ‘Habad. Ce livre ne porte pas sur les Rabbins et leurs épouses, mais sur les Juifs, comme moi, à qui ils ont ouvert les bras avec un amour inconditionnel. Durant les cinq dernières années, j’ai voyagé dans des endroits lointains tels que la Sibérie, Cuba, la République Dominicaine et la Chine. J’ai appris, dans chacun de ces lieux, que la communauté juive se bat contre des problèmes uniques en leur genre. En Sibérie, les effets du
communisme sont évidents, les Juifs commençant lentement à émerger et à se réclamer de leur Judaïsme. Dans des endroits comme Cuba, où règne la liberté de religion, la communauté juive souffre économiquement. Les émissaires Loubavitch apprennent à cibler les besoins de leurs communautés et adaptent les tendances culturelles singulières et inhérentes à leur région.
Que lie tous ces Juifs ensemble ? Que ce soit le voyageur au sac à dos au Pérou ou le boxeur, comme Yuri Foreman, c’est que nous sommes tous un seul peuple et il n’y a pas de jugement; on est accepté pour comme on est. Dans mon livre, L’oncle Charlie, le livre de mon oncle schizophrène, je mène une
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Lors d’un voyage en Haiti, je rencontrai
bougies et des offices de prières eurent lieu.
des représentants de l’armée israélienne qui avaient mis en place les meilleures installations médicales du pays, à la suite du tremblement de terre dévastateur de 2010. L’aumônier israélien était ‘Habad, et en dépit des circonstances émotionnellement et physiquement épuisantes, il se penchait sur les besoins spirituels du contingent venu d’Israel. Un vendredi soir, les médecins et les infirmiers juifs reçurent des bougies pour allumer les
recherche documentaire sur la manière dont le mouvement ‘Habad l’a aidé dans son lien avec le Judaïsme. Il vient d’une famille instable. Mon grand-père, qui faisait partie de la Mafia, utilisa ses enfants dans ses projets. Mes grands-parents volèrent à Charlie son Judaïsme. Quand il devint Bar Mitsva, ils envoyèrent des invitations et tout le monde envoya des cadeaux sous
Mon oncle n’est pas quelqu'un qu’on prendrait pour Juif si on le rencontrait, Il a fait des choses très dérangeantes durant sa vie. Cependant, cela ne découragea pas David qui disait que l’accomplissement de la Mitsvah de Charlie ne dépendait nullement de ses actions passées.
Loubavitch, je décidai de porter les Tzitzit. Chaque porte de ma maison a une Mezouza. Malgré ma pauvre éducation juive, je sais maintenant qu'il y a beaucoup de Mitsvot et, au bout du compte, j’aimerais en observer autant que je peux. J’ai encore du chemin à parcourir mais c’est un début. Je veux apporter ma contribution à propager le message de l’amour de ‘Habad aux Juifs, et aux non juifs plus globalement, et c’est la raison pour laquelle nous avons nommé
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J’amenai Charlie au 770 et il mit les Tefilines pour la première fois, à l’âge de 69 ans. Je lui dis que c’était là sa Bar Mitsva que ses parents lui avaient volée. Cela le rendit heureux. Ceci est un exemple de toutes les actions de ‘Habad dont je voudrais faire un documentaire. Ce n’est pas facile d’être un Juif dans David Zaklikovsky, Oncle Charly, Marc Asnin d’autres parties du monde et je sais maintenant que ma part est relativement notre projet : « Une Lumière pour les aisée à New York. Comme le Rabbi a dit, Nations ». l’Amérique est un pays salutaire et nous disposons d’une incroyable liberté pour A partir d’une simple étincelle, ‘Habad a fait de moi un Juif fort. pratiquer ouvertement. Apres avoir voyagé à travers le monde, pour photographier le mouvement
Puissions-nous toujours continuer à répandre de la lumière.
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forme monétaire. Ils prirent l’argent et annulèrent l’évènement. Sa vie durant, ce fut un poids écrasant sur lui. Lorsqu’un jour, j'en parlai avec David Zakilikowski, il me demanda si Charlie avait déjà mis les Tefilines.
Jamais sans le Rabbi
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CLARA ALTABÉ
MSebban, sont originaires d’Algérie es parents, Abraham et Myriam
où la pratique religieuse de leurs parents était très rigoureuse. Le père de ma mère était même un rabbin éminent. Mais, comme pour beaucoup de leurs compatriotes, l’arrivée à Paris a été marquée par une baisse de leur engagement religieux. Ils étaient donc des Juifs traditionalistes. A dix-sept ans, je fis connaissance, à Créteil, de Haïm Mellul et c’est ainsi qu’a commencé mon périple dans ‘Habad. Je ne vous cacherai pas qu’au début, j’ai rencontré quelques réticences, du côté de mes parents. Mais petit à petit, j’ai réussi à me faire accompagner par ma jeune sœur, dans ce merveilleux voyage, et ma mère a, elle-même, décidé de porter la perruque. C’est vous dire qu’elle aussi avait opéré le grand tournant ! Elle a une santé pour le moins fragile et s’est donc mise à demander systémati-
quement des bra’hot au Rabbi, soit par notre intermédiaire, soit par courrier, soit directement, lors de voyages à New York. Et c’est ainsi que s’est établie entre le Rabbi et ma mère une relation très spéciale. Chacune de ses demandes, était suivie d’une réponse claire, nette et précise, du Rabbi et bien souvent de dollars. Laissez-moi vous en citer un exemple. Mon père, quant à lui, restait sur ses gardes. Directeur d’école, homme de tête, il n’était pas facile de le convaincre. Ainsi, il n’était pas question pour lui de voyager à New York pour rencontrer le Rabbi. Mais ma mère voulait tant qu’il l’accompagne ! Un jour, elle a participé au Goral pour lui… et il a gagné !!! Je vous l’ai dit, ma mère a une santé fragile, elle souffre d’une maladie cardiaque.
Mais qui était ce médecin ami ? Après avoir longtemps cherché, elle s’est dit que peut-être ce médecin qui l’avait opéré la première fois était l’homme. Mais comment en être sûre ?
Je me précipite chez mes parents, qui habitent non loin de chez moi. La scène qui se présente à mes yeux est effrayante. Ma mère est sur la canapé, consciente mais très choquée. Dans la cuisine où elle est tombée gisent des débris de verre. Elle a cassé un carreau dans la violence de sa chute. Mon sang ne fait qu’un tour : je dois la conduire de toute urgence à l’hôpital.
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Le Rabbi lui a répondu : « Demandez le conseil d’un médecin ami ».
Elle est très mal, viens vite !
Elle se rendit donc auprès de ce médecin, devenu professeur et chef de clinique. Quand il la reçut, il ne put retenir son émotion : il avait devant lui l’une des rares patientes à avoir survécu à une telle opération ! Il était si ému qu’il refusa même de lui faire payer la consultation et se proposa lui-même pour l’opérer. Elle avait trouvé le médecin ami ! Cette intervention qui s’annonçait très lourde, se révéla très simple, sans nécessité d’ouvrir le cœur et, b"h, ce fut un grand succès ! Le Rabbi était avec elle.
M. et Mme Sebban
Et elle était avec le Rabbi ! Depuis Guimel Tamouz, elle continue de solliciter les bra’hot du Rabbi et en obtient de nombreuses. Mais vous n’avez pas tout lu ! Il y a de cela dix ans, en 2006, je reçois un jour un coup de téléphone de mon père affolé : - Claire ! Viens tout de suite ! Ta mère est tombée.
Mais elle refuse. J’insiste, j’exige. Rien à faire ! -Je n’ai pas la bra’ha du Rabbi, je n’ai pas son dollar. Je n’irai pas, même si c’est la fin ! (‘has vechalom). Affolée, j’appelle alors ma sœur : - Brigitte, vient tout de suite ! Maman doit absolument aller à l’hôpital et rien à faire,
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Elle avait subi une première et sérieuse opération à cœur ouvert, et, grâce à D.ieu, l’opération s’était bien passée, effectuée par un jeune assistant. Quand des dizaines d’années plus tard, le même problème s’est de nouveau présenté, bien entendu, son premier geste a été de demander la bra’ha du Rabbi.
elle ne veut pas, elle n’a pas la bra’ha du Rabbi, elle n’a pas son dollar !
- J’ai très bien entendu ce que disait le Rabbi. Ce dollar est pour Mamie.
Et Brigitte se met à sangloter et me raconte :
Quand le Rabbi t’a tendu le second dollar, il t’a dit :
- Mais Claire ! C’est incroyable ! Je viens de raccrocher avec mon fils Dovy, qui est à New York, et tu ne croiras pas ce qu’il vient de me raconter.
- C’est pour votre mère, qu’elle ne s’inquiète pas. Tout se passera bien » !!!
Nous étions toutes les trois en larmes
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Il était au Ohel et regardait les vidéos projetées où l’on voyait le Rabbi distri-
Brigitte nous a rejoint immédiatement, avec le dollar.
buer le dollar. Et juste au moment où il regardait, il m’a vu, sur une vidéo qui date de Adar 1989, d’il y a sept ans donc, moi en train de recevoir un dollar du Rabbi. Et au moment où je pars, le Rabbi me rappelle, me tend un second dollar et me dit quelque chose. Je me rappelle de cette scène, mais je ne savais pas ce que le Rabbi m’avait dit. Et tu sais ce que Dovy vient de me dire au téléphone :
mais ma mère, toujours forte de sa confiance, a commenté : Vous voyez que le Rabbi ne m’oublie pas. J’ai ma bra’ha, j’ai mon dollar. Je peux aller à l’hôpital maintenant. Et c’est ainsi qu’elle a complètement guéri d’un AVC qui n’a laissé aucune séquelle, b"h !
Où habitez-vous ?
Bois.
En 1977, jeunes mariés, nous habitions à Nogent sur Marne. Un jour que j’assistais au cours de Madame Azimov, mon amie Sonia décida de m’inscrire au goral (tirage au sort d’un voyage chez le Rabbi)... et c’est ainsi que nous sommes partis pour notre première entrevue avec le Rabbi. Ce n’était pas réellement notre décision ! Après une multitude de péripéties, nous pénétrâmes dans le bureau du Rabbi. Le Rabbi me demanda : - Où habitez-vous ? - Nogent sur Marne. - Mais ce Goral est d’où ? poursuivit le Rabbi. - Paris. - Mais vous, vous habitez où ? - Nogent sur Marne, répondis-je étonnée. Le Rabbi secoua la tête à plusieurs reprises, de droite à gauche, baissa la tête et écrivit quelque chose sur un bloc
de papier, posé devant lui sur le bureau. Il tendit la main, pour saisir des dollars, posés en une grande pile devant lui et m’en donna une petite liasse, sans les compter. Puis le Rabbi nous bénit : « Le Bon D.ieu vous bénira dans tous vos besoins matériels et spirituels… ». Les dollars non comptés, donnés par le Rabbi, étaient au nombre de 26 ! 1978 : L’année suivante, nous retournons chez le Rabbi. La première question, lors de la Ye’hidout, fut : - Vous habitez où ? Etonnée, je réponds : - Fontenay sous Bois ! (nous avions déména gé). Le Rabbi baisse la tête en signe d’acquiescement, note quelque chose avec son stylo, sur un bloc posé devant lui… et commence à nous bénir. Aujourd’hui : Notre fille aînée est chlou’ha à Nogent sur Marne où son mari et ellemême réalisent un travail exceptionnel. ▲▼▲
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M
on mari et moi sommes actuellement les Chlou’him de la ville de Fontenay sous
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BETTY DANAN
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J’ai toujours eu l’habitude de beaucoup écrire au Rabbi. Mais un jour, quelqu’un m’a suggéré de réfléchir au fait que cela pouvait causer au Rabbi une certaine pénibilité, de la fatigue.
Il soulignait un autre point : « Les femmes doivent étudier la Torah ! ». Suite à des problèmes de santé, les médecins m’avaient annoncé que je ne pourrai pas mener une grossesse, plus que deux mois.
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J’ai donc arrêté d’écrire. J’ai reçu une première lettre du Rabbi, spécifiant que je devais écrire encore… puis trois lettres en une semaine ! C’était en 1984. ▲▼▲ J’avais l’habitude d’annoncer de bonnes nouvelles au Rabbi et un jour, j’ai reçu une lettre (ci- jointe) avec deux phrases manuscrites de sa part : « J’ai bien reçu les photos et elles m’ont fait plaisir ! »
Et dans les faits, j’ai reçu, pour chacun de mes enfants, une lettre qui me permettait d’en avoir un autre. J’attendais l’accord du Rabbi pour chaque enfant puis, avec la réponse, je me rendais chez Rav Azimov qui me donnait l’autorisation. Et grâce à D.ieu, aujourd’hui, D.ieu a pour vu !!! ▲▼▲
J’étais débordée de travail suite à la naissance de trois bébés en une année… C’est alors que je reçois une lettre du Rabbi sur l’éducation. Je m’empresse d’aller voir Rav Azimov pour lui signifier qu’il « devait y avoir une erreur » ! J’avais reçu une lettre communautaire pour tous les enfants juifs alors que je ne m’occupais alors que de mes quatre enfants, à mon domicile.
Mais une lettre du Rabbi nous attendait dans notre boite aux lettres. Nous
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Rav Azimov sourit et me fit comprendre
reflux et beaucoup de mal à s’alimenter. Cela nous causait beaucoup de soucis. Bien sûr, j’avais momentanément arrêté de me rendre au cours de Torah, donné par Madame Azimov, le mardi soir. Comme je veillais la nuit sur mon bébé, j’étais épuisée et je ne voyais pas la possibilité de m’absenter une soirée par semaine.
Structure éducative Beth Mena'hem - Fontenay
que le Rabbi ne se trompe jamais. Il faut préciser qu’au jour d’aujourd’hui, madame Danan dirige deux écoles, quatre crèches, une cantine Cacher, entre autres activités… ▲▼▲ Beïla, notre sixième enfant, a eu un démarrage difficile : elle avait un gros
étions très impatients de la lire ! Mon mari s’empressa de l’ouvrir et me la lit : le Rabbi nous souhaite Mazel Tov pour la naissance de Beïla et précise que les femmes juives étudient la Torah !!! Les paroles du Rabbi ne firent qu’un tour dans ma tête et je pris la décision de retourner au cours le mardi suivant. Ce soir là, on tirait un Goral. Je gagnai….
maisonjuive@gmail.com
chana@mail.com
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Lettre
Les texto devenant le moyen le plus courant pour que les gens communiquent entre eux, je me demande souvent si je dois passer un appel téléphonique ou envoyer un message en texto. Quelles situations requièrentelles qu’on appelle au téléphone et dans quels cas, un message par texto suffit-il ? Bien que ce soit difficile à admettre, force nous est de constater que nous sommes entrés dans une ère de communication qui ne connaît pas de règles. Il y a cinq ans, je n’aurais pas osé envoyer un texto à mon père ! Aujourd’hui, je texte très fréquemment mes parents (pour des informations logistiques : « je suis bien arrivée », « le numéro de téléphone est… ») et ils m’envoient des textes (« quelle est la pointure de Lévi ? »). C’est un fait que les gens textent de plus en plus. Même mes grands-parents ont des IPhone et sont sur les groupes de famille de Whatsapp. Les messages sont des outils fabuleux pour gagner du temps, pour se communiquer des informations concrètes (« ajoute du sel à la liste », « je suis coincé dans des embouteillages »), rendre compte des déplacements (« je me gare, j’arrive dans 15 minutes») ou pour partager une photo
avec ses sœurs (« oui ou non, cette veste bleue ? »). Mais le fait d’envoyer des messages ne devrait en aucun cas remplacer ou altérer la communication qui entretient une relation. Aujourd’hui encore, je n’enverrais pas un message pour souhaiter Chabbat Chalom à mon père ou à ma grand-mère. Je n’enverrais pas non plus un message à une amie à laquelle je n’ai pas parlé depuis longtemps. Les texto réduisent quelque peu la qualité des relations. Cela demande trop peu d’effort, c’est impersonnel si bien que le contenu en est dévalorisé et perd son sens véritable. C’est pourquoi je ne vous encouragerai pas à utiliser les texto pour demander un service, pour dire merci ou pour livrer des sentiments. Ces situations requièrent que l’on prenne plus de temps et que l’on fasse l’effort de passer un coup de téléphone. Je me rappelle avoir ressenti être utilisée par une amie qui m’envoyait constamment des messages du type : « Je peux laisser Sarah chez toi pendant deux heures ? » (et c’était le seul message que je recevais d’elle, au moins une fois par semaine !). Elle envoyait ensuite son mari chercher
Sarah et plus tard, dans la soirée, elle me textait à nouveau : « Merci ! ». Je ne me sentais ni appréciée ni valorisée, du fait qu’elle ne prenait jamais quelques minutes pour m’appeler et me demander de lui rendre service ou me remercier. Les
messages en texto ont certainement leur place dans notre vie en accéléré où les outils technologiques nous rendent bien des services. Mais comme pour tout, la clé est de se servir correctement de ces outils.
A l'attention de "Maison juive"
Chère Maison Juive Lorsque j’ai constaté que la distribution de La Maison Juive posait quelques problèmes, les unes n’avaient pas une chance d’en tenir un seul numéro entre les mains, les autres auraient aimé le distribuer dans leurs cours ou à leurs connaissances mais ignoraient où s’en procurer, je me suis inquiétée. J’ai donc mené ma petite enquête pour découvrir qu’il était impératif de trouver une responsable de la diffusion. Shoshi accepta gentiment. Il lui fut donc conseillé de créer un groupe Whatsapp , spécialement destiné à cet effet. Et il ne lui fallut qu’un jour ou deux pour mettre sur pied une organisation qui fonctionne à merveille !
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srscoen@email.com
Je me suis permis une petite incursion dans le groupe pour lancer un appel : appel à témoignages, appel à rejoindre l’équipe de rédaction, etc. Et un véritable petit miracle se produisit. L’équipe de rédaction s’est multipliée par 5 en quelques heures !!! Je tiens à vous rappeler, à vous faire savoir, que les deux lettres que j’ai reçues du Rabbi pour La Maison Juive sont adressées à « l’équipe du Yiddiché Heim francais, La Maison Juive ») ! Nous disposons désormais d’une véritable équipe qui reste ouverte à qui veut la rejoindre. Je tiens donc ici à vivement remercier celles qui s’investissent, celles qui s’investiront et avec une mention particulière, WhatsApp !!! Voilà un bon usage des outils technologiques contemporains ! Rejoignez donc le groupe Whatsapp : La Maison Juive. Kathy Coen
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(Je crains qu’à ce train-là, il nous faille publier 10 000 exemplaires, par numéro !).
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Travailler dans des eaux puissantes
C
CHAYA SHUCHAT
ette année, pendant le ménage de Pessa’h, j’ai décidé qu’il fallait me débarrasser de trente ans de paperasserie accumulée ! Mon placard à dossiers s’était effondré sous la charge et il fallait ramener son fardeau à un poids plus supportable. Je me suis mise à la tâche, sans état d ’âme. Mes notes de ma première année d’enseignement… corbeille ! Mes notes de séminaire et de lycée… dépassées et obsolètes…corbeille
Mes notes de primaire… A qui pouvaientelles bien servir ? La purge allait bon train et j’avais déjà rempli une demi douzaine de sacs poubelle recyclables quand je découvris un petit cahier rouge. Je le feuilletai et m’aperçus qu’il contenait les notes que j’avais prises des si’hot du Rabbi, alors que je n’avais que huit ou neuf ans. Pour une enfant qui grandissait loin de Crown Heights, un farbrenguen du Rabbi signifiait se rendre à la choule du quartier et écouter en direct les si’hot par le biais d’une retransmission téléphonique ou, plus tard lors de la télétransmission des farbrenguen, en vidéo. On nous deman-
Ce cahier là…je ne pouvais le jeter ! Enfant, on grandit avec l’illusion qu’un jour, nous donnerons à nos enfants tout ce que nous n’avons pas eu et bien sûr, il va sans dire qu’ils auront tout ce que nous avons eu. Pourtant, la réalité est que, pour le meilleur ou pour le pire, nos enfants n’ont pas la même vie que nous. Il arrive, bien sûr qu’on ne puisse leur donner les choses que nous avons aimées et appréciées dans notre enfance, sans parler de celles que nous n’avons jamais eues. Chaque génération a ses propres défis, ses propres luttes et ses propres succès.
Guimel Tamouz J’avais vingt ans, j’étais au seuil de ma vie adulte, lors du premier Guimel Tamouz. Tous mes enfants sont nés après cette date et quelques uns sont, aujourd’hui, au seuil de leur vie adulte. Toute une génération a grandi après Guimel Tamouz. Dans la culture laïque, chaque génération est définie par un terme. Il y a « la génération hippie », les « yuppies », « la génération X », « la génération Y », « la génération du millénaire ».
Etre un enfant grandissant dans les mèm, qu’est-ce que cela signifiait ? C’était être un soldat dans les Tsivot Hachem, organisation fondée en 1981. C’était être le témoin de la naissance du slogan : « We want Machia’h now ! ». J’avais huit ans la première fois que j’ai vu le Rabbi. Nous vivions à Detroit et nous passions l’été à Philadelphie, chez nos grands-parents. Il fallait deux heures de route pour nous rendre à New York. Ce jour-là, il y avait un rallye de Tsivot Hachem au cours duquel le Rabbi s’adressa aux enfants des Camps Emouna et Gan Israël. Les ‘hassidim considèrent le premier jour où ils voient le Rabbi comme leur « anniversaire ‘hassidique ». J’étais donc curieuse de savoir ce que dirait le Rabbi ce jour-là, Roch ‘Hodèch Eloul 5741. Et parce que c’était Roch ‘Hodèch, le Rabbi parla du concept de la comparaison entre le Peuple Juif et la lune, le « petit luminaire » qui reçoit sa lumière du soleil. « Et s’il en est ainsi, dit le Rabbi, un enfant juif peut penser : ‘comment puis-je accepter la chli’hout du Roi de l’univers et avoir confiance au point de croire que je peux accomplir cette chli’hout alors que je suis si petit ?’ ». Le message du Rabbi aux enfants de Tsivot Hachem était le suivant : « Nous
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Pourtant, on pouvait discerner un fil conducteur.
Ceux qui suivent de près ‘Habad savent que chaque décade possède son propre thème et son parfum spécifique. Les ‘haf, les lamed, les mèm, les noun… Chacune est qualitativement différente : dans le style des si’hot du Rabbi, dans les projets et les activités.
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dait alors de prendre des notes, pendant que le Rabbi parlait, que l’on comprenne ou non ses propos. Le Rabbi parlait plus vite que ce que pouvait noter ma petite main de huit ans et ma concentration ne durait pas longtemps, si bien que ce que je prenais en notes étaient de petits bouts de phrases.
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ne sommes pas petits. Ou plutôt, nous sommes petits mais puisque nous sommes une partie du plus Grand des Grands, nous sommes capables d’accomplir de grandes choses, bien plus que ne le permettent nos petites forces ». Et si cela était vrai de ma génération, celle des mèm (années 80), celle des premiers régiments de Tsivot Hachem, combien l’est-ce encore plus pour nos enfants. Nous avons grandi avec une proximité sans précédent avec le Rabbi qu’on pouvait voir tous les jours, si on le désirait. Nous avons des étagères chargées de traités, d’albums pleins de dollars reçus personnellement de la main du Rabbi. Nos enfants n’ont pas tout cela. Ils n’ont pas tout ce que nous avons reçu du Rabbi. Mais d’une certaine et mystérieuse façon, ils possèdent quelque chose de plus grand que cela. Ils ont le Rabbi lui-même. Il y a un verset dans le Tehilim (107; 23) : yordéï hayam baoniyot ossé méla’ha bémayim rabbim, « il y a ceux qui descendent dans la mer en bateau et qui font le travail dans les eaux puissantes ». Le Baal Chem Tov explique que « descendre dans la mer » fait référence à la nechamah (l’âme) qui descend dans ce monde. Le mot oniya a deux sens. C’est un « bateau » mais il peut également signifier taaniyah vaaniyah ; « le deuil et les lamentations ». Il y a des nechamot qui descendent dans le monde, dans des bateaux. Ceux qui les possèdent ont la chance d’être nés dans un environnement qui les éduque, avec des parents qui les protègent et
leur dispense une éducation de Torah adéquate. Et puis, il y a ceux qui entrent dans le monde, dans la tourmente. Ils sont nés sans la sécurité d’un bateau, sans la sécurité d’un foyer paisible, aimant, sans une atmosphère de Torah et de Mitsvot. Enfin, il y a ceux qui travaillent dans les eaux puissantes. Eux, ce sont les gens à qui l’on confie la mission de sauver ceux qui sont dans la mer, sans bateau. Délaissant la sécurité de leur propre bateau, ces âmes spéciales vont braver les tempêtes pour ramener d’autres âmes avec elles. Vous pouvez penser que si vous êtes l’un de ces malchanceux, né dans les turbulences et le chaos, sans mériter une enfance tranquille et protégée, qu’il est trop tard, qu’on ne peut rien faire sauf attendre d’être sauvé. Pourtant dans une si’ha de Youd Chevat 5725, le Rabbi explique qu’en réalité, nous possédons les trois aspects en nous-mêmes. Chacun a un côté confus, douloureux et agité et nous avons aussi en nous une part plus calme, paisible et sécurisante. Peu importe comment nous avons démarré, nous pouvons tous trouver le chemin de notre « bateau » intérieur, la force et la stabilité intérieures. Et plus encore, en dépit de nos propres découragements, nous sommes doués de la capacité de mettre de côté nos propres besoins et de sauter dans de grandes eaux pour aider quelqu’un d’autre. Avant Guimel Tamouz nous avons eu la chance de naviguer dans un bateau
confortable. Nous pouvions voir le Rabbi chaque jour. Le Rabbi était à notre disposition pour répondre à nos questions, nos peurs, nos doutes. Le Rabbi trouvait en permanence de nouvelles idées et traçait le cours de nos actions. Le Rabbi dirigeait et nous suivions.
son fils pour qu’il ait une bonne mémoire. Ainsi son enfant viendrait chez le Rabbi et s’imprégnerait des paroles du Rabbi et des comportements des ‘hassidim, bedérè’h memaléh, « de façon automatique». Bien entendu, il aurait yirat chamayim (la crainte de D.ieu).
Oui le Rabbi continue de diriger et de donner ses réponses et ses bra’hot. Je crois à cela très fortement.
Le Tséma’h Tsédèk répondit que son but était de créer des ‘hassidim par leur travail personnel et non pas des ‘hassidim dérèh memaléh.
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Mais nous ne sommes plus sur notre
bateau confortable. Nous sommes là, sur les mers et parfois nous avons l’impression de patauger. Mais à nous de choisir. On peut se considérer perdus et en l’occurrence, sans but, ou on peut se battre pour retourner sur le bateau, tout en ramenant d’autres personnes avec nous. Un jour, un ‘hassid se rendit chez le Tséma’h Tsédèk et lui demanda de bénir
Cela ne veut pas dire que nos souvenirs ne sont pas importants. Nous devons les partager avec les autres, avec nos enfants. Mais plus important encore que les souvenirs sont la avodah et la mission. Ce que le Rabbi attend de nous est très clair. La génération pré Guimel Tamouz se sent particulièrement redevable vis à vis du Rabbi. Après tout, le Rabbi, debout, donnait, donnait, donnait et
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nous nous prenions, prenions, prenions : des bra’hot, des dollars, du léka’h et bien sûr, kos chel bra’ha. Et quand nous pensions que le Rabbi avait donné tout ce qu’il pouvait donner, le Rabbi nous surprenait encore et ajoutait quelque chose de nouveau. On voyait, jour après jour, la façon dont le Rabbi transcendait pour nous les règles de la nature. Et cela créait un sens très aigu de hitkacherout (attachement), une obligation de rendre au Rabbi. Comment pouvions-nous nous rendre chez le Rabbi, recevoir directement de sa main et par la suite, ne pas suivre ses horaot (enseignements) ? Et c’est ce que je trouve de si impressionnant avec nos enfants. Je vois quelque part, dans la génération qui a grandi après Guimel Tamouz, cette même obligation. Je les vois courir aux mivtsaïm et au farbrenguen. Je les vois veiller tard pour finir ‘hitat et Rambam. Je les vois partir en chli’hout. Mes fils ont des professeurs et des machpiim qui ont vingt ans. Et d’une manière ou d’une autre, ils instillent à nos jeunes garçons, la ‘Hassidout et la crainte de D.ieu. Où vont-ils les chercher ? Ils ne l’ont pas entendu de la bouche du Rabbi ? Ils n’ont pas fait la queue pour le dollar. Et s’ils l’ont fait, c’était à un âge dont ils n’ont pas de souvenirs. Mais le sentiment demeure. C’est quelque chose que je trouve profondément inspirant dans la génération d’aujourd’hui et c’est quelque chose auquel le Rabbi fait allusion dans le maamar : kiméï tséït’ha méerets mitsraïm arénou niflaot, « comme aux jours de la sortie d’Egypte, Je te montrerai des merveilles », où il enseigne que la délivrance viendra d’abord par le travail
de la dernière génération, précédant immédiatement la Rédemption. Le Rabbi explique qu’au temps du Beth Hamikdach, la sainteté était clairement révélée. Il y avait dix miracles apparaissant à l’œil nu et parfaitement visibles par des gens simples. Ainsi, était-il facile de sentir D.ieu. Cela venait naturellement et avait du sens. Il y avait moins d’obscurité spirituelle et la Divinité était plus accessible et plus compréhensible. Il n’y avait pas de véritable défi, nul besoin de messirout néfèch. De la même façon, il y a des époques pendant la Galout où l’obscurité n’était pas si accablante et où servir D.ieu n’exigeait pas tant de messirout néfèch. Cependant, cela n’est pas le cas à notre époque, la génération précédant la venue de Machia’h. Les forces de l’obscurité augmentent chaque jour et nous devons surmonter beaucoup de défis, en particulier celui de ne pas être affectés par ceux qui se moquent de nous. Pour surmonter ces défis, nous devons rechercher en nous-mêmes, très profondément, un niveau de messirout néfèch qui transcende les limites et les barrières. Et cela a son tour, attirera, ici-bas, dans ce monde, le plus profond niveau de D.ieu. Et le Rabbi de conclure : « Que ce soit la volonté de D.ieu que cela arrive très vite, que nos actions présentes et notre service Divin hâtent le temps où nous accueillerons notre juste Machia’h. Et alors, nous verrons la réalisation de la prophétie : « Comme aux jours de la sortie d’Egypte, Je vous montrerai des merveilles ».
n dimanche matin, lors de la « distribution des dollars » du Rabbi, au 770, se présenta une célèbre architecte new-yorkaise, pour recevoir les bénédictions du Rabbi. C’était une jeune femme juive libérale et bien qu’elle ne soit pas pratiquante, elle éprouvait un grand respect pour le Rabbi. Ce matin-là, cependant, elle avait l’intention d’ « interpeler » quelque peu le Rabbi et elle avait revêtu une tenue vestimentaire inappropriée.
Après avoir attendu quelques heures dans la longue file de visiteurs, elle se retrouva en présence du Rabbi. Elle déclara : « Je suis architecte à New York ». Le Rabbi lui tendit un dollar, lui adressa des bénédictions puis lui demanda : « Puis-je vous poser une question ? - Bien sûr répondit-elle, avec un sourire radieux. - Quand on construit un bâtiment, les fondations peuvent-elles rester découvertes et visibles par tous ?
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MENACHEM BENSHABAT
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Architecture d’intérieur
- D’après les lois scientifiques de l’ingénierie et de la physique, des fondations visibles ne sont pas des fondations valides. Il est impératif qu’elles soient recouvertes et renforcées par du ciment. En aucun cas, elles ne peuvent rester à l’air libre. - Vous devez savoir qu’une femme est toujours la fondation d’un foyer juif.
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Voici une déclaration extrêmement puissante, prononcée par notre saint Rabbi, à la personne concernée, tout en douceur et délicatesse. L’on nous enseigne que lorsque nous construisons notre vie (ou n’importe quoi, en l’occurrence), nous devons nous assurer de la solidité des fondations. Des fondations inappropriées ou fragiles risquent de provoquer l’écroulement de tout l’édifice. C’est l’une des raisons pour lesquelles le Rambam commence son Michné Torah par les mots : yessod hayessodoth, « la Fondation de toutes les Fondations ». Il s’agit pour lui de mettre l’accent sur la notion de l’importance des fondations. Pourquoi donc les femmes sont-elles appelées « fondations » du foyer ? Pourquoi les femmes doivent-elles recevoir les « charges » et les « limites » inévitablement associées aux fondations ? Pourquoi doivent-elles se cacher et ne pas s’exposer ? Les hommes ne sont-ils pas la force fondatrice de tout ? (C’est du moins ce que j’entends dire à la Choule !). Quelle est la relation qui unit les femmes et les fondations ? Un jour, j’ai rendu visite, à Manhattan, à une dame laïque, qui venait de terminer les chiva (sept jours de deuil), après la mort de son père. Sarah (pseudonyme,
car elle veut rester anonyme) était si triste et désespérée que je suis retourné la voir avant les Chlochim (mois de deuil). Elle m’a raconté comment elle s’était assise pour les chiva en Israël, avec sa famille. Et puis, elle s’est tournée vers moi et, avec un visage extrêmement grave, elle m’a dit : « Nous faisions les chiva et nous avions besoin d’un minyan (quorum de dix hommes), pour dire le Kaddich à Min’ha. Il y avait neuf hommes et ils sont sortis en chercher un dixième, pour compléter le minyan. Je me suis alors levée et je leur ai dit que je le ferai, que je serai la dixième. Mais les hommes ont rejeté ma proposition en me disant qu’ils avaient besoin d’un homme et pas d’une femme. J’ai été touchée et même blessée de ne pas pouvoir participer à ce minyan. Les hommes sont-ils meilleurs que les femmes ? Pourquoi seul un homme peutil se joindre aux prières ? Je ne suis pas assez bien pour le faire ? Le Torah est-elle tellement anti-féministe ? Je savais que je devais lui répondre quelque chose de fort, quelque chose qui la convaincrait. - La raison pour laquelle les femmes ne peuvent pas s’associer à un minyan tient au fait qu’elles n’ont pas besoin de le faire. Une femme est complète et n’a pas besoin de susciter de sainteté dans les prières avec un minyan. Les hommes ont un certain vide de sainteté. Il faut qu’ils soient dix pour générer l’énergie spirituelle qui les rendra plus saints, meilleurs et complets. La ‘Hassidout nous permet de comprendre cette idée. Le Tanya explique que D.ieu créa le monde par paires. Chaque concept est créé en deux éléments opposés : négatif/positif,
lumière/obscurité, donneur/récipiendaire, droite/gauche, mâle/femelle, (homme/femme) etc. Alors je vous demande de me dire qui est le plus grand ? Qui est le premier ou le second ? L’homme ou la femme ?
Cela peut expliquer la raison pour laquelles humains, chez les être les hommes initient la reproduction et que seules les femmes peuvent mener le processus du développement de l’embryon en un être humain parfaitement construit. C’est parce que ‘ho’hmah représente la force initiatrice, où la sagesse peut produire de grandes
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Dans la Cabbale et la ‘Hassidout, il est expliqué que le monde a été créé avec 10 sfirot (émanations Divines). D.ieu a utilisé dix canaux d’énergie pour irradier Sa lumière et créer le monde. Les premiers
fut créée la première et mérite donc la première position. Puis fut créée binah (l’énergie féminine) qui prend donc la deuxième position.
de ces deux canaux sont ‘ho’hmah et binah . La sagesse et la compréhension. ‘Ho’hmah représente le côté masculin et binah, le côté féminin. (Voir : Sefer Hamaamarim 5659 – Ranat, de Rabbi Chalom DovBer Schneersohn et Tanya Chapitre 3). Apparemment, si l’on suit l’ordre de la création, ‘ho’hmah (l’énergie masculine)
idées et créer le potentiel de l’action que les hommes portent ce trait spécifique. Ils sont les initiateurs. Cependant, binah est la compréhension de l’idée. C’est à ce stade que l’idée créée peut réellement être utilisée et développée, de façon détaillée. Elle peut alors se réaliser dans le temps et l’espace. C’est ainsi que les femmes ont la possibilité de développer un embryon dans tout son potentiel. L’art du développement est un trait féminin
(Voir Sefer Hamaamarim 5659 – Ranat, par Rabbi Chalom DovBer Schneersohn et Tanya Chapitre 3). Selon cette conception, l’homme vient en premier et la femme assume la seconde place. C’est juste, n’est-ce pas ? Et bien, pas si vite !
Pour bien se pénétrer de ce concept, nous devons au préalable introduire un principe général de la Torah : kol hagavoha yoter nofèl lemata yotèr, « plus la position est élevée (à sa source), plus elle tombe bas quand elle descend (dans le monde matériel) ». (On rapporte la
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La ’Hassidout explique que cela n’est vrai que dans le monde matériel. Mais dans le monde spirituel, la véritable source
Mais s’il en est ainsi, pourquoi viennentelles en seconde position, dans la sfirah de binah ? Il aurait été plus significatif de leur assigner la sfirah de ‘ho’hmah, la position la plus élevée !
de tout, c’est exactement l’inverse. Les femmes sont à un niveau supérieur, parce qu’elles tirent leur origine de la plus haute source de la Divinité, un royaume bien plus élevé que celui dont les hommes tirent la leur. C’est pourquoi la sainteté est plus intense et plus présente chez les femmes que chez les hommes (Sefer Hamaamarim 5659 – Ranat, par Rabbi Chalom DovBer Schneersohn).
métaphore d’un mur élevé qui s’écroule. Le sommet du mur, l’endroit où il est le plus haut, tombera au point le plus éloigné de sa position d’origine). En d’autres termes, quand, dans le monde matériel, nous vivons une expérience difficile, obscure ou éprouvante et qui requiert donc de notre part que nous y investissions encore plus d’énergie, la source qui en est à l’origine est empreinte
Ainsi, quand les énergies masculine et féminine prennent une forme physique, la féminité (la source spirituelle supérieure) prend la seconde position et celle qui apparaît inférieure. L’homme, est, dans sa source, déficient et porte un vide de sainteté ainsi lorsqu’il vient sur terre, dans un monde physique et matériel, dans le bira hamikta (« le monde est un « puits profond » -Tanya), il devient ‘ho’hmah, il prend la première position. Et c’est ici que commence le dur labeur. A cause de ce vide de sainteté, l’impureté et les « écorces » (klipot) sont plus puissantes et plus actives. Le but est donc pour les hommes de restaurer l’intégrité et la complétude,
Les femmes, quant à elles (binah), n’ont pas besoin d’une telle purification et ne doivent donc observer que quelques mitsvot spécifiques. Leur mission et leur but sur terre ne peuvent s’accomplir en mettant les tefilines, en se joignant à un minyan ou en portant des tsitsit. Puisque cela ne leur est pas enjoint (elles n’ont pas besoin de remplir un vide spirituel, elles en sont donc exemptées), pratiquer de telles mitsvot ne génère pas de sainteté. Le fait qu’un homme ne puisse porter en lui un enfant ne diminue pas son statut et sa position dans le monde, en tant qu’homme. Par le même biais, une femme qui n’accomplit pas de telles mitsvot (qui ne lui sont pas commandées) n’abaisse pas son statut, sa qualité et son caractère unique. Telle est la raison, dis-je en conclusion, pour laquelle vous n’avez pas besoin de rayonner en vous joignant à neuf personnes pour constituer un minyan. Vous rayonnez déjà de sainteté et vous êtes parfaite. Laissez les hommes faire leur travail et leurs rectifications. Vous, en tant que femme, devez vous concentrer sur votre mission à vous, sur les mitsvot qui vous concernent vous et votre âme et grâce auxquelles vous pouvez réellement susciter de la sainteté. Elle fut apaisée. Elle avait compris. Ce raisonnement peut, peut-être, jeter de la lumière sur le fait que le Rabbi s’adressa à cette architecte, ce dimanche matin, en lui disant : « les femmes sont la fondation du foyer ». Puisque les femmes ont une source plus élevée que les hommes, elles portent en
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C’est également la raison pour laquelle notre époque présente tant de défis, la Galout est si obscure et difficile et que nous voyons et vivons dans un monde matériel qui dérouterait n’importe quel Tsadik des temps passés, depuis la Création. C’est parce que cet exil prend ses racines si haut dans l’essence de D.ieu que lorsque Machia’h arrivera enfin, nous assisterons à une explosion de sainteté sur cette terre, d’un niveau que le monde n’a jamais connu depuis la Création, comme il est statué : Torah ‘hadachah miiti tétsé, « une nouvelle Torah sortira de Moi », Yichayahu 51:4; Vayikra Rabba 13:3). Quand Machia’h viendra, une nouvelle dimension de la Torah et une nouvelle compréhension du monde matériel et une nouvelle vision jaillira de D.ieu (Si’ha 2ème jour de Chavouot 1991).
en observant les 613 commandements, pour restaurer ce vide de sainteté.
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de plus de Divinité, est beaucoup plus élevée, plus intense que des expériences simples, insipides et faciles. Plus la manifestation matérielle est basse, plus sa source spirituelle est élevée.
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elles plus de sainteté et plus de stabilité. Et c’est exactement cela qui constitue la nature et l’essence des fondations. Les fondations sont là pour donner à l’édifice sa solidité. Elles apportent la stabilité dans un mariage, elles soutiennent tout l’édifice de la vie, sa base, ses activités, ceux qui l’habitent et tout son poids. Plus encore, des fondations solides permettent aux constructeurs (les hommes) de construire des édifices de plus en plus hauts. Les femmes sont celles qui permettent à leur mari et à leurs enfants de se construire eux-mêmes. Elles apportent la stabilité et la protection contre tous les vents mauvais de la vie. Elles sont les piliers de notre vie. Oui, les femmes sont bien sous-estimées et sous-appréciées ! Malheureusement, il semble qu’aujourd’hui, on ait oublié cela. En 2016, certaines femmes demandent à être «égales » aux hommes. La carrière, la sécurité, la beauté, l’argent et le matérialisme sont les valeurs prédominantes et constamment dans les esprits. Nous oublions que les femmes sont complètes, saintes et puissantes. Elles sont les seules à apporter l’intégrité et la stabilité dans la vie. Grâce à ces fondations, nous (les hommes) pouvons créer toutes les possibilités. Une fois que la volonté est née, toute transformation est possible. Là est la puissance des femmes. Les paroles du Roi Salomon, dans le Cantique des Cantiques, l’expriment merveilleusement : Echèt ‘haïl atérèth
baala : « une femme de valeur est la couronne de son mari » (Michlé 12 :14). La couronne qui se tient sur la tête de son mari est plus haute que son mari. Telle est la femme ! Mais n’oublions pas la loi scientifique de l’ingénierie et de la physique : « des fondations visibles ne sont pas des fondations valides ». C‘est ici que les femmes doivent se joindre au minyan. Il ne s’agit pas d’un minyan à la Choule ou avec 10 hommes. Minyan signifie « recensement». C’est un minyan d’idées, de ce qu’il faut porter ou de ne pas porter, ouvrir ou ne pas ouvrir, exposer ou ne pas exposer. Ce recensement d’idées et de choix, fait sur une base quotidienne (et peut-être même plusieurs fois par jour), et qui créé une puissante aura de sainteté, d’unité et de stabilité, ne peut être constitué que de femmes. Le message du Rabbi est donc puissant et simple. Vous voulez être une fondation ? Vous voulez construire une famille ? Vous voulez construire votre mari et vos enfants ? Vous voulez avoir un édifice solide ? Vous voulez mener une vie heureuse et épanouie ? Rejoignez le minyan, la mitsvah, de la Tsniout (respect du code vestimentaire) ! Soyez une fondation valide.
LES VOIES DE LA TSNIOUT PAROLES DU RABBI
LA MAISON JUIVE | Tamouz 5776 | Juillet 2016 • N°8
« La force et la dignité sont ses vêtements » Pourquoi les lois de la Tsniout s’appliquent-elles plus aux femmes qu’aux hommes ? Nos Sages, de mémoire bénie, statuent (Ketouvot 59b) : « une femme est pour la beauté » car une femme possède cet attribut de beauté, comme l’expliquent la Cabbale et la ‘Hassidout. Mais principalement, comme nous le voyons concrètement, c’est la raison pour laquelle nous comprenons que l’obligation essentielle de la Tsniout s’applique aux femmes. « Toute la gloire de la fille du roi réside à l’intérieur ». C’est pourquoi la voie qui mène à avoir sept fils qui tous ont le mérite de servir comme Cohen Gadol ne passe pas par la Tsniout du père, bien qu’il se conduisît assurément conformément à la Tsniout, mais spécifiquement à travers leur mère qui expliquait : « les plafonds de ma maison n’ont jamais vu les tresses de mes cheveux ». Puisque D.ieu ne demande rien de déraisonnable de la part de Ses créatures, il s’en suit que si l’on attend des femmes d’être plus scrupuleuses en matière de Tsniout, c’est qu’elles ont également reçu des forces accrues et très particulières pour vaincre le
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Principalement les femmes
penchant vers le mal qui déploie un effort intense concernant les sujets qui affectent l’âme, réelle partie de D.ieu En Haut. Si’hot Hakodèch 5723, p. 355
L’obligation Selon la loi juive, l’obligation de la Tsniout commence déjà à l’âge de trois ans ; il est alors sûr (qu’elle s’applique d’autant plus) à une fille de dix ans ou plus. Cependant, il ne faut pas procéder de manière coercitive ou par force mais de façon plaisante. Likouté Si’hot, Vol. VIII, p. 448.
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En particulier, concernant les professeurs Il est important de veiller à ce que les professeurs ainsi que les éducateurs s’habillent en respectant la Tsniout. C’est d’une importance vitale, non seulement dans les classes supérieures mais aussi dans les plus petites. Il faut faire très attention à cela. Et tout particulièrement, à la lumière du récit qui relate comment, à l’époque du Tséma’h Tsédèk, un cho’hèt fut relevé de sa fonction parce qu’il portait des galoches. Il n’y a clairement aucune interdiction à porter des galoches ; mais il s’agissait d’un signe extérieur indiquant ce qui transparaissait de l’intériorité du cho’het. (Les galoches étaient des chaussures à la mode, à l’époque) Igrot Kodèch, Vol. IX, p.216.
Même les cheveux doivent être (portés) dans l’esprit de la Torah Dans la réponse citée ci-dessus que Kim’hit apporta aux Sages, à propos de la raison pour laquelle elle mérita d’avoir des fils servant tous comme Cohen Gadol : « les plafonds de ma maison n’ont jamais vu les nattes de mes cheveux », réside un message plus profond. Les cheveux ne font pas partie du corps. Non seulement ne constituent-ils pas une partie importante du corps, comme le sont la tête et le cœur, mais ils n’en font pas même partie intégrante, comme les mains, les pieds ou d’autres membres. Les cheveux consistent en un aspect complètement extérieur de la personne. Ainsi nos Sages, de mémoire bénie,
décrivent-ils les cheveux comme quelque chose de totalement secondaire, par rapport au corps (Erouvin 4b). Cependant, le statut des cheveux est également important. L’on pourrait penser qu’il est compréhensible de garder la tête et le cœur en accord avec la Torah. Les mains et les pieds doivent également être conformes à la Torah mais pourquoi cela devrait-il s’appliquer aux cheveux ? Après tout, les cheveux peuvent être coupés, sans que cela fasse mal et même entièrement enlevés. On peut faire ce que l’on veut avec des cheveux, assurément… Alors pourquoi est-il tellement important que les cheveux soient également en accord avec la Torah ?
Là encore, la réponse est que même les cheveux sont significatifs. Et tout particulièrement en ce qui concerne l’éducation et l’entraînement des enfants, les coutumes prennent une plus grande importance encore que les lois. Telle est donc la leçon pour les femmes juives. Elles doivent savoir que le développement futur et la grandeur de leurs enfants dépendent d’elles. Il est impossible de connaître les plans de D.ieu. Il est tout à fait possible que l’enfant d’une certaine femme soit destiné à un rôle spirituel de Grand Prêtre et seulement parce que sa mère ne s’est pas conduite d’une façon de « les plafonds de ma maison, n’ont jamais vu les tresses de mes cheveux », ce privilège ait été retiré, à elle et à son fils. Une femme juive doit chercher à s’assurer que sa maison est une maison juive, un foyer ‘hassidique. Et cela, non seulement par rapport à des sujets significatifs mais également à propos de sujets comme l’observance consciencieuse et méticuleuse des lois et des coutumes, qui sont elles-mêmes des sujets véritablement importants, bien qu’ils ne paraissent pas l’être. Cela en se conformant aux paroles des Rabbis, de mémoire sainte : « Ne vous asseyez pas et pesez les commandements de la Torah pour voir quels commandements vous apporteront de plus grandes récompenses et quels seront ceux que vous observerez ». (Midrach Tan’houma, Ekeiv II). En se comportant de la manière qui a été mentionnée plus haut, la mère mérite d’avoir des enfants véritablement bons. Si’hot Kodèch 5716, p.236.
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Une perspective supplémentaire : certains prétendent qu’il faut obéir aux choses qui sont des dictats de la Torah ; il faut également se conformer aux sujets d’origine rabbinique puisqu’ils découlent du statut : « ne t’éloigne pas de ce qu’ils (les Sages) te disent, ni à droite ni à gauche ». Cependant il n’est pas nécessaire d’être scrupuleux avec ces questions qui ne sont que simplement des coutumes.
LA MAISON JUIVE | Tamouz 5776 | Juillet 2016 • N°8
La réponse est (la suivante) : il est vrai que l’on peut faire ce que l’on veut avec ses cheveux mais tout doit être en accord avec les lois de la Torah.
Soyez rigoureuses dans le domaine de la Tsniout, même dans les petits détails et les situations ponctuelles
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En ce qui concerne les paroles de Bilam, l’impie, à propos du Peuple Juif, « Comme elles sont belles tes tentes, Ô Yaakov » (Bamidbar 24 : 5), Rachi explique : « Il a vu que leurs portes ne se faisaient pas face ». Ces paroles nous enseignent l’importance cruciale de la Tsniout. Ce détail, le fait qu’ « il a vu que leurs portes ne se faisaient pas face » ne représente pas un aspect essentiel de la Tsniout. Il ne fait simplement que nous avertir que l’on ne doit pas regarder dans la tente de l’autre. Toutefois, ce détail lui-même est suffisamment puissant pour que Bilam, l’impie, change son état d’esprit visant à maudire les Juifs, et ce qui est encore plus fort, les bénisse plutôt, comme l’indique le verset qui poursuit : « Ils s’étendent comme des fleuves, comme des jardins près d’une rivière ; ils sont comme des tentes que D.ieu a plantées comme des cèdres près de l’eau ». Il se peut que le penchant vers le mal offre le leurre suivant : « C‘est vrai, dit-il, il faut respecter la Tsniout dans une conduite permanente et constante. Mais dans un comportement ponctuel, il n’est pas nécessaire d’être scrupuleux en matière de Tsniout ! ». C’est là qu’intervient la leçon de « et il a vu que leurs portes ne se faisaient pas face ». Même dans des tentes temporaires et dans des situations temporaires, nous devons respecter scrupuleusement le même degré de Tsniout que dans une situation permanente. Ce qui précède est également une leçon pour celles qui sont moins scrupuleuses pendant l’été, en rapport avec les nombreux aspects de la Tsniout, et tout particulièrement lorsqu’elles résident dans un lieu temporaire, à la campagne. Parmi elles sont celles qui disent : « Je pécherai et puis je « reviendrai », quand je retournerai en ville ». Likkouté Si’hot, Vol. XIII, p. 78, p. 84
La Tsniout à la maison doit pouvoir se discerner, même de l’extérieur La Torah demande que le comportement Tsniout à la maison soit tel que même un non Juif, avant même qu’il ne pénètre à l’intérieur de la maison du Juif, puisse discerner, en regardant de l’extérieur, que la conduite à l’intérieur de la maison se fait en accord avec la Volonté Divine, raison pour laquelle, les résidents méritent les bénédictions de D.ieu.
Si’hot Kodèch 5730, Vol.II, p. 419, p. 394
Un soin tout particulier en été Quand le mois de Tamouz arrive, les gens commencent à agir avec hâte et paniquer, après tout, le moment est venu de commencer à révéler le corps et à réduire au minimum la quantité de tissu porté !...Un vêtement doit être assez grand pour mériter le terme de « vêtement », c’est à à dire qui revêt et cache la personne qui le porte. En ce qui concerne l’action concrète, qui est de la plus grande importance, quand la saison de Tamouz arrive, la période la plus chaude de l’année, c’est alors le moment particulièrement propice pour l’obligation et le mérite d’une observance méticuleuse de la Tsniout… et à un plus grand degré que durant le reste de l’année ». Si’hot Kodèch 5723 355.
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Nous apprenons cela de l’exemple de Bilam, fils de Beor, qui, se tenant à distance des habitations du Peuple Juif, put observer qu’ils se comportaient conformément aux principes de la Tsniout. C’est pour cela qu’ils méritèrent de recevoir les bénédictions de D.ieu.
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Une femme juive doit chercher à s’assurer que sa maison est une maison juive, un foyer ‘hassidique.
ie Vquotidienne - Hanna Zejlinwarger -
Les salades en folie
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Les doses présentées sont bien sûr approximatives. Vous veillerez à adapter les quantités à votre goût.
W IMPORTANT Il est essentiel d’être très vigilant sur le nettoyage et surtout sur la vérification méticuleuse des salades et légumes que voulez consommer.
Salade aux mandarines
(Simone G. - Crown Heights)
INGRÉDIENTS ɥ Une romaine (ou salade iceberg) ɥ Amandes effilées grillées
PRÉPARATION
ɥ Une boite de mandarines (en vente dans les épiceries chinoises)
Coupez finement les feuilles de salade (préalablement bien vérifiées) dans un saladier. Égouttez les mandarines et disposez-les joliment par dessus.
ɥ Graines de tournesol « spécial salade » ɥ Croutons à soupe « mandel ». ɥ Pour la vinaigrette: huile d'olive, vinaigre, sucre roux.
Ajoutez les amandes et versez trois cuillères à soupe de croutons. Faites votre vinaigrette à part afin que le sucre soit bien fondu et assaisonnez juste avant de servir.
Salade de brocolis (Simone G. - Crown Heights) PRÉPARATION
ɥ Une grosse tête de brocolis bien verts. ɥ Un oignon rouge de taille moyenne ɥ 150 gr de noix de cajou salées. ɥ Vinaigrette: 3 cuillères à soupe de mayonnaise, vinaigre, sucre.
Disposez dans un saladier les brocolis coupés en morceaux réguliers (pas trop petits). Ajoutez l’oignon émincé et les noix de cajou. Préparez votre vinaigrette à part afin de bien amalgamer les ingrédients. Assaisonnez juste avant de servir.
Salade de Rahel G. (Paris 19ème)
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INGRÉDIENTS ɥ 1 mâche soigneusement vérifiée ɥ Tomates cerises ɥ 1 avocat ɥ 10 épis de maïs miniatures, coupés en petits morceaux ɥ Une ou deux poignées de soja frais ɥ 1 mangue coupée en cubes ɥ Une demi grenade égrainée ɥ 1 poignée de noix de cajou ɥ 100 g de champignons frais émincés
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INGRÉDIENTS
Faites tremper les brocolis dans du vinaigre après les avoir bien lavés à grande eau et soigneusement vérifiés, puis égouttez-les. Ne gardez que les têtes.
POUR LE DRESSING Sauce à sushis sucrée, sel, vinaigre, mayonnaise. PRÉPARATION Commencez par mettre la mâche dans le saladier puis disposez le reste des ingrédients. Assaisonnez juste avant de servir.
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Salade de poulet ziss ine sauer (aigre douce) (Sarah Mindel Z. - Paris 16è)
INGRÉDIENTS ɥ 2 escalopes de poulet ɥ 1 barquette de tomates cerises ɥ Miel liquide ɥ Moutarde à l’ancienne ɥ 1 sachet de salade fraîche (jeunes pousses de préférence) soigneusement lavée et vérifiée. ɥ Vinaigre balsamique ɥ Huile d’olive ɥ Sel et poivre
PRÉPARATION Découpez les blancs de poulet en petits morceaux et faites-les blanchir quelques minutes dans une poêle anti-adhésive. Dans un petit bol, mélangez environ 4 cuillères à soupe de miel liquide et 4 cuillères à soupe de moutarde à l’ancienne. Ajoutez ce mélange sur le poulet et faites revenir à feu doux jusqu’à caramélisation. Pendant ce temps, mélangez la salade, les tomates cerises coupées en deux. Ajoutez par dessus les morceaux de poulet caramélisés encore chauds. Assaisonnez avec vinaigre balsamique, huile d’olive, poivre et sel. Servez immédiatement.
Salade grecque (Ilana M. - Jérusalem)
INGRÉDIENTS
Découpez les tomates en petits dés et mettez-les dans un saladier.
ɥ 2 grosses tomates
Ajoutez le concombre et les olives.
ɥ 1/2 concombre découpé en dés
Mélangez avec la moitié de l’oignon et la feta coupée en dés.
ɥ 1 gros oignon rouge coupé en fines tranches ɥ 150 g de feta en cube ɥ Le jus d’1/2 citron
Disposez sur le dessus de la salade les restes d’oignon et de feta.
ɥ 50 g d’olives noires dénoyautées
Ajoutez le jus de citron, assaisonnez avec l’huile, le sel et le poivre.
ɥ Huile d’olive, sel, poivre.
Mélangez délicatement et servez.
Salade nordique (Rina A. - Bné Dekalim, Israël) INGRÉDIENTS
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PRÉPARATION
ɥ 1 laitue iceberg 49
ɥ croûtons (pour soupe) ɥ 150 g de maïs en grains ɥ 20 bâtonnets de surimi ɥ 150 gr de saumon fumé coupé en lamelles. ɥ Quelques tomates cerises ɥ Ciboulette ɥ Vinaigre balsamique ɥ Huile de tournesol ɥ 1 cuillère à soupe de moutarde à l’ancienne ɥ Sel, poivre
PRÉPARATION Coupez le surimi en rondelles. Égouttez le maïs, lavez les tomates cerise et coupez-les en deux. Mélangez la salade, les croûtons, le maïs, les tomates, les rondelles de surimi et le saumon fumé. Préparez la vinaigrette en mélangeant l’huile et le vinaigre balsamique avec la moutarde à l’ancienne. Nappez la salade, c’est prêt !
Les conseils du Rabbi
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LA MAISON JUIVE | Tamouz 5776 | Juillet 2016 • N°8
Conseils pratiques du Rabbi de Loubavitch pour la vie de tous les jours Déménagement • Paix du foyer • Grossesse et accouchement • Choix du prénom Éloignement du droit chemin • Sports • Conseils médicaux • Longévité Défauts de caractère • Problèmes existentiels • Réussite • Parnassah Service Divin • Techouvah • Protection • Superstition et bien d'autre choses encore...
Avant propos Comme nous l’avions souligné dans le premier volet de ce thème, Le Rabbi n’est pas un adepte des segoulot comme il le mentionne en maintes occasions dans sa vaste correspondance (Iguerot Kodech). Néanmoins, le Rabbi prodigue des conseils judicieux concernant tous les aspects de la vie de chacun, avec une clairvoyance jamais démentie. Nous vous en présentons ici quelques uns. Il est important de souligner à nouveau qu’une source de bénédictions revient constamment dans les conseils du Rabbi: il s’agit de l’étude quotidienne des trois leçons: ‘Houmach, Tehilim et Tanya du jour, la Tsedaka avant la prière du matin et pour les femmes, avant l’allumage des bougies de Chabbat et des Fêtes. La vérification des Tefilines et des Mezouzot est également très souvent préconisée par le Rabbi.
Soucis de santé Quelqu’un exprima ses inquiétudes concernant des examens médicaux qu’il devait effectuer. Le Rabbi lui répondit : « Mon Beau-père le Rabbi a dit très clairement : « Pense bien et tout ira bien ! »
Une personne dont les enfants avaient dû être admis à l’hôpital écrivit au Rabbi qu’il s’agissait certainement d’un « décret céleste ». Le Rabbi effaça ces mots et lui répondit : « Ceci n’est absolument pas le cas ! ». YbY
A quelqu’un qui était malade des nerfs, le Rabbi répondit : « Il convient de vérifier les Tefillines et de respecter la Cacherout des aliments. Je le mentionnerai au Ohel du Rabbi ». YbY
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En 1980, quelqu’un de France demanda au Rabbi une bénédiction pour sa femme atteinte d’une grave maladie du sang. Le Rabbi conseilla d’être pointilleux sur la Cacheroute des aliments. A cette réponse, le Rabbi joignit 11 dollars.. YbY
Un jeune fiancé écrivit au Rabbi que sa Kala (fiancée) était fille de Cohen, le Rabbi indiqua qu’il devait connaitre à la perfection un des courts traités du Talmud. YbY
Un jeune marié demanda au Rabbi s’il pouvait se rendre en un lieu éloigné pour la fête de Pessa’h. Le Rabbi lui répondit : « Il n’est pas judicieux de voyager la première année du mariage». YbY
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Fiançailles et première année de mariage
Un jeune homme sollicita l’avis du Rabbi, au mois de Adar 1991, afin de savoir s’il lui était possible d’envisager le mariage avec sa cousine. Le Rabbi lui répondit par l’affirmative, en ajoutant que tel était le cas dans plusieurs familles et qu’il le mentionnerait au Ohel. YbY
Le Rav Pin’has Feldman interrogea par écrit le Rabbi afin de savoir s’il fallait
continuer à interdire aux élèves de la Yechiva de se rendre à des mariages, comme c’était le cas auparavant, ou bien du fait que les temps avaient changé, il y avait lieu de le leur permettre. En guise de réponse, Le Rabbi souligna les mots « les temps avaient changé »... YbY
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Bat Mitsva A la direction d’un séminaire de jeunes filles qui l’interrogeait, le Rabbi répondit qu’au sujet d’une Bat Mitsva, il fallait l’organiser lors d’une réunion de Messibot Chabbat ou d’un repas de Melavé Malka. YbY
Les vacances La période du repos physique doit être utilisée pour renforcer la Nechama (l’âme) en intensifiant l’étude de la Torah. YbY
« Vous connaissez l’avis médical selon lequel les contrariétés sont à éviter lorsque l’on a de la tension artérielle. Pour éviter les contrariétés, un moyen efficace est d’étudier le chapitre 25 de la 4ème partie du Tanya (Igueret Hakodech), avec beaucoup de concentration. On y apprend que se mettre en colère pour les choses du monde n’est aucunement utile et peut même causer du tort». (Igrot Kodech vol 7)
YbY
... Vous réciterez par cœur le début du chapitre 41 du Tanya jusqu’à la seconde ligne de la page 112. De plus, vous demanderez à votre professeur de vous expliquer le contenu du chapitre 25 de la 4ème partie du Tanya (Igueret Hakodech), et lorsque vous sentirez la colère monter, vous réciterez par cœur ce passage en réfléchissant à son contenu. (Igrot Kodech vol 8 -14)
Prédire l’avenir A quelqu’un qui demandait au Rabbi son opinion sur les amulettes, la lecture des lignes de la main, etc, le Rabbi répondit : « Si vous voulez bien m’écouter, abandonnez ceux qui prétendent prédire l’avenir et toute forme de divination». YbY
Colère et tension artérielle Le Rabbi répondit à quelqu’un qui avait une tension artérielle élevée :
YbY
Mauvaises pensées A une personne qui se plaignait d’avoir de mauvaises pensées, Le Rabbi conseilla d’étudier des maamarim de ‘Hassidout qui ont le pouvoir de réjouir le cœur et élever l’esprit. Le Rabbi conseilla même de commencer cette étude par le Kountrass Oumaayan. (Igrot Kodech vol 8 - 14).
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Une vraie maison juive RAV NISSAN DOVID DUBOV
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l y a vingt-sept ans, ma femme Sarah et moi-même quittions Crown Heights pour nous rendre en chli’hout à Wimbledon, dans le sud de Londres. Nous eûmes vite fait de réaliser qu’outre le fait d’illuminer le monde extérieur, l’une de nos premières responsabilités consistait également à illuminer notre monde intérieur, à créer une véritable « yiddishe heim », une maison juive, oasis dans un désert spirituel. Wimbledon est un endroit qui révère de bizarres dieux. Les gens y vouent un culte au statut social, aux maisons opulentes, aux voitures de luxe, au succès financier et bien sûr, aux framboises en plein hiver. A part le fait d’essayer d’imprégner de sainteté ces lieux éloignés, il nous fallait construire pour nous-mêmes un
château-fort, avec un profond fossé pour séparer le véritable Judaïsme de la rue. Au sein des quartiers, dignes de contes de fées, qui nous entourent, notre challenge consiste à élever des enfants ‘hassidiques, aux valeurs ‘hassidiques. Comment faire ? Quand j’étais à la yechivah, notre machpiah nous expliqua que dans la vie, il y a ce qui devrait être, ce qui est et ce qui pourrait être. Ce qui devrait être est tout ce qui est écrit dans le choul’hane arou’h (code des lois juives) et les si’hot de nos Rabbis. Ce qui est vous est renvoyé par votre miroir quand vous vous y regardez. Et ce qui pourrait être est la magie d’un farbrenguen ‘hassidique. Nous allons discuter ici de quelques idées et de quelques idéaux qui, avec l’aide de D.ieu, nous aideront à passer de ce qui est à ce qui pourrait être.
La Providence Divine : Hachga’ha Pratit
La base primordiale de toute maison juive est la foi absolue dans la hachga’ha pratit. Nous devons savoir que tout ce qui se produit dans notre vie est taillé sur mesure pour nous. Où nous vivons et avec qui nous vivons. Par hachga’ha pratit, nous nous sommes mariés avec cette personne et par hachga’ha pratit nous vivons dans ce lieu. Hachem n’a d’exigences que par rapport à nos forces
et Il ne nous demande rien que nous ne puissions accomplir. Hachem nous a chargé de la tâche de créer une maison juive en nous servant de ce que nous avons. En affrontant nos challenges, les circonstances exactement conformes à ce qu’Hachem veut, nous créons pour Lui une résidence, ici même, dans notre propre maison.
Les priorités
Un jour, une femme écrivit au Rabbi, se lamentant sur sa vie « difficile ». Le Rabbi changea le mot « difficile » en « affairée ». Je pense qu’il est juste de dire que
nous menons des vies super actives. Dans la génération Whatsapp, avec les innombrables groupes, les distractions sont infinies. Ce monde peut être comparé
Il nous faut être prêts à investir du temps et des ko’hot (forces) dans nos foyers. Car c’est de la maison que nous recevons amour, nourriture, acceptation, protection, soin et force. Ce n’est pas pour rien que la femme est appelée akéreth habayit, « le pilier de la maison ». Quand
bougies pour Chabbat et des bougies pour ‘Hanoukah, ce sont celles de Chabbat qui sont prioritaires car elles représentent le chalom bayit, « l’harmonie familiale ». Le Rabbi développe cette idée dans une si’ha et explique que si l’on ne dispose que d’un temps et d’une énergie limités et que l’on n’est pas sûr qu’il faille les consacrer à son foyer ou à un travail de dissémination du Judaïsme à l’extérieur, le foyer vient d’abord. Le Rabbi dit un jour à Rabbi Natan Gurary, son chali’ah à Buffalo, de
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La base primordiale de toute maison juive est la foi absolue dans la hachga’ha pratit. Nous devons savoir que tout ce qui se produit dans notre vie est taillé sur mesure pour nous.
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au fait de descendre sur un escalator qui monte. Si vous restez immobiles, vous descendrez. Si vous voulez monter, il faut redoubler d’efforts. C’est ainsi qu’il faut faire des choix et les bons choix.
bien même une femme mène une carrière ou occupe un poste à l’extérieur, son premier mérite est d’être une maîtresse de maison et une éducatrice. En tout état de cause, la plus grande satisfaction et le plus grand na’hat qu’elle tirera seront ceux d’avoir créé une maison aimante, chaleureuse, heureuse et ‘hassidique. Le Rambam écrit que si une personne n’a pas assez d’argent pour acheter des
faire dirah beta’htonim (« une résidence Divine sur terre ») à Buffalo mais que le plus important était d’avoir du na’hat des kinder (de la véritable satisfaction des enfants). Nous disposons tous de ressources et d’énergie limitées. Donnons donc la priorité là où il le faut. S’har limoud et tsedakah avant le luxe, ‘Hitat avant COL et la tsniout avant la mode.
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Dans les premières années de notre chli’hout, je me suis adonné, de façon erronée, au jeu des comparaisons. J’ai vu que d’autres Chlou’him réussissaient mieux que moi et je me sentais incapable. L’expérience de la vie m’a appris que bien que kinat sofrim tarbéh ‘ho’hmah, « la jalousie entre les érudits augmente la sagesse », chaque situation est néanmoins différente. Chacun d’entre nous doit faire de son mieux dans sa situation particulière. Je sens que la même chose
s’applique dans une communauté où existent des éléments de comparaison et le désir de rester « au niveau ». Ne nous laissons pas guider par les valeurs de notre voisin. Et rappelons-nous toujours, que dans le domaine matériel, il faut être heureux avec ce que l’on a, être mistapèk bemouat, (« satisfaits avec le minimum »). Par contre dans le domaine spirituel, il faut sans cesse aspirer à plus et chercher à atteindre le ciel.
La pureté
La maison juive est bâtie sur la taharah, « la pureté ». Cependant, nous disons, dans la avodah de Yom Kippour que le nom d’Hachem était mentionné par le Cohen Gadol bikedouchah ouvetaharah, « avec sainteté et avec pureté ». Le mot « sainteté » vient donc avant le mot « pureté ».
Il existe plusieurs façons d’apporter la sainteté dans notre maison. L’une d’entre elles est kedouchat a’hilah, « la sainteté dans l’alimentation ». J’ai récemment consulté le meilleur livre de régime parce qu’au lieu de limiter mes féculents et ma caféine, il parlait de l’essentiel : vivons-nous pour manger ou mangeons-nous pour vivre ? Manger est un acte quotidien et chaque maison juive doit être un lieu où l’on mange pour vivre, pour avoir la force et la santé pour remplir notre mission dans le monde. Au sens littéral, cela signifie qu’il nous faut renforcer chez nous un régime de base sain et tenter de supprimer tous les aliments qui ne font que rendre nos enfants hyperactifs et inattentifs. Un
corps et un mode de vie sains conduisent à l’avodat Hachem (« service de D.ieu »). Mais les repas sont bien plus que simplement manger. Ce sont des moments où nous communiquons, en tant que famille, où nous pouvons échanger des idées et s’intéresser les uns aux autres. Zéh hachoul’han achère lifné Hachem : « c’est cette table qui est devant D.ieu ». Aujourd’hui il existe de très nombreux ouvrages qui donnent de courts aphorismes, de courts dvar Torah, quelque chose que tout le monde peut comprendre. Et c’est d’autant plus vrai pour nos tablées de Chabbat. Tout comme la balabousté (« maîtresse de maison ») prépare le repas « matériel», le baal habayit « maître de maison ») doit préparer un dvar Torah ou une histoire pour le moment du repas. Chabbat, nous pouvons également réviser les lois de Chabbat, à table. La table du Chabbat n’est pas une tribune politique, ou le lieu de dérision des professeurs ou des autres membres de la communauté. Les enfants, dans
priaient, faisaient le kidouch, chantaient des zmirot et disaient ‘Hok le Israël, des Michaniot, du Zohar. Puis ils mangeaient la seoudah (« repas »), retournaient à la synagogue pour une drachah, priaient min’ha, prenaient la seouda chlichit… Le Chabbat entier n’était qu’une suite de kedouchah. Le Rabbi dit « Halevay que notre Chabbat soit comparable à celuilà » !
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une maison juive, doivent ressentir que Chabbat est une expérience spirituelle imprégnée de paroles de Torah et d’histoires de Tsadikim. Il y a tout juste quelques semaines, sur Living Torah, était rapportée une ye’hidout de l’un des ‘Ha’hamim de Georgie. Le Rabbi lui demanda comment se passait Chabbat en Georgie. Le ‘Ha’ham répondit que tout d’abord, le matin, ils récitaient les Tehilim,
La fierté
La Guemara statue que l’un des signes de l’arrivée de Machia’h sera la dérision dont font l’objet les érudits dans la Torah. Malheureusement, de nos jours, si une femme décide de s’en tenir aux plus hauts niveaux de tsniout ou de 'hassidishkeit, pour elle, tout un lexique a été mis à la
mode : bornée, fermée, vieux-jeu, bebête, etc. Oui, il est important de ne pas être arrogant et élitiste mais une vraie femme ‘hassidique doit s’avancer avec fierté, être un leader et un exemple vivant, ne jamais être gênée devant les moqueurs et les harceleurs. Ce qui est juste n’est pas
forcément le plus populaire et ce qui est populaire n’est pas forcément juste. Si vous faites ce que vous devez faire, vous
finirez par gagner le respect autour de vous et vous ferez même des émules.
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La responsabilité
Reb Hillel de Paritch dit un jour qu’un yiré chamayim (quelqu’un qui a la crainte de D.ieu) est un baal habayit oyf zich, « maître de sa propre personne ». Personne ne créera notre maison juive, sinon nous-mêmes. Nous ne devons pas attendre nos conjoints, nos machpiim, l’école ou les enseignants. Endossons nous-mêmes la responsabilité.
Comme dans un mariage, vous n’entrez pas dans une relation pour changer l’autre personne. La seule personne qui change, c’est vous. C’est directement sur les épaules de chacun de nous que repose la responsabilité de créer une véritable maison ‘hassidique. Il est sûr qu’Hachem nous en a donné les forces !
Le modèle de référence
Une femme faisait un jour des biscuits aux pépites de chocolat. Lorsqu’elle sortit le plateau du four, suite à un geste maladroit, il tomba par terre et tous les biscuits s’écrasèrent au sol. L’un des enfants, assistant à la scène s’exclama : « gam zou le tovah ! ». Une telle réaction ne vient pas de nulle part. Nos enfants et nos conjoints observent la façon dont nous réagissons aux challenges et aux situations. En prenant conscience de ce que nous a enseigné le Baal Chem Tov, en intériorisant l’idée que tout arrive min hachamayim (par l’intervention Divine), et par hachga’ha pratit (la providence de D.ieu), une femme peut, sur une base quotidienne, donner à sa famille des opportunités pour renforcer sa émounah (« foi ») et son bita’hone (« confiance ») en D.ieu. Imaginez un enfant qui voit sa mère se comporter de façon douce et raffinée avec son père, avec ses parents, avec ses beaux-parents, avec les voisins, les
employés du supermarché. Imaginez l’impact que peut avoir la vision de sa mère prier, faire le birkat hamazone, allumer les bougies de Chabbat avec kavanah (inspiration) et concentration.
Imaginez un enfant qui voit que sa maman fait très attention à sa tsniout, à la fois dehors et à la maison. Toute la vie de sa mère est imprégnée d’autodiscipline et de yirat chamayim (crainte de D.ieu). L’enfant voit à quel point sa mère donne du respect aux mitsvot, au Chabbat, au limoud Torah. Rien d’étonnant, dès lors, que le mari et les enfants d’une telle femme se lèvent pour l’honorer et attribuent leur propre succès au foyer qu’elle a créé. Parlons-nous d’une tsadékèt (juste parfaite) idéale ? D’une femme hors d’atteinte ? Non ! Cela s’applique à chacune d’entre vous. Le Bon D.ieu a d’abord donné la Torah aux dames parce qu’Il sait que vous pouvez le faire ! Quand une mère répond aux épreuves de la vie avec détermination, avec une attitude
positive qui suit le fameux dicton tracht gout wet zein gout, « pense bien et tout ira bien », avec sim’hah, émounah et bita’hon, elle allume ces mêmes qualités dans le cœur de ses enfants. Le défi est immense mais la récompense est magnifique !
Mais elle a gentiment insisté : un chalia’h doit toujours sortir avec des tefilines. Je me suis donc incliné devant son savoir supérieur. Elle s’appelle Sarah et vous savez ce qu’Hachem a dit à Avraham : « Tout ce que te dira Sarah, tu l’écouteras ! ». J’ai donc pris les tefilines. Quand je suis arrivé au bureau de l’homme, j’ai
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Il y a quelque temps, j’ai reçu un appel d’un chalia’h m’informant qu’il y avait un juif, à une certaine distance de notre quartier, qui étudiait la Cabbale et avait donc appris qu’il fallait utiliser spécifique-
Je lui ai répondu : « Cet homme est plongé dans la Cabbale et à part cela, le chalia’h m’a dit qu’il mettait les tefilines ! »
ment de l’huile d’olive pour ‘Hanoukah. Or, il n’en avait pas. Le chalia’h me dit qu’il mettait les tefilines tous les jours et que c’était un homme très spirituel. Je suis donc allé acheter de l’huile d’olive et me suis mis en route vers le bureau de cet homme, situé à quarante-cinq minutes de chez moi. Au moment de mon départ, ma femme m’a demandé : « As-tu pris tes tefilines ? ».
posé la bouteille d’huile et les tefilines sur le bureau. Nous avons discuté de concepts cabbalistiques pendant une demi-heure. Pendant tout ce temps, j’ai remarqué qu’il n’arrêtait pas de regarder les tefilines. Finalement, il m’a avoué que depuis les deux dernières années, il n’avait jamais oublié de mettre les tefilines mais que ce matin-là il avait du assister à une conférence téléphonique très importante à son bureau, à 8 heures du matin.
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Il avait réglé son réveil pour 6 heures mais il ne l’avait pas entendu et s’était réveillé à 7h40. Sans penser à rien, il était parti précipitamment pour passer son appel à temps. Une fois qu’il avait raccroché, il avait réalisé qu’il n’avait pas mis les tefilines. « J’ai pensé rentrer à la maison pour le faire mais comme je savais que vous alliez venir et qu’un Loubavitch a toujours ses tefilines avec lui, j’ai attendu
votre venue. Puis-je mettre vos tefilines, s’il vous plaît ? ». Oh la la !!! Ai-je pensé. Merci infiniment Sarah. Tu m’as sauvé. J’ai été impressionné par sa binah yetérah, son intuition mais surtout, j’ai été rempli de fierté d’avoir une épouse qui se concentre sur la chli’hout, sur ce qui doit se faire et qui est un modèle.
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une maison chaleureuse et lumineuse L ’investissement
Lors de nombreuses Ye’hidout de ‘Hatan-Kalah (le Rabbi recevait en entretien privé les fiancés), le Rabbi les bénissait par les mots a warem li’htigué chtoub : « une maison chaleureuse et lumineuse ». Warem signifie « chaud ». Cela signifie essentiellement aimer et
tenir à quelqu’un. Nous pouvons tous bien inspirer et prendre la responsabilité d’adultes matures pour notre propre chalom bayit. Nous ne pouvons changer le monde entier et de nombreuses influences venues de l’extérieur sont difficiles à changer mais, avec un peu
Rav Chmouel Rodal d’Italie, est allé à la Yechivah avec le Rabbi, avant de se marier, et le Rabbi lui a donné des conseils. Chaque jour, il faut chercher une qualité chez sa femme et l’en féliciter. Quelle belle idée que d’être constamment en quête de trouver quelque chose de gentil à dire ! Vos critiques vont-elles élever votre mari ou le rabaisser ? Après tout, les hommes ont besoin de se sentir capables et compétents.
Avant de prononcer un mot, pensez : « Est-ce que j’élève les mots ? Mes prochaines paroles seront-elles des critiques ? Feront-elles du mal ou motiveront-elles et provoqueront-elles un changement pour le bien ? ». Bien que les femmes soient occupées par de nombreuses tâches, tout au long de la journée, il est important qu’elles aient un espace d’étude, quotidien ou suivent régulièrement un cours. La Guemara statue qu’une femme gagne son mérite en conduisant ses enfants à l’école et en attendant le retour du Beth Hamidrach de son mari. On ne saurait trop insister sur l’importance d’encourager un mari à étudier la
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Le célèbre Rav Chlomo Zalman Auerbach, Roch Yechivah de Kol Torah et éminent possék (« décisionnaire ») qui tenait une correspondance avec le Rabbi, revenait un jour chez lui, après avoir donné un cours dans sa yechivah, à Jérusalem. Un talmid (« élève ») l’accompagnait et quand il monta les marches menant à son appartement, il resserra sa cravate. L’élève fut étonné et demanda au Rav pourquoi il resserrait sa cravate. La plupart des gens desserrent leur cravate quand ils rentrent chez eux ! Rav Chlomo Zalman lui répondit que depuis le jour de son mariage, il n’y avait jamais eu de mots méchants ou de discordes dans sa maison et que la Che’hinah (Présence Divine) y résidait. Chaque jour, avant de rentrer, il resserrait sa cravate pour se rappeler de ne rien dire ou faire qui puisse faire partir la Che’hinah de chez lui. Avant de dire quoi que ce soit, à la maison, réfléchissons pour savoir si ces paroles ou ces critiques que nous sommes sur le point de proférer vont arranger notre chalom bayit ou le contraire. Ce que je fais va-t-il construire ou détruire ?
Rav Yossef Weinberg (a ‘’h) eut un jour le besoin urgent d’écrire au Rabbi pour lui demander une refouah chlémah (une entière guérison) pour quelqu’un mais il était tard dans la nuit. Après avoir passé une nuit de ye’hidout, le Rabbi était toujours dans son bureau, avec Rav ‘Hadakov, lui donnant les dernières instructions pour le lendemain. Rav Weinberg décida de glisser le mot contenant la demande de bra’ha, sous la porte, dans l’espoir que Rav ‘Hadakov le trouverait et le remettrait au Rabbi. Il fut horrifié quand il vit Rav ‘Hadakov sortir, n’ayant pas remarqué le papier. Peu de temps après, le Rabbi donna une réponse. De toute évidence, le Rabbi avait lui-même ramassé le mot et lui avait donné une réponse. Rav Weinberg était si perturbé d’avoir obligé le Rabbi à ramasser lui-même ce message, que le lendemain, il écrivit au Rabbi pour lui demander de l’excuser. Le Rabbi répondit : haré kol inyoni iz tzou oyfhoyben !, « tout mon dessein est d’élever ».
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de chance et beaucoup de siyatah dichmayah (aide Divine), nous pouvons créer une bulle de lumière et de chaleur à l’intérieur de notre propre maison. La clé en est le respect et le chalom bayit.
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Torah et avoir des moments réguliers pour étudier. Une femme comprend parfaitement qu’un mari plein de Torah et de ‘Hassidout se conduira différemment et apportera une ambiance ‘hassidique dans la maison. Il est vrai que cela implique encore plus de messirout néfèch, de la femme qui se retrouve sans aide à la maison mais c’est un grand investissement. Un mari qui étudie a sa tête dans la Torah et peut partager ses perspectives avec sa famille. Et quoi de plus beau que de voir un mari et son
épouse étudier ensemble un maamar ou une si’hha ou bien encore une hala’hah. Les enfants l’observent et sont pénétrés du fait que dans leur maison, les valeurs sont celles de la Torah. Ils apprennent que la priorité est donnée au rou’hniout, au spirituel, devant le gachmiout, le matériel. L’étude se traduit par de l’action et une si’hah par de l’hitkacherout, de l’« attachement » au Rabbi. Toute la maison devient ainsi un Sanctuaire pour la Che’hinah, la Présence Divine.
Le développement
Dans l’agitation et la précipitation du jour, prenons le temps de prier min’ha. Le Emounat Chmouel cité dans Torah Or nous propose une très belle approche. Il demande pourquoi la prière de l’après-midi est appelée min’ha. Après tout, cha’harit se prie la matin, cha’har en hébreu, et maariv le soir, érèv. Si le mot hébreu pour après-midi est tsahorayim, cette prière aurait du être nommée tfilat tsahorayim ! Le Emounat Chmouël explique que lorsqu’une personne se lève et prie, il n’y a rien d’exceptionnel. Quand une personne prie juste avant d’aller dormir, il n’y a rien d’exceptionnel. Mais lorsqu’en pleine journée, nous nous arrachons à notre emploi du temps bien rempli pour prier, c’est alors plus qu’une simple prière, c’est une offrande à D.ieu et elle prend donc le nom de min’ha, offrande apportée au Beth Hamikdach. L’impact d’une mère sur ses enfants qui la voient prier min’ha est exceptionnel. Il en va de même lorsqu’il la voit dire un chapitre de Tehilim et qu’elle lui dit que c’est le sien !
La Rebbetsen ‘Haya Mouchka, la femme du Tséma’h Tsédèk, récitait constamment des Tehilim. Elle commenta un jour à son fils, Reb Yehouda Leib : « Tu sais, c’est bizarre. Mais maintenant, je devrais connaître tout le livre de Tehilim par cœur. Je le lis chaque jour depuis tant d’années ! C’est vrai, répondit Reb Yehouda Leib, mais chaque fois, tu les dis avec de nouvelles erreurs ! » La Rebbetsen relata cette conversation à son mari, le Rabbi, ajoutant qu’elle ferait peut-être mieux d’arrêter de dire les Tehilim plutôt que de mal prononcer ces saints mots. - Non ! s’écria le Tséma’h Tsédèk, continue à les dire comme avant. Plus tard, le Rabbi réprimanda son fils et lui dit que la seule raison pour laquelle il avait rencontré du succès à Petersbourg (lors d’un meeting orchestré par le gouvernement et les Maskilim dans le but de réformer le Judaïsme) était les
Tehilim que récitait la Rebbetsen. Il est bien connu par les ‘hassidim que dire
des Tehilim est une segoulah pour son conjoint, ses enfants et soi-même.
L ’énergie
Le second facteur tenait au fait que l’enfant est dénigré par les parents et les maîtres. Une vraie maison juive est une maison gaie. La discipline et la joie de vivre peuvent partager la même chambre. La
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Plus tard, le Rabbi, le Tsema’h Tsedek ... lui dit que la seule raison pour laquelle il avait rencontré du succès à Petersbourg était les Tehilim que récitait la Rebbetsen
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Les Rabbis nous ont enseigné que la ‘Hassidout est la ‘hayout, « la vitalité ». Les mitsvot nous ont été données pour que l’on vive par elles. Il nous faut introduire de la vie, de l’énergie et de la vitalité dans les mitsvot. Récemment, lors d’un mariage, j’étais assis à côté d’un Roch
Yechivah de Jérusalem. Notre conversation bifurqua vers le difficile problème des enfants qui sortent du rang. Il me dit qu’à son avis, la racine du problème n’était pas tant l’attirance du yetser hara pour la technologie moderne que deux autres facteurs. Tout d’abord, cela tenait au fait que dans les foyers juifs, l’ambiance était plutôt de se plaindre que de se réjouir. La yiddichkeit n’était pas célébrée avec joie, à la maison, ni appréciée.
source de la discipline doit être l’amour et avoir pour but, non de rabaisser celui qui agit mal mais celles de ses actions qui doivent corrigées et ses énergies qui doivent être canalisées. Il se peut que nous ne soyons pas de bonne humeur mais il faut s’oublier un instant et observer si l’ambiance qui règne à la maison est bonne, faite d’harmonie et de proximité, s’il y a un esprit d’équipe. Ensemble, on peut obtenir tellement plus !
Le 19 octobre 1986, à ‘Hol Hamoèd Souccot, le Rabbi lança un appel vibrant pour que chacun choisisse un machpia (un « mentor », mais nous reviendrons sur cette notion). La réaction des ‘hassidim fut immédiate et chacun, homme, femme ou enfant, se choisit un machpia. Essayons de redonner de la vigueur à cette injonction du Rabbi. Pour ce faire, nous publierons une série d’articles à ce sujet. Mais tout d’abord, livrons un extrait d’un discours prononcé par le Rabbi à Pourim 5747, le 15 Mars 1987.
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ASSÉ LE’HA RAV « Prenez un Rav »
A
deux reprises, dans le premier chapitre des Pirké Avot, nous sommes instruits : « prends-toi un maître ». Une personne n’est pas absolument objective quand il s’agit d’elle-même si bien qu’elle doit se forcer à trouver et désigner pour elle-même un mentor spirituel.
Afin de prendre quelque décision sérieuse que ce soit, le premier pas doit être, comme l’a souligné mon beau-père, le Rabbi: « regardez ce que dit le Choul’han Arou’h ». Cependant, le Choul’han Arou’h lui-même propose plusieurs commentaires et en outre, d’aucuns prétendent savoir interpréter la Loi Juive, si bien qu’il n’y a pas
de fin à la manière dont cela peut être manipulé.
C‘est pourquoi, il faut avoir un mentor spirituel objectif. Mais il faut savoir comment choisir un mentor qualifié. Ainsi la Guemara nous enseigne-t-elle quelles sont les qualités à rechercher : « Il doit être un ange de D.ieu, Seigneur des
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Il est donc extrêmement important d’avoir un troisième parti, qualifié et objectif, qui ne sera pas « corrompu » par son propre intérêt. La « corruption » ne consiste pas à faire intentionnellement une fausse déclaration parce que l’on a reçu des dessous de table. La Torah dit que la corruption aveugle et déforme sa propre perception au point que l’on
finit par croire que ce que l’on a fait est bien, au point qu’on voit véritablement le mal comme bien et le bien comme mal ; on voit le doux comme amer et l’amer comme doux
Hôtes », terme emprunté au prophète Mala’hi dans ses prophéties concernant la Rédemption.
Mais si, à D.ieu ne plaise, il ne l’est pas, alors, c’est le contraire qui est vrai : ne recherche pas son conseil.
Et la Guemara de pousser plus loin son explication : « Si le mentor ressemble réellement à un ange de D.ieu, alors, poursuit le verset, recherche les enseignements de Torah qui sortent de sa bouche ».
L’on peut s’interroger : « L’on me dit de trouver un mentor qui ressemble à un ange. Mais je n’ai jamais vu d’ange ! ». Et pourtant, on a quand même l’obligation d’en trouver un. Comment donc procéder avec ce problème ?
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Il faut aller de l’avant et se choisir un mentor quand bien même l’on ne sera jamais sûr s’il ressemble ou non à un ange.
Mais qu’est-ce que cela veut dire puisque le Rambam ne le décrit pas clairement. Que faut-il chercher chez un mentor ?
Alors que gagne-t-on à faire ce choix ? L’on ne saura jamais si on doit l’écouter ou non !
La Guemara dans le traité Yevamot établit : « Il existe trois signes identifiant un Juif : il est modeste, plein de compassion, bienveillant et généreux ».
Voici la solution : Regardez dans le Michné Torah du Rambam. Le Rambam y statue un principe : l’on peut passer directement de l’étude du ‘Houmach à l’étude de son Michné Torah où l’on trouvera tout ce dont on a besoin pour connaître la pratique juive.
Le Peuple juif est bien diversifié, il y a des enseignants, des cho’hatim, des mohalim, des érudits en Torah, des hommes d’affaire, etc. mais par-dessus tout, et cela est développé par Rambam et dans la Guemara, ce qui compte, c’est la façon dont ils agissent dans ces trois domaines.
Et où Rambam décrit-il les anges dans son Code ?
Ainsi faut-il observer si la personne possède ces trois qualités : la modestie, la compassion et la bonté. De telles choses ne peuvent pas se dissimuler. S’il proclame être modeste, derrière les portes closes, ou qu’il est plein de compassion derrière les portes closes, cela ne constitue pas un signe de reconnaissance.
Et quel lien ont-ils avec la codification de la Loi Juive ? Cependant, nous trouvons la relation. La Guemara statue, dans sa description du Monde Futur, qui se réfère, selon Rambam, à une époque où l’âme sera libérée des confinements du corps, : « les gens ressembleront aux anges-ministres . Il n’y aura ni envie ni rivalité, etc ».. Aussi, Rambam décrit-il ce que signifie être un ange ministre. Les anges ministres ressemblent à une âme libérée de la corruption du corps. Le Rambam dit cela en s’appuyant sur la Guemara qui décrit un temps libéré de l’envie, de la rivalité, de la guerre et de la haine, avec tous les détails listés dans le traité Bra’hot.
Les signes, par définition, doivent être visibles par autrui, pour servir de preuve, à celui qui l’observe, que l’on est modeste, plein de compassion et bon. Il faut que l’on puisse voir ouvertement comment le mentor mène sa vie. S’il est visiblement modeste, plein de compassion et bon, dans sa conduite publique, ce sont des signes indiquant qu’il est, de fait, un mentor qui ressemble à un ange de D.ieu, avec toutes les qualités sublimes requises.
Le point de vue du Rav
Un Rav n’a pas seulement pour rôle le fait de vous aider mais il est également quelqu’un à qui vous rendez des comptes. Les mots utilisés par le Rabbi étaient : « mizman lezman, « de temps à autre », être en contact avec le machpia ». Quand il y a un invité à la maison, nous nous conduisons différemment. Notre peur d’Hachem ne suffit plus, nous avons besoin d’une personne vers qui rendre des comptes. Sachant cela, nous nous tournons vers un machpia qui nous demandera les raisons de nos choix et nous aidera à résister à nos impulsions
Assé le’ha Rav. Le terme assé, littéralement « fais », connote un acte volontaire, c’est quelque chose que l’on doit s’obliger à faire. Quand l’on choisit l’endroit où l’on va étudier, il est dit que notre choix doit porter sur un lieu que notre cœur désire (makom chélibo ‘hafèts). Si vous ne voulez pas être dans une certaine Yechivah, vous n’y étudierez pas bien. Il faut être heureux où vous êtes, pour bien étudier. Le même concept s’applique au machpia. Choisissez quelqu’un que vous aimez comme machpia, quelqu’un chez qui vous serez heureux de vous rendre, qui a les traits de caractère adéquats. Vous avez besoin d’être à l’aise avec la personne du machpia. Parler à un machpia n’est pas forcément toujours une expérience agréable. Il se peut qu’au début vous ayez à utiliser toute la force de votre volonté. Il n’est pas si facile de se rabaisser devant quelqu’un de s’ouvrir et d’être honnête, d’accepter ses remarques et ses directives. Mais une fois que vous vous y êtes obligé, vous vous sentirez soulagé.
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Nous prenons tous pour nous-mêmes un « Rav », que nous en prenions conscience ou non. Que ce soit votre véritable Rav ou un ami, la société voire un article que vous lisez. Si vous ne vous choisissez pas un Rav convenable, quelqu’un ou quelque chose d’autre va venir remplir ce vide.
négatives. Rav Yonathan a dit : « Si seulement nous craignions D.ieu autant que nous craignons les hommes… ».
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a Guemara dit : eïn adam 'hotéh velo lo (« un homme ne pèche pas si ce n’est pour lui-même », s’il n’en tire pas un gain personnel). Si vous passez un moment difficile pour prendre une décision, il est possible que vous réussissiez à vous convaincre que ce que vous préférez est la plus juste, même si ce n’est pas le cas. Parler à un/une ami(e) peut vous aider à clarifier les choses.
Le point de vue d’une chlou’hah
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Chaya Gurary, Baltimore
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a première fois que j’ai été initiée à l’idée du machpia et encouragée à en prendre une, j’étais en quatrième.
A cette époque, il y avait des choses que je voulais faire et que ma mère ne me permettait pas. Mais elle me dit que si je prenais une machpiah et qu’elle me le permettait, alors, elle me laisserait. Pour moi, c’était la clé de la liberté si bien que j’en ai accepté l’idée. Qu’a fait fléchir la balance ? Je voulais porter un certain type de jupe que ma mère sentait inappropriée. J’ai décidé de choisir une machpiah qui me le permettrait probablement et je pourrais alors faire ce que je voulais… Honnêtement, je ne me rappelle pas ce qui arriva avec cette jupe, si j’eus le droit de la porter ou non, mais ce fut le commencement de relations avec une machpiah très spéciale. Ma sœur aînée connaissait une jeune-fille et elle nous mit en contact. Je commençai en ne lui parlant qu’une fois, de temps à autre. Nous passions une heure ou deux à discuter de sujets différents, à aborder des questions diverses. A l’époque, bon nombre de nos conversations tournaient autour des vêtements, des relations, etc. mais petit à petit, cela devint pour moi un exutoire incroyable et une source d’inspiration véritable. Quelques années plus tard, alors que j’étais toujours au lycée, je sentis qu’il était temps que je change de machpiah.
Et à nouveau, j’ai eu la chance de trouver quelqu’un qui allait s’investir pour moi. Nous passions des heures à parler de la vie ! Elle alla jusqu’à me fabriquer une petite Meguilah personnalisée, remplie de réflexions profondes. Après, le séminaire, je suis passée à autre chose et ce n’est qu’après quelques années de mariage que j’ai retrouvé quelqu’un vers qui me tourner. Bien sûr, je lui parle moins que je ne le faisais avec celles de ma jeunesse : nous sommes toutes deux des mamans affairées, des épouses et des chlou’hot. Mais lorsque je me bats avec quelque chose et que j’ai besoin des conseils du Rabbi, je m’adresse à la personne que le Rabbi a désignée à cette fin : ma machpiah. J’ai une chance énorme d’avoir rencontré une personne chaleureuse, compréhensive et intelligente, capable de m’éclairer en me donnant de nouvelles perspectives et me guider dans la bonne direction. (…) Si je regarde les différentes expériences par lesquelles je suis passée au cours de ma vie et que je doive dire ce qui m’a le plus apporté dans mon judaïsme et mon engagement ‘hassidique, je dirais que c’est le fait d’avoir une machpiah, quelqu’un que je peux admirer, à laquelle je peux me confier et parler ouvertement et confortablement sans avoir peur d’être jugée ou ridiculisée. (à suivre)
Quand le Rabbi fut mis au courant, il dit : « Puisque tout est hachga’hah pratit (provient par Providence Divine), lorsqu’au cours de votre voyage, vous serez dans une choule, veillez à préparer quelque chose à dire devant l’assemblée. Rav Mindel demanda au Rabbi de quoi il devrait parler. Le Rabbi lui répondit : - Vous devriez savoir quoi dire, vous étiez vraiment tellement proche de mon beaupère, le Rabbi, que je n’ai nul besoin de vous dire de quoi parler.
Rav Mindel insista et demanda au Rabbi : - Je voudrais entendre du Rabbi de quoi devrais-je parler. Le Rabbi rit et lui raconta l’histoire suivante : Le Mitteler Rebbe ( Rabbi Dov Ber, 17731827) avait un ‘hassid qui était cocher. Il quittait sa famille pendant plusieurs mois afin de gagner sa subsistance. Une année, après de longs mois de travail pénible, ce fut un échec terrible. De retour dans sa ville, il se rendit auprès du Rabbi. - Rabbi, je suis parti de chez moi pendant très longtemps et je n’ai rien gagné. Je dois maintenant rentrer chez moi. Que va dire ma femme ? - Tu dois devenir orateur, répondit le Rabbi. Et ainsi tu obtiendras des dons. - Mais comment puis-je devenir orateur, je n’ai aucun talent dans ce domaine ?! Je ne sais pas parler en public !
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ans les années 60, le Rav Nissan Mindel préparait un voyage pour rencontrer plusieurs communautés des USA. Etant le secrétaire du Rabbi, il informa naturellement le Rabbi de son voyage.
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L’ABEILLE & L’ARAIGNÉE
- Sois comme une abeille ! Ne sois pas comme une araignée, conseilla le Rabbi. Le ‘hassid, étonné, s’écria : - Je ne comprends pas ! Le Rabbi expliqua :
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- La Hala’hah loi juive) dit : « hayotsé mine hatamé tamé » : tout ce qui sort d’un animal impur (non Cacher) est impur et donc interdit à la consommation. Cependant, bien que l’abeille soit impure,
Le Mitteler Rebbe conclut : -Tu dois devenir comme une abeille qui récolte le tsaf. Si tu recueilles les paroles de Torah issues de sources sûres dans les domaines du Nigléh, de la ‘Hassidout et du Moussar, les mots sortiront de ta bouche comme du miel sucré et ils inspireront ton audience. Tu rencontreras alors du succès. Mais si tu prononces des mots qui émanent de toi-même et que tu
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...elle ne fait que recueillir le tsaf, « le nectar », des fleurs et en produit le miel. C’est pourquoi le miel est Cacher...
et donc interdite, le miel qu’elle produit est Cacher. L’explication en est que le miel n’est pas produit par le corps de l’abeille. Elle ne fait que recueillir le tsaf, « le nectar », des fleurs et en produit le miel. C’est pourquoi le miel est Cacher. Par contre, quand une araignée tisse sa toile, les particules en sont produites par sa salive et donc proviennent du corps de l’araignée. Sa consommation serait donc interdite.
agis comme une araignée, tu ne réussiras pas. Le Rabbi s’adressa à Rav Mindel : - Il est sûr que vous savez où récolter du tsaf et j’ai confiance que ce qui sortira de votre bouche sera pour votre audience doux comme du miel. Voilà comment accomplir hafatsat hamaayanot ‘houtsa : disséminer les sources de la ‘Hassidout.
AIMER &
RAV YOSSEF Y. JACOBSON Crédits : fr.chabad.org
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LA VISION DE L’ÉDUCATION DU RABBI DE LOUBAVITCH
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CONSTRUIRE
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l est capital dans l’éducation d’être disposé à s’intéresser au monde intime de l’élève, enfant ou adolescent, pendant toutes les années de sa croissance et de son éducation. Sans cette approche, il n’est pas possible de prétendre véritablement les éduquer.
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Une énorme responsabilité pèse sur nous en tant qu’éducateurs. La création de l’homme se distingue de celle de toutes les autres créatures par le fait que, pour créer l’homme, D.ieu dit « Naassé Adam - Faisons l’homme », au pluriel. Les Sages du Talmud s’interrogent sur ce fait et donnent plusieurs interprétations que l’on trouve dans le Midrach, dans Rachi, etc. La ‘Hassidout ajoute à celles-ci une autre explication : on remarque que les différentes espèces animales arrivent à maturité en relativement peu de temps, parfois seulement en quelques jours ou en quelques semaines. Il faut à l’homme, en revanche, de longues années d’entraînement et d’éducation pour qu’il devienne autonome, lors desquelles les parents doivent investir de grands efforts. Le verset nous enseigne ainsi que D.ieu s’adresse à chaque père et à chaque mère et leur dit : « faisons l’homme », construisons ensemble une personne ! Il leur dit : « Moi, D.ieu, Je peux créer son corps et son âme, mais pour qu’elle devienne ensuite une personne digne de ce nom, cela ne se fait pas tout seul. Il faut des années de travail pour lui donner une existence spirituelle, morale, psychologique ». Lorsque D.ieu dit : « faisons l’homme », Il veut dire : « J’ai besoin de votre participation en tant que
parents pour faire de ce nourrisson un être humain dans toute sa grandeur » ! Pour cela, il est indispensable de connaître et comprendre ce qui se passe dans les cœurs et les esprits de nos enfants. Sur cette base, nous allons développer quelques lignes directrices sur le thème de l’éducation qui se dégagent des interventions du Rabbi au cours des 40 années de sa Nessiout. J’ai répertorié une dizaine de principes généraux, nous allons aborder ici les premiers d’entre eux.
Premier principe : l’amour, l’amour et encore l’amour ! Le premier fondement dans l’éducation, et en particulier à notre époque, est l’importance de l’amour. Voici une histoire que je tiens de la bouche de son protagoniste. Il y a dans le quartier de Boro Park à Brooklyn, un ‘Hassid de Sanz-Kloyzenburg du nom de Reb Binyamin Williger. C’est un homme très chaleureux, très ‘hassidique, qui fut à de nombreuses occasions l’intermédiaire entre le Rabbi et l’Admour de Sanz-Kloyzenburg. Reb Binyamin Williger est un homme âgé, qui connut le « Min’hat Elazar » de Munkatch avant la guerre, et qui jouit d’une grande considération à Boro Park comme étant une figure du monde ‘hassidique d’antan. Reb Binyamin raconte qu’une nuit, en 1991, il était déjà couché, l’horloge indiquait une heure moins le quart du matin et il attendait le sommeil.
« Mais, pourquoi ? », demanda Reb Binyamin au Rav Groner. « Le Rabbi a dit, Yetst iz a tseit vos der Yiddisher folk darf hoben Idoud un ‘Hizouk : à notre époque, le peuple juif a besoin d’encouragements et de renforcement ». Sur ce, Reb Binyamin Williger prit congé du Rav Groner et s’endormit. Lorsque Reb Binyamin m’a raconté cette histoire, j’ai voulu en savoir plus et j’ai
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En cette fin d’exil, il est absolument nécessaire de projeter sur chaque enfant, chaque adolescent, garçon ou fille, un amour total et inconditionnel, qu’il doit ressentir en son for intérieur.
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Soudain, le téléphone sonna. C’était le Rav Yéhouda Leib Groner, le secrétaire du Rabbi. « Reb Binyamin, je voudrais savoir qui est l’éditeur du journal de Sanz ? » lui dit-il. Il s’agit d’un petit journal communautaire qui paraît quatre ou cinq fois dans l’année. Reb Binyamin pensa en lui-même : « Est-ce là une question qui justifie d’appeler les gens à une heure du matin ? ». Rav Groner lui demanda, « Est-ce vous qui publiez ce journal ? » Ce à quoi Reb Binyamin répondit « Non,
ce sont des proches parents du Rabbi de Sanz-Kloyzenburg ». « Écoutez, Reb Binyamin, il y a, dans le dernier numéro, un article du Rabbi de Sanz-Kloyzenburg, rédigé à partir d’une allocution enregistrée en 1957 ou 1958. Cet article est plein de paroles de Moussar extrêmement dures et sévères. Et le Rabbi m’a demandé de vous transmettre de dire aux éditeurs du journal de ne plus publier de tels articles à l’avenir ».
interrogé le Rav Groner. Celui-ci m’a dit que cette nuit-là, il était entré dans le bureau du Rabbi, à minuit moins le quart, pour terminer les dernières tâches de la journée. Avant qu’il s’en aille, le Rabbi avait l’habitude de lui souhaiter une bonne nuit. Mais, lorsqu’il est entré ce soir-là, il vit le Rabbi assis à son bureau, avec un visage très soucieux. Il portait ses lunettes et
lisait un journal. Au moment où le Rav Groner entra, le Rabbi leva les yeux vers lui et lui demanda : « Qui publie le journal de Sanz ? ».
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Quand le secrétaire répondit qu’il ne savait pas, le Rabbi lui dit : « Appelez s’il vous plaît Reb Binyamin Williger et diteslui que cet article contient des propos de moussar très sévères et qu’il transmette ma demande de ne plus publier de tels articles, car à notre époque le peuple juif a besoin d’encouragements et de renforcement ».
punition qui est le pendant de la récompense ? » Je ne pense pas me tromper en disant que les temps ont changé également dans ce domaine. La prière de la Amida commence par : « Béni sois-Tu Éternel, D.ieu d’Abraham,
Il était déjà très tard et il s’agissait d’une personne âgée. Qui plus est, le prochain journal ne devait sortir que plusieurs mois plus tard. Gêné, le Rav Groner demanda au Rabbi : « Maintenant ? » Le Rabbi leva les yeux et répondit : « Oui, pour une telle chose, on peut le réveiller de son sommeil ». Reb Binyamin Williger me dit qu’à ce moment-là il saisit ce que signifie être un chef du peuple juif : à minuit, alors que la plupart des gens dorment et d’autres étudient ou vaquent à leurs occupations, il y a un Juif, à Brooklyn, pour qui il n’est pas question de dormir si on peut publier de tels propos alors que le peuple juif à actuellement besoin d’être encouragé plutôt que réprimandé ! Cette devise est également valable dans le domaine de l’éducation. Aujourd’hui, les enfants et les adolescents ont besoin d’être encouragés et renforcés. Nous devons à tout prix les aimer, pour les encourager et les élever de toutes les façons possibles et dans toutes les dimensions de leur existence.
D.ieu d’Isaac et D.ieu de Jacob ».
Et si d’aucuns demandent : « Qu’en est-il de la fermeté, de la discipline, de la
seront bénies toutes les familles de la
Le Talmud demande : « Se peut-il que l’on termine [la bénédiction] avec les trois ? » et répond : « Comme c’est seulement à Abraham qu’il a été dit “C’est par toi que Terre”, c’est par lui que l’on termine ».
La première est : « D.ieu d’Abraham », un D.ieu d’amour. La seconde est : « D.ieu de Isaac », un D.ieu de sévérité et de justice. La troisième est : « D.ieu de Jacob », D.ieu d’harmonie et de miséricorde. Cependant, à la fin des temps, quand l’Histoire touche à sa fin, se peut-il que l’on termine « avec les trois » ? La réponse est : « C’est par Abraham que l’on termine », par la voie de l’amour. L’amour, l’amour et encore l’amour. Un enseignant m’a rapporté une histoire qu’il a entendue d’un directeur d’école, non Loubavitch, qui s’était rendu en visite en Argentine, à Buenos Aires. Ce directeur a demandé au Rav Grunblatt, l’émissaire du Rabbi en Argentine, de pouvoir visiter les classes. Il a tenu à rentrer dans chacune des classes de cette grande école. À la fin de la visite, le Rav Grunblatt lui a demandé pourquoi il était important pour lui de pénétrer dans chaque classe. Le directeur étranger répondit : « Avant de venir en Argentine, je suis passé par New York et j’ai eu une yé’hidout, une entrevue privée avec le Rabbi. Lorsque je lui ai dit que je partais pour l’Argentine, le Rabbi m’a demandé de visiter l’école Loubavitch et m’a dit : « S’il vous plaît,
Le Rabbi voulait savoir si les enfants sont contents. Dans le langage du Talmud : « S’ils sont heureux d’avoir été créés ou auraient préféré ne pas avoir été créés ». Tous ceux qui ont étudié au « 770 », savent que lors de la prière de Min’ha dans le petit Beth HaMidrach au rez-de-chaussée, le Rabbi avait l’habitude d’écouter la répétition de la Amida par l’officiant assis sur un banc devant la table et appuyant son front sur sa main. Cette attitude s’est prolongée pendant des dizaines d’années. Un jour, cependant, un jour, dans les années 80, le Rabbi s’est assis à sa place sans s’appuyer sur sa main. Certains ont remarqué ce détail et se sont étonnés. Le lendemain, cela s’est produit de nouveau. Pendant les deux semaines suivantes, cela se produisit par intermittence : parfois oui, parfois non. Puis, après un certain temps, le Rabbi reprit son attitude coutumière et appuyait son front sur sa main à chaque prière de Min’ha. Il y avait à cette époque un élève de la Yéchiva qui restait intrigué par ce changement et qui mena son enquête. Il interrogea les secrétaires du Rabbi, mais se fit gentiment remettre à sa place. Il entreprit donc d’observer attentivement ce qui se passait dans le Beth HaMidrach pendant la prière, bien que ce ne fût pas chose facile, car celui-ci était plein à craquer à ce moment-là. Cependant, sa patience paya et il comprit ce qui se passait. Il y avait à l’époque un Juif d’Israël qui venait régulièrement chez le Rabbi. C’était un homme totalement défiguré
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À ce sujet, il est rapporté dans des livres de ‘Hassidout polonaise, qu’il existe, à travers l’Histoire du monde et d’Israël, trois perceptions de D.ieu qui déterminent trois approches du service divin.
rentrez dans chaque classe et regardez seulement si les élèves sourient ».
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Ainsi, cette bénédiction se termine-t-elle par : « Béni sois-Tu Éternel, protecteur d’Abraham ».
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par un attentat palestinien dans lequel il avait également perdu la vue et dont le visage faisait tellement peur à voir que les enfants s’enfuyaient à son passage. Le jeune homme avait remarqué que, à chaque fois que cet homme était présent lors de la prière de Min’ha, même s’il se trouvait dans le coin de la synagogue le plus éloigné du Rabbi, celui-ci n’appuyait pas son front sur sa main. Il semble que c’était pour que personne ne pense qu’il mettait ainsi sa main parce qu’il ne lui était pas agréable de voir cet homme défiguré. Lorsque l’homme n’était pas là, le Rabbi remettait sa main comme à son habitude. Or, il faut bien comprendre que les gestes du Rabbi ne sont pas anodins. Le Rabbi a dit lui-même que tous les gestes d’un Tsadik sont extrêmement précis et obéissent à une symbolique kabbalistique. En l’occurrence, la prière de Min’ha est liée avec un niveau céleste appelé « le front de Adam Kadmone » (Adam Kadmone étant le niveau qui concentre l’ensemble du projet de la Création). Ainsi, le geste du Rabbi pendant la prière, n’était pas une simple question de confort, mais une partie intégrante de son attachement à D.ieu pendant la prière. Et pourtant, le Rabbi n’hésita pas à suspendre cette habitude pour ne pas en venir ne serait-ce qu’à prêter à penser qu’il était gêné de voir quelqu’un d’autre. S’il en est ainsi envers une personne non voyante qui ne pouvait pas se rendre compte de cela, combien plus est-ce valable s’agissant d’enfants ou d’adolescents sensibles, dont la personnalité est en pleine gestation. Le manque d’amour, le manque de considération et de tact
envers eux peut leur causer des blessures extrêmement profondes. Un éducateur de Californie m’a dit que lorsqu’il démarra dans le métier d’enseignant, il partit prendre conseil auprès de celui qui avait été son maître au jardin d’enfants quand il avait quatre ans. Son ancien maître, alors très âgé, lui dit : « Je n’ai qu’un seul principe à t’enseigner : un éducateur doit aimer ses élèves. Et s’il n’en est pas capable, il vaut mieux qu’il reste chez lui, plutôt que de détruire des mondes. Ce n’est pas pour lui ! ». Le jeune éducateur lui demanda : « Mais qu’en est-il du genre d’élève qui vous rend fou, qui vous gâche la vie et détruit la classe ? » Le vieux maître lui dit : « Celui-là, il faut l’aimer deux fois plus que les autres ! Pourquoi pas “autant” que les autres ? Parce que son maître de l’année dernière l’a détesté ! Et maintenant, il te faut rattraper le manque d’amour de l’année dernière ! ». Il est vrai que la vie est extrêmement difficile pour les parents aujourd’hui. Aux innombrables soucis, liés au travail et aux finances, s’ajoutent toutes sortes de problèmes de santé, de relations, de valeurs, etc. La pression est parfois tellement forte que de nombreux parents baissent les bras, écrasés qu’ils sont par le poids que la responsabilité de l’éducation de leurs enfants représente. Et sur qui dirigent-ils cette tension ? Le plus souvent sur les enfants ! S’ils ne peuvent le faire sur les directeurs et sur les enseignants, qui ne sont pas devant eux, ils le font souvent sur les enfants.
Évoquant l’énorme pression qui pèse sur les parents en matière d’éducation et sur les solutions qu’il convient de mettre en œuvre, il a d’abord cité l’enseignement bien connu sur le verset « Ils Me feront un sanctuaire et Je résiderai en eux » (Exode 25, 8). Les Sages relèvent qu’il n’est pas dit « en lui (dans le sanc-
Or, le roi Salomon dit « Les cieux ne sauraient te contenir, Ô D.ieu ! » (Rois I 8, 27) D.ieu est infini et rien ne peut Le contenir, pas même les mondes célestes les plus élevés. Mais D.ieu dit “Il y a pourtant un endroit où J’ai décidé de résider : c’est dans le petit cœur de ce petit enfant qui pleure dans son berceau”. L’Essence même de D.ieu est dans son petit corps, dans ses larmes, dit le Rabbi. Y a-t-il une mission plus grande et plus
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Et si d’aucuns demandent : « Qu’en est-il de la fermeté, de la discipline, de la punition qui est le pendant de la récompense ? »
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Le Rabbi a soulevé ce sujet dans un discours du mois de Adar 5747 (1987), lors d’une allocution aux invités :
tuaire) », mais « en eux », à l’intérieur même des Enfants d’Israël. Le Rabbi dit alors : « Il y a parfois un petit bébé dans un berceau dans le coin de la pièce qui pleure et pleure sans s’arrêter. Cela peut parfois exaspérer certains parents, qui peuvent en venir à s’énerver et à ressentir autre chose que de l’amour envers cet enfant à ce moment-là.
importante dans la vie que de s’occuper de cet enfant, de l’éduquer, de lui donner forme et d’être sensible à son cœur ? Ainsi en est-il pendant toutes les années de la croissance de cet enfant : il peut y avoir tel ou tel problème, telle ou telle difficulté, mais il faut prendre conscience qu’il ne s’agit pas là “d’un enfant qui dérange” ou “d’un enfant à problèmes”, mais d’un cœur, un cœur qui est le seul
endroit dans l’univers où D.ieu a choisi de résider !
« Fais savoir aux autres que “la porte est ouverte” ».
Et à vous, parents, il a été donné le mérite d’élever ce cœur-là et de lui donner forme : “Faisons l’homme” !
C’est ainsi que tous les étudiants sont entrés dans le bureau. Bien sûr, les « meilleurs » d’entre eux étaient aussi les plus humbles et se tenaient au fond de la pièce, alors que ceux qui n’auraient pas dû être là se tenaient au premier rang. Lorsque le Rabbi précédent vit cela, il ne dit rien et récita le Maamar. Après le départ des étudiants, il se tourna vers
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On raconte que le Rabbi précédent demanda un jour à son secrétaire, Reb ‘Hotché Feigin, de prévenir les meilleurs élèves de la Yéchiva qu’il allait réciter en leur présence un nouveau Maamar de ‘Hassidout dans son bureau.
Reb ‘Hotché était non seulement un grand ‘Hassid, mais aussi quelqu’un de très fin. Il entra dans la salle d’étude de la Yéchiva, frappa sur la table et annonça que le Rabbi avait ordonné que les meilleurs étudiants rentrent dans son bureau pour entendre un Maamar. Il ouvrit ensuite la porte du bureau du Rabbi, qui n’était pas encore là, et dit à l’oreille de l’un des étudiants qui se trouvait là :
son secrétaire et lui dit « Je t’avais pourtant demandé de ne faire entrer que les meilleurs étudiants ! » Ce à quoi Reb ‘Hotché répondit avec les mots de la prière : « Rabbi, koulam ahouvim ! Ils sont tous aimés ! » Le Rabbi répondit : « Peut-être, mais est-ce que koulam berourim ? Est-ce qu’ils sont tous parfaits ? »
Reb ‘Hotché répondit : « Rabbi, je ne sais pas, mais Koulam ossim beeyma oubeyira retsone Konam – tous accomplissent avec crainte la volonté de leur Créateur ! ». Alors le Rabbi lui dit simplement : « M e r ci ». Reb ‘Hotché n’éduquait pas avec un marteau. Il avait compris que, bien que beaucoup d’entre eux avaient des problèmes et devaient surmonter épreuves intérieures, ces étudiants étaient tous pleins de bonne volonté et faisaient des efforts. En cette fin d’exil, il est absolument nécessaire de projeter sur chaque enfant, chaque adolescent, garçon ou fille, un amour total et inconditionnel, qu’il doit ressentir en son for intérieur.
Deuxième principe : pourquoi et comment réprimander ? Lorsque Joseph était dans la maison de Potiphar, il était soumis aux sollicitations incessantes de la femme de ce dernier, auxquelles il résistait jour après jour. Le Midrach relate que, lorsqu’il fut sur le point de céder, il eut une vision du « visage de son père » qui l’empêcha de fauter. Les commentateurs s’interrogent sur ce point : en effet, Joseph savait pertinemment de qui il était le fils. Qu’est-ce
Parmi les différentes réponses à cette question, en voici une donnée dans la ‘Hassidout : Joseph n’eut pas la vision du visage de son père, mais la vision de sa propre image, mais tel que son père la concevait. Il s’est vu lui-même du point de vue de son père, dans l’optique avec laquelle Jacob conçoit le monde, dans laquelle le mal n’existe pas. C’est pourquoi il n’a pas pu fauter. En général, lorsque quelqu’un commet une faute, il porte sur lui-même un regard très négatif. Joseph, lui, s’est vu tel que son père le concevait. Il me semble qu’il est très important de transmettre cela aux jeunes aujourd’hui. On peut se lever le matin en se sentant dégradé, bas, mauvais. Mais est-ce que Yaakov Avinou, est-ce que le Rabbi serait d’accord avec cette vision des choses ? Comment le Rabbi pense-t-il à moi, qu’est-ce que le Rabbi pense de chacun d’entre nous ? Est-ce qu’il pense, lui aussi, que je ne suis qu’un animal, un scélérat, un paresseux, un imbécile et que je ne vaux absolument rien ? Est-ce que Yaakov Avinou est aussi d’accord avec cette évaluation ? Non : le Rabbi me considère comme une parcelle du divin qui contient une étincelle d’Infini. Il considère que j’ai les forces de retourner et de transformer le monde. Aujourd’hui, un enfant n’a pas besoin de s’entendre dire combien il est mauvais. Il a besoin d’entendre qu’il a des forces infinies, qu’il a D.ieu en lui !
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Le Rabbi répondit : « Peut-être, mais est-ce que koulam kédochim ? Est-ce que ce sont tous des saints ? ».
que cette vision lui a donc apporté de nouveau ?
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Le secrétaire répondit : « Rabbi, je ne sais pas, mais koulam guiborim ! Ce sont tous des “héros” qui se battent contre leur mauvais penchant ».
Il me semble qu’il faut en cela changer de politique aussi bien dans nos institutions que dans nos foyers. À notre époque, il faut arrêter de dire aux jeunes, dans le but de susciter chez eux l’humilité, qu’ils ne sont rien du tout.
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Il est vrai qu’un grand principe dans l’éducation est le système de récompense et de punition. Cependant, quand je considère mes années à l’école, avec des maîtres dont certains étaient exceptionnels et d’autres beaucoup moins, je me souviens que certains enfants éprouvaient une véritable peur de D.ieu. Pas la « crainte » dont la Torah nous fait obligation, mais une vraie frayeur, comme si dans les cieux se trouvait un ennemi cruel, armé d’un grand couteau, qui surveillerait chaque enfant et lui jetterait un bonbon quand il fait une bonne action, mais qui le poignarderait sans pitié s’il commet une faute. Si ce n’est dans ce monde-ci, alors dans le monde futur très certainement. J’ai un jour fait une conférence pour dames à Boro Park, à l’approche de Yom Kippour. J’ai alors expliqué en long et en large que Yom Kippour est le moment de la révélation de la Yé’hida de l’âme, de notre parcelle de divin. À la fin de la conférence, une femme s’est approchée de moi en tremblant. Elle m’a demandé : « Ce que vous avez dit, c’est bien dans le Judaïsme ? » Quand je lui ai répondu que je n’avais pas étudié d’autres religions, elle me dit : « Chez moi, on m’a toujours appris, depuis 40 ans, que Yom Kippour est le jour le plus maudit du calendrier ! C’est le jour où D.ieu inscrit qui va mourir cette année, celui-là de famine, l’autre de maladie, etc. Et vous, vous en avez fait un jour lumi-
neux, l’essence de l’âme, l’union d’Israël et de D.ieu, la révélation de la profondeur du cœur, etc ! » Je lui ai dit que mes propos étaient tirés du Likoutei Torah sur la Parachat Pin’has, mais elle n’arrivait pas à croire que cela faisait partie du Judaïsme. La question est donc posée : de quelle façon faut-il parler de punition et récompense ? Dans Igueret Hachmad, Maïmonide évoque Yerovam ben Nevat – Jéroboam – qui fit un mal immense, forçant une grande partie du peuple juif à l’idolâtrie. Maïmonide fit remarquer que Yérovam sera puni pour le mal immense qu’il a commis, mais également dans le cas où, lorsqu’un jour de fête tombait un vendredi, il aurait omis de faire un « érouv tavchiline ». Selon le Rabbi, il y a ici un grand enseignement : Yerovam ben Nevat qui érigea deux veaux d’or et fit disparaître la Torah de son royaume s’était totalement déconnecté spirituellement de D.ieu. Il avait détaché son âme de sa source divine. A priori, quelle importance, dès lors, s’il avait en plus négligé telle ou telle règle instituée par les Sages ? La réponse est que Yérovam reste malgré tout juif. Et, quoi qu’il ait pu faire, le moindre de ses gestes reste important pour D.ieu. Il est écrit dans Amos (3, 2) : « C’est vous seuls que J’ai distingués entre toutes les familles de la terre, c’est pourquoi Je vous demande compte de toutes vos fautes ». D.ieu dit ici : « C’est parce que Je vous aime que je vous demande des comptes
Ainsi, l’enfant doit comprendre que le moindre de ses gestes agit sur D.ieu. Il n’est pas seul au monde ! Chaque pensée, chaque parole, chaque acte est impor-
fille, de chaque adolescent et de chaque adolescente. Il faut faire comprendre aux enfants que c’est pour pouvoir mener cela à bien qu’il existe des règles disciplinaires, etc.
Troisième principe : construire ! Une notion fondamentale en ‘Hassidout est celle du « bitoul », l’annulation de soi devant D.ieu, qui se décline dans
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De façon générale, notre génération a besoin que l’on mette l’accent sur le fait de révéler la profondeur infinie et le potentiel merveilleux recelé dans la vie de chaque petit garçon et de chaque petite fille, de chaque adolescent et de chaque adolescente.
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pour vos fautes. Parce que vos fautes me font du mal ! ». Comme dans un couple marié, comme dans une famille, nous sommes engagés dans une relation avec D.ieu et ce que nous faisons compte pour Lui.
tant aux yeux de D.ieu.
plusieurs niveaux.
Dès lors, nos réprimandes, lorsqu’elles s’imposent, doivent refléter cette préoccupation et transmettre ce message.
Cependant, dans notre génération, tout en conservant toute son importance au « bitoul », le Rabbi a commencé à parler dans ses discours d’une manière qui semble a priori opposée à cette notion.
De façon générale, notre génération a besoin que l’on mette l’accent sur le fait de révéler la profondeur infinie et le potentiel merveilleux recelé dans la vie de chaque petit garçon et de chaque petite
Dans la ‘Hassidout, on évoque traditionnellement le « yech hanivra », l’existence des créatures, comme n’étant pas une existence absolue, mais tributaire du
« yech haamiti », de la véritable existence de D.ieu. Les précédents Rabbis ont longuement développé la façon dont la perception de soi des créatures les empêche d’accéder au divin, celui-ci étant voilé par leur matérialité.
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Dans notre génération, le Rabbi a commencé à développer l’idée que le « yech hanivra » est en réalité lié au « yech haamiti ». Que l’existence de la créature exprime et révèle celle du Créateur, car elle en est issue. Dans un discours lors d’un « Chabbat Hagadol », parlant de l’épisode où l’Admour Hazakène, ayant entendu des secrets mystiques de la bouche de son ami Rabbi Avraham « l’ange », s’est contraint à manger une tartine beurrée pour éviter à son âme de quitter son corps, le Rabbi a demandé pourquoi l’histoire s’attache à ce détail et ne nous relate pas plutôt comment faire pour atteindre ce degré spirituel ? Il répondit à cela que ce qui caractérise l’enseignement de l’Admour Hazakène est de percevoir que même « une tartine beurrée » est une partie du divin, que le matériel n’est pas en contradiction avec le spirituel, mais une partie de celui-ci. Cela enseigne quelque chose de très important : Dans les générations précédentes, les gens avaient une forte conscience de leur ego, de leur propre existence. L’Admour Hazakène, fondateur de la ‘Hassidout ‘Habad-Loubavitch, est venu enseigner qu’il fallait dorénavant faire de son « moi » un « néant » (« aïn »). Qu’en travaillant sur soi, en « travaillant son soi », on pouvait retrouver le chemin de D.ieu.
Dans notre génération, toutefois, les gens ont une mauvaise image d’euxmêmes en leur for intérieur, au point souvent de se détester eux-mêmes. Ils ne se prêtent pas une existence véritable. Ils pensent qu’ils ne comptent pas. De très nombreux enfants et adolescents souffrent aujourd’hui de manque de considération personnelle, d’un terrible manque de confiance en soi. Paradoxalement, il est plus confortable de ressentir que l’on n’est rien, que de ressentir que l’on est quelque chose : en effet, « être quelque chose », cela engage. Or, le plan divin dans la Création du monde d’avoir « une résidence dans les mondes inférieurs » est que la créature dans son existence (le « yech hanivra ») choisisse de se transcender pour se lier à ce qu’elle appelle « le néant », c’est-àdire à l’existence de D.ieu qui la dépasse. Ainsi, dans l’éducation d’aujourd’hui, il faut s’attacher à donner une identité aux enfants, à construire leur existence. Ils savent déjà qu’ils ne sont rien, il est inutile de le leur rappeler. Plutôt que de leur dire qu’ils ne sont rien, disons-leur qu’ils sont infinis ! Que la moindre de leurs pensées est importante pour l’Essence même de D.ieu ! Que leur personnalité et leurs sens peuvent s’attacher à D.ieu ! Que la partie la plus basse, la plus « inférieure » d’eux-mêmes peut devenir une résidence pour D.ieu ! Cette approche est aujourd’hui indispensable. Le monde a besoin d’entendre aujourd’hui que dans la matérialité réside un espoir, que dans une tartine beurrée réside, non
La ‘Hassidout révèle le sens profond de cette loi : la sanctification du monde ne peut se faire qu’à travers l’union du matériel et du spirituel. D.ieu ne veut pas de robots, sans défauts et sans libre arbitre, mais des personnes réelles qui, dans leur existence, vont choisir de s’annuler devant D.ieu de sorte que le divin, non pas « annule », mais pénètre et investisse toute la richesse de leur existence. Un jour, le Rabbi sortait du bâtiment de sa bibliothèque, situé à côté du « 770 ». Les enfants qui jouaient à proximité accoururent pour lui faire une haie d’honneur, alors qu’il descendait les marches du perron. Cependant, au bout de chaque rangée de part et d’autre se tenait une petite fille. Les adultes présents étaient gênés : le Talmud interdit en effet à un homme de passer entre deux femmes, si petites
Arrivé à la hauteur des petites filles, le Rabbi se pencha vers l’une d’entre elles et lui dit quelques mots à voix basse. Un sourire illumina alors le visage de la petite fille et elle s’empressa de changer de côté et de se mettre à côté de son amie. Lorsque le Rabbi fut parti, les autres enfants demandèrent à la petite fille ce que le Rabbi lui avait dit. Elle leur dit alors « Le Rabbi m’a dit “Rends-moi un service : va près de ton amie, et dis-lui de ma part Chabbat chalom” » Si le Rabbi lui avait dit, même avec toute la gentillesse et la délicatesse du monde, les choses telles qu’elles étaient, que la Torah lui interdit de passer entre deux petites filles, elle serait restée avec le souvenir que le Rabbi lui a expliqué qu’elle le gênait. Mais 30 ans plus tard, cette femme se souvient qu’une fois dans sa vie elle a eu le privilège que le Rabbi s’adresse à elle et, ce jour là, le Rabbi lui a donné une chli’hout, une mission, d’aller dire aux Juifs « Chabbat Chalom » !
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La loi juive stipule que le Kidouch « ne peut se faire qu’à l’endroit où va se tenir le repas ».
soient-elles, et il était trop tard pour intervenir, le Rabbi s’était déjà engagé dans l’escalier.
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seulement un espoir, mais qu’en elle se trouve l’Essence divine.
SEBASTIMMO
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יֹ ֵס֣ף ה׳ ֲעלֵ ֶיכ֑ם לּ-בנֵ ֶיכֽם: ֝ ֲעלֵ ֶ֗יכם וְ ַע ְ