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I S S U E
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ANOTHER PERSPECTI VE
WELCOME to the seventh issue of Babble.
Our theme of Another Perspective challenged our writers to adopt another point of view, that of an entity which is usually devoid of words, giving life and story to this object. This challenged our writers to show exceptional innovation which, we hope you'll agree, they have accomplished! As always, the creative capacity of our writers stretches far beyond this issue’s theme and we sincerely hope that you also find something to your taste in the Melting Pot. We proudly present the seventh issue of Babble, and hope you enjoy reading it as much as we enjoyed working on it.
The Babble Chief Student Editors
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CONTENTS 04
Another Perspective
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Melting Pot
4 / Ton reflet 5 / Et annnet sted i stedet (‘S e àiteigin eile a th’ann) 6 / La Cuillère à Café 8 / Système solitaire 9 / Mi hermano peludo 10 / I live 11 / Alhambra de Granada 12 / La solitudine di Schumann 13 / Démasqué : le Héros de nos Jours 14 / Encarcelado a mi destino 16 / Le livre non lu 17 / Siempre conectados. Relacionados, jamás. 18 / Une cascade de lumière qui tombe de nulle part
20 / Persönliche Konferenzen - wichtig oder veraltet?
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Contributors
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Thank you
TON REFLET Harriet Sawyer
J’ai eu la chance de te voir évoluer Mais au fils du temps ton regard a changé. Il était une fois où je te voyais sourire, Maintenant je ne te vois que souffrir. Tu me détestes car je révèle ton apparence, Mais seule toi as cette chance. Tu as décidé de me mettre dans le noir, Pour pouvoir t’éloigner de ton regard. Mais ne comprends-tu pas ? Seul toi décide ce que tu vois. Pourquoi ne t’aimes-tu pas ? Pourquoi ne vois-tu pas ce que je vois ? Je ne suis peut-être qu’un miroir, Révélant tes idées les plus noirs, Cependant je te promets qu’un jour tu verras, D’où ta beauté viendra; Ce n’est pas les traits de ton visage, Mais ce que tu caches à l’intérieur de toi. Ce qui déterminera ton bonheur C’est en fait ton cœur. Donc j’espère qu’un jour tu verras, Ce que j’ai toujours vu à l’intérieur de toi.
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ET ANNET STED I STEDET (‘S E ÀITEIGIN EILE A TH’ANN) Zola McGoldrick Halvveis ned trappene Er en trapp Hvor du der. Det er ingen Annen trapp Ganske lik Den. Du er ikke på bunnen, Du er ikke på toppen; Dette er trappen Hvor du alltid Stopper. Halvveis opp trappene Er ikke oppe Og er ikke nede. Det er ikke i barnerommet Det er ikke i byen Og alle slags morsomme tanker Løper rundt i hodet mitt: "Chan eil (Det er egentlig ikke) An àite sam bith a th’ann! (Hvor som helst!) ‘S e àiteigin eile a th’ann (Det er et annet sted) Seach sin! (I stedet!) ”
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LA CUILLÈRE À CAFÉ Hanno Jewell
Beaucoup de mains m'ont tenu. Des mains somnolentes, qui ont la gueule de bois, des mains moites, des mains qui attrapent le bus à 6 heures du matin. Des mains nerveuses me serrant dans l'une et feuilletant des manuels dans l'autre. Des mains qui me plongent dans des mugs chauds avec détermination, me trempent, me font tournoyer, Et m’attachent soigneusement dans l'église de vaisselle sale. Des mains nonchalantes qui me tirent de ma demeure, de mon minuscule tombeau, pour me laisser dans un thé qui se refroidit lentement. De cette citerne tiède et laiteuse, j'entends les voix étouffées de mes propriétaires, le crépitement d'une radio alors que des voix plus grinçantes reviennent à 16 heures. Seulement pour me retrouver soudainement planant vers un évier plein, où je cliquette devant des casseroles collantes vers une obscurité rance.
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LA CUILLÈRE À CAFÉ
Beaucoup de mains m'ont tenu. Des mains les plus vulnérables, Des mains les plus audacieuses. La main tremblante d'un jeune de 20 ans attendant un résultat de test d'IST, La main terrifiée préparant le thé pour une « conversation » avec son petit ami, La main qui creuse un pot de yaourt pour se distraire du stress d'écrire sa thèse universitaire. Des mains courageuses me serrent, me plongent dans une mer de café terreuse et se motivent pour un premier rendez-vous. Les mains qui s'ennuient me cherchent du réconfort, je suis leur compagnon constant et omniprésent. Comment leur journée serait-elle remplie sans moi ? Je suis leur premier port d'escale après l'annonce de la mort d’oncle Matty ou après qu'on lui ait dit "Je ne peux plus te voir". Parce que je pardonne, je comprends, je ne porte aucun jugement. Je suis heureux dans la plus petite des maisons, Je n’ai pas besoin de toi, mais tu as besoin de moi. Beaucoup de mains ont eu besoin de moi. Beaucoup de mains m'ont tenu, Au moins une fois.
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© MiaStendal – stock.adobe.com
SYSTÈME SOLITAIRE Alex Paterson
Néant. Ma surface grise et bosselée se mélange parfaitement au grand univers sombre et froid qui m’a rejeté. Tout ce qui m’enserre sont des galaxies distantes et une étoile qui plane stationnaire vers laquelle j’avance. Peu à peu mon soleil neuf me captive, ses rayons réchauffent ma peau en me faisant entrer dans son orbite. Mes nouveaux voisins planétaires m’accueillent et m’embrassent, dans ce coin de l’univers je trouve ma place. Mais mon soleil me traîne loin de mes alliés alors que ses flammes lèchent ma surface calcinée. En m’attirant vers son cœur, je flambe et je m’éteins. Une fois encore, Néant.
Inspiré par Deux Planètes ( )دوستارےde Muhammad Iqbal dans The Call of the Marching Bell (با٘ن ِگ َدرا), 1924
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MI HERMANO PELUDO Tatum Kemsley
Discúlpame por despertarte en medio de la noche,
Recuerdo cuando teníamos la misma edad,
Estaba solo.
Ambos éramos tan traviesos juntos,
Discúlpame por gritarte en la cara,
Se sentía raro crecer mucho más rápido que tú.
Quería atención. Discúlpame por robar picnics de extraños,
Ya no me gustaba no poder correr tan rápido como tú.
Tenía hambre.
Ya no me gustaba ser más perezoso que tú.
Discúlpame por quejarme contigo,
Ya no me gustaba tener menos hambre que tú.
Quería un abrazo. Quería protegerte, Discúlpame por mearme en la alfombra de tu amigo,
Era difícil verte herida.
Me emocioné.
Quería que supieras lo genial que eras,
Discúlpame por morder a ese chico,
Era difícil que no pudieras escucharme.
No confié en él. Discúlpame por hacer caca en tu suelo,
Discúlpame por envejecer.
No sabía a dónde habías ido,
Ya no podía mostrarte mi amor de la misma manera.
Estaba triste, te extrañaba.
Discúlpame por no poder esperar más. Me dolió demasiado.
La verdad es que me había estado sintiendo confundido, Solíamos estar juntos todo el tiempo,
Me encantaba verte crecer en mi disfraz peludo y te seguiré
Pero empezaste a dejarme por mi cuenta cada vez más.
protegiendo en mi traje brillante desde arriba.
Ahora sé que no fue tu culpa, Tenías que seguir tu camino designado.
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I LIVE Elizabeth Lund Tripp. Trapp. Tripp. Trapp. Jeg kan høre føttene som går over meg Og det minner meg om hjertet mitt Som slo mot mitt bryst For så mange år siden nå. Jeg har blitt glemt i 400 år, og det er jeg så glad for. I denne stillheten har jeg hørt samfunn ble bygget opp Og falle ned igjen, opp og ned, opp og ned, som sola har skint hver morgen mot ansiktet mitt. Jeg husker godt da jeg ble syk, og visste slutten var nær. Jeg var så redd at jeg skulle dø, så glemte jeg å være glad i livet. Jeg vet om andre som har blitt funnet, og det håper jeg aldri skal skje til oss. Mens jeg ligger her kan jeg høre stemmene klart. Jeg lytter til føttene som går, og jeg tenker på da det var meg som gikk på gatene. Jeg kan tenke på dagene som har gått, og føler meg rolig i den lengste søvnen I disse øyeblikkene, selv om jeg er død, føler jeg meg I live. 10
ALHAMBRA DE GRANADA Freddie Stone Siente la riqueza del calor andaluz; su piel un rojo intenso; como el de pimentón. Nutre los ruiseñores; vuela con las golondrinas. Da voz a la convivencia; que una vez fue; y puede volver a ser. Escucha baladas gitanas de Lorca; Lamenta su pérdida; las lágrimas espesan el aire. Ha albergado a pensadores, reyes, e invasores; pero todavía está casada con la Señora Nevada; con San Sebastián como sacerdote; con los omeyas como familia. Su florecimiento sigue; arraigado en el pueblo; enriqueciendo el paisaje andaluz. 11
LA SOLITUDINE DI SCHUMANN Daniele Falcioni
Rubinstein ha capito Schumann, e non importa se Schumann sia l’unica cosa dell’universo capita da Rubinstein, che ha saputo fare di Arabeske un oceano e una mente. La solitudine di Schumann è la solitudine di Rubinstein. L’origine è provvisoria, divertibile.
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DÉMASQUÉ : LE HÉROS DE NOS JOURS Eva Vaynshteyn Je sens sa respiration, cette haleine malodorante qui souffle
Plongé ainsi dans les réflexions sur mon importance et les
sur mon dos. Je vois tout ce qui se passe autour d’elle, je
injustices de la vie, je me suis soudainement senti glisser et
crois n’avoir jamais vu son visage mais je le connais quand
j’ai compris qu’elle m’avait jeté et que je faisais un vol plané,
même si bien. Je suis l’une des rares qui sait quand elle
me dirigeant droit dans la poubelle. Son lancer rata la
sourit vraiment et quand elle fait semblant, en plissant les
poubelle et je me suis retrouvé par terre. « Coucou? Excusez-
yeux pour imiter un sourire, se cachant derrière moi pour
moi!! Eeehy? » Trop tard. La musique dans ses écouteurs
couvrir la moitié de son visage. Je suis recouvert de sa crème
était trop forte avec la ville bourdonnant en arrière-plan.
tonale et de son rouge à lèvres qu'elle a mis ce matin, aucun
Personne n’a entendu mes cris d'indignation.
moyen de m’en débarrasser maintenant. Personne ne verra le maquillage de toute façon, c’est moi qu’ils voient, moi à
Après m’être calmé, j’ai conclu que, peut-être, j'étais
qui ils parlent.
chanceux de ne pas avoir atterri dans la poubelle, j’étais finalement libre et j’en profiterais pour m’en aller errer de
J’ai entendu beaucoup de monde dire que les docteurs sont
par le monde, emporté par le vent. Peut-être pourrais-je
les héros de notre temps. Mais moi, je combattais en
enfin visiter la Ville Lumière ou m'échouer sur la plage d’une
première ligne aussi. Je suis le héros silencieux. Moi, ainsi
île des Caraïbes, ça pourrait faire de jolies vacances!
que des millions de héros remplaçables comme moi, qui ont
Jusqu'au moment où les fibres du polypropylène dont je suis
été là pour servir et protéger chaque jour et qui ont été
fait vont se décomposer... Dans approximativement 450 ans.
ensuite jetés. D’ailleurs, je ne suis pas toujours courageux.
Incontestablement, ce ne sera pas un vol direct, il faudra
Parfois, j’aimerais rentrer dans mon emballage en plastique
faire des escales, à travers des égouts et des fleuves. Mais
stérile, où j'appartiens, mais je ne peux me contenter que de
l'océan ça vaut le coup. J’ai entendu parler de cette île, le
la sombre chaleur de la poche de son manteau. Celui sur
Vortex des déchets du Pacifique Nord, c'est là que je me
lequel je m’allonge tout froissé, voisin d’un Carambar à
dirigerai en premier. Il y en a probablement beaucoup
moitié fondu et des clés de l’appartement, qui sont toujours
d'autres comme moi là-bas, je parie que nous pourrions
tellement heureuses de sortir qu’à chacun de ses pas elles
obtenir une réduction sur les voyages de groupes!
fredonnent: « clac, clic, clac ». Dieu qu’elles m’auraient fait mal à la tête si j’en avais eu une!
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ENCARCELADO A MI DESTINO Daniela Craft Marquez
Ya está amaneciendo. Ya oigo a los otros cantar y volar, surcando el poco espacio de cielo que se puede ver a través de mis barrotes. Otro día más. Encarcelado, aburrido, y sin esperanza. Como siempre empiezo mi jornada oyendo el ladrido machacón del perro de enfrente que, sin más remedio, tengo que aguantar todos los días. Como siempre llega la cochambrosa furgoneta del panadero con su irrespirable olor a combustible quemado. Aún así, le tengo envidia porque él es libre para escapar en su mugrienta camioneta. Irremediablemente llega el momento en el que el sol abrasador golpea los barrotes de mi jaula. ¿Por qué estoy sometido a esta suerte que no puedo cambiar? Por fin oigo abrirse la puerta de la casa. Ya ha llegado la hora en que la abuela hace la limpieza diaria de la terraza. Desde luego, se preocupa mucho más en limpiar su casa que la mía. Ojalá se dé cuenta de que me estoy abrasando bajo los rayos de este sol estival, o por lo menos que me traiga agua. Bueno, lo que me faltaba ya. Llegó la vecina chismosa. Cuando ella aparece, sé que van a estar horas de cháchara, y ya sí que la abuela se va a olvidar de mi existencia. Intento llamar su atención cantando, pero es obvio que el nuevo cotilleo que le viene a contar la vecina suena más interesante. Ya no hay esperanza para mí.
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ENCARCELADO A MI DESTINO
Después de un buen rato aparecen las dos niñas malcriadas de al lado, que chillan al verme. Se pasan toda la tarde metiendo sus dedos entre los barrotes de mi prisión, intentando manosearme. Cuando la tortura termina y empieza a caer la tarde, se empieza a divisar la polvareda que levanta el rebaño al pasar en su camino de retirada. Algunas ovejas arrastran sus patas mutiladas por los mordiscos de los perros del pastor. Otras apenas pueden caminar porque están ciegas, exhaustas, o simplemente viejas. La imagen es triste y desmoralizadora, pero, aun así, les tengo envidia porque ellas son más libres que yo. Con la caída del sol se oye el ensordecedor estruendo de los otros cobijándose en los árboles para pasar la noche. Todos los días a estas horas imagino cómo sería poder salir de mi prisión y unirme a ellos. Cómo sería poder surcar el cielo con mis alas y sentir la libertad de volar. Cómo sería posar mis patas sobre tierra firme y no sobre el metal de mis garrotes. Ya no queda ni una brizna de luz. Finalmente llegó la hora de acabar con mi tortura diaria. La abuela me va a meter dentro de casa para que no me muera de frío, y un trapo oscuro cubrirá mi jaula para que pueda dormir. El día 15
ha acabado.
LE LIVRE NON LU Hollie Burwell
J’attends le moment où tu me verras. Ton regard me donnera de l’importance, une raison. Sans toi mes mots sont gâchés, mes phrases perdues. J’ai des promesses, des défis et des secrets, mais ma couverture fermée me rappelle l’obscurité à laquelle tu me laisses. Ramasse-moi. Ouvre et lis. Pourquoi tu ignores la magie de mes pages, l’encre sacrée de mes feuilles ? Tu me donnes la vie, mais j’ai une vie pour toi. Des histoires de guerre, d’amour, des pensées profondes ou légères. Seulement une page, je t’en supplie. Peut-être que j’attraperai ton regard aujourd’hui, après ces années de sommeil… Jamais tu ne penses à moi ? Je pense toujours à toi de ma position fixe, pendant tes allées et venues incessantes. Tu n’es plus curieuse ? Tu mens. Je sais bien que je te manque. Tu as besoin d’une aventure ! Viens, lève-toi ! La saison change, que ces préoccupations inutiles s’évanouissent, que tu me suives dans des forêts, près des eaux tranquilles. Ce sera un monde nouveau, loin de la vie qui te bouscule. Mes mots transformeront tout. Je suis à toi. J’attends.
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SIEMPRE CONECTADOS. RELACIONADOS, JAMÁS. Audrey Debard Cuando te conocí, todo era simple, fluido. Cada vez que me veías, estabas feliz. Fuimos a miles de lugares juntos. Visitamos a tus amigos por mensajes cortos, largos, divertidos, tristes. Viajamos por todas las partes del mundo y de la historia, en un abrir y cerrar de ojos. Descubrimos la más emocionante música. Tú bailabas por nuestro piso, en la cocina, el salón, el cuarto. Todo me parecía evidente contigo. ¡Incluso ir de compras, algo que yo odiaba antes de conocerte! Y poco a poco, cambiaron las cosas. Marzo de 2020: Te ponías nerviosa, un poquito más cada vez que me mirabas. De nerviosa a ansiosa, de ansiosa a angustiada, a veces llorabas, poniendo tu mano enfrente de mi ojo para que no te viera así. Yo siempre estaba allí, tratando de entender tu pena. Pero nada ayudaba. Y empecé a pensar que el problema venía de mí. Estábamos juntos, siempre conectados pero relacionados, jamás. Necesitamos algo diferente. Yo merezco algo mejor y quiero descansar. No puedo quedarme despierto toda la noche. Eso no es pasión, es relación tóxica. Ha durado demasiado. Tienes que volver con el resto del mundo que te hace feliz, y donde no podemos estar juntos. Nunca te olvidaré, Tu fiel Mac.
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UNE CASCADE DE LUMIÈRE QUI TOMBE DE NULLE PART Tamzin Elliott Je suis les anges qui veillent sur vous, vos cieux du sommeil ; je suis les ailes qui vous portent dès votre réveil. Je suis une cascade de lumière qui tombe de nulle part, mais hélas, c’est bien l’heure de mon départ. Sous les dernières lueurs de l’arrière-saison – regardez ! Les chants d’hiver arrivent, en pleine floraison. Je naquis derrière les étoiles et tombai à travers une déchirure dans une toiture nuageuse. Cet espace derrière les étoiles était vide sauf pour moi et mes sœurs. Mes sœurs : les faisceaux, les fées et les feuilles, ou les autres lumières de notre vaste monde. Nous tombâmes toutes de ce néant pour venir effleurer la terre avec nos auréoles brillantes. Je viens de l’endroit où les premiers anges chantèrent, où on fit pousser les premiers bourgeons. Je dansai alors que le jour se levait sur l’univers pour la première fois, et je serai présente à son dernier coucher. Ce matin je dansai à nouveau. Je fusse venue vous dire au revoir avant notre séparation. Une séparation passagère, jusqu’à ce que j’entende les derniers pas de l’hiver s’éloigner. Je dansai en face d’un boulevard flanqué de maisons auburn, dont les murs jaunissants menaçaient de céder sous le poids des cieux lourds. Il y a peu, j’appartenais encore à ces cieux remplis de l’éventualité des orages hivernaux, et je vais maintenant y retourner. Les derniers moments de l’automne nous rattrapent – venez vite, vite ! Avant que le givre ne nous attaque !
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UNE CASCADE DE LUMIÈRE QUI TOMBE DE NULLE PART Ce matin, je me frayai un chemin à travers le brouillard épais pour me faufiler à travers l’amoncellement de feuilles qui m’attendait à votre porte, et j’illuminai ses nuances de rouges. Je voulais danser avec vous une dernière fois, avant que le givre ne me chasse, avant que les rubans des chênes ne m’enferment dans un champ brumeux et hivernal, teinté avec la couleur d’argenterie, avant qu’ils ne volent mon cœur de citrine. Je me lèverai en mars, sommeil dans les yeux, me réveillant faiblement de cet hiver anxieux ; je vous apporterai l’espoir et les jardins printaniers pour m’asseoir dans un cimetière où poussèrent les marronniers. Je suis votre égérie intemporelle, la peintresse de l’ombre derrière chaque brin d’herbe ; je suis votre chaleur estivale, je me cache sous les feuilles qui craquent sous vos pieds. Nous nous rencontrâmes sur cette terre lorsque nous n’étions que des enfants espiègles. Même à partir de ce moment-là, nous décidâmes que nous allions la baigner de notre sagesse, de notre soin. Mais je vivrai bien plus longtemps que vous. Le soleil baignera tout d’un éclat merveilleux, vous danserez de nouveau dans mes rayons joyeux ; mais un champ de rêves induit par des somnifères… m’attend dans un ciel où je serai prisonnière… maintenant mon auréole n’émane plus de lumière… J’étais une cascade de lumière qui tombait de nulle part et maintenant vous connaissez l’histoire de mon départ.
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PERSÖNLICHE KONFERENZEN WICHTIG ODER VERALTET? Alex Paterson Mit dem Ende der COP26-Konferenz in Glasgow fragt man sich, ob es sich noch lohnt, persönlich bei Konferenzen anwesend zu sein, oder ob sie in der heutigen Gesellschaft der Vergangenheit angehören.
COP26 erregte eine Demonstration mit mehr als 100.000 Teilnehmern, die mehr Druck auf Staatschef:innen zu reagieren anwendet, und die wahrscheinlich nicht in Glasgow passiert wäre, wenn die Stadt nicht der Mittelpunkt der Konferenzen gewesen wäre. Es gibt auch finanzielle Vorteile dafür, eine Konferenz zu geben: Ca. 40.000 Leute brach aus der ganzen Welt über Glasgow herein, von denen die meisten Zug-, Bus- oder Flugtickets kauften; Hotelzimmer reservierten; und Essen und Souvenirs kauften.
Niemand bezweifelt die Bedeutung, das Klima, unsere Erde und unsere Existenz als Menschengattung zu schützen, aber nach der COP-26 Konferenz wird die Methode davon infrage gestellt: Im Internet-Zeitalter ist es noch erforderlich, um die halbe Welt zu fliegen, um die Klimakrise zu besprechen, oder könnte so eine Konferenz aus dem Home-Office geleitet werden?
Aber ist es moralisch oder anständig, im Rahmen einer Konferenz zum Klimaschutz, die geldlichen Vorteile und die Optik der Medien mit den verheerenden Auswirkungen auf das Klima zu vergleichen? Die BBC berichtete, es habe mindestens 182 Privatflugzeuge gegeben, die nach Schottland geflogen seien. Diese Zahl lasse andere Charterflüge aus, wie die Boeing 747 Air Force One von US-Präsident Biden[2]. Dann gibt es die von Delegierten in Schottland ausgestoßenen Emissionen: Wenn Präsident Biden uns als Beispiel dient, so reiste er nicht nur mit seinem Flugzeug; sondern er fuhr auch mit einem Geleit von mehr als 20 benzinfressenden Fahrzeugen und einem Hubschrauber. Schätzungsweise stoß diese Reise, inklusive der G20-Veranstaltung in Rom, ungefähr eine Million Tonnen CO2-äquivalentes Gas in die Atmosphäre aus[3].
Es kann gesagt werden, dass es noch leichter und günstiger ist, persönlich an Konferenzen teilzunehmen. Delegierte können Staatsbankette besuchen; anderen Delegierten, Abgeordneten oder Staatschef:innen zufällig begegnen; sowie andere kleinere Diskussionen und Randveranstaltungen zulassen, die alle zu anderen Besprechungen, und potentiell Abkommen, führen können. Darüber hinaus fürchten manche Delegierten, dass eine Online-Veranstaltung Entwicklungsländer im Regen stehen lassen würde. Das meinte Mamoudou Ouedraogo: „Wenn es virtuell abgehalten werde, könne Afrika [wegen schlechter Internetanbindungen] nicht daran teilnehmen”[1]. Außerdem ist es möglich, dass eine Konferenz nicht so eine große Medienberichterstattung bekommen würde, wenn sie nicht physikalisch abgehalten würde– 20
Ein Polizeiflugzeug fliegt über Glasgow © Flightradar24.com
PERSÖNLICHE KONFERENZEN Alex Paterson
WICHTIG ODER VERALTET? Es gab auch Luftunterstützung, Polizeiautos und wagen, und einen Zustrom von Autos in Glasgow, die sämtlich, für Manche, zu einem Gefühl von Hypokrisie geführt habe.
damit Leute aus fernen Ländern eine kürzere Entfernung zu reisen hätten. Abschließend hätten mehr Aktivist:innen und Delegiert:innen die Konferenz besuchen können, wenn es mehr Alternativen geben hätte; es war möglich, an dieser COP online teilzunehmen, aber andere Möglichkeiten hätten nicht nur andere Türen und Tore öffnen können, sondern auch Emissionen und Störung zu den Einheimischen verringern.
Außerdem stifte die Konferenz für die Lokalbevölkerung Unruhe. Einwohner:innen mussten nachts aufgrund Straßensperrungen durch einen unbeleuchteten Park wandern[4], Autofahrer:innen wurden durch Umleitungen beeinträchtigt, und viele Glasgower:innen teilten sich ihre Enttäuschung über Twitter mit, wie Amanda, die sagte „[die Veranstalter:innen] haben örtliche Glasgower:innen nicht eingeladen. Sie haben sich auf [örtliche] Gemeinschaften nicht eingelassen,“ und „es fühlt sich echt an, dass COP26 schlichtweg unsere Stadt benutzen.“[5] Es gab auch wegen des Coronavirus Angst, dass die Stadt eine Zunahme von Fällen erleben würde. Zur Zeit des Schreibens dieses Textes gibt es kein Zeichen eines großen Anstiegs, aber Politiker:innen und Wissenschaftler:innen haben vor einer verspäteten Reaktion noch Angst.
Alle Fakten sind wahr zur Zeit des Schreibens, 7. November 2021 Bibliographie 1 Sarah Steffen und Ajit Niranjan, „COP 26: ‚One of the whitest‘ climate conferences in years, say environmentalists“, Deutsche Welle, 2021 <https://www.dw.com/en/cop26-climate-conferenceglasgow-delegates-representation-global-south/a-59708405> [zugegriffen 7 November 2021]. 2 (Reality Check Team), „COP26: What’s the climate impact of private jets?“, BBC, 2021 <https://www.bbc.com/news/59135899> [zugegriffen 7 November 2021]. 3 Rob Crilly, „Biden arrives in Scotland and takes huge motorcade to make-or-break climate summit talks at COP26 where he will tell the rest of the world: ‚We’re doing our part, now do yours‘“, Daily Mail, 2021 <https://www.dailymail.co.uk/news/article-10151977/Bidenarrives-Scotland-make-break-climate-summit-talks.html> [zugegriffen 7 November 2021]. 4 „Police apologise for night-time Kelvingrove Park diversion“, BBC, 2021 <https://www.bbc.com/news/uk-scotland-glasgowwest-59135235> [zugegriffen 7 November 2021]. 5 Amanda (@PinkHexMedia), „Tweet - 1. November, 2021, 9:09“, 2021. 6 „President Biden Invites 40 World Leaders to Leaders Summit on Climate“, The White House Briefing Room, 2021 <https://www.whitehouse.gov/briefing-room/statementsreleases/2021/03/26/president-biden-invites-40-world-leadersto-leaders-summit-on-climate/> [zugegriffen 7 November 2021].
Wäre also eine online COP-Veranstaltung möglich? Wahrscheinlich. Im April 2021 berief US-Präsident Biden einen virtuellen Gipfel zum Klimaschutz ein, an der Staatschef:innen aus 40 Ländern teilnahmen[6]. Wie oben erklärt, hätte es Probleme beim Internetanbinden geben, aber es gibt Lösungen dieses Problems, zum Beispiel, Internet über Satelliten, Außenstellen mit guter Internetanbindung in verschiedenen Teilen der Welt, 21
CONTRIBUTORS Hollie Burwell
Hanno Jewell
Je m’appelle Hollie, étudiante en quatrième année de français et de lettres classiques. En tant qu'étudiante des langues, j'avais oublié comment lire pour moi-même et pas seulement pour mes cours. J’ai été entourée de livres et la pandémie a créé des conditions parfaites pour recommencer, un conte après l'autre… Et voilà, l’inspiration de ma contribution !
Salut, je m'appelle Hanno, je suis en deuxième année et j'étudie le français, l'espagnol et le portugais. J'ai toujours été fasciné par les langues et les pouvoirs qu'elles me donnent pour m'exprimer à travers des voix différentes. En outre, j'aime beaucoup la poésie comme manière de transmettre mes pensées, qu'elles soient insignifiantes ou profondes. Je crois que mon poème veut démontrer qu'on peut donner une symbolique profonde même aux choses les plus petites, les plus apparemment banales.
Audrey Debard Soy profesora de lengua francesa y la experiencia del confinamiento me inspiró para escribir algo trivial, pero vinculado a un período difícil para muches de nosotres. ¡Es muy interesante estar al otro lado del proceso creativo de Babble!
Tatum Kemsley Estoy estudiando español y portugués en la universidad de Edimburgo. Tengo una pasión cultural, histórica y política por América Latina, las letras de las canciones de Silvio Rodríguez, el arte y la vida de Leonara Carrington y el surrealismo español.
Tamzin Elliott Je suis une étudiante en troisième année de français et de politique, dont le cœur appartient à la littérature féministe française et aux études sur le genre. Je me trouve actuellement à Genève pour mon année à l’étranger. Ma relation à l’écriture est très particulière ; j’écris principalement parce que j’ai besoin d’exprimer ma haine envers le patriarcat et le capitalisme, deux systèmes que j’ai pleinement l’intention de brûler. Pourtant, la poésie est mon langage de l’amour né d’une découverte de soi, la partie vulnérable de moi que je partage presque uniquement avec mes proches.
Este poema es sobre mi perro, Lenni Kravitz. Lo más especial y estable de mi vida durante los últimos 12 años. Falleció este verano mientras estaba en México, un día antes de que nos viéramos. Se siente como si hubiera esperado hasta que mis hermanos mayores y yo hubiéramos salido de la casa y comenzado nuestros próximos viajes para fallecer. Me enseñó sobre el amor incondicional y la compañía, mientras mantenía a mi familia en una sola pieza cuando estaba a punto de desmoronarse. Siempre habrá un agujero en mi corazón sin mi hermano peludo alrededor y quería escribir este poema para mostrar cuán personal era nuestra relación.
Daniele Falcioni Daniele è studente di Dottorato all’Università di Edimburgo, dove insegna anche lingua, letteratura e cultura italiana. Ha pubblicato alcuni di libri di poesie, fra cui Estinzioni indolori (Rapsodia Edizioni, 2020). Il suo nuovo romanzo, Terminazione, verrà pubblicato il prossimo anno da Funambolo. Daniele insegna anche scrittura creativa e ha curato sette antologie di poesie e racconti delle sue studentesse per la collana Voci Nuove (Rapsodia Edizioni, 2014-2020).
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CONTRIBUTORS Elizabeth Lund
Alex Paterson
Elizabeth Lund er i det fjerde året sitt ved Universitetet i Edinburgh der hun studerer norsk og historie. Lund flyttet fra USA til Edinburgh i september 2019. Hun har alltid elsket å skrive dikt og begynte da hun var 12. Hun har tidligere vunnet en pris for poesien sin fra utdanningsetaten i NordCarolina. Dette er hennes fjerde dikt i en antologi, og det fjerde på norsk.
‘S e Alex Paterson an t-ainm a th’ orm, tha mi à Baile an t-Sagairt (Prestonpans) ann an Lodainn an Ear teann air Dùn Èideann, agus ‘s e oileanach na Fraingis agus Gearmailtis aig Oilthigh Dhùn Èideann a th’ annam. Ah’ve bin an editor fur Babble in French fur three year noo, an this year Ah’ve tain oan thi role ae yin ae thi editors fur German anaw. Ah’ve scrievit twa pritty diffrent texts fur baith leids, but wi ony luck yeh’ll like thum baith!
Daniela Craft Marquez
Harriet Sawyer
Me llamo Daniela, estoy en mi segundo año en la universidad y estudio italiano y español. A mí siempre me ha interesado escribir y me encantaría poder ser periodista en el futuro. Lo que más me gusta de la escritura es la imaginación que requiere. Cuando se escribe algo, se escapa de la realidad y se vuela a otro mundo. A mí me haría mucha ilusión provocar la misma sensación en mis lectores y por eso me encanta escribir.
Je m’appelle Harriet Sawyer et j’ai 18 ans. Je suis étudiante à l’Université d’Édimbourg où j’étudie le français et la politique. J’ai toujours été passionnée par la littérature et lors de mon temps libre j’aime beaucoup écrire et m’exprimer. J’admire beaucoup le travail de Charles Baudelaire, Guillaume Apollinaire et Victor Hugo.
Freddie Stone
Zola McGoldrick
I am in my second year studying History and Spanish. I wrote the poem after my travels around the South of Spain the summer just gone. The Alhambra wasn't just the most beautiful man-made structure I've ever seen, but also perfectly reflects the synthesis of history and Spanish.
Jeg er student i både norsk og skotsk gælisk. Jeg er på første året og jobber med dette babbeltemaet – et annet perspektiv. Jeg tenkte det ville være interessant å jobbe med et engelsk barnedikt om suspendert handling. Et tema jeg kunne tilby til leserne for å utforske sine egne tanker om politikk, sosiolingvistisk diskriminering og for å vekke interesse hos leserne til å oppdage mer om begge språkene.
Eva Vaynsteyn
Tha mi nam oileanach ann an Gàidhlig agus Nirribhis. Tha mi anns a’ chiad bhliadhna. Bha mi den bheachd gum biodh e inntinneach obair bho dhàn cloinne Beurla airson bruidhinn air cuspair Babble: sealladh eadar-dhealaichte. Cuspair a b’ urrainn dhomh a thoirt do leughadairean gus am beachdan fhèin a sgrùdadh air poilitigs is leth-bhreith sòisio-cànanach agus airson luchd-leughaidh a bhrosnachadh gus tuilleadh fhaighinn amach mun dà chànan.
Eva est étudiante en troisieme année de français et de linguistique. Elle aime bien les longues promenades sur la plage et les soirées barbecue végétariennes.
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THANK YOU! We would like to thank all the students and staff who poured their heart and soul into this issue. Babble would not be possible without the dedication, passion and creative drive of all those involved. We hope to be working with you all again soon, and in the meantime, we hope you stay safe and well!
The Babble Chief Student Editors
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