PASSIONNÉ PAR TOUT CE QUI ROULE? ALORS, VOICI TON MAGAZINE!
TURBO START
Printemps
2013
Design automobile De Meulebeke à Turin: Lowie Vermeersch
LE PLEIN DE TECHNIQUE Carrosserie: SMART bien plus qu’un ART
Kronos La magie Porsche
NATHALIE Technique, maquillage et machos
TURBO START
TurboStart: ton guide pour un avenir qui roule! Fasciné par tout ce qui roule? Le secteur automobile te
TurboStart s’adresse à tous les jeunes des filières
file un coup de pouce pour vivre ta passion. C’est la
automobiles de l’enseignement. Peu importe qu’il
raison pour laquelle tu reçois le magazine gratuit
s’agisse de l’enseignement à temps partiel, de l’ensei-
TurboStart. Un magazine bourré de reportages sur des
gnement technique ou de l’enseignement professionnel:
cracks de l’auto, des jobs fascinants et des possibilités
ce magazine te présente les perspectives d’avenir que
de formations palpitantes dans le secteur automobile,
le secteur automobile t’offre. Tu reçois TurboStart
sans oublier des articles bien ficelés sur la technique
grâce à ton professeur. (Au début de l’année scolaire,
automobile.
tous les enseignants des sections automobiles ont eu la possibilité de commander des exemplaires gratuits de TurboStart pour tous leurs élèves.)
Sommaire: 04-07
08-11
Technique, maquillage Lowie Vermeersch, et machos: le point de designer automobile Un subtil jeu de lignes. vue de Nathalie A la découverte de la perle rare: une étudiante en technique automobile
Portrait de Lowie Vermeersch
13-16
17-19
Le plein de technique
Apprenti chez Kronos: de la mécanique à la belle mécanique...
SMART: les techniques intelligentes du carrossier-réparateur
TurboStart s’est rendu au Centre Porsche Kronos à Gembloux
Printemps 2013
Colophon TurboStart est une publication d’ EDUCAM.
EDUCAM Avenue J. Bordet 164 1140 BRUXELLES tél. 02 778 63 30 fax 02 779 11 32 info@turbostart.be Editeur responsable: Luc De Moor, EDUCAM Concept et réalisation: Link Inc (www.linkinc.be) Rédaction: Link Inc Lay-out: Anderz (info@anderz.be) Photos: Joke Van Mieghem, Jean-Pierre Ruelle, Sven Van Baarle, Yel Ratajczak Illustrations: Anne Manteleers Infos et Contacts: info@turbostart.be
20-21
22-23
La carrosserie? Bien Reportage photos plus passionnant que Carrosserie Les maîtres de la tu ne le crois! Reportage au sein de la Carrosserie Care, un modèle en gestion du personnel
précision
24-26
27
Je démonte, tu prépares, il soude, nous peignons, vous contrôlez...
Histoire à suivre
La parole aux stagiaires chez AZ Partners
Raw Striker: la course contre la montre
03
TURBO START
Technique, maquillage et machos: le point de vue de Nathalie D’
un instant à l’autre, et avec autant de facilité, elle passe d’un
D’où te vient cet intérêt, Nathalie?
défilé de présentation de ses nouvelles bottes au remplacement
Je m’intéresse aux voitures depuis toujours. Petite, je voulais déjà être mécano. Les voitures, je trouve ça… élégant, je ne vois pas de meilleur mot. Evidemment, j’adore regarder Top Gear sur la BBC.
des bougies d’un moteur. Bienvenue dans le monde de Nathalie. "Je peux être très girly, vous savez."
Les filles et la technique. L’histoire reste compliquée. Les filles et les voitures, c’est encore plus compliqué. Mais pourquoi? Allô, non mais allô quoi, t’es une fille et tu peux pas aimer les voitures? TurboStart est
parti à la recherche d’une fille fascinée de technique et élève d’une section automobile… Et nous l’avons trouvée au Limbourg, unique représentante du sexe dit faible dans une 7e année de spécialisation.
C’est quoi, ce petit accent? (elle sourit) Eh oui, je viens des PaysBas. J’habite juste de l’autre côté de la frontière. Il y a pas mal de mes compatriotes dans cette école. La formation est meilleure qu’aux PaysBas. Les élèves sont mieux encadrés.
“Le métier est intéressant et valorisant” La question qui fâche: pourquoi y a-t-il si peu de filles? (elle semble dépitée) Les parents. Les parents ont peur de voir leur fille atterrir dans un monde d’hommes. C’est vraiment une angoisse. C’est pour cela qu’ils déconseillent à leurs filles de suivre ce type d’enseignement.
Comment te sens-tu parmi tous ces garçons? Super bien. Ils me traitent comme une princesse. Vraiment, je n’ai absolument aucun problème à travailler avec les garçons. Idem pour mes stages en entreprises: que du positif.
Printemps 2013
Roy
Bob
Nathalie
Pour toi, qu’est-ce qui est le plus important dans une voiture? La technique? Le moteur? Le design? Le design est naturellement ce qui frappe en premier. Le confort est important. Et j’apprécie aussi les châssis robustes.
Quelle est pour toi la plus belle des voitures? La Mini Cooper S Cabrio.
Et la voiture de tes rêves? Houlà! L’Audi A6, peut-être? Avec ses magnifiques feux avant. Après tout, il faut prévoir un peu de place pour les éventuels enfants…
Les voitures et les filles: 10 idées préconçues Quel est ton avis, Nathalie?
Comment vois-tu ton avenir?
Le travail est pénible?
Le travail est ennuyeux?
Je ne sais pas encore. Ca va aussi dépendre de ma situation: si j’ai des enfants ou pas. Pourquoi pas me mettre à mon compte? En tout cas, ce qui m’intéresse très fort, c’est le diagnostic. Chercher des solutions sur l’ordinateur ou les appareils de diagnostic. Une fois, en stage, j’ai réussi à résoudre un problème électrique au niveau de la capote d’une Citroën Pluriel. J’étais hyper fière. Plus tard, je veux surtout faire un boulot que j’aime.
Mouais. La persévérance et la motivation viennent à bout de tout.
Non, c’est passionnant. Chaque jour est différent. Car chaque voiture est différente.
Te sens-tu prête pour le marché du travail? Oh que oui!
C’est sale? C’est vrai. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains dans ce métier.
Un ongle est vite cassé? Ca peut arriver. Il suffit de les avoir courts et soignés, ni vu ni connu.
Ca abîme les mains? Non, pas vraiment. Je me lave bien les mains après le boulot et j’utilise une bonne crème.
La salopette, c’est nul? Non, au contraire. On s’y sent bien à l’aise et bien au chaud, surtout en hiver.
La technique n’est pas un domaine féminin? Et pourquoi pas? Chacun a ses propres intérêts et compétences. Pourquoi une femme ne pourrait-elle pas aimer la technique?
Le monde de l’automobile reste macho? A l’atelier, les hommes ne te prennent pas au sérieux? Au contraire, la plupart des hommes te respectent justement parce que tu es une femme et que tu oses travailler dans ce milieu. Et ils te donnent volontiers un coup de main.
05
06
Les clients ne te prennent pas au sérieux? Bien sûr que si. La plupart sont d’abord un peu dubitatifs, ils sont surpris de voir une fille. Puis ils te parlent avec enthousiasme parce qu’ils trouvent ça intéressant.
Il est difficile de trouver du travail? Rien à voir. Celui qui veut trouver du travail en trouve. Généralement, les filles trouvent plus vite parce qu’elles sont plus minutieuses. La majorité des patrons n’ont pas de problème à embaucher une femme.
“Vraiment, je n’ai absolument aucun problème à travailler avec les garçons”
Nathalie, pourquoi les filles doivent-elles suivre une filière automobile? "Le métier est intéressant et valorisant. En cours, l’ambiance est excellente avec les garçons. Il y a toujours un truc qui nous fait rire ou qui nous rapproche. Les garçons t’acceptent comme tu es, même quand tu n’as pas eu le temps de te maquiller."
Nathalie
Rudi Eben Chef d’atelier des sections autos
Nicky Snijkers Professeur de technique
Priorité à la pratique "Nous avons 66 élèves répartis sur les 5e, 6e et 7e années de nos sections automobiles. En 7e, dans la classe de Nathalie, il y a 15 élèves: 14 garçons et 1 fille. Qui viennent de Belgique et des Pays-Bas. Il faut dire que nous sommes tout proches de la frontière. Les élèves néerlandais s’expatrient volontiers. Manifestement,
Printemps 2013
ils trouvent que notre système est meilleur. Aux Pays-Bas, il n’y a pas vraiment d’études professionnalisantes comme ici. Chez nous, les élèves travaillent "vraiment" sur les voitures. Ils mettent la main à la pâte, ils démontent et remontent les véhicules… Nous leur laissons la marge nécessaire pour prendre des initiatives, faire face aux différentes situations et trouver des solutions aux problèmes. L’école a aussi fait de gros investissements dans son équipement technique. Nous disposons de plusieurs bancs d’essai. Pour les freins, les amortisseurs… Nous
avons aussi un système 3D d’équilibrage, un ordinateur ultramoderne pour les diagnostics, etc. Nous croyons en l’importance de la pratique. C’est en forgeant qu’on devient forgeron. Ces dernières années, nous avons eu trois élèves féminines. D’après cette petite expérience, les filles nous semblent plus motivées, plus impliquées. Elles attachent plus d’importance à l’ordre et à la propreté. Les garçons sont un peu plus désinvoltes.”
Bart Stultiens Professeur d’électricité
Autonomie "À mes yeux, il est très important que les élèves soient autonomes. Ils doivent pouvoir faire les exercices par eux-mêmes. Les entreprises néerlandaises apprécient notre approche: elles sont extrêmement satisfaites de notre système." L’électricité: "Je remarque une certaine peur de l’électricité. Ces élèves trouvent le cours difficile. Je les comprends car l’électricité n’est pas toujours quelque chose de concret. La matière est un peu plus abstraite."
07
TURBO START
Lowie Vermeersch, designer automobile
Un subtil jeu de lignes S
tyle, profil, forme, ergonomie, aérodynamique… Une voiture est
Lowie Vermeersch
Les jeunes années
bien plus qu’un moteur vrombissant. Portrait de Lowie Vermeersch Lowie Vermeersch grandit en province
de Flandre occidentale. À la cam-
(°1974), un designer automobile qui a peu à peu conquis Turin et les pagne, dans une famille de créatifs. Son grand-père artiste, sa mère, son cœurs des amateurs de voitures.
Turin? Oui, Turin, la capitale italienne de l’automobile. Le siège historique de Fiat. Mais aussi la base de Pininfarina. C’est là que tout a commencé pour Lowie Vermeersch. Avec un stage de 6 mois qui l’a mené jusqu’au saint des saints: le studio de design. Car les designers de Pininfarina ont de nombreuses Maserati, Ferrari et Alfa Romeo à leur actif.
père… Tout son entourage papillonne dans le monde de la création. Avec ses 3 frères, il passe des heures à dessiner sur la grande table de la cuisine. Crayons et marqueurs sont toujours à portée de main, dans une grande boîte en bois. Contrairement à ses frères, Lowie trouve son inspiration dans le monde réel. Ses frères s’inspirent davantage de leur imaginaire. D’ailleurs, ils sont devenus artistes. "Le travail du designer est beaucoup plus influencé par
Printemps 2013
le monde extérieur. C’est très différent pour l’artiste, selon moi.”
Ford Taunus Un jour, alors qu’il est encore en secondaire, il découvre chez un ami de son père une vieille Ford sous une couche de poussière. Le coup de foudre. Lowie achète immédiatement la voiture. Christian, le garagiste du coin, lui offre l’espace nécessaire pour se défouler sur sa Ford. Il passe des heures sur la carrosserie. "C’est à cette époque que ma fascination pour les voitures s’est concrétisée. Cette expérience a aussi forgé le designer que je suis aujourd’hui."
me prenaient en stage. C’était fantastique! Je m’en souviens comme si c’était hier. Je suis sorti en courant et j’ai roulé pendant des heures au volant de ma vieille Ford. La musique à fond."
réponse fut une vieille Volkswagen Passat. Mon barda à bord, les adresses de Pininfarina et de l’hôtel en poche, me voici parti pour l’Italie.
“Pendant le stage, Lowie doit trouver le bon équilibre”
Delft
Volkswagen Passat
La porte de gauche
Après ses humanités, Lowie Vermeersch prend la direction des PaysBas et de l’université technique de Delft. Il y étudie le design industriel. La première année est difficile. "Je n’arrêtais pas de me demander si c’était bien ce que je voulais faire. Il y avait aussi le choc des cultures. Je me retrouvais tout à coup au milieu de citadins sans complexes. Il y a même eu de la bagarre." Mais Lowie mord sur sa chique. En 2e année, il trouve ses marques. Oui, c’est vraiment ce qu’il veut faire. Mieux encore, il veut bien le faire. Il devient ambitieux.
Turin… le rêve devient réalité. "Mais comment arriver jusque là? Me voici chez Christian, avec mes petites économies. Quelle est la plus grosse voiture que je peux avoir avec ça?" Sa
Pendant le stage, Lowie doit trouver le bon équilibre. "Je faisais des recherches pour ma thèse, mais les autres stagiaires me disaient: “Tu es fou, tu dois surtout dessiner, inventer.”
La lettre En préparation à son stage, Lowie compose un portfolio qu’il envoie à différents bureaux. Et voilà qu’il reçoit une lettre dans son petit kot. "Le papier portait l’en-tête de Pininfarina. Ils
09
10
Donc, je faisais mes recherches en soirée." Chez Pininfarina, les stagiaires n’ont pas le droit d’entrer dans le "vrai" studio, pour éviter d’éventuelles fuites. "Le dernier jour, le chef designer est venu vers moi et m’a fait signe de le suivre. Je crois qu’il ne parlait qu’en italien. Instinctivement, j’allais me diriger vers la droite, mais il m’a emmené vers la porte de gauche, la porte du studio. C’était la première fois que j’y mettais les pieds. Waouh. Et là, ils m’ont proposé un contrat."
“Il y a une énorme différence entre une idée et une idée concrétisée. Une idée = 1, une idée concrétisée = 10” Nido Le vrai travail peut commencer. "Après 4 ans, je suis devenu chef d’équipe des junior designers. Tout s’est fait très naturellement. Ils voient que tu prends des initiatives, que tes projets sont porteurs... " Le projet "Nido", une citadine sûre, marque un tournant dans sa jeune carrière. "Nido n’était pas un projet
officiel, ce qui laissait plus de place à l’innovation. J’avais dessiné une petite voiture, les premières esquisses tenaient sur un post-it. La réaction d’Andrea Pininfarina a été instantanée: “Ce sera notre prochain concept-car!” Pour moi, une voiture doit avoir du caractère et dégager quelque chose de positif."
Concurrence La tâche n’est pas facile. "Chez Pininfarina, on est toujours en concurrence avec les autres designers. Chacun se bat pour faire passer ses projets. Ce n’est pas toujours une mince affaire avec des designers qui ont autant d’expérience. Personne n’accepte tes propositions pour tes beaux yeux."
Directeur À 32 ans, Lowie est nommé directeur du département design. La place s’est retrouvée vacante suite au départ à la retraite de l’ancien grand chef. "Andrea a pris son temps pour sa succession. Jusqu’à ce qu’il m’appelle dans son bureau: « En réalité, tu es trop
jeune, mais tu es celui qui convient le mieux. »" C’est ainsi que Lowie Vermeersch s’est retrouvé à la tête d’une équipe de plus de 100 (!) designers, maquettistes, techniciens informatiques et ingénieurs.
Granstudio Après avoir mené à bien une série de projets au poste de directeur, Lowie sent qu’une page se tourne. Il est prêt pour un nouveau défi. En 2011, il quitte donc Pininfarina pour lancer son propre bureau: ‘Granstudio’ (www.granstudio.com). Un studio qui lui donne toute la marge de manœuvre nécessaire pour étendre sa passion du design à d’autres domaines. Aujourd’hui, les 16 membres du studio travaillent non seulement pour divers constructeurs automobiles, mais aussi pour le secteur de l’architecture et de la mobilité.
Printemps 2013
Pininfarina
Lowie sur YouTube
Pininfarina est un monstre sacré de l’automobile et du design. L’entreprise a été fondée en 1930 par Battista "Pinin" Farina. Plusieurs grandes marques automobiles, comme Ferrari, Maserati, Alfa Romeo, Lancia et Fiat, font ou ont fait appel aux services de Pininfarina. www.pininfarina.com
En 2010, la chaîne de télévision flamande Canvas a tourné un documentaire sur la vie et l’œuvre de Lowie Vermeersch (dans la série intitulée "Vormgevers"). Le reportage suit Lowie et ses collaborateurs au fil de la création de la Duettottanta, un concept-car inspiré de la légendaire Alfa Romeo Spider. Tu pourras en retrouver quelques extraits intéressants sur YouTube.
11
TURBO START
Printemps 2013
b D é ta c h a
le !
Le plein ique de techn
r x compter su temps, tu peu en ps m te de CAM. nique eur chez EDU plein de tech t at ti rm pe fo n u c, u e L ir sà Pour fa r. ous adresson er-réparateu rd’hui, nous n u jo u A . tes du carrossi rt ta en ig ll te TurboS in es les techniqu ue les nouvel Il nous expliq
SMART T R A n u ’ u q s u bien pl
cule dans un nouveau véhi ur le rs ou uj to ‘refaire une attendent llait donc leur ium Area fa ed Il . M le to l ab al cc Sm état impe bréviation de . de réSMART est l’a le grand jour is: techniques ça l’imporan fr beauté’ pour En . es qu En core renforcé ni . en ch es a Te ac g rf in su as s Repair le ne du en de leasing, le Le succès petites et moy dégâts SMART. En fin s tit es pe qu paration pour ni ou ch ts te la ure dans son tance des es, griffes, éc iles ont mener la voit ra ob t m fe to bref, les boss ef au s en teur siduelle. Il client doit Les construc er la valeur ré ans enfix 40 en a y d’ de peinture. il in T af AR SM état initial s techniques lièréparer les développé ce bissaient régu préférable de su s nc re do itu t vo es s t, le la viron. En effe griffures sur . petits dégâts tes bosses ou ti s pe re s ai de ét t ri op pr remen rs tu fu s ication. Or, le chaîne de fabr
Un éclat Quoi? Un éclat dans le pare-brise peut vite se transformer en fissure suite à un choc en traversant un passage à niveau ou autre. Ou s’agrandir par temps de gel.
La procédure normale? Remplacer le pare-brise. Ce qui signifie enlever l’ancien parebrise dans les règles de l’art, puis coller et monter le nouveau au bon endroit. Le tout en retenant son souffle pour que la vitre ne bouge pas d’un millimètre pendant l’opération, faute de quoi l’eau de pluie s’invitera dans l’habitacle. Le travail prend entre 2 et 3 heures. Et l’ancien pare-brise fait grossir la montagne de déchets.
SMART? Le technicien utilise un appareil spécial pour injecter quelques gouttes d’un liquide spécial directement dans l’impact. Ce liquide réassemble les petits éclats de verre. La réparation est ensuite durcie au moyen d’une lampe UV et de rayons UV, ce qui empêche l’impact de grandir à nouveau et rend sa solidité au pare-brise.
Les avantages? Une demi-heure de travail, un beau résultat, un prix beaucoup moins élevé, un déchet en moins et aucun risque d’infiltration d’eau. Une condition: l’éclat ne doit pas être plus grand qu’une pièce de 2 euros.
13
14
Le plein de technique
Une bosse
oquer des pe peuvent prov es os d ch an de gl Beaucoup rie. Un simple r une carrosse e bosse sur le tites bosses su peut faire un e br ar un d’ qui tombe toit.
Quoi?
" la tôle. s’il "massait e m m co s, une par en dessou instruments: soin de deux be a rt à il , se la i ce qu Pour éciale une lampe sp et e bé e. ur tig co la tige inte de ement de la po "lire" l’emplac
s? peinture, pide. Plus de ra us pl up de déC’est beauco coulure, plus de us pl e, èr si ence de plus de pous normale? un aucune différ La procédure c’est fini. Et bosselé avec , dé ça it ut ra To . au et ch ossier r. Après cela, Avant, le carr avec un spotte ou couleur! s, ta la un e tr et doivent marteau ncer, met po t, ui nd x conditions l’e eu r D ue t iq pl en m ap mplies: la ait facile il devait efois être re dre. Il en av ut in to pe et oe pr ch s s être plus sous-cou oublier le sse ne doit pa travail. Sans bo de es ur 2 he pour 10 ne pièce de grande qu’u duits. inture ne doit euros et la pe ée. pas être abîm carrosLe . re SMART? tu in pe sselage sans bosses Place au débo redresse les et um im in m le te on sier dém Les avantage
Printemps 2013
n de peinconsommatio il durcit la ture. Enfin, un sécheur peinture avec polit la zone infrarouge et peaufiner. peinte pour la
Une griffe Quoi?
ofonde, où Une griffe pr petit bout il manque un de peinture.
s? p ail. Beaucou ures de trav he ux La de ets. Maximum moins de déch uits, et donc e. in ig moins de prod or ture d’ aussi sa pein e condivoiture garde soumise à un i ss au t es e qu s être plus Cette techni dre ne doit pa in pe re à ne ça devient du tion: la zo e A4. Sinon, ll ui fe ne ’u s avantages grande qu offre pas le n’ i qu , ir ot repair. panel repa rd, le e SMART de sp bo qu ’a ni D ch . te le SMART? la ca he lo uniques de ir, ou retouc plus Le spot repa ouche sur la -c us so e T ne peuvent un plique suite, niques SMAR En ch e. te ifi s at technicien ap Le m : la il situations. Conclusion possible. Puis ns toutes les inture da pe es e ué un iq petite surface pl ec , av les sont plus pas être ap ne au pistolet t, qui ent l’être, el an uv lu pe di s le de il peint la zo el u d pe iques que Mais quan comportant un et plus écolog inture es pe èr la ch ns transparente ns da oi re rapides, m lement se fond stolet classiques. va donc littéra se un petit pi ili ut il e, les techniques ir fa ce la ur er Po is e. d’origin rmet de minim duite, ce qui pe à pression ré
La procédure
normale?
er, appliquer aurait dû ponc er si os le rr ca Avant, le matifier tout ouche, polir, -c us so re le tiè el indre en une nouv ller et le repe co re le , is ps m pu t de te panneau, d énormémen en pr n io at ér ment. L’op nt. pas mal d’arge et coûte donc
Les avantage
SMART, un travail de spécialiste Tout le monde n’a pas la volonté ou les capacités d’utiliser les techniques SMART. Il faut pas mal de savoirfaire pour maîtriser ces réparations. Et il faut aussi des outils adaptés. C’est ce qui explique que les réparations SMART soient devenues une spécialité à part entière.
15
16
Le plein de technique ues SMART une petite déchirure iq n h c e t e d s le de cigarette, le tableau de Une brûlure Autres exemp e griffe sur garniture, un cuir ou
dans la les sièges en un cartable d’usure dans s ou ne n zo so ssi être s is le , bu bord n peuvent au ites par un repeindre. une effractio ns d’ s Les griffes fa sa ART. le es el cé qu fa es sé les techniqu SM ment être ef repolir la pplication de l’a de r peuvent facile cuir r pa te de s es en ré ur nt répa rénovate te va se co ur velours et ition. Il enpo fin s Le spécialis re de tu in he te uc co Les couche de pour ça. lève ainsi la sont parfaits îab t es i qu e surface, cell astiquer la ut pe et lème es, ée m Feux avant s en sûr un prob bi ou t ss es c’ de , és en iff ur la couche juste Des phares gr t un danger po aussi et surtou er et la faire s éliai lis m re ga , êt l’é t ue iq en ur ét po th t parfaitem en uv pe es iff gr optimale briller. sécurité. Ces une visibilité r ve ou tr re : poncer la minées, pour ux techniques de te is ex Il phare avec Plastiques dans la nuit. Un is repeindre le ? pu ré e, su un fis ja cs B polir le Un pare-cho couche de PC ansparente, ou Le tr ? es lé ff fê ri e tig ar an t par le fasupport de ph une peinture évus à cet effe une pr ts ur ui po od là pr s t on protège soudage es phare avec le uche de finiti effico et le el de uv pi no ra réparation bricant. Une les rayons UV. avant contre de nouvelles e at ar ch ph l’a le s er or it al et d’év but des ancace. Ca perm la mise au re et es èr e ch èc pi pièces bien e SMART, la cette techniqu ciennes. Avec ité ouvé ouve sa solid soudée retr Testé et appr ut oyons que pe e qu ni ch te rt, nous ne cr ta La oS rb Tu z he d’origine. C les avons donc e sur tous voyons. Nous us no e qu être appliqué ce iasing chez spécialiste ut voiture de le e un é en m plastiques. Le em , en elques peeuse spéciale . Il y avait qu ur te ra pa ré lise une soud un ue à avant, mais pe de plastiq sur les ailes es ss bo es utilisant le ty tit abîmée, et e additif. n’était pas re tu in pe souder comm la des et une griffes profon es qu el qu ant. Les e structure pare-chocs av la Eléments d bosse dans le rées suivant t ont été répa an av s le in sans peinture ai reage sans pe s et les pa e de débossel qu ni ch un Les portière te ccs, seul rfois des stru au pare-cho chocs ont pa ture. Quant en peinte et il re es é ir lémenta surface a ét sa de t ar tures supp qu ART visible. Avec technique SM ne différence cu au a y plastique. La n’ assiques, rer réparation cl i de les répa de channs es sa qu ni at permet auss ét ch e en les te moins 1.000 de les remettr yé plus ou uleur. pa co s la on à ri ou localement et au e nous ructur ART ne nous ce soit à la st techniques SM s ce s ai ger quoi que m s, euro 300 euros. ont coûté que m iu in m u ux al jo bi s Jantes en nt comme le aluminium so localer re pa Les jantes en ré t possible de es Il e. ur it .. s bordures. Le d’une vo les 4 à 5 ans? Tu savais que. sionnés par le ca oc ts gâ accident tous l, qui dé un ge a un en oy ec ment les m av es oduisent dans … le Belge mplit les griff cidents se pr Il suffit ac r. s eu de at t spécialiste re tiv ar ac ile? d’un … la plup tour du domic l’application par durcit après n de 10 km au la repeindre yo de ra pliquées et im un e nt nt ja so ncer la es neuves ur it vo ensuite de po s de ière année de … 15% nt dès la prem de ci ac spot repair. un dans s Habitacle circulation? concernent le s plus chères le ns tio ra pa … les ré ? us puissantes voitures les pl uent des voicidents impliq ac s de r ité or 12.000 km pa … la maj entre 7.000 et t en ul ro i qu tures an?
Griffures
Printemps 2013
Apprenti chez Kronos:
de la mécanique à la belle mécanique... K
ronos, le Porsche Centre de Gembloux, a déroulé le tapis blanc pour recevoir TurboStart. C'est en effet par une épaisse couche de neige et à une vitesse moyenne de 20 km/h que nous sommes allés
à la rencontre de Thierry Van Dalen, managing Director de Kronos.
Ce passionné nous retrace brièvement sa carrière, de son passé de coureur automobile (principalement sur Porsche, qui l'eut cru) à la reprise de la concession qui compte aujourd'hui 19 personnes et écoule quelque 150 bolides par an. Comme toutes les autres marques, Porsche fait également appel à des stagiaires et/ou à des apprentis en mécanique automobile, qui doivent se plier à la règle numéro un du garage: la satisfaction de la clientèle.
“Chez Kronos, chacun a sa place dans l'organisation, chacun doit réussir parfaitement sa mission, du directeur à l'apprenti.” Si le ‘boss’ est exigeant avec son per-
“Autrement dit, la motivation est déterminante!” sonnel, il l'est avant tout avec luimême et prend à cœur son rôle de ‘maître de stage’ lorsque des jeunes lui sont confiés. Pour ce faire, il fait appel à un troisième acteur, indispensable dans la réussite du stage ou du contrat d'apprentissage: les parents.
Julien
“Avant d'accepter un stagiaire, je parle d'abord avec les parents pour connaître la motivation de leur fils (fils parce que nous n'avons jamais eu de mécanicienne au garage!). Par la suite, je les informe de l'évolution à l'atelier, mais je demande aussi une implication de leur part dans le suivi de la scolarité de leur enfant. C'est à eux à veiller qu'il se présente bien au cours et reste motivé. Chaque apprenti a une période de doute, c'est
normal, c'est dans ces moments-là que les parents doivent soutenir leur enfant.” Autrement dit, la motivation est déterminante!
Comment se passe un stage chez Kronos? Les élèves viennent se présenter spontanément. Ils étudient soit dans des écoles techniques, soit dans des instituts de formation en alternance de type IFAPME. C'est la motivation qui sera décisive et devra toujours venir de l'élève. Avec, bien entendu, le soutien des parents. Au quotidien, les stagiaires et apprentis sont épaulés par un technicien expérimenté les 6 premiers mois. Ensuite, ils deviennent de plus en plus indépendants dans leur travail tout en restant sous contrôle, pour devenir au bout de quelques années complètement autonomes, avec juste un contrôle final.
17
18
À l'issue de l'examen, un rapport de stage est rédigé. Une partie des points sera fournie par le garage, et l'autre partie en concertation avec le délégué à la tutelle. Les points de vue de l'enseignant et du mécanicien seront alors comparés.
La formation est importante à tous niveaux de la profession car Porsche se situe à la pointe de la technologie. Prenons, par exemple, les ordinateurs de réglage, comme les radars d’assistance au freinage d’urgence en cas de rapprochement avant trop rapide.
La formation continue
Les mécaniciens doivent également pouvoir travailler sur tous les modèles: en carbone/alu, sur des modèles hybrides ou non…
Chez Porsche, les mécaniciens sont certifiés à temps limité puis doivent se reformer. Ils révisent leurs connais-
Ils sont également réinterrogés sur les bases... il est donc de bon ton de ne pas s'endormir sur ses acquis. Les remises à niveaux sont donc indispensables et l'avenir sera axé toujours plus sur l'innovation, comme les moteurs à hydrogène, par exemple.
Il faut croire en la jeunesse “Pour un garage comme le nôtre, c'est une victoire quand un jeune s'applique et réussit, cela nous fait plaisir de le voir s'épanouir. Chez Kronos, chacun fait partie d'une mission. Et nous accordons beaucoup d'importance au bien-être au travail.”
Julien Focant, 22 ans: d'apprenti à mécanicien Porsche
sances en électricité et en mécanique, mais aussi dans tous les domaines qui touchent aux nouvelles technologies, comme la formation aux véhicules hybrides complets, les systèmes CAN BUS, LIN, les nouveaux systèmes de gestion thermique, etc.
Les stagiaires et les apprentis ont également accès aux formations en ligne et suivent chaque année les mêmes programmes de formation évolutifs payés par la société (entre 8 et 10 jours par an) et dispensés par l'importateur ou l'usine.
À l'inverse de certains, Julien n'est pas tombé tout petit dans un moteur, mais a toujours bien aimé les voitures et a opté pour la mécanique par coup de cœur, sans rien y connaître du tout. Il a commencé son apprentissage à 18 ans, avec l'aval et le soutien de ses parents. Il est spontanément venu se présenter chez Kronos, qui cherchait justement un apprenti qui partait de zéro pour le former aux spécificités de Porsche.
Printemps 2013
Après ses années d'apprentissage, il a été engagé comme mécanicien.
Les + et les Le plus difficile pour Julien a été de trouver ses marques quant à la méthode de travail et au stress lié à la responsabilité de se voir confier une voiture. Heureusement, le chef d'atelier était présent pour l'épauler. L'aspect positif, c'est de travailler dans un beau garage avec de belles voitures, mais aussi la discipline du travail, prendre le temps de bien faire les choses.
“La qualité du travail est primordiale, et on m'a laissé le temps d'apprendre. Puis il y a la magie Porsche... je suis conscient de la chance que j'ai d'être ici.”
“Quand on est apprenti, il faut être curieux, également. Par exemple, la distribution se fait généralement par courroie, mais chez Porsche, c'est avec chaîne, il faut donc se documenter par soi-même si l'on veut progresser.” Son avenir, Julien le voit dans un garage. Il aimerait continuer à évoluer chez Kronos et suivre de près les nouvelles technologies, comme les voitures full hybrides ou les modèles électriques.
Le garage de demain L’avenir est à l’e-mobility, c’est-à-dire tout ce qui relève de la technologie électrique. Voici donc venue l’heure d’investir dans les voitures hybrides et full électriques. Les investissements portent sur le matériel de charge et de stockage de certains matériaux spécifiques, comme des bornes de
“Ils sont également réinterrogés sur les bases... il est donc de bon ton de ne pas s'endormir sur ses acquis.” stockage, et dans de l’outillage spécifique à ces types de véhicules. Une attention toute particulière est accordée à l’outillage de protection du personnel par rapport à la haute tension, à la manipulation des batteries à haut voltage.
Porsche se situe dans le peloton de tête au niveau des investissements en la matière et cette année sera celle de l’avènement de la plug-in hybride ou voiture rechargeable.
19
TURBO START
Reportage
La carrosserie? Bien plus passionnant que tu ne le crois! E
n route pour la carrosserie CARE, une entreprise modèle en matière de politique du personnel. Qui donne notamment une chance aux jeunes apprentis en carrosserie. Comme en témoignent Fatlum,
Ibrahim et Bjorn. Pierre Lecoq
Comme nous l’explique Pierre Lecoq, Regional Manager dans l’entreprise: "Ce n’est pas simple de trouver de bons ouvriers. Il faut les former. CARE investit énormément de temps dans les jeunes. Nous contactons
nous-mêmes les écoles. Chaque filiale du groupe CARE peut puiser dans les adresses de la région. Chaque année, nous redémarrons la prospection dès le mois d’août. Nous prenons rendez-vous avec les professeurs. Et aussi avec les parents. Cette approche nous permet de toucher directement toutes les couches de la population. Une rencontre est organisée avec les parents. Heureusement, il est assez rare qu’un jeune arrête et si c’est le cas, c’est par manque d’intérêt. La motivation est donc essentielle."
Apprendre à travailler "Nous faisons clairement comprendre à nos jeunes apprentis qu’il est très important d’avoir la bonne attitude.
Arriver à l’heure, par exemple… Il nous arrive parfois de rencontrer des pères qui obligent leur fils à faire ce métier. Ce qui n’est bien évidemment pas la bonne attitude. Nous les évaluons et rectifions éventuellement le tir avec eux. Le tout en concertation avec leurs profs. Parfois à leur demande, parfois à la nôtre. Après un certain temps, nous en envoyons parfois quelques-uns suivre des compléments de formations. L’investissement se rentabilise peu à peu de lui-même. Les jeunes apprennent de nouvelles choses, ce qui les motive, tout en aiguisant leurs ambitions. Après ce type de formation, certains d’entre eux se voient attribuer des tâches plus élaborées. Dans l’entreprise, nous désignons également des ‘parrains’ qui veillent à la bonne integration de leurs ‘filleuls’ apprentis. Et qui nous aide à les former à certaines tâches plus spécifiques. Les jeunes doivent apprendre à s’adapter à la structure de l’entreprise, ils doivent ‘apprendre à travailler’. Ils atterrissent dans une entreprise relativement grande, qui possède une structure établie."
Évolution technologique "Au début, nos gars doivent tout faire:
la préparation, le montage et démontage, la tôlerie… Et ils vont découvrir, au fil du temps, ce qui leur convient le mieux.
Aujourd’hui, il n’est plus possible d’être bon en tout. Le métier est devenu trop spécialisé. Le métier et les matériaux évoluent constamment, sans parler des techniques. Notre métier est de plus en plus placé sous le signe de la technologie. L’un des grands défis du futur est le développement des voitures électriques et hybrides, des véhicules qui sont bourrés de technologie. CARE est spécialisée dans les techniques de réparation "économiques", comme le spotrepair, le débosselage
Printemps 2013
sans peinture et la réparation de pièces plastiques. Le spotrepair a toujours existé, mais il a connu d’énormes développements ces dernières années. En carrosserie, une bonne réparation passe aussi par l’évolution des produits, la peinture, par exemple, est déterminante."
Image de marque "Malheureusement, l’image de notre secteur n’est pas toujours positive. Pourtant, il y a plein de métiers techniques passionnants, et qui exigent de grandes compétences. Les pouvoirs publics devraient inves-
tir pour redorer le blason de l’enseignement technique et professionnel. Les parents aussi devraient se rendre compte que les métiers techniques peuvent être captivants. Tout le monde ne peut pas devenir avocat. Et le chirurgien, alors? Ses mains sont aussi très sales après une opération, seulement il est très bien considéré par la société!", conclut Pierre dans un rire espiègle…
Retrouve plus d’infos sur les différentes techniques de carrosserie à la rubrique "Le plein de technique", p. 13.
Les apprentis Nous voici dans l’atelier. Nous y retrouvons Fatlum, Ibrahim et Bjorn. Des garçons qui partagent la même passion pour l’automobile. Et qui ont un contrat d’apprentissage en carrosserie (2 jours de cours et 3 jours de travail par semaine). CARE Carrosserie est active en Belgique et aux Pays-Bas. Le groupe compte 13 filiales en Belgique et occupe plus de 300 personnes.
Fatlum
Ibrahim
18 ans
Bjorn
19 ans
18 ans
"J’en suis à ma 4e année d’apprentissage. J’ai commencé à l’âge de 14 ans. J’ai d’abord eu un contrat d’apprentissage en cuisine, mais je n’ai pas aimé. Ma passion, c’est l’automobile. À 16 ans, j’ai donc changé d’orientation pour devenir apprenti en carrosserie. Ca fait 2 ans maintenant, et j’aime toujours autant ça. Après cette année scolaire, j’entrerai en dernière année d’apprentissage. J’espère travailler dans le secteur plus tard. Ce qui me plaît, c’est que je peux aussi appliquer à la maison ce que j’apprends ici. J’aime bien travailler sur ma propre voiture. Pour moi, travail et loisirs sont étroitement liés. J’ai un parrain qui me donne beaucoup d’explications. Ce qu’il attend de moi? Que j’arrive à l’heure et que je mette du cœur à l’ouvrage. L’ambiance est bonne au boulot. J’ai beaucoup de chance: mes collègues sont sympas. Quant à mon job, j’en tire ma satisfaction en fournissant du bon travail, du savoir-faire donc."
"Pour moi, c’est une chance que je veux saisir des deux mains. C’est mon premier contrat d’apprentissage. Je suis arrivé en Belgique avec mes parents en 2010. Avant cela, j’ai fait des humanités au Sénégal, mais pas une formation professionnelle ou technique. Après mon arrivée en Belgique, j’ai d’abord suivi un cours préparatoire, un cours de néerlandais, puis une passerelle. C’est là que j’ai pu entamer mon apprentissage en carrosserie. La formation et le métier sont très variés. J’apprends énormément de choses. Surtout grâce à mon parrain, pour qui j’ai beaucoup d’estime et qui est toujours là pour m’aider et me conseiller. J’aime la ponctualité au travail et l’excellente entente entre collègues. J’aime aussi l’autonomie qu’on nous laisse. Pour le moment, je m’occupe surtout de débosselage et de (dé)montage. Et bien sûr, c’est très chouette de gagner un peu d’argent. Car je rêve de partir en vacances… au Sénégal!"
"Je suis passé des études professionnelles en sanitaire et chauffage à l’apprentissage en carrosserie. Le sanitaire, ce n’était pas trop mon truc. Les voitures, par contre... ont toujours fait partie de mes passions. Ici, je me perfectionne sans arrêt. Je peux poser toutes les questions que je veux à mon parrain. Il m’explique clairement les bonnes techniques. En insistant toujours sur le plus important à ses yeux: la sécurité. Les gants, les lunettes de sécurité et le masque antipoussière sont absolument nécessaires à l’atelier. Il me demande aussi d’arriver à l’heure et de travailler dur, c’est normal. En ce moment, je suis surtout occupé au démontage et au montage. J’espère bientôt pouvoir exécuter d’autres tâches. Les responsabilités ne me font pas peur. Je ne sais pas encore si je vais tout de suite chercher du travail après cette formation. Je suivrai peutêtre d’abord une formation complémentaire."
21
TURBO START
Reportage photos
Les maîtres de la précision L
a première chose que l’on voit dans un véhicule, c’est la carrosserie. Le plaisir des yeux, ça compte aussi. C’est le carrossier qui s’en occupe. Et de quelle manière!
Chaque carrossier a sa propre spécialisation: polissage, application d’enduit, débosselage, soudage, peinture… Et toujours avec un grand souci du détail. David ponce, enduit et polit.
Jean-Jacques redresse une bosse avec cette soudeuse spéciale. Très impressionnant. Jonathan s’occupe du ponçage de finition.
Gilles prépare la réparation.
Il ne tape pas au hasard. Chaque coup de marteau est réfléchi.
Quelques étincelles.
Printemps 2013
Les pistolets.
Stéphane choisit la peinture, la mélange et manie le pistolet comme personne dans sa cabine.
Les lampes infrarouges accélèrent le séchage de la peinture.
Batman va pouvoir venir rechercher sa Batmobile… Stijn répare tout l’avant de cette voiture, victime d’un accident.
Avec tous nos remerciements à la Carrosserie Leyn (Wervik).
23
TURBO START
Je démonte, tu prépares, il soude, nous peignons, vous contrôlez... et les clients repartent enchantés!
A
ccueil convivial chez AZ Partners, une carrosserie dont les locaux sont situés à Bastogne et à Arlon et cogérée par Pierre Adam et Jean-
Benoît Zeler. L'entreprise compte 25 personnes et est spécialisée dans la carrosserie auto, moto, utilitaire et industrielle (portes de garage).
La carrosserie fait appel à des apprentis et à des stagiaires en provenance de l'École Pierard (enseignement technique avec stage en entreprise de 2 jours par semaine pendant 10 semaines), de l'IFAPME et de l'École Lenoir (un jour à l'école pour 4 jours au garage).
Qu'est-ce qu'un bon apprenti chez AZ Partners? “Avant tout, le suivi des consignes est important. On doit sentir une progression de jour en jour et la motivation doit être présente. Les jeunes doivent avoir envie d'apprendre le métier. La rentabilité est un élément très important également.”
Printemps 2013
Stagaires et apprentis en formation Les apprentis doivent très vite être efficaces et bien maîtriser les bases. L'école leur apprend les bons gestes mais pas toujours la rapidité. Selon Pierre Adam, les écoles sont parfois sous-équipées au niveau de la tôlerie et des nouvelles techniques car le matériel nécessaire est particulièrement coûteux. Pour pallier ce manque, AZ Partners a trouvé un accord avec EDUCAM afin d’envoyer les élèves en formation au centre AutoFORM à Liège, en même temps que leurs carrossiers. Les jeunes y apprennent les nouvelles techniques de soudage, le débosselage sans peinture, la certification pour véhicules électriques...
La carrosserie en constante évolution Ces dernières années, les composants de véhicules ont été fortement modifiés: structures en aluminium, aciers à haute résistance élastique. Les méthodes d'assemblage en usine évoluent également très rapidement.
“Il faut savoir démonter et remonter toutes ces pièces équipées de nouvelles fonctionnalités” On trouve aussi beaucoup d'électronique embarquée, de nombreux éléments de sécurité, comme les radars antirapprochement ou encore le volant ou le siège qui vibre quand on passe sur une ligne blanche.
“Il faut savoir démonter et remonter toutes ces pièces équipées de nouvelles fonctionnalités.” (Pierre Adam) Avec les véhicules hybrides, il faut être très vigilant au niveau du voltage, on n'est pas à l'abri d'une électrocution. Un ou deux membres de l'atelier doivent être « certifiés hybrides » afin de maîtriser les techniques de manipulation et de démontage des véhicules électriques.
L’impressionnant robot de séchage Chez AZ Partners, la cabine de peinture traditionnelle côtoie le tout nouveau robot de séchage. Jean-Benoît Zeler nous explique la différence entre les deux systèmes.
toute nouvelle carrosserie comprenant tous les éléments d'une carrosserie moderne au niveau de la préparation et de la peinture. L'École Pierard prête également ses installations pour des formations aux
L'investissement dans ce robot au gaz (coût: plus de 125.000 euros) s'est imposé en 2000, quand le secteur a été contraint d'utiliser des produits à base d'eau afin de satisfaire aux normes écologiques. Avant, les peintures contenaient des solvants qui transformaient les liquides en solides. Le souci avec les produits à base d'eau, c'est le séchage qui nécessite à présent bien plus de débit d'air dans les cabines et une augmentation de puissance au niveau des calories. Et c'est là que le robot démontre toute son utilité. Il s'agit d'un appareil basé sur la même technologie industrielle que les robots de séchage du TGV. On peut y peindre à 10 °C (contre 2224 °C dans une cabine traditionnelle). Concrètement, on applique la base à l'eau et les parties mobiles du robot se déplacent le long des parties à sécher du véhicule, un peu comme dans un car-wash. On répète ensuite l'opération avec les deux couches de vernis. En deux ou trois passages du robot, la voiture est terminée, tandis qu'en cabine traditionnelle, il faut « cuire » les pièces pendant environ une heure à 60 °C. Pour illustrer son propos, léger et aérien, Jean-Benoît Zeler nous montre ensuite, à l'aide du pistolet qui lui tient lieu de cavalière, la ‘danse de la peinture’, où se mêlent l'expérience, la technique et l'amour du travail bien fait. Ou quand la peinture classique et la danse contemporaine se rejoignent!
Les clés d’un stage réussi Alain Cornet, enseignant à l’école Pierard, est fier de la Section Carrosserie de son école. Il y a une dizaine d'années, l'École a fait installer une
clients de la société Sikkens. En échange, les professeurs de l’école peuvent également assister à ces cours, ce qui leur permet de suivre les évolutions au niveau des peintures. Sur le plan des machines, un banc de mesurage et un appareil à souder moderne permettant de réaliser les soudures par point de résistance seraient toutefois les bienvenus.
“Nous travaillons en atelier pour des clients qui nous confient leurs véhicules. Comme dans un autre garage, nous effectuons d’abord un devis et puis nous effectuons les réparations. Nous avons même déjà procédé à la peinture complète d'une Ferrari et d'une Porsche... et je dois dire que le bouche à oreille fonctionne bien.” (Alain Cornet) À partir de la 6e et de la 7e professionnelle, les élèves suivent un stage de 10 semaines à concurrence de 2 jours par semaine dans un garage. Soit l’école suggère un lieu de stage à l'élève, soit c'est lui qui vient avec une proposition. Dans tous les cas, il faut veiller à ce que cette carrosserie soit sérieuse et propose à l'élève le matériel et l'encadrement adéquats. L'enseignant effectue 2 visites par stage: une visite de contrôle et la visite d'évaluation de l'élève, ce qui permet de garder le contact avec le monde de l'entreprise. En fin d'année, les carrossiers font partie du jury de qualification.
25
26
La parole aux stagiaires Sylvain Latran, 19 ans, “La passion du travail bien fait” Quand on parle de carrosserie à Sylvain, son regard s'illumine. Sa passion du métier lui vient de son père qui avait déjà un peu de matériel à la maison. Sylvain a suivi à l'École Pierard la mécanique en 3e et 4e, pour ENFIN suivre les cours de carrosserie à partir de la 5e.
Kevin L'avenir... Après son apprentissage, Kevin se voit travailler dans une carrosserie... c'est plutôt bon signe!
Thomas Evrard, 19 ans, “Aucune journée ne ressemble à une autre… “ Après avoir terminé ses secondaires en section Comptabilité, Thomas poursuit son rêve d'enfant et entame une formation en carrosserie.
Sylvain Expérience... Ce qu'il préfère, c'est la préparation et le résultat final. Pouvoir tout gérer de A à Z et l'aspect varié des différentes étapes. En revanche, comme c'est un amoureux du travail bien fait, il aime prendre son temps et trouve un peu dommage qu'en entreprise, on presse parfois les élèves au détriment de la qualité. Son futur... “Je rêve de passer ma vie dans la carrosserie et être responsable de mon entreprise un jour.”
Kevin Vissers, 17 ans, “Ce que je préfère, c'est la réparation des voitures” Expérience... “On apprend mieux dans un garage et la motivation est bien plus grande car on travaille pour de vrais clients. On collabore avec tous les ouvriers du garage, on apprend un peu de chacun.”
Expérience... “Ici, ça change tous les jours: préparer des pièces neuves avant peinture,
Thomas changer un pare-chocs. Ce que je préfère, c'est la tôlerie. Par contre, je n'aime pas du tout préparer les portes de garage! :)” “Ce qui est chouette dans un garage, c'est que l'on peut utiliser et voir fonctionner des outils dont on ne dispose pas dans les ateliers de l'école, comme la machine à induction pour enlever tout ce qui est collé.” Et demain… ? À 19 ans, son avenir, Thomas l'envisage comme indépendant avec, pourquoi pas, dans le futur sa propre carrosserie... ?
Printemps 2013
Raw Striker: la course contre la montre M
alines. Jonathan et Bruno mettent la dernière
main à la réplique d’une Lotus 7 (voir le numéro
précédent de TurboStart). Que s’est-il passé depuis la dernière fois? TurboStart télégraphie leur journal de bord. Septembre • • • • • • • • • • • • • •
démanteler Raw Striker déposer châssis à l’atelier carrosserie carrosserie: reboucher les trous peindre châssis commencer sur le moteur démonter admission, collecteur, allumage et couvercles de distribution monter nouveaux joints et pompe à eau nettoyer avec brosses en fer peindre bloc moteur, carter et couvre-soupapes (beaucoup de boulot sur le moteur!) faire des réunions, eh oui :p avec les collègues du CEFA: que faisons-nous? Que font les collègues du CEFA? se mettre d’accord chercher des sponsors, rédiger les courriers
• mesurer pour déterminer les boulons nécessaires et leur tension de traction • monter suspension (la voiture est sur ses roues) • installer moteur et boîte de vitesses dans châssis • monter différentiel et cardans • remplacer supports différentiel • peaufiner montage moteur, boîte de vitesses, différentiel, cardans • monter boîtier de direction
Décembre • ajuster admissions • résoudre problème admission (touche la bielle de direction): meuler un petit bout de l’admission • fixer suspension • fixer cardans aux roues
Janvier • • • •
brancher toutes les fiches électroniques sur les capteurs souder les fils aux fiches démonter les étriers de freins connecter les injecteurs
Février Octobre • démonter, poncer et nettoyer les étriers de freins (les préparer pour la peinture) • commander kit de révision (pour les étriers) • peindre pièces suspension • discuter avec CEFA pour la carrosserie
Novembre • meuler le carter en 2 (carter trop bas, pourrait frotter par terre) • choisir couleurs pour carrosserie • nettoyer boîte de vitesses • chercher: nouveaux caoutchoucs pour moteur et supports pour boîte de vitesses
• fabriquer un support pour l’ECU • continuer les branchements des capteurs • changer la pompe à eau (pompe à eau à capteur de température intégré)
Mars • • • • •
brancher la sonde lambda monter le démarreur tirer les fils raccorder les capteurs connecter le Halltech (ECU)
Les créateurs Jonathan Cuyt, 19 ans, Blaasveld étudie la mécanique automobile
Bruno Calcagnini, 19 ans, Malines étudie la technique automobile
Facebook Jonathan et Bruno ont créé une page Facebook où tout le monde peut suivre l’évolution des travaux avec plein de photos.
27
le magazine des jeunes passionnĂŠs par tout ce qui roule
TURBO START