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L'Indélébile Mag | Numéro 04

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17h miel

L’AURORE À L’ENVERS

LÂCHER PRISE

QUELLE HEURE EST-IL

ACIDE ADÉLAÏDE

LChaque été je le croisais. Cet instant de rien, entre tout de ses bruits. Plus personne ne court. Plus personne n’existe renaître. Mais avant laisser, le bleu se reposer ; adorer, carreaux encore chauds et se dire, qu’un jour on écrira cette salle de bain où l’on jouait hier ; laisser couler, les horizontale. Chaque été je m’ennivrais, de ces quelques qui s’emmiellent. De cet aurore à l’envers où tout semblait

tout et tout. Presque au bout du jour. Le temps qui glisse et lentement, se déshabille n’existe et pourtant. Pourtant je sais, qu’ils sont et qu’ils s’affairent à faire tout l’odeur du chlore qui s’entête ; regarder, quelques miettes s’attarder sur les écrira peut-être, sur ces détails qui n’en sont pas. Et parce que l’eau nous va, rejoindre, les degrés déraisonnables et s’énamourer, d’une fenêtre embuée, d’une lumière quelques minutes suspendues durant lesquelles j’avais, le coeur qui colle et les cheveux semblait immortel, car malgré l’agonie du soleil, quelque chose commençait.

l’essence . page 9

Ll’échappée . page 41

Ll’atmosphère . page 5

l’invitation . page 35

essence

17H miel

J’ai mis les doigts dans la prise

Lâché, l’idée du temps, les aiguilles

J’ai pas piqué de crise

Ecrit, l’angoisse au stylo bille

Voici mon or, mon ange, voici ma bile

L’on y voyait le ciel alors

J’ai marché sur l’eau

Gardé le marbre pour le beau

Avalé, le mors et l’heure mauve

J’ai noyé les mots

Dans le lit, des rivières

Que je pleurais naguère

En nage, j’ai redit la prière

Une autre que le Notre Père

Puis j’ai tué hier

Quelle heure est-il ?
17h miel

J’ai étreint la lumière

Allumé quatre cierges

Cinq peut-être

Et pour y voir plus clair

J’ai froncé le rideau

Il faisait beau Derrière ce carreau

De part et d’autre

Quelque part sur ma peau

J’ai presque aperçu l’île

Les minutes qu’on surligne

Le souvenir de son rire

L’odeur du pain qui grille

Et dans le jardin lent, cette fille

Que je reconnais
Quelle heure est-il ?
17h miel.
L’ image à

déchirer

17H miel

Linvitation

invitation

acide adélaïde

On ne se connaissait ni d’Eve ni d’Adam. Ni d’après, ni d’avant.

J’ai découvert le travail de Sébastien « par hasard », s’il en est un, sur Instagram. Quelques jours plus tard, nous étions face à face.

Bellecour, à l’Ouest de la place. Là où les fleurs survivent dans un esprit, dans un regard, bien qu’attirées par l’asphalte.

Il y avait dans notre échange, déjà, quelque chose d’indélébile.

Ce garçon-là est un artiste. Un vrai.

Prêt à se mettre au service de deux couleurs, d’un souvenir, d’une atmosphère simplement décrite.

Vidéaste sensible & surdoué, Sébastien a donné vie au titre de ce numéro, 17h miel. Au coeur de cette ville qui nous unit — Lyon — il a dompté l’heure dorée pour l’emmener vers des contrées légères, acides, auxquelles j’ai offert un nom : Adélaïde. Merci infini à Sébastien pour son énergie.

acide adélaïde seule & belle déambule sous le vide intimide le ciel de ses vingt ans et demi ; adélaïde s’éveille en fin d’après-midi fait tomber le soleil enfant de l’insomnie fille du blond sommeil ; adélaïde s’emmêle cent garçons lui sourient et les glaçons fleurissent dans son verre que la vie fèle ; adélaïde ne tire pas les ficelles se laisse hisser, conduire elle vole au-dessus d’elle leurs rires sont ses ailes adélaïde

éconduit le pire se marie aux fidèles et sur les passerelles supplie que la mort se suicide.

voir la vidéo

échappée

le beau est partout, ici, là, qu’on lève la tête ou que

LJ’ai vu le miel dans sa voix Déchirée, comme une jupe en soie Nec plus (54) ultra.

upside down / 54 ultra

l’on baisse les yeux, le beau est, pour qui le veut.

LLivre jaune et libre Explorant un rêve Sans jamais le dire.

room 5 / emmanuelle firman

le surdoué

LDes mots comme des chevaux Déchaînés, lancés au galop Ce gars-là n’en fait jamais trop.

florent losson

Un génie comme on n’en fait plus Le mystère qui survit Aux eighties déchues.

Lmarc peverelli / polaroïds

LL’IMPRÉVU

à chaque numéro, vous me donnez un mot, je tente d’en faire des coquelicots

C’était aujourd’hui

Qu’il en aurait assez

Lui l’homme lassé

Des diamants impolis

Des nobles capillotractés

Vides de leur propre vie

Et de toute humanité.

D’un rouge ostensible

Il finirait de peindre

Le dessin d’un possible

Sur l’avant

De ce bateau patient

Qui l’attendait

Comme l’aurait fait un chien

S’accommodant de vivre

Dans un espoir sans fin.

Il observerait ses lettres

« Nigroninoïram »

Son navire désormais

Orné de treize flammes

Qui lui rappelleraient

L’ivresse, la femme

L’océan dans son regard

Et maintenant

La mer pour seul phare

Car

C’était aujourd’hui,

Le jour du grand départ.

EDITION

La Moindre des Choses

CONCEPTION / RÉDACTION / PHOTOGRAPHIE

Clemence M

ILLUSTRATION L’INVITATION

Sébastien Gaudeaux assisté de Margot Gaillard

ILLUSTRATION L’ÉCHAPPÉE

Single Upside Down / 54 Ultra (2025)

Room 5 / Emmanuelle Firman, chez Room Book Edition (2024)

Portrait Florent Losson / Alex Pip (2024) Série de polaroïds / Marc Peverelli, chez Blue Star (80’)

MERCI INDÉLÉBILE À

Benjamin

Laurence

Laurent

JacMo

Margot

Mélanie

Nathalie

Patrick

Rémy

Sébastien

Sophie

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Vous aimerez L’Indélébile, le livre.

Peuplé d’âmes & de choses qui ont marqué ma vie

Paru le 15.01.2026

17 poèmes

11 photographies

Édité par la maison lyonnaise Zinzinule

je le veux

Lindélébile

@lindelebile_mag maisonlmdc.fr

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L'Indélébile Mag | Numéro 04 by lamoindredeschoses - Issuu