Bulletin bois 160/2026 Pavillons Kiosque sur la Bürkliplatz, Zurich Pavillon des Bains, Neuchâtel Arrêt de bus, Zurich Pavillon à portes coulissantes, Nuglar-St. Pantaleon Cabanon de la Place de la Gare, Chambésy Pavillon Albert Anker, Ins
L’élégant ‹Pavillon des Bains› s’inscrit dans le réaménagement urbain du ‹Parc des Jeunes-Rives› à Neuchâtel, aux côté d’autres aménagements au bord du lac éponyme. Architectes: Frundgallina Architectes FAS SIA, Neuchâtel. Photo: Olivier Di Giambattista, Genève
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1 Le pavillon ‹Umbrella› au jardin botanique de l’université de Fribourg: Trois mélèzes ma lades, abattus in situ, en constituent l’ossature porteuse de l’ouvrage ainsi que la dalle et les bancs. Architecture Charly Jolliet, Fribourg Maître d’ouvrage Jardin botanique de l’univer sité de Fribourg Construction bois Jordan, Cerniat Photo Prix Lignum 2024, photographe Joel Tettamanti
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2 Une structure hexagonale pour le parc d’Uster: Référençant les kiosques historiques des parcs, l’édifice est accessible de toute part. En plus d’une construction entièrement dé montable, les fondations, des dalles de bégton sont issues du réemploi provenant à l’origine de l’aéroport de Zurich. Architecture Winfried Schneider Produktdesign, Zurich Ingénieur construction bois Timbatec Holzbauingenieure, Zurich Maître d’ouvrage Ville d’Uster Photo Winfried Schneider, Zurich 3 Verre et mélèze clair: le pavillon du Café Leo sur la Leopoldplatz est un lieu de vie incon tournable, proposant de nombreuses activités pour les habitants du quartier. Le bâtiment lui-même s’intègre parfaitement à la place et rend hommage à l’église historique située à proximité. Architecture sophie & hans, Berlin Maître d’ouvrage WendePunkt gGmbH, Berlin Photo Ignacio Bandera, Berlin
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Petites échelles, allure marquante En juin 2024, l’association Open Square a lancé en Suisse la toute première ‹Journée de l’espace public›, un événement désormais annuel qui vise par diverses initiatives à mettre en lumière le rôle essentiel de l’espace public dans notre société. Les constructions présen tées dans ce numéro du Bulletin Bois s’ins crivent pleinement dans cette démarche. De taille modeste, elles enrichissent pourtant l’espace public au cœur d’un centre urbain, en périphérie, au bord d’un lac ou à la campagne, en développant des espaces de détente, de transition ou de loisirs. Qu’il s’agisse de mobi lier urbain, de structures éphémères et démon tables, ou encore de constructions pérennes comme des kiosques ou des pavillons, le bois se révèle particulièrement adapté lorsqu’il s’agit de légèreté, de préfabrication associée à la rapidité de montage ou de caractéristiques plastiques et matérielles. Plusieurs exemples illustrent cette flexibilité: des installations lé gères, comme le pavillon ‹Umbrella› au jardin botanique de l’université de Fribourg ou celui du parc municipal d’Uster; des aménagements intégrés à des infrastructures existantes, tel le café éphémère ‹TrainTrain› à la gare de Lau sanne; ou encore des projets à forte portée sociale, comme le café ‹Leo› sur la Leopold platz à Berlin. Ils rappellent la démarche du ‹Serpentine Pavilion› à Londres, construit chaque été par un bureau d’architecture de renommée internationale, sur invitation de la Serpentine Gallery. Ces structures se prêtent aussi parfaitement à des fonctions culturelles, lectures publiques, concerts ou représentations artistiques, une façon de rendre la culture autant que l’architecture accessibles au plus
4 Un pavillon dérobé à l’espace public: TrainTrain est un café éphémère, installé dans une arcade jusqu’alors inutilisée à côté de l’entrée sud de la gare de Lausanne. Ce projet pilote, dont la forme fait référence à l’univers ferroviaire, propose vins et café et restera en place jusqu’à la reprise des travaux. Architecture Vincent Barindelli, Aurélien Frot, Charles Jenny, Lausanne Maître d’ouvrage TrainTrain café + vin, Lausanne Photos Gentian Kadrijaj, Lausanne
grand nombre. Ce numéro du Bulletin Bois présente plusieurs illustrations d’une telle dé marche: un kiosque, des vestiaires publics, une gare routière provisoire, un pavillon ima giné par et pour des jeunes, un ancien hangar transformé en lieu de rencontre et une exten sion autonome pour une institution culturelle. Plus qu’une réponse à un besoin programma tique, chacun de ces projets soulève des en jeux formels, urbanistiques, territoriaux ou liés au choix des matériaux. Le kiosque du site municipal de la Bürkliplatz à Zurich, par exemple, dialogue avec le pavillon Maillard et les bâtiments historiques voisins, malgré leur différence de matérialité. Il crée une filiation formelle avec l’existant grâce à un langage architectural issu de la logique de sa structure en bois, dont la trame se dessine en façade par la succession des piliers aux entablements arqués. Le ‹Pavillon des Bains›, dans le parc des Jeunes Rives à Neuchâtel, apparait tout autant comme un volume indé pendant que comme un élément s’inscrivant dans un contexte d’aménagement global. Longtemps laissé en friche depuis l’Expo.02, le parc est aujourd’hui un lieu vivant entre la vieille ville et le lac. À Zurich, c’est la gare routière du Sihlquai qui fait la démonstration d’une revalorisation réussie. L’ancienne infras tructure en béton, datant des années 1980, ne répondant plus aux besoins contemporains, est remplacée par une structure temporaire, qui accueille les voyageurs pour la prochaine décennie et sera facilement démontée. Ce nouveau pavillon à la hauteur surdimension née sert également de repère spatial et visuel dans l’espace public. L’origine singulière du
‹pavillon aux portes coulissantes› de Nuglar et Saint-Pantaléon a réuni un ensemble d’interve nants de tous horizons. Initié par les jeunes du village, le projet a abouti grâce à l’investisse ment de bénévoles et à des donations finan cières et matérielles. Désormais accessible à chacun, cette structure légère peut adopter de multiples configurations grâce à ses panneaux coulissants. Le réaménagement de la place de la gare de Chambésy, destiné à encourager l’usage du Léman Express, a inclus la rénova tion d’un petit cabanon, qui sert désormais de point de rencontre entre la gare CFF et le centre historique du village. Enfin, le Centre Albert Anker s’est doté d’une extension indé pendante où une partie de la collection est exposée dans un environnement feutré, parti culièrement adapté à la préservation des œuvres. La réalisation de l’objet est exemplaire dans sa mise en œuvre du bois: les assem blages métalliques y sont réduits au strict mi nimum, aucune colle n’est utilisée, et le bois provient de chêne du Seeland et de sapin de l’Emmental. Malgré la diversité de leurs programmes, tous ces projets partagent un même dénominateur: les constructions de faible ampleur offrent un terrain d’expérimentation privilégié, aussi bien pour les techniques constructives et l’usage des matériaux que pour les modes de collabo ration. Le bois est alors un partenaire idéal.
Jutta Glanzmann Communication technique Lignum
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5 ‹À table› Serpentine Pavilion 2023: une table ronde structure ce volume ouvert, construit principalement à partir de matériaux d’origine biologique à faible empreinte carbone. La forme s’inspire librement de la cime des arbres du parc. Architecture Lina Ghotmeh – Architecture, Paris Maître d’ouvrage Serpentine South, Londres Photos Iwan Baan, avec l’ai mable autorisation de la Serpentine
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Kiosque sur la Bürkiplatz, Zürich Avec un langage formel hérité de la logique constructive de l’ossature en bois, le nouveau kiosque dialogue avec le pavillon Maillard, gloriette historique, et les autres bâtiments de la place. Le léger porte-à-faux de la toiture, soutenu par les poteaux arrondis de la façade, élargit l’espace d’accueil du pavillon et offre une aire de détente au cœur de la ville. La Stadthausanlage constitue une place pu blique remarquable au cœur de Zurich. Chargé d’histoire, le site a fait l’objet de plusieurs transformations, dont la dernière rénovation, réalisée en 2000, visait notamment à renfor cer la cohérence urbaine de l’ensemble. La place constitue aujourd’hui un lien important entre le centre-ville et le lac. En effet, la place est traversée par d’importants flux urbains qui relient les axes structurants du centre-ville zurichois. Ainsi, la construction du nouveau kiosque a également été l’occasion de repen ser l’aménagement paysager de la place. Le projet s’inscrit dans une vision à long terme visant à multiplier les espaces ombragés, grâce à une canopée continue. La végétation exis tante est ainsi densifiée, tandis que la croissance future des arbres est intégrée comme une don née déterminante de la conception et de l’im plantation du bâtiment. Le pavillon Maillard, classé au patrimoine, occupe une position centrale dans la composi tion de cet espace public. D’autres construc tions de petite échelle sont disposées en péri phérie du parc, avec des implantations en rupture avec la stricte symétrie de l’ensemble. Le nouveau kiosque s’inscrit dans cette sé quence et prolonge la logique d’implantation du pavillon historique. Compact et de plainpied, le volume bâti s’élève sur le grand côté de la place. Cette position répond simultané ment au concept d’arborisation et aux princi paux flux piétonniers. Elle établit également
une distance appropriée avec le pavillon Maillard et participe à la partition équilibrée du bâti au sein de cet espace de détente. Une toiture en porte-à-faux court sur tout le périmètre du volume et rassemble l’ensemble des usages du kiosque. Ce geste définit un espace intermédiaire qui prolonge les espaces intérieurs vers l’extérieur et offre une protec tion contre les intempéries. Le plan compact rationalise l’utilisation de la surface pour une emprise minimale au sol. Il en résulte une exploitation efficace, où les flux de circula tions publics et de service sont clairement dis sociés. L’espace de restauration s’oriente vers le parc et le lac; la cuisine et le buffet se prolongent ainsi sans rupture avec la terrasse extérieure. Les livraisons s’effectuent depuis la rue, à l’écart des zones réservées à la clien tèle. Attenant à l’espace de restauration, se trouve le bureau de la police des marchés qui dispose d’un accès indépendant. Son orienta tion vers l’ouest offre une vue d’ensemble sur la place, alors que les sanitaires publics sont disposés à l’opposé. Le sous-sol abrite, outre les locaux de stockage et les chambres froides, les vestiaires du personnel ainsi que les locaux techniques. Un poste de transformation et ses installations électriques alimente la place lors d’usages temporaires tels que des mar chés ou des manifestations. L’expression extérieure du nouveau kiosque résulte directement de son organisation constructive et fonctionnelle. Le bâtiment est caractérisé par une enveloppe facettée en relief, dont les montants de façade verticaux, à la fois architecturaux et statiquement actifs, crée un rythme régulier autour du volume qui harmonise les ouvertures des différents programmes. Le profil arrondi caractérise l’avant-toit et établit une parenté formelle et discrète avec les bâtiments classés. Au niveau des allèges et des linteaux, les intervalles entre les montants sont garnis de lames de
bois horizontales jointives. Devant le plan des fenêtres des volets coulissants à guidage vertical sont constitués de lattes de bois verti cales qui alternent avec autant de vides. Pen dant les heures d’exploitation, celles-ci sont relevées derrière la structure horizontale à lattes ajourées au niveau des linteaux. La façade acquiert ainsi une profondeur variable et com pose alors une grille de bois décorative et en relief qui varie selon les heures d’ouverture du kiosque. Dans sa colorimétrie, l’enveloppe du bâtiment se veut discrète. Le ton gris chaud de la façade fait écho aux teintes des bâti ments environnants et favorise l’intégration de la nouvelle construction dans le contexte existant. Un socle en béton apparent forme une assise continue autour du bâtiment et constitue le point d’appui de la structure en bois. L’ossa ture est rythmée dans le sens longitudinal par des cadres disposés en série selon une trame de 1,15 mètre. Les montants de façade sont reliés de manière rigide aux traverses qui reprennent les charges verticales de la toiture. Derrière les montants, des éléments préfabri qués à ossature bois isolée constituent l’en veloppe thermique du bâtiment. Les cloisons intérieures sont réalisées en ossature bois et contribuent au contreventement du bâtiment. La construction privilégie une forte proportion d’éléments en bois massif, afin de limiter autant que possible le recours à des produits en bois collé. Ce mode constructif, respectueux des propriétés du matériau, permet une lo gique porteuse simple et lisible, et favorise à terme le réemploi.
Situation
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Rez-de-chaussée
Sous-sol
Coupe longitudinale
10 m
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Composition toiture: Végétalisation extensive 100 mm Toile non tissée Étanchéité Isolation avec forme de pente 16–22 mm Pare-vapeur Panneau OSB 10 mm Plateau de bois 40 mm Poutres en bois dans le plafond suspendu 200 mm Hauteur de suspension 680 mm Plafond suspendu 60 mm Composition façade: Peinture couvrante Lattage en bois profilé, variable Ventilation, variable Panneau trois plis 20 mm Lé coupe-vent Panneau de fibres tendres 30 mm Laine minérale 240 mm Pare-vapeur Panneau trois plis 20 mm
Coupe de détail
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Lieu Fraumünsterstrasse 1, 8001 Zurich Maître d’ouvrage Biens immobiliers de la ville de Zurich, représentée par le Service des bâtiments de la ville de Zurich Architecte et direction des travaux Schmid Ziörjen Architektenkollektiv, Zurich Architecte paysagiste Uniola AG, Zurich Ingénieur STK Bauingenieure AG, Kilchberg Ingénieur bois et protection incendie Makiol Wiederkehr AG, Beinwil am See Signalétique C2F Creative Studio, Lucerne Construction bois Küng Holzbau AG, Alpnach Menuiserie Küng Holzbau AG, Alpnach Matériaux Du bois provenant de la forêt communale de Zurich, située sur le Zürichberg Coûts des travaux CFC 2 CHF 2,666 mio. TTC Surface de terrain SIA 416 6636 m2 Surface bâtie SIA 416 104 m2 Surface au sol SIA 416 203 m2 Volume bâti SIA 416 775 m3 Durée de construction Octobre 2024 – Décembre 2025 Fotos Lukas Murer, Zurich
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Pavillon des Bains, Neuchâtel À proximité immédiate de la ville de Neuchâtel, le Pavillon des Bains est la dernière réa lisation en date d’un projet de réaménagement urbain du parc des Jeunes-Rives, un site de 7 hectares laissée en friche depuis l’Expo.02. Le projet réunit plusieurs édicules qui structurent les rives du lac et révèle l’extraordinaire potentiel du parc. Le Pavillon des Bains, qui abrite sanitaires et vestiaires, marque la fin de la première phase du projet. En 2009, le bureau d’architecture Frundgallina remporte le concours Europan, un concours d’idées destinées aux jeunes architectes et urbanistes, avec une proposition portant sur la requalification des rives du lac de Neuchâtel. Leur projet articule plusieurs interventions sur un vaste territoire non-construit et confèrent au site une nouvelle identité pour en faire une véritable référence à vocation sociale et de loisirs pour la ville et son agglomération. La première phase du réaménagement est au jourd’hui pratiquement achevée. La frange ouest et sud du parc, qui constitue le lien avec la rive, est ouverte au public qui peut désor mais profiter de ces nouvelles infrastructures. Gradins, plateformes et pontons offrent des accès sécurisés pour la baignade, tandis qu’une batellerie au fond du port et un restaurant au bord de l’eau ont récemment ouverts leurs portes. La conception architecturale privilégie la sobriété et le minimalisme. Chaque construction a sa propre identité tout en s’har monisant avec ses voisines. Le bâti dialogue avec la composition paysagère et valorise le panorama lacustre. L’ensemble sera opérationnel d’ici l’été 2027 et disposera dès lors de tous les équipements et services nécessaires pour recevoir conforta
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blement les baigneurs et autres usagers du lac. La fin de la première étape de cet impor tant chantier urbain est marquée par la mise en service du Pavillon des Bains. Celui-ci accueille sanitaires, douches, cabines, installa tions techniques et d’entretien, ainsi qu’un local pour la location de matériel. Implanté entre le bord du lac et les accès pié tons, le pavillon adopte une géométrie circu laire et, conformément à la volonté des archi tectes, s’affranchit d’un langage purement fonctionnel, préférant une expression abstraite et mystérieuse. Du traitement des façades jusqu’à l’organisation du programme intérieur, le projet articule les notions de plein et de vide, tirant parti de cette relation d’opposition pour soigner les différentes transitions spa tiales du lieu, du parc à la cabine de vestiaire. Derrière son épaisse enveloppe concentrique, le Pavillon semble se replier sur lui-même créant un espace abrité du bruit et des diffé rentes nuisances liées à l’espace public. Le traitement presque monolithique de sa façade en bois forme une épaisse couronne extérieure continue, à l’exception des trois entrées. La profondeur de cette couronne matérialise la transition d’entrée tout en accueillant les équi pements et les cabines du pavillon. À l’inté rieur, la distribution des espaces et les circula tions est claire et intuitive. Douches, cabines de vestiaires et sanitaires sont répartis sur la périphérie du pavillon, à l’intérieur du volume crée par la couronne, tandis que le centre est occupé par un patio végétalisé à ciel ouvert, vers lequel s’orientent des bancs comme une invitation à un bref instant de relâchement. Le choix du bois s’est imposé progressivement au fil des échanges avec la Ville de Neuchâtel, justifié par la vocation publique du projet. Il
s’agit essentiellement de sapin blanc, issu des forêts appartenant à la ville. Mis en œuvre en sections équarries et massives, le système constructif s’inscrit dans la continuité d’une réflexion architecturale qui privilégie sobriété et simplicité, mettant en avant l’honnêteté constructive et la durabilité. La toiture à deux pans est revêtue d’un plaquage à joints de bout en tôle d’acier inox abritant des intempé ries, les locaux et les espaces de déambulation. Le bâtiment, prévu pour un usage saisonnier, n’est pas isolé. La cohésion visuelle est assu rée par la finition brute du bois, partagée par l’ensemble des pavillons.
Situation
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Coupe
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10 m
Plan
Lieu Les Jeunes-Rives, 2000 Neuchâtel Maître d’ouvrage Ville de Neuchâtel Architecte projet, réalisation et D.T. frundgallina architectes FAS SIA, Neuchâtel Architecte paysagiste Approches. paysage, Lausanne Ingénieur civil et bois GVH, Saint-Blaise Conception incendie Safe T Swiss, Lausanne Ingénieurs chauffage/ventilation/sanitaire Toedtli Energie, Marin Ingénieur électricité et thermique Energys, Brent Entreprises bois Aiassa Neuhaus, Valangin Provenance du bois Commune de Neuchâtel Coûts CFC 1–9 CHF 5,595 Mio. TTC Coûts CFC 2 CHF 1,135 Mio. TTC Coûts CFC 214 CHF 290 000 TTC Prix m3 SIA 416 CHF 1735.– Surface de terrain SIA 416 20 200 m2 Surface de plancher SIA 416 114 m2 Volume bâti SIA 416 655 m3 Durée de construction Avril 2024 – Décembre 2024 Photographe Olivier Di Giambattista, Genève
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Composition toiture: Revêtement de couverture en tôle d’inox à joints debout 0,5 mm Natte de séparation Planches de faîtage en panneaux multiplis 24 mm Voligeage en lames rainées-crêtées 27 mm Contre-lattage 60 x 60 mm Pannes en bois massif 100 x 100 mm Chevrons en bois massif 100 x 180 mm Composition façade: Lambrissage vertical en planches de sapin blanc avec couvre-joints 100 x 24 mm Poteaux structurels en bois massif 180 x 100 mm Traverses horizontales en bois massif, section variable x 100 mm de hauteur Composition parois: Partie supérieure en claire-voie composé de lames de sapin blanc 100 x 24 mm Tablette en bois massif 40 mm Partie inférieure en planches de sapin blanc rainées-crêtées 120 x 2 4mm Poteaux structurels moisés en bois massif section 180 x 100 mm Composition dalle: Dallage en béton armé, taloché fin, avec forme de pente 270 mm Béton maigre 50 mm Fondations ponctuelles au droit des poteaux, diam. 600 mm, hors gel
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Coupe de détail
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Situation
Arrêt de bus, Zurich La construction en bois, sobre et fonctionnelle, répond aux besoins essentiels de la gare routière située derrière la gare centrale de Zurich. Grâce à sa hauteur généreuse et au soin apporté à la conception de sa simplicité, elle s’impose comme un véritable lieu de rencontre pour les voyageurs. Un bâtiment temporaire au meilleur sens du terme, notamment grâce à sa démontabilité. Le parking du Sihlquai, qui fait à la fois office de pôle de transport et de zone d’attente pour les voyageurs, se situe à proximité immé diate de la gare centrale de Zurich. Exploité depuis 1980, le site présentait des signes de délabrement et nécessitait des travaux d’assai nissement, tant sur le plan sanitaire qu’esthé tique. À la fin des années 2010, les différentes tentatives de la Ville de Zurich visant à reva loriser les lieux se sont soldées par un échec. L’exploitation du site arrivant à son terme d’ici une quinzaine d’année, le parlement commu nal a jugé que la rénovation du parking était trop onéreuse. Néanmoins, face à l’urgence grandissante, le Service des constructions de la Ville de Zurich a directement mandaté le bureau Holzhausen
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Zweifel Architekten, dans le cadre d’un contratcadre d’architecture, afin de reprendre entière ment la planification selon une logique de conception à coût maîtrisé (design-to-cost). L’objectif était de concevoir un pavillon tem poraire capable d’assurer les fonctions essen tielles d’une gare routière: guichets de vente, sanitaires et salles d’attente. Après avoir rationalisé et mis aux normes le plan de circulation, les quais et les places de stationnement, un espace a pu être dégagé du côté sud-est de la parcelle. Étroit et allon gé, la nouvelle gare épouse la géométrie résiduelle issue du réaménagement du site. Le volume construit crée une limite spatiale et devient le jalon de l’infrastructure. Sa hauteur, volontairement accentuée, en fait un repère visuel au sein de la vaste surface de stationne ment, y compris lorsque celle-ci est entière ment occupée par des autocars. La conception du pavillon tient compte de son usage limité dans le temps. Sa construction simple, en bois préfabriqué, privilégie les sur faces brutes et fonctionnelles. Le plafond acoustique est réalisé en panneaux de laine de bois teintés, tandis que le sol apparent corres pond directement au radier de fondation,
protégée dans les zones humides par une couche supplémentaire de résine synthétique. Toutes les conduites restent apparentes et sont dessinées selon les parcours les plus directs possibles, permettant ainsi de limiter les travaux d’habillage. La façade est composée de panneaux trois plis teintés, faciles à entretenir et à repeindre en cas de dommages, voire à remplacer à moindre coût si nécessaire. La déconstruction a été intégrée dès la conception: les différents éléments peuvent être facilement démontés et les matériaux composites ont été évités autant que possible. L’auvent métallique, conçu comme une structure indépendante, est ainsi simplement posé sur le caisson en bois et soutenu par des étais fixés sur des consoles vissées. En raison du caractère temporaire du disposi tif, la conception des espaces de circulation automobile a privilégié le pragmatisme. Pour les trottoirs et les quais, un enrobé drainant de qualité supérieure a été utilisé, conformé ment aux objectifs zurichois de ‹ville-éponge›. Les bordures de quai reprennent quant à elles les éléments standardisés de la Ville. Les es paces verts ont été revalorisés, éclaircis et
complétés par de nouveaux arbres ainsi que par une végétation basse, arbustive et adap tée aux conditions du site. Selon la planification directrice, la gare routière définitive ne devrait être déplacée à ZurichAltstetten qu’à partir de 2035. D’ici là, le pavil lon offre aux voyageurs un lieu vivant d’arri vée et de départ au cœur de Zurich, tout en contribuant à la revalorisation du quartier.
Lieu Sihlquai 15, 8005 Zurich Maître d’ouvrage Ville de Zurich, Service des bâtiments Architecte Holzhausen Zweifel Architekten GmbH BSA SIA, Zurich/Berne Architecte Paysager Balliana Schubert Landschaftsarchitekten AG, Zurich Direction des travaux Ziörjen Baumanagement GmbH, Zurich Ingénieur en génie civil Caprez Ingenieure AG, Rapperswil Ingénieur bois Timbatec AG, Zurich Protection incendie Holzhausen Zweifel Architekten GmbH BSA SIA, Zurich/Berne (QSS 1) Ingénieur électrique Walter Salm, Meier & Partner AG, Zurich Ingénieur en génie civil RMB Engineering AG, Zurich Physique du bâtiment Durable Planung und Beratung AG, Zurich Ingénieur en transport Kontextplan AG, Zurich Construction bois BWT Bau AG, Winterthour Menuiseries Schreinerei Romer Wagner AG, Elsau (toutes menuiseries); Scherer AG, Pfäffikon (Fenêtres) Matériaux BLC (plafond compris) 35 m3, bois de construction Duo 17 m3, panneaux OSB 370 m2, panneaux 3-plis 204 m2 Coûts des travaux CFC 2 (honoraire inclus) 2,393 mio. HT Coûts des travaux CFC 1–9 (honoraire inclus) 5,439 mio. HT Coûts des travaux CFC 214 454 300.– HT Prix m3 CFC 2 (honoraire inclus) 2462.– HT Surface de terrain SIA 416 7018 m2 Surface au sol SIA 416 162 m2 Surface bâtie SIA 416 189 m2 Durée de construction SIA 416 972 m3 Durée de construction Septembre 2023 – Septembre 2024 Photographe Jürgen Beck, Zurich
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Plan
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Coupe longitudinale
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Composition toiture: Végétalisation extensive Substrat et couche d’hydratation 100–200 mm Géotextile de drainage 10 mm Étanchéité bitumineuse, double couche 20 mm Laine de roche, pente min. 1,5 % 160–200 mm Étanchéité de chantier 5 mm Bois lamellé-collé, posé à l’horizontale, GL24h, joints étanche à l’air avec panneaux trois plis collés en battue 160 mm Panneau de laine de bois 1200 x 60 mm, teinté 35 mm Composition façade: Panneau trois plis, épicéa, peint, vissé de manière apparente 19 mm Lattage vertical 40 x 60 mm, 40 mm Lé coupe-vent Panneau de fibres de bois diffusant 16 mm Élément en ossature, préfabriqué, isolé à la laine minérale 280 mm Panneau OSB, joints étanchés, peint jusqu’à 3 m de hauteur, 15 mm
Coupe de détail
Composition dalle: Béton coulé sur place 250 mm Membrane composite pour béton (en option) Isolation thermique 200 mm Béton maigre 50 mm Étanchéité
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Situation
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Pavillon à portes coulissantes, Nuglar-St. Pantaleon À l’initiative de jeunes du village, une œuvre collective a vu le jour à Nugla-St. Pantaleon et incarne un exemple de codécision et de conception collective. Des éléments coulissants mobiles transforment la légère ossature en bois du pavillon en un cadre abrité offrant de multiples configurations spatiales, autant destinés aux jeunes qu’aux habitants de tout âge. Le projet débute par une lettre ouverte adres sée au conseil communal du village de NuglarSt. Pantaleon. Les auteurs de la demande, jeunes résidents du village, expriment le sou hait de disposer d’un espace abrité destiné à leurs rencontres. Afin de définir un cahier des charges, les autorités constituent un groupe de travail en veillant à y intégrer les initiateurs de la démarche. Rapidement, des objections émergent et la crainte de nuisances sonores devient un sujet récurrent. En réponse, le comi té du projet retient un site à la lisière du vil lage. Niché dans les prairies de la Breitenrüti, le pavillon s’intègre en respectant trois inten tions architecturales fondatrices: l’intégration dans le paysage, l’écologie et l’accessibilité au plus grand nombre. Avec l’appui des architectes, le projet se pré cise malgré les difficultés financières rencon trées. Le budget initial s’avère insuffisant et les jeunes membres du comité entreprennent une vaste campagne de recherche de sou tiens, financiers ou matériels, auprès des ac teurs régionaux. Touchés par cette initiative collective et la genèse du projet, entreprises et fournisseurs locaux s’engagent à leur tour.
Des tôles ondulées, des plaques trapézoïdales, des rideaux, des pots de peinture ainsi que le matériel nécessaire à leur application sont offerts ou fournis à prix réduit. Les entreprises participantes réalisent également une part importante des travaux à titre bénévole, épau lées par les habitants venus renforcer la main d’œuvre sur le chantier. Plusieurs ateliers parti cipatifs permettent de réduire encore les coûts, notamment pour la mise en peinture et la fabrication du mobilier, dont les tabourets assemblés sans colle ni vis. La légère ossature en bois repose sur des pilotis. Délibérément non hermétique et low- tech, le pavillon ne dispose ni d’isolation ni d’installation électrique. Des panneaux coulis sants assurent toutefois une protection contre le vent et les intempéries tout en constituant le principal dispositif spatial du projet. Leurs déplacements ouvrent, ferment ou recomposent une succession de sous-espaces, permettant au pavillon de se transformer tour à tour en salon intime, scène de concert ou théâtre semiouvert. Cette architecture modulable accom pagne les usages au fil des saisons et des be soins. Comme les véritables initiateurs du projet utilisent surtout le pavillon en soirée, celui-ci reste accessible à l’ensemble des habi tants le reste du temps. On peut y faire la fête, y jouer de la musique ou simplement s’y reposer. Les panneaux translucides filtrent la lumière tandis que leurs ombres mouvantes animent les surfaces intérieures au cours de la journée. Grâce à la sobriété de la mise en œuvre, l’em preinte écologique du projet reste minimale.
Le bois, notamment les poteaux juste écorcés, provient des forêts voisines et certaines élé ments, tels que le rideau et la tôle sont issus du réemploi. Les fondations pourront être dévissées en cas de démontage afin d’être réu tilisées ailleurs. Le site d’implantation ne subit dès lors aucune atteinte sur le long terme. Au-delà de sa réalisation matérielle, le pavillon incarne l’aboutissement d’un élan collectif autant qu’un laboratoire d’expérimentation social et architectural. Affranchi de nom breuses contraintes techniques et thermiques, le projet a permis aux futurs usagers de s’approprier pleinement l’ouvrage avant même son achèvement. Si le pavillon enrichit au jourd’hui la vie du village, les apprentissages acquis tout au long de sa conception et de sa construction constituent un héritage tout aussi précieux. Même si la structure devait un jour disparaître sans laisser de trace physique, l’empreinte qu’elle aura inscrite dans la mé moire des habitants de Nuglar–St. Pantaleon lui survivra durablement.
Lieu Breitenrüti, 4412 Nuglar-St. Pantaleon Maître d’ouvrage Conseil communal Nuglar-St. Pantaleon Architecte Piertzovanis Toews, Bâle Ingénieur und construction bois az Holz, Liestal Direction des travaux az Holz, Liestal, avec des jeunes villageois de Nuglar-St. Pantaleon Couvreur Leonhardt Spenglerei, Bâle Fondation Wahl Glas- und Metallbau, Liestal Matériaux enviton 7 m3 de bois et de matériaux dérivés du bois; origine du bois rond mis en œuvre (grumes): Liestal (commune) Donateurs (matériels) Metall Pfister, Dielsdorf (tôle ondulée); Röhm Suisse, Brüttisellen (plexiglas, panneaux); Bosshard Farben, Rümlang (peinture et pinceaux); Création Baumann, Langenthal (rideau); Frey Gärten, Liestal (pierre) Donateurs (financiers) Madame Studer, Fonds Max Müller Coûts des travaux CFC 2 CHF 78 500.– TTC Coûts des travaux CFC 214 CHF 44 000.– TTC Prix m3 CFC 2 CHF 1750.– TTC Surface bâtie CFC 416 5700 m2 Surface de plancher 416 15,5 m2 Volume bâti SIA 416 44,5 m3 Durée de construction Février 2025 – Mai 2025 Photographe Federico Farinatti, Zürich
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Schémas d’utilisation
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Situation
Cabanon de la place de la Gare, Chambésy La requalification de la place de la gare de Chambésy invite les habitants à reporter leurs modes de déplacement vers le Léman Express, réseau ferroviaire franco-valdo-genevois. Cette nouvelle place, inscrite au patrimoine, s’accompagne de la rénovation du cabanon de l’Auberge comme une séquence particulière du cheminement qui relie la halte CFF et le Chemin des Cornillons au centre du bourg. La mise en service du Léman Express en 2019 a permis de rénover les différentes gares et stations sur le réseau. La commune de Cham bésy a saisi cette opportunité pour engager des travaux de requalification de ses espaces publics, visant à favoriser l’usage des trans ports à mobilités douces. Les parcelles com munales reliant la gare au centre du village étaient délaissées depuis une quinzaine d’an nées, occupées par des places de stationne
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ment ainsi que des installations de chantiers appartenant aux CFF. Les espaces concernés étant classés au patrimoine protégé (catégorie 4BP), les travaux de requalification de la place de la gare sont pilotés par le bureau genevois Acau, en concertation avec le Service des monuments et des sites. Leurs recommanda tions ont notamment porté sur les choix des revêtements de ce nouvel espace public ainsi que sur l’intervention du cabanon, également au bénéfice d’une inscription patrimoniale. C’est dans ce contexte de réaménagement urbain que s’intègre la réhabilitation du caba non. Positionné sur le cheminement piéton reliant la gare au centre du vieux bourg, l’édicule structure une zone de rencontre en contrebas de la terrasse de l’auberge; son inté rêt patrimonial et sa position stratégique dans le tissu urbain ont motivé sa conservation. L’intervention architecturale débute par un
minutieux travail de démontage de la struc ture d’alors et un diagnostic des conditions des pièces existantes. Le bâtiment est recons truit en réemploi partiel des éléments sains et en état de supporter des charges. Les ajouts et compléments sont mis en œuvre en respectant les détails traditionnels et côtoient dorénavant les pièces existantes patinées par le temps. Les dimensions des pièces ont été intentionnellement adaptées pour per mettre la mise en œuvre d’une structure en sapin massif. Soucieuse de valoriser les entreprises locales et les circuits courts, la commune a saisi l’op portunité de ce projet afin de solliciter la filière du bois genevois. Dès le début du projet, cette collaboration a ainsi assuré la fourniture du bois de construction que ce soit pour du chêne pour les couvre-joints de façades et che vrons ou le sapin de la structure. Le gabarit
d’origine du cabanon, ainsi que son implanta tion, sont conservés. Jusqu’alors utilisé comme dépôt par l’auberge du village, le cabanon assume désormais la fonction de kiosque polyvalent. Le parti constructif retenu privilégie sobriété et écono mie de moyens. L’enveloppe non isolée répond à un usage limité à la belle saison. La façade, alternant des planches pré-grisées et des lames de bois bruts, est percée par de géné reuses ouvertures. Sur le chemin piéton qui mène à la gare, ces entrées de plain-pied dessinent une devanture et donne une orien tation au kiosque qui s’ouvre alors sur l’espace public. De hautes doubles portes ornent sobrement les pignons de l’édicule. À l’inté rieur, cette grammaire architecturale privilé giant la rationalité et la simplicité se poursuit. Les éléments structurels demeurent apparents et les finitions sont volontairement laissées
brutes, à l’exception d’un volume aux parois blanches, traité comme une insertion auto nome et distincte se détachant de l’ensemble. Ce volume technique regroupe les équipe ments du kiosque: kitchenette, WC et local de rangement. Ce traitement permet de faire coexister, dans un espace contraint, deux temporalités constructives: les éléments héri tés de la structure d’origine et les ajouts ré cents nécessaires au fonctionnement du lieu.
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Rez-de-chaussée
Coupe transversale
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Coupe longitudinale
5m
Lieu Chemin des Cornillons 5, 1292 Pregny-Chambésy, Suisse Maître d’ouvrage Commune de Pregny-Chambésy Architecte projet, réalisation et D.T. acau architecture, Genève Architecte paysagiste VIMADE Architectes paysagistes, Genève Ingénieur civil MDB Ingénieurs civils associés SA, Petit-Lancy Ingénieur bois MDB Ingénieurs civils, Petit-Lancy Génie civil et aménagements extérieurs Consortium PIASIO SA, Bardonnex; Jacquet SA, Genève Entreprises bois Atelier Casaï SA (charpente), Vernier; Dasta charpentes bois SA (menui serie), Plan-les-Ouates; Chalet Schuwey AG (fourniture), Im Fang Provenance du bois Forêt Genève; Scierie Groupe Corbat, Vendlincourt; Label Bois Suisse (ensemble) Coûts CFC 1–9 CHF 560 000 HT Coûts CFC 2 CHF 440 000 HT Coûts CFC 214 CHF 270 000 HT Prix m3 CHF 2240 HT Surface de terrain 2500 m2 Surface de plancher SIA 416 63 m2 Volume bâti SIA 250 m3 Durée de construction décembre 2021 – sep tembre 2022 Photographe Nicolas da Silva Lucas, Nivelle (pages 4176–4178); Liliana Teixeira, Acau Architecture, Genève (page 4179) 1 2 9 3 4 5 6 10
7 8 11
1 2 3 4 5 6
Faîtage, encaissement en cuivre Tuiles plates Contrelattage et lattage, 50 x 50 mm Lé de sous-couverture Panneau 3 plis, ép. 27 mm Chevron en chêne, 100 x 140 mm
7 8
Cheneau encaissement en cuivre Tôle plié placage thermolaqué
13 12 14 15
9 Panne faîtière, 120 x 240 mm 10 Panne intermédiaire 11 Panne sablière 12 Radier 13 Planches de stabilisation 14 Lames bois verticales 10 x 10 mm 15 Tablette avec goutte pendante
Axonométrie détaillée
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Pavillon Albert Anker, Ins Lieu Müntschemiergasse 7a, 3232 Ins Maître d’ouvrage Fondation Albert AnkerHaus, Ins Architecte Atelier Marcel Hegg, Bienne Direction des travaux Akkurat Bauatelier AG, Thoune Ingénieur civil Weber+Brönnimann AG, Berne Ingénieur bois et Protection incendie Indermühle Bauingenieure, Thoune Physique du bâtiment Grolimund+Partner AG, Berne Conception CVS Gruner Roschi AG, Köniz Planification électrique Brücker Ingenieure AG, Berne Construction bois Truberholz AG, Trub Menuiseries Schreinerei Schwab System AG, Ins (Fenêtres); Arge Zimmerei Hirschi, Trub, Schreinerei Roth AG, Trubschachen (Mobilier de rangement) Matériaux Planches juxtaposées 47,45 m3; panneaux OSB 1,68 m3; panneaux trois plis 4,94 m3; bois de construction C24 11,8 m3; panneaux MDF 2,94 m3; chêne 19,45 m3; sapin 1,93 m3; hêtre 3,17 m3; bois de Truber 73,97 m3; panneaux isolants en fibres de bois 1,49 m3; label ‹Bois suisse› (pour ensemble du projet) Coûts des travaux CFC 2 2,24 mio. TTC Coûts des travaux CFC 1–9 2,64 mio. TTC Coûts des travaux CFC 214 540 000.– TTC Prix m3 CFC 2 1590.– TTC Surface de terrain SIA 416 450 m2 Surface au sol SIA 416 201 m2 Surface bâtie SIA 416 347 m2 Volume bâti SIA 416 1410 m3 Durée de construction Juin 2021 – Juin 2022 Photographe Alexander Jacquemet, Bienne et Alexander Gempeler (Page 4182), Berne
L’annexe indépendante du Centre Albert Anker établit une liaison harmonieuse entre la sobriété formelle et la précision dans le traitement des détails propres à une construction en bois. Tandis que les surfaces non traitées, à l’extérieur et exposées aux in tempéries, vieillissent naturellement, elles créent à l’intérieur un cadre propice à la contemplation des œuvres d’Albert Anker. Afin de préserver durablement le patrimoine culturel d’Albert Anker, la fondation qui porte son nom connaît aujourd’hui plusieurs trans formations. La Maison Albert Anker devient ainsi le Centre Albert Anker. Parallèlement, afin de désencombrer la maison historique de l’artiste, qui fut à la fois son lieu de vie et son atelier, l’établissement se dote d’un nouveau pavillon d’art. La conception de ce volume indépendant s’inspire des greniers tradition nels, autrefois utilisés pour entreposer des ob jets de valeur, et transpose cet esprit dans une architecture contemporaine qui s’inscrit avec élégance dans le jardin du centre muséal. Une promenade architecturale soigneusement conçue guide les visiteurs à travers les salles de réception de la demeure historique, puis les accompagne à travers le jardin jusqu’au coin nord-est du site, où se trouve la nouvelle annexe. Celle-ci semble flotter au-dessus des herbes du jardin. La mise en œuvre sur pilotis permet de se libérer des contraintes liées au terrain, qui présente une légère pente. Le volume principal du pavillon, qui accueille l’espace d’exposition et du stockage, est ha billé d’une première enveloppe ajourée. Les poteaux diagonaux et les entretoises de cette structure participent pleinement à l’identité architecturale du pavillon. Une rampe miné rale permet d’accéder à une coursive qui mène à l’espaces d’exposition dont la façade inté rieure est constituée de couches de bois mas sif liées par des chevilles. Une imposante
porte met en scène l’entrée dans ce volume central. Dépourvu de fenêtres, cet espace protège les collections de la lumière naturelle. Un concept d’éclairage artificiel crée alors un environnement tamisé et feutré, ponctué d’accentuations qui mettent en valeur les œuvres. Le parquet en chêne non traité et le mobilier concourent à l’harmonie de l’ensemble. L’espace invite au calme et cultive une am biance contemplative, propice à la découverte de l’œuvre d’Albert Anker. Le pavillon est une construction massive en bois, bénéficiant d’une importante inertie qui lui permet de supporter aisément les varia tions climatiques. Cette caractéristique contri bue à baisser la consommation d’énergie nécessaire à l’exploitation du bâtiment. Les assemblages métalliques sont réduits au mini mum et les structures sont exemptes de colles. L’attachement d’Albert Anker à sa région se reflète dans le choix des matériaux, du chêne du Seeland et du sapin de l’Emmental. L’en semble de l’enveloppe du bâtiment est consti tué de bois de lune, ce qui lui confère robus tesse et longévité. Toutes les surfaces sont laissées non traitées, permettant au bois de vieillir naturellement et de révéler progressive ment la richesse de sa patine. En 2024, le bâtiment a reçu le Prix Lignum pour la région Centre, récompensant ainsi la qualité de son architecture et de sa mise en œuvre du bois.
Situation
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Coupe transversale
Composition toiture: Végétalisation extensive 90 mm Étanchéité bitumineuse bicouche 8 mm Isolation avec forme de pente 70–120 mm Panneau de fibres tendres 180 mm Panneau de contreventement OSB 15 mm Dalle en bois massif 240 mm Panneaux acoustiques suspendus MDF noir 16 mm Composition acrotère: Acier plat noir, galvanisé à chaud et revêtement IGP Composition paroi: Paroi en bois massif, extérieur sapin blanc raboté, intérieur épicéa de chablis, 510–570 mm Bardage bois, chêne non traité 22 mm
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Composition sol rez-de-chaussée: Bois massif, chêne non traité 30 mm Chape en bois avec chauffage au sol 45 mm Isolation en fibres de bois 22 mm Granulats calcaires 30 mm Plaque de plâtre fibrée pour stabilisation 15 mm Dalle en planches juxtaposée, apparente en sous-face 200 mm Composition pergola: Poteaux, sol, lames chêne brutes de sciage Composition rampe: Béton sablé
Coupe de détail
5m
Rez-de-chaussée
Sous-sol
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Documentation spécialisée BOIS Bois systèmes constructifs
NOUVEAU
EPFL Press/Lignum, 2026, 3e édition, entièrement revue et augmentée Couverture souple, relié, 488 pages (168 pages supplémentaires), quadrichromie, français Publié avec le soutien financier déterminant du Plan d’action bois de l’Office fédéral de l’environnement OFEV N° d’article 24079 VD Prix CHF 95.– I Prix membre Lignum CHF 76.– (sous réserve de modification, frais de port en sus) A commander en ligne dans le shop Lignum (lignum.ch/fr > shop > livres de référence) • Un ouvrage de référence mis à jour qui correspond l’état de la technique • Auteur(s): Josef Kolb, ingénieur en construction bois, expert et entrepreneur; Hanspeter Kolb, professeur (PH) de protection incendie et de construction en bois à la Haute école spécialisée bernoise; Andreas Müller, professeur (PH) de construction en bois et de construction de bâtiments à la Haute école spécialisée bernoise • Des informations coordonnées et étayées sur la construction en bois • Plus de 1000 schémas originaux d’éléments de construction et de structures ainsi que des tableaux, des graphiques et des illustrations sur le thème de la construction en bois Depuis sa première édition en 2010 ‹Bois systèmes constructifs›, traduit de la version originale ‹Holzbau mit System›, s’est imposé comme l’ouvrage de référence sur la construction moderne en bois. Parce qu’un détail ne prend sens qu’au sein du tout, la conception, la réalisation et le développement de solutions constructives per formantes reposent sur une parfaite maîtrise de leurs interactions. Cette vision irrigue l’ensemble de l’ouvrage et en structure le contenu.
Lignum Holzwirtschaft Schweiz Economie suisse du bois Economia svizzera del legno
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Rédaction Jutta Glanzmann, rédatrice en chef, Lignum et Christine Demierre, Lignum-Cedotec Conception graphique naae design, Zurich
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Bulletin bois, septembre 2026 Editeur Lignum, Economie suisse du bois, Zurich
Le Bulletin bois paraît quatre fois par année, en allemand et en français. Abonnement annuel CHF 48.– Publications isolées CHF 20.– Classeur (10 numéros) CHF 140.– Classeur vide CHF 10.– Prix sous réserve de modifications. Les membres de Lignum reçoivent le Bulletin bois et le Lignatec gratuitement. Les droits pour la publication des différents objets présentés restent réservés aux architectes respectifs. Les informations publiées ont été recueillies auprès des concepteurs. Hotline – Service technique: 021 652 62 22 Nos spécialistes répondent gratuitement à vos questions entre 9 h et 17 h.
ISSN 1420-0252