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Portfolio pour Vocatio

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01 La vague 02 Le sourcil 03 L’atelier d’artiste 04 L’atelier de géant 05 L’ADN Tower 06 La worm-guesthouse 07 Le café d’Amélie Poulain 08 Le terril culturel 09 À contre-courant


«La vague» de plâtre semble déferler sur le sol. Sa forme généreuse délimite deux espaces qui enlacent le spectateur dans ses courbes. Sa forme dynamique incite les gens à la parcourir et à découvrir différents points de vue composés d’un avant-plan et d’un arrière-plan continus et souples. La lumière s’estompe sur la surface en accentuant la ligne de crête de la forme. Ce projet est un hymne à la sensualité, une recherche tactile d’espaces dynamiques et accueillants.


«Le sourcil» est une accumulation d’éléments rectilignes qui génère des courbes. La progression dans la densité et l’orientation des barres métalliques donne une direction et un caractère dynamique à la forme. Cette variation de la densité offre une transparence et des vues à travers la forme. La lumière traverse le volume et souligne, par des reflets, les barres métalliques. L’ambiance sous «le sourcil» rappelle celle d’une canopée.


«L’atelier d’artiste» est une loge d’artiste dont la forme est un parallélépipède rectangle (6m sur 6m sur 15m) faisant partie d’une cité d’artistes constituée de modules disposés en forme de mur avec des circulations verticales communes à tous les modules. Cette cité imaginaire porte le nom d’Uchronie. L’ensemble du projet gravite autour d’une œuvre cylindrique de l’artiste mexicaine Nalini Malini. La lumière naturelle entre dans l’œuvre exposée par au-dessus et par en-dessous car le sol et le plafond convergent vers l’œuvre. L’exposition ne se limite pas seulement au tube de verre peint, mais elle comprend l’ensemble des projections sur les murs et le plafond. La loge est une analogie avec un être vivant, son architecture organique a une identité symbolisée par le plan basé sur une trame d’empreintes digitales. Le caractère organique, le corps et l’identité sont des références présentes dans l’ensemble du travail de Nalini Malini.


«L’atelier de géant» est une structure générant un espace d’exposition et de restauration destiné aux «géants» de la confrérie de l’Ordre des Kuulkappers de la commune de Saint Gilles. «Les géants» sont des costumes traditionnels portés lors de défilés. Ils mesurent plus de 3m de haut et sont fabriqués en bois. Le socle avec le pilier existe déja. «Le géant» exposé dans cet atelier est «la porteuse d’eau». Le concept réside dans l’inversion des mots, autrement dit, l’eau qui porte. L’eau est symbolisée par sa dynamique, sa fluidité et «qui porte» parce qu’elle soulève un atelier de 12 mètres de diamètre. Le concept de géant fait également parti du projet, en effet, le bois est composé de fibres et l’idée est de grossir ces fibres en reprenant leur principe d’entremêlement pour créer la structure comme un monolithe de matière. L’ensemble de l’atelier, y compris le plancher et les tables, est dessiné selon ce principe. L’escalier démarre sur le socle puis amène le visiteur ou l’artisan dans la structure pour ressortir à l’étage. Ce parcours au sein de la structure amplifie le dynamisme du projet.


L’objetctif de ce projet est de créer une tour de lumière avec un seul module géométrique répété. L’assemblage par emboitement des hexagones forme une double hélice séparée par des ailettes perpendiculaires qui peut être vue comme une analogie avec la structure chimique de l’ADN. Le vide entre les pièces forme également un hexagone. La tour peut grandir à l’infini.


La «worm-guesthouse» prend place tel un parasite sur le toit de la maison du couple d’architectes Eames située en Californie. La Guesthouse permet d’accueillir temporairement un invité tels qu’un professeur, un conférencier, un touriste ou un ami, dans un lieu qui lui est spécifiquement réservé, tout en côtoyant les habitants. La chambre s’ouvre vers le dénivelé du jardin tandis que les autres fenêtres créént des angles de vues qui fragmentent le contexte.


Le projet consiste à réaliser une façade sur base d’un extrait de film. C’est une façade d’angle de 40° dont le développé fait 14m sur 14m. L’extrait visionné du film d’Amélie Poulain réalisé par Jean-Pierre Jeunet, exprime le concept du film, c’est-à-dire le lien de cause à effet entre les événements. Ce principe est utilisé dans cette façade à travers des analogies. La façade ondule telle une vague, les briques s’entrechoquent dans un mouvement de dominos, les fenêtres croissent telles des boules de neige qui dévalent la montagne.


Le projet se situe le long du ring dans le nord-ouest de Charleroi. Le terril culturel est un lieu d’exposition et de création dédié aux jeunes artistes en lien avec le campus Zénobe Gramme. La forme du projet est une analogie à un terril qui serait non plus la conséquence d’une activité industrielle mais d’une activité culturelle. Ce nouveau terril marque la nécessité de ces villes post-industrielles à se réinventer tout en gardant l’identité du lieu et de son histoire. Le terril est formé par la combinaison de deux rampes hélicoïdales qui se rejoignent au sommet pour offrir une promenade lente et continue à l’intérieur et à l’extérieur du bâtiment. L’intérieur étant dédié aux expositions et l’extérieur étant un parc public en référence à la fonction oblique écrite par les architectes Claude Parent et Paul Virilio. Un escalier en façade et l’ascenseur permettent de court-circuiter les rampes, l’ascenseur extérieur sert également d’ancrage et de point de repère dans la ville. Les ateliers se trouvent sous le ring. La structure intérieure est une diagrid générée par un logiciel de géométrie paramétrique, symbole d’innovation et de technologie.


«À contre-courant» est un projet situé sur le quai de la Gironde, à Paris. Cette sculpture est imaginée dans le cadre du budget «1% artistique» lié aux grands projets publics en France comme la construction du tramway dans ce cas. «À contre-courant» c’est inverser la gravité: le flux de gouttières escalade la voute de pierre pour rejoindre le ciel. À contre-courant est une réflexion sur le cycle de l’eau, le canal semble s’échapper dans le ciel tandis que la pluie s’écoule discrètement pour continuer à le remplir. «À contre-courant» ce sont des gouttières qui promènent l’eau, ce sont des canaux qui transvasent les uns dans les autres, ce sont les égouts qui conduisent l’eau dans les entrailles de la ville. «À contre-courant» ce sont les tramways qui s’engouffrent sous les gouttières, ce sont les passants qui marchent les yeux levés, les cyclistes qui s’arrêtent brusquement, ce sont tous ces flux qui entrent et sortent du tunnel, dans un sens comme dans l’autre. L’intervention crée un signal dans le parcours, elle requalifie l’espace sous le pont. Elle invite le promeneur à rêver, à spéculer librement sur le cours de l’eau.


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