n°09 / décembre 2010 / GRATUIT
LYON Cultures et tendances urbaines
Sommaire
Brigitte Fontaine © DR // Tatouage © Brigitte Enguérand // Cendrillon © Michel Cavalca
Let’smotiv - décembre 2010 #09
6 News 12 Reportage JR à ciel ouvert
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Portfolio Tilt, my love letters
28 Rencontre Antoine de Caunes
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Musique Gossip, Jon Spencer Blues Explosion, Brigitte Fontaine...
46 Cinéma Nagisa Oshima, dessins animés, Banksy 52 Exposition Fête des Lumières, Projections contemporaines, Louis Cretey...
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Événement Tempo Cabaret
70 Théâtre/Danse Slava’s snoshow, Précieuses ridicules, Cendrillon...
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Chroniques Livres, cd, jeux vidéo Agenda concerts
98 Le mot de la fin Mamika
Let’smotiv LYON 15 place Louis Chazette - 69001 Lyon Tél : +33 482 53 05 71 - Fax : +33 482 53 05 70 redaction.lyon@letsmotiv.com Let’smotiv Lyon est édité par la S.a.r.l. Comme Ulysse Membre du réseau Let’smotiv Magazines Comme Ulysse, S.a.r.l. au capital de 5 000 euros RCS Lyon 518 308 879 Dépôt légal à parution - ISSN : en cours Directeur de l’édition : Frédéric Blacher Assistante générale : Adeline Marconnet Graphiste : AvecVous / François Garnier Pub : Frédéric Blacher - frederic.blacher@letsmotiv.com
Ont collaboré à ce n° : Thibaut Allemand, Dominique Bastien, Nicolas Blondeau, Richard Célèbre, Ludovic Deleu, Grégory Escouflaire, Cécile Fauré, Audrey Hadorn, Guillaume Jallut, Marie-Lucile Kubaki, Carole Lafontan, Hakima Lounas, Adeline Marconnet, Raphaël Nieuwjaer, Judith Oliver, Aurel Rotival, Gallia Valette-Pilenko, Olivia Volpi Couverture : Tilt, www.graffitilt.com
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Let’smotiv est une publication d’Urban Press, www.urban-press.com 18 rue des Couteliers - 31000 Toulouse Tél : +33 561 14 03 28 - Fax : +33 561 14 25 22 - info@urban-press.com Directeur de la Publication : Laurent Buoro Directeur du Développement : Loïc Blanc Rédacteur en chef : Nicolas Pattou Rédactrices en chef adjointes : Léa Daniel - Judith Oliver Secrétaires de rédaction : Carole Lafontan, Judith Oliver Direction Artistique : pao@letsmotiv.com Cécile Fauré, Christophe Gentillon
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En bref…
Nosferatu © DR
Vampire week-end Respectivement fidèles au peu que l’on sait d’eux, les zombies déambulaient il y a peu, quand les vampires s’apprêtent à tenir salon. Le bien nommé Lyon Beefsteak Club organise en effet les 4 et 5 décembre au Bal des Ardents et au Sonic le Salon du Vampire 2010. Non pas foire où les saigneurs trouveraient nouveaux modèles de cercueils ou de pals, mais plutôt cycle de conférences, rencontres et projections, l’événement vampirique entend dévoiler un peu au public la complexité d’une figure mythique toujours d’actualité grâce entre autres aux succès des Twilight ou de la série True Blood. ❥
www.lyonbeefsteakclub.com
Un jeu de caractères
© DR
La drôle de bonne idée du moment nous vient de la toute récente maison d’édition CCV (lisez 205 !), avec l’heureux rapprochement d’un jeu vieux comme les chemins (les 7 familles) et d’une discipline graphique un peu nébuleuse pour les non avertis, la typographie. Ce jeu de cartes un peu spécial ne se contente pas d’être beau, il présente également très pédagogiquement chaque famille de caractères - de ses origines à ses spécificités - et dresse un portrait très adroit de la création typographique. Un vrai coup de cœur et sans doute ce qu’on fera de plus original comme cadeau de Noël. ❥ www.editions205.fr www.opera-lyon.com
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Salon de musique Cannes a le Midem, Lyon a Disk’Over. Le salon dédié aux musiques actuelles en Rhône-Alpes hibernait depuis sa troisième édition en 2005, il revient sous une forme nouvelle cette fin d’année. Plus particulièrement orienté vers l’insertion professionnelle, l’événement réunit les acteurs de la filière autour de trois objectifs principaux : aider l’insertion des artistes en développement, faire connaître les différents métiers et formations liés aux musiques actuelles et favoriser la rencontre des professionnels du secteur. Parallèlement au salon, des tables rondes et les auditions Rhône-Alpes du Printemps de Bourges ont lieu au Ninkasi Gerland. ❥ 16 et 17.12, 10h > 19h, Square Galtier, Lyon 7e, www.mediatone.net
© Chakifil
© DR
Place des créateurs
Toque sainte
La Part-Dieu et ses escalators saturés vous fatiguent ? L’artisanat standardisé du marché de Noël place Carnot vous afflige ? Pas de panique : votre shopping de fête peut devenir une partie de plaisir place Sathonay lors de 360° sur l’art. Un marché de créateurs de bijoux, accessoires de mode, design ou peinture, rythmé par le swing manouche de La Petite Épicerie et ponctué par une performance de soundpainting du collectif Spang. L’association Arts Pentes remet le couvert pour la 5e année consécutive, histoire que chacun puisse offrir au petit dernier autre chose qu’un jeu de Gameboy.... ❥ 19.12, 11h > 18h, Place Sathonay, Lyon 1er, http://artspentes.blogspot.com
Noël sonne souvent le glas des cuisiniers de pacotille, qui se croient obligés d’ajouter du beurre à la crème pour faire riche. Cette année, c’est décidé, un coup de main s’impose... et d’une main experte. Difficile de s’y retrouver dans la jungle des cours de cuisine, d’autant qu’à cette période ils sont pris d’assaut. Citons en vrac L’Atelier des chefs, Philippe Lechat aux Halles, Cook & Go ou encore Délicieusement vôtre. Tous ont un site internet ouvert aux inscriptions. Reste l’option Cooksurfing, ateliers culinaires organisés entre particuliers. Il semblerait que celui de Lyon soit en sommeil, mais rien ne vous empêche de l’activer...
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Recyclage En ces temps de responsabilisation citoyenne, la Fête des Lumières devient un terrain de jeu idéal pour les questions d’énergie. Récylum l’a bien compris en proposant une série d’animations pour sensibiliser au recyclage des ampoules usagées : une Lumibox® géante (10 mètres de haut quand même) place Bellecour pour accueillir le public, une fanfare qui recycle doublement les vieux tubes (elle récupère vos néons tout en rejouant les hits d’antan), un quiz pour gagner des vols en montgolfière et autres weeks-ends dans les arbres. Le tout sous le regard à lunettes de Mac Lesggy, parrain médiatique de l’opération. ❥ www.recylum.com
Cie Mouvemente © stéphanie duwez
© DR
Carte blanche, or noir
Gros calibre
Une soirée, deux compagnies, c’est le principe de la carte blanche que le Karavan Théâtre de Chassieu propose au public pour découvrir de jeunes talents chorégraphiques. Entre deux par la compagnie Stylstik interroge les notions d’identité dans un spectacle où la danse se combine aux arts graphiques. Barils et quoi d’autres ?... est la nouvelle création de la compagnie Mouvementé, en résidence dans le lieu, collectif entièrement féminin qui base son travail sur une approche tellurique et sensuelle des corps. Pollution, pétrole, industrialisation, consommation sont au centre de ce spectacle. ❥ 10.12, 20h, Karavan Théâtre, Chassieu, www.karavantheatre.fr
Les prochains Quais du polar sont certes encore loin (25 au 27 mars prochains), mais quelques informations commencent à filtrer. Selon nos enquêteurs, le nouveau géant de la discipline RJ Ellory (parfait anagramme d’Ellroy) est annoncé sur nos rivages, son troisième gros calibre sous le bras : Les Anonymes. Le Britannique s’attaque cette fois au FBI, après une histoire de tueur en série (noire) dans Seul le silence, son bluffant premier roman, et un panorama complet de la mafia italoaméricano-cubaine dans Vendetta, plus roublard. Des livres fleuves, une ambition démesurée, un univers faulknerien, tout pour être l’égal des Lieberman et autres Truman Capote.
LOCATIONS POINTS DE VENTE HABITUELS PLUS D’INFOS ELDORADO.FR & FACEBOOK.COM/ELDORADO.LYON
Désopilatoire
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Déjà coupable d’avoir trimballé une 2 CV au cœur des œuvres d’art dans En peinture Simone ! chez le même éditeur, Alain Fréhange propose une anthologie très personnelle de mots-valises au titre évocateur : Le pornithorynque estil lustré ? 1 300 définitions drôlatiques de mots inventés pour désigner des réalités inédites : le fredastairopode est un escargot qui fait des claquettes, le catacyclisme une chute collective pendant le Tour de France... Cette compilation « encyclopoétique » est illustrée par Éric Arbez, dont la précision du trait ajoute à la singularité de l’objet. ❥ Le pornithorynque est-il lustré ?, Fage Éditions, 24 €
Presqu’île à domicile L’association de management de centre ville Tendance Presqu’île et ses adhérents ont pensé à ceux qui parcourent leurs rues les bras encombrés de sacs de courses ou de shopping, en proposant désormais une livraison à domicile. Aucune honte à avoir de recourir à ce service puisqu’il est parfaitement écologique, le transport de vos achats se faisant par coursier en vélo-cargo ! Accessible à tous, la prise en charge de la course est répartie entre le commerçant, Tendance Presqu’île, le service de coursier et le client qui ne s’acquittera au final que de la somme de 3 euros en caisse lors de son achat. ❥ www.tendancepresquile.org
À discrétion
© DR
L’époque où choisir sa place au théâtre était un casse-tête rédhibitoire est révolue ! Que l’on soit chômeur, étudiant, mineur, majeur ou le tout cumulé, le Nouveau Théâtre du Huitième propose une nouvelle grille de prix. Plus simple, plus lisible : de 0 à 100€, selon le bon vouloir et les moyens de chacun. La Compagnie les Trois-Huit travaille depuis 2009 à faire de cet espace de création une « zone libre », privilégiant les rencontres entre curieux et professionnels. Cette démarche tarifaire participe du processus. ❥ www.nth8.com
A ciel ouvert
JR texte ¬ Ludovic Deleu photos ¬ courtesy JR & 18gallery © Magda Danysz, Agence VU' - ABVENT Group 2010
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Chine, Shanghai, octobre 2010 - Les Sillons de la Ville
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JR a longtemps cultivé l'anonymat. Une tradition du street art : l’égo était proscrit, les murs prenaient la parole et la clandestinité justifiait la posture. Pourtant JR n’a pas choisi les bombes ou les stencils mais la photographie. Un regard et un parti pris : placer l’humain au centre de son travail. En quelques années, ce Parisien est passé des collages illégaux dans les beaux quartiers aux compétitions cannoises, des infiltrations dans les favelas aux vernissages les plus prisés. Un mois avant la sortie en salles de son film Women are Heroes et à quelques jours du finissage de son nouveau projet à Shanghai, portrait moyen format d’un inlassable « artiviste ».
B
asquiat est au musée, Banksy chez Sotheby’s et les allersretours entre clandestinité et médiatisation sont désormais légion dans l’histoire des arts de la rue. JR incarne cette agilité créative. À vingt ans, le graffiteur lâche l’aérosol pour la pellicule, préférant shooter ses compagnons de chevauchées nocturnes que peindre avec eux. Il y a aussi la petite histoire, de celles qui construisent souvent les légendes urbaines. Il trouve un jour un appareil photo dans le métro parisien. Oublié par des touristes, c’est un moyen format, de l’argentique. Ses premiers tirages sont des photocopies. Du noir et blanc, principalement des portraits qu’il colle au gré de ses déambulations, utilisant l’espace public et le mobilier urbain comme autant de cimaises et de cadres. Ses formats s’agrandissent. Il cherche le décalage, détourne,
interpelle, provoque. Comme avec ce premier fait d’armes : placarder des clichés de jeunes des cités dans les beaux quartiers de la capitale. Ces Portraits d’une génération passeront rapidement de l’illégalité à la célébration. La mairie lui ouvre ses murs, presque trop facile !
Au pied du mur JR décide alors d’explorer d’autres contrées avec le projet Face2Face. Un plan fou et téméraire que celui de pénétrer sans autorisation dans les Territoires occupés avec un pote, un objectif 38 millimètres et des kilos de colle dans ses bagages. De chaque coté des check-points, il capture Israéliens et Palestiniens en plan serré, dans une intimité surprenante. Il colle ces portraits, de voisins, face à face, sur le triste mur de >
Face2face, Israelis and Palestinians, Portrait of twins brothers, 2007 Brésil, Favela, 28 millimètres, Women are Heroes, 2008
Chine, Shanghai, octobre 2010 - Les Sillons de la Ville En bas Ă droite : portrait de JR
Chine, Shanghai, octobre 2010 - Les Sillons de la Ville
démarcation et réinvente en images un dialogue qui n’existait plus. Le sujet est délicat mais l’effet plein de vie, de sourires, de malice… et de retentissement. En pleine zone de conflit, ses photos font, forcément, le tour du globe. Le cabot de la famille Ewing ne sera plus le seul JR de notoriété mondiale.
Planches contact Le photographe a appuyé sur un déclencheur sensible et universel. En imprimant de la poésie dans les décombres de façon spectaculaire, il rend l’humanité ordinaire émouvante. Entamé en 2008, le projet extra large Womens are heroes va donc plus loin. Au Kenya, en Inde, au Brésil, au Soudan, au Cambodge, il magnifie les femmes en leur donnant droit de cité, sur les murs, les toits, les trains. S’en-
suivent récompenses, portfolios en pagaille et éloges appuyés. Shepard « Obey » Fairey estime qu’il est l’artiste de rue le plus ambitieux du moment. Le rédacteur en chef d’un éminent magazine d’arts plastiques voit en lui le Cartier-Bresson du xxie siècle. Excessif ? Peut-être. Il pourrait spéculer sur cette reconnaissance. Essorer son idée, empiler les clichés et les billets ou s’acheter un hélicoptère. Problème. JR ne se considère ni comme un photographe, ni comme un artiste de rue. Plutôt comme un passeur, un infiltré, « un engageant plus qu’un engagé » qui souhaite rendre la ville à ceux qui l’ont bâtie, qui l’habitent, qui la font vivre.
La plus grande galerie du monde Intitulée Les Sillons de la Ville, sa nouvelle aventure à Shanghai fouille
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plus profondément la question de la mémoire. JR profite d’une invitation de la Biennale d’art contemporain et de l’Exposition Universelle 2010 pour explorer toutes les ambiguïtés de cette ville, emblème des travers de la mondialisation. D’ailleurs, l’Asie n’est pas un choix anodin. C’est un continent célèbre depuis des siècles pour cultiver un profond respect envers les anciens et la tradition. Seulement, ces valeurs disparaissent progressivement face aux bouleversements architecturaux et économiques. Pour certains, ils sont inéluctables et bénéfiques. Pour d’autres, c’est une perte immense. Une mémoire ensevelie sous les gravats du développement à outrance. JR a œuvré sur ces deux aspects. Sur les murs du Musée des beaux-arts et des
quartiers d’affaires comme sur les ruines (de plus en plus rares) des quartiers populaires. Toujours en photo (de plus en plus imposantes) mais aussi en collectant des témoignages. JR interroge les habitants, détenteurs d’un riche passé et s’imprègne de leurs histoires pour afficher leurs portraits dans des lieux symboliques de la ville. Avec cette volonté de perturber l’ordre des choses, mais sans jamais donner de leçons. L’humour traverse parfois l’ensemble, mais le ton est plus grave et les rides plus marquées. Comme autant de sillons de vies. /
❥ Women Are Heroes, sortie en salles le 12 janvier 2011 www.jr-art.net, www.magda-gallery.com
Tilt my love letters portfolio |
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Page d'introduction : Homemade destruction #2, Julie, Paris, 2010. Marylin 2, 2010, aĂŠrosol et acrylque, 120 x 120 cm.
Bob, 2010, aérosol et acrylque, 50 x 50 cm.
My childhood, 2010, aĂŠrosol et acrylque, 50 x 50 cm.
Tilt : Graffi'trip Graffiti, photographie, installations… // Toulouse // www.graffitilt.com
Trucker, chemise à carreaux, baskets aux pieds... À bientôt quarante ans, Tilt a encore l'allure d'un ado. Seul témoin indéniable du temps qui passe, peut-être, son immense tattoo retraçant les grands événements qui ont marqué sa vie. Lui qui a écrit, avec la légendaire Truskool (Ceet, Tober, Der et 2Pon, ses potes de toujours), les plus belles pages du graffiti toulousain dans les années 90-2000, affiche une simplicité désarmante. Précurseur, Tilt a posé, avec élégance, son emblématique throw up sur tous les endroits possibles de la ville rose, avant de le balader, d'un continent à l'autre. Son credo ? Trouver avec « le graffiti, un prétexte au voyage, à la rencontre humaine » et mêler ainsi la petite histoire à la grande. À l'image de son projet Fetish BubbleGirls, pour lequel il choisit une fille, au hasard dans la rue, qu'il retrouve dans une chambre d'hôtel pour dessiner à même son corps et la prendre en photo. En échange du moment passé ensemble, Tilt graffe son prénom sur un mur de la ville. De ce travail insolite naîtra un livre, Fetish BubbleGirls (Publikat, 2007), puis un second, actuellement en
texte ¬ Carole Lafontan - photos ¬ Tilt & Vincent Sarda
préparation. « Plus adepte du savoir-faire que du faire-savoir », cet autodidacte, qui a foulé le sol d’une cinquantaine de pays, affectionne les amitiés de longue date (d’où sa fidèle collaboration avec Adidas), les talons-aiguilles (notre couv est un clin d'œil à ce penchant fétichiste), les couleurs (primaires de préférence) et les médiums (marqueur, aérosol…). Véritable électron libre, Tilt traverse même l'Atlantique pour se compléter sa recherche fondée sur un jeu d'accumulation calligraphique et sa passion de la lettre. Quittant donc sa belle, ses potes et sa famille en 2008 pour se ressourcer à New York City, sa ville coup de cœur, il trouve dans cet antre de la démesure un nouveau terrain de jeu. Mais il en profite surtout pour se recentrer et s'écouter. Une ascèse, en quelque sorte. Il va reprendre - inconsciemment, selon lui - les symboles américains (Warhol, malbouffe, porno, séries...) pour les détourner à sa manière, sur toile et en volume. Aujourd'hui, après un rapide passage par Manille, l'enfant prodige est de retour dans la ville rose. Back to the roots ! /
rencontre |
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Propos recueillis par ¬ Thibaut Allemand Photos ¬ Laurent Attias
Antoine de Caunes Canal historique
« Je comptais prendre quelques notes à droite à gauche et compiler le tout, mais ce fut finalement un travail de titan ! » se souvient le vrai-faux dilettante Antoine de Caunes, au moment de la parution de son Dictionnaire amoureux du Rock. Le toucheà-tout revient avec nous sur l’écriture de ce livre qui relève, selon lui, « du vagabondage, du sentiment amoureux et de ses variations : passion, amertume, relâchement… ». Donne son avis sur le rock actuel ou la télé, avant d'évoquer de nouvelles envies… Vous évoquez votre vagabondage : un disque en amène-t-il forcément un autre, au gré du hasard ? Au départ, j'avais listé les incontournables, mais je me suis laissé porter par l’humeur et le plaisir d’écrire par associations. Arrivé à 700 pages, je me suis aperçu que je n’avais pas parlé de Hendrix ou d’XTC. L’appellation Amoureux a donc rarement sonné aussi juste, car j’étais frustré. J’aurais pu écrire le double. Il y aura sûrement une
édition revue et augmentée. On pourra y croiser Damon Albarn ou Ray LaMontagne. Où l’on en apprendra encore plus sur vous. Car ce Dictionnaire prend des airs d’autobiographie déguisée, non ? Non. Et je m’y engage publiquement, je ne ferai jamais de mémoires. Après, c’est vrai que je parle d’une histoire démarrée il y a… tellement longtemps que je n’ose le dire, et qui >
rencontre |
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s’entrelace intimement avec ma propre vie. C’est la bande-son de mon existence, elle m’a construit. Y avait-il des causes perdues que vous teniez à défendre, comme Téléphone ? Ce n’est pas le but de l’entreprise. Et Téléphone en a-t-il vraiment besoin ? Je connais Aubert depuis le lycée, et j’aime bien l’idée que nos routes se soient recroisées. Mais à l'époque, je préférais Marquis de Sade, les Dogs ou Bijou, par exemple. Et la place des femmes dans tout ça ? Le rock est quand même un univers masculin, voire machiste. ça bouge ces dernières années, mais dans l’histoire du rock, c’est surtout des mâles… J’ai quand même évoqué Karen Dalton, ou un mauvais souvenir de Nina Hagen. Je voulais aussi parler de Janis Joplin mais, ne l'ayant jamais rencontrée, je ne pouvais me contenter d'un bête commentaire. Avez-vous eu l’impression de reprendre votre casquette de critique rock ? J’ai bossé pour Rock&Folk et la première version du Rolling Stone
français, mais je ne me suis jamais considéré comme un rock-critic à la façon de Nick Tosches, Greil Marcus ou Peter Guralnick. Les analyses musicologiques, ce n’est pas mon domaine. Je me sens bien plus proche d’auteurs très subjectifs, comme Nick Kent, Nick Hornby ou Laurent Chalumeau. L’un des grands combats de votre vieil ami Philippe Manœuvre, c’est le retour du rock à la télévision. Estce bien nécessaire ? Nécessaire, je ne sais pas, mais je m’étonne qu’il n’y ait pas eu, depuis vingt-cinq ans, un programme du style des Enfants du Rock. Aujourd’hui, ça concerne un public vraiment important, au carrefour de trois générations. Le service public manque d’un magazine qui, comme Les Enfants… aurait pour tronc commun le rock et la pop culture : bande dessinée, cinéma, littérature, arts visuels… Il y a vaguement Tracks, mais c’est dans un coin de chaîne sur Arte. et Taratata, c’est une émission de variété dans laquelle on trouve occasionnellement du rock. C’est une grande nuance. De Chorus à Toqué de Tokyo en passant par le personnage de Pine d’huître, vous avez une image de déconneur. Et quand vous vous attaquez à des
« Mon image est celle d’un rigolo, mais je ne me résume pas à ça. »
sujets plus sérieux, notamment au cinéma, ce sont des échecs. Une explication ? On est dans un pays où les étiquettes ont de l’importance. Moi, j’aime autant Bourvil dans La Grande Vadrouille que dans Le Cercle Rouge. L’un nourrit l’autre considérablement. Mon image est celle d’un rigolo qui aime le rock et fait des conneries à droite à gauche. Je l’assume, mais je ne me résume pas à ça. J’aime raconter des histoires sombres et dramatiques. Quand on m’en laisse le loisir, je me jette sur l’occasion. D’ailleurs, je continuerai ! C’est une menace. ❥
Vous aimez le cinéma et le rock. Un rockumentaire ou un biopic, ça vous botte ? J’ai adoré des films comme Walk The Line, Control et surtout Almost Famous, de Cameron Crowe, qui est tendre, drôle et très proche de ce que l’on a pu vivre, lui à quinze ans, et nous en tant que petits Français. Mais comment faire un film sur le rock depuis la France ? C’est la grande question ! Il faut parvenir à saisir l’ironie, le décalage entre le rock en version originale et le fantasme qu’il suscite en France. J’y réfléchis beaucoup depuis quelques années, mais je n’ai pas encore trouvé la clé. /
à lire / Dictionnaire amoureux du Rock, Éd. Plon, 736 p., 23,90 € dédicace : le vendredi 3.12 à Lyon à la librairie Decitre - CC Part Dieu à visionner / Coffret 3 DVD INA éditions : Chorus, La première émission rock d’Antoine de Caunes, 29,90 €, disponible également en VOD sur www.ina.fr
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Gossip girl texte ¬ Guillaume Jallut - photo ¬ DR
Disco ou post punk, fromage ou dessert, ladies ou gentlemen, Beth Ditto a fait de sa gourmandise un étendard qu’elle hisse aussi haut qu’un arc en ciel. L’indécente incandescence de la chanteuse de Gossip a fait d’elle une égérie iconoclaste, et de son groupe une référence en matière (inflammable) de tubes implacables. Elle a renvoyé au passage Beyoncé et son fessier, Kate Perry et ses bisous sur la bouche et Lady Gaga et sa robe d’aloyau aux esbroufes de minuscules divas pop. Car Beth Ditto est au dessus de tout ce cirque, énorme, hors norme, trop. Trop grosse (ronde, comme on aime à dire), trop nue, trop gay, trop enjouée. Nourris aux influences rrriot et à Public Image Limited, Brace le guitariste et Mary Beth la chanteuse sont amis depuis leur adolescence, passée dans un bled de l’Arkansas. Exilés dans une punk house d’Olympia où il rencontreront la troisième larronne, organisateurs de soirées Suicide Club dans des bars clandestins, ils avouent composer leurs titres sous Garageband, exécrer les sons surproduits et enregistrer les lignes de chants en deux prises maximum. Ajoutez à ceci que Beth clame refuser de s’épiler ou de mettre du déodorant et on peut légitimement se demander comment elle pu être déclarée Coolest Person In Rock par l’institution NME, remporter un Glamour Award et hisser au sommet des charts un groupe déclaré post punk. Sûrement parce qu’il leur aura fallu attendre 2006 et Standing in the way of control, leur troisième album, pour rencontrer un succès grand public. Sûrement parce que les shows sismiques du groupe rappellent ceux des monstres rock du temps jadis. Sûrement parce que la sincérité paye encore, d’autant plus finalement qu’elle est une vertu rarissime. Sûrement parce que Beth, comme la vérité, est belle toute nue. / ❥
Gossip + Hercules & Love Affair 10.12, 20h00, Halle Tony Garnier, Lyon 7e, 39 €, www.halle-tony-garnier.fr
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Le bruit
et la fureur texte ¬ Aurel Rotival - photo ¬ DR
The Jon Spencer Blues Explosion, formation que certains puristes considèrent comme LE meilleur groupe de rock’n’roll au monde, est de passage en France pour deux dates immanquables. C’est en 1992 que sort l’album Crypt Style. 18 morceaux, 38 minutes, trois jeunes inconnus fermement décidés à rendre au blues rock ses lettres de noblesse et ses senteurs grivoises et épicées. L’électrochoc est intense, mais ses ondes mettront deux ans à se propager. Orange, quatrième opus jeté à la face du monde en 1994, confère au groupe sa renommée et sa réputation à grands coups de riffs taillés au couteau, de violons lubriques et de rage dévastatrice. ACME, produit par Mr Steve Albini en 1998, confirme la tendance. À la fois intégriste et bricoleur, le trio new-yorkais parvient à faire s’entendre rock primitif volontiers vintage et rockabilly, avec expérimentations punk, nihilistes et séminales, aux frontières de la no-wave, comme si les Cramps grignotaient Elvis. S’il n’a rien sorti depuis 2004 et l’album Damage, le groupe peut toutefois se targuer d’avoir ranimé à bout de bras un genre agonisant, sans en récolter les hommages dus, une fois la mode revenue (certains duos guitare-batterie en rouge et blanc lui doivent beaucoup). Comme son nom l’indique, le groupe est très lié à la personnalité arrogante et grand guignolesque de son chanteur Jon Spencer, qui en live se métamorphose en archange noir et ténébreux transfigurant son audience. Meilleur groupe du monde ? Sur scène, probablement. / ❥
THE JON SPENCER BLUES EXPLOSION 08.12, 20h30, 25,80 €, Salle du Kao, Lyon 7e, 04 72 76 89 04
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Fontaine
de jouvence texte ¬ Aurel Rotival - photo ¬ DR
Qu’il serait arrangeant de la croire folle et grabataire ! Brigitte Fontaine est vieille et elle fait peur, mais pas aux enfants. Derrière ses airs de grand-mère défoncée et excentrique se cache un oiseau rare de la chanson française. C’est qu’on a très tôt voulu la faire taire. Elle signe en 1971 le manifeste des 343 femmes ayant eu recours à l’avortement, pratique encore illégale à l’époque, et après plusieurs disques déterminants (Comme à la radio, 1969, L’incendie, 1974) qui font d’elle le symbole de l’underground parisien, son album French Corazon est refusé par toutes les maisons de disques, radios et bien-pensants de France. Emballée, pesée, trop dérangeante et pas assez vendable, Brigitte est envoyée aussi sec dans l’hospice de l’oubli. C’est après une tournée chez les Japonais, tordus notoires, que son exil se termine en 1988, sans lui ôter sa fâcheuse manie d’appuyer là où ça fait mal. Ses prises de position politiques et son ignorance totale du mot compromis dérangent, tandis que son style iconoclaste et son attitude loufoque détournent les inquisiteurs de la poésie surréaliste et du talent qui nimbent ses chansons. D’autres ne s’y sont pas trompés, Sonic Youth, Daho, Bashung et Katerine peuplent la cour de la reine de Kékéland, le plus doux des asiles. Dans son dernier album, Prohibition, la fillette de 70 ans s’attaque plus grinçante que jamais aux travers de notre société. Après tout, comme le disait Beckett, qui s’y connaissait en absurdité, nous naissons tous fous. Quelques-uns le demeurent. / ❥
BRIGITTE FONTAINE 18.12, 20h30, 30 €, Transbordeur, Villeurbanne, 04 78 93 08 33
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Poulenc ou le sein dadaïste texte ¬ Audrey Hadorn - photo ¬ © Stofleth
Du Francis Poulenc dopé à la fantaisie dadaïste débarque à Lyon avec l’opéra-bouffe délirant Les Mamelles de Tirésias, mis en scène par la toujours surprenante Macha Makeïeff. Ballet, jazz et opéra-bouffe… Autant dire que Les Mamelles de Tirésias, précédées du Bœuf sur le Toit de Darius Milhaud et du Foxtrot, de la Suite pour orchestre de jazz n°1 op.38a de Chostakovitch, promettent un spectacle de fin d’année savoureux et pétillant comme un bon champagne ! 1947, Poulenc s’inspire d’un texte de Guillaume Apollinaire qu’il décline en opéra avec l’histoire de Thérèse, femme libérée, changeant de sexe pour échapper à son mari. Elle se sépare de ses « mamelles » et devient une sorte de Tirésias des temps modernes. L’époux délaissé, quant à lui, décide d’enfanter. 40 000 petits naîtront tout de même. Si certains ont opté pour une explication féministe à cette fable déjantée, Macha Makeïeff préfère y voir la puissance du mouvement Dada et son imagination sans limite. Pour cette création « surréaliste », la metteure en scène a choisi d’ouvrir les festivités en plongeant dans une rêverie jazz avec deux pièces originales de Milhaud et de Chostakovitch. « C’est Serge Dorny, le directeur de l’Opéra de Lyon, qui m’a suggéré le Foxtrot de Chostakovitch car il savait que je voulais situer l’action dans un cirque et la partition du compositeur russe a justement quelque chose de fellinien », confie-t-elle. Troublée par « le bonheur et l’allégresse » qui se dégagent de ces trois œuvres, elle tisse dans sa mise en scène un fil invisible des années 20 à nos jours et annonce une grande soirée hommage au dadaïsme où l’imaginaire, la folie poétique et la magie triomphent. / ❥
Les Mamelles de Tirésias 30.11 au 13.12, Opéra de Lyon, Lyon 1er, www.opera-lyon.com
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Ellectroniques texte ¬ Aurel Rotival - photo ¬ DR
L’univers exigeant et testostéroné des scènes électroniques est encore capable de receler bien des surprises, engendrant parfois des silhouettes plus fines, aux sonorités plus subtiles et aux personnalités plus marquées. La première n’est plus à présenter et pour cause, il s’agit de l’ambassadrice française d’une certaine vision de la musique électronique. Après avoir fait ses armes dans les raves sudistes des années 90, Jennifer Cardini pose ses valises au Pulp, club parisien célèbre pour avoir offert à la techno française sa réputation décadente et perfectionniste. Son style, house mais raffiné, minimal mais abrupt, sombre et introspectif, lui ouvre les portes des discothèques allemandes et les oreilles d’auditeurs pointilleux, notamment celles de Michael Mayer, patron de la crème des labels Kompakt, où elle signe en 2005. C’est outre-Rhin que l’on retrouve également Clara Prettenhoffer. Elle joue du piano à Graz, en Autriche, écoute de la musique (beaucoup de Kruder & Dorfmeister, un peu de Bach, racines oblige), compose ses propres morceaux puis rencontre Agoria dans une gare, qui l’invite au sein de son label inFiné. Rebaptisée Moto, elle impose sa classe avec quelques maxis et un album (Polyamour, sorti cette année) : rythmes acérés mais délicats, groove sensible qui lorgne vers la pop et l’electronica, mélodies tièdes et amoureuses. Clara et Jennifer, l’ombre et la lumière, l’occasion pour le dancefloor de retrouver l’atmosphère de séduction cotonneuse à laquelle il aspire. / ❥
JENNIFER CARDINI / CLARA MOTO 17.12, 22h30, 14,80 €, La Plateforme, Lyon 3e, 04 37 40 13 93
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Otto de Cologne texte ¬ Guillaume Jallut - photo ¬ © DR
Si nombre de groupes de rock et d’electro d’outre Rhin sont désormais entrés au Panthéon des références musicales contemporaines, le grand public ne s’attendait sans doute pas à croire que le reggae germain puisse un jour être autre chose qu’une blague. Et pourtant, les succès d’un Patrice au premier chef, et des Gentleman, Seeed ou Culcha Candela pourraient presque légitimer l’idée d’une école allemande du reggae. Gentleman donc, né Otto Tilman, kölner et blanc comme neige de son état, est ainsi devenu en une dizaine d’année non seulement une figure majeure de la scène dancehall européenne mais encore un artiste respecté par l’aristocratie jamaïcaine du genre. Entre interprétations remarquées de plusieurs riddims célèbres et collaborations avec des pointures reggae telles que Bounty Killer, Barrington Levy, Capleton ou son compatriote Patrice, Gentleman a su mériter son adoubement comme élément avec lequel il faut compter dans la famille one drop, sans jamais forcer les choses. Le Jamaïcain de cœur possède d’ailleurs le calme olympien et l’humilité à toute épreuve des artistes inspirés par cette culture. Pas rasta mais très préoccupé par Dieu, avec sa voix doucement éraillée, il répand la vibe new roots et des textes conscients et responsables notamment en direction d’une jeunesse qu’il aime à assimiler à l’avenir malléable du monde. Et pour finir d’être surprenant, sachez que le doux gentilhomme est paradoxalement une bête de scène. Reggae über alles. / ❥
Gentleman + Maxxo 07.12, 20h, Transbordeur, Villeurbanne, 23/28 €, www.transbordeur.fr
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Second life texte ¬ Richard Célèbre- photo ¬ DR
Non, Damon & Naomi n’est pas le énième projet parallèle du leader de Blur et Gorillaz avec une quelconque Campbell ou Watts. C’est le duo délicat en provenance de Boston qui revit discrètement depuis près de vingt ans sur les cendres du cultissime Galaxie 500. À l’intersection des années 80 et 90 exista un groupe (mé)connu sous le nom improbable de Galaxie 500, qu’on imaginerait volontiers sorti du bureau d’étude de Rowenta pour désigner le dernier aspirateur de la marque. Les quadras alors lecteurs des Inrocks s’en souviennent comme d’un groupe culte influencé autant par le Velvet que par Jonathan Richman, auteur de trois albums séminaux pour l’ensemble de la pop atmosphérique à venir. Splitté en 1991, le trio voit Dean Wareham son atrabilaire leader partir former Luna pendant que la section rythmique composée de Damon Krukowski et Naomi Yang décide de poursuivre en musique son compagnonnage de vie. Un brainstorming studieux plus tard, ils choisissent leurs prénoms comme nom de scène. Damon & Naomi continue sur la même lancée mélodique que Galaxie 500 avec un grain plus folk, un dénuement de sonorités qui les place dans la lignée des premiers Cat Power. Le duo compose ses propres chansons à l’ancienne et rend quelques vibrants hommages aux grands anciens, en particulier en reprenant, après Elisabeth Fraser et This Mortal Coil, le splendide Song to a siren de Tim Buckley. Quelques grammes de finesse dans un monde de brutes. / ❥
Damon & Naomi 6.12, 21h, Sonic, Lyon 5e, 04 78 38 27 40
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Contes cruels de la passion texte ¬ Aurel Rotival - photo ¬ L’Empire des sens © DR
Cinq films sont encore visibles dans le cadre de la rétrospective Oshima, l’occasion d’un tri dans une filmographie foisonnante et exigeante. Fer de lance de la nouvelle vague japonaise, Nagisa Oshima fait partie de cette nébuleuse de jeunes cinéastes qui agitèrent le pays au début des années 60. Dans un contexte politique ardent, son quatrième film, Nuit et brouillard au Japon (1960) est un scandale. Oshima se sert du prétexte d’un mariage entre deux personnes aux opinions divergentes pour revenir sur quinze années d’engagement politique et préfigure une nouvelle manière de faire du cinéma politisé. Brûlant dans le fond, mais aussi dans la forme, il est aussi connu pour sa vision extrême du sexe et de la violence, jamais dissociés, toujours fatals. À ce titre, Les plaisirs de la chair (1965), préfigure par sa thématique des passions destructrices L’empire des sens de 1975, scandale international aux actes sexuels non simulés. En 1973, Oshima abandonne le cinéma pour difficultés financières (Une petite sœur en été, œuvre expérimentale, marque ses adieux). Son style, entre onirisme antonionien et références godardiennes, et sa vision acerbe de la société, sont indispensables : son grand retour au cinéma est un succès. Furyo, production internationale de 1983, nous conte une histoire masculine de codes à transgresser, d’attirances entre un geôlier japonais et son prisonnier anglais (Bowie). L’homosexualité est également le thème de son superbe dernier film, Tabou (1999), une œuvre lyrique et fascinante, testamentaire. / ❥
RÉTROSPECTIVE NAGISA OSHIMA Jusqu’au 19.12, Institut Lumière, Lyon 8e, www.institut-lumiere.org
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Fin d’année
animée texte ¬ Dominique Bastien - photo ¬ Une vie de chat © Folimage
Noël approche et avec lui son cortège de dessins animés. La plupart nous vient d’outre-Atlantique, à l’exception d’une production française, qui plus est de notre belle région. De l’aventure, du merveilleux, de l’humour : un cocktail pour kids qui fait parfois mouche auprès des parents. Ou pas. À tout seigneur tout honneur. Noël est depuis sept décennies la chasse gardée de l’oncle Walt. En 2010, Disney s’attaque à un conte des frères Grimm bien après Blanche-Neige et la Belle au bois dormant. Dans Raiponce, il est encore question de sorcière (doublée par Adjani en VF) et de princesse, dotée d’une incommensurable chevelure comme levier scénaristique d’une affaire qui tente de renouer avec les succès d’antan. Réussite ou échec ? Réponse le 1er décembre. Face à l’hégémonie disneyenne, d’autres studios fourbissent leurs armes depuis plusieurs années. On passera sur la suite des Chimpanzés de l’espace, lourde et moche, pour préférer Megamind, la dernière production Dreamworks, hommage décalé aux super héros dans la veine des Indestructibles de Pixar. On espère retrouver l’inspiration des deux premiers Shrek, capables de scotcher les gamins tout en faisant gondoler les adultes par des références choisies. Dernière alternative, Une vie de chat, concoctée par les studios valentinois de Folimage. Ici peu de second degré, le message est clairement à destination des bambins, au risque d’une certaine naïveté. Reconnaissons en revanche un choix graphique original, loin des canons internationaux. Comme un artisan polissant son travail à la main, face aux grosses machines hollywoodiennes. / ❥
Raiponce Animation 3D de Byron Howard et Nathan Greno, 01.12 Megamind Animation 3D de Tom Mc Grath, 15.12 Une vie de chat Animation 2D de Alain Gagnol et Jean-Loup Felicioli, 15.12 Les Chimpanzés de l’espace 2 Animation 3D de John H. Williams, 22.12
Banksy Tête de l’art texte ¬ Alex Masson - photo ¬ Affiche © Le Pacte
Et si le milieu de l’art n’était qu’une colossale blague ? Un réjouissant vrai-faux documentaire signé par Banksy, la star anglaise du graff, pousse cette hypothèse jusqu’au bout. Faites le mur ! invente le militantisme ultra-ludique… Il y a quelques semaines, le monde entier a fait connaissance avec Banksy en découvrant son insensé détournement du générique des Simpsons, présentant la Twentieth Century Fox - productrice de la série - comme des esclavagistes d’enfants asiatiques fabriquant des produits dérivés. Un buzz médiatique qui a propulsé le plasticien sur le devant de la scène. Le buzz, c’est quelque chose que Banksy maîtrise au point d’en avoir fait le fer de lance de son art teinté d’activisme militant. Devenu une star en Angleterre par ses graffitis, il se lance dans le cinéma avec Faites le mur !, vertigineux film quand il pose la question de l’essence même de l’art. À la manière d’un Charlie Kaufman – le scénariste des films-gigognes de Michel Gondry (Eternal sunshine of the spotless mind) et Spike Jonze (Dans la peau de John Malkovich) - ou d’un Sacha Baron Cohen (Borat, Bruno), Banksy détourne les codes avec ce documentaire : un certain Thierry Guetta, cinéaste amateur et fan absolu de graffiti, rencontre Banksy pour en faire son portrait. L’artiste renverse la situation en proposant à Guetta de devenir Mr Brainwash, un graffeur de renom mais monté de toutes pièces, expo triomphante comprise. Qu’est ce qui tient du vrai ou du faux dans Faites le mur ! ? Difficile de le savoir, mais c’est justement ce flou qui est le moteur de Bansky. Son film s’attaquant, par une subversion en droit héritage d’un mode de pensée punk, à l’ambiguité de l’art contemporain actuel, entre pure intox et véritable propos. Faites le mur ! étend cette interrogation aux systèmes sociaux et politiques actuels en affirmant la nécessité de les remettre en question. / ❥
Faites le mur ! De Banksy. Avec Rhys Ifans, Thierry Guetta, Banksy, Shepard Fairey... Sortie le 15.12
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Fiat lux texte ¬ Dominique Bastien - photo ¬ Monument Air © DR
Lyon confirme année après année sa prééminence internationale avec la Fête des Lumières, récompensée en avril dernier par le trophée du meilleur événement exceptionnel de l’année 2009. Voici donc l’édition 2010. Mode d’emploi. C’est quand ? Pour ceux qui dorment depuis un siècle et demi, la Fête des Lumières a toujours lieu autour du 8 décembre, jour d’hommage à Marie qui sauva Lyon de l’épidémie. Cette année, elle dure du mercredi 8 au samedi 11. C’est où ? Même si chaque bled autour célèbre le 8 décembre par capillarité opportuniste, la vraie fête se passe à Lyon, dans l’ensemble des arrondissements. La Presqu’île en reste le centre avec les superproductions des Terreaux (un hommage à Bartholdi où sa fontaine prend vie) ou des Jacobins (un jeu illustratif autour de l’eau). Le Vieux Lyon n’est pas en reste avec une lune géante reliant Saint Jean à Fourvière. C’est combien ? Millionnaire tant en budget (la moitié supportée par la Ville, l’autre par les partenaires privés) qu’en public, la Fête des Lumières reste LA manifestation annuelle qui fait venir du monde de partout et rend le sourire aux commerçants. C’est bien ? Mieux vaut n’être pas agoraphobe et se chausser de solides souliers fourrés. Quelques créations éveillent la curiosité : l’œuf géant du Gros Caillou, l’hommage à Miyazaki de Saint-Nizier, la sirène place de la République, les déformations interactives du théâtre des Célestins, le parcours de feu du parc de la Tête d’Or, le courant de lumière sur la Saône, les éoliennes et les tipis des berges du Rhône, sans oublier un Space Invaders géant sur les pentes de la Croix-Rousse... Au cas où, le site internet de l’événement permet à tous de se géolocaliser par smartphone et pour les plus casaniers de le vivre de chez soi. / Fête des Lumières 08 au 11.12, www.fetedeslumieres.lyon.fr
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Vidéos fortes texte ¬ Gallia Valette-Pilenko - photo ¬ © Mairie de Francheville
Le Fort du Bruissin se prête admirablement bien à la découverte de l’art contemporain. Sa salle d’accueil, rouge vif de haut en bas produit pour commencer un effet saisissant avant l’accès à une succession de salles blanches comme autant de boîtes à explorer. Tandis que le site lui-même convie à une déambulation de ses recoins secrets.
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L’initiative de rassembler ici huit œuvres vidéo d’artistes issues de la collection du Musée d’Art Contemporain est plutôt bien vue dans un « de ces lieux dont la nature, la circulation, la lumière ou l’histoire même réveillent l’imagination du visiteur » selon les mots d’Yves Aupetitallot, directeur du Magasin (Centre national d’art contemporain de Grenoble), qui a fait la sélection. L’exposition est d’ailleurs issue de la collaboration des trois structures, le MAC, le Magasin et le Fort du Bruissin. Les artistes choisis sont très différents les uns des autres, de la vidéo des pinsons de Carsten Höller, au rythme lancinant, à l’œuvre inquiétante de Tony Oursler qui met en scène deux poupées de chiffon grandeur nature en passant par le film d’animation à la fois macabre et tendre de William Kentridge. Les pièces permettent d’embrasser des univers très variés, mais pourtant reliés par une certaine étrangeté commune. Dans un lieu comme celui-là, cela prend d’autant plus de force et de sens. Comme les images de l’œuvre vidéo de Catherine Sullivan font écho entre elles par un savant système combinatoire de permutations mathématiques. Troublant ! / ❥
Projections contemporaines Jusqu’au 20.02, ve>di, 14h>18h, Fort du Bruissin, Francheville, 04 72 13 71 00, www.mairie-francheville69.fr
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Cretey au sommet texte ¬ Gallia Valette-Pilenko - photo ¬ Le Christ déposé après flagellation, Louis Cretey © Jean Bernard
Cretey, un inconnu ? Certes, jusqu’à aujourd’hui. Mais après la nouvelle exposition du Musée des Beaux-Arts, plus personne ne pourra plus le dire. D’autant que ce peintre lyonnais de la fin du XVIIe siècle vaut mieux que l’ombre dans lequel il était resté pendant presque trois siècles. Redécouvert en 1988 grâce à un article publié dans La revue de l’art, écrit à six mains par Pierre Rosenberg (l’un des commissaires), Lucie Galactéros-de-Boissier et Gilles Chomer, Louis Cretey a une touche si singulière que ses tableaux sont très facilement reconnaissables, alors même qu’ils ne sont presque jamais signés, à l’exception notable d’un Marsyas et Olympos appartenant au Musée de Sens. Ni datés, du reste. Le sieur Cretey reste une énigme. Il a fallu reconstituer la vie de cet homme sans doute né à Lyon aux alentours de 1635, d’un père peintre, et mort après 1700, qui a fait des aller-retours entre sa ville natale et Rome. Rome qui fut une influence majeure dans le style du peintre, même s’il possède à l’évidence un style bien à lui. « C’est un artiste qui peint gras, qui revient sans cesse sur sa composition, qui use le glacis » explique Pierre Rosenberg. Il fait vibrer la toile avec une science du clair-obscur assez stupéfiante et un coup de pinceau épais, à l’inverse de ses contemporains français. Et son goût de la laideur étonne pour l’époque : ses anges ressemblent à des grotesques échappés d’une gargouille, ses saints à des vieillards burinés. Malgré des sujets banals (scènes bibliques ou antiques essentiellement), il dégage une modernité étonnante et mérite une place dans l’histoire de l’art. / ❥
Louis Cretey, un visionnaire entre Lyon et Rome Jusqu’au 24.01, Musée des Beaux-Arts, Lyon 1er, 04 72 10 17 40, www.mba-lyon.fr
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Tranche de
ghetto texte ¬ Gallia Valette-Pilenko - photo ¬ DR
Qu’elles sont troublantes, ces photos du Ghetto de Lodz, notamment celle de l’affiche où une mère embrasse fougueusement son enfant ! Quelles forces elles dégagent, montrant que la vie, par dessus tout, est plus forte que la mort même si celle-ci rôde partout. La nouvelle exposition du CHRD se déploie au rez de chaussée de l’ancienne école de santé militaire (qui fut accessoirement un haut lieu de la Gestapo). Composée de photographies de Henryk Ross, elle se situe exactement au mitan de l’art et de l’histoire. En effet, Ross était le photographe officiel du Ghetto de Lodz, chargé des photos d’identité et de propagande, mais il a aussi réalisé beaucoup de photos volées, avec un sens du cadrage consommé, qui rendaient compte crûment de la vie dans le Ghetto (le 2e par la taille après celui de Varsovie, 160 000 Juifs y furent enfermés). Pendaisons, famine, déportations, le reflet de l’enfer, mais aussi des moments de bonheur comme ce très beau cliché d’amoureux s’embrassant derrière un arbuste en fleurs. Enterrés à l’été 44 dans le Ghetto, les clichés ont subi les assauts de l’humidité et du temps, produisant ainsi de saisissants effets. Certains craquellent, semblant se liquéfier, à l’image de la vie des habitants du Ghetto. D’autres, au contraire, sont presque joyeux et le photographe, l’un des six cents rescapés du Ghetto, était réticent à les montrer. Ce n’est qu’en 1996 que son fils se décidera à tout exposer. Mais on sent toujours poindre la détresse à des détails. Un témoignage bouleversant qui fait étrangement écho à l’exposition du sous-sol, Voyages pendulaires. / ❥
Photos ensevelies du Ghetto de Lodz Jusqu’au 21.02, CHRD, Lyon 7e, 04 78 72 23 11, www.chrd.lyon.fr
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texte ¬ Adeline Marconnet - photo ¬ © Collectif du Grain à Moudre
texte ¬ A. M. - photo ¬ © Marc Bonneville
6 Jours à Rijsel
RussLand 10.11
Lauréat de la Bourse à la création organisée par la Maison de la photo de Lille en 2008, le collectif du Grain à Moudre relève le défi de concilier les talents pour révéler le portrait d’une Lille inédite en six jours. Un projet ambitieux pour un délai si court. Et pourtant, partant du constat que l’union fait la force, le rendu fonctionne et leur titre de collectif n’est pas mis en doute. Une vision brute pour un juste équilibre où l’individualité est oubliée au nom d’un travail global. Ils viennent présenter au Bocal, l’exposition qui les a fait rentrer dans la cour des grands, il y a déjà presque trois ans...
Membre du collectif Item depuis 2003, Marc Bonneville exporte le regard photo-journalistique du groupe lyonnais jusqu’en Russie. Il fige dans son objectif les reliefs et aspérités d’une société en transition entre fin de l’URSS et promesse de Fédération de Russie. Une période flottante, encore palpable vingt ans après la chute du régime soviétique. RussLand se place comme un Eldorado pour une société marquée par les stigmates d’un régime totalitaire. Loin de l’imaginaire collectif occidental, ce travail de terrain familiarise avec un mode de vie un peu perdu entre désir de liberté et pesant héritage politique.
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Jusqu’au 19.12, Le Bocal, Lyon 7e, 09 53 14 83 92, www.lebocal.org
Jusqu’au 31.12, Item l’atelier, Lyon 1er, 04 78 72 18 40, http://blog.collectifitem.com
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texte ¬ A. M. - photo ¬ DR
texte ¬ A. M. - photo ¬ © Rip Hopkins
Julien Lachaussée
Rip Hopkins
Eurêka ! Ce qui aurait pu être une librairie bêta ou encore une galerie lambda, s’avère être en réalité un concept-store nommé Datta ! Sur l’initiative des frères Mariette, cette librairie-galerie a ouvert ses portes en octobre dernier. Désormais QG de tous les curieux, les deux Parisiens d’origine proposent une sélection pointue de livres et magazines d’art. 100 m² au service de la culture alternative, de l’art émergent et des tendances undergrounds. Pour cette fin d’année, gros bras tatoués et fines tailles griffées à l’encre indélébile seront mis à l’honneur par une exposition du photographe Julien Lachaussée. Une esthétique pin uprock’n’roll à ne pas manquer.
L’artiste mêle les genres et sème le doute quand à l’interprétation des ses clichés : photo-reportage ou mise en scène ? Sa série Romanian Rip pose la question de la frontière entre véracité et détournement de l’information, limite habituellement repoussée dans son travail de composition et cadrage. Ici, il ne s’en cache pas et laisse filer le câble du déclencheur tout au long de la série pour rappeler la présence du photographe et son éventuelle mainmise sur l’orientation qu’il donnera à sa prise de vue. Il semble ouvrir ainsi une petite porte sur l’envers du décor des manipulations médiatiques du 21e siècle.
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03.12 au 03.01, Librairie-Galerie Datta, Lyon 1er, www.datta.fr
07.12 au 26.02, Galerie Le Réverbère, Lyon 1er, 04 72 00 06 72, www.galerielereverbere.com
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texte ¬ A. M. - photo ¬ DR
texte ¬ A. M. - photo ¬ © Alice Aycock
Quand Lyon dominait le monde
Iles jamais trouvées
Le Musée des Tissus ne fait pas dans la demi-mesure. Un titre qui pourrait paraitre un peu prétentieux, mais tellement légitime ! Dès le 15e siècle, Lyon fait briller son savoirfaire unique à l’internationale. Les expositions universelles dévoilent cette manufacture de luxe aux yeux du monde. Force est de s’incliner devant une industrie qui a su évoluer et traverser un 19e siècle à la fois apogée et amorce de déclin sans faiblir. Du luxe impérial aux étoffes bon marché, de la fabrique à l’industrie, retour sur l’histoire d’un patrimoine indétrônable qui s’est construit sur métiers à tisser.
Sorte d’utopie, l’île est ici métaphore de l’aboutissement artistique. Parfois chaotique et tâtonnant, l’artiste n’avance pas pour autant à l’aveuglette. Comme ligne de mire, il se fixe un horizon à atteindre et se forge une identité artistique au fil du temps. Artistes confirmés ou en devenir, chacun propose sa vision intime de la création vers une finalité de l’œuvre aboutie. L’occasion est donnée à 35 artistes d’extirper le spectateur du réel et de l’inviter dans leur paradis rêvé. Pas question de refuser d’embarquer dans la barge d’Orlan, la galère de Gilbert & George ou encore la barque de Louise Bourgeois !
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Jusqu’au 20.03, Musée des Tissus, Lyon 2e, 04 78 38 42 00, www.musee-des-tissus.com
18.12 au 17.04, Musée d’Art Moderne de Saint Étienne, 04 77 79 52 52, www.mam-st-etienne.fr
« Une soirée d’opéra surréaliste, entre cirque et music-hall déglingué. »
LE BOEUF SUR LE TOIT DARIUS MILHAUD
LES MAMELLES ORCHESTRE ET CHŒURS DE L’OPÉRA DE LYON DIRECTION MUSICALE LUDOVIC MORLOT MISE EN SCÈNE MACHA MAKEÏEFF Nouvelle production. En coproduction avec le Théâtre national de l’Opéra-Comique.
DU 30 NOVEMBRE AU 13 DÉCEMBRE 2010 TARIFS DE 5 À 90 E
*0,15 e/min
FRANCIS POULENC
© Photo : Hemera
DE TIRÉSIAS
S E R E N S E I G N E R - R E S E RV E R 0 8 2 6 3 0 5 3 2 5 * W W W. O P E R A - LY O N . C O M
L’Opéra national de Lyon est conventionné par le ministère de la Culture et de la Communication, la Ville de Lyon, le conseil régional Rhône-Alpes et le conseil général du Rhône.
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“ C’est une manière différente de s’adresser au public ... mais aussi un endroit de fête, de déconnade et de plaisir. ”
CABARET
Cabaret Brecht Tango Broadway Š Gabriel Rocca
Cabaret Brecht Tango Broadway © Gabriel Rocca
À la Dérive © Régis Bataille
De cabaret
en cabaret…
texte ¬ Nicolas Blondeau
La deuxième édition du festival Tempo Cabaret se déroule durant cinq soirées au théâtre de la Renaissance. Jean Lacornerie, directeur des lieux, nous les promet joyeuses. Définir le cabaret comme une catégorie spécifique de spectacle est une tâche ardue. Mais Jean Lacornerie, aux commandes d’un festival consacré à ce genre, se risque à en préciser quelques éléments essentiels. « C’est une manière différente de s’adresser au public. Beaucoup plus directe. Il n’y a pas de quatrième mur et la musique y joue un rôle prééminent. Dans l’histoire, on a eu en France les cabarets littéraires, tel le Chat Noir à la fin du XIXe, le cabaret lié à Brecht en Allemagne ou les spectacles
de Copi en Amérique du sud qui ont joué un rôle considérable. C’était et c’est encore un espace de liberté. Mais aussi un endroit de fête, de déconnade et de plaisir. » Rien d’étonnant à ce que cette forme-là, revendiquée ou non par les artistes, ait produit une grande diversité de pièces. C’est justement une volonté du festival que d’aller vers cette diversité, de décloisonner tout ça. « C’est un moment fort, poursuit Jean Lacornerie, où l’on se donne la possibilité de voir des artistes que l’on apprécie, que l’on
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All about Eve © DR
a déjà programmés, ou pas. Des formes légères, tout en étant inventives, mais aussi des spectacles qui réclament plus de moyens. Alfredo Arias est évidemment la tête d’affiche de la manifestation. Mais on trouve aussi des choses très originales comme Le cabaret des Utopies orchestré par le groupe Incognito, composé de jeunes acteurs du Théâtre national de Strasbourg. Une réflexion philosophico-joyeuse sur la sagesse humaine et le bonheur. Le genre de pièces qu’il est intéressant de voir dans un contexte particulier. Ainsi, l’idée est de proposer en première partie de soirée un spectacle dans la grande salle et ensuite un autre dans une salle aménagée pour l’occasion, où l’on pourra boire, manger, prolonger la soirée. Un autre enjeu, lié à l’esprit du théâtre, étant de mettre en exergue une sorte de reflet de ce qu’il se produit en matière de théâtre musical actuellement ». ❥
Quant à la propre création du maître des lieux, Applause, c’est l’occasion de retrouver la troupe de Lady in the dark (comédie musicale de Kurt Weil qu’il mit en scène avec succès). Elle est inspirée du film de Joseph Mankiewicz All about Eve et se fixe, avec une pointe d’autodérision, sur le thème de l’amour et de la haine du théâtre. Le tout dans une ambiance de music hall mêlant textes et chansons divers. Autre curiosité alléchante, la venue de Violaine Schwartz. Non seulement parce que cette jeune femme a sorti un des livres passionnants de cette rentrée littéraire, La tête en arrière (POL), roman où elle scrute les dérives d’une choriste gagnée par la folie. Mais aussi parce qu’elle est elle-même chanteuse - mais pas folle - et qu’elle interpréte avec sa complice contrebassiste Hélène Labarrière des chansons du répertoire réaliste, allant d’Yvette Guilbert à Fréhel. /
FESTIVAL TEMPO CABARET 14 au 18.12, deux spectacles par soir, 19h30 / 21h, pass 25 € Théâtre de la Renaissance, Oullins, 04 72 39 74 91, www.theatrelarenaissance.com
Buenos Aires sous les lumières de Broadway texte ¬ Audrey Hadorn - photo ¬ Tatouage © Brigitte Enguerand
Sur un fil entre le cabaret, le tango et le vaudeville argentin, le dramaturge, metteur en scène et comédien Alfredo Arias, est à l’honneur du Festival Tempo Cabaret avec deux pièces, Tatouage et Cabaret Brecht Tango Broadway. « Mon premier baiser c’était avec un curé, je me suis senti pénétré par… Dieu », déclare Miguelito, le protagoniste de Tatouage. L’irrévérence à la boutonnière, Alfredo Arias plonge dans le destin tragico-magnifique de Miguel de Molina, artiste espagnol homosexuel persécuté par le régime franquiste qui trouva refuge et gloire en Argentine auprès d’Eva Perón. Le créateur argentin adulé sur les plus grandes scènes internationales fait dialoguer les deux figures hors normes avec son langage théâtral si particulier mêlant danse, musique, chants et dialogues poétiques. « Vous avez été un pédé pour le franquisme et moi j’ai été une pute pour l’oligarchie de mon pays ! », confie Eva à Miguelito, tous deux marquant l’Histoire de leur pays malgré eux. Entre le music-hall et la force brute des mythiques scènes argentines, deux marginaux absolus se partagent le plateau et convoquent un univers empreint de burlesque, de mélancolie et de folie baroque. Plus cabaret et entièrement dédié à la chanson, le spectacle Cabaret Brecht Tango Broadway propose une déambulation en chansons de Brecht à Kurt Weill en passant par du rock mythique revisité par les petits frenchies de Nouvelle Vague et du tango avec son maestro, Astor Piazzolla. Deux interprètes flamboyantes se font face, une blonde, une brune, sur une scène dépouillée seulement habitée par un piano. C’est l’essence de l’art d’Alfredo Arias qui se déploie, un langage percutant unique qu’il perfectionne depuis 1968… / ❥
Tatouage 15 et 16.12 Cabaret Brecht Tango Broadway 17.12 Théâtre de la Renaissance, Oullins, www.theatrelarenaissance.com
événement |
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Sous la neige,
le clown ? texte ¬ Audrey Hadorn - photo ¬ DR
Une gestuelle à la mime Marceau et une drôle de mélancolie qui rappelle l’immense Charlie Chaplin, Slava Polunin et son kaléidoscope clownesque, Slava’s Snowshow, s’apprête à nous enchanter en cette période propice au retour à l’enfance.
théâtre & danse |
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Slava Polunin, le meilleur clown du monde ? C’est ce qui se murmure aux quatre coins de la Terre… Le Snowshow de Slava est devenu ni plus ni moins qu’un classique du théâtre du 20e siècle. L’artiste a créé un théâtre de clowns qui suscite la passion. De l’Auguste au Pierrot en passant par le bouffon, le créateur russe a isolé chaque facette de ceux-ci et convoqué sur scène des personnages aux entités déterminées qui constituent un peuple clownesque. Cet ensemble appelé « les Litsedei » provoqua dans les années 90 l’hystérie des foules. Cet engouement du public, prodigieux mais inquiétant, amena Slava Polunin à faire évoluer son art et voir plus grand. Fort d’un univers visuel saisissant, son œuvre troublante est désormais à mi-chemin entre le théâtre de rue, la performance et le cirque. Slava’s Snowshow est un condensé de magie unique, qui oscille de sensations visuelles inouïes à d’étranges tableaux abstraits infiniment poétiques. « Mes spectacles ont du succès parce que je ne les joue pas, je les vis », aime dire le créateur slave. Des pièces troublantes à vivre et à ressentir qui enchantent les spectateurs comme hypnotisés par tant de beauté et de force brute qui émanent d’une sorte de retour à la source de l’émotion, la plus simple qui soit. / ❥
Slava’s Snowshow 15.12 au 01.01, Célestins, théâtre de Lyon, Lyon 2e, www.celestins-lyon.org
théâtre & danse |
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L’ homme couvert de femmes texte ¬ Nicolas Blondeau - photo ¬ © Cédric Roulliat
Camille Germser se lance dans une version des Précieuses ridicules hautement attendue. Un Molière, certes, mais surtout un Germser. Si ce sentiment appartenait à notre noble caractère, Camille Germser susciterait notre plus vive jalousie. Depuis qu’il a créé sa compagnie La Boulangerie, il y a une dizaine d’années, ce metteur en scène s’est en effet entouré d’actrices, toutes plus belles les unes que les autres. En leur intimant l’ordre de porter des tenues sexy, rutilantes de strass, paillettes et plumes au cours de créations colorées et jubilatoires. L’une des plus marquantes fut La sublime revanche. À cette occasion, notre jeune homme s’était payé la tête de la critique en annonçant une pièce basée sur un événement historique méconnu, celui de la révolte d’une troupe de music hall, constituée de girls féministes, s’emparant d’un cabaret. Or, on le découvrit ensuite, cette aventure n’a jamais existé. Personne ne tint rigueur au facétieux Germser d’avoir été mené en bateau. Le dit bateau était une extraordinaire création peuplée de jeunes femmes en délire, expertes en plantages et numéros pathétiques autant qu’hilarants. Il fit ensuite des incursions dans l’univers de Barbe Bleue puis dans celui de David Bowie période glam. Mais son prochain truc à plumes, c’est Les précieuses ridicules. Oui, le petit chef d’œuvre de Molière... Sauf que ces précieuses, il compte les amener dans un cabaret et leur imposer ballets froufroutants et numéros de claquettes endiablés. / ❥
LES PRECIEUSES RIDICULES 09 au 19.12, 11€/20€, Théâtre de la Croix-Rousse, Lyon 4e, 04 72 07 49 49, www.croix-rousse.com
théâtre & danse |
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Le feu sous la cendre
texte ¬ Gallia Valette-Pilenko - photo ¬ © Michel Cavalca
Cendrillon est de retour. Elle fête même sa 400e pour cette reprise de la célèbre relecture de Maguy Marin. Commandée en 1985 par Françoise Adret et Yorgos Loukos, cette pièce est restée dans l’histoire de la danse. Au même titre que May B., autre chef d’œuvre de Maguy Marin qui a passé la 600e représentation. C’est l’une des pièces, avec le Roméo et Juliette de Preljocaj, qui a le plus tourné et ainsi fait la réputation du Ballet de Lyon. À l’époque, c’était une sacrée prise de risque de la part de la direction de la compagnie, certains danseurs refusant même de danser. Il faut dire que la future exdirectrice du CCN de Rillieux-la-Pape n’avait pas ménagé sa peine pour jeter un pavé dans la mare. Les poupées aux masques de celluloïd, le décor de maison en cartonpâte de Montserrat Casanova alliées à une gestuelle empêchée par les costumes et inspirée du monde de l’enfance déroutaient largement un corps de ballet, habitué à moins d’impertinence. Maguy Marin fait du conte de Perrault une réflexion amusée sur les relations humaines et la société de consommation. Aujourd’hui, la pièce s’est imposée comme un modèle du genre, un exemple parfait de relecture intelligente d’une pièce de répertoire, comme sa Coppélia (que lui a commandé le ballet sept ans plus tard) ou la Giselle de Mats Ek. Absente de Lyon depuis trois ans, cette Cendrillon pataude et un peu godiche commençait à nous manquer ! / ❥
Cendrillon 22.12 au 01.01, 5 à 45 €, Opéra de Lyon, Lyon 1er, 0 826 305 325 ou www.opera-lyon.com
théâtre & danse |
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Fondu
savoyard texte ¬ Nicolas Blondeau - photo ¬ DR
Guide de haute montagne dans une autre vie, Topick pratique le ski sur scène. Un des nombreux sports que ce régional de l’étape exerce en virtuose du rire. Bon d’accord, dans le paysage comique français on en a vu des cintrés, mais des comme lui, jamais ! A croire qu’il s’est juré de mettre en application la phrase attribuée à Salvador Dali : « J’ai un projet, devenir fou ». Imaginez un type à l’air passablement ahuri, transpirant à grosses gouttes sous son épais anorak, les skis aux pieds sur la scène de l’Espace Gerson, se mettant à escalader une table étroite. Ceci pour vous donner un cours de conversion face à une piste noire qu’il décrit jonchée de sang et de membres humains épars... Avant, une fois cette manœuvre couronnée de succès, de tenter, las vainement en l’occurence, de manger un yaourt dont le contenu est projeté en l’air. Aux abris ! Ou de battre le record, homologué dans sa seule imagination, de vitesse immobile. Ceci en pédalant furieusement sur un vélo placé en équilibre précaire sur des bandes roulantes, puissamment aidé par une pharmacopée chourée à Vinokourov. Si vous parvenez à vous figurer ce tableau, vous aurez une petite idée de l’énergumène, à classer entre Jackass pour la folie et les cascades et Charlie Chaplin pour les mimiques et la tendresse qu’il dégage. Il revient à l’Espace Gerson pour de nouvelles prouesses durant tout le mois de décembre. / ❥
TOPICK FOU NORMAL 01 au 30.12, 20h30, 11€/15€, Espace Gerson, Lyon 5e, 04 78 27 96 99, www.espacegerson.com
théâtre & danse |
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texte ¬ Adeline Marconnet - photo ¬ © Brigitte Enguérand
texte ¬ A. M. - photo ¬ © Christophe Raynaud de Lage
Les Nouvelles brèves de comptoir
Le Grand C
Calepin en poche, galopin en pogne, Jean-Marie Gourio use le zinc depuis près de vingt ans. Il croque le portrait d’une population pas toujours entendue, rarement écoutée. Quand le comptoir du troquet se transforme en scène ouverte à la vox populi, l’auteur se jette sur ces instants de vie. L’alcool aidant, les langues se délient, les esprits se diluent et les idées fusent dans un enchainement endurant. Du brut de décoffrage, sans tournures syntaxiques emberlificotées pour les nostalgiques de l’époque Palace. Un condensé de répliques qui claque comme une évidence irréfutable, pleine de maladresse et candeur. ❥
1er au 11.12, Célestins, théâtre de Lyon, Lyon 2e, 7,50 à 33 €, 04 72 77 40 00, www.celestins-lyon.org
Le problème, c’est que le plancher des vaches semble picoter la voûte plantaire de ces dix-huit acrobates de haute voltige. Plus qu’au sol, le spectacle se déploie dans les airs, dans un enchainement de portés acrobatiques à en perdre son propre point de gravité. Défiant les lois de l’apesanteur, les voltigeurs prennent de la hauteur et narguent le vide, avec comme seul filet, leur confiance immodérée envers leurs camarades de jeux. Un numéro de magie de haut vol échafaudé par la compagnie XY dans une précision millimétrée. Le public repart le cœur léger, la tête dans les étoiles.
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07 et 08.12, Théâtre de Villefranche, 6 à 26,5 €, 04 74 68 02 89, www.theatredevillefranche.asso.fr
théâtre & danse |
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texte ¬ A. M. - photo ¬ © Michel Cavalca
texte ¬ A. M. - photo ¬ © Brice Robert
La Mécanique des Anges
Les Constructeurs
Anges ou pas, la mécanique du duo lyonnais n’en reste pas moins bien huilée. Indissociables et complémentaires depuis 2009, Thomas Guerry et Camille Rocailleux embarquent dans leurs rouages tous genres confondus pour un mélange des plus inattendu. Un engrenage d’émotions où musique lyrique rime avec rock acoustique et où la toute jeune mezzo-soprano Romie Estèves fait ses gammes sur les riffs d’une guitare électrique. Avec cette pièce créée en 2009 au même endroit, le Toboggan ne boude pas son plaisir en réinvitant la Cie Arcosm pour présenter une seconde fois cette comédie musicale loufoque. ❥
07 au 11.12, 20h30, Toboggan, Décines, 17 à 20 €, 04 72 93 30 00, www.letoboggan.com
A l’ère de la mobilité, on pourrait croire que le secteur de la maison en kit est un filon à explorer. Pourtant quand les trois héritiers de ce concept prometteur revêtent leur bleu de travail, rien n’est moins sûr. Désopilant de maladresse, le trio infernal propose au spectateur un genre burlesque hérité de la génération Charlot / Keaton (Buster, pas Michael). Cette succession de gags muets, bruités et sous-titrés en direct révèle la large palette de ces comédiens talentueux. Les Transformateurs sauront déculpabiliser celui qui, au moins une fois dans sa vie, aura ressenti un vide abyssal face à une commode Ikéa en morceau !
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14 au 18.12, NTH8, Lyon 8e, 0 à 100 € au choix, 04 78 78 33 30, www.nth8.com
théâtre & danse |
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texte ¬ A. M. - photo ¬ © RJ Muna
texte ¬ A. M. - photo ¬ © Thomas Jouannot
Shéhérazade
Médée-Matériau
Alonzo King dépoussière et remet au goût du jour le langage classique du Ballet. Il explose le genre et mélange académisme rigide avec exploration contemporaine du mouvement. Une extrapolation du style vers toujours plus de tension et vitalité. Sa relecture du conte des Mille et Une Nuits est l’occasion pour le génie de San Francisco de s’amuser à jongler entre héritage et modernité. Un conte oriental où la sensualité de la belle Shéhérazade se lit dans la grâce de chacun des onze danseurs au mouvement limpide et vif à la fois. Une partition pour poésie orientale qui envoûte et transporte dans les nuits étoilées persanes.
De prime abord, Médée traine un lourd passif. Incarnation de la monstruosité, elle a à son actif trahison, fratricide, infanticide et autres crimes. Lorsque Heiner Müller se penche sur cette figure mythique, c’est pour la révéler, étrangement, dans toute sa dimension humaine. Il trouve des circonstances atténuantes à cette femme délaissée n’ayant d’autre repli possible que la vengeance. Au lieu de montrer du doigt toute la cruauté du personnage, il se demande comment elle a pu en arriver là. Vision nuancée d’un auteur allemand né à la veille de la seconde guerre mondiale, témoin d’un glissement incontrôlable vers la haine.
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15 au 22.12, Maison de la Danse, Lyon 8e, 04 72 78 18 00, www.maisondeladanse.com
15 au 22.12, Théâtre de l’Élysée, Lyon 7e, 10 à 12€, 04 78 58 88 25, www.lelysee.com
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mardi 10 Et mErcrEdi 11mai 2010 BoursE du travaiL CONCERTS
Locations : Fnac, ticketnet & Points habitueLs Renseignements : 04 72 76 00 00 et www.contRemaRque.com
chroniques London orbital Iain Sinclair | Éd. Inculte Dérive méticuleuse dans le monde contemporain, London Orbital est une somme, la lutte opiniâtre d’un arpenteur pour donner sens à une ville dantesque. Héritier de la psychogéographie situationniste, Sinclair (encore inconnu en France) a suivi à pied la M25, soit 188 km de périphérique, à la fois artère (au sens organique) et ceinture de la ville. Entre archéologie foucaldienne nourrie par une érudition transversale (séries TV, historiens et artistes en tous genres) et poétique ballardienne (flux/béton/chair) émerge une vision de Londres en enfer cool. Constructions gigantesques (le Millenium Dome de Blair) vs Holocauste animal (nous sommes au détour du millénaire et les cadavres de la fièvre aphteuse brûlent encore). Fugue dans le temps et les refoulés de l'idéologie touristique, London Orbital est aussi un superbe exercice de descriptions : Heathrow, les parkings et les aires de repos, ou les villages patinés au rétro-chic pour les profits du marché immobilier. « Par les banlieues la nuit, par les bas-côtés le jour, nous étions là : nous trottions, suçant l'eau d'une bouteille en plastique, essayant de trouver un moyen de démêler la syntaxe de Londres. » Rimbaud en enfer. 656 p., 25€. Raphaël Nieujwaer
Zmâla, l’œil curieux éd. Photographie et Compagnie Au départ il y avait un catalogue, édité pendant « Visa pour l’Image ». Puis est venue l’envie furieuse de défendre le travail des collectifs de photographes en dehors de ce rendez-vous perpignanais. Ainsi naquit cette magnifique revue, vitrine de papier glacé pour une trentaine de collectifs (15 pays) et objet de collection tous publics. Car si le professionnel voit dans les reportages, dossiers (le Webdocumentaire) et annuaire, une précieuse source d’inspiration et d’informations, l’amateur lui, apprécie la grande diversité de travaux représentés. De la mosaïque portugaise (Kameraphoto) aux banlieues françaises, en passant par le Sahel, Détroit, les marins hauturiers ou l’ophtalmologie latino américaine, Zmâla a bel et bien l’œil grand ouvert. 164p., 19€. Judith Oliver
Ian Wright Collection design&designer |Éd. Pyramyd À cinquante ans et des pixels, Ian Wright se joue des nouvelles technologies. Il les plagie avec des matériaux du quotidien : feuilles à rouler, perles Hama, badges, papiers déchirés, tubes de mascara… Chaque objet constitue une unité, qui, une fois répétée, compose un portrait aussi réaliste que minimaliste. Qu'il s'agisse d'artistes reconnus ou de citoyens lambda, le résultat est stupéfiant. Et sans cesse renouvelé. Car cet illustrateur anglais fraîchement installé à New York aborde chaque projet comme une expérimentation. Collages, pochoirs, impressions Xerox ou encore photocopies, ce petit artbook abordable nous livre une très belle sélection (collaborations avec la presse, l'industrie musicale ou la mode). 120p., 13€. Cécile Fauré
Le Jardin de Machiavel Mark Crick |Éd. Baker Street, Mark Crick règne en prince sur un drôle de jardin qu’il arrose d’humour noir. Jardin anglais exubérant où les horticulteurs en chef s'appellent Neruda, Machiavel, Brecht, Ibsen, Zola, Allende ou Bret Easton Ellis. De très sérieux conseils techniques fleurissent ici au travers de pastiches grinçants, érotiques ou délirants. Mère courage défend ses pommes de terre face à un officier allemand bien déterminé à buter l'ensemble du potager. Lantier se met au désherbage avant de faire exploser la cabane à engrais du Père Maheu. Un geste révolutionnaire qu'il regrette aussitôt en voyant voler les mauvaises graines… Pour "éliminer une salope", Ellis recommande l'usage de chaussures Hunter Wellington vert classique. De quoi cultiver joyeusement son jardin. 111p., 17€. Marie-Lucile Kubaki
Free Parties, une histoire, des histoires Guillaume Kosmicki | Éd. Le Mot Et Le Reste Quelques semaines après la parution d’un DVD retraçant la folle épopée du Sound System Heretik, cette somme définitive revient sur vingt ans de rave, de la naissance des Spiral Tribe à la diaspora électronique (France, Italie, République Tchèque…). La grande force du musicologue (et DJ) Guillaume Kosmicki réside dans le refus de l’histoire froide et monolithique : la parole est donnée aux acteurs de la fête. Sporadiquement, l’auteur de Musiques électroniques : Des avant-gardes aux dance floors (2009) recontextualise ces souvenirs empreints de nostalgie. Certes, les free parties, dernier mouvement underground de grande ampleur (oxymore ?) du siècle dernier sont enterrées. L’esprit originel, lui, pourrait bien renaître sous d’autres formes. Espérons. 724p. 28€. Thibaut Allemand
littérature |
83
© dtp entertainment AG
jeux vidéo
texte ¬ Guillaume Jallut
Gray Matter - Xbox 360 | PC Gray Matter va enfin voir le jour sous le regard bienveillant d’une auguste génitrice, en la personne de Jane Jensen. La scénariste et réalisatrice américaine est considérée par de nombreux joueurs comme une bonne fée depuis les années 90 et la série dont elle fut la créatrice : Gabriel Knight. Référence incontournable du jeu d’aventure, les trois opus baignaient dans une solution alambiquée d’enquête, de fantastique occulte et d’ambiance vieille pierre. C’est toujours cette antique recette miracle que la Dame applique à sa nouvelle histoire en point & click, Gray Matter. Bohémienne contemporaine, la jeune Samantha Everett cherche à gagner Londres et son club de magie le Daedalus, mais est étrangement détournée de sa route par les éléments. Sa moto tombée en panne au milieu d’un solide orage nocturne, elle n’a d’autre solution que de se réfugier avec malice dans un sombre et beau manoir planté en rase campagne oxfordienne. C’est la demeure d’un certain Dr Styles, chercheur en neurobiologie reclus depuis la mort de sa femme et persuadé que la matière grise humaine possède la puissance nécessaire pour altérer la réalité. Et c’est également le point de départ d’une aventure où l’on pourra alternativement jouer ces deux personnages, dans des décors somptueux où la lumière et l’ambiance très britannique achèvent de créer une atmosphère haletante.
© 1C Publishing EU
© Sony Online Entertainment
chroniques |
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Death to Spies 3
The Agency
Xbox 360 | PC
PS3 | PC
Jouer à la série des Death to spie c'est un peu passer de l'autre côté du miroir Call of Duty ou Medal of Honor. Pur jeu d'infiltration, pas question ici de vider son chargeur en hurlant, mais plutôt de dissimuler les corps de nos victimes, voler des uniformes ou crocheter des serrures. Et pas pour la grandeur de l'oncle Sam mais plutôt sur les ordres du petit Père des peuples.
The Agency est un MMO. Et un FPS. Et un jeu d’infiltration. Que vous soyez agent secret moral, mercenaire d’une armée privée, ou créateur de votre propre agence, le principe est le même : explorer, tuer, saborder, recruter pour dominer le plus possible un univers persistant fait d’un soupçon de Bruce Geller, de deux traits de Ian Fleming et d’une bonne rasade de poudre noire.
© Activision Publishing, Inc
Cabela’s Big Game Hunter - Wii Fini le FPS bon genre dont les cibles sont soit des nazis, soit des zombies, soit les deux. Et à ceux qui songent parfois encore à la réjouissance coupable du carton sur civils dans un aéroport, il existe un nouveau palliatif : Cabela’s Big Game Hunter. Le but de la dernière mouture de la série bien connue est très simple : chasser tous les animaux qui croisent notre route, même les espèces protégées.
chroniques ETIENNE DAHO ET JEANNE MOREAU Le Condamné A Mort | Radical Pop Music / Naïve Etienne Daho et Jean Genet, c’est une longue histoire. Le chanteur avait découvert le poète par le biais de The Jean Genie, de David Bowie, l’un des nombreux musiciens inspirés par Saint Genet – citons Douglas Pearce, Shane MacGowan, Daniel Darc… Frappé par ces vers de la marge et à l’homoérotisme cru, Daho interprétait déjà Sur Mon Cou, mis en musique par Hélène Martin en 1961. Parue en 1942, Le Condamné à mort est la première œuvre de Genet. Une ode charnelle à Maurice Pilorge, criminel de 25 ans guillotiné trois ans plus tôt. Genet l’a-t-il vraiment connu – au sens biblique du terme ? Qu’importe : il s’agit surtout d’une fascination pour ce bel assassin, alter ego fantasmé de l’écrivain alors simple petit voleur. Pour interpréter cette dualité, le duo s’imposait. Et c’est en compagnie du timbre minéral et abîmé de la lectrice Jeanne Moreau que Daho souffle ces hymnes à la liberté. Risqué, voire casse-gueule, l’ensemble tient dignement debout : on retrouve les ambiances acoustiques de L’Invitation (2007), mais les textes, eux, évoquent les métaphores floues de l’Etienne 80’s. Ou comment se libérer de ses chaînes en renouant celles du temps. Thibaut Allemand
SUUNS Zeroes QC | Secretly Canadian Ce disque pourrait bien égayer l’hiver, au gré de ses humeurs changeantes : shoegaze, électro ou kraut disco qui se dandine (diskraurock ?)... Dans cette nébuleuse de styles, l’oreille ne perd pourtant jamais le Nord : c’est la grande force de ce premier album, qui impressionne par sa dynamique des contraires. Que l’on pense à Clinic (cette voix, forcément), à Beta Band, aux Secret Machines, à The XX ou à Liars, ces quatre Canadiens prennent régulièrement la tangente. On se laisse aller dans l’interstice, on hume l’odeur du tube (PVC, Up Past The Nursery, l’intrigant Pie IX) et on sort les lunettes de sOOleil : l’été est encore loin, mais « The Suuns is shining »… Suuns tente d’aligner les astres pour provoquer l’éclipse des sens. Et vu la classe de ce Zeroes QC, ce n’est que le début ! Grégory Escouflaire
disques |
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Pacific!
AVEY TARE
Narcissus | Vulture Music
Down There | Paw Tracks/La Baleine
« Oh, comme c’est ravissant ! » disait Narcisse lorsqu’il croisait son reflet. Même sentiment à l'écoute de Narcissus, deuxième album du duo Pacific!. Sacré défi : on a demandé aux deux Suédois de composer la musique d’un ballet dédié au mythe de cet homme mort-noyé à force de s’admirer amoureusement… Pacific! s’en sort avec grâce et élégance. Musique électronique et guitares rock s’enroulent efficacement autour d’une histoire traversée par l’émotion, l’exaltation, la rêverie et la tristesse. On soudoierait bien la rédaction pour être envoyée jusqu’à Göteborg couvrir le ballet... Mais Narcissus dépasse largement le statut de bande-son pour être, tout simplement, un bien bel album (presque) instrumental. Olivia Volpi
Fondateur d’Animal Collective, Dave Portner, alias Avey Tare, est un peu dans l’ombre de son pote Panda Bear – la faute à des échappées parfois inaudibles (jetez donc une oreille à son projet Terrestrial Tones, avec Eric Copeland de Black Dice). Aidé de l’Animal démissionnaire Deakin, Avey Tare réunit ici vocalises aquatiques, mélodies tordues, basses fréquences et pulsations apaches qui firent le charme trouble du Collectif (Ghost Of Books). Et n’hésite pas à plonger dans un New Age un peu cracra, donnant à l’ensemble un parfum de Nature & Découvertes post-nucléaire (Cemetaries). Sans surprendre, cette récréation un peu tristounette nous rassure sur l’inspiration du New Yorkais. En attendant des nouvelles du trio… Thibaut Allemand
Neon Indian Psychic Chasms | Fader/Discograph Après Toro Y Moi, Memory Tapes ou Washed Out, c'est à Neon Indian d'expédier sa pop rêveuse et psychédélique. Une pop enrichie en synthé vintage, bourrée d'effets, de voix lo-fi et déformées à souhait (caractéristiques de la scène chillwave américaine). Mais à la différence de ses compatriotes, Neon Indian utilise ses joyeux synthétiseurs pour dépeindre un univers enfantin, traversé d'arcs en ciel, de moutons rose, de petits lutins... Un décor de dessin animé pour un album concept ouvragé. En effet, Alan Palomo (compositeur et tête pensante du quatuor texan) travaille des structures sonores complexes au service de mélodies bien ficelées, entêtantes (Deadbeat Summer). Un tour de force qui vaut son pesant de cacahuètes et un bon 16/20. Hakima Lounas
concerts Mer 01.12
Jeu 02.12
MC2 (GRENOBLE) ANTOINE HERVÉ 19h30 - 9/22E - 04 76 00 79 00
LE 6ÈME CONTINENT (LYON) LA GRANDE MÉTISSE 19h - grat - 04 37 28 98 71
LE TRANSBORDEUR (VILLEURBANNE) BB BRUNES 19h30 - 26E - 04 78 93 08 33
LA HALLE (LYON) LADY GAGA 19h30 - nc - 04 72 76 85 85
LA BOURSE DU TRAVAIL (LYON) JAMIE CULLUM 20h - 35/47E -
L’AMPÉRAGE (GRENOBLE) ULTRA VOMIT + NEVER MORE THAN LESS 20h - 15/18E - 04 76 96 55 88
NINKASI KAO (LYON) KAOLIN +LES SHADES 20h - 18/24E - 04 72 76 89 00
OPÉRA (LYON) LES MAMELLES DE TIRÉSIAS 20h - 5/90E - 08 26 30 53 25
LA MARQUISE (LYON) ETERNIA + DJ SAV ONE + PITCHH THE SINISTA 20h - 7/10E - 04 72 61 92 92
NINKASI GRATTE-CIEL (VILLEURBANNE) DJ MAURICE LACHANCE 20h - grat - 04 78 03 97 23
LE BRISE GLACE (ANNECY) WELLING WALRUS + SCAMPI ! 20h30 - grat - 04 50 33 65 10
LE MARCHÉ GARE (LYON) FELOCHE + TOMA 20h - 18E - 04 72 40 97 13
L’EPICERIE MODERNE (FEYZIN) SWANS + JAMES BLACKSHAW 20h30 - 11/15E - 04 72 89 98 70
TOÏTOÏ (VILLEURBANNE) DJ CRATEDIGGIN GUERREROS 20h - grat - 04 37 48 90 15
HOT CLUB (LYON) ERIC PROST QUARTET 21h30 - 5/10E - 04 78 39 54 74
A THOU BOUT D’CHANT (LYON) PAUL PREDKI + LILITH GUÉGAMIAN 20h30 - 8/12E - 04 72 98 28 22
LE SIRIUS (LYON) MOON 22h - grat - 04 78 71 78 71
L’EPICERIE MODERNE (FEYZIN) SARAH BLASKO + MISS WHITE & THE DRUNKEN PIANO 20h30 - 9/13E - 04 72 89 98 70
NINKASI SANS SOUCI (LYON) CHRISTOPHE RIGAUD + DJ NEEK’O 20h30 - grat - 04 78 01 78 12 ESPACE ALBERT CAMUS (BRON) JUAN CARLOS CACERES 20h30 - 8/18E - 04 72 14 63 40 NINKASI KAO (LYON) FLORENT MARCHET 20h30 - nc - 04 72 76 89 00 CHÂTEAU ROUGE (ANNEMASSE) RENAN LUCE + BRUNE 20h30 - 28/34E - 04 50 43 24 24 KRASPEK MYZIK (LYON) NALYD + GOTT ET LES NAINS 20h30 - 5/7E - 04 69 60 49 29 LE SIRIUS (LYON) DJ PHILGOOD 21h - grat - 04 78 71 78 71 LE PÉRISCOPE (LYON) BOOSTER 21h30 - 6/8E - 04 78 38 89 29 HOT CLUB (LYON) DAVID BESSAT 21h30 - 5/10E - 04 78 39 54 74 LA MARQUISE (LYON) J BOSTRON + CHIXXX + MASK 23h - 5E - 04 72 61 92 92 LA MARQUISE (LYON) JUNGLE CALLING II 23h - 5E - 04 72 61 92 92
François Corbier
Chanson française Surtout connu pour avoir fait l’abruti avec Jacky et Dorothée, Corbier a repris son indépendance en même temps que sa carrière de chanteur, née dans les 60’s par l’adoubement d’un certain Brassens. Il revient avec sa guitare folk-blues en neuvième rappel dans la petite salle du bas des pentes. ❥ 09.12 au 11.12, 20h30,
© DR
A Thou Bout d’Chant, Lyon 1er, www.athouboutdchant.com
agenda |
89
Ven 03.12 MUSÉE DES MOULAGES (LYON) BOMONSTRE ET LIONEL MARCHETTI + LA MARMITE INFERNALE + OLD, BLIND ET DEAF 19h - 6/10E - 04 72 84 81 12 NINKASI SANS SOUCI (LYON) DJ NEEK’O 19h - grat - 04 78 01 78 12 TOÏTOÏ (VILLEURBANNE) HERMAPHROBEAT 20h - Part libre - 04 37 48 90 15 LE TRANSBORDEUR (VILLEURBANNE) NAMASS PAMOUSS 20h - 15E - 04 78 93 08 33 L’AMPÉRAGE (GRENOBLE) INDEPENDANZRAP 20h - 9E - 04 76 96 55 88 CCO (VILLEURBANNE) DAARA J FAMILY + B O B 20h - 15/20E - 04 78 93 41 44 AGEND’ARTS (LYON) SOULAYRES DUO MUNDO 20h - 2E LE FIL (SAINT ETIENNE) JIL IS LUCKY + BLAKE 20h30 - 8/10E - 04 77 34 46 40 SALLE DES RANCY (LYON) LES BLAIREAUX 20h30 - 9/14E - 04 78 60 64 01
LE NAKAMAL (LYON) LES LASCARS 20h30 - grat - 04 78 83 20 45
DOUBLE MIXTE (VILLEURBANNE) CASSIUS + SURKIN 22h - 21E -
A THOU BOUT D’CHANT (LYON) PAUL PREDKI + LILITH GUÉGAMIAN 20h30 - 8/12E - 04 72 98 28 22
LA MARQUISE (LYON) DJ PHILGOOD 23h - grat - 04 72 61 92 92
ABBAYE D’AINAY (LYON) PETITS CHANTEURS DE ST MARC 20h30 - 20E -
NINKASI KAO (LYON) THE SUBS + LOWKEY 23h30 - 14/17E - 04 72 76 89 00
LE SÉMAPHORE (IRIGNY) ART MENGO 20h30 - 9/20E - 04 72 30 47 90
Sam 04.12
TROKSON (LYON) KEVIN K 21h - nc - 04 78 28 52 43 LE MARCHÉ GARE (LYON) DISRUPT 21h - 12E - 04 72 40 97 13 LA CLEF DE VOÛTE (LYON) ALONE TOGETHER INVITE MATHILDE MALENFANT 21h - 5/8E - 04 78 28 51 95 LE PÉRISCOPE (LYON) THE DYNAMICS 21h30 - 6E HOT CLUB (LYON) BLUE NAPHTALINE 21h30 - 5/10E - 04 78 39 54 74 LE SIRIUS (LYON) DJ SEXWAX ET MR ZOG 22h - grat - 04 78 71 78 71
CCO (VILLEURBANNE) SYBREED + GOROD + KLONE 18h - 19 5E - 04 78 93 41 44 L’AUDITORIUM (LYON) SCRIABINE, PROMÉTHÉE 18h - nc - 04 78 95 95 95 LA MARQUISE (LYON) ATTACK ! ATTACK ! + DESTINE + JUN MATSUOKA 19h - 13/16E - 04 72 61 92 92 NINKASI SANS SOUCI (LYON) DJ NEEK’O 19h - grat - 04 78 01 78 12 LE MARCHÉ GARE (LYON) BORN RUFFIANS + QUADRICOLOR 20h - 12/15E - 04 72 40 97 13 TOÏTOÏ (VILLEURBANNE) LORENZ + BRIKABASS + RÈM + AMINISTIC VISIONS 20h - 5E - 04 37 48 90 15
Arno
Bière belge
Arno ne triche pas. On sait ses amours et ses tourments : il les vit, les chante, les manifeste. Des reprises de tubes pop déglingués à la trentaine d’albums auxquels il a participé, on reconnaît chaque fois la classe éthylique de ce vieux crooner popu toujours au dessus de ce qu’il laisse voir. ❥ 09.12, 20h, Le Transbordeur, Villeurbanne, 30 €, www.transbordeur.fr
© Dany Willems
concerts SUMMUM (GRENOBLE) AIRS ET BALLETS D’OPÉRA 20h - 40/44E - 0476396300
LE SÉMAPHORE (IRIGNY) ART MENGO 20h30 - 9/20E - 04 72 30 47 90
OPÉRA (LYON) LES MAMELLES DE TIRÉSIAS 20h - 5/90E - 08 26 30 53 25
THÉÂTRE DE VILLEFRANCHE FRANÇOIS MOREL : LE SOIR, DES LIONS 20h30 - 13/26,5E - 04 74 68 02 89
LE TRANSBORDEUR (VILLEURBANNE) ROCK IN FRANCE FEST’ : ACE OUT + PM’S BETTER +THE EARL GREY 20h - 17E - 04 78 93 08 33 AGEND’ARTS (LYON) COLINE MALICE 20h - 2E LES ABATTOIRS (BOURGOIN JALLIEU) DUB ADDICT SOUND SYSTEM + FILEWILE + JAHCOOZI + MILANGA 20h30 - 20E - 04 74 19 14 20 SALLE DES RANCY (LYON) LES BLAIREAUX 20h30 - 9/14E - 04 78 60 64 01 GRRRND ZERO GERLAND (LYON) NEOKARMA GOLDEN FRANCE 20h30 - nc LE 6ÈME CONTINENT (LYON) GADJENKO 20h30 - 3/5E - 04 37 28 98 71 A THOU BOUT D’CHANT (LYON) PAUL PREDKI + LILITH GUÉGAMIAN 20h30 - 8/12E - 04 72 98 28 22
LE BRISE GLACE (ANNECY) CERCUEIL + JOKARI PLAYER 20h30 - 6E - 04 50 33 65 10 LE SONIC (LYON) N’ZENG + DJ PROSPER + DJ ZAM’X 21h - nc - 04 78 38 27 40 NINKASI KAFÉ (LYON) MAURICE LACHANCE + MAGGY SMISS 21h - grat - 04 72 76 89 00 LE PÉRISCOPE (LYON) TRIO KAZANCHIS 21h30 - 6E HOT CLUB (LYON) PATRICK MARADAN 22h - 7/10E - 04 78 39 54 74 NINKASI KAO (LYON) JUNGLE CALLING II : THE BUG + DADDY FREDDY + MUNGOS HIFI 22h - 14/17E - 04 72 76 89 00 LE FIL (SAINT ETIENNE) TEENAGE BAD GIRL + ELECTRIC RESCUE + PARAL-LEL 22h - 12/18E - 04 77 34 46 40
Dim 05.12 OPÉRA (LYON) POULENC/MILHAUD 11h - 10/21E - 08 26 30 53 25 OPÉRA (LYON) LES MAMELLES DE TIRÉSIAS 16h - 5/90E - 08 26 30 53 25 L’AUDITORIUM (LYON) CONCERT DE LA SAINTNICOLAS : BRITTEN/MOZART 16h - 6,5/22E - 04 78 95 95 95 LE PÉRISCOPE (LYON) CABARET POÉTIQUE 17h - grat AGEND’ARTS (LYON) COLINE MALICE 18h - 2E LE SIRIUS (LYON) DJ EL CHE 19h - 2E - 04 78 71 78 71 HOT CLUB (LYON) DAN TEPFER 19h - 10E - 04 78 39 54 74 L’EPICERIE MODERNE (FEYZIN) MAHMOUD AHMED + BADUME’S BAND 19h30 - 16/20E - 04 72 89 98 70 LE BRISE GLACE (ANNECY) KLONE + LAFARO + HELMET 20h - 8/15E - 04 50 33 65 10
Gush
Pop À les entendre, on pourrait penser que la machine du temps s’est interrompue dans les sixties du côté de Liverpool. Gush est pourtant bien un groupe français des années 2000, réunion de deux frangins et de leurs deux cousins, biberonnés aux Beatles et autres Beach Boys. Il en résulte une pop vocale légère et sans importance. ❥ 1 0.12, 20h30,
© DR
Le Transbordeur, Villeurbanne, 23 €, www.transbordeur.fr
agenda |
91
L’AMPÉRAGE (GRENOBLE) THE CREEPSHOW 20h30 - 10E - 04 76 96 55 88
LA HALLE (LYON) IL ÉTAIT UNE FOIS JOE DASSIN 20h30 - 36/51E - 04 72 76 85 85
NINKASI KAFÉ (LYON) DJ STÉPHANE 21h - grat - 04 72 76 89 00
KRASPEK MYZIK (LYON) MR DAME + ZERO ABSOLU 20h30 - 5/7E - 04 69 60 49 29
L’AMPÉRAGE (GRENOBLE) THE BEATDOWN + GRUFFAZ ELECTRIC 20h30 - 4/5E - 04 76 96 55 88
LE PÉRISCOPE (LYON) JAM SESSION 21h30 - grat
Lun 06.12 LA HALLE (LYON) CELTIC LEGENDS 20h - 35/46E - 04 72 76 85 85 LE NAKAMAL (LYON) LES 7 KLOWNS KAPITO 20h30 - 8E - 04 78 83 20 45
HOT CLUB (LYON) LES FLAGADA STOMPERS 21h30 - 5/10E - 04 78 39 54 74
Mer 08.12 CHÂTEAU ROUGE (ANNEMASSE) DUO LIMBUS 19h30 - 7/11,5E - 04 50 43 24 24
LA MARQUISE (LYON) SOUL STEREO + ROOTS SYNDICATE 23h - 0/5E - 04 72 61 92 92
Jeu 09.12 DV1 (LYON) ESTROE + HARALD BJÖRK 00h - nc - 04 72 07 72 62
OPÉRA (LYON) LES MAMELLES DE TIRÉSIAS 20h - 5/90E - 08 26 30 53 25
NINKASI KAFÉ (LYON) MAURICE LACHANCE + RFM NIGHT FEVER 18h - grat - 04 72 76 89 00
CCO (VILLEURBANNE) TRIBUTE TO THE BEATLES 20h - 9/13E - 04 78 93 41 44
LE 6ÈME CONTINENT (LYON) LA GRANDE MÉTISSE 19h - grat - 04 37 28 98 71
Mar 07.12
NINKASI KAO (LYON) THE JON SPENCER BLUES EXPLOSION +THE MAGNETIX 20h - 24E - 04 72 76 89 00
LA MARQUISE (LYON) FESTIVAL EMERGANZA 19h - nc - 04 72 61 92 92
OPÉRA (LYON) LES MAMELLES DE TIRÉSIAS 16h - 5/90E - 08 26 30 53 25
LE ZÉNITH (SAINT ETIENNE) JEAN-MICHEL JARRE 20h - 51/84E - 04 77 20 07 07
LE TRANSBORDEUR (VILLEURBANNE) GENTLEMAN + ACKBOO + MAXXO 20h - 23/28E - 04 78 93 08 33
DOCKS 40 (LYON) FULGUROFUNK 20h30 - nc - 04 78 40 40 40
GRRRND ZERO GERLAND (LYON) VOLCANO THE BEAR + AHLEUCHATISTAS + KANDINSKY 20h30 - nc LE SONIC (LYON) DAMON & NAOMI + WHITE MAGIC + REVEIL 21h - nc - 04 78 38 27 40
Lilly Wood & the Prick
TOÏTOÏ (VILLEURBANNE) DJ JAMES STEWART 20h - grat - 04 37 48 90 15
Pop folk
Le duo frenchie pop anglophone est un genre en soi. Après Cocoon et The Dø, voici Lilly Wood & the Prick. La doublette trousse des refrains rapeux sur des mélodies faussement enjouées. Un mélange de douceur et de rudesse, comme leur nom : en anglais, prick veut aussi dire pénis ou branleur... ❥ 1 0.12, 20h30, Salle du Kao, Lyon 7e, 20 €, www.ninkasi.fr
MC2 (GRENOBLE) RAVA L’OPÉRA VA 19h30 - 9/26E - 04 76 00 79 00
© DR
concerts LE MARCHÉ GARE (LYON) FABIO VISCOGLIOSI + FRANÇOIZ BREUT 20h - 10E - 04 72 40 97 13 GRRRND ZERO GERLAND (LYON) CLARA CLARA + KABU KI BUDDHA 20h - 6E LE TRANSBORDEUR (VILLEURBANNE) ARNO 20h - 30E - 04 78 93 08 33 TOÏTOÏ (VILLEURBANNE) DJ GROOVY J 20h - grat - 04 37 48 90 15 LA BOBINE (GRENOBLE) ZED VAN TRAUMAT 20h30 - 6E - 04 76 70 37 58 A THOU BOUT D’CHANT (LYON) CORBIER 20h30 - 8/12E - 04 72 98 28 22 L’AUDITORIUM (LYON) MOZART/SCHUBERT 20h30 - 8/46E - 04 78 95 95 95 NINKASI SANS SOUCI (LYON) CHARLIE TANGO + DJ NEEK’O 20h30 - grat - 04 78 01 78 12 LE FIL (SAINT ETIENNE) KATERINE + DA BRASILIANS 20h30 - 20/25E - 04 77 34 46 40 SUMMUM (GRENOBLE) IL ÉTAIT UNE FOIS JOE DASSIN 20h30 - 36/51E - 04 76 39 63 00
NINKASI GRATTE-CIEL (VILLEURBANNE) GREGOSAUR & DJ CHARRAS 21h - grat - 04 78 03 97 23 LE SONIC (LYON) GATE 21h - nc - 04 78 38 27 40 LE PÉRISCOPE (LYON) QUINTE ET SENS 21h30 - 6E HOT CLUB (LYON) FUNKY REDEMPTION 21h30 - 5/10E - 04 78 39 54 74 LE SIRIUS (LYON) DJ BOOLIMIX 22h - grat - 04 78 71 78 71
Ven 10.12 CAFÉ DU BOUT DU MONDE (LYON) FHTF CREW 19h - grat - 04 72 98 39 08 NINKASI SANS SOUCI (LYON) DJ NEEK’O 19h - grat - 04 78 01 78 12 NINKASI KAO (LYON) LILLY WOOD & THE PRICK 19h30 - 20/22E - 04 72 76 89 00 OPÉRA (LYON) LES MAMELLES DE TIRÉSIAS 20h - 5/90E - 08 26 30 53 25 LA HALLE (LYON)
GOSSIP 20h - 39E - 04 72 76 85 85 SUMMUM (GRENOBLE) EDDY MITCHELL 20h - 45/70E - 04 76 39 63 00 NINKASI GRATTE-CIEL (VILLEURBANNE) SNAKE FUZZ MOAN 20h - grat - 04 78 03 97 23 TOÏTOÏ (VILLEURBANNE) OCTAVE LA CROUTE + MACHI MOUCHKIL 20h - 5E - 04 37 48 90 15 AGEND’ARTS (LYON) JEMY 20h - 2E KRASPEK MYZIK (LYON) BRONZY/VIALKA 20h30 - 5/7E - 04 69 60 49 29 CHÂTEAU ROUGE (ANNEMASSE) LUKE 20h30 - 11/15E - 04 50 43 24 24 LE SÉMAPHORE (IRIGNY) GIORGI KHARADZE 20h30 - 7/15E - 04 72 30 47 90 LE BRISE GLACE (ANNECY) PEP’S + BARRUECO 20h30 - 12E - 04 50 33 65 10 LE TRANSBORDEUR (VILLEURBANNE) GUSH 20h30 - 23E - 04 78 93 08 33
Martina Topley-Bird
Post trip-hop Après le Pygmalion Tricky en novembre, voici MTP la muse en décembre. L’ex du trublion de Bristol a posé sa voix capiteuse sur les séminaux albums du trip hop : Maxinquaye et plus récemment Heligoland de Massive Attack. En solo, elle a sorti son troisième album cette année, Some place simple, gorgé de soul. ❥ 11.12, 20h30,
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Le Fil, Saint-Étienne, 14,75 €, www.le-fil.com
agenda |
93
A THOU BOUT D’CHANT (LYON) CORBIER 20h30 - 8/12E - 04 72 98 28 22 LES ABATTOIRS (BOURGOIN JALLIEU) EDDIE C CAMPBELL 20h30 - 17E - 04 74 19 14 20 LE ZÉNITH (SAINT ETIENNE) IL ÉTAIT UNE FOIS JOE DASSIN 20h30 - 36/51E - 04 77 20 07 07
Sam 11.12 L’AUDITORIUM (LYON) MOZART/SCHUBERT 18h - 8/46E - 04 78 95 95 95 NINKASI SANS SOUCI (LYON) DJ NEEK’O 19h - grat - 04 78 01 78 12
A THOU BOUT D’CHANT (LYON) CORBIER 20h30 - 8/12E - 04 72 98 28 22 KRASPEK MYZIK (LYON) DJ SNOO P ET GOMOY 20h30 - 5/7E - 04 69 60 49 29 LE SONIC (LYON) THE REDNECK MANIFESTO + CREVECOEUR 21h - nc - 04 78 38 27 40
LE SIRIUS (LYON) DJ HARRY COVER + DJ STÉPHANE 21h - grat - 04 78 71 78 71
MC2 (GRENOBLE) ORCHESTRE PHILHARMONIQUE DU LUXEMBOURG 19h30 - 9/36E - 04 76 00 79 00
LE 6ÈME CONTINENT (LYON) CIOCCOLATA 21h - 3/5E - 04 37 28 98 71
TOÏTOÏ (VILLEURBANNE) NATTY COOL + TETEDEZOFF 20h - 5E - 04 37 48 90 15
NINKASI OPÉRA (LYON) HAZEL LEIGH 21h - grat - 04 78 28 37 74
LE TRANSBORDEUR (VILLEURBANNE) DAVID HALLYDAY 20h - 41,5E - 04 78 93 08 33
LA CLEF DE VOÛTE (LYON) STÉPHANE VINCENZA TRIO 21h30 - 5/8E - 04 78 28 51 95
AGEND’ARTS (LYON) JEMY 20h - 2E -
LE PÉRISCOPE (LYON) HASSE POULSEN + MÉDÉRIC COLLIGNON 21h30 - 8/10E
NINKASI KAFÉ (LYON) DEVIL JO & THE BACKDOOR MEN + PRETTY HATE MACHINES 22h - grat - 04 72 76 89 00
OPÉRA (LYON) LES MAMELLES DE TIRÉSIAS 20h - 5/90E - 08 26 30 53 25
HOT CLUB (LYON) BIG CHIEFS 22h - 7/10E - 04 78 39 54 74
LA PLATEFORME (LYON) JESSE ROSE 22h30 - 15E - 04 37 40 13 93
NINKASI KAO (LYON) COCOON : J. HEIL + M. SCHMITZ + P. BUCARELLI 20h - 15E - 04 72 76 89 00
LA MARQUISE (LYON) DJ PHILGOOD 23h - grat - 04 72 61 92 92
LE FIL (SAINT ETIENNE) MARTINA TOPLEY-BIRD 20h30 - 11/15E - 04 77 34 46 40
L’AMPÉRAGE (GRENOBLE) ITERNAL SOUND SYSTEM FEAT DON PEPITO + RANKING DIXIMAL + GENERAL LEVY 23h - 10E - 04 76 96 55 88
L.A Guns
NINKASI KAFÉ (LYON) M. LACHANCE + MAGGY SMISS 21h - grat - 04 72 76 89 00 LE SIRIUS (LYON) DJ DOCA + DJ GROOVY J + DJ JAMES STEWART 21h - 3E - 04 78 71 78 71
Hard rock
Incroyable groupe angelenos des années 80 qui fut à l’origine de la moitié du nom et du line-up des Guns N’Roses et qui pratique avec ferveur et un certain brio depuis plus de 25 ans un genre musical au nom désuet mais légendaire : le hard rock. ❥ 12.12, 19h, Salle du Kao, Lyon 7e, 24,70 €
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concerts Dim 12.12 L’AUDITORIUM (LYON) CONCERT AVEC ORGUE 11h - 11/22E - 04 78 95 95 95 EGLISE SAINT BONAVENTURE (LYON) LES NOËLS DU MONDE 16h - 10/16E AGEND’ARTS (LYON) JEMY 18h - 2E LE FIL (SAINT ETIENNE) CHRIS JENNINGS, LÉON PARKER & PIERRE PERCHAUD 18h - 8/12E - 04 77 34 46 40 CATHÉDRALE SAINT JEAN (LYON) ENSEMBLE INSTRUMENTAL DE LA PRIMATIALE SAINT JEAN DE LYON 20h30 - nc KRASPEK MYZIK (LYON) RAYMONDE HOWARD +THE MELTING SNOW QUARTET 20h30 - 5/7E - 04 69 60 49 29 LA BOBINE (GRENOBLE) WOVENHAND 20h30 - 10E - 04 76 70 37 58
Lun 13.12 NINKASI KAO (LYON) FINNTROLL + SAMAEL 19h - 27/30E - 04 72 76 89 00
OPÉRA (LYON) LES MAMELLES DE TIRÉSIAS 19h30 - 5/90E - 08 26 30 53 25 GRRRND ZERO GERLAND (LYON) THE FEELING OF LOVE 20h - nc
EVGENY KISSIN 20h30 - 9/52E - 04 76 00 79 00 A THOU BOUT D’CHANT (LYON) EVELYNE GALLET 20h30 - 8/12E - 04 72 98 28 22
Mar 14.12
LA CLEF DE VOÛTE (LYON) ROMAIN CUOQ ONE NIGHT GROUP 21h30 - 5/8E - 04 78 28 51 95
NINKASI KAFÉ (LYON) AFTERSHOW MOTÖRHEAD FEAT MALONE 18h - grat - 04 72 76 89 00
HOT CLUB (LYON) JEAN-CHARLES DEMICHEL TRIO 21h30 - 5/10E - 04 78 39 54 74
NINKASI AMPÈRE (LYON) CHEWBECARE 19h - grat - 04 78 38 14 28 LA HALLE (LYON) MOTÖRHEAD + VULCAIN 20h - 40/51E - 04 72 76 85 85 NINKASI KAO (LYON) YAEL NAIM + BRUNE 20h - 27E - 04 72 76 89 00 LE TRANSBORDEUR (VILLEURBANNE) MGMT 20h - 35,20E - 04 78 93 08 33 LE MARCHÉ GARE (LYON) PAUL GILBERT 20h - 22E - 04 72 40 97 13 OPÉRA (LYON) MASSIMO GIORDANO 20h30 - 5/53E - 08 26 30 53 25 MC2 (GRENOBLE)
LE SIRIUS (LYON) RED CASTLE ADDICTION 22h - 6E - 04 78 71 78 71
Mer 15.12 L’AUDITORIUM (LYON) NOËL BAROQUE 15h - 1/15E - 04 78 95 95 95 NINKASI KAO (LYON) CAMÉLIA JORDANA 19h30 - 20/25E - 04 72 76 89 00 DOCKS 40 (LYON) CAMILA MASISO 20h30 - nc - 04 78 40 40 40 CHÂTEAU ROUGE (ANNEMASSE) INDIGO TRIO 20h30 - grat - 04 50 43 24 24 LE SONIC (LYON)
Yael Naim
Soul world En 2008, la firme Apple utilise la chanson New Soul pour la pub de son nouveau MacBook. Coïncidence ou réel tremplin, le titre propulse la jeune chanteuse franco-israélienne au top 10 du moment. La sortie de son second opus She was a boy est l’occasion pour la belle brune de venir envoûter le public lyonnais avec sa voix soul au timbre folk-rock-pop. ❥ 1 4.12, 20h, Salle du Kao, Lyon 7e, 27€,
© Julie Harnois
04 72 76 89 00, www.ninkasi.fr
agenda |
95
BORBETOMAGUS + THOMAS ANKERSMIT 21h - nc - 04 78 38 27 40 NINKASI OPÉRA (LYON) NAWO 21h - grat - 04 78 28 37 74 HOT CLUB (LYON) HAPPY STOMPERS BIG BAND 21h30 - 5/10E - 04 78 39 54 74 LA CLEF DE VOÛTE (LYON) BASTIEN BRISON TRIO 21h30 - 5/8E - 04 78 28 51 95 LE SIRIUS (LYON) DONKEY SHOT 22h - grat - 04 78 71 78 71
Jeu 16.12 NINKASI KAFÉ (LYON) DJ HARRY COVER + MAGGY SMISS 18h30 - grat - 04 72 76 89 00 LE 6ÈME CONTINENT (LYON) LA GRANDE MÉTISSE 19h - grat - 04 37 28 98 71 NINKASI KAO (LYON) AUDITIONS PRINTEMPS DE BOURGES 19h45 - grat - 04 72 76 89 00 TOÏTOÏ (VILLEURBANNE) DJ PARANOISE COLLISION 20h - grat - 04 37 48 90 15 NINKASI GRATTE-CIEL (VILLEURBANNE)
DJ MAURICE LACHANCE 20h - grat - 04 78 03 97 23 LE TRANSBORDEUR (VILLEURBANNE) RAUL PAZ 20h - 30E - 04 78 93 08 33 NINKASI SANS SOUCI (LYON) CAMY LILY + DJ NEEK’O 20h30 - grat - 04 78 01 78 12 L’AUDITORIUM (LYON) CONCERTS DE NOËL : BERLIOZ 20h30 - 8/46E - 04 78 95 95 95 LA BOBINE (GRENOBLE) MOUNTAIN MEN 20h30 - 8E - 04 76 70 37 58 A THOU BOUT D’CHANT (LYON) FRÉDÉRIC BOBIN 20h30 - 8/12E - 04 72 98 28 22 OPÉRA (LYON) M. HAUSSER & THE YOUNGBLOOD 20h30 - 10/16E - 08 26 30 53 25 KRASPEK MYZIK (LYON) L’OCELLE MARE + AGATHE MAX 20h30 - 5/7E - 04 69 60 49 29 HOT CLUB (LYON) MYSTÈRE SWING BIG BAND 21h30 - 5/10E - 04 78 39 54 74 LA MARQUISE (LYON) CAMILA MASISO 21h30 - 5E - 04 72 61 92 92
MGMT
LA CLEF DE VOÛTE (LYON) MICHELE CALGARO 21h30 - 5/8E - 04 78 28 51 95 LE PÉRISCOPE (LYON) MONOFOCUS 21h30 - 8/10E LE SIRIUS (LYON) DJ PHILGOOD 22h - grat - 04 78 71 78 71
Ven 17.12 L’AUDITORIUM (LYON) CONCERT EXPRESSO 12h30 - 10E - 04 78 95 95 95 NINKASI SANS SOUCI (LYON) DJ NEEK’O 19h - grat - 04 78 01 78 12 NINKASI KAO (LYON) AUDITIONS PRINTEMPS DE BOURGES 19h45 - grat - 04 72 76 89 00 GRRRND ZERO GERLAND (LYON) VALINA 20h - nc TOÏTOÏ (VILLEURBANNE) AXIOME : JARDIN SONORE 8 20h - Part libre - 04 37 48 90 15 CAFÉ DU BOUT DU MONDE (LYON) PAGODE DA SEGUNDA FEIRA 20h30 - 6/8E - 04 72 98 39 08
Rock alternatif
MGMT c’est le carton absolu de 2008, deux jeunes qui s’habillent mal, les surmédiatisés Time to pretend et Kids, le groupe qui colle un procès à l’UMP, etc. Mais c’est aussi huit ans d’existence, trois albums et des shows abrasifs. ❥ 1 4.12, 20h, Le Transbordeur, Villeurbanne, 35,20 €, www.transbordeur.fr © DR
concerts A THOU BOUT D’CHANT (LYON) FRÉDÉRIC BOBIN 20h30 - 8/12E - 04 72 98 28 22
HOT CLUB (LYON) BASTIEN BRISON 22h - 7/10E - 04 78 39 54 74
L’AMPÉRAGE (GRENOBLE) L’ESPRIT DU CLAN 20h30 - 10/13E - 04 76 96 55 88
LE FIL (SAINT ETIENNE) L’ALGÉRINO + YSAÉ 20h30 - 13/20E - 04 77 34 46 40
LA PLATEFORME (LYON) CLARA MOTO + JENNIFER CARDINI 22h30 - 15E - 04 37 40 13 93
LE TRANSBORDEUR (VILLEURBANNE) BRIGITTE FONTAINE 20h30 - 30E - 04 78 93 08 33
LA BOURSE DU TRAVAIL (LYON) I MUVRINI 20h30 - 43/48E OPÉRA (LYON) MICHEL HAUSSER AND THE YOUNGBLOOD 20h30 - 10/16E - 08 26 30 53 25 KRASPEK MYZIK (LYON) VERONE 20h30 - 5/7E - 04 69 60 49 29 NINKASI OPÉRA (LYON) SADOO 21h - grat - 04 78 28 37 74 LE 6ÈME CONTINENT (LYON) KITUS 21h - 3/5E - 04 37 28 98 71 NINKASI GRATTE-CIEL (VILLEURBANNE) FAIK 21h - grat - 04 78 03 97 23 LE PÉRISCOPE (LYON) LESLIE QUINTET 21h30 - 6E LE SIRIUS (LYON) TATIE CHARBY 22h - grat - 04 78 71 78 71
LA MARQUISE (LYON) DJ BOOLIMIX 23h - grat - 04 72 61 92 92
Sam 18.12 L’ATRIUM (TASSIN LA DEMI LUNE) ORCHESTRE NATIONAL DE LYON 18h - 15/28E - 04 78 34 70 07 L’AUDITORIUM (LYON) CONCERT DE NOËL : BERLIOZ 18h - 8/46E - 04 78 95 95 95 NINKASI SANS SOUCI (LYON) DJ NEEK’O 19h - grat - 04 78 01 78 12 NINKASI KAO (LYON) BABET 19h30 - 22E - 04 72 76 89 00 TOÏTOÏ (VILLEURBANNE) LE GROUVATOIRE 20h - 5E - 04 37 48 90 15 LA MARQUISE (LYON) HOLDING SAND + PERSEIDE + BIGBLAST 20h - 4E - 04 72 61 92 92
CHÂTEAU ROUGE (ANNEMASSE) DEBOUT SUR LE ZINC + ALTAM 20h30 - 11/15E - 04 50 43 24 24 CAFÉ DU BOUT DU MONDE (LYON) NOÉMIE LAMOUR + THE TATANOS CESTERS 20h30 - 6/8E - 04 72 98 39 08 A THOU BOUT D’CHANT (LYON) FRÉDÉRIC BOBIN 20h30 - 8/12E - 04 72 98 28 22 NINKASI KAFÉ (LYON) M. LACHANCE + MAGGY SMISS 21h - grat - 04 72 76 89 00 LE SONIC (LYON) PLUSH 21h - nc - 04 78 38 27 40 LE PÉRISCOPE (LYON) DANIEL MIZRAHI SEXTET 21h30 - 6E LE SIRIUS (LYON) DJ GASTON + DJ SEXWAX + MR ZOG 22h - grat - 04 78 71 78 71 HOT CLUB (LYON) LESLIE QUINTET 22h - 7/10E - 04 78 39 54 74
Rocca
Condor andin Rocca, El Original, phenix dont le groupe La Cliqua renaquit de ses cendres grâce à un festival homonyme, délaisse un peu sa Colombie natale pour retrouver le temps d’un concert et d’une réédition d’album le goût d’un rap français millésimé. Une performance immanquable dans un lieu original. ❥ 1 8.12, 20h, Life club, Lyon 7e, 15,25 €
© P3Z
agenda |
97
Dim 19.12
Jeu 23.12
Jeu 30.12
EGLISE ST BONAVENTURE (LYON) LES NOËLS DU MONDE 16h - 10/16E
NINKASI KAFÉ (LYON) DJ HARRY COVER + MAGGY SMISS 18h30 - grat - 04 72 76 89 00
NINKASI KAFÉ (LYON) DJ HARRY COVER + MAGGY SMISS 18h30 - grat - 04 72 76 89 00
LE SIRIUS (LYON) DJ EL CHE 19h - 2E - 04 78 71 78 71
TOÏTOÏ (VILLEURBANNE) DJ GROOVY J 20h - grat - 04 37 48 90 15
Ven 31.12
Mar 21.12
LA CLEF DE VOÛTE (LYON) THE FOUR ALLIGATORS 21h30 - 5/8E - 04 78 28 51 95
CAFÉ DU BOUT DU MONDE (LYON) WALLACE NEGAO 19h - 6/8E - 04 72 98 39 08
Mer 22.12 LA BOURSE DU TRAVAIL (LYON) ALDEBERT 17h30 - 26E NINKASI OPÉRA (LYON) BATIST LEE 21h - grat - 04 78 28 37 74
LE SIRIUS (LYON) DJ PHILGOOD 22h - grat - 04 78 71 78 71
Mar 28.12 AGEND’ARTS (LYON) TRICODPO 20h - nc
L’AUDITORIUM (LYON) CONCERTS DE NOUVEL AN : BERNSTEIN + GERSHWIN 19h30 - 13/56E - 04 78 95 95 95 LE SIRIUS (LYON) DJ GASTON + DONKEY SHOT 22h - 10E - 04 78 71 78 71 NINKASI KAO (LYON) DESTRUCTURÉ SUPER HÉROS 23h - 22E - 04 72 76 89 00
Sam 01.01 L’AUDITORIUM (LYON) CONCERTS DE NOUVEL AN : BERNSTEIN + GERSHWIN 18h - 13/56E - 04 78 95 95 95
Mer 29.12
NINKASI KAFÉ (LYON) 7 DAYS BEFORE 21h - grat - 04 72 76 89 00
AGEND’ARTS (LYON) TRICODPO 20h - nc
LA CLEF DE VOÛTE (LYON) ROBERTO NEGRO 21h30 - 5/8E - 04 78 28 51 95
LA CLEF DE VOÛTE (LYON) CÉDRIC PERROT QUARTET 21h30 - 5/8E - 04 78 28 51 95
Dim 02.01
LE SIRIUS (LYON) JOSE NEVES 22h - grat - 04 78 71 78 71
LE SIRIUS (LYON) DJ STEPHANE 22h - grat - 04 78 71 78 71
L’AUDITORIUM (LYON) BERNSTEIN + GERSHWIN 16h - 13/56E - 04 78 95 95 95
Babet
Rock français
En congé sabbatique de Dionysos, Élisabeth Maistre trace sa route en solo dans la foulée de son deuxième album Piano monstre, coécrit avec son époux Andy, leader d’Houdini, dans lequel apparaissent Arthur H , Hugh Coltman et... Édouard Baer. Le drôle d’oiseau prend de l’envol vocal et conserve son plumage délicat. ❥ 18.12, 20h30, Salle du Kao, Lyon 7e, 23,70 €, www.ninkasi.fr
LA CLEF DE VOÛTE (LYON) CANVAS 19h - nc - 04 78 28 51 95
© Andy Maistre
le mot de la fin |
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L'étrange Noël
de Mamika
Extrait de Mamika (éd. Balland, 2010), série dans laquelle le photographe Sacha Goldberger met en scène sa grand-mère déjantée de 91 ans. Une leçon de rire sur la vieillesse.