n째56 / octobre 2010 / GRATUIT
nord & belgique Cultures et tendances urbaines
Sommaire reportage © Yves Marchand et Romain Meffre // LAM, Femme au bouquet, Fernand Léger © Muriel Anssens // mundus Imaginalis © Frederic Lovino
Let’smotiv - octobre 2010 - #56
10 News
14 Reportage
Détroit en Ruines: Underground Décheance
22 Portfolio Au pied du mur avec Obey
28 Rencontre Hervé Riesen, un radio-actif à la tête du Mouv'
32 Musique La Caution, Aloe Blacc, Sharon Jones, John Barry, Goose,
44 Cinéma Retrouvailles avec Pierre Etaix, Ecollywood, John Barry
Jean-Michel Jarre, Ground Zero...
50
événement Le LaM rouvre ses portes. Visite privée
56 Exposition Stephen Jones, Eugène Leroy, galerie Vertikall... agenda
70 Théâtre
Carolyn Carlson, Laika, La Marionnette dans tous ses états...
agenda
86 Littérature Pinçon-Charlot, T. Pynchon, B. Easton Ellis, M. de Kérangal, R. Choäl & J. Rovéro-Carrez....
90 Disques Best Coast, The Hundred in the Hands, Violens, Katerine,
92 Agenda concerts 98 Playlist Sur les platines de la rédaction
Superpitcher...
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Ont collaboré à ce n° : Thibaut Allemand, Faustine Bigeast, Marie Blériot, Mathieu Dauchy, Florent Delval, Cédric Delvallez, Hugo Dewasmes, Edlef Kowalyk, Marie-Lucile Kubaki, Carole Lafontan, François Lecocq, Hakima Lounas, Yves Marchand , Romain Meffre, Raphaël Nieuwjaer, Obey, Marion Quillard, Pierre Tabarant, Olivia Volpi
Couverture : Obey, www.obeygiant.com
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En bref…
Untitled, © Douglas M. Parker Studio, Los Angeles, The Estate of Jean-Michel Basquiat, ADAGP, Paris 2010
Coup de maître
Quelques mois après s'être fait damé le pion (et 5 toiles) par un cambrioleur culotté, le Musée d'Art moderne de la ville de Paris compte sur le populaire Basquiat pour se redorer le blason. Du 15 octobre au 30 janvier prochain, il accorde au peintre américain une immense rétrospective. Pour célébrer ce chantre de la contre-culture new-yorkaise, pas moins de 80 toiles, dessins et objets ont été empruntés à des collections publiques et privées. Cette fois, mieux vaudrait réparer le système d’alarme. ❥ mam.paris.fr
Le DJ boit rouge
© Rob Walbers
Télex
C'est sûr, quelques gorgées de taurine seraient bien utiles, le 8 octobre, pour la Red Bull Thre3style DJ Contest. Car avant de danser sur les beats endiablés des Party Harders (un nom qui parle de lui-même) et du crew Poyz'n'Pirlz, on assistera à une impressionnante corrida. Tour à tour, Afro Jaws, Dleek, Stamiff, Veekash, Mix Monster Menno et Rakkalicious prennent les platines. Chacun doit réaliser un set de 15 minutes comprenant 3 styles de musiques différents. Pour assister à cette battle bon enfant, rendez-vous au Boréal (Casino de Lille) à partir de 22h, 10€.
Vous reprendrez bien un peu de sucre dans votre cigarette ? Et oui ! Rue 89 a révélé que les glucides présents dans le tabac pour en adoucir le goût sont les principaux responsables de notre dépendance. Bref, on a grillé l'action du sucre sur la nicotine.
news |
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Syndrome Michel Leeb
Jean François © DR
Laura Van Neygen © Burke Luke
Depuis 1919, on n’a compté qu’une cinquantaine de victimes de ce « syndrome de l’accent étranger », un mal inexpliqué mais franchement tordant. La dernière personne atteinte en date est anglaise : Kay Russell se couche avec une bonne migraine pour se réveiller le lendemain avec… l’accent français ! Ce trouble de l’élocution, perçu par l’entourage comme un accent étranger, avait déjà frappé, une Norvégienne qui, après une blessure, avait chopé l’accent allemand en… 1941. Ou Sarah Colwill, britannique s’exprimant désormais comme une Chinoise. Pas pratique pour commander des rouleaux de printemps chez le traiteur du coin.
Grosso Modo
Court-bouillon
Voilà 15 ans que l'ASBL Modo Bruxellae -aujourd'hui Modo Brussels- tisse sa toile autour des boutiques de créateurs du quartier Dansaert. Avec le soutien du ministère de l'économie de la région Bruxelles-Capitale, elle a imaginé un week-end de lèchevitrine pour les amateurs de (haute) couture : les parcours Modo. Pour cette 10e édition, Tony Delcampe, du département Stylisme de la Cambre assure la direction artistique. Chaque styliste des 60 échoppes et lieux d'exposition participants a été invité à se concentrer sur une couleur, une pièce de la garde-robe ou une technique.
Avis aux cinéphiles et insomniaques de tous poils, la nuit du 9 octobre prochain est à marquer d'une pierre blanche. Le festival international du court-métrage souffle ses 10 bougies avec une nuit d'inauguration au synopsis alléchant. De 21h à 7h, en mode flash-back, il revient sur 10 années de création en 70 courts-métrages (Fiction, animation, vidéoclip). Le tout pimenté du concert de Yolk qui pose ses compo électro sur des extraits de films de zombies. Tout un cinéma !
❥ Du 22 au 24.10, www.modobrussels.be
Le 9.10, maison Folie Moulins, www. festivalducourt-lille.com
❥
Pour fêter ses 20 ans, la chaîne franco-allemande Arte propose une programmation spéciale rétrospective. Ne manquez pas Artemix, un tour d'Arte en 300 extraits, le 2.10 à 23h15 et la soirée spéciale Tracks Cirkus le 2.11 à 22h25.
news |
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À dormir debout Après la « taxe pour les gros », et la « dîme pose pipi », Ryanair réfléchirait-il à un « rabais pour les insomniaques » ? Afin de satisfaire Michael O’Leary, PDG de la compagnie low cost, la société Aviointerior a mis au point un siège « vertical », le SkyRider. Boeing n’aurait plus qu’à rajouter 12 charmants trônes de ce type sur chaque avion, pour gagner de la place… et des clients. Selon Ryanair, 42 % des passagers seraient prêts à voyager en position debout pour une place à moitié prix ! Comme si la compagnie avait besoin de cela pour conforter son assise...
Le Tube de l’automne
Electro-luxe
Un RER toutes les demi-heures entre Calais et Ashford (Angleterre) ? C’est le projet pas si fou de Thaddée Ségard, auteur calaisien. Il suffirait d'installer dans le tunnel sous la Manche des lignes façon TER-GV. Le but ? Sortir le Calaisis du chômage en offrant l’occasion aux habitants d’aller travailler en Grande-Bretagne. Chouette ! Et attirer les Londoniens à Calais, où les loyers sont moins chers. Pas certain que les Anglais, très insulaires, voient d’un bon œil le déferlement de Ch’tis dans leur fière Albion.
On connaissait par cœur le kit du parfait petit cambrioleur : cagoule, gants, pied-debiche, accent russe en option. Facile! Mais depuis quelques années, un mystérieux gang français force Hollywood à revoir ses stéréotypes. Déjà parce qu'il ne jure que par les Monoprix - à quand Ocean 14 dans nos rayons ?-. Mais aussi parce qu'il innove avec un modus operandi très aspiré, pardon inspiré... Et oui, cette bande qui ne manquepas-d'air utilise un simple aspirateur pour détourner le chiffre d'affaires du supermarché ! Comment ? En perçant les conduits d'aspiration pneumatiques qui conduisent les billets jusqu'au coffre fort. Soufflant !
Télex
« Je ne voulais pas le tuer. C’était le meilleur hamster que j’aie jamais eu, elle s’appelait Suzie ». Anthony Parker a eu beau pleurer, ça n'a pas empêché la Cour britannique de le condamner à 9 semaines de prison pour avoir passé son compagnon au micro-ondes. Fait comme un rat, le sadique !
texte ¬ Thibaut Allemand - photos ¬ Yves Marchand et Romain Meffre
Underground déchéance
Detroit, reportage |
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Salle de Bal, Lee Plaza Hotel
reportage |
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« Speramus meliora ; resurget cineribus ». Il faut parfois savoir débuter un article en latin. En fait, ces quelques mots furent prononcés par le père Gabriel Richard après l’incendie qui ravagea Détroit en 1805 : « Nous espérons les meilleures choses ; elles renaîtront des cendres » Un vœu pieu devenu devise officielle d’une ville en perdition. Pire : en ruines. Évidemment, Détroit, ce n’est pas que ça. Mais les images qui suivent, signées Yves Marchand et Romain Meffre, suintent la mort. Semblables à Sarajevo ravagée, ou Beyrouth en déroute. Pourtant, aucune bombe n’a jamais frappé Détroit. Sur ces fascinants vestiges, plane surtout la nostalgie d’un paradis perdu, jadis opulent. Plongée dans un American Way Of Life en cendres.
D
rôle de ville que Détroit. « Un empire qui connût une chute fulgurante en l’espace d’à peine un siècle », résume Romain. On y trouve des gratte-ciels, bien sûr. Mais beaucoup sont vides, éventrés : cinémas, théâtres, hôtels... autant de fleurons architecturaux à l’abandon, recensés et immortalisés par les deux photographes. Comment en est-on arrivé là ? Alain Decaux, c’est à vous : au mitan du XIXe siècle, Detroit est une ville manufacturière et portuaire florissante, le Paris du Midwest, rapport à la beauté de ses bâtisses. Pas un hasard si Henry Ford y fonde la Ford Motor Company en 1903, bientôt suivi par Packard, Chrysler ou la fameuse General Motors. À l’usine, une recette maison nommée fordisme. En gros :
division du travail, standardisation de la production et bonne rémunération des ouvriers. Philantropie ? Ne rêvons pas. Il fallait retenir les travailleurs et les inciter à consommer sur place. La méthode s’avère efficace. En 30 ans, la population est multipliée par cinq, atteignant le million et demi d’habitants en 1930.
Flamboyance Durant cet âge d’or, jaillissent les hauts lieux de l’entertainment, affichant fièrement les principes du City Beautiful (mouvement marqué par le néoclassicisme et le baroque) ou de l’Art-Déco. Prenez les deux tours, la grande arche et la façade du clinquant National Theater (1912). Ou le vaste Lee Plaza (1929), résidence de standing pour la haute société. >
Usine Fisher Body 21 Usine Packard Motors
Horloge d'une classe de la Cass Technical Highschool Maison de William Livingstone, Brush Park Chambre 1504 du Lee Plaza Hotel
Farewell Building
Ébranlée par la grande Dépression, la Motown s’en sort grâce à un petit conflit qui agite l’Europe dès 1939, troque sans complexe les voitures pour des tanks et devient « l’Arsenal de la Démocratie ». Pour l’anecdote, Ford, antisémite notoire, vend des véhicules de combat aux USA… et à l’Allemagne nazie. Mais aprèsguerre, le vent tourne. Pendant que le monde se reconstruit, Detroit entame son inexorable déclin.
Fuite en avant Délocalisées, les industries ont laissé les ouvriers sur la paille. Les classes plus aisées (et majoritairement blanches) ont quitté la Motor-City, attirées par le calme d’un pavillon de banlieue... Un exode favorisé,
comble de l’ironie, par… l’automobile de masse ! Downtown, on ne croise que les pauvres, souvent noirs. Pas le genre à loger au dispendieux Fort Shelby Hotel. Peu fréquentés et bien trop chers à entretenir, ces temples du luxe sont abandonnés par leurs promoteurs et fanent peu à peu. Ces lieux, témoins de l’insouciante entre-deux-guerres, sont livrés au vandalisme et autres pillages. Salauds de pauvres ? En fait, tout le monde se sert : les lions en terre cuite qui ornaient le fronton du fameux Lee Plaza sont retrouvés quelques miles plus loin, sur un condo hôtel(1) à… Chicago ! On pourrait s’en fiche, penser que cela ne touche que des établissements fastueux. Mais que dire de ces lycées dévastés ou de la
Salle de bal du Fort Wayne Hotel
Broderick Tower, qui abritait un cabinet médical ?
Et maintenant ? Certes, les 1 200 chambres du Book-Cadillac ou le mythique Statler viennent d’être restaurés. Plus loin, des immeubles de bureaux seront transformés en logements. Gouttes d’eau dans un champ de ruines car « d’autres remarquables buildings situés en périphérie seront bientôt démolis », déplore Yves. Et si on relativisait ? Après tout, l’Europe connaît le même problème, des HLM délabrés de banlieue jusqu’aux hôtels particuliers de la place des Vosges… Cela débouche parfois sur le squatt, façon Berlin-Est. « Mais ce phénomène très européen est pres-
que inexistant à Detroit, tempère Romain Meffre. Aux USA, il est plus difficile de s’attribuer un bâtiment à l’abandon ». On le sait, on nous l’a répété, les USA sont une nation qui va sans cesse de l’avant. Quitte, parfois, à oublier les témoins de son passé luxuriant. Mais puisque les meilleures choses renaissent parfois de leurs cendres… laissons Romain Meffre et Yves Marchand souffler sur les braises. / (1) Hôtel de luxe qui propose de vendre à des particuliers une chambre ou une suite. L'acheteur a accès à sa chambre dès qu'il le souhaite, et peut bénéficier de tous les services de l'hôtel.
❥ À lire : Les ruines de Détroit, Romain Meffre, Yves Marchand, Ed. Steidl, 89 € www.marchandmeffre.com
Obey
portfolio |
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Toxic City Avenger - Mur
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4 ❖ 1. Stay Up Girl - Affiche, 2004 / 2. Obey Eye - Lithographie 18 x 24 cm, signée et numérotée à 450 ex. / 3. America’s Favorite (red) - Lithographie 18 x 24 cm signée et numérotée à 400 ex. / 4. Afrocentric (red) Power and Equality - Pochoir et collage sur papier.
Propaganda Street-art, pochoirs, stickers, lithographies... // Los Angeles, Californie, États-Unis // www.obeygiant.com
L’histoire débute ainsi. Nous sommes aux States, en 1989. Shepard Fairey l’auteur de notre couv - et d’autres étudiants de la Rhode Island School of Design s’amusent à créer une série d’autocollants et d’affiches à l’effigie du catcheur André Roussimoff, surnommé « André the Giant ». Ce qui ne devait rester qu’une private joke va se propager à travers le monde, devenant l’un des symboles forts de la contre-culture et de la communauté DIY (Do it yourself) propre au skate et au punk rock. En 1998, Fairey, menacé de poursuites pour l’utilisation de la marque déposée « André the Giant », doit changer de visuel et de nom. Obey Giant est né. Le géant, encore plus graphique et subversif et doté d’un sous-titre Obey (l’impératif « obéis »), rappelle non sans ironie un certain Big Brother is watching you. Le concept artistique ? Déposer son effigie sur les
© Kyle Oldoerp
texte ¬ Carole Lafontan
endroits les plus élevés et les plus improbables possible. Aujourd’hui, c’est plus d’un million de stickers qui se sont écoulés. Mais Shepard ne s’arrête pas là. En 2003, il co-fonde avec sa femme (et manager, au passage) Amanda Ayala, le Studio Number One (design graphique). Puis la ligne de vêtements Obey et le magazine Swindle. Derrière Obey se cache ainsi une industrie bien huilée, basée sur un street marketing activiste et une identité visuelle forte - une esthétique aux tons rouge, noir et crème qui rappelle la propagande soviétique reconnaissable de tous. Car en plus du Giant, Obey s’est aussi fait connaître par ses collages et ses sérigraphies aux messages politiques puissants (Le « Hope » Barack Obama tricolore, c’est lui). Une sorte de mi-Banksy mi-Jamie Reid qui exploiterait le bon filon ? /
rencontre |
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HervĂŠ Riesen
Hervé Riesen Radio Actif
texte ¬ Thibaut Allemand - photos ¬ Hervé Riesen, Frédéric Bonnaud, Jackie Berroyer © DR / Yassine Belattar, Dj Zebra © François Berthier / Philippe Dana © Maxime Bruno / Éric Lange © Gabrielle Oleivra-Guyon / Olivier Cachin, La Caution, Laura Leishman © Benjamin Nitot
Le Mouv’, treize ans déjà ? C’est un âge où la radio change. Ce n’est pas sale. Déménagée de Toulouse à Paris, la fréquence jeune de Radio France a abandonné le format exclusivement rock. Certains le déplorent. Mais la transformation avait débuté dès 2009, suite à l’arrivée d’un nouveau directeur, Hervé Riesen. Lequel nous explique, en quelques mots choisis (il est directeur, hein), les bouleversements de la station, et ses nouveaux partispris : plus de contenu éditorial, plus d’infos, plus de politique… et aussi, une très (trop ?) grande ouverture musicale. Explications. Le Mouv’ est méconnaissable. Pourquoi ces changements depuis votre arrivée ? Il s’agissait d’abord de mettre fin à plus de huit ans de format rock, en s’ouvrant musicalement. Le Mouv’ est né en 1997, en même temps qu’Internet. Si le web permet de découvrir des artistes, la radio offre l’avantage de prescrire. On a donc fait appel à des pointures (La Caution pour le hip-hop, Laurent Garnier pour l’électro) qui connaissent leur sujet et n’ont pas une vision segmentée ou caricaturale du public jeune.
C’est quoi, le public jeune ? C’est une notion très relative, pleine de clichés. Elle vise moins une tranche d’âge que des comportements. Les frontières ont beaucoup évolué ces dernières années. Un concert d’AC/DC réunit trois générations, par exemple. On s’adresse à ceux qui ont largement dépassé la vingtaine, qui découvrent les factures, les impôts, le monde du travail… et le chômage. Ce qui surprend, c’est le nombre de talk shows… Oui. Maintenant que nous sommes >
rencontre |
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Jackie Berroyer Philippe Dana
Yassine Belattar
Frédéric Bonnaud
Dj Zebra
sortis du créneau exclusivement musical, nous développons l’aspect éditorial : culture, questions de société… Cela ne pouvait se faire en six mois. Il fallait recruter des gens : Olivier Cachin est spécialiste du rap, mais il peut également s’exprimer sur Jacques Dutronc ou Human League. Depuis octobre, Jackie Berroyer anime une émission sur la world music, le jazz, avec des anecdotes… De plus, aucune radio jeune n’a une rédaction qui dépasse le cadre du flash info… Tandis que nous avons huit journalistes qui réalisent des reportages sur le terrain. Nous recevons aussi bien des sportifs, des artistes ou des hommes politiques. C’est ça aussi la diversité À propos de diversité, le communautarisme de Yassine Belattar, dans La Matinale, fatigue parfois… J’aurais du mal à vous répondre, car Thomas et Yassine me font
marrer. Ils sont vifs, se tiennent au courant de l’actualité et font une vraie tranche d’infos audacieuse et fantaisiste. Yassine est issu de l’immigration, pas Thomas, mais tous deux en parlent de la même façon. Et ils décomplexent les questions d’identité ou de religion avec humour, sans en faire quelque chose de solennel. Recruter Frédéric Bonnaud de 16 à 18 h, c’est pour concurrencer Nicolas Demorand, sur Europe 1, ou récupérer les déçus de France Inter ? À l’époque, je m’étais renseigné pour savoir ce que Demorand allait faire sur Inter, mais personne ne savait qu’il quitterait la station. Cela dit, on a conscience que ce type d’émission avec du contenu, du relief historique peut amener un type de public plus adulte... Quant aux « déçus », les gens ne vont pas arrêter d’écouter Inter à cause de Philippe Val. Après, si ces déçus veulent nous écouter, je prends ! (rires). Mais on travaille en transversalité…
La Caution
Olivier Cachin Éric Lange
Laura Leishman
« On vise moins une tranche d’âge que des comportements » Justement, qui choisit les disques que l’on entend ? Il y a deux programmateurs référents qui dressent la playlist de la journée. Après, certains espaces offrent plus de liberté. Le soir, on souhaite être éclectique et novateur. Donc Laura Leishman, Olivier Cachin ou Laurent Garnier établissent leurs playlists eux-mêmes, en accord avec la ligne de la chaîne. On entend quand même trop souvent Black Eyed Peas ! Oui, mais il y a des moments de radio où l’on cherche du plaisir immédiat surtout lors de talks, de débats. Il ne faut pas tomber dans le piège de se démarquer à tout prix. Black Eyed Peas a un parcours, une personnalité, il y a des vraies mélodies, comme Indochine, Olivia Ruiz, ou Stromae… Vous écoutez vraiment tout ça chez vous ?
Bien sûr ! Je suis allé les voir en concert. L’époque est ainsi. Dans les 80’s, quand on aimait The Clash et The Smiths, on ne pouvait pas craquer pour Madonna. Il y avait toute une attitude derrière : acheter un disque, le mettre sur sa platine… Aujourd’hui tout explose. On peut tout à fait écouter des choses très populaires et d’autres très pointues. Dans mon iPhone, j’ai le dernier Crystal Castles, c’est de l’electro barrée. Avez-vous des objectifs d’audience ? Non, il n’y a pas d’épée de Damoclès. Les premiers résultats d’audience seront probablement décevants. On perdra certainement les auditeurs qui n’écoutaient le Mouv’ que pour la musique. On envisagera quelques corrections, si nécessaire, mais ça ne se fera pas en une saison. / ❥ F réquence : 91.0 FM www.lemouv.com
musique |
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texte ¬ Hugo Dewasmes photo ¬ Bal Segal © Gassian
La constellation du jazz L’été vient de s’achever, et avec lui sa cohorte de festivals en tout genre. Heureusement, le Tourcoing Planètes Jazz Festival est là pour nous réconforter. Il ne vous promet pas le chant des cigales mais une programmation aux petits oignons. À déguster sans modération ! À l’heure où les brumes automnales peuvent nuire gravement au moral, le festival de Tourcoing prend plus que jamais des allures d’agence de voyage musicale. Fil conducteur de cette croisière d’exception, le jazz invente un langage universel. Jugez plutôt. Le pianiste cubain Omar Sosa et le percussionniste indien Trilok Gurtu mélangent leurs approches du rythme. Le trompettiste Ibrahim Maalouf, quant à lui, se joue des frontières entre musique arabe et classique. Vincent Ségal et Ballaké Sissoko bousculent toutes les certitudes avec leur « Chamber Music ». De même, l’exemplaire contrebassiste Henri Texier rend hommage aux origines africaines. La voix et le oud de Dhafer Youssef trouvent en Tigran Hamasyan le compagnon de route idéal. Enfin, McCoy Tyner (pianiste du quartet de Coltrane dans les années 60) ou Wayne Shorter (saxophoniste du quintet de Miles Davis), porteront haut les couleurs légendaires d’un jazz qui fait toujours référence. Ce Festival réussit un tour de force, remettre à l’honneur, sans démagogie, ce joli terme de métissage. Et par les temps qui courent… / ❥
Tourcoing Jazz Festival Planètes – 24e édition du 16 au 23.10, Tourcoing, divers lieux, (MuBa, hospice d'Havré, Théâtre, Centre Culturel mouscronnois...) +33 359 63 43 63 prog : Dhafer Youssef quartet, le 17.10, 17h // Vincent Segal Ballaké Sissoko « Chamber Music » 18.10, 20h30 // McCoy Tyner Quartet, 19.10, 20h // Angélique KIDJO, 19.10, 21h // Ibrahim Maalouf Quintet, 20.10, 20h // Pi4, 22.10, 12h30 // Pierrejean Gaucher « Melody makers », 23.10, 18h // Henri Texier « Nord-Sud Quintet », 22.10, 20h
musique |
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texte ¬ Marie Blériot photo ¬ Benjamin Nitot
Les affranchis Évoluant dans un univers rugueux et poétique, La Caution fait figure d'OVNI dans le rap hexagonal. Producteurs, selectors pour le Mouv' et membres du collectif Kourtrajmé, les deux frères mettent à profit leur culture musicale au fil de sets à géométrie variable. Jugez plutôt le 22 au VK* ! La Caution a ouvert une brèche dans le mur du rap français bétonné par Skyrock et MTV (dans laquelle se sont engouffrés par la suite d'autres groupes, dont TTC ou le Klub des Loosers). Se jouant des clichés du genre, tout feu tout frime, chaîne en or qui brille, ce groupe apporte au début des années 00' de la fraîcheur à des productions protéiformes, dynamiques, riches et fluides. Les deux frangins de Noisy-le-Sec transcendent les courants musicaux, piochent allègrement dans l'électro, le funk ou le rock, renouant ainsi avec l'héritage laissé par Afrika Bambaataa au début des années 80. Sur des rythmes minimalistes, ils mêlent adroitement sobriété old school et arrangements définitivement novateurs. Côté texte, on peut compter sur la plume acérée et tranchante de Nikkfurie, taillée pour servir deux flows atypiques. Ses rimes regorgent de métaphores urbaines, décrivant des histoires et des situations plus ou moins graves ou farfelues. Au pied de l'immeuble, dans une boîte de nuit, au chevet de la France laissée pour compte, c'est une somme d'expériences amères et loufoques qui sont compilées judicieusement. En attendant la sortie d’un nouvel album, retrouvez sans tarder l’esprit de ce duo sur scène à Bruxelles, avec quelques exclusivités à la clef. / ❥
La Caution 22.10, 19h30, Bruxelles, VK* Concerts, 16/13€, +32 2 414 29 07 Support : Dave Luxe, Ganja White Night, Azzili Kakma & Exodarap, Sidi Hoomam
musique |
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texte ¬ Mathieu Dauchy - photo ¬ Dan monick
texte ¬ Mathieu Dauchy - photo ¬ steven dewall
Aloe Blacc
Sharon Jones
Rock’n'roll is not dead. Eh bien, la soul non plus ! Elle a même tendance à s'affranchir de son image d’Épinal, des grandes années Stax, pour se parer d'atours plus contemporains. Amy Winehouse, John Legend ou encore Jamie Liddel sont passés par là. C'est aujourd'hui au tour d'Aloe Blacc de redonner au RnB ses voyelles manquantes. Cet artiste américain qui a fait ses classes dans le hip-hop sait que le véritable Awènebi, comme dirait Christine Lagarde, renferme une mélancolie dansante : l’alliance du rythme et du blues. Son coolissime tube I need a Dollar qui sert de générique à la série How to make it in America nous titille l'échine depuis plusieurs mois déjà. On est donc bien curieux de savoir si le très charismatique soul singer transforme l’essai sur scène. /
Si Sharon Jones était française, elle aurait droit à son dimanche chez Michel Drucker, qui lui donnerait du « Une grande dame de la musique », et égrainerait son parcours pas piqué des hannetons. La diva a été convoyeuse de fonds et surveillante pénitentiaire avant de secouer les salles de concerts armée de son backing band, The Dap Kings (qui aurait aussi droit à un petit passage sur le canapé rouge, cela va de soi). Sharon Jones a débuté sur le tard, et comme pour se rattraper, elle balance une voix puissante, portée par un souffle typiquement sixties. « Formidable ! », lancerait Drucker, après s'être assuré que la prestation décoiffante de la dame n'a pas provoqué de coupures de pacemakers dans le public. Non. Tout bien réfléchi, Sharon Jones n'aurait pas pu être française. /
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15.10, 20h, Tourcoing, Le Grand Mix, 12/15€, +33 320 70 10 00 16.10, 20h, Louvain, Het Depot, 18/15e 17.10, 21h, Gand, Vooruit, 16/14,50e
❥
17.10, 20h, Anvers, Trix, 22/25€, +32 367 009 00 30.10, Lille, L’Aéronef, 18/22€, +33 320 13 50 00
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texte ¬ Cédric Delvallez photo ¬ Crystal Castles © DR
Scènes ouvertes Entre electro, rock, folk, hip-hop, soul et variété, cette 3e édition du festival Ground Zero est ambitieuse. Trois semaines de festivités, huit lieux, une vingtaine de concerts, avec deux fois plus de groupes… Petite sélection subjective dans cette affiche plantureuse. Procédons méthodiquement… Pour les adeptes de l’electro, rendez-vous d’abord avec Crystal Castles, le tonitruant duo de Toronto. Ses boîtes à rythme fracassantes, arrosées de synthés 8 bits croiseront le fer avec Beat Torrent, un autre duo composé de deux DJs et VJs nantais qui pilotent en direct le son et la vidéo. De la dynamite ! Dans un registre plus délicat, le Chapelier fou prend la barre de la Péniche pour naviguer sur des flots expérimentaux, entre drum & bass, folklores nomades et thèmes Nintendo. Plus tard, Wax Tailor dévoilera un show exceptionnel avec le Mayfly Symphony Orchestra revisitant ses propres productions. Niveau rock, comptez avec les audacieux Foals et Health, ainsi que sur certains frenchies comme Gush ou Hey Hey My My. Sans oublier l’enfant terrible Peter Doherty, qui investira l’Aéronef le jour d’Halloween… Enfin, last but not least, Moriarty et Scott Matthews tenteront de donner un accent folk au festival tandis que Jamie Lidell glissera une note de soul. Quant au hip-hop, il est représenté par le collectif anglais A State Of Mind (A.S.M.) ou encore Plan B, qui conclura d’ailleurs ce festival où chacun peut trouver son bonheur. / ❥
Festival Ground zero Prog : 28.10: Gush + Hey Hey My My // 29.10: Health, Crystal Castles + Beat Torrent // 30.10: Chapelier Fou, Peter Doherty // 6.10: Scott Matthews // 8.11: Moriarty + Shannon Wright //9.11: Wax Tailor // 12.11: Jamie Lidell // 15.11: Air // 16.11: Foals // 17.11 Plan B... du 26.10 au 17.11, 20h, Lille (Péniche, Aéronef, Splendid, Yhéâtre Sébastopol) et Tourcoing (Grand Mix), divers tarifs (de 5 à 39.90€), www.groundzero.fr
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texte ¬ Olivia Volpi photo ¬ DR
Le pas (de danse) de l’oie En 2006, les quatre gars de Goose ont sorti Bring it on, l’album qui leur a permis de quitter enfin Courtrai, et de faire la fête en tournée pendant 2 ans (ce sont eux qui le présentent comme ça). Du gros son électronique et rock. De retour en studio, pour leur deuxième album, Synrise, ils ont testé autre chose. Leur chanteur, Mickael Krakousse, nous raconte tout ça. « Pour Bring It On, on a d’abord sorti les guitares. Malgré tout ce que l’on peut faire avec les pédales, les amplis, les effets, on avait l’impression d’obtenir le même son. On a donc acheté plein de synthés ». Ils ont bien fait : leur album se démarque par des productions redoutablement efficaces et une patte unique. On les attendait au tournant : ils n’y sont pas. « Goose, ce n’est pas une liste des mêmes ingrédients que l’on mixe différemment pour chaque album. C’est une nouvelle recherche, un nouveau son ». Inspiré cette fois par la musique de leur enfance : Moroder, Vangelis, la dance, du space disco. Mais hélas, Synrise ne restitue pas la saveur de ces influences. Il ressemble juste à pas mal de bons albums sortis ces derniers temps. Dommage, car Goose y a mis du cœur en se frottant à l’analogique : « C’était important pour nous. Et si ça rend notre travail plus difficile, c’est notre problème ». Histoire de se compliquer encore un peu la vie, « on a testé tous les morceaux en acoustique, à la guitare, pour voir si on savait encore écrire de bonnes chansons ». Enfin, ce qui ne change pas, c’est « notre esprit sur scène. C’est toujours la fête, mais avec un angle différent ». / ❥
Goose le 13.11, Gand, I Love Techno Synrise, K7/La Baleine, sortie le 25.10, 17€, www.myspace.com/goosemusic
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texte ¬ Thibaut Allemand - photo ¬ © DR
texte ¬ Olivia Volpi - photo ¬ DR
Jean-Michel Jarre
Trentemøller
C’est l’histoire d’un malentendu. Jusqu’il y a peu, on dédaignait Jean-Michel Jarre. À cause de ses concerts dantesques noyés sous les lasers, on le réduisait au gigantisme. Et puis Jeff Mills ou Pivot lui ont tressé des lauriers. Serait-on passé à côté de quelque chose ? Peut-être bien. Produits de leur époque, certains disques ont mal vieilli. On ne s’envoie pas Oxygène tous les matins, mais Zoolook (1984) propose une rencontre étonnante entre la Ruhr et l’hémisphère sud, Kraftwerk et les musiques ethniques. Aux expérimentations confinées en labo, l’ancien pensionnaire du GRM préfère le rôle de passeur. De la technopop, au sens premier du terme. Ah ! Une dernière chose : pour cette tournée, chaque date est répétée deux mois à l’avance, en fonction de la salle. Pas un banal concert, donc. /
« Ras-le bol qu’on taxe ma musique de minimale ! », s’est sans doute dit le Norvégien Trentemøller. C’est agaçant, tout de même, d’être classé par ses pairs dans un genre dont on ne se réclame pas. Alors, il a dissipé ce malentendu tenace, dans deux albums consécutifs. The Last Resort, épopée mélancolique pour signifier que le dance-floor, c’est fini pour lui. Puis, cette année, Beyond the Great Wide Yonder, histoire d’enfoncer le clou à coups d’envolées atmosphériques et d’ambiance vénéneuse… On croirait la B.O. d’un très bon Lynch. Mieux, quand on le voit sur scène, on peut carrément imaginer le film, tant il soigne ses prestations. Décor fantastique, musiciens nombreux, chanteurs invités et autres fumigènes… Plus aucun risque qu’on le range dans la minimale. /
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16.10, 20h, Lille, Zénith 51 à 84e, + 33 320 33 17 34 3.12, 20h30, Anvers, Palais des sports, 45,50 à 80,50€, +32 3 400 60 00
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26.10, 20h, Bruxelles, Ancienne Belgique,
complet!
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texte ¬ Edlef Kowalyk photo ¬ DR
My name is Barry, John Barry… Que l'on soit Français, Japonais ou Brésilien, nous sommes tous capables de fredonner le thème de la saga James Bond. Le générique de Goldfinger détrôna même les Beatles au hit-parade américain en 1964. Auteur de bien d’autres partitions à succès, John Barry offre un concert d'anthologie lors du festival international du film de Gand. Le moins secret des espions doit à l'évidence une partie de son succès au compositeur John Barry. Originaire de York en Angleterre, ce talentueux septuagénaire, qui a composé la musique de onze James Bond depuis Dr No en 1961, n'a cessé de viser juste. Du fabuleux Out of Africa à Danse avec les Loups en passant par Born Free, John Barry a un palmarès impressionnant : 5 oscars, 4 Grammys, un Golden globe... et la liste est encore longue ! Après Howard Shore, Ennio Morricone ou John Williams, il s'impose donc tout naturellement pour l'inauguration du célèbre festival gantois. Une manifestation qui s’intéresse particulièrement aux bandes originales. Créé en 1974 à l’attention des étudiants, le Festival du Film de Gand décerne aujourd'hui un prestigieux prix de musique de film : le World Soundtrack Award. Quelques œuvres emblématiques du compositeur seront interprétées par le Brussels Philharmonic et The orchestra of Flanders, accompagnées de projections sur grand écran. Au programme notamment, des extraits de Goldfinger, Mary Queen Of Scots, Midnight Cowboy ou encore Out Of Africa. Il ne manque plus que le pop-corn et le Vodka-Martini. À la cuillère, bien sûr. / ❥
JOHN BARRY – Dans le cadre du festival international du film de Gand (du 12 au 23.10) 21.10 à 20h30, Gand, Kuipke de Gand, 45/35/25€, +32 9 242 80 60
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texte ¬ Raphaël Nieuwjaer photo ¬ Le Grand Amour © DR
Etaix retrouvé Le cinéma ne manque pas d'anecdotes bizarres, de chefs-d'œuvre inconnus et de destins tordus. Pierre Etaix, Oscar du court-métrage en 1961, cumule : carrière ruinée par le scandale du très satirique Pays de cocagne, et procès interminable pour récupérer le droit d'exploiter ses films. Sorti finalement vainqueur, il revient, avec une quasi-intégrale en copies restaurées. « Deux fois dans ma vie, j'ai compris ce qu'était le génie : la première fois, en regardant la définition du mot dans le dictionnaire, et la seconde fois, en rencontrant Pierre Etaix », confiait Jerry Lewis, l'autre grand oublié du burlesque des 60's. Une déclaration à double tranchant. Soit l'on aime Lewis, et on se précipite. Soit on le considère comme un ringard grimaçant, et on se demande pourquoi sauver l'un par l'autre. Mais que dire des films, jusqu'alors invisibles, d'Etaix ? Son œuvre rejoint la tradition des clowns blancs et de Keaton : un masque impassible, peu de paroles, un fond de désespoir métaphysique. Formé à l'école du cirque et de Tati, pour qui il écrit des gags, il partage avec ce dernier (et Lewis !) l'art de construire ses séquences sur le son, en tirant de cette France glorieuse et vouée aux machines, les bruits absurdes de la mécanique ordinaire : les voitures, ou l'effrayant casse-noix du Grand Amour. Écrits pour la plupart avec J-C Carrière, ses films font le constat désabusé de l'incommunicabilité et des mutations de la société française. Enfin l'occasion de les (re)découvrir en intégralité ! / ❥
Rétrospective Pierre Etaix du 6 au 19.10, Lille, Majestic, de 4,10€ à 7,90€,+33 328 52 40 40 - www.plan-sequence.asso.fr prog : Le Soupirant, Yoyo, Tant qu’on a la santé, Le Grand amour, Pays de cocagne et 3 courtsmétrages : Rupture, Heureux anniversaire, En pleine forme.
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texte ¬ François Lecocq photo ¬ Eudanl'ah
Écotrip Lancé par l’association les Funambulants, le 1er festival Ecollywood présente 17 films sur les thématiques de l’écologie, de la citoyenneté et de la solidarité. En plus des projections, débats, soirées décontractées et autres rencontres auront lieu à l’Univers et à la Barraca Zem, à Lille. L’idée a germé lors des ateliers vidéo animés par l’association : lancer un appel à scénario et l’aide à la réalisation de films sur l’écologie, la solidarité et la citoyenneté. Puis, ce projet a fait du chemin pour devenir un festival de ciné dédié aux mêmes enjeux, l’un des rares à exister en France. Réalisateurs de films et formateurs, Hervé Hazard, Laetitia Couderc et Philippe Saint-Pé lancent donc le premier Ecollywood. À l’arrache car sans vrais soutiens financiers -, ils ont sélectionné un programme alléchant de 17 films, dont une majorité de documentaires. « Le but n’est pas de décerner des prix. L’objectif est de présenter des films peu diffusés, d’organiser des rencontres entre les réalisateurs et le public, de favoriser l’information sur les questions de développement durable pour contribuer aux comportements éco-citoyens », assurent-ils. Outre un tarif très accessible (à partir de 2€), le festival présente chaque film au moins deux fois à des horaires différents. Des soirées conviviales sont prévues, ainsi que des plateaux télé réalisés par la chaîne Culture et Nature. Enfin, les trois complices n’ont pas complètement renoncé à leur idée d’origine : ils diffuseront une dizaine de films amateurs réalisés lors d’ateliers animés par des associations. / ❥
Ecollywood 14>17.10, Lille, L’Univers et Barraca Zem, 10>12h et 14>22h, de 2 à 10€, +33 3 66 73 01 24, programme complet sur www.lesfunambulants.org
Picasso Braque Modigliani Léger
Calder Buren Boltanski Messager
Mc Collum
25 09 2010
LaM C’est dans l’art
texte
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Judith Oliver *
photo
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Gautrand *
On ne va pas vous le cacher, on l’attendait avec impatience, ce 25 septembre. Ce jour où, enfin, on pourrait pénétrer dans l’enceinte verdoyante du musée de Villeneuve d’Ascq. Et revoir ses chefs-d’œuvre : des Picasso, des Braque, des Modigliani, des Léger. Aujourd’hui, après quatre ans et près de 30 millions d’euros de travaux, ce fleuron de l’art moderne et contemporain rouvre ses portes. Transformé, étendu, enrichi. Et rebaptisé LaM. 4500 œuvres, un écrin de 11 600 m2 dont 4000 m2 dédiés aux expositions : les chiffres associés à ce nouveau musée, aujourd'hui doté d'une impressionnante collection d'art brut, donnent le vertige. Rencontre avec sa pimpante conservatrice.
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C’est proprement exaltés que nous rejoignons Sophie Lévy dans cette architecture de briques et de verre sertie de peupliers. Dès les premiers pas dans le parc, un sentiment de familiarité. L’entrée a bien sûr changé, les arbres ont été replantés. Mais les Calder, les Dodeigne et l’accueillante Femme aux bras écartés de Picasso sont toujours là, face aux schèmes symétriques du bâtiment de Simounet. On cherche du regard l’extension de Manuelle Gautrand, mais elle
se fait discrète. Il faut presque atteindre l’entrée pour voir, au détour d’un angle de la façade, le ciment brut et les ouvertures ciselées caractéristiques des nouvelles salles. Dans le hall, l’on retrouve notre guide. Sophie Lévy, 42 ans, deux enfants et un parcours atypique - sa passion pour l’art s’est révélée à HEC. Voilà un an que cette diplômée d’histoire de l’art, spécialiste de la première moitié du xxe, a rejoint l’équipe, prenant les rennes d’un musée d'un nouveau genre : « il offre trois éclairages >
Faire des cartesde France, Annette Messager © P. bernard, Adagp 2010
sur l’art de notre temps : l’art moderne, l’art contemporain et l’art brut ».
L’âme d’une collection À l’entrée des salles consacrées à la donation Masurel, le visage de Sophie Lévy rayonne, trahissant, malgré sa voix calme et sereine, l’étendue de son enthousiasme. « Pour bien connaître les collections d’art moderne en Europe, je peux vous dire que c’est l’une des plus belles » confie-t-elle
en guise d’introduction. « Des chefsd’œuvre cubistes, une salle entière de Modigliani, de Léger… c’est très rare en dehors de New York ou Paris ». Et en effet, dans leurs salles taillées sur mesure, nimbées de la lumière naturelle qui filtre à travers sheds et lanterneaux, les toiles et sculptures se révèlent dans toute leur justesse. Impressionnantes. Le nouvel accrochage, plus aéré, reste fidèle aux aspirations du couple Masurel. Il met d’ailleurs en avant la personnalité des collectionneurs, leur
Femme au bouquet, Fernand Léger © Muriel Anssens, Adagp 2010
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Nu assis a la chemise Amedeo Modigliani, © Philip Bernard
histoire et la subjectivité des goûts. Comme cette salle qui réunit des toiles aux esthétiques très dissemblables (le naïf Bauchant et F. Léger), pourtant achetées à la même époque. « C’est intéressant de voir que la division entre l’avant-garde et les tenants du réalisme est moins marquée du point de vue du collectionneur que du nôtre » pointe justement Sophie Lévy.
Plan séquence Après une pause dans un « salon », recoin paisible ouvrant sur le parc, l’on découvre la dernière « séquence » du bâtiment Simounet. Il parlait de musée « travelling » - à raison. Jusqu’à présent, ces 5 salles dédiées à l’art contemporain servaient en partie à accueillir les expositions temporaires. Maintenant qu’un espace de 1200 m2 est dévolu à ces dernières, les installations monumentales de Buren, Boltanski, Messager, Bieth et Mc Collum respirent. D’autant que ce premier
« Quoi
qu'on en dise, l'art brut reste un art marginal »
agencement (l’accrochage devrait changer régulièrement pour permettre aux 450 œuvres de sortir des réserves) ose des rapprochements formels et thématiques pertinents.
L’art brut s’enracine Pour accéder à l’extension de Manuelle Gautrand abritant la collection l’Aracine – 3500 pièces exceptionnelles dites « d’art brut » –, il nous faut traverser une pièce consacrée à Dubuffet. Transition on ne peut plus appropriée quand on sait qu’il a contribué, avec André Breton, à la >
événement |
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Homme nu assis, Pablo Picasso © P. Bernard, Succession Picasso 2010 sans titre, n. d., Anonyme (dit les Barbus Müller), © P. Bernard
reconnaissance de cet « Art des fous ». Et là, surprise ! On rejoint un écrin intimiste aux parois grège. À mille lieues de leur extérieur, radical, brut, industriel. Dans les vitrines, aux murs, sous l’impressionnante hauteur de plafond, les œuvres d’Aloïse Corbaz, de Mag Gill, de Lesage ou de Wölfli se déploient fièrement. « Une muséographie délicate, très « beauxarts », qui prend le contre-pied de ce qui se fait habituellement » explique Sophie
Lévy. « Car quoi qu’on en dise, l’art brut reste un art marginal, pas encore bien installé. On touche à une frontière qui fait débat et que l’on veut placer au cœur des réflexions ». La preuve avec Habiter poétiquement le Monde, une riche exposition temporaire qui mêle, en 350 œuvres, art contemporain et art brut. À découvrir Dare-dare. /
LaM
(Lille Métropole Musée d’art moderne, d’art contemporain et d’art brut)
Villeneuve d'Ascq, mar>dim, 10h>18h, 10/7€ pour pass complet, 7/5€ pour la collection permanente, gratuit les 1ers dimanches du mois et du mar au ven de 16 à 18h, +33 320 19 68 88, www.musee-lam.fr à voir aussi /Exposition temporaire Habiter poétiquement le monde jusqu'au 30.01.11
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texte ¬ Florent Delval photo ¬ Nick Knight
Le chapelier fou Rétrospective imposante, au musée de la Mode d’Anvers, d’un chapelier de prestige qui accompagne depuis plus de trente ans les grands noms de la mode et de la musique, Stephen Jones. Prise de mesure. Au royaume d'Elisabeth, on ne saurait trouver nom plus commun que Stephen Jones. Et comme l'excentricité y est aussi une vertu très partagée, on ne s'étonnera pas que sir Jones mène en toute discrétion une brillante carrière dans le milieu de la haute couture. S’il reste méconnu du grand public, c’est que sa spécialité est la chapellerie. Mais, chez les professionnels, il est devenu un acteur incontournable depuis que Gaultier a fait appel à lui en 82. Ses créations ont ensuite coiffé les podiums de Westwood, Balenciaga, Galliano, Dior ou Van Beirendonck… Complétez la liste à votre guise, peu de couturiers actuels se passent de lui. Son histoire commence dans le Londres du début des années 80, sous le règne des new romantics, des dandys de pacotille. Le mauvais goût flirte alors avec le raffinement et l’underground se fond dans le mainstream. C’est l’époque du club Blitz, où, sur fond de new wave, Stephen Jones rencontre Boy George. Trente ans plus tard, le style ironique du chapelier fou porte encore cette exubérance et ce classicisme. Pour célébrer ce 30e anniversaire, le Momu présente une grande rétrospective (120 pièces) dont l’enjeu consiste à trouver le fil conducteur de cette production contrastée. Pour se joindre aux festivités, deux piliers de la mode anversoise, Geert Bruloot et Eddy Michiels, ont prêté une partie de leur collection. / ❥
Stephen Jones et l'accent de la mode jusqu' au 13.02.11, Anvers, MoMu, mar> dim, 10h>18h, 6/4€, +32 3 470 27 70
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texte ¬ Judith Oliver photo ¬ DR
En plein dans le Mil’ Fly me to the moon... Pour sûr, l’affiche fait davantage rêver que les trophées de sangliers dans la vitrine du voisin. Placardée sur la façade de l’ancien Cocktail Scandinave, à Lille, elle invite à pousser la porte d’un lieu d’exposition éphémère, la galerie Vertikall. Une galerie associative, nomade, bien décidée à squatter les locaux sous-exploités. Rencontre. Ray-ban noires, jean décontracté… avec ses airs –et un nom !– de dessinateur de comics, Franck Milon cache bien son passé de responsable du développement économique à la communauté urbaine de Lille. La ville, il la connaît. Il a longtemps accompagné les entreprises à s’installer dans ses murs. Ce sont d’ailleurs ses vieux réflexes qui lui ont permis de dégoter ce local de plus de 1000 m2, qui accueille les œuvres de 7 artistes. L’exposition, la deuxième qu’il organise, décline une fois de plus un thème urbain, celui du Shoe-tossing, ces sneakers suspendues aux fils électriques. Sur les deux étages, la petite centaine d’œuvres de Skewville, Isham (voir n°décembre 2009), Candice Gras ou du pochoiriste liégeois Kris Trappeniers s’impose fièrement. Entourant une salle de projection dédiée au docu-fiction de Matthew Bates, The Mystery of flying Kicks. Comme le bâtiment reste vide jusqu’à la fin de l’année, Franck Milon en profite pour enchaîner en décembre avec une troisième expo, From L. ou le street art londonien. Nomade dans l’âme, il trouvera ensuite un autre point de chute. Une de ces friches commerciales qu’on lui « prêtera » pour un original coup de projecteur. / ❥
FLY ME TO THE MOON du 1er.10 au 6.11, Lille, 4 Parvis St Maurice, mer>sam, 13h>20h, entrée libre, www.vertikall.com
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texte ¬ Edlef Kowalyk photo ¬ ADAGP 2010
Lumière sur Eugène Artiste atypique, jeux de texture uniques, Eugène Leroy (1910-2000) s'est toujours situé en marge de la scène artistique française. Loin des préoccupations du marché de l'art, il a mené ses recherches dans la contemplation solitaire des grands maîtres. Pour son centenaire, le Muba de Tourcoing lui rend un vibrant hommage. Acharné, Eugène Leroy l'était incontestablement. Au point de revenir continuellement sur ses toiles. Pendant des années, dix parfois. Une recherche perfectionniste de la lumière et du ton absolu restée longtemps incomprise. Par leur densité (composition, matière), ses œuvres ne sont pas directement lisibles. Car essai après essai, strate après strate, le modèle a sans cesse été redéfini. Il faut avancer, reculer... à chaque nouveau regard apparaît une nouvelle nuance, une nouvelle manière de voir l'œuvre. C'est d'autant plus vrai des grands ensembles. Or justement, à l'occasion du centenaire de sa naissance, le Muba de Tourcoing accueille 150 peintures du maître. Issues en partie de grandes collections publiques et privées, ces pièces majeures s'ajoutent aux toiles inédites de la donation des fils Leroy (2009). Des œuvres auxquelles le peintre était extrêmement attaché et qu'il n'hésitait pas à cacher aux galeristes. Dirigé par les célèbres commissaires Jan Hoet et Denys Zacharopoulos, l'hommage se poursuivit ensuite aux beaux-arts de Lille. Dans ce lieu que l'artiste aimait à visiter, 19 toiles lèvent le voile sur son intimité avec notamment le portrait de sa première épouse, Valentine. / ❥
Eugène Leroy, Exposition du centenaire – Eugène Leroy L'intimité du 10.10>31.03.11, Tourcoing, Muba, 13>18h, sauf mardi, 5/3€, 03 20 28 91 60 du 9.10>10.01.11, Lille, Palais des beaux-arts, 10>18h sauf lundi 14>18h, 5,50>3,80€, +33 320 06 78 00
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texte ¬ Cédric Delvallez - photo ¬ Chloé Poizat d'apres Magritte
texte ¬ Cédric Delvallez - photo ¬ Franquin en Spirou © Jijé
La Part des Faux
L'atelier de Franquin, Jijé, Morris et Will
Une œuvre d'art est-elle nécessairement unique ? Une copie parfaite n'est-elle pas, aussi, une œuvre d'art ? Où s’arrête la citation, l'hommage ostensible, où commence le plagiat ? À ces questions complexes, Jean-Jacques Tachdjian répond par une exposition... inspirée, consacrée aux notions d'authenticité, de faux-semblant et de reproduction. Au passage, il nous offre une vraie-fausse leçon d'histoire de l'art : l'académisme revu au stylo bic (Yann Legrand), la peinture réinventée aux Letrasets (Chloé Poizat)... sans oublier la figuration spéculative, un courant inventé de toutes pièces. Chacune des œuvres sonde à sa manière la question de la duplication des images et ses conséquences sur le monde de l'art. À voir dare-dare. /
C'est l'histoire de Waterloo… Pas celle du champ de bataille ! celle de la maison familiale de Jijé. S'y tramait un tout autre combat, celui de la bande des 4 – Franquin, Morris, Jijé et Will – qui sauvèrent le journal Spirou à coups de plumes, de fous rires et de nuits blanches. Le CBBD rend hommage à cette amitié, sous la forme d'un atelier imaginaire : matériel d'époque, planches originales... à part l'absence de brouillons au sol et de fumée de cigarettes dans l'air, on se croirait revenu en 1947. Quand les quatre comparses inventèrent presque à eux seuls la bande dessinée francobelge. Histoire sur laquelle l'exposition revient en dressant magistralement leurs portraits, avant de s'achever sur la projection d'une émission où l'on retrouve toute la bande. /
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du 16.10 au 28.11, Lille, maison Folie de Wazemmes, mer>sam, 14h>19h, dim, 10h>19h, entrée libre, +33 320 78 20 23
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jusqu'au 30.01.11, Bruxelles, CBBD, mar>dim, 10h>18h, +32 2 219 19 80
exposition |
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agenda L'or du Japon © DR
México © Collection Coppel
L'or du Japon
Jacques Doucet, le CoBrA français
On comprend, face au raffinement des motifs et des incrustations de nacre, que l'exposition soit jugée d'intérêt national. Ces 170 cabinets écritoires, coffres et autres objets décoratifs japonais partagent une caractéristique rare : ils témoignent des méthodes en vogue avant l'occidentalisation de l'ère Meiji. Aux trois-quarts inédits, ces chefs-d'œuvre appartiennent tous aux collections françaises. Il était temps qu'ils sortent des réserves ! ❥ ARRAS, jusqu'au 21.11, Musée des beaux-
« La mission de la peinture n'a jamais été de rassurer » lâchait un jour Jacques Doucet. À l'instar de ses confrères belges (Alechinsky, Dotremont), hollandais (Appel, Corneille) et danois (Jorn), ce peintre français n'a eu de cesse d'expérimenter de nouvelles associations de matières et de techniques. Permise par des prêts exceptionnels, cette vaste rétrospective (80 pièces) ménage une progression chronologique. Elle révèle ainsi l'évolution de sa recherche plastique, tournée vers la texture et les effets de matières. ❥ DUNKERQUE, du 9.10 au 5.03.11, LAAC,
arts, tlj sf mar, 9h30>12h, 14h>17h30, +33 321 71 26 43
México : esperado / inesperado. Après leurs escales parisienne (Maison Rouge), espagnole (Tenerife espacio de las Artes) et néerlandaise (Stedelijk Museum), les soixante dix oeuvres de la collection Isabel et Agustín Coppel rejoignent les cimaises du BPS 22. L'occasion rêvée de se frotter à l'art contemporain mexicain à travers les œuvres de photographes (Manuel Álvarez Bravo, Helen Levitt, William Eggleston) ou de peintres (Enrique Guzmán, Graciela Iturbide, Mariana Yampolsky) de renom, encore jamais montrés en Belgique. Caramba ! ❥ Charleroi, jusqu'au 28.11, BPS 22, mer>dim, 12h>18h, +32 71 27 29 71
mar>dim, 10h>12h15, 14h>18h30, sf 3e jeu. du mois 20h30, +33 328 29 56 00
Trouble Pictural Trouble, troublant... qu'importe ! Ces deux épithètes collent parfaitement aux 60 toiles du Colysée. Réalisés par des pensionnaires du centre de la Pommeraie – 9 artistes affectés d'un handicap-, ces portraits naïfs et ces paysages patiemment composés constituent autant d'images fortes. Entre simplification enfantine et répétition obsessionnelle. À découvrir de toute urgence. ❥ Lambersart, jusqu'au 31.10, Colysée, mar>sam, 13h30>18h30, dim, 13h>19h, +33 320 00 60 06
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agenda Graphisme et architecture © Jean-Claude Chianale
Les Grands Espaces : L'expérience du grand format dans la photographie contemporaine Qui n'a jamais rêvé de voir les choses en grand ? Quelques pas dans le Palais des beaux-arts et voilà votre souhait exaucé. Grands Espaces réunit en effet 29 photographies monumentales, réalisés par des artistes de renom (Rousse, Couturier, Ramette, Riboud...). Fenêtres ouvertes sur le monde, ces clichés s'imposent au spectateur dans tout leur réalisme et leur profondeur de champ. On s'y plonge sans retenue, scrutant le moindre détail. ❥ Lille, du 9.10 au 10.01.11, Palais des beaux-arts, lun 14h>18h, mer>dim, 10h>18h, +33 320 06 78 00
Graphisme et architecture La maison de l'architecture et de la ville est bien décidée à abattre les cloisons ! Du moins celles qui séparent arts graphiques et conception architecturale. Forte de 50 exemples internationaux, elle creuse chacune des interactions entre ces deux disciplines. Du livre d'architecture à la signalétique, de l'identité aux représentations visuelles de la cité, cette exposition révèle des prolongements ignorés. ❥ Lille, du 12.10 au 23.12, MAV, mar>ven, 9h>12h30, 14h>17h30, sam 11h> 18h, +33 320 14 61 16
Manières noires, Raf Simons, Collection MoMu © Hugo Maertens
Manières noires Symbole de mort ou d'insoumission, synonyme d'élégance et de raffinement, le noir s'est drapé de significations pour le moins antinomiques. C'est peut-être ce qui justifie la fascination des artistes pour cette tonalité longtemps considérée comme une non-couleur. Plasticiens (Dubuffet, Broodthaers, Boltanski…), designers (Wanders, Dixon), dessinateurs (Tardi, Pratt), photographes (Sugimoto), stylistes (Chanel, Westwood...)... Manières Noires fait toute la lumière sur l'usage du noir dans les arts. ❥ Mons, du 2.10 au 13.02.11, BAM, mar>dim, 12h>18h, +32 65 40 53 30
Triennale de l'affiche politique Un vaste concours, à l'échelle de la planète : demander aux graphistes d'exprimer leur point de vue sur une thématique de société à travers une affiche. Sélectionner ensuite parmi les centaines de propositions du monde entier les 150 plus pertinentes. Vous obtenez une triennale qui comble le public d'une exposition de grande qualité et auréole les artistes de dizaine de prix. Scotchant, non ? ❥ MONS, jusqu'au 30.04.11, Mundaneum, mar>dim, 13h>17h, sf dim, 18h, +32 65 39 54 87
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agenda Unité de Production Fongique © Les Produits de l'Epicerie
Scène de crime © DR
Unité de Production Fongique V2
A.B.C. Art Contemporain Belge
Des couloirs, des serres, et des milliers... de pleurotes ! On se croirait sous l'effet d'un puissant psychotrope. Pourtant, aucun des champignons qui poussent ici n'est hallucinogène. Derrière cette impressionnante «unité de production fongique» installée à la Condition Publique, un collectif lillois de plasticiens et d'architectes : les Saprophytes. Leur champignonnière futuriste sert de scénographie originale à une multitude de concerts, séances de cinéma, de lectures et parcours littéraires. ❥ ROUBAIX, jusqu'au 16.10, Condition Publi-
Avant-gardistes, impertinents, ironiques... Ces adjectifs souvent associés aux Belges relèvent-ils vraiment de la caricature ? Rien n'est moins sûr. Réunissant une quarantaine d'artistes et vidéastes majeurs (Augustijnen, Bijl, Broodthaers, Charlier, Lizène, Copers, Delvoye, Dekyndt, Fabre...), le Fresnoy souligne leur propension à mettre en cause l'institution muséale, le regard porté sur l'art, ou l'art lui-même. Dans une démarche qui emprunte à Duchamp... comme à Magritte. ❥ TOURCOING, du 9.10 au 31.12, Fresnoy,
que, mar>ven, 14h>18h, +33 328 33 48 33
Degas Sculpteur Pendant près de quatre mois, La Piscine se donne des airs de musée d'Orsay. Et pour cause ! Pour prolonger son exceptionnelle donation de 2001, la célèbre institution parisienne prête au musée d'art et d'industrie de Roubaix une série de 73 bronzes et modèles de cire de Degas. Accompagnées de gravures, dessins et tableaux du maître, ces sculptures déclinent un sujet de prédilection de cet impressionniste : la danse et le mouvement. ❥ ROUBAIX, du 9.10 au 15.01.11, La Piscine, mar>jeu, 11h>18h, ven 11h>20h, we 13h>18h, +33 320 69 23 69.
mer>dim, 14h>19h, sf ven & sam 21h, +33 320 28 38 00
Scène de crime Qui n'a jamais rêvé d'être flic, ne serait-ce que le temps d'une exposition ? Scène de crime vous plonge dans l'univers troublant de la police scientifique : tests ADN, interrogatoires... à vous de démasquer le meurtrier ! Et si vous pensez vivre une expérience similaire bien installé devant les Experts, détrompez-vous : l'expo est déconseillée aux moins de dix ans. Cette fois, il faudra vous retrousser les manches... ❥ VILLENEUVE D'ASCQ, jusqu'au 13.03.11, Forum Dép. des Sciences, mar>ven, 10>17h30, we, 14h30>18h30, +33 320 19 36 13
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propos recueillis par ¬ Judith Oliver
Sans ombre aux tableaux Egon Schiele, Andy Warhol, Henri Matisse... voilà quelques-uns des peintres que Carolyn Carlson invoque dans sa dernière création, Mundus Imaginalis. Un point de jonction entre le monde sensible de l'art et l'imagination fertile de cette infatigable Américaine. Cinq mois après une première remarquée à la Piscine de Roubaix, ce cycle chorégraphique conçu pour les musées doit faire le tour des institutions septentrionales à partir d'octobre. À quelques jours du grand départ, Carolyn Carlson nous a ouvert ses portes. D'où vous est venue cette idée d'un cycle chorégraphique dans les musées? J’ai été invitée en 2007 à imaginer une chorégraphie autour des œuvres d’Anselm Kiefer, au Grand Palais (Paris). Ça a été pour moi une expérience particulièrement enrichissante, très différente du rapport frontal qu'impose le théâtre. Mais c'est surtout très logique au regard de ma carrière : j'ai toujours été fascinée par les arts visuels, j'ai beaucoup travaillé avec des plasticiens. mon travail a toujours comporté une dimension très visuelle. C’est ce que j’appelle la « poésie visuelle ».
sur l'absurde comme moyen de renouveler le sens. Rothko, qui est un de mes peintres préférés, me touche au contraire par sa puissance méditative...
Certains artistes vous inspirent-ils plus que d'autres ? Je dois avouer que je préfère de loin l'art du xxe. Zao Wou Ki, par exemple, me fascine pour son travail sur la texture. Magritte inspire quant à lui une réflexion
Les costumes font aussi référence à l'univers plastique... Chrystel Zingiro est une costumière formidable avec qui je travaille depuis 5 ans. Pour chaque projet, on avance main dans la main. À partir de quelques mots, >
Pour Mundus Imaginalis, comment avezvous travaillé ? Avec mes danseurs, on regarde les œuvres. On observe le geste de l’artiste, l’énergie de la toile, l’utilisation de l’espace, la composition.... On réfléchit aux notions de nature morte, d'expressionnisme, de surréalisme, d'abstraction. C'est véritablement une création collective.
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elle est capable de proposer quelque chose de très original. Elle aime travailler la texture, la matière, le volume. Pour Magritte, les costumes ont quelque chose de farfelu. Pour Kiefer, elle a imaginé une très longue traîne en toile de jute. Pour Matisse, c’est au contraire une robe précieuse en soie bleue... et comme j'adore Rothko, elle a imaginé pour moi un manteau orange et un pantalon bleu. Qu'en est-il de la musique? La musique joue bien sûr un très grand rôle. De Purcell (Joseph Beuys) à Peter Gabriel (Egon Schiele) en passant par les créations de Nicolas de Zorzi (Jackson Pollock) et Aleksi AubryCarlson (Picasso), chaque musicalité accompagne la dynamique. Pour Warhol, j'ai choisi Alwins Nikolais qui l'avait beaucoup fréquenté... c'était aussi une manière de rendre hommage au maître qui m'a tout appris.
Cette chorégraphie est-elle conçue pour être évolutive ? Nous avons écrit 7 mouvements, inspirés de différents peintres. Leur articulation changera sans cesse, parce que chaque musée a une identité propre, une histoire, une esthétique et une configuration différentes... On s’y rend deux jours avant, pour s’imprégner du lieu, choisir les espaces, éventuellement choisir un tableau devant lequel on va improviser. C’est un vrai challenge ! /
Mundus Imaginalis 21.10, Lille, Palais des Beaux Arts // 24.10, Cateau-Cambrésis, Musée Matisse // 28.10, Dunkerque, LAAC // 21.10, Boulogne-surMer, Chateau Musée // 4.11, Calais, Cité de la Dentelle // 6.11, Calais, Musée des Beaux-arts // 10.11, Valenciennes, Musée des beaux-arts // 19.11, Arras, Musée des beaux-arts.
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texte ¬ Edlef Kowalyk photo ¬ Schiklgruber alias Adolf Hitler © Bernhard Fuchs
Libre expression Une pièce de théâtre sur les dernières heures d'Adolphe Hitler, un documentaire sur la crise alimentaire mondiale, un débat sur la santé mentale... Pour sûr, le festival des libertés ne donne pas dans l'optimisme de façade. Dans la programmation, pas une once de distraction désinvolte. Concerts, documentaires, lectures, spectacles et débats forment l'ossature de ce rendez-vous alternatif qui élève l'esprit critique au rang de vertu. Gros plan. Allier festivités et subversion, sujets politiques et artistiques, le pari est pour le moins audacieux. Mais l'ASBL Bruxelles Laïque se fiche d'être consensuelle. Au contraire. Elle caresse les idées reçues à rebrousse-poil et le prouve avec une 10e édition qui dénonce l'uniformisation des modes de pensée. Pour montrer qu'il existe de multiples manières de réfléchir le monde, l'ASBL compte bien sûr sur sa compétition internationale de documentaires. Soit 35 films triés sur le volet qui balayent un large spectre thématique (univers carcéral, éthique scientifique, dictature politique...). Mais l'équipe peut aussi compter sur Schicklgruber (Stuffed Puppet Theatre) et Becoming A Man in 127 Easy Steps (Scott Turner Schofield) pour appuyer en douceur là où ça fait mal. Portant respectivement sur le dernier anniversaire du Fürher et sur la difficulté de changer de sexe, ces deux pièces déjouent toutes nos attentes. Elles offrent deux poignants seuls en scène, remarquables de virtuosité, où la charge émotive est habilement reportée sur des marionnettes. Enfin des avatars qui ont des choses à nous apprendre ! / ❥
FESTIVAL DES LIBERTÉS du 21 AU 30.10, Bruxelles, KVS et Théâtre National, www.festivaldeslibertes.be, +32 2 289 69 00
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texte ¬ François Lecocq photo ¬ DR
Tous à table ! Avant d’entamer une tournée en Belgique, les deux compagnies anversoises Laïka et Ripopolo présentent Cucinema à Calais. Dans cette création, il est question de cuisine et de cinéma, d’apparences et de faux-semblants, avec en prime un repas surprenant à déguster par le public. À consommer sans modération. Pour ceux qui ne connaissent pas encore la compagnie belge Laïka, ne loupez pas ce rendez-vous ! La bande de Peter de Bie, directeur artistique et cuistot en chef, fête dignement son dixième anniversaire en collaboration avec une autre compagnie anversoise iconoclaste le Circo Ripopolo. Les deux troupes combinent avec réussite, originalité et convivialité des univers convoquant le cirque, le théâtre, le cinéma et la cuisine dans un joyeux melting pot. Avec le souci de créer une rencontre à la fois artistique et sociale. « Avec Circo Ripopolo nous associons le thème du cinéma et de la cuisine, en jouant sur les questions de perception, d’apparition, de disparition et de surprises », annonce Peter de Bie. Cucinema, leur dernière création, met en scène 4 acteurs et 2 cuisiniers qui préparent un repas de 3 plats en 3 dimensions, à la fois mitonné et filmé sur place. « C’est à la fois ludique et dérisoire, avec une référence aux débuts du cinématographe et l’invitation faite au public de rentrer dans le film », poursuit-il. Gageons que, comme pour ses précédentes créations, Laïka saura nous mettre l’eau à la bouche. En tout cas, bon appétit ! / ❥
Cucinema – Laïka et Circo Ripopolo du 05>10.10, Calais, Le Channel, 20h, 6€, +33 321 46 77 00 du 13>16.10, 20h15, le 17.10, 15h, Genk, Cultuurcentrum, 15/13/12€, +32 89 65 44 80 22>24.10, Houthalen-Helchteren, Cultuurcentrum Casino, 20h15, 16/14/12€, +32 11 890 702
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texte ¬ Marion Quillard photo ¬ Philippe Moulin
La Belle au bois dormant version Ken Loach
Après une année de pause version « Europe XXL », le festival La marionnette dans tous ses états prend ses quartiers d’automne à la maison Folie de Moulins. L’alter ego y fait son show, intrigue par sa forme et bouleverse par son propos. La preuve avec Sleeping Beauty, de la compagnie Akselere. Les contes sont faits pour être triturés. Détournés. À défaut de pouvoir toucher au manuscrit, les metteurs en scène –Pommerat en tête- s’amusent à insuffler à ces histoires défraîchies un bout de leur âme d’adolescent. Recréent un imaginaire commun entre l’enfant et adulte. Un monde où le double jeu fait sens unique. Sleeping Beauty n’échappe pas à la règle ; comme son nom l’indique, c’est (encore) l’histoire d’une Belle au bois dormant. Mais celle-ci habite Liverpool, ou plutôt sa banlieue, dans des années 1980 marquées par la poigne de Thatcher. C’est une Belle « version Ken Loach », s’amuse Colette Garrigan. comédienne et directrice artistique de la compagnie Akselere, elle revisite le fond et joue sur la forme. Seule sur scène, elle manipule chaque parcelle d’une table de restaurant, et chacun de ses gestes est projeté sur un écran blanc. Ainsi, la baguette de pain devient baguette magique, la fourchette se transforme en forêt, et le théâtre d’objet se fait théâtre d’ombre… Sûr que dans ce festival dédié au polichinelle, ce spectacle détonnera. Mais la maison Folie de Moulins défend ainsi une conception large et contemporaine de la marionnette. / ❥
Sleeping Beauty - Dans le cadre du festival La marionnette dans tous ses états (du 19 au 28.10) Le 22.10, 20h30, Lille, maison Folie de Moulins, 5/3e, gratuit -12 ans, +33 320 95 08 82
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agenda L'Atelier du peintre © anthony voisin
L’Atelier du peintre 5 > 10.10
Mille Francs de Récompense © Polo Garat, Odessa
Orlando Cirque Plume
Après le succès de Plic Ploc, le Cirque Plume nous invite dans l’Atelier du Peintre. Dans ce musée loufoque et sans parcours fléché, la visite se fait dans tous les sens. Surtout dans le mauvais. Car il s'agit bien de désacraliser la peinture à force d'acrobaties. Ici, les toiles prennent vie, les tubes de gouache tourbillonnent et les trampolines se métamorphosent en lit de pétales rouges. Mais jamais les interprètes ne s'emmêlent les pinceaux. ❥ 20h30 (sauf dim 15h), Roubaix, Colisée, 32/28€, +33 320 24 07 07
9, 12, 14, 17, 20 & 23.10 G.F. Haendel / E. Haïm, D. Mc Vicar
Orlando, ou Haendel au sommet de son art. Le maître baroque a émaillé cette pièce de pages stupéfiantes, reflets du conflit entre passion et raison qui anime son héros, noble chevalier aux désirs amoureux contrariés. L'adaptation du tandem complice Emmanuelle Haïm / David Mc Vicar, souffle un vent frais sur cet opéra. Interprétée par de tout jeunes solistes, l'intrigue est ici transposée au siècle des Lumières. ❥ 20h (sf dim, 16h), Lille, Opéra de Lille, de 5 à 64€, +33 820 48 90 00
Mille Francs de Récompense
Walking next to our shoes...
6 > 16.10
12.10
V. Hugo / MeS L. Pelly
Un décor sublime, imaginé par Chantal Thomas. En quatre tableaux, il traduit symboliquement la misère du petit peuple parisien au xixe. Ainsi, la maison des Gédouard, la famille endettée au centre de l'intrigue, est habilement réduite à ses seuls contours. Comme la scénographie, l'adaptation de Laurent Pelly est juste et intelligente. La vivacité et l'humour des acteurs servent les accents révolutionnaires de ce prolongement méconnu des Misérables. ❥ 20h, sf jeu 19h et dim, 16h, Lille, Théâtre du Nord, 23/16€, +33 320 14 24 24
R. Orlin
…intoxicated by strawberries and cream, we enter continents without knocking. Tout un programme ! Spécialiste des titres à rallonge, la Sudafricaine Robyn Orlin nous plonge une fois encore dans l'histoire complexe de son pays. À travers la condition des zoulous. Pour rendre hommage à ces travailleurs immigrés et à leurs traditions musicales, la chorégraphe mobilise les Phuphuma Love Minus, un impressionnant chœur zoulou aux sonorités blues. ❥ 20h, Valenciennes, Phénix, 22/20€, +33 327 32 32 32
théâtre & danse |
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agenda Deux mots © Eric Legrand
Deux mots 12 > 22.10
Ch'ti Lyrics © Laure Prognon
« La Vie va où ? » P. Dorin / T. Roisin
« Le matin ! La table, la chaise, la tasse, le thé, les nouvelles, les chiottes, l’existence. » dit une jeune femme, un peu perdue, en jean et baskets. Elle énumère sa journée, son travail, sa solitude, sa vie. Un monologue existentiel plein de vérité et d'humour servi par des phrases nominatives (Philippe Dorin) et le remarquable jeu de Catherine Pavet. Reprise pour cause de succès ! ❥ 20h00, Béthune, Le Palace, 18/8€, +33 321 63 29 19
Beaucoup de bruit pour rien 14 & 15.10 W. Shakespeare / Cie 26000 Couverts
Un virage à 180°. Habitués à se produire dans des lieux atypiques, les 26 000 couverts passent à table, interprétant un classique shakespearien... en salle. Dans un théâtre à l'italienne, qui plus est ! Mais une fois encore, la troupe joue les trublions, prenant à contre-pied le ton de la pièce. Le romanesque virevolte et la légèreté s'efface pour laisser place à une lecture plus grave de l'intrigue, proche de la tragédie. ❥ 20h (jeu), 20h30 (ven), Arras, Théâtre d'Arras, 18/11€,+33 321 71 66 16
14> 16.10
M. Guigon
« On va parler de la maladie, de la vieillesse, de la mort, on va bien se marrer ! » Seule sur scène, le regard pétillant de malice, la quinqua Michèle Guigon annonce d'emblée la couleur. Au rythme de son accordéon, l'ancienne membre de la bande à Deschamps nous livre un parcours de vie mouvementé et jubile à l'idée de nous poser des colles : « combien peut valoir la lettre k au Scrabble ? ». Après avoir fait salle comble dans toute la France, elle revient dans le Nord pour lever des armées de zygomatiques. ❥ 20h, sf 16.10, 19h, Lille, Le Prato, 17/13€, +33 320 52 71 24
Ch'ti Lyrics 15.10
S. Petit / C. Thircuir
Drôle de couple que les sœurs Vandekaestecker ! Alors qu'Odile est une soprano à la taille de guêpe, sa sœur Odette a tout de la diva alto bien en chair. Avec pour tous instruments un petit clavier et le méli-mélo de leurs voix que tout oppose, elles revisitent sur scène le répertoire populaire du Nord. Le résultat, faussement naïf, en plus d'être agréable à l'oreille déclenche d'incontrôlables éclats de rires. ❥ 20h30, Armentières, Vivat, 12/6€, + 33 327 82 23 04
théâtre & danse |
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agenda Des Souris et des Hommes © DR
Des Souris et des Hommes
Gardenia
J. Steinbeck / M. Duhamel 19> 21.10
22.10
Dans cette fable tragique sur le monde paysan, Steinbeck dépeint la force du lien qui unit deux amis, Lennie et George, autant qu'il restitue la précarité de la Grande dépression. Admirés dans le Vol de Kitty Hawk, Jean-Philippe Evariste et Philippe Ivancic se coulent fidèlement dans l'écriture de l'Américain. Entourés d'un décor minimaliste, ils portent avec brio l'intensité lyrique de l'œuvre. ❥ 20h30, sf jeu 19h30, Mouscron, Centre Marius Staquet (La Virgule), 18/14/8€, +32 5 686 01 64
D.Galas
Voici sans doute l'un des protagonistes les plus rebattus du théâtre. Partant de ce constat, Didier Galas a décidé de prêter à son Arlequin d'autres traits de caractère. Faisant un pied de nez à l'histoire des arts, il le mue en être désabusé, lassé d'être cantonné à son rôle de bouffon. Une jolie mise en abyme qui ne manque ni d'humour, ni de pertinence. ❥ 19h, Dunkerque, Le Bateau feu, 19/13€, +33 328 51 40 40
A. Platel / F. Van Laecke
L’histoire d’un cabaret minable où se joue la mémoire d’une bande de travestis. Cette idée originale, l’actrice transexuelle Vanessa Van Dürme la mûrissait depuis longtemps avant de la soumettre à Platel. Ensemble, ils ont composé ce spectacle tourbillonnant, pointant la difficulté de vivre dans un corps mal-aimé. Portée par les notes guillerettes de Frank Van Laecke, cette drôle de revue nous maintient toujours sur le fil, entre empathie et éclats de rire. ❥ 20h, Douai, Hippodrome, 22/16€, +33 327 99 66 60
L'Arlequin de Trickster du 19 au 22.10
Gardenia © Luk Monsaert
Gagarin Way 28 et 29.10
G. Burke / P. Foviau
Vous caressez le doux rêve de séquestrer votre méchant patron capitaliste ? Gagarin Way vous donne le mode d'emploi. Présenté au dernier festival d'Avignon, cette pièce du répertoire contemporain britannique mise en scène par Pierre Foviau questionne avec une bonne dose de cynisme notre monde économique et social. Le CAC 40 n'a qu'a bien se tenir ! ❥ 20h30, Lille, maison Folie de Wazemmes, 8/10€, + 33 320 78 20 23
littérature |
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Deuxième round
texte ¬ Thibaut Allemand photo ¬ DR
Les Pinçon-Charlot squattent journaux, radios ou télés et c’est le succès surprise de la rentrée. Trois ans après l’arrivée du p’tit caïd de Neuilly à l’Elysée, l’engouement pour Le Président des Riches est sacrément rassurant. Car loin d’être du Sarkobashing facile ou une biographie « non autorisée » – ça, les librairies en regorgent, au gré du vent – cette enquête est réellement salutaire. Mais c’est qui, les Pinçon-Charlot ? Si la sociologie est un sport de combat, Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot sont experts dans la « fausse-patte ». Ils se sont peu penchés sur les classes populaires, dont ils sont issus. Face à la misère étudiée sous toutes les coutures, le couple pose de simples questions : s’il y a des pauvres, qui sont les riches ? Où se situe le pouvoir ? Quels sont les lieux de pouvoir ? Comment se transmet-il ? Les réponses se trouvent dans Châteaux et châtelains (2005) ou plus récemment Les Ghettos du Gotha : comment la bourgeoisie défend ses espaces (2009). Derrière un titre un brin racoleur (merci l’éditeur !) ce dernier relève de la sociologie urbaine (leur première discipline), et analyse, entre autres, l’aménagement du territoire. Éloquentes, leurs Quinze Promenades Sociologiques (2009) dissèquent ainsi la construction de Paris. La teneur de tous ces travaux d’inspiration marxiste et leur exposition est d’autant plus réjouissante que, depuis la mort de Pierre Bourdieu en 2002, peu d’universitaires réellement engagés ont ainsi voix au chapitre. Lecteurs de tous les pays, unissez-vous, comme dirait l’autre… / ❥
Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot, Le Président des Riches : Enquête sur l'oligarchie dans la France de Nicolas Sarkozy, éd. Zones, 222p., 14€
chroniques Vice caché Thomas Pynchon | Éd. Le Seuil Deux ans après le monstrueux Contre-jour, l’homme-mystère des lettres américaines, Thomas Pynchon, publie Vice caché, hommage « déjanté » aux maîtres du Noir. Comme toujours dans les grandes œuvres noires (films ou romans), l’enquête compte moins que l’atmosphère. Chargée des volutes de joints que le privé, Doc Sportello, fume jusque dans les situations les plus improbables, autant que du smog de L.A.. l'intrigue charrie les utopies contrariées des 60’s finissantes. Les culs sont libérés, mais entre combien de chaises ? Vice caché est, en plus d’une enquête tortueuse et pourtant limpide, le portrait d’une époque qui ne sait plus bien où elle va. Minée par un furieux retour de paranoïa (Manson vient d’enterrer l’innocence hippie), l’Amérique plonge dans l’ère du soupçon, des réseaux secrets (réels ou fantasmés), de la folie sécuritaire. Époque étrange, absurde, que nul mieux que Pynchon, avec son sens des dialogues hilarants, des patronymes grandioses et du réseau (voir l’invention d’un Internet rudimentaire, libre, et déjà en voie de mise sous tutelle) n’aurait su recréer à ce degré de coolitude. Emportant, haut la main, l’Oscar de la bande-originale et de la lumière. 347 p., 22, 50 €. Raphaël Niewjaer.
Naissance d’un pont Maylis de Kérangal | Éd. Verticales, 2010 Le roman se déroule à Coca, dans une Californie de composition. Son maire, dit le Boa, mène un projet titanesque pour sa ville : la construction d’un pont aux dimensions pharaoniques. Du monde entier affluent ouvriers, grutiers, chefs d’équipe, investisseurs, femmes et hommes, ambitieux et paumés, adversaires et supporters. Tous ont voix au chapitre dans ce roman choral aux allures d’épopée russe. Chacun joue un rôle propre dans cette histoire qui renouvelle les romans sociaux avec brio. Cette Naissance porte non seulement aux nues un pont absurde - comme beaucoup d’entreprises humaines - mais elle marque aussi l’envol d’un talent prodigieux vers des cimes littéraires assez rares. 320p., 18,90€. Pierre Tabarant
Tokyo sisters
SUITE(S) IMPÉRIALE(S)
Raphaëlle Choël et Julie Rovéro-Carrez | Éd. Autrement Fascinant et difficile à cerner pour les occidentaux, le Japon fait ici l’objet d’une enquête de terrain par deux jeunes journalistes. Celles-ci se sont focalisées sur les femmes tokyoïtes, jeunes et moins jeunes, mariées ou célibataires, actives ou non, traditionnelles ou branchées... En tout, elles en ont interviewé une centaine, tout en parcourant la ville de long en large. Sans être strictement sociologique, cette étude leur permet de dresser un panorama des conditions féminines dans la capitale nippone, de leurs passions, de leurs goûts mais aussi de leurs attentes. Abondant en anecdotes, témoignages et expressions idiomatiques, ce travail particulièrement vivant ne se prend pas au sérieux. 196 p., 17 €. François Lecocq
Bret Easton Ellis | Éd. Robert Laffont Vingt-cinq ans après la parution de Moins que zéro, Bret Easton Ellis réinvestit le personnage qui a fait son succès, afin de sonder son évolution. Clay est devenu un scénariste de renom. De retour à L.A., il croise pléthore de cyniques et d’acteurs en mal de reconnaissance et reste le digne représentant d’une génération fric et frime, gangrenée par la vacuité. Cette vacuité inonde Suites impériales, sans l’emplir. L’on pourrait croire qu’une telle impression relève du génie puisque l’auteur prétend dénoncer le néant qu’il met en scène. Mais son écriture est poussive, et ses effets, voués à traduire un désenchantement affecté, lassent. Elle est aussi vide, en somme, que son sujet. 234 p., 19 €. Faustine Bigeast
Le trop grand vide d’Alphonse Tabouret Sybille, Capucine et Jérôme d’Aviau | Éd. Ankama. Ouf ! Voici une perle qui, en cette riche rentrée littéraire, aurait pu nous filer entre les doigts. Le coup de cœur fut immédiat. Avec ses faux airs de livre pour enfant, cet ouvrage à six mains déborde d’ingénieuses trouvailles. Filée sur 192 pages, l’aventure initiatique de ce petit garçon trouve d’abord une traduction graphique particulièrement originale. Jérôme D’Aviau signe ici un travail de réduction symbolique épuré et pertinent. Comme ce bipède dont le trou dans le ventre manifeste un manque perpétuel... Alphonse et son éternelle solitude peuvent aussi compter sur des dialogues ingénieux, truffés de jeux de mots (Sybilline et Capucine). Placés sous les images, ils achèvent de nous convaincre d’offrir ce livre à tour de bras. 192p., 14.90 €. Judith Oliver
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chroniques Best Coast Crazy For You | Wichita / Cooperative Music On a connu Best Coast grâce au bordélique - mais joliment nommé - Sun was High (So was I). Un océan de guitares ultra-saturées, au milieu duquel une voix féminine lo-fi tente d'émerger. Un mauvais souvenir. Car en une courte année, Bethany Cosentino et son exbaby sitter, Bobb Bruno, ont fait du chemin. Le duo californien a mis de côté les riffs fainéants et la noise-pop à deux sous pour balancer un indie-surf mélodieux, directement inspiré des 60’s. Jusque là, Best Coast s’était contenté d’une paire de guitares et d’un clavier. Lequel des deux a eu l’heureuse idée d’intégrer une batterie ? On ne sait pas. En tout cas, cette batterie salvatrice apporte aux compositions une épaisseur et une structure indispensables, tout comme la voix modulable (et désormais plus audible) de Bethany Cosentino. Lancinante ou entraînante (Boyfriend), plaintive ou sautillante (Crazy for You), elle sert des thèmes typiquement californiens : l’amour, le soleil, la weed et encore l’amour. La Californie d’antan, celle des Beach Boys, des décapotables cabossées, des canettes de bières sifflées sur un parking, des rencards clandestins. Résultat, un disque ultra référencé et nostalgique... mais tellement addictif. Vous êtes prévenus. Hakima Lounas
VIOLENS Amoral | Static Recital/Discograph Violens est attendu comme le messie depuis 2009 et un premier Ep simplement nommé V, pour laisser place aux épithètes dithyrambiques. Ce quatuor new-yorkais crevait de ne pas vivre sur les rives de la Mersey, et se réinventait en dignes rejetons des Pale Fountains. Si Amoral recèle des pop songs idéales et typically british (The Dawn of Your Happiness Is Rising, où les chorales façon Housemartins se posent sur les mélopées rondes des Smiths), Jorge Elbrecht et les siens élèvent le propos en traversant des eaux brumeuses aux remous vaporeux. Idées vertigineuses parfaitement maîtrisées, arrangements synthétiques ou saturés 80’s, mélodies tombées du ciel, cette Violens est peut-être amorale. Mais salutaire. Thibaut Allemand
musique |
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KATERINE
The Hundred in the Hands
Philippe Katerine | Barclay On se demandait comment le Vendéen pourrait se relever de ce surprenant succès de masse. Louxor j’adore et 100%VIP nous faisaient le même effet que Seven Nation Army des White Stripes. Le genre de tube plutôt pas mal qui, beuglé par des décérébrés avinés, finit par vous dégoûter. On trouve ici des hits potentiels, tels l’autiste Banane ou le salvateur Liberté. éloigné des machines, Katerine revient aux guitares pour signer des mélodies évidentes et des textes spontanés. Mais, à l’instar de Robots Après Tout (2006) ou du diptyque Les Créatures/L’Homme à Trois Mains (1999), ce disque dadaïste témoigne d’un malaise sourd et hautement contagieux. Certainement pas le chef-d’œuvre de Katerine (ça, c’est Huitième Ciel, 2002), mais un check-up rassurant, en passant. Thibaut Allemand
Warp / Discograph C'est pas possible ! Encore un duo fillegarçon en provenance de Brooklyn – où la demoiselle (pas méchée, c'est à préciser) tient le micro et où le compère (méché, lui) bidouille des boutons et des claviers midi... Encore une bio d'artiste qui contient les lettres DFA et évoque une « disco mutante »…. Encore une « signature iconoclaste » de Warp. Et, encore une fois, un son parfaitement taillé pour servir de « coming next » au Grand Journal de Canal Plus (si ce n'est déjà fait). D’ailleurs, on voit bien le titre Commotion en guise de passe-plat. Au final, on peut quand même se pencher sur l'album de The Hundred in the Hands, avec un peu de bonne volonté. On le glissera dans son iPod pour agrémenter quelques balades, en réglant son pas sur celui du New-Yorkais, un peu pressé. Mathieu Dauchy
SUPERPITCHER Kilimanjaro | Kompakt/Module Le Kilimandjaro, c’est un massif volcanique tanzanien, et le point culminant de l’Afrique. Kilimanjaro, c’est aussi le deuxième album de l’Allemand Superpitcher, mais ça ne sera pas le point culminant de sa carrière… À l’écoute, on se dit qu’il aurait mieux fait de choisir une chaîne de montagnes bien accidentée et composer une œuvre en dents-descie. Ici, on escalade péniblement des titres aussi pop que la minimale le permet, ponctués de cloches qui tintinnabulent, de chants mous du genou, et d’oiseaux qui gazouillent. C’est sympathique, mais on finit par s’ennuyer. Enfin, enfin, on arrive à un titre qui claque, complexe et élégant. Toute la patte de Superpitcher ! Joie, au loin, on en aperçoit un autre. Mais pour l’atteindre, il faudra se taper toute la descente, et la montée. Un album pour alpinistes, donc. Olivia Volpi
concerts Ven 01.10
Dim 03.10
Korn + Dimmu Borgir Bruxelles, L’Ancienne Belgique, 19h, 48/45e, +32 2 548 24 24
MGMT Bruxelles, L’Ancienne Belgique, 20h, nc, +32 2 548 24 24
Junip Tourcoing, Le Grand Mix, 20h, 10e, +33 320 70 10 00
Magic Kids Bruxelles, Le Botanique/Witloof Bar, 20h, 13/10/7e, +32 2 218 37 32
La Framboise Frivole Mouscron, Centre CulturelMarius Staquet, 20h, 22e, +32 5 686 01 60
Andreya Triana + Dj Aziz + Dj Boulaone Roubaix, La Cave aux Poètes, 20h, 11,70e, +33 320 27 70 10
Rotonde, 20h, 16/13/10e, +32 2 218 37 32 Zombie Zombie + El Boy Die Roubaix, La Cave aux Poètes, 20h, 11,70e
Lun 04.10
Jeu 07.10
Christophe Amiens, Maison de la Culture d’Amiens, 20h, 35/13e, +33 322 97 79 77
The Black Angels Bruxelles, Le Botanique/ Orangerie, 20h, 16/13/10e, +32 2 218 37 32
Balthazar +The Opposites + Customs Courtrai, De Kreun, 17h, grat, +32 5 637 06 44
Ten Years After Roubaix, Le Colisée, 20h, 34/30/24e, +33 320 24 07 07
Gizele Smith And The Mighty Mocambos Lille, La Péniche, 20h, 9e, +33 320 57 14 40
High Tone Tourcoing, Le Grand Mix, 20h, 17/14e, +33 3 2 0 70 10 00
Heart & Soul : Huggy Anton + Cimaï + Miss Noa Lille, Kiosk, 22h, 7e, +33 320 49 75 99 Mimazu : Sebo K + Joachim Anvers, Le Café d’Anvers, 23h, 8e, +32 3 226 38 70
We Have Band Roubaix, La Cave aux Poètes, 20h, 9,70/7,70e, +33 320 27 70 10
Mar 05.10
Sam 02.10
Black Mountain Bruxelles, L’Ancienne Belgique, 20h, 21/18e, +32 2 548 24 24
Brisa Roché Lille, La Péniche, 20h, 7e, +33 320 57 14 40
Benoit Dorémus Lille, La Péniche, 20h, 7e, +33 320 57 14 40
Beverly Jo Scott Bruxelles, L’Ancienne Belgique, 20h, 23/20e, +32 2 548 24 24
Sage Francis Bruxelles, Le Botanique/ Orangerie, 20h, 16/13/10e, +32 2 218 37 32
La Caravane Passe Douai, L’Hippodrome, 20h, nc, +33 327 99 66 60 Nuit Blanche : Deg + Len Faki + Cubic + Darko Bruxelles, Fuse, 23h, nc, +32 2 511 97 89 The Revenge + Ooft! + Dirk Abracada + Mustang Bruxelles, Libertine Supersport, 23h, 10/5e Beatmasher : Tom & Ntronot + UFO Lille, Kiosk, 23h, 7,25e, +33 320 49 75 99
TLP aka Troubleman Gand, Decadance, 22h, nc, +33 932 90 05 4
Mer 06.10 Inspector Cluzo Lille, L’Aéronef, 20h, 10e, +33 3 2 0 13 50 00 Pierre Souchon Lille, La Péniche, 20h, 9e, +33 320 57 14 40 Benoit Dorémus Bruxelles, Le Botanique/
William Schotte Lille, Le Biplan, 22h, 7.5/5.5e, +33 320 12 91 11 After Work : Mth + Czeski Lille, Kiosk, 20h, grat, +33 320 49 75 99 The Opposites + TLP aka Troubleman + Neon Gand, ICC - International Convention Center, 22h, 12/10e
Ven 08.10 Poulpaphone : Portable Palace Boulogne-sur-Mer, Site indutriel de Garromanche, 00h, 6/4e, +33 3 2 1 87 80 80 Shift Beauvais, L’Ouvre-Boîte, 20h, 15/13e, +33 344 10 30 80 Grant Lee Phillips + Silver Junkie Bruges, Cactus Muziekcentrum, 20h, 14/11e, +32 5 033 20 14 Undertones + Crusaders of Love Lille, L’Aéronef, 20h, 17/13e, +33 3 2 0 13 50 00 Juliette Gréco
agenda |
93
Anzin, Théâtre municipal, 20h, 37e, +33 327 38 01 10 1973 + Gush Calais, C. C. Gérard Philipe, 20h, 5e, +33 321 46 90 00 Of Montreal Tourcoing, Le Grand Mix, 20h, 18,80/14,80e, +33 320 70 10 00 Poulpaphone : DJ Dee Nasty Boulogne-sur-Mer, Site indutriel de Garromanche, 20h, 6/4e, +33 3 2 1 87 80 80 Mustang Béthune, Théâtre Le Poche, 20h, 7/5e, +33 321 64 37 37 Poulpaphone : Elektrocution Boulogne-sur-Mer, Site indutriel de Garromanche, 21h, 6/4e, +33 3 2 1 87 80 80 Poulpaphone : Urban Swing sound system Boulogne-sur-Mer, Site indutriel de Garromanche, 21h, 6/4e, +33 3 2 1 87 80 80 Poulpaphone : Hook & the Twins Boulogne-sur-Mer, Site indutriel de Garromanche, 22h, 6/4e, +33 3 2 1 87 80 80 Poulpaphone : Tumi & The volume Boulogne-sur-Mer, Site indutriel de Garromanche, 22h, 6/4e, +33 321 87 80 80 Shaolin Temple Defenders Lille, La Péniche, 23h, nc, +33 320 57 14 40 Dr Lektroluv Bruxelles, Fuse, 23h, 12/8e, +32 2 511 97 89 Matthias Tanzmann Anvers, Le Café d’Anvers, 23h, 12e, +32 3 226 38 70 Roubaix’s Burning #15 : Popof + Noob + Julian Jeweil + Sylvie Cious Roubaix, SalleWatremez, 23h, 15/10e Poulpaphone : C-mon & Kypski
Boulogne-sur-Mer, Site indutriel de Garromanche, 23h, 6/4e, +33 3 2 1 87 80 80
Sam 09.10 Poulpaphone : Dj Keutch + Big Red Boulogne-sur-Mer, Site indutriel de Garromanche, 00h, 6/4e, +33 321 87 80 80 Biffy Clyro Tourcoing, Le Grand Mix, 20h, 16/13e, +33 320 70 10 00 The Black Box Revelation Lille, L’Aéronef, 20h, 12/6e, +33 3 2 0 13 50 00 Emmanuelle Haïm + Concert d’Astrée Lille, Opéra de Lille, 20h, 64/45e Grant-Lee Phillips Bruxelles, L’Ancienne Belgique, 20h, nc, +32 2 548 24 24 Poulpaphone : Boogers Boulogne-sur-Mer, Site indutriel de Garromanche, 20h, 6/4e, +33 3 2 1 87 80 80 Poulpaphone : Netfastcore Boulogne-sur-Mer, Site indutriel de Garromanche, 21h, 6/4e, +33 3 2 1 87 80 80 Dr Feelgood Lillers, L’Abattoir, 21h, 20/18e, +33 321 64 07 65 Poulpaphone : Brain Damage Boulogne-sur-Mer, Site indutriel de Garromanche, 21h, 6/4e, +33 3 2 1 87 80 80 Drum’n’Bassment : DJ Friction + Stykz & Speedwagon + Z-nox Bruges, Cactus Muziekcentrum, 22h, 13/10e, +32 5 033 20 14 Poulpaphone : My Own Private Alaska Boulogne-sur-Mer, Site indutriel de Garromanche, 22h, 6/4e, +33 3 2 1 87 80 80
Poulpaphone : Disiz aka Peter Punk Boulogne-sur-Mer, Site indutriel de Garromanche, 22h, 6/4e, +33 3 2 1 87 80 80 5 Years Lessizmore & Zukunft : Deg + Guillaume & The Coutu Dumonts + Matthias Kaden Bruxelles, Fuse, 23h, 8,5/12,5e, +32 2 511 97 89 Red Bull Tre3Style Qualifications : Party Harders + Poyz’n’Pirlz + Afrojaws +Dj Gero + Dj Aziz + Dleek +Dj Stamiff Lille, Le Boréal, 23h, 10e, +33 3 2 8 14 4 77 7 Smos And Baby Bee Anvers, Le Café d’Anvers, 23h, 5e, +32 3 226 38 70 Solo + Mickey + Daryl Bruxelles, Libertine Supersport, 23h, 10/5e Redpoint : Alexi Delano + UFO + James Bacon Lille, Kiosk, 23h, 10e, +33 320 49 75 99 Poulpaphone avec Dub Trio : Dub Trio Boulogne-sur-Mer, Site indutriel de Garromanche, 23h, 6/4e, +33 3 2 1 87 80 80 Poulpaphone : Dub Trio Boulogne-sur-Mer, Site indutriel de Garromanche, 23h, 6/4e, +33 3 2 1 87 80 80
Dim 10.10 Poulpaphone : Sleeppers Boulogne-sur-Mer, Site indutriel de Garromanche, 18h, 6/4e, +33 3 2 1 87 80 80 Dub Trio + Melt-Banana Bruxelles, VK* Concerts, 19h, 15/12e, +32 2 414 29 07 Joe Jackson Bruxelles, L’Ancienne Belgique, 20h, 33/30e, +32 2 548 24 24 Poulpaphone : Shakaponk
concerts Boulogne-sur-Mer, Site indutriel de Garromanche, 21h, 6/4e, +33 3 2 1 87 80 80
Lun 11.10 A-Ha Bruxelles, Forest National, 20h, 42e, +32 7 02 5 20 20 Tom McRae Bruxelles, L’Ancienne Belgique, 20h, 26/23e, +32 2 548 24 24
Mar 12.10 Midnight Juggernauts Tourcoing, Le Grand Mix, 20h, 16/13e, +33 320 70 10 00 Jeff Beck Bruxelles, L’Ancienne Belgique, 20h, nc, +32 2 548 24 24 Orlando avec Emmanuelle Haïm + Concert d’Astrée Lille, Opéra de Lille, 20h, 64/45e, +33 328 38 40 50 Guns N’ Roses Lille, Zénith Arena, 20h, 49,90e, +33 320 14 15 16 The Cat Empire Lille, Splendid, 20h, 26,80e, +33 320 33 17 34 Joe Cocker Bruxelles, Forest National, 20h, 60/44e, +32 7 02 5 20 20
Mer 13.10 ILS S’AIMENT... UN PEU, BEAUCOUP, À LA FOLIE... : Solistes du Concert d’Astrée Lille, Opéra de Lille, 18h, 8/5e, +33 328 38 40 50 Dub Inc + U-Roy + Broussaï Lille, L’Aéronef, 20h, nc, +33 3 2 0 13 50 00 Courir les Rues + MamieNco Roubaix, La Cave aux Poètes, 20h, 8/6e, +33 320 27 70 10
Jeu 14.10 Orlando : Concert d’Astrée + Emmanuelle Haïm Lille, Opéra de Lille, 20h, 64/45e, +33 328 38 40 50 Midnight Juggernauts Bruxelles, Le Botanique/Witloof Bar, 20h, 13/10/7e, +32 2 218 37 32 Solange Lafrange + Cave Lille, L’Aéronef, 20h, 10e, +33 320 13 50 00 Dub Inc + Fredy Massamba Bruxelles, Le Botanique/ Orangerie, 20h, 20/17/14e, +32 2 218 37 32 Daau + Pusse Roubaix, La Condition Publique, 20h, 2e, +33 328 33 48 33 Shameboy + Stijn Bruxelles, L’Ancienne Belgique, 21h, 18/15e, +32 2 548 24 24 Flip Kowlier Bruges, Cactus Muziekcentrum, 21h, grat, +32 5 033 20 14 Kriteria + Square + BT KOD Lille, Kiosk, 22h, grat, +33 320 49 75 99
Ven 15.10 Of Montreal Bruxelles, Le Botanique/ Orangerie, 20h, 19/16/13e, +32 2 218 37 32 Les Blaireaux +Les Mauvaises Langues Mouscron, Centre Marius Staquet, 20h, 18/16/14e, +32 5 686 01 60
Eddy La Gooyatsh + Joe et la Machine Béthune, Théâtre Le Poche, 20h, 7/5e, +33 321 64 37 37 DJ W!ld + Cimaï + Miss Noa Lille, Kiosk, 22h, 12/10e, +33 320 49 75 99 Dr Lektroluv Louvain, Silo, 23h, nc, +32 1 620 34 64 Deetron + David Foyh Gand, Decadance, 23h, nc, +33 932 90 05 4 Dominik Eulberg + Prinz Anvers, Le Café d’Anvers, 23h, 10e, +32 3 226 38 70
Sam 16.10 Roken is Dodelijk Lille, La Malterie, 18h, grat, +33 320 15 13 21 Steve Winwood Bruxelles, L’Ancienne Belgique, 19h, 39/36e, +32 2 548 24 24 Enslaved + Negura Bunget Lille, L’Aéronef, 20h, nc, +33 3 2 0 13 50 00 Jean Michel Jarre Lille, Zénith Arena, 20h, 51e, +33 320 14 15 16 Tourcoing Jazz Festival : Renaud Garcia-Fons Mouscron, Centre Marius Staquet, 20h, 14/12e, +32 5 686 01 60 Feloche + Saso Roubaix, Chapiteau Magic Mirror, 20h, 10/8e
Aloe Blacc Tourcoing, Le Grand Mix, 20h, 15/12e, +33 320 70 10 00
Tourcoing Jazz Festival : Raul Midon Tourcoing, THEATRE DE L’IDEAL, 20h, 8/4e, +33 320 17 93 30
Moriarty Douai, L’Hippodrome, 20h, nc, +33 327 99 66 60
Mad Caddies +the apers Beauvais, L’Ouvre-Boîte, 20h, 15/13,50e, +33 344 10 30 80
Ch’ti Lyrics Armentières, Le Vivat, 20h, 12/6e, +33 320 77 18 77
David Foyh + Deetron Gand, Decadance, 23h, nc, +33 932 90 05 4
agenda |
95
The Greatest Switch Anvers, Le Café d’Anvers, 23h, 10e, +32 3 226 38 70 Libertine Supersport 1 Year : Aeroplane + Horse Meat Disco + Mustang + Montevideo+ Dirk Abracada Bruxelles, Libertine Supersport, 23h, 10/5e,
Lille, La Péniche, 20h, 9e, +33 320 57 14 40
Lille, La Péniche, 20h, sur invitation, +33 320 57 14 40
Tourcoing Jazz Festival : Vincent Ségal + Ballaké Sissoko Tourcoing, Theatre de l’ideal, 20h, 15/13e, +33 320 17 93 30
Tunng + Alice Lewis Tourcoing, Le Grand Mix, 20h, 13/10e, +33 3 2 0 70 10 00
Mar 19.10
Tourcoing Jazz Festival : Terez Montcalm Tourcoing, Magic Mirrors, 21h, 15/11e
Plug&Play : Czeski + UFO Lille, Kiosk, 23h, 7/5e, +33 320 49 75 99
Tourcoing Jazz Festival : Mario Canonge Trio Tourcoing, Hospice d’Havré, 18h, 8/4e, +33 359 63 43 53
My Little Cheap Dictaphone Gand, Vooruit, 21h, 13/9e, +32 9 267 28 28
Dim 17.10
Tourcoing Jazz Festival : Stefan Orins Trio Tourcoing, Théâtre Municipal Raymond Devos, 20h, 23/20e, +33 333 20 26 86 34
Jeu 21.10
kool and the gang + chic feat nile rodgers Lille, Zénith Arena, 20h, 40e, +33 320 14 15 16
Tourcoing Jazz Festival : Elina Duni Quartet Tourcoing, Hospice d’Havré, 18h, 8/4e, +33 359 63 43 53
Ray Davies Bruxelles, L’Ancienne Belgique, 20h, 34/31e, +32 2 548 24 24
Tourcoing Jazz Festival : Portico Quartet + Manu Katché Tourcoing, Théâtre Municipal Raymond Devos, 20h, 20/18e, +33 333 20 26 86 34
Tourcoing Jazz Festival : Dhafer Youssef 4et Roubaix, Le Colisée, 17h, 23/20e, +33 320 24 07 07 Sharon Jones Anvers, Trix, 20h, 25/22e, +32 3 670 09 00 Tourcoing Jazz Festival : Omar Sosa + Trilok Gurtu Roubaix, Le Colisée, 20h, 25/8e, +33 320 24 07 07 Grinderman Bruxelles, L’Ancienne Belgique, 20h, nc, +32 2 548 24 24
Tourcoing Jazz Festival : Angélique Kidjo Tourcoing, Magic Mirror, 21h, 15/11e, +33 359 63 43 63
Orlando : Concert d’Astrée + Emmanuelle Haïm Lille, Opéra de Lille, 20h, 64/45e, +33 328 38 40 50
Mer 20.10
Aloe Blacc Gand, Vooruit, 21h, 16/14,50e, +32 9 267 28 28
Lun 18.10 Grinderman Bruxelles, L’Ancienne Belgique, 20h, nc, +32 2 548 24 24 ZZ Top Bruxelles, Forest National, 20h, 57e, +32 7 02 5 20 20 Daniel Mille Quintet Arras, Théâtre d’Arras, 20h, 18/11e, +33 321 71 76 30 Julian Perretta
Tourcoing Jazz Festival : The Flying Fish Jumps Tourcoing, Magic Mirrors, 12h, grat Tourcoing Jazz Festival : Nina Attal Tourcoing, Hospice d’Havré, 18h, 8/4e, +33 359 63 43 53 Tourcoing Jazz Festival : Ibrahim Maalouf Tourcoing, Théâtre Municipal Raymond Devos, 20h, 20/18e, +33 333 20 26 86 34 Selah Sue Bruxelles, Le Botanique/ Orangerie, 20h, 18/15/12e, +32 2 218 37 32 Doll and the Kicks
Tourcoing Jazz Festival : Romain Lay Quartet Tourcoing, Magic Mirrors, 12h, grat
Ben L’Oncle Soul Lille, Splendid, 20h, 23,10e, +33 320 33 17 34 Turzi + Sylvie Cious Roubaix, La Condition Publique, 20h, grat, +33 328 33 48 33 Arnaud Fleurent-Didier Tourcoing, Le Grand Mix, 20h, 10/7e, +33 3 2 0 70 10 00 Dinner at the Thompson’s Forest, Bar du Matin, 21h, grat Tourcoing Jazz Festival : Danyel Waro Tourcoing, Magic Mirrors, 21h, 15/11e With Us : Mth + Czeski Lille, Kiosk, 22h, grat, +33 320 49 75 99 Hercules & Love Affair Bruxelles, Libertine Supersport, 23h, 10/5e
concerts Ven 22.10 Tourcoing Jazz Festival : Pi4 Tourcoing, Magic Mirrors, 12h, grat Tourcoing Jazz Festival : Kyrie Kristmanson Tourcoing, Hospice d’Havré, 18h, 8/4e, +33 359 63 43 53 Drums Are For Parades Anvers, Trix, 19h, 15/12e, +32 3 670 09 00 La Caution Bruxelles, VK* Concerts, 19h, 16/13e, +32 2 414 29 07 Manu Katché Valenciennes, Le Phénix, 20h, 28/26e, +33 327 32 32 32 Tourcoing Jazz Festival : Henri Texier + Dave Holland Tourcoing, Théâtre Municipal Raymond Devos, 20h, 20/18e, +33 333 20 26 86 34 Arno Bruxelles, Le Botanique/Orangerie, 20h, nc, +32 2 218 37 32 Barcella + La Goutte Roubaix, La Cave aux Poètes, 20h, 10/8e, +33 320 27 70 10 Mattrach Tourcoing, Le Grand Mix, 20h, 17,70e, +33 320 70 10 00 Ishtar Mouscron, Centre CulturelMarius Staquet, 20h, 16/14/12e, +32 5 686 01 60 Tourcoing Jazz Festival : Raul Paz Tourcoing, Magic Mirrors, 21h, 15/11e Just Friday : Cimaï + missNoa + Climaxx + Fabre Lille, Kiosk, 22h, 7/5e, +33 320 49 75 99
12h, grat, Renza-Bô Tourcoing, Hospice d’Havré, 16h, grat, +33 359 63 43 53 Pierrejean Gaucher Tourcoing, Magic Mirrors, 18h, grat
Dim 24.10
Karl Bartos + U-matic + Telematic + Pro-zeiko Bruges, Cactus Muziekcentrum, 19h, 10/7e, +32 5 033 20 14
Lun 25.10
Tourcoing Jazz Festival : Marcus Strickland trio + Wayne Shorter Quartet Tourcoing, Théâtre Municipal Raymond Devos, 20h, 25/23e, +33 333 20 26 86 34 Eiffel Bruxelles, L’Ancienne Belgique, 20h, 22e, +32 2 548 24 24 Orlando : Concert d’Astrée + Emmanuelle Haïm Lille, Opéra de Lille, 20h, 64/45e, +33 328 38 40 50 Camélia Jordana Lille, L’Aéronef, 20h, 22/18e, +33 3 2 0 13 50 00 Absynthe Minded Tourcoing, Le Grand Mix, 20h, 17,70e, +33 320 70 10 00 Tribute to John Barry Gand, Vooruit, 22h, 12/8e, +32 9 267 28 28 Tourcoing Jazz Festival : Push Up Tourcoing, Magic Mirrors, 22h, 10/6e Magda + Marc Houle + Deg Bruxelles, Fuse, 23h, 11/6e, +32 2 511 97 89 Simian Mobile Disco Bruxelles, Libertine Supersport, 23h, 10/5e
Sam 23.10
Josh Wink + Steve Bug + Bartholomeo Anvers, Le Café d’Anvers, 23h, 12e, +32 3 226 38 70
Tourcoing Jazz Festival : Pierrejean Gaucher & Conservatoire Tourcoing Tourcoing, Magic Mirrors,
Gyroscopic : Leslie Kei + UFO + James Bacon Lille, Kiosk, 23h, 7e, +33 320 49 75 99
Patrice Lille, L’Aéronef, 20h, nc, +33 320 13 50 00
Arno Bruxelles, L’Ancienne Belgique, 20h, nc, +32 2 548 24 24
Mar 26.10 The Dillinger Escape Plan Lille, L’Aéronef, 20h, 22/18e, +33 3 2 0 13 50 00 Trentemoller Bruxelles, L’Ancienne Belgique, 20h, 23e, +32 2 548 24 24 The Charlatans Bruxelles, Le Botanique/ Orangerie, 20h, 17/14/11e, +32 2 218 37 32 Liars + John Wiese Courtrai, De Kreun, 20h, 12/10/7e, +32 5 637 06 44 Ground Zero : The Experimental Tropic Blues Band Lille, La Péniche, 20h, 6e Tunng + Alice Lewis Amiens, La Lune des Pirates, 20h, 10e, +33 322 97 88 01 Cactus in Love + A 4 pattes Lille, Le Biplan, 22h, 5e, +33 320 12 91 11
Mer 27.10 Arno Bruxelles, VK* Concerts, 19h, 30/27e, +32 2 414 29 07 Ground Zero : Féfé + Mr Toma Lille, Splendid, 19h, 22e, +33 320 33 17 34 Solillaquists of Sound Bruxelles, Le Botanique/ Rotonde, 20h, 15/12/9e, +32 2 218 37 32
agenda |
97
Ground Zero : Homelife Lille, La Péniche, 20h, 7e, +33 320 57 14 40 Flip Kowlier Courtrai, De Kreun, 20h, 16/14/11e, +32 5 637 06 44 Ground Zero : Babet + Cats on Trees Tourcoing, Le Grand Mix, 20h, 18,80e, +33 320 70 10 00 Joe Satriani Roubaix, Le Colisée, 20h, 78,5/51e, +33 320 24 07 07 Level 42 Bruxelles, L’Ancienne Belgique, 20h, 30e, +32 2 548 24 24 The Magic Numbers Bruxelles, Le Botanique/ Orangerie, 20h, 19/16/13e, +32 2 218 37 32 Kruger + General Lee Dunkerque, Les 4 Ecluses, 20h, nc, +33 3 2 8 63 82 40 Supertramp Lille, Zénith Arena, 20h, 54e, +33 320 14 15 16 Filles à Retordre : Ruby Throat + Cats on Trees Roubaix, La Cave aux Poètes, 20h, 8/6e, +33 320 27 70 10 Balthazar + Broken Glass Hereos Gand, Culturell Centrum Vooruit, 22h, 17/15,50e, +32 9 267 28 28 Cactus in Love + El Manos Lille, Le Biplan, 22h, 5e, +33 320 12 91 11
Jeu 28.10 Ground Zero : Gush + Hey Hey My My + Zak Laughed Lille, Splendid, 19h, 22e, +33 320 33 17 34 Yeasayer Bruxelles, L’Ancienne Belgique, 20h, 18e, +32 2 548 24 24 Sly Johnson Lille, L’Aéronef, 20h, 17/13e, +33 3 2 0 13 50 00
Health Bruxelles, Le Botanique/ Orangerie, 20h, 16/13/10e, +32 2 218 37 32 Troy Von Balthazar + Lili Bee Roubaix, La Condition Publique, 20h, 2e, +33 328 33 48 33
Ven 29.10 Ground Zero : Zaz + Buridane + Milkymee Lille, Splendid, 19h, 23,10e, +33 320 33 17 34 Customs + Mintzkov Anvers, Petrol, 19h, 12/8e, +32 3 226 49 63 Mice Parade + Denis Jones Tourcoing, Le Grand Mix, 20h, 10/7e, +33 320 70 10 00 Ground Zero : Crystal Castles + Beat Torrent Lille, L’Aéronef, 20h, 23,10e, +33 320 13 50 00 Uncommonmenfrommars Dunkerque, Les 4 Ecluses, 20h, nc, +33 3 2 8 63 82 40 Ground Zero : Health Lille, La Péniche, 20h, nc, +33 320 57 14 40 Mikix The Cat + I Am Un Chien Beauvais, L’Ouvre-Boîte, 20h, 10e, +33 344 10 30 80 Drums Are For Parades Diksmuide, Muziekclub 4AD, 20h, 12/10/8e, +32 5 150 48 94 Krs One + Mark Pritchard Gand, Vooruit, 22h, 28/26,50e, +32 9 267 28 28 Moka + Climaxx + missNoa Lille, Kiosk, 22h, 7e, +33 320 49 75 99
Sam 30.10 Baloji + Flip Kowlier +Staf Kamil Carlens + Stijn Anvers, Trix, 19h, 15/12e, +32 3 670 09 00 The Knives + Out For Blood
Arlon, Entrepôt, 19h, 12/10e, Sharon Jones Lille, L’Aéronef, 20h, 22/18e, +33 320 13 50 00 Ground Zero : Chapelier Fou Lille, La Péniche, 20h, 9e, +33 320 57 14 40 Hurts Bruxelles, Le Botanique/ Orangerie, 20h, 17/14/11e, +32 2 218 37 32 Jef Kino Lillers, L’Abattoir, 20h, grat, +33 321 64 07 65 Tame Impala Tourcoing, Le Grand Mix, 20h, 16/13e, +33 320 70 10 00 Carl Barat Bruxelles, Le Botanique/Rotonde, 20h, nc, +32 2 218 37 32 Broken Glass Hereos + Balthazar Bruges, Cactus Muziekcentrum, 20h, 16/13e, +32 5 033 20 14 Luciano + Lee Van Dowski Anvers, Le Café d’Anvers, 23h, 25e, +32 3 226 38 70 Modular Night : The Swiss + Modular people + Villa Bruxelles, Libertine Supersport, 23h, 10/5e Energy : UFO + James Bacon Lille, Kiosk, 23h, 7/5e, +33 320 49 75 99
Dim 31.10 Ground Zero : Peter Doherty Lille, L’Aéronef, 19h, 33e, +33 320 13 50 00 Zap Mama Bruxelles, L’Ancienne Belgique/ Flex, 20h, 20e, +32 2 548 24 24 Drums Are For Parades Diksmuide, Muziekclub 4AD, 20h, 11/9/7e, +32 5 150 48 94 Tiefschwarz Anvers, Le Café d’Anvers, 23h, 12e, +32 3 226 38 70
playlist |
98
Miami - Jono Ma and Franklin Furter Remix
Difficile de calmer ses ardeurs à l'écoute de ce savoureux remix, réalisé par un mystérieux duo (on a trouvé un myspace tout au plus). On rêve de danser en club sur cette pépite disco/pop au groove intense. À bon entendeur !
Never Stop
L'insaisissable Gonzo vient de sortir un album produit par Boys Noize et achève un film avec Tiga et Peaches ! Pour couronner le tout, il balance une version rap de Never Stop. Une scotchante ritournelle au piano, quelques claps, une nappe électronique et le flow « gangsta » du Chilly. Impayable !
Take 'em Up | DFA Records / Cooperative Music
Le coup de cœur du rédac' chef ! Signé sur le label DFA records (s'il vous plait), l'Irlandais Shit Robot envoie une disco synthétique ultra-sophistiquée. On sent l'influence de son mentor, James Murphy (LCD Soundsystem).
Der Mann mit den Schwankungen - urbs rmx
De l'abstract funk autrichien ? Oui ça existe. Des bidouillages électroniques, une bonne batterie, un morceau destructuré. Bien meilleur que l'original, le remix de URBS envoie le bois ! Un rusé clin d'œil au hip-hop des années 90 de Crooklyn Dodgers. Simple et funky, comme dirait Mel-K.