n째04 / mars - avril 2010 / GRATUIT
bruxelles Cultures et tendances urbaines
Sommaire Let’smotiv - mars/avril 2010 - #04
6 News
14 événement Biennale internationale de la photographie de Liège
20 Portrait Sébastien Ministru 22 Reportage Fixies : radiographie d'une nouvelle sous-culture 30 Portfolio Clemens Behr : entre street art et graff en 3D
42 Musique Laurent Garnier, Mos Def, Midlake, Girls, Hot Chip…
BIP, Catherine Vernet // Clemens Behr // Gregoire Bernardi
36 Lieu De Kreun
54 Cinéma Tony Gatlif, le BIFFF…
60 Mode Dressing project par Nicolas Fleuré
72 Portfolio Brian Walker
84 Exposition Rinko Kawauchi, le fabuleux destin du quotidien… Agenda
66 Rencontre Géraldine de Margerie (dictionnaire du look) 78 événement Lille Art Fair
98 Théâtre & Danse Biographie d'ombres, Pommerat… Agenda 110 Littérature Cook & Book 112 Chroniques livres, disques, jeux vidéo
118 Agenda concerts et soirées
130 Le mot de la fin Un truc cool par Brock Davis
Let’smotiv Bruxelles
114 rue Barthélémy Delespaul - F-59000 Lille Tél : +33 362 64 80 09 - Fax : +33 362 64 80 07 redaction.bruxelles@letsmotiv.com Let’smotiv Bruxelles est édité par la Sarl Tacteel Membre du réseau Let’smotiv Magazines Tacteel, Sarl au capital de 5 000 euros RCS Lille 501 663 769 Dépôt légal à parution - ISSN : en cours Directeurs de l’édition : Loïc Blanc & Nicolas Pattou Rédaction : Judith Oliver - redaction.nord@letsmotiv.com Graphiste : Cécile Fauré - cecile.faure@urban-press.com Publicité: Hakima Lounas - h.lounas@letsmotiv.com
Let'smotiv Bordeaux
31-33 rue Buhan - 33000 Bordeaux Tél : +33 556 52 09 95 - Fax : +33 556 52 12 98 redaction.bordeaux@letsmotiv.com
Ont collaboré à ce n° : Achab, Thibaut Allemand, Cyril Beauvilliers, Emma Belasco, Clemens Behr, Gregoire Bernardi , Faustine Bigeast, Elisabeth Blanchet, Léa Daniel, Mathieu Dauchy, Brock Davis, Emmanuel Delpiroux, Fanny Delporte, Vincent Dierickx, Nicolas Fleuré, Youness Hamelat, Carole Lafontan, François Lecocq, Michel Le royer, Baptiste Ostré, Louise Padox, Michel Paquot, Marion Quillard, Olivia Volpi, Brian Walker
Couverture : Brian Walker, www.lickthesun.com
Let’smotiv nord-pas de calais
114 rue Barthélemy Delespaul - 59000 Lille Tél : +33 362 64 80 09 - Fax : +33 362 64 80 07 redaction.nord@letsmotiv.com
Let'smotiv Lyon
Let'smotiv Portugal
Let’smotiv Méditerranée
Let’smotiv Toulouse
5 place Louis Chazette - 69001 Lyon Tél : +33 482 53 05 71 - Fax : +33 482 53 05 70 redaction.lyon@letsmotiv.com BP 2172 - 34027 Montpellier Cedex 1 Tél : +33 499 61 51 12 - Fax : +33 467 92 26 43 redaction.med@letsmotiv.com
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Bruxelles • Rue Antoine Dansaert 21/32 • 02 503 0450 Antwerpen • Schuttershofstraat 22 • 03 231 1048
Comme larrons en foire
© David LaChapelle
En bref… Fin avril, le tout Bruxelles se donne rendez-vous pour l'évènement artistique le plus retentissant de ce début de printemps : la 28e édition d'Art Brussels. Avec plus de 170 galeries au compteur et près de 25 pays représentés, la foire d'art contemporain devrait attirer des légions de collectionneurs. Entre Delvoye, Morellet, Fabre, Rousse, Klein, Gilbert&George, ou La Chapelle, la manifestation rassemble une majorité d'artistes réputés de la scène internationale. Un panorama de l’art actuel tout aussi appréciable sans bourse délier. ❥
Du 23 au 26.04, Brussels Expo, www.artbrussels.be
L'affaire tourne au sale ?
© DR
Télex
On savait Tintin un tantinet ethnocentrique, voici que sa famille joue la censure. Les éditions Moulinsart s'acharnent en effet contre Gordon Zola, l'auteur d'une série de romans parodiques intitulée Les aventures de Saint-Tin. À l'issue d'une saga... judiciaire cette fois, le tribunal a débouté les accusations de contrefaçon et de plagiat pour ne garder que le « parasitisme ». L'auteur de L'ire noire, Saint-Tin au Gibet, du Crado Pince Fort ou encore de L'Affaire tourne au sale a fait appel au nom du droit à la parodie. ❥ www.leopardmasque.com La légende de krautrock Cluster rejoint Hexstatic, Johann Johannsson, Chris De Luca, James Holden et Ryoji Ikeda pour un mémorable set au Bozar. Du 26 au 28.03, c'est en effet la 2e édition du Brussel Electronic Music Festival, initié par DJ Darko ! // C’est la révolution dans les toilettes : un supermarché de Grande-Bretagne commercialise du papier toilette enrichi en cachemire. À 2,60 € pièce, c’est toujours moins cher qu’un pull !
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L’Islande, paradis journalistique ? Le monde du journalisme, en perpétuelle quête de liberté et d’indépendance, aurait-il trouvé son Eldorado en Islande ? Le Parlement islandais réfléchit à la question en examinant un projet de loi (IMMI : Icelandic Modern Media Initiative) visant à renforcer la législation sur les libertés de la presse sur Internet. De facto, il s’agit surtout d’attirer groupes de presse et journalistes étrangers afin de rétablir l’économie du pays, frappé de plein fouet par la crise. Soutenu par le célèbre site de scoops Wikileaks, le texte prônerait, entre autres, une protection accrue des sources sur la toile, ainsi que l’interdiction pure et simple du filtrage. Par ailleurs, Alain Genestar prendrait déjà des cours d’islandais.
Lradio Muezzin © Claudia Wiens
Cent Halles et un mars Mars sera méditerranéen. Et tant pis si ciel bleu et grillons boudent. Puisque les Halles de Schaerbeek nous emmènent au Proche et au Moyen Orient en 14 spectacles. Première escale en Egypte en compagnie du chroniqueur Khaled Alkhamissi, puis départ pour Tanger avec de mémorables acrobates, visite d'une mosquée grâce à Rimini Protokoll et enfin plongée dans l'Algérie de Nacera Belaza. Il ne faudra pas se plaindre, ensuite, si les habitants du quartier prennent l'habitude de faire la sieste. ❥ Mars en Méditerranée, du 3 au 28.03, www.halles.be
© David Koskas, Pathe distribution
Dany dédouané ? Avec la suppression d'un poste par jour, le douanier est une espèce en voie de disparition. Alors imaginez la crainte des képis bleus lorsqu'ils ont appris que leur profession serait le sujet du prochain film de Dany Boon. Le réalisateur et Benoît Poelvoorde y campent deux douaniers, l'un français l'autre belge, amenés à coopérer dans les années 1990. L'UNSADouanes, craignant de voir la profession caricaturée, a déjà «demandé à Dany Boon de ne pas en rajouter». Une censure malvenue qui devrait faire son petit effet boomerang.
L’armée de l’air américaine a dû retirer une campagne télévisée qui utilisait abusivement un titre des White Stripes. Le duo refuse que Fell in Love with a Girl encourage « le recrutement dans une guerre qu’il ne soutient pas », sans préciser s’il s’agit du conflit en Irak ou en Afghanistan // Le philosophe Michel Serres inaugure cette année la foire du livre de Bruxelles qui réunit 1000 auteurs et 1400 maisons d'édition du 4 au 8.03 à Tour & Taxis.
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Mons et Merveilles La Cité du doudou en rêvait, c’est désormais officiel : Mons sera capitale européenne de la culture en 2015. Inspirés par le succès de l'opération lilloise, les Montois travaillent d’arrache-pied, multipliant projets d'expositions et grands chantiers. Comme cette immense gare-passerelle reliant le centre historique au récent quartier des Grands Près. Signée par l'éminent Santiago Calatrava, concepteur de la gare de New-York, elle devrait remplacer le site actuel. La ville en pleine effervescence déborde d'idées originales. ❥ Pour en savoir plus : www.mons2015.eu
© Attia Kader
Rotonde MRAH-KMKG © B. Horenbeek
La fièvre du samedi soir
Dimanche à Bamako
Même un Travolta au meilleur de sa forme suivrait difficilement le rythme de cette édition de la Museum Night Fever. Pendant toute la nuit, DJs, ateliers farfelus, défilés de mode, prestations de dessins en live se relaient dans plus de 20 musées bruxellois. Pendant que certains visiteront les collections de ces hauts lieux, d'autres profiteront des sets de Dan San, Iza, Lucy Lucy et The Bony King Of Nowhere à la Fnac et finiront sur le dancefloor de BOZAR. ❥ Le 6.03, www.
Alors que Liège inaugure sa prestigieuse biennale de la photographie, un événement moins connu mais tout aussi intéressant se tient à la Centrale Électrique de Bruxelles. Une imposante exposition offre le meilleur de la création visuelle africaine. Une occasion immanquable de se frotter à l'exigeante sélection de la biennale de Bamako, dont le thème de sa 8e édition est : « les frontières ». Photos et vidéos inédites d'une vingtaine d'artistes portent un regard critique sur la mondialisation. ❥ Du 5.03 au 16.05, Centrale
museumnightfever.be
Électrique, +32 2 279 64 45
Télex
Le mois de février a été fécond en recherches fantasques sur la gent féminine. Un sondage, anglais (Philips Sensual Massagers), confirmait les talents prophétiques de Lio : les brunes embrasseraient mieux (51%) et seraient plus douées pour la conversation (63%). // Erratum : l'auteur de l'article sur le collectif eBoy dans notre n°de janvier est Laurent Berneron. Il précise que « les eBoy se défendent de tout message politique et sociétal dans leur travail ».
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Desperate housewife Le jour, c’est une table basse comme une autre. Idéale pour une tea party entre amis. Le soir, on range le service en porcelaine car Home Disco sort le grand jeu ! Des rayons laser, des fumigènes à gogo, des enceintes haute-fidélité... il n’y a plus qu’à brancher un iPod et c’est parti pour une nuit de folie. L’auteur de cet objet futuriste n’est autre que Moritz Waldemeyer, ingénieur et designer bien connu pour ses collaborations avec Bono, Rihanna ou plus récemment avec Ok Go. Sa passion... les Leds. Ces petites lumières nouvelle génération qui consomment peu d’énergie. Cette disco table a été créée en réponse à un challenge créatif lancé en décembre dernier par le magazine Wallpaper*. Attention, danseuse non fournie ! ❥ Prix sur demande.
Un grand bond en avant En novembre 2009, c’est l’euphorie. Supra crée l’événement dans le petit monde de la sneaker. La marque de footwear annonce que la Skytop a pris quelques centimètres (ciel !). Son nouveau profil devrait faire des jaloux sur le marché : protection contre le froid, flexibilité maximale pour faire corps avec son skate, caoutchouc vulcanisé... Trois coloris sont proposés. Ils ne sont pas faciles à trouver et encore moins à porter. ❥ Skytop II, de Supra : 109 € pour les noires ; 139 € pour les 2 bleues et les blanches.
Hissez le pavillon ! On avait aperçu des docks iPod en forme de gramophone, mais celui-ci dépasse toutes nos attentes ! Cette création signée Matt Richmonds, directement inspirée des appareils de la belle époque, cultive habilement une vraie fausse usure. Ce bijou n’est, hélas (temporairement) plus disponible. ❥
iVictrola Gramophone, 425 $ pièce.
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À géométrie variable Pour la petite marque Spinthread, la recette du bonheur tient à quelques fils de coton et une toute petite chaînette. Travaillés par des orfèvres, ces matériaux bruts deviennent des bijoux poétiques. Colliers, broches... même les plus rétives se laisseront hypnotiser par les motifs géométriques en trompe-l’œil fabriqués main par Marañón. ❥
Bijoux par Spinthread sur Etsy ou Flickr.
Mon oeil ! Bless – duo terrible made in Berlin – a conçu une collection de vêtements et d’accessoires printaniers mêlant l’insolite et l’insolent. Ines Kaag et Désirée Heiss détournent les codes et s’en amusent. La chemise se greffe au t-shirt, le col tailleur au pull trop long... les lunettes ne laissent rien filtrer, mais donnent à voir ! Union et opposition, voilà les thèmes qui ont inspiré leurs créations. Oserons-nous ? ❥
Lunettes, de Bless : 255 €.
Souvenir, souvenir
Vintage, rigolo, décalé... ces cadres photo vous détourneront de vos écrans plats souvent trop fades. Et pour une fois, c’est vous la star du programme ! Soapstar Frame sur Urban Outfitters, environ 20 €.
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Théâtre Océan Nord
Biographies
d’ombres Lars Norén Isabelle Pousseur
2 ➽ 20 mars
création en langue française www.oceannord.org 02 216 75 55
Thorsten Brinkmann, Lady Glittersky, 2009Š KUNSTAGENTEN, Berlin
événement |
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BIP :
contrôle qualité texte ¬ Judith Oliver
Prestigieux festival consacré aux arts visuels, la Biennale Internationale de la Photographie affirme une nouvelle fois la position nodale de Liège sur la scène culturelle belge. Pendant près de deux mois, la première ville touristique de Wallonie vit au rythme d'une thématique sociale, que déclinent musées et galeries, évènements et soirées. Cette année, les notions de contrôle et de perte de contrôle servent de fertile dénominateur commun, mobilisant une centaine de photographes aguerris ou émergents. Pour cette 7e édition plus ouverte que jamais sur les nouveaux médias, la biennale affiche des chiffres impressionnants, élargissant son Off à une trentaine de lieux, opérant des incursions dans 5 institutions culturelles de la région MeuseRhin. Pour vous, Let'smotiv a sélectionné le meilleur de ce cru 2010 et analysé les 6 expositions du parcours officiel.
événement |
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Rencontre avec Anne Françoise Lesuisse, directrice artistique de la Biennale Pouvez-vous nous rappeler les ambitions de la biennale? La biennale cherche à établir un dialogue entre la création contemporaine et une question de société. Après la notion de « territoires » en 2008, nous avons retenu cette année le thème « (Out) of control ». Autour de ce fil rouge, nous bâtissons une programmation de la meilleure qualité possible, qui mêle photographes renommés et jeunes talents de la communauté française, découverts pendant nos prospections. Pourquoi avoir retenu cette thématique ? Les tensions qui existent entre velléités de contrôle et perte d'emprise sur les choses sont tout à fait d'actualité. Discours sécuritaires, dispositifs de surveillance, injonctions hygiénistes, banques de données... Tous ces phénomènes transforment et questionnent le rapport à l'image, aux images. Pour autant, nous n'avons pas du tout voulu aborder cela de manière illustrative.
C'est-à-dire? Nous avons voulu éluder ce qui était attendu, à savoir une lecture politique ou éthique de cette problématique. Au contraire, nous nous sommes engagés sur des terrains inhabituels. En optant, par exemple, pour une lecture littérale du thème, comme dans l'exposition « l'équilibre et l'accident » (cf p. 18) qui s'intéresse à la chute et au déséquilibre. À travers cette interprétation au 1er degré, l'on touche à une multitude d'enjeux que l'on ne soupçonnait pas, comme la question de l'enfance (Anthony Goicolea) ou de la performance (Messieurs Delmotte). Comment avez-vous choisi les artistes ? On voulait à tout prix éviter l'impression de donner un message. Pour écarter toute forme de pédagogie ou de caricature, nous avons opté pour des œuvres qui présentent une ambivalence ou plusieurs niveaux de lecture. Comme ces bodybuildeuses photographiées par Martin Schoeller (au MAMAC cf p.18). Elles incarnent la maîtrise extrême du muscle, bien sûr, mais aussi une forme de monstruosité. Quelle emprise ont-elles finalement sur cette seconde image ?
Ulrich GEBERT, from the series Sie & Wir, edition of 3 + 1 AP, Courtesy by KLEMM’S (Berlin) and Ulrich Gebert
OUT OF CONTROL Berlin – Grand Curtius Pour accueillir la création visuelle allemande, pays invité de cette nouvelle édition, l'équipe de la biennale n'a pas lésiné. Elle a ouvert les portes de l'impressionnant Grand Curtius à deux des plus prestigieux commissaires berlinois : Matthias Harder et Felix Hoffmann. Ensemble, ils ont réuni une dizaine de jeunes pousses prometteuses, dont les travaux attestent d'une véritable réflexion sur la nature et le statut de l'image. À l'instar de Viktoria Binschtock, qui photographie, recadre et agrandit des images de presse pour révéler les personnages cantonnés à l'arrière plan. Faux cliché de presse mais vraie mise en abîme : cet effet de recyclage et d'hybridation, symptomatique de la nouvelle génération, s'observe chez d'autres artistes de la biennale. Dans un tout autre registre, Thorsten Brinkmann (cf p. 14) revisite les codes de la peinture florentine dans une série d'autoportraits particulièrement comiques.
THéâTRE DE L'AUTORITÉ Hangar B9
Nicolas Clément, Arnaud et Nitro, de la série "Sécurité partagée" © Centre d'art Nei Licht
Cette exposition est la seule du programme à s'intéresser aux dispositifs politiques et militaires de contrôle. Avec sa série de portraits analysant la manière dont les autorités se mettent en scène, Nicolas Clément traite le sujet de façon très explicite. Le célèbre Trévor Paglen ou la jeune Katja Stuke préfèrent les voies détournées, mobilisant les outils de l'imagerie scientifique (téléobjectifs spatiaux) et stratégique (video-surveillance) à des fins artistiques.
Anke Van Iersel, de la série Complete me, 2004/2007 © Anke Van Iersel
LES INDOMPTÉS Mamac et Cabinet des Estampes
Entre le portraitiste Martin Schoeller, le plasticien Michel François, le photo-reporter Olivier Culmann ou l'auguste Ed Templeton, le MAMAC affiche un impressionnant palmarès. Il faut dire que la question de la conformité, variante plus intimiste et psychologique de la trame de la biennale (le contrôle de son image), relève presque du « passage obligé ». Malgré ce motif rebattu, l'exposition ménage de belles surprises. Comme l'installation vidéo de Chantal Maes, qui nous rend témoins des difficultés d'élocution d'un bègue. Avec le plus grand sérieux, le protagoniste s'attelle à la lecture d’un texte. Filmés d'un point de vue subjectif, ses arrêts et balbutiements perdent tout ridicule. Intelligemment, la vidéaste court-circuite les réflexes qui guident habituellement notre regard sur le handicap. Achim Lippoth, L'Homme Machine #12 © Achim Lippoth
Jean-Michel Crapanzano, serie Invisible Empire ©Jean-Michel Crapanzano
L'ÉQUILIBRE ET L'ACCIDENT
ULTRA RÉEL
Salle St Georges, Musée Wallon Les uns testent eux-mêmes leurs limites physiques, comme Messieurs Delmotte ou Bas Jan Ader. D'autres préfèrent observer les autres malmener leurs corps, comme Achim Lippoth et ses gymnases chinois ou Anthony Goicolea et ses jeux d'enfants dans les escaliers. D'autres enfin, à l'instar du couple Blume, dissèquent la question du mouvement dans la photo.
Les Chiroux Galerie Churchill La frontière entre réel et fictif a considérablement été mise à mal par l'arrivée des nouvelles technologies. Images virtuelles de plus en plus vraisemblables, mondes artificiels (comme le jeu secret life sur Internet) devenus phénomènes de société... Jeroen Hollander, Alexandra Verhaest ou Koen Wastijn s'inspirent de ces paradoxes pour brouiller eux-mêmes les pistes.
7e BIENNALE INTERNATIONALE DE LA PHOTOGRAPHIE ET DES ARTS VISUELS DE LIèGE jusqu'au 25.04, mar> dim (sf Grand Curtius, tlj sf mar), 13h>18h, 8/5,5€, pass 18/15€.
OFF (Sélection) Anne DE GELAS, Hôtesse de l’air, 2001, from the series Carnets Digital print
OUT OF TIME LES BRASSEURS « Décortiqué par les philosophes, sublimé par les poètes, transformé par les plasticiens, épousé par les vidéastes ou saisi par les photographes, le temps est un sujet inépuisable » pointent avec justesse Dominique Mathieu et Emmanuel d'Autreppe, les co-commissaires de (Out of) Time. Intarissable, ce motif autorise une multiplicité d'approches, comme en témoignent les réalisations de trois jeunes Belges : Laura Baudoux, François Goffin et Anne De Gelas. La première capte l'irréversible cours des choses dans le regard perdu de malades d'Alzheimer, tandis que le second immortalise les situations impromptues qui émaillent son quotidien. La dernière nous soumet enfin un carnet de notes et de croquis, réceptacle de son histoire familiale et de ses impressions passées. Ces œuvres instaurent un passionnant dialogue avec les séries de Pol Piérart et Nicolas Kozakis, les vidéos de Castronovo, Secondini et de Pierrick Sorin.
➪ Photos, carnets de voyages et objets. Récit d'un voyage initiatique dans les pays de l'Est par Philippe Herbet, à L'Émulation. ➪ Chantre de la Movida espagnole, le grand Aberto Garcia Alix s'affiche sur les cimaises de l'Espace Uhoda. ➪ Le prometteur collectif bruxellois CARAVANE propose six de ses séries documentaires et sociales à la XYZ Academy.
BIP IS WATCHING YOU ➪ 6 expériences participatives disséminées dans toute la ville, comme le studio improvisé Chez Jacky, qui permet de s'immortaliser affublé de tout un panel d'accessoires et de déguisements, le Fotomaton en libre-service du collectif OST ou le dispositif Territory Bike, qui invite chacun à filmer Liège lors de balades à vélo. À voir aussi : ➪ installation The Chase du
collectif suisse Fact, face au théâtre de la Place. ➪ Exposition Design By Performance, Hasselt, Z33.
événement |
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portrait |
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texte ¬ Vincent Dierickx photo ¬ DR
Sébastien Ministru
Un garçon poli Ce grand garçon qui se couche tôt règne sur une famille nombreuse : rédacteur en chef adjoint, interviewer mondain, chroniqueur holebi (homo, lesbien, bisexuel), et auteur de boulevard, Sébastien Ministru est le croqueur atypique de la diversité d'aujourd'hui. Son dernier spectacle, Cendrillon ce macho, a triomphé au théâtre de la Toison d'or. Il ne rencontre pas les people. Ces gens-là se couchent tard et… Sébastien s’endort vers huit heures. Et pourtant… Il connaît bien le Royaume des Célébrités : « Je peux faire plein de choses sans sortir le soir ! Histoire de sauter du lit à cinq heures du matin, pour préparer Snooze », un divertissement matinal, très en vue sur Pure FM. Ses séquences affichent un ton informel : « Récurer les casseroles n’est pas ma spécialité, je suis fondamentalement bienveillant. Je ne trouve aucun intérêt à abattre mes invités. Il existe un tabou de l’interview
superficielle ; moi, j’aime ça et je l’assume ». étudiant, Sébastien travaillait chez Télémoustique, aux programmes télé. Aujourd’hui, il est rédacteur en chef adjoint de l’hebdo… Sa rubrique people, Du tac au tac, est une récréation en fin de magazine : interviews rapides et drôles, questions incongrues, victimes consentantes. Le journaliste s’y fait l’ami des vedettes. Question de genres Sur Pure FM toujours, Sébastien a rejoint l’équipe du magazine queer Bang Bang. L’émission explore joyeusement les questions liées aux sexualités mi-
noritaires et, à l’occasion, rappelle aux décideurs que Ministru veille au grain… L’observateur des genres officie aussi au théâtre. Comme, avec Cendrillon, ce macho !, transposition du conte de Perrault dans un univers homo. « Les contes de fées structurent l’esprit des enfants de manière hétéro-normée. Je voulais un conte où la norme serait l’homosexualité.
❥
Mais je suis bien conscient que la société ne deviendra pas parfaite en un décret ». Reste que 22 000 spectateurs ont été convaincus par cet hymne au mariage gay, un succès impressionnant ! Aujourd'hui encore, Sébastien Ministru est intarissable au sujet des homos… et des stars. C'est qu’il parle moins bien des baleines et du tri sélectif. /
SéBASTIEN MINISTRU À retrouver dans Télémoustique (rubrique « du tac au tac »), dans Snooze (lun>ven, 6h>10h) et Bang Bang (dim 20h>23h) sur Pure FM.
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Un groupe d'amis dans le quartier de Bricklane, dans l'est de Londres.
texte ¬ Elisabeth Blanchet - photos ¬ Gregoire Bernardi - Elisabeth Blanchet
Une idée fixed
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Oubliez les tenues en lycra flashy du tour de France, les dimanches matin à faire du VTT, la mode est au fixie, ces vélos à pignon fixe, sans freins, câbles, ni dérailleur. En provenance de New York, cette nouvelle star du bitume se répand comme une traînée de poudre, semant sur son passage suées et sueurs froides. Pirouette en plein cœur de l'East End londonien, à la découverte d'une nouvelle sous culture.
O
scar déboule, perle au front, au Magasin 14, un repaire particulièrement hype de l'East End londonien. À partir de cette enseigne, le quartier autour de la Truman Brewery s'est transformé en véritable « Fixieland ». Les bécanes flambant neuves s'entremêlent. Au milieu d'elles, ce grand adolescent dégingandé retrouve ses potes dans cette toute nouvelle boutique spécialisée dans les fixies. « Pour faire simple, m'explique Oscar reprenant son souffle, un fixie est un vélo qui ne possède pas de roue libre. Son pignon est fixe ». Fièrement, il me désigne le sien, spécialement taillé pour sa passion : les pirouettes à bicyclette. Car, dans le monde du pignon fixe londonien, Oscar est la star du « trickriding », comprenez « sauts à vélo ». Et c'est au Magasin 14 qu'il retrouve les autres kiddies, ces désaxés adeptes des cascades.
Sur les chapeaux de roue Curieuse de voir ce dont l'étoile montante de la scène londonienne est capable, je me laisse entraîner dans un hangar désaffecté. En chemin, nous rencontrons son ami Tom, alias Taliban Tomahawk (surnom dû à sa chevelure et sa barbe proéminentes), qui pratique une discipline cousine sur BMX. Les deux garçons empilent savamment palettes et morceaux de contreplaqué pour bâtir un tremplin de fortune. Le jeu des figures commence. Tom carbure à la Foster. Oscar reste sobre. Mais, tous deux enchaînent des gamelles qui font froid dans le dos. Le ballet des « tricks » se déroule sous mes yeux grand ouverts, jusqu'à ce que sonne l'heure du pub !
Rétropédalage De retour à Brick Lane, je suis attendue par des hordes de fixies, plus trendy les uns que les autres. La mode
Oscar Khan fait ses «tricks » à Brick Lane et discute avec son ami Tom.
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Départ d'une « alleycat », course de coursiers, dans le quartier de Clerkenwell.
Photo en haut : Papillon dans sa tenue de coursière. Photo en bas : les jambes et le vélo de Justina, ex-coursière et toujours Fixie !
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Aidan lors d'un entraînement de Polo Bike à Elephant & Castle, dans le sud de Londres.
« C'est comme si on ne faisait plus qu'un avec la machine. » du vélo à pignon fixe a connu une véritable envolée depuis 2006. À l'origine de cette tendance, les fameux cyclo-coursiers new-yorkais, qui ont progressivement contaminé leurs confrères londoniens. À l'instar de Stéphanie, alias Papillon, qui navigue dans les rues de la capitale britannique depuis 12 ans. « Quand on est coursier, c'est beaucoup plus adapté de rouler en fixie : les vélos sont plus légers, plus faciles à entretenir. » Et puis, il y a les sensations. « Pédaler constamment, être en cadence avec le mouvement de la circulation. C'est comme si on ne
faisait plus qu'un avec la machine », poursuit-elle, triomphale. Cette impression de fusion, relevée de jouissives poussées d'adrénaline (pas de freins, rappelons-le), devait forcément faire des émules.
Réaction en chaîne C'est ainsi que sont apparus, il y a quelques années, ceux que les messengers s'empressent d'appeler les fakengers. « Des faux coursiers », sans message à délivrer – qui transforment le fixie en pratique à la mode et l'assortissent de toute une panoplie tendance : du casque au sac en passant par les chaussures qui se
reportage |
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Deux utilisateurs de fixies à Shoredich, un quartier branché dans l'est de Londres.
clipsent aux pédales. On est alors en 2006 et les trottoirs de la City deviennent le théâtre d'une guerre sans précédent. Les fakengers ouvrent les hostilités en s'immisçant dans le circuit fermé des coursiers, fréquentant les mêmes pubs, s'incrustant aux fameuses alleycats (courses à thèmes organisées par la profession) et aux Rollapaluza (courses de vitesse sur vélo fixé au sol). Entre flots d'insultes sur la voie publique et répliques cinglantes sur le net, les tensions montent d'un cran. Jusqu'à ce que, finalement, les coursiers old school mettent de l'eau dans leur bière.
Gonflés à bloc « On a toutes sortes de clients ici », confie Aidan, 23 ans, employé du Magasin 14. « La simplicité du vélo,
sa forme épurée attirent beaucoup. On peut choisir les pièces et créer son propre fixie pour moins de £1000. » Le sien, spécialement conçu pour le Bike Polo, traîne dans un coin. Aidan est devenu ces deux dernières années un joueur invétéré. Initié par quelques dizaines de fakengers nonchalants le dimanche après-midi sur une aire de jeux de Brick Lane, le Bike Polo compte désormais plusieurs ligues à Londres, des championnats d'Europe et du monde ! Et Aidan prend ça très au sérieux. Au point de nous fausser compagnie en pleine conversation pour un championnat à Karlsruhe. Tant pis, allons trinquer avec Papillon. Elle a fini sa journée et m'attend à la Foundry, le pub repaire des coursiers et des fixies... hard core. /
Clemens Behr 3 D, installation, graphisme // Dortmund, Allemagne // www.clemensbehr.com
Happy origami Vous voulez faire plaisir à l’artiste allemand Clemens Behr ? Offrez-lui des déchets : boîtes en carton, bons vieux scotchs bien épais ou même sacs poubelle. Il transformera cet improbable stock en œuvre d’art éphémère. À tout juste 24 ans, cet étudiant en design graphique cite le mouvement dada, Marcel Duchamp ou Kurt Schwitters comme références. Et dresse un pont solide entre l’Arte Povera (ses installations sont toujours composées de matériaux pauvres « au charme esthétique particulier »), le street art novateur de Blu et le graff en 3D de Daim. Un joyeux bordel coloré, explosif même. Un véritable maillon fort entre l’ingéniosité du design motion de Pierre Vanni et les bricolages oniriques du génialissime Michel Gondry. Comme ce dernier, Clemens Behr préconise une spontanéité à toute épreuve, reconnaissant se passer de croquis pour mieux suivre l’image qu’il a en tête. Cette démarche caractérise d’ailleurs tout son cheminement artistique. Au détour d’une rue ou dans l’intimité d’une galerie, il construit son monde avec le cœur, à la manière d’un enfant qui jouerait avec des montagnes de Lego®. Baudelaire a écrit : « Le génie, c’est l’enfance retrouvée à volonté ». Cet adage a, sans aucun doute, trouvé son incarnation en Clemens Behr. /
texte ¬ Carole Lafontan
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â?– Remember Tomorrow, Barcelona (2009)
1 1. 3. Dark graffiti scenes - 2. Logo par bishop pour le site toutpourlesyeux.com â?–
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❖ 1. Autoportrait, Barcelona (2009) - 2. Sans légende - 3. Installation, pour fêter les 10 ans du magasin The Mazine, Mülheim, Allemagne - 4. Mur réalisé pour Zooom Prod., Salzburg (Autriche)
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❖ 1. Installation en extérieur, Barcelona (2009) - 2. Installation dans le métro, Barcelona (2009) 3. Installation en extérieur, Barcelona (2009)
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Vue extérieure du bâtiment.
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saga d Kr un texte ¬ Louise Padox photos ¬ P. Lamont - E. Casteele
Depuis 30 ans, De Kreun a connu une évolution spectaculaire. L’ancienne maison de quartier de la périphérie de Courtrai (Bissegem) est devenue une salle de concerts incontournable en Belgique. À la marge du triangle d’or formé par Gand, Anvers et Bruxelles, elle a poursuivi son bonhomme de chemin, programmant groupes internationaux issus de la scène indé et formations locales alternatives. Le nouveau bâtiment, inauguré il y a trois mois marque l’avènement de la génération De Kreun 3.0. Nouvelle donne, nouvelle jauge, nouvelle visibilité. L’occasion, pour nous, de revenir sur cette institution.
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Couloir menant des loges au bar.
Salle de vie pour les artistes.
Stijn, Tom, Mich, Bart et Frank ont quitté leur ancienne salle avec un pincement au cœur, c’est sûr. En tournant la page du Limelight, situé en plein centre de Courtrai, ils laissaient derrière eux une salle historique, qui a vu naître des groupes mythiques dans les années 1970’80’, comme Einstürzende Neubauten. Même s’ils savaient que l’occupation de cet ancien théâtre était provisoire, ils se sont attachés à ses murs fanés et décrépis, au cachet de ses vieilles pierres, à son intimiste et chaleureuse petite jauge. En même temps, les trois ans passés là-bas n’ont pas été de tout repos : qui dit vieux, dit mal isolé, donc voisins mécontents et descentes de police. À force, cela entamait le moral
des troupes, contraintes de délocaliser régulièrement les concerts. Et puis, les petites salles, aussi chaleureuses soient-elles, excluent de la programmation des groupes prestigieux. Du moins ceux qui refusent de jouer devant 300 personnes.
happy n w d al
C’est donc le cœur gonflé à bloc que la fine équipe a investi, en octobre dernier, son nouveau temple. Deux ans de chantier, ça vous laisse le temps de tirer des plans sur la comète : « Bien sûr, on ne va absolument pas renoncer à la particularité de notre ligne artistique. >
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En même temps, les opportunités se sont multipliées. D’un coup, les tourneurs se sont dit : mais qu'est-ce qu’un groupe comme Melvins vient faire dans un bled pareil ? » confie Frank, dans un sourire. Il faut dire qu’elle a de l’allure, cette nouvelle salle, avec ses faux airs de transformateur électrique. Les capacités d’accueil ont été optimisées (600-700 personnes). L’architecture industrielle et le béton brut n’entament en rien l’intimité du lieu. La jauge, modulable selon la popularité du groupe, est conçue pour que chacun reçoive son quota de riffs et de postillons : la scène est particulièrement basse, la salle peu profonde, les balcons suspendus à moins de deux mètres de la scène. On peut s’affaler dans des fauteuils dessinés par Arne Quinze et savourer cette heureuse promiscuité avec les musiciens. Les artistes, quant à eux, ont été servis : salles de répétition et matériel dernier cri, salle à vivre lumineuse, organisée autour d’une cuisine design et de meubles vintage. Un couloir dérobé permet même de rejoindre directement le bar et d’y prendre un bain de foule après le concert !
l s 400 coups
Depuis quelques années déjà, la réputation de De Kreun avait pris de l’ampleur, les programmateurs ayant toujours eu le nez creux. Avant tout
le monde, ils conviaient des pépites underground ou indé comme Gun Club, Why ?, Themselves, Dalek ou Ramones. Mais là, le bouche-à-oreille s’est considérablement amplifié, dans le sillage du festival Sonic City et de l'implication dans des réseaux de musiques actuelles (le « club circuit » puis 4x4*). « On n’a jamais organisé des concerts pour gagner de l’argent. Peu importe qu’il y ait seulement 150 personnes tant qu’il y a la garantie d’une prestation scénique remarquable. Comme notre public, on est exigeants et portés sur la découverte », poursuit Frank. Et pour une fois, on n’est pas dans la simple rhétorique. Car la singularité de l'offre De Kreun est connue de la Flandre au Pas de Calais. Du groupe belge émergent aux formations internationales, l'institution explore tous les champs musicaux (free jazz, métal, rock indé, rap alternatif, pop, noise...) sans aucune concession commerciale. Depuis peu, l’équipe a encore élargi le spectre en confiant, une fois par mois, la salle à des organisations locales pour des soirées punk-rock (That’s all punx), ragga-dubstep (Soul Imputs), electro (les DJ’s de Suds’n’Soda). Il faut donc s'attendre, dans les mois à venir, à ce que la salle affirme son caractère alternatif et défriche des domaines toujours plus variés. à nous de leur faire confiance et de garder, plus que jamais, les oreilles grandes ouvertes. /
* Club circuit est un réseau de salles flamandes dédiées aux musiques actuelles. 4x4 réunit quand à lui 4 salles du territoire transfrontalier : le Grand Mix (Tourcoing), les 4 Ecluses (Dunkerque), De Kreun et 4AD (Bruges).
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DE KR UN Conservatoriumplein 1, 8500 Courtrai, +32 56 37 06 44, dekreun.be, 4x4music.eu, info@dekreun.be
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texte ¬ Léa Daniel photo ¬ Laurent Garnier © Nick Ivins
Laurent Garnier vend du rave
Précurseur de l'électro en France, il revient, après 4 ans d'absence, avec un album transgenre qu'il défend en live aux quatre coins du monde, et en particulier à Bruxelles. Rencontre avec un musicien du troisième type... Tu tournes depuis 9 mois avec ton dernier disque, comment as-tu monté ce live ? Tales of a Kleptomaniac (Pias, 2009) est rythmé, coloré, musical... Nous jouons de longs morceaux qui défendent une conception musicale à contrecourant. En ce moment, d'un côté, tu as les trucs très chaotiques, très rapides et de l'autre, tu as des morceaux de minimal extrêmement épurés qui m'ennuient aussi. Nous sommes au milieu. Où trouves-tu l’inspiration ? Il n'y a aucune règle. Je peux me retrouver en studio et essayer une nouvelle machine ou saisir un clavier à la recherche d’un son particulier. Une news à la télé, un coup de téléphone ou un son...
Tout m’inspire. Un morceau comme « Gnanmankoudji » m'est venu après avoir regardé The Last King of Scotland. Es-tu sensible à la critique ? Une critique méchante ne peut pas te laisser de glace si tu fais les choses avec passion. J’assume complètement ma musique, je peux la défendre. Même si évidemment, je peux concevoir qu’elle ne plaise pas à tout le monde... Pensais-tu que le statut de DJ deviendrait un jour aussi valorisant ? Que l'on fasse des kilomètres pour voir un DJ, ça ne m'étonne pas. Mais, je n’imaginais pas qu’on rivaliserait avec des stars de rock. Cela dit, il faut garder les pieds sur terre… Si on re-
présente quelque chose d’important pour les gens, on reste des potes. C'est la différence avec les stars totalement inaccessibles. Plus libre en DJ ou en live ? Les deux. Peut-être un peu plus en tant que DJ parce qu'on a la possibilité de changer l'ambiance en deux secondes, de s'adapter à la piste. En live, tu peux bouger un peu ton tracklisting mais tu es quand même tenu avec tes 10 ou 12 titres à jouer. Tu n'as pas 800 ou 1000 tracks dans tes caisses. Par contre, en live j’adore courir vers un musicien, inventer en ❥
direct. Les gens voient que nous sommes très organiques sur scène. DJ, musicien, producteur, comment te définis-tu ? Je distribue des petites particules de bonheur, je suis un public entertainer. En live ou en set, je compose avec les gens. Je change la cadence, j’allonge un morceau si je sens qu'il se passe un truc spécial. On vend du voyage, du rêve... Moi, j'aime tout à petite dose. Et j'aime être surpris à haute dose. Notre métier, c'est de surprendre les gens, de les énerver, de leur tirer une larme. La musique, c'est du partage. /
Laurent Garnier (Pias Nites) 26.03, Bruxelles, Tour & Taxis, 38/30€, +32 7 025 20 20
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texte ¬ Thibaut Allemand photo ¬ DR
The girls next door Non, ce ne fut pas le coup de foudre immédiat. La hype et quelques amis se déchaînaient à l’évocation de ce nom mais, que voulez-vous, on ne comprenait pas. Du snobisme ? Certainement, mais pas seulement. En un mot comme en cent : une oeuvre honnête. Un disque bien fichu, agréable, plein de bonne volonté… Mais le courant ne passait pas. Et puis, un soir, la révélation, l’apothéose, l’épiphanie : on comprenait enfin. Des chansons magiques jouées de travers. Des mélodies à deviner nées d’esprits vaguement dérangés. Et le charme de l’incapacité à les jouer correctement. Tout était là : les clins d’œil aux girls band revisités par The Jesus And Mary Chain, le rock’n’roll explosé, des hommages tordus aux Beach Boys rendus par des fans de Suede. Et quelques fantasmes accomplis (envoyer Jarvis Cocker chez Felt entre autres). On pigeait qu’on venait de rater son hiver en dédaignant le grand album de l’été sorti cet automne. Vous suivez ? Eux non plus, perchés qu’ils sont au-dessus des contingences du quotidien, en quête de la mélodie parfaite, de l’arrangement nickel, de la prochaine chanson à écrire. En attendant, retardataires comme précurseurs iront jouer les jolis cœurs et des coudes lors de ce concert-événement de Girls, dont l’indolente immédiateté autorise tous les rêves. Et si Christopher Owens et ses amis sont mauvais sur scène, pas grave, restera un Lp, sobrement intitulé… Album, qu’on réécoutera tristement, en souvenir d’une histoire passée. / ❥
The Girls 6.03, 20h, Bruxelles, Botanique, 18/15/12€, +32 2 218 37 32 16.03, 20h, Lille, L’Aéronef, 17/13€, +33 320 13 50 00
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texte ¬ Thibaut Allemand photo ¬ Bil Zelman
Prendre un enfant par la main On voudrait jouer les vieux cons, mais on a rarement l’occasion d’admirer une telle transformation. D’accord, il y eut Radiohead, qui prit tout le monde de court en attachant son indie rock à l’arbre pour bifurquer vers les autoroutes de l’abstract pop. Mais Midlake a véritablement grandi. Evolué. Fait son chemin, tout seul comme un grand.
Entre nous, il y a seulement six ans, le groupe de Denton (Texas) nous faisait un peu l’effet d’un Tanguy. Sympathique, là n’est pas la question. Mais vraiment, trop appliqué à imiter ses modèles devant le miroir. Nous le laissions faire – fallait bien que
jeunesse se passe – et puis, nous partagions les mêmes marottes : Grandaddy, The Flaming Lips… N’empêche, son premier Lp, Banman & Silvercork (2004), était une dissert’ un brin scolaire. Puis, un beau jour, Midlake a fait son baluchon et un
bisou à ses influences, puis s’en est allé tracer sa propre route. Nous laissant, sa mère et moi, comme deux ronds de flan. Faux départ, belle arrivée La crise d’ado passée, le voilà qui rentre avec The Trials Of Van Occupanther (2006). « Damned ! » nous sommes nous écriés, ajoutant au charme désuet de l’album. Le gaillard revisitait l’héritage folk rock US 70’s, de Fleetwood Mac ❥
au Crazy Horse. à peine le temps de nous conter ses péripéties que Midlake filait dans les vertes contrées du folk britannique (Bert Jansch, Pentangle..). Harmonies vocales à tous les étages, batterie paternaliste, guitares vintages et flûtes célestes, The Courage Of The Others (2009), c’est aussi et surtout le sien. C’est pas pour jouer les vieux cons, mais on est sacrément fiers de ce p’tit gars. /
midlake 23.04, 20h, Anvers, Trix, 20/17€, +32 3 670 09 00 15.04, 20h, Tourcoing, Grand Mix, 16/13€, +33 320 70 10 00
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texte ¬ Mathieu Dauchy photo ¬ DR
L'élégance du (héris)son Alexis Taylor et Joe Goddard sont de faux moches. Le récent album One Life Stand a fait tomber le masque : les Anglais de Hot Chip n'étaient pas vraiment des geeks. Déjà Made in the Dark nous apprenait qu'on avait affaire à des génies. Désormais on le sait : Hot Chip est un groupe de romantiques éclairés. On a attendu comme des morts de faim les nouvelles pépites dancefloor du plus excitant groupe de pop électronique du moment. Ces petites canailles reviennent avec un album estampillé « euro-dance » par la presse musicale, porté par un sémillant single (One Life Stand) qui laisse présager une nouvelle explosion de parquets. Alors oui, Hot Chip nous invite encore à verser de la sueur dans les verres de bière (avant de les renverser sur le voisin), mais on ne succombe pas aussi vite à ses charmes que du temps d’Over And Over. Sous un kitsch apparent, One Life Stand fait preuve d’une gravité et d’une maturité évidentes, multipliant les rythmiques complexes et dissonances ordonnées. Ce n'est peut-être pas le meilleur album des Anglais, mais il atteste d'un changement majeur : sans renier un hédonisme de bon aloi, Hot Chip élargit son spectre musical quitte à se trouver à l'étroit dans la catégorie « pop électronique enjouée ». Les âmes (et oreilles sensibles) peuvent donc se mêler aux clubbers sans problème lors de ce concert prometteur à l'Ancienne Belgique. Les compositions du facétieux quintette sont justement taillées pour le croisement des genres. / ❥
HOT CHIP le 7.03, Bruxelles, Ancienne Belgique,
complet !
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texte ¬ Thibaut Allemand photo ¬ DR
Place aux vieux ! L’amicale des retraités de Forest National organise le tour de chant de Spandau Ballet et de Chris Réa. Cette joyeuse kermesse aura lieu après le tournoi de pétanque. En attendant ces festivités, on vous propose de rencontrer des vieux nettement plus fringants et injustement méconnus : The Nits. Citez-moi une seule formation qui, en plus de trente ans de carrière, n’a publié qu’un ou deux albums un peu faibles, s’est toujours remise en question, avec un seul credo : écrire de fabuleuses pop songs ? Si vous me répondez les Stones ou McCartney, c’est que vous êtes Philippe Manœuvre – ça ne compte pas. En revanche, si vous pensez aux Nits, vous touchez juste. Depuis 1975, ces Hollandais trop discrets ont publié plus de vingt Lp’s. Des débuts sous perfu Devo, il ne reste rien. De la pop alambiquée façon XTC, un peu. Le nouveau millénaire s’est ouvert avec quelques chefs-d’œuvre de pop nocturne (Les Nuits, 2005) ou boisée (Strawbery Wood, 2009), alliant inspiration aérée et classicisme exquis. Rare et précieux Les tournées des Nits prennent de faux airs de derby : Hollande, Allemagne, Belgique, France ou Norvège sont les quelques pays auxquels les Lentes (et oui…) s’accrochent. Ce qui laisse du temps pour vaquer à d’autres occupations guère plus sérieuses (vidéos, bandes originales, peinture….). Confidentiel, ce concert à Arlon est assurément l’événement du mois pour une poignée de fidèles qui se rendront au bien nommé Festival les Aralunaires se délecter de mélopées envoûtantes, hors du temps et du monde. Et soyez-en certains : il y a plus de vie dans le velours côtelé du pantalon de Henk Hofstede que dans n’importe quel déhanchement néoromantique de Spandau. / ❥
THE NITS 27.04, 21h30, Arlon, Festival les Aralunaires, 20/15€, +32 70 66 06 01, nuits.losange.net 18.03, 20h30, Wattrelos, La Boîte à Musique, 5/7€, +33 320 02 24 71
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texte ¬ Mathieu Dauchy photo ¬ Cognito
Sois sympa Mos, rembobine ! À force de jouer –plutôt bien dans des films plutôt bons– on en oublierait presque que Mos Def est avant tout un rappeur. On aurait sans doute fini par ne plus ressortir ses excellents disques sans cet heureux retour sur le vieux continent, avec une étape gantoise. Certains se souviennent qu’à la fin du 20e siècle, ils ont érigé en héraut Dante Terrell Smith aka Mos Def, grâce à deux perles discographiques : Black Star (1998), avec Talib Kweli, et Black On Both Sides (1999), album de rap complet. Mos Def est donc entré dans les années 2000, avec l’étendard de l’african-american conscient. Il produit de la musique intelligente et terriblement efficace, du très bon hip-hop en somme. C’est paradoxalement à ce moment que le gusse s’intéresse au cinéma. Il faut dire que Spike Lee et Halle Berry lui faisaient du pied. Mais, après son passage devant les caméras, l’artiste déroute ses fans de la première heure. En 2004, il incorpore à The New Danger des guitares et sample les Doors. En élargissant son auditoire, il perd son crédit auprès de certains puristes. True Magic, en 2006, est un disque dispensable. On attendait donc avec prudence son successeur qui arriva en 2009. Mais, encore une fois, le trop sage The Ecstatic n’a pas convaincu les amateurs de rap. À mesure que la carrière au ciné de Monsieur Def s’étoffait, son ancrage hip-hop se fendillait. Aujourd'hui on peut choisir de se rendre au Vooruit en louant les exploits passés, ou prier pour que les cinéastes laissent enfin tranquille l'ex-enfant terrible du rap. / ❥
MOS DEF 6.04, 20h30, Gand, Vooruit, 37/35,5€, +32 9 267 28 28
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Liberté Entretien avec Tony Gatlif À l'heure où des familles de Roms continuent à être expulsées de nos villes, le dernier film de Tony Gatlif rappelle le triste épisode de leur déportation pendant le iiie Reich. Liberté se déroule dans un village lamda, hostile à l'arrivée sur ses terres d'une famille de gitans, persécutée par la police française et menacée par l'occupant allemand. Seuls Théodore, le maire du village et Mademoiselle Lundi, l'institutrice, sont prêts à risquer leur vie pour leur éviter le camp d'extermination. Rencontre avec Tony Gatlif, réalisateur et fervent militant de la cause gitane.
propos recueillis par ¬ Fanny Delporte photo ¬ Philippe Quaisse
Pourquoi vous êtes-vous intéressé à cette période de l'Histoire ? L'extermination, pendant la 2e guerre mondiale, des tziganes en France fait partie intégrante de notre patrimoine. Et pourtant très peu de gens sont au courant. Je voulais que ce film soit un témoignage, amorce un travail de mémoire car ces camps étaient en France, et ces manouches bien Français.
Ils étaient clairement identifiés (grâce à une fiche anthropométrique), mais cela ne les a pas empêché d'être envoyés dans les camps. Et à la fin de la guerre, personne n'a été là pour dire : « l'Europe a massacré plus de 250 000 tziganes ». Pourquoi ne montrez-vous pas la souffrance dans les camps ? Par pudeur. Je me souviens avoir
traumatisé, à 25 ans, par un film qui traitait des camps de concentration. Le réalisateur faisait un travelling sur les fils barbelés du camp, finissant sa course sur un homme mort, accroché aux fils. Chercher à faire de l'esthétique, des plans travaillés avec une chose si terrible, j'ai trouvé cela affreux. Je voulais seulement aborder le sujet à travers l'histoire de ces deux Français qui ont risqué leur vie pour les tziganes, à une époque où ils étaient totalement diabolisés. Un geste magnifique. Comment expliquez-vous qu'il existe si peu de documents relatifs à cette extermination ? Contrairement à ce que l'on pourrait croire, il existe des centaines de rapports de gendarmes à propos des
persécutions de tziganes, des photos nazies qui les assimilent à des animaux... Cette méconnaissance vient du fait que les tziganes sont toujours considérés comme des sous-hommes. Et puis, ils ont une culture particulière. Par exemple, ils ont une peur bleue des fantômes. Pour eux, ce sont de vrais revenants qu'il ne faut pas déranger. Cela explique l'absence de revendication de leur part. En parler, c'est empêcher ces morts d'être en paix. Enfin, notre rapport au passé est différent. Pour nous, ressasser le passé est une façon d'avancer pour mieux vivre ensemble. Pour eux, l'oubli total est nécessaire. Comment le film est-il accueilli ? Partout où je suis allé, que ce soit en
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« Il existait en France des camps d'extermination de tziganes ». Amérique, au Canada ou en Ukraine, les gens étaient surpris d'apprendre qu'en France il existait, du nord au sud, pas moins de 40 camps de concentration gérés par les nazis ou les gendarmes. Des camps similaires à ceux d'Auschwitz : mêmes poteaux, fils barbelés, miradors, gardiens, etc. Pourquoi ne pas avoir plutôt évoqué la situation actuelle des tziganes en France ? Parce qu'il faut commencer par le début. Si nous étions tous au courant de cette extermination, les tziganes ne seraient peut-être pas traités comme ils le sont actuellement. Aujourd'hui encore on ne sait rien d'eux, on les trouve emmerdants. Ils ont un carnet anthropométrique, alors qu'ils sont présents sur notre territoire depuis des siècles et possèdent la nationalité… Il faut absolument rappeler d'où ils viennent. C'est seulement à partir de là qu'ils seront - non pas aimés - mais acceptés. ❥
Pour en venir aux acteurs, est-il vrai qu’ils n’ont pas eu accès au scénario ? Oui, c'est exact. Cela ménageait une certaine spontanéité dans le jeu. Seul James Thiérée (ndlr. petit fils de Charlie Chaplin), qui interprète Taloche, l'a eu en main. Il en avait besoin pour apprendre la langue et construire son personnage, de loin le plus complexe de tous. Il devait notamment trouver des acrobaties, des pas de danse : il ne pouvait pas improviser totalement. On a été surpris de ne pas entendre, comme dans Gadjo Dilo ou Transylvania de la musique tzigane... Oui, elle n'avait pas sa place dans Liberté. C'est quand même l'histoire d'une traque. Impossible d’y associer une musique traditionnelle joyeuse. Elle a été remplacée par un thème magnifique, qui traverse tout le film. Puis, il y a le générique de fin chanté par Catherine Ringer. Sa voix correspond très bien à l'univers musical tzigane : elle chante fort et avec beaucoup d'émotion. Avez-vous rencontré des difficultés avec la production ? Oui, comme tout le monde. Mais le jour où je fais un film pour plaire à mes producteurs, j'arrête le cinéma pour faire de la musique. /
LIBERTé De Tony Gatlif, sortie le 24.02, avec James Thiérrée, Marc Lavoine, Marie-Josée Croze...
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texte ¬ Fanny Delporte photo ¬ Cellule 211 © DR
Peur sur la ville Partout dans Bruxelles, les signes avant-coureurs sont là. Plus aucun costume de zombie disponible, pas une seule goutte de sang frais chez les meilleurs bouchers de la ville. On décèle même une lueur d'effroi dans les yeux du Manneken-pis. La 28e édition du BIFFF s’annonce terrifiante. BOUH ! « Les films fantastiques sont très diffusés aujourd'hui. Mais en 1983, ce n'était pas du tout le cas. Il y avait un superbe créneau disponible : on a sauté dessus ! » explique Freddy Bozzo, vice-président et directeur de la programmation. Le festival était né, et avec lui, une ambiance... fantastique. « On était précurseurs à l'époque ! On a lancé les premières nuits du cinéma avec petit-déjeuner à l'aube, entre zombies ». À ses débuts, le festival accordait une large place aux rétrospectives, avant de se tourner davantage vers les avant-premières et les exclusivités. Histoire de réserver au public des pépites qui ne sortiront jamais en salle. Soit une grosse partie de la programmation. « C'est ce qui fait de notre festival un “must” ». Les Nuits des Fous Vivants Une ambiance de pleine lune règne dans les rues de la capitale. Entre le concours de maquillage, la parade de zombies et le bal des vampires, difficile de ne pas étancher sa soif d’horreur. Dans les salles obscures, le BIFFF convoque encore une fois les maîtres du genre. À commencer par Dario Argento, avec Suspiria (« un incontournable ») ainsi que les derniers films de Daniel Donzon (Cellule 211) et Ole Bornedal, primé l'an dernier avec Night Watch. Pour le reste, la programmation étant sous embargo, Freddy Bozzo reste muet comme une tombe. « C'est peut-être bizarre pour des gens qui travaillent dans le fantastique, mais on est très superstitieux ! ». / ❥
FESTIVAL INTERNATIONAL DU FILM FANTASTIQUE DE BRUXELLES du 9 au 18.04, Bruxelles, Tour & Taxis, divers tarifs : pass 1j 12e / pass 5 séances 33e, pass complet 190e, + 32 2 201 17 13, www.bifff.net
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Anaelle : Robe Shyde Emeline :Chemise Sophie, Jeans et ceinture Golden Goose Deluxe Brand Charlotte : Pull Superdry, Ceinture Karen Millen
Photographe ¬ Nicolas Fleuré // Stylisme ¬ Nicolas Fleuré et Emmanuel Delpiroux // Maquillage ¬ Charlotte Descouens Coiffure ¬ Rémi Fournier // Modèles ¬ Anne-Sophie, Emeline, Anaëlle, Charlotte et Margaux
Dressing project
AnaĂŤlle : Combinaison Franklin & Marshall
Charlotte : Pull Superdry, Ceinture Karen Millen, Collants New Look
Anne-Sophie : Veste Kulte, Chemise Superdry, Jeans Carhartt, Talons Zara
Margaux : Doudoune et short Hurley, Collants American Apparel
BOBO
ient style, vier (Mar ty) all Margerie) et Oli e dans une rdr so dé Géraldine (de du sé et sens maîtri décontraction » bon enfant. e casual wear ambiance « barb
Géraldine de Margerie Danse avec les looks Propos recueillis par ¬ Thibaut Allemand Photos ¬ Olivier Marty
Le Dictionnaire Du Look répertorie, avec ironie, les allures d’aujourd’hui, de la caillera au bobo, du teufeur au punk à chien, de l’emokid au bcbg. Un ouvrage qui a divisé la rédaction. « On nous le présente comme de la pop sociologie ? Et puis quoi encore ? Pourquoi pas de la physique quantique à la cool tant qu’on y est !? » s’offusquaient certains. On a donc pris le parti d’en rire, prenant l’ouvrage pour ce qu’il est : une chouette lecture de plage en plein hiver, un livre léger et mordant écrit par des gens sérieux mais pleins d’humour. Puis, on a contacté Géraldine de Margerie. Charmante, sympathique, parfois imprécise, mais enthousiaste. Capable aussi de saillies ultra-parisianistes qui pousseraient l’ironie au stade terminal, si elles n’étaient tristement sérieuses. Converser avec elle, c’est un peu comme s’habiller le matin : il faut trier.
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EMO
Bling Bling
re
derriè n mal de vivre Elodie cache so . mment effilée va sa e ch mè une
Comment avez-vous eu l’idée d’un tel livre ? Ayant été mannequin pour des marques comme APC ou Vanessa Bruno, je connaissais l’envers du décor. Et puis, j’ai toujours aimé cataloguer les jeunes, les styles, et je me suis rendu compte qu’il manquait un outil pour comprendre d’où venaient ces différents looks, du port du baggy aux chaussures délacées. Dans les années 1980, Hector Obalk, Alexandre Pasche et Alain Soral avaient signé Les mouvements de mode expliqués aux parents. C’est une véritable bible, beaucoup plus sociologique et uni-
Manteau de fourrure, cha înes en or, lunettes de marque : le rappeur ST porte sur lui l'équivalent du PIB de la Côte-d'Ivoire.
versitaire que notre ouvrage (ndlr : n’exagérons pas !). Avec Olivier Marty, on voulait la réactualiser. Et créer un herbier du look qui recenserait tous les socio-types, mais de façon détachée et drôle, beaucoup plus ludique. Cet humour, était-ce une façon de vous protéger de vos éventuels détracteurs ? Derrière, il y a quelque chose de sérieux. Cela dit, je voulais que ce soit un peu taquin, car cette recherche du look par les jeunes est touchante. C’est important pour eux et ça l’est aussi pour moi.
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looké-décalé
Alicia ou la Passion de la toile de Jouy, des brillants aux oreilles et des bracelets fantaisie.
sunset beach ée privée. » « Désolé, c'est une soir
« On voulait créer un herbier du look, drôle et ludique. » Cela m’a replongée dans mon adolescence, où il fallait, chaque jour, choisir ses vêtements pour montrer qui l’on est, s’inventer et exister par ses habits. Aviez-vous fixé un quota de profils pour votre livre ? Au début, j’avais relevé plus d’une centaine de socio-types. J’en ai conservé une cinquantaine, et exclu certains, assez isolés et très
urbains. Il y avait de nombreux profils gays, comme la « coiffeuse », par exemple, qui est le prototype de l’homosexuel de province, avec des mèches, un peu ringardos (rires). Il y avait également « l’hétéronormé », soit un gay qui s’habille comme un hétéro. Comment avez-vous enquêté ? Je suis allée sur le terrain. Je connaissais certains socio-types >
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« Le punk à chien n’est pas facile d’approche. » gays ou bobos dans mon entourage. Mais je suis allée à la rencontre des skateurs, des baby-rockeurs ou des emo. C’était très important de passer quelques aprèsmidis avec eux, d’entendre leur façon de s’exprimer. D’ailleurs, d’une tribu à l’autre, un mot ne veut pas dire la même chose – le squat du baby rockeur n’a rien à voir avec celui du punk à chien, par exemple. Pour les emos, je les ai découverts à Bastille, puisqu’ils y passent leurs journées assis sur les marches. Ils étaient heureux de pouvoir rétablir la vérité sur quelques clichés : ils véhiculent une image morbide alors que ce sont des gamins épanouis ! Des clichés que vous entretenez vous-mêmes, en transcrivant leurs citations en langage sms… Oui, mais ils ont tous des blogs, et écrivent tous comme ça. C’est la génération « Kikoolol », ils ne sont pas illettrés, mais écrivent n’importe comment ! Y a t-il eu des tribus plus difficiles à joindre ? Le punk à chien n’est pas facile d’approche, mais un ami bosse dans le milieu associatif, et j’ai pu en rencontrer certains. Bon, j’avoue que pour les cailleras, en
tant que fille, on n’a pas hyper envie d’aller traîner en cité. Et c’est par le biais de Mohamed, qui pose dans la catégorie rappeur bling bling, que j’ai pu faire connaissance avec des amis à lui. Et c’était super, car la caillera qui pose dans le livre est très drôle, avec beaucoup de recul sur sa culture, adorable, gentil et bien élevé (ndlr. incroyable !). Ce sont les deux seuls socio-types que j’ai eu du mal à appréhender. Quel socio-type ne pouvez-vous pas supporter ? Les « sunset beach ». Voir quelqu’un avec une Rolex et des lunettes Dolce&Gabbana, ça m’effraie un peu. C’est très drôle de voir des gens se dire branchés, alors qu’ils ont tout faux. Justement, le no-look n’est-il pas traité avec un peu de mépris ? Pas du tout, c’est de la taquinerie. J’adore le « no-look » aussi. La majorité des gens sur terre est « nolook » et on l’est tous à nos heures. Le « no-look » est plus libre, et ne mise pas sur l’apparence pour exister. On peut évidemment penser, au premier abord, qu’il est sans saveur et sans conversation. Mais chaque personne est merveilleuse (sourire ironique) !
Punk à chien Luc, jamais sans son chie
n.
Quelles sont vos prévisions pour les six mois ou l’année à venir ? Le filon baby rocker est épuisé, laissant place à d’autres branches du rock. Tout ce qui est redskin, ska ou rockabilly va cartonner. Les redskins et rockab’ d’aujourd’hui ont quarante-cinq ans, mais on voit de plus en plus de mômes de dix-sept ans en Fred Perry et consorts. Je ne parle bien sûr que de modes populaires, sous les projecteurs. Le « looké-décalé » va perdurer, ainsi que « l’ultra classique », ce que les magazines féminins appellent le tradi-branché. Je déteste cette appellation, c’est un mélange entre un look sophis❥
baby-rockeur mine décoiffée : T-shir t déchiré et ti indemne sor pas st Arthur n'e de son week-end.
tiqué moderne et un classicisme BCBG – comme dans les films de Claude Sautet, en somme ! En conclusion, quelle est la différence entre la mode et le look ? Le look est une réappropriation subjective de la mode ou comment un individu écrit sa propre mode en s'inspirant ou non des tendances du moment. Il a davantage à voir avec une personnalité, un style qu'avec un phénomène de société. La mode est une tendance universelle vestimentaire, matérielle, intellectuelle, à une époque donnée à laquelle on choisit ou non de se plier. /
À lire / Dictionnaire Du Look, Géraldine de Margerie (texte) et Olivier Marty (photos), éd. Robert Laffont
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Brian Walker Photographie, graphisme // Australie // www.lickthesun.com
texte ¬ Youness Hamelat
Like a robot À l’ère du numérique, tout semble possible. On « Photoshop(e)® », on agrandit, on retouche, on efface tout et on recommence. Une méthode « tableau magique » qui permet certainement aux pseudo photographes de pulluler. Discerner le bon grain de l’ivraie relève de la haute voltige, mais il y a des indices qui ne trompent pas. Comme chez Brian Walker, qui signe notre couverture, ce mois-ci. L’Australien fustige avec brio, et non sans humour, toute une iconographie populaire autour de la publicité et de l’évolution de la mode. Un peu à l’image de David Lachapelle, dont 1 il avoue s’inspirer. La femme-objet y apparaît sous des angles surréalistes, tantôt poupée, tantôt mannequin ou automate. Réducteur ? C’est normal, le photographe joue la carte de la provocation jusque dans les mises en scène colorées et décalées des corps, souvent peu vêtus, immortalisés dans des postures étranges. Affichée sous un abribus, l’image donnerait de l’urticaire à n’importe quelle Isabelle Alonso. Et pourtant, entre irrationnel et hyperréalisme, derrière ses images parodiques, une dimension féministe ne semble pas exclue. De là à voir Walker comme un chantre de la cause féminine... il n’y a qu’un pas que l’on n’osera guère franchir. /
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❖ 1. Greasy Spoon, 2007 / 2. Send and Receive, 2008 / 3. Redrum, 2007 / 4. Lipstuck, 2007 / 5. Fifty Lashes, 2007 / 6. Noodle Philosophy, 2007
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Simon Roulet © Jack Drougard Gallery
Lille Art Fair texte ¬ Judith Oliver
Beyounès Semtati © Galerie Viro Equidem
L’heure n’était pas à la fête, en 2009, pour les organisateurs et galeristes de Lille Art Fair. Et pour cause. Le ciel assombri par la conjoncture économique rendait la frilosité des acheteurs palpable. Mais il en fallait plus pour que l'équipe de la manifestation lilloise baisse les bras. En atteste l'arrivée d'un nouveau directeur artistique, un ancien galeriste qui ne ménage pas ses efforts pour placer l'édition 2010 sous de meilleurs auspices. Rencontre.
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Sylvester Engbrox © Galerie Viro Equidem
Cedrix Crespel © courtesy AD galerie
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éplacements, coups de fil, rencontres, Didier Vesse enchaîne sans sourciller. Pour cet homme passé capitaine le 20 octobre dernier, il s’agit de mobiliser les troupes sans baisser la voilure. Car l’enjeu est de taille : la 3e édition de Lille Art Fair doit être une réussite. Mais curieusement, rien ne semble entamer la bonhomie de cet ancien courtier. La voix posée, le visage débonnaire, on sent l'homme rompu à l’exercice. « J’ai été galeriste, donc je connais la solitude, les respon-
« J’ai été galeriste, donc je connais la solitude, les responsabilités et l’investissement liés à cette profession. »
sabilités et l’investissement liés à cette profession. Et puis je suis passé de l’autre côté du miroir, initiant les foires de Nîmes et de Grenoble. C’est dire si je suis conscient de l’énergie et de la disponibilité que suppose un tel évènement. » De cette double expérience, Didier Vesse a tiré de nombreux enseignements pratiques. Et une capacité à anticiper les attentes des exposants. Il compte d’autant mieux les mettre à profit que sa participation, en tant que galeriste, aux précédentes éditions a affiné son diagnostic.
Nouvelle donne Chez Didier Vesse cohabitent passion et pragmatisme. La première l’incite à ouvrir les portes de la foire à un public le plus large possible, histoire d’inoculer en masse le virus du collectionneur. Prix d’entrée revu à la baisse, billet valable quatre jours (« laissons à chacun le temps de la flânerie et de la réflexion ») et, surtout, inauguration d’une « Print Art Fair » dédiée aux moins onéreuses estampes et éditions de livres d’artistes. Les simples curieux peuvent même profiter d’une exposition (comprenez sans mise en vente) de 13 créations sur le thème de la Cène*. Ceci dit, ces partis pris n’ont rien d’innocent. Et, du propre aveu du directeur, ils servent la logique commerciale de l’évènement. Pour rendre la foire crédible et attirer de prestigieuses enseignes, il faut que les amateurs d’art contemporains soient au rendez-vous. Et pour cela, il faut également que la foire soit belle. D’où le remaniement des stands pour
dégager plus clairement les courants et esthétiques. D’où, également, la diversification des espaces proposés aux exposants. « Chaque zone doit être esthétique et attractive. C’est pour cela que j’ai invité les galeristes à ne présenter qu’un ou deux artistes dans des espaces spécifiques. Non seulement ces One Man Shows aèrent la foire, mais ils permettent également de montrer des pièces monumentales comme des sculptures. Cette nouveauté a été très bien reçue. Un tiers des participants y a adhéré ».
Lille Art Fame Didier Vesse commence à sentir les retombées de son travail. Quelques grands noms ont déjà répondu présents, qui représentent des artistes comme Pouppeville, Combas, Clave, Perez, KRM, Alechinsky, ou Villeglé. Les galeries et éditeurs de la métropole lilloise, pour qui la foire rime souvent avec dangereux mastodonte, ont en partie surmonté leur appréhension. Et rejoint le Fresnoy et le musée de l’estampe de Gravelines sur la route du Grand Palais. Mais beaucoup reste encore à faire. « J’ai des objectifs pour cette foire qui nécessiteront plus de quelques mois pour se réaliser ». Comme attirer davantage de galeries étrangères, si possible nord-européennes, dans le sillage des enseignes belges et allemandes déjà attendues. Et rayonner jusqu'aux portes de Paris, Londres et Bruxelles. Pas de quoi, en tout cas, entamer les réserves d'enthousiasme du nouveau directeur... *exposition Mise en Cène
© Galerie Depyper
Herve Di Rosa DC Rene © courtesy AD galerie
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En aparté Roger Castang
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Galeriste depuis 1996, établi à Perpignan Comment avez-vous entendu parler de Lille Art Fair ? Au moment de la toute première édition, un des artistes dont je défends le travail m'a parlé de cette foire et convaincu d'y participer. C'était alors un gallot d'essai, mais j'étais très satisfait du potentiel de la région de Lille. C'est pour cela que je suis revenu, ensuite, aux éditions suivantes. En quoi la région vous semble-t-elle prometteuse? J'ai senti lors des trois éditions un véritable intérêt pour l'art contemporain, ce qui n'est pas le cas de toutes les villes. Les gens étaient très réceptifs, et puis relativement jeunes, disons entre 35 et 55 ans. Il s'agit d'une clientèle au fort pouvoir d'achat, insérée dans la vie active et intéressée par la création actuelle. On ressent un véritable goût pour la découverte. Qu'est-ce qu'une « bonne foire » ? Selon moi, c'est le rassemblement de
60 galeries importantes, d'un niveau qualitatif sensiblement identique. C'est d'ailleurs tout le travail du directeur artistique que d'assurer cette homogénéité dans le choix des participants. Ce n'est pas une tâche facile car on peut se faire des ennemis. Mais c'est le prix à payer pour que la foire fasse parler d'elle. Que présentez-vous cette année ? Je présente 5 artistes aguerris : Patrice Pallacio, associé à la nouvelle peinture ; Cherif et Reza (aka KRM), un couple d' « urban artists » connus : Patrick Loste et Balbino Giner, deux éminents peintres catalans, et enfin Lachezar, un couple de sculpteurs catalans dont les œuvres sont particulièrement ludiques. Ce sont presque exclusivement des grands formats postérieurs à 2000.
> Michel Poitevin Collectionneur du Nord-Pas de Calais Comment avez-vous contracté le virus du collectionneur ? En fréquentant assidûment les musées dans le sud de la France, étant enfant. En commençant à travailler, dans les années 1970, j'ai pu acquérir mes premières œuvres. Depuis, je suis devenu un « addict » et achète très régulièrement. Qu'avez-vous pensé des deux premières éditions de Lille Art Fair ? Franchement, en tant que collectionneur enclin à acheter des œuvres très contemporaines d'artistes plutôt reconnus, je ne lui ai pas trouvé beaucoup d'intérêt. Mais c'est une question de temps : une toute jeune foire, qui plus est de province, attire toujours dans un premier temps des galeries plutôt mineures (sans artistes internationalement reconnus, ndlr). Ceci dit, j'y ai vu des pièces très intéressantes et de belle qualité, comme un Combas de 1985 ou un Raymond Hains, vendus en second marché. Cette foire s'adresse à qui, selon vous? À la majorité des gens, qui, heureusement d'ailleurs, ne sont pas « addict » comme moi. C'est-à-dire aux gens de la région et de la Belgique frontalière qui investissent avant tout dans l'art pour l’afficher chez eux. Et qui n'iraient pas à la FIAC ou à Art Brussel. Ces personnes trouveront de quoi satisfaire leurs attentes : des pièces de facture plus classique : gravures, photos, peintures ou sculptures.
P hil Billen © DS Galerie
Edouard Buzon © courtesy galerie Touchefeu
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LILLE ART FAIR 2010 - 3e éDITION du 22 au 25.04, Lille, Grand Palais, 11h>20h, 8/5€ pour les 4j, 15€ avec catalogue, www.lilleartfair.com Inauguration officielle le 21.04 à 19h. Nuit de l'art (soirée de performances et happenings) le 22.04 jusqu'à 23h
texte ¬ Judith Oliver photo ¬ Sans titre, serie cuicui, Aila © Rinko Kawauchi, Courtesy of the artist and Foil Gallery, Tokyo
Haikus photographiques
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À seulement 32 ans, Rinko Kawauchi compte parmi les photographes contemporains les plus admirés et respectés de la planète. Invitée par Martin Parr aux prestigieuses rencontres d'Arles en 2004, consacrée par la fondation Cartier un an plus tard, la Japonaise fait une entrée tardive mais remarquée en Belgique grâce à une double exposition bruxelloise.
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ur le grand mur blanc à l'entrée du centre Argos, une quarantaine de petits formats colorés. Agencés en une immense mosaïque (accrochage à l'italienne de la série Aila), les teintes, sujets et points de vue se répondent. Myriade de sensations fugaces traduites en plans très rapprochés, cette fresque impressionniste constitue le pertinent prologue de l'exposition. À elle seule, elle résume la singularité de Rinko Kawauchi. Remarquable maîtrise des cadrages, des gammes chromatiques, de la lumière, sens aigu du détail
et de la mise en séquence. Bref, un heureux mélange de précision technique et de grande sensibilité que l'on retrouve, ensuite, dans les quatre séries (Utatane, Cui-cui, The Eyes, The Ears), les vidéos, et les photos récentes présentées à la galerie Messen De Clercq. Évanescences Séduisant et directement accessible, son travail révèle progressivement sa complexité. Rinko Kawauchi donne à voir son quotidien, son environnement, sa famille, sans que ce soit, pourtant, le véritable
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sujet. Dans une optique toute shintoïste, elle célèbre la nature et son cycle, l'harmonie et l'éphémère, promeut l'émotivité dans le rapport au monde. Comme le relèvent justement Olivier Meessen et Jan De Clercq en référence à l'Empire des signes de Roland Barthes, « la langue japonaise énonce des impressions et non des constats. Cette assertion est tout à ❥
fait applicable aux photos de Rinko. Elle perçoit l'objet pour ce qu'il est mais aussi en tant que notion ». Pour autant, point de démarche intellectualiste. Prônant « les rencontres avec le hasard » et l'état méditatif qu'elles supposent, la Japonaise doit la justesse de ses clichés à l'attention qu'elle porte à l'impromptu. Un retour aux sources de la photo. /
RINKO KAWAUCHI – TRANSCIENT WONDERS, EVERYDAY BLISS & IRIDESCENCE jusqu'au 27.03, Bruxelles, Centre Argos, mar>sam, 12h>19h, +32 2 229 00 03 jusqu'au 6.03, Bruxelles, Galerie Messen De Clercq, mar>sam, 11h>18h, +32 2 644 34 54
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texte ¬ Fanny Delporte photo ¬ © Mathieu Mercier
L’art du quotidien À l'occasion de son bicentenaire, le Grand Hornu se paie le luxe de rabibocher deux illustres ennemis : l'art et le design. Une réconciliation qui passe par une mise en valeur d'un dénominateur commun : l'objet quotidien. « Quelle est ta fonction ? demande le design à l'art. Quel est ton sens ? lui répond l'art ». Cette citation de Yoann Van Parys recopiée sur l’un des murs de l'exposition résume la tension qui sous-tend Le Fabuleux Destin du Quotidien. Cette problématique puise son origine au 20e siècle, au moment où certains artisans commencent à se faire appeler designers. Ils se mettent à créer des objets qui ne sont pas seulement utiles. Cette confusion des genres crispe l'art, fière discipline qui n'apprécie pas que l'on marche sur ses plates-bandes. Françoise Foulon et Veerle Wenes, commissaires de l'exposition, ont cherché à apaiser cette tension : « Le défi était grand. Depuis des décennies, l'art et le design se sont certes écharpés. Mais cela ne nous semblait pas être un bon point de départ. Nous avons exploré ce qui les rapproche : transformer et sublimer le quotidien, chacun à leur manière ». Un moyen facile d'acheter la paix des ménages, de s'oublier dans un train-train confortable ? Pas exactement, tant les œuvres présentées tout au long du parcours sont surprenantes et bourrées d'humour. Entre la collection de savons usagés classés par couleurs, la bétonneuse en acajou ciselé de Wim Delvoye, l'amas de casseroles version XXL ou encore la djellaba et les sabots Nike de François Curlet, la dérision est omniprésente. / ❥
LE FABULEUX DESTIN DU QUOTIDIEN jusqu'au 23.04, Hornu, Site du Grand Hornu, de 2 à 6€, + 32 6 656 21 21
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texte ¬ François Lecocq photo ¬ He weeps for you detail © Bill Viola
L’épreuve du temps Trois ans après la disparition de Thierry Kuntzel, le Fresnoy invite le vidéaste américain Bill Viola pour une exposition qui magnifie leur amitié autant que leur proximité artistique. C’est l’événement de la saison ! On se souvient de la fabuleuse exposition au Fresnoy déjà consacrée à Thierry Kuntzel, en avril 2007. Quant à Bill Viola, sa dernière grande apparition en France remonte à … 1996 ! Les voilà donc réunis à Tourcoing à l’invitation de Raymond Bellour, commissaire de cette exposition en étroite collaboration avec le vidéaste new-yorkais. Au delà de leur incontestable complicité, « Deux Eternités proches » révèle les liens artistiques unissant ces deux créateurs. De même génération, ils ont travaillé sur la thématique du temps et ses métamorphoses jusque dans la représentation du corps humain, synonyme de beauté mais aussi de douleur. 7 grandes installations et un important fonds documentaire sont aujourd’hui rassemblés. Ces œuvres entrent en dialogue, en particulier grâce à un habile dispositif permettant d'apprécier quatre de leurs installations vidéos conjointement ou séparément. Une affinité troublante se dégage ainsi des pièces Reasons for Knocking… et Time Smoking a Picture réalisées par les deux artistes au même moment, sans qu’ils le sachent. Le Fresnoy offre également l’occasion de voir He weeps for you, installation fondatrice de l’œuvre de Viola, et La peau, avant-dernière création monumentale de Kuntzel, jamais exposée en France. / ❥
THIERRY KUNTZEL ET BILL VIOLA, DEUX ÉTERNITÉS PROCHES jusqu’au 25.04, Tourcoing, Le Fresnoy, Mercredi, jeudi, dimanche, jours fériés, 14h à 19h Vendredi, samedi, 14h à 21h, 3/3,80€, gratuit dim, +33 320 28 38 00
agenda Noir, Olivier Theyskens © Les Cyclopes
Noir « Black is beautiful ». Cet adage ne s’est pas toujours appliqué à cette couleur sombre, longtemps symbole de deuil et de mort. Pour nous le prouver, le musée de la mode d’Anvers nous fait traverser les siècles de tableaux en costumes, de fourrures en dentelles jusqu’aux grands noms de la mode contemporaine. Les créations d’Ann Demeulemeester, Olivier Theyskens, Dirk Van Saene, Riccardo Tisci ou Chanel s’imposent magistralement dans ce parcours historique extrêmement bien mis en scène. ❥ ANVERS, du 25.03 au 8.08, MOMU,
La Blessure, 2006 © Reuze
John F. Kennedy, le rêve de l’Amérique JFK. Trois lettres qui déclenchent aujourd’hui encore des pluies d’éloges de la part de la gent féminine. Personnage mythique, homme politique populaire, sujet de bien des films et romans, le président américain est ici ressuscité par un florilège de clichés, manuscrits, vidéos et objets d’époque. Menée d’une main de maître par deux biographes reconnus, cette exposition organisée de manière chronologique nous offre une remarquable leçon d’histoire. ❥ BRUXELLES, jusqu’au 28.03, Tour & Taxis,
mar>dim, 10h>18h, +32 3 470 27 70
mar>dim, 14h>18h, +32 70 66 06 01
Intime et universel
20 robes pour l’Europe
Ce titre a le mérite d'être explicite. Les séries photographiques de Sébastien Reuzé, réalisées entre 2002 et 2009, ménagent en effet une double lecture. Elles figent un détail trivial de la vie quotidienne (une ombre, le mouvement d'un rideau...) mais le cadrage rend impossible toute contextualisation. Dès lors, ces images « tendent vers une forme de fiction », prennent un sens plus symbolique. ❥ BRUXELLES, jusqu'au 20.03, Espace
Née de la collaboration culturelle entre l’Espagne, la Belgique et la Hongrie, 20 robes pour l’Europe dévoile sous les ors de l’hôtel de ville les tenues hautes en couleurs de Agatha Ruíz de la Prada, Carmen March, Davidelfin, Katrien Van Hecke ou Miklós Pazicski. Autant de stylistes aguerris qui se sont prêté au jeu, en créant ces pièces uniques à partir d’une sélection de textes littéraires des trois pays. ❥ BRUXELLES, jusqu’au 4.04, hôtel de ville,
Contretype, mer>ven, 11h>18h, we, 13h>18h, +32 2 538 42 20
mar>dim, 10h30>18h, +32 2 737 01 92
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© JFK, Library Boston
20 robes pour l’Europe © Agatha Ruiz de la Prada
Borchgrave © Eric Herchaft
Frida Kahlo, La columna rota © Collection Museo Dolores Olmedo Xochimilco, Mexico
I Medici, une renaissance de papier
Felix Gonzales Torres
Perles et brocards, robes et chasubles... Isabelle de Borchgrave a ressuscité la splendeur de la renaissance florentine avec la rigueur d’une historienne de l’art. Campés au sous-sol du musée, une trentaine de mannequins arborent les couleurs des Médicis. On s’y croirait. Pourtant ces tenues brodées de fils d’or relèvent du trompe-l’œil. Car ici, tout a été réalisé à partir de grandes feuilles de papier, sublimées par un méticuleux travail de pli, de découpe, de froissement et de teinture. ❥ BRUXELLES, jusqu'au 18.04, musée du
Conceptuel, minimaliste, si ces termes sont souvent associés à Felix Gonzales Torres, les œuvres du Mexicain restent néanmoins accessibles. Comme ce monumental tas de bonbons en forme de projectiles (Public Opinion), véritable réquisitoire contre l’opinion publique américaine lors de la Guerre du Golfe. La rétrospective que lui consacre Wiels révèle l’important travail de sape qu’il a opéré, à la fin des années 1980, en utilisant des objets courants et en multipliant les médias. ❥ BRUXELLES, jusqu'au 25.04, Wiels, mer>sam,
Cinquantenaire, 10h>17h, +32 2 741 72 11
12h>18h, dim 11h>18h, +32 2 340 00 50
Frida Kahlo y su mundo
El cubismo
Au delà de la souffrance individuelle qui y affleure, les 25 tableaux, dessins et eaux-fortes de Frida Kahlo trahissent sa fascination pour les paradoxes culturels du Mexique. Tenues traditionnelles, divinités païennes, exvoto baroques cohabitent ainsi avec l’imagerie révolutionnaire et les signes contemporains. Jalonnée de photos et de toiles célèbres (la colonne brisée, le bus...), l'exposition dresse un portrait intime de cette figure torturée. ❥ BRUXELLES, jusqu'au 25.04, Bozar,
En collaboration avec la Fundación Telefonica, le musée d’Ixelles rouvre l’une des plus importantes pages de l’histoire de l’art au xxe siècle, le cubisme. Cette sélection pointue privilégie les artistes espagnols et latino-américains plutôt que les incontournables maîtres français, trop évidents. Ce faisant, elle révèle les prolongements méconnus de ce courant esthétique après-guerre. Et réunit autour de Juan Gris, Natalia Gontcharova, André Lhote, Rafael Barradas, Louis Marcoussis et Albert Gleizes. ❥ BRUXELLES, jusqu’au 25.04, musée d’Ixelles,
mar>dim, 10h>18h, (sf jeu 21h), +32 2 507 82 00
mar>dim, 11h30>17h, +32 2 515 64 21
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agenda Moomin © Tove Jansson,
One Shot, Epifania Futbolera © Javier Rodriguez
Moomin, le monde rêvé de Tove Jansson
Jens Olof Lasthein – White sea, Black sea
Ça n’a pas raté : l’annonce du séjour bruxellois du petit Moomin a enthousiasmé certains membres de notre rédaction. On comprend ces fans inconditionnels du petit hippopotame qui berça leur enfance, car ce personnage imaginé par l’illustratrice finlandaise Tove Jansson est particulièrement attachant. Ses aventures sont pour quelques mois suspendues aux cimaises du CBBD, qui présente originaux et planches de BD inédites. ❥ BRUXELLES, du 2.03 au 29.08, CBBD, tlj sf
Alors que le Rideau de Fer et la Guerre Froide divisent l’Europe, le suédois Jens Olof Lasthein entreprend un voyage jusqu’à la Mer Noire, immortalisant sur son passage scènes de vie quotidienne et paysages. Autant d’images fortes empreintes de mélancolie. D’une grande force d’interpellation, ses trente panoramiques saisissent avec justesse les conséquences psychologiques de la séparation de l’Europe à l’Est. ❥ CHARLEROI, jusqu’au 16.05, musée de la pho-
mar, 10h>18h, +32 2 219 19 80
tographie, mar>dim, 10h>18h, +32 71 36 46 45
One Shot
Pieter Stockmans
Allons droit au but : le ballon rond ne touche pas que les clubs de supporters. Les artistes, longtemps méprisants visà-vis de ce sport populaire, se sont progressivement aventurés sur ce terrain. En atteste la quarantaine de pièces placées sous les projecteurs du BPS 22. Vidéos, photos, installations, sculptures, du Belge Wim Delvoye au Suisse Massimo Furlan en passant par Douglas Gordon ou Javier Rodriguez, nombreux sont ceux qui l’ont pris pour sujet ou ont utilisé comme source visuelle. ❥ CHARLEROI, du 6.03 au 11.07, BPS22,
On salue souvent la manière dont le céramiste Pieter Stockmans s’est affranchi des stéréotypes de sa discipline en l’attirant vers l’art contemporain. Mais on connaît moins les talents du Belge pour renouveler les arts de la table. À grand renfort de formes géométriques, il érige chaque tasse en modèle de sobriété et de délicatesse. Ses services blancs relevés d’une touche de bleu, sont à admirer jusqu’en mars au musée de Mariemont. ❥ MORLANWELZ, jusqu’au 21.03, musée royal
mer>dim, 12h>18h, +32 71 27 29 71
de Mariemont, mar>dim, 10h>17h, +32 64 21 21 93
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agenda Kids mascarade © Pascale Marthine Tayou
L'œuvre secrète de Gustav-Adolf Mossa © Sapho, coll. particuliere
Traffic Jam – Pascale Marthine Tayou
L’œuvre secrète de Gustave-Adolf Mossa
Monumental. L’adjectif convient aux sculptures présentées autant qu’à l’exposition elle-même. Organisées autour de l’installation Human Being @work, unanimement saluée à la par la critique à la Biennale de Venise, les nouvelles productions de l’artiste camerounais se font écho, clamant haut et fort le dynamisme de la scène africaine. Rares sont les occasions de se plonger ainsi dans l’œuvre de Pascale Marthine Tayou, artiste renommé mais méconnu du grand public.
Sûr qu’avec ce titre digne d’un bon polar, le musée Félicien Rops ne pouvait qu’attiser notre curiosité. Et en effet, il révèle l’œuvre du dernier symboliste français, 60 toiles que l’artiste lui-même avait cachées dans les réserves de son musée. Splendides, elles témoignent de l’originalité de Mossa, qui fut plus que ces confrères influencé par l’art nouveau : couleurs chatoyantes, formes végétales, précision d’orfèvre dans le dessin des bijoux… ❥ NAMUR, jusqu’au 16.05, musée Félicien
LILLE, du 25.03 au 13.06, gare St Sauveur, mer>dim, 12h>19h, +33 328 52 30 00
Dancing Machine Ici, des chaussures de claquettes prennent leur autonomie, entamant seules une chorégraphie endiablée. À côté, parapluies et gants blancs s’activent avec une fougue qui ferait passer Fred Astaire pour un petit joueur. Mais ne vous inquiétez pas, c’est normal. Vous avez pénétré dans la nouvelle exposition du festival VIA, un monde d’expérimentations technologiques sur la danse et le mouvement. ❥ MAUBEUGE, du 4 au 14.03, espace Sculfort, lun>sam, 10>12h, 14h>18h (sf 11 et 12.03, 24h, 13.03, 22h) dim, 14h>18h, +33 327 65 65 40
Rops, mar >dim, 10h>18h, +32 81 77 67 55
Kuntzel et Viola, deux éternités proches Bill Viola et Thierry Kuntzel, deux artistes de premier plan dans la création visuelle internationale, partagent de multiples parti-pris esthétiques. Comme cette propension à rendre l’écoulement des minutes palpable. Le parcours jalonné d'installations vidéos établit de nombreux parallèles révélant les affinités qui liaient ces deux complices. ❥ TOURCOING, jusqu’au 25.04, Fresnoy, mer>dim, 14h>19h (sf ven et sam, 21h), + 33 320 28 38 00
théâtre & danse |
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texte ¬ Fanny Delporte photo ¬ DR
Secrets de famille Longtemps, Isabelle Pousseur a eu en tête de mettre en scène Biographies d’Ombres. La musicalité de ce drame familial écrit par Lars Norén en 2003 ne l’a jamais quittée. Retour sur quelques confidences. Lars Norén n’est pas un boute-en-train. Auteur de pièces telles que La force de tuer, Automne et hiver ou encore Guerre, l’auteur suédois est réputé pour sa noirceur, son écriture incisive, et surtout, pour son engagement politique. En mettant en scène Biographies d’Ombres, Isabelle Pousseur voit plus loin : « La réputation de Lars Norén en tant qu’auteur politique n’est plus à faire. Je voulais montrer qu’il maîtrise aussi un vrai théâtre de l’humain, dans lequel il aborde des questions sociales ou familiales ». Nous voici donc plongés dans une ambiance glaciale, de type Festen, flashbacks inclus. On y rejoint une famille d’apparence ordinaire, de nature délétère. Le fils et la fille entretiennent avec leurs parents une relation ombrageuse, chargée de non-dits. Derrière ce quotidien lisse, pétri de banalités, l’ombre de l’inceste paternel plane. Un abus qui ne sera cependant jamais clairement formulé, même jusqu’au pardon final. Tragédie musicale Pour évoquer la langue de Lars Norén, Isabelle Pousseur aime parler de « partitions musicales ». Construit sur des phrases courtes, le texte de Biographie d’Ombres travaille un motif qui n’est pas sans rappeler Beckett, notamment Fin de partie : la répétition à outrance. Cette langue qui tourne à vide nourrit une pièce épurée, dérangeante. À l’instar du décor (un jardin ensoleillé, un hôpital), d’une clarté aveuglante. Une pièce crue, d’autant plus perturbante qu’elle n’accuse personne. / ❥
BIOGRAPHIES D’OMBRES du 2 au 20.03, Bruxelles, Théâtre Océan Nord, de 5 à 10€, + 32 2 216 75 55
théâtre & danse |
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texte ¬ Marion Quillard photo ¬ Nathalie Van Vyve
La bêtise ordinaire On dit de lui que c’est l’auteur tragique le plus drôle de sa génération. Avec Les gens bien n’osent plus sortir le soir, Jean-Claude Grumberg signe en tout cas un texte revigorant sur la différence. Cathartique. Est-ce que ça pue, un rouquin ? Est-ce que c’est grave, d’être communiste ? Le dramaturge Jean-Claude Grumberg interroge le droit à la différence dans une société où se répand, latente, l’intolérance ordinaire. « Les gens bien n’osent plus sortir le soir. Avec ces gnoufs, juifs, bougnoules et autres bicots, même en vacances. Faut se méfier. » La pièce questionne des identités régies par la peur de l’autre. Aborde l’aveuglement, le repli sur soi, la cruauté, la banalité du mal et de la méchanceté. Trois textes de Grumberg, sont ainsi habilement adaptés par le metteur en scène Eric de Staercke : Les courtes, ça va et Sortie de théâtre, un soir de pluie. Des formes courtes, dans lesquelles l’essentiel est dit, ou non-dit, avec une habile économie de moyens et d’effets. Une série de pièces coups de poing, un rythme rapide, des morceaux brefs, denses, à l’efficacité comique redoutable. « On rit beaucoup. Sur le moment. Et puis on se souvient. Et puis on réfléchit. Et puis peut-être, on change. » Sous la noirceur des propos et la misère des situations, Grumberg distille l’espoir. « Le théâtre peut engueuler, fustiger, exhorter. Il peut également faire rire. De soi-même, tout d’abord. » Cette création originale, drôle et féroce interroge ainsi la capacité du théâtre à déranger nos certitudes. / ❥
LES GENS BIEN N’OSENT PLUS SORTIR LE SOIR du 9 au 27.03, 20h30 (sf. dim et lun), Bruxelles, Les Riches-Claires, 14/7,50€, +32 2 548 25 70
théâtre & danse |
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texte ¬ Fanny Delporte photo ¬ DR
La Solitude
du Gardien de Fards Seul sur scène et du haut de son « purgatoire », un gardien de phare se raconte. Pour un professionnel du mutisme, l'affaire paraît déjà suspecte. Alors lorsqu'il se met à soliloquer sur le monde du théâtre, le doute n'est plus possible : il y a bien anguille sous roche. « Attention mademoiselle, il y a des choses à ne pas révéler aux spectateurs ! » prévient Christian Debaere, metteur en scène de cette création de Baptiste Coppens. Nul besoin, pourtant, de sortir sa corne de brume : il est des choses dont vous vous apercevrez d'emblée. La pièce entière joue en effet sur un savoureux quiproquo : suite à une erreur de son équipe, un acteur se retrouve à veiller sur les flots dans ce décor « pharecesque ». Malgré l'absurdité de la situation, il se jette à l'eau et partage ses secrets de tragédien. Il est donc bien gardien, mais gardien de fards, « de ceux qui griment les acteurs ». « L'idée avec cette pièce, c'est de revenir à l'essentiel, au théâtre de texte. Pas le genre de superproductions actuelles où l'on trouve 300 000 figurants, des chevaux et une piscine ! » précise Christian. L'humour est surréaliste, décalé, mais le propos interroge avec pertinence l'essence du 6e art. Passion de la langue, références classiques : on imagine l'auteur à l'image de son comédien, en vieux loup de mer empreint de nostalgie. Baptiste Coppens n'a pourtant pas encore atteint le quart de siècle. Il n'avait pas vingt ans lorsqu'il a commencé à plancher sur ce projet. C'est pas un marin d'eau douce, tonnerre de Brest ! / ❥
LE GARDIEN DE PHARE 11.03, 20h, La Louvière, Palace, de 6 à 10e, +32 6 421 51 21
théâtre & danse |
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texte ¬ Louise Padox photo ¬ Cercles © Elisabeth Carecchio
Cercles vicieux Climax d'un Festival Via consacré au théâtre français, la dernière création de Joël Pommerat démêle ensuite ses récits à Bruxelles. Entre clins d'œil auto-biographiques et romanesque déluré, Cercles/ Fictions est déjà considérée comme l'une des pièces les plus abouties du célèbre dramaturge. L'on prend place dans des gradins circulaires, comme sous un chapiteau. Progressivement, les yeux s'habituent à la pénombre et distinguent la silhouette d'un homme dans l'obscurité. Un domestique, droit comme un piquet, impassible. Il toise son maître, attablé sous un grand lustre. Ce premier clair obscur soigné annonce un traitement magistral et caravagesque de la lumière pendant tout le spectacle. Tandis que la tension palpable entre les deux personnages augure du thème décliné dans les cinq récits, celui de l'asservissement et des relations dominants-dominés. Une nourrice malmenée par une jeune aristocrate, un chevalier médiéval, un groupe de SDF, de sans-papiers, ou de chômeurs en fin de droits... autant de figures de sujétion qui font l'objet d'intrigues distinctes mais entrelacées. Pour souligner le parallélisme des situations, un monsieur Loyal assure de courtes interludes. Rythmées, ces promptes pauses rendent encore plus bluffante la prestation des acteurs, capables de passer d'un rôle à l'autre sans perdre en crédibilité. Lumières et sons, sobriété du jeu, l'ensemble génère une chape inquiétante et confondante d'une redoutable efficacité. Gageons qu'à Maubeuge et Bruxelles, la pièce sera aussi bien accueillie que lors de sa création à Paris. / ❥
CERCLES / FICTIONS – JOEL POMMERAT du 20 au 24.04, 20h15 (sf mer, 19h30) Bruxelles, Théâtre National, 19/15/9€, +32 2 203 53 03 13.03, 19h et 14.03, 15h, Maubeuge, La Luna, dans le cadre du Festival Via organisé par le Manège de Mons et Maubeuge, 11/8€, +33 327 65 65 40.
agenda 3 vieilles © DR
3 vieilles
Pistes de lancement
A. Jodorowsky / Cie Point Zéro jusqu'au 13.03
du 5 au 31.03
Artiste aux talents multiples (écrivain, cinéaste...), Jodorowsky crée en 2009 cette farce onirique pour marionnettes. Grazia et Meliza, des jumelles de 88 ans et Garga, leur servante centenaire, se mènent la guerre, puisqu’il n’y a plus rien d’autre à faire. Ainsi, quand les unes vantent leur titre aristocratique, Garga ne manque pas de leur rappeler qu’elles l’ont en réalité acheté. Trois « Tati Danièle » cruelles et hilarantes... ❥ 21h, Bruxelles, Théâtre de la Balsamine, de 6 à 12e, +32 2 735 64 68
Blackbird D.Harrower/MeS C.Staviskky du 4 au 6.03
Blackbird ne traite pas de pédophilie, affirme Claudia Stravisky, « Il s'agit bien d'amour ». Celui qui a lié Uma et Ray lorsque lui en avait quarante et elle... douze. Après un passage par la case prison pour lui et un énorme traumatisme pour elle, ils se retrouvent. Ce violent face-à-face révèle entre eux une relation trouble, qui, incarnée par Léa Drucker et Maurice Benichou, prend parfois une intensité à la limite du supportable. ❥ 20h30, Namur, Théâtre Royal, de 9 à 18e, +32 7 022 88 88
Blackbird © Christian Ganet
Pistes de lancement déménage ! Pour sa 11e édition, ce rendez-vous circassien investit le parc Victoria, à Koekelberg où se rejoindront pas moins de 30 compagnies du monde entier. Des dizaines de spectacles dont L'art du rire, vraie-fausse conférence de Jos Houben saluée, notamment, aux Bouffes du Nord ou Le Palais Nibo & ses Pensionnaires, décliné sous forme d'animations lors de la journée « minipistes » réservée aux enfants. ❥ Koekelberg, Parc Victoria, divers tarifs, +32 7 066 06 01
Borgès et Goya R.Garcia/ MeS A.Troalic les 9 et 10.03
Quel est le point commun entre Borges et Goya ? Ni l'époque, ni la nationalité. Pourtant, Arnaud Troalic, les réunit dans une mise en scène inédite. En les faisant dialoguer alternativement en espagnol et en français, il confronte deux cultures... pour mieux les réunir autour d'une dénonciation du consumérisme effréné. ❥ 20h30, Bruxelles, Théâtre 140, 18e, +32 2 733 97 08
théâtre & danse |
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Pistes de lancement © Annika Johansson
Borgès vs Goya © O. Roche
L'héroïsme au temps de la grippe aviaire T. Gunzig / MeS A. Drouet du 9 au 11.03
Récompensé par le prix de la critique en 2008, le comédien Itsik Elbaz incarne un jeune chômeur en charge de sa mère malade. Pas de quoi se réjouir a priori. Mais un jour, piqué par une araignée mutante, il se transforme en Spiderman, une mascotte dotée d’humour plus que de super pouvoirs. Avec ce texte drôle et amer, Thomas Guntzig dresse le portrait émouvant d’un anti-héros dans une Belgique désenchantée. ❥ 20h, Bruxelles, l'Atelier 210, 16/13/8e, +32 2 732 25 98.
White Out P. Pourveur / MeS H. Gailly du 9.03 au 1.04
Dehors, la neige rend impossible la distinction entre ciel et terre, nivelant les paysages, brouillant les repères. Une femme part à la recherche d'un dénommé Klaus, frappe à la porte d'un parfait inconnu. Entre eux commencent alors de petites conversations aussi irréelles que cette météo propice à la divagation. Variation sur le thème du couple et de la passion, ce texte de Paul Pourveur a le charme des situations impromptues. ❥ 20h30 (sf mer, 19h30 & dim 15h), Bruxelles, Th. du Rideau, de 8 à 20e, +32 2 507 83 61
White Out © DR
Primero © DR
Primero L. Estaras / Les ballets C de la B du 16 au 20.03
Comme auparavant dans Patchagonia, Primero est une plongée au cœur des souvenirs de jeunesse de l'Argentine Lisi Estaras. Avec leurs comportements sciemment puérils, les cinq danseurs des ballets C de la B font montre d'une force comique rare en danse contemporaine. Ils travaillent un motif récurrent : celui de nos premières fois (en tous genres). Sur scène, du vieux mobilier donne au décor un parfum d'années 80 tandis que la musique klezmer du clarinettiste Yom rappelle les origines juives de la chorégraphe. ❥ 20h30, Bruxelles, Théâtre les Tanneurs, de 5 à 10e, +32 2 512 17 84
To the ones I love Chor T. Smits du 16.03 au 3.04
Dans cette création, Thierry Smits poursuit sa réflexion sur le mouvement, entamée avec Soirée Dansante. La chorégraphie subit les influences croisées de la danse africaine (continent d'origine des 9 interprètes) et de la musique européenne (J.S. Bach). Un spectacle visuellement jouissif. ❥ 20h30 (sf mer, 19h30), Bruxelles, Théâtre Varia, de 8 à 20e, +32 2 640 82 58
agenda La visite… © DR
The Naked Man © DR
Corps noir
Dancing with the sound hobbysts
S. Gladyszewski du 23 au 25.03
Zita Swoon & Rosas
« Une mise en scène du corps dans un délire d’accessoires », voilà comment Stéphane Gladyszewski, artiste multidisciplinaire, définit sa création. Dans un noir total, des images « stroboscopées » s'impriment sur son corps en mouvement, générant ainsi des tableaux troublants voire cauchemardesques. Comme lorsqu'on découvre l'artiste immergé et recroquevillé dans un aquarium.... ❥ 20h30, Bruxelles, Théâtre 140, 15e, +32 2 733 97 08
La visite de la vieille dame F. Dürenmatt / J.de Decker du 24.03 au 18.04
Le village de Güllen est au bord du gouffre financier. Lorsque Claire Zahanassian, richissime vieille dame y met les pieds, c'est dans un but bien précis. Trahie, il y a bien longtemps par son fiancé Alfred III, elle offre une récompense d'un milliard à qui l'assassinera. Porté par Louise Rocco – aussi actrice de cinéma- ce classique du Suisse Friedrich Dürrenmatt devient une cruelle fable sur ce poison qu'est l'argent. ❥ 20h15 (sf dim, 15h), Bruxelles, Théâtre des Galeries, de 9 à 23e, +32 2 512 04 07
du 25 au 27.03
Né de la rencontre entre Stef Kamil Carlens et Anne Teresa de Keersmaeker, Dancing with the sound hobbyist réunit leurs deux familles respectives : le groupe Zita Swoon et sa compagnie de danse Rosas. Sur des compositions inédites du célèbre musicien, s'établit un curieux dialogue entre notes et mouvements chorégraphiques. Un spectacle hybride porté par la crème de la danse et de la musique belge ! ❥ 20h30 (sf jeu, 19h), Bruxelles, Kaaitheater, de 20 à 25e, +32 2 201 59 59
The Naked Man C. Bukowski / MeS C. Leblicq du 1 au 24.04
Si vous attendez une biographie lisse de Charles Bukowski, passez votre chemin. Car Naked Man, de Christian Leblicq, donne la parole à un certain Chinaski, sorte de Mister Hyde du célèbre poète américain. Lorsque la nuit tombe, c'est en bon pilier de bar que ce dernier déverse sur l'Amérique sa bile hargneuse, pourfend la tiédeur occidentale. Jean-Marie Pétiniot insuffle une formidable énergie à ce tragique anti-héros, et une virulence communicative. ❥ 20h30, Bruxelles, Théâtre de Poche, de 7,5 à 15e, +32 2 649 17 27
théâtre & danse |
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Trajet Congo © Danny Willems
Medea © Sebastian Bolesch
Everything is political © Sébastien Chollet
Garbo n'a plus le sourire, Moeschler Vinciane © Christian Kettiger
Trajet Congo
Everything is political
du 7.04 au 1.05
V.Mabardi / S. Chollet du 20.04 au 1.05
À la veille du 50e anniversaire de l'indépendance du Congo, le KVS clôt en beauté 5 ans de collaboration avec ce pays d'Afrique. Une belle occasion de célébrer ces liens artistiques de premier plan à travers une série de spectacles (danse, théâtre...) dont certains ont été élaborés à Kinshasa. Vedette internationale, Faustin Linyekula viendra présenter More more more...future, un concert hybride au cours duquel il déclame des textes d'Antoine Vumilia, prisonnier politique congolais. Un dialogue nécessaire. ❥ 20h30, Bruxelles, KVS, prix variés,
« La musique est une force créatrice de notre quotidien ». Voilà le point de départ de Everything's political, un spectacle qui s'écoute autant qu'il se regarde. Trois histoires (celle d'un couple, d'une famille, d'une femme) sont entrecoupées de morceaux de pop-rock, mis en scène à la manière de "vrais" clips. Les scènes de danse dans ce décor de cuisine introduisent certes une part de surréalisme, mais sans jamais tomber dans la parodie. ❥ 20h30, Bruxelles, Les Tanneurs, de 5 à
+32 2 210 11 12
Garbo n'a plus le sourire
Medea Chor S.Waltz
10e, +32 2 5121784
les 11 et 13.04
Pascal Dusapin s'attaque au mythe de Médée, cette héroïne tragique et sanguinaire, prête à tout sacrifier par amour pour Jason, y compris sa propre chair. Pas hermétique pour un sou, son adaptation de Medea est moins portée sur la symbolique que sur le pur plaisir de la danse et de la musique, un mélange de classicisme et modernité. Une duplicité qui fait écho à celle de son héroïne, bouleversante, tiraillée entre devoir et passion. ❥ Les 11 (15h) et 13.04 (20h), Bruxelles, Théâtre de la Monnaie, de 10 à 60e, + 32 7 023 39 39
V.Moeschier / V.Biefnot du 22.04 au 22.05
Dans la chaleur de l'été 1944, le projectionniste du cinéma Pathé rencontre Jeanne, une ouvreuse qui se rêve en actrice reconnue. Enfermé dans sa cabine, Louis vit par procuration à travers elle. Entre la peur au ventre et les bombardements, leur quotidien manque cruellement de liberté. Garbo n'a plus le sourire ressuscite toute l'ambiguïté des années 40, entre ambiance jazzy et avenir obstrué. ❥ 20h15 (sf dim et mer 28,15h), Bruxelles, Théâtre Royal du Parc, de 9,5 à 25e, +32 2 505 30 30
littérature |
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texte ¬ Cyril Beauvilliers photo ¬ 2 Photographers
Cook & Book
La librairie qui soigne son look Neuf espaces qui mêlent livres et restauration, une décoration confiée à des architectes, des designers et des artistes. Le tout placé autour de la bien nommée place du temps libre, cœur de Wolubilis, un nouveau village culturel. Visite d’un concept store au succès maîtrisé. À Wolubilis, Cédric Legein et Déborah Drion, fondateurs de Cook & Book, partagent les lieux avec un centre culturel, un théâtre et des associations. Entre 2006 et 2007, ils inaugurent plusieurs librairies-restaurants thématiques : BD, voyage, beaux-arts, littérature générale, librairie anglaise, jeunesse, vie pratique, cuisine et musique. L’ensemble occupe aujourd'hui 1600 m2. Des librairies, des restaurants ; des univers Mais Cook & Book n'est pas qu'un astucieux mélange de mots et de saveurs. C'est aussi des décors soignés qui projettent le visiteur dans d'autres mondes. Caravane Airstream pour la partie voyage, Fiat 500 près de la trattoria, instruments pour la musique, grosse moquette et fauteuils moelleux pour lire in english, plafond de 800 livres suspendus... Certes, les rayons peuvent s'étoffer. Car pour le moment, c'est la partie restaurant qui porte l'enseigne. D'ailleurs, il était logique que la gastronomie ne soit pas que de papier pour cet ancien du Pain Quotidien, créateur également de Tasty, restaurants en milieu hospitalier. La restauration représente 60% des recettes. « Nous voulons maintenant développer la partie lecture », confie l'administratrice. D'autant que certains clients en (re)découvrent les plaisirs à l’occasion d’un repas. Manger un « cortomaltese » toasté en lisant La vie devant soi, c’est peut-être ça l’avenir de la librairie ? C’est en tout cas une formule qui marche ! / ❥
COOK AND BOOK Bruxelles, Place du Temps Libre, +32 2 761 26 00. BLOC A (librairies bd, jeunesse, voyages, beaux-arts, musique), lun>mer, 8h>22h, jeu>sam, 8h>24h, dim, 8h>21h, BLOC B (librairies romans, cuccina, anglais), tlj 10h> 20h, restaurant italien & végétarien service de 12 à 16h + brunch le dimanche jusqu'à 15h30
chroniques Quand le requin dort Milena Agus | Éd Liana Levi D’une écriture sobre, la narratrice décrit sa vie et celle de sa famille. Entre une mère artiste dépressive, un père qui cherche à sauver le monde, un frère enfermé dans la musique et une tante en quête du grand amour, elle explore des terres inavouables et tente de survivre avec un corps qu’elle n’aime pas. Prise symboliquement dans le ventre du requin-baleine, telle Job, elle attend pour sortir et naître enfin, et trouve dans l’écriture une planche de salut. « J’écris des histoires, parce que quand le monde ne me plaît pas, je me transporte dans le mien et je suis bien ». Et l’on est bien dans cet univers, notamment grâce à un humour décalé qui éclaire d’un bout à l’autre la noirceur de ce roman initiatique. 150p., 15€. Achab
Le Paquet Philippe Claudel | Éd Stock C’est l’histoire d’un homme seul avec un gros paquet. Du début à la fin, on se demande si ce monologue enfiévré est prononcé par un simple être humain ou par le dernier homme sur terre. « Je suis un peu tout le monde » liton. Ce monsieur est assis sur son banc, raccommodant ce paquet contenant « tout ce qui traînait, nos bassesses, nos veuleries, nos promesses reniées, toute la laideur du monde et celle de nos actes ». Le paquet est mal ficelé, énorme, vaguement anthropomorphe. L’histoire est parfois mal ficelée et ses mensonges énormes, eux aussi, mais son humanité ne fait aucun doute. Sur un fond de dérision, il est question de vie, de mort, de fin du monde, du sens de nos actes, de l’écriture aussi. Une « pièce pour un homme seul » ; une pièce pour un homme-monde. 86p., 10€. Michel Le Royer
Saint-Laurent, Mauvais garçon Marie-Dominique Lelièvre|Éd. Flammarion L’histoire d’Yves Saint-Laurent, entré en 1955 chez Christian Dior, commence par l’annonce le 7 octobre 1961 dans Paris Match de la création de sa maison de couture. Un mois plus tard, cette intox devient réalité grâce à un milliardaire américain. Marie-Dominique Lelièvre, portraitiste de Libération, dont la mère défila dans la célèbre robe Mondrian, a enquêté sur ce «roi de la mode» né à Oran en 1937. Elle revient sur sa rivalité avec Courrèges, sa collection Quarante en 1971, ses parfums Opium et Paris ou son expo à New York en 1983. Sans oublier sa liaison à Pierre Bergé chargé du versant financier de sa société et avec qui il se pacsera peu avant de mourir en juin 2008. C’est une carrière hors du commun qui est brillamment retracée sans faux-fuyants. 318 p., 19€. Michel Paquot
Destins
Grems
Frank Giroud | Éd. Glénat
De Grems | Édition Populaire
L’auteur du Décalogue et de Quintett est un scénariste BD particulièrement créatif. Avec des dessinateurs différents, il signe Destins, un cycle ambitieux dont paraissent les trois premiers épisodes. Une étudiante américaine participe à l’attaque d’une banque au cours de laquelle deux femmes sont tuées ainsi que son ami. Devenue célèbre à la tête d’une association humanitaire, elle apprend qu’une dame, accusée à sa place, est condamnée à mort. Un dilemme s’offre à elle : faut-il se constituer prisonnière ou privilégier son action publique à travers une nouvelle mission en Afrique ? Giroud explore intelligemment les deux termes de cette alternative en suivant des chemins qui se croiseront au terme de treize albums. 48 p., 13€. Michel Paquot
À première vue, l’objet-livre (car il faut bien parler d’objets chez l’Édition Populaire tant on connaît la qualité de chaque sortie) est plutôt basique. Pas de couv’ « je-t’arrache-l’-œil », petit format assez classique, rien n’attire le regard. Mais en y regardant de plus près (car il fallait bien un « mais »), la reliure noire, l’impression sélective argentée et deux rubans pour marque-page donnent à cet ouvrage des faux airs de missel. Effectivement, en quelques lignes bien senties, avec un soutien photo de qualité, se dévoile une monographie exhaustive de Grems, artiste prolifique s’il en est. Graffeur, rappeur, graphiste, D.A., créateur de label… Autant de casquettes que de moments de vie sacrifiés sur l’autel de la création, dont on se délectera… devant l’éternel, of course. 240 p., 22€. Carole Lafontan
Une enfance australienne Sonya Hartnett | Éd. Le Serpent à Plumes À 9 ans, Adrian est un petit garçon soucieux. Élevé par sa grandmère, il se sent de trop. D’autant que son seul copain finit par le rejeter. Tenaillé par un sentiment d’inadaptation lancinant et la peur de se retrouver à l’orphelinat, il se raccroche alors à Nicole. Mais, cette nouvelle voisine à peine plus âgée que lui ne l’aide pas vraiment dans sa quête d’apaisement… En un roman aussi bref que prenant, Sonya Hartnett parvient à rendre prégnants les tourments de l’enfance. Parce qu’elle fait fi des artifices, elle se fraie un chemin direct vers l’âme de son personnage. Dès lors, son écriture simple est gage d’efficacité. Comme son habileté à ménager le suspense. 200 p., 18,50€. Faustine Bigeast
littérature |
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chroniques Fortune
Chapelier Fou
Staring at the ice melt | Disque Primeur
613 | Ici d’ailleurs / Discograph
On peut faire des tas de choses en regardant la glace qui fond. Se tourner les pouces, penser au printemps… Les quatre membres de Fortune, eux, ont fait un chouette premier album en attendant le dégel. « Ce n’est pas trop tôt, feignasses », diront ceux qui attendent ça depuis le premier (et unique) maxi de Fortune, en 2007. Ils n’auront pas attendu (et maugréé) pour rien : de la pop électronique de bon aloi, si pop qu’on en oublie parfois l’électronique. Un beat efficace mais pas entêtant qui tient la route du début à la fin. Des chansons bien goupillées, dont on se surprend à faire les chœurs. En bref, un sympathique groove dense et enveloppant pour avoir chaud au cœur des derniers frimas. Olivia Volpi
Pas de salut sans folie. Louis Warynski pourrait s’approprier cette devise, violoniste mariant musique classique et électro, jetant un pont entre Yann Tiersen et Amon Tobin. À 26 ans, cet habile musicien jongle entre le violon (qu’il pratique depuis ses 6 ans) et les samples. Ce serait déjà suffisamment intrigant s’il s’arrêtait là. Mais le Chapelier Fou est de surcroît touché par la grâce : chaque titre, chaque note déverse un violent flot d’émotions. Onirique, mélancolique, cette musique complexe évite à la fois l’écueil de l’intellectualisation et celui de la redondance. Doté d’un sens de l’émerveillement sans limite, il passe « de l’autre côté du miroir », dans un monde où la folie rejoint la plus saine raison. Son nom de scène n’est certainement pas dû au hasard. Sortie le 15.03. Baptiste Ostré
MIIKE SNOW Miike Snow | Columbia/Sony Sur un CV, il y a des lignes qui font bien : « producteur du tube interplanétaire Toxic de Britney Spears », par exemple. Les Suédois de Miike Snow sont les trois seules personnes au monde à pouvoir exhiber ce trophée. Du coup on leur prête bien volontiers notre oreille, et après écoute, on signe. Déjà élu produit de l'année au Royaume-Uni, cet album contient 11 titres électro-pop suaves mais pas dégoulinants (pas « dégueus » aurait dit Gainsbourg). Le tube Animal sera une porte d'entrée idéale pour pénétrer dans cet univers chaleureux (n'en déplaise à la pochette). Avec le très beau Silvia, on rêve de caresses dans un sauna de Stockholm, et même si Sans Soleil nous rappelle que l'été n'est pas encore là, nous voilà bien revigorés. Sortie 29.03. Mathieu Dauchy
musique |
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BROKEN BELLS
Toro y Moi
Broken Bells | Columbia / Sony Music
Causers of This | Carpak / La Baleine
C’est le marronnier du mois : l’album avec un Danger Mouse caché dedans. Sauf que cette livraison mensuelle du rongeur mûrit depuis une bonne paire d’années. À ses côtés, une vieille connaissance, James Mercer, leader des Shins (auteur du mirifique Chutes Too Narrow, 2003). Une anti-leçon de pop, tant chacun désapprend ici l’art du songwriting. Oh, la qualité est toujours au rendez-vous, et certains réflexes ne sont pas tout à fait perdus : mélodies tombées du ciel pour Mercer, production chiadée pour la Souris. Mais l’on ne saura jamais vraiment qui a le plus apporté à l’autre – preuve d’une union idéale et réussie. Qui n’est pas neuve : Mercer était au générique de Dark Night Of The Soul, grand album fantôme de 2009, coproduit par… Danger Mouse. Sortie le 8.03. Thibaut Allemand
Il est déroutant ce premier album. Non seulement à cause du curieux sobriquet de son auteur américain, mais surtout pour ce qu’il contient. Et lorsque les journalistes avancent en terre inconnue, ils posent des balises. On a donc qualifié cette musique de « glo-Fi », ou de « chillwave ». Si cela ne vous parle pas, c’est normal, ça vient de sortir. En attendant, on se projette dans les 11 courts morceaux de Causers Of This comme dans un flipper : bousculé d’une ambiance à une autre, de l’abstract hip-hop à l’électro-pop, de sonorités organiques en rythmes synthétiques. Lorsque l’on croit distinguer une influence, on rebondit aussi sec. Toro Y Moi défriche et l’on se précipite dans son sillage sûr d’atteindre de nouveaux horizons musicaux. Mathieu Dauchy
GONJASUFI A Sufi & A Killer| Warp/Discograph Comme il est délicieux, parfois, de se planter. Le mois dernier, on s’attristait de la gueule de bois de Warp, 20 ans à peine, qui signait Lonelady (pas mal, mais bon…). Et là, sans coup férir, le label de Sheffield publie l’œuvre de la décenn… bon, l’un des grands albums de 2010, au moins. Coincé dans le Nevada, au milieu de nulle part donc, Gonjasufi mêle en vrac le psychédélisme de Captain Beefheart, le précurseur dubstep Scorn, le trip-hop de Portishead, la rage des Stooges, et enrôle des mezzins azimutés, des esprits indiens et de grands soulmen. L’association des amis du namedropping sera comblée. Le plus incroyable : en lieu et place d’un fourre-tout nauséeux, Gonjasufi signe un album complexe et cohérent, dont on n’est pas près de faire le tour. Inclassable et classieux. Sortie 8.03. Thibaut Allemand
chroniques
texte ¬ Emma Belasco
Silent Hill - Shattered Memories - Konami | PSP - Wii Silent Hill, série mythique débutée sur Ps One en 99, avait déjà provoqué de nombreux cauchemars. Avec son univers noir, lugubre et inquiétant, elle a vite rejoint le podium des jeux de « Survival horror », s’imposant comme l’un des meilleurs du genre aux côtés de Resident Evil ou du plus récent Bioshock. Dans Shattered Memories, tout commence sur le fauteuil du psychiatre. Notre héros Harry Mason revient sur un douloureux épisode : l’intrigante disparition de sa fille Cheryl, après leur accident de voiture. Un flash-back plus tard, et nous revoilà transportés dans la sombre ville fantôme. Seulement cette fois-ci, les développeurs n’ont gardé de la ville que le nom, Silent Hill. Ici, aucune arme et pas une seule bataille contre des monstres à tête pyramidale, mais une fuite effrénée en quête de souvenirs et d’indices. Parsemé de séances chez le psy et de flash-back, le jeu favorise l’identification avec le héros et ses tourments psychologiques. Cinématiques incroyables et variées selon les actions du joueur, fins alternatives... Silent Hill revient en tête de la course à l’angoisse et n’est pas prêt de vous laisser dormir.
jeux vidéo |
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Mass Effect 2 Electronic arts | Xbox 360 Voici un jeu de rôle des plus captivants ! Le premier épisode avait été l’un des plus grands succès de l’année 2007. Quand il ne forme pas ses équipes et ne couche pas avec des subalternes — voire des aliens —, le commandant Shepard met ses fonctions bioniques au service de sa mission : sauver l’univers. Interactif, intelligent, ce jeu s’adapte aux décisions stratégiques du joueur. Malgré une prise en main peu évidente, Mass Effect 2 relève le niveau d’un genre en mal de bons scénarios.
Tatsunoko vs Capcom : Ultimate all stars - Capcom | Wii Jeu de baston japonais dans toute sa splendeur, Tatsunoko vs Capcom met une petite torgnole à tous les amateurs de « Street Fighter ». Plus facile que son concurrent et complètement explosif, les supers pouvoirs des personnages sont poussés à l’extrême. Au point qu’écraser son partenaire avec un chien géant devient franchement hilarant. Un peu « trop » sur tous les tableaux, Tatsunoko vs Capcom promet malgré tout de bons fous rires en groupe !
100 livres classiques Nintendo | Nintendo DSi XL Pour la sortie de sa nouvelle console de poche (mais « de salon »), la DSi XL, Nintendo aborde la littérature de manière ludique grâce à une bibliothèque de 100 classiques. La DSi est agrandie pour le plaisir des yeux et son stylet devient stylo. De Zola, Balzac en passant par Baudelaire et jusqu’à Oscar Wilde, chacun trouvera ici de quoi ressusciter ses souvenirs de collège et appronfondir ses connaissances sur tous ces auteurs légendaires. De quoi faire le bonheur des jeunes étudiants, de leurs parents et de tout amateur de littérature.
concerts lun 01.03 YEASAYER Anvers, Trix, 20h, Complet, +32 3 670 09 00 PASSION PIT Bruxelles, Botanique, 20h, Complet, +32 2 218 37 32 30 SECOND TO MARS Bruxelles, Forest National, 20h, 32e, +32 7 025 20 20
mar 02.03 JAGA JAZZIST Bruxelles, Ancienne Belgique, 20h, 19/16e, +32 2 548 24 24 VIJAY IYER & RUDRESH MAHANTHAPPA Gand, Vooruit, 20h, 14/10e, +32 9 267 28 28 FRANCO SAINT DE BAKKER Bruxelles, Ancienne Belgique, 22h, 12e, +32 2 548 24 24
mer 03.03 IGNATUS Lille, Aéronef, 17h, gratuit, +33 320 13 50 00 THE SCENE Bruxelles, Ancienne Belgique, 20h, 23/20e, +32 2 548 24 24 THE SOFT PACK Bruxelles, Ancienne Belgique, 20h, 12e, +32 2 548 24 24 HOCKEY Bruxelles, Botanique, 20h, 15/12/9e, +32 2 218 37 32
Etterbeek, Atelier 210, 20h30, 7/5e, +32 2 732 16 39 La Run Fête ses 17 ans ! : HEY! TONAL + EL DINAH + CAST SPELLS Namur, Belvédère, 20h30, 6e, +32 8 181 39 00
jeu 04.03 BUENAS ONDAS Bruxelles, Magasin 4, 19h30, 6e, +32 2 223 34 74
MEMORY TAPES Bruxelles, Botanique, 20h, 13/10/7e, +32 2 218 37 32 RUSSIAN CIRCLES Courtrai, De Kreun, 20h, 7/10/12e, +32 5 637 06 44 LE PEUPLE DE L’HERBE Leuven, Het Depot, 20h, 19/16e, +32 1 622 06 03 GUSH Lille, Péniche du Pianiste, 20h, nc, +33 320 57 14 40
THE BLACK BOX REVELATION Bruxelles, Ancienne Belgique, 20h, Complet, +32 2 548 24 24
GURZUF + KAJHEM ORCHESTRA Diksmuide, Muziekclub 4AD, 20h30, 10/6e, +32 5 150 48 94
PETER VON POEHL Bruxelles, Botanique, 20h, 13/10/7e, +32 2 218 37 32
BLACK LIGHT ORCHESTRA Etterbeek, Atelier 210, 20h30, 5e, +32 2 732 16 39
ISBELLS + SAULE + DAN MILLER + ANN ARBOR Etterbeek, Atelier 210, 20h, 13/10e, +32 2 732 16 39
ALBOROSIE Gand, Vooruit, 20h30, 25/23,5e, +32 9 267 28 28
30 SECOND TO MARS Lille, Aéronef, 20h, nc, +33 320 13 50 00 ISLANDS + MINTZKOV Tourcoing, Grand Mix, 20h, 10/7e, +33 320 70 10 00 THOMAS SMITH Bruxelles, Ancienne Belgique, 20h45, nc, +32 2 548 24 24 RALF + SEROM & ASFALTE Anvers, Café d’Anvers, 22h30, gratuit, +32 3 226 38 70
ven 05.03
La Run Fête ses 17 ans ! : HEY! TONAL + 5PACK + THE SHILL Namur, Belvédère, 20h30, 6e, +32 8 181 39 00 SNU & MATTHEW + LAURENT WÉRY + DJ LANIER + LES FRÈRES DELUXE + JAKE D + DJ MAXIMILIAN Gand, Culture Club, 21h, 18/16e, +32 9 233 09 46 NSI + SND Gand, Vooruit, 21h, 16/14,75e, +32 9 267 28 28 GILL + DAVID GARCET + HEAVY WAX + MADEMOISELLE DÉCIBEL Bruxelles, Wax Club, 22h, gratuit, info@thewaxclubcom
SOLDOUT + SAM TEX + SAM DE BRUYN + ROADBURG Bruges, Het Entrepot, 18h, 10/8e, +32 5 047 07 80
Sound of the 80’s : MIXAGEFIEU + GREG + MULDER Liège, InsideOut, 22h, 3e, +32 4 971 71 43
LE LOUP + SCARY MANSION Tourcoing, Grand Mix, 20h, 10/7e, +33 320 70 10 00
ENTHRONED + EMPTINESS + PSALM Bruxelles, Magasin 4, 19h30, 10e, +32 2 223 34 74
MIRKO LOKO + CLAR & CAMEO Anvers, Café d’Anvers, 23h, 12/8e, +32 3 226 38 70
TURNER CODY + JAMES LEVY + CLARE LOUISE
INVASION Bruxelles, Botanique, 20h, 15/12/9e, +32 2 218 37 32
PAD BRAPAD MOUJIKA + DJ GIPSY VINCE Liège, Zone, 20h, 5e, +32 4 341 07 27
D.I.M + SURKIN + MOWGLI + THE ODDWORD Anvers, Petrol, 23h, 13/10e, +32 3 226 49 63
agenda |
119
Fight Klub : REDIAL Bruxelles, K-nal, 23h, 10/5e, +32 0 324 73 47
+ PANOPTICON Namur, Belvédère, 20h, nc, +32 8 181 39 00
Louvain, Silo, 23h, nc, +32 1 620 34 64
SUB:STANCE + UNTOLD + 2562 + SLUGABED + AFTER 12 Gand, Vooruit, 23h, 14/12,75e, +32 9 267 28 28
Happy Forma.T : CALVIN HARRIS + DJ FUNK + SINDEN + SURKIN + FEADZ + SURFING LEONS Liège, Halles des Foires, 21h, 25/20e, +32 4 227 19 34
dim 07.03
KEN ISHII + SEBA LECOMPTE + MAXIM LANY Gand, Decadance, 23h, nc, +32 9 329 00 54 YUKSEK Lille, Aéronef, 23h, 22/18e, +33 320 13 50 00 MINILOGUE + MK ULTRA + RAPHAËL KLAPS Louvain, Silo, 23h, 11,5e, +32 1 620 34 64 MIGHTYFOOLS + CANBLASTER + MARTELO + SAM TIBA Roubaix, Cave aux Poètes, 23h, 10/8e, +33 320 27 70 10
sam 06.03 THE ANTLERS Bruxelles, Ancienne Belgique, 17h, Complet, +32 2 548 24 24 DISCOBAR A MOEDER Anvers, Petrol, 20h, 10/8e, +32 3 226 49 63 GROOVE ARMADA Bruxelles, Ancienne Belgique, 20h, 31/28e, +32 2 548 24 24 GIRLS Bruxelles, Botanique, 20h, 18/15/12e, +32 2 218 37 32 SIDILARSEN + KOMAH + SILENT Bruxelles, Magasin 4, 20h, 13/10e, +32 2 223 34 74 NOSAJ THING + INFINITESKILLS + DORIAN CONCEPT + LEFTO Courtrai, De Kreun, 20h, 7/10/12e, +32 5 637 06 44 ALBOROSIE + BASS MAKER + BLACK AFRICAN POSITIVE Lille, Aéronef, 20h, 22/18e, +33 320 13 50 00 Nam’in’Jazz Festival : SAYMA
MOONSHINE PLAYBOYS Liège, Zone, 21h, nc, +32 4 341 07 27 TITAN’HITS Lille, Péniche du Pianiste, 21h, nc, +33 320 57 14 40 ALEX PLAY + FOX + HERR SPIEGELHAUER Bruxelles, Wax Club, 22h, gratuit, info@thewaxclubcom BRUNO PRONSATO + MARCEL FENGLER Gand, Vooruit, 22h, 14/12,75e, +32 9 267 28 28 SILICONE SOUL + BARTHOLOMEO + PATRICK SCHMIDT + 2WINZ Anvers, Café d’Anvers, 23h, 10/5e, +32 3 226 38 70 AMBIVALENT + MARC HOULE + DJ PIERRE + TROY PIERCE + FADER + NICO PURMAN Bruxelles, Fuse Club, 23h, 10/5e, +32 2 511 97 89 YUKSEK + VILLA + MONTECOSY + MICKEY Bruxelles, Libertine Supersport, 23h, 10/5e Black & Gold : NEON + STATIC & GREEDY Gand, Culture Club, 23h, 10/8e, +32 9 233 09 46 ALEX CELLER + IGOR VICENTE + DEEJAMES + URBAN C + VERNON Gand, Decadance, 23h, nc, +32 9 329 00 54 RAOUL BELMANS + FRED NASEN + KING DJ + CORRIDOR + COMMONPHASE + GOLDFOX + ED & KIM
PONY PONY RUN RUN + TV GLORY Lille, Aéronef, 18h, 22/18e, +33 320 13 50 00 SKINDRED Bruxelles, Ancienne Belgique, 20h, 12e, +32 2 548 24 24 HOT CHIP Bruxelles, Ancienne Belgique, 20h, Complet, +32 2 548 24 24
lun 08.03 ANGIE STONE Anvers, Trix, 20h, 33/30e, +32 3 670 09 00 DEE DEE BRIDGEWATER Bruxelles, Ancienne Belgique, 20h, 36/33e, +32 2 548 24 24 SHY CHILD Bruxelles, Botanique, 20h, 13/10/7e, +32 2 218 37 32
mar 09.03 MF DOOM + DJ DEFI*J + DJ LEFTO + FLOWLIFE BUMZ Bruxelles, VK - De Vaartkapoen, 19h30, 30/27e, +32 2 414 29 07 YOUP VAN’T HEK Bruxelles, Ancienne Belgique, 20h, 33/30e, +32 2 548 24 24 THE TALLEST MAN ON EARTH Bruxelles, Botanique, 20h, 13/10/7e, +32 2 218 37 32 BROTHER ALI + BK ONE Lille, Péniche du Pianiste, 20h, nc, +33 320 57 14 40
mer 10.03 BOMBAY BICYCLE CLUB Bruxelles, VK - De Vaartkapoen, 19h30, 15/12e, +32 2 414 29 07
concerts FEAKY AGE Bruxelles, Ancienne Belgique, 20h, 12e, +32 2 548 24 24 NOMO Lille, Aéronef, 20h, nc, +33 320 13 50 00 THE WHITEFIELD BROTHERS Lille, Péniche du Pianiste, 20h, nc, +33 320 57 14 40 REVOLVER + NARROW TERENCE Tourcoing, Grand Mix, 20h, 16/13e, +33 320 70 10 00
jeu 11.03 SENSER + SHARGATH Bruxelles, Magasin 4, 19h, 8e, +32 2 223 34 74 NIGEL WILLIAMS Leuven, Het Depot, 19h30, 14/10e, +32 1 622 06 03 GET WELL SOON Bruxelles, Ancienne Belgique, 20h, Complet, +32 2 548 24 24 LURA + BAI KAMARA JR Bruxelles, Ancienne Belgique, 20h, 23/20e, +32 2 548 24 24 SIROCCO STRING QUARTET Mouscron, Marius Staquet, 20h, nc, +32 5 686 01 60 JP NATAF + SILVAIN VANOT Tourcoing, Grand Mix, 20h, 16/13e, +33 320 70 10 00 YVES PEETERS GROUP Bruxelles, Beursschouwburg, 20h30, 6e, +32 2 550 03 50
GET WELL SOON + VICTORIA TIBBLIN + SAL JEAN Charleroi, Eden, 20h, 8/6e, +32 7 131 44 20
+ MC QUEST ONE Louvain, Silo, 23h, nc, +32 1 620 34 64
ANTI-POP CONSORTIUM Anvers, Trix, 20h30, 15/12e, +32 3 670 09 00
sam 13.03
SOUND OF STEREO + THE MIXFITZ + SODA’N’SUDS + SUBURBSQUAD + JOKK JAZZ Bruges, Het Entrepot, 21h, 8/6e, +32 5 047 07 80 GEMMY + SELAH SUE + SKREAM Bruxelles, Ancienne Belgique, 21h, 15/12e, +32 2 548 24 24 KOLEKTIF ISTANBUL Dunkerque, 4 Ecluses, 21h, 7e, +33 328 63 82 40 Hindu Nights : SHINE A LIGHT + TEAM WILLIAM Leuven, Het Depot, 21h30, 10/8e, +32 1 622 06 03 Sonar Sounds : DARKSTAR + TOKIMONSTA + BIAZ Bruges, Cactus Club, 22h, 11/8e, +32 5 033 20 14 MATIEU + MITCH TICHON Bruxelles, Wax Club, 22h, gratuit, info@thewaxclubcom DJ RULES + CRYPTJE Gand, Culture Club, 22h, 14/18e, +32 9 233 09 46 BUTCH + TOFKE GUAPERAS + HERMANEZ + MASSIMO GIRARDI + SOUND FX + LINS Anvers, Café d’Anvers, 23h, nc, +32 3 226 38 70
JEAN LOUIS + VITAS GUERULAITIS Bruxelles, Magasin 4, 20h, 6e, +32 2 223 34 74 GESMAN + STEVEN H Courtrai, De Kreun, 20h, Annulé, +32 5 637 06 44 GET WELL SOON Lille, Aéronef, 20h, 17/13e, +33 320 13 50 00 Disco Volante : THE GLIMMERS + THOMAS DE SOETE + COOK-E & MATIC + YA’MO VS JENSEN + DAVIDOV + DUUB + BLACK FRANK Ostende, Kursaal, 20h, 15/10e, +32 5 970 55 11 ALKALYS + CECILIA::EYES Bruxelles, Beursschouwburg, 20h30, gratuit, +32 2 550 03 50 SWEET COFFEE + LIZE ACCOE + BUSCEMI Anvers, Petrol, 21h, 15/10e, +32 3 226 49 63 PSO + PIOTR + FHILZ + MANO SINISTRA Bruxelles, Wax Club, 22h, gratuit, info@thewaxclubcom THE NEON JUDGEMENT Gand, Vooruit, 22h, 16/14,25e, +32 9 267 28 28
RALF + SEROM & ASFALTE Anvers, Café d’Anvers, 22h30, gratuit, +32 3 226 38 70
WILL O’BRIEN + DAVE COPP + DJ PIERRE + ROBERT HOOD Anvers, Petrol, 23h, 10/8e, +32 3 226 49 63
Made in Ibiza : IBAN MENDOZA + ANAELLE + TOFKE + DENIS G Charleroi, COLISEUM, 22h30, 10e, 3271843791
ven 12.03
MOWGLI + SOLO Bruxelles, Fuse Club, 23h, 10/5e, +32 2 511 97 89
DERRICK MAY + SOLO + DEG + DJ PIERRE Bruxelles, Fuse Club, 23h, 10/5e, +32 2 511 97 89
JACQUES DUTRONC Bruxelles, Forest National, 20h, 48e, +32 7 025 20 20 ULS Live Act 7 : MANZA + SAT + BAEYENS Bruxelles, Magasin 4, 20h, 15/10e, +32 2 223 34 74
Fight Klub : KAP BAMBINO Bruxelles, K-nal, 23h, 10/5e, +32 0 324 73 47 SIGMA + CAMO & KROOKED + NETSKY + MURDOCK + WONTIME + TEEZER
SUPERPITCHER Bruxelles, Libertine Supersport, 23h, 10/5e Black & Gold : DAVIDOV + NEON
agenda |
121
HADOUKEN! Bruxelles, Botanique, 20h, 15/12/9e, +32 2 218 37 32
JEANNE CHERHAL Bruxelles, Botanique, 20h, 25/22/19e, +32 2 218 37 32
GIRLS Lille, Aéronef, 20h, 17/13e, +33 320 13 50 00
LOS CAMPESINOS! Bruxelles, Botanique, 20h, 15/12/9e, +32 2 218 37 32
MARK FARINA + MASSIMO DA COSTA + JACK’N JAZZ Louvain, Silo, 23h, nc, +32 1 620 34 64
THEALBUM LEAF + RETRIBUTION GOSPEL CHOIR Anvers, Trix, 20h30, 15/12e, +32 3 670 09 00
ZJAKKI WILLEMS Courtrai, De Kreun, 20h, gratuit, +32 5 637 06 44
dim 14.03
mer 17.03
FINNTROLL + ELUVEITIE + EQUILIBRIUM + ALESTORM + DORNENREICH + ARKONA + VARG Anvers, Trix, 17h, 32/30e, +32 3 670 09 00
Weirdofest 4 : LUCKY DRAGONS + MOUCHE MAN Bruxelles, Belle Vue Café, 19h30, 10/7e,
Gand, Culture Club, 23h, 10/5e, +32 9 233 09 46 SHINEDOE + VIE + LADY LEKTRIX + SEBA LECOMPTE Gand, Decadance, 23h, nc, +32 9 329 00 54
UNDER BYEN + GET WELL SOON Bruges, Cactus Club, 20h, 17/14e, +32 5 033 20 14 WHY ? + I MIGHT BE WRONG + JOSIAH WOLF Bruxelles, Botanique, 20h, 16/13/10e, +32 2 218 37 32 BOSQUE BROWN + THE BEAR THAT WASN’T Gand, Vooruit, 20h, 13/9e, +32 9 267 28 28
lun 15.03 BLOOD RED SHOES Bruxelles, Ancienne Belgique, 20h, 19/16e, +32 2 548 24 24 ROBERT FRANCIS Bruxelles, Ancienne Belgique, 20h, 12e, +32 2 548 24 24
mar 16.03 INFECTIOUS GROOVES Bruxelles, VK - De Vaartkapoen, 19h30, 18/15e, +32 2 414 29 07 FIXKES Bruxelles, Ancienne Belgique, 20h, 12e, +32 2 548 24 24
JP NATAF + COCOROYAL Bruxelles, Botanique, 20h, 17/14/11e, +32 2 218 37 32 RICKIE LEE JONES Bruxelles, Botanique, 20h, 19/16/13e, +32 2 218 37 32 STEVEN DE BRUYN + TONY GYSELINCK & ROLAND Leuven, Het Depot, 20h, gratuit, +32 1 622 06 03
LOUIS SCLAVIS QUINTET Gand, Vooruit, 20h, 14/10e, +32 9 267 28 28 THIS CITY Lille, Péniche du Pianiste, 20h, nc, +33 320 57 14 40 ALPHABEAT Anvers, Trix, 20h30, 18/15e, +32 3 670 09 00 NITS (THE) + YULES Wattrelos, Boîte à Musique, 20h30, nc, +33 320 02 24 71 DAVIDOV + BUZZ Gand, Culture Club, 22h, 5e, +32 9 233 09 46 RALF + SEROM & ASFALTE Anvers, Café d’Anvers, 22h30, gratuit, +32 3 226 38 70
CLAIRE DANJOU Lille, Péniche du Pianiste, 20h, 8/6e, +33 320 57 14 40
ven 19.03
MARBLE SOUNDS Anvers, Trix, 20h30, 5e, +32 3 670 09 00
IAMX Bruxelles, Ancienne Belgique, 20h, 27/24e, +32 2 548 24 24
jeu 18.03
STTELLLA Charleroi, COLISEUM, 20h, 18/15e, 3271843791
L’ENFANCE ROUGE + V13 + QUIET Bruxelles, Magasin 4, 19h, 8e, +32 2 223 34 74
RETRIBUTION GOSPEL CHOIR + DJ STORM Courtrai, De Kreun, 20h, 7/10/12e, +32 5 637 06 44
UNDERHOATH + CAMPUS + ARCHITECTS Bruxelles, VK - De Vaartkapoen, 19h30, 18/15e, +32 2 414 29 07
RADIO MODERN + HOUSE OF SWING Leuven, Het Depot, 20h, 15/13e, +32 1 622 06 03
SOAP&SKIN Bruxelles, Ancienne Belgique, 20h, 19/16e, +32 2 548 24 24
GÂTECHIEN + NO SEX TONIGHT Namur, Belvédère, 20h30, nc, +32 8 181 39 00 FOREIGN BEGGARS + AFROJAWS
concerts Roubaix, Cave aux Poètes, 20h30, 10/8/6e, +33 320 27 70 10
Bruxelles, VK - De Vaartkapoen, 19h30, 23/20e, +32 2 414 29 07
SQUARES ON BOTH SIDES Bruxelles, Ateliers Claus, 21h, 8e, +32 2 478 23 50
SUEELLEN + GEORGIO ‘THE DOVE’ VALENTINO Bruxelles, Magasin 4, 21h, 7e, +32 2 223 34 74
AVETT BROTHERS (THE) Bruxelles, Ancienne Belgique, 20h, 12e, +32 2 548 24 24
Buzz On Your Lips 3rd B-Day : KID606 + YOU LOVE HER COZ SHE’S DEAD + COVOX + ANIA ET LE PROGRAMMATEUR + SICKBOY + MARC NOSTROMO + BAXTER LILLY Bruxelles, Recyclart, 21h30, 10e, +32 2 289 00 59
SLAGSMALSKLUBBEN + VERMIN TWINS + FREDO & THANG + FANKLUB DEEJAYS + HERMANOS INGLESOS Anvers, Petrol, 22h, 13/10e, +32 3 226 49 63
BRENDAN PERRY Bruxelles, Botanique, 20h, 28/25/22e, +32 2 218 37 32
BEN SHEBANG + GULDENTOPS Bruxelles, Wax Club, 22h, gratuit, info@thewaxclubcom Techno4You : FEESH-TIX + CARBON 14 + B-CREW + AERO + CYD DOKIRO + CHRISTOBALD Liège, InsideOut, 22h, 3e, +32 4 971 71 43 Wom & Rave on Acid Presents : ACID INVADERS + SHAMAN + ACID KIRK + AUTOKINETIK + NICOLAS DUVOISIN + TIM BERNER + NOMHAD + MADMIPS Bruxelles, Fuse Club, 23h, 10/5e, +32 2 511 97 89 The Fresh Tunes of Bel Air : DJ GUS + DJ SENSE Gand, Culture Club, 23h, 8e, +32 9 233 09 46 MR SCRUFF Gand, Vooruit, 23h, 13/11,5e, +32 9 267 28 28 THOMAS SCHUMACHER + MAXIM LANY + PETE HOWL + COLE Gand, Decadance, 23h, nc, +32 9 329 00 54
HUSKY RESCUE Bruxelles, Botanique, 20h, 13/10/7e, +32 2 218 37 32
X MAKEENA + LES 100 GRAMMES DE TÊTES + PPZ30 + LA DK DANSE Bruxelles, Magasin 4, 20h, 10e, +32 2 223 34 74 KLAUS BEYER + WILD CLASSICAL ENSEMBLE Bruxelles, Recyclart, 20h, 5e, +32 2 289 00 59 DOGHOUSE Huy, Atelier rock, 20h, nc, +32 8 525 03 59 THE WOLF BANES Leuven, Het Depot, 20h, 12/14e, +32 1 622 06 03 49 SWIMMING POOL Lille, Péniche du Pianiste, 20h, nc, +33 320 57 14 40 RADONI’S TRIBE Mouscron, Marius Staquet, 20h, nc, +32 5 686 01 60 Nam’in’Jazz Festival : DARWIN CASE Namur, Belvédère, 20h, nc, +32 8 181 39 00 NOAH AND THE WHALE + ROKEN IS DODELIJK Tourcoing, Grand Mix, 20h, 10/7e, +33 320 70 10 00
Fête de l’Animation : AUTECHRE + ROB HALL + RUSSELL HASWELL + DIDGIT Lille, Tripostal, 23h, 10e,
FUN LOVIN’ CRIMINALS + CHEMISTS (THE) Anvers, Trix, 20h30, 25/22e, +32 3 670 09 00
sam 20.03
SPECTRUM + COTTON CLUB Diksmuide, Muziekclub 4AD, 20h30, 12/8e, +32 5 150 48 94
OMNIA
Sound of Wax : DAVID GARCET + HEAVY WAX + FERNANDO WAX + JAZZY DEMON Bruxelles, Wax Club, 22h, gratuit, info@thewaxclubcom PETER VAN HOESEN + ANJA SCHNEIDER + DONATO DOZZY + DJ PIERRE Bruxelles, Fuse Club, 23h, 10/5e, +32 2 511 97 89 I’m A Cliché label night : BO’TOX + COSMO VITELLI Bruxelles, Libertine Supersport, 23h, 10/5e THE GLIMMERS + DAVIDOV + ODD WORD (THE) Gand, Culture Club, 23h, 10/5e, +32 9 233 09 46 Tanz Mal! : RAINER WEICHHOLD + FRED NASEN + SNU & MATTHEW + JENSEN + LEESA Gand, Decadance, 23h, nc, +32 9 329 00 54 MARCEL DETTMANN + STEFFI + DJ DARKO Louvain, Silo, 23h, nc, +32 1 620 34 64
dim 21.03 FINAL FANTASY Lille, Aéronef, 18h, 15/10e, +33 320 13 50 00 METHOD MAN + STREETLIFE + CILVARINGZ + MATHEMATICS Anvers, Petrol, 20h, 25/21e, +32 3 226 49 63 PIERRE LAPOINTE Bruxelles, Botanique, 20h, 19/16/13e, +32 2 218 37 32
agenda |
123
CLARE AND THE REASONS Bruxelles, Botanique, 20h, 15/12/9e, +32 2 218 37 32 GIFT OF GAB Anvers, Trix, 20h30, 15/12e, +32 3 670 09 00 LEE ‘SCRATCH’ PERRY + MAX ROMÉO + THE CONGOS + ADRIAN SHERWOOD Gand, Vooruit, 20h30, 29/26,5e, +32 9 267 28 28
lun 22.03 NEW YORK SKA JAZZ ENSEMBLE Bruxelles, Botanique, 20h, 16/13/10e, +32 2 218 37 32 Jazz & Sounds : IMPRESSIONS OF A BLUE KIND Gand, Vooruit, 20h, 10e, +32 9 267 28 28 MONO + AGENTS IN PANAMA Leuven, Het Depot, 20h, 19/16e, +32 1 622 06 03
mar 23.03 Jazz & Sounds : DE HEDENDAAGSE KLARINET IN KAMERMUZIEK Gand, Vooruit, 20h, 10e, +32 9 267 28 28 WHY ? + JOSIAH WOLF Lille, Aéronef, 20h, nc, +33 320 13 50 00 KYRIE KRISTMANSON Lille, Péniche du Pianiste, 20h, nc, +33 320 57 14 40 RECOIL Anvers, Trix, 20h30, 25/20e, +32 3 670 09 00 TONY CURTIS + TLP AKA TROUBLEMAN + CRUCIAL P Gand, Decadance, 23h, nc, +32 9 329 00 54
mer 24.03 JOSÉ JAMES
Bruxelles, Ancienne Belgique, 20h, 19/16e, +32 2 548 24 24 TOM MCRAE + BRIAN WRIGHT Bruxelles, Botanique, 20h, 20/17e, +32 2 218 37 32 DANIEL HÉLIN Bruxelles, Botanique, 20h, 13/10/7e, +32 2 218 37 32 MINTZKOV + WALLACE VANBORN Courtrai, De Kreun, 20h, 7/10/12e, +32 5 637 06 44
THE HEAVY Bruxelles, Botanique, 20h, 15/12/9e, +32 2 218 37 32 HOCUS POCUS Bruxelles, Botanique, 20h, 23/20/17e, +32 2 218 37 32 MINTZKOV Leuven, Het Depot, 20h, 15/12e, +32 1 622 06 03 YOUSSOU N’DOUR Lille, Aéronef, 20h, nc, +33 320 13 50 00
TAXI TAXI! + ISBELLS Gand, Vooruit, 20h, 14/10e, +32 9 267 28 28
BOOGERS Lille, Péniche du Pianiste, 20h, 6e, +33 320 57 14 40
THE OPPOSITES Leuven, Het Depot, 20h, 15/13e, +32 1 622 06 03
THE VAN JETS Anvers, Trix, 20h30, 15/12e, +32 3 670 09 00
-16- + ORANGEMAN THEORY (THE) Liège, Zone, 20h, 6e, +32 4 341 07 27
KABOOM KARAVAN Bruxelles, Recyclart, 20h30, 5e, +32 2 289 00 59
PORNORAMA Lille, Péniche du Pianiste, 20h, nc, +33 320 57 14 40 LONELADY + LENA DELUXE Roubaix, Cave aux Poètes, 20h30, 8/6/4e, +33 320 27 70 10 WANG LI Bruxelles, Beursschouwburg, 21h30, gratuit, +32 2 550 03 50
jeu 25.03 Jazz & Sounds : BEN SLUIJS + JULES DEELDER + ERIK TRUFFAZ + MALCOLM BRAFF Gand, Vooruit, 18h30, 25/20e, +32 9 267 28 28 YODELICE Bruxelles, Ancienne Belgique, 20h, 25/22e, +32 2 548 24 24 WALLACE VANBORN + LANDFILL Bruxelles, Ancienne Belgique, 20h, 12e, +32 2 548 24 24 TAXI TAXI! Bruxelles, Botanique, 20h, 11/8/5e, +32 2 218 37 32
XICOTADA Anvers, Trix, 22h, nc, +32 3 670 09 00 RALF + SEROM & ASFALTE Anvers, Café d’Anvers, 22h30, gratuit, +32 3 226 38 70
ven 26.03 REVEREND HORTON HEAT + SUPERSUCKERS + DEADBOLT + GRAVE BROTHERS (THE) Anvers, Trix, 19h30, 20/17e, +32 3 670 09 00 SINIK Bruxelles, Ancienne Belgique, 20h, 25/23e, +32 2 548 24 24 MASS HYSTERIA + THE WAOW Bruxelles, Botanique, 20h, 17/14/11e, +32 2 218 37 32 UPSESSIONS + MIGHTY PATCH SOUND SYSTEM Bruxelles, Magasin 4, 20h, 7/10/12e, +32 2 223 34 74 Jazz & Sounds : ELLIOT SHARP + FES FEAT. JOHN WATTS + JOËLLE LÉANDRE + ERIC THIELEMANS + JOSSE DE PAUW
concerts Gand, Vooruit, 20h, 25/20e, +32 9 267 28 28 THE STRANGLERS Leuven, Het Depot, 20h, Complet, +32 1 622 06 03 ANGELIC UPSTARTS Anvers, Trix, 20h30, 17/14e, +32 3 670 09 00 Les Vendredis Blind Test : DJ VASTAPAN Namur, Belvédère, 20h30, gratuit, +32 8 181 39 00 THE GASLAMP KILLER + FALTY DL + SBTRKT + EMALKAY Anvers, Petrol, 22h, 13/10e, +32 3 226 49 63 PLASTIC SOUL ORCHESTRA + MANO SINISTRA + DOUBLE HEDGE Bruxelles, Wax Club, 22h, gratuit, info@thewaxclubcom Brussels Electronic Music Festival : HEXSTATIC + SYLVAIN CHAUVEAU + FADER + THOMAS BRINKMANN + FADY ONE + DJ DARKO Bruxelles, Bozar, 22h30, 35/30e, +32 2 507 82 00 RICARDO VILLALOBOS + DEG + DJ PIERRE Bruxelles, Fuse Club, 23h, 9/13e, +32 2 511 97 89 Fight Klub : DRUMDERGROUND + COSY MOZZY Bruxelles, K-nal, 23h, 10/5e, +32 0 324 73 47 DROON + SICKBOY + R-MIT + YOGI RUMBLIST Roubaix, Cave aux Poètes, 23h, 10/8e, +33 320 27 70 10
sam 27.03 DEVIATE + LENGTH OF TIME + HANGMAN’S CHAIR + ES LA GUERILLA + DEHUMAN Bruxelles, Magasin 4, 19h, gratuit, +32 2 223 34 74 Brussels Electronic Music Festival : CLUSTER + D*FUSE
+ CHRIS DE LUCA + AUFGANG + SEÏ A Bruxelles, Bozar, 20h, 35/30e, +32 2 507 82 00 RAMINES (THE) + GOUDRONA SUPERSTAR Liège, Zone, 20h, 6e, +32 4 341 07 27 ARCH ENEMY + SAMAEL + DYLATH LEEN + KLANG!!! Lille, Aéronef, 20h, 22/18e, +33 320 13 50 00 YETI LANE Lille, Péniche du Pianiste, 20h, nc, +33 320 57 14 40 QUASIMOROCK + VISMETS + PIANO CLUB + SONIC PARTY Namur, Maison de la Culture, 20h, 10e, +32 8 122 90 14 TRIGGERFINGER + ZOÉ + BOSTON TEA PARTY Diksmuide, Muziekclub 4AD, 20h30, 9/6e, +32 5 150 48 94
(THE) Bruxelles, Bozar, 18h, 35/30e, +32 2 507 82 00 FOUR TOPS (THE) + TEMPTATIONS (THE) Roubaix, Colisée, 19h, 62/51e, +33 320 24 07 07 Jazz & Sounds : ELLERY ESKELIN + ANDREA PARKINS + JIM BLACK + DAAN JANSSENS + WOLTER WIERBOS Gand, Bijloke, 20h, 25/20e, +32 9 324 92 33
lun 29.03 DOBET GNAHORÉ + MANOU GALLO Bruxelles, Ancienne Belgique, 20h, 23/20e, +32 2 548 24 24
mar 30.03
AQME + MASS HYSTERIA Tourcoing, Grand Mix, 20h30, 17.7e, +33 320 70 10 00
LONELADY Bruxelles, Botanique, 20h, 13/10/7e, +32 2 218 37 32
JUNIOR KELLY + WARRIOR KING & FIREHOUSE Anvers, Petrol, 21h, 25/20e, +32 3 226 49 63
THE HEAVY Lille, Aéronef, 20h, 15/10e, +33 320 13 50 00
TRIGGERFINGER + BOSTON TEA PARTY + ZOÉ Dunkerque, 4 Ecluses, 21h, 9/6e, +33 328 63 82 40 It Becomes Infectious : BELUXX + SNOOBA + LADY CAROLINE Bruxelles, Wax Club, 22h, gratuit, info@thewaxclubcom POPOF Bruxelles, Libertine Supersport, 23h, 10/5e
dim 28.03 Brussels Electronic Music Festival : JÓHANN JÓHANNSSON + CYCLO + CEDRIC STEVENS + CHRISTOPHE BAILLEAU + ODAKA + AKTIVIST
DANCE YOURSELF TO DEATH Lille, Péniche du Pianiste, 20h, nc, +33 320 57 14 40
mer 31.03 SPECTRUM + CHAIN & THE GANG Bruxelles, VK - De Vaartkapoen, 19h30, 13/10e, +32 2 414 29 07 JOSH ROUSE Bruxelles, Ancienne Belgique, 20h, 21/18e, +32 2 548 24 24 MAXIMILIAN HECKER Bruxelles, Botanique, 20h, 16/13/10e, +32 2 218 37 32 GO FIND (THE) + LIESA VAN DER AA Gand, Vooruit, 20h, 12/8e, +32 9 267 28 28
agenda |
125
THE BLOODY BEETROOTS Lille, Aéronef, 20h, 22/18e, +33 320 13 50 00 BRAND NUBIAN + THE BEATNUTS Tourcoing, Grand Mix, 20h, 16/13e, +33 320 70 10 00 NATHEN MAXWELL + ORIGINAL BUNNY GANG (THE) Anvers, Trix, 20h30, 13/10e, +32 3 670 09 00
jeu 01.04 SAX RUINS + L’OEILLÈRE Bruxelles, Magasin 4, 19h, nc, +32 2 223 34 74 MEURIS Bruxelles, Ancienne Belgique, 20h, 19/16e, +32 2 548 24 24 THE TOASTERS + PEPPER SEED Bruxelles, Botanique, 20h, 12/9/6e, +32 2 218 37 32 CHAIN & THE GANG Lille, Aéronef, 20h, 12/6e, +33 320 13 50 00 TOM MCRAE Tourcoing, Grand Mix, 20h30, 17,70e, +33 320 70 10 00 STEVEN GOEGEBUER + HENK RIJCKAERT Bruxelles, Ancienne Belgique, 20h45, nc, +32 2 548 24 24 RALF + SEROM & ASFALTE Anvers, Café d’Anvers, 22h30, gratuit, +32 3 226 38 70
ven 02.04 THRONES + NADJA + OVO + SOLAR SKELETONS Bruxelles, Magasin 4, 19h, nc, +32 2 223 34 74
+32 3 226 49 63 TOMAN + THE SEVEN MILE JOURNEY Bruges, Cactus Club, 20h, 9/6e, +32 5 033 20 14
Bruxelles, Ancienne Belgique, 20h, 27/24e, +32 2 548 24 24 THE PEAS PROJECT Bruxelles, Botanique, 20h, 16/13/10e, +32 2 218 37 32
THE BLOODY BEETROOTS Bruxelles, Ancienne Belgique, 20h, Complet, +32 2 548 24 24
EAT LIONS + BOSTON TEA PARTY Courtrai, De Kreun, 20h, 5e, +32 5 637 06 44
THEE SILVER MT. ZION MEMORIAL ORCHESTRA Bruxelles, Botanique, 20h, 19/16/13e, +32 2 218 37 32
PHIL ABRAHAM QUINTET Mouscron, Marius Staquet, 20h, nc, +32 5 686 01 60
THE LEGENDARY PINK DOTS + CEBO Bruxelles, Botanique, 20h, 14/11/8e, +32 2 218 37 32 STEVE VON TILL + HARVESTMAN + AMENRA Courtrai, De Kreun, 20h, 7/10/12e, +32 5 637 06 44 JEAN-LOUIS MURAT + LENA DELUXE Tourcoing, Grand Mix, 20h, 20/17e, +33 320 70 10 00
AEROPLANE + VILLA + MUSTANG + HORSE MEAT DISCO + EROL ALKAN’S «DISCO 3000» Bruxelles, Libertine Supersport, 23h, 10/5e Daily Dubstep : N TYPE + MALA + BREAKAGE + YOUNGSTA + KRYPTIC MINDS + GRIMELOCK Gand, Vooruit, 23h, 19/15e, +32 9 267 28 28
dim 04.04
ENTROFOBESSE + JACKPINE + DRUMS ARE FOR PARADES + DJ GROSBUL Namur, Belvédère, 20h30, nc, +32 8 181 39 00
MARVIN + FORDAMAGE + DUFLAN DUFLAN + PETULA CLARCK Bruxelles, Magasin 4, 19h, nc, +32 2 223 34 74
Musik Oblik : BAUDOIN DE JAER + OTHIN SPAKE Bruxelles, Recyclart, 21h, 5e, +32 2 289 00 59
ADMIRAL FREEBEE Bruxelles, Ancienne Belgique, 20h, Complet, +32 2 548 24 24
HERNAN CATTANEO + POLE FOLDER + DJ X-IAN + UGUR YURT Anvers, Café d’Anvers, 23h, nc, +32 3 226 38 70 Fight Klub : LES PETITS PILOUS Bruxelles, K-nal, 23h, 10/5e, +32 0 324 73 47
FRANK TURNER Bruxelles, Ancienne Belgique, 20h, 12e, +32 2 548 24 24 MATTHEW DEAR + CLAUDE VON STROKE Louvain, Silo, 23h, nc, +32 1 620 34 64
lun 05.04 sam 03.04
LES WAMPAS + ELECTRIC DUCKS + THE ELDERBERRIES Lille, Aéronef, 19h30, nc, +33 320 13 50 00
SUMA + PYRAMIDO + GURA + THE 1984 Bruxelles, Magasin 4, 19h, nc, +32 2 223 34 74
FREAKY AGE + MINT Anvers, Petrol, 20h, 13/10e,
AQME + LIFE OF AGONY + PANIC CELL
BALTHAZAR Bruxelles, Ancienne Belgique, 20h, 12e, +32 2 548 24 24
mar 06.04 NICOLAI DUNGER
concerts Bruxelles, Ancienne Belgique, 20h, 12e, +32 2 548 24 24 NEGURA BUNGET + DAMNED SPIRITS’ DANCE + WAY OF PURITY (THE) Liège, Zone, 20h, nc, +32 4 341 07 27
Bruxelles, VK - De Vaartkapoen, 19h30, 15/12e, +32 2 414 29 07 JOSSE DE PAUW Diksmuide, Muziekclub 4AD, 20h30, 11/7e, +32 5 150 48 94
MOS DEF + FLOWLIFE BUMZ & BEAT DRUNX + DJ LEFTO + MC GUS Gand, Vooruit, 20h30, 37/33,5e, +32 9 267 28 28
SHITDISCO + SUPERLUX + HIS DUDENESS + EDDIE ADAMS + KUTMASTERSHOK Namur, Belvédère, 20h30, nc, +32 8 181 39 00
mer 07.04
Clubsteppin : THE OTHERS + PLASTICIAN + COOLY G + SCIENCE OF TWO Bruges, Cactus Club, 22h, 13/10e, +32 5 033 20 14
SOIL & «PIMP» Courtrai, De Kreun, 20h, 7/10/12e, +32 5 637 06 44 LENA DELUXE Etterbeek, Atelier 210, 21h, 2e, +32 2 732 16 39
jeu 08.04 IMPURE WILHELMINA + LOST SPHERE PROJECT + LUGG Bruxelles, Magasin 4, 19h, nc, +32 2 223 34 74 TAPE TUM + BEAR THAT WASN’T (THE) + MARBLE SOUNDS Bruxelles, Ancienne Belgique, 20h, 12e, +32 2 548 24 24 MT. EERIE + NO KIDS Courtrai, De Kreun, 20h, 7/10/12e, +32 5 637 06 44 BRAIN DAMAGE Etterbeek, Atelier 210, 20h30, 13/10e, +32 2 732 16 39 RALF + SEROM & ASFALTE Anvers, Café d’Anvers, 22h30, gratuit, +32 3 226 38 70
ven 09.04 AUTECHRE + ROB HALL + RUSSELL HASWELL + DIDJIT Bruxelles, Ancienne Belgique, 19h, 23/20e, +32 2 548 24 24 TRASH TALK + ROLO TOMASSI
Fight Klub : RUSTIE + BASKERVILLE Bruxelles, K-nal, 23h, 10/5e, +32 0 324 73 47
sam 10.04 FOOL’S GOLD + KELPE + RAIN MACHINE + THE STRANGE BOYS Bruxelles, Ancienne Belgique, 18h, 19/16e, +32 2 548 24 24 KARMA TO BURN + YEAR LONG DISASTER + SARDONIS Leuven, Het Depot, 19h, 14/12e, +32 1 622 06 03 TRISOMIE 21 + CRUISE [CTRL] +:CODES Bruxelles, VK - De Vaartkapoen, 19h30, 22/19e, +32 2 414 29 07 BOY AND THE ECHO CHOIR + CARL + MIELE + Y.E.R.M.O Bruxelles, Ancienne Belgique, 20h, 12e, +32 2 548 24 24 FUCK BUTTONS + THREE TRAPPED TIGERS + JOE BERLUCK + MAURO PAWLOWSKI Courtrai, De Kreun, 20h, 15e, +32 5 637 06 44 TV BUDDHAS Diksmuide, Muziekclub 4AD, 20h30, 10/6e, +32 5 150 48 94
THE HEATWAVE + WARRIOR QUEEN + EL HIJO DE LA CUMBIA + CHOCOMIX + MAX LE DARON Bruxelles, Recyclart, 22h, 8/10e, +32 2 289 00 59 RIVA STARR Bruxelles, Libertine Supersport, 23h, 10/5e
dim 11.04 65 DAYS OF STATIC + MOUNT EERIE + TOMAN + FUCK BUTTONS Bruxelles, Ancienne Belgique, 17h, nc, +32 2 548 24 24 INNER DEATH EXPERIENCE + GOUDRON Bruxelles, Magasin 4, 19h, nc, +32 2 223 34 74 THE GLADIATORS + CRUCIAL P Bruxelles, VK - De Vaartkapoen, 19h30, 25/22e, +32 2 414 29 07
lun 12.04 CRYSTAL ANTLERS + ASIWYFA + KAPITAN KORSAKOV Bruxelles, Ancienne Belgique, 20h, 12e, +32 2 548 24 24 Paradis Artificiels : MULATU ASTATKE & THE HELIOCENTRICS Tourcoing, Grand Mix, 20h30, 19,80e, +33 320 70 10 00
mar 13.04DANIEL
JOHNSTON AND THE BEAM ORCHESTRA Bruxelles, Ancienne Belgique, 18h, 25/22e, +32 2 548 24 24 Paradis Artificiels : NOUVELLE VAGUE + AN PIERLE & WHITE VELVET + AMÉLIE Lille, Sébastopol, 19h30, 25,30e, +33 320 54 44 50 Paradis Artificiels : EIFFEL + DA SILVA + AUTOMATIQ Lille, Splendid, 19h30, 22e, +33 320 33 17 34
agenda |
127
DAN LE SAC VS SCROOBIUS PIP + LAURA DOCKRILL Bruxelles, Ancienne Belgique, 20h, 12e, +32 2 548 24 24
BELGIAN ASOCIALITY Bruxelles, Ancienne Belgique, 19h, 19/16e, +32 2 548 24 24
WILD BEASTS Bruxelles, Botanique, 20h, 13/10/7e, +32 2 218 37 32
BIBI TANGA & THE SELENITES Bruxelles, Botanique, 20h, 16/13/10e, +32 2 218 37 32
NONA MEZ + MILOW + TOM HELSEN Leuven, Het Depot, 20h, 13/10e, +32 1 622 06 03
Paradis Artificiels : DANAKIL + THE GLADIATORS Lille, Aéronef, 20h, 22e, +33 320 13 50 00
BALKAN BEAT BOX Lille, Aéronef, 20h, 22/18e, +33 320 13 50 00
DIZIZ LA PESTE + KLM & CAPUCHON + SALADIN + EXODARAP Charleroi, COLISEUM, 20h, 15/10e, 3271843791
Paradis Artificiels : JULIEN PRAS Lille, Péniche du Pianiste, 20h, 7e, +33 320 57 14 40
Paradis Artificiels : THE BEWITCHED HANDS ON THE TOP OF OUR HEADS Lille, Maison Folie Moulins, 20h, 13,80e, +33 320 95 08 82
Paradis Artificiels : OCEANA + BEN L’ONCLE SOUL Tourcoing, Grand Mix, 20h30, 17,80e, +33 320 70 10 00
Paradis Artificiels : DICK ANNEGARN Lille, Sébastopol, 20h, 27,50e, +33 320 54 44 50
mer 14.04
ADMIRAL FREEBEE + WILLIE Gand, Vooruit, 20h30, 22/20,5e, +32 9 267 28 28
MADINA LAKE + YOUNG GUNS Bruxelles, VK - De Vaartkapoen, 19h30, 14/11e, +32 2 414 29 07 Paradis Artificiels : LOUDBLAST + DJ G DUB Lille, Splendid, 19h30, 13,80e, +33 320 33 17 34 Paradis Artificiels : THE PRODIGY + THE SUBS + CROOKERS Lille, Zénith Arena, 19h30, 33e, +33 320 14 15 16
ven 16.04 RAJERY + TINY LEGS TIM Diksmuide, Muziekclub 4AD, 20h, 11/7e, +32 5 150 48 94 BURNING HEADS + REBEL ASSHOLES + BLACK SHEEP Bruxelles, Magasin 4, 19h, nc, +32 2 223 34 74
DRUMS ARE FOR PARADES + SHINING Gand, Vooruit, 20h, 14/10e, +32 9 267 28 28 BLOOD RED SHOES + KING OF CONSPIRACY Lille, Aéronef, 20h, 15/10e, +33 320 13 50 00 Paradis Artificiels : MISSILL Lille, Gare Saint-Sauveur, 20h, nc, Paradis Artificiels : MR DAY + DAN LE SAC VS SCROOBIUS PIP Lille, Maison Folie Moulins, 20h, nc, +33 320 95 08 82 FOXES IN BOXES + FORDAMAGE + FLIPO MANCINI + DJ MOTOR Namur, Belvédère, 20h30, nc, +32 8 181 39 00 DIASPORIC SOUNDS FROM THE GLOBAL UNDERGROUND Bruxelles, Recyclart, 21h, gratuit, +32 2 289 00 59
sam 17.04
EIFFEL Bruxelles, Botanique, 20h, 19/16/13e, +32 2 218 37 32
Paradis Artificiels : ARCHIVE + WAX TAILOR Lille, Zénith Arena, 19h, 29,70e, +33 320 14 15 16
Paradis Artificiels : TENDER FOREVER Lille, Péniche du Pianiste, 20h, 9e, +33 320 57 14 40
Paradis Artificiels : LUKE + PUGGY + ABSYNTHE MINDED Lille, Splendid, 19h30, 22e, +33 320 33 17 34
Paradis Artificiels : SANSEVERINO + CARMEN MARIA VEGA Lille, Sébastopol, 20h, 27,50e, +33 320 54 44 50
BALKAN BEAT BOX Bruxelles, Ancienne Belgique, 20h, 23/20e, +32 2 548 24 24 SELAH SUE Bruxelles, Ancienne Belgique, 20h, 12e, +32 2 548 24 24
Paradis Artificiels : IGGY & THE STOOGES + TRIGGERFINGER Lille, Zénith Arena, 19h, 37,40e/33e, +33 320 14 15 16
jeu 15.04
SIVERT HOYEM EX. MADRUGADA Bruxelles, Botanique, 20h, 18/15/12e, +32 2 218 37 32
BOHREN & DER CLUB OF GORE Bruxelles, Belle Vue Café, 19h30, 15/12e
FUNERAL DRESS + KIDS (THE) +
Sonic City : THE GO! Courtrai, De Kreun, 14h, 17/22e, +32 5 637 06 44 10 years Bunkerleute : KIRLIAN CAMERA + SONAR + DE VOLANGES Leuven, Het Depot, 18h30, 25/20e, +32 1 622 06 03
concerts BIRDY NAM NAM Bruxelles, Ancienne Belgique, 20h, 25/22e, +32 2 548 24 24 SHARKO + OK COWBOY! + LE PRINCE HARRY Charleroi, COLISEUM, 20h, 15/12e, 3271843791 RAZORBLADES + PIRATO KETCHUP Liège, Zone, 20h, nc, +32 4 341 07 27 Paradis Artificiels : ARRESTED DEVELOPMENT Lille, Aéronef, 20h, 23,10e, +33 320 13 50 00 SOUND OF STEREO Bruxelles, Ancienne Belgique, 22h, 12e, +32 2 548 24 24 HENRIK SCHWARZ Bruxelles, Libertine Supersport, 23h, 10/5e Paradis Artificiels : DAMIAN LAZARUS + JAMIE JONES + CLIVE HENRY Lille, Tripostal, 23h, nc,
dim 18.04 Sonic City : DEERHOOF Courtrai, De Kreun, 14h, 17/22e, +32 5 637 06 44
Bruxelles, Botanique, 20h, 19/16/13e, +32 2 218 37 32 SHRINEBUILDER + KINGDOM Courtrai, De Kreun, 20h, 15e, +32 5 637 06 44 BEDROOM COMMUNITY + SAM AMIDON + VALGEIR SIGURDSSON + BEN FROST + NICO MUHLY Gand, Vooruit, 20h, 19/17,5e, +32 9 267 28 28 FEMI KUTI Leuven, Het Depot, 20h, 26/24e, +32 1 622 06 03 TOINE THYS HAMMOND TRIO Etterbeek, Atelier 210, 21h, 2e, +32 2 732 16 39
mar 20.04 KILLING JOKE Bruxelles, Ancienne Belgique, 20h, 23/20e, +32 2 548 24 24 NEWTON FAULKNER Bruxelles, Ancienne Belgique, 20h, 12e, +32 2 548 24 24 CHARLES GAYLE & HAN BENNINK + KRIS DEFOORT Gand, Vooruit, 20h, 14/10e, +32 9 267 28 28
JOHN BUTLER TRIO Bruxelles, Ancienne Belgique, 20h, 26/23e, +32 2 548 24 24
GABRIEL RIOS + JEF NEVE + KOBE PROESMANS Leuven, Het Depot, 20h, 23/20e, +32 1 622 06 03
THE UNTHANKS Bruxelles, Botanique, 20h, 15/12/9e, +32 2 218 37 32
mer 21.04
GABRIEL RIOS + JEF NEVE + KOBE PROESMANS Gand, Vooruit, 20h, 25/21e, +32 9 267 28 28 Paradis Artificiels : DANIEL JOHNSTON & THE BEAM Lille, Splendid, 20h, 24,20e, +33 320 33 17 34
lun 19.04 NADA SURF
DON MCLEAN Bruxelles, Ancienne Belgique, 20h, 38/35e, +32 2 548 24 24 DE MENS Bruxelles, Ancienne Belgique, 20h, 12e, +32 2 548 24 24 TUNNG Bruxelles, Botanique, 20h, 16/13/10e, +32 2 218 37 32 ADMIRAL FREEBEE Leuven, Het Depot, 20h, Complet, +32 1 622 06 03
jeu 22.04 THE HUNDRED IN THE HANDS Bruxelles, Ancienne Belgique, 19h, 12e, +32 2 548 24 24 ZENI GEVA + JAKUZI’S ATTEMPT + PNEUMATIC HEAD COMPRESSOR Bruxelles, Magasin 4, 19h, nc, +32 2 223 34 74 LOU REED’S METAL MACHINE TRIO Bruxelles, Ancienne Belgique, 20h, 38/35e, +32 2 548 24 24 SAINT-ANDRÉ Bruxelles, Botanique, 20h, 16/13/10e, +32 2 218 37 32 HOLLY MIRANDA Bruxelles, Botanique, 20h, 13/10/7e, +32 2 218 37 32 THE VAN JETS Leuven, Het Depot, 20h, 16/13e, +32 1 622 06 03 RALF + SEROM & ASFALTE Anvers, Café d’Anvers, 22h30, gratuit, +32 3 226 38 70
ven 23.04 CERCUEIL + KEIKI + BOSTON TEA PARTY + TRIKE Bruxelles, Magasin 4, 19h, nc, +32 2 223 34 74 ZENI GEVA + YEAR OF NO LIGHT + ALTAR OF PLAGUES Courtrai, De Kreun, 20h, 7/10/12e, +32 5 637 06 44 DE MENS + ETÉ 67 Diksmuide, Muziekclub 4AD, 20h30, 12/8e, +32 5 150 48 94 Bassix : BORGORE + UNITZ B2B SUBSCAPE + CRISSY CRISS + VYRON + DEVNIK + 1901 Bruges, Het Entrepot, 21h, nc, +32 5 047 07 80 DJ PETE & SLEEPARCHIVE + RA.H + KASSEM MOSSE
agenda |
129
+ IMMER.CHIC Bruxelles, Recyclart, 22h, 10e, +32 2 289 00 59 Fight Klub : LATE OF THE PIER Bruxelles, K-nal, 23h, 10/5e, +32 0 324 73 47
sam 24.04 YEAR OF NO LIGHT + ALTAR OF PLAGUES + GENERAL LEE + P.U.T. Bruxelles, Magasin 4, 19h, nc, +32 2 223 34 74 DAVID BISBAL Bruxelles, Ancienne Belgique, 20h, 55/53e, +32 2 548 24 24 LOU RHODES Bruxelles, Ancienne Belgique, 20h, 12e, +32 2 548 24 24 CRYSTAL CASTLES Bruxelles, Botanique, 20h, 18/15/12e, +32 2 218 37 32 FABRIZIO CASSOL Gand, Vooruit, 20h, 22/18e, +32 9 267 28 28 Sound Pellegrino Label Night : SOUND PELLEGRINO THERMAL TEAM Bruxelles, Libertine Supersport, 23h, 10/5e
dim 25.04 DJ KRUSH + DJ BOOTSIE QUARTET + KOALA Bruxelles, VK - De Vaartkapoen, 19h30, 16/13e, +32 2 414 29 07 THE FEATURES Bruxelles, Botanique, 20h, 13/10/7e, +32 2 218 37 32
lun 26.04 ARID + ROADBURG Gand, Vooruit, 20h30, 22/19,5e, +32 9 267 28 28
mar 27.04 MUMFORD & SONS Bruxelles, Ancienne Belgique, 20h, 23/20e, +32 2 548 24 24 THESE NEW PURITANS Bruxelles, Botanique, 20h, 16/13/10e, +32 2 218 37 32 EAGLE SEAGULL Bruxelles, Botanique, 20h, 13/10/7e, +32 2 218 37 32 MEURIS Courtrai, De Kreun, 20h, 13e, +32 5 637 06 44 ARID Leuven, Het Depot, 20h, 22/19e, +32 1 622 06 03 UK SUBS Liège, Zone, 20h, nc, +32 4 341 07 27 THE BLACK BOX REVELATION Gand, Vooruit, 20h30, 21/19,5, +32 9 267 28 28
mer 28.04 EAGLE*SEAGULL Bruges Saint-André, MaZ, 20h, 11/8e, +32 5 071 68 40 THE RESIDENTS Bruxelles, Ancienne Belgique, 20h, 33/30e, +32 2 548 24 24 DE MENS + ETÉ 67 Gand, Vooruit, 20h, 16/15,5e, +32 9 267 28 28 THE BLACK BOX REVELATION Leuven, Het Depot, 20h, Complet, +32 1 622 06 03 BRIAN JONESTOWN MASSACRE Lille, Aéronef, 20h, 17/13e, +33 320 13 50 00
jeu 29.04 PAUL MICHIELS + JEREOEN D’HOE Bruxelles, Ancienne Belgique, 12h30, gratuit, +32 2 548 24 24 AMPARO SANCHEZ
Bruxelles, Ancienne Belgique, 20h, 25/22e, +32 2 548 24 24 HOWIE & LINN Bruxelles, Ancienne Belgique, 20h, 12e, +32 2 548 24 24 AURYN Bruxelles, Botanique, 20h, 13/10/7e, +32 2 218 37 32 DE MENS Leuven, Het Depot, 20h, 16/14e, +32 1 622 06 03 LED BIB Bruxelles, Recyclart, 20h30, 5e, +32 2 289 00 59 ARID + JASPER ERKENS Charleroi, COLISEUM, 20h30, 23/20e, 3271843791 RALF + SEROM & ASFALTE Anvers, Café d’Anvers, 22h30, gratuit, +32 3 226 38 70
ven 30.04 PAPIER TIGRE + THE DANCING NAKED LADIES + MICROFILM + PHILARETORDRE Bruxelles, Magasin 4, 19h, nc, +32 2 223 34 74 ENABLERS + KEIKI Bruxelles, VK - De Vaartkapoen, 19h30, 12/9e, +32 2 414 29 07 AMEL BENT Bruxelles, Ancienne Belgique, 20h, 26e, +32 2 548 24 24 NEW YOUNG PONY CLUB Bruxelles, Botanique, 20h, 16/13/10e, +32 2 218 37 32 15 years Afrika Film Festival : BALOJI + TIMBILA STORIES Leuven, Het Depot, 20h, 18/15e, +32 1 622 06 03 DICK DALE Diksmuide, Muziekclub 4AD, 20h30, 20/16e, +32 5 150 48 94 Fight Klub : I AM UN CHIEN Bruxelles, K-nal, 23h, 10/5e, +32 0 324 73 47
le mot de la fin |
130
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Un truc cool…
Black cube
En 2009, Brock Davis s'est lancé un défi : "Make something cool every day". Cet illustrateur facétieux et photographe hypersensible a terminé l'année en beauté avec 365 créations (photo)graphiques ! Voici un extrait du calendrier très personnel d'un mec définitivement cool.