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Saint-Denis
Le téléphérique en fin d’ année
KERVEGUEN
Le plus grand projet immobilier d’entreprise à La Réunion.
P.6
MUSÉE
L’exposition “ Piedbwa, l’arbre manifeste ” conçue par Kako.
P.12
OÙ MANGER ?
Ne boudez pas votre plaisir et allez manger au restaurant.
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Spécial Saint-denis
Le Quotidien de La Réunion - Samedi 27 mars 2021
Téléphérique
édito
Saint-Denis avance malgré la Covid Confinement, couvre-feu, depuis plusieurs mois, nous vivons au rythme des stop and go imposés par la situation sanitaire. Pourtant, malgré les pauses forcées, la ville capitale poursuit son développement. Portés par la communauté de communes du Nord, les transports se déploient avec un (presque) premier téléphérique urbain de France. Pour répondre aux défis économiques, la ville se développe à travers son bâti, à l’exemple du Kerveguen et ses 10 000 mètres carrés de surface de bureau. Véritable plateforme de lancement des jeunes entrepreneurs, les Ecobox contribuent à cette dynamique. L’environnement n’est pas en reste avec l’introduction des bacs marron qui permettront à terme de réduire le contenu des poubelles grises d’un tiers de leur contenu pour offrir du compost à tous. C’est ce même environnement qui inspire le monde culturel et l’artiste Kako pour son exposition “ Piedwa : l’arbre manifeste ” au musée Léon Dierx. Malgré les temps incertains, Sciences Réunion où les éditions La Plume et le Parchemin continuent de proposer des ateliers à nos marmailles pour leur ouvrir les portes de l’écriture où une compréhension scientifique du monde. Pour ceux qui veulent découvrir le patrimoine en s’aérant, nous vous invitons à marcher sur les traces d’une ancienne prison pour enfants à l’Ilet à Guillaume. On reste dans les prisons avec Juliette Dodu, devenue en 2019 un monument historique. Pour vous restaurer après ou avant ces balades, venez découvrir les deux pages “ Où manger dans SaintDenis ? ”.
Ce supplément gratuit “ Spécial Ville de Saint-Denis” a été réalisé par le service Publicité du Quotidien • Directrice de la publication : Carole Chane-Ki-Chune • Supervision : Jean-Pierre Hugot • Rédaction : Nicolas Bonin, Stéphane Maïcon, Sully Damour • Photo de couverture : D.R • Maquette : Hervé Baum (DA), Macaire Dormeuil, Olivier Banor, Pierre Racine. • Régie publicitaire : 0262 92 15 12 email : resa.regiepub@lequotidien.re • Prépresse et impression : Imprimerie SAFI ZI du Chaudron 97490 Sainte-Clotilde
La révolution du transport par câbles Le premier téléphérique urbain de Saint-Denis entrera en service en fin d’année sur la ligne Bois-de-Nèfles Moufia, tandis que le second téléphérique qui desservira la Montagne arrivera en 2023-2024. Avec une capacité de 1 200 passagers par heure, le transport par câble est une révolution au service d’une mobilité douce.
Q
“
uand nous avons parlé de téléphérique urbain, nous avons essuyé des railleries car pour beaucoup, c’était un transport uniquement pour le ski ”, explique Jean-Pierre Marchau, président de la commission transport de la Cinor. “ Il y a trente ans, on se déplaçait facilement à La Réunion, aujourd’hui c’est dramatique. Au moindre incident, nous sommes bloqués. ” Avec sa faible emprise au sol, le transport par câble est une bonne alternative à la voiture particulière. La première ligne reliant Bois-de-Nèfles au Moufia sera inaugurée en fin d’année, tandis que la seconde ligne reliant La Montagne à l’hôpital de Bellepierre verra le jour en 2023-2024. Avec une capacité d’emport de 1 200 passagers par heure, le système a de sacrés atouts dans sa poche.
1 200 passagers par heure
Si La Réunion n’est pas la première à mettre en place un téléphérique urbain dédié au transport quotidien, il en existe un de 350 mètres sur Brest. Son projet avec plus de deux kilomètres de ligne
est très ambitieux. Le système est très ancien. En 1912, la ville de Rio de Janeiro déploie la toute première ligne au monde. En France, c’est la ville de Grenoble qui déploie un système en 1934, mais dédié au tourisme. Longtemps, le téléphérique est le transport de loisir par excellence, celui des sports d’hiver et pour cause. Il faut attendre la loi de 2015 pour qu’un verrou légal saute et facilite la construction de téléphérique urbain. “ Cette loi autorise les survols de bâtiments sans expropriation du sol ”, explique Mickaël Nacivet, chef du projet téléphérique de la Cinor. La Communauté intercommunale du Nord de La Réunion (Cinor) lance le premier projet en 2016.
Une réorganisation du système de transport
Si la capacité maximale est de 1 200 passagers par heure, la collectivité mise pour l’heure sur une moyenne de 6 000 passagers pour la ligne Bois-de-Nèfles Moufia par jour. Cette ligne permettra une réorganisation du système de transport, avec la suppression de la ligne 6 et un renforcement des correspondances. Avec un parcours effectué en 14 minu-
Interview Maurice Gironcel
tes, le voyageur venu de Bois-de-Nèfles peut se rendre à l’hôtel de ville en une demi-heure. La ligne de Bois-de-Nèfles a été choisie car elle relie un nœud modal : le mail du Chaudron, et permet de relier trois lycées (Memona Hinterman-Affeejee, Georges Brassens et l’Horizon), trois collèges (Bois-de-Nèfles, Alizées, Chaudron), ainsi que le campus de l’Université au Moufia et l’hôtel de Région. La future ligne de La Montagne (voir interview Mickaël Nacivet) permettra de rallier le centre ville depuis La Montagne en 20-25 minutes environ. Le trajet en cabine s’effectuera en quinze minutes pour 1,3 kilomètre de trajet. Et après ? La Cinor ne s’interdit pas de nouveaux projets de téléphériques, même s’ils restent aujourd’hui au stade spéculatif. Parmi les pistes, la Cinor réfléchit à un système reliant le quartier de Beauséjour à Sainte-Marie à la zone allant de Duparc à l’aéroport. La mairie de Saint-Denis a évoqué également une liaison pour relier les Hauts. Avec son cœur montagneux, La Réunion offre de nombreuses opportunités pour des transports par câble. À quand le tour de l’île suspendu dans les airs ?
2015
Loi sur la transition énergétique qui ouvre l’autorisation de survol des bâtiments sans expropriation.
2016-2017
Le Président de la Cinor
Lancement du projet avec les concertations publiques.
Le Président de la Cinor, Maurice Gironcel, se réjouit de concrétiser un projet répondant aux axes majeurs de son plan de mandature : proximité, transition écologique, innovation et dynamisme. • Un des axes de la Cinor pour la nouvelle mandature est la proximité. Cette démarche s’applique-t-elle à ces projets de téléphériques ? Maurice Gironcel : Tout à fait. Actuellement, sur la base de notre plan de mandat, nous amplifions cette démarche de proximité, en mutualisant nos ressources humaines avec Saint-Denis. Cela est en train de se concrétiser dans les quartiers du chef -lieu à l’occasion de la campagne de sensibilisation au compostage et à la collecte des bio déchets. S’agissant du téléphérique, ce travail de terrain a été effectué en amont avec une concertation lancée dès le mois de décembre 2016 auprès des habitants des secteurs concernés. Des réunions de proximité, mais aussi auprès des comités des usagers ont été organisées et la population a pu donner son avis et s’est révélée parfois un précieux appui dans la prise de décision. Car l’arrivée du téléphérique va considérablement changer le visage de certains quartiers mais aussi provoquer des changements d’habitudes de transport des usagers. Près de 578 questionnaires ont permis aux décideurs de faire les bons choix sur les deux projets de tracés en lice. “ On a pris en compte tous les différents enjeux, aussi bien au niveau des infrastructures, de l’environnement, de développement du territoire que du service mis en place. Les administrés veulent un moyen de transport qui facilite leur déplacement, mais surtout
Chronologie du projet de Bois-de-Nèfles :
2018
Lancement des études.
2020
Début des travaux en janvier
2021 Maurice Gironcel sur le site de Bois-De-Nèfles un moyen rapide, régulier, ponctuel, sûr et confortable. Il est clair que cela est exprimé en comparaison de la voiture et du bus. Le téléphérique, des cabines tournant en continu, répondent à cette attente ”. • Est-ce que la Cinor a veillé à améliorer le cadre de vie environnant de ces futurs aménagements ? Maurice Gironcel : A Bois-de-Nèfles par exemple, l’espace public disponible autour du stade va permettre la mise en place d’un vaste parking mais aussi de jardins et de zones de loisirs, jeux, aires de pique niques etc. Plus bas, les espaces de la station Bancoul ont été imaginés comme de véritables espaces de vie où en plus du parking accueillant lesles usagers du téléphérique, une place publique sera aménagée pour la tenue d’ un marché forain. Des Eco- box proposant de multiples services, comme c’est déjà le cas
à côté de la Médiathèque de la Trinité, sont déjà installés autour du site. Leur nombre devrait augmenter en fonction des attentes de la population. • Certains administrés ne sont toujours pas rassurés par cet équipement du fait de la puissance des vents d’Est. Que leur répondez-vous ? Maurice Gironcel : Que sur un plan technique la ligne peut résister à des vents de 70 km/h. Mais nous ferons en sorte techniquement que cela résiste jusqu’à 90 km/h. Bien sûr, lors d’événements cycloniques ou de pics d’alizées la ligne sera sera bien entendu mise en sommeil. Nous travaillerons de concert avec les services de la météo. Que les habitants du Nord se rassurent : nous serons à la fin de l’année au rendez-vous de l’innovation et de la mobilité vertueuse et durable.
Livraison prévue en fin d’année.
“ Nous serons au rendezvous de l’innovation et de la mobilité vertueuse et durable ” Maurice Gironcel
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Spécial Saint-denis
Les chiffres La Montagne
• 1,3 kilomètre de voie, • 15 minutes de parcours, • 2 cabines de 50 places en système va-et-viens.
Total : 40 millions d’euros de coût.
Il est temps de se faire plaisir !
Bois-de-Nèfles
• 2,7 kilomètres de voie, • 14 minutes de parcours, • 46 cabines de 10 places avec accès personnes à mobilité réduite et possibilité de venir avec un vélo ou une poussette, un passage toutesles 34 secondes, • 5 stations.
Total : 50 millions d’euros de coût.
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Vue d’avion des futurs téléphériques de Bois-De-Nèfles et de la Montagne
3 questions à Mickaël Nacivet Responsable du projet téléphérique au sein de la Cinor
“ Garantir le développement de La Montagne ” Responsable du projet téléphérique au sein de la Cinor, Mickaël Nacivet détaille le futur projet de La Montagne, qui verra le jour en 2023-2024. Cette ligne permettra de ne plus dépendre de la D41. Créer une alternative à la route de La Montagne, unique voie pour relier le plateau, c’est un rêve qui deviendra réalité en 2023-2024 avec le second téléphérique urbain de Saint-Denis. Mickaël Nacivet, responsable du projet téléphérique de la Cinor, détaille ce projet. • Pourquoi cette seconde ligne sur La Montagne ? Mickaël Nacivet : Sur nos deux lignes, il s’agit déjà d’aller chercher des liaisons vers les Hauts de l’île. Dans le cas de La Montagne, nous voulons créer une alternative à la route D41. Ça nous permettra de garantir le développement futur du quartier. Il sera accompagné de créations d’infrastructures, notamment un parking relais pour permettre aux Montagnards de laisser leurs véhicules avant d’aller en centre-ville. Il y aura sur place un aménagement paysager pour accueillir le public en pique-nique et une dalle réservée pour une offre de restauration et de services.
• Est-ce le même système qu’à Bois de Nèfles ? M.N : Non, sur Bois-de-Nèfles, il y a cinq stations et quarante-six cabines de dix places. Là, nous partons sur un système avec deux stations et un système de va-et-viens avec deux cabines de cinquante places. En amont, le système sera positionné au niveau du chemin de la Vigie, au Belvédère. En aval, le téléphérique emmène au pied du CHU et du pont Vinh San. Il permet de desservir le pôle hospitalier, le lycée de Bellepierre, avec un temps de trajet de quinze minutes en cabine. • Que répondre aux inquiets ? M.N : C’est un des systèmes de transport les plus sûrs au monde. La réglementation qui l’encadre est très stricte, avec un suivi par les services de l’État. Il y a chaque année une vérification de maintenance. C’est un système de transport qui nous permet d’assurer le transport quotidien comme un bus, mais en nous affranchissant des contraintes de franchissement au sol et des embouteillages.
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Spécial Saint-denis
Le Quotidien de La Réunion - Samedi 27 mars 2021
Ecobox
Un tremplin pour les jeunes entrepreneurs
Laurence Boyer veut développer son bar à salade grâce à Ecobox
L
Depuis 2014, la mairie de Saint-Denis propose à travers les Ecobox, un espace pour des entrepreneurs lançant leurs activités. Ces locaux à prix réduits permettent à de nouvelles activités d’émerger.
e repassage, Gilberte Ducheman le faisait chez des particuliers quand elle était plus jeune. Après une perte d’emploi, elle a décidé de créer son entreprise. Laurence Boyer, elle, rêvait de revenir à la cuisine, sa première passion, après avoir travaillé dans le prêt-à-porter. Toutes les deux ont pu lancer leurs projets en bénéficiant de locaux à un tarif de 200 euros par mois, les Ecobox. Une centaine sont en cours d’installation à travers Saint-Denis. “ Les gens sont fatigués de devoir repasser et n’en ont plus envie, relève l’entrepreneuse aujourd’hui basée à La Source. Au mois de mai, Gilberte fêtera sa première année dans son Ecobox. Ce local préfabriqué lui est loué par la mairie pour un loyer relativement abordable. “ C’est compliqué quand on veut se lancer dans une nouvelle activité de trouver un loyer accessible, explique Gilberte Ducheman. Il faut pouvoir disposer d’une clientèle afin d’avoir un chiffre d’affaires suffisant. ” Installée sur place du lundi au vendredi de 8 heures à 18 heures, la repasseuse ne rechigne pas à la tâche et la clientèle est au rendez-vous. Installée dans le prolongement du cimetière du Chaudron en bord de la route littoral, Laurence Boyer a créé son bar à salades “ Les églantines ”. Ses clients peuvent y composer, eux-mêmes leurs salades à base de pâtes, salades (ou les deux), idéal pour un menu équilibré. “ Je ne fais pas que des salades, précise la jeune entrepreneuse, je propose aussi des smoothies, des crêpes et du
pain qui sort de la boulangerie ! ” Installée depuis novembre, dans cet espace qui accueille d’autres Ecobox, elle a été attirée par le prix du loyer, qui lui permet de démarrer tranquillement. “ Le but, explique-t-elle, c’est de se faire connaître pour passer ensuite sur un local plus grand, une salle climatisée. ”
Créer une première clientèle avant de déménager
Les Ecobox sont toutes construites sur le même modèle : une surface de 16 mètres carrés, un sanitaire, un espace de stock et une demande : avoir une activité de service à la personne, artisanale ou de production locale ou appartenir à l’économie sociale et solidaire. Le temps d’occupation du local est limité à trois ans. Les ecobox ne peuvent pas servir de lieu de stockage ou accueillir du public à l’intérieur du local. Les premières Ecobox ont été installées en 2014, avec une première vague de quarante “ box ”. La seconde tranche de constructions a débuté en 2015 et s’est achevée en 2020 pour une soixantaine de locaux supplémentaires. Pour la collectivité, le coût de pose d’une Ecobox est de 50 000 euros, un investissement avec la lutte contre le chômage en ligne de mire. Aujourd’hui, près de 47 % des Ecobox sont des entreprises alimentaires, 23 % des commerces, 15 % sont consacrées à l’artisanat et 14 % interviennent dans la prestation de services (couture, repassage, cordonnerie ou réparation informatique).
“ Il y a une véritable écoute des services municipaux pour nous aider, explique Laurence Boyer. J’avais demandé si je pouvais installer deux petites tables et ils m’ont répondu très rapidement. ” Certaines des premières “ Ecobox ” ont poursuivi leur route et laissé la place à des “ jeunes ”. Rendez-vous dans trois ans pour savoir ce que deviendront les actuelles entreprises. Laurence, elle, a de nombreux projets en tête.
Lizine ou le Village by CA pour les entreprises innovantes • Vous avez un projet entrepreneurial et vous chercher un local à un prix abordable, notamment en début d’activité. Si vous êtes dans le domaine de la technologie et de l’innovation, il existe plusieurs solutions pour bénéficier d’un loyer abordable pour le lancement de votre projet. Attention, ce n’est pas adapté pour les projets de type commerciaux ou artisanaux !
Le Village By CA
• Comment faire acte de candidature ? Autant être franc, les Ecobox sont très demandées ! Il y a donc une liste d’attente. Pour faire acte de candidature, il faut se rendre auprès de la direction de l’économie de la mairie de Saint-Denis pour retirer un dossier. Il faudra préciser la nature de l’activité souhaitée, le secteur demandé. Pour l’instant, les demandes sont clôturées, mais vous pouvez figurer sur la liste d’attente en vue du roulement à venir.
• Le Village By CA accueille des projets innovants pour les incuber. Il choisit des projets porteurs, leur ouvre ses open spaces et bureaux mais surtout met en œuvre un accompagnement personnalisé du projet sur une durée de 36 mois. Le dossier de candidature est à télécharger sur leur site. Le village est basé dans la technopole.
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Spécial Saint-denis
Le Quotidien de La Réunion - Samedi 27 mars 2021
Chaudron
Un ensemble de 10 000 mètres carrés
Vue de l’immeuble côté rue de Kerveguen
C’est le plus grand projet immobilier d’entreprise à La Réunion, l’ensemble du Kerveguen et ses 10 000 mètres carrés d’espaces de bureau se veut être le nouveau visage de la zone industrielle du Chaudron. Retour sur un projet “ iconique ”.
I
l y avait les 5 000 mètres carrés du siège de la CAF à Beauséjour, il y aura les 10 000 mètres carrés du Kerveguen, un ensemble destiné à l’immobilier d’entreprise, situé en face de la Nordev au cœur de la zone d’activité du Chaudron. L’immeuble sera inauguré fin avril, avec des visites sur rendez-vous. Un des deux ensembles du complexe accueillera des services de la mairie de Saint-Denis, c’est l’immeuble A qui fait face à la Nordev, tandis que le second immeuble B fait face à la rue Kerveguen. Le tout a été porté par la Sodiac. Il reste encore trois fois 1 000 mètres carrés pour les entreprises souhaitant s’implanter dans la zone, pour un loyer allant de 20 à 22 euros le mètre carré (les loyers avoisinent 18 à 25 euros le mètre carré en centre-ville). “ C’est un immeuble iconique, explique Vincent Le Baliner gérant d’Inovista en charge de la commercialisation des espaces. Il est emblématique de la renaissance du Chaudron, devenu il y a vingt ans un pôle mixte d’activités tertiaires et commerciales. Il est iconique parce qu’il montre la transformation économique de l’île et de Saint-Denis en particulier ”. Le chef-lieu de La Réunion concentre en effet la moitié des activités tertiaires de l’île avec 800 000 mètres carrés de bureau. C’est pourtant peu en comparaison de villes de métropole comme Rennes ou Nantes. “ A La Réunion, il y a un mètre carré de bureau par habitant, quand ces villes en ont deux à quatre ! précise Vincent Le Baliner. C’est très peu pour un territoire comme La Réunion. Il existe aujourd’hui des métiers qui n’existaient pas il y a dix ans et qui ont besoin de se développer. ”
Une surface qui peut intéresser des entreprises ayant entre 60 et 100 salariés.
L’attractivité de Saint-Denis pour le tertiaire vient de la proximité des lieux de pouvoir. Le premier espace industriel de la capitale se développe d’ailleurs autour des Bas-de-la-Rivière à proximité des quais, tandis que les banques et grandes entreprises s’implantent en centre-ville près de la préfecture. Les années 70 marquent le début des “ Trente glorieuses ” de La Réunion avec un développement économique qui s’accélère. La zone d’activité du Chaudron est créée autour des grands opérateurs de l’Etat qui y implantent leurs sites. La ville, elle,
pousse vers l’est et le nord. Le boulevard Sud, la création de la technopole, du quartier de La Mare suivent un phénomène de tache d’huile. Le Chaudron représente à lui seul la moitié de la surface de bureau avec 400 000 mètres carrés. C’est aussi un espace de bâtiments vieillissant, malgré quelques nouveautés comme l’immeuble Cadjee ou la Cité Foucque. “ Le projet Kerveguen s’inscrit dans cette logique, raconte Vincent Le Baliner. Il offre la possibilité à des entreprises de s’installer sur un seul niveau de 1 000 mètres carrés de bureau. C’est une surface qui peut intéresser des entreprises ayant entre 60 et 100 salariés. L’avantage pour ces entreprises, c’est d’économiser de l’espace par rapport aux implantations sur plusieurs sites ou plusieurs étages. Là, ils peuvent implanter 20 % de postes en plus, créer des systèmes de “ hot desk ”. Un déménagement pour une entreprise peut être un formidable outil de management. ” Au sein de l’immeuble, des lots sont proposés avec des surfaces plus petites autour de 150 mètres carrés, idéal pour des équipes ayant besoin de huit postes de travail. L’immeuble hébergera également quelques commerces de bouche : une boulangerie, une pizzeria et deux petits restaurants de cuisine réunionnaise. Chaque lot dispose de ses parkings en sous-sol, à raison de deux places et demi pour 100 mètres carrés. Les promoteurs espèrent bénéficier d’un accord avec la Nordev pour utiliser les parkings du centre d’exposition.
Vue de l’immeuble côté Nordev
zoom • Inauguration fin avril Compte tenu des conditions sanitaires actuelles, aucune date n’a été fixée pour l’inauguration, prévue fin avril. Il sera possible à cette date de visiter les lieux, lors des portes-ouvertes. En attendant, il est possible de prendre rendez-vous sur kerveguen@inovista.re afin d’être tenu informé de la date.
Vincent Le Baliner, gérant d’Inovista :
“ Le Kerveguen est un immeuble iconique du nouveau Chaudron ”.
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Spécial Saint-denis
Le Quotidien de La Réunion - Samedi 27 mars 2021
Bac marrons
“ Consommer autrement, éviter le gaspillage alimentaire et réduire sa production de déchets. ”
Depuis décembre 2020, la Communauté intercommunale du Nord de La Réunion (Cinor) propose des bacs marrons pour récupérer les déchets compostables. Pour Ramata Touré, présidente de la commission environnement et développement durable, ces bacs permettent de changer notre consommation et réduire la production de déchets. Ramata Touré est la présidente de la commission environnement et développement durable de la collectivité de communes du Nord de l’île de La Réunion (Cinor), elle explique l’intérêt des nouveaux bacs marrons en cours d’installation dans l’île. C’est pour elle un moyen de changer notre manière de consommer et de réduire nos déchets. Quels sont les impacts que vont avoir les bacs de bio déchets sur la gestion des déchets une fois qu’ils seront complètement installés ? Ramata Touré : S’agissant du potentiel de biodéchets à collecter à terme, il sera conséquent. De l’ordre de 17 000 tonnes par an, si l’on considère le tonnage annuel collecté par le bac gris. De fait, moins de déchets seront enfouis, ce qui représentera un gain environnemental et économique évident. Pour le reste avec l’arrivée des bacs marrons notre premier objectif est d’amener chaque foyer à réfléchir sur sa manière de consommer, d’éviter le gaspillage alimentaire et donc réduire sa production de déchets. Le second objectif vise à produire un compost, après avoir trié, puis collecté, au sein des déchets du
Pour Ramata Touré, les bacs marrons réduiront la production de déchets ménage, cette partie biodégradable qui constitue 30% de ce que l’on jetait initialement dans la poubelle grise. Ce compost pourra être réutilisé comme amendement. C’est une façon de faire de l’économie circulaire dans le domaine des déchets. Les bacs marrons vont-ils avoir un impact direct sur la production de gaz à effet de serre, avec réduction de la méthanisation notamment ? Ramata Touré : Les bacs marrons ne vont pas avoir un impact direct sur la production de Gaz à Effet de Serre. Le processus de collecte des biodéchets mis en place par la collectivité vise à éviter le processus de méthanisation dans le bac. La fréquence de cette nouvelle collecte sur le territoire dionysien sera globalement de l’ordre de deux fois par semaine, comme actuellement pour les ordures ménagères. Ce qui devrait permettre d’éviter ce type de phénomène. Que répondez-vous à ceux qui craignent que ces poubelles n’attirent les rats ?
Ramata Touré : Les biodéchets de chaque ménage seront collectés dans un sac biodégradable placé dans la cuisine, à l’intérieur d’un bio seau, muni d’un couvercle. Ce sac sera fermé après utilisation et transféré proprement dans le bac marron, lui aussi fermé. Le bio seau est lavable après chaque utilisation. Si tout le monde s’y met, ces dispositions devraient éviter d’attirer les rats. Quel est l’intérêt pour un foyer disposant d’un compost d’avoir un bac marron ? Ramata Touré : Il n’est pas possible de mettre tout type de biodéchets dans un compost. Le bac marron permettra de récupérer la partie des biodéchets ne pouvant être compostée en même temps que les déchets de jardin, tels les restes de repas, les arrêtes, les os etc. Ces deux équipements sont complémentaires. L’usager pourra d’avantage trier ces biodéchets et donc limiter à terme le remplissage du bac gris contenant les ordures ménagères résiduelles.
La foire aux questions du Bac Marron C ’est quoi le bac marron ? • C’est un système qui permet de créer du compost quand on n’a pas la possibilité de disposer d’un composteur chez soi, qu’on ne souhaite pas en avoir, ou pour le compléter avec les déchets qu’on ne peut y mettre. On récolte les déchets alimentaires dans des sacs biocompostables pouvant être logés dans des seaux spécifiques, les “ bioseaux ”. Ces déchets vont ensuite être récoltés pour produire du compost.
Qui peut avoir un bac marron ? • Tout le monde. Il y a les bacs marrons collectifs, situés au bas des immeubles. Trois cents ont été distribués et les bacs marrons individuels, 33 000 seront remis à des particuliers. Ces bacs sont collectés deux fois par semaine, en même temps que le bac gris. La distribution se fera progressivement de SaintDenis à Sainte-Suzanne. Les bioseaux de 10 litres et les sacs (une centaine par foyer) seront distribués par la collectivité.
On peut mettre quoi dedans ? • C’est un bac pour les biosdéchets. On peut mettre dans un bac marron tout ce qui peut aller au compost dans un jardin, c’est-à-dire les épluchures, les coquilles d’œufs, le marc de café, mais également les fruits et les fleurs. On peut également y mettre des restes alimentaires, qui sont souvent déconseillés dans les composts car susceptibles d’attirer des rats, si le compost n’est pas retourné régulièrement. On peut également y mettre les textiles de cuisine en cellulose (essuie-tout, serviette en papier, mouchoir en papier).
Qui peut utiliser ce compost ? • Le compost produit sera fourni gratuitement aux filières agricoles. Il sera possible également d’en récupérer pour les particuliers dans les déchèteries. Le compost sera testé régulièrement et normé. Il ne devra pas contenir plus de 3% d’indésirables. Ca signifie que vous pouvez l’utiliser dans votre jardin, avec la même confiance que votre propre compost.
D’AVENIR 3 COMMUNES
SAINT-DENIS
SAINTE-SUZANNE
SAINTE-MARIE
201 400 « TERRE D’AVENIR CINOR 2030 » est l’axe autour duquel nous ˔˩ˢˡ˦ ˗̻Ѓ ˡ˜ ˡˢ˧˥˘ ˣ˥ˢ˝˘˧ ˣˢ˨˥ ˟˘˦ ˔ˡˡ̻˘˦ ̲ ˩˘ˡ˜˥ʟ ˣˢ˨˥ ˙˔˜˥˘ ˗̺˦ ˔˨˝ˢ˨˥˗Ϡ˛˨˜ ˗˨ ˇ˘˥˥˜˧ˢ˜˥˘ ˁˢ˥˗ ˨ˡ ˧˘˥˥˜˧ˢ˜˥˘ ˗˨˥˔˕˟˘ ˘˧ ˦ˢ˟˜˗˔˜˥˘ʟ ˨ˡ˘ ˧˘˥˥˘ ˗Ϡ̻ˣ˔ˡˢ˨˜˦˦˘ˠ˘ˡ˧ʟ ˗˘ ˣ˥ˢ˫˜ˠ˜˧̻ʟ ˠ˔˜˦ ˔˨˦˦˜ ˨ˡ˘ ˧˘˥˥˘ ˗Ϡ˔˧˧˥˔˖˧˜˩˜˧̻ʟ ˗˘ ˗̻˩˘˟ˢˣˣ˘ˠ˘ˡ˧ʟ ˗˘ ˖˥̻˔˧˜ˢˡ ˗˘ ˩˔˟˘˨˥ ˣˢ˨˥ ˟˘˦ ˛˔˕˜˧˔ˡ˧˦ʡ ʿ˘˦ ˩˔˟˘˨˥˦ ˤ˨˘ ˡˢ˨˦ ˣˢ˥˧ˢˡ˦ ˔˨ ˦˘˜ˡ ˗˘ ˟Ϡ˜ˡ˧˘˥˖ˢˠˠ˨ˡ˔˟˜˧̻ ˦ˢˡ˧ ˖˘˟˟˘˦ ˗˘ ˟˔ ˦ˢ˟˜˗˔˥˜˧̻ʟ ˗˘ ˟Ϡ̻ˤ˨˜˧̻ ˘˧ ˗˘ ˟˔ ˖ˢ˛̻˦˜ˢˡʡ ʶϠ˘˦˧ ˦˨˥ ˖˘˦ ˕˔˦˘˦ ˤ˨˘ ˡˢ˨˦ ˔˩ˢˡ˦ ˧˥˔˩˔˜˟˟̻ ̲ ˟˔ ˠ˜˦˘ ˔˨ ˣˢ˜ˡ˧ ˗˘˦ ˘ˡ˚˔˚˘ˠ˘ˡ˧˦ ˤ˨˘ ˡˢ˨˦ ˩ˢ˨˦ ˣ˥̻˦˘ˡ˧ˢˡ˦ ˔˨˝ˢ˨˥˗Ϡ˛˨˜ʡ ʿ˘˦ ˢ˥˜˘ˡ˧˔˧˜ˢˡ˦ ˕˨˗˚̻˧˔˜˥˘˦ ʥʣʥʤ ˣ˥̻˦˘ˡ˧̻˘˦ ˔˨ ʶˢˡ˦˘˜˟ ʶˢˠˠ˨ˡ˔˨˧˔˜˥˘ ˗˨ ʤʦ ˠ˔˥˦ ˣ˥ˢ˖˛˔˜ˡ ˗̻˖ˢ˨˟˘ˡ˧ ˗˘ ˖˘ ˖˔˗˥˘ ˦˧˥˔˧̻˚˜ˤ˨˘ ˣ˟˨˥˜˔ˡˡ˨˘˟ʡ ʶ˘ ˧˥˔˩˔˜˟ ˗̻˦ˢ˥ˠ˔˜˦ ˥̻˔˟˜˦̻ʟ ˡˢ˨˦ ˦ˢˠˠ˘˦ ˘ˡ ˠ˘˦˨˥˘ ˗˘ ˗̻˖˟˜ˡ˘˥ ˟˔ ˃˥ˢ˚˥˔ˠˠ˔˧˜ˢˡ ˃˟˨˥˜˔ˡˡ˨˘˟˟˘ ˗˘ ˡˢ˦ ʼˡ˩˘˦˧˜˦˦˘ˠ˘ˡ˧˦ ˤ˨˜ ˩˔ ˥˘˧˘ˡ˜˥ ˟˘˦ ˣ˥ˢ˝˘˧˦ ˘˧ ˔˖˧˜ˢˡ˦ ˣˢ˥˧̻˦ ˗˨˥˔ˡ˧ ˟˘˦ ʨ ˘˫˘˥˖˜˖˘˦ ˕˨˗˚̻˧˔˜˥˘˦ ̲ ˩˘ˡ˜˥̍ Maurice Gironcel, Président de la CINOR
habitants
60 M €
d’investissements au service du Territoire Nord et de ses habitants en 2021
DES ACTIONS DE PROXIMITÉ & DES PROJETS D’ENVERGURE Déclaration d’urgence climatique pour le territoire de la CINOR (24 septembre 2020)
Réaménagement et extension du Port de Sainte-Marie
Labellisation du Stade en Eaux Vives de Sainte-Suzanne pour la préparation des Jeux Olympiques de 2024
˅̻ˡˢ˩˔˧˜ˢˡ ˗˘ ˟˔ ˕˜˕˟˜ˢ˧˛̺ˤ˨˘ ʹ˥˔ˡ̹ˢ˜˦ Mitterrand
Partenariat pour l’organisation de la 4° marche du Climat
˅̻˔˟˜˦˔˧˜ˢˡ ˗Ϡ˨ˡ˘ ˗˘˨˫˜̺ˠ˘ ˖˛˔̀ˡ˘ ˗˘ refoulement « Piton Cailloux » en 2021
Expérimentation sur les bacs à bio-déchets
Travaux de rénovation Chemins Piton Cailloux/Arthur- Rimbaud
Installation pour l’autoconsommation électrique à la Cité des Arts
1ere labellisation d’économie circulaire pour la Cinor
ʴˠ̻ˡ˔˚˘ˠ˘ˡ˧ ˗˘˦ ˔˖˖̺˦ ˗˘ ˟˔ ˣ˜˦˖˜ˡ˘ ˗˘ Sainte-Clotilde
Réalisation de la Maison intercommunale de services de Beauséjour
Modernisation du TCSP de Saint-Denis
UN PROJET RÉALISABLE, INNOVANT ET ENGAGÉ Travailler ensemble pour un développement raisonné et équitable La CINOR est une communauté de gestion et de projets avec pour objectifs d’assurer un aménagement et un développement équilibrés, cohérents et dynamiques. L’intérêt communautaire ˘˦˧ ˟˘ Ѓ ˟ ˖ˢˡ˗˨˖˧˘˨˥ ˗˘ ˟Ϡ˘ˡ˦˘ˠ˕˟˘ ˗˘˦ ˔˖˧˜ˢˡ˦ ˤ˨˜ ˦ˢˡ˧ ˗̻Ѓ ˡ˜˘˦ ˗˘ ˠ˔ˡ˜̺˥˘ ˖ˢˡ˖˘˥˧̻˘ʡ ʿ˔ ˠ˜˦˘ ˘ˡ ˣ˟˔˖˘ ˗Ϡ˨ˡ˘ stratégie de développement d’ensemble ˗̻Ѓ ˡ˜˧ ˟˘˦ ˔˖˧˜ˢˡ˦ ˣ˥˜ˢ˥˜˧˔˜˥˘˦ʡ Fondée sur le principe de l’équité et de la continuité territoriale, la CINOR ˘˦˧ ˚˔˥˔ˡ˧˘ ˗Ϡ˨ˡ ˗̻˩˘˟ˢˣˣ˘ˠ˘ˡ˧ ˛ˢˠˢ˚̺ˡ˘ ˗˨ ˧˘˥˥˜˧ˢ˜˥˘ ˡˢ˨˥˥˜ ˣ˔˥ ˗˘ nouveaux enjeux : santé, économie circulaire, changement climatique, énergies renouvelables, nouvelles technologies, numérique,...
Répondre à l’urgence de la crise socio-économique Il est nécessaire de mettre en place un nouveau modèle de développement plus soutenable et favorable à l’émergence d’initiatives innovantes.
Dans un contexte social particulièrement fragilisé, la CINOR devra faire face à la multiplication des problématiques sociales. Pour parvenir à lutter contre les fragilités sociales, la CINOR décrète « l’insertion » axe prioritaire de cette nouvelle mandature.
Agir solidaire pour les citoyens dans un cadre contraint Les engagements de la CINOR sont réalistes et mesurés en fonction des capacités budgétaires tout en prenant en compte les attentes de la population.
Objectifs & Projets
5 ORIENTATIONS STRATÉGIQUES PARTAGÉES 32 ENGAGEMENTS POUR LE DÉVELOPPEMENT DU TERRITOIRE
̜˧˥˘ ˔˨ ˣ˟˨˦ ˣ˥̺˦ ˗˘˦ ˛˔˕˜˧˔ˡ˧˦ ˗˘ ˟˔ ʶʼˁ˂˅ ˣˢ˨˥ ˥̻ˣˢˡ˗˥˘ ˔˨ ˠ˜˘˨˫ à leurs besoins tout en réduisant les situations de vulnérabilité et d’inégalité.
01
ʴ˙Ѓ ˥ˠ˘˥ ˟˔ ˗˜ˠ˘ˡ˦˜ˢˡ ˗˘ ˧˘˥˥˜˧ˢ˜˥˘ʠ˖˔ˣ˜˧˔˟˘ ˗˘ ˟Ϡ̀˟˘ ˘ˡ ˥˘˧˥ˢ˨˩˔ˡ˧ ˨ˡ dynamisme économique, créatif et ambitieux.
CO-CONSTRUIRE & AGIR ENSEMBLE POUR VALORISER LE TERRITOIRE NORD
Améliorer le cadre de vie pour plus de bien-être et une meilleure santé. Promouvoir un territoire durable, respectueux de l’environnement et des ressources.
05
Rassembler et fédérer l’ensemble des forces vives de la CINOR et de la population autour d’un projet utile, ambitieux et solidaire
02 BÂTIR LE DÉVELOPPEMENT ÉQUILBIRÉ & SOLIDAIRE DU TERRITOIRE
ÊTRE AMBITIEUX, INNOVANT ET TRANSPARENT
04
03
CONSTRUIRE AVEC L’ENSEMBLE DES FORCES VIVES DU TERRITOIRE
CONDUIRE UNE POLITIQUE DE TRANSITION ÉCOLOGIQUE
PROXIMITÉ - SOLIDARITÉ TRANSITION ÉCOLOGIQUE - DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE LA CINOR EN ACTION 1. CO-CONSTRUIRE & AGIR ENSEMBLE POUR VALORISER LE TERRITOIRE NORD ʵ̴˧˜˥ ˨ˡ˘ ˗ˬˡ˔ˠ˜ˤ˨˘ ˖ˢ˟˟˘˖˧˜˩˘ ˘˧ ˨ˡ˘ ˖˨˟˧˨˥˘ ˖ˢˠˠ˨ˡ˘ ˗˔ˡ˦ ˟˘ ˕˨˧ ˗˘ ˠˢ˕˜˟˜˦˘˥ ˟Ϡ˘ˡ˦˘ˠ˕˟˘ ˗˘˦ ˔˖˧˘˨˥˦ ˅̻˨ˡ˜ˢˡˡ˔˜˦ ˣˢ˨˥ ˨ˡ ˗̻˩˘˟ˢˣˣ˘ˠ˘ˡ˧ ̻ˤ˨˜˟˜˕˥̻ ˘˧ ˔ˠ˕˜˧˜˘˨˫ ˗˨ ˽ ˧˘˥˥˜˧ˢ˜˥˘ ˖˔ˣ˜˧˔˟˘ ̍ ˗˘ ʿ˔ ˅̻˨ˡ˜ˢˡʡ
2. BÂTIR LE DÉVELOPPEMENT ÉQUILIBRÉ & SOLIDAIRE DU TERRITOIRE ˅̻ˣˢˡ˗˥˘ ˔˨˫ ˔˧˧˘ˡ˧˘˦ ˘˧ ˔˨˫ ˕˘˦ˢ˜ˡ˦ ˗˨ ˧˘˥˥˜˧ˢ˜˥˘ ˗˔ˡ˦ ˨ˡ˘ ˔ˣˣ˥ˢ˖˛˘ ˗Ϡ̻ˤ˨˜˧̻ ˘˧ ˗˘ ˖ˢ˛̻˦˜ˢˡ ˦ˢ˖˜˔˟˘ ˔Ѓ ˡ ˗Ϡ˔ˠ̻˟˜ˢ˥˘˥ ˟˘ ˖˔˗˥˘ ˗˘ ˩˜˘ ˘˧ ˗˘ ˣ˥ˢ˧̻˚˘˥ ˟Ϡ˘ˡ˩˜˥ˢˡˡ˘ˠ˘ˡ˧ ˘˧ ˟˘˦ ˥˜˖˛˘˦˦˘˦ʡ
FAVORISER UN AMÉNAGEMENT CIRCULAIRE
Engagement 1 : Réaliser « la ville de l’hyper-proximité autour de centralité de quartier » Engagement 2 : Mettre en place une politique de mixité sociale et d’habitat adaptée et solidaire pour apporter une solution à tous les publics, notamment les seniors et les personnes à mobilité réduite Engagement 3 : Privilégier des espaces de respiration et de loisirs de qualité Engagement 4 : Développer un territoire Intelligent basé sur le collaboratif et l’interactif
AFFIRMER LE LEADERSHIP ÉCONOMIQUE
Engagement 5 : Impulser un nouvel élan économique intercommunal Engagement 6 : Encourager des dynamiques innovantes audacieuses, notamment l’économie numérique
et
MENER UNE POLITIQUE AMBITIEUSE EN FAVEUR DE L’EMPLOI
Engagement 9 : Élaborer une stratégie partenariale favorisant l’emploi local et durable
SOUTENIR LES INITIATIVES INCLUSIVES
Engagement 10 : Se diriger vers un modèle économique circulaire, social et solidaire
ÉVOLUER VERS UN TERRITOIRE « 100% MOBILE »
Engagement 11 : Développer et moderniser le réseau de transport en commun Engagement 12 : Privilégier les mobilités actives par rapport à la voiture individuelle Engagement 13 : Instaurer progressivement la gratuité des transports collectifs
S’ORIENTER VERS UN DÉVELOPPEMENT HUMAIN AMBITIEUX
Engagement 14 : Engager une structurée
politique
culturelle
novatrice
Engagement 7 : Développer les partenariats avec les acteurs économiques autour de l’investissement, du foncier et de l’aménagement de zones économiques, de l’innovation et de l’emploi
Engagement 15 : ʴˠ̻˟˜ˢ˥˘˥ ˟Ϡ˘˙Ѓ ˖˜˘ˡ˖˘ ˗˘˦ ˢˣ̻˥˔˧˜ˢˡ˦ ˙˨ˡ̻˥˔˜˥˘˦
Engagement 8 : Mettre en œuvre une politique d’insertion et de formation à forte valeur ajoutée avec les acteurs du territoire
Engagement 17 : Promouvoir et encourager le bien-être et la santé
et
Engagement 16 : ʶˢˡ˙ˢ˥˧˘˥ ˟˘ ˦ˢ˨˧˜˘ˡ ˔˨˫ ˣ˘˥˦ˢˡˡ˘˦ ˘ˡ ˗˜˙Ѓ ˖˨˟˧̻ʟ ˡˢ˧˔ˠˠ˘ˡ˧ ˘ˡ ˥˘ˡ˙ˢ˥̹˔ˡ˧ ˟˘˦ ˀ˔˜˦ˢˡ˦ ˗˘˦ ˆ˘˥˩˜˖˘˦ Publics
3. CONDUIRE UNE POLITIQUE DE TRANSITION ÉCOLOGIQUE ˈˡ˘ ˦˧˥˔˧̻˚˜˘ ˗˘ ˗̻˩˘˟ˢˣˣ˘ˠ˘ˡ˧ ˗˨˥˔˕˟˘ ˙ˢˡ˗̻˘ ˦˨˥ ˟Ϡ̻˖ˢ˟ˢ˚˜˘ ˣˢ˦˜˧˜˩˘ ˘˧ ˟Ϡ˜ˡˡˢ˩˔˧˜ˢˡʡ
MISER SUR LE TOUT RENOUVELABLE LOCAL EN MATIÈRE D’ÉNERGIE
Engagement 18 : Privilégier les ʛˣ˛ˢ˧ˢ˩ˢ˟˧˔́ˤ˨˘ʟ marine,…).
sources ̻ˢ˟˜˘ˡˡ˘ʟ
locales d’énergies ˛ˬ˗˥ˢ˚̺ˡ˘ʟ ̻ˡ˘˥˚˜˘
Engagement 19 : Maîtriser la consommation électrique en réduisant la consommation et en développant des équipements plus économes. Engagement 20 : Renforcer le plan climat de la CINOR.
RÉORGANISER LA POLITIQUE DES DÉCHETS EN FAVORISANT UNE GESTION GLOBALE
Engagement 23 : ˅̻Є ̻˖˛˜˥ ̲ ˟˔ gestion des déchets à l’échelle de l’île pour bâtir une cohérence d’action. Engagement 24 : ˂ˣ˧˜ˠ˜˦˘˥ ˟˘˦ Ѓ ˟˜̺˥˘˦ ˗˘ ˧˥˔˜˧˘ˠ˘ˡ˧, techniquement et Ѓ ˡ˔ˡ˖˜̺˥˘ˠ˘ˡ˧ ʛˢ˨˩˘˥˧˨˥˘ ˗Ϡ˨ˡ ˖˘ˡ˧˥˘ ˗˘ ˩˔˟ˢ˥˜˦˔˧˜ˢˡ ˠ˨˟˧˜ʠЃ ˟˜̺˥˘˦ʟ ˖˥̻˔˧˜ˢˡ ˗˘ ˡˢ˨˩˘˟˟˘˦ ˗̻˖˛˘˧˧˘˥˜˘˦Ϩʜʡ Engagement 25 : Encourager l’implication citoyenne à la réduction des déchets.
MULTIPLIER LES ACTIONS DE PRÉVENTION ET DE SENSIBILISATION
PRÉSERVER NOTRE EAU COMME UNE RESSOURCE PRÉCIEUSE
Engagement 21 : S’engager vers une utilisation raisonnée de l’eau potable y compris le traitement de l’assainissement Engagement 22 : Mettre en place un plan de gestion de l’eau pluviale, ˗˘˦ ˥˜˩˜̺˥˘˦ ˘˧ ˥˔˩˜ˡ˘˦ ʛʺʸˀʴ˃ʼʜ ˣˢ˨˥ ˟˜ˠ˜˧˘˥ ˟˘ ˥˜˦ˤ˨˘ inondation
Engagement 26 : Lutter plus fortement contre toutes les nuisances pour préserver le cadre de vie (dépôt sauvage, errance animale,..). Engagement 27 : Assurer le volet répressif par le biais d’une force assermentée de l’environnement en soutenant les brigades vertes communales.
4. CONSTRUIRE AVEC L’ENSEMBLE DES FORCES VIVES DU TERRITOIRE ˅̻˨˦˦˜˥ ˚˥̴˖˘ ̲ ˟˔ ˠˢ˕˜˟˜˦˔˧˜ˢˡ ˗˘˦ ˛ˢˠˠ˘˦ ˘˧ ˗˘˦ ˙˘ˠˠ˘˦ ˤ˨˜ ˙ˢˡ˧ ˟˘ ˧˘˥˥˜˧ˢ˜˥˘ʡ
REMOBILISER LES COMPÉTENCES INTERNES
Engagement 28 : Favoriser l’implication des agents CINOR dans le projet intercommunal. Engagement 29 : Favoriser l’émergence de nouvelles pratiques professionnelles (mobilité et promotion en interne, formation…).
DÉVELOPPER LA PARTICIPATION CITOYENNE
Engagement 30 : Associer tous les publics à l’élaboration des grands projets.
5. ÊTRE AMBITIEUX, INNOVANT ET TRANSPARENT ˃ˢ˥˧˘˥ ˨ˡ ˣ˥ˢ˝˘˧ ˣ˔˥˧˔˚̻ ˗˘ ˧˥˔ˡ˦˙ˢ˥ˠ˔˧˜ˢˡ ˗˨ ˇ˘˥˥˜˧ˢ˜˥˘ ˁˢ˥˗ʡ
INFORMER ET PARTAGER AVEC LES HABITANTS
Engagement 31 : ʴˠ̻˟˜ˢ˥˘˥ ˟˔ ˖ˢˠˠ˨ˡ˜˖˔˧˜ˢˡ ˘ˡ notamment la présence numérique.
COOPÉRER AVEC NOS VOISINS POUR PROGRESSER ENSEMBLE
˥˘ˡ˙ˢ˥̹˔ˡ˧
Engagement 32 : ʷ̻Ѓ ˡ˜˥ ˨ˡ˘ politique de coopération internationale basée sur les compétences CINOR.
LA CINOR : UNE NOUVELLE IDENTITÉ POUR UNE NOUVELLE IMPULSION
Pour incarner ce nouvel élan, le logo de la CINOR est modernisé. Cette nouvelle charte graphique est bâtie sur la force des 3 communes et les enjeux d’un développement solidaire, équilibré et respectueux de son environnement.
lacinor
www.cinor.re
Retrouvez l’intégralité des engagements ˘ˡ Є ˔˦˛˔ˡ˧ ˟˘ ˄˅ ˖ˢ˗˘
Spécial Saint-denis
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Le Quotidien de La Réunion - Samedi 27 mars 2021
écriture pour tous
Une Galerie des Héros rue Maréchal-Leclerc Fin avril, la “ galerie des héros ” va ouvrir rue MaréchalLeclerc. Portée par les éditions La Plume et le Parchemin, ce lieu réunira un café, une librairie et une boutique et accueillera des ateliers d’écriture ou d’initiation à l’art.
A
vec l’annulation des salons et événements autour du livre, l’ambiance est morose pour le monde de l’édition péi. MarieDanielle Merca, éditrice et autrice, elle, a préféré se lancer dans une nouvelle aventure avec la création de la “ Galerie des Héros ”, rue Maréchal-Leclerc (en face du temple hindou). Cet espace qui sera inauguré en avril réunira dans un même lieu la librairie de sa maison d’édition : la Plume et le Parchemin ; une boutique de goodies en lien avec les mangas et un café : le “ Hero Café ”. Le lieu accueillera également les ateliers mini-plumes pour permettre aux jeunes de s’essayer à l’écriture et la “ Quête des écrivaillants ” un club d’écriture pour apprentis écrivains. “ Cela fait vingt ans que je travaille avec les enfants et sept ans que j’ai lancé ma maison d’édition, raconte MarieDanielle Merca. J’avais besoin d’un espace pour me poser et accueillir mes partenaires. Avec la création des ateliers mini-plumes, j’ai eu également de nombreuses demandes de parents qui voulaient trouver pour leurs enfants un espace d’écriture créative ou de découverte de l’art. ” Pour ceux qui suivent l’actualité de la maison
d’édition, l’ouverture de ce lieu n’est pas une surprise. Celle-ci a mené de nombreuses initiatives afin de réunir dans un même espace, les acteurs de l’édition ou de la culture dans l’île. Tout comme la jeune entreprise Magic rictus, Marie-Danielle veut accueillir dans ce lieu d’autres maisons d’éditions, des artistes. “ J’ai été partisane d’un travail de coopération avec les autres, à l’instar de ce qui a été fait dans les mini-salons. L’idée, c’est vraiment de mettre la culture en l’air ! ”. Le lieu va permettre aux ateliers mini-plumes de s’installer dans la durée pour proposer aux jeunes des animations régulières les mercredi et samedi, ainsi que des ateliers durant les vacances. L’écriture sous toutes ses formes y sera valorisée, mais pas seulement ! On y trouvera également des ateliers consacrés à la bande dessinée, la peinture, le bricolage récupération. “ Le but, explique Marie Danielle Merca, c’est que les enfants acquièrent de la confiance à travers l’expression corporelle, artistique et littéraire. ” Pour être tenu informé des dates d’ouverture, vous pouvez écrire sûr contactminiplume@gmail. com
L’équipe de la gallerie au grand complet
Des ateliers pour écrire ou découvrir l’art
Robotique
Sciences Réunion, un rendez-vous tous les mercredis Basée à la technopole, l’association Sciences Réunion propose des ateliers robotiques tous les mercredis et intervient sur des animations scientifiques pour faire découvrir aux marmailles les joies des sciences. • Et si les sciences étaient à tout le monde ? C’est le pari de James Caratini, directeur de Sciences Réunion, association qui intervient dans la promotion des sciences et l’initiation à la démarche scientifique. “ On parle souvent de vulgarisation et le terme est un peu galvaudé, mais nous voulons réellement donner l’envie aux enfants de venir aux sciences. ” Tous les mercredis, sur trois séances d’une heure et demie à 10 h, 13 h 30 et 15 h 30, dans les locaux de Sciences Réunion sur la technopole, c’est Patrick Ribotte qui propose son atelier de robotique, ouvert pour les enfants de 7 à 12 ans. “ L’idée, c’est de construire des projets que les enfants peuvent ensuite ramener chez eux, explique l’animateur. Lors des premières séances, ce sont des projets réalisables en une seule fois, puis quand les enfants progressent, nous leur proposons des cycles sur trois à quatre séances. ” La plupart du temps, les réalisations concernent des véhicules ou des robots, mais la place est aussi laissée à l’initiative. “ Avant les vacances, j’ai eu plusieurs jeunes qui ont souhaité réa-
liser des grues, explique Patrick. Nous nous adaptons vraiment à l’approche des enfants. Certains aiment suivre une notice, d’autres y aller au feeling. ” Si vos marmailles ne peuvent consacrer du temps aux sciences le mercredi, l’association intervient régulièrement dans les centres de loisirs ou les écoles, à l’image de ce qui s’est fait pour la journée consacrée à l’eau organisée par le collectif de la Bretagne dans l’école Philibert Commerson. “ Nous participons régulièrement aux bons plans vacances, explique Floriane Payet, qui gère l’ensemble des activités. À travers un partenariat avec la municipalité de Saint-Denis, nous intervenons dans tous les quartiers pour proposer des stages scientifiques ou de l’initiation à la robotique. Nous proposons des contes scientifiques pour les plus petits ou des ateliers de manipulation adaptés à chaque âge. ” L’association dispose de sa propre chaîne Youtube, du Mobilo science, un minivan, qui circule dans les écoles, inspiré du camion de “ C’est pas sorcier ”. Ils gèrent également le Fab Lab sur Saint-Paul.
Découvrir la technologie à travers des ateliers
LE NOUVEAU PONT SUR LA RIVIÈRE SAINT-DENIS LA NOUVELLE ENTRÉE OUEST DE SAINT-DENIS Sécurisation / Modernisation / Amélioration de l’entrée de Ville
« La Région Réunion porte un programme de grands travaux sur l’ensemble du territoire. La collectivité a la mission de doter La Réunion d’infrastructures modernes et sécurisées pour améliorer les conditions de déplacements des usagers. La réalisation du Nouveau Pont sur la Rivière Saint-Denis (NPRSD) et de la Nouvelle Entrée Ouest de Saint-Denis (NEO) doit ainsi faciliter l’accès au chef-lieu, revaloriser son aménagement mais aussi repenser la mobilité des usagers qu’ils soient en voiture, à vélo, à pied ou en bus en rendant plus attractifs les modes actifs et les transports en commun.»
Didier Robert, Président de la Région Réunion
LE NOUVEAU PONT SUR LA RIVIÈRE SAINT-DENIS (NPRSD) Objectifs :
« Un ouvrage en cohérence avec la Nouvelle Route du Littoral (NRL) ; « Améliorer l’entrée ouest de Saint-Denis « Sécuriser et rendre plus lisibles les cheminements piétons « Permettre aux transports en commun d’entrer et sortir de Saint-Denis sur des axes prioritaires « Accueillir à terme un transport en commun mode guidé / ferré
« Créer une infrastructure évolutive capable de s’adapter au projet NEO (Nouvelle Entrée Ouest)
Financements
D’un coût global de 43 millions d’euros, le projet ré} > *,- iÃÌ w > Vj D >ÕÌiÕÀ `i \ | par l’Europe | par la Ville de Saint-Denis | par la Région.
LES TRAVAUX
ià ÌÀ>Û>ÕÝ `Õ *,- `jLÕÌjà i > Û iÀ ÓäÓä « ÕÀ Õ i ÛÀ> à w ÓäÓ£® V «Ài i Ì « Õà iÕÀà « >Ãià \ 1/ L’aménagement du giratoire RD41 – Rive gauche >Õ `À Ì `Õ VÀ Ãi i Ì i ÌÀi > , £ iÌ > , {£ ÌÀ>Û>ÕÝ `jLÕÌjà i > Û iÀ ÓäÓä®° .C EQPUVTWEVKQP FW|0QWXGCW 2QPV UWT NC 4KXKÄTG 5CKPV &GPKU à l’aval de l’ouvrage existant, } `i ££ä iÌ >À}i `i Ó{ ÌÀ>Û>ÕÝ `jLÕÌjà i > ÓäÓä®° .G TCEEQTFGOGPV|%GPVTG XKNNG s 4KXG FTQKVG ÌÀ>Û>ÕÝ `jLÕÌjà i >Àà ÓäÓ£® >ÛiV > Àj À}> Ã>Ì des voiries et le réaménagement urbain. 4/ L’aménagement paysager composé d’espèces endémiques et indigènes.
LA NOUVELLE ENTRÉE OUEST DE SAINT-DENIS (NEO) Le projet NEO se situe sur le Barachois, un lieu emblématique empreint d’histoire et de culture, localisé dans un environnement singulier mais aujourd’hui dégradé. NEO repense entièrement le Barachois, en l’ouvrant à la fois sur le centre-ville et son littoral, tout en le rendant attrayant pour ses usagers. " «ÀjÛ Ì `i \ « Réaménager une large bande côtière entre la Caserne Lambert et la gare routière avec des aménagements récréatifs, des espaces sportifs, un bassin de baignade naturel, des bars et restaurants, des esplanades et places publiques. « Créer des voies dédiées pour les modes doux et une voie de transport en commun en site propre « Réaménager l’entrée de ville
« ,iµÕ> wiÀ > À ÕÌi >Ì > i µÕ ÃiÀ> Ì ivv>Vji i souterrain à 2x2 voies Le débat public organisé par la Commission Nationale du Débat Public (CNDP) qui s’est déroulé au dernier trimestre 2020 a permis à la population de s’exprimer ÃÕÀ i «À ḭ > * > Ì Àj i L > `i Vi `jL>Ì i £iÀ >Àà ÓäÓ£° ½iÃÌ `jà À > à >ÕÝ Î > ÌÀià `½ ÕÛÀ>}ià du projet (la Région Réunion, pilote de l’opération, accompagnée de la CINOR et de la ville de Saint-Denis) de tirer les enseignements de ce débat et d’indiquer la suite qui sera donnée au projet NEO sous un `j > `i Î Ã] Ã Ì >Û> Ì > w > ÓäÓ£° La décision prise sera donc annoncée publiquement dès lors qu’elle sera entérinée permettant, le cas échéant, de lancer les études de conception du projet.
+ D’INFOS SUR LES GRANDS CHANTIERS WWW.REGIONREUNION.COM
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Spécial Saint-denis
Le Quotidien de La Réunion - Samedi 27 mars 2021
musée léon dierx
Kako : “ Remettre du sensible dans notre rapport à la nature ” Jusqu’au 4 avril, vous pouvez admirer au musée Léon Dierx, l’exposition “ Piedbwa, l’arbre manifeste ” conçue par Kako. Fil rouge de son œuvre, l’arbre est pour Kako le symbole de la reconnexion que nous devons avoir avec la nature. Installations, travail au fusain, dessin au charbon, Kako a exploré toutes les facettes de l’arbre pour son exposition “ Piedbwa, l’arbre manifeste ”, exposée jusqu’au 4 avril au musée Léon Dierx. Le plasticien a voulu remettre du sensible dans notre rapport à la nature. • Pourquoi ce manifeste autour de l’arbre ? Kako : Mon idée, c’est de remettre du sensible dans notre rapport à la nature en présentant et en représentant les différents états de la nature. Je voulais aussi montrer notre ambivalence, pris entre un état contemplatif vis-à-vis d’elle et un état destructeur. L’arbre est un symbole fort du vivant qui nous entoure. Il porte en lui la mort, comme la vie. • Quel est notre premier contact avec l’arbre dans votre exposition ? Kako : A l’entrée, il y a une forêt d’hiver. Je reprends un poème de Léon Dierx, comme un écho. Son premier vers dit “ Seront-ils toujours là quand nous disparaîtrons. Pour cette forêt, j’ai
récupéré des troncs de tamarins des hauts, brûlés dans l’incendie du Maïdo. Je les présente sous la forme d’une installation. Dans l’exposition, le public va alterner des tableaux et des installations. J’ai réalisé des dessins au charbon de bois en lien avec le carbone et la mort portée par l’arbre. J’ai également travaillé sur des cartes micellaires où je redessine le territoire. On trouvera également un polyptyque “ le Crépuscule des dieux ” avec plusieurs tableaux, clin d’œil à la bande dessinée Fantasy. • L’arbre n’est pas un inconnu dans votre travail ? Kako : C’est une continuité de mon travail. C’est un fil rouge. Il était déjà là à une époque où on parlait moins de nature. On le retrouve dans mon cycle “ Le tour des origines ” où j’interroge l’identité réunionnaise. C’est un cycle qui a débuté en 2009 avec “ Made in China ”, puis “ Made in India ” en 2013. L’an passé, c’était “ Madécasse ”. • Que vous a apporté la résidence au musée ? Kako : Une résidence, c’est un temps qui per-
Kako, l’arbre pour fil rouge met à un artiste de se consacrer à son projet. On lui donne les moyens de produire, on indemnise son travail, on peut l’héberger. Dans mon cas, on m’a surtout ouvert les portes du musée, j’ai également travaillé avec le Parc national et l’Office national des forêts pour aller au contact de la forêt des Hauts. • Le confinement a-t-il influencé votre production ? Kako : Il a essentiellement obligé à repousser l’exposition. Sur le plan du travail personnel, je travaille en atelier, ça n’a pas eu d’impact sur mon œuvre. La
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LE SPÉCIALISTE DES PIÈCES DÉTACHÉES ALLEMANDES ET JAPONAISES
crise sanitaire par contre est venue amplifiée les interrogations qui étaient les miennes. Cette crise n’est qu’une conséquence de notre rapport au vivant.
zoom
Kako est né en 1963 à Mont-Vertles-Hauts, dans une famille de petits agriculteurs. Avant de se consacrer entièrement à l’art, Kako a mené une double vie “ d’artiste-paysan ”.
Artothèque Panorama 2 : Place aux jeunes ! • Vingt-cinq ! Ils sont vingt-cinq jeunes artistes mis en valeur par l’Artothèque pour une exposition qui s’achève en avril. C’est l’exposition “ Panorama 2 ”. Depuis le mois de janvier et jusqu’en avril, l’Artothèque met en valeur de jeunes créateurs à travers l’exposition “ Panorama 2 ”. L’exposition fait suite au “ Panorama 1 ” organisé entre octobre 2020 et janvier 2021, où vingt-trois artistes avaient présenté leurs œuvres. Cette fois, ce sont vingt-cinq créateurs qui exposent. On trouve parmi eux Moniri MBaé, connu pour ses albums jeunesse, ou le duo de plasticiens Kid Kréol et Boogie, côtoient de jeunes auteurs. Ce panorama éclectique est un tour de l’île
des talents avec des œuvres contemporaines ou contemplatives, certaines engagées d’autres non. Côté plastique, on trouve une alternance de gravures, dessins, mais également de vidéos et de performances. Les autres artistes sont : AbeilOne, Yas‑ smine Attouname, Alice Aucuit, Sonia Charbonneau, Thierry Cheyroll, Mathilde Claude‑Marty, Frédéric Dussoulier, Brandon Gercara, Ichiza Henri, Jean-Marc Lacaze, Ma‑ rie Lanfroy, Mathilde Lauret, Marine Moon, Mathilde Neri, Migline Paroumanou, Karel Perrussot, Clotilde Provansal, Chloé Robert, Warren Samuelsen, Emilie Schalck, Prudence Tetu, Sandrine Turpin.
archives nationales • Une exposition contre le racisme • Jusqu’au 30 juin 2022, vous pouvez découvrir aux Archives nationales l’exposition “ Nous et les autres, des préjugés au racisme ”. Comment se construisent les préjugés ? Quelle est la réalité des “races” d’un point de vue génétique ? Comment des États en sont-ils venus à institutionnaliser le
racisme ? Autant de questions auxquelles entend répondre l’exposition “Nous et les autres : des préjugés au racisme”, conçue par le Musée de l’Homme, et présentée ici dans une version adaptée pour la salle d’exposition des Archives départementales, en partenariat avec le rectorat de La Réunion.
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Le Quotidien de La Réunion - Samedi 27 mars 2021
où manger ?
Notre sélection de restaurants Ne boudez pas votre plaisir et allez manger au restaurant. Variez les expériences d’autant que les nouveautés ne manquent pas. Et les chefs ont toujours à cœur de régaler vos palais. Voici quelques enseignes, parmi les meilleures du moment. S.M
Le Pierre Loti la touche Dina ● Depuis la fin de l’année dernière, un second Dina Morgabine, célèbre hôtel 3 étoiles de la côte Ouest, a ouvert ses portes sur Saint-Denis. Le bâtiment, dont la forme évoque celle d’un navire, invite au voyage et à l’évasion. Point d’étonnement donc à ce que son restaurant ait été baptisé le Pierre Loti, célèbre écrivain et officier de marine. Et en quelques semaines à peine, l’enseigne a rallié tous les suffrages. Un succès dû au décor tout à la fois luxueux et cosy, constitué de mobilier dépareillé très hippie chic. Avec en contrepoint, un réel souci de l’accueil. Relayé en cuisine par une brigade qui produit un travail raffiné, puisant son inspiration dans le terroir d’ici. Où la carte change régulièrement, au gré des arrivages, tel ce retour de pêche à la plancha, tomate arbuste, pistaches épicées et citron vert râpé (24€) sans oublier le tartare façon Dina (22€), une délicatesse à nulle autre pareille. Les légumes des petits producteurs sont simplement sublimés en plaisirs Vegan tandis que, côté viande, le magret de canard (28€) cuit à basse température, marmelade de pêche, mandarine et citron confit fait merveille. Ne partez pas sans avoir succombé au café gourmand (10€), luxueux, beau et excellent.
1, rue Issop-Ravate – Saint-Denis. Tél : 0262 50 01 92. Ouvert tous les jours, midi et soir.
Le Bò Bún & Co fusion Viet ● “ Je suis une bonne vivante et j’adore manger ”, déclare Anne-Laure Le Carff. Une qualité dont elle a décidé d’user en reprenant l’ancien restaurant vietnamien Kim Son – “ des amis de la famille ” - en juillet 2019, et de transformer cette institution en Bò Bún & Co. Après un début de carrière dans la communication, la jeune femme envoie tout promener et démissionne de son poste. “ J’avais besoin de revenir à la vie réelle. D’avoir ce vrai relationnel avec mes clients ”. Qui viennent du Tampon, de Saint-Joseph, de La Petite Île et de SaintPaul ! Pour déguster les fameux Bò Bún (15,50€), cette salade de vermicelles de riz au bœuf, agrémentée de soja, concombre, carottes râpées, de cacahuètes, de menthe fraîche et des nems maison. Tout comme la non moins célèbre soupe Pho (16€). Et chaque jour, viennent s’ajouter à ces plats vedettes des suggestions du chef d’inspiration asiatique aux tendances fusion, tel ce saumon laqué à la sauce soja, pommes rissolées à la coriandre fraîche ou ce magret de canard grillé à la Viet et sa purée de patates douces au lait de coco. Le tout servi par le très efficace Patrice Belaya, barman de métier, à qui l’on doit les cocktails de jus de fruits frais du moment et les thés glacés maison.
13, rue Maréchal Leclerc – Saint-Denis. Tél : 0262 21 75 00. Ouvert du lundi au samedi de 11h à 14h30.
Potes et Popotte, cocktail d’ambiances ● Thibaud Hoffarth a exercé sa profession de barman une dizaine d’années entre la Suisse et Strasbourg, avant d’arriver à La Réunion avec sa compagne, Eléonore Aufderbruck, il y a 5 ans. “ Nous sommes venus en vacances avec une valise et nous sommes tombés amoureux de l’île ”, raconte Thibaud qui a débuté à L’Apoteek tandis qu’Eléonore travaillait déjà avec l’ancienne propriétaire de l’enseigne qu’ils ont décidé de reprendre. Madame passe donc aux fourneaux et vous régale de cette cuisine alsacienne traditionnelle héritée de ses souvenirs d’enfance avec sa grand-mère. A vous les choucroutes, baeckeoffe et autres grumbeerekiechle, comprenez des galettes de pommes de terre comme là-bas ! De la vraie popote de potes en somme, servie en terrasse, le long de ce mur de pierre qui raconte son histoire. Au coin salon, réservé aux grignotages, offrez-vous une mini-raclette ou un œuf cocotte à l’huile de truffe. Sans oublier un crochet par le comptoir pour découvrir les talents du maître des lieux qui se plaît à remixer les classiques en creusant le sillon de son terroir d’adoption : gin infusé aux feuilles de combava, sirop de citronnelle maison et soda au gingembre pour cet Island Smash à l’image de l’endroit : un cocktail d’ambiances ultrapoétiques.
117, rue Juliette-Dodu – Saint-Denis. Tél : 0262 18 75 34. Ouvert du lundi au vendredi, midi et soir. Plats compris entre 16 et 18€.
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où manger ?
Le Coffee Factory new mood in town ● Cette nouvelle enseigne se veut l’avant-garde de la restauration réunionnaise. Avec une jeunesse revendiquée : Lucinda, la responsable, bartender et barista de formation, n’a que 29 ans et Frédéric, le chef, 23. Une précocité qui n’exclut nullement les compétences, ni l’expérience, acquises pour chacun d’entre eux dans de prestigieuses maisons dionysiennes. “ Je veux transmettre ma passion ”, poursuit la maîtresse des lieux, “ créer une bulle, un nouveau concept et amener nos clients à s’ouvrir à notre mood ”. Au saut du lit, réveillez-vous avec une demi-douzaine de variétés de cafés et jetez-vous sur le petit-déjeuner : omelette, saucisse de volaille, gaufre au caramel beurre salé, smoothie et red latte betterave cacao. A midi, tartines et bagels colorés aux fruits et aux épices ou des plats travaillés selon les canons de la gastronomie française que le chef se plaît à ambiancer : carré d’agneau sauce massalé et sa purée de cambar ou fingers d’espadon frits, sauce au gingembre, sauté de soja et riz à la citronnelle. Terminez en douceur avec la création du jour tel ce dôme vanille, insert framboise citron vert, glace pralinée et meringue au thé chai. Sachez enfin que cette équipe, motivée comme jamais, a investi la Cour carrée de la rue Jean-Chatel, un coin fort charmant du chef-lieu.
65, rue Jean-Chatel – Saint-Denis. Tél : 0262 72 04 01. Ouvert du lundi au jeudi de 8 h 30 à 18 h 30, le vendredi de 8 h 30 à 22 h, le samedi de 9 h à 18 h 30 et le dimanche de 9 h à 14 h. Plats du jour compris entre 16 et 20€, desserts de 7,50 à 9€.
Fleur de tartare des bouquets de saveurs ● Une première Fleur de Tartare a éclos à Terre-Sainte en 2017, grâce à la main verte de Franck Patoux. Cuisinier de métier et grand voyageur, il se pose à La Réunion en 1996. Après de nombreuses années à La Servair, ce fan de tartare décide de passer à l’action et ouvre sa première enseigne dans le Sud. Un succès justifié lui a donc permis d’ouvrir une seconde adresse, le mois dernier, sous le même nom, sur Saint-Denis. Le décor, tendance bois et métal conserve un aspect très nature, encore appuyé par le mur végétal. La touche urbaine provient des fresques que l’on doit à des grapheurs locaux comme Floàfleur ou Vincent Box. Ici, Franck a confié les clés de ses cuisines à Maxence Chenayer, jeune chef de 30 ans passé par les plus grands palaces de France, de Saint-Tropez à Courchevel. Et si les tartares de thon, de canard ou de bœuf sont tous délicieux, il ne faudra surtout pas faire l’impasse sur le magret de canard déglacé au galabé, légumes du jour et frites métissées (25€), ni sur le fish and chips et son caviar de bringelles citronnées (20€). Gardez toutefois une place pour le Mac à Pomme (7€), ce macatia cuit façon pain perdu, fourré à la pomme caramélisée et fleur de sel. Tout bonnement divin.
14 bis, rue Maréchal Leclerc – Saint-Denis. Tél : 0693 64 84 03. Ouvert du mardi au samedi, midi et soir.
l’ère des Mets La gastromamie ● C’est à Yves Piednoel que l’on doit l’Ère des Mets, enseigne qu’il ouvre en 2015 au bas des rampes de Saint-François. Il a débuté dans la restauration à 15 ans seulement, en tant qu’apprenti pâtissier chez un MOF. Après son armée, le jeune chef va se transformer en globe-trotter, multipliant les expériences dans des établissements de luxe, de Paris à Miami, en passant par le Japon, La Thaïlande, mais aussi Le Brésil et Saint-Martin sans oublier Houston, au Texas, où il sera aussi enseignant à l’école Le Nôtre. C’est l’amour qui le conduira finalement jusque sur notre caillou. Où il fera les beaux jours du Concorde Bellepierre 7 ans durant, avant de créer ce restaurant qui fonctionne sur le concept d’un menu dégustation modifié au gré des semaines. “ Je fais de la gastromamie ”, déclare le maître des lieux. “ Des plats réconfortants et copieux, façon gastronomique. Et suis adepte de la simplicité efficace ”. Pour preuve, goûtez donc cet œuf poché, fricassée de champignons péï, crème de morilles et chantilly truffée suivi, par exemple, d’un pavé de légine en croûte de noisettes, risotto de tomates arbustes. Et finissez en beauté avec le dessert signature : le trifle mangue letchi, soupe de framboises à la menthe et nougatine faible en sucre.
18, boulevard Saint-François. Saint-Denis. Tél : 0692 11 69 59. Ouvert du mercredi au samedi, le soir uniquement. Menu dégustation à 54€.
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Le Quotidien de La Réunion - Samedi 27 mars 2021
Ilet-à-Guillaume
Rendez-vous avec l’Histoire infos Altitude :
690 m (départ) 700 m (point le plus haut)
Accès :
Depuis Saint-Denis, prenez la direction de la Montagne (RD 41) puis la direction du Colorado jusqu’au bout du parcours carrossable. Le sentier démarre au parking.
Difficultés :
sol pierreux et glissant, parcours à déconseiller par temps de pluie.
Niveau :
Bons randonneurs
Durée :
4 h 30 (aller-retour)
Entre le Bras Guillaume et l’ilet du même nom, un chemin “ charrette ”, avec des accotements en pierres sèches, réalisé à mains nues il y a plus d’un siècle et demi.
Intérêt :
Parcours en sous-bois sur un sentier chargé d’histoire, et vues splendides sur le lit de la rivière
Saint-Denis.
Précautions :
Parcours à éviter par temps de pluie, en raison de la traversée du Bras Guillaume et du parcours rendu glissant. Soyez bien chaussés.
Itinéraire et descriptif :
L
e sommet du Colorado et son dôme météorologique constituent un bon point de repère. Toutefois, on peut déplorer que face aux multiples petits chemins, le balisage ne soit pas plus performant pour éviter de se fourvoyer. Le parcours s’effectue essentiellement à couvert et permet d’avoir régulièrement de magnifiques points de vue sur le lit et la vallée de la rivière Saint-Denis et tous les hauts du chef-lieu. Le parcours est agréable, avec de petites montées et des faux-plats, mais ce sont surtout les racines dont le sol est parsemé qui illustreront, une fois de plus, la nécessité d’être bien chaussé. Même si le parcours n’est pas très long, la chaleur et l’humidité se font sentir, pensez donc à avoir dans votre sac de quoi vous réhydrater. Enfin, sur ce parcours, plutôt fréquenté, une petite bizarrerie, à notre (humble) avis : alors que depuis le Colorado, le panneau indicateur prévoit 1 h 05 pour rallier la Fenêtre, pour le retour, même s’il y a moins de montée, le temps de parcours indiqué est de… 30 mn alors que même en marchant vite, et même en trottinant parfois, nous avons mis 45 mn. C’est pourquoi, sur la base de notre propre expérience (qui vaut ce qu’elle vaut), nous estimons que l’aller-retour entre le Colorado et la Fenêtre peut s’effectuer en 2 h… C’est à partir de la Fenêtre que l’on entre vraiment dans l’Histoire. Longtemps interdit, ce sentier a fait l’objet d’aménagements de la part de l’ONF qui a procédé à des purges sur les parties de falaise les plus instables et procédé çà et là à quelques coupes claires dans la végétation. Le dénivelé n’est pas très important et ne se fait
À partir de la Fenêtre, vous marchez dans les pas de l’Histoire. pas vraiment sentir, ni à l’aller, ni au retour. Aucun risque de s’égarer : il suffit de suivre le gros tuyau qui achemine l’eau captée vers l’Ilêt à Guillaume vers la Montagne depuis les années quatre-vingts. Lequel tuyau se contente de suivre le sentier aménagé dans les années 1860 par de jeunes délinquants sous la conduite des pères du Saint-Esprit. Une heure environ après avoir quitté la Fenêtre, le sentier amorce une nette descente et permet d’admirer de magnifiques murets en pierres sèches, toujours en place 150 ans après avoir été construits… Vous voilà face à une passerelle sur laquelle passe la canalisation. Même s’il semble solide, l’ouvrage n’est plus très jeune et a subi les outrages du temps : il est interdit, même si certains imprudents bravent l’interdiction. Préférez plutôt le petit sentier qui serpente gentiment et descend dans le lit du Bras Guillaume. Le passage du Bras Guillaume ne vous fera pas regretter de ne pas avoir bravé l’interdit de la passerelle, vingt ou trente mètre au-dessus de votre tête…Pour gagner le sentier menant à l’îlet, commencez par gravir quelques échelons métalliques scellés dans la roche, à la manière des “ via ferrata ” (en moins vertigineux) que l’on retrouve dans les Alpes… Des bambous, puis de superbes eucalyptus vous accueillent sur ce sentier chargé d’Histoire. Certes, la végétation a repris ses droits, mais par endroits, on reste confondu par autant d’audace, d’ingéniosité… et d’efforts pour réaliser ces murs en encorbellement qui, 150 ans plus tard, sont toujours là, aussi solides qu’au premier jour… Vous retrouverez aussi la canalisation, avec laquelle le sentier joue à cache-cache. A mi-parcours, vous emprunterez un véritable chemin “ charrette ”, qui fut carrossable à ses débuts. Un chemin superbement tracé, avec des courbes de niveau et des accotements en gros moellons sur
Noyés dans la végétation qui a repris ses droits, les ruines des anciens bâtiment sdu village de l’ilet à Guillaume.
Le départ du sentier, au Colorado. les bords. Aujourd’hui, c’est sous une voute de zembrozade que vous progressez. Mais que cela ne vous empêche pas d’avoir un regard sur ce décor, une pensée pour ceux qui ont roulé ces grosses pierres… Les premiers cryptomerias annoncent la fin du sentier. Une dernière ligne droite, et vous voilà à l’Îlet-à-Guillaume. Un petit panneau décrit sommairement l’histoire des lieux qui abrita un
pénitencier pour jeunes délinquants entre 1864 et 1869. Au milieu trône une verrue, un bâtiment vandalisé au fil des années, véritable injure à l’histoire et à la mémoire. Préférez ce sentier sur votre gauche qui vous conduit à une aire gazonnée plus propice à la pause. Vous pourrez ensuite essayer de retrouver dans la végétation les ruines des bâtiments qui abritèrent une communauté humaine en ces lieux…
UNION EUROPEENNE
LA RÉUNION :
une biodiversité porteuse d’identité Priorité mondiale en terme de conservation de la biodiversité, La Réunion fait partie des 35 hotspots de biodiversité. Ses Pitons, Cirques et Remparts sont classés au Patrimoine Mondial de l’Humanité. Sa biodiversité est exceptionnelle mais demeure fragile et menacée. La protection de ce patrimoine est donc un enjeu majeur auquel le Département répond dans le cadre de ses compétences règlementaires en matière de protection et de valorisation des espaces naturels sensibles. Le Département met en œuvre une politique de préservation et de valorisation des milieux naturels remarquables, menacés, ou vulnérables et présentant un intérêt réel qu’il soit paysager, floristique ou faunistique. Depuis 1991, la Collectivité joue un rôle majeur dans la préservation de ces milieux naturels exceptionnels et uniques au monde.
Qu’est-ce qu’un ENS ? Un Espace Naturel Sensible est un milieu naturel remarquable dont la fragilité justifie la mise en œuvre d’actions de protection et de sauvegarde.
À La Réunion, la forêt sèche a quasiment disparu. Avant l’arrivée de l’homme, cette forêt originale s’étendait de Saint-Denis à Saint-Pierre, sur une frange littorale allant jusqu’à 700 mètres d’altitude. Il ne reste aujourd’hui que 1 % de la surface originelle. Le Département et son gestionnaire, la SPL EDDEN et ses partenaires œuvrent pour sauver ce patrimoine rare et menacé.
Sur la Commune de Saint-Denis, le Massif de la Montagne héberge un de ces ENS, le Domaine Fleurié.
LE DOMAINE FLEURIÉ À la découverte d’une forêt semi-sèche, milieu naturel rare et menacé Situé dans le quartier de Saint-Bernard à la Montagne entre 70 m et 635 m d’altitude, le Domaine Fleurié borde la Ravine de la Grande Chaloupe tout en dominant l’océan, procurant un « effet balcon » surprenant. Il se caractérise par la présence d’une forêt semi-sèche unique au monde dont une partie en cœur de Parc national. Une myriade de sentiers permet de saisir la singularité de cet espace entre montagne et mer.
Y a er
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• Depuis Saint-Denis, prendre la direction de la Route de la Montagne (RD41), • Traverser le village de la Montagne et continuer sur la RD41, Juste au-dessous de la Route Forestière de la Plaine d’Affouches, prendre à droite (direction Domaine Fleurié, indiqué sur un panneau marron)
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Le Quotidien de La Réunion - Samedi 27 mars 2021
De la Rue du Conseil à la rue Juliette-Dodu
L’ex “ Honte de la République ”
face à son avenir
De l’ancien magasin à café à la gêole Les derniers prisonniers transférés à la nouvelle prison de Domenjod, se posait alors la question du
devenir du bâtiment ou plutôt des bâtiments. Un projet de transformation du site en logements sociaux, commerces et parking s’est fait jour. Mais rapidement, des voix se sont élevées contre ce projet, avec la création d’un “ Collectif pour la Mémoire de la Prison JulietteDodu ”, l’association “ Kartié Libre Mémoire et Patrimoine Océan Indien” créée en 2016. Un permis de démolir fut même accordé par la mairie de Saint-Denis. Les jours des vieux murs semblaient comptés. Un référé suspension fut déposé par les défenseurs de la mémoire et de l’histoire auprès du tribunal administratif le 25 novembre 2017 et le 10 janvier 2018, le TA annulait le permis de démolir accordé à la SHLMR et reconnaissait la valeur patrimoniale et architecturale et mémoriale des bâtiments. En octobre 2019, le site fut inscrit à l’inventaire des Monuments historiques et des fouilles archéologiques préventives furent menées pour en savoir plus sur le site. L’ancienne prison est, certes, sauvée de la destruction, mais si son passé a été préservé, son avenir reste à construire…
Quel avenir ? L’historien Loran Hoarau (loranhoarau.blogspot. com) avance une idée : “ Dans mon regard, le site de la prison constitue un espace unique permettant de développer un projet archéologique sur le long terme impliquant l’université, la DAC, les collectivités et le Label Ville d’Art et d’Histoire de Saint-Denis. Il permet à la fois de former et de sensibiliser à la question de l’archéologie avec un atout majeur : sa position en centre-ville. Cette position en fait un lieu idéal pour un Centre d’Interprétation de l’Architecture et du Patrimoine. Un projet à long terme permet aussi d’envisager l’espace prison comme un sujet de tourisme culturel, de la même façon qu’à Rome on visite le Colisée, qu’à Paris, on explore la crypte archéologique de l’Ile de la Cité… ”
© Photo Emmanuel Grondin
C
’est en ces lieux que jusqu’en 2008, date de la mise en service de la centrale de Domenjod, furent enfermés prévenus et condamnés à des peines diverses et que furent exécutés les peines capitales après la Seconde Guerre mondiale. Inscrite au titre des Monuments historiques en septembre 2019, l’établissement carcéral échappait à une destruction annoncée. Sa valeur patrimoniale reconnue, le bâtiment au lourd passé a désormais un avenir à construire… Dès le début de la colonisation de l’île, s’est posée la question d’une prison pour y enfermer celles et ceux qui, pour avoir enfreint la loi, ou victimes de l’arbitraire des gouverneurs et autres potentats, devaient purger une peine de privation de liberté. Ainsi, lorsqu’il prend ses fonctions le 14 décembre 1689, le gouverneur Henry Habert de Vauboulon est installé également en qualité de “ gouverneur de sa majesté et juge en dernier ressort en toutes matières de l’îsle Bourbon. ” Il usera et abusera de ses prérogatives et parmi les 309 habitants que comptait alors l’île, nombreux furent ceux qui furent jetés au cachot par Vauboulon pour toutes sortes de raisons. Lequel gouverneur fut arrêté le 26 novembre 1690 et jeté dans une prison dont on ne sait exactement où elle se trouvait. C’est en tout cas dans cette geôle que Vauboulon fut retrouvé mort, le 18 aout 1692, “ avec les fers aux pieds et les mains toutes enflées et bleues. ” C’est vers 1771, sous le gouverneur Guillaume Léonard de Bellecombe que furent dressés les premiers murs de la prison dionysienne qui connaîtra de multiples transformations et agrandissements, notamment en 1848, mais gardera son usage carcéral jusqu’en 2008.
© Photo David Chane
C’est vraisemblablement en 1771 que commença l’édification de l’édifice qui allait devenir pendant plus de deux siècles, la prison de Saint-Denis. Sous le mandat du gouverneur Guillaume Léonard de Bellecombe, il est décidé de doter la ville d’une prison sur un terrain appartenant au sieur Dioré.
zoom • De la rue JulietteDodu à Domenjod
Aux origines… • Bruno Maillard, docteur en histoire a mené des recherches qui permettent de situer la construction de la prison à 1771. Auparavant, sur le site, se dressait alors un magasin dans lequel étaient entreposés les balles de café destinées à la Compagnie des Indes. A partir de 1739, c’est l’administration coloniale qui prend possession des lieux avec des locaux administratifs au rez-de-chaussée et le logement du gouverneur à l’étage. En 1749, le bâtiment abritait le palais du gouvernement et du tribunal civil et
pénal et quelques cellules furent aménagées. À partir de 1771, sur un terrain acheté au sieur Dioré, la prison prend forme, avec un greffe, un corps de garde, un logement pour le concierge et des cellules réservées…aux Blancs. Un autre bâtiment appelé “ bloc des Noirs ” est destiné uniquement aux esclaves. Un autre bâtiment, construit le long de la rue Juliette-Dodu (ex rue du Conseil) est érigé en 1808, dans lequel sera transféré le “ bloc des Noirs. ”
“ En cette aimable demeure… ” Conseil où l’ami Pierre Alcide, paternellement, préside aux destinées des pensionnaires de l’Etat. La façade est comme toutes les façades. Une fontaine la décore, à laquelle viennent boire des gamins. Nul guichetier farouche ne cerbérise à l’entrée de l’aimable demeure (…) ”. Un siècle plus tard, cette “ aimable demeure ” allait devenir “ la honte de la République.
“ La honte de la République ” • En 1999, une mission parlementaire conduite par Catherine Tasca (qui fut ensuite ministre de la Culture) et composée de Jacques Brunhes et Nicole Bricq visite la prison de la rue Juliette-Dodu. Lors d’une conférence de presse tenue en préfecture,
une expression va faire florès : “ La honte de la République ”. Pendant plusieurs années, c’est sous cette appellation que la prison de la rue Juliette Dodu, qui totalisait 190 détenus pour 110 places, sera évoquée…
© Photo David Chane
• Dans un article publié par le “ Journal de l’Île de la Réunion ” du 10 mai 1903, un journaliste évoque la prison de la rue du Conseil (qui ne s’appelait pas encore rue Juliette Dodu en des termes qui vous donneraient presque envie d’y faire un séjour. Rien à avoir, expliquait le journaliste, avec l’horrible prison de Mazas à Paris et de poursuivre en évoquant : “ La coquette centrale de la rue du
En octobre 2003, quatre ans après qu’une commission parlementaire eut qualifié la prison de Saint-Denis de “ honte de la République ”, Pierre Bédier, secrétaire d’Etat aux Programmes immobiliers de la Justice (si, si !) terminait une visite de deux jours dans l’île, en installant le comité de pilotage de la future prison de Domenjod. Il y avait urgence, reconnaissait-il : “ Oui, cette prison est une honte. Il faut au plus vite construire une jouvelle prison pour ne plus entendre parler de ce bâtiment. Ma mission est de rattraper le retard pris pour que l’incarcération ne tourne pas à la punition inutile et au manque d’humanité ”. Cinq ans plus tard, les derniers prisonniers quittaient la rue Juliette-Dodu sous haute surveillance pour le centre pénitentiaire de Domenjod.
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