SupplĂŠment
gratuit
au
Quotidien
n°14055
du
lundi
27
mai
2019
developpement
durable
EN ROUTE VERS LA
TRANSITION ÉCOLOGIQUE ET SOLIDAIRE ! Déjà impliqué depuis plusieurs années dans la construction d’une stratégie de développement durable pour La Réunion, le Département souhaite désormais que toutes ses politiques contribuent à un nouveau modèle de développement plus équitable, plus viable, plus vivable, en résumé plus durable et solidaire. En tenant compte à la fois : de la situation sociale alarmante de nombreux Réunionnais, de l’urgence climatique à l’échelle mondiale et des effets déjà sensibles dans l’océan Indien, de la nécessité de préserver la Nature réunionnaise remarquable et un cadre de vie de qualité pour une population qui devrait atteindre le million d’habitants.
LE DÉPARTEMENT, ACTEUR DU DÉVELOPPEMENT DURABLE, DES ACTIONS CONCRÈTES Le contact avec la Nature, pour l’éveil des sens et de la conscience La Collectivité est investie dans la préservation de nos Espaces Naturels Sensibles (ENS), mais aussi dans l’éducation et la sensibilisation du public et notamment des enfants lors des manifestations dédiées (Fête de la Nature, Week-end natures). Par ailleurs, des actions particulières sont mises en place en faveur des personnes porteuses de handicaps : visites sensorielles, en joëlettes ou encore accessibles aux fauteuils roulants (17 sites accessibles).
Les abeilles, infatigables travailleuses et témoins d’un environnement sain La Collectivité accompagne le développement d’activités agricoles sur ses Espaces Naturels Sensibles (ENS). Ainsi, 14 premiers emplacements ont été attribués pour l’installation de ruchers. L’objectif est triple : favoriser la production de miel péï, accompagner la filière apicole et contribuer à la pollinisation des espèces végétales composant nos forêts, sur des parcelles faciles d’accès. Ampoules en main, éclairons notre avenir Une campagne de sensibilisation de tous les jeunes collégiens aux enjeux énergétiques pour La Réunion sera lancée fin mai. À cette occasion, des lampes LED seront distribuées à tous les collégiens de l’île, avec EDF, notre partenaire. Les Conseillers Départementaux Jeunes initieront également des actions de sensibilisation afin d’être les ambassadeurs de la maîtrise des consommations énergétiques. Par ailleurs, le remplacement de la totalité des ampoules obsolètes existantes par des modèles LED sera opéré dans les collèges par les services du Département. Cette action s’inscrit dans une démarche globale de partenariat entre le Département et EDF afin de pouvoir atteindre l’objectif ambitieux de disposer d’une production de 100 % d’énergie renouvelable à horizon 2030.
Spécial Développement Durable
Lundi 27 mai 2019 - Supplément
LA réunion
une terre d’innovations avec des projets
“
L
a maison brûle et nous regardons ailleurs“, c’est ce que disait déjà Jacques Chirac, notre ancien Président de la République, dans son discours lors du IVe sommet de la Terre en 2002. Cette maison, c’est la terre nourricière que nous devons impérativement sauver de la destruction et par là même, l’espèce humaine. Si nous persistons chacun à regarder notre nombril, la fin du monde tant annoncée pourrait bien devenir réalité. Selon de nombreux scientifiques, l’humanité entière doit changer de mode de vie car c’est bien elle qui est à l’origine des plus grands maux de la Terre ! Les actions au niveau mondial restent malheureusement encore trop timides en raison principalement d’intérêts financiers et politiques ; la prise de conscience de la population est naissante et la jeunesse commence à réclamer des comptes. Or, comme ne cessent de le crier des hommes comme l’astrophysicien Aurélien Barrau, il faudrait une “révolution écologique“ immédiate. Les zones mortes dans les océans sont de plus en plus nombreuses, les pesticides polluent sols et mers, les appauvrissent et impactent notre santé, la surconsommation d’énergie, principalement fossile, fait diminuer dangereusement nos réserves… Tous ces maux sont un véritable défi à relever pour l’humanité à l’échelle planétaire. La Réunion, minuscule maillon dans cette immense chaîne doit aussi tenir son rôle car nous dépendons tous les uns des autres. Des efforts sont faits et notre petit territoire ne manque pas d’atouts, au point de devenir une terre d’innovations avec des projets comme le SWAC, le téléphérique urbain ou encore le concentrateur solaire de News. Les déplacements dans l’île représentent un véritable enjeu économique et environnemental que nous commençons tout juste à essayer de relever et de gros efforts sont encore à faire en ce qui concerne nos modes de production agricole. Ce n’est qu’en agissant et en regardant dans la même direction que “l’incendie“ pourra être maîtrisé, mais il ne faudrait plus tarder, le point de nonretour n’a jamais été aussi proche.
Ginette Clain
Ce supplément gratuit “Développement durable ” a été réalisé par le service Publicité du Quotidien. Directrice de la publication : Carole Chane-Ki-Chune • Supervision : Roland Hébrard • Rédaction : Ginette Clain • Maquette : Hervé Baum (DA), Macaire Dormeuil, Olivier Banor, Pierre Racine. • Régie publicitaire : 0262 92 15 12 - email : resa.regiepub@ lequotidien.re • Prépresse et impression : Imprimerie SAFI ZI du chaudron 97490 Sainte-Clotilde D e
L a
R é u n i o n
e t
d e
l ’ o c é a n
i n d i e n
édito
3
Spécial Développement Durable
Lundi 27 mai 2019 - Supplément
projet
4
La bataille du Rail Un moment banni des projets d’aménagements de nos politiques locaux, le rail revient en force depuis cette dernière décennie et les projets ne manquent pas ; il faut dire que l’urgence face à l’engorgement des réseaux routiers, plus que les soucis de pollution générés, ont “acculés au bitume” nos décideurs et ils n’ont d’autres choix actuellement que d’y remédier. Reste à opter pour les meilleurs projets dans l’intérêt général. Ginette Clain
Le Tramway de la CINOR pour 2022 • Un réseau intraurbain entre Duparc et le Barachois
- Longueur du réseau : 13,2 km - Nombre total de stations : 18 - Capacité de transport : 300 personnes/ rame ; 6 000 passagers/heure - Nombre maximal d’usagers/jour : 80 000 personnes - Fréquence : 1 rame toutes les 4 minutes - Temps de trajet garanti entre l’hôtel de ville et l’aéroport : 25 minutes - Temps de trajet garanti entre Le Barachois et Duparc : 30 minutes - Coût : 450 M€ - Début et fin de travaux : 2020 à 2022/2023 (2 ans)
Le transport sur rail, une nécessité incontestable Comme toute ville qui ne cesse de se développer, le chef-lieu de notre département connaît de gros problèmes de circulation vu l’accroissement constant du parc automobile et les besoins de déplacements dus à notre mode de vie. Engorgement, perte de temps et pollution, sont les maux engendrés par ces besoins, impératifs ou non, que nous avons de nous déplacer. Les collectivités ont le devoir d’aménager le territoire afin que la vie de chaque citoyen puisse se dérouler au mieux en ce domaine, mais aussi afin de limiter la pollution (atmosphérique, phonique…). Le transport par rail (train, tram, métro) a fait ses preuves dans le monde entier et il est reconnu qu’une ville possédant un mode de déplacement sur rail est mieux desservie qu’une ville n’en possédant pas. Ajouter des bus sur un réseau routier saturé n’améliore en rien la situation ; a contrario, le mode rail apporte de nombreux avantages, pour peu que la population y adhère ; rapidité, trajet sécurisé, coût, diminution du trafic routier, moins de pollution. Ce mode de transport devrait voir le jour dans notre capitale en 2022, il va donc falloir que le Réunionnais, fan inconditionnel de la voiture change quelque peu ses habitudes.
Deux au lieu d’un ! Hé oui, du coup, deux projets sont dans les cartons actuellement sur le chef-lieu. Ces deux projets de tramway sont, selon la Cinor, complémentaires, cependant un choix devra logiquement être fait sur une portion de 2 kilomètres en réseau partagé. La Cinor a développé son projet de tramway urbain afin d’absorber une partie du trafic routier venant de l’Ouest et de l’Est sur Saint-Denis. Ce projet se justifie par le fait que les réseaux de transports urbains existants et le réseau routier dans sa globalité sont d’ores et déjà saturés. Il faut savoir que 82% des flux automobiles venant de l’Ouest et 34% de ceux venant de l’Est ont Saint-Denis comme destination finale, soit 45 000 véhicules chaque jour, et que le TCSP utilisé par 42 000 usagers arrive aussi à saturation. Il est également impératif d’anticiper le transport d’une partie des 3 millions de passagers attendus à Gillot vers 2022. Entre temps, la Région a aussi lancé un projet
de transport sur rail inter-urbain, “Run Rail“ (ex Ecorail ), Réseau Régional de Transports Guidés (RRTG) destiné à assurer dans un premier temps une liaison de Saint-Paul à Saint-Benoît, pour s’étendre à long terme jusqu’à la capitale sudiste. Cependant l’espace disponible sur Saint-Denis n’est pas extensible et il s’avère impossible de réaliser deux réseaux complètement séparés sur le premier tronçon reliant Sainte-Marie à Saint-Denis. Les deux instances, Cinor et Région, vont donc devoir accorder leurs violons afin de mutualiser au moins une partie de leur réseau sur un tronçon de 2 km (entre la fin du boulevard Sud à hauteur du pont de la Rivière des Pluies et la station Duparc). Le problème de cette mutualisation porte principalement sur l’écartement des rails qui est différent d’un projet à l’autre, il se pourrait donc qu’il y ait deux systèmes de rails sur un même tracé, à moins qu’un autre choix ne soit fait, à suivre...
Le Tramway de la Région pour 2024 • Une portion du réseau interurbain entre Duparc et Bertin
- Longueur du réseau : 10 km - Nombre total de stations : 10 - Nombre prévu d’usagers/jour : 30 000 personnes - Fréquence : 1 rame toutes les 7,5 minutes en heure de pointe (10 rames) De 5 h à minuit - Temps de trajet garanti entre Bertin et Duparc : 20 minutes - Coût : estimé proche des 300 M€ - Début et fin de travaux : 2020/2021 à 2023/2024
14 14
Spécial Développement Durable Durable SpécialDéveloppement DéveloppementDurable Durable Spécial Développement Durable Spécial
Lundi27 27mai mai2019 2019- -Supplément Supplément Lundi Lundi 27 mai 2019 - Supplément Lundi mai 2019 -- Supplément Lundi 27 mai 2019 Supplément Lundi 2727 mai 2019 - Supplément
TAEOEN EN TAEO TAEO EN QUELQUES QUELQUES TAEO EN TAEO EN QUELQUES CHIFFRES CHIFFRES QUELQUES QUELQUES CHIFFRES CHIFFRES CHIFFRES 13,2 km
MOBILITÉS MOBILITÉS projet MOBILITÉS MOBILITÉS
14 5 14 1414
de linéaire de tracé 13,2 kmde delinéaire linéairede detracé tracé >>13,2 km > 13,2 km de linéaire de tracé >10 10000 000véhicules véhicules supprimés supprimés 13,2 km linéaire tracé >>> 13,2 km dede linéaire dede tracé véhicules supprimés (par report modal) (par report modal) > 10 000 véhicules supprimés (par report modal) 000 véhicules supprimés >> 1010 000 véhicules supprimés (par report modal) 60000 000 voyageurs ciblésààcourt courtterme terme >> 60 voyageurs (par report modal)ciblés (par report modal) voyageurs ciblés à court terme > 60 000 voyageurs ciblés à court terme > 4PEM PEM (pôles d’échanges multimodaux) 460 (pôles d’échanges 000 voyageurs ciblés àmultimodaux) court terme >>> 60 000 voyageurs ciblés à court terme > 4 PEM (pôles d’échanges multimodaux) > réseau de mobilitésdouces douces réseau de mobilités 4Un PEM (pôles d’échanges multimodaux) >>> 4Un PEM (pôles d’échanges multimodaux) (pôles d’échanges multimodaux) >associées Un réseau de mobilités douces associées réseau mobilités douces >> UnUn réseau dede mobilités douces associées 35000 000habitants habitantsààmoins moinsde de300 m 300 mdu du >> 35 associées associées de mobilités douces associées >linéaire 35 000 habitants linéaire dutracé tracé à moins de 300 m du du 000 habitants à moins 300 m >> 3535 000 habitants dede 300 m dudu linéaire du tracéà moins linéaire tracé linéaire dudu tracé habitants à moins de 300 m du linéaire du tracé
10 000
60 000 4 PEM
Un réseau 35 000
TRANSPORTS INNOVANTS ET TRANSPORTS INNOVANTS TRANSPORTS INNOVANTS INNOVANTS ET ET TRANSPORTS DÉVELOPPEMENT DURABLE, DÉVELOPPEMENT DURABLE, DÉVELOPPEMENT DÉVELOPPEMENT DURABLE, DURABLE, LA CINOR LÉ MOBILE ! LA CINOR LÉ MOBILE LA LACINOR CINOR LÉ LÉ MOBILE MOBILE!!! RÉPONDRE À SATURATION DU TCSP DE LA CINOR, PRÉVENIR LE COMA CIRCULATOIRE RÉPONDRE À LA LA SATURATION DUDU TCSP DEDE LALA CINOR, PRÉVENIR LELE COMA CIRCULATOIRE QUI GUETTE L’AÉROPORT ET RÉPONDRE À LA SATURATION TCSP CINOR, PRÉVENIR COMA CIRCULATOIREQUI QUIGUETTE GUETTEL’AÉROPORT L’AÉROPORTET ET L’ENTRÉE EST DE SAINT DENIS, FACILITER L’ACCÈS AUX MI-PENTES DU TERRITOIRE, POSER L’ACTE ÉCOLOGIQUEMENT L’ENTRÉE EST DE SAINT DENIS, FACILITER L’ACCÈS AUX MI-PENTES DU TERRITOIRE, POSER L’ACTE ÉCOLOGIQUEMENT RÉPONDRE À LA SATURATION DU TCSP DE LA CINOR, PRÉVENIR LE COMA CIRCULATOIRE QUI GUETTE L’AÉROPORT ET RÉPONDRE À LA SATURATION DU TCSP DE LA CINOR, PRÉVENIR LE COMA CIRCULATOIRE QUI GUETTE L’AÉROPORT ET RÉPONDRE À LA TCSP DEL’ACCÈS LA CINOR, PRÉVENIR LE COMA CIRCULATOIRE QUI GUETTE L’AÉROPORT ET L’ENTRÉE EST DESATURATION SAINT DENIS,DU FACILITER AUX MI-PENTES DU TERRITOIRE, POSER L’ACTE ÉCOLOGIQUEMENT RESPONSABLE DE FAIRE ÉVOLUER LA PLACE DE LA VOITURE DANS LA RÉPARTITION DES MODES DE DÉPLACEMENT L’ENTRÉE EST DE SAINT DENIS, FACILITER L’ACCÈS AUX MI-PENTES DU TERRITOIRE, POSER L’ACTE ÉCOLOGIQUEMENT RESPONSABLE DE FAIRE ÉVOLUER LA PLACE DE LA VOITURE DANS LA RÉPARTITION DES MODES DE DÉPLACEMENT L’ENTRÉE EST SAINT DENIS, FACILITER L’ACCÈS AUX MI-PENTES DU TERRITOIRE, POSER L’ACTE ÉCOLOGIQUEMENT L’ENTRÉE EST DE FACILITER L’ACCÈS MI-PENTES L’ACTEDE ÉCOLOGIQUEMENT RESPONSABLE DESAINT FAIREDENIS, ÉVOLUER LA PLACE DE LAAUX VOITURE DANSDU LA TERRITOIRE, RÉPARTITIONPOSER DES MODES DÉPLACEMENT RESPONSABLE DE FAIRE ÉVOLUER LA PLACEDE DE LA VOITURE DANS LA RÉPARTITION DESMODES MODESDE DEDÉPLACEMENT DÉPLACEMENT DES RÉSIDENTS DU NORD, AUTANT D’ENJEUX ÀÀ TRÈS COURT TERME AUXQUELS L’AGGLOMÉRATION PROPOSE DES DES RÉSIDENTS DU NORD, AUTANT D’ENJEUX TRÈS COURT TERME AUXQUELS L’AGGLOMÉRATION PROPOSE DES RESPONSABLE DE FAIRE ÉVOLUER LA PLACE LA VOITURE DANS LA RÉPARTITION DES RESPONSABLE DE FAIRE ÉVOLUER LA PLACE DE LA VOITURE DANS LA RÉPARTITION DES MODES DE DÉPLACEMENT DES RÉSIDENTS DU NORD, AUTANT D’ENJEUX À TRÈS COURT TERME AUXQUELS L’AGGLOMÉRATION PROPOSE DES DES RÉSIDENTS DU NORD, AUTANT D’ENJEUX À TRÈS COURT TERME AUXQUELS L’AGGLOMÉRATION PROPOSE DES RÉPONSES : TRANSPORT À HAUT NIVEAU DE SERVICE ET TRANSPORT PAR CÂBLE. RÉPONSES : TRANSPORT À HAUT NIVEAU DE SERVICE ET TRANSPORT PAR CÂBLE. DES RÉSIDENTS DU NORD, AUTANT D’ENJEUX À TRÈS COURT TERME AUXQUELS L’AGGLOMÉRATION PROPOSE DES DES RÉSIDENTS DU NORD, D’ENJEUX À TRÈS COURT TERME AUXQUELS L’AGGLOMÉRATION PROPOSE DES RÉPONSES : TRANSPORT À AUTANT HAUT NIVEAU DE SERVICE ET TRANSPORT PAR CÂBLE. RÉPONSES : TRANSPORT À HAUT NIVEAU DE SERVICE ET TRANSPORT PAR CÂBLE. RÉPONSES : TRANSPORT À HAUT NIVEAU DE SERVICE ET TRANSPORT PAR CÂBLE. RÉPONSES : TRANSPORT À HAUT NIVEAU DE SERVICE ET TRANSPORT PAR CÂBLE.
second prend acte d’un aéroport Kosa ii lé Un Transport en commun àà à Le Le Le second prend acte d’un aéroport RoKosaKosa lé isa sa Un Transport en en commun second prend acte d’un aéroportRoRolé??sa ? Un Transport commun Le second prend acte d’un aéroport RoKosa i lé sa ? Un Transport en commun à land-Garros au bord de l’asphyxie routière, haut rendement de service sur le territoire land-Garros au bord de l’asphyxie routière, haut rendement de service sur le territoire second acte aéroport RoKosa lé ? ?Un à à LeLe land-Garros au bord ded’un l’asphyxie routière, hauti rendement de serviceen sur le territoire secondprend prend acte d’un aéroport RoKosa i lésasa UnTransport Transport encommun commun land-Garros au bord de l’asphyxie routière, haut rendement de service sur le territoire à cause de sa desserte à quasi 100 % par la de la CINOR, d’Ouest en Est, en 2 sections : à cause de sa desserte à quasi 100 % par dehaut la CINOR, d’Ouest en Est, en 2 sections : land-Garros au bord de l’asphyxie routière, rendement de service sur le territoire à cause de saaudesserte quasi 100 % parlala de la rendement CINOR, d’Ouest en Est,sur en le 2 sections : bord deàl’asphyxie routière, haut de service territoire land-Garros à cause de sa desserte à quasi 100 % par la de la CINOR, d’Ouest en Est, en 2 sections : voiture et pour lequel, si les chiffres d’évoSaint-Denis – Duparc Sainte-Marie (tramà cause de sa desserte à quasi 100 % par lala dede lala CINOR, d’Ouest en Est, en 2 sections : voiture et pour lequel, si les chiffres d’évoSaint-Denis – Duparc Sainte-Marie (tramvoiture et pour lequel, si les chiffres d’évoSaint-Denis – Duparc Sainte-Marie (tramCINOR, d’Ouest en Est, en 2 sections : à cause de sa desserte à quasi 100 % par voiture et pour lequel, si les chiffres d’évoSaint-Denis Duparc Sainte-Marie (tram- lution de fréquentation se maintiennent, ilil il way) et ––Duparc Sainte-Suzanne (TCSP) voiture pour lequel, si les chiffres d’évoSaint-Denis – ––Duparc Sainte-Marie (tramlution deet fréquentation se maintiennent, way) et Duparc Duparc Sainte-Suzanne (TCSP) lution de fréquentation se maintiennent, way) et Duparc – Sainte-Suzanne (TCSP) voiture et pour lequel, si les chiffres d’évoSaint-Denis Sainte-Marie (tramlution de fréquentation se maintiennent, way) etDuparc Duparc Sainte-Suzanne (TCSP) faudra trois heures le au moment de et 22way) lignes de transport par câble (téléphélution de fréquentation sese maintiennent, ilde – ––Sainte-Suzanne (TCSP) faudra trois heures lematin matin au moment de etway) lignes de transport parpar câble (téléphéfaudra trois heures le matin au moment et 2 et lignes de transport câble (téléphélution de fréquentation maintiennent, ilil et Duparc Sainte-Suzanne (TCSP) faudra trois heures le matin au moment de et 2 lignes de transport par câble (téléphél’arrivée des avions pour sortir de l’ aérofaudra trois heures le matin au moment de rique) entre Le Chaudron et Bois de Nèfles, et 2 lignes de transport par câble (téléphédes avions sortir l’arrivée des avionspour sortir del’ l’aéroaérorique) LedeChaudron etpar Bois de de Nèfles, rique) entre Letransport Chaudron etcâble Bois Nèfles, l’arrivée faudra trois heures lepour matin au de moment de et 2entre lignes (téléphél’arrivée des avions poursortir sortirdede del’ l’aérol’ aéroaérorique) entre Le Chaudron et Bois de Nèfles, port, l’arrivée des avions pour rique) LeLe Chaudron etet Bois de Nèfles, et dès 2022. d’une et Bertin et La d’autre port, et cela dès 2022. d’une et Bertin et Montagne, La Montagne, d’autre port, etcela cela dès 2022. d’une etentre Bertin etChaudron La Montagne, d’autre l’arrivée des avions pour sortir rique) entre Bois de Nèfles, port, et cela dès 2022. d’une etBertin Bertinetet etLaLa LaMontagne, Montagne,d’autre d’autre Le port, etet cela dès 2022. d’une troisième, le temps extrêmement élevé part. Le troisième, le temps extrêmement élevé part. etet Le troisième, ledès temps extrêmement élevé part. port, cela 2022. d’une Bertin Montagne, d’autre Le troisième, le temps extrêmement élevé part. LeLe troisième, part. l’on met, ààlecertaines heures de lalaélevé jourCes projets constituent des réponses àà à que que l’on met, àtemps certaines heures la jourCes projets constituent réponses que l’on met, certaines heures dede jourCes projets constituent desdes réponses troisième, le tempsextrêmement extrêmement élevé part. que l’on met, à certaines heures de la jourCes projets constituent des réponses à que l’on met, à certaines heures de la jourCes projets constituent des réponses à née pour transiter entre les mi-pentes et lelele trois constats indiscutables établis par le née pour transiter entre mi-pentes et trois constats indiscutables établis pour transiter entre lesles mi-pentes troisCes constats indiscutables établis parpar le le que l’on met, à certaines heures de laetjourprojets constituent des réponses à née née pour transiter entre les mi-pentes et le trois constats indiscutables établis par le née pour transiter entre les mi-pentes et trois constats indiscutables établis par le littoral. schéma des mobilités du territoire, notamlittoral. schéma des mobilités du territoire, notamschéma mobilités du territoire, notamnée pour transiter entre les mi-pentes etlele trois des constats indiscutables établis par le littoral. littoral. schéma des mobilités du territoire, notam- Autorité littoral. schéma des mobilités du territoire, notamAutorité organisatrice des transports sur ment sur la base de l’Enquête Ménages organisatrice des transports sur ment sur la base de l’Enquête Ménages Autorité organisatrice des transports sur ment sur la base de l’Enquête Ménages schéma des mobilités du territoire, notam- littoral. Autorité organisatrice des transports sur ment sur la basededel’Enquête l’Enquête Ménages son Autorité organisatrice des transports sur ment sur son territoire, laCinor Cinor ne pouvait envisaDéplacements 2016. territoire, lala Cinor ne pouvait envisaDéplacements 2016. territoire, ne pouvait envisaDéplacements 2016. Autorité organisatrice des transports sur ment surlalabase base de l’EnquêteMénages Ménages son son territoire, la Cinor ne pouvait envisaDéplacements 2016. son territoire, la Cinor ne pouvait envisaDéplacements 2016. ger scénario catastrophe déploie Le premier constate la saturation TCSP ger un tel scénario catastrophe et déploie Le constate la du TCSP gerson unun teltel scénario catastrophe etet déploie Le premier premier constate la saturation saturation du du TCSP territoire, la Cinor ne pouvait envisaDéplacements 2016. ger untel telscénario scénario catastrophe etdéploie déploie Le premier constate la saturation duTCSP TCSP ger un etet LeLe premier constate la000 saturation dudu donc réponse :catastrophe Letransport transport àhaut haut Nord qui, avec 42 passagers/jour sa réponse : : catastrophe Le ààdéploie Nord qui, avec 42 passagers/jour se donc sa sa réponse Le transport haut Nord qui, avec 42 000 000 passagers/jour se se donc ger un tel scénario premier constate la saturation TCSP donc sade réponse :(THNS) Letransport transport àhaut haut Nord qui, avec42à42bout 000 passagers/jour se niveau donc sa réponse : Le à Nord qui, avec 000 passagers/jour se niveau service avec, selon les trouve aujourd’hui à bout de souffle, sans de service (THNS) avec, selon les trouve aujourd’hui de souffle, sans avec, selon les trouve à bout souffle, sans se niveau donc de sa service réponse (THNS) : Le transport à haut Nordaujourd’hui qui, avec 42 000 de passagers/jour niveau de service (THNS) avec, selon les trouve aujourd’hui à bout de souffle, sans niveau de service (THNS) avec, selon les trouve aujourd’hui à bout de souffle, sans besoins du territoire, les réponses les plus possibilité d’évolution en ce qui concerne besoins du territoire, les réponses les plus possibilité d’évolution en ce qui concerne niveaudu deterritoire, service (THNS) avec, selon les trouve aujourd’hui bout de souffle, sans besoins les réponses les plus possibilité d’évolution àen ce qui concerne besoins du territoire, les réponses les plus possibilité d’évolution en ce qui concerne besoins du territoire, les réponses les plus possibilité d’évolution en ce qui concerne appropriées. les déplacements les par bus. besoins du territoire, les réponses les plus possibilité d’évolution en ce qui concerne appropriées. appropriées. les déplacements déplacements parpar bus.bus. appropriées. les déplacements par bus. appropriées. lesles déplacements appropriées. déplacementspar parbus. bus.
UNE SOLUTION NOMMÉE TAEO… UNE SOLUTION NOMMÉE TAEO… NOMMÉE TAEO… UNE SOLUTION NOMMÉE TAEO… UNE SOLUTION NOMMÉE TAEO… UNE SOLUTION NOMMÉE TAEO… Entre Saint-Denis et Duparc Sainte-Marie, la Ce mode de déplacement répond aussi à la
PUBLIREPORTAGE PUBLIREPORTAGE PUBLIREPORTAGE PUBLIREPORTAGE PUBLIREPORTAGE PPUBLIREPORTAGE U B LI-rédactionnel
mode de déplacement répond aussi à lala Entre Saint-Denis et Sainte-Marie, la Ce mode de déplacement répond aussi Entre Saint-Denis etetDuparc Duparc Sainte-Marie, lala la Ce mode de déplacement répondaussi aussiàà àla la Entre Saint-Denis et Duparc Sainte-Marie, CeCe mode de déplacement répond Entre Saint-Denis Duparc Sainte-Marie, volonté affirmée de l’intercommunalité solution s’appelle tramway. En effet, en mavolonté affirmée de l’intercommunalité de solution s’appelle tramway. En effet, en maCe mode de déplacement répond aussi à de la Entre Saint-Denis et Duparc Sainte-Marie, la volonté affirmée de l’intercommunalité de solution s’appelle tramway. En effet, en mavolonté affirmée de l’intercommunalité de solution s’appelle tramway. En effet, en mavolonté affirmée de l’intercommunalité de solution s’appelle tramway. En effet, en mas’inscrire dans une dynamique de développetière de transports en commun, au-delà dema40 s’inscrire dans une dynamique de développetière de transports en commun, au-delà volonté affirmée de l’intercommunalité de solution s’appelle tramway. En effet,de en40 dans une dynamique dede développetière dede transports enen commun, au-delà de 40 s’inscrire dans une dynamique développetière de transports en commun, au-delà de 40 s’inscrire s’inscrire dans une dynamique de développetière transports commun, au-delà de 40 ment durable en combattant le tout voiture et 000 passagers/jour la réponse urbaine la plus ment durable en combattant le tout voiture et 000 passagers/jour la réponse urbaine la plus s’inscrire dans une dynamique de développetière de transports en commun, au-delà de 40 ment durable en combattant le tout voiture et 000 passagers/jour la réponse urbaine la plus ment durable combattant tout voiture 000 passagers/jour réponse urbaine plus ment durable enen combattant le le tout voiture etet 000 passagers/jour la la réponse urbaine la la plus en privilégiant le transport en commun guidé adéquate est le tramway. privilégiant leleen transport en commun guidé adéquate est le tramway. ment durable combattant lecommun tout voiture et 000 passagers/jour la réponse urbaine la plus en en privilégiant transport en commun guidé adéquate est privilégiant le transport guidé adéquate est le tramway. enen privilégiant le transport enen commun adéquate estle tramway. et les modes de déplacement doux. guidé Avec ses 42letramway. 000 déplacements aujourd’hui et les modes de déplacement doux. Avec ses 42 000 déplacements aujourd’hui en privilégiant le transport en commun guidé adéquate est le tramway. modes déplacement doux. Avec 42 000 déplacements et modes de déplacement doux. actuels et Avec 000 déplacements aujourd’hui etles lesles modes de déplacement doux. Avec sesses 4242 000 déplacements Un TCSP Estde répondant aux besoins et ses une perspective d’évolutionaujourd’hui àaujourd’hui court terme et Unet TCSP Est répondant aux besoins actuels et et une perspective d’évolution à court terme les modes de déplacement doux. Avec ses 42 000 déplacements aujourd’hui TCSP Est répondant aux besoins actuels etet etet une perspective d’évolution terme TCSP Est répondant aux besoins actuels et une perspective d’évolution à court terme UnUn TCSP Est répondant aux besoins actuels et perspective d’évolution àcourt court terme porteur de tous les possibles… -une pour peu que l’on puisse y àrépondre en ma- Un Un TCSP Est répondant aux besoins actuels et porteur de tous les possibles… et une perspective d’évolution à court terme -- pour peu que l’on puisse y répondre en maporteur de tous les possibles… pour peu que l’on puisse y répondre en maporteur tous les possibles… -tière pour peu que l’on puisse y 000 répondre matous les possibles… - pour peu que l’on puisse enen maD’autredede part, entre Duparc Sainte-Marie et d’infrastructure - à y60répondre passagers, le porteur porteur de tous lesDuparc possibles… -tière pour peu que l’on y 000 répondre enle maD’autre part, entre Sainte-Marie et tière d’infrastructure -- àpuisse 60 000 passagers, D’autre part, entre Duparc Sainte-Marie et tière d’infrastructure à 60 000 passagers, le D’autre part, entre Duparc Sainte-Marie d’infrastructure à 60 passagers, le part, entre laDuparc Sainte-Marie etet tière d’infrastructure à 60 000cepassagers, le D’autre Quartier Français, mise en œuvre du TCSP TCSP se situe tout à-fait dans cas de figure. D’autre part, entre Duparc Sainte-Marie et tière d’infrastructure - à dans 60 000 passagers, le Quartier Français, lala mise en œuvre du TCSP TCSP se situe tout àà fait dans ce cas de figure. Quartier Français, mise en œuvre du TCSP TCSP se situe tout fait dans ce cas de figure. Quartier Français, la mise en œuvre du TCSP TCSP se situe tout à fait ce cas de figure. Quartier Français, la mise en œuvre du TCSP TCSP se situe tout à fait dans ce cas de figure. La plupart des grandes villes d’hexagone Est permettra de transporter près de 5000 Quartier Français, la mise en œuvre du TCSP TCSP se situe tout à fait dans ce cas de figure. Est permettra de transporter près de 5000 La plupart des grandes villes d’hexagone permettra près de 5000 LaLaplupart des grandes villes d’hexagone permettra detransporter transporter prèsde de5000 La plupart des grandes villes d’hexagone EstEst permettra dejour transporter près plupart des grandes villes d’hexagone passagers parde - donc au-delà de la5000 fréconfronté au même problème ont eu recours Est Est permettra de-- transporter près de 5000 La plupart des grandes villes d’hexagone par jour donc au-delà de la fréconfronté auau même problème ont eu passagers par jour -- assurant donc au-delà frépassagers par jour donc au-delà dede lala fréconfronté au même problème ont eu recours passagers confronté même problème ont eu recours passagers par jour de la fréconfronté même problème ont eurecours recours quentation actuelle la continuité du à cetteau réponse. passagers par jour -- assurant donc au-delà de ladu fréconfronté au même problème ont eu recours quentation actuelle --assurant la continuité àà cette réponse. quentation actuelle la continuité du àCecette réponse. assurant continuité du cette réponse. quentation actuelle continuité du à cette réponse. tramway actuelle vers Sainte Marie etlaSainte Suzanne. mode de transport permettra également quentation quentation actuelle - Marie assurant la continuité du àCecette réponse. tramway vers Sainte Marie et Sainte Suzanne. Ce mode de transport permettra également tramway vers Sainte et Sainte Suzanne. mode de transport permettra également tramway vers Sainte Marie et Suzanne. CeCe mode de transport permettra également tramway vers Sainte Sainte Suzanne. mode de transport permettra également d’apporter une solution à la problématique Cette ligne empruntera le tracé dédié (hors cirtramway vers Sainte Marie etdédié Sainte Suzanne. Ce mode deune transport également Cette ligne empruntera leletracé (hors cird’apporter une solution ààpermettra Cette ligne empruntera le tracé dédié (hors cird’apporter solution laproblématique problématique ligne empruntera tracé (hors cird’apporter une solution laàlaproblématique problématique Cette ligne empruntera dédié (hors cird’apporter une solution àla culation routière) de la RN2, en synergie avec de saturation de l’aéroport. Fini l’obligation de Cette Cette ligne empruntera le tracé dédié (hors cird’apporter une solution à la problématique culation routière) de la RN2, en synergie avec de saturation de l’aéroport. Fini l’obligation de culation routière) RN2, synergie avec de saturation de l’aéroport. Fini l’obligation de culation routière) de la la RN2, synergie avec dede saturation dede l’aéroport. l’obligation culation routière) dede enen synergie avec saturation l’aéroport. Fini l’obligation de le réseau car jaune/RRTG, avec des boucles de solliciter un membre deFini votre famille, unde ami culation routière) de la avec RN2, en synergie avec de saturation de l’aéroport. Fini l’obligation de le car jaune/RRTG, boucles de solliciter membre famille, un ami le réseau car jaune/RRTG, avec des boucles de solliciter un membre de votre famille, un ami réseau car jaune/RRTG, des boucles de leleréseau réseau car jaune/RRTG, avec boucles dede solliciter un membre devotre votre famille, un ami solliciter unprendre membre de votre famille, un ami dessertes spécifiques vers lesdes centres-villes ou deun unde taxi lorsque vous voudrez le réseau car jaune/RRTG, avec des boucles de solliciter un membre de votre famille, un ami dessertes spécifiques vers les centres-villes de ou de prendre un taxi lorsque vous voudrez dessertes spécifiques vers les centres-villes de ou de prendre un taxi lorsque vous voudrez dessertes spécifiques vers les centres-villes de ou de prendre un taxi lorsque vous voudrez spécifiques de ou de prendre un taxi lorsque vous voudrez à dessertes Sainte-Suzanne et Sainte decentres-villes Marie. prendre l’avion. Il vous suffira d’embarquer dessertes spécifiques vers les centres-villes de ou del’avion. prendre un taxi lorsque vous voudrez Sainte de Marie. prendre IlIl Ilvous suffira d’embarquer ààà à Sainte-Suzanne Sainte-Suzanne et Sainte Marie. prendre l’avion. Il vous suffira d’embarquer Sainte-Suzanne etsa Marie. prendre l’avion. vous suffira d’embarquer Sainte-Suzanne et Sainte dede prendre vous suffira d’embarquer L’évolution deet fréquentation sera ensuite bordl’avion. du Tram Nord qui vous conduira direcSainte-Suzanne et Sainte de Marie. prendre l’avion. Ilqui vous suffira d’embarquer à L’évolution de sa fréquentation sera ensuite bord du Tram Nord vous conduira direcL’évolution sera ensuite bord du Nord qui vous conduira direcL’évolution dede sasa sera ensuite bord Tram Nord qui vous conduira direcde sa fréquentation ensuite bord dudu Tram Nord qui vous conduira direcl’indicateur de la fréquentation réflexion pour donner la tement àTram l’aérogare. En transportant 30 % des L’évolution L’évolution de sa fréquentation sera ensuite bord du Tram Nord qui vous conduira direcl’indicateur de la réflexion pour donner la tement à l’aérogare. En transportant 30 % des l’indicateur de la réflexion pour donner tement à l’aérogare. En transportant 30 % des l’indicateur de la la réflexion donner la tement à l’aérogare. transportant 30 %des desun l’indicateur meilleure de desserte possiblepour jusqu’à Quartier passagers de l’aéroport, le tram 30 % opérera donner lala tement à l’aérogare. EnEntransportant l’indicateur de lapossible réflexion pour donner la tement à l’aérogare. Enle transportant 30 % des jusqu’à Quartier passagers tram opérera un meilleure possible jusqu’à Quartier passagers de l’aéroport, letram tram opérera un meilleure meilleure desserte possible jusqu’à Quartier passagers l’aéroport, opérera un Françaisdesserte dudesserte territoire de la Cinor. report de modal évitant la automomeilleure desserte Quartier passagers dedel’aéroport, l’aéroport, lelecongestion tram opérera un meilleure desserte possible jusqu’à Quartier passagers deévitant l’aéroport, le tram automoopérera un Français du territoire de la Cinor. report modal évitant la congestion Français du territoire de la Cinor. report modal évitant la congestion automoFrançais du territoire de la Cinor. report modal la congestion automobile de l’équipement aéroportuaire. report modal évitant la congestion automo- Français du territoire report modal évitant la congestion automo- Français du territoire de la Cinor. bile de l’équipement aéroportuaire. bile de l’équipement aéroportuaire. bile l’équipement aéroportuaire. bile dede l’équipement aéroportuaire. bile de l’équipement aéroportuaire.
CHANGER LA VILLE… CHANGER LA VILLE… CHANGER LA CHANGER LA VILLE… CHANGER LA VILLE… Une uncadre cadrede devie vieamélioré améliorépour pourdes desquarquarUne desserte des quartiers des princivie amélioré pour des quarUnedesserte dessertedes desquartiers quartiersetet etdes desprinciprinci- etetun Unedesserte desserte desquartiers quartiers etdes des principaux pôles de l’AggloméUne des et principaux pôles économiques de l’Agglomépaux pôleséconomiques économiques de l’AggloméUne desserte des quartiers et des principaux pôles économiques del’Agglomél’Agglomération : : Le de la paux pôles économiques dede ration Port de Sainte-Marie, la ZAE de ration :Le LePort Port deSainte-Marie, Sainte-Marie, laZAE ZAEde de paux pôles économiques l’Agglomération Le Port de Sainte-Marie, lale ZAE de Duparc, ZAE Pierre Lagourgue, PAVR ration : Le Sainte-Marie, lala ZAE dede Duparc, ZAE Pierre Lagourgue, le PAVR Duparc, laPort ZAEde Pierre Lagourgue, le PAVR ration ::lala Le Port de Sainte-Marie, ZAE Duparc, la ZAE Pierre Lagourgue, le PAVR Duparc, la ZAE Pierre Lagourgue, le PAVR Nord, l’aéroport, la ZAE du Grand Prado, le Nord,l’aéroport, l’aéroport, ZAELagourgue, du Grand Grand Prado, Prado, le Nord, lalaZAE du le Duparc, la ZAE Pierre le PAVR Nord, l’aéroport,lala laZAE ZAEdudu duGrand GrandPrado, Prado,lele le Nord, l’aéroport, parc Technor. parc Technor. parc Technor. Nord, l’aéroport, ZAE Grand Prado, parc Technor. parc Technor. Des rames confortables et équipées des Des rames confortables et équipées des Des rames confortables et équipées des parc Technor. Des rames confortablesen et équipées des Des rames confortables équipées dernières technologies, capacité de dernières technologies, en capacitédes de dernières technologies, en capacité de Des rames confortableset et équipées des dernières technologies, en capacité de dernières technologies, en capacité de transporter àààl’heure, transporter6technologies, 000passagers passagers l’heure,avec avec transporter 66000 000 passagers l’heure, avec dernières en capacité de transporter 6 000 passagers à l’heure, avec transporter 6 000 passagers à l’heure, avec une fréquence de 4 minutes. une fréquence de 4 minutes. une fréquence de 4passagers minutes. à l’heure, avec transporter 6 000 une fréquence de 4 minutes. une fréquence dede 4 4minutes. Des pôlesd’échanges d’échanges multimodaux perperDes pôles multimodaux Des pôles d’échanges multimodaux perune fréquence minutes. Des pôles d’échanges multimodaux perDes pôles d’échanges multimodaux permettant de garantir connexion auxautres autres mettant de garantir lalalaconnexion aux mettant de garantir connexion aux autres Des pôles d’échanges multimodaux permettant de garantir la connexion aux autres mettant de garantir la connexion aux autres lignes de transports communetet et l’accès lignes de transports l’accès ààà lignes de transports en commun l’accès mettant de garantiren laencommun connexion aux autres lignes de transports en commun etgarantis l’accès lignes dede transports en à àà la voiture avec desstationnements stationnements garantis la voiture avec des lalignes voiture avec des stationnements garantis transports encommun communetetl’accès l’accès la voiture avec des stationnements garantis la voiture avec et sécurisés. et sécurisés. etla sécurisés. voiture avecdes desstationnements stationnementsgarantis garantis et sécurisés. et sécurisés. Un réseaude demobilités mobilitésdouces doucesconforté conforté Un réseau et sécurisés. Un réseau de mobilités douces conforté Un réseau demobilités mobilités douces conforté Un réseau dede douces conforté pour des déplacements apaisés dans laville ville pour des déplacements apaisés dans lala Un réseau mobilités douces conforté pour des déplacements apaisés dans ville pour des déplacements apaisés dans la ville pour des déplacements apaisés dans pour des déplacements apaisés danslalaville ville
etunun un cadre devie vieamélioré amélioré desquarquartiers qui respirent àààamélioré nouveau !pour et cadre dede pour tiers qui respirent nouveau respirent nouveau !! des et cadre vie pour des quartiers qui respirent àqui nouveau ! Autant d’éléments vont la tiers qui respirent à ànouveau Autant d’éléments qui vont!changer ville d’éléments qui vont changer lalaville ville tiers qui respirent nouveau !changer Autant d’éléments qui vont changer la ville etAutant en une appropriation ààville Autant d’éléments qui vont changer lala ville et enoffrir offrir nouvelle appropriation àses ses unenouvelle nouvelle appropriation ses d’éléments qui vont changer et en offrir une nouvelle appropriation àvoises et enen offrir une nouvelle appropriation àde résidents. Un exemple. Ne pas Un exemple. Ne pas avoir de voirésidents. exemple. Ne pasavoir avoirde voiet offrir une nouvelle appropriation àses ses résidents. Un exemple. Ne pas avoir de voirésidents. Un exemple. pas avoir dede voiture, mais envie de sociale. envie de vie sociale. ture, mais devie vieNe sociale. résidents. Un exemple. Ne pas avoir voiture, mais envie de vie sociale. ture, mais envie de vie sociale. Difficile aujourd’hui même dans la vie de la aujourd’hui même dans la vie de lala Difficile aujourd’hui même dans la vie de ture, mais envie de vie sociale. Difficile aujourd’hui même dans du laduvie de la Difficile aujourd’hui même dans de la plus grande ville l’outre-mer fait des ville de l’outre-mer fait des plus grande villede de l’outre-mer fait des Difficile aujourd’hui même dansladu lavie vie de la plus grande ville de l’outre-mer du fait des plus grande ville de l’outre-mer du fait des horaires de transports en deses ses transports en commun. horaires transports encommun. commun. plus grande ville de l’outre-mer du fait des horaires de ses transports en commun. horaires de ses transports enen commun. Demain, ne plus se soucier de l’heure, car de Demain, ne plus se de l’heure, plus sesoucier soucier de l’heure,car carde de horaires de ses transports commun. Demain, ne plus se soucier de l’heure, car de Demain, ne plus se soucier de l’heure, car de cinq heures à une heure du matin, il y aura cinq heures à une heure du matin, il y aura cinq heures à une heure du y aura Demain, ne plus se soucier de matin, l’heure,ilcar de cinq heures à une heure du ramener matin, aura cinq heures àtram du il ilyil yaura toujours un tram pour vous ramener bon toujours un pour vous àyààaura bon toujours un tram pour vous ramener bon cinq heures àune uneheure heure dumatin, matin, toujours un tram pour vous ramener à bon toujours un tram pour vous ramener à bon port.EtEt Etsisi vous avez passé l’heure, avec les port. vous avez passé avec les port. siun vous avez passé l’heure, avec les toujours tram pour vousl’heure, ramener à bon port. Etsi restes sirestes vousd’énergie, avezpassé passéle l’heure, avec les port. EtEt les derniers d’énergie, le long du trajet derniers long du derniers restes d’énergie, le longavec dutrajet trajet port. sivous vousavez avez passél’heure, l’heure, avec les derniers restes d’énergie, lelong long du trajet derniers restes lele du dutram, tram, vous pourrez toujours trouver un du vous pourrez toujours trouver un du tram, vousd’énergie, pourrez toujours trouver un derniers restes d’énergie, long dutrajet trajet du tram, vous pourrez toujours trouver un du tram, vous pourrez toujours trouver un vélo en libre-service à assistance électrique, vélo en libre-service à assistance électrique, du vous pourrez toujours trouver un vélotram, en libre-service à assistance électrique, vélo en libre-service à assistance électrique, vélo libre-service pouen pa bat’ pat’ pou pa bat’ vélo en libre-service assistanceélectrique, électrique, pou pa bat’aaapat’ pat’! !! à àassistance pou pa bat’ a pat’ ! pou pa bat’ a pat’ ! pou pa bat’ a pat’ !
LE TÉLÉPHÉRIQUE EN CHANTIER LE TÉLÉPHÉRIQUE EN CHANTIER LE TÉLÉPHÉRIQUE EN CHANTIER LE TÉLÉPHÉRIQUE EN CHANTIER LE TÉLÉPHÉRIQUE EN CHANTIER LE TÉLÉPHÉRIQUE EN CHANTIER
Permettant de relier les mi-pentes et Permettant de relier les mi-pentes etet Permettant derelier relier lesmi-pentes mi-penteset et Permettant de relier les mi-pentes Permettant de le centre/littoral de les l’agglomération et Permettant de relier les mi-pentes et le centre/littoral de l’agglomération et le centre/littoral de l’agglomération et le centre/littoral de l’agglomération etet led’assurer centre/littoral demodal l’agglomération le report de flux majorile centre/littoral de l’agglomération et d’assurer le report modal de flux majorid’assurer reportmodal modal deflux fluxmajorimajorid’assurer lelele report de d’assurer report modal de flux majoritairement composés de voitures, le TpC le d’assurer le report modal de flux majoritairement composés de voitures, le TpC le tairement composés de voitures, le TpC le tairement composés de voitures, le TpC le tairement le TpC « Téléférikcomposés » n’est plusde unvoitures, projet, mais bel le et tairement de voitures, lebel TpC le «««Téléférik »»»n’est n’est plus un projet, mais bel etet «bien Téléférik »composés n’est plus un projet, mais bel et Téléférik plus un projet, mais et un chantier. Téléférik n’est plus un projet, mais bel «bien Téléférik » n’est plus un projet, mais bel et bien un chantier. un chantier. bien un chantier. bien un chantier. bien un chantier. La première ligne Chaudron – Bois de La première Chaudron Bois de première ligne Chaudron Bois de ligne Chaudron ––––Bois Nèfles débutera ses travaux dans les de proLaLa première ligne Chaudron Bois de La première ligne Chaudron – les Bois de Nèfles débutera ses travaux dans les proNèfles débutera travaux dans les proses travaux dans proNèfles débutera ses travaux dans les proNèfles débutera ses travaux dans les pro-
chaines semaines et les études relatives à chaines semaines les études relatives semaines et les études relatives chaines semaines et les études relatives chaines semaines etet les études à ààà la deuxième ligne, Bertin – Larelatives Montagne chaines semaines et les études relatives à la deuxième ligne, Bertin – La Montagne la deuxième ligne, Bertin – La Montagne la est deuxième ligne, Bertin – La Montagne ligne, Bertin – La Montagne bien avancée. la deuxième ligne, Bertin – La Montagne est bien avancée. est bien avancée. est avancée. estbien bien avancée. est bien avancée. C’est l‘exemple type des chantiers qui vont C’est l‘exemple type des chantiers qui vont C’est l‘exemple type des chantiers qui vont C’est l‘exemple type des chantiers qui vont révolutionner le quotidien des résidents de C’est l‘exemple type des chantiers qui vont C’est l‘exemple type des chantiers qui vont révolutionner quotidien des résidents révolutionner quotidien des résidents de révolutionner lelele quotidien des résidents dede l’intercommunalité du nord et notamment révolutionner le quotidien des résidents de révolutionner le quotidien des résidents de l’intercommunalité du nord et notamment l’intercommunalité du nord et notamment l’intercommunalité nord et et notamment leur approche desdu transports. l’intercommunalité du nord notamment l’intercommunalité du nord et notamment leur approche des transports. leur approche des transports. leur approche des transports. leur approche des transports. leur approche des transports.
Spécial Développement Durable
Lundi 27 mai 2019 - Supplément
projet
6
Téléphérique urbain Saint-Denis sur les câbles Trouver des solutions afin de réduire et fluidifier le trafic urbain est un véritable défi pour les villes du monde entier. Saint-Denis a opté pour un téléphérique urbain qui devrait être opérationnel fin 2021. Ginette Clain
Les atouts du téléphérique Le téléphérique est de nos jours vu comme un moyen de désengorger le réseau routier des zones fortement urbanisées et permettant aux usagers de se déplacer plus facilement tout en respectant des contraintes horaires. L’autorisation de l’Etat français concernant le transport urbain sur câble ne remonte qu’à la fin 2015. Ce système téléporté offre de nombreux avantages en zone urbanisée : • Il permet de limiter les impacts au sol en préservant les espaces disponibles. Survol des bâtiments et autres obstacles urbains.
• C’est un mode de déplacement à vitesse modulable, sûr, silencieux et accessible à tous (tout type de handicap). • Permet de relier rapidement des quartiers entre eux (temps de parcours garanti). • Assure une intermodalité optimale avec le réseau de transport existant. • Simple d’exploitation et pour la maintenance (technologie simple, uniformité du matériel, une seule machinerie)
Deux lignes Celui de Saint-Denis, premier téléphérique urbain hors métropole, comporte des cabines confortables, spacieuses, équipées d’une ventilation naturelle via des “ouies». Elles disposent d’un éclairage intérieur à déclenchement automatique, autonome en énergie et sont accessibles aux PMR et aux vélos. Les deux lignes devraient être entièrement opérationnelles fin 2021, de 6 h à 20 h tous les jours. Ce téléphérique pourrait bien devenir une référence nationale en matière de transport urbain.
À chaque problème sa solution ! L’enquête publique concernant le projet entre le Moufia et le Chaudron a pris fin début janvier 2019. De nombreux Dionysiens et organismes n’ont pas manqué de donner leur avis et de soulever les problèmes liés à l’installation de ce dispositif. En dehors des particuliers qui s’inquiètent, entres-autres, de la visibilité sur leur logement et donc sur leur intimité, trois sites sont particulièrement préoccupés par les impacts engendrés par la construction de ce téléphérique. L’Université sera privée d’une partie de ses terrains car des servitudes pourraient bloquer de fu-
tures constructions d’extension. Le tracé du téléphérique prévoyant le survol du Lycée Georges Brassens et de l’institut Irsam pour les sourds et muets, les parents d’élèves ont fait part de leur indignation quant à ce survol au-dessus d’établissements accueillant des mineurs, notamment à proximité des chambres d’internat. Le TCO affirme avoir trouvé des solutions pour le Lycée Georges Brassens par l’installation de brise-vue qui auront pour rôle de protéger l’intimité des occupants de l’internat et la mise en place de vitres opacifiantes dans les salles de classe
afin d’éviter la dissipation des élèves durant les cours. Au même titre, l’Irsam pourra bénéficier de mesures compensatoires dès que l’impact du téléphérique sera bien identifié. Pour l’université, les discussions sont également toujours en cours et la Cinor, ouverte au dialogue, est en position de compenser la perte foncière. Au niveau budget, la boucle semble être bouclée avec, fin janvier 2019, un prêt de 10 M d’euros signé entre la Banque des Territoires (caisse des dépôts) et la Cinor, auxquels s’ajoutent les 12 millions de l’AFD et les 17 millions du FEDER.
• Bois-de-Nèfles/ Chaudron
- Ce trajet comportera cinq stations. - 2,7 km de trajet entre le quartier du Chaudron et le village de Bois-de-Nèfles - 46 cabines et 26 pylônes • Vitesse faible (0,17 m/s) des cabines pour l’embarquement et le débarquement • 14 minutes de temps de traversée du Chaudron à Bois-de-Nèfles • Une fréquence de cabine de 35 secondes • 1 200 personnes / heure en débit maximum • 6 000 voyageurs par jour, environ
• Bellepierre/ La Montagne
- Ligne directe entre les 2 stations - 1 300 m de trajet - Connection au réseau Citalis et au futur réseau régional de transport - Destinée à désengorger le trafic sur la route de la Montagne (12 200 véhicules/jour actuellement, 14 000 à l’horizon 2021).
Spécial Développement Durable
transport
8
Lundi 27 mai 2019 - Supplément
Tout électrique La pénurie de lithium plane Le lithium, c’est le gros problème des batteries du monde entier, car il se fait rare et il est très polluant. Pour le moment on se contente de ce type de batteries, mais les recherches pour trouver des façons de “rouler plus pro pre“ continuent plus que jamais. Ginette Clain
Le lithium sera-t-il un frein au tout-électrique ? Selon les cas, il semblerait qu’il faille entre 30 à 60 kg de batterie pour remplacer un litre d’essence, or on ne peut alourdir indéfiniment nos véhicules électriques (VE), ce qui réduit leur autonomie. Par ailleurs, le prix du lithium contenu dans les batteries est très élevé et il se fait rare, au point que cet élément pourrait bien menacer la vie de la voiture électrique sur le long terme. Pour que les VE aient un avenir il faudra probablement trouver une autre solution pour les batteries. L’United States Geological Survey estimait les réserves mondiales en lithium (quantité disponible exploitable) à 14,5 Mt en 2017 et la production mondiale était estimée à 43 000 t ; les ressources (quantité identifiée sur la terre) sont estimées à 40,7 Mt. Si la demande en lithium augmente continuellement, elle pourrait passer de 43 000 t à 50 000 t (USGS, 2017) en équivalent lithium métal en 2025 (Stormcrow, 2017). Nous pouvons produire de l’électricité verte, mais celle-ci, fluctuante, car dépendant de la nature (vent, soleil, eau…), doit être stockée afin de couvrir la demande en toute circonstance. Selon l’USGS et d’après le schéma actuel, nous aurions des réserves que pour tenir 365 années, quant aux ressources (40 Mt), si nous arrivions à les exploiter en trouvant de nouvelles technolo-
gies, elles nous permettraient de tenir environ 1 000 ans, ça va direz-vous, oui, mais…. Il s’avère que ces estimations ne prennent pas en compte l’augmentation des besoins. Or, il est prévu qu’au cours des seules 12 prochaines années la capacité de stockage par batterie sera multipliée par au moins 25. En 2040 la production et les ventes de batteries pourraient être multipliées par 40 ou 50. On peut lire sur la plateforme E-RSE qu’en tenant compte d’une telle consommation, les réserves actuelles ne dureraient que 18 ans et les ressources potentielles 53 ans, sans compter notre consommation d’ici 2040, là, ça change tout ! Il est difficile de savoir exactement combien de temps dureront nos réserves, mais ce qui est certain c’est que la transition écologique passe par le stockage de l’énergie et ce stockage n’est pour le moment possible que grâce au lithium qui entre dans la composition des batteries. Les besoins, que ce soit pour les véhicules, les téléphones et autres appareils sont croissants et les réserves n’étant pas illimitées nous sommes face à un réel problème qui met à nouveau en exergue la nécessité d’un changement de nos modes de vie et une recherche perpétuelle de nouvelles techniques pour nos modes de déplacement et de communication.
Est-il possible de vivre autrement ? Sans pour autant faire un retour complet en arrière, il est sans aucun doute possible de vivre différemment et bien, voire mieux. Mais le changement doit être une véritable lame de fond portant les habitants de la terre entière. Il faut consommer moins (conserver ses appareils le plus longtemps possible, réparer, acheter d’occasion…), développer le télétravail, organiser les lieux de vie afin que chacun ait des services de proximité (écoles, soins, petits commerces…) pour réduire les besoins en déplacements. L’obsolescence programmée des appareils peut également contribuer largement à la réduction du besoin en batteries et certains appareils pourraient redevenir mécaniques sans pour autant impacter notre confort, et bien plus, ils éviteraient des problèmes de santé liés aux expositions des ondes électromagnétiques (réveil, rasoir, batteur de cuisine…). Face à la dégradation de notre environnement une prise de conscience s’est opérée et de plus en plus de personnes à travers le monde agissent en ce sens, au point que la sphère des décideurs semble même être en retard par rapport aux simples citoyens.
Part des différents secteurs dans la consommation de lithium en 2017
2
%
9%
4% batteries
5%
verres et céramique polymère graisses lubrifiantes
46%
7%
acier traitement de l’air autres (pharmacie, electronique, aluminium,...)
27%
source : USGS (2018)
Des recherches probantes Les batteries au lithium sont décriées et les recherches pour trouver une alternative vont bon train. Le biogaz, le gaz naturel, les biocarburants à base d’alcool (bioéthanol), l’eau, l’air ou encore l’hydrogène, tout y passe. Ainsi, une société a présenté le prototype d’un véhicule roulant à air comprimé. Le fonctionnement est relativement simple et s’accommode des moteurs actuels qui sont adaptés. “Des panneaux photovoltaïques alimentent un générateur qui permet de faire fonctionner un compresseur, lequel capte l’air ambiant et le comprime pour
le stocker dans des bonbonnes“. (paris-normandie.fr) Huit millions d’euros ont déjà été investis pour la création du prototype. Pierre Villeneuve, PDG d’Anthos Air Power, a pour ambition de mettre sur la route un premier bus à air comprimé à Rouen dans moins de trois ans. Mais comme tout ce qui touche à ce domaine, les choses ne sont pas simples, intérêts financiers, pressions de lobbies, lenteurs administratives, contraintes techniques et sécuritaires… mettent du sable dans les rouages. Il faut vraiment y croire pour arriver au bout ; l’équipe
d’Anthos y parviendra-t-elle ? Le constructeur MDI aurait lui aussi conçu une voiturette de ce type à 3 roues, “L’airpod“. Cette petite 2 places équipée d’un moteur monocylindre réversible à air comprimé est destinée à investir les grandes villes, avec une autonomie oscillant entre 100/120 km et pouvant atteindre les 80 km/h. À la Réunion, une start-up a mis au point un kit adaptable aux véhicules actuels, qui permet de rouler avec 0 pollution via la technologie de concentration solaire. (Voir page 14 de ce supplément.)
Perspectives d’avenir • Il serait aberrant de se lancer dans la transition écologique en gardant nos modes de fonctionnement actuels et de se retrouver devant un mur dans une trentaine d’années. Certes des recherches sont menées afin de remplacer le lithium par du sodium et un balbutiement de recyclage de la matière est amorcé, mais faire le pari que nous trouverons d’autres solutions pour remplacer le lithium, que nous serons en mesure d’exploiter toutes les ressources existantes, que nous en découvrirons d’autres… est quelque peu hasardeux, surtout si nous n’en avons que pour moins de vingt ans. Quelles que soient les ressources terrestres que nous utilisons, vu l’accroissement de la population mondiale et les besoins, il nous faut multiplier et faire un mix des ressources, mais aussi les économiser. Notre société, pour durer, doit évoluer vers un modèle plus sobre et moins énergivore.
9
Spécial Développement Durable
Dans l’ère du transport électrique
Lundi 27 mai 2019 - Supplément
« Demain prend racine aujourd’hui » Premier gestionnaire des espaces naturels en France 102 240 hectares dont 92 790 hectares de forêts départemento-domaniales, propriété du Département, soit 41% de la superficie totale de l’île de La Réunion Le Conseil Départemental de La Réunion est le partenaire privilégié de l’ONF, par les financements propres qu’il apporte régulièrement à la mise en œuvre de nos actions et par les crédits européens qu’il mobilise. Au quotidien, l’action des forestiers s’articule autour de 4 piliers :
L’électrique gagne du terrain dans le monde du transport ; la voiture et le vélo rentrent dans les mœurs, les transports en commun prennent leur place et la moto fait son entrée. Reste un secteur, celui du transport routier utilitaire ; on y est presque !
Accueillir
Protéger
Produire
Employer
la moto Le marché de la moto électrique est en forte croissance même si ce segment n’est encore qu’une niche (23,2% pour les -50 cm3 et 46,6% pour les +50 cm3 en 2017, soit 0,71% du marché des véhicules neufs). Avec l’offre croissante de ces machines électriques de plus en plus performantes, les ventes devraient exploser à moyen terme. Plus d’une vingtaine de modèles sont actuellement disponibles sur le marché, allant de la citadine à la moto de course. Presque 700 machines ont été vendues en France en 2016, 7 261 en 2017 et ce chiffre est monté à 9 909 en 2018. Les meilleures ventes concernent la Govecs Quokka et le BMW C-Evo (846 unités vendues). 85% des immatriculations concernent les scooters. Ce type de véhicule ne nécessite que très peu d’entretien hormis les consommables usuels, plaquettes, pneus, vidange de boîte et kit chaîne pour certaines. Pour les trajets maison/ travail en solo, voire à deux, c’est une excellente option. Leur usage est également adapté
en milieu urbain pour les coursiers et livreurs de petits volumes. Des grandes marques comme BMW, Vespa, KTM ou Harley-Davidson s’y mettent. Harley-Davidson prépare d’ailleurs sa Project LiveWire qui sortira en 2020.
La moto électrique en chiffres : • Généralement les batteries sont garanties 5 ans. • Le coût d’acquisition est très variable, 1 990 € pour un scooter Askol, et peut monter à 49 990 € pour un engin puissant. • L’autonomie varie de 30 à environ 324 km • Le temps de charge peut passer de 2 à 9h • Les puissances oscillent de 8 à 95 CV
Les camions De nombreux constructeurs se sont mis à la conception de camions électriques, plusieurs modèles devraient être sur le marché au cours de cette prochaine décennie. Ainsi Volvo compte sortir son “FL Electric“, totalement électrique, cette année. De taille moyenne (PTAC de 6 t) ce véhicule utilitaire aura une autonomie de 300 km pour 250 CV. Il est destiné à un usage urbain pour les chantiers ou en tant que camion-poubelle. A Londres et à Paris, les camionnettes UPS sont testées dans les rues. Des camionnettes légères, compactes, 100% électriques ayant 240 km d’autonomie, équipées de nombreux dispositifs d’aide à la conduite et d’un habitacle hyper-connecté afin de faciliter le travail des livreurs. Aux États-Unis, une entreprise de distribution de colis en a d’ores et déjà commandé 35. La Compagnie électrique Lion a lancé début mars 2019 un camion électrique urbain qui pourrait bien envahir de nombreuses villes. Le “Lion 8“, premier du genre, est équipé de 10 roues et a une autonomie de 400 kilomètres. Pour les poids lourds, la course est
lancée, mettre 10 t de batteries pour 1 000 km d’autonomie sur ces véhicules est impossible, alors Nikola Motor relève le défi avec des mastodontes qui auraient entre 1 300 et 1 900 km d’autonomie et une puissance de 1 000 CV, dont l’électricité serait fournie par un réservoir de 100 kg d’hydrogène liquide, une révolution. En attendant, les poids lourds Tesla Semi ne devraient pas tarder à prendre la route (décembre 2019) avec une autonomie de 800 km. Une vingtaine d’entreprises ont déjà passé commande.
Les principaux avantages d’un camion électrique en zone urbaine : • Facture de carburant en forte baisse • Réduction de la pollution sonore et atmosphérique • Possibilité de travailler la nuit sans dérangement sonore
véhicules électriques à la Réunion
Où en est-on ?
Notre île entre timidement dans l’ère des véhicules électriques, pour cause, ceux-ci ont encore la réputation d’être plus adaptés aux grandes villes qu’aux infrastructures de nos petites cités et au relief tourmenté de nos montagnes. Par ailleurs, son prix de départ n’est probablement pas un facteur encourageant pour une population dont près de la moitié vit en-dessous du seuil de pauvreté ou le frôle. Les véhicules 100% électriques et hybrides ne représentaient que moins d’1% du marché réunionnais en 2018. Un boom a eu lieu en 2017, année où 300 véhicules de ce type ont été vendus localement, soit autant que sur la période 2013/2016. Au niveau des transports en commun, dès 2010 le premier bus hybride est arrivé sur l’île afin d’assurer quatre lignes sur la ville de SaintDenis. Depuis, toutes les collectivités de la Réunion ont enrichi leur parc de bus hybri-
des et électriques. Les professionnels peuvent à présent trouver des utilitaires électriques chez les concessionnaires. Quant aux bornes de recharge, leur nombre ne cesse de croître d’année en année, en 2018 on en dénombrait une quarantaine. Tous les modèles de véhicules électriques particuliers ne sont pas disponibles sur l’île, cependant la gamme s’élargit d’année en année. Quelques modèles qui peuvent être disponibles sur l’île et autonomie annoncée/ réelle : • Renault Twizzy80 : 100/80 km • Renault Zoe : 400/300 km • Renault Kangoo Z.E : 270/200 km • BMW i3 : 300/200 km • Mitsubishi i-Miev : 160/ 120 km • Nissan Leaf : 190/140 km • Volkswagen e-Golf : 160/100 km • Volkswagen e-Up : 250/180 km
Spécial Développement Durable
projet
10
Lundi 27 mai 2019 - Supplément
Le SWAC Un serpent de mer ? Le Swac (Sea Water Air Conditioning) de la Réunion a fait et continue à faire parler de lui, aussi bien chez nous, qu’au niveau international, au point que l’on se demande si ce n’est pas un serpent de mer ; sortira-t-il réellement un jour de l’eau ? Ginette Clain
Un projet qui date Dès 2008 l’ARER (Agence Régionale Energie Réunion) avait initié un projet SWAC sur l’île. En 2012 deux projets soutenus par l’Etat étaient en cours, l’un sur Saint-Denis et l’autre sur Saint-Pierre. Le projet de SaintDenis, ambitieux, a été abandonné par Engie, le chargé de réalisation, pour manque de rentabilité. A ce jour, il semblerait qu’il soit bel et bien enterré. Celui de Saint-Pierre, après quelque temps morts, revient sous les feux de la rampe avec,
notamment, la volonté d’EDF. En 2012, un accord de coopération avait été signé entre l’ADEME, EDF et le GHSR, portant sur un projet pilote de climatisation. Le site du sud se prête bien à l’installation d’un SWAC et le profil de consommation du GHSR également. EDF, toujours en recherche de sources d’énergie locales en milieu insulaire, afin de mener l’île vers l’autonomie énergétique et satisfaire les besoins d’une population croissante, mise sur le SWAC du sud.
“ ce système consomme 10 fois moins d’énergie qu’un système traditionnel. Il n’y a que la pompe qui utilise l’énergie du réseau. Un SWAC peut générer une économie de consommation électrique allant jusqu’à 75 à 90% selon la situation. ”
comment ça fonctionne ? Une canalisation va pomper l’eau froide de la mer à 1 000m de profondeur, soit à une température de 5°. Cette eau froide va passer dans un échangeur qui est terrestre. L’échangeur est une pièce maîtresse du système car c’est là que l’échange de température se fait. C’est un “caisson“ dans lequel se trouvent des plaques de titane alvéolées qui se présentent un peu sous forme d’un mille-feuille. L’eau de mer froide circule sur une
surface de ces plaques et les refroidit, l’eau douce qui arrive par un autre circuit, va passer sur l’autre face et se refroidit par contact. L’eau salée, à une température de 10/12°, va retourner à l’océan à environ 100 m de profondeur et l’eau douce refroidie va climatiser les bâtiments. Au total, 5 à 10 km de tuyauterie seront nécessaires pour le réseau complet du SWAC de Saint-Pierre au niveau terrestre, plus les 1 000 m en mer pour le pompage.
Ait Si Abdelhak
Ça se fera si…
principe de l’échangeur eau froide 5-8° eau tempérée 12-15°
Les projets SWAC précédents qui devaient sortir de l’eau et être opérationnels en 2014, puis 2017 furent abandonnés, notamment par manque de rentabilité. Celui de SaintPierre se heurte toujours à ce problème. Des installations existent déjà dans le monde, notamment en Polynésie, mais pour alimenter de petites unités tel un hôtel (Thalasso et spa à Bora Bora). Le projet de Saint-Pierre est l’un des plus grands à l’étude bien avancés actuellement et s’il se réalise, pourrait faire figure de référence au niveau mondial et faire surgir une exportation future. En dehors du défi technique, l’enjeu financier est important. L’appel d’offre a été lancé. Il s’agit de trouver un prestataire qui soit en mesure de réaliser le chantier, d’exploiter le réseau et de l’entretenir. Ce prestataire aura l’autorisation d’exploitation sur une durée de
20 années. En fait, le GHSR achètera le froid avec ce prestataire, c’est donc lui qui prend tous les risques, même si des aides lui seront accordées. Le prix de revente du froid jouera un rôle non négligeable et l’on comprend que les comptes puissent être serrés. Sur papier, le site de Saint-Pierre est idéal, aussi bien géographiquement qu’en raison de la forte consommation en énergie utilisée par l’hôpital pour la climatisation, condition sine qua non pour qu’un système soit rentable. Pour le moment, selon le chef de projet EDF, plusieurs prestataires sont en lice (top secret sur leur identité) et si un accord est trouvé, après une à deux années de travaux, en 2022, l’hôpital de Saint-Pierre pourrait bien être climatisé à l’eau de mer ; cette fois-ci sera peutêtre la bonne, si le serpent ne glisse pas une nouvelle fois à travers les mailles !
Le cas Bora Bora réseau primaire eau de mer
réseau secondaire eau douce
• L’installation réalisée à Bora Bora présente une efficacité énergétique indéniable. Le système a permis d’économiser 90% sur les dépenses énergétiques générées par la climatisation, soit 2,5 millions de litres de fuel par an, ce qui représente autant de gaz à effet de serre en moins et l’absence de fluides frigorigènes contenus dans les clim traditionnelles qui impactent la couche d’ozone.
266x395 vertueau copie.pdf
1
21/05/2019
15:43
C
M
J
CM
MJ
CJ
MJ
N
du dépotage de l’ensemble de ces matières à la
station d’épuration du Grand Prado,
où elles seront transformées en énergie verte et en fertilisant agricole.
KƵĞƐƚ ƐĞƉƟƋƵĞ Vidange
© runéo 2019
Home Design Import
Spécial Développement Durable
agriculture
12
Lundi 27 mai 2019 - Supplément
LE BIO à la Réunion : Ti lamp ti lamp La Réunion est décidément terre de toutes différences et … de contradictions. En matière d’agriculture cela se vérifie. Tout en battant tristement des records d’utilisation du gliphosate au niveau national, elle s’engage à plus vive allure que la métropole dans l’agriculture biologique (AB) et possède la filière la plus développée des DOM. Ginette Clain
Malbouffe et production “chimique”, des tueurs En 2017, selon une vaste étude internationale réalisée dans 195 pays et publiée dans l’hebdomadaire médical The Lancet, “11 millions de décès, soit un sur cinq, étaient imputables à un mauvais régime alimentaire“ (le monde.fr). Le mal manger tue plus que le tabac chaque année, soit 8 millions de personnes. La nutrition est devenue un réel problème au niveau mondial. Aux problèmes de l’industrie alimentaire qui offre des produits souvent trop sucrés, trop salés, contenant trop d’additifs artificiels et nocifs pour la santé, s’ajoute celui des produits phytosanitaires utilisés à la base dans la production agricole. Depuis plusieurs décennies, ces produits épandus à outrance, détruisent les sols, contaminent les aliments et rendent les agriculteurs et les consommateurs malades. Nous n’en sommes qu’au début d’une prise de conscience et il est difficile de faire bouger les choses en raison des nombreux intérêts économi-
ques en jeu. Les affaires du chlordécone sur la banane antillaise, celle du glyphosate utilisé intensément dans les champs au niveau national, ou encore de la leucose sur notre île actuellement, illustrent bien la situation. Cette inconscience humaine se paie cher et la terre en gardera des traces bien longtemps ; dans le cas du chlordécone, selon l’office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques, «Trois kilos de chlordécone épandus par hectare et par an ne s’éliminent totalement des sols qu’au bout de sept siècles». Quant au glyphosate, on en retrouve des résidus dans des eaux de surface et dans notre alimentation. Plus d’un millier de tests d’urine effectués en métropole révèlent que dans 100% des cas, les échantillons contenaient des traces de glyphosate ; ce qui laisse peu de doutes sur les résultats des tests qui seront faits à la Réunion par l’association Oasis Réunion du 15 mai au 15 juin 2019.
La Réunion fait piètre figure Avec 21 887 kg de glyphosate écoulés localement, soit 1,21 kg par hectare de surface agricole, notre île se classe tristement deuxième plus grosse consommatrice de cet herbicide hautement décrié. Certains fruits de notre île figurent également dans le peloton de tête du classement des produits contenant des résidus de pesticides selon un rapport publié par Générations futures en 2018. L’ananas péi, mais aussi les mangues, oranges, mandarines locales … ne font pas belle figure en la matière. L’ananas qui, bien que primé, arrive tout de même en 13ème position. Pas de quoi être très fier là ! L’agriculture réunionnaise aurait donc un gros effort à faire afin de rendre ses productions un peu plus saines,
d’autant plus qu’elle a la chance de bénéficier d’un climat favorable et d’une terre qui lui assurent une excellente qualité. Cependant la route sera longue car de nombreux agriculteurs, n’imaginent même pas passer au bio ou ne serait-ce diminuer l’épandage de produits phytosanitaires tant cette habitude est ancrée depuis plusieurs décennies et que leurs inquiétudes face à un autre mode de production sont grandes et diverses. Des craintes parfois justifiées, il est vrai qu’il arrive que des agriculteurs en conversion rencontrent des problèmes, notamment en raison des aides promises afin de les inciter à passer au bio et qui tardent à venir ; comme le déclarait l’un d’entre eux, “il faut avoir la foi“ !
Mais il y a de l’espoir En 2017/2018, une installation agricole sur deux s’est faite en bio. Il est vrai que se reconvertir dans le bio est un long chemin, selon le GAB, pour passer au bio un agriculteur doit observer une période de conversion durant laquelle il doit respecter les règles de production avant de pouvoir déclarer les produits qu’il vend comme biologiques. Cette période transitoire se situe entre 2 à 3 ans, mais dès la deuxième année, il est possible de mentionner que la production est “en conversion“. Un bond a été fait entre 2009 et 2012, le nombre de producteurs bio est passé de 34 à une centaine. D’après un recensement réalisé en 2016 et publié par la DAAF, le nombre d’hectares certifiés ne cesse de croître, pas-
sant d’une centaine d’ha engagés en AB en 2007 à plus de 700 en 2015. La Réunion est le département d’Outre-Mer (DOM) ou la filière Bio est la plus développée. Elle est au premier rang en termes de nombre de producteurs (170 à la fin 2015) et d’opérateurs (transformateurs et distributeurs) de la filière (35), mais aussi pour les superficies en cultures légumières et fruitières. Alors que la surface en agriculture biologique augmente en moyenne de 17 % par an en France, le taux de progression est de 25 % pour La Réunion. La production de fruits issus de la filière bio (certifiée et en conversion) s’élevait en 2018 à 2 500 t, dont 60% de légumes et 40% de fruits sur les 90% qu’ils représentent. Les derniers chiffres (2018) font état de 350 opérateurs, dont 291 producteurs répartis à 43% dans le Sud, 23% dans l’Ouest, 7% dans le Nord et 25% dans l’Est.
GAB Réunion • Malgré des réticents, l’agriculture bio, progresse et s’organise de plus en plus depuis 2009, grâce à des femmes et des hommes qui se démènent pour en faire sa promotion ; le GAB (Groupement des Agriculteurs Biologiques), ancré sur notre département, y contribue. Sur son site https://www.gab-reunion.re , chacun, consommateur ou agriculteur peut trouver de nombreuses informations sur le bio à la Réunion, entre autres, un répertoire qui regroupe un grand nombre de producteurs de la filière du secteur avec toutes leurs coordonnées.
Spécial Développement Durable
Lundi 27 mai 2019 - Supplément
énergie
14
Représentation capteur solaire 25 m2 en toiture.
du solaire pour faire rayonner la Réunion Sylvain Paré n’est pas réunionnais, mais c’est bien sur notre sol qu’il a décidé de lancer un énorme projet innovant. Une invention qui devrait révolutionner le monde du solaire et propulser notre île sur la scène internationale. Ginette Clain
Des hommes qui en veulent Sylvain Paré, à la tête du projet News est un homme qui ne manque pas de cordes à son arc. Cet ingénieur, inventeur, industriel et entrepreneur est, entre autres, un spécialiste du laser et opto électronique et des énergies renouvelables. Il a choisi de lancer News Solaire à la Réunion en raison de conditions climatiques favorables, mais aussi en raison de certaines affinités envers notre île. Dans cette aventure, il a deux alliés
de poids aux CV prestigieux et bien fournis, Marc M Benmarraze, spécialiste de l’énergie et expert reconnu des technologies CSP et Richard Touret spécialiste de l’innovation, du numérique et de la nouvelle économie. Un Réunionnais, Bruno Cadet, mécatronicien, spécialiste en robotique, a également, participé quelque temps au projet et devrait sans tarder réintégrer l’équipe News de façon permanente.
un départ en 2016 Le projet a démarré sur l’île en 2016 à La Rivière Saint-Louis dans des locaux de 650 m2, avec pour objectif de travailler sur la recherche et la production. Parallèlement, une équipe en métropole travaille sur l’étude des projets et les contacts clientèle. Tout va très vite,
grâce notamment à une levée de fonds de 10 millions d’euros réalisée en 2018 et un partenariat avec le groupe Fages (spécialisé depuis presque trois décennies dans l’aménagement des espaces de vie à la Réunion). 2019 sera un nouveau tournant pour l’entreprise.
la technologie news • NEWS , acronyme de New Energy World System, est une Startup spécialisée dans la conversion de l’énergie solaire via son procédé innovant et breveté (12 brevets) d’hyperconcentration solaire permettant de récupérer 90% de l’énergie solaire et de la transformer en une multitude d’autres énergies : électricité, chaud, froid, climatisation, eau potable, solar fuel (carburant solaire), et production aquaponique. Pour les phases hors soleil (nuit, nuages), le stockage est possible et se fait dans la molécule d’eau sous forme de solar fuel (couple hydrogène/ oxygène) avec une densité 165 fois supérieure aux batteries conventionnelles (33 000 Wh/kg Ws 200 wh/kg). L’eau est décomposée en h2/o2 stocké en toute sécurité dans des réservoirs spéciaux,
puis recombinée, le tout en circuit fermé, sans consommation d’eau. Cette “batterie” à une durée de vie de 40 ans. De quoi révolutionner le monde des batteries en tout genre, dont celles de l’automobile qui ont pour le moment une durée de vie moyenne de seulement 5 années… La technologie News est dénommée SHP (solar hydrogen power) et fait partie de la catégorie “solaire à concentration ”. Elle consiste en deux concentrateurs solaires, l’un permet de produire de l’électricité via un dispositif thermodynamique qui transforme la chaleur solaire (ou biogaz/ méthane) concentrée en électricité, le second permet de dissocier la molécule d’eau en vue du stockage énergétique. NEWS utilise 80% de matériaux recyclés et recyclables.
Fusion solaire d’un bloc de lave en quelques secondes.
2019
année de concrétisation
News vient de passer ces dernières années au développement de la technologie sous forme de prototypes et démonstrateurs et s’apprête à passer à la phase industrielle, la production d’unités depuis les ateliers de la Réunion (nou la fé) devrait donc bien débuter. Pour ce faire, les locaux actuels de 1 200 m2 vont s’agrandir pour atteindre une surface de 4 000 m2 comprenant un site de production ainsi qu’un laboratoire de recherche. Une embauche massive de docteurs, physiciens, ingénieurs, techniciens, ouvriers…, soit entre 30 à 40 personnes, sera nécessaire au bon développement de l’entreprise. News SAS : tél. 0626-701-700 Email : contact.news974@gmail.com
Une Centrale électrosolaire et une serre autonome
Un contrat vient d’être signé avec le gouvernement français dans le cadre du CTE (contrat de transition écologique) en partenariat avec le TCO (projet écocité) pour la réalisation d’une première centrale électrosolaire expérimentale SHP de 100 kW /1 Mégawatt, permettant de produire une pluralité d’énergies : électricité, chaud, froid, climatisation, eau potable, solar fuel (carburant solaire), stockage longue durée (1 mois), et
Centrale électrosolaire expérimentale.
production aquaponique. Cette installation intègrera donc une serre en aquaponie dernière génération visant une autarcie maximale et qui s’étendra sur 400 m2. Elle sera à la fois une centrale solaire et un “champ dans la ville“ au cœur de l’Ecocité de Saint-Paul (production de fruits, légumes, plantes médicinales et aromatiques, protéines animales…). La serre fonctionnera sans engrais ni produits chimiques et avec un recyclage complet des eaux et des déchets, répondant ainsi aux enjeux tant environnementaux que sociétaux (nombreux emplois/réinsertion sociale).
“ Mi roule écolo ” avec un kit Solar fuel
La société a développé un kit adaptable aux voitures essence ou diesel actuelles qui, via le procédé News (hydrogène/oxygène), ne produira que de la vapeur d’eau en sortie d’échappement ; donc 0 pollution. Un autre avantage de ce système, et non des moindres, est son faible coût qui est estimé aux alentours de 2 500 euros. Un prototype est prêt, ne manquent plus que les agréments légaux. Nul doute que tous les Réunionnais seraient curieux de voir ce prototype en démonstration sur les routes de l’île avant d’y croire ; imaginez, plus besoin de gazoil ou d’essence…