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Commune de l’île

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spécial Saint-Paul

Le Quotidien de La Réunion - Mardi 30 octobre 2018

édito

Saint-Paul

Ville aux multiples richesses Du centre-ville aux plages de Saint-Gilles, de Bellemène à la Plaine en passant par Plateau-Caillou, Saint-Paul est une ville aux visages multiples, au patrimoine exceptionnel et à l’image de La Réunion, plurielle, métissée et riche. C’est une terre de contrastes, les hauts et les plages se partagent les touristes. Randonnées, découverte, farniente, sport ou loisirs, il y a en a pour tous les goûts. La culture n’est pas en reste : Festikal vient de se dérouler, et on prépare dès maintenant le 20 décembre… C’est toute l’année que l’on met à l’honneur la culture en général et la culture créole en particulier. L’équipe municipale et son maire, Joseph Sinimalé, sont à la manœuvre dans cette commune qui est la plus vaste de l’île, avec plus de 21 000 hectares de superficie. Et ils ont fort à faire ! Une ville de cette importance nécessite une attention de tous les instants. Les projets sont nombreux et complexes : aménagement, éducation, logement, insertion, formation et emploi… Mais SaintPaul, c’est surtout une commune où il fait bon vivre, la qualité de vie est d’ailleurs l’un des chevaux de bataille de la marie. On y vit bien, on s’y sent bien, alors allons faire un tour à Saint-Paul !


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Le Quotidien de La Réunion - Mardi 30 octobre 2018

interview Après 4 ans de mandature, le Maire de Saint-Paul, Joseph Sinimalé, dresse un premier bilan de sa politique et des actions qui sont encore à mener. Si sa priorité reste l’éducation, sa volonté est de moderniser une ville, tout en tenant compte du passé et de l’histoire des quartiers qui la composent. SaintPaul est en quête d’un développement structurel résolument tourné vers l’humain.

Joseph Sinimalé : Maire de Saint-Paul

“L’école

berceau de l’excellence ! ”

Pourquoi l’éducation reste le thème prioritaire, depuis de votre prise de fonction ? Joseph Sinimalé : “ Dès mon arrivée à la mairie de Saint-Paul, le 30 mars 2014, j’ai beaucoup réfléchi aux actions prioritaires à mettre en place, pour une commune de plusi de 100 000 habitants et de plus de 25 000 hectares, soit la seconde commune de France en superficie. Saint-Paul est composée de différents quartiers et 65 % de sa population

“nous avons lancé un grand plan de formation pour tous les personnels qui travaillent dans les écoles. La qualité et la professionnalisation des agents doivent progresser dans l’intérêt de nos enfants.”

vivent dans les Hauts. Elle est dotée d’une jeunesse de 14 000 enfants, répartis dans ses 68 écoles maternelles et primaires, sans compter les enfants qui fréquentent les crèches. La première orientation budgétaire que j’ai prise, a donc été intitulée “ l’école, berceau de l’excellence ”. Parce que la formation commence dès le plus jeune âge ! L’échec scolaire ne se constate pas à 16 ans et plus, mais tout se joue dès l’école maternelle. Et je découvre qu’en 2018, l’école primaire est l’une des priorités du Gouvernement, alors que nous avons mis en place cette politique dès 2014, à Saint-Paul. Depuis 1987, il y a toujours 110 000 illettrés à La Réunion, malgré tous les crédits et les structures de formation qui existent dans l’Île, c’est aberrant !

Sur le terrain, comment cela se concrétise-t-il ? J.S. : “ Nous avons commencé à créer les conditions nécessaires pour le bon travail des enfants. D’abord par l’accueil, c’est pourquoi nous avons alloué un maximum de crédits pour la réhabilitation et l’aménagement de nos écoles. C’est pour le bien-être de nos enfants. Depuis le début de la mandature, nous livrons une école en moyenne tous les ans. Nous avons construit une école à Ravine Daniel, pour l’équilibre de l’aménagement du territoire entre les Hauts et

les Bas, une école maternelle à Saint-Cœur. Nous avons dû reconstruire en un temps record une école provisoire, à Grand Fond. D’ailleurs, une maquette vient d’être présentée et validée par les parents d’élèves, pour une école flambant neuve de plus de 6 millions d’Euros à venir. Je me suis également engagé, dans le cadre du PRU de Saint-Paul, à délocaliser l’école Eugène Dayot dans la rue Pothier, près du temple Tamoul, pour un coût de 15 millions d’Euros. Et ce n’est pas fini ! À Bellemène, les travaux viennent de commencer, pour réunir sur le même site, les écoles maternelle et primaire. C’est un véritable plan d’investissement pour les écoles. Et nous allons réhabiliter prochainement 14 satellites, répartis sur tout Saint-Paul, dévolus à la restauration scolaire. Depuis 2014, nous avons mis en place une structure avec la Caisse des Ecoles, pour faciliter le transport des enfants sur les différents sites culturels et sportifs de Saint-Paul. Car le sport est un important vecteur d’insertion ! ”

Et sur le plan éducatif ? J.S. : “ En parallèle, nous avons mis en place des actions en maternelle et primaire, sur le patrimoine, la culture et l’environnement durable. Ma volonté est de tout mettre en œuvre, pour le développement du bien-être des enfants, sous

notre responsabilité. Et pour ce faire, nous avons lancé un grand plan de formation pour tous les personnels qui travaillent dans les écoles. La qualité et la professionnalisation des agents doivent progresser dans l’intérêt de nos enfants. Cette action est un fondement de la formation, c’est un peu comme prévenir avant de guérir ! A Saint-Paul, on ne parle pas, on agit pour ses enfants. Nous avons progressé mais nous avons encore beaucoup à faire, il n’y a pas d’autosatisfaction ! Comme pour la mise en place des activités périscolaires qui nécessitaient de former des jeunes au BAFA, pour encadrer les enfants, et ce, malgré le retrait des fonds de l’Etat, qui nous a coûté plus de 3 millions. Nous tenons à mettre l’accent sur l’accueil des enfants, dès le plus jeune âge, pour qu’ils s’acclimatent au mieux. Nous avons lancé le plan informatique pour fournir des tablettes aux écoles. Nous avons climatisé de nombreuses classes… Nous voulons donner aux enfants le meilleur environnement et les moyens d’acquérir cet apprentissage, dans de bonnes conditions. ” Quel être votre vision pour le Saint-Paul de demain ? J.S. : “ La réflexion qui est menée depuis 2014, est de faire un diagnostic du patrimoine de la commune de Saint-Paul, aussi bien dans le domaine

économique que culturel. Ce patrimoine est très riche, or c’est pour moi le pilier de l’aménagement d’un territoire. Aujourd’hui, nous avons de nombreux chantiers en cours, comme la ZAC Sans-Souci, la ZAC de l’Eperon, la restructuration du Bourg du Guillaume, de Bellemène et de La Salineles-Hauts ou encore l’aménagement du centre-ville dans le cadre du PRU… Or pour ces aménagements, nous partons du passé et de la vie des gens de ces quartiers, comme pour La Saline où la vie était tournée autour de l’usine sucrière. Nous les interrogeons car nous voulons rendre les gens acteurs du développement de leur quartier. Et je cite souvent la phrase de Nelson Mandela qui disait : “ Tout ce que vous faites pour nous, sans nous est toujours contre nous. ” A l’inverse, je souhaite que la population soit au cœur du projet. ” Quels sont les projets d’aménagement de la ville ? J.S. : “ Depuis 2014, nous menons un aménagement à grande vitesse. Avec les associations de quartier, nous avons une vraie réflexion. Nous avons des nombreuses réunions en mairies annexes, pour informer les populations mais aussi pour les investir dans ces projets. Nous voulons un aménagement raisonné, dans le cadre d’un développement durable. Nous œuvrons pour le bien-être à tous âges, de l’enfance jusqu’au troisième âge. Comme c’est le cas à La Saline, où nous avons créé un centre de médiation numérique. Nous anticipons ! Les déclarations administratives en ligne seront obligatoires dès l’année prochaine, ainsi chacun pourra venir remplir ses obligations facilement. Nous allons créer une véritable entrée pour la station balnéaire, au niveau du rond-point du Centhor, où un éco-quartier aménagé par la SHMLR va bientôt sortir de

terre. De même, pour le quartier du Guillaume, en cours d’aménagement, car il est une porte ouverte sur la route du Maïdo et de Petite France. ” Sur le plan économique et social, quelles sont les actions mises en place ? J.S. : “ Nous travaillons en amont avec les opérateurs et promoteurs, pour tenter d’aller au plus vite, malgré les procédures administratives et environnementales contraignantes. La ville est présente pour créer les conditions nécessaires au développement économique. Nous devons créer ces cadres et faciliter les procédures, sans faire perdre de temps aux opérateurs, pour faire avancer Saint-Paul. De même, nous mettons en place une action sociale forte car c’est un vrai levier économique. On essaie d’accompagner les familles et de parer aux urgences, tout en mettant en valeur la dignité de la personne et du travail. Nous avons mis en place des partenariats avec des entreprises, en créant des chartes d’emplois. Nous travaillons aussi avec une banque pour permettre à certaines familles de bénéficier de micro-crédits. Nous avons remis de l’ordre dans le CCAS, dès notre arrivée, suite aux problèmes avec la Chambre Régionale des Comptes. L’accompagnement des personnes âgées devient aussi un problème, car les solidarités disparaissent et la ville doit se substituer, grâce aux aides ménagères et à domicile. Nous allons construire deux résidences pour les personnes âgées, à l’Eperon. Des chambres funéraires supplémentaires seront construites à l’Etang, Fleurimont et La Saline, car les veillées sont de moins en moins possibles dans les résidences. L’humain reste au cœur de notre action sociale. ” Propos recueillis par Frédéric SELLIER


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culture

20 desamb

Sous le signe du métissage culturelle

Saint-Paul berceau du peuplement

La mairie de Saint-Paul veut mettre en place, pour les festivités pour le 20 Désamb, des structures durables dans le centre-ville, en développant un “ parcours du vivre ensemble et du métissage culturel ”.

Saint-Paul, berceau du peuplement réunionnais, mise sur la promotion du vivre ensemble, pour sa politique culturelle. Grâce à un patrimoine des plus riches, la ville entend mettre en valeur le fruit de ce métissage, par l’éducation et la valorisation de sites historiques exceptionnels. « 2018 est une année extrêmement riche en terme d’événements commémoratifs », souligne Yoland Velleyen, 1er adjoint au maire de Saint-Paul. « Nous célébrons le 170ème anniversaire de l’abolition de l’esclavage, mais aussi le 355ème anniversaire du peuplement de l’Île. Pour ce faire, notre politique culturelle s’articule autour de quatre axes prioritaires. La réhabilitation du patrimoine culturel matériel et immatériel, l’éducation patrimoniale, le lien patrimonial avec l’océan Indien et enfin, la mise en valeur du patrimoine culturel immatériel. Ce dernier point est important car ce patrimoine culturel est original, de par les différents apports des po-

pulations qui ont construit La Réunion, au fil du temps. Et nous avons décidé durant cette mandature sur SaintPaul, d’intégrer dans l’aménagement et l’urbanisation de notre territoire l’approche patrimoniale. » Pour réussir ce pari, la commune, labélisée Ville d’Art et d’Histoire, mise sur l’éducation, à savoir la sauvegarde de ce patrimoine. Mais aussi par la révélation de certains sites historiques exceptionnels et uniques sur notre commune. Ainsi, de nombreuses réhabilitations de monuments et de lieux saint-paulois seront présentées au public, à l’occasion des Fêtes du 20 Désamb, comme le cimetière des Esclaves et des Oubliés,

la mémoire de l’esclave affranchie Delphine Helod, le Jardin de la Liberté, la grotte du Peuplement...

RENFORCER LE VIVRE ENSEMBLE Une exposition sur le marronnage, « Marronnages. Refuser l’esclavage à l’île Bourbon au XVIIIe siècle », est présentée au centre culturel Sudel Fuma, jusqu’en décembre 2020. Une véritable immersion dans les lieux de marronnage, qui débordera même jusqu’à Mafate, dans une opération qui s’intitule « Hommage aux Esclaves Marrons », l’espace d’une semaine. Une seconde exposition intitulée « en finir avec les traites et l’esclavage »,

inaugurée par le Président Macron lors de la célébration du 170ème anniversaire de l’abolition de l’esclavage, aura lieu à la Maison Serveaux, à l’occasion des festivités du 20 Désamb. « Grâce à toutes les manifestations organisées par la ville de Saint-Paul comme le Festikal, le Dipavali du « vivre ensemble » ou encore les fêtes du 20 Désamb, les populations peuvent se rassembler et communier. Toutes ces sensibilités culturelles participent aux festivités. Ces actions et ces médiations sont le meilleur moyen pour s’approprier, renforcer et transmettre ce Vivre Ensemble qui reste fragile, » Rappelle Yoland Velleyen.

FESTIKAL 2018 LE RETOUR DE GRAN’MER KAL ! Un défilé déguisé, la présence de Gran’Mer Kal, une chasse aux trésors, des contes, des ateliers et des concerts gratuits de Lindigo, Emmanuelle Ivara, Aubin, Black T, PLL, T Matt et bien d’autres encore... Voici les multiples temps forts du dernier Festikal 2018 ! “ Nous avons voulu remettre Gran’Mer Kal au cœur des festivités, car elle fait partie de nos valeurs et notre richesse en terme de patrimoine, à la veille de la journée internationale créole, ” rappelle Yoland Velleyin. Saint-Paul a offert un programme dense pour ce dernier

samedi d’octobre, placé sous le signe de la mémoire et du métissage. Tous les saint-paulois étaient invités à se déguiser pour ce grand rendez-vous marquant de la manifestation culturelle péi. Le Food Festikal, habituellement appelé Food Festival, a aussi remporté un franc succès, avec de nombreux amateurs venus découvrir les saveurs du monde. Enfin, pour clôturer ces festivités, une quinzaine de chanteuses, de chanteurs et de groupes se sont succédés pour mettre le feu sur scène.

9 rues concernées pour 11 thématiques ! Voici le parcours que la mairie veut installer dans le centre-ville de Saint-Paul, en valorisant les différentes populations venues de différents pays et continents, construire « La Réunion aux mille visages », au fil des siècles. Des espaces patrimoniaux ont été réhabilités. Des nouvelles dénominations de lieux ont même été décidées afin de donner une cohérence historique et chronologique aux monuments. Comme c’est le cas pour le « Cimetière des Esclaves et des Oubliés », situé juste à côté du cimetière marin. Ce nouveau cimetière a été découvert lors du passage du cyclone Gamède, en 2007, qui avait mis à jour des ossements humains. Deux fouilles archéologiques s’en sont suivies et ont révélé la présence d’esclaves enterrés. Le square de l’appel du 18 juin devient le «Jardin de la Liberté», pour commémorer non seulement les Héros des deux premières guerres mondiales, mais aussi d’un fait historique oublié, à savoir l’exécution sur cette place, de 4 esclaves révoltés, Eli, Vincent, Paul et Zéphir, en 1812. « Or, militaires ou esclaves, tous œuvraient pour la même cause, la liberté ! », souligne Yoland Velleyen..

DES MONUMENTS REBAPTISéS La grotte des Premiers Français, qui a déjà connu plusieurs noms, devient la grotte du Peuplement. Ce lieu deviendra le point de départ du parcours du vivre ensemble. Ainsi plus on remonte vers le nord de la ville et plus on avance dans le temps et l’histoire de l’Île. La révolte des esclaves, le peuplement chinois, les cent ans de la mosquée, Cimendef, le Pongal ou encore les enfants de la Creuse et l’Engagisme… Toute l’histoire et la culture réunionnaise déclinées dans ce parcours initiatique, sur le thème de la progression du peuplement, qui serpente dans le centre-ville de Saint-Paul. Mais qui dit culture n’empêche pas l’ambiance, avec notamment un hommage au grand Ségatier Michel Adélaïde. Egalement des happenings, kabars et spectacles de rue, comme “ La Réunion, nout fierté ”… Saint-Paul accueillera pour les festivités le gouverneur d’Inhambane, une province du nord du Mozambique, en invité d’honneur ainsi que le maire de Fort-Dauphin et une délégation malgache. Et ce, en l’honneur des douze premières personnes venus peupler La Réunion, en 1663, deux Français dont Louis Payen et dix malgaches, originaire de Fort-Dauphin ! Tous inaugureront en même temps ce fameux parcours du vivre ensemble.


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© photo: B.Navez

aménagement

Bientôt un centre-ville

totalement transformé Le programme de renouvellement urbain du centre-ville, un projet démarré de longue date, rentre dans une phase où tout sera désormais plus visible. Nouveaux équipements, nouveaux logements, espaces publics requalifiés : le point sur ce qui va changer. C’est sans doute l’opération d’urbanisme la plus excitante du moment : le programme de renouvellement urbain (PRU) du centre-ville de Saint-Paul va profondément transformer l’image de la cité. L’ambition ne date pas d’hier : le concessionnaire du projet a été nommé en… 2004 ! Depuis, la SEDRE n’a pas chômé. Mais c’est essentiellement un travail de l’ombre qu’elle a effectué, entre études préalables et avant-projets, interventions sur les réseaux et requalification de voieries. Seuls équipements mar-

quants, la place du débarcadère et le Conservatoire à rayonnement régional sont venus baliser le projet sur une bande étroite qui s’étire du cimetière marin à l’embouchure de l’étang, entre la baie et la route digue ; soit 191 ha. Mais le plus gros reste à faire Et le coût prévisionnel du projet, 90 millions d’euros dont 19 millions à la charge de la commune, dit assez l’importance de l’opération. Jusqu’à 2021, date qui marque la fin de la concession, de nombreux équipements vont encore s’élever. “ Quatre sites d’aménagement prioritaires ont été identifiés : le pôle Entrée de ville, la Plaque du front de mer, le pôle Entrée sud et le pôle Gabriel-Martin, explique Farid Soilihi, chargé de l’aménagement opérationnel et de la programmation du logement à la mairie. Autour de ces quatre sites stratégiques, l’idée est tout à la fois de densifier, diversifier et redynamiser le centre-ville par la réalisation d’équipements publics et d’un aménagement mixte accueillant du logement, des bureaux et des commerces. ” Côté logements, 1 400 seront construits, essentielle-

ment aux entrées nord et sud de la ville. Plus de 50 % seront des logements aidés. L’opération se double d’un objectif de lutte contre l’habitat insalubre avec la mise en œuvre de programmes sociaux et de RHI. “ Le projet intègre toutes les composantes du développement urbain, précise Bernard Robert, directeur du pôle Aménagement et Développement durable. A l’issue de l’opération, les espaces publics seront totalement requalifiés grâce au retraitement des rues du centre-ville, au renforcement des réseaux, à la densification du bâti, au regroupement des équipements, aux aménagements sur la place du marché forain, le front de mer, le pôle d’entrée de ville… ” Au-delà de l’image urbaine, l’objectif est aussi de favoriser le développement économique par la création de pôles tertiaires et le renforcement de l’attractivité du tissu commercial. A terme, l’opération accueillera 17 500 m² de commerces et 22 000 m² de bureaux et activités. De quoi conforter la position du centre-ville à l’échelle du territoire ! Grande surface alimentaire,

petites et moyennes surfaces commerciales, restaurants, jardins deck et paséo, groupe scolaire: l’essentiel des équipements “ grand format ” sera positionné en façade de la Chaussée Royale. Côté mer, des aires de pique nique et de détente ont été créées le long de la baie. Les sites « vert » et « bleu », situés entre la piscine et la Capitainerie, qui accueillent des terrains de sports de plage, des jeux d’eau, de nouvelles places de parkings, des restaurants et des canons et ancres qui rappellent que Saint-Paul est labellisée « Ville d’Art et d’Histoire ». Enfin la « plaque » du front de mer qui comprend le marché forain ainsi que les écoles maternelle et primaire, devrait accueillir un programme ambitieux mêlant espaces publics ouverts sur la mer, logements de standing, restaurants et services, hôtel d’affaire. Reste le pôle Gabriel-Martin, dont les services hospitaliers devraient déménager dans le nouvel hôpital de Cambaie encore en cours de construction. La transformation de ce pôle hyper-stratégique est encore en réflexion. Olivier PIOCH

La Savane des Tamarins

L’autre opération d’ampleur près du centre-ville À Plateau Caillou, une autre opération d’aménagement d’ampleur est d’ores et déjà programmée. La ZAC Savane des Tamarins (ex-Renaissance III) s’étale sur près de 90 ha entre les ZAC Renaissance I et II au nord, la route des Tamarins et la savane du Cap La Houssaye au sud. Ce secteur vient compléter l’urbanisation de Plateau Caillou et fait le lien avec l’espace naturel du Cap La Houssaye. Une attention particulière sera portée à la qualité de l’aménagement car cette ZAC se situe à proximité d’un espace remarquable du littoral, en surplomb du centre-ville. Le périmètre de la ZAC a été découpé en différents secteurs : l’“ entrée ”, qui accueillera un pôle d’activités ; le “ belvédère ”, qui constituera la vitrine du nouveau quartier avec un pôle commercial et artisanal ; le “ cœur urbain ”, qui assurera le maillage avec le quartier actuel de Plateau Caillou grâce à un programme mixte de logements et d’équipements ; et enfin les “ pentes habitées ”, qui occupent la partie haute de la ZAC et qui seront concernées par un programme résidentiel.

L’opération accueillera plus de 2 000 logements (dont la moitié en logement aidé) et 56 000 m2 de surfaces d’activités : commerces, services, bureaux et ateliers. Trois groupes scolaires, deux maisons de la petite enfance et des micro-crèches sont prévus. Le nouveau quartier accueillera des équipements de sport et de bien-être, un parc urbain, un centre culturel et artistique, un hôtel, un équipement d’accueil pour personnes âgées, une salle de réception et un espace funéraire. Sur les 90 ha du projet, 30 ha seront dédiés aux espaces verts. La concession du projet a été confiée à la SEDRE pour un montant total d’opération de 114 millions d’euros. La Ville participe à hauteur de 2,1 millions par apport foncier. La livraison finale est évaluée à 2028, mais les premiers coups de pioche seront donnés dès 2019, avec la construction d’un giratoire d’accès depuis la route des Tamarins et l’engagement des travaux sur le “ cœur urbain ”. Les premières constructions sortiront de terre en 2020.


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aménagement

Restructuration de bourgs

habitat

ZAC de l’Éperon : Un quartier en plein développement !

la Saline et le Guillaume en pointe

Les bourgs des mi-pentes et des Hauts ont ceci de charmant qu’ils sont justement à l’écart des bruits de la ville. Mais ce relatif isolement est aussi un handicap pour des habitants. Par ailleurs, l’offre de commerces et de services y est souvent sous-dimensionnée par rapport aux besoins réels de la population dans ces bassins de vie. Pour y remédier, des opérations de restructuration de bourg permettent en général de conserver le charme et l’authenticité de la vie dans les Hauts, tout en développant les équipements et les services qui font cruellement défaut. C’est le cas à la Saline et au Guillaume, deux bourgs de la commune de SaintPaul, désormais concernés par ces projets.

gés (certains sont déjà livrés). Autant d’équipements censés renforcer la position de la Saline comme ville-relais. L’opération créée en 2012, a permis la réalisation en 2016 d’un premier programme de 80 logements sur le secteur de Karly, la maîtrise d’une grande partie du foncier de la ZAC en 2017. Elle s’est poursuivie cette année avec la réalisation des études réglementaires et les consultations d’entreprises. La construction de la gare-relais multimodale a également commencé cette année. Le coût global de l’opération est évalué à 61 millions d’euros. Les premiers travaux de VRD (en particulier sur le réseau hydraulique) et de construction de logements auront lieu courant 2019 et 2020 sur le secteur Karly et dans le centre-bourg. Ils se poursuivront en 2021 à l’Ermitage pour une livraison finale de la ZAC en 2022. Au Guillaume, la restructuration du bourg passe par

la requalification des espaces publics, de la voierie (RD7 et rue de l’Eglise) de l’aménagement du nouveau parvis de l’église, d’une placette en entrée de bourg et des parkings. Le paysage urbain a beaucoup changé depuis le début de l’opération en 2012. L’entrée de bourg a été revue et corrigée pour permettre une circulation plus fluide et sécurisée. Et une nouvelle voie de bus scolaire est projetée afin d’éviter le centre-bourg. L’opération se poursuit dans les secteurs de la Croix et du collège. La création d’un pôle d’activité dédié aux commerces, aux services et à l’artisanat est notamment prévue. Par ailleurs, la programmation intègre la construction de 431 nouveaux logements, dont 366 en logement aidé. L’opération devrait s’achever dans un délai de cinq ans pour un coût global de 23,9 millions d’euros, dont 6,1 millions à la charge de la commune. O.P

© photo: Thierry Lauret

À la Saline, l’opération globale de restructuration intègre différents projets comprenant la ZAC/RHI Grand Contour, la réalisation d’un collecteur primaire d’assainissement des eaux usées et la nouvelle ZAC de la Saline, qui s’assoit sur une surface de près de 65 ha au niveau du centre-bourg, entre la ravine de la Saline et la ravine de l’Ermitage. La création de cette ZAC vise à conforter le bourg comme pôle stratégique des mi-pentes de l’Ouest grâce à une offre de logements neufs favorisant la mixité sociale, un niveau suffisant d’équipements, des activités économiques et des espaces publics de qualité. En termes d’aménagement, l’idée est de bâtir un “ quartier durable réunionnais ” structuré autour de “ karés ” thématiques, comme à Fond de puits, Gros eucalyptus ou Vue Belle. L’opération accueillera près de 1 500 logements dont 40 % de logements aidés sous concession SIDR. Plusieurs équipements structurants sont prévus : un groupe scolaire, une gare multimodale en lien avec le TCO, une salle événementielle, des équipements sportifs, un parc urbain et des jardins parta-

© photo: Thierry Lauret

Deux opérations d’envergure sont en cours à la Saline et au Guillaume. Objectifs : répondre aux besoins de logements, de commerces et de services, tout en conservant le charme et l’authenticité de ces bourgs des Hauts.

La création de la ZAC dela saline vise à conforter le bourg comme pôle stratégique des mi-pentes de l’Ouest grâce à une offre de logements neufs favorisant la mixité sociale.

Voilà un autre quartier qui a beaucoup changé ces dernières années. Sous la pression démographique, la population s’est inexorablement précipitée vers les mi-pentes et a trouvé ici un quartier accueillant, à un jet de pierre de la ville. La route des Tamarins a fait le reste, et le quartier est désormais l’un des plus attractifs de la commune. L’un des plus prisés aussi des touristes, notamment autour de l’ancienne cheminée et sa place ombragée “ à l’européenne ”. Grands équipements, activités et commerces, logements collectifs et individuels en accès libre ou aidé : une ville nouvelle est sortie de terre ! Problème : les besoins importants en matière de logements ont tendance à bouleverser ce quartier. La volonté de la commune est donc de reprendre la main pour organiser au mieux ce paysage urbain et en maîtriser la croissance. C’est tout l’objet des nouvelles orientations données à la ZAC Eperon et qui doit s’achever en 2022. Dans ce court délai, pas moins de huit RHI seront achevées

afin de réduire les poches d’habitat insalubre. Et 1 600 nouveaux logements seront bâtis, dont 70 % aidés. Une grande partie des opérations aura lieu dans le secteur Champ de Merle avec la réalisation de l’opération “ Carré de l’Eperon ” d’une centaine de logements, une école, une crèche, un institut médico-social, un pôle commercial, un plateau sportif couvert et un parc paysager. La suite des opérations se fera au niveau de terrain l’avion, de ruelle des Fleurs et de bassin bleu. Les travaux de requalification de la RD 10, qui doivent débuter prochainement, finaliseront les aménagements paysagers de la traversée de l’Eperon et achèveront de donner un caractère qualitatif à ce quartier. Enfin la ZAC Eperon, est également moteur en matière d’emplois avec la création de la zone d’activités située en amont de la route des tamarins, un pôle tertiaire, des restaurants et un pôle médical. Le coût prévisionnel des travaux est de 90 millions d’euros. La Ville y participe à hauteur de 33 millions.


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Restauration scolaire

La qualité

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n’attend pas le nombre des années

A Saint-Paul, la direction de la Restauration scolaire et de la Nutrition assure la production de 14 500 repas servis chaque jour sur 73 sites communaux. Une restauration collective « grand format » qui n’oublie pas de miser sur la qualité. Un peu plus de 5 millions d’euros annuels ! Le budget, hors charges de personnel, du service Restauration de la Ville de Saint-Paul est à la hauteur de ses ambitions. Avec 14 500 repas servis chaque jour sur 73 sites, beaucoup auraient cédé à la facilité en servant des mets sans saveur et sans goût. Pas Saint-Paul, qui a fait un autre choix ces dernières années : celui de la nutrition-santé. Outre la formation du personnel, une démarche habituelle en collectivité, la mairie a eu le bon goût de recruter une diététicienne en janvier dernier. Celle-ci est chargée d’élaborer des menus équilibrés, dans le respect de la règlementation sur les critères nutritionnels et les techniques de cuisson, et en favorisant l’utilisation des produits locaux. Un vrai dada pour la mairie ! Entre fruits, légumes et produits carnés, 275 tonnes de produits locaux sont ainsi utilisés en cours d’année. Ils sont identifiables par une petite icône sur les menus diffusés aux écoles chaque semaine et publiés sur le site

Internet de la Ville. La diététicienne anime également un comité technique de « démarche qualité » qui veille à améliorer la qualité visuelle et gustative des plats tout en luttant contre le gaspillage alimentaire. Des ateliers cuisine sont ainsi proposés aux agents de restauration dans l’objectif d’uniformiser les process de fabrication. Et pour une transparence totale, des visites d’observation des repas ont lieu régulièrement avec les parents. La concertation avec les familles est d’ailleurs un pilier de la commission des menus, qui élabore une programmation annuelle avec les directeurs d’écoles et les services du Rectorat. L’augmentation continue des allergies alimentaires constatées depuis une dizaine d’années est une préoccupation constante pour la commune, qui a mis en place un protocole d’accueil individualisé. Pour les enfants concernés, la collectivité propose le plus souvent un menu de substitution sans surcoût par rapport au tarif habituel de la restauration

scolaire. En outre, un traitement d’urgence en lien avec le médecin scolaire et les familles est prévu par le protocole d’accueil. Globalement, la volonté de la Ville est de sensibiliser les plus jeunes à la nutritionsanté de manière ludique. Depuis 2014, des mascottes aux couleurs des fruits locaux (Carambole, Grenadine, Manguy, Tonton Mangouste et Tatie Pita) ont fait leur apparition dans les écoles. Ces figures du quotidien véhiculent des messages de prévention-santé sur les murs de l’école et jusque dans les cahiers de texte distribués aux élèves à la rentrée d’août dernier. Elles viennent compléter les ateliers d’éducation nutritionnelle proposés au sein des classes avec le concours des enseignants. Au rang des belles initiatives, citons notamment cette bande dessinée réalisée par les élèves et distribuée à toutes les classes du CE2 au CM2 ; ou encore cette pièce de théâtre imaginée par d’autres élèves et qui sera jouée prochainement dans les écoles maternelles ! Olivier PIOCH

Entre fruits, légumes et produits carnés, 275 tonnes de produits locaux sont ainsi utilisés en cours d’année

Projet éducatif de territoire

Objectif, réussite ! A Saint-Paul, le retour à la semaine de quatre jours s’est accompagné d’une réorganisation du dispositif périscolaire. Dans le droit fil de la démarche qualitative engagée dès 2015 avec la signature d’un Projet éducatif de Territoire (PET), l’objectif est toujours d’inscrire chaque enfant dans un parcours de réussite. Pour l’atteindre, le temps des activités périscolaires est une cible privilégiée par la commune, qui s’appuie sur 33 associations censées améliorer la prise en charge et l’épanouissement des enfants via des actions éducatives cohérentes avec les projets d’école. Côté règlementaire, l’ensemble des accueils est dorénavant déclaré à la Direction de la Jeunesse, des Sports et de la Cohésion Sociale ; un cadre plus contraignant, mais gage d’une vraie qualité d’accompagnement. Les accueils périscolaires ont lieu le matin, entre

La volonté de la Ville est de sensibiliser les plus jeunes à la nutrition-santé de manière ludique. 6h30 et 7h30, l’après-midi dès 15h30 et le mercredi en journée complète. En dehors des quelques sites où la demande est insuffisante (7 enfants minimum), les enfants de la quasi-totalité des écoles y ont accès (sous couvert d’une adhésion à l’association et du règlement d’une participation financière). La commune s’investit pleinement dans ce schéma par un effort financier constant de plus d’un million d’euros de subventions annuelles permettant un ac-

compagnement renforcé des associations accueillantes : formation au BAFA pour les animateurs, formation des dirigeants, aide à la gestion associative… A cela s’ajoute un nouveau dispositif porté par la CAF : le CLAS (Contrat local d’Accompagnement à la Scolarité) qui prévoit une prise en charge des enfants en difficultés face aux apprentissages scolaires, avec une offre d’activités permettant de retrouver le plaisir d’apprendre. Environ 600 élèves sont concernés. Enfin, un nouveau Conseil communal des Enfants et des Jeunes a été installé en décembre 2017. Les jeunes élus, qui représentent l’ensemble des écoles du territoire, y apprennent à devenir des citoyens actifs. Ils travaillent actuellement au sein de trois commissions à l’élaboration de projets concrets autour de la solidarité, de l’environnement, du sport, de la culture et de la vie à l’école.


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éducation

Bâtiments scolaires Le rythme de construction ne faiblit pas Depuis 2014, une nouvelle école a été livrée chaque année ou presque sur le territoire communal. A la dernière rentrée, 18 classes supplémentaires ont été ouvertes. Et le rythme devrait se maintenir avec trois nouvelles écoles prévues ces trois prochaines années.

Avec 14 000 marmailles et 68 écoles, la commune de SaintPaul fait partie des bons élèves à l’échelle de La Réunion. Une des villes les mieux dotées pour accueillir ses élèves dans les meilleures conditions. Cette année, 18 classes supplémentaires ont été créées : 11 fermetures pour 29 ouvertures. Ce réajustement est dû en partie aux mouvements de population, qui délestent certains quartiers quand d’autres voient arriver toujours plus d’enfants en âge d’être scolarisés. Le ratio de création reste positif. D’abord parce que la commune accueille chaque année un contingent plus massif d’élèves. Ensuite, parce que les nouvelles orientations ministérielles imposent désormais de

dédoubler les classes de CP et de CE1 en zone REP et REP+. Et enfin parce que la commune assume sa volonté d’accueillir les enfants de deux ans en Très Petite Section de maternelle. Si l’on ajoute la vétusté de certains établissements, qui oblige à des travaux de réhabilitation totale ou partielle, on comprend pourquoi, depuis 2014, chaque année ou presque a vu naître une nouvelle école sur le territoire communal. A titre d’exemple, citons la relocalisation de l’école maternelle de Ravine Daniel au sein de l’école élémentaire Anne-Marie-Soupapoulé : trois salles de classes ont été livrées en 2016, ainsi que des locaux administratifs, préaux, coursives et autres aménagements

extérieurs. Citons encore la reconstruction de l’école de Cinq-Heures : deux salles de classes livrées en août 2017 et un nouveau parking en cours de réalisation. Ces deux établissements ont nécessité chacun 1,5 millions d’euros d’investissement. Mais le plus gros est à venir, puisque trois nouvelles écoles seront livrées ces trois prochaines années. La délocalisation des écoles du Centre et Eugène-Dayot dans la rue Pothier, une opération à plus de 16 millions d’euros, sera effective dès la rentrée d’août 2019. A la clé : une école maternelle de 11 classes, une école élémentaire de 20 classes, des locaux administratifs, une unité de production

La garde des tout-petits qui ne sont pas encore en âge d’être scolarisés est souvent un casse-tête pour les familles.

réalisés Construction

de repas en liaison chaude et deux réfectoires. Autre gros chantier : la restructuration de l’école primaire de Bellemène, qui vient de démarrer. Pour un coût total de 7 millions d’euros, 19 classes (7 maternelles et 12 élémentaires), de nouveaux locaux administratifs et un réfectoire agrandi seront livrés en 2020. Enfin, la reconstruction de l’école primaire de Grand Fond devrait ensuite prendre le relai. Le dossier est encore au stade des études, plus précisément en phase d’avant-projet sommaire. Mais pour un coût total de 8,5 millions d’euros, ce sont 18 nouvelles classes (6 maternelles et 12 élémentaires) qui seront créées à terme. Olivier PIOCH

de préaux à SaintGilles-les-Hauts, Paul-Julius-Bénard, Eperon, Bois-de-Nèfles et Evenor-Lucas. Construction

de deux classes modulaires à LouiseSiarane et Bellemène. Réhabilitation

de sanitaires à BacRouge, Caramboles, Bellemène-Canot, Balance, Ermitage-lesBains, Anne-MarieSoupapoulé et AdèleFerrand. Installation

de ventilateurs à l’école primaire du Bernica. Extension

du réfectoire de l’école primaire Adèle-Ferrand et aménagement d’une partie de la cour.

Aux bons soins de la petite enfance La garde des tout-petits qui ne sont pas encore en âge d’être scolarisés est souvent un casse-tête pour les familles. Depuis 2014, 228 places en mode de garde collectif et individuel ont été créées à SaintPaul. A ce jour, 1 430 places sont donc proposées. Certes, 104 enfants sont encore sur liste d’attente sur l’ensemble des structures du réseau petite enfance. Mais au moins 282 places sont déjà dans les cartons. Ce sont cinq structures pouvant accueillir 162 marmailles qui sont en cours de réalisation : une micro-crèche à la Salineles-Bains, un établissement d’accueil de jeunes enfants à l’Eperon-Champ de Merles (60 places), deux maisons d’assistantes maternelles (MAM) sur le secteur du Bernica et un établissement d’accueil de jeunes enfants dans la ZAC Marie-Caze (60 places). A cela s’ajoutent la création

les autres travaux

de 120 places supplémentaires sur la zone d’extension urbaine de Plateau Caillou et la réhabilitation du Case de Grande-Terre, qui devrait permettre l’ouverture d’un lieu d’accueil petite enfance RAM LAPE. Pour les secteurs peu ou non couverts, un dispositif original a été mis en place avec la CAF : un Lieu d’Accueil Enfant Parent Itinérant (LAEPI) qui va à la rencontre des familles et propose un espace d’accueil autour de la parentalité dans les quartiers. La volonté de la commune est de proposer une offre plus accessible aux familles avec le développement de places d’accueil à la PSU, qui permet un calcul de facturation en fonction du quotient familial. De plus, un outil de préinscription en crèche en ligne a été mis en place afin de faciliter les démarches des parents. Ce logiciel de gestion des demandes est pré-

cieux pour la commune, qui dispose ainsi d’une vision globale à l’échelle du territoire. Du côté des activités et de leur encadrement, Saint-Paul a mis en place un certain nombre d’actions culturelles au travers d’ateliers menés par les mediabus et la participation d’intervenants dans le domaine des arts au sein des structures d’accueil. Des ateliers sur la « communication bienveillante » sont également proposés au personnel de la Petite Enfance. Ainsi que des conférences sur l’aide à la parentalité. Enfin, pour ceux qui souhaitent se lancer dans le secteur professionnel de la petite enfance, les différents services communaux sont mobilisés pour assurer un réel accompagnement des porteurs de projets MAM sur l’ensemble du territoire. O.P.

Extension

de la cuisine de l’école élémentaire de Grande Fontaine.

en cours Réhabilitation

de l’école Fleurimont 2. Extension

de 4 salles et du réfectoire à l’école maternelle Les Caramboles et de 2 salles de classe à l’école Louis Henri Hubert Delisle. Lancement

d’un appel à projets pour des panneaux photovoltaïques en toitures de certaines écoles.


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logement

Offre de logements

© photo: emmanuel grondin

Anticiper les besoins, prévoir l’avenir

Avec ses 24 000 hectares, la commune de Saint-Paul est de loin la plus vaste de l’île et l’une des plus importantes de France. Elle fait aussi partie des quelques villes des DOM qui dépassent les 100 000 habitants. La politique du logement pourrait y être un casse-tête. Ici, elle est surtout affaire de volonté. Un seul maître-mot : anticiper. En 2017, la population de Saint-Paul s’élevait exactement à 106 104 habitants, soit 18 475 de plus qu’en 1999, correspondant à un taux de croissance annuel de 1,8 %. Le moteur principal de cette croissance démographique repose sur le solde naturel, résultant d’une forte natalité et d’une faible mortalité. Le solde migratoire moyen sur les dix dernières années est en effet proche de zéro (0,3 %).

L’évolution naturelle de la population sera donc le principal moteur de la croissance démographique de Saint-Paul ces prochaines années. Le solde migratoire restera une variable difficile à analyser. Mais l’on sait que le territoire est très attractif car il dispose d’un foncier largement densifiable sur la majeure partie de la commune et de quelques poches de terrains disponibles dans les écarts restant à aménager. En analysant les hypothèses de l’INSEE, Saint-Paul devrait ainsi compter 116 000 habitants en 2020, et la taille des ménages atteindrait 2,8 personnes par foyer. Comme sur l’ensemble du Territoire de la côte ouest (TCO), le marché du logement à Saint-Paul est tendu. Particulièrement sur les logements à coût modéré (social et intermédiaire). Les besoins en logements sont ceux définis dans le cadre de la troisième version du plan local de l’habitat (PLH 3) en cours d’élaboration au TCO. Pour la période 2019-2025, celui-ci prévoit la réalisation de 12 000 logements sur l’agglomération. Côté Saint-Paul, c’est donc 1 000 logements par an qui doivent être construits. Le

schéma de cohérence territoriale (SCOT) programme de fait la réalisation à 2020 de près de 7 200 logements supplémentaires sur la commune. Pas de quoi effrayer les édiles communaux, qui ont depuis longtemps misé sur une politique du logement volontariste. Depuis 2014, 2 000 logements aidés ont été créés sur la commune et 1 000 doivent encore l’être d’ici 2020 ; chiffres auquel il faut ajouter l’offre de logement en secteur libre. On a coutume de dire que gouverner, c’est prévoir, explique Kelly Fontaine, chargée de la programmation du logement à la mairie. Pour nous, cela signifie qu’il faut anticiper les besoins. L’enjeu consiste à ne pas se laisser déborder, ne pas être toujours dans le rattrapage, en particulier face aux promoteurs privés. ” Pour y parvenir, la commune a très tôt réuni les services de l’aménagement et du logement au sein d’une seule et même direction dépendant du pôle Aménagement et Economie. “ L’objectif principal est de maîtriser le parcours résidentiel et donc l’offre de logement sur le territoire en favorisant

notamment la mixité sociale ”, précise Farid Soilihi, directeur de l’Aménagement opérationnel et de la Programmation logement.

2000 logements aidés de plus depuis 2014 L’intention est noble, mais comment y parvenir ? “ D’abord en apportant de la mixité dans les quartiers, comme nous le faisons à la Plaine Bois-de-Nèfles, à la Saline ou au Guillaume, précise Farid Soilihi. Ensuite, en faisant des choix forts, comme celui de créer au moins une résidence pour personnes âgées dans chaque quartier. Ou encore en accompagnant l’accession à la propriété des occupants historiques des terrains communaux. Enfin en mettant en place des outils d’accompagnement pour les promoteurs et les aménageurs privés. ” Principal levier, le plan local d’urbanisme. “ Le PLU fixe des règles de réalisation relativement strictes en termes de création de logements aidés, précise Bernard Robert, le directeur du pôle Aménagement et Economie. Nous

avons mis en place des seuils à partir desquels une opération doit obligatoirement comporter des logements aidés. A titre d’exemple, un permis d’aménager effectuée sur un foncier de 6 000 m2 doit nécessairement intégrer 20 % de logements sociaux ou intermédiaires. ” Une règle que la commune impose lors des appels à projets qu’elle lance sur le foncier communal. “ Pour le coup, nous sommes encore plus exigeant pour les opérations que nous portons, remarque Kelly Fontaine. Un minimum de 40 % de logements aidés est systématiquement programmé. La plupart du temps, c’est 50 %, voire plus. ” Les exemples sont légion. Au centre-ville, le programme de renouvellement urbain prévoit 1 400 logements dont 600 aidés. Sur les hauts de Plateau Caillou, la ZAC Savane des Tamarins accueillera 2 000 logements dont 50 % aidés. Dans le bourg de la Saline, l’opération de restructuration prévoit 1 500 logements dont 40 % aidés à l’horizon 2022. On peut aussi citer le Guillaume, où 431 logements

En analysant les hypothèses de l’INSEE, Saint-Paul devrait ainsi compter 116 000 habitants en 2020, et la taille des ménages atteindrait 2,8 personnes par foyer. doivent être créés, dont 366 aidés. Et la ZAC Sans Souci, avec 1 200 logements neufs programmés, 50 % aidés. Ou le secteur Bellemène-Macabit (372 logements dont 334 aidés). Et encore la ZAC Eperon, avec ses huit RHI, qui prévoit à terme près de 1 600 logements dont 70 % aidés. Toutes ces opérations devraient permettre d’atteindre les objectifs de production de 25% de logements locatifs sociaux prévus par la loi SRU. Mais puisque gouverner, c’est prévoir, d’autres opérations d’envergure sont déjà programmées. Exemple : l’Ecocité de Cambaie, un projet encore en phase d’étude, prévoit 15 000 logements à long terme ! Olivier PIOCH


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logement

Le guichet unique de l’habitat

Au service du demandeur de logement En matière de logement social, la politique la plus cohérente est de mettre en place des stratégies innovantes qui collent aux réalités du territoire et au vécu très divers de ses habitants. C’est cette démarche qui a guidé la commune de SaintPaul lorsqu’elle a créé en 2016 le guichet unique de l’habitat. Une seule adresse pour un accès à tous les bailleurs sociaux : c’est la bonne idée ! À Saint-Paul comme ailleurs, la mise en œuvre d’une politique de l’habitat doit se faire en tenant compte de la situation réelle du logement, tant du point de vue de la demande, qui doit être quantifiée et territorialisée, que de l’offre, qui doit être adaptée et équilibrée. Depuis 2014, la loi ALUR a

renforcé les compétences des collectivités dotées d’un Programme local de l’habitat, leur permettant notamment de gérer la demande de logement aidé sur un mode partenarial. Ces nouvelles orientations ont posé les bases d’une coordination harmonisée entre la collectivité et les bailleurs sociaux. C’est dans ce contexte que la commune de Saint-Paul a mis en place son guichet unique de l’habitat en 2016 ; un guichet chargé, entre autres, de mettre en œuvre la politique du logement social sur Saint-Paul. Côté administrés, ce guichet unique est une réelle opportunité : une seule adresse pour l’enregistrement de la demande, l’attribution du numéro unique départemental, l’information, l’orientation et le suivi de la demande ! Toutes les démarches sont ainsi simplifiées. En outre, une assistante sociale est présente en permanence pour accompagner les familles dans leur demande de logement. Côté Ville, le guichet unique est également un outil précieux. Il permet d’évaluer en temps réel l’état de la demande et d’adapter l’offre de logement sur les territoires en tension. La commune s’est

Le guichet unique est aussi un observatoire de la demande et de la qualité du logement sur la commune. en effet dotée d’un logiciel qui permet l’extraction de données précises pour l’aide à la programmation des logements en fonction des besoins. En ce sens, le guichet unique est aussi un observatoire de la demande et de la qualité du logement sur la commune. Concrètement, le guichet comprend deux cellules. La cellule Logement est consacrée à l’enregistrement de la demande de location ou d’accession en logement aidé. Les familles y sont accompagnées dans toutes leurs démarches : constitution des dossiers (en partenariat avec le Départe-

ment, le TCO, les bailleurs, la CAF), traitement et suivi de la demande, préparation des CAL/CELES, mise en place d’un accompagnement social pour les familles attributaires. L’autre cellule est consacrée à l’amélioration de l’habitat pour les propriétaires. L’idée est d’apporter une réponse adaptée et durable aux ménages défavorisés, confrontés à des conditions d’habitat dégradé et qui souhaitent être accompagnés dans le cadre de projets d’amélioration légère. Les gros chantiers sont évidemment exclus du dispositif, mais les petits travaux d’amélioration et de mise à niveau sont visés. Au final, le guichet unique s’avère un outil privilégié au service des Saint-paulois. Il se structure autour de l’accueil individuel des administrés, de l’enregistrement des demandes et de l’accompagnement des familles jusqu’à l’obtention de leur logement. Les familles y sont accueillies du lundi au jeudi de 8h à 16h et le vendredi de 8h à 15h. Pour en savoir plus : 02 62 45 43 45 ou www. mairie-saintpaul.re Olivier PIOCH

logement social

Un numéro unique d’enregistrement Dans la foulée du guichet unique de l’habitat, la commune a signé avec l’Etat, le 25 juillet 2017, une convention fixant les conditions et les modalités de mise en œuvre du Système National d’Enregistrement (SNE). Le SNE est le système informatique national pour l’enregistrement des demandes de logement social. A La Réunion, seuls les bailleurs sociaux (SEMADER, SHLMR, SIDR, SEDRE, SODEGIS, SEMAC, SODIAC) étaient jusqu’à présent raccordés au SNE et identifiés comme guichet d’enregistrement. Depuis un peu plus d’un an, la commune de Saint-Paul y est donc également raccordée. Plutôt logique lorsqu’on sait que le TCO comptabilise près de 8 000 demandeurs de logements sociaux et que la ville de SaintPaul concentre à elle seule près de 45 % de ces demandeurs avec 3 500 demandes identifiées au guichet unique de l’habitat ! Le raccordement de

Saint-Paul au SNE permet à la commune d’enregistrer les demandes et de délivrer un identifiant national au demandeur : le “ numéro unique ”. Cette formalité garantit aux demandeurs de logement que leur demande est immédiatement prise en compte et accessible d’une part par les autres guichets d’enregistrement, tels que les bailleurs sociaux, et d’autre part, par eux-mêmes pour un suivi personnalisé sur le portail www.demande-logement-social. gouv.fr. Pour la commune, cela permet de mieux connaître la demande sociale sur son territoire. L’accès aux données nominatives et statistiques des demandeurs de logement s’étend en effet à tous les lieux d’enregistrement. Au-delà des habitants de SaintPaul, tout demandeur extérieur ayant identifié la commune parmi ses souhaits est dès lors inscrit dans la base. En somme, un outil de gestion particulièrement efficace !


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INSERTION / FORMATION

L’emploi au rendez-vous !

Afin de lutter contre le chômage des jeunes, la Commune de Saint-Paul organise régulièrement des rendez-vous de formations et des cessions de « Job Dating » entre les entreprises et les jeunes Saint-Paulois. Déjà, près d’une centaine d’emplois à la clé ! Près de 22 000 demandeurs d’emploi recensés sur Saint-Paul, dont 13 % ont moins de 25 ans, pour seulement 290 offres d’emploi publiées sur le territoire

communal. Pire encore avec près de 70 % des chômeurs de la commune qui ne possède qu’un CAP voire aucun diplôme ! Le maire et son équipe ont vite pris conscience de l’impérieuse nécessité de proposer d’autres solutions en matière d’emploi et de formation. La commune a donc multiplié les partenariats avec les acteurs de l’emploi, de la formation et de l’insertion, en menant plusieurs initiatives de front. Elle organise des actions pour soutenir et créer l’emploi et l’activité dans les quartiers, comme ces « Jobs dating », mais également des opérations spécifiques sur les ateliers et chantiers d’insertion. Elle vient de mettre en place en août dernier, le recrutement de 34 jeunes en mission de service civique.

Elle organise des « Rencontres Collectives » au cours desquelles toute une batterie de formation est proposée au public, comme ce fut le cas au Case eucalyptus de La Saline, en septembre dernier et à Grande Fontaine, en octobre.

CHARTE DE L’EMPLOI Toutes ces démarches s’inscrivent dans le cadre de la Charte de l’emploi signée entre la Ville et le Pôle Emploi. La commune, via la Direction de la proximité et de la cohésion sociale (DPCS) porte ces projets grâce au Service Emploi Formation Insertion (SEFI). Ces outils innovants se situent dans la continuité des actions impulsées, depuis la signature du partenariat avec Pôle Emploi,

voté en Conseil municipal, en mai 2016, pour la coordination des acteurs dans la lutte contre le chômage. Notamment celui des jeunes et pour le développement de l’Emploi et du territoire. Ainsi, une Charte tripartite pour l’emploi a vu le jour entre la ville de Saint-Paul, Pôle emploi et les acteurs du monde économique afin de créer des synergies et des liaisons entre l’emploi et la population. Sur le terrain, cette convention a vocation à être systématiquement proposée pour chaque grand projet communal mis en chantier, comme ce fut le cas pour l’ouverture du fast food de Grand Fond, Burger King ou encore pour le futur hôtel de la station balnéaire, le Majestic. Frédéric SELLIER

40 JOBS RAPIDES POUR UN FAST FOOD En août dernier, 23 SaintPaulois ont assisté à une réunion d’information puis participé à un job dating. L’objectif ? Travailler au futur Burger King de Grand Fond à Saint-Gilles-les-Bains. Un événement organisé par la Direction de la proximité et de la cohésion sociale (DPCS) de la mairie de Saint-Paul. Un vrai succès avec l’inscription d’une centaine de personnes, pour cette opération qui illustre parfaitement la volonté d’agir pour l’emploi, de la Commune. Avec à l’arrivée, 40 Saint-Paulois recrutés par l’entreprise Burger King, sur les 90 employés. Depuis l’ouverture de ce dernier en octobre, Ils exercent les fonctions d’équipiers po-

lyvalents au restaurant de Grand Fond. Comme le souligne le maire Joseph Sinimalé, « dès le premier jour, nous avons beaucoup travaillé sur ce dossier grâce aux élus qui m’accompagnent avec un dispositif qui s’inscrit dans l’originalité. La mairie est là pour créer des conditions nécessaires liées au développement économique. » Il se félicite de l’embauche des saint-paulois à Burger King « sans condition de niveau ». « Burger King assure que ceux qui vienne dans l’entreprise auront une formation et deviendront tous chefs. C’est un exemple », ajoute-t-il.

SAINT-

PAULOIS

EMPLOYéS A L’HÔTEL

MAJESTIC Après la restauration rapide, la ville de Saint-Paul a signé une Charte concernant cette fois le recrutement d’une trentaine de SaintPaulois, appelés à travailler directement au sein du futur hôtel le Majestic. Cet établissement sera implanté dans la zone balnéaire.En 2017, Ken Zhan-Tao, promoteur de l’hôtel le Majestic était accueilli par le maire de Saint-Paul. Joseph Sinimalé avait assuré le promoteur Chinois de « tout le soutien de la ville de Saint-Paul pour la réussite de ce projet qui s’inscrit dans notre politique de promotion économique et touristique de la zone balnéaire de la région Ouest ». Une lettre d’intention de Charte de l’Emploi pour ce projet hôtelier avait alors été signée. L’établissement qui comptera environ 80 chambres, offrira l’ensemble des équipements touristiques de standards internationaux. L’hôtel aura deux restaurants de 260 et 60 places, une zone de Spa, une salle de conférence d’une capacité de 400 personnes et sera équipé d’une grande piscine. Par ailleurs, les places de parking seront toutes en sous-sol. Ce qui devrait

protéger la zone forestière alentour. Les travaux, pour la construction, induiront près de 200 emplois et pourraient démarrer dès la fin de cette année. L’hôtel pourrait alors accueillir ses premiers clients fin 2020. « Nous sommes ravis de pouvoir contribuer à l’essor économique de Saint-Paul et de La Réunion, et à la lutte contre le chômage », a souligné en Chinois, un représentant du groupe, saluant les ambitions du maire de Saint-Paul en matière touristique. « La volonté communale est de créer les conditions pour favoriser l’implantation des entreprises en faveur du développement économique et touristique de Saint-Paul », a insisté Joseph Sinimalé. Comme il a été fait avec Burger King, la Ville de Saint-Paul en partenariat avec Pôle Emploi propose donc aux promoteurs de l’hôtel le Majestic, un accompagnement municipal dans leur recrutement. Pour mener à bien cette collaboration, le représentant du groupe chinois a signé une fameuse Charte de l’Emploi. Une trentaine de Saint-Paulois seront donc intégrés à l’effectif du futur l’hôtel.


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16 900€*

17 300€

18 900€*

VOLKSWAGEN GOLF 7

TOYOTA RAV4

VW COCCINELLE

VW AMAROK

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2.0 L BI TDI / 180 CV

110 CH TDI / R LINE / DSG

124 D-4D

1.2 TFSI / 105 CV / BA

62 000 KM

23 900€*

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27 900€*

CITROEN DS3

PEUGEOT 308

AUDI A3

VW AMAROCK

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2015

1.6L THP / 208 CH / 16V S&S

2L BLUEHDI / 150 CH / S&S GT LINE

1.0 TFSI 115 CV / BA

2.0 BI TDI / 180 CV / CANYON / BA

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28 000€*

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33 900€*

VW GOLF GTD

MERCEDES CLA

PEUGEOT 3008

LEXUS NX

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2.0 TDI / 184 CV / BLUEMOTION

220 CDI / 177 CH / 7G-DCT

1.6 BLUEHDI / 120 CH / ALLURE S&S EAT6

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spécial Saint-Paul

Le Quotidien de La Réunion - Mardi 30 octobre 2018

DéVELOPPEMENT DURABLE

Le parc belvédère

parc du belvédère

de Plateau-Caillou

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Véritable balcon ouvert sur le nord de Saint-Paul, le Parc Belvédère de Plateau-Caillou se présente comme un espace de loisirs et de bien-être, aménagé en pleine savane. Ce poumon vert, en plein cœur de Saint-Paul, est appelé à devenir un site touristique à haute valeur wenvironnementale et architecturale, au service des Saint-Paulois. Un vaste ensemble paysager de 26 hectares dans la savane de Plateau-Caillou, juste au-dessus des rampes et de la ravine Bernica, avec une vue plongeante sur le centre-ville et sur l’océan ! Ainsi se définit le futur Parc Belvédère, ambitionné par le Maire et ses équipes, qui « veulent construire un espace de loisirs et de bien-être, dans un cadre de développement durable riche et préservé ». Le projet Parc Belvédère s’étendra des rampes de PlateauCaillou jusqu’au plateau sportif et bordera la ravine Bernica. Ce parc naturel paysager prévoit la création de plusieurs points de vue pour permettre aux usagers

de découvrir différents paysages de la commune. Des belvédères offriront des points panoramiques sur le cœur historique de Saint-Paul, la ravine et le viaduc, avec des tables d’orientation. Il intégrera une aire de repos et de pique-nique, des cheminements piétons, un parcours de santé, un espace de stationnement et même des toilettes sèches… Des sentiers pédestres seront réhabilités et créés entre le Parc et le bas des rampes de Plateau-Caillou. La ville souhaiterait également créer une zone de loisirs pour les adolescents. A l’intérieur du Parc, des emplacements seront délimitées en vue d’accueillir des

reboisement

Consultation publique sur le stationnement Un reboisement sera ainsi effectué avec d’autres espèces indigènes ou endémiques, mieux adaptés au milieu salin et à la retenue du sable, comme la patate à Durand, le raisin bord de mer, le veloutier, le porcher... Ce qui devrait procurer davantage de coins ombragés tout au long de la plage ! En haut de plage, les racines des espèces rampantes vont retenir le sable tandis qu’en arrière-plage, les arbres vont constituer une voûte végétale propice aux loisirs à l’ombre. Et pour les amoureux de la nature, la ville organise régulièrement des ateliers de plantation. En parallèle, une grande consultation publique, avec les usagers et les riverains, est prévue sur la problématique de stationnement sur le site. Plusieurs scénarios sont envisagés.

Actuellement, la fréquentation pendant les week-ends et les vacances provoque un engorgement du site. En remettant un peu d’ombrage, le but est d’ouvrir plus d’espace au pique-nique, afin d’avoir une fréquentation plus large sur le site. Concernant le stationnement, il est primordial de faire comprendre aux visiteurs l’enjeu environnemental de ce site, tout en leur permettant un accès apaisé. Des réflexions sur l’aménagement du site en partenariat avec l’Etat, la Région et l’Europe devraient avoir lieu et des phases de consultation avec la population seront aussi organisées pour avoir l’adhésion du plus grand nombre. Le passage progressif à la piétonisation de l’Hermitage constituera le stade final du projet.

événements et manifestations, comme des villages créoles ou des Journées du Patrimoine. Du point de vue écologique, l’objectif est de reconstituer une forêt semi-sèche sur une frange du futur parc. Pour cela, une convention d’application de la charte du Parc national a été élaborée pour permettre de planter les espèces endémiques, dans les pépinières municipales. Malheureusement pour profiter de ce parc, il faudra toutefois être patient ! Ce projet va durer 10 à 15 ans, selon Joseph Sinimalé. Le temps des études sera long et leur concrétisation encore plus, car une grande par-

tie du parc est classée et nécessite de nombreuses autorisations. Mais ce projet veut impliquer les Saint-Paulois, grâce aux emplois induits. « Il favorisera aussi l’insertion par l’économie sociale et solidaire, au travers d’activités et de services consommables appelés à se développer sur le site » explique la mairie. Depuis 2017, 24 contrats aidés ont été embauchés pour mener les premières opérations de collectes de déchets et de défrichage raisonnés. Au total, plusieurs dizaines personnes seront recrutées pour travailler sur ce projet. Frédéric SELLIER

La renaissance de Plateau-Caillou Ce projet de Parc Belvédère s’inscrit dans le vaste projet d’aménagement de La ZAC Renaissance. Il s’étale sur près de 90 hectares entre les ZAC Renaissance 1 et 2 au nord, la route des Tamarins et la savane du Cap La Houssaye au sud. Il s’agit d’un aménagement mixte qui accueillera des logements, des équipements et des activités économiques. Le périmètre de la ZAC a été découpé en 5 secteurs. L’entrée accueillera un pôle d’échange ainsi qu’une salle des fêtes. Le belvédère constituera la vitrine du nouveau quartier avec la réalisation d’un pôle de destination. Le cœur urbain assurera le maillage avec le quartier actuel de PlateauCaillou, dans un programme mixte de logements et d’équipements. Enfin, les pentes habitées qui occupent la partie haute de la ZAC, verront naître un programme résidentiel. Au total, l’opération accueillera près de 2 700 logements dont la moitié de logements aidés.

Sauver la plage grâce à la forêt de l’Hermitage D’ici 2021, 4 000 arbres seront plantés sur les 2,2 kilomètres de plage qui bordent Saint-Gilles à l’Hermitage. L’objectif est de lutter contre l’érosion qui menace, à terme, l’existence même de la plage. Un enjeu touristique capital ! Entre 50% et 70% des plages de la Réunion et de la planète sont concernés par l’érosion côtière. À l’Hermitage, la municipalité de Saint-Paul a lancé une vaste

opération de reboisement. 4000 arbres doivent être plantés avant 2021 et une centaine de filaos seront abattus. Cette opération s’inscrit dans une plus large volonté de res-

taurer l’environnement de la plage, en limitant l’érosion du sable et en aménageant des zones de transitions et d’accueil, ainsi que des axes de liaisons, afin de diminuer

au maximum l’impact des activités humaines. Cette plage connaît une érosion côtière assez importante, bien matérialisé par les filaos déracinés en haut de plage. En 10 ans, entre 14 et 25 mètres de plage ont été perdus par endroits. Le but est de restaurer cette zone de biodiversité unique et de ne plus mettre en danger les usagers, tout en restituant un patrimoine naturel inestimable. Mais si les filaos sont emblématiques de la plage de l’Hermitage, ils ne seront pas les seuls arbres à être replantés. Il est reconnu dans de nombreuses études que le filaos n’est pas une espèce dont les racines permettent la retenue du sable. Des filaos seront malgré tout replantés en arrière plage. Mais en avant de plage, ceux qui sont malades ou déracinés seront abattus.


LE DÉPARTEMENT ET SES ACTIONS À SAINT-PAUL Saint-Paul tient une place toute particulière dans le cœur des réunionnais, en effet cette ville est le berceau de notre peuplement. C’est peut-être une des raisons pour laquelle SaintPaul est l’une des communes parmi les plus dynamiques, tant sur le plan économique, social que culturel. Point de jonction entre le Nord et le Sud de l’île, cette ville a un rayonnement particulier qui en fait un territoire stratégique majeur. Le développement et l’aménagement de Saint-Paul est nécessairement bénéfique pour l’ensemble du territoire réunionnais. Construction du pont de la RD2-D4, création de périmètres irrigués, soutien à l’économie sociale et solidaire, construction

de collège, mise en place de l’Académie des Dalons ou encore valorisation de l’Espace Naturel Sensible de l’Étang Saint-Paul, le Département est sur tous les fronts , aux côtés de la ville, des Saint-Paulois, des acteurs économiques et touristiques, mais aussi des agriculteurs pour soutenir cette dynamique d’action et de développement. C’est un investissement majeur et essentiel qui ne relève pas seulement de la solidarité territoriale, mais de la solidarité départementale, au profit de La Réunion et des Réunionnais.

L’ACADÉMIE DES DALONS,

un partenariat fort avec la ville de Saint-Paul

L’ Académie des Dalons est un projet d’innovation sociale, mis en place par le Conseil départemental, et parrainé par Martin Hirsch, président de l’Agence nationale du service civique. L’Académie des Dalons s’implique sur les événements multiples de l’éco-citoyenneté, la création de spectacles, et la participation à la vie sociale et culturelle locale de Saint-Paul, avec un soutien de tous les instants du Département. Depuis mai 2013, l’Académie des Dalons au Centre du Bernica a accueilli près de 300 volontaires, en alternance hommes et femmes. Depuis le 24 septembre, le centre du Bernica reçoit sa 17e promotion, composée de 14 jeunes adultes de 18 à 25 ans. Fondée sur 3 mois d’internat et 9 mois d’externat, l’Académie des Dalons s’inscrit dans une démarche pédagogique structurante pour post adolescents et jeunes adultes. L’objectif est de redonner confiance aux jeunes dans leurs capacités, en favorisant le développement personnel et citoyen, pour arriver à l’autonomie dans la construction d’un projet de vie sociale et professionnelle. La porte d’entrée est l’engagement et le volontariat. Le projet ne prévoit pas de remises à niveau, de qualifications, mais de bien s’attaquer aux racines profondes de l’enlisement des personnes dans le contexte socio-économique de vie actuelle.

L’entreprise de jeune offre un support pédagogique cohérent et continu qui vise : • à la réalisation d’une socialisation active • à l’acquisition de compétences cognitives, techniques, sociales et éthiques • à une structuration personnelle et une croissance par la réussite d’actions successives à l’éveil de la conscience du jeune, de sa place, et de sa responsabilité dans le groupe. Claude Calmé, responsable du site, tient à souligner que les Dalons sont des personnes sans diplôme qui ont perdu confiance dans la société et les institutions, à qui la chance est offerte de remettre un pied à l’étrier et réinvestir l’espace public et citoyen. « L’accompagnement est servi par une équipe pluridisciplinaire de professionnels ; pédagogues et techniciens », rajoute Claude Calmé. PROJETS DE LA 17E PROMOTION Elle est composée en majorité de jeunes adultes de Saint-Paul et ses environs, ils travaillent actuellement sur : • la finalisation du jardin pédagogique de l’Académie. Une présentation est prévue vers le 20 décembre 2018 avec l’objectif de concilier patrimoine et histoire en lien avec la ville de Saint-Paul. • une participation à la collecte de banque alimentaire se profile pour le 2 décembre 2018 • une intervention serait envisagée dans le cirque de Cilaos en vue de participer à la lutte contre des espèces invasives. La 18e promotion est en marche, et il est encore possible de rejoindre l’Académie pour des jeunes femmes de 18 à 25 ans, pour janvier 2019. Contact : Académie des Dalons 16 chemin de l’auberge • Le Bernica - 97 435 Saint-Paul Tél. : 0262 91 79 81 • www. cg974.fr/dalons

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TRAVAUX DANS LES COLLÈGES :

la réussite scolaire, une priorité pour le Département

La réussite scolaire est un axe majeur et prioritaire de la politique éducative du Département. En effet, notre institution est pleinement consciente que le succès de sa mission en matière d’éducation est un des facteurs clés pour améliorer la situation sociale des réunionnais et prévenir ainsi l’exclusion. À La Réunion, on compte près de 55 000 collégiens dans le public (77 établissements) et 5 000 collégiens dans le privé (5 établissements). La gestion des collèges, avec notamment la mise à disposition des établissements et des moyens nécessaires à leur fonctionnement, fait partie des missions obligatoires du Département. C’est dans ce contexte que le Département consacre plus de 100 millions d’euros par an pour la réussite éducative. Parmi ces financements, près de 11 800 000 € sont consacrés aux travaux d’entretien et de fonctionnement des collèges. Ces obligations légales concernent la mise à disposition des établissements et des moyens nécessaires à leur fonctionnement, en vue d’assurer un accueil de qualité à tous les collégiens, les missions de restauration scolaire (environ 35 000 demi-pensionnaires) et d’entretien général et technique du bâti, exercées par les personnels A.T.T.E.E. (Adjoint Technique des Etablissements d’Enseignement / 1 216 agents). En 35 ans, le Conseil départemental a construit 23 nouveaux établissements, prépare la livraison de 3 autres et rénove régulièrement le bâti ancien.

DÉMARRAGE DE TRAVAUX LOURDS DANS LES COLLÈGES EN 2018

CONSTRUCTION DU COLLÈGE ROQUEFEUIL Création d’un collège de 900 élèves représentant une une surface utile de 7 400 m2 • Locaux d’enseignement général et artistique, • Locaux d’enseignement spécialisé ULIS 4 (Unité Localisée pour l’Inclusion Scolaire), • Locaux d’enseignement scientifique et technologique, • Équipements sportifs, • Restauration en liaison satellite, • Des espaces récréatifs (préau, cour…) • Un plateau polyvalent couvert 44 x 22 m pour toutes activités en cas de pluie, accompagné d’un mur d’escalade ; • Une salle d’EPS de 300 m2 ; • Une piste droite d’athlétisme de 100 ml (6 couloirs), avec aires de sauts et de lancers associées ; • Une aire d’activité de plein air (multisports) : 1 034 m2 Coût des travaux : 17 700 000 € Durée des travaux : 22 mois dont 2 mois de préparation Démarrage des travaux en septembre 2018 Achèvement des travaux : juillet 2020

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LIAISON ROUTIÈRE RD2-RD4 :

une respiration pour les habitants de la Plaine, de Bois de Nèfles et des quartiers environnants Plus que quelques semaines de patience pour les automobilistes qui empruntent la route de la Plaine Saint-Paul avant la mise service de la liaison RD2RD4. Les travaux de cet ouvrage d’art long de 101 mètres sont en cours d’achèvement et il ne reste plus que le raccordement à la route pour qu’enfin les automobilistes puissent emprunter ce nouvel ouvrage. La réalisation d’une liaison routière entre La Plaine et Cambaie via Sans Souci date des années 90. Déjà, à l’époque, il était question de soulager l’échangeur de Savanna qui devenait de plus en plus encombré. Avec le développement de la zone commerciale et le développement démographique des hauts de Saint-Paul, ce projet devient alors une nécessité. Démarrés au mois d’octobre 2013, les travaux doivent s’arrêter car l’entreprise en charge de la réalisation de la structure métallique, se retrouve en difficultés financières. Par ailleurs, l’aménagement de la liaison RD2-RD4 a nécessité de réaliser de nombreuses opérations préalables, autant en procédures réglementaires, administratives que techniques : un dossier d’enquête publique, des acquisitions foncières, des travaux préalables de déplacements de réseaux (irrigations, électriques...), des phasages de travaux sur voirie existante et des protections règlementaires des riverains telles que des écrans anti bruit. Prévu pour une durée de deux ans et demi, le pont aura finalement nécessité presque cinq ans de travaux.

réseau viaire. L’enjeu ne consiste pas à savoir si ce pont régulera durablement la fluidité de la circulation car nous sommes déjà en situation de saturation totale de l’échangeur de Savanna. Ce pont permettra ainsi d’équilibrer les trafics au niveau des échangeurs de Savanna et Cambaie. Naturellement celui de Cambaie se renforcera et permettra d’attirer une partie des usagers de SaintGilles les Hauts mais ce sont surtout les habitants de Bellemène, Bois de Nèfles, et La Plaine qui gagneront en temps de parcours.

Aujourd’hui, peut-on dire, comme le souhaite le président du Conseil Départemental Cyrille Melchior, que la livraison de ce pont aura bien lieu avant la fin de l’année ? Dimitri Stark, Directeur des Routes au Département : « cet ouvrage est une prouesse technique ! » Le Président du Département a depuis l’origine du projet contribué fortement à faire aboutir celui-ci d’autant plus Cet ouvrage s’inscrit-il dans une démarche résolument que des choix ont dû être pris dans une époque moderne d’entretenir et à développer les 700km où les contraintes financières et les incertitudes de RD ? institutionnelles étaient encore poignantes. LE PONT Ce pont concrétise la volonté du Département Il reste quelques épreuves techniques de EN CHIFFRES de réaliser des opérations d’envergures vérification à finaliser, et nous mettrons en structurantes en termes d’aménagement • 101 mètres de long service cet ouvrage dans les semaines à du territoire et faisant ainsi appel à venir. • 2600 mètres de linéaire des techniques de pointe. Car cet • Coût du chantier : 20.5 millions Ce pont participe-t-il de l’objectif ouvrage est une prouesse technique d’euros (FEDER : 10 M€, Conseil d’amélioration de la sécurité routière pour concilier sa fonctionnalité avec une Régional : 3.5 M€ et Conseil sur la RD4 ? recherche architecturale pointue pour Départemental : 7 M€) qu’il puisse s’inscrire avec délicatesse dans L’amélioration de la fluidité constitue un environnement paysager remarquable. naturellement une amélioration de la sécurité Sa structure métallique constituée de 4 arcs sur routière. Mais au-delà de ce principe, le choix lesquels s’appuie un treillis tridimensionnel tubulaire, lui de réaliser des carrefours giratoires au niveau des confère des qualités remarquables d’élégance, de transparence raccordements avec les routes principales constitué également et de solidité, marquant ainsi une amélioration sensible du une volonté de renforcer la sécurité routière. Enfin, cette liaison patrimoine routier départemental. sera équipée de tous les dispositifs de sécurité aux normes. Compte tenu des perspectives préoccupantes de la croissance démographique à La Réunion pensez-vous que ce pont puisse réguler durablement la fluidité de la circulation ? L’augmentation constatée du trafic sur les routes réunionnaises (+4 % par an) nécessite incontestablement le renforcement du

La réalisation de cet ouvrage s’est-elle faite en concertation avec la population saint-pauloise ? Bien sûr ! Un projet tel que celui-ci, 2,6km de tracé neuf et réaménagé, pour un coût total d’environ 25 M€, nécessite réglementairement une concertation publique.

PATRICK MALET, VICE-PRÉSIDENT DÉLÉGUÉ À LA GESTION ET AU DÉVELOPPEMENT DES INFRASTRUCTURES ROUTIÈRES ET HYDRAULIQUES : « LA LIAISON RD2-RD4 EST UN CHANTIER MAJEUR DE LA COLLECTIVITÉ ! » La sécurité des Réunionnais constitue une priorité pour les élus et le Vice-Président que je suis. 25 millions d’euros, c’est le montant de l’investissement consacré chaque année à l’aménagement et à l’entretien de près de 722 kilomètres de route départementale. Notre objectif est aussi d’améliorer les dessertes et les différentes connexions de notre réseau routier. Chantier majeur de la collectivité, la RD2-RD4 au niveau de la Plaine Saint-Paul vise à assurer un meilleur maillage routier et permettre une répartition du trafic entre la RN1 et les Hauts en créant une liaison. Cet aménagement important permettra de fluidifier et de désengorger la circulation car ce sont près de 9 000 véhicules par jour pour la RD2 et près de 19 000 pour la RD4.

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LE DÉPARTEMENT au fil de l’eau

des créations d’emplois dans les divers secteurs économiques sont par ailleurs attendues. Depuis le 1er janvier 2017, les infrastructures d’irrigation du périmètre ILO ont été confiées en gestion à la SAPHIR, par le biais d’un contrat de concession de services d’une durée de 8 ans.

S’inscrivant dans le cadre de la politique de gestion globale de l’eau menée par le Département, le transfert des eaux d’Est en Ouest a été réalisé afin de répondre aux divers besoins en eau de la microrégion ouest, souvent déficitaire. Ce transfert permet ainsi le développement de l’ensemble des activités économiques de cette zone à fort potentiel, qu’elles soient agricoles, industrielles ou encore à usage domestique. À ce jour, les infrastructures hydrauliques réalisées sur les 5 communes du TCO permettent de desservir une superficie agricole de 6 000 ha et grâce à ce transfert, la production de canne à sucre devrait augmenter de plus de 300 000 t/an. La diversification des cultures (maraîchage, arboriculture, fourrage, ...), ainsi que

Actions connexes menées par le Département au niveau du périmètre irrigué • Co-financement d’un accompagnement des agriculteurs pour le déploiement de l’irrigation dans les exploitations (mené par la Chambre d’agriculture) • Remise en culture des friches dans le cadre de la procédure dite de « terres incultes » • Financement des travaux d’amélioration foncière au niveau des exploitations • Aide exceptionnelle d’urgence suite aux cyclones Berguitta, Dumazile, Fakir, destinée à la relance des productions et à la réparation des chemins d’exploitation. • Co-Financement des projets communaux de Voirie à vocation de desserte agricole. Sur le programme européen FEADER 2014-2020, la commune va bénéficier à ce stade d’une subvention totale de 5,3 M€ dont 4,7 M€ de FEADER et 0,6 M€ pour la part départementale, permettant l’aménagement total de 6872 ml de 4 chemins qui bénéficiera à 171 parcelles agricoles, impactant 78 ha dont 30 ha en friche.

ACTIONS SOCIALES ET D’INSERTION

avec le soutien du Département

Offrir aux personnes en rupture sociale ou très éloignées de l’emploi une alternative au monde du travail traditionnel et leur proposer une formation qualifiante, tels sont les objectifs visés par les porteurs de projets collectifs d’action sociale et d’insertion bénéficiant du soutien du Département. Les élus du Conseil départemental ont placé l’insertion économique au cœur des priorités de la mandature actuelle en raison de la situation catastrophique du chômage dans l’île. Fin décembre 2017, le nombre de demandeurs d’emploi, toutes catégories à La Réunion, s’élevait à 162 440. L’objectif de la politique départementale est d’améliorer l’efficacité des parcours d’insertion, notamment ceux qui renforcent l’expérience professionnelle et offrent une insertion par l’activité économique. FOCUS SUR 4 CHANTIERS D’INSERTION CO-FINANCÉS AVEC L’ÉTAT : ADIVEP (Association pour le Développement de l’Insertion et pour la Valorisation de l’Environnement et du Patrimoine) Président : Jeannick Marimoutou • 58 personnes en PEC (Parcours Emploi Compétences) • Domaine d’intervention : aménagement et entretien du domaine forestier des hauts de l’ouest et du littoral ouest. Activités réalisées : Participation à la restauration du site du Maïdo et de la zone littoral Ouest - Réalisation d’opérations d’aménagement et de restauration écologique et d’entretien des pare-feux, d’aménagement, de lutte contre les pestes végétales - Replantation sous le contrôle de

l’ONF et avec l’autorisation du Parc National des Hauts - Entretien et aménagement des sites du Dos d’Âne - Participation à la restauration et à l’entretien des sentiers pédestres de Deux-Bras à Dos d’Âne et vers Roche Vert Bouteille et Roche Écrite. Bilan : 58 agents en CUI-CAE ont participé à ces activités d’entretien et de valorisation du domaine forestier des hauts de Bois de Nèfles Saint-Paul, Maïdo, et du littoral Ouest. Outre l’accompagnement social effectué ainsi ces derniers ont pu bénéficier notamment de formations au titre professionnel « Ouvrier du paysage » et « Ouvrier de production horticole ornementale ». Association ANDA RUN Présidente : Marie-Claire Nativel • 10 personnes en CDDI (Contrat à Durée Déterminée d’Insertion) • Domaine d’intervention : atelier de création vestimentaire. Activités réalisées : Création et confection de prêt-à porter et de collections d’uniformes à base de textiles recyclés. Association AN GREN KOULER Président : Guillaume Sola • 12 personnes en CDDI (Contrat à Durée Déterminée d’Insertion) • Domaine d’intervention : formation à l’agrobiologie dans le cadre de l’aménagement de jardins participatifs. Activités réalisées : Permaculture, plantation d’épices, agro-biologie, aménagement d’espaces partagés pour les bailleurs sociaux. Association MAOTEO (Maison d’Accueil Occupationnel Temporaire Educative) Présidente : Marie-Claudette Bodzen • 8 personnes en CDDI (Contrat à Durée Déterminée d’Insertion) • Domaine d’intervention : mettre en place une filière agricole innovante dans le cadre de la permaculture. Activités réalisées : Jardin participatif, maraîchage biologique, création de jardinières en bois de palettes.

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spécial Saint-Paul

Le Quotidien de La Réunion - Mardi 30 octobre 2018

CADRE DE VIE

Bus santé mouv’ sur la route du bien-être Le Bus Santé Mouv apporte aux populations isolées comme aux jeunes écoliers, les connaissances nécessaires en matière de santé. Il parcoure tous les quartiers et les établissements scolaires pour porter la bonne… santé ! Saint-Paul, ville labellisé Ville santé OMS (Organisation Mondiale de la Santé) aime prendre soinde la santé de ses habitants. Car la santé est un droit, il s’agit au travers d’un outil itinérant matérialisé par un bus, de travailler autour de thématiques sanitaires

telles que l’alimentation, les conduites additives, le cancer, les risques liés aux comportements sexuels, les maladies à transmission vectorielle, les activités physiques. Il propose aussi des actions de dépistage du diabète, de l’hypertension, de santé mentale ou encore de l’obésité. Le Bus Santé Mouv sillonne les quartiers, afin de sensibiliser la population sur les thématiques liées à une bonne santé et sur les modifications des comportements à adopter par les habitants, afin qu’ils tendent vers une amélioration de leur état de santé. Pour la commune, l’idée est de programmer une sortie mensuelle au sein d’un quartier en fonction des demandes, à la fois des habitants et des forces vives du territoire concerné comme les associations, animateurs de développement

et autres acteurs sociaux. Cela se concrétise sur une journée entière, en principe le premier samedi du mois, avec la présence de l’ensemble des professionnels de santé qui vont à la rencontre des habitants au cœur de leur quartier. La Maison du Diabète propose des dépistages et effectue de la sensibilisation. Tout comme le Réseau Oté chargé de la prévention contre les addictions ou l’Ariv en lutte contre toutes les formes de violences et Femme Solid’Air qui combat les violences faites aux femmes. Enfin, l’association Ou Gingn est présente pour parler d’éco-citoyenneté et sensibiliser aux bonnes pratiques alimentaires. Cette manifestation gratuite est portée par la commune de Saint-Paul, en collaboration avec l’Agence

Régionale de Santé Océan Indien. Entre 2000 et 2500 personnes sont touchées directement lors de ces journées ciblées.

Face aux difficultés, voire parfois à l’incapacité des familles d’organiser la veillée funèbre au domicile, notamment pour celles résidant en habitation collective, la ville entend palier ce problème en proposant aux Saint-Paulois, le recours à des salles de veillée mortuaire. Un premier com-

plexe funéraire d’une superficie totale 126 m2 sera construit à l’angle des rues Guldive et Auber Severin, à proximité du cimetière de l’Étang. Réalisée par les agents de la régie communale, cette structure comprendra deux salles de veillée de 21 m 2 et pour chaque partie, d’un espace de recueillement intérieur de 15 m2, d’un coin café et d’une varangue. Le site disposera également de toilettes et l’espace environnant accueillera des espèces endémiques. L’accès piéton se fera par la rue Guldive et par la rue Auber Severin pour le véhicule mortuaire. Enfin, l’entrée principale donnant accès aux salles de veillée sera protégée visuellement

de la rue, afin de respecter une certaine confidentialité induite par le recueillement lié au lieu.

OPERATIONNEL DES 2019 Avec plus de 700 décès enregistrés par an sur tout le territoire de la commune, ce type d’équipement à destination de la population est devenu une priorité pour la municipalité. D’autant que les nouveaux modes de logement n’offrent que très rarement la possibilité aux familles d’organiser une veillée sur place, faute d’espace suffisant. De plus, avec l’évolution des mœurs et des coutumes, de nombreuses familles en-

de chemin

de terre bientôt

PRES DE 7000 ELEVES SENSIBILISES

Le Bus Santé fait également escale au sein des établissements scolaires, pour favoriser l’adoption de comportements favorables à une bonne santé, dès le plus jeune âge. Parmi les thématiques abordées devant les élèves, la prévention des addictions et des cyber addictions, l’hygiène, le sport, le bien être par la musique ou encore la prévention solaire. 32 écoles seront visitées pour l’année 2018, soit un total de 6 821 élèves sensibilisés et informés ! Frédéric SELLIER

UN FUTUR COMPLEXE FUNÉRAIRE À L’ÉTANG SAINT-PAUL

Sensible aux attentes des familles, la Ville de Saint-Paul va mettre à disposition de la population un premier complexe funéraire dans les prochains mois, dans le quartier de l’Etang, rue Guldive.

kilomètres

deuillées optent pour un dernier hommage au défunt en dehors du domicile familial, avant la cérémonie funéraire. La chambre funéraire ou funérarium, est un lieu pensé et adapté pour présenter le défunt en dehors du domicile. De fait, la mise à disposition des salles funéraires répondra à un besoin de la population mais permettra aussi de simplifier l’intervention des acteurs publics dans l’accompagnement des familles en deuil. Ce premier complexe devrait être livré dans le courant de l’année 2019. Deux autres projets sont également à l’étude. L’un a mi-hauteur aux environs de Fleurimont et l’autre plus haut, sur la Saline. Frédéric SELLIER

bétonnés La création des conditions pour la diversification agricole, le développement de l’élevage, la valorisation des parcelles inexploitées et la création d’activités artisanales sont des objectifs forts de Saint-Paul. La collectivité continue à investir pour le désenclavement des parcelles agricoles. Inauguré il y a un an, le 2 septembre 2017, le chemin Citerne Barel, long de 2,1 kilomètres, reliant Tan Rouge à Bernica, en est un parfait exemple. L’aménagement de cette voirie agricole a permis le désenclavement d’une trentaine de parcelles en friche et d’une douzaine d’exploitants actuellement en activité. Aujourd’hui bétonné sur toute sa longueur, le chemin Citerne Barel offre surtout un confort de vie aux quelques familles saint-pauloises installées aux abords.

DÉSENCLAVEMENT DES EXPLOITATIONS AGRICOLES Les travaux d’aménagement, d’un coût de près d’un million d’euros, ont été financés en partie par la commune de SaintPaul, avec l’aide des fonds européens (FEADER) et le Département. D’autres projets sont en cours. Le 21 septem-

bre dernier, une réunion publique s’est tenue en présence du président du Département, Cyrille Melchior et le maire Joseph Sinimalé, dans le but d’informer les riverains du début des travaux dans le chemin Gonneau à Boisde-Nèfles (939 m). Dans le même temps, deux consultations ont été lancées pour des opérations d’aménagement dans les chemins Furcy/ Duvernay à Bois-de-Nèfles (2,9 km de long) et Summer 3 à Bellemène (928 m). Subventionnés à 85%, les travaux débuteront en 2019. En moyenne, entre 3 et 4 millions d’euros sont consacrés chaque année par la ville et ses partenaires (Europe, État, Département), pour le désenclavement des terrains agricoles. Ainsi, d’ici à 2020, de nombreux autres chemins de terre, aussi bien dans les hauts que dans les bas et souvent impraticables lors de périodes orageuses, devraient faire l’objet d’une opération d’aménagement. Sont concernés, les chemins Fourragère au Guillaume (1 677 m) ; Bras-Mort à Bois-de-Nèfles (2,1 km) ; Trois-Roches et Vanille à Grand Fond (5, 4 km) ; Tavernier à Tan Rouge 1,2 km) ; Bras d’Aeil à Ravine Daniel (1,8 km) ; Gruchet à La Saline (2,5 km) ; Zitte/ Valfroi à Bois-de-Nèfles (1,7 km) et Orangers à Sans Souci (1,5 km). À terme, près de 23 km de voies agricoles seront aménagés et desserviront plusieurs dizaines d’exploitations. Frédéric SELLIER


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Le Quotidien de La Réunion - Mardi 30 octobre 2018

plages LA MUNICIPaLiTé EN QUÊTE DE SECURITE

Drapeau vert sur Boucan ! En Octobre dernier, de nouveaux filets de protection ont été installés sur la plage de Boucan Canot, permettant ainsi d’autoriser la baignade. Une véritable libération pour la station balnéaire de Boucan, pour le plus grand bonheur des familles et des commerçants qui retrouvent les joies de l’océan. Comme pour mieux fêter les vacances, des nouveaux filets de baignade viennent d’être inaugurés sur la plage de Boucan Canot. Une bonne nouvelle pour les usagers et pour les commerçants de la zone balnéaire, la baignade est de nouveau autorisée à Boucan ! L’occasion pour les familles et les enfants de retourner à l’eau, grâce à l’ouverture d’une nouvelle zone d’expérimentation, un espace délimité par des filets nouvelle génération. En revanche, les activités nautiques restent interdites. Les baigneurs peuvent maintenant profiter d’un espace de 2 500 m2 à 3 000 m2. Soit

l’équivalent de deux piscines olympiques, en une seule zone qui peut prendre plusieurs configurations. Côté sécurité, la surveillance sera assurée grâce à des vols de drones et par des contrôles réguliers des agents de la CISAN et des Maîtres-Nageurs Sauveteurs qui complèteront le dispositif conçu pour réduire le risque requin. D’une longueur de 150 mètres de linéaire, pour un coût de 25 000 euros, ce filet amovible se présente comme un nouveau dispositif. Il s’agit d’un filet amovible plus léger et plus résistant, qui sera mis en place le matin et enlever le soir afin de préserver la qualité des filets

et la sécurité des baigneurs. Il constitue par principe un enclos fermé et infranchissable pour tous types de squales, mais il faut rappeler que le risque zéro n’existe pas. Le filet est installé avec un dispositif particulier de blocs de silice qui devrait permettre, en cas de dégradations, de le changer par un autre très rapidement. Sachant que le changement de filet n’est possible qu’en fonction de conditions météorologiques propices, ce qui peut augurer de quelques petits délais malgré tout ! La société Océanido, qui a installé les filets aux Roches Noires, a mis en place à Boucan un dispositif inédit au

Côté sécurité, la surveillance sera assurée grâce à des vols de drones monde. En effet, les mailles du filet des Roches Noires font 4 cm contre 40 cm sur celui de Boucan. Cela servira à différents tests, notamment pour de nouvelles zones de baignade ou d’activités nautiques. Cet espace protégé arrive en complément des outils déjà

mis en œuvre. En plus de ce nouveau filet de baignade, un filet pour les activités nautiques est en cours de test. Le projet consiste, pour trois entreprises concurrentes, à déployer 3 filets de 30 mètres de longueur afin d’analyser leur comportement lors d’une exposition de 6 mois dans les zones de déferlement de la houle. Le centre de ressources et d’appui (le CRA) va remettre son rapport d’analyse dans les prochains jours. Si un dispositif répond aux attentes de la collectivité, les marchés idoines seront lancés. Cela permettra à Boucan de retrouver ses lettres de noblesses.

Ce projet, initié par la commune de Saint-Paul, constitue la preuve d’une avancée notable dans la réduction du risque requin et dans le processus de renforcement de la sécurité des plans d’eau de la cité saintpauloise. “ Notre stratégie est comme vous le savez de multiplier les efforts et de conjuguer une multiplicité d’actions concrètes, pour permettre de réduire au maximum ce risque sur notre territoire et de rendre la mer aux réunionnais”, confirme le maire. Une nouvelle étape vers la sécurisation de la baignade après l’installation des filets amovibles à Roches Noires et désormais au spot de Boucan. Mais attention, en dehors de ces zones, la baignade reste dangereuse. La municipalité travaille également toujours en lien avec une assistance à maîtrise d’ouvrage, pour un nouveau projet de sécurisation à l’aide de grands filets. Un dossier sur lequel la mairie reviendra dans quelques mois. Le dispositif inauguré à Boucan intervient en complément de la piscine de Boucan, après des travaux de réhabilitation conséquents. N’oubliez pas non plus le numéro dédié à la météo des plages. En composant le 02 62 45 46 46, vous pourrez connaître les conditions de baignade et si les filets sont installés ou non.

La piscine de Boucan Depuis septembre 2017, le bassin de baignade de Boucan Canot est ouvert aux usagers de la plage. Alternative à la zone d’expérimentation, la réhabilitation du bassin de baignade de la plage de Boucan a permis au public de renouer avec les joies de la baignade et offert une bouffée d’oxygène aux commerçants de la zone balnéaire, en attendant le retour à l’accès dans l’océan. D’une superficie de 600 m2, le bassin peut accueillir entre 250 et 300 personnes, en même temps. Il offre trois niveaux de baignade. Une pataugeoire de 20 à 60 cm de profondeur, un petit bassin de 60 à 80 cm de profondeur et un grand bassin de 1,40 m au minimum, en fonction de la

houle. Le renouvellement de l’eau du bassin se fait naturellement à l’aide d’une buse en inox de 200 mm pour l’alimentation et d’une trappe PVC de 200 mm pour l’évacuation.

SA PROPRE SIGNALISATION Ce bassin a été réhabilité et sécurisé pour un montant total de 750 000 euros, répartis entre l’Europe, la Région et la ville. Quatre mois de travaux, parfois dans des conditions météorologiques difficiles, ont été nécessaires. Les sanitaires au niveau du poste des MNS ont aussi été réhabilités.

Pour ce qui est de la sécurité, deux MNS à minima sont déployés sur ce bassin de baignade, aux heures habituelles de surveillance de la plage de 10 h à 17h30. Ils peuvent intervenir pour gérer le flux des baigneurs en cas d’affluence trop importante. La zone possède par ailleurs sa propre signalisation au niveau de la couleur de la flamme autorisant ou interdisant la baignade, en cas notamment d’une houle trop violente. Enfin, comme c’est le cas pour l’ensemble des zones de baignade, la qualité de l’eau est régulièrement mesurée par les services de l’ARS.


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office du tourisme

Partez à la recherche des

Zarlors

“

Les Zarlors, ce sont les jarres d’or que recèle l’Ouest de La Réunion. Ces visites d’exception, animées par les éclaireurs de l’Ouest, mises en place en 2015 par l’OTI vous invite à des balades sportives, culinaires ou nature. Et si Saint-Paul renfermait des trésors inexplorés ? Depuis 2015, l’Office de tourisme de l’Ouest propose les Zarlors, des visites guidées d’exceptions pour redécouvrir ou découvrir certains lieux en compagnie des éclaireurs de l’Ouest. “ Les Zarlors, ce sont les jarres d’or, explique Patricia Locame, présidente de l’OTI. Les produits sont packagés autour de trois valeurs : la passion communicative de nos éclaireurs de l’Ouest Mathieu et Clovis qui guident les visiteurs, des rencontres

privilégiées avec des personnes hautes en couleur, Réunionnais au grand cœur, et enfin un moment convivial partagé en groupes de dix à quinze personnes. ” Aux mois de décembre et janvier, vous pourrez participer à quatre zarlors sur Saint-Paul : Visite des vestiges sucriers à Bruniquel sur Trou d’eau. La visite dure 5 heures et sera proposée les 2 décembre et le 15 janvier. La visite permet de découvrir l’histoire de l’exploitation sucrière de ses débuts à aujourd’hui. Pour l’anecdote, le guide qui assure ce voyage dans le temps, Clovis, est lui-même l’enfant d’un travailleur du sucre qui œuvrait à Stella. La “ rando zarlor flânerie ” à la Ravine Saint-Gilles. Vous pensez tout connaître de Saint-Gilles les Bains ? La rando zarlor vous emmène pour une balade familiale de trois heures (mais une heure marchée) le 9 janvier prochain. Au menu : découverte de la faune et la flore dans cette ravine, notamment ses arbres fruitiers (manguiers), songes, papyrus. Le départ se fait au niveau du Carrosse au

”

cœur de Saint Gilles jusqu’au théâtre en suivant le cours d’eau. Balade familiale, 3 heures avec les explications, une heure de marche. Le “ Zarlor gourmand ” à Saint-Paul. Et si vous alliez faire des courses au marché avant de cuisiner comme on le faisait dans le temps lontan ? Les 5 janvier et 2 février, L’OTI vous propose une visite guidée au marché forain avec Juliecia. Celle-ci ouvre ensuite sa table d’hôtes, chez “ monmanzé ” quartier historique du tour des Roches et fait découvrir des produits lontan, cuisinés au feu de bois. Le “ Zarlor vangué ” dans zistoire Saint-Paul. Découvrez avec Clovis le centre historique de Saint-Paul en allant vers la Grotte des premiers français et le cimetière marin. On y croise les personnages emblématiques de la ville, les vendredis sur réservation de 9h30 à 11h00. Marcher, manger ou voyage, vous ne pourrez plus dire qu’il ne se passe rien décembre-janvier. Nicolas BONIN

Villa Rivière Voyage temporel au cœur de Saint-Paul Longtemps cabinet médical, la “ villa Desvigne ” a fait peau neuve pour devenir la “ villa Rivière ” et s’ouvrir aux visites, à l’instar de la maison Folio de Salazie. On peut, sur réservation, visiter cette demeure d’exception et son mobilier pour s’offrir une balade temporelle au cœur des XVIIIe et XIXe siècles. Il n’y aurait pas le bruit de la ville, on se croirait à Saint-Paul à l’époque du directoire. La Villa Rivière, bâtie autour de 1795, a fait peau neuve pour accueillir le public du mardi au samedi, de 9h00 à 15h00 sur réservation*. Ancien cabinet médical du Dr Desvignes, la villa a fait peau neuve, grâce à l’envie de ses propriétaires, la famille Rivière, qui souhaitait ouvrir ce monument historique au public et y pro-

mouvoir l’art et la culture. Dès l’entrée, la fraîcheur du jardin à la Créole, mélange de jardin Français et Anglais, crée une impression de havre et d’ombre à l’abri du soleil Saint-Paulois. La façade, conçue pour cacher le toit se marie parfaitement avec le marbre de basalte du sol. “ Les propriétaires voulait redonner du sens à cette maison Créole, raconte Marion Grondin, régisseuse des lieux qui accueille avec enthousiasme le public pour les visites. Ils l’ont remeublée avec leur collection, des meubles d’époque directoire ou régence, ainsi que des objets venus de Chine ou d’Inde. Depuis 2014, nous organisons un concours artistique afin de mettre à l’honneur l’art contemporain pour mettre en avant les talents Réunionnais.” Créée par un monsieur de Ricquebourg, garde du roi venu chercher le repos dans les îles, la maison de ville garde la trace d’un morceau de l’histoire saint-pauloise. Il a fallu dix ans de restauration aux passionnés pour recréer l’atmosphère des XVIIIe

et XIXe siècle de cette maison de ville. Rien n’a été négligé, des cabochons de marbre de l’époque jusqu’aux prises électriques habillées de porcelaine, les propriétaires sont parvenus à donner une âme au lieu et en faire un site touristique original. Aujourd’hui, le lieu peut recevoir le public par groupe de dix-quinze personnes. Il accueille également des événements nocturnes, comme cette lecture hommage à Leconte de Lisle, qui a eu lieu le 13 octobre dernier, effectuée en costume à la lumière des flambeaux et bougies. La maison reste toujours un lieu d’habitation, mais on y visite le jardin, la cuisine extérieure réaménagée, ainsi que les pièces d’intérieur. “ À l’époque de la construction de cette demeure, explique Marion Grondin, on aimait à voyager depuis son salon et les papiers peints étaient utilisés comme des tableaux rappelant les paysages à voir. ” Pour recréer cette atmosphère particulière des salons anciens, les propriétaires ont commandé un panoramique à la société Zu-

Marion grondin, régisseuse des lieux. ber de Mulhouse, spécialiste de la recréation des papiers peints anciens. “ Le papier évoque l’Hindoustan, c’està-dire l’Inde ancienne, dont rêvaient les voyageurs qui venaient s’installer sur la route des Indes ”, poursuit

Marion Grondin. Les sept-huit pièces intérieures et la varangue recèlent de nombreux trésors qui raviront les passionnés d’histoire. Les amateurs d’art découvriront avec intérêt les œuvres lauréates

du concours organisé tous les ans. * 7 euros la visite pour les adultes, 3,5 pour les enfants. Réservation : 0262 59 20 18 Nicolas BONIN


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Le Quotidien de La Réunion - Mardi 30 octobre 2018

Handball à Saint-Gilles les Hauts

“ Former des jeunes pour retrouver une place dans les compétitions ” Le handball en pratique Jeu de ballon qui se joue principalement en gymnase avec un petit ballon rond, le hand se joue à sept. Le prix de la licence est de 100 euros. Le club de Saint-Gilles les Hauts propose aux 5-9 ans de venir jouer le mardi de 9 heures à 10 h 30 et le samedi de 9 heures à la même heure. Les 9-12 ans peuvent jouer les lundis et mercredi de 16 h 30 à 18 heures et le samedi de 10 h 30 à 12 heures Tous les entraînements ont lieu au Plateau Chastanier (à côté du stade de foot).

Jude Gardenat, portrait d’un passionné.

Il y a un an, Jude Gardenat participait au lancement du Handball club de Saint-Gilles (Saint-Gilles HBC), afin de faire renaître ce sport dans son quartier. Il répond à nos questions avant le tout premier tournoi pour les jeunes, en novembre.

“ Ne plus avoir de Hand à Saint Gilles les hauts, c’est comme ne plus avoir de foot à Marseille. ”

Jude Gardenat ne pouvait accepter de voir le handball disparaître de son quartier de Saint-Gilles les Hauts. Avec des passionnés, il a lancé il y a un an le Saint-Gilles Handball club pour proposer des entraînements aux jeunes de 5 à 12 ans. Leur objectif ? Relancer et développer la pratique de ce sport d’origine allemande. Pouvez-vous nous raconter la genèse de votre club ? Je suis né à Saint-Gilles les Hauts qui est un “quartier du handball” où est née ma passion. Depuis trois ans, je

voyais mourir ce sport dans notre quartier. Ne plus avoir de Hand à Saint Gilles les hauts, c’est comme ne plus avoir de foot à Marseille ! Après longue réflexion j’ai contacté des amis passionnés, tous piqués par ce sport. On a échangé longtemps avant de se lancer. Nous avons créé le Saint-Gilles Handball Club (ST GILLES HBC) afin de proposer aux jeunes du quartier et alentours de découvrir le petit ballon rond. Quelle philosophie souhaitezvous transmettre aux jeunes à travers le hand-ball ?

Le handball, ce n’est pas qu’un sport : c’est une école de la vie. À travers ce sport collectif, beaucoup de jeunes de Saint Gilles les Hauts ont pu s’en sortir professionnellement et sportivement. Quels sont vos objectifs de développement ? Notre objectif c’est de former principalement des jeunes de 5 à 13 ans dans les deux ans qui viennent afin de le handball Saint Gillois retrouve sa place dans les compétitions à venir. Nous allons également proposer d’autres activités autour du

C’est à l’âge de 10-11 ans que Jules Gardenat débute le handball. À cet âge, il pratique également le football… avant d’arrêter le jeu au pied. “ Le handball était différent, explique-t-il en riant. On courait moins, mais on marquait plus de buts ! ” Au fil des années, la passion ne se dément pas, surtout lorsqu’il va en finale. “ On était une bande de copains qui aimait gagner. On ne ratait aucun entraînement afin d’avoir une place pour jouer le samedi ! ” Jude Gardenat est deux fois champion de la Réunion avec son équipe et participe à plusieurs sélections. Il continue aujourd’hui de transmettre sa passion et ses enfants ont attrapé également le virus.

hand : sport santé, handiball (pour personnes en fauteuil roulant), baby hand pour les tout-petits. Quand les enfants jouerontils pour la première fois un tournoi ? Nous commencerons les premiers tournois avec la ligue au mois de novembre. Si vous deviez expliquer à un parent la différence entre le handball et les autres sports collectifs, que lui diriez-vous ? Le handball est un sport formidable, une fois le virus

attrapé, c’est extrêmement difficile de s’en passer. C’est un sport pour moi différent d’autres sports collectifs. Il y a beaucoup d’actions (NDLR. Un but par minute en moyenne sur un match international). C’est un jeu convivial et familial et cela permet d’avoir beaucoup d’amis. De quel matériel a-t-on besoin lorsqu’on pratique ? Juste des chaussures de sport, un short, un T-shirt et une bouteille eau ! Propos recueillis par Nicolas BONIN

Trois idées sportives sur Saint-Paul Saint-Paul est une ville sportive, du battant des lames au sommet des montagnes. Revue de détail des propositions sur la ville avec l’aide de l’Office de tourisme de l’Ouest. Vous retrouverez le détail de ces activités sur le site de l’oti. la mer c’est possible ! Si l’activité surf a été compromise à La Réunion, suite à la crise requin et que la baignade est plus limitée, il reste encore de nombreuses activités nautiques à pratiquer sur les plages de Saint-Paul. Parce qu’elle se pratique par temps calme et mer claire, la plongée vous mettra très peu au contact des requins. Sur la mer, le paddle s’est développé, sous l’impulsion des professionnels du surf, qui cherchaient une alternative. Ce ne sont pas les mêmes sensations que sur une

vague, mais le paddle permet de se déplacer debout à la rame. Nautisme toujours, le club nautique de Saint-Paul et la base nautique de l’Ouest à la plage des Brisants, proposent des activités de voile : optimist ou catamaran. On peut également pratiquer la pirogue, depuis les Brisants ou le Kayak. Le ski nautique se pratique, lui, dans l’Étang Saint-Paul.

On peut visiter des tunnels de lave à Saint-Paul ou escalader les arbres ! Vous pensiez que les tunnels de lave étaient réservés

à l’Est ? On peut visiter celui de Bassin Bleu à Saint-Paul grâce à la société Ricaric, basée à l’Éperon. Les visites se font à pied grâce à une via cordata. La balade se termine par 30 minutes de tyrolienne. La balade encadrée par un professionnel vous coûtera 50 euros pour un adulte et 35 pour un enfant de moins de douze ans. Autre activité originale, le “ Grimpe arbre ”. Vous aimiez monter dans les arbres quand vous étiez petits ? Le “ Grimpe arbre ” s’appuie sur des nacelles et des cordages qu’il faut escalader à bout de bras. Si vous aimez la grimpe, l’ouest vous offre également des possibi-

lités en escalade ou en accrobranche. Si les circuits de randonnées de l’Ouest sont bien connus, notamment ceux partant vers Mafate, ou longeant le point de vue du Maïdo, les Hauts de SaintPaul offrent leur lot d’activités sportives et il y en a pour tous les goûts ! Le VTT vous permet de descendre depuis le Maïdo et de vivre un chemin exceptionnel. Vous croiserez sûrement la route des chevaux du centre équestre du Maïdo, à moins que vous ne préfériez aller admirer le coucher du soleil avec le centre Shaï Ena qui propose des balades dans la savane au soleil couchant.


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Le Quotidien de La Réunion - Mardi 30 octobre 2018

Football de plage

Le premier championnat municipal est lancé Dix équipes ont relevé le défi du premier championnat de beach soccer sur le terrain de Saint-Paul. Rendez-vous le 8 décembre pour la finale de cette première. Imaginez du football, mais sur le sable ! C’est le beach soccer ou football de plage et la commune de Saint-Paul a lancé le 1er octobre dernier avec la Saline beach team, son premier championnat municipal. Dix équipes, réparties en deux poules, se défient avec ce ballon rond légèrement diffé-

rent de celui de son cousin sur pelouse. “ Nous voulions offrir aux joueurs un moment deux soirs par semaine, qui alterne avec les propositions de la ligue de foot en juillet août ”, explique Jean-Michel Delattre, directeur du service des sports de la mairie de Saint-Paul. Les matchs ont lieu les lundis et

mardis, les deux meilleures équipes de chaque poule se retrouveront pour des demifinales croisées. Les équipes jouent tous les dix jours en moyenne. La mairie a travaillé avec la ligue pour former des arbitres. Son but ? Donner envie aux jeunes désœuvrés de se mettre au sport en pratiquant

Un terrain aux normes internationales Le beach soccer diffère légèrement du football. Les équipes y sont de dix joueurs maximum, mais cinq seulement, un gardien et quatre joueurs de champs, jouent sur le terrain de 35 mètres de longueur. Comme au handball, les remplaçants peuvent entrer à n’importe quel moment du match. On y joue pieds nus et les tacles sont bien évidemment interdits. Les matchs s’articulent en trois mitemps de douze minutes.

“ C’est un sport né au départ pendant les saisons creuses des championnats, raconte JeanMichel Delattre. Les joueurs de foot aimaient se retrouver ainsi. ” À La Réunion, le sport, affilié à la Fédération Française de Football, rassemble six clubs, dont trois sur Saint-Paul. Le jeu sur sable rend sa pratique très physique. À l’issue de ce premier test, la mairie décidera peut-être de dupliquer l’événement ou de le décaler dans le

temps, en fonction des retours. Avant 2014, l’actuel terrain de Saint-Paul, situé non loin de la piscine, était une boîte de nuit, aujourd’hui rasée. Un an et demi de travaux plus tard, c’est un terrain homologué pour les rencontres internationales que les joueurs peuvent utiliser. Il est mis à disposition des associations et de la ligue de football (voir cadre). “ Aujourd’hui, les matchs sont organisés de nuit, mais

dans l’avenir, nous avons un projet de vestiaires et de couverture des gradins à l’aide d’une voilure ”, précise Jean-Michel Delattre. Avec la ligue, la mairie rêve de faire venir des compétitions internationales sur son sol. Autre projet, autour de ce terrain : faire venir hiverner l’équipe de France. L’opération apporterait énormément pour le développement de ce sport qui ne demande qu’à rebondir… sur le sable. N.B

Des tournois à n e p a s m a n q u e r ! Il y a le championnat, mais il y a également des tournois à ne pas manquer.

Le 17 novembre Le tournoi des pompiers, qui réunira, comme en 2017, les soldats du feu de plusieurs casernes de l’île, à l’invitation de l’amicale des pompiers de Saint-Paul.

Le 15 décembre Le tournoi de l’association des Trois chemins.

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LE SERMENT D’HIPPOCRATE


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spécial Saint-Paul

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développement durable

Déchetteries actives ! Le mobilier urbain • Des bancs pas comme les autres Pour combattre le fléau que représente le plastique dans l’environnement, il faut le bannir tant que possible, ou alors, utiliser du plastique recyclé. La mairie de Saint-Paul donne l’exemple en installant des bancs en plastique recyclé dans les jardins de l’hôtel de ville ou encore, des bancs en bois de palette aux abords de la mairie de La Saline. Des abris bacs, toujours en plastique recyclé ont également trouvé place sur l’arrière plage de l’Hermitage.

• Bois de goyavier et embellissement

Les déchetteries rencontrent un vif succès en France, pour preuve, leur nombre a été multiplié par 12 en l’espace de 25 ans et selon un recensement de l’ADEME, on en comptabiliserait plus de 4 500. La ville de Saint-Paul en compte 5 en accès libre sur son vaste territoire et des actions sont menées régulièrement afin d’encourager les habitants à les utiliser. Après une première édition en octobre 2017, le TCO a renouvelé l’opération “Déchetterie en fête“, cette fois, sur le site de Plateau Caillou en 2018. Selon le TCO, la fréquentation des déchetteries Saint-Pauloises est en constante augmentation et 260 visiteurs se sont déplacés pour la journée d’animation le 5 mai dernier, parfois des habitués, mais aussi de futurs usagers qui venaient découvrir et se familiariser avec les lieux pour la première fois. Le site de Plateau Caillou est d’ailleurs le plus sollicité de l’Ouest, 38% de la population concernée déclare l’utiliser une fois par mois. Au travers d’ateliers, le public a pu être sensibilisé à une meilleure gestion des déchets

la fréquentation des déchetteries de SaintPaul est en constante augmentation et à leur réduction, mais aussi bénéficier de conseils sur diverses pratiques comme le paillage, le compostage, la permaculture, le recyclage ou encore, la récup. Des actions et éco-gestes de la

vie de tous les jours qui permettent à chacun de gérer ses déchets et de les réduire afin qu’il y ait moins d’enfouissement, de gaspillage et de déchets jetés dans la nature.

Une commune, cinq sites Ces sites permettent aux particuliers de déposer leurs déchets, encombrants (déchets verts, gravats...), déchets dangereux ou toxiques, meubles et électroménagers, en les répartissant dans des bennes et conteneurs spécifiques en vue de les valoriser ou tout simplement les éliminer. Chaque déchetterie dessert environ 215 351 habitants. Déchetteries de Saint-Paul (Saint-Gilles les Bains), de

La ville, toujours soucieuse de se développer dans l’optique du développement durable, a décidé de promouvoir le bois de goyavier lors du conseil municipal de septembre 2018. Cependant depuis 2011 déjà, ce bois était valorisé par la production de divers mobiliers urbains. Une nouvelle étape est donc franchie, les routes départementales Saint-Pauloises seront embellies au moyen de ce matériaux. Des aménagements sont d’ores et déjà visibles à l’entrée de la Saline au niveau du rondpoint de l’Hermitage les Hauts avec l’utilisation de bois de goyavier et de paillage afin de marquer l’entrée de l’agglomération ou encore, aux abords du Jardin de la Liberté ; et ça ne s’arrêtera pas en si bon chemin !

l’Étang Saint-Paul et de Plateau Caillou On peut y déposer huiles usagées, déchets de métaux ferreux, encombrants ménagers, déchets verts, papiers et cartons, textiles, piles électriques et batteries usagées. Ces trois déchetteries sont ouvertes du lundi au samedi toute la journée, plus le dimanche matin pour celles de l’Etang et de Plateau Caillou. Déchetterie de l’Hermitage et du Guillaume Dans ces deux déchetteries, le panel de déchets acceptés est plus large et le lieu est ouvert en journée au public 7j/7, du lundi au dimanche. Attention au Guillaume les déchets ferreux ne sont pas acceptés. Ginette Clain

Pour une ville durable et propre Saint-Paul est une ville qui s’investit afin d’entrer dans le “nouveau monde“ que nous devons créer, plus durable, plus respectueux de la nature. La tâche n’est pas aisée, mais avec une vision à long terme, les collectivités multiplient les actions et favorisent l’implication des habitants afin de progresser en ce sens. Côte Ouest Le territoire sous le coup de la charte de Transition Ecologique Depuis juillet 2018, le TCO fait partie de la vingtaine de territoires test ayant signé avec l’Etat la charte d’engagement du Contrat de Transition Ecologique (CTE). Le but est de constituer un panel tant des différentes situations des territoires (métropoles, villes moyennes et zones rurales, outre-

mer) que des thématiques traitées (énergie, mobilité, biodiversité, foncier, économie circulaire, etc.) afin de nourrir ensuite le volet de transition écologique des futurs CPER et d’aider les territoires à amorcer leur transition écologique. Les innovations les plus intéressantes serviront à développer les politiques générales de transition écologique et seront soutenues. La commune de Saint-Paul, faisant partie du territoire

du TCO, est donc concernée par cette charte. Les projets ciblés doivent parier sur l’écologie comme moteur de l’économie, et impliquent un engagement dans un changement de modèle à travers la transition écologique.

Objectif “Ville propre” avec “Allo Propreté” Tenir une ville de plus de 100 000 habitants et d’une superficie de 241,28 km2 propre

est presque un défi. Mais cet objectif est clairement affiché par la municipalité. Afin d’impliquer la population, une page facebook et un numéro vert ont été ouverts. Les habitants de la commune ont ainsi les moyens d’alerter les services de l’environnement afin qu’ils interviennent au plus vite. Chaque citoyen devient ainsi une potentielle sentinelle agissant pour la propreté de sa ville, partout et durablement. G.C


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spécial Saint-Paul

Le Quotidien de La Réunion - Mardi 30 octobre 2018

développement durable

© photo:globice

Pour le développement durable, à Saint-Paul on se bat !

La charte d’approche des mammifères marins et des tortues marines En bateau

© photo: cedtm

Ralentir dès que des animaux sont observées à moins de 500 m de distance

À 300 m Ralentir encore, éviter les changements de régime de moteur, ne pas approcher les animaux par l’arrière. Ne jamais couper la route des animaux, adopter une trajectoire d’accompagnement qui doit être progressivement parallèle. Ne jamais poursuivre les animaux : s’ils changent d’allure ou brusquement de direction, c’est qu’ils ne veulent pas être approchés. Ne jamais séparer les groupes de baleines ou de dauphins, surtout les mères et leurs petits.

Quand on parle de Saint-Paul, on ne peut s’empêcher de penser à ses plages, et le magnifique spectacle des animaux marins. Les espèces qui fréquentent notre île ont besoin d’être protégées. Plusieurs organismes s’y emploient et le public y est de plus en plus sensible, mais ce travail et une vigilance permanente sont indispensables pour maintenir la biodiversité et l’équilibre naturel. Le Plan National d’Actions (PNA) tortues marines a parmi ces nombreux objectifs, la protection et la restauration des habitats des tortues marines ainsi que la conservation et la restauration des lieux de ponte. En liaison avec ce plan et dans le cadre de la mise en œuvre de mesures compensatoires liées à la NRL, le Centre d’Etude et de Découverte des Tortues Marines (CEDTM) s’est vu confié par la Région en 2016, une mission de “Restauration des plages de

ponte des tortues marines à la Réunion.”

Restauration de la plage de Cap Champagne Quatre plages sont visées par ce projet qui s’étendra sur 5ha et le premier chantier a débuté au Cap Champagne, sous l’égide du CEDTM et de Kelonia, avec la participation de nombreux publics (Association CREA, étudiants STAPS, écoles primaires…). Pour ce faire,

l’action principale porte sur le couvert végétal car il semblerait que les plantes émanent des odeurs qui permettent aux tortues de s’orienter, favorisent l’incubation des œufs, limitent l’érosion des plages ainsi que la pollution sonore et lumineuse. Les tortues pour venir pondre sur une plage ont besoin de pénombre, de tranquillité et d’un sable le plus meuble possible pour creuser leur nid. Il est donc impératif de réduire toute nuisance, déchets, lumière, bruit,

piétinements sur les sites ciblés, afin d’espérer un retour significatif des tortues. Au total, ce ne sont pas moins de 2056 plants qui ont été réintroduits sur le site de Cap Champagne (lianes patates à Durand, veloutier, movas, porchers, maniocs marron...) et des aménagements ont permis de finaliser cette restauration. Il ne reste plus qu’à attendre la fin d’année pour voir si cela conviendra aux tortues ! Ginette Clain

À moins de 100 m Rester du même côté que les autres bateaux afin d’éviter le phénomène d’encerclement. Limiter à 5 le nombre de bateaux en observation pour minimiser les nuisan-

s o u s h a u t e p r o t e c t i o n !

Depuis 2009 une charte d’approche et d’observation responsables des baleines à bosse avait vu le jour pour prévenir les comportements dangereux sur l’eau, aussi bien pour les hommes que pour les animaux. Cette charte a été étendue aux dauphins et aux tortues en 2017. Chacun y trouve les règles de bonne conduite à adopter lors des approches. Il est strictement interdit de perturber intentionnellement ces animaux, d’altérer ou de dégrader

les sites de reproduction et leurs aires de repos et de détruire ces espèces et les oeufs. En vertu de l’arrêté ministériel du 1 er juillet 2011, des agents de contrôle assermentés peuvent dresser des procès-verbaux d’infraction et le parquet peut décider de poursuites. Depuis l’année dernière, toujours dans le cadre des mesures compensatoires de la NRL, la “Brigade Quiétude“ a vu le jour. Deux agents interviennent en mer afin de sensibiliser aux bonnes pratiques d’approche. En 2017, sur 956 observations, la charte a été respectée dans 82% des cas. L’association Globice, installée à

la Saline, contribue quant à elle, à une meilleure connaissance des cétacés à la Réunion et œuvre pour leur conservation. Nos espèces sont inscrites sur la liste des espèces menacées dans de nombreuses conventions internationales et protégées par la loi française. L’océan Indien est un sanctuaire (créé sous l’égide de la Commission baleinière) dans lequel toute forme de chasse commerciale de la baleine est interdit.

Les espèces qui fréquentent notre île La baleine à bosse est la plus présente, de juin à oc-

tobre, pour se reproduire et permettre aux nouveaux nés de se développer à une température propice et prendre des forces pour entamer la migration de retour vers l’Antarctique, mais d’autres espèces ont pu être observées, comme la baleine à bec de Bainville. Des dauphins, toute l’année. Plusieurs espèces peuvent être observées plus ou moins loin de nos côtes : le grand dauphin de l’IndoPacifique, l’Electre, le dauphin de Fraser, le dauphin tacheté et le grand dauphin commun. Les tortues vertes et imbriquées sont les deux espèces qui fréquentent régulièrement notre île.

Une attitude en fonction de la distance par rapport aux animaux

© photo: Kelonia

Une charte respectueuse pour l’approche des animaux marins

ces sonores. Céder sa place au bout de 15 minutes d’observation lorsque d’autres bateaux sont en attente. • Limiter son temps d’observation à 45 min même s’il n’y a pas d’autres bateaux en attente pour laisser aux animaux des périodes de calme. Ménager des périodes de quiétude aux animaux. En raison des risques d’accident, mais aussi pour la préservation des animaux, il est déconseillé de se mettre à l’eau. Mais, en cas de mise à l’eau : Être équipé d’une combinaison, de palmes, d’un masque, d’un tuba et d’une bouée de signalisation. Être encadré par une personne compétente (diplômée ou formée) qui jugera de l’opportunité de se mettre l’eau en fonction des espèces présentes, de leur comportement et des conditions environnementales. Limiter le groupe à 10 randonneurs et rester groupé. Garder une distance raisonnable d’au moins 15 mètres des animaux. Privilégier une attitude passive et contemplative. Limiter son temps d’observation à 15 min lorsque d’autres randonneurs sont en attente, et à 45 min si le groupe est seul pour laisser aux animaux des périodes de calme. G.C


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3e jeunesse

Le bien-être Semaine bleue des seniors moments forts

Mireille, Ghislaine, Marie-Hélène, du club “Joie de vivre” avec Alix Galais, le président du club et Michel Encana, du CCAS.

une priorité

Pendant la semaine bleue, manifestation nationale dédiée aux retraités et aux personnes âgées, la commune et le CCAS, prévoient des animations dans les quartiers de la commune, et dans les EHPAD. On n’oublie pas les seniors de Mafate. L’année dernière, ils ont eu droit à un petit séjour de trois jours à l’Ermitage. Et cette année ce sont les Mafatais qui vivent à SaintPaul , qui ont pu passer cinq jours à Marla. Cette action a été possible grâce au partenariat avec l’association “Mafat’ ensemble” et diverses autres partenaires. Pour cette 67e édition de la Semaine bleue qui avait

pour thème, “Pour une société respectueuse de la planète: Ensemble Agissons”, les manifestations se sont étalées sur deux semaines avec des animations dans les EHPAD, musique orchestrale à l’EHPAD Les Alizées à la Saline, dans les quartiers où divers activités étaient proposées et des instants d’échange entre les seniors et les enfants afin de renforcer les liens intergénérationnels. Cette semaine devait se clôturer le 21 octobre à Saint-Paul ville par une grande messe et un aprèsmidi dansant. En dehors de la semaine bleue, d’autres animations

sont proposées aux seniors en période de fêtes comme le Noël des anciens qui se fait durant la semaine précédant Noël, dans divers quartiers de la commune. Cette animation a pour but de faire se rencontrer les générations. Des enfants ont été invités donc à ce Noël pour entendre la parole des anciens, parler des souvenirs des Noel de leur jeunesse. Des activités manuelles sur le thème de Noël, un concours de pâté créole ont permis aux jeunes et aux seniors de partager leur savoir-faire. Un repas partage et un bal avaient aussi animé ce Noël des anciens. Cette action sera reconduite cette année. G.T

saint-gilles les hauts Reine Marie, Madeleine, Christiane Amélie, de l’association Les tamarins de l’Ouest.

“ Parce que nous sommes très attachés à nos personnes âgées, nous essayons de faire le maximum pour elles, dit Mme Julie TANG Tong Hi, élue déléguée aux personnes âgées de la commune. La volonté de la commune est d’accompagner et d’aider les seniors tout au long de l’année et plus particulièrement pendant la semaine bleue. Le CCAS et les personnes agées Le CCAS, centre communal d’action sociale, dispose d’un Pôle personnes âgées qui regroupe plusieurs cellules : - cellule maintien à domicile - cellule aide sociale légale, - cellule animation. Dans ces cellules, on gère divers dispositifs comme : l’aide aux démarches administratives, l’aide-ménagère, la télé assistance, le Pass Evasion, le service loisirs et bienêtre, etc. afin d’aider au mieux les personnes âgées. Cet accompagnement a pour but de faciliter leur accès aux droits, d’apporter une aide physique pour l’entretien de la maison du linge, la préparation des repas, un soutien moral afin de leur permettre de continuer à vivre chez elle, de garder leur autonomie le plus longtemps possible, de se déplacer facilement, et de rompre leur isolement. Des actions sont menées aussi pour valoriser les personnes âgées, de leur redonner confiance, de leur procurer du bien-être. Le

“ toutes les personnes âgées ne fréquentent pas forcément un club. Il est parfois difficile de les rencontrer ” CCAS travaille avec les clubs de troisième âge au bien-être des seniors.

Les clubs de 3e âge des associations indispensables À Saint-Paul, 32 clubs de troisième âge rassemblent un grand nombre de seniors. Chaque club reçoit une subvention de la commune. Les clubs proposent de nombreuses activités à leurs adhérents: danse, couture, jeux de sociétés, surtout le loto quine (!),

sorties touristiques, voyage à l’extérieur, la participation aux grandes manifestations dans la commune et dans l’île. C’est un bon moyen de maintenir du lien social. A travers ces clubs, on voit la vitalité dont font preuve les seniors! “Cependant, toutes les personnes âgées ne fréquentent pas forcément un club. Il est parfois difficile de les rencontrer, dit Mme Tang Tong Hi. Certaines ont besoin d’aide, mais elles ne se plaignent pas et ne demandent rien. Il faut donc aller à leur rencontre. C’est ce que fait une animatrice qui s’occupe des personnes âgées isolées. Elle va les chercher chez elles pour les emmener dans les CASES (centre d’animation). Les élus vont aussi visiter les plus âgés comme c’est le cas pendant la semaine bleue, pour fêter les centenaires. Durant l’année, des élus de quartier et des membres d’associations vont aider les personnes âgées dans leur quotidien, comme par exemple pour nettoyer une cour. Les seniors ont aussi l’occasion de se dégourdir les jambes lors des après-midi dansantes organisées chaque mois. Gabrielle THÉTIOT

Le mercredi 17 octobre, c’est Saint-Gilles les Hauts qui était en fête. Tout au long de la journée, des animations diverses et des ateliers (tressage de feuille de cocos, de paille, fabrication d’objets en bois )étaient proposés. Un repas partage et un bal était prévu aussi au programme. En effet , pour les seniors pas de journée festive sans bal! Ainsi, l’association “Ekol Ekolo” proposait un atelier de tressage de feuilles de cocos, tandis que l’association “Les tamarins de l’Ouest”, celui de tressage de paille faire des chapeaux déclinés différentes dimensions, comme petits chapeaux bouclent d’oreilles. Dans un autre atelier, les seniors ont appris à faire un petit banc et à poncer le bois. Chacun est reparti content d’avoir réalisé personnellement un objet déco, comme une rose feuille de coco. Pendant que les seniors se retrouvaient pour leur journée bleue, sur le stade les jeunes s’adonnaient à un tournoi de football, tandis que dans le CASE, avait lieu une animation “z’histoires créoles” pour les parents et les enfants, organisée par l’association TACITE. On présentait des objets lontan et leur usage. Dans ce lieu, la SPL Ti Baba, propose le mercredi

1 - Quelques membres du club les acacias avec la présidente Estelle Hélény 2 - Bernadette, Rislaine et Reine-Claude Javeny, présidente de “Ekol Kréol” 3 - Atelier d’information sur les économies d’énergie.

matin des activités pour les enfants (peinture, lecture, cuisine, expression corporelle, jeux libres), et pour les parents, des informations sur le développement de l’enfant, un soutien à la préparation allant à la rentrée en maternelle temps de jeu et de partage avec les enfants.


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3e jeunesse

Rendre chaque sénior

acteur de sa vie Tel est le credo de la Ville qui à travers le CCAS, mène depuis 2014, une politique volontariste axée sur le bien-être de la personne âgée et la bienveillance à son égard. Les séniors représentent 14 % de la population (soit 14 220 personnes), dont 14 centenaires qui ont été mises à l’honneur pendant la Semaine bleue.

QUELQUES chiffres 277 553 heures d’intervention ont été réalisées entre 2014 à 2018 par la cinquantaine d’aides à domicile que compte le Service d’Aide et d’Accompagnement à Domicile (SAAD). De 2014 à 2017: 9 911 démarches de la vie quotidienne et 10 607 visites à domicile ont été effectuées. En 2017 et 2018: 37 ateliers Nutrition habitat et 32 ateliers mémoire ont été organisés par le CCAS

kilomètres

de chemin

de terre bientôt bétonnées

Cette politique se décline selon différents axes: Maintien à domicile, création du lien social, prévention de la perte d’autonomie. Le Pôle Personnes Agées et Personnes Handicapées du CCAS, gère l’ensemble des prestations en faveur des séniors. Une équipe de 65 professionnels pluridisciplinaires s’attèle à écouter, informer, orienter et accompagner les personnes âgées et leurs familles tout au long

focus Des actions partenariales fortes sont menées avec la CRC, le Département, la clinique “ la maison des Oliviers, les EHPAD, INNER WHEEL, mais également avec les associations de quartier afin que les seniors disposent d’activités de prévention, de sensibilisation, d’information et d’écoute. Ainsi grâce au partenariat signé en 2018 avec la clinique “ maison des Oliviers ” d e Saint – Gilles Les Hauts, des rencontres gérontologiques sont mises en place afin de favoriser le mieux vieillir de la personne âgée et de ses aidants. Ces rencontres sont ouvertes à tous publics, professionnels, personnes âgées et aidants familiaux.

de l’année. Pour répondre au besoin de proximité, les agents se déplacent au domicile des usagers. Le CCAS a développé différentes prestations afin de faciliter le quotidien des personnes âgées (aide-ménagère, téléassistance, et portage de repas qui devrait reprendre en 2019) La Direction, l’encadrement ainsi que les 6 référentes de secteur ont été formés au diplôme d’Animateur de

Prévention. De 2016 à 2017, l’ensemble des aides à domicile a bénéficié de la formation ASD. À partir de 2017, la mise en œuvre opérationnelle de ce dispositif innovant s’est déclinée selon 2 axes principaux : le repérage des risques au domicile des bénéficiaires et les modalités d’intervention des travailleurs sociaux du CCAS, avec la collaboration d’un psychologue qui intervient sur différentes thé-

matiques (deuil, psycho trauma, analyse des situations, l’incurie, suicide, dépression, troubles bipolaires…). À ce titre, un binôme de référents d’aide sociale légale accompagne les administrés dans leurs démarches d’accès aux prestations de droit commun (APA, Aide-ménagère, ASPA, AAH, PCH, etc…) Les accompagnements plus complexes ou de proximité sont assurés par une équipe de six agents sociaux répartis géographi-

quement sur chacun des bassins de vie de la commune encadrés par une assistante sociale. Divers dispositifs du CCAS (aides financières, épicerie sociale itinérante, colis alimentaire, aide au démarche numérique, etc…) peuvent être mobilisés pour accompagner la demande de la personne âgée dans sa globalité et lui proposer un plan d’action qui allie à la fois le curatif et le préventif. G.T

Le Plan d’Activités o c c u p a t i o n n e ll e s Pour faire face aux évolutions de la population et à la demande sociale, la Ville a impulsé en 2017, un Plan d’Activités Occupationnelles (PAO) Gérontologie, pour la période 2017- 2020 afin d’accompagner les séniors et aidants de la commune au travers :

Des ateliers “Bien vieillir et en bonne santé”

La Maison de la Santé du Docteur Alexis POTA s’est associée au CCAS pour mettre en place des ateliers du bien vieillir afin de mieux accompagner les personnes âgées dans leurs parcours de vie et de soins. Différentes thématiques composent ces ateliers : le stress, le sommeil, incontinence, vue, ouïe, prévention de chutes… Des ateliers d’écoute “ Rond ‘2’ ker ”, mensuels, en faveur des aidants familiaux qui accompagnent quo-

tidiennement un proche âgé ou handicapé. Des ateliers “ Atout Age ” proposés par le GIE vieillissement actif et pour lesquels cinq professionnels du CCAS ont été formés sur les thématiques suivantes : nutrition, habitat, mobilité et mémoire. Des activités sportives “ Bouger Ô Séniors ” proposées par la Direction des Sports de la Ville dans lesquels les membres des Clubs de 3ème âge participent activement sur différents secteurs de la commune. En 2019, d’autres ateliers seront proposés sur d’autres écarts de la commune. Des rencontres inter générationnelles (avec les scolaires, les centres d’accueils collectifs de mineurs et les structures de petite enfance) pour favoriser le lien social, valoriser les personnes âgées à travers leur savoir faire. G.T

1 - Marie-Rita César et Sandra Sinimalé, conseillère municipale 2 - Marie-Hélène Estelle

QUELQUES CENTENAIRES France MACE et Rita BOUCHER, âgées toutes les deux de 100 ans, vivent à l’EHPAD de Saint-Paul Marie Joséphine REMPHAN qui fêtera 101 ans le 18 novembre prochain, vit à l’EHPAD les Alizées Yvonne GONTHIER, 101 ans, vit à son domicile à la Saline Henrietta LAHISAFY, 103 ans réside à la Tour des Roches Théophane LAURET, 101 ans est résident de à l’EHPAD Marie-Françoise Dupuy , ZAC Roquefeuil Marie-Lise LOUIS, 101 ans vit à l’EHPAD les Alizées à la Saline les bains Marie-Rita CESAR, 104 ans, vit au Guillaume Marie-Hélène ESTELLE, 103 ans, à Saint-Gilles -lesHauts. Simone HENRYLIENNE, tout juste 101 ans. Cet élu a aussi été voir André RAMASSAMY PONIN 101 ans qui vit à Villèle. Tout au long de la semaine bleue, les élus sont allés de quartier en quartier visiter les 14 centenaires de la commune, qui totalisent 1420 années d’existence!


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Le Quotidien de La Réunion - Mardi 30 octobre 2018

tourisme

Le tourisme marin saint-paulois toutes voiles dehors Amarré dans la darse Titan au Port Ouest, Maloya attend fièrement tous les amateurs de voyage. Plus grand navire disponible à la location sur notre île, Maloya impressionne avec ses 21,85m m de long et ses 10,55m de large. Fort d’une grand-voile de 170m2 et d’un génois de 71m2, ce maxi-catamaran est ce qu’on appelle un “ day charter ”, c’est-à-dire proposé à la location journalière. Conçu à la demande de Franck Geneste et Thibaut Gasparoux, les créateurs de la société Festiyatch, il dispose d’une capacité maximale de 110 personnes. À bord, le confort est soigné avec un vaste salon comprenant tables et sièges avec coussins, bar, vidéoprojecteur, cuisine équipée, sonorisation générale d’ambiance, canons à eau, barbecue à l’arrière et hydrophone pour écouter les

les chiffres

83

cétacés en saison. Navire écoresponsable, la propulsion se fait essentiellement par les voiles et des panneaux solaires fournissent l’électricité nécessaire à la vie à bord. Pas de rejet d’eaux usées en mer, puisque celles-ci sont stockées pour être traitées à terre. Question sécurité, les normes imposent des gilets de sauvetage, des radeaux de survie, un système de lutte contre l’incendie et un système d’assèchement de l’eau de cale. Conçu pour la détente et le travail, Maloya se veut modulable en fonction de son utilisation.

Grillade et odyssée ! Dans un secteur d’activité économique encore peu exploité mais très prometteur sur notre côte ouest, ce catamaran hors normes propose une large palette

Plongez dans le grand bain Géré par Benoît DokiThonon, le club Ô Sea Bleu accueille sur le port de SaintGilles les amateurs de sensations pour des baptêmes, des perfectionnements de plongée sousmarine et, en saison, des sorties pour aller admirer les baleines.

passagers en promenade (110 passagers jusqu’à 5 miles de la darse Titan)

100 40 60

pour un cocktail

pour une réunion ou un séminaire

© photos : Benoît Doki-Thonon

pour un repas assis autour des tables en forme de U À noter que l’une des allées de Maloya est adaptée en largeur aux personnes à mobilité réduite en fauteuil. Réservation à la billetterie à la Darse Titan du Port Ouest au 02 62 34 10 10 ou sur le site www.fyb.re (5% de remise)

d’offres de sorties en mer originales et adaptées à toutes les envies. Pour le grand public, 14 croisières sont proposées, dont les durées varient de 1h30 à 3h30, en journée mais aussi en soirée. Il est aussi possible de privatiser le bateau pour un anniversaire, un mariage ou toute réunion de famille. Quant aux professionnels, les comités d’entreprises, associations, entreprises ou institutions disposeront avec Maloya d’un cadre sublime pour promouvoir leurs entreprisesou…signer des contrats. Participant activement à la dynamisation du tourisme privé et d’entreprise, Maloya s’est installé comme une vitrine exotique et novatrice pour la ville de Saint-Paul. Stéphane MARTIAL

© photo: Lionel ghighi

Plus de deux ans après le démarrage de sa construction au Cap en Afrique du sud, Maloya, le maxi-catamaran de plaisance de la société Festiyatch de Bourbon a enfin pu larguer les amarres. Avec un carnet de réservation qui n’a pas tardé à se remplir.

Au sein du club, ce matin, trois moniteurs sont déjà au travail. Benoît Doki-Thonon explique : “ On a tout type de clientèle, des plongeurs débutants aux confirmés. On propose des baptêmes et de la formation jusqu’au niveau 4. ” Trois bateaux d’une capacité de douze à vingt personnes font les allers et venues entre les zones de plongée et le centre. Valérie, 19 ans, revient juste d’une sortie : “ Je fais mes études en France et j’avais envie de faire une plongée. J’ai été prise en

charge et j’ai plongé à 17 mètres ! L’organisation du club est très bien faite. Tout a été très professionnel et bien encadré, du début à la fin. ” Et sous l’eau, que peut-on voir exactement ? Benoît répond : “ Il y a énormément d’espèces de poissons. En baptême, on peut voir des tortues, chirurgiens, mérous, mais pas de requins ! On plonge du Cap Lahoussaye jusqu’à la Passe de l’Ermitage. On a des épaves également dans la zone des 50 m de profondeur qui sont destinées aux plongeurs confirmés. Et puis, durant la saison, nous faisons des sorties pour voir au plus près les baleines qui longent nos côtes. ” Alors, que peut-on dire à ceux qui hésite par crainte de l’eau ? Benoît n’en démord pas : Je dirais à ceux qui hésitent à venir faire un baptême de plongée (0 à 6m) que vous n’avez même pas besoin de savoir nager ! Et en plus, nous avons de très beaux fonds sur cette côte à La Réunion et il serait dommage de ne pas en profiter ! ” S.M

Qui peut faire de la plongée ? La plongée est accessible à tous à partir de 8 ans, à condition d’être en bonne santé. Les contre Indications médicales concernent les personnes asthmatiques ou souffrant de problèmes cardiovasculaires. Pour devenir plongeur confirmé, on doit compter environ 25 leçons. Le niveau 1 se fait en 6 plongées (de 0 à 20 m encadré par un moniteur), le niveau 2 se fait en 10 plongées (autonomie de 0 à 20 m et encadré jusqu’à -40m)


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Le Quotidien de La Réunion - Mardi 30 octobre 2018

Découverte de Saint-Paul par les Hauts

Le Grand Benare la Glacière et l’âge de glace…

On dit que le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt : appliquez-vous cette maxime pour profiter au maximum des panoramas des hauts de Saint-Paul. Il convient de se lever en même temps que “ z’étoile quatre heures ” pour démarrer notre itinéraire à partir du Maïdo au lever du soleil et revenir à votre point de départ en fin de journée… Depuis le parking du Maïdo, optez pour la direction du Grand benare par le sentier du Grand Bord. Certes, il est long, caillouteux, avec des portions “ casse-patte ”. Vous ne choisirez pas la facilité, mais le jeu en vaut la chandelle car il offre d’incroyables points de vue sur le cirque de Mafate avec pour compagnon, toujours en

ligne de mire, légèrement sur votre gauche, le Gros Morne et dans le prolongement, le Piton des Neiges, les deux plus hauts sommets de l’île. N’hésitez pas à vous retourner de temps à autre, pour profiter de vues sans cesse changeantes sur le littoral ouest, que vous embrassez du regard parfois depuis le Port jusqu’aux lagons de la Saline ! Pour ce qui est du sentier, le plus simple de rester au plus près du rempart et de suivre les panneaux judicieusement implantés aux multiples bifurcations. Après environ deux heures trente de marche, vous commencerez à gravir une forte pente,. Vous aurez alors un paysage : à votre gauche, par dessus le col des Bœufs (1946 frontière entre Salazie et Mafate, vous distinguerez une portion de la côte est, tandis que devant vous, c’est une large bande du littoral ouest qui se déroule avec entre les deux, une vue vertigineuse sur Mafate ! Au milieu d’un paysage minéral, le Grand Benare (et non Benares comme indiqué sur un panneau), troisième plus haut sommet de la Réunion. L’en-

droit doit son nom au malgache “ ben ara ” qui signifie “ grand froid ”. Vous apprécierez de vous être levé tôt : avant que les nuages fassent leur apparition, vous aurez à vos pieds Mafate et Cilaos et au loin, les contreforts du volcan et, presque sur un pied d’égalité, le piton des Neiges et le Gros Morne..

satisfaire les caprice de madame desbassyns Prenez tout votre temps pour reprendre des forces car la descente vers la Glacière ne sera pas de tout repos sur un sentier caillouteux à souhait. Comptez une bonne heure et demie pour arriver à notre second rendez-vous découverte : la Glacière. L’appellation justifie l’origine malgache “ grand froid ” : à cet endroit, il existait une…glacière, un lieu où l’on venait puiser de la bonne glace naturelle revendue ensuite aux familles aisées du littoral. ON raconte que la célèbre madame Desbassyns envoyait ses esclaves quérir la précieuse glace pour combler d’aise ses invités ravis de goûter à une boisson glacée en ces temps où le réfrigérateur restait à inventer. Un

rafraîchissement durement récupéré par les esclaves qui suaient sang et eau pour effectuer satisfaire aux caprices de Madame Desbassyns… Cette glace fut l’objet de bien des convoitises en 1835 entre un certain Morenas, des habitants de Saint-Paul et le maire de la localité. Le sieur Morenas demandait au gouverneur de lui accorder la concession exclusive de la glacière. Dans son courrier, le sieur Morenas (ainsi qu’il se désigne lui même) souligne qu’il n’a pas ménagé ses efforts pour créer cette glacière. Il relate qu’il a “ été obligé de transporter à grands frais tous les matériaux nécessaires (…) ”. Ainsi donc, après avoir tant investi, sur un site qui ne lui appartenait pas, il souhaitait rentabiliser sa mise de fonds, car, poursuit-il : “ les efforts quoique couronnés d’un commencement de succès n’ont point encore payé les frais immenses pour s’établir dans cette région de froid. Mais pour cela, écrit il au gouverneur, il a “ besoin de se considérer comme propriétaire du morceau de rocher où il s’est établi ” et où, ajoute-t-il, “ nulle

trace humaine n’avait paru ”. Ayant eu vent de cette demande, plusieurs notables saint-paulois firent part de leur opposition au gouverneur : “ “ Si cette demande de concession lui était accordée, ce serait lui donner le monopole du commerce de la glace, commerce qui, dans les années de disette qui viennent de s’écouler, a permis à beaucoup de pauvres pour se procurer des vivres. ” Le maire de Saint-Paul fit également part de son opposition au gouverneur en ces termes : “ si la demande de M. Morenas était accordée, un produit de la nature deviendrait la propriété d’un seul homme. Je crois pouvoir solliciter de votre autorité de repousser les intentions de M. Morenas en considérant ma lettre comme une opposition formelle au monopole qu’il veut établir et que la loi défend. ” La levée de bouclier porta ses fruits. Les opposants obtinrent gain de cause et le sieur Morenas en fut pour ses frais. À défaut d’âge d’or, la population saint-pauloise connut pendant quelques décennies l’âge de glace… Sully DAMOUR

1 - Par le sentier du Grand Bord, vue plongeante sur le cirque de Mafate 2 - Le Grand Benare, et non Benares ! 3 - La Glacière, qui assura à une partie de la population saint-pauloise, à défaut d’âge d’or, un… âge de glace !

infos accès :

depuis le Maïdo

Difficultés :

sentier très caillouteux, long, exposé au soleil

Précautions :

prévoyez casquette, crème solaire, vêtement chaud, de bonnes chaussures de marche

Niveau :

bons marcheurs

durée : 7 heures (et plus si affinités)


spécial Saint-Paul

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Le Quotidien de La Réunion - Mardi 30 octobre 2018

Découverte de Saint-Paul par les bas

Le Bassin Long

Balade dans la ravine Divon

Le Bassin Vital

Une boucle de plaisir

Au bout du sentier, le bassin…

Après la première bifurcation, la montée, dans la rocaille.

C’est un petit sentier qui s’enfonce paresseusement autre de hautes parois, en longeant un ruisseau dont les eaux se cachent parfois sous les feuilles de songes et les papyrus. Un itinéraire pour petits et grands, à effectuer en famille pour découvrir un aspect méconnu de Saint-Paul : sauvage, alors que la ville est toute proche…

Selon la saison, cet itinéraire vous fait passer de la verdure à la savane brûlée, sans presque jamais quitter un univers minéral impressionnant. À croire qu’en cet endroit, il ne pousse que des cailloux avant d’arriver dans une oasis avec un bassin alimenté par une cascade à la saison des pluies.

infos accès : depuis

Savana ou par la Grande Fontaine

Difficultés : aucune

Précautions :

ce n’est pas de la grande randonnée, mais la prudence est de mise, notamment avec les jeunes enfants

Niveau :

balade familiale

durée : 1h20 aller-retour

Suivez tout simplement le panneau une fois que vous l’aurez débusqué. Le plus difficile, pour cette balade à quelques encâblures de la ville, c’est de trouver le départ du sentier. En arrivant de Savana ou de la Grande Fontaine, avant ou après le verger de la Perrière, le point de repère : une passerelle et un radier. Le sentier démarre côté montagne… Voilà un itinéraire saint-paulois qui gagne à être connu. Même en plein cœur de l’été, il est frais et agréable, même si la chaleur et l’humidité sont de la partie… Vous prendrez plaisir à marcher au bord du ruisseau, à entendre gargouiller l’eau, cachée sous les songes grises qui pullulent. C’est un véritable havre de paix qui s’offre à vos pas, avec quelques pieds de prunes malgaches, des tamarins, des chokas bleus (attention aux pointes, car comme l’affirment les enfants : le choka pique) qui bordent le sentier par endroits. Le sentier est bien entretenu et aménagé : on y trouve même quelques points propices au pique-nique. Dommage que quelques “ macotes ” aient cru bon se laisser quelques traces de leur passage par des détritus. Exception faite de ce qui ne saurait être

un “ point de détail ”, l’endroit, répétons-le, est particulièrement agréable. Au bout d’une vingtaine de minutes, vous voilà au milieu de grosses touffes de bambous, et sur votre gauche, un filet d’eau qui joue à la cascade sur une paroi rocheuse. A partir de cet endroit, prenez à droite, car le sentier qui continue tout droit vous obligera à quelques acrobaties, tandis que celui de droit vous fera traverser gentiment le ruisseau à pieds secs et vous permettra, à partir de la rive opposée, de gagner le terme de la balade : un bassin qui, lors de la saison des pluies, doit être plus rempli et sans doute moins encombré par cette fine pellicule verte qui le recouvre lorsque le ruisseau est à l’étiage. Quoi qu’il en soit, l’endroit se prête à une pause bien méritée avant d’entamer le retour, toujours d’un pas tranquille, contrairement à certains guides qui voudraient que l’on avale le parcours aller-retour en une demi-heure ! Ce n’est pas une course, mais une belle balade qui mérite que l’on prenne son temps… S.D

Le bassin Vital, en période sèche.

Laissez le petit parking poussiéreux sans regret et lancez-vous sur le sentier qui s’enfonce dans une végétation dont l’exubérance s’efface rapidement pour laisser place à un univers où dominent les rochers, cailloux, galets et autres blocs de basalte. A la première bifurcation, prenez à main gauche, ce qui vous permettra d’effectuer la boucle dans le sens des aiguilles d’une montre, ce qui, de notre point de vue, est plus agréable, même si la montée est plutôt rude. Que ce soit pour reprendre son souffle ou admirer le paysage –il n’est pas interdit de faire les deux en même temps- on reste stupéfait par le travail titanesque réalisé en des temps immémoriaux, pour tracer un chemin dans ces blocs de rochers qui ont été façonnés, roulés, enchâssés, pour devenir un escalier qui monte, monte, au milieu d’une végétation rabougrie, brûlée de soleil. De temps à autre, des paliers offrent une vue panoramique sur Saint-Paul, l’Etang, et jusqu’au viaduc de la route des Tamarins. Après une trentaine de minutes

d’une rude montée, le sentier devient plus “ roulant ” pour déboucher sur un énorme bois rouge et quelques manguiers de belle taille. Restez sur le sentier principal, car en prenant à gauche, vous arriverez sur le quartier du Hangar. Le bassin Vital est tout près et se devine plus qu’il ne se voit. Il faut encore cheminer quelques minutes pour le découvrir totalement : une grande vasque posée au pied d’un imposant rempart, le tout dans un écrin de verdure qui détonne dans cet univers minéral et de broussailles séchées par le feu du soleil. Le bassin offre de multiples recoins propices à une pause casse-croute. Puis, poursuivez votre bonhomme de chemin en suivant le sentier qui monte, monte. Comptez un gros quart d’heure jusqu’à une bifurcation. Prenez à droite, dans le sens de la descente qui vous conduit au milieu des tamarins, puis, après quelques lacets, vous voilà à une nouvelle bifurcation : prenez à gauche pour revenir à votre point de départ sur le petit parking bordé par une grosse touffe de bambous. S.D

infos accès :

Depuis Savana ou la Grande Fontaine

Difficultés : Sentier très caillouteux

Précautions :

Prévoyez casquette, crème solaire, de quoi boire, de bonnes chaussures de marche.

Niveau :

Tous publics

durée : 2 heures (et plus si affinités)


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spécial Saint-Paul

Le Quotidien de La Réunion - Mardi 30 octobre 2018

Votre horoscope Bélier

le signe de la semaine

(21 mars au 20 avril)

Sagittaire

(23 novembre au 22 décembre)

L’atmosphère rassurante de votre foyer entretient chez vous un allant et un moral qui sauront résister aux petits tracas de la vie. Les conseils ou autres propositions seront appréciés avec justesse et vous saurez gérer avec souplesse votre comportement dans le domaine professionnel. Si la réalisation d’un projet s’avère délicate, vous ne céderez pas à la panique. Et vous aurez raison puisque de souriantes perspectives en découleront ! Cette période sera riche en couleurs, avec également des rencontres généreuses et des tas de petits plaisirs variés qui ensoleilleront votre vie.

Le climat s’annonce contrasté mais intéressant. L’instabilité régnant en maître, ne cherchez pas à bousculer qui que ce soit. Attention également à votre manque de tact qui peut provoquer des remous. Servez-vous de votre vivacité d’esprit. Faites preuve d’adaptabilité, d’autant que cette période vous ouvre des portes. Financièrement, tout semble tomber à pic pour renflouer votre compte en banque. Comptez sur la chance des jours prochains pour vous rendre un large sourire et mettre du beurre dans les épinards. Côté coeur, le bonheur est tranquille et plein de belles promesses.

Taureau

Capricorne

Le climat actuel vous donne le pouvoir d’aller au fond des choses, plus particulièrement de débusquer les forces négatives qui vous empoisonnent l’existence. Oust et bon débarras ! Parallèlement, vous n’hésitez pas à vivre des expériences de qualité, à acquérir des connaissances, à voyager aussi. Créatif, actif et très sérieux, vous saurez donner une nouvelle impulsion à vos projets ou à toutes sortes d’activités qui vous tiennent à cœur. Êtes-vous prêt à obtenir une reconnaissance, à décrocher un contrat, une promotion des plus envieuses ? Il serait temps de vous y préparer !

Des collaborations inattendues vous sont proposées. Prenez le temps d’y réfléchir. Sachez peser le pour et le contre avant de vous lancer. En laissant mûrir les choses, vous ne laisserez pas de place au regret. Au cœur de ce tourbillon de nouveautés, vous évoluerez tel un poisson dans l’eau. Comme il est bon de se sentir fort ! Les décisions prises, vous vous engagerez dans une voie nouvelle où vous aurez, là encore, la possibilité de marquer des points décisifs et d’imposer vos choix. Attendez-vous à être prochainement promu ! Il n’y a plus qu’à vous souhaiter bon vent !

(23 décembre au 19 janvier)

(21 avril au 20 mai)

gémeaux

Durant les jours à venir, vous saurez vous montrer persuasif. Personne ne contestera votre autorité et vous n’aurez aucun mal à vous faire obéïr. Profitez-en, cela risque de ne pas durer...

Gémeaux

Lion

Balance

Verseaux

Si vous avez à défendre une idée qui vous tient à coeur, rien ni personne ne vous fera changer d’avis. Vous saurez vous montrer percutant et plus persuasif que jamais. Si vous devez assimiler de nouvelles connaissances en participant, par exemple, à une formation, c’est le moment. Montrez-vous prudent, car vous vous heurterez à des contestations. Aussi, agissez en votre âme et conscience en vous posant les bonnes questions. Peut-être aurez-vous l’impression que votre image a perdu son impact et que vous vous devez de rétablir la situation au prix de quelques concessions…

Votre éloquence vous permet de trouver des appuis précieux. Ainsi conseillé, encouragé également par un entourage coopératif, vous pouvez vous lancer dans l’action, obtenir les moyens qu’il faut pour rebondir dans de nouvelles créations au sein d’une association. Côté sentiments, vous connaîtrez des satisfactions et ferez d’amicales rencontres. L’âme sœur pourrait bien vous prendre par la main et vous offrir son cœur. Les couples vivent dans la passion et la fougue. Pas de doutes ni d’humeurs changeantes pour venir perturber un ciel sans le moindre nuage.

Il est des périodes touchées par la grâce ! Et quand tout s’en mêle, c’est “ Le ” bonheur, le vrai ! En duo, les mariages flottent dans l’air. Une naissance pourrait également vous combler. En famille, et avec vos enfants, c’est l’harmonie parfaite, à savourer sans modération. Solo ? Charme, chance et inspiration s’additionnent. Et grâce à votre romantisme, vous voilà pris en flagrant délit de rêverie légère comme le prince charmant et la belle au bois dormant. Sachez que vous avez toutes les chances de faire la rencontre espérée. Joie et optimisme se sont abattus sur le signe.

Prévoyant, vous le serez de manière à vous mettre à l’abri des mauvaises surprises. Vous allez devenir spécialiste dans l’art et la manière de gérer votre budget. Un imprévu ? pas de panique, car vous avez vu la bise arriver. Vous gérez de main de maître vos finances. Vous n’êtes pas de ceux qui ne pourraient s’autoriser quelques petits plaisirs de peur de manquer. Vous voulez vivre une existence épanouie et vous faites bien ! La roue tourne dans le bon sens et vous vous sentez prêt à déplacer des montagnes. Tentez l’impossible ! Vous bénéficiez de bonnes influences !

Cancer

(22 juin au 22 juillet)

Vierge

(22 août au 23 septembre)

Scorpions

Poissons

Des blocages familiaux ou des ennuis fonciers, immobiliers vous gâchent la vie. Ces difficultés, peutêtre liées à votre partenaire ou à une personne incarnant l’autorité, risquent de vous mettre les nerfs à vif. Au lieu de ruer dans les brancards, relativisez et respectez une certaine discipline. Misez donc sur vos facultés de raisonnement et d’analyse pour mettre un peu d’ordre dans vos idées et mieux cerner vos interlocuteurs. Les problèmes seront alors bien plus simples à régler. Ainsi, vous retrouverez la paix et rebondirez, chassant d’un coup, d’un seul les désagréments sans doute occasionnés par des malentendus.

Si vous comptiez batifoler, c’est raté ! Vous avez à faire preuve de patience. Découvrez les vertus de la discipline et sachez jeter un regard plus objectif sur votre situation. N’hésitez pas non plus à entretenir des rapports plus posés avec votre entourage. Ecoutez-le avec attention ! Certes, des freins et des tensions vous attendent ! Et si de lourdes responsabilités doivent être assumées, elles vous donneront en contrepartie la possibilité de vous élever ou de faire aboutir les projets entrepris dernièrement. Bientôt, les valeurs familiales seront mises en relief et des profits seront possibles en affaires. Alors bon vent !

La compagnie de vos enfants vous passionnera et vous rassurera. Vous saurez les écouter et les comprendre. Ils sauront goûter ce temps que vous leur accorderez avec grand plaisir. En un mot, vous êtes en phase ! En duo, délicatesse et subtilité vous permettent d’engager des dialogues constructifs. D’heureux moments sont à venir et vous saurez les apprécier à leur juste valeur. Carpe diem, n’est-ce pas ? Il est des périodes où tout semble suspendu, où tout paraît léger et impalpable. Qu’il est doux d’apprécier ces moments de l’existence si rares, il faut bien le dire, puisque nous évoluons sans cesse dans un véritable tourbillon.

Il est temps de passer à la réalisation concrète de vos ambitions, à la mise en oeuvre pratique d’un plan d’action. Vous ne devez en aucun cas relâcher vos efforts, car un travail minutieux vous sera confié. Tant physiquement que psychiquement, vous bénéficierez d’une bonne endurance. Canalisez cette belle énergie et capitalisez-la pour qu’elle ne vous quitte pas. Vous irez tout droit vers la reconnaissance de vos talents. On vous demande de faire preuve de précision, d’esprit d’initiative et d’indépendance ? Qu’à cela ne tienne ! Vous êtes armé pour faire dorénavant cavalier seul ! Alors bonne route !

(21 mai au 21 juin)

(23 juillet au 22 août)

(23 septembre au 22 octobre)

(23 octobre au 22 novembre)

(20 janvier au 18 février)

(19 février au 20 mars)


spécial Saint-Paul

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Le Quotidien de La Réunion - Mardi 30 octobre 2018

jeux mots cases

MOTS F L É C H É S

MOTS FLÉCHÉS

Remplissez cette grille en y incorporant les mots de la liste ci-dessous :

T

- ABERRATION - APICULTEUR - ÉCOLÂTRES - TERTIAIRE - ATTENTAT - TIBÉTAIN - PARENTE RATÉES - LUETTE - ÉNIÈME - EMBOUT - TRAMS - CELÉE - BADIN - TALÉ - RÉEL - MÊME - IDÉE - ENT - ATE - UEL - NÉS - SET - ÈRE UNE - ÊTA - SA - EN - IC - TA - ES - NE - CI - UE - RN - MC - Partez de la lettre “T” pour vous aider

JEUX ENFANTS

Points à relier Que montre du doigt cet explorateur ? Pour le savoir, relie les points de 1 à 48.

l i g n e à l’ a u t r e Comment aller de KOINÈ à MANTA en changeant chaque fois une lettre du mot précédent tout en gardant l’ordre des lettres ?

K O

I

N

E

M A

N

T

A

mots carre Chaque ligne, colonne et carré contient les neuf lettres différentes de la grille. Recherchez d’abord les neuf lettres et placez-les dans la réglette. Cherchez logiquement l’emplacement de chaque lettre. La grille résolue, il apparaîtra dans les cases colorées un MOT MYSTÈRE. Ce mot correspond à la définition suivante : CLUBS POUR AMATEURS DE VOL

S

A

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B A

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Message codé

CHAQUE MARDI DANS

message code

RETROUVEZ LES

BONNES RECETTES PEI DE JOËTA Découvre ce message en remplaçant chacun des symboles par la lettre qu’il représente.


spécial Saint-Paul

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jeux

Mots MOTSfléchés FLÉCHÉS

O S

B

S

R

E

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B A E O S U R

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Mots carré l ’ o c é a n

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R é u n i o n

IS E.

C

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L

Mais outre l’ancienne demeure agréablement réaménagée, ce qui fait le caché du lieu, c’est évidemment son emplacement. De part sa destination initiale, cette bâtisse se devait de jouxter au maximum la plage et l’ancienne jetée. La terrasse, volontairement Pdépouillée o i n t sde atousrartifices, e l i e rvous permet donc de bénéficier d’une vue splendide sur la baie, la belle plage de sable

C

Pour vous aider, voici la définition : “Juxtaposition de phrases”

S

72728293

R

9 WXYZ W

A

8 T TUV

U

7S PQRS

STUC TARSIER TOME TORCHE TORSION TRUITE TYPE VITRE

L

6 MNO M

OUVERT PÂTRE PENTU PÉTRIN QUAI RADIUM RALENTI RECULER REPU RÉSINIER SAINT

C

5KL JK J

FANAL FORTUNE FOURMI IDÉE LACER MANETTE MARMITON MENDIER MINIME NORMALE OMIS

R E C A L E T C A P M O C A

S

4 GHI

ACTIVE AGRÉER BLÊMES CASTOR CHALET CHARDON CHIENNE CINQ CLÉMENCE COMPACT CRAVATE

E E A O N N I R T E P F S C

A

3 DEF

P M S M U I D A R T A O C T

R

2BCC ABC

U E T I T R E V U O T R H I

O

1

Grâce à la correspondance entre les chiffres et les lettres du clavier, trouvez le mot qui correspond au nombre cidessous :

F N O S N Y E A I E R T I V

E

72728293

O D R I E I P T T S E U E E

B

2

U I A A P R E E E N E N N A

POINTS À RELIER 1 : bulldozer POINTS À RELIER 2 : hippopotame

Pour vous aider, voici la définition : “ Boule noire ”.

R E L U C E R R O O T E N G

P L E E S S A I I N T E R F I L E U S E T O V E E R O RD S E

43643873

M R E Q N I C I A R T E E R

O I F T GAN E CO RO T A I C E RRAN T T O T OR I E U S EME T VORAC E RA S T U AB I ME L L E E F UR E ME U T A S SON S E S E RA T NORMA I T I E NAG R E NDR E T ROU T A URA MA S

9 WXYZ W

I T N I A S S S E M E L B E

C A OO L I NUME T R E RAR E E L I C C AR OB A UR E S P I NA MA S AM DO L E U RO T E R S E N F A

8 T TUV

N O T I M R A M L A N A F E

E D I EM I E N U N E

7S PQRS

I C I I O A O T E L A H C R

Mots casés

MNO M

M C U T S T E C N E M E L C

MESSAGE CODÉ : à son age, faire un double seau périlleux, c’est fou !

6

JK J KL

E N O D R A H C E H C R O T

ALPHANUMÉRIK 1 : GENIÈVRE ALPHANUMÉRIK 2 : parataxe MOT MYSTÈRE : CINÉASTES

5

GHI

ligne à l’autre : KOINÈ- MOINE- MOITEMONTE- MANTE- MANTA

4

3 DEF

U R A U T E E L E S E E E T S A

2BCC ABC

C U L T E I N I C E M B O C E L T A T A T A I R N E E S N T

1

Grâce à la correspondance entre les chiffres et les lettres du clavier, trouvez le mot qui correspond au nombre cidessous :

E N I E M E

43643873

Rayez dans la grille les mots de la liste pour découvrir le MOT MYSTÈRE dont voici la définition : IL LEUR ARRIVE DE MAL TOURNER (9 LETTRES)

L U E T T E

1

SOLUTION D E S J E U X P I A D R E E E N T T E R A M E S

mot mystEre

A B E R R A T I O N

alphanumérik

i n d i e n

1, rue Lislet-Geoffroy - 97490 Sainte-Clotilde Ce supplément gratuit “ Spécial Saint-Paul ” a été réalisé par le service Publicité du Quotidien. • Directrice de la publication Carole Chane-Ki-Chune • Régie publicitaire : 0262 92 15 12 mel : resa.regiepub@lequotidien.re • Prépresse et impression : Imprimerie SAFI ZI du chaudron 97490 Sainte-Clotilde

noir… et le nouveau débarcadère situé juste à côté. La mer, à une trentaine de mètres seulement, et les pécheurs nonchalants forment un tableau idyllique… encore magnifié ces derniers temps par le ballet quasi quotidien des baleines ! Pour vous permettre d’en profiter, le restaurant est ouvert 7j/7, de 10h à minuit.

Relie les points 1 à 32 pour découvrir le jeu de plage de notre petit ami.

1

Restaurant•St-Paul

Mais outre l’ancienne demeure agréablement réaménagée, ce qui fait le caché du lieu, c’est évidemment son emplacement. De part sa destination initiale, cette bâtisse se devait de jouxter au maximum la plage et l’ancienne jetée. La terrasse, volontairement dépouillée de tous artifices, vous permet donc de bénéficier d’une vue splendide sur la baie, la belle plage de sable

Classicisme oblige, le service se fait uniquement à la carte. Les plats sont certes relativement connus - cuisine métropolitaine ou créole - mais excellents et en majorité « fait maison ». Par exemple, Reynald Cappilati, associé et chef cuisinier, s’attache à réaliser lui même sa déjà fameuse « terrine fermière » avec des produits du cru achetés séparément et avec soin. Autre succès que nous avons gouté : les travers de porc au miel (un

noir… et le nouveau débarcadère situé juste à côté. La mer, à une trentaine de mètres seulement, et les pécheurs nonchalants forment un tableau idyllique… encore magnifié ces derniers temps par le ballet quasi quotidien des baleines ! Pour vous permettre d’en profiter, le restaurant est ouvert 7j/7, de 10h à minuit.

délice à seulement 16€). En tout cas, que ce soit pour les entrées, salades, viandes ou poissons, chacun trouvera son compte à La Capitainerie. Inscrit dans la continuité d’un réaménagement du front de mer Saint-Paulois espéré depuis longtemps, le restaurant La Capitainerie est une belle réussite. Logique me direz vous : avec un tel nom, il était important de montrer le bon cap.

Un Que montre du doigt cet explorateur ? Pour le savoir, relie les points de 1 à 48.

Classicisme oblige, le service se fait uniquement à la carte. Les plats sont certes relativement connus - cuisine métropolitaine ou créole - mais excellents et en majorité « fait maison 2 ». Par exemple, Reynald Cappilati, associé et chef cuisinier, s’attache à réaliser lui même sa déjà fameuse « terrine fermière » avec des produits du cru achetés séparément et avec soin. Autre succès que nous avons gouté : les travers de porc au miel (un

Nouveau

cap

délice à seulement 16€). En tout cas, que ce soit pour les entrées, salades, viandes ou poissons, chacun trouvera son compte à La Capitainerie. Inscrit dans la continuité d’un réaménagement du front de mer Saint-Paulois espéré depuis longtemps, le restaurant La Capitainerie est une belle réussite. La un Capitainerie offreimportant un service Logique me direz vous : avec tel nom, il était de montrer le uniquement à la carte. bon cap. Les plats sont certes relativement connus cuisine métropolitaine ou créole, mais excellents et en majorité « fait maison ». Inscrit dans la continuité d’un réaménagement du front de mer Saint-Paulois, la mer, à une trentaine de mètres seulement. 0uvert 7j/7, de 10h à minuit.

1 Quai Gilbert - St-Paul - Réservations :

0262 57 79 36


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Le reprĂŠsentant au juste prix !

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postmaster@meubladom.re

0262-930-960


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