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HIGH FIVE FESTIVAL

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DOSSIER SPÉCIAL

GAYLORD PEDRETTI

Rencontre avec le créateur et fondateur du High Five Festival.

SOSH BIG AIR

Une rampe de 42 mètres installée pour accueillir une compétition de ski freestyle hors du commun (Place des Romains).

Photo © Pierre Morel

LES TEMPS FORTS

Une programmation riche en évènements. Tout savoir sur cette édition du Festival.

La rentrée très classe du ski !

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epuis 2010, l’industrie du ski a les yeux rivés vers Annecy puisque le High Five festival lance la saison d’hiver en fanfare et en avant saison de surcroit. Il faut dire que chaque année, le public est de plus en plus nombreux à venir regarder les films de ski projeté dans les salles obscures du cinéma Pathé Annecy où se déroulent 50 avant premières en 3 jours. Au fil des années, ce festival s’est imposé comme l’événement international de référence mixant ski et 7ème art. Considéré comme le festival de Cannes du Ski, le High Five festival réunit les marques de l’industrie, les meilleurs skieurs du monde des disciplines freeride & freestyle, les producteurs de films de ski issus des 4 coins de la planète venant présenter leur « nouveau bébé » en avant première à un public chaque année plus nombreux. 5000 festivaliers en 2010, 28 000 festivaliers en 2015. Pour cette édition 2016, la thématique de l’école inspire l’organisation et ça se voit rien que sur l’aɝche du festival, entièrement réalisée au stylo bille.

AUTOUR DU FESTIVAL Ils mettent leur pierre à l’édifice


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ANNECY

L'ESSOR SAVOYARD - Annecy et sa région

Jeudi 29 septembre 2016

Gaylord Pedretti : « Ce festival est ouvert à tout le monde » Rencontre avec le créateur et fondateur du High Five Festival, Gaylord Pedretti. À 35 ans, l’Annécien d’adoption a su ancrer cet événement international dans l’ADN de la cité lacustre.

Qui es-tu Gaylord ? Difficile de résumer 35 ans d’âge en quelques mots, mais je dirais que je suis né à Serre Chevalier et que je suis un citoyen du monde qui a élu domicile à Annecy en 2007. Ça fait un peu contemplatif mais j’ajouterais que je suis un jeune vieux et un vieux jeune qui prend conscience qu’il réalise ses rêves d’enfants. C’est sans doute bête à dire, mais je suis heureux et j’essaye aux mieux de diffuser ma bonne humeur comme je peux. J’ai la chance d’exercer un métier qui me passionne et d’être entouré par des gens qui comprennent cette passion et qui participent à ces réalisations. Pourquoi avoir voulu organiser un tel festival ? Au début par fierté, parce que quand je suis arrivé en 2007 à Annecy, il n’a pas été simple de me faire une place professionnelle même si j’avais l’impression d’avoir des bagages professionnels. Je vis de mon métier depuis 2003 et concrètement depuis que j’ai 17 ans je fais de l’événementiel une passion donc oui, au début j’ai eu l’envie de prouver, de jouer à domicile, de montrer que j’étais capable. Mais pas seulement… Cette fierté, je l’ai laissée de côté. J’ai appris à faire les choses pour personne. Et puis je me suis concentré sur le projet, tout me disant qu’Annecy était le lieu idéal pour organiser un tel événement. J’ai été aux manettes du Mondial du Ski pendant 5 ans (2003 à 2007) et quand l’événement s’est arrêté aux 2 Alpes, j’ai eu l’envie de reprendre le flambeau à mon compte. Et d’ailleurs, j’ai réuni dans ce projet beaucoup de monde que j’avais croisé à cette époque. Et puis l’envie de créer quand tu fais ce métier, c’est assez naturel. Avant, ça s’appelait l’IF3. Pourquoi l’avoir transformé ? Si on a décidé d’arrêter de faire l’événement sous la licence IF3 c’est que justement notre âme de créateur au bureau était trop forte pour se laisser dicter une conduite. Au final, IF3 était une franchise et donc on ne pouvait pas faire ce qu’on voulait. On a souhaité stopper et créer notre propre festival. On dit souvent qu’on était la nounou de l’IF3 et que maintenant on est les parents du High Five. On fait grandir notre événement comme on veut… La liberté c’est très important pour moi. À qui ce festival s’adresse ? Aux passionnés de ski en premier lieu, mais on tend à l’ouvrir à tous. Pas besoin de savoir faire du ski pour profiter de l’événement. Les films s’adressent à un public large, et on a justement développé des activités pour attirer plus de monde et des gens pas forcément fans de ski. On veut que ça soit aussi transgénérationnel, une fête populaire. C’est le premier événement de ski de l’hiver. On s’amuse à dire que le High Five permet aux gens de passer à l’heure d’hiver. Comment faire pour que les Annéciens y prennent toute leur part ? Je pense qu’Annecy est une ville tournée vers les montagnes, entourée de beaux domaines. Donc il y a un public conquis assez facilement. Puis, il y a ce que l’on met dans le programme. On s’attelle à proposer des choses payantes (les séances au cinéma) et des animations gratuites. L’accès à la compétition du Sosh Big Air sera par exemple gratuit et la finale sera en

direct sur l’Equipe 21 (chaîne gratuite de la TNT). Je trouve les annéciens très généreux et même s’il y a des râleurs, on reçoit beaucoup de soutien et d’encouragement des habitants, des commerçants… Annecy c’est une ville à taille humaine et c’est une dimension qui est importante. Je pense qu’il faut avoir une démarche sincère et authentique pour fédérer. En plus les gens savent qu’on organise l’événement sans l’aide de subvention et qu’on se débrouille en trouvant le financement par des sponsors privé. Qui travaille à tes côtés ? J’ai la chance d’être très bien entouré. Depuis peu, j’ai deux associés qui sont venus mettre au service du festival leurs compétences. Raf et Aïssaim, qui ont une expérience et un réseau reconnu à l’international. Et j’ai Hadrien, Morgane et Rémi qui travaillent à mes côtés toute l’année et ce, depuis longtemps. À force, ils savent comprendre ce qui se trame dans ma tête et réalisent mes folies en vrai. Enfin, depuis peu, il y a Hervé, Marion et David qui ont rejoint l’équipe. Il y a aussi Moris, Fafa & Laurent qui sont des copains de lycée avec qui je suis resté proche et ils travaillent à distance sur les vidéos, site web, graphisme… C’est important pour moi d’être entouré de personnes qui ont confiance en moi et en qui j’ai confiance. Sur l’événement on a aussi beaucoup de travailleurs indépendants (de 18 à 55 ans) qu’on intègre pour composer le staff. C’est une grande famille et j’adore ces moments qui mélangent stress et entraide humaine. Comment faire pour se renouveler chaque année ? Il faut être curieux, créatif, à l’écoute et ne se fixer aucune limite. J’aime bien faire ce qui n’a pas été fait. J’aime étonné, mettre des détails, cacher des messages, amuser les gens… Aujourd’hui, ce festival a 6 ans. Quel regard portes-tu sur les débuts et surtout sur ce qu’il est devenu ?

Il va bientôt avoir 7 ans ! L’âge de raison... Mais je ne réalise pas toujours. On fait ça avec tellement de passion et d’énergie qu’on vit tout intensément. De la réalisation à la préparation. C’est sûr que je vois et me rends compte que l’événement grandit et qu’on évolue. Après je suis tellement exigeant, que je trouve qu’on peut toujours mieux faire, mais chaque année, c’est avec beaucoup d’émotion que je déambule sur l’événement. C’est-à-dire ? Voir autant de monde qui attend ça avec impatience, c’est incroyable. Ça me touche, me donne une telle énergie. Dans les moments durs de la préparation, quand c’est tentant d’abandonner face aux obstacles, je repense à ces adultes et enfants souriant sur le festival et je me dis que plus jeune j’aurai été le client de ce festival. J’aurais adoré aller à un festival comme ça. Et mes parents sont là chaque année et comme je n’étais pas brillant à l’école et qu’on ne misait pas cher de ma peau au niveau professionnel, je suis content de leur montrer qu’ils ont eu raison de ne pas s’inquiéter pour moi et de m’avoir laissé être rêveur même quand l’Éducation nationale cherchait à me réveiller violemment.

UN FESTIVAL QUI VA S’AGRANDIR « En quelques années, on a su imposer cet événement comme incontournable pour l’industrie du ski, mais il y a encore de quoi faire et des évolutions à apporter. Il faut qu’on arrive à trouver plus de financement car le nerf de la guerre est bien là. On n’a pas toujours le pétrole, mais on a les idées… et l’envie. Mais on veut y aller étape par étape et pour le moment, on souhaite simplement conserver l’ambiance bon enfant qui règne depuis le début. »

Sosh Big Air : une rampe de 42 mètres place des Romains

Dès le 19 septembre, le montage a débuté place des Romains. Une rampe de 42 mètres a été ainsi installée pour accueillir un rendez-vous hors du commun: le Sosh Big Air

Kesako? Le High Five Festival accueillera festival accueillera la première édition du Sosh Big Air, le 30 septembre et le 1er octobre. Cette compétition unique, ouverte au public, réunira les 20 skieurs mondiaux les plus doués et créatifs de leur génération, parmi lesquels des champions Olympiques, des champions du monde et des médaillés des X-Games. Vendredi 30 (rendez-vous dès 15 heures), trois skieurs vont obtenir leur qualification pour les phases finales du samedi 1er (dès 15h15) et rejoindront ainsi les 17 skieurs de l’Invitational. Clairement les meilleurs skieurs au monde seront présents dont 3 français : Kevin Rolland (médaillé de bronze aux J.O de Sochi), Joffrey Pollet Villard (vice champion du monde 2015) et Quentin Ladame (membre de l’équipe de france de slopestyle).

Une structure de 42 mètres Pour s’affronter, les athlètes devront montrer leur talent sur une rampe de 42 mètres. De quoi épater le public! « Cette structure, c’est un travail de titan et ça donnera lieu à une compétition à laquelle le public pour assister gratuitement. Ça fait des années que le festival montre des images de ski au cinéma, là on passe à un autre niveau. Des skieurs s’affronteront sur une compétition où le freestyle sera à l’honneur », commente Gaylord Pedretti. Les meilleurs, précise le fondateur du High Five Festival, « dont le champion olympique David Wise, des champions du monde… Bref, ça va être un sacré spectacle qui devrait plaire aux connaisseurs comme aux parfaits novices ». Les meilleurs du freeski s’a΍ronteront sur cette structure de 42 m.

Lancez les paris ! En plus de pouvoir assister en vrai au Sosh Big Air ou de suivre la compétition sur le LIVE en ligne ou depuis son téléviseur (sur l’Équipe, la chaîne 21 de la TNT), les organisateurs proposeront de parier sur les résultats. Des paris « bon enfant », car gratuits. De nombreux lots à la clé pour ceux dont les pronostics seront justes ou le plus près de la réalité : paires de ski, forfaits, masques, smartphones… Tout le monde pourra tenter sa chance. Pour parier : www.soshbigair.com

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ANNECY

Jeudi 29 septembre 2016

Les temps forts de ces trois jours Du cinéma Au Pathé Gaumont d’Annecy, entre le vendredi 30 septembre et le dimanche 2 octobre, ce seront 53 films à l’affiche dont 27 avant-premières mondiales, 8 européennes, 10 françaises et 4 tour-stops. Ce seront aussi 48 films de ski avec aussi bien du freeride en pente raide, du pur freeride, de la freerando, du freestyle backcountry, du freestyle en snowpark, de l’urbain… Mais encore ? 3 films de snowboard dont le film très attendu « The Fourth Phase » de Travis Rice. Au total, 1308 minutes de films seront projetées sur les grands écrans des 4 salles du cinéma Pathé. Et 9 pays représentés parmi les productions sélectionnées (République Tchèque, Suisse, Autriche, Allemagne, France, Canada, Suède, USA, Norvège). Programmer un tel événement, c’est un travail de longue haleine. Les films à l’affiche sont à 90% des avant-premières, donc les organisateurs démarchent toute l’année précédente les producteurs issus des quatre coins du globe. « Avec les années ils nous font confiance et d’ailleurs on a chaque année plus d’exclusivités et beaucoup d’avantpremières mondiales. Après, on essaye toujours d’étonner, d’évoluer et d’être en avance sur les autres événements de ski donc ça demande beaucoup de travail et on se gratte souvent la tête pour créer l’étonnement », commente Gaylord Pedretti. Conseil : allez faire un tour sur www.highfive-festival.com pour connaître toute la programmation et voir les bandes annonces des films à l’affiche. Un chapiteau Comme pour chaque édition, un chapiteau prendra place sur la place François-de-Menthon (en face de Courier) avec plus de 45 marques qui viendront présenter leurs collections 2017 (accès gratuit).

Le plein d’animations Il y aura également des trampolines disponibles pour les jeunes avec l’espace Volkl Playground, un restaurant éphémère au sein du Del Arte, des soirées au Bowl et au Pop Plage et le Sosh Big Air sur la place des Romains, des séances de dédicaces…

Comment profiter du festival ?

Photo © David Malacrida

Le public pourra profiter de nombreuses projections de films au Pathé-Gaumont d’Annecy.

Toute la programmation: www.highfive-festival.com

Comment suivre l’événement ? 4 possibilités :

Le système de billetterie s’est adapté aux nouveaux modes de consommation. Les organisateurs ont donc mis en place l’e-billet. Il sera possible d’imprimer ses billets de chez soi ou conserver le fichier « PDF » sur votre smartphone! Une fois la commande effectuée, plus besoin de refaire la queue pour récupérer ses billets. Il faut compter 10 € pour assister à une séance de 3-4 films (pop corn offert). Une billetterie sera installée sur place, sur le parvis du Cinéma Pathé Annecy, donnant ainsi la possibilité d’acheter sur place des billets aux horaires indiqués ci-dessous. Les caisses du High Five seront ouvertes le :

1. RDV Place des Romains à Annecy. L’accès au site est gratuit. (Places limitées) 2. En ligne, sur le site officiel et la chaîne l’Equipe. Le tout commenté par 2 experts, Nico Zacek & Laurent Favre. Les qualifications et demi-finales sur : soshbigair.com et la finale sur : www.lequipe.fr/lachainelequipe 3. Retransmission TV en direct sur la chaîne l’Equipe (chaîne 21 de la TNT) le samedi 1er octobre de 18h30 à 20h30. 4. Centre Ville d’Annecy (devant le centre commercial Courrier) via des écrants géants mis à disposition dans le cadre du High Five Festival, le Festival International du Ski qui se déroule en parallèle du Sosh Big Air.

PROGRAMME

Jeudi 29 septembre de 17h à 20h Vendredi 30 septembre de 13h à 20h30 Samedi 1er octobre de 9h30 à 21h30 Dimanche 2 octobre de 9h30 à 20h Possibilité à ces caisses d’acheter ses places pour les projections au cinéma et ses entrées pour les soirées du festival. Côté soirées, le festival attire de nombreux artistes avec cette année notamment The Hacker, Louisahhhh, Kosme, 9’OClock, Myth Syzer… qui feront le déplacement.

SAMEDI 1ER OCTOBRE 2016

Annecy - Place des Romains

GRATUIT VENDREDI 30 SEPTEMBRE 2016 13H : Ouverture des portes et début d’entrainement de la phase de qualifications 15H : Début des qualifications - Wildcard 17H : Fin des qualifications - Wildcard

14H30 : Ouverture des portes et début d’entrainement 15H15 : Début des demi-finales 17H30 : Fin des demi-finales - Pause 18H30 : Début de la finale 20H15 : Remise des prix

La neige du Sosh Big Air, parlons en. Polar Europe, l’expert de la fabrication de neige en ville La neige est directement fabriquée sur place par Polar Europe, une société spécialisée qui développe un savoir-faire dans la production de neige qui ne nécessite pas des températures basses en extérieur. Depuis 20 ans, cette société hollandaise produit de la neige véritable pour les plus grandes compétitions de ski en ville. Ils collaborent, entre autres, avec la Fédération Internationale de Ski pour fabriquer de la neige sur des coupes du monde dans des villes comme Stockholm. Ils sont aussi référents pour l’épreuve de big air des X Games à Oslo et pour le Freestyle.ch à Zürich. Leur expertise s’étend aux tournages de films. Leur spécificité réside dans un système de production de neige extrêmement rapide et dans leur certification « eco-friendly ». http://polareurope.com

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Et après ? Au terme de l’événement, la neige sera retirée de la structure et étalée sur la place des Romains pendant que les équipes démonteront les échafaudages. En 4 jours, elle va fondre naturellement au soleil et va ainsi rejoindre les eaux usées de la ville. Comme il n’y a aucun additif chimique dans la neige, l’eau va pouvoir servir à la Ville pour l’arrosage des jardins publics ou le nettoyage des rues.

Le procédé Dans un premier temps de l’eau est mélangée à de l’air compressé dans une machine. Cette eau sous pression part dans une deuxième machine où de l’azote liquide est propulsée à – 196 degrés. Le mélange est ensuite envoyé dans de grandes tentes jusqu’à former des blocs de neige qui sont ensuite acheminés sur la structure, puis étalés à la pelle et avec une petite dameuse appelée « Rabbit 3 » qu’on utilise normalement pour le ski de fond. 500 tonnes d’azote sont nécessaires à l’opération, stockées et transportées par une entreprise française, Air Products, située prés de Lyon. L’eau elle, provient du réseau d’eau de la ville d’Annecy. Au final, 1500 mètres cubes de neige seront produits en 3 jours pour le Sosh Big Air. C’est ce qui est produit par une turbine à neige pendant 11 heures en station de ski en plein hiver.

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FINALE

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ANNECY

Ils mettent leur pierre à l’édifice Le Sosh Big Air et le High Five Festival fédèrent audelà de la communauté des riders. De nombreuses entreprises locales se sont mobilisées autour de l’événement. Ils sont nombreux les acteurs économiques à se mobiliser pour la tenue de cette première édition. Des entreprises qui donnent en temps humain ou en moyens matériels pour assurer le succès de la manifestation. Palfinger, Secamat/Isermat, Coficiel, Provence Dauphine ou encore l’Ipac, Sibra, SMTK, les Cloches Paccard mais aussi Excoffier et Bloc Titan. Le spécialiste de la manutention, SE Levage, a également voulu jouer le jeu. L’entreprise basée à Frangy entend ainsi mettre son expertise au service des organisateurs. Rencontre avec son dirigeant, Eric Salvi. La mobilisation des PME autour du Sosh Big Air est impressionnante, comment l’expliquez-vous ? Je crois que c’est à la hauteur des enjeux pour l’attractivité du territoire et le rayonnement d’Annecy. C’est important que des entreprises se greffent à cet événement. Encore plus aujourd’hui dans un contexte économique difficile. Les entrepreneurs locaux sont au service d’une manifestation créée ici par des gens du cru. Je vous avoue que je connais pas très bien ce milieu mais je suis beaucoup le ski de bosses à la télévision et je trouve que la nouvelle génération a beaucoup de mérite en se lançant dans ce type de discipline.

Jeudi 29 septembre 2016

récemment participé à la mise à l’eau de la barque « La Savoie » à Thonon. Nos missions sont très variées puisque nous intervenons également dans le transport et le montage de télésiège en montagne. Pour l’anecdote, SE Levage a même fait du cinéma en 1997 ! Nous avons participé au tournage d’un James Bond intitulé « Le monde ne meurt jamais ». L’équipe de production avait besoin d’une grue pour tourner des scènes de cascade à Chamonix. Une chouette expérience ! L’événementiel n’est évidemment pas votre coeur de métier, quelle est votre actualité dans les prochains mois ? Nous continuons l’aventure de ma société fondée il y a plus de 20 ans à Frangy. Je suis très heureux que mes 2 enfants soient rentrés dans l’entreprise il y a quelques mois. Aujourd’hui, notre équipe se compose de 80 personnes et nous avons de grandes ambitions pour la suite. Nous aimerions nous ancrer davantage en Suisse et sur la partie Est de la France. ARNAUD JAMET

Qu’allez vous apporter aux organisateurs du Sosh Big Air ? L’organisation est venue nous voir et nous avons tout de suite proposé nos services car nous savons faire ce type d’opération spéciale. Nous allons mobiliser une grue de 60 mètres de flèches afin d’assurer le montage et le démontage de la structure. Nous allons affecter également 3 camions pour le transport des modules en préfabriqué. Cela représente 6 jours de travail et 4 salariés détachés pour la manifestation. Votre savoir-faire a sans doute beaucoup compté dans la balance, aviez-vous déjà par le passé participé à de tels événements ? Pas du tout (rires) ! C’est une première pour nous. En réalité nous travaillons plutôt pour l’industrie ou le bâtiment. Là aussi les chiffres sont impressionnants. Par le passé, nous avons par exemple transporté un pont de 90 tonnes à Cognin pour le compte de la SCNF. On a aussi

Eric Salvi , dirigeant de SE Levage, un savoir-faire local au service de cette manifestation.

Plaque en bois, barres métalliques, barrières, il est impossible de compter tout ce que la grue aura porté durant quelques jours, mais facile d’imaginer qu’elle aura apportée.

L’IPAC, acteur engagé dans l’économie locale du bassin annécien Au-delà de son implication dans l’organisation du Sosh Big Air, l’établissement d’enseignement supérieur est avant tout une école de commerce. On y forme chaque année des centaines de professionnels qui contribuent à l’essor économique de la région. Les talents de demain sont entre de bonnes mains... L’IPAC a vu le jour en 1984 sur les 2 Savoies. Implantée à Annecy, Albertville, Chambéry et Ville La Grand, l’école propose de multiples formations post bac et prépas de Bac +2 à Bac +5. Elle est spécialisée dans les domaines du commerce, du management, du marketing ou encore de la communication web et de l’entrepreneuriat et dispose même d’un département de formation dédiée au santé social... Au total, 1800 étudiants fréquentent ses 4 campus. « Nos formations sont pour la plupart en alternance. C’est par le biais de cette expérience en entreprise qu’ils vont acquérir les compétences clés recherchées par les recruteurs », explique Julie Arbeit, directrice développement et communication de l’établissement. Pour ceux, qui « se cherchent encore », et qui optent pour une formation en initiale, l’école propose une formule en immersion professionnelle progressive avec un système de missions professionnelles et de stage. Et pour le coup, ces élèves ne chôment pas ! L’école a noué des liens très étroits avec de nombreuses sociétés du bassin annécien. Ce qui permet chaque année d’envoyer plusieurs dizaines d’étudiants en mission ou stage chez Société Générale, à l’UCPA ou même chez Oakley. Des jeunes pousses qui sont aussi associées à différents événements comme le High Five, bien sûr, mais aussi le Rock On Snowboard Tour ou le Festival Pharaonic. Sur le High Five justement, la collaboration s’est faite tout naturellement. « Nos étudiants sont le public de ce type de manifestation. Quoi de mieux que de les impliquer sur le terrain dans le cadre d’un événement qui les fait rêver ! » Ils ne sont plus simples spectateurs mais deviennent acteurs et vont ainsi acquérir une première expérience professionnelle. C’est pour eux l’occasion idéale également de développer un réseau.

« Choisissez un travail que vous aimez et vous n’aurez pas à travailler un seul jour de votre vie » rappelle malicieusement Julie Arbeit. Et cette année à l’occasion du High Five Festival et du Sosh Big Air, une centaine d’étudiants de l’IPAC sont mobilisés. « Ils font de l’accueil mais aussi de l’animation, de la logistique, des études de marché ou encore du tractage. » C’est une ressource supplémentaire bienvenue pour les organisateurs et c’est un partenariat encore plus intéressant pour les bénévoles. « Cela leur apporte une première ligne sur leur cv et la notion de travail d’équipe. Ils vont rencontrer tous les acteurs majeurs de l’industrie Outdoor. Ils vont apprendre sur le terrain. Les plus malins et les plus bosseurs se feront forcément repérer ! » Photo © fou d’images

Les étudiants de l’Ipac prêtent main forte chaque année au High Five Festival. (Photo de droite) Julie Arbeit, directrice développement et communication de l’établissement.

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