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Le Décolletage & Industrie n°247

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No 247 - Janvier-Février 2016 - 5 euros

Simodec 2016: Bienvenue dans l’industrie 4.0 ...........................................3 à 30 ● Dossier Interview de Philippe Carrier, président de Rochexpo .......................8

Les temps forts du Simodec ........................10 Smile, un salon dans le salon .................................12 Interview de Jérôme Akmouche, directeur du SNDEC ....................14 à 16 Interview de Christian Heison, vice-président du Département ...18 et 19 Le décolletage dans le monde .....................20 à 26 Les échos de la vallée de l’Arve L’impression 3D débarque dans la vallée de l’Arve ......................48 à 50 ●

Les 10 ans du pôle Mont-Blanc Industries

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Dossier Simodec 2016 ............... 6 à 47

Swiss .................................................. 28 et 29 L’huile de coupe Blaser au service d’Ugitech ..... 30 La Swiss DT 13 de Tornos en avant-première mondiale .................................................... 32 à 34 Bucci Industries dévoile une innovation dans le contrôle de la rectitude de barres .................. 36 KastoVerto A2 : une scie universelle et flexible en production ...................................... 38 et 39 Restez au frais avec le système de refroidissement ACS ............................................................. 40 Nouvelle technologie de revêtement chez Tungaloy

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Le carburier Horn fait de plein de nouveautés

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Nouvelles plaquettes en céramique sialon Secomax de Seco ......................................................... 46 Sept machines Doosan sur le stand Orba Tech ... 47

Echos de la vallée

Interview de Philippe Carrier, président de Rochexpo ................................................... 8 Les temps forts du salon ................................. 10 Les conférences .............................................. 11 Le salon Smile au cœur du Simodec ................. 12 Interview de Jérôme Akmouche, directeur du Syndicat national du décolletage ......... 14 à 16 Interview de Christian Heison, vice-président du conseil départemental de la Haute-Savoie

........................................................... 18 et 19 Le décolletage dans le monde .................. 20 à 26 Gagner en productivité avec les logiciels Mastercam

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L’industrie du décolletage prend le cap de l’impression 3D ................................................. 48 à 50 Interview de Sandrine Jacob, directrice de l’agence Pôle emploi de Cluses .................................... 52 En dix ans, le pôle de compétitivité Mont-Blanc Industries a révolutionné le décolletage ............... 54

Outils coupants Euromac sort un nouvel alésoir à trou d’huile et à sorties latérales ........................................ 55 Dixi Polytool fête cette année ses 70 ans ............ 56

Au calendrier Siams, un salon suisse au cœur d’une région industrielle et innovante ......................................... 57


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DOSSIER

Le salon de la machine-outil met cap sur le futur

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Dans ce dossier que nous consacrons à ce rendez-vous phare des décolleteurs, le pré-

sident de Rochexpo, Philippe Carrier revient sur les particularités de cette édition 2016, alors que Christian Heison, vice-président du département de la Haute-Savoie chargé de l’économie, abordera les perspectives de l’assemblée départementale, qui transmettra en 2017 sa compétence en matière d’économie à la nouvelle région Auvergne – Rhône-Alpes. Dans un large entretien, le directeur du Syndicat national du décolletage, Jérôme Akmouche, reconnaît qu’il y a une véritable amélioration de l’environnement des affaires et du climat des investissements, malgré un contexte de charges fiscales qui continue de pénaliser les décolleteurs. JÉRÔME MEYRAND

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e Salon international de la machine-outil de décolletage (Simodec) va ouvrir ses portes au parc des expositions de La Roche-sur-Foron, du 8 au 11 mars. Créé en 1954, le Simodec est un véritable concentré de compétitivité et d’innovation sur un espace de 22 000 m2, où les organisateurs, la société Rochexpo, n’attendent pas moins de 265 exposants français et étrangers, et près de 17 000 visiteurs. Pour cette biennale, l’industrie 4.0 sera au cœur du salon, avec la présence d’un village sur la fabrication additive et des conférences sur l’usine du futur.

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PHILIPPE CARRIER, PRÉSIDENT DE ROCHEXPO

« Le Simodec, un livre ouvert sur l’innovation en usinage » ment mis en valeur sur un espace dédié sur le salon.

Entretien avec le président de la société organisatrice du Salon international de la machine-outil de décolletage.

Contrairement aux grandmesses internationales ou généralistes, le Simodec est un salon spécialisé offrant l’opportunité de promouvoir des produits auprès de visiteurs très ciblés, un atout que vous partagez et défendez ?

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uel bilan tirez-vous de l’édition 2014 ? Le Simodec 2014 a accueilli 265 exposants venus de dix pays (500 marques) et plus de 16 400 visiteurs sur les quatre jours d’événements. Véritable baromètre de tendances, les résultats de cette édition 2014 ont confirmé les signes de reprise économique. Plus important encore, à l’aube de 2016, grâce à la mobilisation collective et au dynamisme des entreprises, les indicateurs sont aujourd’hui positifs et optimistes et tout semble indiquer que l’édition 2016 sera des plus prometteuses. Quelle sera la particularité de ce Simodec 2016 ? Chaque édition du Simodec est unique et celle de 2016 le sera tout autant. Notre équipe, appuyée par nos différents partenaires, a placé l’industrie du futur et l’innovation comme fers de lance de ce nouveau millésime, en s’appuyant sur quatre piliers incontournables : l’innovation, l’international, les femmes, l’emploi et la formation. Au-delà de notre programme de conférences, cette édition 2016 sera marquée par un nombre d’exposants en progression : à ce jour, 267 exposants sont confirmés, dont 78 nouveaux et 33 internationaux venant d’Allemagne, de Suisse, d’Italie, d’Inde, de Suède, et de Grande-Bretagne. Comment est née l’idée de monter un village des fabrications additives et pourquoi avoir choisi cette technologie ? Depuis toujours, le Simodec se veut un livre ouvert sur l’innovation dans le domaine de l’usinage

Le Simodec jouit de quatre qualités qui le rendent unique en son genre : il est professionnel, spécialisé, international et convivial. Suite à la crise économique de 2008, bon nombre d’entreprises ont redéfini leur stratégie marketing et de rayonnement et se sont recentrées sur leur cœur de métier. Les salons spécialisés permettent de découvrir les besoins des marchés prioritaires mais également d’analyser et de tester des produits et services très rapidement. Philippe Carrier.

© Studio Thierry Genand

et des industries connexes. Grâce à nos partenaires, nous restons à l’affût des dernières nouveautés en matière de procédés et de technologies. De plus en plus présente dans les processus de conception et de production, la fabrication additive est un facteur, un vecteur d’innovation et présente de nombreux avantages qui peuvent venir compléter la chaîne de production en usinage, notamment pour fabriquer des prototypes, des pièces uniques ou encore des petites séries. L’intégration d’un village “Fabrication additive” était une évidence, d’autant plus que nous pouvons compter sur la présence de différents acteurs du domaine dont le FabLab d’Annecy. Si, pour une entreprise, exposer sur un salon nécessite un investissement lourd sachant qu’elle peut avoir du mal à évaluer les retombées, quels profits peut-elle générer ? Les entreprises viennent exposer sur les salons professionnels

avant tout pour prospecter et recruter de nouveaux clients, mais également pour entretenir leur réseau de clients et confirmer leur présence sur le marché. Une récente étude réalisée par Unimev a révélé que, dans le cadre d’un salon professionnel, le retour sur investissement pour une entreprise est de deux pendant la manifestation et jusqu’à dix entre trois et dix mois après. Comment seront valorisées les différentes innovations qui seront dévoilées sur le salon ? Les Trophées de l’innovation du Simodec sont reconduits pour une troisième édition. Ces trophées visent à mettre à l’honneur le savoir-faire des exposants, leur audace, leur ingéniosité et leur capacité d’innovation dans cinq catégories : machines-outils, outils coupants et outillage, métrologie et contrôle, équipements périphériques et automatisation, service à l’industrie 4.0 et logiciels. Les nominés et lauréats seront notam-

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Smile et Simodec se dérouleront en même temps et sous le même toit. Quelles synergies pouvons-nous attendre de ces deux salons ? Ancré au cœur de l’actualité industrielle et conscient des enjeux de recrutement le Simodec a souhaité cette année mettre en place un village “Emploi & formation”. Dans le prolongement du Smile et du programme Talents 2020 pilotés par le SNDEC, ce village permettra aux exposants et aux visiteurs de rencontrer les acteurs clés territoriaux du domaine : Pôle Emploi, Alpège, Cetim-CTDEC, Thésame, sans oublier différents acteurs de la formation initiale et universitaire, ainsi que plusieurs agences de recrutement et de placement. De plus, le vendredi 11 mars sera placé sous le thème de l’emploi et de la formation, avec une conférence sur les métiers de demain suivi d’un job dating. PROPOS RECUEILLIS PAR JÉRÔME MEYRAND


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LES TEMPS FORTS

L’industrie du futur au cœur du salon de la machine-outil C’est à La Roche-surForon que les fournisseurs d’équipements de production des décolleteurs se donneront rendez-vous du 8 au 11 mars au Simodec, où plusieurs temps forts marqueront cette édition 2016. rois temps forts marqueront le Salon international de la machine-outil de décolletage (Simodec), qui se tiendra au parc des expositions de La Roche-sur-Foron, du 8 au 11 mars. Organisé par Rochexpo, à travers l’association Foire de la Haute-Savoie Mont-Blanc, présidée par Philippe Carrier, ce rendez-vous incontournable des décolleteurs proposera un village de la fabrication additive, réalisé avec le concours d’une dizaine d’exposants, parmi lesquels le collectif mené par le FabLab 74, créé à l’initiative du Rotary Annecy afin de faire découvrir l’impression 3D aux habitants et aux acteurs économiques de la région. Mercredi 9 mars sera placé sous le thème de l’industrie du futur. « Qu’on l’appelle entreprise du futur ou industrie 4.0, l’évolution profonde de l’industrie manufacturière, avec l’arrivée massive du numérique, révolutionne les moyens de produire et les relations avec les clients et les fournisseurs, décrivent les organisateurs du salon. Même si la technologie est indispensable, la réussite de l’entreprise du futur passe aussi par les hommes et les femmes de l’entreprise. Cette journée pragmatique vise à fournir des clés de réussite à adapter dans sa PME. » Ainsi, les visiteurs pourront assister à une table ronde sur le déploiement de l’industrie du futur.

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Simodec, la salon international de la machine-outil de décolletage sera lancé le mardi 8 mars au parc des expositions de La Roche-sur-Foron.

Il sera aussi question de se préparer à cette révolution industrielle, de la place de l’homme au cœur de l’entreprise à la prise de décisions au bon niveau. L’optimisation des compétences figure également au programme des conférences. Il y aura de nombreux témoignages d’industriels sur les apports de méthodes simples à mettre en œuvre pour favoriser la productivité, la qualité et l’intérêt des postes de travail. Un large volet sera consacré à l’usinage de demain et à la robotique. On parlera bien sûr de fabrication additive. La conception et industrialisation avec des « technologies propres, sûres et sobres » clôturera ce cycle de conférences dédié à la modernisa-

tion de l’appareil productif, et animé par le Cetim, le Cetim-CT-

INFOS PRATIQUES Le Salon international de la machine-outil de décolletage (Simodec) se tiendra au parc des expositions de La Roche-sur-Foron, du 8 au 11 mars. Horaires d’ouverture : Mardi 8 mars : de 9 heures à 18h30 Mercredi 9 mars : de 9 heures à 18h30 Jeudi 10 mars : de 9 heures à 22 heures Vendredi 11 mars : de 9 à 18 heures. Site Internet : www.salon-simodec.com Organisation : association Foire Exposition de la Haute-Savoie Mont-Blanc. Tél. : 04 50 03 03 37 E-mail : info@rochexpo.com

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DEC, Thésame et le pôle de compétitivité Mont-Blanc Industries. Enfin, les Trophées de l’innovation seront remis le 9 mars. « Une occasion unique pour les exposants de faire valoir leur audace, leur inventivité, et leurs avancées technologiques », affirme Rochexpo, la société qui gère le parc des expositions et organise les événements. Ces trophées, créés lors du Simodec 2012, ont pour but de récompenser les produits, services et/ou concepts innovants du secteur de la machine-outil et du décolletage, et de valoriser, auprès des donneurs d’ordre, les exposants aux performances et atouts les plus remarquables de cette biennale. JÉRÔME MEYRAND


SIMODEC PROGRAMME DES CONFERENCES Journée inaugurale avec pour thème les Femmes et l’Industrie. 9h30 : 10 ans des pôles de compétitivité Mont-Blanc industries et Plastipolis. Présentation de l’alliance stratégique en présence d’Etienne Piot, président de Mont-Blanc Industries et Daniel Goujon, président de Plastipolis. 15 h : Table ronde Qui sont les industrieELLES ? Métiers, parcours, motivations, passions de femmes exceptionnELLES. Une table ronde organisée par le Club des entreprises de l’université savoie Mont Blanc, en collaboration avec Formasup pays de Savoie, Tétras et ITII.

Mercredi 9 mars Thème : l’industrie du futur. Décolletage et industrie du futur, un programme animé par le Cetim, le Cetim-Ctdec, Thésame et le pôle Mont-Blanc Industries. 10h30-12 h : table ronde Le déploiement de l’industrie du futur, animée par Cécile Dechand et Franck Duc, de Thésame. 14 h-14h30 : l’usinage du futur, anticiper l’évolution des marchés et gagner en compétitivité. Les innovations développées par le Cetim-Ctdec : Usitronic par Geneviève Legrand et Roger Busi – Cetim-Ctdec et témoignage de la société Pernat Emile. 14h30-15 h : la robotique dans l’usine du futur en usinage et décolletage, avec Olivier Sciascia, du Cetim-Ctdec et le témoignage de la société Claret. 15h-15h30 : fabrication additive, avec Stéphane Maniglier, du Cetim-Ctdec. 15h30-16 h : compétitivité durable produit-process, concevoir et industrialiser avec des technologies propres, sûres et sobres, avec Jérôme Ribeyron, du Cetim et Miguel Cruz, du Cetim-Ctdec, et le témoignage de la société DFD. 17 h : remise des Trophées de l’innovation. Les Trophées de l’innovation visent à récompenser les

produits, services et/ou concepts innovants du secteur de la machine-outil et du décolletage et à valoriser, auprès des donneurs d’ordre, les exposants aux performances et atouts remarquables.

Jeudi 10 mars Thème : l’international. 14 h : conférence Industrie du futur ou I4.0, retour d’expériences terrains des usines Bosch, réalisée en partenariat avec le Syndicat national du décolletage, avec Pascal Laurin, Bosch France, Business développement manager, Bruno Martin, Bosch Rodez, directeur technique et Eric Payan, Bosch Rexroth Vénissieux, CDO & I4.0 Bosch Rexroth. L’industrie 4.0 et Bosch, à la fois utilisateur et fabricant. L’industrie 4.0 est déployée pour l’ensemble des 225 sites de production à travers le monde avec un déploiement via l’expérience terrain des usines et avec comme objectif que les technologies I4.0 apportent des bénéfices concrets et des ROI optimums. 17 h : désordre économique mondial, crainte ou opportunité pour les industriels du décolletage de se développer à l’international ? Avec l’économiste international de renom Philippe Dessertine. Une présentation de la Banque populaire des Alpes, avec Philippe Dubois, sales & marketing director Pramex International, filiale du groupe BPCE.

Vendredi 11 mars Thème : emploi et formation 10h30 : table ronde industrie du futur, formons-nous aujourd’hui aux métiers de demain, réalisée en partenariat avec la Fédération des industries mécaniques, avec Gilles Lodolo, directeur emploi et formation à l’UIMM, Jacques Dupenloud, directeur des ventes France et Bénélux chez Stäubli, et Didier Bouvet, directeur général, Iemca, groupe Bucci Industries. Industrie du futur, métiers de demain, c’est le thème de la table ronde organisée par la FIM le 11 mars à l’occasion sur le salon Simodec. C’est aussi une des problématiques phares de l’alliance

industrie du futur dont la Fédération est membre fondateur. L’alliance a dédié un groupe de travail à la thématique homme et travail qui, présidé par Gilles Lodolo, directeur emploi et formation de l’UIMM, a notamment pour mission d’identifier les métiers qui émergeront à court et moyen termes. L’objectif est double : favoriser la montée en compétences des salariés actuels et proposer des formations adaptées aux employés de demain. C’est en ce sens que Gilles Lodolo introduira cette table ronde. Deux industriels illustreront ces problématiques au travers de leur expérience dans leur entreprise. Didier Bouvet, directeur général de la société Iemca, groupe Bucci Industries, expliquera comment le bureau d’études et la R&D de son entreprise, notamment sur les questions de digitalisation, développent des projets allégeant les tâches critiques au sein de l’usine, une tendance de demain. Il exposera aussi sa méthode atypique de recrutement. Pour Jacques Dupenloup, directeur des ventes France et Bénélux de la société Stäubli, la montée en compétences se conjugue déjà au présent. La chaîne de production a été robotisée ces dernières années pour éviter à l’homme les tâches pénibles et répétitives. En contrepartie, l’entreprise propose à ses salariés des formations pour évoluer dans leur poste. Un défi réussi pour cette entreprise en constante recherche de roboticiens. 11h30 : industrie du futur, des solutions de formation locales, réalisée en partenariat avec Pôle emploi, avec Lucyane Becart, directrice territoriale de Pôle emploi et des témoignages d’expériences réussies (trois témoignages avec le GEIQ Alpège, le FAF-TT et le Greta Arve Faucigny. 14 h-15h30 : job dating. A l’initiative du Simodec, de Pôle emploi et de Synergie, un job dating aura lieu le vendredi 11 mars en salle de conférences. Une douzaine d’entreprises seront présentes pour recruter notamment des régleurs et opérateurs-régleurs. Ce ne sont pas moins de vingt offres d’emploi à pourvoir.

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SALON DES MÉTIERS INDUSTRIELS ET DE L’ENTREPRISE

Smile, le rendez-vous qui sourit depuis huit ans aux jeunes Avec 2 300 élèves attendus sur quatre jours, le salon Smile promet une immersion totale dans l’univers d’une entreprise industrielle, n’épargnant aucun métier, même celui de p-dg. a 8e édition du Smile, le Salon des métiers industriels et de l’entreprise, ouvrira ses portes le mardi 8 mars simultanément avec le Simodec. Plus de 2 300 élèves de quatrième, troisième et terminales sont attendus pour découvrir les métiers de l’entreprise industrielle, grâce à des animations interactives et des témoignages concrets de professionnels. Vivre l’expérience des métiers de l’entreprise industrielle. Le Smile propose aux élèves une véritable immersion dans une entreprise industrielle virtuelle en parcourant treize espaces métiers. L’immersion dans un univers attractif est une priorité de Smile et ce dès l’arrivée des visiteurs. L’usine connectée prend de plus en plus d’ampleur par le développement d’animations interactives sur les stands méthodes, responsable production, qualité et logistique. Les jeunes finissent leur visite des métiers dans un espace dédié à la valorisation des formations aux métiers industriels du territoire. Ils découvrent ensuite le showroom high-tech organisé en quatre espaces montrant les produits et pièces de l’industrie : technologie médicale, mouvement performant, habitat intelligent et énergie renouvelable et illustré par une nouvelle animation interactive virtuelle. Les temps forts de cette édition. Mercredi 9 mars, en après-midi, les terminales ES et STMG auront

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Alors que l’industrie a dû mal à recruter, les jeunes n’étant plus attirés par les métiers qu’elle propose, un salon a été créé pour offrir à ce public une meilleure connaissance de l’entreprise.

l’occasion d’échanger avec des professionnels afin de leur apporter un éclairage pratique d’application dans le monde industriel. Mardi 8 et jeudi 10 mars, face aux problématiques de l’emploi dans l’industrie et notamment dans la vallée de l’Arve, les partenaires de l’emploi renouvellent l’organisation d’une visite de Smile afin de se former sur l’industrie. Sous forme d’un rallye, les professionnels de l’emploi rencontrent des professionnels de l’industrie et échangent avec des chefs d’entreprise, des responsables de ressources humaines et la coordinatrice d’Alpège Horizon, le groupement d’employeurs pour l’insertion et la qualification (GEIQ) mis en œuvre dans le cadre du programme Talents 2020.

Un kit de mis en œuvre Smile box a été créé pour conseiller et accompagner les organisateurs des futurs Smile.

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JÉRÔME AKMOUCHE, DIRECTEUR DU SNDEC

« Le décolletage entre dans l’industrie du futur » Le directeur du Syndicat national du décolletage revient sur les enjeux de la profession, après une année 2015 qui a vu l’activité retrouver son niveau de 2008. uel bilan dressez-vous de l’activité du décolletage en France en 2015 ? Nous n’avons pas encore les chiffres définitifs, toutefois l’industrie du décolletage devrait terminer l’année 2015 sur un chiffre d’affaires en progression de 3 % par rapport à 2014, à près de 2,1 milliards d’euros, soit un retour au plus haut pic historique de 2008, c’est-à-dire d’avant-crise. D’une manière générale, l’activité a été assez régulière sur l’année 2015, avec un léger tassement en fin d’année. Peut-on dire pour autant que le décolletage est sorti de la crise ? Le décolletage est revenu sur son bilan d’activité d’avant-crise, et continue d’agir pour se structurer et se renforcer en suivant la feuille de route définie dans le plan Expansion 2020 pour notre industrie. Par contre, nous restons très prudents sur l’avenir. La crise qui a eu lieu en 2009 n’était pas une crise du décolletage, mais une crise mondiale qui a fait plonger de nombreux secteurs d’activité. Toutefois, ce que l’on peut constater, c’est que nous sommes passés d’un chiffre d’affaires en 2009 de 1,45 milliard d’euros à près de 2,1 milliards d’euros aujourd’hui, soit + 45 % en 6 ans. C’est d’ailleurs l’objectif intermédiaire que nous nous étions fixé dans Expansion 2020. En revanche, nous restons sur des cycles d’activité relativement courts, avec de la visibilité assez faible d’une manière générale. A peu près 10 à 15 % des entreprises

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« Le décolletage est revenu sur son bilan d’activité d’avant-crise. »

font état de carnets de commandes supérieurs à trois mois. Ce que l’on constate aussi, c’est l’évolution de la structuration des entreprises de décolletage ces dernières années. Si la part des effectifs en production a légèrement baissé ces dernières années, pour représenter aujourd’hui environ 53-54 % de l’effectif total, celle des effectifs en industrialisation, méthode, qualité, bureau d’étude est en hausse pour représenter 26 % de l’effectif total. Ces évolutions traduisent les mutations des logiques productives dans les entreprises du secteur. Celles-ci sont sur des projets de plus en plus complexes, avec des pièces à plus forte valeur ajoutée, et avec des exigences de qualité toujours plus hautes, et une pression sur les prix. Malgré la baisse des prix imposée par les donneurs d’ordres, le décolletage parvient malgré tout à croître son chiffre d’affaires… C’est en effet une illustration assez claire du haut degré de savoir-faire et de technicité des in-

dustriels locaux qui doivent satisfaire des exigences croissantes des clients. L’effet de l’affaire Volkswagen s’est-il fait ressentir dans la vallée de l’Arve ? Certains ont été prévenus par le groupe allemand qu’il y aurait une baisse de volume pour 2016. L’activité du décolletage est fortement corrélée à celle de l’automobile. Ce marché qui représentait 60 % du chiffre d’affaires global de la profession il y a quelques années, représente encore près de 54 % aujourd’hui. La bonne tenue du marché automobile français, européen et mondial a donc grandement contribué à l’évolution positive de l’activité du décolletage en 2015. En France, les immatriculations ont progressé en 2015 de 6,8 % par rapport à 2014. En Europe, l’augmentation s’établit à 9,3 %. Sur l’Hexagone, le groupe PSA a connu une hausse de 4,2 %, et Renault de 5,2 %. La marque Volkswagen a connu une hausse de ses immatriculations de 3,3 % sur l’ensemble de l’année. Mais en décembre 2015, les immatricula-

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tions de Volkswagen étaient en baisse de 15 % par rapport à décembre 2014. L’instauration du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) est-elle une bonne chose pour la profession ? Tendre vers un allégement du coût du travail est une impérieuse nécessité. Mais nous avons toujours insisté pour que le CICE se transforme en une baisse de charges claire et nette. Dès l’instauration du CICE, nous avions signalé que ce dispositif, censé alléger le coût du travail des entreprises exportatrices, fortement soumises à la concurrence internationale et pourvoyeuses d’emplois qualifiés, devait concerner les rémunérations jusqu’à 3,5 smic et non 2,5 smic comme c’est le cas actuellement. Le rapport d’évaluation publié par le comité de suivi du CICE à l’automne 2015 nous a donné raison semblet-il puisqu’il précisait que par son ciblage sur les salaires inférieurs à 2,5 fois le smic, le CICE bénéficiait dans une moindre mesure aux entreprises qui versaient en moyenne les salaires les plus élevés, c’est-à-dire les entreprises qui sont en moyenne plus insérées dans le commerce mondial, plus productives et plus intensives en R&D. Les entreprises de décolletage sont très clairement dans cette catégorie. Le taux de marge dans l’industrie du décolletage reste-t-il encore faible ? Oui bien sûr. Pour pérenniser et intensifier son développement, l’industrie française du décolletage a besoin d’évoluer dans un environnement qui favorise la compétitivité des entreprises. La réduction des écarts de compétitivité coût avec nos concurrents est un enjeu fondamental. Chercher à augmenter le taux de marge des entreprises, c’est permettre à celles-ci d’augmenter leurs capacités d’investissement, en moyens de production, en R et D, en com-


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16 pétences, et ainsi accroître leur capacité de développement. La réduction des charges sociales pesant sur les entreprises est un vrai sujet. Prenons un exemple concret. A salaire égal perçu par un technicien régleur français et un technicien régleur allemand, une entreprise française de décolletage paie 10 000 euros de plus de charges sociales par personne et par an qu’une entreprise allemande de décolletage. Soit 500 000 euros par an pour une entreprise de 50 personnes. C’est une situation plutôt handicapante… Nous n’avons pas le même sac à dos que nos concurrents, et malgré tout, nous arrivons à être compétitifs. Mais nous serions bien meilleurs si nous parvenions à alléger ce poids des charges pesant sur les entreprises et si nous avions plus de flexibilité. Lorsque vous évoluez dans une conjoncture à faible visibilité, dans un environnement mondial en mutation permanente exigeant réaction et agilité, toutes rigidités et contrainte constituent des freins. Quel bilan d’étape pouvezvous nous dresser sur votre plan Expansion 2020 ? Expansion 2020 est une véritable feuille de route et le plan d’actions mis en place a des avancées concrètes et contribue à la structuration et au renforcement de la profession. La constitution de groupes marchés permet à des entreprises de se mettre dans une dynamique de conquête collective de part de marchés. Par exemple, nous avons constitué un groupe de cinq PME de technologies complémentaires sur le médical. Nous avons œuvré pour constituer ce groupe, puis nous leur avons apporté de l’information marché et nous les avons accompagnés dans la structuration du groupe, dans la définition d’une stratégie marketing, dans l’identification d’actions de prospection. Puis le groupe a décidé de passer à une phase de prospection commerciale en embauchant un technico-commercial mutualisé. Actuellement, nous travaillons avec un autre groupe de cinq entreprises sur le marché des biens d’équipement. Il est à noter que l’objectif de plus 15 points de taux d’export que nous nous étions fixés pour 2020 est déjà atteint puisque le taux d’export de l’industrie du décolletage approche

les 50 %, il était de 35 % en 2008. L’innovation est aussi au cœur du plan stratégique du SNDEC… Dans un secteur d’activité très concurrentiel comme l’est le décolletage, l’innovation est le moteur du développement. Il est indispensable de doter le tissu industriel de la capacité à conduire des travaux de recherche et développement, aussi bien propriétaires que collectifs sur les procédés de production, mais également sur des projets de produits propres. Les objectifs de l’axe innovation d’Expansion 2020 sont de renforcer l’effort de recherche et développement et d’accélérer la diffusion des innovations vers les entreprises. L’alliance CTDECCetim est un moyen pour atteindre ces objectifs. Des projets emblématiques ont été et continuent d’être menés. Pilotés par le désormais Cetim-CTDEC, et soutenus par l’Etat et les collectivités locales, des projets tels que Maat, Captaucom, Defi, Usitronic… ont permis des gains de productivité significatifs notamment par l’instrumentation des machines-outils. Il conviendra aussi d’investir dans des procédés avancés de production en série, de poursuivre et d’intensifier la modernisation de l’outil industriel pour entrer dans l’industrie du futur, appelée aussi 4.0, de développer les compétences en industrialisation et en innovation et de surveiller et d’intégrer des procédés de substitution complémentaires. A cet égard, le Simodec 2016 est emblématique d’une telle évolution, en faisant une large part à la fabrication additive et à toutes les solutions de l’industrie connectée. Le projet de technocentre s’inscrit dans cet objectif d’intensification de l’effort de R et D et de renforcement de l’attractivité territoriale et de la visibilité internationale. Justement, où en êtes-vous de ce projet à 12 millions d’euros ? Les montages juridiques et financiers du projet, la recherche des financements ont pris énormément de temps. Nous sommes actuellement en train de travailler sur le cahier des charges fonctionnel de chacun des espaces du technocentre qui sera composé de deux ensembles principaux : un centre de R et D , avec des ateliers, laboratoires, métrologie, formation, conseil, veille technologique, et un centre des métiers et des savoirs, avec un Smile permanent,

showroom, centre de conférences… Pour revenir au plan Expansion 2020, un gros travail a également été fait au niveau RH… Au niveau des ressources humaines, l’enjeu est de permettre aux entreprises de disposer des compétences en adéquation avec leurs besoins. Le salon Smile a clairement un impact sur l’évolution de l’image de l’industrie auprès des jeunes et nous nous réjouissons de constater que les effectifs des établissements scolaires sont encore en hausse avec un taux de remplissage moyen de 95 % à la rentrée scolaire 20152016. Les groupements d’employeurs Alpège Horizon et Alpège Zenith sont une réussite. A ce jour, ce sont plus de 90 emplois qui ont été créés en 2 ans et demi dans le cadre de ces deux dispositifs. Ils permettent de contribuer à satisfaire les besoins des entreprises et de leur apporter des compétences. Ils permettent d’apporter une solide formation, de 300 à 400 heures, validée par un CQPM à des demandeurs d’emplois venus d’horizons professionnels très divers. Plus de 80 % de ces désormais ex-demandeurs d’emploi ont été embauchés en CDI à l’issue de leur formation. Enfin, reste le volet financement… Le dispositif d’investissement Arve Industries Capital, mis en œuvre en partenariat avec le pôle Mont-Blanc Industrie, le Crédit agricole des Savoies et la Banque populaire des Alpes, a permis d’accompagner à ce jour onze entreprises dans leur projet de développement et a permis de faire émerger des ETI capables de conquérir des parts de marchés significatives à l’international. Ce sont près de 20 millions d’euros au titre d’Arve Industrie Capital qui ont été investis dans ces onze entreprises. Accompagner des entreprises dans leur projet de développement et faire émerger des ETI est bénéfique à toute la filière car cela a un effet d’entraînement sur le tissu d’entreprises soustraitantes. Le Salon Smile sera lancé en même temps que le Simodec. Quelles nouveautés sont attendues pour cette huitième édition ? Parmi les nouveautés cette année, nous allons encore davantage valoriser l’espace de production. En effet nous développons une

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nouvelle animation interactive sur le métier de la maintenance. Nous continuons de travailler sur le concept d’usine connectée avec notre partenaire la société Obilog. Et le lycée Charles-Poncet et la société Stäubli œuvrent ensemble pour complexifier les tâches menées par le robot. Notre personnage virtuel interactif va proposer une nouvelle animation à nos 2 500 jeunes visiteurs. Nous allons organiser des cycles de conférences le mercredi après-midi animées par des professionnels à destination de 200 élèves de terminales des lycées partenaires. Smile s’exporte désormais… Oui effectivement… le concept séduit et attire de nombreux territoires en France. Mi-mars 2016, un Smile se tiendra à Châteauroux, et fin mars 2016 un autre à Besançon. Et nous sommes en discussion pour de nouveaux Smile sur d’autres territoires en 2017. Nous avons créé un kit de mis en œuvre, une Smile box, pour conseiller et accompagner les organisateurs de ces futurs Smile, et leur fournir des outils et des supports opérationnels. Pendant le Simodec, nous allons d’ailleurs organiser des visites particulières pour des personnes qui viendront spécialement pour voir Smile en vue d’une adaptation sur leur territoire. Quels seront les temps forts du SNDEC durant le Simodec ? En partenariat avec Rochexpo, le pôle Mont-Blanc Industries et Thésame, nous organisons jeudi 10 mars après-midi une conférence sur l’usine du futur chez Bosch. Trois responsables de Bosch évoqueront la manière dont le groupe allemand déploie l’industrie 4.0, les comparaisons entre la France et l’Allemagne sur ce sujet, sa mise en place sur les sites de Vénissieux et Rodez. Ils expliqueront également comment Bosch implique ses fournisseurs dans une usine connectée, qui est l’enjeu de l’industrie du futur. Nous recevrons aussi une délégation de décolleteurs étrangers dans le cadre du SID, le syndicat international du décolletage, où nous attendons des Espagnols, des Allemands et des Irlandais. Enfin le stand du SNDEC est grand ouvert pour nos entreprises et l’ensemble de nos partenaires sur toute la durée du Simodec. PROPOS RECUEILLIS PAR JÉRÔME MEYRAND


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CHRISTIAN HEISON, VICE-PRÉSIDENT DU DÉPARTEMENT DE LA HAUTE-SAVOIE

« Au Simodec, on partage les enjeux de demain » Absolument. Nous avons voté notre budget départemental en décembre 2015, et la tentation aurait pu être grande de se dire : finalement, comme la suppression de la clause de compétence générale ne nous autorisera plus à continuer à assurer ce soutien, nous pouvons commencer dès cette année à économiser quelques millions d’euros sur cette ligne-là et d’utiliser cet argent sur les compétences qui resteront au Département. Mais ce n’est pas ce que nous avons fait.

Vice-président chargé de l’économie et de l’aménagement numérique, le conseiller départemental du canton de Rumilly voit dans ce grand rendez-vous de la filière du décolletage comme une véritable vitrine de l’innovation technologique au service de l’usine du futur. Entretien.

Projet Technocentre ans le cadre de la loi NOTRe, la Région dispose désormais d’une compétence exclusive en matière économique. Quelles sont les conséquences pour le Département ? A partir du 1er janvier 2017, la Région Auvergne-Rhône-Alpes sera en effet compétente en matière d’économie. Cela n’est pas un transfert de compétence, mais la suppression de la clause de compétence générale pour les départements, qui va nous empêcher d’intervenir dans toutes les actions que l’on conduisait en matière d’économie. Car si cela avait été un transfert de compétence de premier niveau, les actions seraient également transférées, tout comme le budget, le personnel, le matériel, les moyens logistiques également. En fait, la Région n’a pas d’obligation de reprendre à son compte les actions développées par les départements, dans le domaine de l’économie, de l’innovation, du transfert de technologie. La loi prévoit que la Région puisse élaborer sur l’année 2016 un schéma régional de développement économique, d’innovation et d’internationalisation, le SRDE2I, lequel fera un bilan global de toutes les actions réalisées

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Le soutien à l’économie a été rendu global et complet par rapport à notre exercice 2015. Donc, nous serons au rendez-vous à la fois aux côtés des entreprises et des acteurs qui animent notre économie, dans les mêmes hauteurs de partenariat que 2015, soit autour des six millions d’euros. Notre volonté politique étant de montrer à la Région que nous savions maintenir ce niveau d’aide à l’économie départementale, ce qui aurait pu, je le rappelle encore, ne pas être le cas cette année.

Christian Heison, vice-président du département de la Haute-Savoie chargé de l’économie et de l’aménagement numérique.

sur le territoire de la nouvelle région et à pérenniser. Il y aura peut-être à l’intérieur de ce schéma-là des capacités encore autorisées, par convention ou par délégation, de la Région vers notre département. Il y aura de la part de l’exécutif régional deux lectures : soit il considère que c’est une compétence qui lui est assurée entièrement, à 100 %, et alors la Région ne cherchera pas une autorisation juridique pour que les départements puissent continuer à assu-

rer ce soutien. Soit l’exécutif aura une position de dire qu’il y a des choses qui fonctionnent bien et qui aident l’économie départementale, donc il essayera, par convention ou par encadrement juridique, de laisser, peut-être dans une phase transitoire, aux départements le soin de continuer à intervenir auprès des entreprises ou de l’économie départementale. Cette année 2016, la Haute-Savoie pourra donc continuer à subventionner l’économie…

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Aussi, il faut rajouter que depuis 2006, le positionnement financier du Département pour le pôle de compétitivité Mont-Blanc Industries, dont nous sommes le premier partenaire public, s’élève à 26 millions d’euros. La création d’un Technocentre, attendu en 2018, et dédié à l’usinage de précision, figure désormais dans le contrat de plan EtatRegion 2015-2020. Quelle somme a été mobilisée par le conseil départemental pour soutenir ce projet ? Le cadre financier de ce projet porte la participation du Département à 2,833 millions d’euros, très exactement. C’est d’ailleurs le


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même chiffre pour la Région Auvergne-Rhône-Alpes et aussi pour l’Etat. Sans oublier la communauté de communes Cluses Arve et Montagnes, qui a annoncé une participation de 500 000 euros. Enfin, l’autofinancement privé s’élève à trois millions d’euros. Que pouvons-nous attendre cette année du projet TransIntech (Transfrontière innovation technologie), spécialisé dans les biotechnologies ? Sur TransIntech, qui fait partie du contrat de plan Etat-Région, nous sommes en train de rassembler tous les partenaires financiers. Nous attendons aussi l’exécutif régional sur ce positionnement-là, parce que nous avons des actions à lancer, comme le développement des deux plateformes de filière d’excellence sur la technopole d’Archamps que sont Mind, pour les microcircuits électroniques, et le Biopark, pour les sciences du vivant. Donc, je pense que 2016 va véritablement être une année de décollage de TransIntech. L’objectif étant de pouvoir montrer que la technopole peut être une plateforme de technologie et de laboratoire pour l’ensemble de notre territoire. Plateforme Mind et les sciences du vivant Aussi, je voudrais ajouter que le pôle Mont-Blanc Industries est une partie importante de TransIntech, puisqu’il maîtrise à merveille toute la partie mécatronique. Et aujourd’hui, nous savons bien, que sur la plateforme Mind, nous avons besoin de mécatronique en permanence, et que sur les sciences du vivant, étonnamment, tout ne se traduit pas et ne se développe pas au centre des cellules, mais il nous faut aussi de la mécatronique pour envelopper ce genre de démarche et de recherche. Que vous inspire le virage vers l’usine du futur que l’industrie du décolletage est en train de prendre ? C’est un positionnement très pertinent, parce que nous savons que dans cette économie du futur, pour prendre un terme un peu plus générique, le numérique sera de manière à part entière perma-

SIMODEC nente à tous les niveaux, et en particulier dans l’industrie et dans l’usine. L’économie du futur a déjà fait des progrès et des avancées, elle s’est introduite quasiment dans tous les postes de travail à l’intérieur de l’industrie, que ce soit dans la production, le marketing, la gestion au sens large du terme. Et je pense que cette usine a vocation, à terme, de mettre toutes ses composantes en ligne et en réseaux au service de la compétitivité et de la recherche de marchés nouveaux. Nous sommes là sur l’enjeu des dix à quinze années à venir. Et que le pôle Mont-Blanc Industries se soit positionné sur l’usine du futur, avec le projet Usitronic, c’est un investissement fort pour l’avenir. Ensuite, un deuxième challenge devra être réalisé : arriver à, entre guillemets, démocratiser l’ensemble de ces modules et de cette réflexion pour que cette révolution puisse atteindre l’ensemble de notre tissu industriel et de nos entreprises, et cela, c’est le rôle du pôle, lequel ne travaille pas que pour les très gros ou les très petits, mais pour tout le monde.

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HAUTE-SAVOIE : UN BUDGET DE PLUS DE 8 MILLIONS D’EUROS

Lors de la séance publique de l’assemblée départementale, qui s’est tenue les 7 et 8 décembre 2015, le budget primitif 2016 a été voté. Ainsi, 8,6 millions d’euros seront consacrés à l’économie et l’enseignement supérieur. « En 2016, année de transition pour le Département (loi NOTRe) », la Haute-Savoie financera sa politique de développement économique à hauteur de 5,7 millions d’euros « afin de soutenir l’emploi et les entreprises du département », précise-t-on dans le dossier de presse consacré au budget de l’ex-conseil général. Plus de 4 M € permettront d’accompagner les pôles de compétitivité et l’innovation des PME, Imaginove et Mont-Blanc Industries. Et 2,9 M € seront destinés à l’enseignement supérieur, et en particulier au développement du site haut-savoyard de l’Université Savoie Mont-Blanc.

Transfert technologique Ainsi le pôle parvient à donner un coup d’avance aux grosses entreprises, tout en permettant aux plus petites structures, qui n’ont malheureusement pas la capacité d’avoir des bureaux d’études ou de dégager des financements importants pour l’innovation, de bénéficier de ces outils, non pas gratuitement, mais à des coûts dont le transfert technologique devient possible. Finalement, un salon comme celui du Simodec est une formidable vitrine de l’usine du futur… Le Simodec, c’est toujours un moment que l’on attend avec impatience. Et lors de ce salon, nous avons matière à montrer, à démontrer, à échanger. On a à la fois la vision des enjeux des cinq à dix ans à venir, et à la fois, on vient parler du quotidien. C’est un point de rassemblement où l’on arrive à remettre à peu près tout le monde au même niveau d’information et partager les enjeux de demain. PROPOS RECUEILLIS PAR JÉRÔME MEYRAND

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OBSERVATOIRE STRATÉGIQUE DE LA SOUS-TRAITANCE

Que représente le décolletage en dehors de nos frontières L’Europe et les Etats-Unis dominent le secteur du décolletage. Les données statistiques disponibles nous permettent de détailler cette domination en termes de segments et de zones géographiques (Etats/pays). Il convient donc de détailler chacune des deux zones pour établir des éléments de comparaison. n 2013, le secteur du décolletage américain compte 3 612 entreprises qui emploient 102 490 personnes. 85,6 % de ces entreprises ont un effectif inférieur à 50 employés. L’évolution historique du secteur révèle l’impact de la crise systémique de 2008-2009 sur la production du décolletage (-23,6 % entre 2008 et 2009). Les décolleteurs américains ont dépassé le niveau d’avant crise en 2011 et représente, en 2014, près de 18 milliards de dollars. La répartition des différents segments est restée relativement homogène entre 2006 et 2014. Le décolletage à destination de l’automobile (24,8 % du total de l’activité en 2014) enregistre un taux de croissance annuel moyen de 11 % entre 2010 et 2014. Néanmoins, on observe une décroissance des taux annuels avec un taux négatif entre 2013 et 2014 (-3,7 %). Le décolletage à destination des autres secteurs industriels suit, avec des taux moins élevés, la même tendance (-0,7 % entre 2013 et 2014). Selon les données de 2012, cinq Etats (Michigan, Illinois, Ohio, Californie et Texas) concentrent 48,6 % de la

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Du côté européen et sur un plan historique, on constate que le secteur a retrouvé en 2014 son niveau d’avant la crise.

production et 45,4 % de l’emploi. Et en Europe Du côté européen (UE 28) et sur un plan historique, on constate que le secteur a retrouvé en 2014 son niveau d’avant la crise (-34,2 % entre 2008 et 2009). Entre 2010 et 2014, le secteur enregistre un TCAM de 7,6 % et atteint, en 2014, 28,54 milliards de dollars. Ce rattrapage initié en 2010 présente des disparités en termes de segments. Les pièces décolletées à destination de l’aéronautique présentent un TCAM de 13,4 % entre

2010 et 2014 mais ces dernières ne représentent que 5,3 % du total du secteur (+1 point entre 2010 et 2014). Les pièces décolletées pour les machines, les appareils et les engins mécaniques représentent le plus gros poste du secteur (45,3 %, +2,2 points entre 2010 et 2014) et enregistrent le second plus grand TCAM (+9 %) sur la même période. En ce qui concerne les pièces pour les véhicules routiers, le segment enregistre un TCAM de 5,7 % mais une baisse de 1,9 point en proportion. Enfin, les

QU’EST-CE QUE L’OSST L’Observatoire stratégique de la sous-traitance (OSST) est une association qui réalise des prestations de veille informationnelle (collectives et individuelles) destinées aux entreprises de la sous-traitance dans l’optique d’une meilleure compréhension et maîtrise de l’environnement économique. Son objectif est, à travers nos publications collectives (plus de 150 par an : note de veille marché, revues de presse, études/cadrages sectoriels, indicateurs statistiques) et ses études personnalisées (réponse directe à une demande adhérent), de vous appuyer dans votre processus de décision stratégique. Son expertise (20 ans) se positionne sur quatre marchés : l’automobile, la connectique, le médical et l’aéronautique. Pour plus d’informations : www.osst.com. Tél. : 04 50 98 10 76.

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pièces décolletées pour les produits électrotechniques enregistrent une baisse en proportion (-1,2 point) et en valeur (TCAM de -1,5 % sur la même période). 5 pays concentrent 88 % de la production Le secteur est aussi fortement concentré sur le plan géographique : cinq pays (Italie, Allemagne, Espagne, Royaume-Uni et France) concentrent 88,3 % de la production. Malgré un impact violent lors de la crise de 20082009 (-43,2 %), l’Italie reste l’acteur majeur du secteur avec une part qui est restée relativement stable depuis 2004 (39,2 % en 2014). De même, on observe une certaine spécialisation des pays : l’Italie est fortement présente sur les pièces pour la robinetterie et les machines, appareils et engins mécaniques ; l’Allemagne domine sur les produits de mécanique de précision et d’optique ainsi que sur les pièces décolletées diverses ; le Royaume-Uni est l’ac-


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22 teur dominant sur le décolletage à destination de l’aéronautique. L’Espagne, tout comme la France, présente une répartition globalement plus homogène. Par comparaison au niveau d’avant crise, seul l’Allemagne et le Royaume-Uni sont parvenus à un niveau supérieur (la production française est quasi équivalente, +1,4 % entre 2009 et 2014). Production française La production française a aussi été impactée par la crise de 20082009 (-25,5 % entre les deux dates). Le retour au niveau d’avant crise a été plus rapide en France (par comparaison à l’UE 28). Néanmoins, le pic de 2011 a

laissé place à une période de décroissance (2012 et 2013). En 2014, on observe une croissance (+5,7 %) de la production. Le poids de la France dans le secteur a globalement baissé de 1,4 point entre 2010 et 2014. Les pièces à destination de l’automobile restent le principal poste (52,5 % en 2014) du décolletage français, suivi des pièces de différents métaux et à destination du ferroviaire (15,5 %), de l’aéronautique (10,2 %) et des produits électrotechniques (7,8 %). Cette répartition est restée relativement stable sur la période considérée. Conclusion En conclusion, on observe que, en perspective historique, les Etats-

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Unis et l’Europe 28 suivent globalement la même tendance cyclique : après la chute de l’activité liée à la crise systémique des années 2008-2008, le secteur enregistre une forte croissance sur 2010-2011 (les Etats-Unis enregistrent une reprise légèrement plus longue jusqu’à 2012) puis se stabilise sur les dernières années avec une croissance relativement faible. On remarque tout de même

que, contrairement à l’UE 28 (+5,9 % ; croissance essentiellement tirée par l’Allemagne [+6,7 %] et l’Italie [+5,4 %]), les Etats-Unis enregistre sur 2014 une décroissance de l’activité (-1,1 %). Enfin, on constate aussi que le poids du décolletage à destination de l’automobile est équivalent des deux côtés de l’Atlantique (environ 24-25 %). OSST

MÉTHODOLOGIE L’ensemble des données utilisées dans cet article proviennent des bases PRODCOM (code 256210) d’Eurostat et du Census Bureau (code 332721) pour les Etats-Unis. Nous avons utilisé les dernières statistiques disponibles sur chacune des bases. Parmi les précautions d’usage dans l’interprétation, il convient de relativiser et pondérer certains chiffres notamment pour l’Italie. En effet, pour l’Italie et le décolletage à destination des machines, une bonne part correspond à des activités intégrées et donc hors du champ de la soustraitance.

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VIE DES ENTREPRISES

La Suisse, l’autre pays du décolletage L’arc-jurassien suisse est probablement la région la plus concentrée au monde en termes de compétences en décolletage (avec la vallée de l’Arve) et ce n’est pas un hasard si c’est également là, à Moutier, que le Siams a pris ses quartiers en 1989 déjà. Salon couvrant l’ensemble des étapes de la production microtechnique, Siams offre à tous les intervenants de ce domaine une vitrine concentrée, conviviale et sympathique. e nombreux salons se spécialisent par domaine d’activité, notamment le domaine médical qui a la cote grâce à une croissance continue. Le salon a choisi une stratégie très différente parce que ses clients sont des spécialistes très pointus de leur domaine, par exemple dans la fabrication de machines, de périphériques, de sous-ensembles ou dans le développement de solutions d’outillage, de lubrification, de contrôle et bien entendu dans la sous-traitance microtechnique. Il n’est pas rare que des exposants de Siams servent plusieurs domaines. Dès lors, se limiter à un seul semble, de fait, priver les exposants et les visiteurs de précieuses synergies.

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Dans la production microtechnique, l’industrie est interdisciplinaire et tisse de nombreux liens entre les différents domaines d’activité. Si l’on prend le médical par exemple, en moyenne, les fournis-

Tavadec, une société de décolletage et horlogerie située à Tavannes.

seurs ne réalisent qu’une partie de leur chiffre d’affaires dans ce domaine. La raison en est leurs diversifications dans leur spécialité. Ils se concentrent souvent sur un type de matériel ou un type d’opération et développent leurs compétences et expériences en profondeur à ce niveau, tant pour le domaine médical que pour d’autres domaines. Le savoir-faire est donc très clairement transversal. En tant que salon spécialisé sur l’ensemble de la chaîne de valeur de la production microtechnique, Siams se positionne comme un salon parfaitement à même de satisfaire toutes ces entreprises actives dans tous les domaines. Plus de 600 entreprises de décolletage en Suisse Selon l’AFDT, l’association des fabricants de décolletage et de taillage, sur les plus de 600 entreprises de décolletage que comporte la Suisse, c’est plus de 50 % qui sont concentrés sur l’Arc ju-

rassien. La vallée de Tavannes y est d’ailleurs le pendant de la vallée de l’Arve, chaque village comporte plusieurs PME actives en décolletage. C’est tout naturellement que ces dernières profitent du Siams pour se tenir informé des nouveautés et investir pour le futur. Et si certains décolleteurs y exposent, c’est pour profiter de la très bonne visibilité internationale ciblée de la manifestation. Il est à relever que près du 60 % de la production décolletée en Suisse est destinée à l’export. Un des points forts des exposants de Siams est qu’ils font partie d’un tissu dense d’entreprises aux savoir-faire très pointus qui travaillent ensemble pour leurs clients. Ainsi il n’est pas rare que des visiteurs trouvent des solutions complètes en combinant plusieurs compétences et produits présentés. Selon les études effectuées par le Cluster médical Suisse, les points forts des entreprises suisses actives en microtechnique sont notamment : une

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culture et un état d’esprit partagés, une concentration sur l’innovation, la collaboration et la relation à long terme entre les entreprises, notamment un grand nombre de petites entreprises familiales. Ces points correspondent exactement aux valeurs défendues par Siams depuis sa fondation. Grands donneurs d’ordres Pour les responsables d’entreprises de décolletage, une visite au Siams s’impose pour plusieurs raisons : le salon a affiné son profil de spécialiste et un décolleteur trouvera réponse à quasiment tous ses problèmes. De nombreuses entreprises estiment que le Siams est la plateforme ciblée pour dévoiler leurs nouveautés. La valeur de l’offre y est donc extrêmement élevée et c’est une vitrine complète. Le salon est convivial et à taille humaine, il est possible de le visiter en une seule journée. Laurence Gygax, responsable


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clientèle abonde dans le sens d’une visite de haute valeur en citant cette anecdote : « L’année passée, un client New-Yorkais d’un de nos exposants (fabricant de machines) qui ne trouvait pas de solution satisfaisante d’outillage aux USA est venu visiter son fournisseur lors du Siams. En un jour, il a pu rencontrer tous les outilleurs spécialisés et il a trouvé les outils lui permettant de réaliser ses pièces dans le Bronx. » Elle ajoute : « Chaque année, les responsables de filiales d’Espagne, de France, d’Italie et d’ailleurs de plusieurs de nos exposants organisent des voyages pour plusieurs dizaines de leurs clients à Moutier lors du Siams. » Il n’existe pas de salon exclusivement réservé au décolletage où les visiteurs seraient majoritairement leurs donneurs d’ordres. Pire, les grands donneurs d’ordres ne semblent souvent pas intéressés aux petites PME, quel que soit leur niveau de compétences. En réponse et depuis plus de 25 ans, Siams offre une plateforme aux décolleteurs pour présenter leur savoir-faire et trouver de nouveaux clients.

L’entreprise Rickli Micromécanique à Vauffelin. Elle fabrique des pièces pour le médical.

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Le Siams est un des rares salons qui met en scène l’ensemble de la chaîne de production microtechnique. Pascal Rickli, décolleteur exposant au Siams et directeur de l’entreprise Rickli Micromécanique SA spécialisée dans l’usinage pour l’implantologie dentaire nous dit : « Le Siams nous offre l’opportunité de nous faire connaître et d’affiner nos relations clients-fournisseurs. » M. Carlos Almeida décolleteur spécialisé dans la connectique et s’ouvrant à l’horlogerie ajoute : « J’ai saisi l’opportunité de présenter mes produits et mon savoir-faire durant le Siams car c’est une exposition reconnue sur le plan national et international qui m’assure une bonne visibilité. » Siams bénéficie d’un positionnement unique sur le marché. Tout l’écosystème de production microtechnique y est représenté en un ensemble cohérent. Mme Gygax explique : « Nous sommes spécialisés dans la chaîne de production microtechnique et nos visiteurs sont également spécialisés dans ce domaine. L’offre est donc très pointue et bien ciblée. » Siams est situé au cœur du marché de la précision. Depuis 1989 son succès ne s’est ja-

La société Polydec SA est implantée à Bienne, et elle livre ses pièces pour le secteur de l’automobile et la connectique. @

mais démenti et en 2014, ce sont plus de 17 000 visiteurs qui ont foulé ses halles. Pour 2016 les organisateurs tablent sur une légère croissance du nombre de visiteurs. Un nouveau service offert par la manifestation à tous ses exposants est celui de pouvoir utiliser le site internet de Siams pour communiquer. En effet, dès son

inscription, chaque exposant peut avec de simples « copier-coller » préparer des nouvelles et les publier en ligne. Toutes les nouvelles sont ensuite bien entendu liées au profil des exposants. Elles sont également exploitées via les réseaux sociaux. Ainsi, la participation au salon Suisse ne se limite pas seulement à une semaine au mois d’avril

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2016, mais bien tout au long de l’année. « Notre ambition est de devenir un canal d’information de valeur en Suisse au niveau de la microtechnique », explique Pierre-Yves Kohler, le directeur du salon. Et le système commence à porter ses fruits puisqu’une vingtaine d’entreprises ont déjà publié une cinquantaine de nouvelles sur le site.


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MASTERCAM SWISS

Gagnez en productivité avec la famille de logiciels de CFAO Aujourd’hui plus que jamais, chaque employé doit gagner du temps de production tout en assurant une qualité irréprochable. Mastercam propose une famille de logiciels de CFAO répondant aux besoins actuels du marché et aux défis du futur. Au Simodec, Mastercam sera présent sur son stand Hall A Stand A49 et chez plusieurs fabricants de machines. vec Mastercam Swiss, gagnez du temps en pilotant efficacement toutes vos décolleteuses. Un gain de productivité est assuré avec Mastercam Swiss qui donne la possibilité au décolleteur de générer facilement et avec précision les points d’un contournage ou d’une géométrie complexe. De plus, avec Mastercam Swiss il est possible de transférer rapidement la programmation d’une pièce d’une machine à l’autre, qu’elle soit pilotée en code Iso, TB-Deco ou dans un autre langage, tout en tenant compte de la cinématique et des outils de la machine. Ce sont aujourd’hui près de cent décolleteuses et machines-outils multicanaux qui sont pilotées avec leur cinématique complète.

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Mastercam, c’est plus de 30 ans d’expérience d’usinage avec un réseau de compétences mondial. Choisir Mastercam, c’est choisir non seulement un logiciel de FAO, mais aussi la famille de produits la plus utilisée dans le monde. De part l’importance du

Mastercam, c’est plus de 30 ans d’expérience d’usinage avec un réseau de compétences mondial.

marché et l’évolution technologique des décolleteuses, un centre de compétences Mastercam a été implanté en Suisse, il y a cinq ans déjà. La famille Mastercam comprend notamment Mastercam Design (CAO 3D), Mastercam Mill (fraisage), Mastercam Lathe (tournage), Mastercam Wire (électroérosion à fil) et Mastercam Swiss (décolletage). Rappelons quelques points forts de Mastercam Swiss : simulation réelle du parcours outil,

contrôle automatique des collisions et hors courses, pas de limitations du nombre d’axes et de canaux, gestion des synchronisations et des contraintes propres à chaque type de machines, gestion des usinages avec tous types de supports outils et d’opérations spécifiques au décolletage. En 2016, la famille Mastercam s’agrandit en partenariat avec Tornos, qui a choisi le produit Mastercam pour offrir des fonctionnalités avancées de génération de code Iso aux utilisateurs

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du logiciel Tisis. Cette version de Mastercam, adaptée aux besoins spécifiques de la gamme de machines Tornos, offrira une interface bidirectionnelle spécialement conçue pour Tisis. Avec Mastercam Swiss, le décolleteur se trouve devant son ordinateur comme devant sa machine, ce qui lui permet d’optimaliser le temps d’usinage de pièces, des plus simples aux plus complexes pouvant comprendre des opérations en 5 axes simultanés.


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Usinage 5 axes simultanés sur les nouvelles décolleteuses avec axe B. Toutes les opérations spécifiques telles que tourbillonage, polygonage, étampage, brochage, taillage par génération et fraisage de collerette sont pré-paramétrées. Grâce à cette méthode de travail, les programmes sont générés automatiquement, sans risque d’erreur et avec les mots et codes exacts. L’utilisateur ne doit pas se soucier si l’usinage doit se faire en G02 ou G03, ni si les valeurs sont en positif ou en négatif. Elaboration des programmes multi-canaux Cet automatisme est possible car le logiciel tient compte, pour générer le code, de la position de l’outil sur les peignes ou tourelles et si l’usinage est effectué sur la broche principale ou en reprise. De plus, un des atouts majeurs de Mastercam Swiss réside dans l’élaboration des programmes multi-canaux. Grâce à un diagramme de Gantt, l’optimisation de la suite des opérations est facilitée et les synchronisations gérées.

tous les jours simplifiée non seulement pour des opérations complexes mais également pour des opérations en simultanée. Fraisage parallèle sur décolleteuse. Partant du constat que les décolleteurs hésitent souvent à utiliser des opérations en parallèle, parfois pour des raisons techniques, mais également à cause d’un risque de collision, Mastercam Swiss met l’accent sur la gestion des usinages simultanés en tournage, fraisage et offre une simulation réaliste de la machine en 3D. L’importance a également été mise sur le soutien de pièces longues avec la contre-broche. Dans ce mode de travail, les axes sont synchronisés en maître-esclave et la simulation permet de visualiser ces opérations à risque de collision avant de passer sur la machine pour la mise en train. Simulation multivues. La simulation réaliste a toujours été un point très fort de Mastercam Swiss. Dans l’objectif de continuer à offrir de nouvelles possibilités aux utilisateurs, une gestion multivue de la simulation est disponible. Cette fonction permet par exemple de voir le travail en broche principal dans une vue et le travail en reprise dans une autre vue, ceci sous des angles et zooms indépendants.

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Simplification de la création d’usinages complexes par l’environnement 3D. Avec les nouvelles fonctionnalités de Mastercam Swiss, le décolleteur voit sa vie de

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Usinage 5 axes simultanés sur les nouvelles décolleteuses avec axe B.

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BLASER SWISSLUBE

L’huile de coupe Blasocut au service d’Ugitech A Ugine, Blaser Swisslube accompagne le créateur de productivité spécialiste de la matière, Ugitech, afin d’optimiser les usinages classiques ou difficiles en production de grandes séries. ien connu des professionnels de la vallée de l’Arve, Ugitech atteint cet équilibre optimal dans les propriétés de ses aciers inox au moyen d’une excellente expertise technique dans la production des différentes nuances et les gains de productivité liés à une meilleure usinabilité. En quête des meilleures conditions d’usinabilité de ses produits, un travail de recherche a été conduit en partenariat avec Blaser Swisslube pour définir le bon lubrifiant approprié aux besoins d’Ugitech. L’objectif recherché est d’accroître la vitesse d’usinage et d’augmenter significativement la durée de vie des plaquettes. Après essais, ce spécialiste a retenu le Blasocut BC 935 Kombi afin de caractériser ses produits dédiés au décolletage.

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Atteindre les limites de la performance De par sa mission qui consiste à découvrir les limites d’usinabilité pour en préciser les meilleures conditions d’optimisation, le responsable technique de la section « usinabilité » du Centre de recherches Ugitech sait quels sont les enjeux d’une productivité optimisée : « Pendant les essais sur une nouvelle matière, le lubrifiant réfrigérant est soumis à 10 heures de stress quotidien notamment lié à des conditions d’usinage sans autres limites que la casse d’outils. » La lubrifica-

A Ugitech, un travail de recherche a été conduit en partenariat avec Blaser Swisslube, en quête des meilleures conditions d’usinabilité de ses produits.

tion de coupe ne nous avait pas encore livré ses secrets. Depuis notre partenariat avec Blaser Swisslube, nous avons découvert la richesse d’un lubrifiant soluble adapté à son usage, correctement utilisé et entretenu. Le stress, les altérations, les fluctuations de pH ou de concentration sont maîtrisables plus facilement avec des solutions « bio-équilibrées » sans bactéricide. Le concept du lubrifiant qui doit naturellement son équilibre sur les mêmes principes que l’eau potable est un gage de santé et de durabilité, c’est le cas du Blasocut BC 935 Kombi. L’utilisation de Blasocut BC 935 Kombi a résolu tous les problèmes d’allergie constatés précédemment dans les ateliers CRU et SMQ d’Ugitech, tout en améliorant la productivité des outils. Ici, comme dans toute entreprise, la réduction du coût global en pro-

duction demeure une obligation fondamentale car elle impacte le résultat opérationnel. Les produits de la gamme Blasocut sont reconnus pour leur polyvalence et couvrent un éventail d’applications diversifié concernant les aciers comme les non ferreux, en tournage, fraisage, taraudage, rectification. Il est nécessaire, pour une application optimale de chacun de ces produits de lubrification de coupe, de prendre en compte l’expérience du client et aussi les paramètres spécifiques d’une fabrication tels que lubrification haute ou basse vitesse, haute pression, UGV, forages profonds… Blaser Swisslube sera présent au Simodec pour offrir ses solutions et services à partir d’une gamme complète d’huiles entières et lubrifiants d’usinage solubles.

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Test de performance usinabilité. Les produits de la gamme Blasocut sont reconnus pour leur polyvalence et couvrent un éventail d’applications.


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TORNOS

La Swiss DT 13, en avant-première mondiale Tornos présentera plusieurs modèles de machines dont une avantpremière mondiale, la Swiss DT13. Un tour créé pour répondre aux exigences conventionnelles requises pour l’usinage de pièces longues ainsi que les pièces courtes. e fabricant suisse de machines-outils sera présent au Simodec au parc des expositions de La Roche-sur-Foron avec un stand composé de quatre machines : l’avant-première mondiale Swiss DT 13, Multiswiss, EvoDeco 16 et GT26 (avec axe B). Tornos présentera également son tour EvoDeco 32 sur le stand Associons nos compétences, dont le constructeur de Moutier est partenaire, et un modèle SwissNano et CT 20, qui seront mis en place sur Smile, le Salon des métiers industriels et de l’entreprise, organisé dans un hall du site rochois.

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DT 13. La Swiss DT 13 a été créée pour répondre aux exigences conventionnelles requises pour l’usinage de pièces longues ainsi que les pièces courtes. Conçue pour usiner des barres allant jusqu’à 13 mm de diamètre, cette machine simple d’utilisation permet d’améliorer la production de manière significative. Grâce à ses caractéristiques techniques avancées et à l’efficacité de sa cinématique cinq axes, la Swiss DT 13 est une machine dédiée aux opérations de tournage ou de fraisage. Le concept de la cinématique ouvre la voie à des usinages de haute précision, tandis que les 21 outils disponibles apportent une flexibilité appréciée. La Swiss DT 13 possède de base trois forets

La Swiss DT 13 a été créée pour répondre aux exigences conventionnelles requises pour l’usinage de pièces longues ainsi que les pièces courtes.

de perçage transversaux. Les broches à refroidissement liquide de Swiss DT 13 permettent une stabilité d’usinage exemplaire et une vitesse de broche maximale de 15000 tr/mn. Le canon de guidage à entraînement direct permet d’exploiter la vitesse maximale des broches et d’obtenir d’excellents états de surface, tout en diminuant le temps de cycle pour les pièces longues. Multiswiss. La MultiSwiss possède six broches mobiles utilisant la technologie moteur couple pour l’indexage de son barillet. Le barillet garantit une précision maximale dans toutes les positions. Grâce à une nouvelle tech-

nologie d’indexage par moteur couple, les temps d’indexage atteignent 0,3 s dans le plus grand silence. Les broches indépendantes permettent d’avoir la vitesse idéale sur chaque poste, ainsi que le contrôle angulaire pour toutes les opérations de fraisage ou perçage transversal. L’axe C permet également la réalisation d’opérations combinées (transmit) en interpolant la broche et la coulisse. Les broches à motorisations synchrones de grande puissance garantissent une haute dynamique de la machine. Les temps d’accélération sont très courts (0-8 000 tr/mn en moins d’une seconde). En plus de son

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propre axe C, chaque broche possède son propre axe Z, guidé par des paliers hydrostatiques. Ceci permet d’accroître l’amortissement, avec un effet positif sur la durée de vie des outils et sur les états de surface d’usinage. Le moteur couple actionnant le barillet, ainsi que les motobroches, permettent à MultiSwiss d’être très silencieuse, rendant son utilisation encore plus confortable pour l’opérateur. Il est possible de monter jusqu’à 18 outils au maximum sur la machine en utilisant jusqu’à trois outils par poste. Il est également possible de monter divers appareils afin d’élargir les possibilités d’utilisa-


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Ils se fabriquent toujours en Allemagne Présent au SIMODEC Hall A stand A 75

A 15/25 - TD 26/36 - TB 42/60

Pour une production

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tion de MultiSwiss, par exemple des appareils de polygonage, perceurs standards ou haute fréquence en opération et en contreopération. La coulisse de contre-opération indépendante, qui peut recevoir deux outils, combinée à la motobroche de reprise permet de réaliser des opérations de tournage ou de fraisage complexes en temps masqué. Celles-ci pouvant être orientées par rapport aux opérations réalisées à la barre. EvoDeco 16. Cette machine, présente avec son nouveau capotage, est équipée d’un système de porte-outils réalisé dans le but d’obtenir une totale polyvalence et une très haute flexibilité. Tous les types de porte-outils sont équipés d’un système avec changement rapide et adaptation pour prérégleur. Les EvoDeco sont capables de résoudre absolument toutes les problématiques d’usinage.

La SwissNano sera mise en place sur Smile, le Salon des métiers industriels et de l'entreprise, organisé dans un hall du site rochois.

Logiciel Tornos Tisis Elle possède un axe de positionnement B avec trois positions d’usinage motorisées, permettant de réaliser des pièces encore plus complexes et diminuer les temps de mise en train. La machine peut désormais recevoir le nouveau système de programmation Tisis. Le logiciel donne accès directement à la commande numérique de la machine, ce qui se révèle particulièrement intéressant lorsque l’utilisateur désire de réaliser des interfaçages complexes entre la machine et des périphériques externes comme des systèmes de mesure. L’interfaçage des systèmes FAO est également facilité pour les clients utilisant ce système. La synchronisation des 4 systèmes d’outils de la machine se fait via le logiciel Tornos Tisis. Ce dernier permet de visualiser les 4 canaux et donc de faciliter la programmation. La gestion de la machine et de ses périphériques reste très intuitive notamment grâce à l’interface machine Tornos (TMI). GT26. La gamme des tours automatiques Swiss GT est destinée à la production de tout type de pièces conventionnelles. Grâce à la technologie de l’axe B, il est possible de produire des pièces

La MultiSwiss possède six broches mobiles utilisant la technologie moteur couple pour l’indexage de son barillet.

complexes. Cette gamme a été spécialement conçue pour mener à bien une production de pièces longues ou courtes. La GT 26 possède des positions d’outillage modulaires, mettant sur la bonne voie pour des opérations avancées, telles que le tourbillonnage, le polygonnage ou le fraisage angulaire. Les deux broches offrent la même puissance en opération principale et en contre-opération. Ce qui procure une plus grande liberté pour la programmation des pièces : les travaux d’ébauche

ne doivent plus obligatoirement être réalisés en opérations principales. Grâce au canon de guidage à moteur synchrone et à la vitesse de 15 000 tr/mn de la broche à refroidissement liquide de la Swiss GT, l’utilisateur obtient une haute précision et gagne de précieuses secondes. L’entraînement rotatif direct du canon de guidage offre un usinage précis à grande vitesse, et permet de réduire le temps de cycle ainsi que d’améliorer les états de surface. La Swiss GT 26, présentée sur le

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stand au Simodec possède un axe B pouvant inclure jusqu’à quatre outils tournants en opération principale et tout autant en contre-opération. Elle comprend également une position modulaire qui peut accueillir un tourbillonneur. De plus, quatre positions fixes ou des broches à haute fréquence peuvent être ajoutées au dispositif. L’axe B augmente les performances de la Swiss GT 26 de façon significative, la rendant capable d’usiner presque toutes les pièces imaginables.


HALL STAND A F76

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Le nouveau leader du marché avec un axe B linéaire,1 tourelle et 3 axes Y.

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BUCCI INDUSTRIES FRANCE

Une innovation dans le contrôle de la rectitude de barres Mesure industrielle de la rectitude de barres avant usinage : bientôt une solution pour les industriels du décolletage. ucci Industries France et le Cetim-Ctdec ont annoncé leur collaboration dans le cadre d’un projet visant à améliorer le contrôle de la rectitude des barres avant usinage. Problématique récurrente au cœur des échanges entre les industriels du décolletage, les fournisseurs matières et les constructeurs machines, les premiers éléments de réponse seront dévoilés lors du prochain salon Simodec.

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La problématique Avec l’évolution des technologies, les paramètres influant sur la rectitude des barres sont de plus en plus nombreux. Les machines-outils gagnent en complexité et les vitesses de coupe sont de plus en plus élevées, ce qui induit de plus hautes vitesses de rotation. Les vibrations générées, particulièrement à haute vitesse, perturbent l’usinage. Lorsque la rectitude des barres est mauvaise, il est nécessaire de baisser les vitesses et par conséquent la production. Le développement de nouvelles poupées mobiles (avec et sans canon) avec notamment des fonctions multi-axes, impose l’utilisation de barres disposant d’une rectitude précise et contrôlée. Du côté normatif, les normes NF EN 12164 : 2011 (cuivre et alliages de cuivre – barres pour décolletage) et NF EN 10278 (dimensions et tolérances des produits en acier transformés à froid) s’avèrent insuffisantes car imprécises et les conditions de mesure sont laissées à l’interprétation de chacun. Une méthode et un banc

Didier Bouvet, directeur général de la société Bucci Industries France.

de mesure pour les industriels du décolletage. Constatant la nécessité pour la profession de progresser sur le contrôle de la rectitude des barres, Bucci Industries France et le Cetim-Ctdec ont lancé un projet sur cette thématique. Les objectifs sont, dans un premier temps, de proposer aux industriels du décolletage une méthode complémentaire à la norme, afin de préciser les précautions à prendre et d’améliorer l’expression de leurs besoins envers les fournisseurs de barres. « Nous sommes ravis de ce projet de collaboration avec Bucci Industries France. Nous nous connaissons depuis longtemps et coopérons régulièrement sur le plan technique. Les industriels du décolletage ont besoin de solutions de mesure de rectitude des barres. Nous travaillons également

avec les acteurs majeurs de la filière industrielle déjà impliqués dans ces problématiques. Nous prévoyons de présenter la méthode lors du Simodec en mars 2016, le salon professionnel international de la machine-outil de décolletage », commente Olivier Sciascia, responsable du projet au Cetim-Ctdec. Dans un second temps, une fois la méthode validée, l’objectif des deux partenaires est de travailler à la conception d’un banc de contrôle. Leader mondial des embarreurs avec la marque Iemca, Bucci Industries France sera en charge de la commercialisation de ce matériel. « Au sein de Bucci Industries France, explique Didier Bouvet, directeur général. Nous sommes depuis longtemps concernés par les problèmes de rectitude de barres. En 2002, lorsque nous avons créé un Bu-

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reau d’Etudes à Cluses, dédié aux applications spécifiques, débarreurs, retourneurs, etc. Cette problématique nous a interpellés. Depuis 2006, nous nous intéressons de près aux phénomènes vibratoires et avons même développé plusieurs systèmes afin de mieux les maîtriser. » Il ajoute : « Aujourd’hui, ce projet avec le Cetim-Ctdec marque le début d’une étape supplémentaire. Il s’agit tout d’abord de permettre aux industriels du décolletage de se mettre d’accord avec les fournisseurs de barres via l’élaboration d’une méthode et d’investir dans un banc de contrôle. Passé cette étape, tout le monde sera d’accord sur la façon de mesurer la rectitude des barres (méthode) et sur les résultats associés (banc de contrôle). La réalisation de tests permettra la modélisation de l’influence de la rectitude de la barre sur les phénomènes vibratoires ainsi que ses conséquences sur l’usinage. »


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KASTO

KastoVerto A2 : universelle et flexible en production Plus de cent machines installées en production en peu de temps : avec sa scie à ruban automatique de production pour coupes droites KastoVerto A2, l’entreprise allemande pose encore une fois des jalons en matière de technologie de sciage. u’il s’agisse d’un débit universel de petites séries, par exemple en atelier ou dans la construction de machines spéciales, ou bien d’un débit flexible de pièces à façon en lots ou petites séries, l’utilisateur a la garantie avec cette machine d’avoir à disposition un instrument de productivité conçu de manière optimale pour répondre à tous ses besoins. Présentée pour la première fois au printemps 2010 à l’occasion des traditionnelles journées portes ouvertes Kasto Future Days, la nouvelle gamme KastoVerto A2 a réussi à s’imposer sur le marché en très peu de temps. A ce jour, plus de cent machines sont déjà utilisées en production pour diverses applications allant de la coupe unitaire à la production en séries. La société allemande Kasto Maschinenbau GmbH & Co. KG sise à AchernGamshurst, leader dans le domaine des machines à scier les métaux et des magasins de stockage pour les tôles et les produits longs, démontre une fois encore avec cette nouvelle gamme, son savoir-faire indéniable en matière de technologie et d’innovation. Elle a en effet su tirer profit de ses 130 000 scies à métaux déjà installées et en service dans le monde entier pour développer cette nouvelle gamme de scies se distin-

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La KastoVerto A2 se distingue également par d’autres atouts, à savoir l’avance de coupe hydraulique réglable en continu (de 0 à 300 mm/mn).

guant par de nombreuses caractéristiques de performance tant sur le plan matériel que logiciel. Le fil conducteur reste et demeure la philosophie chère à l’entreprise, à savoir, conjuguer d’une part la technologie et la performance avec le confort d’utilisation et le design d’autre part. Kasto n’a pas mis au point la gamme KastoVerto pour remplacer des gammes de machines existantes, mais pour compléter son programme. L’entreprise a en effet pris en considération les divers souhaits de ses clients, les uns privilégiant la flexibilité et le confort associés aux rendements de sciage, d’autres exigeant surtout des performances très élevées de leurs scies, d’autres encore souhaitant disposer d’un équipement universel faisant office de machine multifonctions pour les travaux les plus variés.

« KastoVerto s’engouffre délibérément dans cette niche du marché en répondant idéalement aux multiples exigences du moment, telles que la robustesse, la performance, une utilisation flexible et universelle, un encombrement minimal ainsi qu’un grand confort d’utilisation », explique Armin Stolzer, ingénieur également titulaire d’un diplôme en économie-gestion et p-dg de Kasto. Cette machine surprend par son très faible encombrement (3 m2 lui suffisent) tout en offrant des capacités de coupe impressionnantes : 260 mm (rond), 260 x 260 mm (carré) et 320 x 260 mm (plat lxh). Ainsi, elle permet aux utilisateurs du secteur industriel, qu’ils soient constructeurs de machines, équipementiers, fabricants de pièces ou d’appareils, de couvrir un vaste éventail de pièces à débiter. D’autant plus que la combinaison d’un ruban vertical (dans l’axe Z)

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et d’un ruban horizontal (avance de l’unité de sciage suivant l’axe Y) permet de réaliser efficacement des coupes unitaires ou en série dans des matériaux pleins, des tubes et profilés – qu’ils soient faciles ou très difficiles à usiner. Et ce, sans devoir systématiquement changer de ruban. La construction robuste et précise du bâti-machine ainsi que de l’unité de sciage, associée à des composants machine et à des guidages à rouleaux de grande qualité issus du secteur de la construction de machines-outils, garantissent en permanence une marche tranquille tout en ménageant l’outil de coupe. Cette machine se distingue également par d’autres atouts, à savoir l’avance de coupe hydraulique réglable en continu (de 0 à 300 mm/mn), la tension hydrau-


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longueurs de 9 999 mm, avancebarre sans reprise de l’étau jusqu’à une longueur de coupe de 250 mm. Selon la nuance à débiter et le ruban utilisé, la vitesse de coupe sera réglée de 12 à 120 m/mn, et surveillée en continu grâce à la fonction de commande SpeedControl (contrôle électronique de la rotation minimale des volants). Cette opération peut être effectuée par l’opérateur et / ou être pilotée automatiquement par la base de données technologiques intégrée dans la commande Kasto BasicControl. La scie à ruban automatique pour coupes droites est équipée de série d’une table à rouleaux machine ainsi que d’une table support matière bien dimensionnée pouvant être facilement retirée, de sorte que le débit à façon peut se faire avec très peu de personnel voire de façon totalement automatisée. L’encombrement de la scie automatique est minimal, à savoir seulement (L x l) 2365 x 1350 mm (sans évacuateur de copeaux mais avec tiroir à copeaux intégré) et la hauteur, avec ses seulement 1767 mm, est elle aussi relativement réduite. Ces dimensions permettent d’intégrer facilement la machine dans des zones de stockage ou de production.

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lique du ruban ainsi que le dispositif d’étau double serrant la pièce à usiner des deux côtés du ruban pour assurer une parfaite fixation. Cette fixation de la pièce à usiner influe de manière positive sur le degré d’efficacité du processus de coupe. De plus, l’idée judicieuse du dispositif de rétraction matière permet de ramener le ruban sans contact hors du canal de coupe, ce qui permet de limiter l’usure de l’outil de coupe et d’avoir des surfaces de coupe propres. Les critères mentionnés ci-dessus ainsi que d’autres applications techniques, et surtout la reproductibilité élevée de la qualité permettent d’obtenir des coupes de précision avec des surcotes minimales mais aussi des qualités de cotes et de coupe suffisantes pour une mise en œuvre directe. Le temps d’usinage des pièces s’en trouve réduit et permet même souvent de se passer totalement de certains travaux de retouche comme l’ébavurage. La KastoVerto A2 permet de débiter des barres rondes à partir de 10 mm de diamètre en coupe unitaire ou automatique. La longueur de coupe minimale est de 6 mm. L’amenage matière permet une avance en une seule course de 850 mm. L’amenage multiple standard permet d’atteindre des

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La nouvelle gamme KastoVerto A2 a réussi à s’imposer sur le marché.

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ARNO WERKZEUGE

Restez au frais avec le système de refroidissement ACS La technologie de refroidissement brevetée ACS pour un programme complet du système SA d’Arno Werkzeuge améliore sensiblement le dégagement du copeau et la durée de vie. a société Arno Werkzeuge offre dès à présent la nouvelle technologie ACS qui permet un refroidissement optimal de la plaquette lors des opérations de tronçonnage et de rainurage. Arno-Cooling-System ou ACS permet, à la différence des systèmes d’arrosages classiques, d’appliquer des paramètres de coupe plus élevés tout en obtenant une meilleure durée de vie de l’outillage. Ce procédé unique et breveté est basé sur la direction du jet de refroidissement, qui traverse le logement de la plaquette pour atteindre directement la zone de coupe. Ce procédé unique, à la différence des systèmes concurrents, permet un arrosage continu sans choc thermique. Même en cas d‘usinage profond. Le copeau sera parfaitement évacué grâce à la pression et la zone de coupe refroidie. Les risques de formation d’arête rapportée et d’écaillage sur l’arête de coupe sont écartés. Arno Werkzeuge offre une gamme complète d’outils équipés du système ACS et met ainsi l’accent sur la flexibilité : Outils monoblocs, modules, lames et attachements directs. Suivant les exigences du client, les outils ACS existent en plusieurs longueurs et sont compatibles avec les différentes normes de raccords filetés. Les attachements directs sont aussi adaptables sur la plupart des machines-outils. Le système ACS se décline en deux versions, ACS1 avec un seul canal de refroi-

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La nouvelle technologie ACS permet un refroidissement optimal de la plaquette lors des opérations de tronçonnage et de rainurage.

dissement dirigé vers l’arête de coupe, et ACS2, avec deux canaux de refroidissement, l’arête de coupe est arrosée par le dessus et dessous (dépouille). En combinaison avec les plaquettes SA hautes performances disponibles dans différentes nuances et différents brise-co-

peaux, l’utilisateur dispose d’un ensemble complet et adapté pour toutes ses opérations de tournage, tronçonnage et rainurage Arno Werkzeuge est un fabricant international reconnu dans les outils de tronçonnage, tournage, fraisage et perçage. Les excellents résultats obtenus à travers l’innova-

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tion et le développement des outils Arno, sont le résultat d’une étroite collaboration avec nos clients. Ils font de la société Arno Werkzeuge ce qu’elle est aujourd’hui, une spécialiste de l’outillage reconnue dans le monde et dont les racines Souabes garantissent qualité et performance.


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Nouvelle technologie de revêtement Tungaloy continue de révolutionner l’univers des plaquettes de tournage avec une année riche en développements.

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n décolletage, une plaquette avec une grande acuité d’arête et générant de faibles efforts de coupe, est essentielle. Pour cela, Tungaloy a développé une nouvelle technologie de revêtement afin d’améliorer l’adhérence entre la couche de revêtement et le substrat, il en résulte, non seulement une grande dureté, mais aussi une excellente acuité de l’arête de coupe.

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4Fabrication de ravitailleurs verticaux et à barillet (capacité de 1 à 12 mm). 4Développement d’unités d’usinage spécialement conçues pour les tours à décolleter. 4Conception de cartérisations intégrales personnalisées adaptées à chaque machine.

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La nouvelle nuance SH725 est donc caractérisée par une résis- La famille AH8000 propose les nuances AH8015 et AH8005, bénéficiant tance élevée à l’usure, une grande du traitement de surface spécial PremiumTec, traitement exclusif Tungaloy avec une face de coupe polie. acuité d’arête et également, par une résistance améliorée à performantes afin d’améliorer copeaux AM sera un excellent l’écaillage. Cette nouvelle nuance leur productivité. Des vitesses de choix pour l’usinage des aciers, en sera appliquée à la gamme DoMi- coupe et des avances plus élevées tournage, afin de générer des niTurn, une innovation Tungaloy, sont généralement les solutions gains de productivité et libérer avec des plaquettes positives ré- proposées. Cependant, cela a ainsi du temps machine. versibles gardant les mêmes ef- pour conséquence une augmentaA noter, une nouvelle gamme forts de coupe que des plaquettes tion des efforts de coupe sur les de plaquette de tournage pour positives classiques. plaquettes, générant une usure en l’usinage des superalliages avec cratère (usure sur la face de Par ailleurs, la gamme DoMinil’introduction d’une nouvelle facoupe) excessive, d’où des casses Turn est également enrichie par mille de nuances, AH8000, comsoudaines et une mauvaise gesune nouvelle géométrie de plaprenant de nouveaux brise-cotion des copeaux dues à l’usure quette : VXGU09. De nouveaux peaux. Ces nouvelles nuances du brise-copeaux. Le nouveau porte-plaquettes, dédiés au décolPVD se caractérisent par une inbrise-copeaux AM est caractérisé letage, font également leur appacroyable résistance à la fois à par une forme en « Fer à cheval ». rition avec, des porte-plaquettes à l’usure et à la rupture, ceci grâce à Ceci est la dernière innovation de col de cygne, pour optimiser la une première mondiale en maTungaloy permettant de limiter le gestion des copeaux en finition, et tière de technologie de revêtecontact entre le copeau et la face des porte-plaquettes en carré de ment : un revêtement nano AlTiN de coupe, diminuant ainsi la cha20 mm pour les tours automamulticouche, à teneur élevée en leur générée par ce frottement ce tiques. La nouvelle nuance SH725 Al, ce dernier permet de réduire qui a pour conséquence de réet l’extension de la gamme des considérablement l’usure en enduire la cratérisation. De plus, les porte-plaquettes permettront aux taille, la cratérisation et le collage efforts de coupe sont réduits par décolleteurs des réductions de pour l’usinage des superalliages. l’inclinaison de l’arête de coupe, coût et des gains de productivité. même avec des vitesses et des Les nouveaux brise-copeaux Aujourd’hui, dans le monde de avances élevées. Enfin, la forme proposés, HRF et HRM, couvrent l’usinage, les industriels conti- du brise-copeaux offre une ges- une vaste plage d’applications, de nuent de rechercher des solutions tion stable des copeaux. Le brise- la finition à la semi-finition

4Réalisation d’études diverses et fabrication de prototype sur demande : évacuateur à copeaux, graissage centralisé, motorisations diverses

acm-franois@dexis.eu DEXIS, LE RESEAU DE NEGOCE TECHNIQUE DE DESCOURS & CABAUD

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HORN

Le carburier fait le plein de nouveautés Systèmes modulaires avec refroidissement intérieur, nouvelle géométrie des systèmes S100 et S224, plaquettes S100 avec arrosage interne, fraisage tangentiel… tour d’horizon des derniers produits du fabricant de TübingenKressbach (Allemagne). e carburier Horn France présentera de nombreuses nouveautés sur son stand au Simodec, dont nous vous dévoilons en détail une large sélection.

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Systèmes modulaires avec refroidissement intérieur. Le système de plongée modulaire Horn pour cassettes de plongée, sur la base de l’interface système 845 et 842, se compose d’un support de base pour tourelles avec attachement BMT, MAZ ou VDI, d’une base de support pour les centres de tournage-fraisage et machines multibroche, d’un support de cassette réglable en hauteur, et d’un programme de cassettes adapté avec différentes largeurs et profondeurs de plongée. Le système modulaire propose une sélection de support de base pour tourelles avec attachement BMT sur la base des types de machines courantes. Plusieurs variantes sur les bases de supports VDI pour les centres de tournagefraisage sont disponibles en différentes tailles. Supports de cassette adaptés avec alimentation en liquide de refroidissement intégré et un réglage en hauteur des cassettes et de leurs fixations en position normale ou tête en bas, à

La géométrie polie réduit la formation d'arêtes rapportées et assure un bon contrôle de l'enlèvement de copeaux.

gauche ou à droite du support de cassette. Pour les machines multibroches, son support réglable en hauteur de la gamme de produits 968 est disponible, sur lequel il est possible de monter directement les cassettes. Le système de cassette avec interface (845 ou 842) sert de logement pour le système de plaquette de coupe S100 avec différents supports et géométries. Largeurs de plongée disponibles : 2,5 ; 3 et 4 mm, avec des profondeurs de plongée comprises entre 22 et 105 mm. Les cassettes sont dotées d’une alimentation en

fluide de coupe intégrée, en version pour refroidissement via le doigt de serrage et auxiliaire. Il existe des cassettes supplémentaires avec arrosage interne pour plaquettes ISO VC11 et DC07. Plaquette S100 avec arrosage interne. La plaquette S100 à arrosage interne est proposée avec sa nouvelle largeur de coupe de 2,5 mm et une géométrie EN. Les revêtements sont de type AS45 et HP 65, qui viennent compléter la gamme existante. Les porte-outils à section carrée 16 x 16 mm et 20 x 20 mm existent avec arrosage interne pour un transfert direct de

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fluide de coupe à travers le porteoutil VDI. Le client dispose des cassettes avec arrosage interne et serrage vissé avec une interface 842 en version gauche et droite. Comme sur les plaquettes de coupe S100 avec arrosage interne déjà existantes, le jet de fluide de coupe agit directement sur la zone de coupe, garantissant ainsi des conditions d’usinage optimales au niveau de la zone d’action. La forme en entonnoir des buses permet de produire un jet de fluide de coupe adapté à la forme de copeaux, réduisant ainsi le danger que représente l’accumulation de copeaux.


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En outre, ce type de refroidissement interne évite la formation d’arêtes rapportées et d’écaillage sur l’arête de coupe. Par rapport aux refroidissements habituels, ceci permet d’obtenir des paramètres de coupe supérieurs, garantissant une utilisation économique et plus efficace de l’outil. Pour les matériaux difficilement usinables, la version de carbure AS45 et la forme géométrique EN avec un brise-copeaux offrent notamment une bonne évacuation des copeaux, une longévité élevée et une sécurité de process, même pour les interventions longues et les températures élevées. Le serrage vissé ou automatique des plaquettes de coupe avec butée permet de changer facilement les plaquettes, tout en conservant une répétabilité élevée. Fraisage tangentiel avec le système 406. Le système de fraisage tangentiel 406 est doublé : sont ajoutées une fraise à disque et une fraise vissée. Les fraises à disque, disponibles en diamètre 100 ou 125 mm et en largeur de coupe 10 ou 12 mm, sont destinées au fraisage de rainures de profondeurs comprises entre 26 et 34,5 mm. Le trou central et l’encoche d’entraînement sont conformes à la norme DIN 138. Les fraises vissées, disponibles avec un diamètre de coupe de 16, 20, 25, 32 ou 40 mm, sont pourvues d’un filetage métrique sur support cylindrique avec refroidissement interne. À l’instar de leur variante précédente, présentant un logement conforme à la norme DIN 1835-B, ces fraises sont équipées de 2 à 6 plaquettes rhombiques réversibles type 406. Les plaquettes rhombiques réversibles type AS4B, affûtées avec précision, permettent d’atteindre des précisions élevées et des qualités de surface supérieures. Les angles de dégagement et axial positifs assurent une coupe tendre. L’arête secondaire avec bord de traîne intégré garantit des surfaces de haute qualité. Un chanfrein supplémentaire assure un angle d’attaque stable, ainsi qu’une opération de fraisage régulière. Les plaquettes avec un rayon d’angle de 0,4 ou 0,8 mm permettent d’obtenir des profondeurs de coupe allant jusqu’à 6,3 mm. Elles conviennent pour le fraisage d’épaulements à 90 o pré-

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Le système de fraisage tangentiel 406 a été doublé.

Les fraises sont désormais équipées de plaquettes avec géométrie positive.

cis. Il est ainsi possible d’utiliser l’intégralité de la longueur de coupe. La fraise est munie des mêmes plaquettes réversibles R406 mais nécessite également la version gauche L406. Fraise disque type M101. La gamme de fraises type M101, spécifiquement conçues pour le tronçonnage et le fraisage de gorges, a été élargie, afin de proposer des largeurs de coupe de 1,2 et

1,4 mm. Les nouvelles fraises sont disponibles en diamètre 63 et 80 mm pour des profondeurs de coupe de 19,5 ou 20 mm. Les fraises de diamètre 63 mm disposent d’une queue cylindrique de 25 mm de diamètre et d’un logement pour mandrin Weldon conforme à la norme DIN 1835-B. Elles sont en outre configurées pour un refroidissement interne. Les fraises de 80 mm sont

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disponibles en tant que fraise à emboîter ou avec bagues d’écartement. À l’instar des versions précédentes présentant une largeur de coupe de 1,6 à 4 mm, les nouvelles fraises de tronçonnage sont pourvues de plaquettes de coupe carbure amovibles. Le changement des plaquettes de coupe est simple et d’une grande précision. Le siège de plaquette fraisé à


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haute précision garantit une liaison sûre avec une précision de remplacement élevée, grâce à une butée placée dans le corps de base. Le modèle de 63 mm est muni de 5 plaquettes de coupe et le modèle de 80 mm en comprend 7. Pour les plaquettes des fraises de largeur de coupe 1,2 et 1,4 mm, la géométrie est particulièrement adaptée aux aciers classiques, aciers inoxydables et matériaux à base de titane. Fraisage grandes avances DAH37. Les fraises sont désormais équipées de plaquettes avec géométrie positive. Nouvelle géométrie aluminium pour les systèmes S100 et S224. La géométrie nouvellement développée pour l’usinage en plongée et le tronçonnage des aluminiums pour les systèmes de S100 et S224 est disponible pour les largeurs de coupe de 2 et 3 mm. Spécialement conçues pour l’usinage de l’aluminium, les plaquettes sont dotées d’une géométrie positive et d’une arête de coupe tranchante. La géométrie polie réduit la formation d’arêtes rapportées et assure un bon contrôle de l’enlèvement de copeaux ainsi qu’une qualité de surface élevée sur la pièce. Outre l’exécution non revêtue type K10, des plaquettes avec revêtement du type DD26 sont également disponibles pour les alliages d’aluminium à teneur en silicium plus élevée. Pour assurer des conditions optimales d’enlèvement des copeaux, il est recommandé d’utiliser des porte-outils avec arrosage intérieur, notamment via le doigt de serrage. Usinage d’engrenages jusqu’au module 30. Avec l’extension des systèmes de fraisage de dentures jusqu’au module 6, Horn offre désormais des systèmes d’outils pour toutes les tailles de modules, allant de M 0,5 à M 6. La gamme d’usinage de dentures comprend les opérations de fraisage de roues dentées droites, de jonctions arbre-moyeu, d’arbres vis sans fin et de profilés de dentures spécifiques aux clients, ainsi que le mortaisage de dentures intérieures. Selon la taille de module (DIN 3972, profil de référence 1), différents systèmes de fraisage couvrent l’ensemble de la gamme des tâches. Jusqu’au module 3 : plaquettes de coupe de type 606 à

La gamme de fraises type M101, spécifiquement conçues pour le tronçonnage et le fraisage de gorges, a été élargie.

636 (également en tant que fraise hélicoïdale à trois dents). Jusqu’au module 4 : systèmes de fraisage M274 ou M279 – à une ou deux rangée(s) pour les profilés larges. Jusqu’au module 6, le nouveau système de fraisage de type M121. Module 7 : différents systèmes de fraisage haute avance. Le processus de fraisage haute avance sera utilisé pour les opérations d’ébauche à partir du module 7, et le processus de fraisage par copie pour la finition avec du carbure monobloc. Le brochage de denture (internes et externes avec différentes tailles de dentures) est couvert par les plaquettes de type 105 et 110 Supermini. Les systèmes d’outils type 315 et S117 permettent les travaux préliminaires et finaux de brochage, avec une seule plaquette, ce qui réduit considérablement les temps de cycles. Temps de cycle réduits Supermini 105. Le système d’outils Supermini type 105 maîtrise des tâches complexes pour des diamètres d’alésage compris entre 0,2 et 6 mm, avec plus de 1 500 variantes de plaquettes de coupe. Il dévoile ses points forts dans un large champ d’applications pour le tournage, la plongée, le chanfreinage, le filetage par tournage, la plongée axiale, l’alésage, le surfaçage et le mortaisage de rainure de très petites tailles dans des petits diamètres.

Le champ d’applications existant pour l’usinage des aciers, de la fonte, des métaux non ferreux, des matériaux exotiques et des matériaux d’une dureté jusqu’à 66HRc est désormais élargi par les opérations de tournage et de plongée sur de petites pièces. Revêtement adapté Pour le micro-usinage, Supermini a été doté d’une exécution d’arête spéciale pour les avances réduites avec de faibles vitesses de coupe. Il est ainsi désormais possible de réaliser des surfaces brillantes d’un diamètre intérieur à partir de 0,2 mm. Les variantes dédiées au tournage sont disponibles sans rayon ou avec un rayon d’angle de 0,03 mm et celles destinées au dégagement disposent d’un rayon d’angle de 0,05 mm. Des plongées intérieures (à partir de w = 0,5 mm) sont possibles. Les arêtes disposent d’un revêtement adapté avec une zone de bordure extrêmement dure. Comme pour tous les Supermini, le serrage des outils est particulièrement agréable pour l’utilisateur. Un seul porte-outil standard est nécessaire pour toutes les plaquettes de coupe de même type. Les porte-outils sont disponibles avec trou d’arrosage interne ou sans refroidissement interne, et avec différentes interfaces machines, disponibles à droite ou à gauche. Plaquettes de fraisage type 932. En plus de plaquettes de fraisage

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avec 3 et 6 dents, l’outil est disponible, et en stocke, avec 9 dents. Les largeurs de coupe sont de 2 à 4 mm. « Nous l’avons fabriqué à partir d’un modèle validé sur une base carbure de nuance AS45. La nouvelle plaquette avec 9 dents de coupe est à utiliser avec tous les types de corps de fraisage M332 », précise Horn. Catalogue outils pour l’industrie du microdécolletage. Dans le cas d’usinages de petites pièces comportant des diamètres inférieurs à 0,2 mm avec des profondeurs de passes se situant vers 0,01 mm, des exigences extrêmes sont demandées pour les outils, les porte-outils ainsi que des arêtes de coupe spécifiquement adaptées. Les arrêtes de coupe ne doivent pas s’ébrécher et avoir des rugosités de surface finement rectifiées, afin de pouvoir garantir la précision d’usinage nécessaire, dans le cas de petites profondeurs de passes. Les machines de décolletage utilisées dans le micro-usinage ont généralement peu de place pour les supports de fixation des burins, il est donc nécessaire d’utiliser des porte-outils spécialement adaptés. Des performances maximales sont garanties avec l’utilisation de porte-outils comportant la lubrification intérieure. La nouvelle brochure Horn permet de découvrir tous les outils de la société spécifiquement conçus pour répondre à ces exigences extrêmes.


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SECO

Nouvelles plaquettes en céramique sialon Secomax Les plaquettes Seco en céramique sialon type T, excellent dans la plupart des applications. a nouvelle gamme de céramique sialon Secomax CS100 permet d’accroître les performances en termes d’ébauche et de semi-finition par l’ajout de la géométrie de type T. Cette géométrie de coupe tranchante, permet aux nouvelles plaquettes de réaliser des opérations de tournage des superalliages à base de nickel, dans tout type de conditions d’usinage et d’environnements. Parfaitement adaptées aux applications de tournage, les plaquettes CS100 type T (chanfreinées) permettent grâce à de faibles efforts de coupe, de respecter des tolérances serrées. Ces plaquettes présentent un chanfrein de 0,10 mm de largeur à 20 degrés. Les arêtes de coupe sont conçues pour absorber la pression et les efforts de coupe élevés. Résultat : ces plaquettes éliminent tout risque de déformation de la pièce, en particulier dans les composants à parois minces, et réduisent les vibrations excessives qui diminuent la durée de vie de l’outil et endommagent l’état de surface. Les caractéristiques des plaquettes type T sont complémentaires à celles des produits CS100 type S (chanfreinés et tonnelés) conçus pour prendre en charge les efforts de coupe élevés dans des conditions d’usinage instables et non-rigides. La complémentarité des plaquettes type T et type S de la gamme CS100 offre une bonne résistance à l’abrasion et une ténacité optimale. Cela augmente la durée de vie de l’outil et permet des

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Parfaitement adaptées aux applications de tournage, les plaquettes CS100 type T (chanfreinées) permettent grâce à de faibles efforts de coupe, de respecter des tolérances serrées.

vitesses de coupe élevées lors du traitement de matériaux difficiles, comme l’Inconel, le MAR, le RENE et le Waspaloy. En d’autres termes, ces plaquettes confèrent une productivité élevée, une qualité constante et un rapport qualité-prix optimal particulièrement adaptés aux secteurs de l’aéronautique et de la production d’énergie. Par ailleurs, Seco a étoffé sa gamme de porte-outils pour plaquettes en céramique. Dispo-

nibles en version à sections carrées et Seco-Capto, les emplacements et bridages spéciaux de ces porte-plaquettes autorisent un parfait maintien de ces plaquettes (sans trous) dans tout type d’usinage intérieur comme extérieur. Basé à Fagersta, en Suède, avec une présence dans plus de 75 pays, Seco est l’un des plus grands fournisseurs mondiaux d’outils coupants pour l’usinage des métaux et des composites pour les opérations de fraisage, de

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tournage, de perçage et de filetage. Pendant plus de 80 ans, l’entreprise a également travaillé en collaboration étroite avec des fabricants de tous les secteurs de l’industrie afin de fournir les outils, les processus et les services dont ils ont besoin, pour une productivité et une rentabilité optimisées. Pour en savoir plus sur les plaquettes CS100 et le détail des différentes préparations de l’arête, veuillez consulter le site : www.secotools.com/cs100 ou contactez votre interlocuteur Seco.


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ORBA TECH

Sept machines Doosan sur un stand de 180 m2

Le modèle Lynx 220LSY exposé lors du Simodec est doté d’une tourelle 12 postes et 24 positions offrant des performances élevées grâce à des vitesses de déplacement rapide à 36m/mn.

Zoom sur le tour compact Lynx

Cette gamme reconnue s’adapte à de nombreux secteurs d’activité grâce à plus de 20 modèles aux multiples configurations : capacités en barre variant de 45 à 76 mm, longueur de bâti, axe C, outils tournants, contre broche, axe Y… Doosan ne cesse de se démarquer de ses concurrents en optimisant des points essentiels tels que l’encombrement réduit au sol, le large débattement de l’axe Y (105 mm), la commande numérique Fanuc.

La série Lynx de Doosan, particulièrement adaptée à l’usinage de pièces de décolletage, compte parmi les best-sellers du constructeur avec plus de 30 000 machines déjà vendues dans le monde.

Le modèle Lynx 220LSY exposé lors du Simodec est doté d’une tourelle 12 postes et 24 positions offrant des performances élevées grâce à des vitesses de déplacement rapide à 36m/mn, des vi-

rba Tech, distributeur exclusif des machines-outils Doosan, sera présent au salon Simodec, avec un espace d’exposition de 180 m2 et sept machines de la gamme Doosan.

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tesses de rotation de broche et d’outils motorisés de 6 000 tr/mn. Une version est désormais disponible avec une tourelle 16 postes équipée d’outils motorisés, dont la vitesse de rotation est de 10 000 tr/mn. Plus de 80 modèles de la gamme Lynx sont constamment disponibles en stock européen pour répondre aux besoins urgents des clients. Lors du salon Simodec, Orba Tech présentera également un centre d’usinage vertical DNM, un centre de perçage taraudage T4000, deux tours à poupées mobiles Puma ST, un tour horizontal Puma GT et un tour bibroches et bitourelles Puma TT.

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Orba Tech, distributeur exclusif Doosan, participe au salon Simodec.


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SALLANCHES- MARNAZ

L’industrie du décolletage prend le cap de l’impression 3D Trois entreprises de décolletage, dont deux de Marnaz, ont créé cet été une filiale commune Additech afin de proposer à leurs clients la fabrication additive de pièces métalliques. es pièces produites par cette nouvelle machine qui a fait son apparition dans l’atelier de décolletage de Christophe Pezet sont granuleuses, elles font davantage penser à des pièces de fonderie. L’impression 3D ou fabrication additive a fait son entrée dans la vallée de l’Arve sous le nom d’Additech MontBlanc, la filiale commune de trois décolleteurs, MGB à Marnaz, Lathuille Hudry à Marnaz et Pierre Pezet à Sallanches.

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Après avoir été sollicité par un client qui cherchait un partenaire capable de maîtriser cette nouvelle technologie, Christophe Pezet se dit qu’il fallait franchir le pas, d’autant que son cousin Didier Pezet, 48 ans, ingénieur de l’Ecole nationale de céramique industrielle projetait aussi de se lancer sur ce marché encore immature, mais prometteur. « C’est un complément par rapport à notre activité, c’est une brique que nous n’avions pas, et qui nous permettra d’entrer chez des clients qui ne nous auraient jamais consultés que pour notre savoir-faire dans le décolletage », explique Christophe Pezet. Christophe Pezet et ses deux autres confrères Véronique Roda (MGB) et Pierre Lathuille (Lathuille Hudry) ont bien compris qu’il s’agissait là d’une technologie complémentaire. « Pour nous décolleteurs, ce qui nous coûte, c’est

Les associés d’Additech Véronique Roda, Christophe et Didier Pezet, Pierre Lathuille, devant la machine de fabrication additive ou imprimante 3D, installée dans l’usine de décolletage Pierre Pezet à Sallanches (de gauche à droite).

d’enlever de la matière, tandis que dans la fabrication additive, c’est d’en rajouter », commente le patron de l’usine Pierre Pezet. Et il complète : « Si nous avons à fabriquer un ensemble constitué de plusieurs pièces assemblées par soudage par exemple, la solution 3D permettra de produire cet ensemble en une seule pièce. » Didier Pezet, qui figure parmi les actionnaires d’Additech, créée le 1er août 2015, souligne la différence entre la fabrication d’une pièce en injection à celle en impression 3D. Même si le coût reste largement plus élevé qu’en fonderie, « la fabrication additive permet de travailler à la demande beaucoup plus facilement ».

Comme en fonderie, l’état de surface nécessite une opération de reprise en usinage. « Quand on obtient un Ra en dessous de cinq et une précision de cinq centièmes, on est déjà content », commente Didier Pezet. Optimisation topologique A quoi pourrait être utile l’impression 3D à partir de poudres de métaux, alors que son coût unitaire oriente naturellement vers la réalisation de petites pièces complexes et en petites séries ? Didier Pezet a déjà des idées. Il pense notamment aux pièces détachées, dans l’aéronautique par exemple. « Une pièce détachée coûte tous les ans 20 % de sa valeur en raison de son im-

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mobilisation. L’idée serait de fabriquer ces pièces à la demande. » Autre cas : « Un fondeur qui a fait faillite et dont le moule n’existe plus, l’impression 3D permet d’éviter ce cas de figure. » Méthode informatique permettant de calculer la forme optimale d’une pièce soumise à des contraintes, l’optimisation topologique peut aujourd’hui s’appuyer sur la fabrication par fusion laser. Parce qu’elle parvient à construire des formes jusque-là impossibles à obtenir par des procédés conventionnels, l’impression 3D a un véritable avenir, au-delà du coût unitaire de la pièce. Ingénieur ayant notamment travaillé pour un spécialiste de


SIMODEC plaquettes en carbure, Didier Pezet pense aussi à la possibilité de fabriquer des moules avec des canaux internes pour le refroidissement ou des ailettes de turbine dotées d’un système de tubulures internes, impossible à réaliser en usinage.

mesure 100 microns. Quant au coût de cette imprimante française, conçue par la société Phenix, rachetée en juin 2013 par le deuxième fabricant mondial d’imprimantes 3D professionnelles, l’Américain 3D Systems, il faut compter 600 000 euros.

La machine, qui a été installée à proximité d’un centre multitâche Mazak Integrex, à deux pas de la zone des tours à commande numérique, est une 3D Systems Pro X 300, de capacité 250x250x300 mm, avec une technologie laser sur lit de poudre. Elle affiche une vitesse de 10 cm 3/h et peut recevoir des poudres sphériques de titane, d’acier chrome-cobalt, inconel, acier 316L, acier au chrome 17-4PH et alu de fonderie avec 7 à 10 % de silicium. Le spot du laser

Aussi étonnant que cela puisse paraître, c’est le fabricant de la machine qui fournit la poudre, et vend les paramètres d’utilisation selon la matière employée. Lancée au milieu de l’été 2015, Additech a déjà réalisé des démonstrateurs. « Nous sommes en phase de prise en main, mais nous commençons déjà à chiffrer des premiers projets clients », glisse Didier Pezet. JÉRÔME MEYRAND

La machine d’Additech est une 3D Systems Pro X300, d’une capacité 250x250x300 mm.

Certifié ISO 9001 EN 9120

www.valbruna-stainless-steel.com DEC049.

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Quelques exemples de pièces que l’imprimante 3D est capable de fabriquer.


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SCIONZIER

KDFab rend l’impression 3D à la portée de tous Les Schonverots David Soitel et Karine Thouvenot viennent de se lancer dans l’impression 3D. Et les possibilités de fabrication d’objets sont infinies ! Ils visent les entreprises pour la fabrication de pièces, mais aussi les particuliers avec leur société KDFab3D. ’imprimante 3D n’est guère plus grosse qu’une imprimante classique. Dans un coin de l’atelier, en voilà une qui tourne pour fabriquer une pièce à partir de fils jaune. Elle ne fait pas de bruit. Plus loin, une autre est aussi en marche pour imprimer un objet blanc. David Soitel et Karine Thouvenot, tous deux employés dans le décolletage, ont décidé de se lancer à leur compte dans l’impression 3D. Dans l’industrie depuis 25 ans, David a exercé un peu toutes les fonctions. La fabrication de pièces et la conception par ordinateur n’ont plus de secret pour lui. C’est en assistant au 3D Print Show à Paris, que le couple a le déclic. « On s’est dit pourquoi pas se lancer », se souvient Karine. Ainsi est née l’entreprise KDFab3D en février dernier. Elle est installée avenue de la Libération à Scionzier.

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La seule limite, l’imagination David Soitel n’a eu aucun problème à se familiariser avec les imprimantes, « c’est une machine industrielle miniaturisée. Cela fonctionne de la même manière qu’une machine de décolletage », note-t-il. Il a d’ailleurs apporté lui-même des améliorations, comme des protections supplémentaires. David Soitel conçoit lui-même par ordina-

Tous deux dans l’industrie, David Soitel et Karine Thouvenot ont voulu se mettre à leur compte.

teur les modèles qu’il imprime. Petites pièces de mécanisme cassées, bibelots de décoration, objets pour faciliter le quotidien tels un porte-télécommandes, figurines, les potentialités sont infinies. Le couple a même scanné son fils pour réaliser son buste miniature ! « La seule limite c’est l’imagination… et les dimensions de l’imprimante, glisse David. On peut faire des pièces très complexes qui sont infaisables en industrie. Des éléments imbriqués sont imprimés en une fois. » David Soitel a par exemple fabriqué un modèle réduit de Bugatti Veyron en imprimant différentes

pièces qu’il a ensuite assemblées. « Et c’est très solide. » 300 paramètres Aujourd’hui, la clientèle de KDFab3D est éclectique, mais essentiellement constitué de professionnels qui demandent des pièces. La société démarche aussi des particuliers. Récemment, elle a même fait une démonstration aux enfants du centre de loisirs de Cluses. La phase de prospection se poursuit actuellement et le duo ne vit pas de sa nouvelle activité. A terme, ils espèrent bien que ce sera le cas, notamment en déve-

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loppant une offre performante de service après-vente et de formations à la modélisation. « Les imprimantes sont encore chères pour les particuliers, mais les prix ne cessent de baisser. Des gens vont bientôt s’équiper et on sera là pour apporter de la valeur ajoutée. Car ce n’est pas aussi simple que ça en a l’air. » David Soitel est membre d’une communauté d’entraide sur Internet et travaille à un livre sur l’impression 3D. « Il y a près de 300 paramètres différents. Tout le monde aura à un moment des problèmes d’impression », note-t-il en conclusion. ALEXANDRA COLLOMB


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CLUSES

« Passer par Pôle emploi n’est pas une fatalité » La vallée de l’Arve affiche le taux de chômage le plus important du département Mais pour Sandrine Jacob, directrice de l’agence Pôle emploi de Cluses, l’avenir devrait s’éclaircir. Explications. vec un taux de chômage de 9,4 %, la vallée de l’Arve fait figure de mauvais élève en Haute-Savoie. Comment l’expliquer ?

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Le bassin à un taux de chômage supérieur à celui départemental (7,5 %). La crise de 2009 a frappé de plein fouet la vallée. Toutefois, le territoire est le seul de HauteSavoie où l’on observe une stagnation du chômage sur cette dernière année. Même si nous restons au-dessus du pourcentage départemental. Sur l’agence de Cluses, nous avons 6500 demandeurs d’emploi de catégorie A (qui n’ont pas travaillé sur les 12 des 15 derniers mois, ndlr). Chaque mois, on inscrit entre 600 et 700 nouvelles personnes. Sur ces douze derniers mois, la même tendance a retrouvé un emploi. L’activité de Pôle Emploi est un flux et non un stock. L’activité économique du territoire est-elle toujours intimement liée au monde industriel ? Le secteur moteur sur notre territoire est l’industrie et pour une grande part le décolletage. Mais il ne faut pas garder cette image trop ancienne de l’activité. Sept ans après la crise, le paysage a changé : féminisation, automatisation, entreprises de pointe. Et cela a évidemment des impacts sur l’emploi. Le degré de qualification a augmenté. On est sur un

Sandrine Jacob est directrice de l’agence Pôle Emploi de Cluses, qui couvre le territoire de La Roche-surForon jusqu’à Taninges depuis octobre dernier.

territoire qui donne le pouls de l’économie française. Quand la vallée de l’Arve s’enrhume, on sait que quelques mois plus tard l’économie française va s’enrhumer. A ce jour, on sait que la reprise est là, même si elle n’est pas encore génératrice d’emplois durables. Il y a une augmentation des embauches qui concernent essentiellement des emplois courts. Il faut le voir positivement. Quels sont les autres secteurs porteurs d’emplois ? Il ne faut en effet ne pas limiter le territoire à l’industrie. Il y a aussi le tourisme autour de la vallée du Giffre. On verra à la fin de la saison, en fonction aussi de la météo, l’impact que cela a permis. Mais il existe aussi une économie résidentielle liée aux personnes qui habitent ici et qui font fonctionner l’économie (commerce, emplois de service, garde d’en-

fants). Cela se développe petit à petit sur la vallée de l’Arve. Avec un turnover important, le secteur de l’hôtellerie-restauration est aussi porteur. Tout comme le milieu de la santé (infirmière, aidesoignante, aide à domicile.). Quelles sont les premières victimes du chômage sur le territoire ? On a cette tendance à percevoir le chômage comme une fatalité. Il ne l’est pas si on ne fait que passer la porte de Pôle Emploi et que l’on retrouve un travail peu de temps après. Le risque est plus important c’est vrai, pour certains. Notamment les seniors de plus de 50 ans, d’où des modalités d’accompagnement renforcées et les jeunes. On a sur le bassin cette problématique de niveau de qualification. Et avec des entreprises de plus en plus à la pointe, le degré d’exigence est plus conséquent.

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L’implantation de grandes enseignes aura-t-elle des répercussions pour l’activité de la vallée ? L’enjeu est d’arriver aujourd’hui et demain à satisfaire les besoins des entreprises, qui passent entre autres par la formation des demandeurs d’emploi. Les profils qualifiés, ce qui n’était pas le cas, sont devenus une nécessité. L’ouverture en avril prochain de Decathlon par exemple aura des retombées sur l’emploi local. Nous avons des accords de grand compte avec ces entreprises afin de mettre à disposition des demandeurs d’emploi locaux. Les voyants sont donc au vert. De quoi voir le chômage diminuer ? La reprise industrielle est là. Les besoins existent. On ne peut qu’espérer des répercussions sur le taux du chômage. PROPOS RECUEILLIS PAR GUILLAUME RAYMOND


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CLUSES

Mont-Blanc industries a révolutionné le décolletage Créé en 2006, le pôle Mont-Blanc industries fêtera ses 10 ans en 2016. Retour sur une structure qui, en dix ans, a révolutionné les mentalités. our moi, la façon dont les décolleteurs ont évolué ces dernières années en allant vers davantage de coopération s’explique à 100 % par la création du pôle MontBlanc industries », lance René Nantua, directeur de Mont-Blanc industries au lancement de la structure. Et d’ajouter : « Au départ, cela n’allait pas de soi. J’avais mis des déjeuners en place entre les chefs d’entreprise et à l’époque beaucoup ne se connaissaient pas. De ce point de vue, la création du pôle a été une révolution. » Aujourd’hui, Mont-Blanc industries c’est 315 entreprises adhérentes (95 % de PME), 27 000 emplois (en progression de 1,8 %) et 5,4 milliards d’euros de chiffres d’affaires. Qu’est-ce qu’un pôle de compétitivité ? Né dans la foulée d’un projet gouvernemental de création de pôle compétitivité, MontBlanc industries est l’un des 71 pôles de compétitivité français. « En 2006, 131 entreprises de l’industrie d’usinage de précision et des industries connexes se sont fédérées autour d’un projet de recherche et développement. On parle d’un secteur qui représente 25 % du PIB de la HauteSavoie soit une part deux fois plus importante qu’au niveau national. Notre ambition est d’accompagner des PME pour leur permettre de passer du statut de sous-traitant à co-traitant, développé des produits montés » , explique Jean-Marc André, actuel directeur de la structure. Si le pôle s’appuie sur quelques grandes entreprises (Tefal, Somfy, NTN-

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La ligne d’assemblage du nouveau moteur Somfy pour volets roulants, à Cluses.

SNR) mais aussi sur les PME locales. « Cela n’allait pas forcément de soi de faire comprendre au niveau politique et national que la recherche et développement concernait au-delà des grandes entreprises », note JeanMarc André. Quelles réalisations ? L’action de Mont-Blanc industries s’est concrétisée dans une foule de projet comme la mise en place de prêt à taux zéro (25 millions d’euros qui ont déclenché 60 millions d’euros d’investissement). Encore un exemple avec le développement de machines auto-adaptive : « Cela recoupe une stratégie sur 10 ans pour préparer l’industrie du fu-

tur ; 165 entreprises ont été accompagnées pour disposer de ce type d’équipements qui permet de gagner entre 10 et 70 points de productivité » , note Jean-Marc André. Autre exemple avec le label Mont-Blanc excellence industries : « Les entreprises sont examinées dans leur globalité au travers un questionnaire de 200 questions. Cela permet d’analyser la pratique de l’entreprise et d’identifier des pistes d’amélioration », explique René Nantua. Quel avenir ? Financé à 50 % par les fonds publics, Mont-Blanc industries cherche désormais à diversifier son financement pour garantir sa pérennité. « Aujour-

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d’hui, nous sommes sur un budget de 750 000 euros et nous sommes une petite structure. Il est clair qu’il faudra augmenter la part de financement privé peut-être en se faisant payer des notes de service », glisse Jean-Marc André. Premier président de la structure, Eric Moleux ajoute : « A la création des pôles de compétitivité, chaque territoire voulait le sien. Aujourd’hui, il y en 71 ce qui est un peu trop d’autant que les fonds publics ne sont pas extensibles. A mon sens, il faudrait réduire ce nombre d’un tiers. Dans ce contexte, Mont-Blanc industries devra peut-être réfléchir à fusionner avec un autre pôle. » JULIEN BERRIER


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Un nouvel alésoir à trou d’huile et à sorties latérales Sa conception permet d’éviter l’effet parapluie, un phénomène qui projette lors de la mise en rotation de l’outil le lubrifiant vers l’extérieur, amenant les jets proches de l’horizontal. ’entreprise Euromac a développé un alésoir à trou d’huile avec sorties latérales, dont la conception permet d éviter l’effet parapluie, un phénomène qui projette lors de la mise en rotation de l’outil le lubrifiant vers l’extérieur, amenant les jets proches de l’horizontal. Les sorties latérales permettant de remédier à l’insuffisance de lubrification au point de travail sur des alésages de trous débouchants. La géométrie spécifique de l’outil a été étudiée pour supprimer l’effet parapluie, quelle que soit la pression du lubrifiant, assure le fabricant situé à Brinonsur-Sauldre, dans le Cher. Euromac précise que sur son alésoir le nombre de points de lubrification est égal au nombre de dents de l’outil, ce qui permet « d’augmenter considérablement sa durée de vie, tout en améliorant le résultat obtenu sur les pièces ». Par ailleurs, l’entreprise fondée en 1980 par François Bourgeois a investi dans une nouvelle salle de métrologie, dotée des équipements les plus modernes. « Aujourd’hui, il est important de pouvoir contrôler l aspect dimensionnel et la qualité des produits livrés », reconnaît le fondateur. Dans la salle figurent un banc Polo de Tesa, qui garantit une mesure des diamètres avec une précision de plus ou moins un quart de micron, un Zoller Genius 3 pour le contrôle final en automatique

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Un technicien contrôle le bout d’un foret sur le Pom Basic, l’une des dernières acquisitions d’Euromac pour sa nouvelle salle de métrologie, à Brinon-sur-Sauldre (Cher).

de nombreux paramètres, tels que des longueurs, rayons, profils, angles de coupe ou de dépouille. « La qualité en fin de processus ne peut être garantie qu’à la condition que la production soit en mesure de contrôler son travail avec la même précision », commente François Bourgeois, qui a acquis pour répondre à cet objectif un banc Smile 400 et un Pom basic, de chez Zoller. Le premier permet d’effectuer manuellement les contrôles géo-

métriques des outils en cours de production, tandis que le second est une aide à la vérification rapide des angles de coupe, dépouille ainsi que de la géométrie des bouts d’outils. « Tous ces appareils utilisent la technologie de mesures sans contact, c’est-à-dire sans dommages pour les arêtes de coupe », rappelle Euromac. Selon le fabricant, cet agrandissement important du parc de mé-

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trologie vise à assurer à tous les niveaux de la fabrication une qualité optimale au début ou à la fin du processus. François Bourgeois a la volonté de contrer l’offensive des concurrents, qui ne cessent d’augmenter, constate-t-il. « Il est donc nécessaire de se démarquer et d apporter une plus-value aux clients », reconnaîtil. JÉRÔME MEYRAND


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Le carburier fête ses 70 ans Dixi Polytool célèbre ses 70 ans en soufflant les bougies avec un ambassadeur de marque. ixi Polytool, fabricant d’outils carbure monobloc fête ses 70 ans. C’est en effet en 1946 que la maison Paqsa aux Brenets, pionnière dans l’usinage de carbure de tungstène, est achetée. En juillet 1968, la branche allemande (GmbH) est fondée, avec la création d’un département de réaffûtage ainsi qu’une usine fabriquant des outils en diamant monocristallin. Les années 2000 marquent l’expansion de la société rebaptisée Dixi Polytool. En 2004, le rachat d’une participation majoritaire dans Diamant Werkzeug GmbH lui permet de s’ouvrir sur tout le marché des outils diamant, PCD et CBN. En 2008, Dixi Polytool achète le fabricant français d’outils de forme Méca-Carbure, afin de consolider sa position dans ce marché de niche à haute valeur ajoutée. En 2014, l’entreprise rénove et agrandit son bâtiment. En 2015, Dixi Polytool BV en Hollande est créé. D’autres créations de succursales sont déjà planifiées pour les années à venir.

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Pour ce début d’année 2016, Dixi Polytool annonce son partenariat avec le champion d’Europe du 400 m haies, Kariem Hussein. Cette coopération coïncide avec le 70e anniversaire de l’entreprise, beau cadeau pour une entreprise qui a toujours su se démarquer dans ce secteur qu’est la mécanique.

Pour ce début d’année 2016, Dixi Polytool annonce son partenariat avec le champion d’Europe du 400 m haies, Kariem Hussein (à gauche).

« Dixi Polytool est le leader incontesté du marché de l’outil de coupe carbure en Suisse romande, cette position a encore été renforcée ces 4 dernières années par d’importants investissements dans la force de vente et le marketing, explique Marc Schuler, CEO de Dixi Polytool. La Suisse alémanique en revanche, n’est à ce jour encore qu’un marché secondaire pour l’entreprise. Toutefois, le potentiel y est important et les possibilités et opportunités sont conséquentes pour Dixi Polytool. La coopération avec un ambassadeur associé à notre marque nous apportera un gain substantiel et rapide en notoriété. Kariem est la personne idéale pour nous. Il jouit d’une

incroyable image positive en Suisse alémanique, et son image ainsi associée à Dixi Polytool nous permettra de légitimer notre marque sur ce marché. De son côté, Kariem pourra profiter de notre notoriété en Suisse romande. Cette association nous permet de faire entrer des éléments émotionnels dans nos messages communicationnels. Dans les années à venir, nous avons différents thèmes communs que nous pourrons développer ensemble : l’image d’une Suisse qui gagne, la technique, la précision, la répétabilité sont des points qu’ont en commun le sport de haut niveau et la micromécanique. Un clin d’œil aussi sur le secteur médical car Kariem continue, pa-

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rallèlement à sa carrière sportive, ses études de médecine, et le secteur médical est un segment stratégique pour Dixi Polytool. Au cours des années à venir, nous intégrerons Kariem à intervalles réguliers dans nos events clients, partenaires et personnel. Kariem est l’ambassadeur idéal également en termes d’identification pour nos employés, notamment les jeunes et plus particulièrement nos apprentis. » 2016 sera donc une année riche en événements pour Dixi Polytool qui se démarque ainsi de ses concurrents avec un tel partenariat, peu commun dans le domaine industriel qu’est la mécanique.


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AU CALENDRIER

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SIAMS, DU 19 AU 22 AVRIL À MOUTIER (SUISSE)

Un salon au cœur d’une région industrielle et innovante Pour la cinquième année consécutive la Suisse est sortie grande vainqueur du palmarès de l’innovation au niveau mondial selon la publication de l’organisation mondiale de la propriété intellectuelle. Et si le pays est si innovant, c’est aussi, et surtout, grâce aux milliers de PME industrielles qui constituent notre pays et notamment l’arc jurassien ou près de 50 000 employés travaillent dans ce domaine. Au cœur de ce terreau fertile, le Siams se développe. u fil des années un monde s’est construit, offrant non seulement des machines, mais également des périphériques, des lubrifiants, des outils, des systèmes de mesure et tous les accessoires nécessaires à fournir des solutions de production innovantes sur toute la planète. Aujourd’hui, l’Arc jurassien est un vivier de compétences reconnues loin à la ronde. Pour le démontrer, les organisateurs de Siams ont organisé début décembre deux journées de visites d’entreprises partageant les mêmes valeurs que Siams : la précision, l’amour du travail bien fait et l’innovation, entre autres. Laubscher à Täuffelen, Applitec et Tornos à Moutier, Rickly Micromécanique à Vauffelin et Motorex à Langenthal. « Dans notre région nous sommes idéalement placés au

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A quatre mois de son ouverture, les halles étaient totalement louées et de nombreux exposants figuraient malheureusement sur liste d’attente.

cœur d’un réseau dense de partenaires, ce qui nous permet d’être très réactifs auprès de nos clients », explique M. Renggli, responsable du marketing chez Tornos. Une dizaine de journalistes spécialisés ainsi que le team des jeunes ambassadeurs #bepog (du projet de valorisation des métiers techniques) ont profité de l’occasion pour visiter ces fleurons de notre région. « Par ce voyage, nous démontrons que nous sommes au centre d’un microcosme de compétences qui touche l’ensemble de la chaîne de production des microtechniques. Nous avons présenté l’industrie des machines, des consommables, huile et matière, et de la sous-traitance avec des utilisateurs » , commente Pierre-Yves Kohler, le directeur du salon. Le Siams touche d’autres domaines (par exemple le contrôle ou les traitements de surface), mais il a bien fallu faire un choix pour ce premier voyage destiné à

la presse spécialisée francophone (Suisse et France). Et si le nombre peut paraître restreint, on peut relever que c’est l’ensemble de la presse spécialisée ciblée microtechnique de Suisse romande et de France qui s’est intéressé au Siams et à ces entreprises. Une manifestation ciblée Le salon est né à la patinoire de Moutier en 1989, au cœur de ce domaine, pour offrir à tous ses acteurs une vraie possibilité de promotion et de présentation de leurs compétences. « Depuis sa fondation, le Siams s’est largement développé, mais il a su garder sa convivialité et son ambiance particulière mêlant harmonieusement travail et décontraction », précise Pierre-Yves Kohler. Tant les visiteurs que les exposants sont là pour faire des affaires. Le Siams est un salon fermement ancré dans son terroir, mais également largement ouvert à l’international. Les organisa-

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teurs travaillent à faire de l’édition 2016 le meilleur Siams possible, mais les points forts connus et reconnus vont bien entendu être préservés. A quatre mois de son ouverture, les halles étaient totalement louées et de nombreux exposants figuraient malheureusement sur liste d’attente. Les organisateurs attendent environ 17 000 visiteurs à Moutier du 19 au 22 avril 2016. A la question de la place sur le marché pour une telle manifestation, le directeur répond : « Les compétences des industries de nos régions sont valorisées en Suisse romande, en Suisse allemande et dans le monde entier. Le Siams est reconnu comme étant une vitrine de ressources pour toutes les entreprises actives sur la planète des microtechniques. » Visiter le salon, c’est s’immerger profondément dans la compétence micromécanique et découvrir des solutions innovantes et/ou éprouvées ainsi que des partenaires compétents.


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ENTREPRISES ET ANNONCEURS CITES ACM DEXIS ............................................................................ 41 ADDITECH ....................................................................... 48-49 ALPEGE ................................................................................. 11 APPLITEC .............................................................................. 31 ARNO WERKZEUGE .............................................................. 40 BANQUE POPULAIRE DES ALPES ........................................... 27 BUCCI INDUSTRIES FRANCE ....................................... 11-29-36 BLASER SWISSLUBE .. DEUXIEME DE COUVERTURE – 30 BOSCH ................................................................................... 11 CETIM-CTDEC .................................................................. 11-36 CLARET ................................................................................. 11 CMZ ........................................................................................ 9 CONSEIL DEPARTMENTAL DE HAUTE-SAVOIE ................. 18-19 CREDIT AGRICOLE DES SAVOIES ............................................. 4 DECIP MACHINES-OUTILS ..................................................... 21 DELTA MACHINES.................................................................... 3 DIAMETAL ............................................................................ 33 DIXI POLYTOOL ...................................................................... 56 DOOSAN ............................................................................... 47 DT TECHNOLOGIES ............................................................... 45 EPHJ-EPMT-SMT ..................................................................... 23 EUROMAC .............. QUATRIEME DE COUVERTURE – 55 FIM ......................................................................................... 11 GRETA ARVE FAUCIGNY ......................................................... 11 HESTIKA FRANCE .................................................................. 35 HORN FRANCE ...................................................... 15-42-43-44 HUDRY................................................................................... 31 IMPLANT DIFFUSION ............................................................. 56 ISCAR ..................................................................................... 17 ITII DES 2 SAVOIES ............................................................... 6-11 JUNKER .................................................................................. 37 KASTO ......................................................................... 13-38-39

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KDFAB.................................................................................... 50 KLAUS GOEHRING CONSEIL .................................................. 33 KORLOY ................................................................................ 11 LANNER FRANCE .................................................................. 13 LATHUILLE HUDRY................................................................ 48 MACTECH MACHINES-OUTILS ................................................ 9 MASTERCAM SWISS .......................................................... 28-29 MGB ...................................................................................... 48 MIKRON................................................................................. 51 NOVAXESS TECHNOLOGY...................................................... 45 ORBA TECH ........................................................................... 47 OSST ................................................................................. 20-22 OUTIMAT .............................................................................. 47 PERNAT EMILE ...................................................................... 11 PIERRE PEZET ........................................................................ 48 POLE EMPLOI CLUSES ............................................................ 52 POLE MONT-BLANC INDUSTRIES ...................................... 11-54 POLE PLASTIPOLIS ................................................................ 11 ROCHEXPO ........... TROISIEME DE COUVERTURE – 8-10 SCHMOLZ+BICKENBACH ...................................................... 33 SECO TOOLS........................................................................... 46 SIAMS ......................................................................... 24-39-57 SNDEC ............................................................................. 14-16 STAR MACHINE TOOL ............................................................. 7 STAUBLI ........................................................................... 11-31 SYNERGIE .............................................................................. 11 THESAME ............................................................................... 11 TORNOS ..................................................................... 25-32-34 TREFILERIE PERILLAT ............................................................ 19 TUNGALOY ............................................................... UNE – 42 UIMM .................................................................................... 11 UNIVERSITE SAVOIE MONT-BLANC ........................................ 11 VALBRUNA ............................................................................ 49

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Le Décolletage & Industrie n°247 by Le messager - Issuu