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Le décolletage & industrie

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EXPOSANTS

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20’000 VISITEURS

20-23 JUIN 2017 PALEXPO GENÈVE

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LEGITIMITE 15 ans d’expérience, au service du monde de la sous-traitance

MODELE UNIQUE Une plate-forme de compétences et de synergies unique en Europe

PLEBISCITE En 2016, le Salon a réuni 881 exposants et 20’000 visiteurs professionnels venus de 5 continents

INCONTOURNABLE Le rendez-vous annuel incontournable de tous les sous-traitants de l’horlogerie, de la microtechnologie et des technologies médicales

SAVOIR-FAIRE Richesse et diversité des exposants grâce à leurs multiples savoir-faire inimitables

RAYONNEMENT INTERNATIONAL Vocation de par sa position et ses visiteurs du monde entier à être le Salon de référence international

PROFESSIONNALISME ET CONVIVIALITE Une ambiance unique, parfaite combinaison d’efficacité et de convivialité

FACILITES D’ACCES Accessibilité exceptionnelle (avion, train, autoroute, parking) et une structure d’accueil incomparable

20-23 JUIN 2017 PALEXPO GENÈVE

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&

in d u s t r ie

N° 255 - Mai-Juin 2017 - 5 euros

Horn, 20 ans au service des entreprises de la Vallée de l’Arve

500 futurs décolleteurs entre de bonnes mains

Dossier

Horlogerie

Les grandes tendances du marché mondial


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Dossier Horlogerie-luxe 3/12 3

De l’horlogerie aux technologies médicales, tour d’horizon des activités présentes au salon EPHJ-EPMT-SMT 4

Horlogerie : un marché mondial morose, à l’exception de la Chine

6

Micro et nanotechnologies : les grandes tendances du marché mondial

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Technologies médicales : un marché européen très dynamique

10 Ce qu’il faut voir au salon 12 Alexandre Catton, chef de projet du salon

Entreprises

14 Maike devient Ekaim Technologie 16 Horn, 20 ans au service des entreprises 18 L’innovation à l’honneur au salon Industrie Lyon 20 Nicomatic et Blaser Swisslube travaillent ensemble 22 Le made in France au service de l’excellence

L’actu de la Vallée de l’Arve

23 500 futurs décolleteurs entre de bonnes mains 24 Martial Saddier, porte-parole de la première région industrielle de France 26 L’industrie à la rencontre des jeunes 28 Le CFAI forme les futurs agents de contrôle non-destructif 29 Les entreprises prêtes à former les demandeurs d’emploi 30 Croissance et export, priorités du décolletage 32 Interview de Louis Pernat, vice-président de la CGPME 34 Les échos de la Vallée

&

ind u s trie

Revue professionnelle d’informations techniques, économiques, financières, sociales et de formation professionnelle des métiers du décolletage.

Directeur de publication : Alain BODART Inscription à la Commission Paritaire des publications et Agences de Presse n° 0217T82916 Dépôt légal 469 ISSN : 0751-6193

Rédacteur en chef : Samuel Thomas Rédaction : Tél. 04 50 07 31 96 redaction@ledecolletage.com

Publicité : Serge Malavasi Tél. 04 50 45 73 83

Imprimerie : S.A. Presse Flamande Rue du Milieu - B.P. 139 59523 Hazebrouck Cedex

Promotion - Ventes : Tél . 04 50 71 81 92 Fax : 04 50 71 82 60 Tarifs : Le numéro : 5 euros Abonnement annuel (6 numéros) : 25 euros Tarif étranger : 30 euros

Maquette : Prémédia Le Messager Thonon-les-Bains

Les manuscrits non insérés ne peuvent être rendus. Imprimé en France

Magazine bimestriel 56, impasse du Veudey F-74130 Bonneville - Administration : Le Messager - 22, avenue du Général-de-Gaulle 74200 Thonon-les-Bains - 04 50 71 10 14


TORNOS


Dossier Horlogerie - Luxe

De l’horlogerie aux technologies médicales, tour d’horizon des activités présentes au salon EPHJ-EPMT-SMT Le salon EPHJ-EPMT-SMT (environnement professionnel horlogerie-joaillerie, environnement professionnel microtechnologies et Swiss médical technologies) aura lieu du 20 au 23 juin, à Palexpo à Genève. Dans l’optique de ce salon, nous nous sommes attachés, dans ce numéro du Décolletage & industrie, à établir un panorama des différentes activités présentes au salon. Pour commencer, nous nous intéresserons au marché mondial de l’horlogerie, qui connaît une situation plutôt morose, à l’exception notable de la Chine, dont les chiffres sont en hausse. Nous nous pencherons ensuite sur les grandes tendances du marché mondial des micro et nanotechnologies, qui recouvrent des activités aussi variées que l’aéronautique, l’automobile, l’automatisation, la robotique, la métrologie, l’optique, les technologies laser et bien d’autres encore. Enfin, nous dresserons un état des lieux d’un marché très dynamique en Europe : celui des technologies médicales. Un certain nombre de pays du continent européen sont des locomotives du secteur : l’Allemagne, la France ou encore le Royaume-Uni. Mais c’est la Suisse qui est championne de l’export dans ce domaine.

Tous les détails à lire dans ce dossier.

NOUVEAUTÉ

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Marché Mondial Horlogerie - Luxe

Horlogerie : un marché mondial morose, à l’exception de la Chine Le marché mondial de l’horlogerie a été morose en 2016 avec des exportations globales à la baisse pour tous les pays producteurs, à l’exception de la Chine, qui a connu des chiffres en hausse. Tour d’horizon avec un focus sur la Suisse, premier producteur mondial, qui connaît également des difficultés. Production mondiale à la baisse En 2016, la production mondiale de montres a été d’environ 1,2 milliard de pièces, selon les estimations de la Fédération de l’industrie horlogère suisse. Les principaux pays exportateurs de produits horlogers (qui incluent aussi bien les montres que les composants) ont connu des résultats en baisse, rapporte dans un document la fédération suisse. La Suisse reste le premier pays exportateur en termes de valeur, avec l’équivalent de 19,1 milliards de dollars exportés en 2016. Mais ce résultat est en baisse de 9,9% en monnaie lo-

cale (hors effets de change) par rapport à 2015. Hong-Kong, deuxième pays exportateur a fait face à la même baisse de ses exportations ou réexportations horlogères. Leur valeur a reculé de 11% en monnaie locale, à 8,8 milliards de dollars. Les produits exportés ont pris le chemin de la Chine, de la Suisse et des EtatsUnis, selon des parts de marché pratiquement identiques. Le Japon, Macao et l’Allemagne ont également compté au rang des destinations principales.

La Chine sort du lot Parmi les autres pays exportateurs, la France a elle-aussi connu une baisse de 5,4% en

monnaie locale, à 2,7 milliards de dollars. L’Allemagne a accusé le plus fort repli (-16,1%), pour une valeur de 2 milliards de dollars. Seul pays sortant du lot : la Chine. Elle a enregistré en 2016 des exportations horlogères en hausse pour la deuxième année consécutive. Elles ont affiché une hausse de 3,3% en monnaie locale, pour une valeur équivalente à 5,6 milliards de dollars. Près de la moitié des exportations a transité par Hong Kong. Le reste a été expédié directement vers les Etats-Unis, le Japon et les marchés européens. En ce qui concerne les exportations de montres-bracelets,

LE DECOLLETAGE & industrie No 255

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la Chine reste loin devant avec des exportations de 652 millions de pièces. Toutefois en baisse de 4,5% par rapport à 2015. Leur prix moyen est resté stable à 4 dollars. Hong Kong a enregistré une nouvelle baisse marquée de ses exportations. Au total, 241 millions de pièces ont quitté la région administrative spéciale l’année passée, soit 12,9% de moins qu’en 2015. La Suisse s’est pour sa part classée troisième, avec 25,4 millions de montres exportées. Ce résultat a connu une érosion de 9,8% par rapport à 2015 avec un prix moyen à l’exportation qui a également diminué. ISABELLE VERDIER


Marché Mondial

2ÈME ANNÉE DIFFICILE POUR LA SUISSE Les exportations horlogères suisses sont à la baisse en 2016, avec des ventes qui se sont établies à 19,4 milliards de francs, en recul de 9,9% par rapport à 2015, signale dans un rapport la Fédération de l’industrie horlogère suisse. Avec ce résultat, la branche est revenue à son niveau de 2011 et a vu fondre la croissance de 15% réalisée entre 2011 et 2014. Ce sont les montres haut de gamme (+ de 3 000 francs suisses) qui ont le plus pâti de cette situation car elles représentent deux tiers du chiffre d’affaires à l’exportation. Au niveau des volumes, ce sont les montres de moins de 200 francs qui ont perdu le plus (-11,3%, soit plus de 2,1 millions d’unités par rapport à 2015). Concernant les montres-bracelets, les horlogers suisses en ont exporté en 2016 pour l’équivalent de 18,3 milliards de francs, ce qui correspond à l’expédition de 25,4 millions de pièces, soit une baisse de 9,8% par rapport à 2015.

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Micro technologies Horlogerie - Luxe

Micro et nanotechnologies : les grandes tendances du marché mondial Les microtechnologies et les nanotechnologies recouvrent des secteurs d’activités variés : aéronautique, automobile, automatisation et robotique, métrologie, optique/photonique, technologies laser, gestion logistique, horlogerie, etc. D’où la difficulté de dresser un bilan global pour 2016 sur l’ensemble de ces secteurs. Nous avons donc choisi de donner les grandes tendances de ce marché tout en faisant un focus sur l’industrie suisse MEM.

qui trouvent des applications dans la quasi-totalité des domaines industriels pour assurer la mise au point de produits plus légers, plus économiques, moins polluants, et mieux adaptés aux besoins.

Une industrie innovante

Trois grandes tendances

Selon une analyse dressée par le salon spécialisé sur les micro et nanotechnologies Micronora www.micronora.com , l’industrie microtechnique est restée très innovante en 2016 avec des innovations dans tous les domaines, que ce soit dans la micro-fabrication, les matériaux, les moyens de contrôle ou encore les automatismes... Des avancées technologiques

Parmi les innovations, on peut distinguer trois grandes tendances : - Le ‘’machine-learning’’. Les produits destinés aux applications industrielles seront de plus en plus intelligents. Les cerveaux embarqués vont ainsi se développer à grands pas et l’apprentissage automatique deviendra mobile. En 2017, plus de 300 millions de smart-

phones auront une capacité d’apprentissage automatique en réseau neuronal embarqué. Cette fonctionnalité permettra d’améliorer des applications comme la navigation intérieure, la classification d’images, la réalité augmentée, la reconnaissance vocale et la traduction, même sans connectivité cellulaire ou Wi-Fi, comme dans des régions éloignées, sous terre ou dans un avion. - La robotisation. Elle est nécessaire pour rester compétitif. Dans ce domaine les entreprises du décolletage commencent à s’équiper avec notamment l’aide du Cetim-Ctdec. - La fabrication additive avec

des systèmes de CFAO dédiés. La fabrication couche par couche de pièces métalliques enregistre des progrès considérables vers la mise en œuvre des véritables solutions industrielles. Il reste cependant à inventer des logiciels de conception et de fabrication assistée par ordinateur (CFAO) dédiés à ce type d’applications. Pour l’instant, ce procédé est plus adapté à la fabrication de pièces complexes et il faut remonter au bureau d’études pour tirer tous les bénéfices de ces solutions et disposer d’une chaîne numérique complète, avec une FAO (fabrication assistée par ordinateur) adaptée. ISABELLE VERDIER


Micro technologies

COMMENT L’INDUSTRIE SUISSE MEM S’EST REDRESSÉE EN 2016

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Acteur historique dans le domaine des micro-technologies, l’industrie suisse des machines, des équipements électriques et des métaux (industrie MEM) a réussi à se redresser en 2016, indique sur son site l’association Swissmem www.swissmem.ch. Par rapport à 2015, les entrées de commandes ont ainsi augmenté de 9,5%. En 2016, les exportations de marchandises de l’industrie MEM ont atteint le niveau de l’année précédente, soit une valeur totale de 63,3 milliards de francs suisses. Cette évolution est due à la croissance des exportations dans les catégories de produits comme les instruments de précision (+ 3,8%), la métallurgie (+ 2,7%) et l’électrotechnique/électronique (+ 1,6%). Par contre, les exportations dans le domaine de la construction des machines, qui représentent le plus important volume d’exportation, ont reculé de 0,8%. Les principaux marchés ont évolué de façon différente : avec une part de 59,3%, les exportations vers les Etats-Unis, qui est de loin le débouché principal, ont augmenté de 2,8 %. Les exportations vers les USA ont augmenté pour la septième fois consécutive (+ 2,1%). Dans le sens inverse, les exportations vers l’Asie ont nettement reculé (- 5,4%).


Technologies médicales Horlogerie - Luxe

Technologies médicales : un marché européen très dynamique L’industrie des technologies médicales est l’une des plus dynamiques en Europe avec des pays phares comme l’Allemagne, la France et le Royaume-Uni. Etat des lieux d’un secteur en plein développement avec un focus sur la Suisse, champion de l’export dans ce domaine.. Définies comme tout ce qui n’est pas la médecine, les technologies médicales, ou « MedTechs », comprennent des produits consommables ou d’implantation (comme les cathéters, les prothèses de hanche ou de genou), des matériaux réutilisables et des matériaux médicaux. Ce secteur représente aujourd’hui un tiers des exposants du salon EPHJ-EPMT-SMT, soit quelque 285 entreprises actives dans la conception et la fabrication des dispositifs médicaux.

Un marché mondial en croissance de 5% par an Le marché mondial des « Medtechs » connaît une croissance annuelle de 5%, selon l’association MedTech in France http://medtechinfrance.fr , qui regroupe les entreprises du

France 15 %

Allemagne 28 %

Top 5 des pays européens

Royaume Uni 13 % Italie 10 %

(% en part de marché)

Autres Pays-Bas 4 % Suisse 4 % Belgique 3 % Suède 3 %

Espagne 6%

secteur des technologies médicales en France. En 2013, le marché mondial était estimé à 376 milliards d’euros avec comme premier pays producteur, loin devant tous les autres, les Etats-Unis. Selon les chiffres fournis par l’organisation MedTech Europe http://www.medtecheurope.org/sites/ default/files/resource_items/files/MedTech_FactsFigures2016_20160105. pdf, qui regroupe les entreprises

européennes du secteur, le marché européen des technologies médicales représentait en 2015 environ 110 milliards d’euros, soit 28% du marché mondial. C’est le deuxième marché le plus important après celui des Etats-Unis, qui à lui seul représente 40% du marché mondial. L’excédent commercial dégagé par ce secteur en Europe a représenté 14 milliards d’euros


Technologies médicales Horlogerie - Luxe en 2015, soit beaucoup plus que celui dégagé par les EtatsUnis à la même période (5 milliards d’euros).

Le top 5 des pays européens On compte en Europe environ 26 000 entreprises du secteur des MedTechs : celles-ci sont majoritairement des PME et sont particulièrement innovantes avec 12 400 nouveaux brevets qui ont été déposés en 2015 auprès de l’Office européen des brevets (OEB). Avec une part de marché de 28% en Europe, l’Allemagne est le numéro un européen, elle devance largement la France qui est en deuxième position (15%). Viennent ensuite le Royaume-Uni (13%), l’Italie

(10%) et l’Espagne (6%). Les autres pays qui comptent en Europe sont respectivement : les Pays-Bas et la Suisse (4% chacun), la Belgique (3%), la Suède et l’Autriche (2% chacun). Le classement des pays est différent si l’on tient compte de leurs chiffres à l’export et à l’import. Si l’Allemagne conserve sa première place avec des exportations en 2015 d’un montant de 25 milliards d’euros, on trouve ensuite en deuxième position les Pays-Bas (15 milliards d’euros d’exportations), puis la Belgique (15 milliards) et la Suisse (10 milliards). Dans ce dernier pays, les technologies médicales comptent pour 2,2% du PIB de la Suisse (voir ci-contre). ISABELLE VERDIER

Les MedTechs, un secteur clé en Suisse Les technologies médicales représentent un secteur d’activité clé pour la Suisse. Selon les chiffres de MedTech Swiss http://www.fasmed.ch, qui regroupe les entreprises du secteur, on compte près de 1350 entreprises (fabricants, fournisseurs, revendeurs et prestataires de services) dans ce domaine. Celles-ci affichent un chiffre d’affaires de 14 milliards de francs suisses, soit 2,2% du PIB de la Suisse. Elles comptent près de 54 500 collaborateurs, qui représentent près de 10% du nombre total de personnes travaillant dans la branche de la technologie médicale au niveau européen. Les fabricants suisses du secteur de la technologie médicale investissent chaque année jusqu’à 30% de leur chiffre d’affaires dans la recherche et le développement. Le volume d’export des sociétés de technologie médicale s’élève à environ CHF 10,6 milliards. Les principaux marchés d’exportation sont les Etats-Unis avec CHF 2,6 milliards et l’Allemagne avec CHF 2,2 milliards. L’industrie suisse de la technologie médicale contribue à hauteur de CHF 5,6 milliards (16%) à l’excédent commercial suisse, ce qui représente un sixième de ce dernier.

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Salon EPHJ-EMPT-SMT Horlogerie - Luxe

Ce qu’il faut voir au salon L’an dernier, le salon EPHJ-EMPT-SMT fêtait son 15e anniversaire en fanfare avec plus de 20 000 visiteurs et 881 exposants suisses et internationaux. L’édition 2017 s’annonce prometteuse avec un nombre légèrement supérieur d’exposants. network, cette journée s’articule autour de trois présentations. Quatre intervenants seront présents : Philippe Passeraud, Alexandra Homsy et Didier Maillefer de HES-SO et Joseph Maisano de Inartis network+. Trois sessions seront proposées: « Marquage CE des dispositifs médicaux : exigences réglementaires », « Active assisted living, un domaine friand en produits microtechniques » et « Diagnostic Biochip, vers un diagnostic médical précoce. » Chacune des sessions sera proposée à la fois le matin et l’après-midi.

Trends in micro nano

Six tables rondes seront un temps fort du programme : - L’impression et la modélisation 3D et 4D. - Le modèle économique de l’horlogerie Suisse. - Les nouveaux matériaux horloger. - L’impression par laser 3D : de la production à l’enseignement. - Les métiers de demain dans l’horlogerie. - Les possibilités de convergences technologiques dans la Health Valley. Pendant toute la durée du salon,

un certain nombre de conférences sont organisées sur les différents intérêts des entreprises présentes. Nous vous présentons une sélection des conférences à voir entre le 20 et le 22 juin prochain.

Journée microtechnique médicale

Mercredi 21 juin 10h-12h et 13h30-15h30 Salle : Stand J126 Hall : 2 Organisée par HES-SO et Inaris

Mercredi 21 juin – 16h-18h Salle : R Hall : 3 Organisée par Swiss MNT Network et la Fondation Suisse pour la recherché en microtechnique, cette conférence s’articule en cinq parties. Après le mot d’introduction de Philippe Fischer, directeur de la fondation, le professeur Herbert Keppner de la haute école Arc présentera « Des générateurs thermoélectriques basés sur des liquides ioniques : une alternative pour récupérer l’énergie

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thermique perdue. » La conférence suivante sera présentée par Cyrille Hibert de l’EPFL (école polytechnique fédérale de Lausanne) et portera sur « CMi : des technologies de microfabrication de pointe accessible aux PME ». Ensuite, Veronica Savu, dirigeante de l’entreprise Morphotonix présentera l’histoire de celle-ci. L’intervention suivante portera sur les « Nanostructured sensors » et sera animée par Raphaël Pugin du CSEM (centre suisse d’électronique et de microtechnique). Enfin, le professeur Patrick Hoffman de l’Empa (Laboratoire fédéral d’essai des matériaux et de recherche) présentera « Déposition sélective – le rêve revient. »


Salon EPHJ-EMPT-SMT Horlogerie - Luxe des machines et des hommes. Evolution technologique et révolution sociétale ?

Jeudi 22 juin – 10h-16h30 Salle : U Hall : 3 Au cours de cette journée consacrée à l’industrie 4.0, de nombreux intervenants pré-

senteront les questions liées à cette évolution de l’industrie. Ainsi, à 10h30, Chris Decubber de l’EFFRA (european factories of the future research association) présentera la vision européenne de l’usine 4.0 du futur. A 11h30, Roberto Perez (responsable de l’industrie 4.0 chez GF Machining solutions) parlera des machines intelligentes.

L’après-midi, à 13h30, le professeur Naoufel Cheikhrouhou de la Haute école de gestion de Genève (HEG) présentera l’impact de l’industrie 4.0 dans la logistique industrielle. Le PDG de FlexThings (partenaire de Thingworx), Hugues Drion, fera une présentation sur l’usine connectée à 14h30.

sur la vision et le son au service du contrôle qualité. En seconde partie, Wolf Zinkl, président du conseil d’administration de Créapole, présentera « Collaboration innovantes : retours d’expérience du RTN surfaces innovantes de la CTI »

La vision et le son au service du contrôle qualité et Collaboration innovantes : retour d’expérience du RTN surfaces innovantes de la CTI

Jeudi 22 juin – 11h-14h Salle : Stand J123 Hall : 2 Ivan Meissner, de Qualimatest, présentera la première partie,

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Industrie 4.0,


Interview Horlogerie - Luxe

Alexandre Catton, chef de projet du salon EPHJ-EPMT-SMT Il décrypte les avantages d’un salon B2B qui offre de nombreuses passerelles entre les différents secteurs d’activité (horlogerie-joaillerie, microtechnique, technologies médicales).

Alexandre Catton

« Un salon convivial avec de nombreuses opportunités d’affaires » Quelles sont les données chiffrées du salon à deux mois de sa tenue ?

Nous sommes sur les mêmes bases que l’an dernier, à savoir plus de 800 exposants répartis entre l’horlogerie et la joaillerie (60%), les microtechniques et les technologies médicales (40%). Ces deux derniers secteurs ont été introduits avec succès respectivement en 2007 et en 2011. Ils sont un développement naturel au sein de la manifestation en matière de synergies et de complémentarités. Il y a trois secteurs, mais un seul salon dans une véritable unité de lieu. Nous tenons à rester un salon convivial, à taille humaine, ce qui permet de nouer des contacts de qualité. Preuve de notre succès, 90% des exposants reviennent d’une année sur l’autre. En outre, nous avons parmi les exposants seize nationalités différentes. La Suisse est majoritaire (80%), mais l’on compte aussi des sociétés françaises (10%), suédoises, da-

noises et même japonaises avec six sociétés venant de Nagoya, une région phare en matière de micro-technologies.

Quelles sont les nouveautés de cette année ? Sur la lancée de l’an dernier où nous avions accueilli quelques start-up du secteur des technologies médicales (MedTech), nous inaugurons cette année un espace consacré aux start-up dont certaines sont actives dans les trois secteurs du salon : horlogerie-joaillerie, microtechniques et technologies médicales. Une vingtaine de ces jeunes pousses y seront présentes et présenteront des innovations. On peut citer parmi celles-ci la société Enovasense, spécialisée dans la mesure d’épaisseur sans aucun contact avec la pièce, ou encore les entreprises Coat-X, qui développe des emballages hermétiques et biocompatibles pour la pose d’implants intelligents et Néo-Coat, qui est spécialisée dans la croissance de diamant CVD et dans la production de

couches minces de diamant pour différentes applications. Comme chaque année, nous organisons une série de tablerondes. Elles porteront cette année sur les thèmes de l’impression 3D et 4D, le traitement laser, le modèle économique de l’horlogerie suisse, les nouveaux matériaux, les convergences technologiques dans la « Heath Valley » et sur les métiers de demain dans l’horlogerie.

En quoi ce salon « trois en un » est-il intéressant pour les décolleteurs ? Ce qui intéresse les décolleteurs est justement cette synergie qui se dégage entre les différents secteurs d’activité. Aujourd’hui, alors que l’horlogerie connaît une période plus délicate, il est important de jouer la carte de la diversification dans l’horlogerie-joaillerie, les microtechniques ou encore les technologies médicales. L’existence de ces trois secteurs dans un seul salon professionnel permet à chaque exposant de nouer des contacts

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multiples liés à son savoir-faire. Les décolleteurs profitent également d’une plate-forme d’innovations incomparable. Cet esprit innovant est la marque de fabrique de nos exposants, d’où l’importance de se retrouver chaque année à la fin du printemps pour partager ces innovations. Un Grand prix des exposants est d’ailleurs consacré à la mise en valeur des meilleures innovations. L’an dernier, c’est la société horlogère AJS Production SA qui a été récompensée pour la conception d’une architecture modulaire de cadrans de montres. Et le bureau d’études Arc Ingénierie a reçu le prix spécial du jury pour une machine à commande numérique 5 axes, la Micro5, pas plus grande qu’une machine à café. Un véritable exploit technologique pour ceux qui s’intéressent à l’usinage des pièces de haute-précision. PROPOS RECUEILLIS PAR ISABELLE VERDIER LE 24 AVRIL 2017


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PORTES OUVERTES LES 14 ET 15 JUIN


Zoom sur Maike SAS Entreprises

Avec cette nouvelle dénomination, Ekaim Technologie se distingue de sa filiale Maike Automotive basée à Bonneville.

Maike SAS devient Ekaim Technologie Nouvelle identité pour l’entreprise installée dans la vallée de l’Arve. Depuis fin mars, Maike SAS a laissé place à Ekaim Technologie. Un changement de nom pour se distinguer de sa filiale Maike Automotive. Acteur mondial de la sous-traitance mécanique dans l’automobile et du traitement des métaux, Maike SAS change de nom. Avec sa nouvelle appellation, Ekaim Technologie souhaite ainsi « se distinguer de sa filiale Maike Automotive », a fait savoir la société dans son communiqué fin mars. « Loin d’être un recommencement, Ekaim Technologie s’inscrit dans une continuité, assure le directeur général Franck Perret. Nous voulons offrir à chacune de nos entreprises une capacité importante de développement grâce à la puissance du groupe tout en gardant

la souplesse et la réactivité de nos petites structures. »

« Optimiser notre croissance » Créée en 1999, la société a connu un essor rapide grâce aux rachats successifs de sociétés de décolletage essentiellement basées dans la vallée de l’Arve. Son siège social se trouve d’ailleurs à Marnaz alors que sa filiale Maike Automotive est implantée, elle, à Bonneville. Fort de 650 salariés – et un chiffre d’affaires de plus de 100 millions d’euros – Ekaim Technologie entend bien « être partie

prenante » dans la politique de l’usine du futur. « Il est important d’optimiser notre croissance afin de mieux produire et gagner en compétitivité, y compris en matière environnementale. Le groupe restera cependant fidèle aux valeurs de notre président Barthélémy Gonzalez qui a toujours su mettre les hommes au cœur de l’entreprise et leur donner les moyens financiers nécessaires pour exprimer au mieux leurs compétences au service du groupe », ajoute l’entreprise.

Indépendance d’organisation et de marchés Pour rappel, avec cette nouvelle

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dénomination qui coïncide avec cette volonté d’être en parfaite adéquation avec l’évolution et les changements du secteur d’activité, Ekaim Technologie se distingue de sa filiale Maike Automotive, autre branche du groupe de Barthélémy Gonzalez. « Chacun évoluant indépendamment dans son organisation et ses marchés respectifs », annoncet-on du côté du groupe. Hacer, le pôle traitement s’inscrit totalement dans cette stratégie avec, en complément, une exigence de réduction de son empreinte environnementale.


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Zoom sur Horn Entreprises

L’ensemble des collaborateurs de HORN Scionzier sous la direction de Pierre Bonnin

Le carburier HORN, bientôt 20 ans au service des entreprises La société Hartmetall werkzeugfabrik Paul Horn GmbH fut créée en Allemagne le 1er novembre 1969 par Paul Horn, originalement sous le nom de Paul Horn Einstechtechnik à Gomarigen près de Stuttgart. Une aventure qui a commencé dans un petit atelier de fabrication de plaquettes spéciales pour l’usinage de gorges. Dès 1974, la réputation ne fait que de s’accroître et nécessite l’installation d’une nouvelle unité de production qui fut créée à Tübingen. En 1992 Lothar Horn, fils du fondateur et aujourd’hui président-directeur Général poursuit le développement de la société et démarre dès 1993 la création de HORN France à Brie-Comte-Robert, sous la direction de Pascal et Didier Ortega. C’est en 1998 que Horn s’implante à Scionzier ( Haute-Savoie) pour être au cœur de la vallée de l’Arve et ainsi être au plus près de ses clients et

mieux répondre à la demande croissante en structurant ses capacités de vente, de services et de stockage. La filiale de Scionzier est dirigée par Pierre Bonnin avec une équipe de dix collaborateurs.

Une logistique de pointe C’est avec une progression constante que la filiale haute savoyarde de proximité collabore aujourd’hui avec un grand nombre d’entreprises de décolletage situées sur le secteur. Une gestion de stocks ultra moderne à l’aide d’un concept de tour de stockage modulaire pilotée par ordinateur, fonctionnant selon le principe de la mise à disposition directe des articles. Une densité de stoc-

kage optimisée, avec plus de 4 000 références et plus de 70 000 pièces. Une conception évolutive et performante, couvrant ainsi les besoins du marché régional. Grâce à sa réputation de leader dans le domaine de l’exécution des gorges, le groupe Paul HORN est un partenaire recherché pour solutionner les problèmes dans les secteurs automobiles et ses équipementiers, les équipements industriels, l’aéronautique et l’espace, ainsi que les fabricants de composants hydrauliques et pneumatiques et d’instruments médicaux. Depuis près d’un demi-siècle, HORN est présent dans plus de 70 pays à travers le monde. Leader français des

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outils de précision en carbure de tungstène et polycristallin pour des usinages comme : tournage de gorges ; tournage de formes ; filetages par tournage et fraisage ; tronçonnage ; perçage et fraisage de gorge par interpolation circulaire ; tournage de gorges axiales ; rainurage.

Actualités 2017 Expert reconnu dans le secteur des outils de précision pour l’usinage des gorges, Horn France participera à la 13e édition du SIANE, Salon des Partenaires de l’Industrie les 2425-26 octobre 2017. FRED MANNEVEAU


Zoom sur Horn Entreprises

INNOVATIONS HORN SUR LE MARCHÉ : SYSTÈME MODULAIRE : TYPE 968 ET 969 HORN a développé en coopération avec la société Ernst Graf GmbH, pour les multibroches index et Schütte des systèmes de support de base modulaire de type 968 et 969 avec des interfaces de type 842 et 840. Pour INDEX les multibroches il y a le système 968 pour les cassettes du type 842. Cela signifie que toutes les cassettes communes de ce type s’adaptent aux adaptateurs de base réglables en hauteur. Le système de type 969 a été conçu pour les machines Schütte. Il comprend un adaptateur de base pour le refroidissement interne, avec un attachement de type polygone ainsi que des supports réglables en hauteur avec des interfaces de type 842 et 840 et pour des corps d’outils carrées de 16x16. Les supports sont positionnés à l’aide de dents d’engrenage, d’une manière qui les empêche de se tordre. Un transfert fiable de lubrifiant de refroidissement est garanti. Toutes les cassettes de type 842 s’insèrent dans les nouvelles bases. De plus, il existe de nouvelles cassettes de type 840 pour les espaces restreints avec refroidissement interne pour le S100, S101 et S224 dans des largeurs de coupe de 2,5, 3 et 4 mm, ainsi que des cassettes avec refroidissement interne pour les plaquettes S274.

Système modulaire Type 968 et 969 : Nouveau système modulaire , une innovation sortie fin 2016

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Salon Industrie Lyon Entreprises

Le salon Industrie Lyon a Du 4 au 7 avril, les décolleteurs et leurs fournisseurs s’étaient donnés rendez-vous à Lyon pour le salon Industrie. 123 innovations technologiques étaient présentées en avant-premières et les trophée de l’innovation ont mis en avant quatre entreprises, chacune dans sa catégorie : éco-efficacité, outils numériques, performance industrielle et nouvelles technologies. Dans la catégorie « éco-efficacité », DFD – Dense fluid degreasing remporte le trophée de l’innovation pour le DFD MC4.1, qui permet le nettoyage de pièces à partir de CO2 Dans la catégorie « outils numériques », ESAB France SAS pour sa technologie Weldcloud, qui digitalise les machines de soudage. Dans la catégorie « performance industrielle », le Cetim-CTDec remporte le trophée pour son système de pilotage de moyen de production Usitronic.

Enfin, dans la catégorie « nouvelles technologies »,

Hestika France a remporté le trophée pour sa nouvelle technologie LFV de coupe des copeaux longs.

Hestika, lauréat du trophée pour sa nouvelle technologie LFV.

Outimat présentait ses derniers outils de coupe.

La société FTS Welding était présente avec ses machines-outils

Le salon Industrie Lyon s’est tenu du 4 au 7 avril.


Salon Industrie Lyon Entreprises

mis l’innovation à l’honneur Hestika exposait sa nouvelle technologie LFV.

Horn, leader français des outils de précision.

Lanner et Novaxess, deux sociétés de l’Allier, étaient présentes côte à côte

Les décolleteurs ont exposé leurs dernières machines-outils.


Nicomatic et Blaser Swisslube Entreprises

Nicomatic a reçu le trophée Blaser 2017 de la performance matière - © Blaser Swisslube.

Nicomatic et Blaser Swisslube travaillent ensemble à améliorer leurs performances Blaser Swisslube a remis le trophée 2017 de la performance matière à Nicomatic, fabricant et développeur de solutions d’interconnexion. Basée à Bons-en-Chablais, Nicomatic se distingue par son positionnement dans la connectique adaptée à des environnements sévères. L’usinage des composants de systèmes de connexion se situe à la croisée de la micromécanique et du décolletage, dans un contexte d’exigences élevées. L’atelier de décolletage de Niocomatic, fort d’un parc d’une quinzaine de tours à commande numérique Star et Traube ou à Cames de Tornos-Bechler, traite principalement du laiton, bronze, cuivre Béryllium et de l’Inox 316 L, en barres de diamètre 1 à 5 mm. Ces petites pièces sont appelées à recevoir un revêtement de surface qui favorise la conductibilité. Il est donc très important que les états de surface demeurent parfaits afin de garantir la qualité du revêtement. En 2013, suite à des problèmes de qualité d’usinage sur de nouvelles références de

Il est important que le revêtements des petites pièces demeure parfait. LE DECOLLETAGE & industrie No 255

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pièces, Bruno Aubier, l’un des cinq régleurs de l’atelier, qui assure la responsabilité des achats techniques, s’est penché sur la question. Bruno Aubier recherchait une solution technique appropriée pour évacuer les copeaux en perçage de précision D = 0,35 X 4 mm. Sur les conseils du fabricant d’embarreurs IEMCA, le responsable des achats techniques a sollicité l’expertise de Blaser Swiusslube. Nicomatic recherchait la performance d’un lubrifiant adapté aux métaux non ferreux et aux inox afin d’obtenir une évacuation parfaite du copeau sans laisser


Nicomatic et Blaser Swisslube Entreprises de rayure ni d’impureté sur la longueur du perçage. Selon Sébastien Doberva, qui assure le conseil technique et commercial de Blaser pour les Savoie, les caractéristiques de certaines huiles, même de grande qualité, ne sont pas adaptées à tout type d’usinage et de matière. Les usinages multi-matière demandent l’utilisation d’huiles de coupe de base minérale, qui y sont naturellement appropriées. Dans le cas de Nicomatic, il était nécessaire de veiller à optimiser la qualité de la coupe en limitant les efforts sur l’outil tout en favorisant l’évacuation des copeaux. La solution retenue par le conseiller Blaser Swisslube était la Blasomill 10, une huile de coupe minérale de faible viscosité, hydro craquée, qui contient une additivation d’ester pour réunir toutes les qualités requises. La technologie de ce lubrifiant, parfaitement adaptée aux problèmes spécifiques du perçage forage et aux usinages multi matière a logiquement répondu aux attentes et objectifs des opérateurs. Un changement apprécié par Gilles Landrieu, régleur :

Les machines-outils de NIcomatic. © Blaser Swisslube

« Nous ne sommes plus obligés d’effectuer une surveillance en continu à cause des arrêts fréquents de la machine et du volume important de rebuts. » En changeant le lubrifiant, Nicomatic a apporté de la qualité d’usinage et de la sécurité dans une organisation où les machines tournent 24h/24 avec un poste opérateur quotidien. Une économie annuelle des rebuts à hauteur de 150 heures machine et une baisse de 22% de la consommation d’outils ont été enregistrés. Dès 2014, l’équipe

de régleurs de Nicomatic a progressivement converti l’ensemble du parc machines en Blasomill 10. Le lubrifiant est devenu pour l’entreprise un véritable outil liquide, qui joue un rôle dans les paramètres de coupe et de qualité de l’usinage. Fortes de cette expérience, les équipes de Nicomatic continuent à collaborer avec Blaser Swisslube. « En tant qu’utilisateurs, nous avons besoin de mieux connaitre la technicité des lubrifiants et leur interaction avec l’outil et la matière. Cela permet de se poser de bonnes questions et d’avancer en partenariat vers des objectifs que nous n’aurions pas seulement envisagés. Nous avons aussi fait de grands progrès en remplaçant notre lubrifiant d’affûtage par la Blasogrind HC 10 de Blaser. Elle apporte un très bon décrassage des meules diamant et offre un bien meilleur refroidissement de la zone d’affûtage. C’est très important pour nous qui utilisons de très petits outils particulièrement fragiles » explique Bruno Aubier.

Des équipes motrices de l’innovation Les dirigeants de Nicomatic, Julien et Olivier Nicollin, encouragent les équipes de terrain à aller toujours plus de l’avant pour qu’elles soient les actrices de la politique d’innovation indispensable sur les marchés internationaux. L’un des objectifs majeurs à venir pour l’entreprise chablaisienne est la préparation de la certification ISO 14001. Elle concerne le management environnemental et implique tous les secteurs de la société. A son niveau, Bruno Aubier souhaite œuvrer sur la baisse des consommables de production. Avec son partenaire en lubrification et en collaboration avec le Cetim-CTDec de Cluses, ils vont également travailler sur l’élimination des microparticules de laiton qui subsistent dans l’huile d’usinage.


Entreprises

Novaxess Technology

Le made in France au service de l’excellence industrielle Basée dans l’Allier à Saint Loup, Novaxess Technology est spécialisée dans le domaine de l’évacuation et du traitement des copeaux ainsi que dans la gestion du liquide de coupe. L’entreprise propose des solutions techniques les plus avancées qui s’appliquent dans différents domaines tels que le décolletage, l’usinageou bien encore la frappe et la découpe.

Stéphane Fouillot, P.-D.G de Novaxess Technology sur son stand au salon Industrie Lyon.

Avec plus de 20 ans d’expérience, Stéphane et Christophe Fouillot, dirigeants de Novaxess Technology, fabriquent et conçoivent avec leurs équipes des équipements périphériques sur mesure. Une expertise et un savoir-faire qui permettent de prendre en compte et de répondre à chaque application spécifique client. Le procédé de réalisation va de la définition du besoin, à travers des visites techniques chez le client, à la fabrication en France sur site, jusqu’à l’instal-

lation chez le client en passant par la réalisation d’un plan 3D et des tests de fonctionnement avant livraison. Reconnues unanimement comme fiable et très robuste, ces machines sont en plus simples à entretenir. Sur le stand Novaxess Technology, au salon Industrie Lyon, était présentée la centrale groupe Haute pression Centraflex 400 pour équiper les tours de décolletage poupée fixe et mobile, les centres de tournage, les centres d’usinage, etc. En version standard des pressions de 40, 70 et 120 bar avec un dé-

bit de 30 litres/minute pour de l’usinage avec de l’huile soluble ou entière. La gamme Centraflex a été développée en partenariat avec les plus grands constructeurs - distributeurs et utilisateurs de machines-outils. Elle est évolutive et très flexible puisque sur une même centrale il est possible de choisir la technologie de filtration souhaitée et la finesse de filtration adaptée. En option un groupe froid pour réguler la température du liquide de coupe. Des solutions qui peuvent aller jusqu’au tout au-

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tomatique et qui vont de paire avec la gamme de convoyeur à copeaux Convaflex brevetée et fabriquée également par Novaxess Technology. Une innovation qui permet aux courbes et aux rails de guidage d’être entièrement démontables et interchangeables ce qui facilite grandement la maintenance le moment venu. Une gamme de convoyeurs la plus étendue sur le marché qui répond à toutes les applications et à tous les budgets.


L’actu de la vallée de l’Arve

La convention multipartenariale a été signée dans les locaux du Cetim-Ctdec le mercredi 15 mars.

500 futurs décolleteurs entre de bonnes mains Accompagner, former et qualifier du personnel de production pour l’industrie de décolletage: un geste fort envers ce secteur d’activité, où l’emploi est garanti, vient une nouvelle fois d’être apporté. C’est l’une des fiertés de la vallée de l’Arve. Et les acteurs qui la défendent depuis des décennies ne comptent pas s’en séparer. La dynamique existant autour de l’activité de l’industrie, et du décolletage plus précisément, vient ainsi une nouvelle fois d’être renforcée par «une action concrète», souligne Martial Saddier, vice-président à la région Auvergne-Rhône-Alpes en charge des entreprises, l’emploi, le développement économique, à l’économie de proximité, au commerce, à l’artisanat et aux professsions libérales.

Emploi garanti Cette mesure, actée par la signature d’une convention le 15 mars dernier dans les locaux du Cetim-Ctdec, n’est autre qu’une démarche d’accompagnement au recrutement, à la formation et à la qualification

de personnel de production pour l’industrie du décolletage et de la métallurgie en Haute-Savoie. A la clé, 500 nouveaux emplois créés sur cinq ans dans ce secteur « où la garantie d’emploi est certaine ». La formation, est un «bien précieux» comme aime à le rappeler le président du syndicat national du décolletage, Lionel Baud. Une notion que défend également avec force la directrice territoriale de Pôle emploi. «Le département affiche le taux de chômage le plus faible de la Région (7,3%). Cela est dû à la proximité de Genève d’une part mais aussi la dynamique industrielle. La formation est également un véritable levier», souligne Lucyane Becart. Avec 30 000 emplois recensés dans la métallurgie en Haute-Savoie en 2016 (+1%), ces jeunes, qui seront présélectionnés par les Missions lo-

cales, ont assurément une occasion de décrocher un emploi dans un secteur où l’offre est toujours aussi forte. Dans ce sens, pas moins d’une semaine après cette signature, une nouvelle rencontre s’est déroulée en sous-préfecture de Bonneville entre les services de l’Etat et une trentaine d’entreprises intéressées par le dispositif. L’échange a permis de rappeler que le premier public ciblé par cette convention n’est autre que les jeunes issus des quartiers prioritaires de la politique des villes de Bonneville et Cluses. Cette première approche a permis, entre autres, de cerner les enjeux en vue de constituer des binômes parrain-parrainé. Leur mise en place est attendue pour la rentrée de septembre lors de la semaine de l’emploi. GUILLAUME RAYMOND

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EN CHIFFRES 500. Comme le nombre de jeunes qui seront formés durant les cinq prochaines années comme le stipule la convention. 600. Comme le nombre d’entreprises de décolletage installées dans la vallée de l’Arve. 30. C’est le nombre d’entreprises qui se sont portées intéressées pour former des jeunes dans le cadre de la convention multipartenariale. + 4,9%. Comme le taux équivalent aux embauches du secteur industriel haut-savoyard en 2016 selon les données de Pôle emploi. 7. Comme le nombre de partenaires ayant signé la convention : l’Etat, la région Auvergne-Rhône-Alpes, le syndicat national du décolletage, Pôle emploi, les missions locales, l’Association de développement de la formation des entreprises de la métallurgie et le Groupement d’employeurs pour l’insertion et la qualification.


Interview L’actu de la vallée de l’Arve

Martial Saddier, le Monsieur Economie de la Région Délégué aux entreprises, à l’emploi, au développement économique, à l’économie de proximité, au commerce, à l’artisanat et aux professions libérales : l’intitulé peut sembler pompeux mais Martial Saddier est véritablement le Monsieur Economie à la Région.

« Je suis l’interlocuteur privilégié des élus et acteurs de la Haute-Savoie.»

Martial Saddier est à la tête d’une délégation englobant tout le domaine économique au sein de la région Auvergne-Rhône-Alpes

Votre délégation englobe de nombreux volets. Vous êtes le Monsieur Economie à la Région ? Je suis d’une part l’interlocuteur privilégié des élus et acteurs de la Haute-Savoie. La nouvelle gouvernance a mis en

place des référents par collectivités pour faire remonter les souhaits quelle que soit la thématique. De plus, j’interviens pour l’ensemble de la Région sur le domaine économique. Le champ d’intervention est donc plus restreint. Mais cela

demande beaucoup de préparation sur des dossiers que je connais forcément moins. Il en est de même quand je m’apprête à rencontrer les patrons des grandes entreprises comme celui de Michelin à Clermont-Ferrand.

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Comment faire réussir une politique économique sur un territoire aussi grand ? Auvergne-Rhône-Alpes est la deuxième région la plus importante en population avec 8 millions habitants.


Interview Elle est aussi la première industrielle française poussée par les départements de l’Ain et de la Haute-Savoie. Une richesse essentielle que nous comptons préserver, étoffer. Dans ce sens, nous avons ainsi signé une convention avec l’Etat et la chambre syndicale de la métallurgie afin de faciliter la qualification et la formation de personnes sans emploi dans un secteur d’activité où il existe une garantie de travail.

aussi de mutualiser les agences économiques d’Auvergne et de Rhône-Alpes. Désormais, nous mettons en œuvre, déroulons ce qui a été imaginé ces derniers mois.

Quid du chômage dans la Région ? Il est de -1 point par rapport à celui national (9% contre 10%). Avec l’Ain, la Haute-Savoie se détache positivement avec un taux de 7,5%.

Quelle feuille de route le président Wauquiez vous a-t-il demandé de suivre ?

Côté commerce et artisanat, quelles mesures avez-vous apporté ?

Il m’a simplement dit de « remettre de l’ordre dans la boutique ! » La première année de mandat a été consacrée à penser, imaginer de nouveaux dispositifs d’aide aux entreprises, commerces, artisans mais aussi à rédiger le schéma régional (douze départements et deux métropoles, ndlr) de développement économique d’innovation et d’internationalisation II. L’objectif était

Nous défendons le juste équilibre entre les grandes zones commerciales et les activités en centre-ville. Je dispose ainsi d’une enveloppe de 2 millions d’euros pour soutenir le commerce de proximité. Les projets ne manquent pas dans la Région. Ce sont les capacités de financement qui font souvent défaut. ENTRETIEN RÉALISÉ PAR GUILLAUME RAYMOND

LES PÔLES DE COMPÉTITIVITÉ ET CLUSTERS AUDITIONNÉS Le vice-président en charge de l’économie s’est attelé ces dernières semaines à faire un point avec les 23 pôles de compétitivité et clusters installés dans la région Auvergne-Rhône-Alpes. Un rendez-vous individuel essentiel pour l’élu afin de tirer le bilan de chaque pôle et cluster mais aussi pour prendre note des projets de chacun. Pour rappel les 13 pôles de compétitivité sont Axelera (chimie, environnement) ; Céréales Vallée ; Elastopôle (caoutchouc et polymères) ; Imaginove (contenus et usages numériques) ; Lutb-Raac (transport collectif) ; Lyonbipôle (santé) ; Minalogic (technologies du numérique) ; Mont-Blanc Industries (industrie) ; Plastipolis (industrie de la plasturgie) ; Techtera (textile et matériaux souples) ; Tenerrdis (énergies renouvelables) ; Terralia (fruits, légumes, céréales, vigne et vin) ; Trimatec (industrie) ; Viaméca (industrie mécanique). La Région compte également dix clusters : Alliance Aéronautique Auvergne Rhône-Alpes ; Cluster Lumière ; Cluster Montagne ; Clust’R Numérique ; Coboteam ; Coboteam ; Eco-Energies ; i-Care ; Indura ; Organics cluster ; Sporaltec.


Salon Smile L’actu de la vallée de l’Arve

Rochexpo s’est transformé pendant une semaine en atelier de production pour faire découvrir les métiers de l’industrie.

Les entreprises étaient représentées par leurs salariés.

L’industrie à la rencontre des jeunes Comment faire découvrir l’industrie et ses multiples facettes à des jeunes qui se préparent à choisirleur orientation professionnelle tout en allant à la chasse aux idées reçues ? Le SNDEC, en collaboration avec Mont Blanc Industries, a trouvé un début de réponse à ce problème avec le salon Smile (salon des métiers industriels et de l’entreprise) qui avait lieu du 13 au 17 mars dernier à Rochexpo.

En petits groupes autour de machines, près de 2 300 élèves de 4e et de 3e ont assisté à des démonstrations proposées par les professionnels de l’industrie présents dans treize espaces métiers. « Nous tenons à ce que tous les savoir-faire soient représentés, comme dans le fonctionnement réel d’une entreprise » précisait Jérôme Akmouche, créateur du salon, directeur du SNDEC et responsable du programme Talents 2020. C’est chose faite, en proposant une approche concrète du rôle de chaque métier de l’industrie : conception, gestion, commercialisation, production…

Les élèves étaient au contact direct des machines-outils.

Un espace dédié aux métiers de l’industrie Lors de l’inauguration du salon le directeur du SNDEC a annoncé la création d’un nouveau projet : « Open Smile ». Le salon se transformera en un nouvel espace au sein du futur technocentre qui ouvrira ses

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portes à Cluses en 2019, pensé pour immerger les visiteurs dans l’expérimentation de l’industrie du futur et des métiers, dans un lieu innovant, connecté et vivant. Avec l’ouverture de ce lieu, le SNDEC espère passer de 2 500 à 10 000 visiteurs par an. Hélène Leforestier


Salon Smile

La direction et la commercialisation étaient aussi à l’honneur.

Des pièces de décolletage étaient exposées.

Les industriels avaient fait venir des machines-outils pour des démonstrations à taille réelle.

Les machines-outils montraient l’étendue de leur diversité.

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CFAI L’actu de la vallée de l’Arve

Le CFAI forme les futurs agents de contrôle non-destructif Référence en terme de formation professionnelle dans l’industrie, le CFAI de Thyez ouvrira à la rentrée 2017 une nouvelle formation à Annecy-le-Vieux : une mention complémentaire « agent de contrôle non destructif » (CND)

Le CFAI de Thyez et son antenne d’Annecy forment les futurs professionnels du contrôle non destructif.

Les titulaires de la mention complémentaire CND pourront prétendre à des postes de technicien de maintenance, de technicien contrôle qualité ou encore en métrologie.

En quoi consiste cette formation ? Le contrôle non destructif est un ensemble de méthodes qui

permet de caractériser l’état d’intégrité des structures industrielles, sans les dégrader, soit au cours de la production, soit en cours d’utilisation. La fonction du de l’agent de contrôle non destructif est donc clé : ses méthodes ont pour objectif de repérer un défaut, d’évaluer sa taille et de décider s’il est acceptable ou

Le CFAI dispose de matériel comparable à ce qu’utilise les professionnels du décolletage.

Cette formation se fait en 1 an après obtention d’un bac STI2D ou d’un bac pro du secteur industriel. Elle se déroule sous contrat d’apprentissage, au rythme mensuel de deux semaines au CFAI et deux semaines en entreprise. Au CFAI, 660 heures de formation sont dispensées. Elles sont réparties entre trois groupes de « savoirs » : les savoirs technologiques, qui comprennent les mathématiques, le français et la métallurgie, les généralités sur les contrôles non destructifs (nécessité des contrôles non destructifs, présentation de la profession, certification Cofrend et normes de contrôle non destructif) et enfin les techniques de contrôle (ultrasons, courants de Foucault, radiographie, magnétoscopie et ressuage).

LES AUTRES FORMATIONS DU CFAI UTILES AU DÉCOLLETAGE

non, en fonction des normes en vigueur. Le professionnel CND doit passer régulièrement des tests pour être « certifié » par un organisme de contrôle : la Cofrend (confédération française pour les essais non destructifs).

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Référence dans la formation industrielle, le CFAI de Thyez propose différentes formations qui peuvent être utiles dans le milieu du décolletage. On peut citer l’exemple du bac pro « technicien d’usinage » qui destine ses étudiants aux métiers d’usineur, de programmeur commande numérique par assistance ou de technicien régleur sur machine-outil à commande numérique. Autre diplôme, le BTS CIM (conception et industrialisation en microtechniques) dont le titulaire est capable de concevoir, industrialiser et entretenir des appareils pluri-technologiques de petite dimension, de haute qualité et de grande technicité. Le CFAI propose également plusieurs diplômes de maintenance industrielle.


Interview L’actu de la vallée de l’Arve

Les entreprises prêtes à former les demandeurs d’emploi Formation, chômage, industrie, recrutement… Tour d’horizon de la situation avec la directrice du Pôle emploi de Cluses, Sandrine Jacob. derniers mois, le nombre de demandeurs d’emploi a baissé dans chaque catégorie. Moins 12 % pour les jeunes, moins 2 % pour les seniors (plus de 50 ans). Le taux de chômage à l’échelle départementale se trouve, lui, à 7,3 % alors que le bassin annécien et le pays du Mont-Blanc sont en situation de plein-emploi. Cela ne veut malheureusement pas dire 0 % de demandeurs d’emploi mais 5 % selon les critères établis. Sandrine Jacob est à la tête de l’agence la plus importante du département avec 72 agents.

Nous avons la chance d’être sur un territoire où les signaux sont à ce jour au vert. Avec 5 592 demandeurs d’emploi recensés en février 2017, c’est – 8,1 % par rapport à l’an dernier. Cela est dû en effet au retour de la croissance dans l’industrie et plus précisément dans le décolletage. Les postes les plus recherchés par les entreprises restent ceux d’opérateur-régleur. Notre rôle est donc de mettre en relation les entreprises et les demandeurs d’emploi prêts parfois à changer de parcours professionnel.

La formation reste donc l’arme essentielle pour retrouver le marché de l’emploi ? Nous disposons de plusieurs dispositifs (contrat de professionnalisation, d’avenir, de génération...). Nous venons d’ailleurs dans ce sens signer une convention multipartenariale en vue de former 500 personnes sur 5 ans dans l’industrie. On voit également que la pérennisation de l’emploi

est aussi plus importante après une formation (+ 65 %). Il faut surtout souligner que les entreprises sont prêtes à former leurs potentiels futurs employeurs. Et ce quel que soit l’âge, le sexe ou le parcours professionnel de la personne.

Et les chômeurs sont-ils, eux, prêts à changer de voie ? Cela demande un important travail de pédagogie à travers nos différents rendez-vous que l’on peut organiser tout au long de l’année (forum formation, rencontres. speed-dating…) Mais il faut qu’ils comprennent que c’est à eux, de s’adapter au marché de l’emploi, aux secteurs d’activité porteurs dans ce bassin de vie (industrie, hôtellerie-restauration, vente, aide à domicile). Et non le contraire. 1398720900VD

L’économie et le marché du travail de la vallée de l’Arve sont étroitement liés à l’industrie. Est-ce toujours le cas ?

ENTRETIEN RÉALISÉ PAR GUILLAUME RAYMOND

Où se trouve le taux de chômage du territoire (La Rochesur-Foron, Bonneville, vallée du Giffre, bassin clusien, ndlr) par rapport à celui du département ? Il est de 9 % sur la moyenne vallée de l’Arve. Il faut surtout souligner que sur les douze LE DECOLLETAGE & industrie No 255

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Interview L’actu de la vallée de l’Arve

Jérôme Akmouche, directeur général du SNDEC.

« Nous sommes revenus au plus haut niveau d’avant la crise en fin d’année 2016 »

Croissance et export, priorités du décolletage Directeur du Syndicat national du décolletage (Sndec), Jérôme Akmouche dresse le bilan du secteur en ce début d’année 2017 et liste les attentes des décolleteurs dans le contexte de l’élection présidentielle. Il dresse un bilan optimiste de la santé du décolletage. Comment se porte l’industrie du décolletage en ce début d’année 2017 ?

Pour l’instant, les statistiques sur lesquelles nous pouvons nous appuyer informent jusqu’au 31 décembre 2016. L‘année dernière, nous étions sur une croissance de 3% et ce début d’année marque une progression de 0,5%. Nous sommes donc en très légère croissance et, de fait, nous sommes revenus au plus haut des années 2000 avec un chiffre d’affaires global pour le secteur de 2,100 milliards d’euros.

Est-ce à dire que la crise de

2008 et ses conséquences appartiennent au passé ?

Nous sommes revenus au plus haut niveau d’avant la crise en fin d’année 2016 et le début d’année 2017 le confirme. Tous les signaux sont donc positifs.

Qu’attend le secteur du décolletage de l’élection présidentielle ?

D’une manière générale, nous attendons des politiques favorables à la croissance et au développement des entreprises à l’international. Nous espérons une politique qui favorise la compétitivité sur les marchés à haute valeur ajoutée, c’est fon-

damental. Aujourd’hui, 50% du chiffre d’affaires du secteur se fait à l’international. La croissance des échanges internationaux nous est donc indispensable.

Quel regard ont porté les professionnels du décolletage sur l’épisode de pollution de l’air de cet hiver ?

Je pense que le secteur est plutôt exemplaire sur le sujet de la diffusion des PM10 ou NOx. Les études réalisées semblent montrées que le chauffage au bois est le principal polluant. L’industrie n’émet que 16% des émissions de polluants.

LE DECOLLETAGE & industrie No 255

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Dans quelles actions concrètes les industriels du décolletage se sont-ils impliqués sur cette question de la qualité de l’air ? Pour nous la question de la qualité entre dans le cadre, de la responsabilité sociale des entreprises. Il y a une dimension éco-responsable dans cet objectif. Nous avons la volonté d’être très actif dans ce domaine au travers la démarche Arve pure ou Mobil’Arve. ENTRETIEN RÉALISÉ PAR JULIEN BERRIER


Interview L’écho de la vallée de l’Arve

Louis Pernat, vice-président de la CPME (Confédération des petites et moyennes entreprises).

« Nous avons tout d’une métropole » La CGPME Haute-Savoie, désormais appelé Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME), a tenu son assemblée générale vendredi 10 mars à Rochexpo. Louis Pernat, de Bouverat-Pernat à Marnaz, en est le vice-président. Il dresse le portrait de quelques enjeux. Comment se portent les entreprises du territoire ? Nous avons travaillé avec le think tank Choisir Savoie sur les forces et faiblesses du territoire. Il en ressort qu’un des risques, c’est la pollution. Il nous faut avoir des actions très concrètes pour être exemplaires. Pour l’économie touristique notamment, il y aurait des conséquences néfastes à ce que le département ait une image avant tout liée à la pollution. C’est un frein à la croissance mais aussi pour trouver du personnel qualifié, qui n’a

pas forcément envie de venir dans cet environnement. Nous avons donc lancé un appel à projets là-dessus avec, cet automne, un trophée de l’entreprise exemplaire.

Quelles autres fragilités avezvous identifié ? Nous lançons aussi une action pour tenter de trouver des solutions de financements hors du commun . Car nous avons aussi identifié des risques par rapport à la loi NOTRe. Le département n’a pas de métropole et se retrouve coincé dans

ce triangle Genève-Lyon-Grenoble qui nous pénalise en termes de financements. Or nous avons tout d’une métropole. Il s’agit de faire du lobbying pour que notre modèle économique soit reconnu comme tel. Par ailleurs sur les marchés publics, nous souhaitons ardemment que l’achat local soit privilégié, dans le bâtiment notamment, où ils font parfois appel au travail détaché. Nous avons déjà rencontré les bailleurs sociaux. Tout dépend comment on rédige les appels

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d’offres, il peut y avoir des clauses environnementales, par exemple.

Que pensez-vous de la clause Molière disant que les ouvriers doivent parler français sur les chantiers ? La clause Molière permet clairement d’éviter le problème des travailleurs détachés. Nous n’y sommes pas défavorables. Car si le décolletage n’est pas forcément touché, pour le BTP c’est un vrai problème. ENTRETIEN RÉALISÉ PAR DAVID GOSSART


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L’écho de la vallée de l’Arve AMD DÉCOLLETAGE S’ENGAGE DANS UN SECOND CYCLE VERS L’INDUSTRIE DU FUTUR Filiale du groupe Savoy international, AMD décolletage est référente sur le marché de la connectique. Son savoir-faire repose sur l’utilisation de métaux particuliers comme le laiton, le cuivre pur, le béryllium et sur sa capacité à usiner des pièces complexes pour le médical, l’armement et l’aéronautique. Depuis son entrée dans le label Mont-Blanc excellence industries, l’entreprise a augmenté son chiffre d’affaires de 62%. Elle vise aujourd’hui l’industrie du futur et s’engage dans un deuxième cycle du label qui lui permet de viser l’industrie du futur. HESTIKA REMPORTE UN TROPHÉE DE L’INNOVATION À INDUSTRIE LYON Avec sa Technologie LFV de coupe par oscillation à basse fréquence des copeaux longs, Hestika France remporte un trophée de l’innovation au salon Industrie Lyon dans la catégorie « Nouvelles technologies ». Ce trophée Met en avant une entreprise qui utilise une ou plusieurs nouvelles technologies (issues de la recherche / développement, des solutions digitales, d’autres secteurs industriels…) pour créer, développer ou améliorer un produit, une solution ou un service destiné à la production industrielle. UNISTRONIC À LA POINTE DE L’INNOVATION Unistronic, a remporté le trophée de l’Innovation dans la catégorie performance lors du salon Industrie (Lyon). Cette solution de production intelligente et auto-adaptive développée par le Cetim-Ctdec est ainsi reconnue comme un concept innovant pour l’industrie du futur par le jury des trophées parmi 143 produits ou services présentés. Comme le rappelle Cetim-Ctdec « Usitronic est le dispositif de pilotage des moyens et îlots de production du futur. Il associe flexibilité des changements de série, intelligence de la production et assurance de la réalisation des séries de pièces respectant les caractéristiques dimensionnelles et géométriques attendues. » BIG KAISER PRÉSENTE UNE FRAISE À CHANFREINER COMPACTE POUR AVANCES RAPIDES Le C-Cutter Mini multifonctions a été développé pour effectuer des opérations de biseautage, chanfreinage, chanfreinage arrière et surfaçage en un temps record. Sa conception innovante caractérisée par un diamètre minimal lui permet d’être utilisé avec des vitesses de rotation plus élevées. Par ailleurs, le C-Cutter Mini comporte jusqu’à quatre plaquettes réversibles, ce qui augmente radicalement la vitesse d’avance. La vitesse de coupe maximale est encore accrue grâce à de nouveaux tranchants résistants à l’usure dotés d’un revêtement PVD à couches multiples. INNOVATION PME SE MET AUX COULEURS DES PÔLES DE COMPÉTITIVITÉ Depuis son lancement en 2011, l’action Innovation PME a déjà permis à 250 entreprises de Rhône-Alpes de mettre en place une démarche de management de l’innovation. Ce programme a trouvé des relais de prescription auprès des pôles de compétitivité. En effet, dans les pôles de compétitivité, les entreprises trouvent un appui technologique pour leurs projets d’innovation. En effet, la vocation première des pôles est de soutenir l’innovation en favorisant le développement de projets collaboratifs de recherche et de développement particulièrement innovants et/ou en accompagnant le développement et la croissance des entreprises grâce à la mise sur le marché cde nouveaux produits, services ou procédés issus des résultats des projets de recherche.


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