BIMESTRIEL SEPTEMBRE - OCTOBRE 2021 | NUMÉRO 8
MOUVEMENT POSITIF
P201027 Dépôt Liège X
il fera beau demain L'INTERVIEW DE MAXIME PRÉVOT
" Les citoyens intéressés par le processus d’Il fera beau demain, tous horizons confondus, sont curieux eux aussi de découvrir les contours de nos ambitions "
PAGE 3
© oksix - AdobeStock
CONSTRUISONS ENSEMBLE un nouveau mouvement politique
IFBD - Rue du Commerce 123, 1000 Bruxelles
Vous?
ITW Laurent de Briey
Au cœur du mouvement Quelles seront les valeurs qui rythmeront le futur d’Il fera beau demain ? Laurent de Briey vous en dit plus sur les valeurs centrales qui émergent depuis quelques mois.
PAGE 6
Les Matchs
Les matchs reprennent du service ! Démocratie, climat, solidarité, numérique ou encore vivre-ensemble, il y en aura pour tous les goûts ! Retrouvez la liste des nouveaux matchs et surtout, n’oubliez pas d’y participer.
PAGE 10
Coordinateurs & Meneurs
Rejoignez-nous maintenant, plus que jamais ! Ils sont présents depuis le début du mouvement et nous accompagnent dans la dernière ligne droite. (Re)-Découvrez les missions et les objectifs des coordinateurs et des meneurs de campagne. Et devenez, pourquoi pas, vous aussi un acteur du mouvement. On vous attend !
PAGE 12
Édito
IL FERA BEAU DEMAIN – MOUVEMENT POSITIF | Septembre - Octobre 2021
2000 propositions ont été récoltées. Plus de 20 000 personnes suivent l’actualité d’Il fera beau demain sur Facebook. C'est plus que le cdH, ce qui démontre que notre démarche suscite de l'intérêt bien au-delà des cercles humanistes habituels. C’est prometteur, mais cela ne doit être qu’un début. Pour que le processus soit réellement inclusif et participatif, il est essentiel de partir à la rencontre des citoyens, de leur parler vrai et de leur parler en vrai. Il est indispensable également de débattre en Créer un espace où militants et présentiel et pas seulement non-militants peuvent se parler « online ». C’est pourquoi du 12 sur un pied d’égalité. Construire septembre au 12 décembre, ensemble un nouveau mouvement nous serons en campagne, politique auquel le cdH passera mais une campagne participative, le relais dans les prochains mois. une campagne qui ressemble à une Voilà les raisons d’être d'Il fera main tendue à toutes les personnes beau demain – Mouvement positif. intéressées, à toutes celles qui ont envie de s’engager positivement. Le processus est parti sur les chapeaux de roue au lendemain Pendant trois mois, nous serons du congrès de janvier 2020. sur les marchés ou aux portes Les premières Rêves parties ont des maisons, dans les parcs ou à suscité l’enthousiasme. Puis la l’arrière des cafés, pour nous mettre crise sanitaire nous a forcés à à l’écoute des citoyens, comprendre nous adapter. Nous nous sommes leurs besoins et leurs attentes, concentrés sur les réseaux ainsi que les inviter à participer à sociaux et notre plateforme notre processus. Ce sera l’opération numérique. Cela a été un succès. « Parlons (en) vrai ». Pendant
trois mois, nous allons également organiser des débats partout en Wallonie et à Bruxelles sur des thèmes sur lesquels il n’y avait pas d’accord parmi les participants au processus. Nous oserons remettre en question les positions défendues habituellement par le cdH. Chaque débat sera introduit par une vidéo dans laquelle un expert présentera les arguments « pour » la proposition en débat et un autre les arguments « contre ». Nous montrerons ainsi que « Y a match » sur chacune de ces questions, que les choix à faire ne sont pas simples et que, selon les cas, il faut savoir faire preuve de nuances ou oser trancher – ce que chacun pourra faire en votant directement sur notre plateforme www.ilferabeaudemain.team. La synthèse des débats sera soumise à une instance mixte réunissant des membres du Bureau politique du cdH et des participants actifs d'Il fera beau demain. Le résultat de ces matchs viendra compléter les propositions déjà récoltées dans la première partie du processus afin de rédiger un projet de manifeste. Ce manifeste sera présenté lors de la convention qui donnera
LIVE YOUTUBE Retrouvez tous les discours et moments forts du lancement de la campagne participative, le 12 septembre, en vidéo sur YouTube ! Suivez la chaîne « Il fera beau demain » pour être au courant de nos dernières initiatives.
naissance à notre nouveau mouvement politique les 4 et 5 février 2022. Bloquez déjà ces dates dans vos agendas ! Il fera beau demain se veut ainsi un processus inclusif, participatif, éducatif et résolument positif. Il fonctionne à la plus belle des énergies, une énergie renouvelable et même contagieuse : l’enthousiasme. Le vôtre, celui de toutes les personnes qui s’engageront, qui iront à la rencontre des citoyens, qui organiseront des débats ou qui y participeront. Si vous avez envie de contribuer, faitesle savoir aux coordinateurs de votre bassin, aux meneurs de campagne de votre arrondissement ou écrivez-nous à severine@ilferabeaudemain. team. Nous comptons sur vous. Ensemble, construire un mouvement positif, c’est possible ! Maxime Prévot Président du cdH Laurent de Briey Pilote d'Il fera beau demain – Mouvement positif
SOMMAIRE L'INTERVIEW DE MAXIME PRÉVOT
3-5
L'INTERVIEW DE LAURENT DE BRIEY
6-7
MODE D’EMPLOI CAMPAGNE
8-9 10-11
LES MATCHS
12
COORDINATEURS - MENEURS
Sudoku Time
IL FERA BEAU DEMAIN - MOUVEMENT POSITIF Septembre - Octobre 2021 COORDINATION GÉNÉRALE Francine Vanuytrecht MISE EN PAGE Loris Klein RÉDACTEURS Laurent de Briey Damien De Vroey Thomas Fyon Maxime Prévot Margaux Van Meerhaeghe
ÉDITEUR RESPONSABLE Gauthier de Sauvage Rue du Commerce 123 1000 Bruxelles
RÉSEAUX SOCIAUX www.ilferabeaudemain.team/ /IlferabeaudemainMouvementpositif
2
/FeraBeau /ilferabeaudemain
L'interview de Maxime
IL FERA BEAU DEMAIN – MOUVEMENT POSITIF | Septembre - Octobre 2021
Maxime Prévot
« Nous devons régénérer la politique. Je souhaite un mouvement libre et juste » LE PRÉSIDENT
Maxime, nous allons enfin pouvoir réunir physiquement à La Louvière des centaines de militants, sympathisants ou curieux de la démarche Il fera beau demain. Cela devrait rebooster les troupes et l’envie de débattre ? Voilà 18 mois en effet que nous nous sommes réunis à Namur lors d’un congrès mémorable qui lançait le processus de refondation du parti, que nous avons appelé, en indécrottables optimistes que nous sommes et que nous devons être : Il fera beau demain. 18 mois sans pouvoir se rencontrer, se retrouver, partager un éclat de rire et une tape sur l’épaule, débattre de visu d’une série d’enjeux qui font tourner la tête au monde et à notre pays. A défaut – covid oblige – d’avoir pu organiser toutes les réunions physiques que nous avions programmées, il nous a fallu embarquer pour le train digital. Je veux à cet égard saluer l’extraordinaire mobilisation d’Il fera beau demain sur le web, générant deux
fois plus d’intérêt que le cdH lui-même, preuve qu’il existe plus que jamais une aspiration citoyenne à co-construire quelque chose de neuf, quelque chose de vrai, quelque chose à nouveau de motivant, hors des sentiers maintes fois labourés des partis politiques, incarnant actuellement davantage un passé qu’inspirant un avenir. Je sais aussi que l’attente est grande. Les militants historiques souhaitent être rassurés sur la direction que va prendre le futur mouvement politique qui s’esquisse. Et pourtant il leur faudra être encore un peu patients, le passage de relais allant se faire le premier week-end de février lors d’une Grande Convention Nationale inédite. Et il leur faudra aussi accepter l’idée que pour gagner à nouveau demain, il faudra être quelque peu différents d’hier. Mais il n’y a pas que les militants du cdH qui sont impatients, bon nombre de citoyens apolitiques ou même d’autres sensibilités se sont aussi intéressés au processus…
Exact. Et les citoyens intéressés par le processus d’Il fera beau demain, tous horizons confondus, sont curieux eux aussi de découvrir les contours de nos ambitions. Ils veulent voir dans quelle mesure le nouveau mouvement qui succédera au cdH ne sera pas qu’une pâle copie de celui-ci, tuant dans l’œuf les espoirs d’un grand mouvement citoyen aux accents pluriels et authentiques, conservant certes une colonne vertébrale centriste assumée et revendiquée mais quittant le costume, devenu davantage un carcan au fil du temps, d’un centre craintif d’avoir des opinions tranchées. Les observateurs politiques et journalistes pour leur part, rongent déjà leur frein pour déceler ce qui tantôt apparaîtra comme un élément de rupture par rapport à notre actuelle doctrine tantôt comme un élément de continuité de notre engagement humaniste. C’est normal, et c’est attendu. Gageons juste qu’ils ne restent pas au niveau de l’écume de l’eau pour opérer des comparaisons, mais se
donnent la peine de mettre notre processus audacieux en perspective, soulignant la profondeur de nos réflexions. J’ai la conviction que ce qui sera moderne ne sera pas nécessairement ce qui sera trash ou clivant, mais ce qui osera emprunter le chemin, plus difficile mais plus noble, des propositions qui fédèrent et qui osent rassembler plutôt qu’opposer. Vous avez déjà dit plusieurs fois que le futur mouvement garderait sa dynamique centriste, que l’on devrait assumer avec davantage de fierté et de conviction, plutôt que de s’en excuser… Oui, le cdH s’est vu trop souvent qualifié de parti du centre mou. Aux convictions malléables. Teintées d’opportunisme au gré des compositions gouvernementales. Or un acte de rupture majeur par rapport à ces caricatures a été posé en 2019, lorsque nous avons fait le choix de l’opposition. Nous avons prouvé que notre mouvement n’est pas assoiffé par la quête des portefeuilles ministériels.
3
L'interview de Maxime
"
La planète ne se négocie plus
Que le parti dont la présidence m’a été confiée, avait rendez-vous avec la dignité. Celle du respect des urnes. Des signaux adressés. Et de l’indispensable remise en cause qui devait s’en suivre. Ce jour-là, nous avons décidé de ne pas être un parti opportuniste, de ne plus être mou, mais d’entamer notre mue vers un mouvement politique régénéré au fait des enjeux contemporains. Un mouvement qui prend parti pour des valeurs et des projets, et plus seulement un parti en mouvement. La nuance n’est pas que sémantique. Elle implique aussi une régénération profonde de la gouvernance du parti. Très voire trop pyramidale actuellement, la future gouvernance de ce mouvement qui prendra le relais du cdH en février prochain doit être plus participative, donnant plus de place qu’aujourd’hui aux relais et élus de terrain, aux membres engagés. En osant soumettre au vote de l’ensemble des militants et sympathisants, lors de grandes conventions plénières, le choix d’orientations stratégiques du mouvement. On doit éviter que la ligne de conduite soit arrêtée par un groupe trop restreint de leaders. On devrait aussi faire place à la diversité, des gens comme des opinions, ne pensez-vous pas ? Le nouveau mouvement ne sera pas, ne pourra pas être un bloc monolithique avec une pensée unique. Car ce sont nos différences qui nous enrichissent. Nos différences sont notre point commun. Et quoi de mieux, et qui de mieux qu’un mouvement centriste pour être ce centre de rencontre et de synthèse. Le mouvement sera donc aussi la réunion de sensibilités différentes et d’horizons multiples, avec un socle fort de valeurs communes. Comment vouloir prétendre incarner cette société et sa diversité, si l’on n’est pas nous-mêmes capables d’accepter que militer dans un mouvement ne signifie pas que, tels des robots formatés, nous soyons obligés de tous penser à chaque fois la même chose sur tout ? Ne craignez-vous pas que cela parte dans tous les sens ? Non, il ne faut jamais craindre l’opinion des gens. C’est le devoir d’un mouvement politique de s’en imprégner et de pouvoir ensuite tracer une voie. L’opinion personnelle sera respectée, mais la position officielle du mouvement sera affirmée. Le clivage gauche-droite est dépassé. Mais la question sociale rythme l’agenda politique... Bien sûr la question sociale reste essentielle, pour cheminer vers un niveau de bien-être le plus élevé pour tous. Mais d’autres questions, dont on parlait trop peu voire pas du tout en 1950 ou 1980, voire même en 2000, conditionnent à présent nos vies et affectent, positivement ou moins, notre vivre-ensemble.
4
IL FERA BEAU DEMAIN – MOUVEMENT POSITIF | Septembre - Octobre 2021
Quelles questions par exemple ? Pensons à la question humaniste, distinguant les tenants d’une ouverture au monde contre ceux favorables au repli sur soi. Elle a été inscrite à l’agenda lorsque nous devînmes le cdH. Elle reste encore aujourd’hui plus que jamais d’actualité. La migration doit cesser d’être vue comme un problème. A fortiori sachant que de toute façon, dans un monde aux frontières de plus en plus perméables, les flux peuvent être au mieux canalisés mais jamais stoppés. Faisons alors de cette question migratoire une opportunité pour régénérer notre économie, notre système de pensions et notre marché du travail, dans les secteurs – comme celui de la construction – où on manque cruellement de main-d'oeuvre qualifiée et prête à se lever tôt pour aller bosser et dont on a besoin pour la reconstruction des zones sinistrées de Wallonie suite aux inondations dramatiques connues cet été. Conservons aussi une sincère attention à ceux qui fuient des zones de combat. Un sans-papier ne doit pas être en plus un sans-dignité ! Et la situation afghane sonne le rappel de manière douloureuse. Il y a inévitablement la question climatique aussi qui structure l’agenda politique mondial comme belge au vu des évolutions inquiétantes qui sont constatées… La question environnementale sera plus que jamais la question structurant les décennies à venir. Influant sur la question sociale. Cette question nourrit le clivage entre progressistes et conservateurs. Le futur mouvement que je souhaite proposer, nourri par vos multiples réflexions et contributions durant les mois écoulés et les mois à venir, sera résolument un mouvement progressiste. Sur les questions éthiques certes, qui appellent à la barre la délicatesse des vécus humains et des parcours de vie de chacun, sans que l’on puisse les juger avec un regard religieux dogmatique. Mais le mouvement sera résolument progressiste sur les questions de biodiversité et de combat climatique. Nous devons vaincre toutes les réserves des conservateurs libéraux en la matière, qui relativisent la situation et croient aux seules vertus technologiques. Car ce n’est pas tellement de l’avenir de la planète dont il est question – même si nos comportements altèrent inexorablement la bonne marche de notre Terre – mais c’est en réalité de l’avenir de l’espèce humaine dont il est question. La planète Terre, même avec un climat complètement bouleversé jusqu’aux extrêmes subsistera. Elle a connu des périodes de chaleur hors de la portée de nos imaginations et des ères glaciaires qui ont eu le dernier mot sur tant d’espèces. Si nous ne voulons pas être la prochaine à disparaître de la surface du globe, si nous ne voulons pas créer plus de chaos avec des espaces de territoires qui deviennent de moins en moins viables, qui se restreignent en
raison des bouleversements climatiques alors même que notre démographie mondiale continue de progresser, il est temps, grand temps, que nous ayons un sursaut collectif et que nous régénérions notre approche ! Nous n’allons pas dans le mur, nous sommes déjà dans le mur ! La cause climatique, environnementale et donc aussi énergétique ne peut plus être l’apanage d’une seule formation politique. Ce serait l’une des plus grosses erreurs historiques à faire. Demain, les veines de notre futur mouvement devront être irriguées par ce combat climatique et celui de la biodiversité. Cela doit être une évidence. Un enjeu de combat commun, transpartisan, et certainement pas un objet de chantage ou de négociation. La Planète ne se négocie plus. L’espèce humaine et toutes celles de notre biodiversité, ne peuvent plus se négocier. Mais pour cheminer efficacement ensemble, tous les partis doivent laisser tomber leurs dogmes. Y compris tout anti-nucléarisme primaire. Le nucléaire n’est pas la panacée. On serait tous heureux de pouvoir à terme s’en passer. Mais aujourd’hui, face au cri d’alarme du GIEC et au défi mondial qui s’impose à nous, il est temps et opportun de regarder avec d’autres lunettes l’énergie nucléaire afin d’en faire un allié immédiat dans le combat climatique qui attend lui aussi des effets immédiats. Il ne s’agit pas de nucléariser toute la Belgique, mais de raisonnablement poursuivre l’un ou l’autre réacteur le temps que notre pays soit réellement prêt à basculer vers un parc énergétique renouvelable crédible. Le nucléaire offre aussi, grâce à sa recherche et développement, des opportunités innovantes pour l’avenir que l’on ne doit ni glorifier, ni négliger. En quoi le nouveau mouvement portera-t-il des combats qui étaient moins identifiés au cdH jusqu’ici ? Au-delà de la question sociale, de la question humaniste et de la question environnementale, est apparue, avec une intensité et un désarroi grandissant, la question du genre. Bien sûr la cause féministe n’est pas nouvelle. Ni celle des LGBT. Mais notre sensibilité sur ces questions doit être réaffirmée. Le combat pour plus d’égalité et de dignité, pour le respect des différences s’imposera comme un fondement de notre futur mouvement. Il n’est pas normal qu’il ait fallu une succession de scandales aux quatre coins du globe pour que les femmes puissent faire valoir leurs droits, dont le plus élémentaire : celui d’être respectées dans leur intégrité physique et morale. Le cdH a pu mener des combats en première ligne en la matière, on doit les consolider et s’en enorgueillir. Il est aussi inacceptable qu’en Europe comme ailleurs, des gouvernements aient sans pudeur une politique méprisante, stigmatisante, voire humiliante à l’égard des communautés homosexuelles, transgenres ou autres sensibilités. Plus rien dans nos décisions futures ne doit donner le
IL FERA BEAU DEMAIN – MOUVEMENT POSITIF | Septembre - Octobre 2021
L'interview de Maxime
sentiment que les droits de toutes ces personnes puissent être limités par quelconque approche religieuse, philosophique ou politique. Ni en héritage à notre tradition judéochrétienne, ni en écho aux mouvances islamistes. Le droit des femmes est inaliénable. Celui du genre aussi. En parlant d’approche religieuse ou philosophique, quelle est votre sensibilité sur cette question qui intéresse beaucoup de citoyens, avec une intensité variable ? Le fait religieux ne doit pas être luimême méprisé. La quête du sens est importante pour beaucoup de personnes et peut prendre différentes formes dont la quête spirituelle. Cela se respecte. Mais cela ne conditionnera pas ou plus notre action publique. Nous serons d’ardents défenseurs de la neutralité de l’Etat, autant que du droit inaliénable et constitutionnel des citoyens à s’épanouir avec des courants de pensées philosophiques ou religieux s’ils le souhaitent. Les tensions sociales sont exacerbées, des mouvements plus contestataires, populistes voire extrémistes sont apparus, reflétant un réel malaise sociétal. Quel est votre regard ? Ces dernières années, et on l’a vu avec l’émergence des gilets jaunes notamment, le clivage entre urbains et ruraux s’est accentué. Tandis que les questions de pauvreté, de mobilité ou encore de sécurité se posent de manière sans cesse plus aigües dans les cœurs de ville. Nos zones rurales développent un sentiment d’abandon à mesure que les bureaux de poste ferment, que les banques et leurs distributeurs de billets disparaissent, que les itinéraires de bus se raréfient, que les gares sont délaissées, que les professions médicales s’amenuisent. Notre parti a toujours voulu relayer dans les parlements la réalité de terrain de toutes nos communes, même les moins densément peuplées. Cet engagement devra se poursuivre. Mais aussi s’actualiser. Car le défi n’est pas demain d’opposer urbains et ruraux. Il s’agit de concevoir des politiques complémentaires permettant aux communes rurales de tirer bénéfice des dynamiques endogènes des villes et à ces dernières de pouvoir s’appuyer sur cette périphérie verte pour soulager ses tensions internes de cohésion sociale. La cohésion territoriale doit donc devenir un enjeu clé de l’agenda de l’action publique. Les récentes inondations ont d’ailleurs mis en perspective ces questions de cohésion territoriale, de pertinence de la politique d’aménagement du territoire, de respect des zones agricoles et naturelles. Les défis à venir en termes de cohésion des peuples et des territoires ne se limitent d’ailleurs pas à nos réalités belges. Nous devons aussi oser un regard internationaliste et européen, percevoir les grandes révolutions
mondiales, en matière énergétique, de mobilité ou digitales par exemple. Car ces évolutions, qu’on le veuille ou pas, vont conditionner notre avenir, exacerber les tensions entre pays ou consolider des solidarités. Comme la croissance n’est plus au rendez-vous et que le gâteau ne grandit plus, on en arrive souvent à chercher des responsables de la diminution de notre qualité de vie, ce qui monte les gens les uns contre les autres… En effet, la trop régulière recherche de coupables à son propre mal-être amène de plus en plus fréquemment les citoyens à pointer du doigt les étrangers, les patrons ou les chômeurs. Ce clivage entre actifs et inactifs devient exacerbé. Les indépendants ont dû être confrontés à une crise sanitaire sans précédent pour qu’enfin certains comprennent qu’ils ne roulent pas tous sur l’or. Les indépendants, et tout qui ose lancer un projet et tenter de le faire aboutir pour générer autant une plus-value économique que sociétale, méritent un soutien vigoureux et constant d’un mouvement politique qui souhaite se nourrir,
comme nous, de l’énergie de chacun. Notre futur mouvement sera une réelle dynamo : nous allons transformer toutes les forces des citoyens qui veulent s’engager en réelle énergie collective. Nous devrons arrêter de fustiger ou jalouser celui qui réussit. On a presque peur dans ce pays d’être entreprenant et de gagner de l’argent. Ce n’est pas une honte, si on veille bien sûr parallèlement à un juste retour vers les besoins sociétaux ; pas comme ces joueurs de football qui empochent des sommes astronomiques sans payer d’impôt ou presque. Ou ces boîtes mondiales qui vampirisent un business chez nous sans rien payer, tandis que la petite PME doit passer à la caisse. L’impôt doit être revu car il est injuste. Trop orienté sur le travail, pas assez sur le capital. Trop façonné par les réalités du marché du travail d’hier, pas assez marqué au sceau de la flexibilité et du défi environnemental d’aujourd’hui. Quelles pourraient être d’autres tonalités fortes structurant le futur mouvement, bien que les trois mois qui s’ouvrent vont continuer de nourrir le projet collectif qui sera esquissé en février prochain ?
On l’a vu à travers quelques-uns des défis que je viens d’évoquer avec vous : la donne de 2021 et a fortiori celles de 2030, 2040, 2050, ne sont plus celles des années 80. La révolution digitale crée en parallèle de nouveaux schismes entre les gens autant qu’elle ne crée de formidables opportunités de business ou de progrès médicaux. Les questions sanitaires ou terroristes vécues dans un passé récent, et peutêtre appelées à se répéter, font sans cesse sortir les partis de leurs zones de confort et de leurs certitudes. Plutôt que de créer un nouveau mouvement que certains chercheront à analyser avec les vieilles lunettes gauche-droite, je revendique de vouloir mettre sur pied un nouveau mouvement politique et citoyen qui soit, face à tous ces défis, résolument optimiste. La réhabilitation du bon sens paysan fera de nous des centristes par conviction et par fierté. Non plus par défaut ou par facilité. Nous devons impérativement régénérer les pratiques politiques. Les pessimistes auront hélas de quoi se nourrir avec les partis extrémistes. Je veux d’un mouvement politique qui soit un réel antidote aux simplismes. Notre pays, nos régions ont besoin d’un mouvement politique régénéré, rafraichi, revitalisé, libre de tout dogme, nourri aux convictions plutôt qu’aux ambitions, porteur de sens et de valeurs, ayant soif de justice. Je souhaite un mouvement libre et juste. Libre de rechercher le bien commun plutôt que d’exciter des clientèles électorales historiques comme le font la gauche et la droite. Libre sur l’échiquier politique, comme centriste revendiqué et assumé, car désireux de trouver des solutions plutôt que de créer des tensions. Libre de quelconque courant de pensée religieuse ou philosophique, perméable à toutes les sensibilités, mais pas permissif sur les questions des droits humains et d’égalité des genres. Libre de dire que la générosité est une valeur essentielle mais que l’assistanat doit cesser là où certains cherchent encore à le pratiquer. Juste dans la recherche de valorisation des efforts, du travail fourni, de l’esprit d’entreprise. Juste dans une politique de cohésion sociale et territoriale qui ne méprise personne et qui fait du combat climatique un défi universel non discutable. Juste dans la valorisation de l’engagement. Celui pour les autres, celui pour les plus fragiles, des personnes âgées aux personnes handicapées ou malades. Juste dans la garantie d’offrir à nos citoyens la sécurité, grâce à un Etat sûr, doté de services de police mieux dotés, d’une armée mieux fournie et d’une justice enfin respectée et renforcée. Pour tous ces combats et tant d’autres, dont celui de l’éducation, je suis prêt à m’engager à fond et avec votre enthousiasme ! Le processus consultatif d’Il fera beau demain a montré que, sur ces questions, les attentes citoyennes sont grandes. A nous d’y répondre de manière engagée et innovante.
5
L'interview de Laurent
IL FERA BEAU DEMAIN – MOUVEMENT POSITIF | Septembre - Octobre 2021
Liberté, engagement, coopération, participation… Quelles seront les valeurs du futur mouvement ? Après 18 mois de débats, nous faisons le point avec Laurent de Briey, le pilote d’Il fera beau demain, sur les valeurs qui émergent des discussions, celles d’un mouvement positif qui souhaite que chacune et chacun puisse donner le meilleur de soi. L'équipe IL FERA BEAU DEMAIN
Laurent, pourquoi penses-tu que nous avons besoin d’un nouveau mouvement politique et surtout d’un mouvement positif ? La société a besoin d’un nouvel élan. La crise sanitaire a mis en évidence notre vulnérabilité. Cette même vulnérabilité à laquelle nous confrontent le vieillissement de la population et le réchauffement climatique. Nous avons appris qu’un simple virus peut mettre nos sociétés à l’arrêt. Nous avons éprouvé par le nombre de nos morts ce que signifie la dépendance des aînés et la fragilité de nos structures collectives. Nous savons aussi que nos modes de consommation et de production ne sont plus ni humainement ni écologiquement soutenables. La tentation pourrait être grande de sombrer dans le catastrophisme, de se résoudre à attendre l’effondrement de notre monde. Mais nous voulons au contraire contribuer à la régénération de la société. S’il est important de savoir d’où nous venons et d’être fiers de notre histoire, nous pensons qu’il est inutile de s’accrocher à un passé qui n’est déjà plus notre présent. Les défis de notre temps sont autant d’opportunités de construire
6
une société où chacune et chacun pourra vivre mieux demain. C’est pourquoi nous voulons être à l’origine d’un mouvement positif qui affirme sa confiance dans l’avenir. Nous souhaitons incarner l’espoir plutôt que d’attiser les peurs. Lors du lancement d’Il fera beau demain, tu expliquais que ce discours positif, il fallait le construire autour de l’idée du « mieux » plutôt que du « toujours plus ». Que voulais-tu dire ? Une large majorité de la population pense que nos enfants vivront moins bien que nous. Nous avons perdu confiance dans l’avenir et dans le progrès. Depuis près d’un siècle, ce progrès passait par l’augmentation des biens et des services produits et consommés. Tant que la croissance économique était suffisamment forte, cela a permis une amélioration sans précédent du confort de vie de l’ensemble de la société. Mais désormais la seule manière d’avoir plus, c’est de prendre aux autres ! Il n’est dès lors pas surprenant que le clivage gauche-droite reprenne de la vigueur, que les tensions sociales s’accroissent et que l’on cède de plus en plus souvent à la tentation populiste d’opposer une partie
de la société ou de l’humanité, à l’autre. En outre, ce modèle du « toujours plus » n’est pas soutenable. Les inondations dramatiques de cet été nous l’ont encore rappelé. A cause du réchauffement climatique, nous risquons d’être de plus en plus souvent confrontés une année à une période de sècheresse, une autre année à des inondations. Nous n’avons pas le choix. Nous devons modifier notre manière de vivre et repenser ce que signifie le progrès collectif en privilégiant la qualité à la quantité, le « mieux » au « toujours plus ». Qu’est-ce que cela implique concrètement ? C’est une question à laquelle l’ensemble des citoyens doit répondre collectivement. Pour faire face à des défis comme la crise sanitaire, le réchauffement climatique ou la relance économique, nous avons besoin de définir des objectifs communs. L’addition des comportements individuels ne suffit pas pour faire une action collective. De nombreux comportements individuels ont des conséquences sur les autres. Si je prends l’avion toutes les semaines, je contribue fortement
au réchauffement climatique, mais ce n’est pas nécessairement moi qui en supporterai les conséquences. Si je ne respecte pas les gestes-barrières lors d’une pandémie, j’infecterai peutêtre une personne à risque qui se retrouvera aux soins intensifs. C’est la même chose entre les Etats. Lorsqu’un Etat réduit – ou supprime – les impôts sur les multinationales pour les attirer chez lui, les voisins sont obligés de faire de même. Au final, personne n’a amélioré sa compétitivité, les inégalités augmentent et les petites et moyennes entreprises qui, elles, paient des impôts se sentent flouées. Tout le monde est perdant. Il faut un chef d’orchestre, un Etat stratège qui fixe des objectifs qui auront été choisis démocratiquement. Cela n'a l’air de rien, mais c’est vraiment un changement important d’état d’esprit. Je suis né en 1975 et depuis lors le seul vrai projet collectif, ça a été de créer un maximum de richesses et de permettre à chacun de vivre comme il l’entend. Le débat politique porte surtout sur la manière dont les ressources doivent être réparties entre les individus. On vit les uns à côté des autres sans partager des valeurs communes,
IL FERA BEAU DEMAIN – MOUVEMENT POSITIF | Septembre - Octobre 2021
sans s’entendre sur un bien commun. En fait, on devrait se donner une ambition forte pour 2030 ou 2040. Il n’y a pas longtemps quelqu’un m’a dit que son rêve serait que la Belgique devienne le pays où l’on dort le mieux. Cela peut être aussi le pays où l’on est en meilleure santé, ou celui où on a le plus confiance en l’avenir, ou encore celui où chacun a le sentiment de pouvoir réaliser ses projets. Une ambition comme cela donnerait un contenu à ce que vivre mieux veut dire. Bien entendu la réaliser demanderait de créer des ressources, de soutenir l’activité économique, mais pas au détriment de notre sommeil ou de notre santé. La création de richesse redeviendrait un moyen et pas une fin. Plus d’objectifs communs, cela veut dire moins de liberté individuelle ? Au contraire, à mon avis. On n'est réellement libres qu’ensemble. En fait, la vraie liberté, ce n’est pas de pouvoir faire ce que l’on veut sans s’inquiéter de l’impact que cela peut avoir sur les autres. Quand on fait cela, on finit tous par devoir s’enfermer chez soi par peur d’un virus ou à être à la merci de catastrophes naturelles. La vraie liberté, ce n’est pas l’absence de contraintes. La vraie liberté, c’est de pouvoir s’engager dans ce que l’on croit juste. C’est pouvoir se réaliser et donner un sens à sa vie en faisant quelque chose de positif pour soi et pour les autres. C’est de pouvoir
mener à bien ses projets en voyant dans les autres des soutiens plutôt que des concurrents. On est plus libres dans un monde où chacun et chacune coopère que lorsque l’on est constamment en compétition avec les autres. La liberté, l’engagement, la coopération, ce seront les valeurs centrales du nouveau mouvement ? En tout cas, il me semble qu’elles ressortent des consultations sur les valeurs que nous avons faites auprès des personnes qui contribuent au processus. J’ai aussi envie d’ajouter la participation. Non seulement, elle est au cœur du processus Il fera beau demain et elle devra rester centrale dans l’organisation du futur mouvement, mais c’est aussi une valeur qui exprime bien l’idéal d’un mouvement centriste. La participation est en effet à la fois un droit et un devoir, une liberté et une responsabilité. C’est un droit parce qu’elle correspond à l’idéal d’une société inclusive où la collectivité s’efforce de donner à chacun et à chacune une place dans la société et les ressources pour se réaliser. C’est aussi une responsabilité, celle de prendre part, de contribuer au bien-être commun. Ceux parmi nous davantage de centre-gauche insisteront d’abord sur l’importance que la collectivité soutienne la participation de tous et toutes. Ceux dont la sensibilité est davantage de centre-droit rappelleront l’importance
L'interview de Laurent de la responsabilité personnelle. Mais en fait, ils partagent la même volonté de passer d’une société de consommation à une société de participation. « Un pour tous et tous pour un », si je comprends bien ? Oui, c’est un peu cela. C’est un bon slogan en tout cas. En fait, je dirais que l’on veut surtout permettre à chacune et chacun de donner le meilleur de soi. Pour y arriver, on a besoin de se sentir en confiance, soutenu et reconnu par la société, une société qui fait preuve de bienveillance et de générosité, qui nous aide à développer nos compétences, à déployer nos talents et sur laquelle on peut compter en cas de difficulté. On a ainsi défini sept conditions qui nous semblent devoir être rencontrées pour pouvoir vivre mieux et donner le meilleur de soi (voir encadré). En retour, donner le meilleur de soimême, c’est aussi faire preuve d’esprit d’initiative et être conscients de notre responsabilité envers les autres. Si nous espérons pouvoir compter sur les autres, ils doivent eux-aussi pouvoir compter sur nous. Plus larges sont nos droits, plus forte est notre responsabilité envers les autres et la société. Je l’ai déjà dit, mais pour moi prendre soin de soi et des autres – et de la nature, ai-je envie d’ajouter –, ce n’est pas qu’une formule. Cela peut être un projet de société, notre projet de société.
La participation sera-t-elle aussi au centre de l’organisation du nouveau mouvement ? C’est en tout cas un souhait qui ressort fortement du processus. Les citoyens ne se reconnaissent plus dans les partis politiques. Ceux-ci donnent l’impression d’être devenus des instruments d’occupation du pouvoir avant d’être un rassemblement d’hommes et de femmes qui partagent des valeurs communes et défendent un même projet de société. Nous devrons adopter une organisation différente, celle d’un mouvement qui prend parti. Un mouvement qui s’enracine dans la société civile, qui favorise la participation interne et fait vivre le débat d’idées. Un mouvement ouvert, qui rend possible le dialogue entre ses adhérents et les citoyens intéressés à débattre ensemble ou aider ponctuellement à la réalisation de projets précis. Un mouvement aussi qui réalise des actions concrètes afin de contribuer positivement à la société et de mettre en œuvre ses valeurs sans attendre d’exercer des responsabilités. Notre identité et nos valeurs nous devrons l’exprimer dans les propositions et les idées que nous défendons, mais aussi dans ce que nous incarnons et faisons. Pour retrouver la confiance des citoyens, des paroles ne suffiront pas. Il faudra des actes.
LES SEPT CONDITIONS POUR VIVRE MIEUX :
3
�
Être bien dans notre corps : un corps en bonne santé qui bénéficie d’une alimentation de qualité et des soins nécessaires ; un corps épanoui grâce à des activités physiques régulières et dont l’ensemble des besoins sont satisfaits.
�
5
Se sentir en confiance : la confiance qu’assure le sentiment d’être en sécurité, chez nous comme dans la rue, et la conviction que nos droits seront respectés et que nous serons traités avec équité ; la confiance en l’avenir, dans la capacité de l’humanité de poursuivre sur la voie du progrès et de l’innovation, dans le fait de posséder les ressources personnelles et le soutien collectif pour surmonter d’éventuelles difficultés.
Ouvrir notre esprit : un esprit éveillé par un système éducatif et un environnement culturel riche et varié ; un esprit stimulé par la possibilité de se former tout au long de son existence et d’entrer en dialogue avec des personnes d’origines et d’expériences diverses.
Vivre en harmonie avec la terre : une terre qui offre à la fois un cadre de vie dont la beauté est préservée, ainsi que les ressources dont la culture lui permet de vivre confortablement tout en respectant sa capacité de renouvellement ; une terre que nous habitons mais qui ne nous appartient pas et que nous partageons avec l’ensemble des êtres vivants.
6
Tisser des liens avec les autres : des liens qui naissent des rencontres et nous permettent de nous sentir entourés et reconnus comme des êtres uniques ; des liens qui nous donnent la possibilité de nous enrichir aux contacts des autres et le sentiment d’appartenir à une communauté, de participer à la société et de voir notre apport valorisé.
illustrations : ©iStock
4
Avoir le temps : le temps de vivre sereinement et de bien faire ce que nous entreprenons sans devoir courir sans cesse ; le temps de nous poser, de nous retrouver avec nous-mêmes et de nous interroger sur le sens de notre existence.
7
Prendre des initiatives : des initiatives qui nous permettront de nous épanouir, de déployer nos talents et de mener à bien nos projets ; des initiatives par lesquelles nous contribuerons au bien-être commun en réalisant quelque chose de positif pour nous-mêmes comme pour les autres. 7
Mode d’emploi campagne
1.
Parlons (en) Vrai
La campagne de cet automne sera l’occasion de partir à l’écoute des citoyens, en organisant des débats dans nos arrondissements et nos bassins de vie, en allant à leur rencontre durant l’opération « Parlons (en) Vrai ». En organisant cette opération, nous voulons recréer une écoute et une convivialité dont notre société a, ces derniers temps, été privée, et dont elle a pourtant tant besoin. Plus que jamais, nous voulons entendre ce que les citoyens ont à nous dire, connaître leurs souhaits pour le monde d’aujourd’hui, leurs espérances pour celui de demain. Nous voulons être sur le terrain, dans nos quartiers et nos villages, entendre ceux qui sont proches de nous, nos familles, nos amis et ceux qui vivent à coté de nous et avec qui le lien s’est parfois distendu. Nous voulons partir à la rencontre de ceux qui, parce que le quotidien prend trop de place ou parce que la politique les a déçus, ne s’intéressent plus à la politique, considèrent que la politique apporte davantage de problèmes que de solutions. Quoi de mieux pour cela que le contact direct et le dialogue sincère lors de rencontre en porte-à-porte, sur les marchés, ou lors de moments de convivialité que vous pourriez organiser ?
IL FERA BEAU DEMAIN – MOUVEMENT POSITIF | Septembre - Octobre 2021
La Campagne Participative – qu’est-ce que c’est ? L'équipe IL FERA BEAU DEMAIN
La Campagne Participative, c’est trois mois d’échanges et de débats pour construire ensemble un mouvement politique positif. Avec l’opération « Parlons en Vrai », nous vous proposons d’aller à la rencontre de la population, au porte-à-porte et dans les marchés, pour les écouter et leur présenter notre démarche. Avec le « Tour des provinces », nous vous proposons d’entrer en dialogue direct avec Maxime Prévot et Laurent de Briey, respectivement président du cdH et pilote d'Il fera beau demain, pour parler du cœur du projet politique et de la structure du futur mouvement. Les « Matchs » seront, eux, autant de débats organisés partout en Wallonie et à Bruxelles, y compris près de chez vous, sur des enjeux clés pour notre futur projet politique. Enfin, deux « Assemblées Citoyennes » seront organisées pour expérimenter cet outil puissant de la démocratie participative ; la première fois qu’un parti belge en organise ! L’ensemble des activités qui auront lieu en physique se feront dans le respect des mesures sanitaires.
2.
Le « Tour des provinces »
Le « Tour des provinces » est un moment privilégié auquel nous vous invitons pour entrer en dialogue direct avec Maxime Prévot et Laurent de Briey, respectivement vous créer un compte, rentrer le code invi- président du cdH et pilote d'Il fera beau tation ilferabeaudemain et le tour est joué, demain. Après avoir découvert l’ébauche Nous avons donc préparé un guide de sélectionnez « questionner un citoyen ». du projet politique et de structure du conversation, qui, par le biais d’une série de futur mouvement lors du lancement de questions que vous pourrez parcourir avec Lorsque vous et la personne avec qui vous la campagne participative le dimanche 12 les citoyens, vous permettra de comprendre discutez aurez parcouru les questions dispo- septembre, vous pourrez en discuter avec une bonne partie de leurs préoccupations. nibles dans l’application, vous n’aurez plus eux. Vous y rencontrerez aussi les visages Ce questionnaire doit permettre de donner rien à faire et pourrez repartir vers d’autres locaux d'Il fera beau demain près de chez du sens à ces conversations informelles qui rencontres. Les réponses nous seront auto- vous ; les coordinateurs de bassins de vie et naissent parfois et auxquelles il n’est pas matiquement transmises. Nous en ferons les meneurs de la campagne Parlons (en) toujours évident de donner une suite. l’analyse et cette synthèse viendra s’ajouter Vrai. On se retrouve donc les : aux autres réponses que nous aurons obtePour que cette opération soit un succès, nues durant la campagne participative, • Lundi 20 septembre (Brabant nous avons voulu qu’elle soit la plus simple nous permettant de construire ensemble Wallon) – Ferme des Saussailles, rue de la Station, 123 – 1457 Walhain possible pour vous. Pour y participer, il vous un nouveau mouvement politique portant • Lundi 4 octobre (Hainaut) suffit de télécharger sur votre smartphone les réponses les plus pertinentes. ou votre tablette l’application « Qomon » • Jeudi 21 octobre (Bruxelles) via l’Apple store ou Google Play, ou via le Si vous voulez aller à la rencontre de conci• Lundi 8 novembre (Namur) QR code ci-dessous. Vous pouvez ensuite toyens en équipe, prenez contact avec le • Lundi 15 novembre (Luxembourg) meneur de la campagne Parlons (en) Vrai • Mardi 30 novembre (Liège) près de chez vous. Retrouvez leurs coordonnées sur www.ilferabeaudemain.team. Inscriptions auprès de severine@ilferaVous y trouverez aussi toutes les dates beaudemain.team ou au 02/238.01.11. des journées de « Parlons (en) Vrai » qu’ils ont déjà prévues. Vous rencontrerez alors d’autres personnes engagées comme vous et surtout plein de citoyens.
SCANNEZ-MOI 8
Pour toute question, vous pouvez aussi contacter thomas@ilferabeaudemain.team ou charlotte@ilferabeaudemain.team.
3.
Les « Matchs »
Avec Il fera beau demain, on joue les prolongations sur la coupe du monde ! Sauf que chez nous, nos 37 « Matchs » sont autant de questions importantes pour la politique belge et y répondre revient à fixer les pierres angulaires de notre projet politique. Répondre à ces questions nous permet de nous distinguer des autres partis, de faire de l’innovation politique, d’adresser des dilemmes non-résolus de longue-date et d’incarner l’essence de notre projet politique dans des positionnements concrets. Retrouver la liste des 37 « Matchs » à la page 10. Nous voulons votre avis pour approfondir et résoudre ensemble ces matchs ! C’est pourquoi les coordinateurs de bassins de vie, les présidents de section locale, les présidents d’arrondissement, les députés et des collaborateurs organisent plein de débats-évènements en présentiel. Ces évènements sont ouverts à tous quel que
IL FERA BEAU DEMAIN – MOUVEMENT POSITIF | Septembre - Octobre 2021
soit votre niveau de connaissance de la question. Une fiche de contenu a été rédigée pour chaque thème. Nous privilégions des petits événements inclusifs mais en grand nombre. Pourquoi pas une soirée conviviale et ‘safe’ en petit comité, en after-work dans un café, sans intervenant ? Avec 25 personnes, on occupe quelques tables de café pour discuter en petits groupes et puis partager les conclusions entre groupes tout en soutenant l’Horeca ! Ou pourquoi pas, rassembler des amis et des voisins dans son salon ? Ou alors, les emmener faire une balade-atelier ? L’important est de se retrouver ! Retrouvez les dates de prochains matchs sur la page : www.ilferabeaudemain.team/events.
4.
Les CAR (ou « commissions d’arbitrage et de recommandations »)
Mode d’emploi campagne
5.
Les assemblées citoyennes
La cerise sur le gâteau de la démocratie participative est bien l’assemblée citoyenne. Nous sommes fiers d’en organiser deux et d’être le premier parti politique historique belge à le faire.
sont au cœur du projet. Pour cette grande première, nous avons choisi d’aborder durant cette assemblée citoyenne jeune, la question de l’accès au logement qui devient de plus en plus sensible pour bon nombre de jeunes. Hausse du prix Une assemblée réunira 60 citoyens et des loyers, durcissement des conditions élus de tous âges et de tous les horizons. d’achat d’un bien, discriminations au Les participants seront tirés au sort selon logement, marchands de sommeil… leur genre, leur âge et leur province pour Autant de problématiques qui sont bien assurer la plus grande représentativité de réelles alors que le logement est un droit fondamental garanti par la Constitution. l’assemblée. On y discutera de « comment se nourrir de manière saine, pratique et écono- Cette assemblée aura lieu du samedi 16 mique dans le respect de la planète et des octobre à 10h au dimanche 17 octobre agriculteurs ? » Est-ce réaliste ou souhai- 2021 à 17h. L’hébergement du samedi table d’avoir une alimentation 100% au dimanche, les repas, l’apéro et la bio, locale et respectueuse du bien-être sortie du samedi soir sont offerts. Si vous animal en Belgique ? n’êtes plus si jeune, parlez-en autour de vous, par exemple à vos enfants et L’assemblée se déroulera sur une soirée petits-enfants ! en vidéo-conférence (plusieurs dates seront proposées) et une journée en Et après ? Le lancement du nouveau physique à Bruxelles, le samedi 20 mouvement se fera lors d’une convennovembre 2021 de 10h à 17h. Infos et tion finale les 4 et 5 février 2022. Le inscriptions sur www.ilferabeaudemain. nom du futur mouvement, son manifeste team/events ou auprès de severine@ilfe- et ses statuts seront présentés à tous les rabeaudemain.team ou encore par télé- participants à Il fera beau demain et aux phone au 02/238.01.11. membres cdH. La deuxième assemblée sera organisée par des jeunes et pour des jeunes ! L’avenir ne s’écrira pas sans la voix de la jeunesse. C’est notre conviction la plus profonde. Notre mouvement a pour ambition de construire une nouvelle société dont les jeunes et leurs aspirations
Qui dit Match, dit CAR. CAR ? Commissions d’arbitrage et de recommandations ! Vous connaissez la VAR ? C’est l’Assistance Vidéo à l’Arbitrage de plus en plus utilisée dans le foot et d’autres sports. Eh bien les CAR en sont la variante Il fera beau demain. Chaque match est attribué à une CAR.
Ces commissions ont pour mission de faire la synthèse des retours du terrain, d’analyser leurs matchs en leur sein et de faire une recommandation finale qui sera soumise à une instance mixte composée de représentants des bassins de vie Il fera beau demain et du Bureau politique du cdH. Les CAR assistent et l’instance mixte arbitre ; comme au foot ! Ces commissions sont principalement composées d’experts du domaine et combineront leur expertise avec les avis citoyens des débats dans les bassins de vie. Vous trouverez la liste des CAR et de leurs animateurs sur le site www.ilferabeaudemain.team. Si vous disposez d’une expertise dans le domaine, n’hésitez pas à demander à intégrer une CAR.
9
Les Matchs
IL FERA BEAU DEMAIN – MOUVEMENT POSITIF | Septembre - Octobre 2021
Liste des matchs Vous avez peut-être déjà suivi les 9 matchs que nous avons menés d’octobre 2020 à juin 2021. Cet automne, nous introduisons 28 nouveaux matchs pour couvrir un large spectre des dilemmes de la politique belge. Ce sont sur ces questions que nous vous invitons à vous prononcer lors de notre Campagne Participative. Evidemment, il y a plein d’autres enjeux, petits ou grands, fondamentaux ou techniques, qui ne sont pas couverts par ces 37 matchs. On pourrait en débattre pendant des années et noircir des centaines de pages. Aux dernières élections, les programmes politiques de nombreux partis faisaient plus de 300 pages ! Les citoyens se perdent d’ailleurs dans la masse d’informations. C’est pourquoi nous sommes fiers de vous présenter ces 37 matchs particulièrement saillants. Vous n’avez pas l’occasion d’aller à un évènement en physique pour en débattre ? Vous pouvez toujours participer sur la plateforme www.ilferabeaudemain.team. L'équipe IL FERA BEAU DEMAIN Photos : ©iStock
Liste des matchs : 1. 2.
La Belgique devrait-elle être composée uniquement d’un Etat fédéral et de 4 Régions ? Faut-il élire directement le président de la Commission européenne ?
FAUT-IL INTERDIRE LE CUMUL DES MANDATS ? Mise en bouche d’un match de l’enjeu Démocratie :
3 4. 5. 6. 7. 8. 9. 10. 11. 12.
Le cumul de mandats locaux et de mandats parlementaires est une des particularités de notre système politique belge. Il est en effet courant de voir des parlementaires qui sont en même temps bourgmestre ou échevin dans leur commune. D’aucuns diront qu’il y a une logique derrière car il est en effet plus facile de remonter le vécu de terrain en étant soi-même au cœur d’un exécutif local. Néanmoins, certains y voient une des dérives de notre système allant même jusqu’à en faire un des symboles de la mauvaise gouvernance. Concentration du pouvoir, non renouvellement de la classe politique, facteur encourageant les scandales (notamment financier), le décumul a en effet souvent été présenté comme la voie à suivre pour « assainir » le monde politique. Réalité ou fantasme ? Faut-il en arriver à interdire le cumul des mandats pour améliorer notre système politique ? C’est la question qui est ainsi posée par la communauté Il fera beau demain.
Faut-il obliger les partis à annoncer avec qui ils veulent former une coalition avant les élections ? Faut-il équiper les policiers de caméra ? Faut-il imposer un délai d’un an maximum pour rendre un jugement ? Faut-il décriminaliser l’usage des drogues ? A-t-on besoin de l’énergie nucléaire pour lutter contre le réchauffement climatique ? Faut-il augmenter le coût des produits mauvais pour la santé et l’environnement ? Faut-il limiter la publicité dans les médias et les espaces publics pour réduire la surconsommation ? Devrait-on pouvoir déduire nos frais de réparation de nos impôts ? Faut-il supprimer les voitures-salaire ?
FAUT-IL INTERDIRE LES EMBALLAGES ET PRODUITS EN PLASTIQUE ? Mise en bouche d’un match de l’enjeu Réchauffement climatique :
13 14. 15. 16. 17. 18. 19. 20. 21. 22.
10
L’usage désormais universel et massif du plastique n’est pas sans conséquence sur l’environnement et la santé. Les 78% des déchets plastiques se retrouvent stockés dans des décharges ou disséminés dans la nature. Avant d’arriver là, des plastiques auront répandu des substances nocives pour la santé comme des perturbateurs endocriniens, des dioxines, des phtalates ou encore des additifs tels que le bisphénol A. Est-ce que, pour autant, nous devrions interdire tous les emballages et produits en plastique ? Y parviendrions-nous ? Est-ce que les alternatives sont viables ou sommes-nous prêts à en assumer les conséquences ? Le débat est ouvert !
Est-il possible d’avoir une agriculture 100% bio et respectueuse du bien-être animal en Belgique ? Faut-il mettre fin au dumping social et environnemental en taxant davantage les biens importés ? Faut-il une même protection sociale pour les indépendants et les salariés ? Les travailleurs devraient-ils participer à la gestion et aux bénéfices des entreprises ? Faut-il sanctionner financièrement les entreprises qui ne respectent pas l’égalité salariale entre les hommes et les femmes ? Peut-on créer des emplois en vendant des armes à des pays non démocratiques ? Faut-il instaurer un service citoyen obligatoire ? Doit-on assurer un droit à l’emploi et limiter le chômage dans le temps ? Faut-il instaurer un revenu universel ?
IL FERA BEAU DEMAIN – MOUVEMENT POSITIF | Septembre - Octobre 2021
Les Matchs
FAUT-IL GÉNÉRALISER LES TESTS D’ORIENTATION OBLIGATOIRES À L’ENTRÉE DES ÉTUDES SUPÉRIEURES ? Mise en bouche d’un match de l’enjeu Participation :
23 24. 25. 26. 27.
En Fédération Wallonie-Bruxelles, les études supérieures sont accessibles sans restriction à tous les étudiants titulaires du Certificat de l’Enseignement Secondaire Supérieur (CESS). À l’inverse de nombreux autres États, les mécanismes de sélection des futurs étudiants sont limités à quelques cursus aux caractéristiques bien particulières (sciences médicales, dentaires, vétérinaires, ingénierie civile et des écoles supérieures des arts). Le libre accès aux études supérieures n’est toutefois pas sans incidence : massification des étudiants, définancement des établissements, parcours semés d’échecs, flux d’étudiants étrangers, etc. Faut-il dès lors remettre en question cette accessibilité pour alléger la pression sur l’ensemble de notre système d’enseignement supérieur ? Faut-il davantage de mécanismes de régulation des étudiants de première génération ? Faut-il rendre obligatoire des tests d’orientation, voire des examens d’entrée à l’entrée des études supérieures ? Le débat est ouvert !
Faut-il allonger la journée scolaire pour pouvoir faire plus d’activités culturelles et sportives à l’école ? Faut-il instaurer un droit au télétravail deux jours par semaine ? Est-il possible de garantir l’accès à un train ou un bus toutes les 15 minutes dans et autour des villes ? Faut-il rendre obligatoire le congé de paternité ?
FAUT-IL METTRE FIN À LA NOMINATION DES FONCTIONNAIRES ET DES ENSEIGNANTS ? Mise en bouche d’un match de l’enjeu Solidarité entre les générations :
28 29. 30. 31. 32.
Le statut de fonctionnaire a été mis en place dans la plupart des Etats européens au cours du XIXe siècle. L’objectif était de protéger le personnel administratif de l’arbitraire du pouvoir politique. Certains lui voient cependant l’effet pervers que le personnel administratif est moins motivé car en quelque sorte indéboulonnable. Faut-il mettre fin à la nomination ? Est-ce que ça renforcerait ou, au contraire, déforcerait l’Etat ? Faut-il mettre fin à la nomination des fonctionnaires dans toutes les fonctions et à tous les niveaux ? Quid des fonctionnaires actuels ? Le débat est ouvert !
Faut-il supprimer le numerus clausus en médecine ? Faut-il supprimer toute taxe sur les héritages et les donations à ses enfants ? Faut-il taxer les robots plutôt que les travailleurs ? Plus d’ordis, moins de cahiers, le numérique est-il l’avenir de l’école ?
LA 5G DEVRAIT-ELLE ÊTRE GÉNÉRALISÉE ? Mise en bouche d’un match de l’enjeu Numérique :
33 34. 35.
La mise en place d’un réseau 5G en Belgique fait débat. En 2016 pourtant, la Commission, le Parlement ainsi que le Conseil Européen se sont accordés sur un calendrier de mise en place de la 5G. Le but étant de commencer la commercialisation de la 5G dans chaque pays européen en 2020. Une certaine souplesse fut accordée en raison de la crise sanitaire, mais force est de constater que la Belgique accuse un retard de déploiement par rapport aux autres pays européens. Doit-on s’en réjouir ou en pleurer ? Impact sur la santé, consommation énergétique, développement économique : quels sont les enjeux de la 5G en Belgique ? Qui croire ? Qu’en penser ? La 5G devrait-elle être généralisée ? A-t-on le choix ? Le débat est ouvert !
Les personnes sans-papiers devraient-elles pouvoir travailler ? Faut-il rendre inéligibles les personnalités publiques diffusant un discours de haine ?
DOIT-ON AUTORISER LE DROIT DE VOTE AUX RÉSIDENTS ÉTRANGERS POUR LES ÉLECTIONS RÉGIONALES ET FÉDÉRALES ? Mise en bouche d’un match de l’enjeu Vivre-Ensemble :
36 37.
Depuis plusieurs années, plusieurs collectifs demandent que le droit de vote des étrangers soit étendu des élections communales aux élections législatives, à tout le moins aux élections régionales et à Bruxelles pour les expatriés européens qui y vivent. A Bruxelles, les étrangers pourraient représenter jusqu’à un tiers de l’électorat. Là et, actuellement, un tiers de la population adulte n’est donc pas représenté. Est-ce qu’être résident, potentiellement temporaire, suffit pour décider d’enjeux stratégiques et à long-terme ? Qu’est-ce que la nationalité belge apporterait encore ? Quel impact est-ce que ça aurait sur la politique ? Si on le fait à Bruxelles, doit-on le faire en Wallonie ? Le débat est ouvert !
Faut-il imposer des quotas dans les entreprises et les administrations et, si oui, en faveur de quels groupes discriminés (femmes, personnes d’origines étrangères, personnes handicapées…) ?
11
Coordinateurs - Meneurs
IL FERA BEAU DEMAIN – MOUVEMENT POSITIF | Septembre - Octobre 2021
Coordinateur.rice, meneur.euse de campagne : toujours au rendez-vous ! Ils sont le visage du mouvement. Ces personnes se sont engagées pour réfléchir avec vous à l’avenir et être le relais entre vous et Il fera beau demain. Mais ce n’est pas fini ! Les coordinateurs et meneurs de campagne embarquent pour la suite. Et vous, ça vous tente ? Margaux VAN MEERHAEGHE
D
epuis le début du lancement d’Il fera beau demain – Mouvement positif, plus de 100 personnes de Wallonie et Bruxelles se sont déjà fait connaître comme coordinateur de bassins de vie ou meneur de campagne. Leur mission ? Organiser avec les citoyens des échanges autour des grands enjeux de société, relayer les motivations du mouvement à un niveau plus local, mais également remonter les considérations des citoyens au sein du mouvement. L’objectif ? Aller à la rencontre des citoyens et proposer ensemble des solu-
tions différentes et innovantes pour demain.
la parole et de donner son avis. De Bruxelles à Arlon, en Tous les matchs et leurs enjeux passant par Liège ou Moussont à retrouver en page 10. cron, ils seront toujours prêts à Par quels moyens ? Dans le vous aider et à vous répondre. cadre de l’opération « Parlons Aujourd’hui, plus que jamais, Retrouvez la liste des coor(en) Vrai », nos meneurs de alors que nous lançons la dinateurs et des meneurs de campagne et leurs équipes vien- campagne participative, nous campagne sur www.ilferadront sonner à votre porte ou avons besoin de vous ! Que beaudemain.team/pages/ vous rencontrer lors de marchés vous soyez étudiant.e, retraité.e, notre-demarche. ou d’autres événements. Pour chef.fe d’entreprise, employé.e, plus d’infos, rendez-vous en ouvrièr.e, père/mère au foyer… Envie de vous impliquer et de page 8. Suivez le mouvement ! L’im- les rejoindre ? Prenez direcportant c’est d’avoir envie tement contact avec eux ou Les coordinateurs organiseront d’apporter sa pierre à l’édi- allez sur www.ilferabeaudeeux des « Matchs » sur des ques- fice. N’hésitez pas à rentrer en main.team/pages/deviens-actions qui font débat parmi les contact avec votre coordina- teur-du-changement ou encore participants à notre processus teur pour toute question, aspi- contactez-nous par mail (seveparticipatif. Des évènements, ration ou autre, mais aussi de rine@ilferabeaudemain.team) petits ou grands, en présentiel réserver un bon accueil à nos ou téléphone (02/238.01.11) ou en virtuel, permettront à meneurs de campagne lorsqu’ils chacune et chacun de prendre viendront près de chez vous.
Vous?
12
Ce journal est imprimé sur du papier recyclé et respectueux de l'environnement et des normes FSC