Skip to main content

L'Oranger Avril - Mai 2021

Page 1

P201027 Dépôt Liège X

L’ORANGER BIMESTRIEL AVRIL - MAI 2021 | NUMÉRO 6

DOSSIER IL FERA BEAU DEMAIN - MOUVEMENT POSITIF Notre mouvement continue sur sa lancée. Futur nom du parti ? Gouvernance ? Ces questions ont besoin de vous pour y répondre !

PAGE 6

LE PRINTEMPS

Le dossier

Former pour relancer l’économie ? Infrastructure, digitalisation, recherche et formation, ces quatre secteurs seront concernés par le Plan de relance, mais la répartition est-elle juste ? Découvrez notre avis dans le dossier.

PAGE 4

© Istock

© Istock

cdH - Rue du Commerce 123, 1000 Bruxelles

© Istock

C'EST MAINTENANT !

L’interview

Vers de nouveaux rythmes scolaires Modifier le calendrier scolaire, on en parle depuis des années. Mais le projet pourrait bientôt voir le jour. Marie-Martine Schyns nous partage sa vision.

PAGE 5

Décodage 12-18

« Vous avez un nouveau message » Chaque jour, les jeunes reçoivent des dizaines de notifications sur leur téléphone. Instagram, Facebook, TikTok, les applications ne manquent pas pour rester en contact avec les copains. Mais sais-tu ce qui se passe réellement derrière ces applications gratuites ? Décodage.

PAGE 11


Édito

L’ORANGER | Avril - Mai 2021

Paradoxalement, en même temps, la curiosité des citoyens pour les initiatives des partis, quels qu’ils soient, n’a jamais été aussi mince, dès lors que la quasi-totalité des préoccupations quotidiennes des gens tourne autour des questions du virus et de ses implications journalières sur l’école, sur le décrochage des ados, sur le non isolement des aînés, sur la vaccination, sur la crainte pour son emploi ou son entreprise, sur l’absence cruelle de contacts avec les amis ou la famille, sur le besoin de respirer, de retrouver nos libertés.

Changer de stratégie pour rebondir Ce titre de mon édito a une double vocation : s’appliquer à l’interne du parti comme à la crise sanitaire. Notre formation politique connaît une période délicate, qui nous amène à devoir mobiliser un grand nombre de forces et d’énergie pour sa remise en orbite, avec la plus large participation citoyenne possible pour que cet exercice de renouveau politique soit le plus largement partagé.

Dans ce contexte, il n’est pas simple de faire une petite place pour Il fera beau demain. Et pourtant, nous y arrivons. Des milliers de personnes se sont impliquées dans le processus depuis le début, d’autres nous manifestent leur intérêt pour cette démarche inédite dans le paysage politique belge. J’entends que plusieurs militants sont déboussolés. Après tout, on sait ce que l’on ne sera plus, sans encore savoir ce que l’on sera. Cette période d’incertitude est pesante pour beaucoup qui voudraient que l’on accélère le rythme. Certes. En temps normal, tout aurait été finalisé en début de cette année 2021. Mais nous ne sommes pas « en temps normal ». Accélérer le tempo

pour rassurer les militants dubitatifs, c’est faire échouer la démarche d’ouverture citoyenne qui est l’ADN du processus Il fera beau demain. C’est alors juste opérer un ravalement de façade, à coup de marketing vite fait bien fait, sans avoir pris le risque de confronter nos idées aux citoyens. Et ce rendezvous incontournable, il doit se faire à l’occasion de contacts en présentiel. En porte-à-porte. En réunions dans des salles de quartier ou de village. Pour éviter de rester uniquement au niveau virtuel et peut-être trop intellectuel des plateformes internet. Le futur mouvement positif que nous construisons doit être irrigué par une ligne de valeurs claire, mais aussi des vécus que seul le contact de terrain peut apporter. Acceptons donc d’être patients et participatifs plutôt que plaintifs pour permettre au parti d’opérer ce rebond tant attendu. On ne réussira ce pari qu’avec de l’enthousiasme et de la volonté. C’est ainsi que les obstacles seront surmontés. En matière sanitaire aussi, la stratégie doit être revue. Le cdH le clame et le réclame depuis des mois à la lumière des ratés de terrain. Aujourd’hui les gens sont épuisés, les mesures sont de moins en moins respectées car leur

ET SI VOUS DÉCIDIEZ DU NOM DU FUTUR MOUVEMENT ? Vous avez une idée pour le nom* du futur mouvement qui succèdera au cdH ? Ne le gardez plus pour vous ! Proposez-le sur la plateforme www.ilferabeaudemain.team ou écrivez-nous à l’adresse suivante pour nous en faire part avant le 10 mai : severine@ilferabeaudemain.team Votre idée pourrait se retrouver parmi une sélection finale de noms parmi lesquels le choix sera fait. Alors n’hésitez pas ! *Si la proposition de nom d’un membre est retenue, il va de soi que celui-ci cède l’ensemble des droits nécessaires à son utilisation et à son exploitation par le cdH et son successeur.

Sudoku Time

cohérence est – à raison souvent – remise en doute. Y compris par les partenaires du Gouvernement euxmêmes ! Comment attendre alors des citoyens qu’ils se disciplinent ? La stratégie de l’enfermement choisie par le Comité de concertation montre ses limites. Les hôpitaux (psychiatriques) craquent de partout. Les problèmes de santé mentale et de décrochage (scolaire et social) seront l’indubitable quatrième vague. Il est temps de redonner de la respiration aux gens et aux secteurs. Comme le préconisent d’éminents experts, développons une approche « covid-safe » par établissement plutôt que par secteur. Un peu comme l’on demande aux pompiers de s’assurer qu’un établissement est conforme aux normes incendie. Ceux qui consentent les efforts de protection et de purification de l’air nécessaires pourraient alors reprendre leurs activités. Une approche globalisée a montré toutes ses limites. Et si on se donnait la peine à présent d’être pragmatique ?

SOMMAIRE PRÈS DE CHEZ VOUS LE DOSSIER L’INTERVIEW IL FERA BEAU DEMAIN - MOUVEMENT POSITIF NOS ASSOCIATIONS DÉCODAGE 12-18 L'EUROPE

3 4 5 6-9 10 11 12

L’ORANGER Avril - Mai 2021 COORDINATION GÉNÉRALE Francine Vanuytrecht MISE EN PAGE Loris Klein RÉDACTEURS Lyse Bauduin Paco Citeau Laurent de Briey Carmen de Lhoneux Damien De Vroey Marc Delia Benjamin Dirix Marie Jacqmin Jean-Yves Kitantou Dorothée Klein Freddy Limbourg RÉSEAUX SOCIAUX www.lecdh.be facebook.com/lecdh

2

Maxime Prévot Président du cdH

Senforien Meaux Ismaël Nuino Mathieu Perin Maxime Prévot Marie-Martine Schyns Lison Themelin Margaux Van Meerhaeghe Etienne Vanderroost ÉDITEUR RESPONSABLE Gauthier de Sauvage Rue du Commerce 123 1000 Bruxelles

twitter.com/lecdh instagram.com/lecdh


L’ORANGER | Avril - Mai 2021

Près de chez vous

La tournée des arrondissements : Apprendre la programmation une opération à la rencontre des jeunes et gratuitement, une initiative des jeunes moins jeunes en province de Luxembourg ! cdH de Woluwe-Saint-Lambert Les jeunes cdH de la section de Woluwe-Saint-Lambert ont proposé dans le programme communal de 2018 de la liste WolHu-cdH, la mise sur pied de cours de codage pour les jeunes. Ce projet est devenu une réalité grâce au soutien communal et au contact établi avec l’organisation Coderdojo Belgium. Ainsi, des ateliers gratuits d’initiation à la programmation informatique pour les jeunes de la commune qui ont entre 7 et 18 ans sont proposés à Woluwe-Saint-Lambert depuis le 26 septembre 2020. CoderDojo est une organisation de bénévoles qui initient gratuitement les jeunes aux bases de la programmation. L’objectif visé est que les enfants apprennent par eux-mêmes et à leur rythme.

Récemment élues à la présidence des Jeunes cdH Luxembourg, Lyse Bauduin et Lison Themelin lancent une première activité à la rencontre des jeunes du territoire. Ces rencontres, placées sous le signe de la convivialité, visent à rassembler les jeunes afin d’échanger en toute simplicité. Pas de grands discours ou de programme tout fait, mais une simple volonté d’être à l’écoute et de se nourrir de ces échanges pour mener à bien des projets. Si les jeunes sont au centre de cette démarche, il ne s’agit pas du seul public visé. En effet, dans un second temps, les membres des différents arrondissements ont rejoint les discussions pour favoriser les échanges intergénérationnels. Ainsi, chacun a pu partager son vécu et ses idées.

Les coachs sont là pour les guider, leur donner les bonnes directions, les aider quand ils sont bloqués. Chaque mois, ils se retrouvent dans des clubs (appelés dojos) et commencent alors 3 heures de fun autour de la programmation. Les jeunes peuvent travailler sur leur propre projet, créer un jeu vidéo, construire un site web, programmer un robot et faire des expériences diverses autour de la technologie. Enfin, pour ce qui concerne les coachs, le CoderDojo est un endroit où ils peuvent rencontrer d’autres passionnés de technologies et faire des expériences dans tout ce qui est digital.

Merci André ! Merci Pierre !

Recréer du lien, même par écrans interposés : une bouffée d’air frais ! Cette tournée a permis de remotiver les membres, mais également des jeunes qui venaient simplement découvrir la dynamique. Les projets discutés feront partie intégrante d’un programme à moyen-terme, construit en 4 axes : collaborations, échanges, communication et activités.

À Lincent, la Saint-Valentin aussi pour les enfants

Nous avons à cœur de mettre en avant deux personnalités humanistes de la région liégeoise : André Namotte et Pierre Vanderheyden. Echevins investis depuis de nombreuses années, ils passent maintenant le relais. A Herstal, tout le monde connaît André et André connaît tout le monde ! En 1989, il entra en politique pour devenir en 2006 échevin de la Culture et du Tourisme notamment. D’un naturel rassembleur et leader, travailleur et doté d’un grand feeling politique, il aura marqué la vie politique herstalienne et continuera dorénavant à partager son expérience en retournant sur les bancs du Conseil communal ! On s’arrête maintenant à Fléron. Pierre est entré en politique dans les années 80 avant de devenir échevin en 2010. Depuis, il géra d’une main de maître les finances et le budget de la commune. Toujours à l’écoute, doté d’une profonde empathie, on dit aussi de lui qu’il ne refuse jamais un bon verre en compagnie de ses amis ! De tout cœur, les humanistes de l’arrondissement et de la province de Liège veulent une nouvelle fois remercier ces deux mandataires et amis ! Merci !

Ne pouvant organiser son traditionnel dîner de la Saint-Valentin, la section cdH de Lincent a dû, comme tout le monde, s'adapter aux mesures sanitaires. Plutôt qu’accueillir comme chaque année les sympathisants dans une salle de l’entité, une vente de repas à emporter a été mise sur pied en collaboration avec une boucherie locale.

Printemps : le renouveau, dans le concept aussi !

Chaque année à pareille époque, la section de Silly organise son traditionnel « Repas du Printemps ». Bien entendu, au vu des mesures sanitaires, il n’a pas été possible de recevoir comme d’habitude les nombreux convives. Cette année, la section a choisi de redistribuer les bénéfices de cette opération à Qu’à cela ne tienne, nous avons alors proposé une formule « Take away », en nous fournisl'accueil pour enfants " le Bocage " se trouvant sur la commune. Ce service organise sant chez les commerçants locaux pour présenter un menu alléchant à prix démocratique. l’accueil collectif et l’éducation de 17 jeunes âgés de 3 à 18 ans qui nécessitent une Ce 20 mars, ce sont près de 350 personnes qui nous ont manifesté leur soutien en réservant leur repas ! Dans le plus strict respect des mesures imposées – port du aide en dehors de leur milieu familial. masque, gel à disposition, distanciation obligatoire, désinfection régulière – notre Les mandataires communaux, Eric Vandevelde, Colette Falaise, Raphaël Lefèvre, équipe dévouée et dynamique s’est affairée afin de servir chacune et chacun de la Marie-Anne Paque et Benjamin Dirix, bien aidés par les autres membres de la meilleure manière qui soit. section, ont distribué 230 repas et récolté 1000 euros qui permettront d'organiser une activité culturelle ou récréative pour les enfants dès que les conditions sanitaires Les bénéfices récoltés serviront comme de coutume à l’édition de notre journal local « Le Sillien » ainsi qu’à nos organisations à venir. Bravo et merci ! le permettront.

3


Le dossier

L’ORANGER | Avril - Mai 2021

La Relance passera par un investissement massif dans la formation Fin avril, la Belgique déposera son Plan national pour la reprise et la résilience (PRR) auprès de la Commission européenne pour un montant de 5,925 milliards d'euros. Si nous pouvons nous réjouir de l’arrivée de cette manne céleste, nous craignons qu’elle ne soit pas utilisée de manière optimale autant les vieux réflexes réapparaissent dans les différents gouvernements : projets micros, dépenses non structurantes, sous-régionalisme avéré, la capitale du pays oubliée, absence de réelles réformes structurelles... Le cdH plaide pour sortir de cette logique de saupoudrage et veut qu’on investisse massivement dans le secteur de la formation.

© Istock

S

elon le secrétaire d’Etat à la Relance, 60% des budgets du PRR concerneront l’infrastructure, 20% la digitalisation, 10% la recherche et 10% la formation. L’arrivée de nombreux subsides dans un temps record dans la construction, pour répondre notamment aux défis climatiques (création de logements basse énergie, rénovation des bâtiments scolaires, isolation des bâtiments publics…), fait craindre que la main-d’œuvre n’arrivera pas à suivre sans un changement de paradigme. En effet, nous savons déjà qu’actuellement, de très nombreux métiers sont en pénurie dans la construction (couvreurs, menuisiers, plafonneurs, carreleurs, maçons, chauffagistes…). Le risque est réel que cette bonne nouvelle pour la construction profite principalement aux travailleurs détachés. En outre, l’accélération indispensable de la digitalisation de notre économie pour rentrer dans l’industrie 4.0, fera émerger de nouveaux métiers de plus en plus qualifiés et forcera les travailleurs actuels à modifier largement leurs compétences. La formation doit être au cœur de la relance. Sans cela, la Belgique sera dépassée par ses partenaires commerciaux et ne pourra permettre à ses citoyens de profiter de la relance à moyen et long terme.

Tout cela doit mener à la revalorisation des options techniques et professionnelles pour en faire des filières d’excellence et non de relégation. Le cdH veut profiter de la relance pour rattraper le retard numérique dans notre enseignement en fournissant du matériel récent à chaque élève et chaque école, en mettant en place des formations (accélérées) à destination de tout le personnel de l’enLe cdH réclame que les budgets du seignement obligatoire, en intégrant les PRR soient accompagnés de contreparoutils numériques dans la formation ties nationales fortes dans la formation initiale des enseignants et en renforçant et que les réformes structurelles suivent le numérique dans les projets pédagodès maintenant. On ne peut plus attendre De plus, pour faire de la formation giques des écoles. A cet égard, l’accesla réforme des trop nombreux orga- en alternance, une filière d’excellence, sibilité à des contenus pédagogiques nismes de formation. Il faut simplifier le cdH veut renforcer de manière subs- numériques est un défi colossal. le parcours de l’apprenant pour sortir de tantielle les incitants financiers dédiés cette logique de labyrinthe administra- aux employeurs et entreprises qui inves- Le cdH demande également que des tif. Pour ce faire, nous devons oser nous tissent dans l’accueil et la formation de efforts concrets soient faits dans les appuyer dès maintenant sur le monde de stagiaires en alternance. Il faut arrêter de filières technologiques et scientifiques conditionner l’octroi de l’incitant pour (STEM) au vu du manque criant de l’entreprise. les stagiaires à la réussite d’une première personnel. Pour les STEM, il faut revoir Ainsi, pour permettre de répondre à ces année ou d’un module par l’apprenant. les méthodes et la promotion de ces métiers en demande, le cdH réclame Il faut améliorer les passerelles permet- enseignements, mieux informer sur les une sensibilisation massive des jeunes, tant de conduire à des formations de débouchés, augmenter le nombre d’études incitants réels pour les demandeurs niveau supérieur. Il faut envisager une diants et d’étudiantes poursuivant ces d’emploi terminant une formation et revalorisation de la rétribution accor- filières dans l’enseignement supérieur et de s’appuyer sur les acteurs privés pour dée aux apprenants de l’alternance. inciter les demandeurs d’emploi à s’orien-

4

booster les formations dans les métiers en pénurie au vu des lacunes de nos systèmes de formation et l’absence de formations disponibles dans des délais raisonnables. Au vu des très nombreux emplois vacants en Belgique, le cdH veut créer le droit au rebond : il permettrait à un travailleur qui n’a plus de sens ou de satisfaction au travail de pouvoir le quitter et se réorienter professionnellement dans un métier en pénurie ou en demande, sans perdre le bénéfice des allocations de chômage pendant sa période de formation.

ter dans la reprise d’études d’un domaine STEM sans dégressivité des allocations de chômage. Enfin, le cdH est convaincu qu’il faut investir largement dans la formation continue pour permettre à nos travailleurs actuels de prendre le train de la digitalisation de notre économie qui va modifier profondément les métiers au sein des entreprises. Avec plus de 115.000 emplois vacants en Belgique au dernier trimestre 2020 (Stabel), alors que les budgets de la Relance n’ont pas encore été injectés dans notre économie, les gouvernements ne peuvent plus nier l’évidence. La Relance passera par un investissement massif dans la formation et la valorisation de notre capital humain.

Mathieu PERIN


L’interview

L’ORANGER | Avril - Mai 2021

Marie-Martine Schyns « Les rythmes scolaires : une réforme dont on parle depuis 30 ans et qui pourrait bien se concrétiser ? » Des études montrent que les vacances d’été constituent une trop grosse coupure dans les apprentissages, particulièrement pour les élèves les plus jeunes. D’autres périodes de l’année apparaissent trop longues et sans respiration, comme avant la Toussaint. Depuis plusieurs années, des acteurs réfléchissent à un rythme scolaire annuel qui compterait 7 semaines d’apprentissage et 2 semaines de congé.

Comment y arriver concrètement ? Durant mon mandat, j’avais demandé à la Fondation Roi Baudouin d’objectiver ces constats et de lister les conditions nécessaires à une telle réforme. Une étude de faisabilité a été réalisée en 2018 en se basant sur des focus groups car cette réforme a des implications dans différents secteurs : les mondes de l’école (enseignants, éducateurs, directeurs, élèves, parents), de la famille (soutien aux familles, crèches et dispositifs d’accueil), économique (employeurs, Horeca et tourisme, secteur de la santé), associatif (organismes culturels, sportifs et stages) et mouvements de jeunesse. Et quelles sont les conclusions de cette étude ? L’analyse a mis en avant un consensus assez spontané pour une modification du rythme annuel qui serait favorable au bien-être des élèves. Cette étude révèle surtout que le véritable enjeu ne porte pas tant sur les modifications de calendrier en tant que telles que sur les

conditions qui y sont assorties : maintenir 180 jours de cours, se coordonner avec les autres régions du pays, organiser des solutions pour les mouvements de jeunesse et leurs camps, faire en sorte de ne pas pénaliser les familles monoparentales ou recomposées ou les familles qui scolarisent leurs enfants en Flandre, compléter l’offre de stages et d’animations extrascolaires… Où en est-on aujourd’hui ? La ministre de l’Education a annoncé qu’elle terminait les concertations avec différents secteurs et qu’elle déposerait une proposition rapidement, pour une entrée en vigueur en septembre 2022. Avec ma collègue Mathilde Vandorpe, nous suivrons de près ce qui sera sur la table car une des conditions de réussite est aussi de laisser le temps aux familles et aux secteurs de s’organiser et il était question de deux années pour permettre la mise en œuvre de la réforme et l’adaptation de chacun. Si un texte est validé d’ici l’été, il ne restera qu’une année scolaire pour s’adapter.

Quelle est la position du cdH sur ce chantier ? Nous sommes favorables à cette évolution, mais nous sommes aussi attentifs à ce que la proposition du gouvernement réponde aux conditions d’acceptabilité de la réforme telles que définies par la Fondation Roi Baudouin. Un tel changement doit être bien préparé. S’il pénalise certaines personnes, certains secteurs ou les mouvements de jeunesse, alors il faudra l’adapter. Il faut aussi éviter de laisser du flou, en permettant ainsi que certains médias ou acteurs lancent des calendriers « fictifs », qui génèrent de l’inquiétude. Comme ancienne enseignante, quels points positifs y voyez-vous ? En fait, changer les rythmes « juste pour changer les rythmes » n’est pas suffisant. Je crois qu’on peut coordonner cette nouvelle organisation avec d’autres modalités et d’autres fréquences. Je pense notamment aux évaluations, aux tests et examens, ou encore valoriser

les jours blancs dans le secondaire en redéfinissant leur fonction, leur utilisation et leur nombre. On pourrait également réfléchir à la manière d’intégrer du travail collaboratif et du temps de formation pour les enseignants dans le nouveau calendrier scolaire. Enfin, il est essentiel que cette réforme soit coordonnée avec les chantiers du Pacte pour un Enseignement d’excellence. Le Pacte évoque aussi un changement du rythme scolaire « de la journée », de quoi s’agit-il ? Il s’agit ici d’une réflexion en cours : comment mieux aménager la journée scolaire en fonction des moments où l’enfant développe davantage sa capacité à apprendre et les moments où il a besoin de pauses ? Pour cet enjeu, nous avions suggéré en 2019 que la Fondation Roi Baudouin puisse également réaliser une étude et la ministre de l’Education a confirmé cette commande à la fondation. A suivre donc…

5


Il fera beau demain

L’ORANGER | Avril - Mai 2021

Il fera beau demain : UN AN APRÈS Cela fait un peu plus d’un an maintenant que nous travaillons ensemble à l’élaboration d’un nouveau mouvement positif. Un an que Maxime Prévot a sollicité Laurent de Briey pour mettre sur pied un mouvement participatif. On fait le point sur Il fera beau demain avec eux.

Il y a un peu plus d’un an, vous avez lancé un nouveau mouvement, une refondation du parti. Qu’est-ce que vous retenez après cette année écoulée ? Maxime Prévot : Je retiens deux choses. Deux choses qui ne sont pas contradictoires. La première, c’est que les citoyens ont un grand appétit pour le renouveau, une vraie soif de pouvoir quitter les carcans politiques tels qu’on les connaît aujourd’hui. Les citoyens sont en désamour total pour la politique. Ce n’est pas nouveau, mais on voit de plus en plus une aspiration à ne plus faire son shopping entre les différents partis, mais une volonté de se prendre en main, de se prendre en charge et de construire eux-mêmes une nouvelle offre politique. Et notre mouvement arrive à générer et à structurer cette attente d’une politique nouvelle. La deuxième, c’est la grande frustration de ne pas avoir pu se voir, se rencontrer pour discuter de demain. Alors certes, le virtuel a pallié ce manque, mais seulement par effet placebo. Les cerveaux ont continué à fonctionner en interne, à offrir des activités de qualité. Pour moi, l’essentiel, c’est de ne pas avoir qu’une réflexion de beaux cerveaux, mais une vraie dynamique populaire, qui génère de l’adhésion, qui est apprivoisée par un grand nombre de personnes. C’est donc frustrant pour le moment, mais prometteur pour la suite. Laurent de Briey : Comme l’a dit Maxime, on peut parler de grande réussite et de grand regret pour cette année écoulée. Une réussite car on a pu faire rayonner le mouvement au-delà du cercle cdH. On a autant un public de militants, d’humanistes qu’un public extérieur. On en a fait un réel lieu de dialogue. Le regret, c’est de ne pas pouvoir faire ce qui a été prévu sur le terrain afin de toucher plus largement et d’être réellement dans un processus participatif et inclusif comme on l’avait imaginé. C’est pourquoi on prolonge le processus et on remet de l’énergie dedans. Le plus important aujourd’hui, c’est de se donner du temps pour être à la hauteur de nos ambitions.

6


L’ORANGER | Avril - Mai 2021

IL FERA BEAU DEMAIN - MOUVEMENT POSITIF

Il fera beau demain est pour vous une réponse à la crise que nous vivons actuellement ? Laurent de Briey : Je pense que c’est même une réponse aux crises que nous vivons, pas seulement à la crise sanitaire. La pandémie est juste venue renforcer le constat que nous avions déjà fait en créant le mouvement. Il y a plusieurs crises dans notre société : politique, sociale, écologique, économique… La société aujourd’hui a besoin d’un nouvel élan. Nous devons changer de modèle pour pouvoir répondre au défi du vieillissement, au réchauffement climatique, à la perte de cohésion et à la montée du populisme par exemple. La crise sanitaire n’a fait que souligner toutes les failles déjà apparentes avant. Toutes ces crises s’additionnent. On ne peut pas se permettre d’y répondre les unes après les autres. Il faut trouver des solutions qui soient à l’intersection de ces différentes crises. Et c’est cette imagination que le processus va permettre de faire émerger. Maxime Prévot : Les crises sont plurielles, il n’y a pas une clé magique qui ouvre la solution. C’est pourquoi le futur mouvement ne doit pas s’appuyer que sur des projets concrets, mais il doit aussi incarner des valeurs. Car ces dernières, par essence, ont une portée transversale et sont le ferment qui permet d’appuyer une stratégie, qui à terme, apportera une réponse à ces différents projets. C’est typiquement la vocation du futur manifeste du mouvement, avec une colonne vertébrale et vertueuse qui soit comprise par le plus grand nombre et à laquelle un maximum de gens puissent adhérer. C’est à partir de cela qu’ensemble, on pourra trouver ou co-construire les réponses concrètes à ces crises. Le côté participatif d’Il fera beau demain a dû être adapté face à la situation sanitaire. Tout se passe via un écran. Quels sont les prochains grands événements que le mouvement proposera ? Maxime Prévot : Le prochain grand événement devrait avoir lieu début septembre. Aujourd’hui, on est encore dans une période où la pandémie reste le problème principal, où le cerveau des gens est encombré par leur vécu quotidien, les difficultés qu’ils rencontrent dans leur secteur professionnel, la préoccupation de la vaccination. Il y a donc peu d’espace libre pour réellement se préoccuper de la mue d’un parti politique. On postule donc qu’après l’été, on aura passé le cap avec une vaccination plus massive, un retour à une vie plus sereine qui offrira une nouvelle part d’attention. On a donc dans l’idée de faire un « reboost » en septembre pour les derniers mois avant la fin en janvier. Laurent de Briey : A ce moment-là, ce sera l’occasion de faire le point de ce qu’on a emmagasiné tout au long du processus. On définira également

Maxime Prévot : Inévitablement, on ne sait jamais se mettre en mouvement seul, pas si on veut aller loin. A un moment donné, l’énergie d’un mouvement doit trouver sa source dans plusieurs moteurs. Si on est seul, tôt ou tard, c’est la panne sèche. Je demande donc aux militants de ne pas regarder ce processus depuis le balcon, mais d’être également des sources d’énergie pour cette dynamique inédite. Je comprends qu’il intrigue, car on sait potentiellement ce qu’on ne sera plus : le cdH. Mais on ne sait pas encore ce qu’on sera. Ces inquiétudes ne doivent pas anesthésier. Elles doivent au contraire être vues comme une formidable main tendue pour le militant qui retrouve les prérogatives de co-construction d’un nouveau projet. Et donc toutes ces énergies doivent être mobilisées pour se transformer en force. Une idée du nouveau nom du parti ? Maxime Prévot : Pas encore, mais il est prévu que celles et ceux qui ont des idées à cet égard puissent les communiquer. Il est évident qu’un nouveau nom ne s’improvise pas sur un coin de table. On va faire appel à des bureaux spécialisés, mais pas uniquement. Car pour nous, le vécu de terrain, le ressenti de chacun peut être une remarquable source inspiratrice et créative.

la direction vers laquelle on veut aller et s’accorder sur les valeurs qu’on voudra porter avec ce mouvement. On répondra aux questions « qui voulons-nous être ? », « quelles sont les valeurs principales que nous voulons porter ? ». Ce sera aussi l’occasion de recréer une énergie. On est convaincu qu’il ne suffira pas de reprendre le processus, mais qu’il faudra un nouveau départ pour entamer une campagne courte et intense jusque début 2022. A ce moment-là, on fera du présentiel, on sera sur le terrain. On organisera partout des débats avec les citoyens, les militants, les gens intéressés. Cela promet donc une période riche de rencontres citoyennes et de dialogues. Lorsque la situation sanitaire le permettra, vous comptez réunir toutes les personnes qui ont participé au processus ? Laurent de Briey : On verra ce qui sera permis en septembre. Mais l’idée est d’un événement ouvert à tous, ou bien plusieurs évènements décentralisés dans chaque province. La convention finale du processus en janvier sera également ouverte à tous, non-militants et militants. Maxime Prévot : L’avènement d’un nouveau mouvement est un fait majeur dans le paysage politique. Et ça doit être aussi et peut-être avant tout une fête. C’est un peu comme une remise de diplôme : à la fois l’aboutissement d’un parcours et le début d’une nouvelle aventure. C’est autant l’un que l’autre

que nous célébrerons. Sans chercher à renier ce que nous avons été, mais en ressortant enrichis du dialogue avec les citoyens afin de porter et d’apporter un nouvel espoir pour les gens. Donc oui, toutes les personnes qui auront été les éléments de l’engrenage seront associées à cette fête. Quel est le rôle des militants et des citoyens dans les prochains mois ? Laurent de Briey : Tous les évènements vont être organisés localement. Tous ceux qui souhaitent organiser des événements peuvent le faire. Je dirais donc que leur premier rôle c’est de prendre la parole, d’entrer en dialogue. Soit en tendant la main et en organisant des activités, soit en saisissant la main qui est tendue et en participant aux activités afin de faire émerger un projet collectif commun. Notre ambition, c’est surtout de recréer un climat constructif et positif. Quand on voit encore le champ politique actuel où les personnes en charge sont incapables de faire preuve de responsabilité collective, on comprend pourquoi les mesures sanitaires suscitent des colères, des sentiments d’inefficacité. Je pense que le message d’Il fera beau demain est un message qui se veut fondamentalement positif, qui veut rendre confiance dans le politique, dans l’avenir, c’est ça dont on a besoin. Et donc, on a besoin de militants et de citoyens qui ont envie de s’inscrire dans une vision constructive, qui ont envie de se dire que l’avenir est ouvert et qu’il peut être réinventé.

Laurent de Briey : Un nom, ce n’est pas juste des lettres, ce n’est pas juste un mot. Ça exprime des valeurs, un projet, une vision, une aspiration. Inviter chacune et chacun à proposer un nouveau nom, c’est donc une manière simple de consulter tous ceux qui le souhaitent sur la direction qu’ils ont envie de voir prendre le mouvement. Nous avions déjà récolté toute une première série de propositions il y a un an et demi. Ce sera intéressant de voir si les tendances restent les mêmes ou si de nouvelles idées émergent.

Et si vous décidiez du nom du futur mouvement ?

Vous avez une idée pour le nom* du futur mouvement qui succèdera au cdH ? Ne le gardez plus pour vous ! Proposez-le sur la plateforme www.ilferabeaudemain.team ou écrivez-nous à l’adresse suivante pour nous en faire part avant le 10 mai : severine@ilferabeaudemain.team Votre idée pourrait se retrouver parmi une sélection finale de noms parmi lesquels le choix sera fait. Alors n’hésitez pas ! *Si la proposition de nom d’un membre est retenue, il va de soi que celui-ci cède l’ensemble des droits nécessaires à son utilisation et à son exploitation par le cdH et son successeur.

7


L’ORANGER | Avril - Mai 2021

IL FERA BEAU DEMAIN - MOUVEMENT POSITIF

Chantier ouvert : définissons l’organisation future de notre parti politique Depuis décembre, nous vous invitons à penser ensemble l’organisation optimale pour notre futur mouvement. Inspirez-vous de ce que les experts ont à en dire et surtout venez partager vos idées dans la boîte à idées sur la gouvernance interne sur la plateforme www.ilferabeaudemain.team ! Mais comme dit plus haut, il n’y a pas une solution unique. Les partis sont un rouage important dans l’enjeu démocratique. Mais aujourd’hui, les partis et le monde politique en général font face à une forme de défiance des citoyens. Pour retrouver cette confiance, retrouver de l’efficacité est essentiel.

La RTBF fait la part belle au débat sur la gouvernance des partis, initiée par Il fera beau demain ! Vivons-nous en particratie ? Peut-on se passer des partis politiques ? Y-a-t-il trop de partis politiques ? Faut-il limiter les partis dans le temps ? Que faut-il changer dans les partis ? Ces questions ont été traitées lors d’un débat Il fera beau demain entre Didier Gosuin (ancien ministre DéFI), Caroline Van Wynsberghe (politologue à l’UCL), Régis Warmont (EnMarche.be)

Cependant, la démocratie ne se soignera pas avec une simple remise en question des politiques. La société civile et et Laurent de Briey (Pilote de Il fera beau les citoyens sont également des acteurs nécessaires pour restaurer la confiance demain). envers la démocratie et donc envers le A quoi doit ressembler le parti du futur ? politique. C’est un chantier énorme qui Une question complexe qui ne trouve nous attend pour renouer le contact entre pas sa réponse dans une solution unique. tous ces acteurs et repenser la manière Pour Caroline Van Wynsberghe et de faire de la politique. Il faudra donc Didier Gosuin, les partis sont extrê- se retrousser les manches et prendre un mement importants pour la démocratie. engagement collectif pour construire un Ils représentent un besoin de stabilité mouvement positif. et permettent un engagement politique sur le long-terme. Régis Warmont, lui, Vous l’avez raté à la télé, le 21 mars ? est moins convaincu par l’utilité d’autant Vous pouvez le revoir sur Youtube en de partis qui, au final, ne respectent pas tapant « Il fera beau demain » dans la barre de recherche. le choix de l’électeur.

Le parti idéal du futur Nous avons demandé à 4 experts en politique de nous partager leur parti du futur rêvé. Retrouvez l’intégralité des 4 interviews sur notre chaîne YouTube !

- Stephen Boucher (Fondateur de Dreamocracy et expert en intelligence collective pour les enjeux publiques) « Le parti du futur dont je rêverais c’est un parti qui accorde beaucoup plus de place aux idées, alimenté par ses membres, et qui apporte aussi beaucoup plus de place à une sélection de ses membres, de ses candidats aux élections sur la base du mérite »

-  Emilie Van Haute (  professeur de sciences politiques à l’ULB ) « Pour moi, le parti idéal du futur, ce serait un parti qui se reconnecte avec la société civile. […] Tout le monde ne veut pas s’investir de la même manière dans un parti politique. […] On peut penser à différentes vitesses ou manières ou intensités à se lier à un parti politique. » Retrouvez l’intégralité des 4 interviews, y compris celles de Audrey Vandeleene ( ULB et U-Gent, spécialiste des partis et élites politiques ) et Jean-Yves Kitantou ( vice-président du cdH de Bruxelles ) sur Youtube en tapant « Il fera beau demain » dans la barre de recherche !

Et votre parti rêvé ? ! Comment serait-il organisé ? ………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………… Mettez votre idée sur notre plateforme www.ilferabeaudemain.team ou complétez cette case et renvoyez-là à « Il fera beau demain – Mouvement positif », 123 rue du Commerce, 1000 Bruxelles.

8


L’ORANGER | Avril - Mai 2021

IL FERA BEAU DEMAIN - MOUVEMENT POSITIF

Les grandes tendances Durant ces dernières semaines, vous avez l’occasion de vous prononcer sur six grands choix à prendre dans le cadre de « Il fera beau demain – Mouvement positif ». Le coup de sifflet de fin de match a retenti. Il est temps de présenter le tableau des scores ! POUR

A noter dans vos agendas !

MITIGÉS CONTRE 1. Faut-il instaurer un service citoyen obligatoire ?

Y’a match reprend ! Découvrez les prochains sujets abordés et restez connectés pour assister aux différents matchs.

2. Faut-il augmenter le coût des produits mauvais pour la santé et l’environnement ?

Faut-il équiper les policiers de caméra ? Le mardi 11 mai.

3. Faut-il instaurer un revenu universel ?

Faut-il taxer les robots plutôt que les travailleurs ? Le mardi 1 juin.

4. Plus d’ordis, moins de cahiers, le numérique est-il l’avenir de l’école ?

Faut-il passer à une Belgique à 4 Régions ? Le mardi 22 juin.

5. A-t-on besoin de l’énergie nucléaire pour lutter contre le réchauffement climatique ? 6. Doit-on instaurer un droit à l’emploi et limiter le chômage dans le temps ?

Si vous aussi voulez organiser un évènement dans votre section, bassin ou avec vos proches, prenez contact avec bassinsdevie@ilferabeaudemain.team

Marre des vidéo-conférences ? Fatigué de la solitude ? Réunissez vos sections en extérieur ! Ça fait longtemps qu’on ne s’est plus revu, au sein de nos sections et de nos bassins de vie. Dans l’espoir de pouvoir bientôt se retrouver à 10 en extérieur, avec un masque et en respectant les distances, voici un petit guide pour organiser une activité en plein air. Faites une simple balade conviviale ou alors même une balade-atelier ; le fameux WalkShop développé par le CPCP. Contraction de Walk (Marcher) et de Workshop (Atelier) ; le WalkShop est un atelier en intelligence collective qui se fait en plein air, en marchant. C’est une activité ludique qui permet de créer du lien et de mettre en valeur des lieux remarquables de la localité. Profitez-en pour discuter de l’organisation du futur parti, des Grands Choix à prendre dans le cadre de Il fera beau demain (Y’A Match) ou des questions de politique locale. La production créative d'une personne augmente en moyenne de 60% lors de la marche (étude de la Stanford University).

© Istock

Petit guide de rencontres hors de chez soi !

Comment organiser une balade-atelier ou WalkShop ? 1. Choisissez une thématique, préparez une série de questions successives autour de cette thématique et repérez un parcours de balade. 2. Donnez rendez-vous aux participants et constituez des sous-groupes de 2-3 personnes (en fonction de la largeur du chemin). 3. Présentez une question, commencez la marche et laissez les sous-groupes en discuter 15-20 minutes. 4. Faites des arrêts réguliers, avec tout le groupe en cercle, pour mettre en commun le fruit de la discussion. Une personne en prend note pour établir un compte-rendu. Vous pouvez profiter des arrêts pour découvrir des sites iconiques, des producteurs locaux, etc. éventuellement en lien avec la thématique. 5. Proposez une nouvelle question à discuter avant de reprendre la marche et la discussion en sous-groupe. 6. Après le dernier arrêt, il est possible de terminer avec un dernier moment convivial.

Contactez bassinsdevie@ilferabeaudemain.team pour plus d’information et de conseils. Vous trouverez aussi un descriptif détaillé de ce que vous pouvez faire sur notre site www.ilferabeaudemain.team 9


Nos associations 100 femmes inspirantes et bien plus Merci pour votre participation : en moins d’un mois, nous avons mis à l’honneur plus d’une centaine d’héroïnes de la pandémie.

Bien sûr, il y aussi des #héros #covid19 : des policiers, des pompiers... Cette liste compte d’ailleurs quelques hommes, actifs dans des associations défendant les droits humains, dont les activités ont été chamboulées. Le 1er objectif de l’opération était de donner de la visibilité à l’investissement féminin. « La Covid-19 nous a

En février dernier, les #GirlsInOrange vous lançaient un défi  : identifier et rendre hommage, le 8 mars, Journée internationale des droits des femmes, à une centaine de ces femmes majoritaires dans les métiers essentiels, en 1ère ligne, à ces bénévoles au front, ces couturières de masques, de surblouses… Pari gagné. Vous nous avez communiqué les noms de ces héroïnes du quotidien et vous nous avez raconté leur histoire. Des récits touchants. Comme cette généraliste, étranglée par l’émotion, quand elle se souvient des premiers jours de la pandémie, avec le sentiment d’être abandonnée de tous et toutes, sans protection, face à la possible contagiosité et l’anxiété de sa patientèle. Comme cette soignante en maison de repos, qui a contracté le virus à deux reprises. Comme cette femme en situation de handicap, reconvertie en cyclotouriste d’intérieur pour récolter des fonds et financer une excursion dont bénéficieront, plus tard, les résident.e.s de son institution, etc.

montré que nous sommes dans la même tempête, mais pas sur le même bateau » a souligné la princesse Esmeralda de Belgique, journaliste, activiste pour l’environnement et les droits humains, qui a participé à notre opération. Nous devons souligner cette dimension de genre dans la crise sanitaire comme dans la crise climatique ».

Les Aînés dénoncent l’abandon du service aux citoyens par les banques

L’ORANGER | Avril - Mai 2021

Une forme de revenu universel pour étudiants ? Il est temps d’y penser

Le 2e objectif est politique. « Rarement une crise a atteint aussi manifestement les secteurs gérés par les femmes et rarement une crise a été aussi peu gérée par les femmes » regrettait la constitutionnaliste Anne-Emmanuelle Bourgaux, le 30 janvier dernier, dans « Le Grand oral » (RTBF). Difficilement acceptable. Cette pandémie est la pire crise depuis L’idée commence à faire son chemin, la Seconde Guerre mondiale. Pour cet du PTB au MR en passant par le PS et le cdH, tout le monde l’envisage, mais voilà, personne n’arrive à se mettre d’accord sur la mise en œuvre. Nous, aux EDH, demandons le lancement d’une étude sur une forme de revenu universel pour étudiants. Celui-ci serait destiné aussi bien aux étudiants universitaires qu’à ceux des Hautes Écoles en passant par les Écoles d’Art. Il serait destiné à toute personne disposant du statut d’étudiant ou d’étudiant indépendant, que ce soit à 20 ans en vivant chez ses parents ou à 32 ans en réorientation professionnelle. Cela implique aussi d’étendre le statut d’étudiant aux personnes déjà diplômées et ayant quitté leur emploi, à celles en cours du soir ou encore à celles en insertion socio-professionnelle. Le revenu « effort de guerre », les #GirlsInOrange sera proposé à toutes les catégories précédemandent que, dès à présent et dans demment citées sans que l’on ne prenne le « monde d’après », l’on progresse en en compte leur situation financière ou termes de droits des femmes et d’égalité. les aides qu’elles ont déjà pu recevoir. Les EDH estiment qu’un revenu basé sur La liste #héroïnes #covid19 et le visio-dé- ces propositions permettra de traiter plus bat « La crise a-t-elle un genre ? » qui a humainement les étudiants quel que soit clôturé cette opération sont à (re)découvrir leur âge et ainsi, tous les outils nécessaires leur seront donnés pour qu’ils puissent sur le site du cdH (www.lecdh.be). avancer d’eux-mêmes, un emploi stable et épanouissant étant la plus grande des sécurités. Nous espérons donc qu’une étude sera lancée pour évaluer la faisabilité de nos demandes.

Jeunes cdH de la Province de Liège : une équipe qui bouge !

Ils réclament l’instauration d’un service bancaire universel accessible à tous, à un coût limité.

En notre nom, Vanessa Matz, députée fédérale, a interpellé à plusieurs reprises les ministres compétents et les associations bancaires ; plusieurs parlementaires cdH ont déposé récemment à la Chambre un projet de résolution demandant l’instauration des services bancaires de proximité, de qualité et inclusifs. De leur côté, les Aînés ont rédigé un projet de motion communale et ont demandé aux mandataires cdH de la faire voter au sein de leur conseil communal. A ce jour, plus de 50 communes ont voté la motion ci-dessous. Nous, conseillers communaux demandons :

10

© Istock

Depuis plus d’un an, les Aînés s’insurgent contre les initiatives des banques visant à réduire les services aux clients : suppression d’agences bancaires, suppression de terminaux, remplacement des terminaux actuels par de nouveaux terminaux sans possibilité d’effectuer certaines opérations : virement, consultation du solde des comptes, impression des extraits.

• Que le projet BATOPIN, qui concerne très concrètement les suppressions de terminaux multifonctions actuels, soit suspendu ;

ments, consultation des soldes, impression des extraits, etc. Nous continuons le combat !

• Que les obligations contractuelles de Bpost en matière de réseau de terminaux soient confirmées ;

Au cours de ces derniers mois, les Aînés ont organisé 6 visioconférences sur les thèmes suivants : Lieux de vie – Pensions – Santé – Vaccination – Transition énergétique – Agriculture et Environnement. Si vous souhaitez recevoir le compte rendu de ces débats, n’hésitez pas à nous écrire : Aînés du cdH – Rue du Commerce 123 – 1000 Bruxelles ; aines@lecdh.be

• Qu’une conférence interministérielle économie réunisse toutes les parties concernées en vue d’élaborer une charte du service bancaire universel, incluant les opérations de base : retrait d’argent, vire-

Dimanche 14 mars, les étudiants liégeois ont pu bénéficier de colis alimentaires soigneusement préparés par les bénévoles de l’équipe des Jeunes cdH de la province de Liège et de l’ASBL Bavardons. Suite à la crise Covid, bon nombre d’entre eux ont perdu leur job étudiant et ont maintenant du mal à boucler les fins de mois. Grâce à leur carte étudiante et leur sac de courses, ils ont pu profiter de plusieurs produits alimentaires. Une bouée de sauvetage floquée du mot solidarité a donc été lancée et visiblement bien reçue par tous les étudiants qui ont fait le déplacement. Petite éclaircie dans une période particulièrement difficile pour eux, ces missions bénévoles sont de formidables opportunités solidaires. Pour Pâques, une action solidaire est également mise en place. Les membres de l’équipe vont distribuer dans plusieurs hôpitaux de la province des colis d’œufs en chocolat pour réconforter les enfants admis en pédiatrie en cette période, ainsi que pour remercier le personnel soignant pour leur précieux travail !


L’ORANGER | Avril - Mai 2021

Des amis un peu collants ?

Décodage 12-18

Bien que les réseaux sociaux puissent être de bons outils pour garder le contact avec nos proches durant le confinement, n’oublions pas qu’ils ne sont pas nos amis.

Outre ce besoin irrésistible de toujours être à jour sur tous les plans, les réseaux sociaux me donnent surtout envie de toujours en savoir plus sur tout. Tout ce qui se passe dans le monde, mais aussi – et parfois surtout – sur tout le monde. Qui ne fait pas ça ? Lorsqu’il rencontre une nouvelle personne, aller consulter son profil Facebook, Instagram et pour les plus sérieux d’entre nous, LinkedIn. À première vue, tout cela ne peut que simplifier notre vie. Et dans les faits, ça la simplifie. Et la cerise sur le gâteau, c’est que tout ça est gratuit !

Cependant, le hic, c’est que si Facebook et les réseaux sociaux plus généralement peuvent vous donner toutes ces informations, ils en possèdent bien davantage encore sur vous. Ils connaissent vos habitudes, ce qui leur permet de vous proposer les articles les plus en adéquation avec vos idées. Au risque de vous faire croire que tout le monde pense comme vous. Et tout ça, ils le savent grâce à nul autre que vous ! C’est vous qui leur donnez toutes ces informations et qui leur permettez de s’en servir car vous avez cliqué sur le fameux « j’accepte ». Le « j’accepte », c’est celui que tout le monde coche sans savoir ce qu’il accepte et que les sites sont aujourd’hui obligés de vous faire cocher tout en sachant que vous ne saurez jamais ce que vous acceptez. C’est celui qui leur permet de traiter vos données personnelles comme ils le souhaitent pour en faire ce qu’ils veulent. Mais est-ce qu’on a réellement le choix ? Ça, on en parle dans le prochain numéro !

© Istock

L

e réveil sonne, j’ouvre les yeux et la première chose que je fais c’est prendre mon smartphone. Parfois c’est simplement pour éclairer ma chambre, mais la plupart du temps, c’est pour ouvrir Facebook, Instagram ou Twitter parce qu’ils m’indiquent tous que j’ai des notifications. Qu’il s’est passé des choses pendant la nuit et que je dois être au courant.

Le droit à la vie privée n’est pas qu’un concept. Il s’agit d’un droit concret qui nous assure que dans notre intimité, nous avons le droit de ne pas être observés ou surveillés. Si la source de ces craintes était d’abord celle d’abus de la part de forces de l’ordre ou d’un Etat trop intrusif, il reste plus qu’actuel lorsque des acteurs privés cherchent à tout savoir dans les moindres détails sur nos vies.

Si par réflexe, nous nous disons tous que ça ne nous dérange pas parce que nous n’avons rien à cacher. Le problème n’est pas de ne rien avoir à cacher, c’est de ne plus rien pouvoir leur cacher.

Ismaël NUINO

Si tu n'as pas compris ? Regarde

11


L'Europe

L’ORANGER | Avril - Mai 2021

L’Europe, pilier du combat contre le coronavirus et la protection de l'environnement via une alimentation durable L’Union européenne se fait discrète et pourtant elle est un pilier sur lequel les Etats membres ont pu compter dans la crise contre la Covid-19, mais également dans le combat pour une alimentation durable via sa stratégie de la ferme à la table (F2F).

C

oncrètement, qu’a-t-elle fait ? Tout d’abord, en réaction immédiate à la crise, l'UE a ajouté 3,1 milliards d'euros à son budget 2020. Ceux-ci ont aidé à l’approvisionnement en masques, aux rapatriements des Belges de l’étranger, à stimuler la production de tests, etc. Ensuite, en mars 2020, la Banque centrale européenne (BCE) a lancé son programme d’achats d’urgence face à la pandémie (PEPP) en débloquant au total 1 350 milliards d'euros, permettant ainsi d’assurer la stabilité des marchés financiers durant la crise. Ces programmes ont été prolongés au mois de mars 2021. L’Union a également mis en place trois « filets de sécurité » : • pour les États membres de la zone euro par des lignes de crédit dans la cadre du Mécanisme européen de solidarité (240 milliards d’Euros) • pour les citoyens par le programme SURE permettant le paiement d’allocations aux travailleurs mis au chômage forcé (100 milliards d’Euros)

12

• pour les entreprises par la mise en place du Fonds paneuropéen de solidarité au sein de la Banque européenne d’investissement (200 milliards d’Euros). Finalement, en créant la facilité pour la relance et la résilience (FRR), l’UE s’est engagée à dégager 672,5 milliards d'euros pour atteindre les objectifs sur le plan de la relance économique, l’emploi, l’environnement et le numérique. C’est maintenant aux Etats membres de prendre leurs responsabilités pour avoir accès à ces fonds. « Malheureusement, en Belgique, ce plan de relance fleure bon les petits arrangements politiques entre amis » commente Benoît Lutgen, député européen. Il est indigne de la part de nos gouvernements de ne pas avoir consulté les pouvoirs locaux et régionaux, qui se sont avérés indispensables pendant la crise, avant de rendre ce premier projet de plan à la Commission. Il est primordial de les prendre en considération dans les discussions sur la relance. Stratégie européenne de la ferme à la table L’UE, ce n’est pas seulement se battre contre la pandémie pour sauvegarder la santé des européens , mais c’est aussi agir sur la prévention. Dans ce contexte, l’alimentation joue un rôle majeur. C’est pourquoi, dans le cadre du Pacte vert européen, la Commission européenne (CE) a lancé l’idée de la stratégie “ de la ferme à la table ”, qui s’inscrit dans les objectifs de développement durable des Nations Unies. Son but ? Garantir une alimentation qui soit abordable, sûre, nutritive et de qualité élevée pour les citoyens européens au cours des années à venir. « La Wallonie est déjà sur la bonne voie », dit Benoît Lutgen.

© Istock

« L’UE a pris de nombreuses mesures pour aider les États membres à faire face à la pandémie et à ses conséquences. Certaines mesures sont historiques, comme le programme « NextGenerationEU », avec un montant total de 750 milliards d’euros », déclare notre député Pascal Arimont. « L’UE a agi rapidement et avec détermination. Si l’Union européenne est aujourd’hui encore critiquée, c’est surtout parce qu’elle est désormais censée jouer un rôle dans le domaine de la santé tandis que les États membres continuent de lui refuser d’agir dans ce domaine. Je reste toutefois d’avis qu’il était vital d’organiser entre autres la commande de vaccins à l’échelle européenne. Le nationalisme vaccinal aurait conduit à une compétition entre les Etats membres, au détriment des petits pays comme la Belgique ».

manière bio. « La Wallonie compte déjà 82 000 hectares de production biologique. Cela représente 11% de la surface agricole totale de la Wallonie. Cela fait de notre région le leader de notre pays. En Flandre, seulement 1,4% des terres agricoles sont biologiques », explique Benoît Lutgen, qui siège en commission Agriculture et Développement rural du Parlement européen (PE). Ensuite, la CE envisage une réduction de 50% de l’utilisation des pesticides chimiques et des risques liés. " Mais même si nous parvenions à cette réduction demain, il reste toujours les victimes du passé. C'est pourquoi j'ai également proposé que tous les États membres créent un fonds d'indemnisation pour les victimes des pesticides, financé par les grandes entreprises qui fabriquent les pesticides. "

mesures dans les différentes étapes de la chaîne alimentaire. Ce serait un non-sens au niveau de la concurrence, mais également pour la protection de l’environnement. Seuls, nous ne pourrons pas sauver la planète » conclut Benoît Lutgen. Le rapport sur cette stratégie “ de la ferme à la table ” est actuellement en discussion au PE dans les commissions de l’Agriculture et de l’Environnement. Il devrait être voté en séance plénière au mois d’avril.

« En lien avec ce dossier, j'ai une nouvelle fois clairement fait valoir mon point de vue. Nous ne pouvons pas, d'une part, imposer, dans le cadre de cette stratégie, des mesures strictes à nos agriculteurs et, d'autre part, importer à bas prix Cette nouvelle stratégie propose 27 de la viande bovine du Brésil. Voter en mesures. Parmi les propositions les plus faveur de l'accord actuel du Mercosur est importantes, l’exécutif européen veut, schizophrène pour l’UE. On ne peut pas par exemple, que d’ici 2030, 25% des terres laisser entrer sur le marché européen des agricoles européennes soient cultivées de produits qui ne respectent pas les mêmes

Ce journal est imprimé sur du papier recyclé et respectueux de l'environnement et des normes FSC

Carmen de LHONEUX Fidesz : Le Fidesz est enfin mis hors du Parti populaire européen (PPE). C’est l’aboutissement d’un combat que nous menons depuis dix ans. Nous nous réjouissons dès lors de ce départ. Le parti du premier ministre hongrois Viktor Orbán a enfin compris qu’il n’avait pas sa place parmi les démocrates-chrétiens.


Turn static files into dynamic content formats.

Create a flipbook
L'Oranger Avril - Mai 2021 by lecdh1 - Issuu